# DayTrader Canada > La ressource de l'investisseur actif > Admin Email: admin@daytradercanada.com ## Articles ### Le “TACO Trade” secoue Wall Street Faits saillantsLe choc du Groenland : marchés sous pression en début de semaineUne peur rationnelle… mais mesuréeLes marchés obligataires ajoutent à la nervositéDavos, Trump… et le retour du “TACO Trade”Des signaux économiques rassurantsVendredi : retour à la prudence avec IntelUne Fed toujours au centre du jeuConclusion : une semaine révélatrice Cette semaine boursière aura offert un exemple presque d’école de ce que les marchés ont appris à reconnaître depuis quelques temps : le TACO Trade. Cette expression, devenue populaire chez certains analystes, illustre la dynamique récurrente où des déclarations politiques agressives provoquent un choc initial sur les marchés, avant d’être suivies d’un recul ou d’un ajustement de ton qui alimente un rebond. Entre menaces tarifaires, tensions géopolitiques et volte-face rhétorique, Wall Street a de nouveau été forcée de naviguer dans un environnement où la politique dicte, à court terme, le tempo des marchés financiers. Dès le début de la semaine, les investisseurs ont été confrontés à une montée brutale de l’aversion au risque après des propos du président américain liant de nouvelles sanctions commerciales à l’acquisition du Groenland. Cette réaction de panique a rapidement laissé place à une lecture plus nuancée des événements, ravivant le scénario bien connu du TACO Trade — Trump Always Chickens Out — où les marchés, après avoir corrigé, misent sur un apaisement politique et un retour à des fondamentaux économiques plus solides. Le reste de la semaine viendra justement illustrer ce va-et-vient constant entre incertitude politique, soulagement des investisseurs et prudence persistante. En toile de fond, des marchés obligataires nerveux, un or en territoire record, et des investisseurs qui jonglent entre optimisme économique et prudence stratégique. Le choc du Groenland : marchés sous pression en début de semaine La semaine a débuté brutalement mardi pour les marchés américains. Après le congé lundi de Martin Luther King Day, les investisseurs ont eu leur première occasion de réagir aux propos tenus par Donald Trump durant le week-end. Le président américain avait alors évoqué l’imposition de nouveaux tarifs douaniers contre plusieurs pays européens — dont l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni — si les États-Unis n’étaient pas autorisés à acquérir le Groenland. La réaction ne s’est pas fait attendre. Les trois grands indices américains ont enregistré leur pire séance en près de trois mois. Le S&P 500 a reculé de plus de 2 %, le Nasdaq de près de 2,4 %, tandis que le Dow Jones perdait plus de 870 points en une seule séance. Ces baisses ont été suffisamment marquées pour faire passer le S&P 500 et le Nasdaq sous leurs moyennes mobiles à 50 jours, un signal technique souvent surveillé par les investisseurs institutionnels. Ce mouvement de vente généralisée s’est rapidement propagé à l’ensemble des classes d’actifs. L’or, valeur refuge par excellence, a bondi vers de nouveaux sommets historiques, tandis que les obligations gouvernementales américaines subissaient une pression à la vente, entraînant une remontée des rendements, particulièrement sur les maturités longues. Même le bitcoin, parfois perçu comme un actif alternatif en période d’instabilité, a reculé de plus de 3 %. Cours de l'or (US$ / OZ), source TradingView. L’indice de volatilité VIX, souvent surnommé « l’indice de la peur », a grimpé au-dessus du seuil des 20 points, atteignant son niveau de clôture le plus élevé depuis la fin novembre. Les volumes de transactions ont également fortement augmenté, signe d’une nervosité bien réelle sur les marchés. Une peur rationnelle… mais mesurée Malgré l’ampleur du mouvement, plusieurs observateurs ont rapidement souligné que cette réaction relevait davantage d’un ajustement rapide du risque que d’un véritable changement de régime de marché. Certains gestionnaires estimaient que les investisseurs ne fuyaient pas massivement les actions, mais cherchaient plutôt à réduire temporairement leur exposition en attendant davantage de clarté. Cette prudence s’explique aussi par le souvenir encore récent du printemps dernier, lorsque des menaces tarifaires similaires avaient provoqué un important épisode de volatilité avant de s’estomper. La question centrale devenait alors la suivante : s’agissait-il d’un simple « choc médiatique » ou du début d’une nouvelle phase de tensions commerciales durables ? Les marchés obligataires ajoutent à la nervosité En parallèle, les marchés obligataires mondiaux ont contribué à alimenter l’incertitude. Au Japon, une chute marquée des obligations gouvernementales a poussé les rendements à des niveaux records, ébranlant les marchés locaux et exerçant une pression indirecte sur les obligations européennes et américaines. Aux États-Unis, la vente d’obligations s’est concentrée sur le segment long de la courbe des taux, ce qui a ravivé les interrogations sur la trajectoire future de l’inflation et de la politique monétaire. Même si l’économie américaine demeure solide, cette instabilité obligataire rappelle que les équilibres financiers restent fragiles. Davos, Trump… et le retour du “TACO Trade” Le ton a radicalement changé à partir de mercredi. Lors de son discours à Davos, Donald Trump a explicitement écarté l’option militaire pour acquérir le Groenland et a évoqué l’existence d’un « cadre de discussion » avec les partenaires concernés. Cette clarification a été perçue comme un net apaisement des tensions. Les marchés ont immédiatement salué ce revirement. Mercredi et jeudi, les actions américaines ont enchaîné deux solides séances de rebond, effaçant une bonne partie des pertes subies en début de semaine. Le Dow Jones est même repassé en territoire positif sur l’ensemble de la semaine, tandis que le Nasdaq et le S&P 500 ont affiché des gains respectifs de près de 1 % et 0,6 % lors de la séance de jeudi. Certains analystes ont parlé du retour du fameux « TACO trade », acronyme pour Trump Always Chickens Out, une expression popularisée pour décrire la tendance du président américain à adopter une posture agressive avant de reculer face à la réaction négative des marchés financiers. Cette lecture est renforcée par le fait que les marchés ont déjà vécu des épisodes similaires. À chaque fois, la volatilité initiale a fini par laisser place à un rebond, tant que les fondamentaux économiques demeuraient solides. Dans ce climat encore chargé, il convient aussi de souligner le discours particulièrement bien senti livré la veille à Davos par notre premier ministre, Mark Carney. Sans nommer directement Donald Trump, Carney a critiqué l’usage par les grandes puissances de l’intégration économique comme outil de domination, appelant les puissances intermédiaires, dont le Canada, à s’unir pour faire valoir leurs intérêts à partir d’une position de force. En affirmant avec justesse que « l’ancien ordre ne reviendra pas » et que la nostalgie n’est pas une stratégie, ce discours lucide et rassembleur a trouvé un écho notable à Davos. Des signaux économiques rassurants Sur le front macroéconomique, les données publiées durant la semaine ont plutôt soutenu ce scénario de stabilisation. Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage ont légèrement augmenté, mais sont restées bien en deçà des attentes, confirmant la robustesse du marché de l’emploi américain. Les données sur l’inflation, quant à elles, se sont alignées avec les prévisions, sans mauvaise surprise. Ces éléments ont contribué à calmer les craintes d’un resserrement monétaire prolongé et ont soutenu les secteurs les plus sensibles aux taux d’intérêt. Certains segments du marché ont particulièrement bien performé, notamment les valeurs aurifères, portées par la flambée du prix de l’or, ainsi que les télécommunications et certaines valeurs technologiques. Vendredi : retour à la prudence avec Intel Après deux jours d’euphorie relative, la séance de vendredi s’annonce plus hésitante. Les contrats à terme sur les principaux indices américains étaient légèrement en baisse, signalant une ouverture prudente. La principale source de pression provenait du secteur technologique, et plus précisément d’Intel. Le géant des semi-conducteurs a publié des prévisions de revenus et de bénéfices inférieures aux attentes, évoquant des difficultés à répondre à la demande pour ses puces destinées aux centres de données liés à l’intelligence artificielle. Le titre a plongé de près de 13 % en avant-bourse, rappelant que même les valeurs ayant fortement progressé depuis le début de l’année ne sont pas à l’abri de corrections brutales. Cette contre-performance a ravivé les interrogations sur la capacité des grandes entreprises technologiques à justifier leurs valorisations élevées, à l’approche d’une semaine cruciale de publications de résultats pour plusieurs poids lourds du secteur. Une Fed toujours au centre du jeu En toile de fond, les investisseurs continuent de scruter la Réserve fédérale. Bien qu’un statu quo sur les taux soit largement anticipé à court terme, le marché s’attend toujours à une première baisse dès le mois de juin. Les prochaines déclarations du président de la Fed seront donc analysées avec attention, dans un contexte où la politique monétaire reste un facteur clé de soutien aux marchés. Conclusion : une semaine révélatrice Cette semaine de janvier illustre parfaitement l’environnement dans lequel évoluent actuellement les marchés financiers. D’un côté, une économie américaine résiliente, des perspectives de baisse de taux et une dynamique de bénéfices encore favorable. De l’autre, une instabilité géopolitique persistante, des discours politiques imprévisibles et une sensibilité accrue aux moindres signaux négatifs. Pour les investisseurs, le message est clair : la volatilité est loin d’avoir disparu. Plus que jamais, la discipline, la gestion du risque et la capacité à prendre du recul face aux mouvements émotionnels du marché demeurent essentielles. Source : https://www.streetinsider.com/Market+Check/Wall+Street+slides+to+near+three-week+low+as+Greenland+dispute+triggers+global+sell-off/25863618.html https://www.nasdaq.com/articles/us-stocks-extend-yesterdays-rebound-amid-easing-greenland-tensions https://www.streetinsider.com/General+News/US+stock+futures+dip+as+Intel+dives%2C+geopolitical+concerns+linger/25883887.html https://www.investopedia.com/after-trump-s-greenland-deal-wall-street-is-talking-up-the-taco-trade-again-what-s-next-11890561 L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Récapitulatif boursier hebdomadaire : Fed sous pression, banques testées, l’IA accélère, le pétrole décroche Faits SaillantsDébut de semaine : la Fed prise dans la tourmente politiqueUne déclaration qui secoue les banques : plafonner les taux des cartes de crédit?Saison des résultats bancaires : solides fondamentaux, réaction mitigéeGoldman Sachs et Morgan Stanley : les marchés financiers en sauveurTSMC : l’intelligence artificielle continue de dicter le tempoFin de semaine : le pétrole retombe, la prime géopolitique s’effriteConclusion : entre bruit politique et tendances de fond La semaine boursière qui s’achève aura été marquée par une succession d’événements révélateurs des tensions profondes qui traversent actuellement les marchés financiers. Dès les premiers jours, les investisseurs ont dû composer avec un climat politique explosif à Washington, des signaux contradictoires sur l’économie américaine, une saison des résultats bancaires globalement solide mais mal accueillie, un nouveau record pour le géant des semi-conducteurs TSMC porté par l’intelligence artificielle, et enfin un brusque retournement des prix du pétrole. Récapitulatif boursier hebdomadaire chronologique sur une semaine où les marchés ont dû arbitrer entre bruit politique, réalité économique et tendances structurelles de long terme. Début de semaine : la Fed prise dans la tourmente politique La semaine s’est ouverte sur une onde de choc institutionnelle rare aux États-Unis. En fin de semaine précédente, le président Donald Trump a ravivé son conflit de longue date avec la Réserve fédérale, cette fois à un niveau sans précédent. Le président de la Fed, Jerome Powell, a révélé que le Département de la Justice avait transmis des subpoenas à la Réserve fédérale, évoquant la possibilité d’une mise en accusation criminelle liée à un témoignage de Powell devant le Sénat, concernant la rénovation d’un bâtiment de la Fed. Selon Powell, cette démarche n’est qu’un prétexte politique visant à exercer une pression directe sur la politique monétaire. Dans un communiqué exceptionnellement ferme, Powell a dénoncé une tentative d’intimidation destinée à influencer les décisions de taux d’intérêt. Le message est clair : derrière l’argument budgétaire se cache une volonté de contraindre la Fed à baisser ses taux plus rapidement, conformément aux souhaits de la Maison-Blanche. Cette escalade a immédiatement soulevé des inquiétudes quant à l’indépendance de la banque centrale, un pilier fondamental de la crédibilité du système financier américain. Même au sein du camp républicain, des voix se sont élevées, notamment celle du sénateur Thom Tillis, membre du comité bancaire du Sénat, qui a déclaré que cette affaire portait atteinte à la crédibilité du Département de la Justice. Sur les marchés, la réaction a été mesurée mais tangible : le dollar s’est affaibli et les contrats à terme sur indices boursiers ont reculé. Toutefois, les marchés de taux ont conservé leurs anticipations, continuant d’intégrer deux baisses de taux potentielles en 2026, signe que les investisseurs font encore confiance au cadre institutionnel… pour l’instant. Une déclaration qui secoue les banques : plafonner les taux des cartes de crédit? Comme si le climat politique n’était pas déjà suffisamment chargé, une autre déclaration présidentielle est venue ajouter une couche d’incertitude, cette fois directement sur le secteur financier. Durant le week-end, Donald Trump a évoqué l’idée d’un plafonnement temporaire à 10 % des taux d’intérêt sur les cartes de crédit, dénonçant des taux jugés excessifs, souvent compris entre 20 % et 30 %. Les modalités concrètes de cette mesure restent floues, tout comme sa faisabilité juridique. La réaction du marché, elle, a été immédiate. Dès lundi, les valeurs financières ont lourdement chuté. Les établissements les plus exposés au crédit à la consommation ont été particulièrement touchés, à commencer par Capital One et Synchrony Financial. Même les géants bancaires plus diversifiés, comme JPMorgan Chase, Bank of America ou Wells Fargo, ont reculé. Ce mouvement illustre une crainte bien précise : une intervention politique directe dans la tarification du crédit pourrait comprimer durablement les marges des banques, à un moment où celles-ci bénéficient justement d’un environnement de taux encore relativement élevé. Saison des résultats bancaires : solides fondamentaux, réaction mitigée C’est dans ce contexte tendu que s’est ouverte la saison des résultats des grandes banques américaines, traditionnel baromètre de la santé économique. Sur le plan des chiffres, le constat est sans équivoque : les grandes institutions financières affichent des profits élevés, une bonne résistance de l’activité de crédit et une solidité bilancielle appréciable. Collectivement, JPMorgan, Bank of America, Citigroup et Wells Fargo ont généré plus de 123 milliards de dollars de profits sur l’année. Pourtant, le marché est resté sceptique. Bank of America et Wells Fargo ont publié des résultats trimestriels en hausse, portés par l’amélioration des marges d’intérêt et une activité de marché correcte. Mais les titres ont chuté, les investisseurs se montrant exigeants dans un environnement où la moindre déception est sanctionnée. Citigroup a particulièrement souffert, avec une baisse de ses profits, notamment en raison d’une charge liée à la cession de ses activités en Russie. Malgré une forte progression de ses revenus en banque d’investissement, le titre a reculé nettement. Ce décalage entre bons résultats comptables et réaction négative du marché reflète une inquiétude plus large : les investisseurs se demandent si les profits actuels représentent un sommet cyclique, à l’approche d’un éventuel assouplissement monétaire et dans un contexte politique de plus en plus imprévisible. Goldman Sachs et Morgan Stanley : les marchés financiers en sauveur Au milieu de cette morosité relative, deux établissements ont toutefois réussi à tirer leur épingle du jeu : Goldman Sachs et Morgan Stanley. Goldman Sachs a surpris positivement avec une hausse de 17 % de son bénéfice par action, portée par un rebond marqué de ses activités de banque d’investissement et de trading actions. Malgré un léger recul du chiffre d’affaires global, la qualité des revenus et la discipline des coûts ont été saluées. Le titre a atteint de nouveaux sommets, soutenu également par une hausse du dividende. Morgan Stanley, de son côté, a livré une performance impressionnante. Les revenus ont progressé de plus de 10 %, avec une forte dynamique en gestion de patrimoine, un segment de plus en plus stratégique et récurrent. La banque a également réduit drastiquement ses provisions pour pertes sur crédit, signe d’une confiance accrue dans la qualité de ses actifs. Ces résultats rappellent une réalité essentielle : les banques exposées aux marchés financiers et à la gestion d’actifs bénéficient encore d’un environnement favorable, malgré l’incertitude macroéconomique. TSMC : l’intelligence artificielle continue de dicter le tempo En milieu de semaine, l’attention des investisseurs s’est déplacée vers le secteur technologique, avec la publication des résultats de Taiwan Semiconductor Manufacturing Company. Le géant taïwanais des semi-conducteurs a livré un nouveau trimestre record, avec une hausse de 35 % de son bénéfice net sur un an. La croissance est portée sans surprise par la demande explosive en puces destinées à l’intelligence artificielle. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 77 % des revenus proviennent désormais de puces avancées de 7 nanomètres ou moins. Les applications liées à l’IA, aux centres de données et aux serveurs représentent la majorité des ventes. Au-delà des résultats passés, ce sont surtout les perspectives qui ont impressionné. TSMC anticipe une croissance annuelle de près de 40 % de ses revenus au prochain trimestre et prévoit des investissements massifs, avec des dépenses en capital pouvant atteindre 56 milliards de dollars en 2026. Cette publication confirme une tendance de fond : malgré les cycles économiques, l’IA demeure un moteur structurel puissant, capable de soutenir la croissance des leaders technologiques indépendamment des turbulences macroéconomiques à court terme. Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSM : NYSE), source TradingView. Fin de semaine : le pétrole retombe, la prime géopolitique s’effrite Enfin, la semaine s’est conclue par un retournement notable sur le marché de l’énergie. Après avoir progressé de plus de 10 % en cinq séances, les prix du pétrole ont brusquement chuté. Le recul s’explique par un apaisement relatif des tensions géopolitiques autour de l’Iran, après des déclarations de Donald Trump suggérant une approche plus mesurée et l’absence de plan immédiat d’escalade militaire. Le baril de Brent est retombé autour de 64 $, tandis que le WTI est repassé sous les 60 $. Ce mouvement illustre la nature hautement spéculative des récentes hausses, largement alimentées par une prime de risque géopolitique plutôt que par des fondamentaux d’offre et de demande. Conclusion : entre bruit politique et tendances de fond Cette semaine aura été un condensé de ce que vivent les marchés en ce début de 2026. D’un côté, un bruit politique intense, susceptible de provoquer des accès de volatilité soudains. De l’autre, des fondamentaux économiques globalement solides, mais soumis à des attentes élevées et à une forte sélectivité sectorielle. La leçon principale pour les investisseurs? Plus que jamais, il devient crucial de distinguer le court terme émotionnel du long terme structurel. Les tensions autour de la Fed ou les déclarations politiques peuvent secouer les marchés sur quelques séances. Mais les grandes tendances — intelligence artificielle, solidité du système bancaire, transition énergétique — continuent de dessiner les opportunités de fond. Comme souvent, la volatilité crée du bruit… mais aussi des points d’entrée pour ceux qui gardent une lecture disciplinée des marchés. Source : https://www.reuters.com/business/finance/feds-powell-says-administration-has-threatened-criminal-indictment-over-his-2026-01-12 https://www.investopedia.com/big-bank-stocks-tumbled-after-trump-said-this-update-11883341 https://www.investing.com/news/economy-news/trump-on-powell-tsmc-profit-more-bank-results-ahead--whats-moving-markets-4448811 https://ca.investing.com/news/stock-market-news/tsmc-stock-target-raised-at-morgan-stanley-on-margins-strength-4406115 https://www.cnbc.com/2026/01/15/tsmc-q4-profit-record-ai-chip-demand-nt1-trillion.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Pourquoi OpenAI pourrait propulser l’industrie spatiale en Bourse Faits saillantsSam Altman, OpenAI et le secteur spatial : une tentative qui change le ton du marchéMeta surprend les marchés avec une réallocation majeure de son budgetBanque Nationale et Fairstone achètent la Banque Laurentienne : un tournant pour le secteur financier canadienContexte macroéconomique : retour du “risk-on” et attentes autour de la Réserve fédéraleConclusion : une semaine marquée par l’innovation, la discipline financière et la consolidation Les marchés ont été animés cette semaine par une série de nouvelles majeures touchant l’industrie spatiale, les technologies, les réseaux sociaux et le secteur bancaire. Entre le retour de l’appétit pour le risque, les perspectives d’assouplissement monétaire et plusieurs mouvements stratégiques d’entreprises, les investisseurs ont eu droit à un cocktail d’éléments pouvant orienter le sentiment de marché à court et moyen terme. Dans ce billet, nous revenons sur les actualités les plus importantes et sur les tendances à surveiller. Sam Altman, OpenAI et le secteur spatial : une tentative qui change le ton du marché L’une des nouvelles les plus commentées cette semaine provient du Wall Street Journal, révélant que Sam Altman, CEO d’OpenAI, a tenté de prendre une participation importante dans Stoke Space, une jeune entreprise développant des fusées entièrement réutilisables. Même si les négociations n’ont finalement pas abouti, cette information a suffi à relancer l’intérêt des investisseurs pour le secteur spatial commercial. Pourquoi cette tentative attire l’attention ? L’objectif évoqué est audacieux : développer des centres de données en orbite pour alimenter l’intelligence artificielle tout en réduisant l’impact environnemental. Ce projet illustre une tendance de plus en plus marquée : la convergence entre intelligence artificielle, infrastructures numériques, et technologies spatiales. La possibilité de voir des géants technologiques investir massivement dans l’espace stimule l’intérêt pour les entreprises déjà actives dans ce domaine. Les entreprises du secteur spatial qui attirent l’attention Deux catégories se démarquent : 1. Les fabricants de lanceurs et spécialistes de la mise en orbite Des entreprises comme Rocket Lab (RKLB) se positionnent comme alternatives crédibles à SpaceX dans le segment des lancements de satellites. Cette semaine, un analyste majeur, Cantor Fitzgerald, a réaffirmé une vision très positive du titre, avec un objectif de cours relevé et un commentaire favorable sur le carnet de commandes, alimenté par de nombreux contrats gouvernementaux. 2. Les entreprises spécialisées dans l’imagerie satellite et les données géospatiales C’est notamment le cas de Planet Labs (PL), dont les solutions sont utilisées par des agences gouvernementales, des entreprises agricoles, des institutions climatiques ou encore le secteur de la défense. Dans un contexte où la collecte et l’analyse de données spatiales prennent une importance stratégique, ces entreprises voient leur pertinence augmenter. Meta surprend les marchés avec une réallocation majeure de son budget Autre nouvelle importante : Meta Platforms a connu une forte hausse en Bourse cette semaine, après un rapport de Bloomberg indiquant que la société envisageait de réduire considérablement son budget consacré au métavers.  À quoi s’attendre chez Meta ? Selon l’article, l’entreprise envisagerait : des coupes budgétaires pouvant atteindre 30 % dans les divisions liées au métavers, incluant Horizon Worlds et la gamme Quest ; des réaffectations de ressources vers les segments plus rentables ; possiblement des mises à pied dès janvier, même si rien n’est encore officiel. Cette décision s’inscrit dans le processus annuel de planification budgétaire de Meta. Depuis plusieurs années, les investisseurs s’inquiètent du montant colossal investi dans le métavers, perçu comme un projet coûteux et imprévisible. Pourquoi le marché a-t-il réagi positivement ? Parce que cette réallocation signifie : une meilleure discipline financière, un retour vers les activités rentables comme la publicité et l’IA, une amélioration potentielle de la marge bénéficiaire dès les prochains trimestres. Pour un titre suivi de près par les investisseurs technologiques, ce repositionnement stratégique est majeur. Banque Nationale et Fairstone achètent la Banque Laurentienne : un tournant pour le secteur financier canadien Même si nous suivons principalement les marchés américains, une nouvelle canadienne d’envergure mérite d’être soulignée : la Banque Nationale et Fairstone ont annoncé l’acquisition conjointe de la Banque Laurentienne. Pourquoi cette acquisition est importante ? Elle marque une phase significative de consolidation du secteur bancaire au Canada, dans un contexte où les institutions financières cherchent à renforcer leur position avant le prochain cycle économique. Pour la Banque Nationale, plusieurs éléments ressortent : des résultats financiers supérieurs aux attentes cette semaine ; une stratégie d’expansion claire ; un renforcement immédiat de sa base de clients ; un positionnement plus solide dans des segments clés comme le financement des particuliers et des PME. Fairstone, spécialisée dans le crédit à la consommation, profite quant à elle d’un accès à des actifs et à une structure qu’elle n’aurait pu développer seule aussi rapidement. Cette acquisition envoie un message clair : les institutions se préparent activement à la reprise économique et cherchent à gagner en échelle. Contexte macroéconomique : retour du “risk-on” et attentes autour de la Réserve fédérale Sur le plan mondial, les marchés ont poursuivi leur progression. Plusieurs facteurs expliquent cet optimisme : Repli des rendements obligataires américains Les taux à long terme ont reculé, soutenant les valeurs technologiques et les secteurs plus sensibles aux conditions financières. Données économiques plus faibles Paradoxalement, certains indicateurs moins robustes alimentent l’idée que la Réserve fédérale pourrait abaisser ses taux directeurs plus tôt que prévu en 2026. Sentiment positif sur les grandes capitalisations technologiques Les marchés continuent de privilégier les entreprises capables de générer des revenus stables et d’investir massivement dans l’intelligence artificielle. Résultat :→ Les valeurs de croissance performent,→ Les secteurs industriels et technologiques rebondissent,→ Les investisseurs reviennent vers les thématiques innovantes telles que l’IA, l’espace et les infrastructures numériques. Conclusion : une semaine marquée par l’innovation, la discipline financière et la consolidation Entre l’intérêt de Sam Altman pour l’espace, le repositionnement stratégique de Meta, la consolidation bancaire au Canada et le retour de l’appétit pour le risque sur les marchés mondiaux, la semaine a été riche en signaux structurants. Les tendances dominantes à surveiller : la montée en puissance des technologies spatiales, la recherche d’efficacité et de rentabilité chez les géants technologiques, la consolidation dans le secteur financier, l’anticipation d’un cycle de taux plus accommodant. Autant de facteurs qui pourraient influencer les marchés au cours des prochaines semaines et préparer le terrain pour l’année 2026. Source : https://www.reuters.com/world/china/global-markets-global-markets-2025-12-03 https://www.lapresse.ca/affaires/vente-de-la-laurentienne-a-fairstone-et-a-la-banque-nationale/une-page-d-histoire-se-tourne/2025-12-03/la-banque-fairstone-offre-d-acheter-la-laurentienne.php https://www.marketwatch.com/story/these-two-space-stocks-could-rise-70-as-government-work-heats-up-analyst-says-7ffef880 https://www.investing.com/news/analyst-ratings/cantor-fitzgerald-reiterates-rocket-lab-stock-rating-cites-record-revenue-93CH-4388328 https://www.streetinsider.com/General+News/Meta+stock+surges+after+Zuckerberg+plans+deep+cuts+to+metaverse+efforts/25699474.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare détenir une position synthetic call dans le titre mentionné de Rocket Lab (RKLB), mais n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Bulle IA : Nvidia impressionne, mais les marchés vacillent Faits saillantsNvidia livre un trimestre historique… mais l’action reculeWedbush : “Ceci est un moment 1996… pas 1999.”Pourtant, la semaine boursière raconte une histoire bien différenteLe spectre de la bulle IA : signaux à surveiller1. Volatilité extrême dans les géants technos2. Les signaux de saturation dans le financement IA3. Des projections long terme qui deviennent vertigineuses4. Et bien sûr : la comparaison historique… impossible à éviterLe retail entre en scène : Walmart ouvre le balMarché en fin de semaine : prudence généraliséeConclusion : une semaine emblématique du dilemme de l’IA📘 Glossaire express Les marchés ont connu une semaine agitée, dominée par une seule question : sommes-nous en plein cœur d’une bulle de l’intelligence artificielle?Une question qui semblait presque théorique… jusqu’à ce que la réaction du marché aux résultats exceptionnels de Nvidia rallume les doutes. Car si Nvidia a livré un trimestre à en décrocher la mâchoire, ou « drop the mic » — pour reprendre les mots de Wedbush — ses actions ont pourtant terminé en territoire négatif. Un contraste saisissant qui en dit long sur l’état d’esprit des investisseurs : enthousiasme extrême, mais nervosité grandissante. Dans ce billet, nous revenons sur cette semaine qui a secoué Wall Street : le phénomène bulle IA et la réaction paradoxale à Nvidia, un marché qui peine à stabiliser ses attentes, un secteur du détail en pleine saison des résultats, et une fin de semaine teintée d’aversion au risque dans la technologie, les cryptos et l’énergie. Nvidia livre un trimestre historique… mais l’action recule Tout semblait réuni pour une envolée.Nvidia a dévoilé mercredi soir un trimestre stratosphérique : bénéfice ajusté de 1,30 dollar par action (contre 0,78 dollar il y a un an), revenus de 57,01 milliards, en hausse de 62 % revenus du centre de données : 51,22 milliards, +66 %, demande « off the charts » pour les puces Blackwell. Même la prévision pour le trimestre actuel a écrasé le consensus :65 milliards de revenus, alors que Wall Street n’en attendait que 61,8. CFO Colette Kress en a remis une couche : « Nous avons une visibilité de plus de 500 milliards de revenus potentiels de 2024 à 2026. » Pour beaucoup d’entreprises, cela équivaudrait déjà à une décennie de croissance. Alors pourquoi l’action a-t-elle plongé? Plusieurs raisons : les valorisations qui deviennent très difficiles à justifier, des investisseurs déjà surachetés dans l’IA, des créances en hausse qui inquiètent certains analystes, et surtout : une nervosité croissante autour de la possibilité… d’une bulle IA. Même après l’intervention directe de Jensen Huang pour dire que non, « nous ne sommes pas dans une bulle. Nous voyons trois transformations structurelles simultanées. » … le marché n’a pas été rassuré. Le message du marché est clair : les résultats sont extraordinaires, mais le prix aussi. C’est cette tension — entre fondamentaux explosifs et peur que le cycle IA soit allé trop vite — qui définit l’humeur actuelle de Wall Street. Wedbush : “Ceci est un moment 1996… pas 1999.” Daniel Ives, qui est probablement l’analyste le plus optimiste de toute la Silicon Valley, minimise l’idée d’une bulle. Selon lui : l’IA n’en est qu’à l’an 3 d’un cycle de 10 ans, le marché vit un moment équivalent à l’arrivée du web en 1996, pas à l’éclatement de 1999. Il décrit le trimestre de Nvidia comme : « le point de validation le plus important de la révolution IA depuis trois ans. » Et il estime que les dépenses liées à l’IA pourraient atteindre 550 à 600 milliards dès 2026. Pourtant, la semaine boursière raconte une histoire bien différente Malgré l’euphorie entourant Nvidia, l’ensemble des indices américains se dirigent vers l’une de leurs pires semaines depuis mars. Sur la semaine : S&P 500 : -2,9 % Dow Jones : -3 % Nasdaq : -3,6 % Le marché : réduit ses attentes pour une baisse de taux en décembre (probabilité tombée à ~31 %), digère un rapport sur l’emploi plus solide que prévu, s’inquiète de l’absence de données officielles pendant le ‘shutdown’. On assiste à un phénomène typique d’une bulle naissante : les investisseurs vendent dans la force et ne poursuivent pas la hausse. Le spectre de la bulle IA : signaux à surveiller Voici les signaux qui alimentent l’inquiétude : 1. Volatilité extrême dans les géants technos Nvidia a bougé de +5 % à -3 % en moins de 24 heures.Même scénario pour d’autres titres IA : Broadcom en baisse, AMD qui retombe, Oracle qui a perdu plus du tiers de sa capitalisation depuis septembre. 2. Les signaux de saturation dans le financement IA Les critiques visant les investissements circulaires entre hyperscalers (méga-fournisseur infonuagique), startups et fournisseurs GPU reviennent.Huang a dû répondre longuement à ces accusations. 3. Des projections long terme qui deviennent vertigineuses 500 milliards de “visibilité” à 2026, c’est monumental… assez pour que certains se demandent : “Est-ce qu’on extrapole trop vite?” 4. Et bien sûr : la comparaison historique… impossible à éviter 1999 n’est jamais loin dans l’imaginaire collectif. Capital Economics nuance tout cela : “Même si la bulle IA éclatait, la correction serait probablement plus courte et moins brutale que l’éclatement du dot-com.” Le retail entre en scène : Walmart ouvre le bal Pendant que le secteur technologique monopolisait l’attention cette semaine, le commerce de détail publiait aussi plusieurs résultats importants, en commençant par Walmart, le plus grand détaillant au monde. Walmart a donné le ton en présentant des résultats solides, malgré un environnement économique encore fragile. Les ventes du géant ont bénéficié d’un consommateur américain qui recherche davantage de prix bas et d’achats essentiels, un comportement typique lorsque les taux d’intérêt sont élevés et que l’incertitude économique plane. La direction a toutefois rappelé que la croissance reste modérée et très dépendante de stratégies de prix agressives. Ensuite, plusieurs détaillants plus spécialisés ont suivi. Gap a surpris positivement avec de meilleures ventes que prévu, principalement grâce à Old Navy et Banana Republic.Ross Stores a également dépassé les attentes, appuyé sur une saison « back to school » plus forte qu’anticipé et une demande soutenue pour les détaillants à bas prix.BJs Wholesale Club publiait aussi ses résultats vendredi matin. Cette période est l’une des plus importantes de l’année pour le commerce de détail, car elle donne un aperçu direct de la santé du consommateur avant le Black Friday et la saison des Fêtes. Pour l’instant, le message est clair :le consommateur dépense encore, mais avec prudence, et les détaillants qui réussissent sont ceux capables d’offrir des prix compétitifs ou une valeur perçue plus élevée dans un contexte de budgets resserrés. Marché en fin de semaine : prudence généralisée Vendredi matin : Nasdaq 100 futur : -0,5 % S&P 500 futur : -0,1 % Dow futur : +0,3 % Les secteurs les plus touchés cette semaine : technologie consommation discrétionnaire Les cryptos sont aussi en correction, Bitcoin et Ether étant revenus à des creux pluri-mensuels. Le pétrole poursuit également sa baisse, en partie à cause des discussions géopolitiques susceptibles d’augmenter l’offre mondiale. Conclusion : une semaine emblématique du dilemme de l’IA Cette semaine résume parfaitement l’état actuel des marchés :une industrie IA en pleine explosion, mais une confiance qui vacille. Nvidia prouve chiffres à l’appui que l’IA transforme réellement l’économie.Mais les investisseurs craignent que la vitesse de cette transformation dépasse la capacité du marché à l’absorber. Le résultat?Des montagnes russes boursières, un sentiment fragile, et une fin d’année qui s’annonce particulièrement volatile. 📘 Glossaire express Bulle IASituation où l’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle pousse les valorisations boursières très au-delà de ce que les résultats financiers pourraient justifier. HyperscalersLes plus grands fournisseurs mondiaux de services infonuagiques (cloud), comme Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud. Ce sont les principaux acheteurs de puces Nvidia pour l’IA. GPU (processeur graphique)Puces spécialisées capables de traiter un très grand nombre de calculs en parallèle. Elles sont essentielles à l’intelligence artificielle moderne. Blackwell / Rubin (puces Nvidia)Noms de code des nouvelles générations de processeurs d’IA de Nvidia, conçus pour les centres de données et les modèles d’IA avancés. Receivables (comptes clients)Sommes dues à l’entreprise par ses clients après la livraison de produits. Une forte hausse peut indiquer une croissance rapide… ou des délais de paiement. CapexDépenses d’investissement à long terme. Dans le secteur de l’IA, cela inclut la construction de centres de données, l’achat de serveurs et l’infrastructure de calcul. Futures (contrats à terme)Outils financiers permettant de parier sur la direction future d’un indice ou d’un actif. Souvent utilisés pour anticiper l’ouverture des marchés. Retail (secteur du commerce de détail)Entreprises qui vendent directement aux consommateurs, comme Walmart, Gap ou Ross Stores. Le retail reflète souvent la santé du consommateur. InfonuagiqueEnsemble des services informatiques accessibles via Internet, comme le stockage, les serveurs ou l’IA à distance. Décrochage techniqueBaisse soudaine dans un actif ou un secteur après une période de hausse trop rapide, souvent causée par des prises de profit. 💡 Pour approfondir vos connaissances sur la gestion du risque et les stratégies d’options, consultez notre section Formation au trading ou nos capsules éducatives sur les options. Source : https://www.streetinsider.com/Investing/Nvidia+gives+back+big+early+gains+despite+Huang+dismissing+AI+bubble+concerns/25638758.html https://www.streetinsider.com/Investing/Wedbush%E2%80%99s+Ives+says+this+is+the+1996+Moment+for+the+tech%2C+NOT+a+1999+Moment/25641614.html https://www.investing.com/news/stock-market-news/wall-st-futures-inch-up-after-deep-losses-on-nvidia-swing-cooling-rate-cut-bets-4371936 https://www.streetinsider.com/Market+Check/S%26P+500%2C+Nasdaq+futures+muted+as+valuation+concerns+grip+tech+sector/25646447.html https://www.streetinsider.com/General+News/Walmart+beats%2C+raises+guidance%3B+says+tariff+impact+is+less+than+expected/25641017.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Marchés en pause : prudence avant les résultats financiers de Nvidia, Bitcoin repasse sous 100 000 $ Faits saillantsUn vendredi sous tension : les marchés américains hésitentNvidia : les résultats les plus attendus du trimestreApplied Materials : la tension géopolitique revient dans l’équationDonnées économiques : toujours le brouillardBitcoin sous 100 000 $ : un signal à ne pas ignorerUn autre élément clé : Grayscale prépare son entrée en bourseEn résumé : un marché crispé, mais pas en panique📘 Glossaire express Un vendredi sous tension : les marchés américains hésitent Les marchés américains amorcent cette séance de vendredi avec une prudence palpable. Après une des pires journées boursières depuis plus d’un mois, les contrats à terme sur les indices majeurs pointaient encore dans le rouge avant l’ouverture : Dow Jones : –0,2 % S&P 500 : –0,3 % Nasdaq 100 : –0,4 % Ce repli fait suite à un cocktail déjà bien chargé pour les investisseurs : essoufflement dans le secteur technologique, valorisations jugées « étirées », incertitude persistante autour des prochaines décisions de la Fed, et un manque de données économiques dû au récent arrêt du gouvernement fédéral. Bref, ce matin, c’est un marché essoufflé qui reprend son souffle, mais pas par détente : plutôt comme un coureur qui ralentit avant une côte abrupte. Et cette côte, c’est Nvidia. Nvidia : les résultats les plus attendus du trimestre Le cœur du marché bat au rythme d’un seul symbole : NVDA. Les résultats financiers de Nvidia, attendus le mercredi 19 novembre à 16 h 20 (HE), dominent totalement le paysage. L’entreprise reine de l’IA a pris une telle importance dans les marchés américains que sa performance trimestrielle peut — littéralement — influer sur la direction du Nasdaq au complet. Selon Morgan Stanley, ce sera « les résultats les plus forts des derniers trimestres ». Leur dernière analyse ne laisse aucune ambiguïté : « Le marché s’est amélioré dans les 45 derniers jours. Nous anticipons un trimestre décisif pour Nvidia. » Leur cible passe de 210 $ à 220 $. Pourquoi cet engouement ? Le nouveau Blackwell, accélérateur IA de nouvelle génération, s’écoule plus vite que prévu. La demande « TRÈS forte » du côté Vera Rubin (clients cloud) soutient l’expansion. Les contraintes ne sont plus du côté de NVDA, mais plutôt sur le stockage, la mémoire, les serveurs et l’énergie. Jensen Huang lui-même a indiqué que les prévisions pour les cinq prochains trimestres « doivent monter de 70 à 80 milliards ». Bref, NVDA avance comme un rouleau compresseur. Pourtant… les marchés retiennent leur souffle. Barclays résume bien l’ambiance actuelle : « La prudence est compréhensible. Les résultats de Nvidia détermineront si le supercycle IA continue… ou s’il commence à plafonner. » Et c’est exactement ce que nous observons depuis 48 heures : Rotation hors du secteur techno, Pression sur les valorisations liées à l’IA, Oracle et Broadcom qui reculent, Nasdaq qui subit sa pire séance depuis octobre. Même avec des attentes très élevées, le marché craint le scénario « trop beau pour être vrai ». Résultat : les investisseurs adoptent la position classique de pré-résultats : réduction du risque, prises de profit temporaires, baisse du levier, marché en mode “attendons N-V-D-A”. Applied Materials : la tension géopolitique revient dans l’équation Applied Materials, un acteur clé de la fabrication d’équipements pour semi-conducteurs, ajoute une note de complexité au tableau : Les ventes d’équipement en Chine devraient baisser en 2026. En raison des restrictions américaines sur les exportations, près de 110 M$ US d’équipements n’ont pas été livrés au dernier trimestre. L’entreprise s’attend à un impact négatif de 600 M$ US l’année prochaine. Le titre reculait hier soir en après-séance. Ce type de nouvelle renforce la nervosité dans un marché déjà en mode « risk-off ».Mais paradoxalement, Applied Materials rappelle aussi que les dépenses en IA repartent à la hausse, ce qui devrait soutenir la demande d’équipement dans la seconde moitié de 2026. Données économiques : toujours le brouillard Le gouvernement étant resté fermé plus de 40 jours, il manque encore des données clés. Les demandes d’assurance-chômage de la semaine dernière sont légèrement en baisse, mais le recul est trop faible pour influencer la Fed. Le marché estime maintenant à 50 % la probabilité d’une baisse de taux en décembre — une chute notable par rapport aux projections plus optimistes d’octobre. Barclays ajoute : « L’économie devra livrer des données parfaitement équilibrées pour maintenir la thèse d’une Fed plus accommodante. » Bitcoin sous 100 000 $ : un signal à ne pas ignorer Le Bitcoin a chuté sous les 100 000 $ cette nuit, une zone psychologique cruciale. Il se négociait vers 96 900 $, en baisse de 6,5 %, et se dirige vers sa troisième semaine consécutive dans le rouge. Pourquoi cette chute ? La vente massive dans la tech a contaminé les actifs spéculatifs. Le manque de flux entrants provenant des FNB crypto et des fonds institutionnels. L’incertitude autour des taux directeurs. Les prises de profits intensifiées après les records récents. Depuis début octobre, le Bitcoin a perdu plus de 450 milliards $ en capitalisation. Un autre élément clé : Grayscale prépare son entrée en bourse Au moment où les marchés crypto sont sous pression, une autre nouvelle retient notre attention : Grayscale a déposé une demande d’introduction en bourse (IPO) au NYSE sous le symbole GRAY. Pour rappel, Grayscale : Gère environ 35 milliards $ (septembre 2025). Est le pionnier du premier fonds Bitcoin réglementé aux États-Unis. Est soutenu par plusieurs banques majeures (Morgan Stanley, BofA, Jefferies…). Malgré la baisse du Bitcoin, Grayscale continue de : générer plus de 300 M$ US de revenus sur neuf mois ; publier des bénéfices solides ; se positionner comme un acteur institutionnel incontournable. L’IPO GRAY pourrait devenir un moment structurant pour la finance crypto traditionnelle. En résumé : un marché crispé, mais pas en panique Les marchés américains semblent prendre une pause stratégique : 📉 Tech sous pression📉 Bitcoin dans un repli marqué📉 Futures faibles📊 Données économiques limitées⏳ Fed incertaine⚡ Nvidia en ligne de mire Tout converge vers un même constat :le marché retient son souffle jusqu’à mercredi prochain — les résultats de Nvidia seront déterminants. Si NVDA dépasse les attentes, cela pourrait raviver la confiance dans l’ensemble du secteur IA.Si NVDA déçoit (même légèrement), la correction pourrait être plus large et plus persistante. Dans les deux cas, la déclaration des résultats du 19 novembre à 16h20 sera un moment à ne pas manquer. 📘 Glossaire express Résultats financiers : performance trimestrielle d’une entreprise (ventes, bénéfices, prévisions). Valorisation : niveau de prix d’une action par rapport à ses fondamentaux. Futures (contrats à terme) : anticipations du marché avant l’ouverture. Capex : investissements à long terme (ex. infrastructures IA). Crypto ETF : fonds négocié en bourse basé sur des actifs numériques. IPO (Initial Public Offering) : entrée en bourse. 💡 Pour approfondir vos connaissances sur la gestion du risque et les stratégies d’options, consultez notre section Formation au trading ou nos capsules éducatives sur les options. Source : https://www.investing.com/news/economy-news/futures-dip-after-sharp-selloff-applied-materials-reports--whats-moving-markets-4357923 https://www.streetinsider.com/General+News/Nvidia+expected+to+deliver+the+strongest+results+recently%3A+MS/25611146.html https://www.streetinsider.com/General+News/Investor+caution+ahead+of+Nvidia+earnings+%22understandable%2C%22+Barclays+says/25611159.html https://www.streetinsider.com/IPOs/Crypto+ETF+pioneer+Grayscale+files+for+NYSE+IPO/25603723.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Wall Street : Snap s’envole, Tesla à un tournant, ‘The Big Short’ parie contre l’IA Faits saillantsUne ouverture pleine d’espoir… avant le retournementL’écho au nord de la frontièreSnap rebondit grâce à Perplexity AILe contexte publicitaire : un secteur en redéfinitionTesla : un vote décisif pour Elon MuskMichael Burry refait parler de lui : un pari contre l’IAEn résumé : une séance de trading à haute tension Une ouverture pleine d’espoir… avant le retournement Les marchés américains semblaient bien partis ce jeudi matin, stimulés par une série de résultats financiers encourageants et quelques indicateurs économiques supérieurs aux attentes.Les contrats à terme affichaient une ouverture légèrement positive : le Dow Jones prenait 0,1 %, le S&P 500 0,23 % et le Nasdaq 100 0,23 %. Les investisseurs saluaient notamment les performances de sociétés comme Datadog, dont le titre bondissait de plus de 20 % avant l’ouverture après avoir relevé ses prévisions annuelles, ou encore Moderna, en hausse de près de 9 % grâce à une perte trimestrielle plus faible que prévu. Mais l’optimisme a rapidement laissé place à la prudence. Dès la cloche d’ouverture, Wall Street a basculé dans le rouge : le Dow Jones reculait de 0,12 %, le S&P 500 de 0,13 % et le Nasdaq Composite de 0,16 %. En toile de fond, plusieurs éléments viennent freiner l’appétit pour le risque : les valorisations élevées des géants technologiques ; les inquiétudes sur les tarifs américains ; et la multiplication des licenciements annoncés, au plus haut niveau pour un mois d’octobre depuis 22 ans, selon Challenger, Gray & Christmas. Les investisseurs demeurent donc attentifs au ton des responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui doivent s’exprimer au cours de la journée. Les marchés intègrent désormais 67 % de probabilité d’une nouvelle baisse de taux en décembre, contre 72 % il y a une semaine, selon l’outil FedWatch du CME Group. L’écho au nord de la frontière Pendant ce temps, la Banque du Canada a elle aussi réduit son taux directeur cette semaine, suivant la tendance américaine.Une décision marquée par un contexte économique plus fragile et — fait rare — des pressions politiques venues de Washington, où l’administration Trump pousse pour une coordination monétaire afin de soutenir les exportations nord-américaines.Cette baisse simultanée des taux de part et d’autre de la frontière illustre bien la prudence généralisée des banques centrales à l’approche de la fin d’année. Snap rebondit grâce à Perplexity AI Le titre Snap Inc. (SNAP) a littéralement explosé de 15 % après la publication de résultats supérieurs aux attentes et l’annonce d’un partenariat inédit avec la jeune entreprise Perplexity AI. L’entreprise mère de Snapchat a publié un chiffre d’affaires de 1,51 milliard $ US, contre 1,49 milliard anticipé par le consensus, et prévoit pour le quatrième trimestre des ventes comprises entre 1,68 et 1,71 milliard $, légèrement au-dessus des attentes de Wall Street. Snap a également annoncé un programme de rachat d’actions de 500 millions $ et une entente de 400 millions $ avec Perplexity AI. L’objectif : intégrer les fonctionnalités de recherche conversationnelle de Perplexity directement dans Snapchat, dès le début de 2026. Le PDG Evan Spiegel a indiqué que le moteur de Perplexity serait placé par défaut dans la messagerie de Snapchat, offrant aux utilisateurs la possibilité d’obtenir des réponses en temps réel issues de sources fiables, sans passer par une publicité ciblée. En clair, Snap cherche à se positionner comme une plateforme capable d’héberger des « agents d’IA » externes, tout en diversifiant ses revenus.L’accord prévoit que Perplexity verse à Snap une combinaison d’espèces et d’actions, les revenus de ce partenariat devant commencer à se refléter en 2026. Sur le plan opérationnel, la société a également annoncé : 477 millions d’utilisateurs actifs quotidiens (+1 million par rapport aux attentes) ; un revenu moyen par utilisateur de 3,16 $ (légèrement supérieur au consensus) ; et un EBITDA ajusté de 182 millions $, bien au-delà des projections de 125 millions $. Malgré ce rebond, Snap rappelle que de nouvelles réglementations — comme la loi australienne fixant un âge minimal pour les réseaux sociaux — pourraient freiner la croissance de ses utilisateurs à court terme. Le contexte publicitaire : un secteur en redéfinition La performance de Snap intervient dans un environnement publicitaire déjà dopé par les solides résultats récents de Meta, Alphabet et Amazon, dont les revenus publicitaires ont bondi respectivement de 26 %, 13 % et 24 % sur un an. Cette dynamique montre que, malgré la saturation du marché et les pressions réglementaires, la publicité numérique reste un pilier de croissance… à condition d’innover dans la monétisation.Le virage de Snap vers l’IA pourrait donc constituer un tournant stratégique si le pari Perplexity s’avère concluant. Tesla : un vote décisif pour Elon Musk Pendant ce temps, Tesla (TSLA) se prépare à l’un des votes les plus importants de son histoire. Les actionnaires doivent aujourd’hui se prononcer sur le nouveau plan de rémunération d’Elon Musk, évalué à plus de 1 000 milliards $ US en potentiel, conditionnel à la réalisation d’objectifs financiers et technologiques ambitieux. Le plan vise à lier la rémunération de Musk à des jalons précis, dont la production de 20 millions de véhicules, la livraison d’un million de robots Optimus, et la mise en circulation d’un million de robotaxis. Les analystes de Wedbush s’attendent à une large approbation, estimant que Musk demeure « l’atout le plus précieux de Tesla ». Le cabinet anticipe également une nouvelle phase de croissance axée sur l’intelligence artificielle et la robotique. Mais l’issue du vote n’est pas garantie. Morgan Stanley a prévenu qu’un rejet serait perçu comme un vote de défiance, risquant de provoquer une baisse de 10 % ou plus du titre et de relancer les questions sur la succession du PDG. La division est profonde : des fonds comme CalPERS et le fonds souverain norvégien s’y opposent, tandis que Charles Schwab Asset Management votera en faveur du plan. Elon Musk a d’ailleurs reconnu l’aspect personnel de ce vote, déclarant qu’il ne se voyait pas « construire une armée de robots pour être ensuite écarté par des recommandations absurdes ». Quoi qu’il en soit, ce scrutin est considéré comme un moment charnière dans l’histoire de Tesla : selon plusieurs analystes, il déterminera si Musk demeure le visage incontesté du constructeur à l’ère de l’IA et de l’automatisation. Michael Burry refait parler de lui : un pari contre l’IA Enfin, l’une des nouvelles les plus commentées de la semaine concerne Michael Burry, le gestionnaire du fonds Scion Asset Management, célèbre pour avoir anticipé la crise immobilière de 2008 et inspiré le film The Big Short. Burry a de nouveau frappé fort : son fonds a révélé détenir 50 000 options de vente (puts) sur Palantir Technologies (PLTR) et 10 000 puts sur Nvidia (NVDA) — deux entreprises phares de l’intelligence artificielle. Autrement dit, il parie sur une baisse des titres liés à l’IA, un positionnement jugé risqué par plusieurs observateurs. Selon Market Rebellion, les positions de Burry seraient actuellement dans le rouge, les cours de Palantir et Nvidia ayant rebondi après la correction de mardi. Palantir affiche d’ailleurs une hausse de 146 % depuis le début de 2025 et de 263 % sur un an. Le PDG de Palantir, Alex Karp, a réagi avec une pointe d’ironie : « En pariant contre Palantir et Nvidia, Michael Burry parie en réalité contre l’intelligence artificielle. » Sur les forums d’investisseurs, le débat est intense : certains estiment que Burry anticipe une bulle technologique, d’autres croient qu’il tente simplement de profiter d’une surchauffe temporaire pour se repositionner à plus long terme. Dans tous les cas, son geste a suffi à raviver la nervosité autour des valorisations du secteur. En résumé : une séance de trading à haute tension Entre une ouverture hésitante, des résultats contrastés, et plusieurs actualités explosives du côté de la technologie et de l’IA, la journée s’annonce mouvementée sur Wall Street. Les investisseurs devront surveiller : la suite du vote de Tesla, véritable baromètre de confiance envers Musk ; l’impact du partenariat Snap–Perplexity sur le segment de l’IA conversationnelle ; et les réactions au pari de Michael Burry, qui rappelle à certains le climat d’avant-crise de 2008. Dans ce contexte, la prudence domine à court terme, même si la volatilité offre, comme toujours, des opportunités à ceux qui savent la gérer avec rigueur. 🔍 Glossaire express Option de vente (put) : contrat financier qui donne le droit de vendre un actif à un prix déterminé avant une date d’échéance.➤ À lui seul, un put constitue une stratégie directionnelle baissière (on anticipe une baisse du sous-jacent).➤ Mais combiné à d’autres positions (actions ou options), il peut aussi faire partie d’une stratégie de couverture ou même haussière, selon la structure choisie. EBITDA : indicateur de rentabilité avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement. Valorisation : estimation de la valeur marchande d’une entreprise cotée. Capex : dépenses d’investissement à long terme. Infonuagique : traduction de cloud computing, désignant les services d’hébergement et de calcul à distance. Robotaxi : véhicule autonome destiné au transport à la demande. Fed / Banque du Canada : banques centrales fixant les taux directeurs de leur pays. 💡 Pour approfondir vos connaissances sur la gestion du risque et les stratégies d’options, consultez notre section Formation au trading ou nos capsules éducatives sur les options. Source : https://www.streetinsider.com/Market+Check/Wall+Street+poised+for+higher+open+as+investors+assess+earnings+deluge%2C+economic+data/25565831.html https://www.investing.com/news/stock-market-news/albemarle-posts-smallerthanexpected-loss-as-cost-cuts-take-hold-4335322 https://www.cnbc.com/2025/11/05/snap-q3-earnings-report-2025.html https://www.streetinsider.com/Investing/Teslas+%241+trillion+question%3A+Shareholders+prepare+to+decide+Musks+future/25561350.html https://www.msn.com/en-us/money/savingandinvesting/michael-burry-s-bets-against-palantir-nvidia-likely-losing-money-says-market-veteran-report/ar-AA1PRRS5 L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare détenir des positions dans le titre mentionné Palantir Technologies (PLTR) et pourrait initier des positions dans ce titre ou un produit dérivé de ce titre dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Résultats financiers : l’euphorie de l’IA se heurte à la réalité des chiffres Faits saillantsUne saison des résultats contrastéeMeta : la facture de l’IA pèse lourdementMicrosoft : des résultats solides, mais l’appétit d’IA inquièteAlphabet : la seule lumière dans la tempêteAmazon et Apple : des réactions mitigées après la clocheUn contexte monétaire plus incertainL’IA : moteur ou mirage ?Lecture pour les investisseurs autonomesEn conclusion🔍 Glossaire express Une saison des résultats contrastée Les investisseurs attendaient beaucoup de cette saison des résultats financiers aux États-Unis. Après plusieurs trimestres dominés par l’enthousiasme entourant l’intelligence artificielle (IA), plusieurs géants technologiques ont publié des chiffres solides… mais accompagnés de perspectives budgétaires qui refroidissent l’ambiance sur les marchés. Jeudi, les principaux indices boursiers américains ont reculé, menés par le Nasdaq Composite et le S&P 500, pénalisés par les fortes baisses de Meta et Microsoft, tandis que les investisseurs tentaient de décoder le ton plus ferme de la Réserve fédérale américaine (Fed). Meta : la facture de l’IA pèse lourdement Les actions de Meta Platforms, maison-mère de Facebook et Instagram, ont chuté de 11,3 %, leur pire séance depuis trois ans. En cause : la société a prévenu que ses dépenses d’investissement seront « notablement plus élevées » l’an prochain, principalement pour soutenir le développement de ses infrastructures en intelligence artificielle. Malgré des revenus trimestriels en hausse de 26 %, à 51,2 milliards $ US, Meta a affiché une baisse marquée du bénéfice net à 1,05 $ par action, contre 6,03 $ l’an dernier, en raison d’une charge fiscale exceptionnelle de 15,9 milliards $ liée à la réforme budgétaire américaine. Le directeur général Mark Zuckerberg a réaffirmé sa volonté de pousser agressivement les projets d’IA, allant jusqu’à évoquer des systèmes capables de rivaliser avec l’intelligence humaine. Ces ambitions s’accompagnent d’une prévision de dépenses totales entre 116 et 118 milliards $ US pour l’année, et jusqu’à 72 milliards $ US en investissements matériels. Les analystes notent toutefois que la patience des investisseurs pourrait s’amenuiser : la rentabilité de ces dépenses massives n’est pas encore démontrée. Certains y voient déjà les signes d’une nouvelle bulle technologique, à l’image de celle de la fin des années 1990. Source TradingView, NASDAQ: META. Microsoft : des résultats solides, mais l’appétit d’IA inquiète De son côté, Microsoft a publié des résultats supérieurs aux attentes pour son premier trimestre fiscal. Les revenus ont progressé à 77,67 milliards $ US, soutenus par la croissance continue de son service Azure, en hausse de 40 % sur un an. Le bénéfice d’exploitation a bondi de 24 %, à 38 milliards $. Mais c’est la suite du message qui a freiné l’enthousiasme : le PDG Satya Nadella a annoncé que la société augmentera sa capacité d’IA de plus de 80 % au cours de l’exercice, tout en doublant ses centres de données d’ici deux ans. Autrement dit, les dépenses vont encore s’intensifier. Microsoft prévoit un investissement annuel record de près de 35 milliards $ US, et le marché commence à se demander combien de temps ces coûts pourront être absorbés sans peser sur la marge. L’action a reculé de près de 3 %, malgré des résultats supérieurs aux attentes. À titre pédagogique : ces dépenses dites « de croissance » sont appelées capex (pour capital expenditures). En d’autres mots, c’est de l’argent investi aujourd’hui pour générer des revenus demain… à condition que le pari se concrétise. Alphabet : la seule lumière dans la tempête Pendant que Meta et Microsoft décevaient, Alphabet, la maison-mère de Google, a offert un rare motif de satisfaction. Ses revenus ont franchi pour la première fois la barre des 100 milliards $ US, atteignant 102,35 milliards $, en hausse de 16 % par rapport à l’an dernier. La performance a été tirée par une solide croissance dans la publicité (+13 %), l’infonuagique (+34 %) et YouTube (+15 %). Le bénéfice par action s’établit à 2,87 $, largement au-dessus des attentes. Alphabet investit elle aussi massivement dans ses infrastructures et son matériel IA, avec des dépenses d’investissement proches de 24 milliards $ ce trimestre. Mais contrairement à certains concurrents, ces investissements sont largement couverts par ses flux de trésorerie, un détail qui rassure les marchés. Le titre a terminé la séance en hausse de 2,5 %. Amazon et Apple : des réactions mitigées après la cloche En dehors des heures de négociation, Amazon a créé la surprise : après une baisse de 3 % durant la séance, le titre a bondi de 9 % en post-marché. Sa division Amazon Web Services (AWS) a affiché une forte demande pour ses services en nuage, compensant la croissance plus lente du commerce en ligne. Apple, de son côté, a publié des ventes d’iPhone robustes malgré quelques contraintes d’approvisionnement. L’action a légèrement progressé après la fermeture des marchés, dans un contexte de volatilité accrue. Un contexte monétaire plus incertain Au-delà des résultats, le discours de la Fed a aussi pesé sur la séance. La banque centrale a abaissé son taux directeur d’un quart de point, comme prévu, mais son président Jerome Powell a rappelé qu’une nouvelle baisse en décembre n’était « pas acquise ». Résultat : les anticipations de baisse de taux ont glissé de 90 % à environ 70 %, refroidissant l’optimisme. Cette prudence de la Fed, combinée à la nervosité entourant les dépenses massives de l’IA, a ramené les investisseurs à une posture plus défensive. Cette prudence a fait écho ici au nord de la frontière. La Banque du Canada a également réduit son taux directeur cette semaine, sous la pression du ralentissement économique et des décisions politiques américaines. L’IA : moteur ou mirage ? L’intelligence artificielle est sans conteste le fil conducteur des marchés cette année. Les grandes sociétés technologiques représentent désormais près de 35 % de la capitalisation totale du S&P 500. Cet engouement a propulsé les indices vers des sommets, mais il rend aussi le marché vulnérable à la moindre déception. Quand un investisseur voit Meta, Microsoft et Alphabet annoncer simultanément des milliards de dollars de dépenses supplémentaires, une question émerge : quand ces investissements commenceront-ils à rapporter ? Une analyste de 248 Ventures résumait bien le sentiment général : « Ni Microsoft, ni Meta, ni Alphabet n’ont pu clarifier quand nous verrons un véritable retour sur les investissements liés à l’IA. » Cette incertitude pousse certains acteurs à se retirer temporairement du risque, en attendant des signaux plus tangibles. Lecture pour les investisseurs autonomes Pour les traders autonomes, cette saison de résultats offre plusieurs leçons : La volatilité est de retour. Quand les attentes sont aussi élevées, les réactions peuvent être rapides et marquées — dans un sens comme dans l’autre. Les annonces de dépenses massives créent des opportunités. Ces écarts de prix peuvent être exploités avec des stratégies d’options, que ce soit pour se protéger ou profiter des variations à court terme. L’IA reste un thème porteur… mais instable. Le marché alterne entre euphorie et prudence. Il convient donc d’ajuster la taille des positions et les couvertures selon la volatilité implicite. La réaction compte plus que le chiffre. Un résultat meilleur qu’attendu peut entraîner une chute, simplement parce que les attentes étaient irréalistes. En analyse de marché, le contexte vaut autant que la donnée brute. Sans être un conseil d’investissement, rappelons qu’une approche disciplinée du contrôle du risque — par la couverture ou les options — demeure la clé dans un environnement où les réactions peuvent être disproportionnées. En conclusion La saison des résultats rappelle que les marchés, même à l’ère de l’intelligence artificielle, restent guidés par une logique intemporelle : les attentes montent vite, et les déceptions coûtent cher. Les grandes entreprises technologiques disposent de moyens colossaux, mais la patience des investisseurs n’est pas infinie. À court terme, la thématique de l’IA continuera de dominer, mais l’enjeu se déplacera de l’innovation vers la rentabilité. Pour les investisseurs autonomes, c’est un environnement fascinant : volatil, technique, riche en opportunités… à condition de garder la tête froide et la gestion du risque bien en main. 🔍 Glossaire express Capex : abréviation de capital expenditures, ou dépenses d’investissement. Argent dépensé pour acquérir ou améliorer des actifs à long terme (bâtiments, serveurs, centres de données, etc.). Flux de trésorerie : différence entre les entrées et sorties d’argent d’une entreprise, indicateur clé de sa santé financière. Fed : Réserve fédérale américaine, équivalent de la Banque du Canada. Fixe les taux d’intérêt directeurs. Volatilité implicite : mesure anticipée de la variation des prix d’un actif, souvent utilisée pour évaluer le coût des options. Post-marché : période de négociation qui suit la clôture officielle des marchés boursiers américains. Trading d’options : stratégie de couverture ou de spéculation utilisant des contrats dérivés pour se protéger ou profiter de la volatilité. 💡 Pour approfondir vos connaissances sur la gestion du risque et les stratégies d’options, consultez notre section Formation au trading ou nos capsules éducatives sur les options et la volatilité. Source : https://www.streetinsider.com/General+News/Wall+Street+indexes+fall+as+Meta%2C+Microsoft+drag%2C+along+with+Fed+rate+concerns/25523686.html https://www.streetinsider.com/General+News/Shares+of+Google-parent+Alphabet+rise+6%25+as+revenues+surge+above+%24100+billion/25521793.html https://www.streetinsider.com/Investing/Microsoft+slips+despite+first-quarter+beat+as+investor+eye+AI+spending+plans/25522036.html https://www.streetinsider.com/Investing/Meta+shares+slump+as+investors+eye+Facebook-owners+%22aggressive%22+AI+spending+plans/25522035.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Wall Street inscrit un nouveau record alors que l’inflation refroidit et que la Fed se rapproche des baisses de taux — arrière-plan politique: tensions commerciales ravivées entre Washington et Ottawa Faits SaillantsUn marché dopé par un double catalyseur: inflation en décélération et appétit pour l’IAIntel mène les semi-conducteurs, l’“IA trade” en apesanteurConsommation, financières, et dispersion des résultatsMacro: désinflation, mais vigilance sur les données et l’activitéPolitique commerciale: Trump met fin aux pourparlers tarifaires avec le CanadaFed, valorisations et ce que le marché price déjàRegard au-delà du titre: que disent les flux? Un marché dopé par un double catalyseur: inflation en décélération et appétit pour l’IA Wall Street a clôturé à des niveaux records vendredi, porté par un cocktail rare de données d’inflation plus clémentes que prévu et d’une saison de résultats dominée par les géants de la technologie et des semi-conducteurs. Au-delà de l’instantané boursier, ce rallye repose sur une réévaluation rapide de la trajectoire des taux directeurs de la Réserve fédérale, sur fond de désinflation progressive et de résilience sélective des bénéfices. L’indice des prix à la consommation (CPI) de septembre, un peu en deçà du consensus, a déclenché un repositionnement éclair des anticipations monétaires. Les marchés à terme intègrent désormais trois baisses de 25 points de base d’ici mars, contre un calendrier décalé à avril auparavant, avec une première détente de 25 pb attendue dès la réunion du 29 octobre. Pour Eric Gerster, CIO d’AlphaCore Wealth Advisory, “le signal est suffisamment positif pour ouvrir la voie à un assouplissement immédiat et accroître la probabilité d’au moins deux relâchements supplémentaires d’ici la fin du premier trimestre”. Autrement dit: la fenêtre de “soft landing” se rouvre, et la prime de duration remonte. Cette détente des rendements a servi de vent arrière transverse. À 09h54 (heure de New York), le Dow Jones gagnait 0,78% à 47 101 points, le S&P 500 0,79% à 6 792, et le Nasdaq Composite 1,03% à 23 177, tandis que l’indice Russell 2000, sensible aux taux, avançait de 0,9%. Ce qui distingue cette jambe de hausse, c’est son leadership sectoriel: la techno et les semi-conducteurs, certes, mais aussi des segments “rate-sensitive” comme la consommation discrétionnaire et une partie des financières. Intel mène les semi-conducteurs, l’“IA trade” en apesanteur Le pivot accommodant attendu de la Fed ne fait pas tout. Le catalyseur microéconomique provient d’Intel, en hausse de 4% après des bénéfices trimestriels largement supérieurs aux attentes, ravivant la thèse d’un cycle capitalistique “IA + edge + foundry” plus robuste que prévu. Dans le sillage, AMD (+5,7%), Micron (+3,4%) et Nvidia (+1,9%) ont prolongé la poussée, propulsant le Philadelphia Semiconductor Index à un plus-haut historique (+1,8%). La dynamique n’est pas qu’un phénomène de “multiple expansion”; elle s’appuie sur des signaux tangibles de demande d’accélération compute, de normalisation des stocks mémoire et d’ordres liés aux capacités d’entraînement de modèles IA. Alphabet a progressé de 2,4% après l’annonce par Anthropic de l’utilisation de “dizaines de milliards de dollars” de puces IA Google pour entraîner son chatbot, un rappel que l’économie de l’IA se traduit déjà par des capex massifs et des revenus associés dans le cloud et le silicium. Consommation, financières, et dispersion des résultats La surprise ne s’est pas limitée aux puces. Procter & Gamble a dépassé les attentes trimestrielles, porté par la beauté et le soin capillaire, validant une thèse de “trading up” résiliente dans certaines niches de la grande conso malgré une élasticité-prix plus visible sur d’autres catégories. Les financières ont également progressé d’environ 1,1%, profitant d’une courbe des taux moins restrictive pour la marge d’intérêt nette et d’un risque de crédit perçu comme contenu. À l’inverse, Deckers Outdoor a déçu sur ses perspectives de ventes annuelles, sanctionnée de 14,4%, révélant la sélectivité féroce du marché sur les guidances. Ford a bondi de 9,3% après un trimestre meilleur que prévu, tandis qu’Alaska Air a reculé de 4% après un abaissement de guidances et un incident technique. Cette dispersion illustre un marché qui, sous la surface des records, continue d’arbitrer finement les trajectoires de cash-flow et la crédibilité des plans 2025. Macro: désinflation, mais vigilance sur les données et l’activité Si le scénario idéal domine, le tableau macroéconomique reste nuancé. L’activité des affaires n’envoie qu’un signal de reprise timide en octobre. La Maison Blanche a par ailleurs averti que la publication du prochain rapport d’inflation pourrait être perturbée par le “shutdown” gouvernemental, entré dans son 24e jour — une source potentielle de volatilité de données et donc d’incertitude pour la Fed. En langage de marché: la trajectoire est favorable, mais l’erreur de calibration reste un risque bilatéral. Pour les investisseurs, la séquence fonctionne comme un ajustement de régime: moindre pression sur les taux réels à long terme, expansion de multiple sur la croissance visible (IA, cloud, semi-conducteurs), réappréciation des segments sensibles aux taux (SMid caps, logement, conso discrétionnaire de qualité), et retour des flux vers les actions américaines larges. Sur le plan technique, l’advance-decline est restée solide (ratio 4,14:1 au NYSE, 3,24:1 au Nasdaq), avec 25 nouveaux plus-hauts à 52 semaines sur le S&P 500 contre un seul nouveau plus-bas, et 76 nouveaux plus-hauts sur le Nasdaq. Politique commerciale: Trump met fin aux pourparlers tarifaires avec le Canada En parallèle du rallye, une note discordante est venue du terrain politique. L’ex-président Donald Trump a annoncé la fin de toutes les négociations commerciales avec le Canada, en réaction à une campagne publicitaire ontarienne utilisant la voix de Ronald Reagan pour critiquer les tarifs douaniers. La Ronald Reagan Presidential Foundation a dénoncé une utilisation trompeuse et non autorisée d’un discours de 1987, affirmant examiner ses options légales. Doug Ford, Premier ministre de l’Ontario, a répliqué en partageant la vidéo intégrale où Reagan mettait en garde contre l’escalade tarifaire et ses coûts pour les consommateurs. https://www.youtube.com/watch?v=hN_CVvzExpM Au-delà de la joute médiatique — Trump soutenant que Reagan “aimait les tarifs pour la sécurité nationale” — l’enjeu pour les marchés tient à la sensibilité des flux commerciaux nord-américains à toute résurgence de guerre tarifaire. Les chaînes d’approvisionnement intégrées USA-Canada, en particulier dans l’automobile, l’énergie et l’agroalimentaire, pourraient voir ressurgir une prime de risque si la rhétorique se traduisait en mesures concrètes. Pour l’heure, l’impact est surtout politique; les actifs réagissent davantage à la courbe des taux qu’aux manchettes commerciales. Mais l’historique 2018-2019 rappelle qu’un choc tarifaire peut rapidement se diffuser aux anticipations de marges et aux capex. Fed, valorisations et ce que le marché price déjà La clé de voûte reste la Fed. Trois baisses de 25 pb d’ici mars représentent une détente cumulative de 75 pb déjà en partie “pricée”. Si la désinflation se poursuit et que l’activité tient, l’atterrissage en douceur justifie une prime de croissance plus élevée et des multiples soutenus sur la tech de méga-capitalisation — avec un test immédiat: les publications imminentes de cinq membres des “Magnificent Seven”, dont Apple et Microsoft. Mais si l’inflation de services se montre tenace, ou si la publication des données est perturbée par le shutdown, le calendrier des baisses pourrait se décaler, recomprimant les multiples. Côté bénéfices, le “beat” d’Intel n’efface pas les déceptions récentes de Tesla et Netflix, qui ont pesé sur le sentiment. La saison s’annonce contrastée, avec une forte prime à l’exécution. Dans les financières, l’équation marge d’intérêt nette – coût des dépôts – pertes de crédit reste au centre; dans la consommation, la mixité pricing/volume devient critique; dans l’IA, la bataille des capex et des parts de marché dans le silicium et le cloud fait loi. Regard au-delà du titre: que disent les flux? Les données de “breadth” et de nouveaux plus-hauts témoignent d’un marché plus “large” qu’au cœur de l’été. Si cette largeur se confirme au fil des semaines, l’avancée gagnera en durabilité. À l’inverse, un retour à un leadership ultra-concentré et une divergence des indicateurs d’élan plaideraient pour davantage de prudence. Le calendrier des résultats des “Mega Tech” sera déterminant: il peut consolider l’appétit au risque ou, au contraire, cristalliser des prises de profit si les guidances 2025 déçoivent. Pour l’instant, l’alignement des planètes reste favorable: inflation qui refroidit, courbe qui respire, bénéfices IA qui surprennent, flux qui reviennent. Mais les marchés à records exigent une discipline d’exécution: surveiller la Fed, les données d’inflation, l’évolution des capex IA, et la rhétorique commerciale entre Washington et Ottawa. Source : https://www.streetinsider.com/General+News/Wall+St+futures+extend+gains+after+September+inflation+data/25496709.html https://www.cnbc.com/2025/10/24/trump-canada-trade-reagan.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Moyenne mobile exponentielle (EMA) — Le guide “pour les nuls” 2025 Table des matièresQu’est-ce qu’une moyenne mobile exponentielle (EMA) ?Les périodes d’EMA les plus utilisées (et quand s’en servir)EMA vs SMA: la différence en 10 secondesComment calculer une EMA (sans douleur)Limites et erreurs fréquentesExemple visuel (plateforme Interactive Brokers)Glossaire rapide Qu’est-ce qu’une moyenne mobile exponentielle (EMA) ? La moyenne mobile exponentielle (EMA) est un indicateur qui suit le prix… mais de façon intelligente: elle pondère davantage les prix récents. Résultat: elle réagit plus vite que la SMA (moyenne mobile simple) aux changements de tendance. Si le marché “bruite”, l’EMA courte peut sur‑réagir; une EMA plus longue lisse davantage. Si le prix accélère, l’EMA le capte rapidement. Les périodes d’EMA les plus utilisées (et quand s’en servir) EMA 10/12: très réactive. Idéale pour le court terme et le momentum. EMA 20: repère de tendance court/moyen terme. EMA 50: tendance intermédiaire. Sert souvent de support/résistance dynamique. EMA 100/200: tendance de fond. Les cassures/croisements sont souvent majeurs. Règle simple: plus la période n est grande, plus c’est lissé (et lent) ; plus n est petit, plus c’est réactif (et potentiellement “bruyant”) EMA vs SMA: la différence en 10 secondes Pondération: l’EMA met plus de poids sur le récent; la SMA pèse tout également. Réactivité: l’EMA capte plus vite les retournements; la SMA filtre davantage. Usage: EMA pour momentum/breakouts; SMA pour tendance plus stable. Comment calculer une EMA (sans douleur) Avant tout: la plupart des plateformes (ex. TradingView, Interactive Brokers) calculent l’EMA automatiquement. Pas besoin de faire les maths chaque jour. Mais comprendre la formule EMA aide à bien choisir la période et lire les signaux. Démarrer avec une SMA sur n périodes Sert d’EMA initiale. Calculer la constante de lissage α α = 2/(n+1) Appliquer la formule EMA EMA_t = α × Prix_t + (1−α) × EMA_{t−1} Exemple simple (n = 5) Données: 21, 23, 19, 25, 17, 20 SMA_5 = 21,00 → sert d’EMA précédente α = 2/(5+1) = 0,3333 EMA_6 = (20 − 21) × 0,3333 + 21 = 20,67 Astuce: gardez 4 décimales pendant le calcul, puis affichez 2 décimales. Comment trader avec les EMA (méthodes simples) Supports/Résistances dynamiques En tendance haussière, le prix “rebondit” souvent sur l’EMA 20/50 → support. En tendance baissière, ces mêmes EMAs jouent le rôle de résistance. Une clôture claire au‑dessus/en‑dessous peut signaler un changement. Croisements d’EMA (classique mais efficace en tendance) Signal haussier: EMA courte (ex. 20) qui passe au‑dessus de l’EMA longue (ex. 50). Signal baissier: EMA 20 qui repasse sous l’EMA 50.Bonnes pratiques: Confirmez avec volumes, structure de marché, RSI/MACD. Évitez les marchés range (plus de faux signaux). Backtestez vos paires (ex. 9/21, 10/20, 20/50) selon l’actif. Multi‑unités de temps Vous tradez en H1 ? Vérifiez la tendance en H4 ou Daily (D1). Si H4/D1 sont alignés avec votre signal en H1, c’est souvent plus robuste. Gestion du risque (indispensable) Placez un stop‑loss (ex. sous l’EMA de référence ou le dernier creux). Définissez un objectif de gain et un ratio rendement/risque ≥ 2:1. En options, ajustez le prix de levée comme protection. Limites et erreurs fréquentes Marchés sans tendance: attention aux faux signaux (croisements qui “clignotent”). Tout miser sur un seul indicateur: combinez EMA + prix + volumes + volatilité. Paramètres figés: adaptez n à l’actif (actions, forex, crypto) et au style (day, swing, position). Exemple visuel (plateforme Interactive Brokers) Cette capture d’écran montre plusieurs moyennes mobiles exponentielles (ex. EMA 8/21/50/200). Les EMAs 8 et 21 sont rapides et suivent le prix de près; les EMAs 50 et 200 lissent la tendance de fond. Observez les rebonds (supports/résistances dynamiques) et les croisements pour le timing. Glossaire rapide SMA: Simple Moving Average (moyenne mobile simple). EMA: Exponential Moving Average (moyenne mobile exponentielle). Période (n): nombre de bougies utilisées. α (alpha): 2/(n+1), la constante de lissage. FAQ — Moyenne mobile exponentielle (EMA) Quelle période d’EMA choisir pour le day trading ?Beaucoup de traders utilisent des EMAs 9, 12 ou 20 pour capter le momentum court terme, souvent confirmées par une EMA plus longue (50) pour la tendance de fond. EMA ou SMA: laquelle est la meilleure ?Aucune n’est “meilleure” en toutes circonstances. L’EMA réagit plus vite (utile en momentum), la SMA filtre plus (utile en tendance plus stable). Testez selon votre actif et horizon. Les croisements d’EMAs fonctionnent‑ils sur tous les marchés ?Ils fonctionnent mieux en tendance. En range, les faux signaux augmentent. Combinez les EMAs avec niveaux de prix, volume et contextes multi‑unités de temps. Peut‑on utiliser l’EMA en crypto et en forex ?Oui. Les principes restent identiques; ajustez simplement les périodes aux caractéristiques de volatilité de l’actif et à votre style (intraday vs swing). Quelle différence entre EMA et WMA (Weighted Moving Average) ?La WMA applique des poids linéaires décroissants; l’EMA utilise un lissage exponentiel. Les deux sur‑pondèrent le récent, mais l’EMA a une dynamique de lissage différente. ### Banques, Or, Bitcoin et Tarifs Automobile : 4 plaques tectoniques qui redessinent la carte financière mondiale Faits saillantsBanques: le spectre des prêts douteux rallume la prime de risqueOr et argent: la ruée vers les actifs tangibles s’accélèreBitcoin: une valeur de réserve… qui se comporte comme un actif à risqueTarifs automobile: le prisme canadien entre répit américain, délocalisations et bras de fer commercialCe que change l’allégement américain côté coûts… pour le CanadaStellantis: l’onde de choc en OntarioEV chinois: le dilemme des 100% de droits au cœur d’un marchandage plus largeCe que doivent faire les décideurs canadiens maintenantEn synthèseUne matrice de risques croisésStratégies d’allocation et de couverture Ce qu’il faut surveiller dans les 4 à 6 semainesConclusion: un marché de sélectivité et de timing L’onde de choc partie des États‑Unis vendredi a fait vaciller les banques de Tokyo à Madrid. Dans le même temps, l’or et l’argent enfoncent des records historiques tandis que le bitcoin cale sous des résistances clés. Surtout, le volet commercial ne se joue plus seulement à Washington: l’allégement ciblé de droits de douane sur des pièces auto au sud de la frontière rebat les cartes de compétitivité pour l’Ontario, alors que Stellantis envisage de déplacer une partie de la production de Brampton vers l’Illinois et qu’Ottawa arbitre des droits de 100% sur les EV chinois au cœur d’un bras de fer plus large (canola, acier, aluminium). Ces quatre dynamiques – risque de crédit bancaire, ruée vers les métaux précieux, hésitation crypto et réalignement tarifaire nord‑américain/asiatique – racontent une même histoire: le capital se repositionne face à la fin de l’argent gratuit, au retour de la prime de risque, et à une géopolitique commerciale qui pèse directement sur l’emploi et la chaîne d’approvisionnement au Canada. Ce billet propose une lecture intégrée de ces mouvements, avec un prisme investisseur sur : banques mondiales, prêts douteux, indice bancaire européen; or record, prix de l’argent; bitcoin autour de 110k; tarifs automobile USA, implications pour Stellantis Brampton/Windsor, droits de 100% sur les EV chinois, coûts de production et effets sur l’écosystème manufacturier ontarien. Banques: le spectre des prêts douteux rallume la prime de risque La séance de vendredi a rappelé une règle immuable des marchés: les mauvaises nouvelles bancaires voyagent plus vite que la lumière. Après la divulgation de prêts défaillants chez Zions et Western Alliance, les grandes financières américaines ont reculé en pré‑ouverture (JP Morgan −1,5%, Citi −1,9%, Bank of America −2,9%), entraînant une correction systémique des banques mondiales. En Europe, l’indice Stoxx Banks a cédé près de 3%; Sabadell a chuté de 8,9% (sur fond d’échec de l’offre de BBVA), Deutsche Bank de 6,9%, Barclays de 5,4%. En Asie, l’impact s’est concentré sur les acteurs exposés aux États‑Unis: Mizuho −4%, Sompo −4,7%, Tokio Marine −3,5%, HSBC à Hong Kong −2%. Message des marchés: le risque de crédit redevient le baromètre. Les « poches de fragilité » américaines réveillent l’inquiétude sur la qualité des actifs et la discipline de souscription, dans un contexte où la hausse des défauts post‑cycle est statistiquement normale. Le risque d’amplification provient du sentiment, plus que des fondamentaux. Plusieurs gérants parlent d’une réaction « réflexe » (knee‑jerk). Les banques européennes ont renforcé leurs ratios de capital et assaini leurs bilans depuis une décennie; la baisse récente ressemble davantage à un abaissement de multiples qu’à un choc solvabilité. Point technique: la surperformance du secteur bancaire européen en 2025 (+50% pour l’indice) accroît mécaniquement la vitesse de la consolidation lorsque les flux se retournent. Implications pour investisseurs: Gestion du risque: réduire l’exposition tactique aux banques les plus cycliques et aux prêteurs régionaux très concentrés sectoriellement; privilégier les franchises retail à dépôts stables et les assureurs avec duration gérée. Or et argent: la ruée vers les actifs tangibles s’accélère Pendant que les bancaires corrigeaient, les métaux précieux validaient un régime de flux différent. L’or franchit 4 200 l’once, un record, et l’argent dépasse 50 pour viser 53$. Depuis le début de l’année, le métal jaune progresse de plus de 60%, l’argent d’environ 83%, loin devant les actions américaines (+13%) et le bitcoin (+10%). Macro‑récit: « trade de débasement » et couverture géopolitique. La chute marquée du dollar américain sur le premier semestre, l’envolée de la dette globale (>37 000 Md$), la persistance d’une inflation qui ronge le pouvoir d’achat, les tensions commerciales sino‑américaines et des anticipations de deux baisses de taux supplémentaires de la Fed entretiennent une demande structurelle pour l’or et l’argent. Bitcoin: une valeur de réserve… qui se comporte comme un actif à risque Malgré un narratif de « réserve digitale » censé résonner avec le trade de débasement, le bitcoin peine à capitaliser. La crypto glisse vers 110k après un rejet sous la moyenne mobile 100 jours autour de 115,4k. La paire BTC/XAU casse un support hebdomadaire, signe que le métal jaune attire davantage de flux de couverture à court terme. Lecture de marché: le dernier décrochage est attribué à un débouclement de levier, non à une détérioration fondamentale. Néanmoins, la microstructure compte: lorsque les positions à effet de levier se vident, la corrélation avec les techs et le bêta de marché réapparaît, brouillant la thèse « anti‑fragile ». Techniquement: Support majeur: 110k–100k. Une clôture nette sous 110k puis 100k psychologique. Allocation et gestion du risque: Horizon court terme: prudence, taille de position réduite, couverture via options si disponibles, éviter le levier en phase de liquidité fragile. Tarifs automobile: le prisme canadien entre répit américain, délocalisations et bras de fer commercial Ottawa se retrouve à la croisée des chemins. Tandis que Washington prépare un allégement ciblé des droits de douane sur des pièces importées pour soulager le coût de production des constructeurs américains pendant cinq ans, le Canada encaisse déjà des contrecoups industriels et affronte un dilemme stratégique sur les véhicules électriques chinois. Au centre du jeu, l’emploi en Ontario, la compétitivité de la chaîne d’approvisionnement nord-américaine et l’équilibre diplomatique avec Washington et Pékin. Ce que change l’allégement américain côté coûts… pour le Canada Les États‑Unis s’orientent vers une prolongation quinquennale d’un mécanisme d’offset tarifaire sur pièces importées, offrant de la visibilité aux OEMs (Original Equipment Manufacturers, en français “constructeurs d’équipement d’origine”) qui produisent et vendent sur le sol américain. Parallèlement, la formalisation de tarifs sur camions importés et des exemptions liés au contenu régional consolide l’ancrage domestique des chaînes de valeur. Effet d’attraction: cette visibilité et ces économies à l’import (de l’ordre de quelques centaines de points de base sur certains modèles) créent un aimant à investissements au sud de la frontière, au moment où les constructeurs arbitrent finement leurs capacités entre États‑Unis, Canada et Mexique. Lecture marché: les titres GM, Ford, Stellantis ont réagi positivement aux signaux de répit tarifaire aux USA. Mais côté canadien, l’avantage-coût relatif se dégrade si Ottawa n’obtient pas, via l’ACEUM ou des incitatifs domestiques, une équivalence de compétitivité. Stellantis: l’onde de choc en Ontario Mouvement industriel: Stellantis prévoit de rapatrier une partie de la production aujourd’hui à Brampton (Jeep Compass) vers Belvidere, Illinois, avec un investissement de 600 millions et plus de 5000 emplois créés aux États-Unis d'ici 2027dans un plan global de 13 milliards. L’objectif implicite: contourner/atténuer l’impact des nouveaux tarifs américains. Risques emploi: Unifor alerte sur environ 3 000 postes directs potentiellement en jeu à Brampton et jusqu’à 12 000 emplois indirects (fournisseurs de pièces, logistique). Le projet de modernisation du site de Brampton est suspendu depuis février; Windsor poursuit, lui, sa montée en puissance sur les batteries. Réponses politiques: Ottawa et Queen’s Park promettent de « tenir Stellantis responsable » de ses engagements, avec menaces de recours juridiques et activation de clauses de remboursement (clawbacks) si les obligations de production au Canada ne sont pas respectées. Le message: l’argent public reste conditionnel à la présence industrielle et à l’emploi. Conséquences chaîne de valeur au Canada: Constructeurs canadiens: pression pour sécuriser un nouveau programme produit à Brampton si Compass s’en va. Sans visibilité à 5–10 ans, le risque est la perte de « muscle » industriel et d’écosystèmes fournisseurs de proximité. Équipementiers: volumes et capex suspendus à la décision de Stellantis; si les OEMs internalisent le gain tarifaire américain, la renégociation des prix aux fournisseurs canadiens s’intensifiera. Main‑d’œuvre et territoires: effets boule de neige sur la formation, la transmission intergénérationnelle des métiers industriels et les finances municipales liées à l’assiette fiscale des usines. EV chinois: le dilemme des 100% de droits au cœur d’un marchandage plus large Cadre actuel: le Canada applique 100% de droits sur les EV importés de Chine (et 25% sur acier/aluminium chinois), aligné sur l’argumentaire de protection de la fabrication nord‑américaine et de lutte contre les subventions jugées déloyales. Pressions et signaux: Pékin laisse entendre une réciprocité sur le canola (levée des tarifs élevés) si Ottawa abandonne les droits sur les EV chinois. Des voix dans l’Ouest demandent de saisir l’échange; l’Ontario s’y oppose fermement au nom de l’emploi manufacturier. Position d’Ottawa: Mark Carney refuse de réduire la relation commerciale à un troc sectoriel. Toute inflexion sur les EV chinois doit être évaluée à l’aune des interdépendances avec Washington, des engagements d’investissement au Canada (batteries, assemblage) et de la résilience de la base industrielle. Impacts potentiels pour l’écosystème canadien: Si Ottawa maintient les 100%: protection explicite des usines et des chaînes batteries (Windsor), alignement politique avec Washington, mais pertes d’accès possibles sur l’agro (canola) et tensions persistantes avec la Chine. Si Ottawa lève/réduit les droits: baisse des prix consommateurs potentielle à court terme, mais risque d’érosion de la part de marché des EV assemblés en Amérique du Nord et d’éviction d’investissements futurs; friction possible avec les États‑Unis et affaiblissement de la position canadienne dans les négociations trilatérales. Ce que doivent faire les décideurs canadiens maintenant Conditionner strictement les aides: accélérer les clauses de performance et les jalons d’emploi/capex dans les ententes de subventions; activer sans délai les clawbacks si non‑respect. Proposer une « équivalence de compétitivité »: crédits d’impôt ciblés sur composants critiques, accélération des délais d’homologation et de raccordements énergétiques pour usines, et guichet unique fédéral‑provincial pour les projets stratégiques. Négocier un « corridor d’exemptions » nord‑américain: défendre un traitement de contenu régional qui évite une course au moins‑disant intra‑USMCA; arrimer l’allégement tarifaire américain à des engagements d’assemblage au Canada. Cartographier les risques d’emploi: plans de transition pour Brampton (repositionnement produit, potentiel multi‑marques), sécurisation des chaînes de pièces locales et requalification accélérée vers batteries/électronique de puissance. En synthèse Les allégements tarifaires aux États‑Unis créent un différentiel de coûts et de visibilité qui attire la capacité vers le sud. Le Canada doit convertir des promesses d’investissement en volumes fermes, sinon la chaîne d’approvisionnement se délite par capillarité. Le dossier des EV chinois n’est pas une simple variable d’ajustement: il engage la crédibilité industrielle, la cohérence trilatérale avec Washington et la résilience de l’emploi. Une matrice de risques croisés Ce qui connecte les quatre dossiers n’est pas un simple fil rouge macro, mais une matrice de risques: Taux et liquidité: des baisses de taux supplémentaires renforceraient les métaux précieux, allégeraient la charge d’intérêt des banques mais pèseraient sur les marges d’intérêt nettes; elles seraient neutres à positives pour l’auto (crédit conso), mitigées pour le bitcoin (si le dollar se détend mais que l’appétit pour le risque reste hésitant). Dollar: une poursuite de la faiblesse du dollar est un vent arrière pour l’or/argent; elle réduit les pressions sur les émergents importateurs de pièces auto; elle atténue la valorisation relative des profits bancaires européens (effets de traduction) et peut favoriser des entrées en crypto si la liquidité globale augmente. Géopolitique commerciale: le répit tarifaire automobile illustre une logique de « flexibilité ciblée ». À l’inverse, une escalade USA‑Chine réactiverait la demande de couverture (or) et la prime de risque (banques), tout en créant du bruit sur le narratif bitcoin. Stratégies d’allocation et de couverture ⚠️ Avertissement: Ces exemples ne constituent pas un conseil en investissement. Noyau défensif: exposition à l’or (physique/ETF adossés), part mesurée à l’argent pour le bêta; obligations de qualité en duration contrôlée si la Fed confirme l’assouplissement graduel. Cyclique discipliné: bancaires européennes à bilans forts et dépôts domestiques, avec surveillance serrée des NPL et des coûts du risque; éviter les prêteurs monoligne fortement exposés aux secteurs en stress. Thématiques: équipementiers auto différenciés par la R&D et l’électronification; OEMs avec mix produit orienté SUV/camionnettes profitant des ajustements tarifaires, et discipline de capital. Crypto: allocation satellite, gestion du risque stricte; privilégier les moments de capitulation technique pour renforcer prudemment; garder en tête la corrélation résiduelle avec les actifs risqués. Couvertures: paniers put spread sur indices bancaires en cas de détérioration des casseroles de crédit; couvertures dollar en face d’expositions matières premières; collars sur titres auto après rallye de nouvelle. Ce qu’il faut surveiller dans les 4 à 6 semaines Banques: publications trimestrielles (coût du risque, guidance NIM- Net Interest Margin ou marge nette d’intérêt), tendances dépôts, commentaires sur standards de crédit; indices de défauts sur conso et PME. Métaux précieux: flux ETF, achats officiels, trajectoire du dollar et des rendements réels. Bitcoin: réaction de la zone 110k/100k, données on‑chain (flux whales), corrélation avec Nasdaq; calendrier macro (Fed blackout, données post‑shutdown). Automobile: texte final de l’allégement tarifaire, portées exactes sur camions importés, réactions des partenaires commerciaux; passage dans les marges au T1/T2 des OEMs. Conclusion: un marché de sélectivité et de timing Le marché 2025 n’est pas celui des paris indifférenciés, mais celui de la sélectivité, du timing et de l’arbitrage géographique. Les banques doivent prouver que les « cafards » restent isolés; l’or et l’argent surfent une marée fondamentale mais restent sensibles aux reflux techniques; le bitcoin progresse par à‑coups, entre narratif de réserve et réalité de bêta. Côté automobile, l’aspect tarifaire au sud de la frontière crée un différentiel de coûts et d’attractivité qui capte les capacités vers les États‑Unis, avec des effets tangibles pour l’Ontario: pressions sur Brampton, besoin d’ancrer des programmes produits au Canada, et dilemme stratégique sur les EV chinois (100% de droits) au cœur d’un marchandage commercial plus large. Source : https://www.msn.com/en-us/money/markets/us-nears-tariff-relief-for-auto-industry-after-lobbying-push/ar-AA1OCsHB?cvid=68f22fdb13ba40d7863d87b12934dcf9&ocid=nl_article_link https://www.cnbc.com/2025/10/17/global-bank-stocks-sell-off-as-fears-mount-over-bad-loans.html https://www.investing.com/analysis/gold-and-silver-extend-historic-gains-as-bitcoin-struggles-for-momentum-200668655 https://globalnews.ca/news/11478908/stellantis-jeep-automotive-jobs-ontario/ https://www.ctvnews.ca/politics/article/carney-wont-say-whether-canada-will-drop-chinese-ev-tariffs L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### AMD et OpenAI : L'IA 2026 et la montée du prix de l'or Faits saillantsUn “ moment Nvidia ” pour AMD, sans détrôner le roiLa face B: exécution, valorisation, circularité du risqueOpenAI, variable d’ajustement systémiqueQuand l’or brille à 4 000 dollars: le miroir macroIA bouillonnante, or flamboyant: deux faces d’un même cycleCe que signifie “6 GW” en langage économiqueLe test des 12–18 mois: de la lettre d’intention au cash-flowEn conclusion: l’IA écrit la partition, l’or tient la note Dans l’univers de l’intelligence artificielle, certaines annonces ne déplacent pas seulement les lignes: elles redessinent la carte. Le partenariat stratégique entre AMD et OpenAI appartient à cette catégorie. En s’engageant à déployer jusqu’à 6 gigawatts (GW) de capacité GPU AMD sur plusieurs générations, avec un premier jalon à 1 GW attendu au second semestre 2026, OpenAI installe AMD au cœur du plus ambitieux chantier d’infrastructure numérique de la décennie. En toile de fond, un marché qui s’interroge sur la soutenabilité de ces capex, la trajectoire des valorisations technologiques et, de façon plus inattendue, l’ascension de l’or au-delà de 4 000 dollars l’once, nourrie par un cocktail d’incertitudes macro et de “debasement trade”. Un “ moment Nvidia ” pour AMD, sans détrôner le roi Les termes de l’accord sont spectaculaires. Outre l’engagement de capacité, AMD a accordé à OpenAI des bons de souscription pouvant atteindre 160 millions d’actions, susceptibles de représenter environ 10% du capital en cas d’exercice intégral, conditionnés à des jalons techniques, commerciaux et boursiers exigeants. Le message, côté AMD, est limpide: “tens of billions” de revenus IA annuels à terme, et potentiellement plus de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires cumulés sur l’horizon du programme. Pour un groupe dont les revenus des centres de données des douze derniers mois avoisinent 14 milliards, l’effet de levier est transformant. Les investisseurs ont réagi au quart de tour: l’action AMD a bondi de près de 24% sur la séance de l’annonce, franchissant une zone de résistance travaillée depuis début 2024. Plusieurs maisons (Barclays, Wedbush, CFRA) ont relevé leurs objectifs, voyant dans ce contrat un “proof point” de l’appétit insatiable pour la capacité de calcul plus qu’un transfert de parts de marché massif aux dépens de Nvidia. Car le paradoxe tient: pendant qu’AMD décroche son deal “game changer”, OpenAI a parallèlement paraphé un partenariat encore plus vaste avec Nvidia, visant au moins 10 GW de data centers IA et jusqu’à 100 milliards de dollars d’investissements associés. La domination de Nvidia — architecture, écosystème CUDA, cadence d’innovations — ne se dément pas. Pour autant, l’entrée d’AMD dans la cour des hyperscalers à très grande échelle clarifie une trajectoire de croissance qui, jusqu’ici, souffrait d’un déficit de visibilité. La plateforme Instinct (série MI) et les solutions “full rack” prévues pour 2026 gagnent une vitrine hors norme. Et l’argument stratégique — la flexibilité de GPU marchands face aux ASIC sur des charges hétérogènes et évolutives — trouve un écho dans l’environnement actuel, où la vitesse d’itération logicielle est clé. Advanced Micro Devices Inc (NASDAQ: AMD), source tradingview. La face B: exécution, valorisation, circularité du risque L’enthousiasme ne doit pas masquer les angles morts. D’abord, l’exécution: sur plusieurs nœuds successifs, AMD devra orchestrer un alignement parfait entre conception, chaîne d’approvisionnement (TSMC en première ligne), packaging avancé, rendement et montée en cadence. Ensuite, la circularité du risque financier: les garanties accordés à OpenAI diluent potentiellement, mais peuvent s’avérer créateurs de valeur si la trajectoire opérationnelle justifie des niveaux de cours bien supérieurs. Surtout, la soutenabilité macro des capex IA — qui s’agrègent déjà à des plans dépassant le demi‑trillion de dollars pour les hyperscalers — reste un débat ouvert. Jensen Huang, le patron de Nvidia, réfute le parallèle avec la bulle dot‑com: la base installée, les revenus datacenters et la migration structurelle du CPU vers le GPU pour l’IA générative n’ont rien de commun avec la spéculation des années 2000. Les optimistes verront une économie de capacité en formation; les prudents rappelleront que de telles vagues d’investissement ont rarement été linéaires. La réalité, à court terme, est qu’AMD se paie désormais une prime relative alimentée par une “repricing” de ses perspectives IA; courir derrière le momentum après un gap de plus de 20% expose mécaniquement au risque de consolidation. OpenAI, variable d’ajustement systémique Derrière AMD et Nvidia, c’est bien OpenAI qui est devenue la variable d’ajustement de cette nouvelle “économie de l’IA”. Son plan d’infrastructure, chiffré en centaines de milliards, irrigue toute la chaîne: fondeurs, fabricants d’équipements, intégrateurs, mémoire HBM, réseau optique… Dans un marché qui se demande si la demande finale (agents IA, copilotes, moteurs conversationnels, IA multimodale) absorbera la capacité au rythme supposé, OpenAI joue les catalyseurs — ou les révélateurs — de l’appétit réel pour le calcul intensif. Les prochains trimestres diront si l’élasticité prix‑usage suit, et si les business models se normalisent au‑delà de la phase subventionnée par le capital. Quand l’or brille à 4 000 dollars: le miroir macro C’est dans ce contexte d’euphorie — et de doutes rationnels — que l’or a franchi, pour la première fois, la barre des 4 000 dollars l’once. Le métal jaune a progressé d’environ 54% depuis le début de l’année, porté par un double moteur: flux record dans les ETF occidentaux et achats persistants des banques centrales, notamment des économies émergentes. Les stratèges de Goldman Sachs visent désormais 4 900 dollars d’ici 2026, arguant que ces flux sont “sticky”, autrement dit collants, car ancrés dans des rationalités structurelles: diversification des réserves, préoccupations géopolitiques, volatilité des marchés actions. Le discours de “debasement trade” — l’idée que les investisseurs se prémunissent contre l’érosion de la valeur réelle des actifs libellés en dollar, sous l’effet de déficits élevés et d’un questionnement, même théorique, sur l’indépendance monétaire — a repris des couleurs. Le Conseil Mondial de l’Or note toutefois que la corrélation or‑actions dépend de la trajectoire du dollar: dans deux tiers des corrections boursières depuis 1973, le billet vert a baissé, renforçant le rôle refuge de l’or. À l’inverse, un rebond tactique du dollar pourrait catalyser des prises de profits sous 4 000 dollars, avec des zones de soutien techniques observées autour des moyennes mobiles 20 et 50 jours. IA bouillonnante, or flamboyant: deux faces d’un même cycle Quel lien entre ces deux histoires? Un seul, central: la prime de risque. Du côté technologique, la prime de risque s’écrase à mesure que l’IA promet des flux de trésorerie futurs massifs et — pour l’instant — peu sensibles au cycle; du côté des refuges, elle se renchérit, car l’ampleur même des investissements requis questionne la stabilité des équilibres macro: dettes publiques, trajectoires de devises, valorisations d’actifs. En langage de marché, c’est la cohabitation d’un “long duration growth” et d’un “long convexity hedge”. Ce que signifie “6 GW” en langage économique La métrique peut sembler ésotérique. 1 GW de capacité datacenter IA implique, selon les estimations de marché, 50 à 60 milliards de dollars d’infrastructures totales: foncier, génie électrique, refroidissement, réseau, serveurs, GPU. À 6 GW, c’est potentiellement 300 milliards de dollars qui se déploient sur la chaîne de valeur, dont une part de 30% ou plus captée par les fournisseurs de capacité de calcul. L’intérêt d’AMD n’est pas seulement la vente de puces: c’est l’ancrage dans des solutions “full stack” qui fidélisent l’usage et favorisent un écosystème logiciel alternatif (ROCm), condition sine qua non pour grignoter l’avance de CUDA. Le test des 12–18 mois: de la lettre d’intention au cash-flow La normalisation de ces promesses passe par des jalons concrets. Le premier gigawatt prévu pour 2026 sera un révélateur. Il faudra aussi surveiller la “mixité” des charges: entraînement vs inférence, car le profil d’utilisation et de monétisation diffère, influençant la courbe d’usage de la capacité. Enfin, la qualité des financements côté OpenAI — equity, dette, partenariats — déterminera la stabilité du plan de charge pour les fournisseurs. En conclusion: l’IA écrit la partition, l’or tient la note L’annonce AMD–OpenAI valide une intuition devenue certitude: l’économie de l’IA est entrée dans sa phase d’industrialisation lourde. AMD obtient sa séquence “Nvidia moment”, sans renverser la hiérarchie mais en s’assurant une place durable à la table des grands architectes du calcul accéléré. Les investisseurs salueront la clarification de la trajectoire; ils devront, dans le même mouvement, garder un œil sur la mécanique d’exécution. À l’autre bout du spectre, l’or au‑delà de 4 000 dollars rappelle que chaque ruée technologique porte sa contrepartie de précaution macro. Tant que les banques centrales achètent, que les flux ETF persistent et que le dollar n’impose pas un contre‑pied durable, le support structurel reste en place. L’époque veut que l’on puisse, simultanément, financer le futur et s’assurer contre ses aléas. Source : https://seekingalpha.com/article/4828437-amd-the-openai-deal-real-game-changer-to-savor https://seekingalpha.com/news/4502686-nvidia-chief-huang-downplays-ai-bubble-concerns-in-cnbc-interview https://www.investopedia.com/gold-prices-top-usd4k-for-first-time-where-do-they-go-from-here-11826010 L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Wall Street reprend son souffle : espoirs de baisse des taux face aux inquiétudes liées au shutdown https://www.buzzsprout.com/936469/episodes/17966635-wall-street-reprend-son-souffle-espoirs-de-baisse-des-taux-face-aux-inquietudes-liees-au-shutdown.mp3?download=true Faits saillantsLes chiffres de l’emploi privé ravivent l’espoir d’un assouplissement monétaireLes secteurs gagnants et perdantsLe spectre du shutdown : un risque contenu, mais pas sans conséquencesLa résilience historique des marchés face aux blocages gouvernementauxDes données économiques compromisesUne Fed sous pression : le dilemme entre stabilité des prix et soutien à la croissanceNetflix sanctionné en Bourse après les attaques de MuskLes perspectives pour les marchés : volatilité en vue La séance de mercredi a offert aux investisseurs un contraste saisissant : un climat d’anxiété provoqué par le shutdown du gouvernement américain, tempéré par la perspective d’une réduction de taux de la Réserve fédérale. Les trois principaux indices de Wall Street, après une matinée chahutée, ont réussi à se redresser grâce à des données économiques décevantes sur l’emploi privé, renforçant l’hypothèse que la Fed pourrait desserrer sa politique monétaire plus tôt que prévu. Les chiffres de l’emploi privé ravivent l’espoir d’un assouplissement monétaire Selon le rapport ADP, les créations d’emplois dans le secteur privé américain ont enregistré en septembre leur plus forte baisse depuis deux ans et demi. Ce ralentissement inattendu a rapidement changé la donne sur les marchés financiers. Les opérateurs considèrent désormais qu’une baisse de 25 points de base des taux directeurs lors de la prochaine réunion de la Fed est hautement probable. Cette anticipation a permis à la Bourse de New York de limiter la casse. À la mi-journée, le Dow Jones Industrial Average progressait de 0,17 % à 46 474,81 points, le S&P 500 gagnait 0,11 % à 6 695,95 points, et le Nasdaq Composite s’adjugeait 0,13 % à 22 690,38 points. Pour Arnim Holzer, stratège macro global chez Easterly EAB, « les données ADP sont volatiles, mais dans un contexte où les statistiques officielles risquent d’être retardées par le shutdown, elles prennent un relief particulier. » Les secteurs gagnants et perdants Le marché n’a pas réagi de manière uniforme. Le secteur de la santé a signé son plus fort rallye en quatre jours depuis octobre 2022. Les mastodontes Pfizer, Eli Lilly et Amgen ont respectivement bondi de plus de 5 %, bénéficiant à la fois de résultats cliniques encourageants et d’un accord conclu entre Pfizer et l’administration américaine sur les prix des médicaments couverts par Medicaid. Du côté technologique, Micron Technology a grimpé de 6,7 %, Broadcom de 1,9 %, tandis qu’Apple avançait timidement de 0,5 %. Ces hausses ont soutenu le Nasdaq, souvent plus volatil en période d’incertitude économique. À l’opposé, Corteva a plongé de 7,4 % après avoir annoncé la séparation de ses activités semences et pesticides en deux entités cotées distinctes, suscitant des doutes chez les investisseurs. Le spectre du shutdown : un risque contenu, mais pas sans conséquences La résilience historique des marchés face aux blocages gouvernementaux Les craintes d’un shutdown du gouvernement américain, c’est-à-dire une paralysie partielle des administrations fédérales faute d’accord budgétaire, avaient initialement pesé sur la tendance. Toutefois, les investisseurs semblent s’habituer à ce scénario récurrent. Une analyse de Deutsche Bank rappelle que lors des six derniers shutdowns, le S&P 500 avait progressé. Mais l’histoire ne se répète pas toujours : selon Vanguard, lorsque la paralysie dépasse dix jours, les marchés enregistrent plus souvent des pertes qu’ils ne s’en affranchissent. « Le marché est devenu un peu immunisé contre la dramaturgie du shutdown, » note Holzer. « Mais si la situation devait se prolonger, l’effet cumulatif sur la consommation et les dépenses publiques finirait par se ressentir dans les résultats d’entreprises. » Des données économiques compromises Ce blocage budgétaire a une conséquence directe sur la publication des statistiques officielles : le rapport mensuel sur l’emploi non-agricole, prévu vendredi, pourrait être repoussé. Dans un contexte où la Fed affine ses décisions à partir de ces données, l’incertitude s’accroît. Des indicateurs privés, comme ceux de l’Institute for Supply Management (ISM), montrent néanmoins une reprise progressive du secteur manufacturier, esquissant le tableau d’une économie qui résiste, malgré des signaux contradictoires. Une Fed sous pression : le dilemme entre stabilité des prix et soutien à la croissance Pour les investisseurs institutionnels, la question n’est plus de savoir si la Fed baissera ses taux directeurs, mais quand et dans quelle ampleur. Depuis le printemps, les marchés redoutaient que l’inflation obligerait Jerome Powell à maintenir un cap restrictif. Cependant, la faiblesse de l’emploi et la perspective d’un ralentissement économique redessinent l’équation. Un assouplissement monétaire anticipé renforcerait l’appétit pour le risque et soutiendrait les valorisations boursières. Mais il comporte aussi un revers : en agissant trop vite, la Fed risquerait de compromettre sa crédibilité dans la lutte contre l’inflation. Netflix sanctionné en Bourse après les attaques de Musk Un tweet qui coûte cher En parallèle des débats macroéconomiques, un autre événement a retenu l’attention des investisseurs mercredi : la chute de l’action Netflix (NASDAQ : NFLX) de 2 % après une attaque frontale d’Elon Musk. Sur X (anciennement Twitter), le patron de Tesla a encouragé ses 226 millions de followers à « annuler Netflix pour la santé de [leurs] enfants ». Musk visait spécifiquement une série animée pour adolescents, accusée selon lui de « pousser l’idéologie trans auprès des jeunes ». Ces propos ont entraîné une vague de commentaires conservateurs appelant au boycott, ce qui a alimenté les craintes d’une hausse des désabonnements. Un risque réputationnel à ne pas négliger Bien que Netflix ait déjà traversé de nombreuses tempêtes médiatiques, cette offensive remarque un tournant car elle associe l’image de la société à une polémique culturelle hautement clivante. Les investisseurs redoutent que des campagnes de boycott puissent, à moyen terme, altérer la croissance des abonnements et donc peser sur les revenus récurrents de l’entreprise. Pour autant, Netflix continue d’affirmer que sa programmation reflète la diversité de ses abonnés mondiaux et qu’elle entend maintenir une offre « pour tous les publics ». Les perspectives pour les marchés : volatilité en vue Volatilité accrue à venir Entre la perspective d’un shutdown prolongé, l’incertitude sur les futures décisions de la Fed et les tensions géopolitiques internationales, les marchés financiers s’attendent à une volatilité persistante en octobre. Les investisseurs de long terme pourraient, comme souvent, voir dans ces soubresauts des points d’entrée attractifs. L’indice de volatilité VIX, baromètre de la peur à Wall Street, reste surélevé par rapport à sa moyenne historique, reflétant la nervosité collective. Les opportunités sectorielles Dans ce contexte mouvant, certains secteurs apparaissent mieux positionnés : Santé : profitant d’accords réglementaires et d’un vieillissement démographique inéluctable. Technologie : toujours au cœur des flux d’investissements, bien que plus vulnérable aux mouvements de taux. Énergie et infrastructures : portés par des fusions-acquisitions d’ampleur, comme l’opération à 38 milliards de dollars en cours entre BlackRock et Global Infrastructure Partners. Conclusion Alors que Wall Street oscille entre optimisme fragile et inquiétudes récurrentes, une chose reste certaine : la combinaison du shutdown gouvernemental, de l’attente d’une baisse des taux de la Fed et des soubresauts de valeurs emblématiques comme Netflix en Bourse crée un environnement propice à une volatilité accrue. Pour les investisseurs avertis, le défi réside dans la capacité à séparer le bruit médiatique des fondamentaux économiques, afin de saisir les opportunités tout en se prémunissant contre les risques d’un cycle politique et économique toujours plus imprévisible avec des stratégies de hedging. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+St+rebounds+as+rate-cut+hopes+temper+shutdown+worries/25401571.html https://www.streetinsider.com/General+News/Netflix+stock+falls+after+Elon+Musk+urges+followers+to+cancel+service/25403297.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’indice S&P/TSX franchit le record psychologique des 30 000 points La Bourse de Toronto vient de franchir une étape symbolique : l’indice S&P/TSX, référence des marchés canadiens, a dépassé pour la première fois le seuil des 30 000 points en séance cette semaine, dopé par la vigueur des secteurs de l’énergie et des métaux de base. Au même moment, à New York, une polémique inattendue autour de Tylenol — provoquée par des déclarations intempestives de Donald Trump — a secoué Kenvue (KVUE), issu du spin-off de Johnson & Johnson. Ces deux histoires, aussi différentes soient-elles, révèlent une vérité commune : les marchés financiers naviguent entre fondamentaux solides et chocs imprévisibles venus du champ politique. Le S&P/TSX franchit le seuil des 30 000 : un cap symbolique Mardi matin, le S&P/TSX Composite Index a franchi les 30 000 points avant de reculer légèrement en clôture vers 29 815. L’atteinte de ce seuil reste un jalon majeur. Depuis le début de l’année, l’indice gagne plus de 20 %, porté par une envolée des valeurs aurifères, des producteurs de cuivre et des géants bancaires. « Nous anticipions ce passage, peut-être pas aussi tôt, mais la dynamique est réelle », explique Brian Madden, directeur des investissements chez First Avenue Investment Counsel. Pour lui, l’énergie, les financières et l’or continuent de jouer le rôle de moteurs. Des fondamentaux qui surprennent Ce rallye intervient dans un contexte économique trouble. Ottawa doit composer avec un ralentissement conjoncturel, des tensions commerciales avec Washington et une Banque du Canada obligée de réduire ses taux pour éviter une récession. Pourtant, les résultats des entreprises canadiennes dépassent les attentes : +7,5 % en moyenne par rapport au consensus, selon Scotiabank. « Le marché actions n’est pas l’économie. Le Canada compte des sociétés remarquables qui savent résister et innover, c’est pourquoi le TSX monte », analyse Brian Belski, stratégiste en chef chez BMO Capital Markets. L’or et l’énergie : valeurs refuges et locomotives L’attrait pour les métaux précieux explique en partie cet emballement. L’or atteint des sommets historiques, renforcé par la quête des investisseurs pour des actifs refuges face aux tensions géopolitiques. Les minières canadiennes en bénéficient directement, plaçant de nombreux titres au centre du rallye. De leur côté, les majors énergétiques soutiennent l’indice grâce à un pétrole orienté à la hausse, sur fond d’offre contrainte au Moyen-Orient et d’appétit durable des économies émergentes. « Le monde entier a besoin de ce que le Canada produit : énergie, cuivre, or et un oligopole bancaire rentable », résume Matt Skipp, patron de SW8 Asset Management. Le rôle des banques et la solidité structurelle du TSX Les cinq grandes banques canadiennes, qui dominent le crédit domestique, représentent à elles seules près d’un tiers de la capitalisation de l’indice. Leur présence robuste confère une stabilité structurelle à la Bourse de Toronto par rapport à l’indice américain S&P 500, plus exposé aux fluctuations cycliques du secteur technologique. En 2022, lorsque les marchés mondiaux s’effondraient, la perte du TSX resta plus mesurée que celle de Wall Street. En 2025, Toronto pourrait même surclasser New York en performance relative pour la première fois depuis 2016. Les défis persistants Derrière l’euphorie du cap des 30 000 points se cachent des risques persistants : Des tarifs commerciaux américains toujours menaçants. Une croissance en berne au Canada, avec un chômage en lente hausse. La nécessité, selon le gouverneur de la Banque du Canada Tiff Macklem, « d’améliorer la productivité et de diversifier les débouchés à l’exportation ». Autrement dit, le passage de ce seuil reste davantage psychologique que fondamental. Les investisseurs le savent : des corrections restent possibles, notamment dans les secteurs industriels ou technologiques, qui ont déjà perdu du terrain récemment - Shopify a par exemple décroché de plus de 4 % en une séance. Quand Trump s’invite dans la santé : l’effet Kenvue Pendant que les marchés canadiens célébraient un record, un autre épisode captait l’attention à Wall Street : les actions de Kenvue défiaient la gravité boursière après des propos controversés de Donald Trump. L’ex-président a affirmé, sans preuves, qu’il existerait un lien entre Tylenol consommé lors de la grossesse et l’autisme chez l’enfant. Le choc fut immédiat : le titre Kenvue a perdu un plancher historique lundi avant de rebondir de 6 % à l’ouverture mardi. « Les investisseurs retenaient leur souffle, mais aucun nouvel élément scientifique n’a été présenté », souligne James Harlow, de Novare Capital Management. Le titre de Tylenol a toutefois poursuivit sa descente pour atteindre un nouveau bas hier jeudi en clôturant à 16,16$. Tylenol, un pilier menacé par la désinformation ? Avec près d’un milliard de dollars de ventes annuelles, Tylenol reste un pilier stratégique pour Kenvue. Les rumeurs touchant directement ce produit pourraient donc affecter la perception des consommateurs et peser sur la valorisation du laboratoire. Cependant, les analystes tempèrent : le marché cible concerné par les mises en garde est restreint (les femmes enceintes), et la majorité des consommateurs ne sont pas visés. Selon Citi, « l’impact sur la consommation sera limité, même si l’effet réputationnel ne doit pas être sous-estimé ». Un dangereux précédent Ce cas illustre les dangers de la communication politique sur la santé. Plusieurs agences — l’UE, le Royaume-Uni et l’OMS — ont confirmé que les preuves scientifiques demeurent « inconsistantes » et qu’aucun lien avéré n’existe entre paracétamol et autisme. Kenvue rappelle de son côté que « de telles affirmations pourraient mettre en danger la santé maternelle ». Cet épisode rappelle que dans l’ère post-COVID, les déclarations politiques non étayées peuvent à elles seules provoquer des fluctuations spectaculaires. Pour les investisseurs, le risque réputationnel lié aux fake news médicales devient une donnée stratégique à surveiller. Conclusion : deux récits, une même leçon La semaine écoulée illustre le contraste entre valorisations et perceptions : À Toronto, l’exubérance rationnelle d’un marché porté par les ressources, les banques et l’or. À New York, la volatilité imprévisible d’un titre pharmaceutique pris dans la tourmente politique. Ces deux phénomènes enseignent que si les marchés financiers canadiens continuent de bénéficier de fondamentaux solides et d’une dynamique supérieure à Wall Street, ils restent, comme ailleurs, sensibles à la psychologie collective et aux chocs exogènes. Dans un environnement global où l’incertitude est la norme, l’investisseur averti retiendra cette double vérité : les indices peuvent grimper sur le socle des fondamentaux, mais la confiance peut se fissurer en une phrase. Source : https://www.cbc.ca/news/business/tsx-record-territory-1.7641053 https://financialpost.com/investing/tsx-hit-all-time-high-topping-30000 https://www.reuters.com/markets/europe/tsx-futures-tick-up-gold-hits-fresh-record-high-2025-09-23 https://www.reuters.com/business/healthcare-pharmaceuticals/tylenol-maker-kenvue-shares-bounce-trump-claims-face-pushback-2025-09-23 L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le Pari de 5 Milliards $ US de Nvidia sur Intel Faits saillantsContexte et portée du partenariat Nvidia–Intel (IA, semi-conducteurs, marchés boursiers)Réactions des marchés boursiers: Intel en forte hausse, AMD en recul, Nvidia stableChaîne d’approvisionnement et équipementiers: packaging avancé, tests et chiplets Limites de l’accord: pas de “wafer supply”, capex 2026, dépendance à TSMCLecture des analystes: Stifel, Wedbush et Baird sur l’alliance stratégiqueAngle géopolitique: États‑Unis–Chine, contrôles à l’export, enquêtes antitrustConcurrence directe: pression accrue sur AMD (CPU, GPU, IA)AI PCs et data centers: NVLink, interconnexions et adoption écosystémiqueÉquipementiers semi‑conducteurs: complexité croissante et carnets de commandesImplications pour les investisseurs autonomes : FNB, Nasdaq, volatilitéCatalyseurs à surveiller: feuilles de route produit, capex, AI PCs et data centersConclusion de marché: reconfiguration concurrentielle et prime de complexité Nvidia Corp. a pris une participation d’environ 4 % dans Intel Corp. pour 5 milliards $ US et s’allie au groupe pour développer des puces et plateformes de nouvelle génération destinées aux centres de données et au marché des PC, une annonce qui a propulsé le titre d’Intel et pesé sur Advanced Micro Devices Inc., tout en ravivant l’appétit pour les fournisseurs d’équipements de semi-conducteurs. Nvidia achète des actions Intel à 23,28 $ US l’unité dans le cadre d’une opération qui place le concepteur de GPU au capital d’un rival historique. Les deux entreprises indiquent planifier “plusieurs générations” de produits conjoints. Les contours financiers au-delà de l’investissement n’ont pas été dévoilés et aucun calendrier de commercialisation n’a été communiqué. Contexte et portée du partenariat Nvidia–Intel (IA, semi-conducteurs, marchés boursiers) Le partenariat vise à combiner l’infrastructure d’intelligence artificielle et de calcul accéléré de Nvidia avec la technologie CPU et l’écosystème x86 d’Intel. En data center, Intel doit concevoir des CPU personnalisés intégrés aux plateformes IA de Nvidia. Sur PC, Intel développera des system-on-chips x86 avec des chiplets GPU RTX de Nvidia, une architecture modulaire qui cible l’équilibre performance/efficacité entre CPU et GPU. Réactions des marchés boursiers: Intel en forte hausse, AMD en recul, Nvidia stable Les actions d’Intel ont bondi à l’annonce, avec des hausses intrajournalières dépassant 20 %, reflétant un regain de confiance après plusieurs années de contre‑performances opérationnelles. Le titre d’AMD a cédé environ 5 % dans la foulée, les investisseurs intégrant le risque d’une pression concurrentielle accrue à la fois sur les segments CPU et GPU. Nvidia a affiché une réaction plus mesurée, les opérateurs voyant dans l’opération une consolidation de son rôle central dans l’IA. Chaîne d’approvisionnement et équipementiers: packaging avancé, tests et chiplets Les fournisseurs d’équipements pour semi-conducteurs ont progressé, alimentés par la perspective d’une complexité accrue en packaging avancé et en test. Les conceptions en chiplets, combinées à l’intégration de tuiles GPU dans des plateformes PC, sont susceptibles d’augmenter l’intensité des tests et les besoins en solutions d’assemblage avancées, selon plusieurs analystes du secteur. FormFactor pourrait bénéficier de cette dynamique, Intel ayant historiquement représenté plus de 10 % de son chiffre d’affaires. Limites de l’accord: pas de “wafer supply”, capex 2026, dépendance à TSMC Stifel note que l’accord ne comporte pas de contrat d’approvisionnement en tranches (“wafer supply agreement”). Nvidia ne s’appuiera donc pas sur l’entité de fonderie d’Intel pour fabriquer ses GPU, un point qui limite la visibilité sur un éventuel relèvement des dépenses d’investissement d’Intel en 2026. Le groupe avait déjà signalé une baisse de ses capex cette année-là. Sur le plan industriel, l’absence d’accord de fonderie signifie que TSMC reste l’axe de production majeur pour les GPU Nvidia aux nœuds avancés. Lecture des analystes: Stifel, Wedbush et Baird sur l’alliance stratégique Stifel écrit qu’“il n’y a pas d’accord de fourniture de tranches en place”, jugeant prématuré d’anticiper un plancher plus élevé des capex d’Intel malgré la collaboration, même si la pertinence d’Intel dans le packaging avancé est un signal positif pour la chaîne d’approvisionnement. Wedbush qualifie l’accord de “game changer” pour Intel, positionnant le groupe au cœur de l’IA. Baird parle d’une “collaboration historique”, susceptible de catalyser l’exposition d’Intel à l’IA en fabrication, architecture et parts de marché, tout en soulignant le manque de détails sur le potentiel de revenus et le phasage. Angle géopolitique: États‑Unis–Chine, contrôles à l’export, enquêtes antitrust L’accord intervient dans un contexte de discussions sensibles entre Washington et Pékin où la fourniture de puces IA, l’accès au marché chinois et les contrôles à l’exportation restent prioritaires. Nvidia fait face à des contraintes d’accès pour ses GPU IA avancés en Chine et à des questions réglementaires locales. Le rapprochement avec Intel s’inscrit sur fond de “course à l’IA” et de réorganisation des chaînes de valeur, avec un objectif déclaré de consolider le leadership technologique américain. Concurrence directe: pression accrue sur AMD (CPU, GPU, IA) Pour AMD, la nouvelle crée un double front concurrentiel. Intel vise des CPU sur mesure pour l’IA de Nvidia et des puces PC intégrant des chiplets RTX, deux domaines où AMD a cherché à se différencier par des architectures combinant efficacité énergétique et performances IA. Le partenariat entre ses deux rivaux les plus directs menace de réduire son espace concurrentiel, à la fois en data center et sur PC; la réaction boursière reflète cette lecture. AI PCs et data centers: NVLink, interconnexions et adoption écosystémique Côté PC, l’intégration de chiplets GPU RTX sur des SoC x86 d’Intel laisse entrevoir une segmentation produits axée sur l’IA locale et l’accélération multimédia, alors que les fabricants misent sur la vague des “AI PCs”. Les calendriers de lancement et l’alignement écosystémique (pilotes, frameworks, logiciels) demeurent des inconnues clés pour la part de marché. Dans les data centers, Intel doit développer des CPU adaptés aux plateformes IA de Nvidia, avec l’utilisation de NVLink pour optimiser la connectivité et le débit inter-processeurs, face à l’explosion des charges d’entraînement et d’inférence. Équipementiers semi‑conducteurs: complexité croissante et carnets de commandes Les valeurs liées au packaging et au test sont pressenties gagnantes à court et moyen terme. Les architectures en chiplets, l’empilage mémoire et la co‑intégration d’accélérateurs accroissent la complexité d’assemblage et les besoins en validation, un cycle qui peut soutenir les carnets de commandes au‑delà des variations ponctuelles des capex des fondeurs. Stifel anticipe malgré tout une pression baissière sur les dépenses en équipements de fabrication de tranches d’Intel en 2026, tandis que l’investissement total en logique avancée et foundries pourrait progresser à un rythme à un chiffre médian via des ajouts de capacité chez TSMC, Samsung et Rapidus. Implications pour les investisseurs autonomes : FNB, Nasdaq, volatilité Pour l'investisseur autonome, l’exposition aux semi‑conducteurs demeure un moteur de performance, au prix d’une volatilité élevée. Les titres phares du Nasdaq ainsi que les FNB thématiques et sectoriels axés sur l’IA, les semi‑conducteurs et les infrastructures cloud ont été des véhicules privilégiés. L’annonce Nvidia–Intel justifie un réexamen des pondérations entre Nvidia, Intel et AMD, en intégrant le risque d’exécution, le phasage des produits et la visibilité réglementaire. Catalyseurs à surveiller: feuilles de route produit, capex, AI PCs et data centers Les investisseurs guetteront les prochaines communications: détails d’architecture, prototypes, indications de montée en volume, trajectoires de capex 2026–2027, empreinte en packaging avancé, et alignements avec les grands clients cloud et OEM. Toute clarification sur l’accès au marché chinois, les contrôles à l’export et les dossiers antitrust pourrait servir de déclencheur supplémentaire. Conclusion de marché: reconfiguration concurrentielle et prime de complexité Le marché traite l’accord comme un catalyseur de sentiment pour Intel, un consolidant pour Nvidia et un vent contraire pour AMD. Les fournisseurs d’équipements et de tests captent une prime de complexité. La prochaine étape dépendra de feuilles de route publiées, de démonstrateurs et des premiers jalons commerciaux. Source : https://www.streetinsider.com/Investing/Intel%E2%80%93NVIDIA+partnership%3A+What+does+it+mean+for+semi+equipment+suppliers/25353340.html https://www.streetinsider.com/Investing/Nvidia+investment+seen+as+a+game+changer+for+Intel/25349484.html https://seekingalpha.com/news/4496428-trump-and-xi-set-to-discuss-tiktok-nvidia-trade-and-more https://www.streetinsider.com/Investing/AMD+stock+falls+after+Nvidia-Intel+collaboration+announcement/25348562.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Oracle, Klarna, Robinhood et AppLovin : l’IA et les IPO font bouger Wall Street Oracle surprend la planète financière : une envolée digne de la bulle techno Le nom Oracle évoque souvent une multinationale sérieuse, robuste, mais rarement excitante. Pourtant, l’action Oracle (NYSE : ORCL) vient de connaître une séance historique : plus de 40 % de hausse en une journée, sa meilleure performance de tous les temps. De quoi propulser momentanément son cofondateur Larry Ellison au rang d’homme le plus riche du monde, devant Elon Musk. Pourquoi cet emballement ? Pas parce qu’Oracle a livré des résultats explosifs — ses revenus trimestriels et bénéfices étaient même sous les attentes. Ce qui a allumé la mèche, c’est la vision de l’entreprise pour l’intelligence artificielle. Oracle se présente désormais comme un pilier de la nouvelle course mondiale à l’IA générative. Safra Catz, PDG du groupe, promet une croissance fulgurante de l’infrastructure cloud : un bond de 77 % en revenus d’ici 2026, et jusqu’à 144 milliards USD projetés en 2030. Surtout, Oracle affirme déjà avoir sécurisé 455 milliards USD de contrats futurs, signés avec des acteurs majeurs de l’IA, dont OpenAI et Nvidia. En d’autres mots, tandis que Nvidia vend les fameuses puces, Oracle fournit l’infrastructure et la “toile résistante” (les data centers) qui rendent le tout possible. Oracle (NYSE : ORCL), source TradingView. Les risques derrière l’euphorie Aussi impressionnants soient-ils, ces chiffres ne sont pas sans risque. Oracle consacre plus de 35 milliards USD en dépenses d’investissement cette année, soit 52 % de ses revenus — un niveau jamais vu pour un géant auparavant reconnu pour son flux de trésorerie stable. Autre élément clé : Oracle mise beaucoup sur OpenAI, qui brûle littéralement des milliards en cash pour supporter sa croissance. Si OpenAI échoue à monétiser ses produits (ChatGPT, API, outils IA), une partie fragile de la croissance d’Oracle s’évaporerait. La comparaison avec la bulle techno de la fin des années 1990 revient donc souvent dans les salles de marché. Certains voient Oracle comme le symbole de la prochaine vague durable, d’autres comme le reflet d’un emballement qui pourrait se dégonfler brutalement. Pour l’investisseur autonome et actif, l’important est de voir Oracle comme ce qu’il est : un géant qui a réussi un pivot stratégique dans l’IA. Le titre offre du potentiel, mais avec une volatilité qui pourrait surprendre plus d’un portefeuille. Klarna : une IPO attendue, un retour sur terre pour la fintech Autre événement majeur des dernières semaines : l’introduction en bourse de Klarna (NYSE : KLAR), la fintech suédoise pionnière du Achetez maintenant, payer plus tard (Buy Now, Pay Later). Le titre a été lancé à 40 USD, a bondi jusqu’à 52 USD (+30 %) à l’ouverture, pour finalement clôturer autour de 45,82 USD, soit 15 % au-dessus du prix d’introduction. Klarna a ainsi levé 1,37 milliard USD, pour une valorisation de près de 17,4 milliards USD. C’est un succès, mais à relativiser : l’entreprise valait plus de 45 milliards au sommet de la pandémie en 2021. Et même si Klarna se diversifie (cartes de crédit et débit, licence bancaire européenne, expansion internationale), ses pertes persistent : 99 MUSD au T1, 52 MUSD au T2. Les critiques pointent vers : des droits de vote quasi inexistants pour les nouveaux actionnaires, des obligations d’information réduites en tant qu’émetteur étranger, et un historique fragile de contrôle interne. Pourtant, Klarna garde des atouts intéressants : partenariats avec Walmart et eBay aux États-Unis, expansion active dans 26 pays, et une base d’utilisateurs en forte croissance. L’IPO de Klarna agit comme un baromètre de confiance pour les fintechs : les investisseurs y croient encore, mais à des valorisations réalignées sur la réalité. Robinhood et AppLovin : deux nouveaux joueurs dans le S&P 500 Pendant que Klarna faisait ses débuts à New York, deux entreprises bien connues des traders autonomes ont signé une avancée symbolique : Robinhood (NASDAQ : HOOD) et AppLovin (NASDAQ : APP) rejoignent le prestigieux S&P 500. Robinhood, courtier sans frais popularisé durant l’ère des meme stocks (AMC, GameStop), prend la place de Caesars Entertainment. AppLovin, spécialiste de la pub ciblée dans le mobile et le gaming, remplace MarketAxess. Leurs titres ont immédiatement bondi de 7 % en after-hours suite à l’annonce. C’est logique : les fonds indiciels (ETF, FNB) doivent désormais les inclure, ce qui crée une pression d’achat automatique. Pour Robinhood, c’est une validation importante après des années chahutées. Pour AppLovin, c’est l’aboutissement d’une croissance phénoménale : son action a progressé de plus de 700 % depuis 2023. Le message est clair : malgré les critiques, le S&P 500 continue de se technologiser. Après Datadog et DoorDash, Robinhood et AppLovin confirment que la tech de nouvelle génération prend de plus en plus de poids dans l’indice phare du marché américain. Qu’est-ce que ça veut dire pour l’investisseur autonome actif ? Ces trois actualités donnent plusieurs signaux importants : L’IA est le moteur actuel du marché. Oracle est devenu le symbole de la confiance dans l’infrastructure d’IA. Mais attention au risque d’emballement : la valorisation repose en partie sur des projections optimistes. Les fintechs se cherchent encore. Klarna réussit à lever du capital, mais ses pertes récurrentes et son modèle contesté montrent que le marché exige plus de discipline. Les indices comme catalyseurs. L’entrée de Robinhood et AppLovin au S&P 500 illustre comment la structure même du marché favorise désormais les technologies émergentes. Pour un investisseur actif, suivre ces rebalancements est essentiel : ils entraînent de vrais flux de capitaux. Pour l’investisseur actif qui veut naviguer ce contexte : Rester discipliné : l’euphorie peut vite tourner, comme on l’a vu en 2021-2022. Les pertes de Klarna ou la dépendance d’Oracle à OpenAI rappellent que tout peut changer vite. Conclusion Entre Oracle, Klarna, Robinhood et AppLovin, le fil conducteur est clair : la réinvention de la finance passe par la technologie. Un vétéran qui se repositionne avec l’IA, une fintech qui teste la confiance du marché, et deux nouveaux joueurs qui accèdent à la ligue majeure des indices. Pour l’investisseur autonome et actif, la leçon est simple : les opportunités sont là, mais la discipline est la clé. La volatilité est élevée, la game est mondiale, et seuls ceux qui gardent la tête froide tireront profit du prochain cycle. Source : https://www.cnbc.com/2025/09/05/applovin-robinhood-sp-500.html https://www.cnn.com/2025/09/11/business/oracle-ai-artificial-intelligence https://www.msn.com/en-us/money/topstocks/klarna-s-ipo-is-about-to-price-what-investors-should-know/ar-AA1MdubF L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Emploi en berne, Wall Street en transe: comment lire le signal et protéger vos positions en 2025 Faits SaillantsCe que disent vraiment les chiffres de l’emploiPourquoi les indices montent malgré un rapport «faible»Le bruit politique autour des chiffres n’efface pas la tendanceLecture tactique: «bad news is good news»… jusqu’à un certain pointUn risque majeur: la concentration technologique du S&P 500Où chercher des contrepoids: «délaissés» et défensifs ignorésProtéger ses gains boursiers de 2025: des structures d’options simples et pédagogiquesCe que surveille Wall Street maintenant Les chiffres de l’emploi américain publié ce matin ont envoyé un message sans ambiguïté aux marchés: le cycle de hausse des taux est derrière nous et la fenêtre de détente monétaire s’ouvre. Pour les investisseurs actifs et autonomes, l’enjeu n’est pas seulement de «jouer» la réaction immédiate, mais de comprendre ce que ces données impliquent pour la trajectoire macro, la rotation sectorielle potentielle et, surtout, la protection des gains record accumulés depuis le creux d’avril. Cet article propose une lecture orientée marché et des approches concrètes de gestion du risque, notamment via les options, sans constituer un conseil financier. Ce que disent vraiment les chiffres de l’emploi Croissance de l’emploi faible: les créations de postes non agricoles ont augmenté d’environ 22 000 en août, bien en deçà du consensus (≈75 000), et nettement sous la hausse révisée de juillet (≈79 000). Chômage en hausse: le taux monte à 4,3%, avec une participation qui se redresse marginalement. La mesure élargie du sous-emploi avance à 8,1%, plus haut depuis 2021. Composition mitigée: santé (+31 000) et assistance sociale (+16 000) résistent, tandis que le manufacturier et le commerce de gros reculent (−12 000 chacun). Le secteur public fédéral contribue négativement (−15 000). Révisions et controverse: les révisions post-Covid et la politisation de la statistique augmentent la volatilité perçue des séries, mais le message agrégé reste celui d’un marché du travail qui «perd de la portance». Traduction marché: un marché de l’emploi qui ralentit sans s’effondrer est, historiquement, un sésame pour des attentes de baisse de taux. Les courbes de Fed funds intégrant 100% de probabilité pour −25 pb en septembre, avec une non-négligeable «option» sur −50 pb, ont fait glisser les rendements et soutenu les actions au son du «bad news is good news». Pourquoi les indices montent malgré un rapport «faible» Taux d’actualisation: anticiper une baisse de taux, c’est abaisser le coût du capital, ce qui soutient les multiples, surtout dans les segments croissance/technologie. Secteurs sensibles aux taux: immobilier coté (REITs), logement, et valeurs de duration profitent de l’allègement des anticipations de taux. Des indices sectoriels liés à l’immobilier ont inscrit leurs meilleurs niveaux depuis plusieurs mois. Tech soutenue par des catalyseurs spécifiques: un grand concepteur de puces a bondi d’environ 13% sur des résultats solides et des anticipations d’accélération de revenus IA à partir de l’exercice 2026. Cela a soulagé un marché qui doutait après un épisode de prise de profits lié aux valorisations élevées de l’IA. Mais tout n’est pas linéaire: certaines valeurs de consommation discrétionnaire ont chuté (ex.: un acteur majeur du vêtement de sport a plongé >17% après un abaissement de ses perspectives), rappelant que les déceptions micro peuvent contrebalancer l’optimisme macro. Le bruit politique autour des chiffres n’efface pas la tendance Le rapport d’août arrive dans un contexte politique tendu autour du Bureau of Labor Statistics (BLS). Des critiques et des nominations controversées ont mis en avant la question des révisions statistiques. Malgré ces bruits, la tendance lisible pour les marchés reste la même: ralentissement de l’embauche, hausse graduelle du chômage, et une Fed poussée à couper au moins d’un quart de point, tout en gardant l’œil sur une inflation de base encore «au-dessus de cible» et sur les incertitudes liées aux tarifs commerciaux. Lecture tactique: «bad news is good news»… jusqu’à un certain point Cas 1: faiblesse modérée de l’emploi + inflation en décélération lente = argument en faveur de la détente des taux. Les actions apprécient cette trajectoire, en particulier les valeurs longues en duration (tech, immobilier). Cas 2: dégradation rapide (emplois négatifs, chômage qui grimpe vite) = le marché peut basculer dans une lecture «récession d’abord». Dans ce scénario, les défensifs classiques (santé, utilities, consommation de base) et les couvertures prennent le relais. Cas 3: rebond de l’emploi + inflation tenace ≈ «no landing»: la Fed peut temporiser, les taux restent plus élevés plus longtemps, ce qui pèse sur les multiples et favorise une rotation vers la value/cycliques de qualité. Un risque majeur: la concentration technologique du S&P 500 Les stratèges insistent: la concentration dans les méga capitalisations est élevée (les 8 plus grandes approchant ~40% de l’indice; la tech environ 31%). Beaucoup d’investisseurs se retrouvent surexposés sans le vouloir en combinant: un ETF cœur indiciel large, un fonds large-cap croissance, un fonds/ETF technologique. Résultat: un risque «doublé» ou «triplé» sur le même thème. Un retournement des valorisations tech, même temporaire, peut peser disproportionnellement sur le portefeuille. Où chercher des contrepoids: «délaissés» et défensifs ignorés Les textes mettent en avant plusieurs pistes pour «isoler» le portefeuille sans tout bouleverser: Santé (health care): flux sortants, performance relative en bas de cycle historique («bottom decile»). Paradoxalement, plus personne n’y est, ce qui en fait un bon «différenciateur» de portefeuille. Le secteur peut servir de tampon si la croissance ralentit, tout en abritant de l’innovation (biotech/medtech). Attention aux risques politiques/cycliques. Industrielles et matériaux: si la baisse de taux s’installe, ces segments peuvent bénéficier d’un regain de cycle et de capex. Ils offrent une diversification face au surpoids tech/financières. Transports et small caps: valorisations relatives redevenues attrayantes. Les small caps, sensibles au coût du capital, profitent davantage d’une séquence de baisses de taux, mais souffrent si la macro se détériore trop. Défensifs «ignorés»: santé en tête, mais aussi certains profils de utilities et de consommation de base, à doser selon votre tolérance au risque. L’idée n’est pas de faire une rotation radicale, mais de «déplacer les curseurs» à la marge pour réduire la vulnérabilité à un choc sur les leaders actuels. Protéger ses gains boursiers de 2025: des structures d’options simples et pédagogiques Objectif: conserver une exposition au scénario haussier (si la baisse des taux porte les multiples encore un temps), tout en limitant l’impact d’un retracement Q4 ou début 2026. Voici deux exemples d’approches pour la gestion du risque enseignée dans le cours eOptions++ de DayTrader Canada. Ce ne sont pas des recommandations personnalisées. Protective Put (option de vente de protection) aussi appelé Synthetic Call (option d’achat synthétique) Idée: acheter un put hors jeu (OTM) sur un ETF ou titre que vous possédez dans votre portefeuille. Pourquoi: plafond de perte connu sur la durée de l’option.. Comment réduire le coût: choisir des strikes 5 – 10% sous le cours, avec une échéance couvrant un événement sensible (FOMC, CPI, payrolls, résultats). Plus la maturité est courte, plus le theta pèse, mais la prime est plus faible. Collar «coût net réduit» Idée: financer le put en vendant un call couvert au-dessus du marché Avantage: baisse de la prime nette; protection en cas de choc. Limite: vous capez une partie du potentiel de hausse au-dessus du strike du call. Intéressant quand le titre ou secteur est modérément haussier et que vous êtes prêt à encaisser une prise de gains si le marché dépasse un seuil. Rappels importants: les options impliquent des risques (perte totale de la prime possible, sensibilité à la volatilité implicite et au temps). Comprenez les mécanismes avant mise en œuvre réelle. Ce que surveille Wall Street maintenant FedWatch: probabilité de −25 pb vs. «option» −50 pb. Un −50 pb surprendrait positivement la duration mais pourrait signaler une inquiétude macro plus forte. Inflation sous-jacente (core CPI/PCE): toujours au-dessus de 2%; si la désinflation stagne, la Fed pourrait temporiser après une première coupe. Largeur de marché: nombre de nouveaux plus-hauts vs. plus-bas; participation des small caps. Une hausse portée par peu de noms est plus fragile. Micro signaux: résultats et guidances des leaders IA/tech; un bon ou un mauvais «print» peut dominer le flux. Secteurs «durables» vs. «momentum»: santé, industrielles, matériaux et transports comme amortisseurs potentiels si l’enthousiasme pour la tech faiblit. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/S%26P+500%2C+Nasdaq+hit+record+high+after+weak+jobs+data%3B+Broadcom+surges/25300699.html https://www.cnbc.com/2025/09/05/jobs-report-august-2025.html https://www.cnbc.com/2025/09/05/stock-market-investing-risk-portfolio-trading-changes.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Fin de l’exemption « de minimis » : quels impacts pour les investisseurs ? Faits saillants1. Origines et logique économique de l’exemption de minimis2. Conséquences immédiates sur le commerce et les prix3. Impact sectoriel et boursier : entreprises à surveiller4. Macroéconomie : inflation, commerce mondial et guerre commerciale5. Stratégies d’investissement et opportunités1. Rotation vers le domestique et la seconde main2. Surveiller la solidité des dividendes logistiques3. Consolider ses positions dans les leaders américains4. Hedging contre inflation et volatilité6. Perspectives pour les prochains moisUne réforme technique, mais un choc stratégiqueLe marché aujourd’hui : tensions avant les chiffres de l’inflation Depuis le 29 août 2025, une règle vieille de près d’un siècle a pris fin : l’exemption dite « de minimis ». Jusqu’ici, tout colis importé aux États-Unis d’une valeur inférieure à 800 dollars échappait aux droits de douanes. Une exception cruciale qui a soutenu l’explosion du commerce en ligne transfrontalier et l’essor des géants du bas prix digital comme Shein ou Temu. Désormais, chaque colis sera soumis à des droits calculés selon son pays d’origine, ou à un montant forfaitaire compris entre 80 et 200 dollars. Pour les investisseurs, cette évolution réglementaire n’est pas anecdotique : elle pourrait redessiner la cartographie du e-commerce international, impacter la logistique mondiale, modifier les comportements des consommateurs, et ouvrir de nouvelles opportunités… ou de nouveaux risques boursiers. 1. Origines et logique économique de l’exemption de minimis Introduite dès le Tariff Act de 1930, la clause « de minimis » visait à éviter des coûts de gestion disproportionnés par rapport à de faibles revenus douaniers. Le seuil initial n’était que d’un dollar (l’équivalent d’environ 20 $ aujourd’hui). Évoluant au gré des décennies, il passa à 200 $ en 1993, avant d’être relevé à 800 $ en 2015, afin de stimuler l’e-commerce et soutenir les PME exportatrices. Cette hausse a ouvert la voie à un modèle « direct-to-consumer » très agressif : expéditions quotidiennes massives depuis la Chine ou d’autres pays émergents, avec un avantage prix insurmontable face aux circuits traditionnels. Ce mécanisme a contribué à la croissance explosive de Temu (PDD : NASDAQ) ou Shein, mais aussi au succès de modèles de « dropshipping ». Aujourd’hui, près de 92 % des colis importés bénéficiaient encore de cette exemption. Ce régime favorable, devenu massif, a été jugé par Washington comme une faille fiscale, sécuritaire et commerciale. 2. Conséquences immédiates sur le commerce et les prix Hausse des prix à la consommation : chaque article étranger de valeur inférieure à 800 $ supportera désormais des frais additionnels, rendant moins attractifs les produits au rabais. Ralentissement logistique : les acteurs du transport doivent désormais gérer la collecte des droits de douane, ce qui alourdit la paperasserie et risque de ralentir la chaîne. Basculement de la demande : face à la perte d’avantage prix des plateformes chinoises, les consommateurs américains pourraient privilégier soit les biens domestiques, soit le marché de seconde main. ⚠️ Pour les investisseurs, cela signifie des arbitrages importants dans les valeurs e-commerce, retail, transport et logistique. 3. Impact sectoriel et boursier : entreprises à surveiller E-commerce : Amazon, Shein, Temu, Etsy, ThredUp Amazon (AMZN) : grand gagnant potentiel. Privé de la concurrence frontale à bas prix, le géant américain retrouve un rapport de forces favorable. Les investisseurs long terme pourraient voir cette règle comme un catalyseur supplémentaire de sa domination. Shein et Temu (PDD) : grands perdants. En mai 2025, l’exemption avait déjà été retirée pour la Chine, provoquant une chute de plus de 50 % des utilisateurs actifs quotidiens de Temu et 25 % pour Shein. La généralisation mondiale amplifie la tendance. Etsy (ETSY) : possible renouveau. Plus les importations bon marché s’essoufflent, plus l’artisanat local et la seconde main deviennent compétitifs. ThredUp (TDUP) : profite de la vague « seconde main » (+20 % YoY – année sur année - revenus en 2024). Mais sa rentabilité négative reste un frein à la valorisation. Logistique et transport : UPS, FedEx, DHL UPS (UPS) : risque sur le dividende élevé (7,3 %). Le volume transfrontalier représente un maillon critique ; la baisse de flux pourrait fragiliser ses cash flows. FedEx (FDX) : structure financière plus saine (taux de distribution 33 %), mais la contraction des volumes reste préoccupante. DHL : rendement solide mais exposé à des dividendes jugés fragiles par certains analystes (66 % de taux de distribution). 4. Macroéconomie : inflation, commerce mondial et guerre commerciale La fin de l’exemption de minimis s’inscrit dans une logique de protectionnisme renforcé. Les objectifs de l’administration américaine sont multiples : protéger l’industrie domestique, lutter contre le trafic de contrefaçons et de stupéfiants, accroître les recettes fiscales. En revanche, elle risque d’ajouter une pression inflationniste. Déjà, le PCE (dépenses de consommation personnelle) devrait progresser à 2,9 % en rythme annuel (juillet 2025), au-dessus de la cible Fed de 2 %. Chaque hausse de prix sur les biens importés amplifie ce phénomène. Sur le plan global, l’initiative pourrait inspirer d’autres économies occidentales, déclenchant un cycle de surenchères protectionnistes comparable à une guerre commerciale. 5. Stratégies d’investissement et opportunités 1. Rotation vers le domestique et la seconde main Les entreprises orientées « made in USA » ou d’économie circulaire sont en position de force. 2. Surveiller la solidité des dividendes logistiques Les investisseurs à revenu doivent analyser la durabilité des dividendes d’UPS et DHL : ratios de distribution élevés, marges captives en baisse, exposition directe aux flux internationaux. 3. Consolider ses positions dans les leaders américains AMZN pourrait être l’un des plus bénéficiaires de cette réallocation. Bien que son secteur de détail ait une faible marge, sa part de marché renforcée agit comme un moteur de long terme. 4. Hedging contre inflation et volatilité La fin du « de minimis » alimente à la fois l’inflation et la volatilité boursière. Un positionnement sur l’or ou des valeurs défensives pourrait équilibrer un portefeuille. 6. Perspectives pour les prochains mois À court terme (T3–T4 2025) : baisse attendue du trafic sur Temu/Shein, possible réévaluation positive d’Amazon, accentuation des discours protectionnistes aux États-Unis, pressions inflationnistes légères mais persistantes. À moyen terme (2026) : émergence d’un modèle e-commerce plus domestiqué (localisation des stocks et de la production), recomposition de la chaîne logistique internationale, guerre commerciale susceptible d'entraîner des réponses de l’UE ou de la Chine. Une réforme technique, mais un choc stratégique La fin de l’exemption « de minimis » illustre parfaitement comment une règle en apparence technique peut bouleverser les équilibres du commerce mondial et des marchés financiers. Pour l’investisseur autonome, c’est une alerte : Certains titres risquent de voir leur modèle ébranlé (Temu, Shein, UPS, DHL). D’autres pourraient en sortir renforcés (Amazon, Etsy, économie circulaire). En bourse, comme en trading, la clé n’est pas seulement de suivre les grandes tendances macroéconomiques, mais d’identifier les failles réglementaires qui redistribuent les cartes. La fin du « de minimis » est de celles-ci. Le marché aujourd’hui : tensions avant les chiffres de l’inflation En marge de ces bouleversements liés à la fin des exemptions de minimis, la séance boursière du jour reflète une attente prudente autour des données d’inflation aux États-Unis. Futures US en baisse : Les contrats à terme sur le S&P 500 et le Dow Jones reculent d’environ 0,3 %, tandis que le Nasdaq cède 0,5 %, après avoir frôlé un sommet historique hier. Bitcoin (BTC/USD) glisse vers 110 000 $, traduisant un regain d’aversion au risque. Rendement obligataire : le taux du Treasury 10 ans progresse légèrement, signe de nervosité sur le coût du capital. Matières premières : pétrole et or reculent simultanément, confirmant une phase d’attente des opérateurs. Le marché scrute aussi ce matin la publication de l’indice PCE pour juillet. Le consensus table sur une inflation globale stable à 2,6 %, mais une hausse de l’inflation « core » à 2,9 % (ou inflation sous-jacente en français, est une mesure de l'inflation qui exclut les prix des produits les plus volatils, principalement l'énergie et l'alimentation) contre 2,8 % en juin. Ces chiffres, utilisés par la Réserve fédérale comme jauge principale, seront déterminants avant la prochaine réunion du FOMC des 16-17 septembre. Source : https://seekingalpha.com/news/4490330-what-does-the-end-of-de-minimis-mean-for-investors https://www.investopedia.com/5-things-to-know-before-the-stock-market-opens-august-29-2025-11800294 L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Powell déclenche un rallye boursier Faits SaillantsCe que Powell a vraiment dit — et ce que le marché a entenduLa réaction de marché en chiffresRotation sous la surface: croissance vs valeur, mégacaps vs petites capitalisationsLecture macro: trajectoire des taux, courbe et prime de risqueStratégies pour swing tradersTrois scénarios pour la réunion de septembreConclusion Le discours ce matin de Jerome Powell au symposium de Jackson Hole situé au Wyoming a suffi à raviver l’appétit pour le risque: le Dow Jones a bondi d’environ 865 points (+1,9%) pour inscrire un nouveau record, le S&P 500 a gagné 1,6% et le Nasdaq près de 2%. Les mégacaps technologiques ont accéléré (Tesla +~5%, Meta/Alphabet/Amazon +2%, Nvidia +1,3%), alors que le marché réévalue rapidement la trajectoire des taux: les contrats Fed funds intègrent désormais environ 90–91% de probabilité d’une baisse de 25 pdb dès septembre (contre ~73% avant le discours). Dans la foulée, l’Ether (ETH) a bondi d’environ 9% au-dessus de 4 600, se rapprochant de son record de 2021, provoquant plus de 118 M$ de liquidations de positions vendeuses selon des données de marché. Pour les investisseurs autonomes qui suivent DayTrader Canada, le contexte ouvre des fenêtres de trading — mais aussi des pièges — sur fond de rotation sectorielle, de volatilité événementielle et de marchés déjà chers. Ce que Powell a vraiment dit — et ce que le marché a entendu S’exprimant à Jackson Hole, Powell a rappelé que la politique monétaire demeure en « territoire restrictif » et que « l’équilibre des risques semble évoluer » entre les deux volets du mandat de la Fed (emploi et stabilité des prix). Il a évoqué des « changements profonds » en matière de fiscalité, de commerce et d’immigration susceptibles d’influer sur l’équilibre macroéconomique. En filigrane: si le marché du travail se normalise sans flambée de l’inflation, la Fed peut justifier un début d’assouplissement. Le marché a traduit cette nuance en un message clair: la porte est entrouverte pour une baisse de taux dès septembre. D’où la détente instantanée des anticipations de taux réels, la hausse des actifs longs en duration (tech, crypto) et le soulagement plus large sur les actions. Attention toutefois à ne pas confondre orientation et destination: Powell n’a pas promis un cycle accéléré de baisses. La trajectoire restera conditionnée par les prochains chiffres d’inflation (CPI/PCE), d’emploi (NFP) et d’activité (ISM). La réaction de marché en chiffres Indices US: Dow Jones +~865 pts (+1,9%, record), S&P 500 +1,6%, Nasdaq +~2%. Mégacaps: Nvidia +1,3%; Meta, Alphabet, Amazon >+2%; Tesla ~+5%. Dynamiques hebdomadaires: malgré le rallye, S&P 500 et Nasdaq affichent encore -0,9% et -2% sur la semaine; le Dow surperforme à +0,3%. Crypto: ETH +~9% au-dessus de 4 600 ; valeurs corrélées en hausse (Coinbase +~6%, plusieurs titres exposés à l’Ether >+10%). En toile de fond, les marchés s’inquiétaient ces derniers jours de valorisations élevées et d’une inflation tenace. Le changement brutal d’anticipations de politique monétaire a déclenché un « risk-on » généralisé. Rotation sous la surface: croissance vs valeur, mégacaps vs petites capitalisations Un point clé pour les traders actifs: la mécanique de rotation. Les baisses de taux attendues allègent le coût du capital et, historiquement, soutiennent: les titres de croissance à duration longue (méga-technos), mais aussi les petites capitalisations et les « value plays » plus endettés et cycliques, qui bénéficient d’un crédit moins contraint. Le marché, qui favorisait un leadership mégacap concentré, a montré des signes de rééquilibrage. Pour valider une rotation durable, surveillez: l’écart de performance IWM (petites capitalisations) vs QQQ (méga-technos), la tenue des financières et industrielles (sensibles à la courbe des taux). Si la rotation se confirme, les rallies ne seront plus uniquement concentrés sur les grandes capitalisations; les traders intra journaliers trouveront davantage de configurations de trading sur des dossiers secondaires, avec plus de poursuite intra séance autour du VWAP (prix moyen pondéré par les volumes) et des niveaux HOD/LOD (plus haut/plus bas du jour). Lecture macro: trajectoire des taux, courbe et prime de risque Avec environ 90–91% de probabilité d’une baisse de 25 pdb en septembre (outil FedWatch), le scénario de base du marché devient celui d’un pivot graduel. Implications: Courte durée: les financières peuvent respirer si la courbe s’accentue et que le risque de défaut reste maîtrisé. Longue durée: les actifs sensibles aux taux réels (tech, or/crypto) gardent l’avantage tant que l’inflation ne ré-accélère pas. Prime de risque actions: si les bénéfices tiennent, une détente des rendements soutient les multiples; à l’inverse, une absence de baisse ou une rhétorique plus dure réimprimera de la volatilité. Le message pour un investisseur autonome: penser en scénarios et éviter de tout miser sur une seule direction. La Fed a acheté de la flexibilité, pas une trajectoire linéaire. Stratégies pour swing traders Breakouts disciplinés sur leaders: sur mégacaps en force (Tesla, composantes Dow en tendance), entrer sur cassure confirmée des plus hauts de séance avec stop serré sous le dernier creux 5/15 min. Objectif: capturer la poursuite alimentée par le flux d’ordres et les « momentum algos ». Rotation tactique: construire des trades « relative strength » longs petites capitalisations/valeur vs couverture partielle sur méga-technos après extension. Le ratio IWM/QQQ est votre boussole: une pente ascendante valide la thèse. Pullbacks sur financières/industrielles: si la courbe se repentifie, viser des replis contrôlés vers des moyennes 20/50 sessions avec confirmation de volume. Crypto-proxies côté actions: privilégier des stratégies options (spreads bull) pour encadrer le risque; éviter le levier directionnel pur au lendemain de gros squeezes. Gestion du risque: risque par trade ≤0,5–1% du capital; réduire l’exposition avant événements macro (CPI, NFP, FOMC); utiliser des stops temps en plus des stops prix en environnement de flux rapides. Trois scénarios pour la réunion de septembre Coup de 25 pdb (scénario central, déjà ‘pricé’) Marchés: risque de « buy the rumor, sell the news » si pas de surprise; rotation vers cycliques/valeur si guidance rassurante. Tactique: alléger sur extensions des mégacaps; privilégier des entrées sur replis des secteurs bénéficiaires de la détente du crédit. Dovish surprise (50 pdb ou guidage très accommodant) Marchés: baisse des rendements plus marquée; surperformance croissance/crypto; reprise des valeurs à duration longue. Hawkish hold (pas de baisse, ton plus ferme) Marchés: reprice brutal; défensives et cash rois; volatilité en hausse. Tactique: hedges (protection) via puts indiciels ou collars; rechercher des shorts tactiques sur titres à multiples élevés rompant leurs supports. Conclusion Le message de Jackson Hole a réenclenché un appétit pour le risque qui dépasse la seule technologie et s’étend aux segments encore délaissés cette année. Les probabilités de baisse de taux en septembre avoisinent désormais 90–91%, mais la Fed reste pilotée par les données et l’équilibre des risques est mouvant. Pour l’investisseur autonome, l’enjeu n’est pas de prédire la prochaine phrase de Powell, mais d’opérationnaliser des scénarios cohérents, de surveiller la rotation sous la surface et de garder une discipline de gestion du risque. Les meilleures opportunités émergent souvent là où la liquidité revient après une longue traversée du désert — à condition d’entrer et de sortir avec méthode. Source : https://www.cnbc.com/2025/08/21/stock-market-today-live-updates.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Rencontre Trump-Poutine: quels enjeux pour les marchés boursiers, l’énergie et la politique monétaire? La séance de vendredi livre un condensé de ce que les marchés boursiers savent le mieux faire: réévaluer, rebalancer et spéculer sur l’avenir. Alors que le Dow Jones Industrial Average a brièvement inscrit un plus haut historique, porté par un spectaculaire rebond d’UnitedHealth, l’attention des investisseurs s’est focalisée sur la rencontre Trump-Poutine. Pour des investisseurs autonomes, l’équation de la semaine tient en trois blocs indissociables: la micro (UnitedHealth et le secteur santé), la macro (Fed et trajectoire des taux) et la géopolitique (rencontre Trump-Poutine, Ukraine et prix du pétrole). Ce triptyque façonne le flux de risques et d’opportunités à court terme. Santé en tête d’affiche: UnitedHealth propulse un Dow price-weighted Le bond d’UnitedHealth (+13,5% intra séance) a servi de catalyseur. L’annonce d’un renforcement de participation de Berkshire Hathaway, couplée à un virage plus haussier de Scion Asset Management (Michael Burry), a déclenché une nouvelle évaluation express de la valeur. Rappelons que le Dow est un indice ‘price-weighted’: une hausse d’un titre à fort prix unitaire y pèse plus que dans le S&P 500. C’est l’une des raisons pour lesquelles le Dow a pu brièvement toucher un sommet tandis que le S&P 500 et le Nasdaq évoluaient plus mollement. Ce mouvement a essaimé sur l’ensemble du secteur santé, en progression d’environ 1,3% sur la séance et en passe de signer sa meilleure semaine depuis octobre 2022. Après une année marquée par des coûts en hausse et une sévère correction d’UnitedHealth (environ -40% avant le rebond), il n’est pas surprenant de voir des opérateurs couvrir des positions vendeuses et repondérer le secteur. Pour un trader intra séance, la dynamique de ‘short covering’ s’observe souvent via un prix au-dessus du VWAP (Volume Weighted Average Price) avec des accélérations sur cassure de niveaux clés et un élargissement des spreads d’options côté call. Macro: une Fed à un virage de cycle, mais des valuations qui imposent l’humilité Le marché price une probabilité élevée d’une baisse de taux de 25 points de base en septembre. Le narratif est cohérent: affaiblissement du marché du travail, consommation qui tient mais sans excès (ventes au détail en ligne avec les attentes), inflation encore contenue malgré des tarifs annoncés qui n’ont pas pleinement percolé dans les indices de prix. Les commentaires prudents du président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee, s’inscrivent dans un registre « dépendant aux données », laissant la porte ouverte à un assouplissement si la désinflation progresse. Deux nuances s’imposent toutefois. D’abord, l’inflation induite par les tarifs a un délai de transmission; le fait qu’elle ne soit pas encore visible dans le CPI (Consumer Price Index) ne signifie pas qu’elle ne se matérialisera pas. Ensuite, la volatilité implicite est basse et les valorisations demeurent tendues. Comme le rappelle Joe Saluzzi (Themis Trading), la complaisance guette lorsque les indices enchaînent les plus hauts avec un VIX comprimé et des spreads de crédit étroits. Pour l’investisseur autonome, cela milite pour des tailles de position disciplinées et des stops respectés, car le « repricing » peut être abrupt si un catalyseur déçoit. Géopolitique: rencontre Trump-Poutine, Ukraine et prix du pétrole La rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine est perçue par les marchés comme un possible point d’inflexion. Deux axes dominent: la trajectoire du conflit en Ukraine et, par ricochet, l’offre/les sanctions énergétiques. L’éventualité d’un chemin diplomatique, même fragile, réduirait la prime de risque géopolitique intégrée dans le pétrole brut. À l’inverse, un durcissement rhétorique ou une extension des sanctions pourrait tendre davantage le marché. Pour modéliser les réactions potentielles, pensez en termes de scénarios et de prime de risque: Scénario d’apaisement crédible. Une feuille de route, même vague, vers un cessez-le-feu ferait reculer la prime géopolitique. Le Brent pourrait céder plusieurs dollars, avec une sous-performance relative des producteurs E&P et du service pétrolier à court terme. Les compagnies aériennes et les transporteurs, sensibles au pétrole, en tireraient un bénéfice immédiat. En Europe, un rallye des actifs sensibles au gaz et à l’électricité est plausible, les courbes de futures se dégonflant. Scénario de statu quo. Le marché « fait le tour » de la nouvelle sans signal fort. La réaction serait alors micro-dirigée par secteurs déjà en mouvement (santé, semi-conducteurs) et par la macro (Fed/taux). Attention au bruit de marché : dans ce cas, un retour à la moyenne sur les indices est fréquent après le premier mouvement post-titre. Scénario d’escalade. Un discours plus dur et de nouvelles contraintes d’offre pousseraient le brut à la hausse, favorisant l’énergie et les valeurs défensives (utilities, santé) mais comprimant les marges des secteurs intensifs en énergie et potentiellement l’appétit pour la duration si l’inflation attendue remonte. Dans un tel contexte, suivez de près la pente de la courbe des taux et le dollar: un dollar ferme resserre les conditions financières et pénalise les matières premières non indexées sur l’énergie. Tarifs, semi-conducteurs et politique industrielle : où se logent les chocs? Les annonces tarifaires attendues sur l’acier et les semi-conducteurs constituent un autre front. Applied Materials a plongé suite à des prévisions décevantes, illustrant la vulnérabilité du complexe des équipements face aux cycles d’investissement et aux frictions commerciales. À l’inverse, Intel s’est apprécié sur l’hypothèse d’une prise de participation par l’État, signe que l’« industrial policy » américaine continue de redistribuer les cartes au sein du secteur. Lecture inter-actifs: actions, taux, devises, matières premières Côté actions, la dispersion sectorielle est la norme. Santé et certaines mégacaps « qualité » profitent d’un cocktail taux en baisse/visibilité de cash-flow. Les cycliques sensibles aux tarifs (industrie lourde, autos) nécessitent une sélectivité accrue, surtout si l’acier devient plus cher. Les financières aiment une pentification modérée de la courbe mais redoutent un atterrissage économique trop brutal; surveillez les banques régionales pour un baromètre de risque crédit. Sur les taux, une détente anticipée de 25 pb en septembre ancre un biais baissier des rendements, mais la composante « inflation d’échange » (via tarifs/énergie) peut contrecarrer ce mouvement. Le 2 ans reste le meilleur thermomètre des attentes de la Fed; le 10 ans vous renseigne sur la croissance/inflation de fond. Un ‘bear steepening’ (pentification baissière) post-rencontre serait un signal d’inflation implicite qui remonte. Sur le FX, un dollar qui se raffermit sur risque géopolitique pèse sur les matières premières et sur les marchés émergents; à l’inverse, un dollar plus faible en cas d’apaisement et d’une Fed accommodante soutient les stratégies de portage et le bêta global. Sur l’énergie, la convexité est élevée autour de la rencontre. Les options sur Brent/WTI intégreront une prime d’événement; l’après événement voit souvent une « vol crush ». Stratégie avancée possible pour les investisseurs techniquement outillés: attendre l’écrasement de volatilité pour initier des positions directionnelles plus nettes, plutôt que de payer la vol au pire moment. Ce que disent les données de marché du jour Dans la séance étudiée, le Dow progressait d’environ 0,20% autour de 44 998,75, tandis que le S&P 500 reculait de 0,28% à 6 450,36 et le Nasdaq de 0,47% à 21 609,23. Les statistiques mixtes (ventes au détail conformes, confiance des consommateurs et production manufacturière plus faibles) confortent l’idée d’un atterrissage désinflationniste sans certitude absolue. La largeur de marché demeurait mitigée, avec plus de valeurs en baisse qu’en hausse sur NYSE et Nasdaq. Ce contexte plaide pour du stock picking méthodique et une lecture intra séance agile. Risques à ne pas sous-estimer La complaisance est un risque en elle-même. Un VIX bas n’est pas une assurance tous risques, et une volatilité comprimée précède fréquemment des épisodes de décompression. Les tarifs, par nature non linéaires, peuvent créer des effets de second tour sur les prix à la production puis à la consommation. Enfin, une surprise négative sur la rencontre Trump-Poutine pourrait réapprécier brutalement les primes de risque: spreads de crédit, dollar fort, matières premières en tension. Dans ce cas, la priorité reste la préservation du capital: réduction des tailles, stops non négociables, et retour à des structures optionnelles à risque limité. Conclusion: flexibilité et discipline Pour l’investisseur autonome formé à DayTrader Canada, la période combine un leadership sectoriel réémergeant (santé), une macro favorable mais conditionnelle (Fed possiblement dovish en septembre) et un catalyseur géopolitique binaire (rencontre Trump-Poutine). La meilleure réponse reste une discipline opérationnelle: préparation des niveaux, scénarios écrits à l’avance, exécution graduelle et gestion active du risque. La clé n’est pas de prédire la manche suivante, mais d’être prêt à trader la réaction du marché, avec un biais qui s’ajuste aux faits et non aux préférences. Source : https://www.streetinsider.com/General+News/Dow+briefly+hits+record+high+on+UnitedHealth+boost%3B+Trump-Putin+meet+in+focus/25210542.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Revue hebdomadaire des marchés boursiers : entre espoirs de baisse des taux et volatilité des résultats Faits saillants.Politique monétaire : la Fed au centre de l’attentionPerformances des indices : S&P 500 et Nasdaq en têteRésultats trimestriels : entre mines d’or et mines antipersonnelAnalyse technique : signaux de prudence sur le NasdaqContexte macroéconomique et tensions commercialesPerspectives et stratégies pour investisseurs autonomesConclusion La semaine qui s’achève sur les marchés boursiers américains a été marquée par une dynamique contrastée, oscillant entre l’optimisme suscité par la perspective d’une politique monétaire plus accommodante et la volatilité liée à la saison des résultats trimestriels. Pour les investisseurs autonomes, notamment ceux qui suivent l’approche DayTrader Canada, il est crucial de comprendre les forces en présence afin d’ajuster leurs stratégies de trading et d’investissement. Cet article propose une analyse approfondie des événements clés de la semaine, des tendances sectorielles, ainsi que des perspectives à court terme. Politique monétaire : la Fed au centre de l’attention L’un des principaux catalyseurs de la semaine a été la nomination par Donald Trump de Stephen Miran, président du Council of Economic Advisers, à un poste temporaire au sein du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed). Cette décision intervient alors que la succession de Jerome Powell, dont le mandat s’achève le 15 mai, suscite de nombreuses spéculations. Miran, réputé pour ses positions alignées sur celles de Trump, a déjà critiqué Powell pour avoir tardé à baisser les taux d’intérêt. Cette nomination, perçue comme un signal en faveur d’une politique monétaire plus « dovish », a ravivé les espoirs de baisses de taux rapides. Selon l’outil FedWatch du CME Group, les marchés anticipent désormais à près de 90 % une première baisse dès le mois prochain, avec au moins deux réductions d’ici la fin de l’année. Toutefois, certains analystes mettent en garde contre une politisation excessive de la Fed, qui pourrait nuire à son indépendance et à sa crédibilité. Performances des indices : S&P 500 et Nasdaq en tête Sur le plan des indices, la semaine a été globalement positive. À la mi-journée vendredi, le Dow Jones progressait de 0,27 % à 44 087,97 points, le S&P 500 gagnait 0,62 % à 6 379,20 points, et le Nasdaq Composite s’adjugeait 0,79 % à 21 410,34 points. Le S&P 500 et le Nasdaq étaient en passe de signer leur meilleure performance hebdomadaire depuis plus d’un mois, tandis que le Dow Jones enregistrait des gains plus modestes. Cette progression s’explique en partie par la rotation sectorielle observée au sein du S&P 500. Le secteur des services de communication a mené la danse avec une hausse de 1,1 %, tandis que la consommation discrétionnaire s’imposait comme le secteur le plus performant de la semaine. À l’inverse, la santé a reculé de 1,2 %, pénalisée par la chute d’Eli Lilly après des résultats cliniques décevants. Résultats trimestriels : entre mines d’or et mines antipersonnel La saison des résultats a une fois de plus démontré sa capacité à générer de la volatilité, avec des réactions parfois extrêmes à la publication des chiffres trimestriels. Parmi les gagnants, Gilead Sciences a bondi de 8,6 % après avoir relevé ses prévisions annuelles, tandis qu’Expedia a grimpé de 16 % grâce à des perspectives de croissance solides. Block (anciennement Square) a également surpris positivement avec une hausse de 8,6 %. À l’opposé, Trade Desk a connu une véritable débâcle, chutant de plus de 40 % en une seule séance après avoir annoncé un ralentissement marqué de la croissance de ses revenus au deuxième trimestre. Pinterest a également déçu, plongeant de 12 % suite à des résultats inférieurs aux attentes. D’autres valeurs comme Twilio et Sezzle ont enregistré des baisses à deux chiffres, illustrant la sélectivité accrue des investisseurs face aux publications. Cette volatilité accrue offre des opportunités, mais aussi des risques pour les day traders et les investisseurs actifs. Il est essentiel de bien analyser les fondamentaux et de surveiller les réactions du marché pour éviter les « earnings traps ». Analyse technique : signaux de prudence sur le Nasdaq D’un point de vue technique, le Nasdaq a montré des signes de faiblesse malgré la hausse hebdomadaire. L’indice a connu plusieurs séances de « stalling », caractérisées par une hausse des volumes sans progression significative des prix, et a clôturé à plusieurs reprises dans la moitié inférieure de sa fourchette intrajournalière. Depuis le 31 juillet, le Nasdaq a inversé sa tendance à la baisse à trois reprises après avoir atteint des sommets, ce qui invite à la prudence. Parmi les valeurs du Nasdaq 100, Wheaton Precious Metals a poursuivi sa progression, atteignant un nouveau sommet historique après avoir dépassé un point d’achat clé. Ouster, spécialiste des technologies lidar, a bondi de 24 % grâce à une forte demande dans l’automatisation logistique et les robotaxis. À l’inverse, Microchip Technology, DoorDash et Shopify ont ouvert en baisse, confirmant la sélectivité du marché. Contexte macroéconomique et tensions commerciales Au-delà des résultats d’entreprises et de la politique monétaire, les investisseurs ont également surveillé les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Inde. New Delhi a suspendu de nouveaux achats d’armes et d’avions américains après que Trump a relevé les droits de douane sur les exportations indiennes à 50 %, un niveau parmi les plus élevés pour un partenaire commercial des États-Unis. Cette escalade protectionniste pourrait avoir des répercussions sur certains secteurs, notamment l’aéronautique et la défense. Par ailleurs, le président de la Fed de St. Louis, Alberto Musalem, a rappelé que la banque centrale devait équilibrer les risques liés à l’inflation et à l’emploi avant de décider d’une éventuelle baisse des taux, soulignant la complexité de l’environnement macroéconomique actuel. Perspectives et stratégies pour investisseurs autonomes Pour les investisseurs autonomes et les négociants actifs, la période actuelle exige une vigilance accrue et une gestion rigoureuse du risque. La perspective de baisses de taux pourrait soutenir les marchés à court terme, mais la volatilité des résultats et les incertitudes géopolitiques invitent à la prudence. Quelques recommandations pour naviguer dans ce contexte : Surveiller les annonces de la Fed : Les décisions et les discours des membres de la Réserve fédérale continueront d’influencer la direction des marchés. Il est conseillé de rester attentif aux prochaines réunions et aux indicateurs macroéconomiques clés. Analyser la saison des résultats : Privilégier les entreprises affichant une croissance solide et des perspectives positives, tout en évitant les valeurs trop spéculatives ou exposées à des risques sectoriels. Utiliser l’analyse technique : Les signaux de retournement ou de consolidation sur les indices majeurs, notamment le Nasdaq, doivent être pris en compte pour ajuster les points d’entrée et de sortie et les niveaux d’arrêt sur perte et prise de profit. Diversifier les positions : Face à l’incertitude, la diversification sectorielle et géographique reste un atout pour limiter l’impact des chocs exogènes. Conclusion La semaine écoulée sur les marchés boursiers américains illustre parfaitement la complexité de l’environnement actuel, où espoirs de soutien monétaire et volatilité des résultats cohabitent. Pour les investisseurs autonomes, la clé réside dans l’agilité, la discipline et la capacité à s’adapter rapidement aux nouvelles données. En restant informé et en appliquant une gestion rigoureuse du risque, il est possible de tirer parti des opportunités tout en limitant les pertes potentielles. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+Street+set+for+weekly+gains+as+Trumps+interim+Fed+pick+maintains+easing+hopes/25170845.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les titres qui bougent en bourse et la course à la capitalisation boursière Faits SaillantsIntroduction : Comprendre la volatilité des marchés pour mieux investirNike : Un rebond spectaculaire malgré des vents contrairesRésultats mitigés, mais perspectives rassurantesUn repositionnement stratégique sur le segment runningAnalyse technique et opportunités de tradingPalantir : L’IA comme moteur de croissance et de volatilitéUn nouveau sommet historiqueVolatilité et gestion du risqueNvidia : Le leader incontesté de la révolution IA et la course à la capitalisation boursièreDes résultats et une dynamique hors normesLa course au club des 4 000 milliards de dollarsImplications pour les investisseurs autonomesAnalyse croisée : Quelles leçons pour les investisseurs autonomes ?1. L’importance de la veille sur les titres volatils2. Comprendre les catalyseurs fondamentaux3. Adapter ses stratégies à la volatilitéConclusion : Saisir les opportunités dans un marché en mutation Introduction : Comprendre la volatilité des marchés pour mieux investir Pour les investisseurs autonomes, suivre les titres qui bougent en bourse, les plus volatils et les mouvements majeurs du marché boursier est essentiel pour saisir des opportunités de trading à court terme. En ce vendredi 27 juin, plusieurs actions se distinguent par des variations spectaculaires, à commencer par Nike, qui a affiché un gap impressionnant de 10 % à l’ouverture, suivi de près par Palantir et Nvidia, deux piliers de la révolution de l’intelligence artificielle. Ce billet propose une analyse de ces mouvements, des facteurs fondamentaux qui les sous-tendent, et des perspectives pour les investisseurs actifs, en particulier ceux qui suivent l’approche DayTrader Canada. Nike : Un rebond spectaculaire malgré des vents contraires Nike (NKE) a surpris les marchés ce matin avec une hausse de plus de 10 % en préouverture, un mouvement rare pour un titre de cette capitalisation. Ce bond s’explique par une combinaison de facteurs fondamentaux et techniques qui méritent l’attention des investisseurs autonomes. Résultats mitigés, mais perspectives rassurantes Le géant du sportswear a publié des résultats trimestriels en baisse, avec un recul de 12 % du chiffre d’affaires à 11,1 milliards de dollars, mais supérieurs aux attentes du consensus (10,7 milliards). Malgré une chute de 20 % des ventes en Chine et une quasi-absence de profit, le marché a choisi de se concentrer sur les perspectives de redressement annoncées par le nouveau PDG, Elliott Hill. Nike prévoit de réduire la part de ses produits fabriqués en Chine pour le marché américain à moins de 10 % d’ici mai 2026, contre 16 % actuellement. Cette stratégie vise à limiter l’impact des nouveaux tarifs douaniers américains, qui pourraient alourdir la facture de Nike d’un milliard de dollars supplémentaires. Cette anticipation d’un repositionnement industriel rassure les investisseurs sur la capacité du groupe à s’adapter à un environnement géopolitique incertain. Un repositionnement stratégique sur le segment running La dynamique positive s’explique aussi par le retour en force du segment running (course), grâce à des lancements de produits innovants (Pegasus, Vomero) et à une gestion plus rigoureuse des stocks, notamment via des promotions sur les modèles plus anciens (Air Force 1, Air Jordan 1). Nike renoue également avec ses partenaires de distribution traditionnels, élargissant sa présence physique, ce qui devrait soutenir la croissance à moyen terme. Analyse technique et opportunités de trading Pour les traders, le gap haussier de Nike offre un cas d’école : la réaction du marché à des nouvelles mitigées, mais mieux qu’attendu, illustre l’importance de l’anticipation des flux acheteurs. Les volumes échangés et la volatilité accrue ouvrent la porte à des stratégies de breakout ou de suivi de tendance, avec des arrêts sur perte, ou encore mieux des options, pour gérer le risque. Palantir : L’IA comme moteur de croissance et de volatilité Palantir Technologies (PLTR) continue de faire parler d’elle avec une progression de 91 % depuis le début de l’année, portée par l’engouement autour de l’intelligence artificielle et de l’analyse de données massives. Un nouveau sommet historique Le titre a atteint un record à 144,25 $ jeudi, avant de poursuivre sa hausse en préouverture. Cette envolée s’explique par la perception de Palantir comme un acteur incontournable de l’IA, capable de monétiser ses solutions auprès des gouvernements et des grandes entreprises. La société bénéficie d’un effet de levier important sur la tendance de fond de la digitalisation et de l’automatisation des processus décisionnels. Volatilité et gestion du risque Pour les investisseurs autonomes, Palantir est un titre à surveiller de près : sa volatilité élevée en fait une cible privilégiée pour les stratégies de trading, mais impose une gestion du risque rigoureuse. Les mouvements rapides, souvent amplifiés par les flux d’actualités et les annonces de contrats, nécessitent une discipline stricte sur les points d’entrée et de sortie. Nvidia : Le leader incontesté de la révolution IA et la course à la capitalisation boursière Nvidia (NVDA) s’impose comme le moteur de la révolution de l’intelligence artificielle, avec une capitalisation boursière record de 3 782 milliards de dollars, dépassant même Microsoft et Apple sur certaines séances. Des résultats et une dynamique hors normes Nvidia a clôturé à un nouveau sommet historique, enchaînant les séances de hausse grâce à une demande explosive pour ses puces dédiées à l’IA. Selon les analystes de Wedbush, chaque dollar investi dans Nvidia génère un effet multiplicateur de 8 à 10 dollars dans l’ensemble de l’écosystème technologique, tant la société est devenue centrale dans l’infrastructure numérique mondiale. La course au club des 4 000 milliards de dollars Nvidia et Microsoft sont désormais au coude-à-coude pour franchir la barre symbolique des 4 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, un seuil jamais atteint dans l’histoire des marchés. Cette course reflète l’importance stratégique de l’IA et du cloud dans la nouvelle économie numérique. Les analystes anticipent même que la prochaine étape sera le club des 5 000 milliards, avec Nvidia, Microsoft, Amazon, Alphabet (Google) et Meta en tête de file. Implications pour les investisseurs autonomes Pour les investisseurs actifs, Nvidia reste un titre phare à surveiller. Sa liquidité exceptionnelle, sa volatilité et la récurrence des catalyseurs (résultats, annonces de nouveaux produits, partenariats stratégiques) en font un terrain de jeu idéal pour les stratégies de momentum et de swing trading. Toutefois, la valorisation élevée impose de rester vigilant face aux risques de correction technique. Analyse croisée : Quelles leçons pour les investisseurs autonomes ? 1. L’importance de la veille sur les titres volatils Les mouvements spectaculaires de Nike, Palantir et Nvidia illustrent la nécessité, pour les investisseurs autonomes, de rester en alerte sur les titres à forte volatilité. Ces actions offrent des opportunités de gains rapides, mais exigent une maîtrise des outils d’analyse technique et une gestion du risque sans faille. 2. Comprendre les catalyseurs fondamentaux Au-delà des graphiques, il est crucial de comprendre les facteurs fondamentaux qui sous-tendent les mouvements de marché : résultats financiers, annonces stratégiques, innovations produits, contexte géopolitique (comme les tarifs douaniers pour Nike), ou encore tendances structurelles (l’IA pour Nvidia et Palantir). 3. Adapter ses stratégies à la volatilité Les gaps d’ouverture, les records historiques et les rotations sectorielles sont autant de signaux à exploiter pour les traders. L’utilisation de stops dynamiques ou d’options, de prises de profits partielles et d’une discipline stricte sur les tailles de position sont des éléments clés pour tirer parti de la volatilité sans s’exposer à des pertes excessives. 4. Suivre les leaders de la nouvelle économie La course à la capitalisation boursière entre Nvidia et Microsoft symbolise la transformation profonde des marchés, où l’IA et le cloud deviennent les nouveaux moteurs de croissance. Pour les investisseurs autonomes, il est essentiel de surveiller ces leaders, d’anticiper les rotations sectorielles et de rester agile face à l’évolution rapide des tendances. Conclusion : Saisir les opportunités dans un marché en mutation La semaine qui se termine restera marqué par des mouvements spectaculaires sur des titres emblématiques comme Nike, Palantir et Nvidia. Pour les investisseurs autonomes, ces épisodes de volatilité sont autant d’opportunités à saisir, à condition de combiner analyse technique, compréhension élémentaire des fondamentaux et gestion rigoureuse du risque. L’école DayTrader Canada encourage ses membres à rester informés, disciplinés et à tirer parti des outils de contrôle de risque pour naviguer avec succès sur des marchés en perpétuelle évolution. Source : https://www.bnnbloomberg.ca/tariffs/2025/06/27/nike-shares-rally-as-turnaround-takes-shape-amid-tariff-woes https://www.barrons.com/articles/inflation-pce-fed-rates-95c66d65 https://www.streetinsider.com/General+News/Microsoft+and+Nvidia+lead+the+charge+toward+%244+trillion+market+cap%3A+Wedbush/24986975.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’impact du Moyen-Orient sur les marchés financiers Faits Saillants1. Géopolitique et volatilité boursière : un cocktail explosif2. Le dollar américain : valeur refuge en période d’incertitude3. Le pétrole : baromètre de la tension au Moyen-Orient4. L’or : valeur refuge, mais pas sans limites5. Politiques monétaires et inflation : un casse-tête pour les banques centrales6. Stratégies d’investissement en période de tensions géopolitiques7. Perspectives à moyen terme : vigilance et opportunités L’actualité géopolitique du Moyen-Orient, notamment le conflit entre Israël et l’Iran, façonne l’environnement des marchés financiers mondiaux. Pour les investisseurs autonomes, comprendre les ramifications de ces tensions est utile pour ajuster leurs stratégies de trading et de gestion de portefeuille. Ce billet propose une analyse de l’impact du Moyen-Orient sur les marchés boursiers, le marché des devises, les matières premières (pétrole, or) et les politiques monétaires. 1. Géopolitique et volatilité boursière : un cocktail explosif Les marchés boursiers réagissent de manière quasi-instantanée aux développements géopolitiques majeurs. La récente escalade entre Israël et l’Iran a illustré ce phénomène : à chaque annonce de frappes ou de menaces, les indices majeurs comme le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq connaissent des mouvements de volatilité marqués. Par exemple, l’annonce d’un report de la décision américaine sur une éventuelle implication directe dans le conflit a permis aux marchés américains d’ouvrir en hausse, les investisseurs saluant l’absence d’escalade immédiate. Pour les investisseurs autonomes, la volatilité induite par la géopolitique peut être une source d’opportunités, mais aussi de risques accrus. Les stratégies de trading multi séances, qui misent sur les mouvements court terme des prix, peuvent tirer parti de ces fluctuations, à condition de bien gérer le risque et de rester informé en temps réel. 2. Le dollar américain : valeur refuge en période d’incertitude En période de tensions géopolitiques, le dollar américain joue traditionnellement son rôle de valeur refuge. La crise actuelle au Moyen-Orient n’échappe pas à la règle : l’indice du dollar (DXY) a enregistré sa plus forte hausse hebdomadaire depuis plus d’un mois, porté par la demande accrue des investisseurs cherchant à se protéger contre l’incertitude. Cette appréciation du dollar a des conséquences directes sur les autres devises majeures. L’euro et le yen, par exemple, ont connu des mouvements contrastés, tandis que les devises corrélées au risque, comme le dollar australien et néo-zélandais, sont restées relativement stables. Pour les investisseurs actifs sur le Forex, la compréhension de ces dynamiques est cruciale pour anticiper les mouvements de court terme et ajuster les positions en conséquence. Pour mieux comprendre le marché du Forex et obtenir un accompagnement hebdomadaire, DayTrader Canada offre le programme FOREX et Investissement Actif: Nouvelle Équation Gagnante. 3. Le pétrole : baromètre de la tension au Moyen-Orient Le pétrole brut reste l’actif le plus sensible aux tensions au Moyen-Orient, la région étant un acteur clé de la production mondiale. Les prix du Brent et du WTI ont connu des variations importantes au gré des annonces de frappes et de menaces sur les infrastructures pétrolières. Malgré une légère baisse après l’annonce d’un report de la décision américaine, le Brent est resté proche de ses sommets annuels, illustrant la nervosité persistante des marchés. L’un des scénarios les plus redoutés par les investisseurs est la fermeture du détroit d’Hormuz par l’Iran, ce qui pourrait entraîner une flambée des prix du pétrole au-delà de 100 $ le baril. Pour l’instant, aucune perturbation majeure de l’offre n’a été constatée, mais la situation reste extrêmement volatile. Pour les investisseurs autonomes, le marché du pétrole offre des opportunités de trading à court terme, mais exige une vigilance accrue. Les contrats à terme, les ETF sectoriels et les actions de sociétés pétrolières sont autant de véhicules à surveiller, tout en gardant à l’esprit le risque de retournement brutal en cas de désescalade ou d’escalade inattendue. 4. L’or : valeur refuge, mais pas sans limites L’or est traditionnellement considéré comme une valeur refuge en période de crise. Toutefois, la réaction du métal jaune face à la crise actuelle a été nuancée. Après un pic à un sommet de deux mois lors des premières frappes israéliennes, le prix de l’or s’est stabilisé, les investisseurs attendant de nouveaux développements. La politique monétaire de la Réserve fédérale américaine joue également un rôle clé. Malgré le maintien des taux directeurs, la Fed a signalé une inflation persistante, ce qui limite le potentiel de hausse de l’or à court terme. Les ETF adossés à l’or, comme le GLD ou le IAU, restent des instruments privilégiés pour s’exposer à ce marché, mais la prudence est de mise face à la spéculation accrue sur les métaux précieux secondaires comme l’argent et le platine. 5. Politiques monétaires et inflation : un casse-tête pour les banques centrales La hausse des prix du pétrole, induite par les tensions au Moyen-Orient, ajoute une couche d’incertitude pour les banques centrales. L’inflation importée via l’énergie complique la tâche des autorités monétaires, qui doivent arbitrer entre soutien à la croissance et lutte contre la hausse des prix. La Fed, tout comme la Banque centrale européenne, doit composer avec un environnement où chaque hausse du pétrole ravive les craintes inflationnistes, alors même que la croissance mondiale montre des signes de ralentissement. Pour les investisseurs, cela signifie que les anticipations de taux d’intérêt doivent être réévaluées en permanence, car la trajectoire des politiques monétaires reste tributaire de l’évolution du conflit. 6. Stratégies d’investissement en période de tensions géopolitiques Pour les investisseurs autonomes, la gestion du risque est plus que jamais cruciale. Voici quelques pistes à considérer dans le contexte actuel : Diversification : Ne pas concentrer ses positions sur un seul secteur ou une seule classe d’actifs. Les ETF multi-actifs ou sectoriels peuvent offrir une protection contre la volatilité extrême. Couverture : Utiliser des options ou des contrats à terme pour se protéger contre des mouvements adverses, notamment sur le pétrole, les indices boursiers ou les titres. Suivi de l’actualité : Rester informé en temps réel des développements géopolitiques et économiques, via des sources fiables et des alertes personnalisées. Gestion active : Adapter rapidement ses positions en fonction des nouvelles informations, en évitant l’excès de levier qui peut amplifier les pertes en cas de retournement brutal. 7. Perspectives à moyen terme : vigilance et opportunités L’incertitude géopolitique au Moyen-Orient continuera de peser sur les marchés financiers tant qu’aucune solution durable ne sera trouvée. Les investisseurs doivent s’attendre à une volatilité persistante, avec des mouvements parfois irrationnels dictés par les titres des médias et les déclarations politiques. Cependant, cette volatilité crée aussi des opportunités pour les investisseurs avertis, capables de lire entre les lignes et d’anticiper les réactions du marché. Les secteurs de l’énergie, de la défense, des matières premières et des valeurs refuges resteront au centre de l’attention, tout comme les devises majeures et les politiques monétaires. Conclusion L’impact du Moyen-Orient sur les marchés financiers est un sujet incontournable pour tout investisseur autonome. Entre volatilité boursière, fluctuations du dollar, envolées du pétrole et incertitudes sur l’or, la période actuelle exige une vigilance de tous les instants et une capacité d’adaptation rapide. En intégrant les meilleures pratiques de gestion du risque et en restant informé, il est possible non seulement de protéger son capital, mais aussi de saisir des opportunités uniques dans un environnement incertain. Pour approfondir vos stratégies et rester à la pointe de l’actualité financière, suivez les analyses de DayTrader Canada. La clé du succès réside dans la préparation, la discipline, la réactivité et surtout le contrôle du risque avec des stratégies de trading adaptées face à un monde en perpétuel mouvement. Source : https://www.streetinsider.com/General+News/Wall+St+indexes+open+higher+with+Trumps+Middle+East+decision+in+focus/24956598.html https://www.streetinsider.com/Forex/Dollar+set+for+weekly+rise+as+Middle+East+conflict+fuels+safe-haven+demand/24955980.html https://www.streetinsider.com/Commodities/Oil+prices+fall+as+US+delays+decision+on+direct+Iran+involvement/24955967.html https://seekingalpha.com/news/4459736-gold-flat-as-fed-leaves-rates-unchanged-investors-wait-for-middle-east-news L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Inflation, Négociations Commerciales et Réconciliation (partielle) : Les Marchés Boursiers en Attente Faits SaillantsL'Inflation au Centre de l'AttentionNégociations Commerciales : Une Trêve FragileTesla : Musk Exprime des Regrets et Tesla RemonteConclusion : Prudence et Adaptabilité Restent de Mise Les contrats à terme sur les actions américaines ont légèrement baissé ce mercredi, les investisseurs restant prudents dans l'attente de données clés sur l'inflation et de plus amples détails sur les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine. Ces négociations ont permis de maintenir une trêve tarifaire entre les deux superpuissances, mais les marchés boursiers restent attentifs aux développements futurs au niveau de l'inflation et des négociations commerciales. En parallèle, la saga continue de s'écrire entre Elon Musk et Donald Trump, avec des regrets exprimés par Musk et un impact immédiat sur l'action Tesla. L'Inflation au Centre de l'Attention Le rapport sur l'indice des prix à la consommation (IPC) de mai est attendu avec impatience. Les économistes prévoient une hausse de 0,2 % d'un mois à l'autre et de 2,5 % sur une base annuelle, légèrement supérieure à celle d'avril. Cette augmentation potentielle pourrait refléter l'impact des tarifs douaniers sur les pressions sous-jacentes sur les prix. Jeff O'Connor, responsable de la structure du marché chez Liquidnet, a souligné que les marchés semblent temporairement détourner leur attention des risques tarifaires et se recentrer sur les données macroéconomiques essentielles. Les investisseurs se préparent à évaluer les premières preuves concrètes de la manière dont les récentes politiques commerciales pourraient influencer l'inflation. Les traders anticipent actuellement 44 points de base de baisses de taux d'intérêt d'ici la fin de l'année. Ils estiment à 52 % la probabilité d'une réduction de 25 points de base en septembre, selon l'outil FedWatch du CME Group. Les décideurs politiques devraient largement maintenir les taux inchangés la semaine prochaine. Négociations Commerciales : Une Trêve Fragile Les responsables américains et chinois se sont mis d'accord sur un cadre pour remettre sur les rails leur trêve commerciale et résoudre les restrictions chinoises à l'exportation de minéraux et d'aimants de terres rares, a déclaré le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick. Ces négociations, qui sont en attente d'examens de la part du président Donald Trump et du président chinois Xi Jinping, visent à atténuer les tarifs douaniers entre les deux superpuissances, qui ont perturbé les marchés mondiaux pendant une grande partie de l'année. Cependant, les négociations n'ont pas beaucoup contribué à améliorer le sentiment des investisseurs, qui avaient déjà intégré l'accord dans une certaine mesure. Tesla : Musk Exprime des Regrets et Tesla Remonte Dans ce contexte, Tesla a progressé de 1,9 % avant l'ouverture du marché après que son PDG, Elon Musk, a déclaré regretter certains de ses messages publiés la semaine dernière au sujet de Trump. Cette déclaration fait suite à une rupture abrupte qui a secoué les actions du constructeur de véhicules électriques. Musk a exprimé ses regrets sur la plateforme X, affirmant que certains de ses messages sur le président Trump étaient allés trop loin. Ce désaccord avait mis fin à une alliance étroite entre les deux personnalités, suscitant des inquiétudes sur les impacts potentiels sur les entreprises de Musk, notamment Tesla et SpaceX. La querelle avait éclaté après que Musk, qui avait brièvement occupé un rôle de conseiller, a ouvertement critiqué le projet de loi de dépenses de Trump. La semaine dernière, Trump avait exprimé sa déception face à la conduite de Musk. Musk avait répondu sur X par plusieurs messages, affirmant que Trump devait sa victoire électorale au soutien de Musk. À un moment donné, Musk avait même publié du contenu semblant soutenir les efforts visant à destituer le président. Cependant, Trump a par la suite adouci le ton, suggérant qu'il ne serait pas contre si Musk prenait contact pour lui présenter ses meilleurs vœux. Cette réconciliation (partielle) a été bien accueillie par les marchés, l'action Tesla ayant rebondi en conséquence. Cependant, il reste à voir si cette trêve sera durable et quel impact elle aura sur les relations à long terme entre Musk et Trump. Conclusion : Prudence et Adaptabilité Restent de Mise Dans un contexte économique et politique incertain, les investisseurs doivent rester prudents et adaptables. Les données sur l'inflation, les négociations commerciales et les développements politiques continueront d'influencer les marchés boursiers. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/US+stock+futures+dip+as+investors+await+key+inflation+data/24922795.html https://www.streetinsider.com/Investing/Tesla+gains+as+Musk+says+he+regrets+some+Trump-related+posts/24922274.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Musk vs. Trump : La Chute de Tesla et les Turbulences des Marchés Financiers Faits SaillantsLe Rebond de Wall Street : Un Soulagement Temporaire ?Tesla : Entre Controverses Politiques et Défis OpérationnelsLes Défis Fondamentaux de TeslaLes Tensions Commerciales : Un Facteur d'Incertitude PersistantAnalyse Technique : Signaux MitigésPerspectives Économiques : Prudence et Adaptabilité Les marchés financiers mondiaux sont actuellement le théâtre de mouvements contrastés. Alors que Wall Street tente un rebond, galvanisé par des données sur l'emploi meilleures que prévu, l'action Tesla a subi une chute spectaculaire, victime d'une querelle explosive entre Elon Musk et l'ancien président Donald Trump. Cette situation met en lumière la complexité des enjeux actuels, où l'optimisme économique côtoie les incertitudes politiques et les défis spécifiques à certaines entreprises. Ce billet se penche sur ces dynamiques, en analysant les facteurs clés qui influencent les décisions des investisseurs et les perspectives économiques à court et à moyen terme. Le Rebond de Wall Street : Un Soulagement Temporaire ? Wall Street a connu un rebond notable, stimulé par un rapport sur l'emploi américain qui a dépassé les attentes. Les chiffres ont révélé une augmentation de 139 000 emplois non agricoles le mois dernier, un chiffre supérieur aux prévisions des économistes. Ce résultat a temporairement apaisé les craintes d'un ralentissement économique majeur, offrant un répit aux investisseurs préoccupés par les récentes données décevantes sur le secteur des services. Seema Shah, stratège mondiale en chef chez Principal Asset Management, a souligné que le marché reste sensible aux risques économiques, mais que les données actuelles se maintiennent bien. Cette perspective a conduit les traders à anticiper une approche plus prudente de la part de la Réserve fédérale (Fed) concernant les baisses de taux d'intérêt. Les attentes se concentrent désormais sur une première baisse en septembre, suivie d'une seule autre réduction d'ici décembre. Tesla : Entre Controverses Politiques et Défis Opérationnels L'action Tesla a été au centre de l'attention, subissant une chute spectaculaire en bourse suite à une escalade de tensions entre son PDG, Elon Musk, et l'ancien président Donald Trump. Les menaces de Trump de retirer les contrats gouvernementaux aux entreprises de Musk ont déclenché une onde de choc, entraînant une perte de capitalisation boursière de 152 milliards de dollars pour Tesla. Cette baisse a fait passer la valeur de l'entreprise sous la barre symbolique des 1 000 milliards de dollars, un seuil que Tesla avait franchi avec succès auparavant. La querelle a éclaté après que Musk a critiqué le projet de loi de dépenses de Trump, qualifiant ce dernier d'"abomination dégoûtante". En réponse, Trump a menacé de mettre fin aux contrats gouvernementaux de Musk, y compris ceux de SpaceX. Musk a répliqué en faisant référence aux "dossiers Epstein", ajoutant de l'huile sur le feu. Cette confrontation a mis en évidence la vulnérabilité de Tesla aux aléas politiques et aux relations personnelles entre ses dirigeants et les figures politiques influentes. Les investisseurs ont réagi avec inquiétude, craignant que les tensions ne nuisent aux perspectives de l'entreprise et à sa capacité à obtenir des contrats gouvernementaux. Malgré ce revers, l'action Tesla a connu un rebond partiel, récupérant une partie des pertes initiales. Cependant, l'incertitude demeure quant à l'impact à long terme de cette controverse sur la performance de l'entreprise. Les Défis Fondamentaux de Tesla Au-delà des tensions politiques, Tesla est confrontée à des défis opérationnels importants. Les ventes de ses véhicules électriques sont en baisse sur les principaux marchés européens, et sa réputation de marque est en déclin en Occident. L'entreprise est également sous pression pour lancer son service de robotaxis sans conducteur à Austin, au Texas, un marché où son principal concurrent, Waymo, opère déjà un service commercial de robotaxis en partenariat avec Uber. Ces défis opérationnels, combinés aux incertitudes politiques, rendent la situation de Tesla particulièrement complexe. L'entreprise devra surmonter ces obstacles pour maintenir sa position de leader sur le marché des véhicules électriques et atteindre ses objectifs de croissance à long terme. Les Secteurs en Mouvement : Technologie, Énergie et Commerce Plusieurs secteurs ont affiché des performances notables. Le secteur de l'énergie a mené la hausse, suivi par les valeurs technologiques. Cependant, certaines entreprises ont connu des difficultés. Broadcom a chuté après des prévisions de revenus trimestrielles décevantes, tandis que Lululemon a revu à la baisse ses objectifs de bénéfices annuels en raison de l'augmentation des coûts liés aux tarifs douaniers. Ces mouvements sectoriels reflètent les défis et les opportunités auxquels sont confrontées les entreprises dans un environnement économique en constante évolution. Les tensions commerciales, les avancées technologiques et les politiques gouvernementales continuent de jouer un rôle déterminant dans la performance des différents secteurs. Les Tensions Commerciales : Un Facteur d'Incertitude Persistant Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine restent une source d'inquiétude pour les investisseurs. Malgré les discussions prévues entre les responsables des deux pays, les questions clés restent en suspens. Les incertitudes liées aux tarifs douaniers et aux restrictions commerciales pourraient continuer à peser sur les marchés boursiers et à affecter les chaînes d'approvisionnement mondiales. Analyse Technique : Signaux Mitigés D'un point de vue technique, le S&P 500 a atteint son plus haut niveau en plus de trois mois, se rapprochant de ses records de février. Cependant, certains analystes mettent en garde contre une possible correction, soulignant que la forte hausse récente pourrait être suivie d'une période de consolidation ou de baisse. L'indice de volatilité (VIX), souvent appelé "l'indice de la peur", reste relativement bas, ce qui suggère que les investisseurs ne s'attendent pas à une forte augmentation de la volatilité à court terme. Cependant, il est important de noter que le VIX peut augmenter rapidement en cas de nouvelles négatives ou d'événements imprévus. Perspectives Économiques : Prudence et Adaptabilité Les perspectives économiques restent incertaines. Bien que les données sur l'emploi aient été encourageantes, d'autres indicateurs suggèrent un ralentissement potentiel de la croissance économique. Les investisseurs doivent donc adopter une approche prudente et être prêts à ajuster leurs portefeuilles en fonction de l'évolution de la situation. La politique monétaire des banques centrales, les tensions commerciales internationales et les développements politiques continueront de jouer un rôle clé dans la performance des marchés boursiers. Dans ce contexte volatil, il est crucial pour les investisseurs actifs de surveiller de près ces facteurs et d’adopter des stratégies de gestion du risque adaptées, telles que l’utilisation d’options pour protéger leurs positions ou profiter de la volatilité. Rester agile, diversifier ses placements et intégrer des outils de couverture comme les options peut permettre de mieux naviguer les incertitudes et de saisir les opportunités tout en limitant les pertes potentielles. Source : https://www.streetinsider.com/Market+Check/Wall+Street+rises+on+jobs+data+optimism%3B+Tesla+rebounds/24906452.html https://www.nbcnews.com/business/business-news/tesla-shares-sink-musk-trump-ridicule-rcna211244 https://www.cnbc.com/2025/06/05/tesla-shares-musk-trump.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La Justice Contre-Attaque : Trump Perd, Wall Street Gagne Faits SaillantsLes Tarifs de Trump : Un Outil de Négociation Contesté et Désormais LimitéWall Street Réagit : Soulagement et Hausse des IndicesUn Contexte de Tensions Persistantes : L'Appel de Trump et les Tarifs SectorielsLe Dollar et les Marchés Internationaux : Un Soulagement ModéréLes Actions de Semi-conducteurs : Un Secteur Toujours Sous SurveillanceRéaction des Marchés : Les Valeurs des Semi-conducteurs en Hausse, Mais...Conclusion : Tarifs, Bourse et Trump, un Trio Inextricable : La Justice Redistribue les Cartes Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump a profondément bouleversé la politique commerciale américaine, notamment par l’imposition de tarifs douaniers massifs sur les importations. Cette stratégie, qui visait à protéger l’industrie nationale et à rééquilibrer la balance commerciale, a eu des conséquences majeures sur les bourses mondiales. Aujourd'hui, un nouveau chapitre s'ouvre : la justice américaine a bloqué la plupart de ces tarifs, entraînant une réaction positive immédiate de Wall Street. Les Tarifs de Trump : Un Outil de Négociation Contesté et Désormais Limité Dès le début de son mandat, Trump a fait des tarifs douaniers un pilier de sa politique économique. En avril, il a annoncé ce qu’il a appelé le “Liberation Day”, une journée marquée par l’instauration de droits de douane à deux chiffres sur les importations de plusieurs partenaires commerciaux majeurs des États-Unis, avec des taux pouvant atteindre 245 % pour certains produits chinois. L’objectif affiché : forcer les pays affichant un excédent commercial avec les États-Unis à renégocier des accords jugés déséquilibrés. Cependant, cette stratégie a rencontré un obstacle juridique de taille. Un tribunal fédéral américain, la Court of International Trade, a vient de bloquer la plupart de ces tarifs, estimant que le président avait outrepassé ses prérogatives. Selon la cour, seul le Congrès détient le pouvoir exclusif de réguler le commerce international, et la loi invoquée par Trump – l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) – ne lui conférait pas une autorité illimitée pour imposer des tarifs sur la quasi-totalité des importations. Cette décision marque un coup d'arrêt significatif à la politique commerciale agressive de Trump. Cette décision fait suite à une plainte déposée par plusieurs petites entreprises américaines, soutenues par le Liberty Justice Center, qui importent des biens des pays visés par les tarifs de Trump. La cour a jugé que l’IEEPA ne permettait pas au président d’imposer des droits de douane sans limites, mettant ainsi un frein à l’un des principaux leviers de négociation de Trump sur la scène internationale. Wall Street Réagit : Soulagement et Hausse des Indices L’annonce du blocage des tarifs a immédiatement eu un effet positif sur la bourse américaine. Les principaux indices de Wall Street ont ouvert en nette hausse jeudi matin : le Dow Jones a progressé de 0,22 %, le S&P 500 de 0,87 % et le Nasdaq de 1,51 % à l’ouverture. Cette réaction positive témoigne du soulagement des investisseurs, qui redoutaient une escalade de la guerre commerciale et ses conséquences sur la croissance mondiale. La volatilité des marchés boursiers avait été exacerbée ces derniers mois par l’incertitude entourant la politique commerciale de Trump. Les entreprises exposées aux importations, notamment dans l’automobile, l’électronique et l’agroalimentaire, avaient vu leurs marges se réduire et leurs perspectives s’assombrir. Le blocage des tarifs a donc été perçu comme une pause bienvenue, même si la Maison-Blanche a immédiatement annoncé son intention de faire appel de la décision. Les investisseurs semblent parier sur une désescalade des tensions commerciales, du moins à court terme. Un Contexte de Tensions Persistantes : L'Appel de Trump et les Tarifs Sectoriels Malgré ce revers judiciaire, certains tarifs sectoriels, notamment sur l’acier, l’aluminium et l’automobile, restent en vigueur, car ils ont été instaurés sous d’autres cadres légaux (Section 232 du Trade Expansion Act de 1962). L’administration Trump pourrait également chercher à contourner la décision en recourant à d’autres lois, comme la Section 301 du Trade Act de 1974, déjà utilisée pour cibler la Chine lors de son premier mandat. La Maison-Blanche a d'ailleurs confirmé son intention de faire appel de la décision, ce qui maintient une certaine incertitude sur les marchés. Cette incertitude juridique et politique continue de peser sur la bourse et sur la confiance des investisseurs. Comme l’a souligné un analyste de la Société Générale, “Trump pourrait trouver d’autres moyens d’imposer son agenda économique et commercial, ce qui entretient un climat d’incertitude accrue”. Il est donc crucial de surveiller de près les prochaines étapes de cette bataille juridique et politique. Le Dollar et les Marchés Internationaux : Un Soulagement Modéré Le dollar a initialement bénéficié d’un rebond après la décision du tribunal, mais ce mouvement s’est rapidement essoufflé. Les investisseurs restent prudents, conscients que la politique commerciale américaine demeure imprévisible et que les tensions pourraient ressurgir à tout moment. Les actifs américains, y compris le dollar, ont été fragilisés ces derniers mois par la volatilité des annonces sur les tarifs et par les inquiétudes liées à la dette publique américaine. Cette réaction modérée du dollar reflète la complexité de la situation et les incertitudes persistantes. Les marchés européens ont également profité de ce climat d’apaisement temporaire, l’indice STOXX 600 progressant de 0,3 %. Toutefois, la prudence reste de mise, car la Maison-Blanche dispose de dix jours pour réagir à l’injonction du tribunal et pourrait tenter d’imposer des tarifs plus ciblés ou de nouvelles restrictions. Les Actions de Semi-conducteurs : Un Secteur Toujours Sous Surveillance Au-delà des tarifs traditionnels, l’administration Trump a récemment intensifié la pression sur le secteur des semi-conducteurs, un domaine stratégique dans la rivalité technologique avec la Chine. Selon le Financial Times, le département du Commerce américain a ordonné à plusieurs entreprises de logiciels de conception de puces (EDA), telles que Cadence, Synopsys et Siemens EDA, de cesser leurs ventes à des entités chinoises. Ces logiciels sont essentiels à la conception et à la fabrication des puces de nouvelle génération, et les trois sociétés contrôlent environ 80 % du marché chinois de l’EDA. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large visant à freiner le développement technologique de la Chine, en limitant son accès aux outils et composants de pointe. Elle s’ajoute aux restrictions déjà imposées sur l’exportation de certains semi-conducteurs avancés, notamment ceux utilisés dans l’intelligence artificielle. Réaction des Marchés : Les Valeurs des Semi-conducteurs en Hausse, Mais... Malgré ces restrictions, les actions de sociétés de semi-conducteurs ont connu une forte progression en bourse, portées par les résultats impressionnants de Nvidia. Le géant des semi-conducteurs a annoncé une hausse de 69 % de ses ventes trimestrielles, dépassant les attentes malgré l’impact des restrictions américaines sur ses ventes en Chine. Les investisseurs, qui redoutaient un scénario bien plus négatif, ont salué la résilience de l’entreprise et la robustesse de la demande pour ses nouvelles puces, notamment la gamme Blackwell dédiée à l’IA. Cependant, il est important de noter que cette hausse est en partie due à la constitution de stocks par les clients chinois avant l'entrée en vigueur de nouvelles restrictions. Dans le sillage de Nvidia, d’autres valeurs du secteur ont également progressé : Marvell Technology, Super Micro Computer, ARM Holdings, Broadcom, AMD, Dell Technologies et Qualcomm. Cette dynamique s’explique par l’anticipation d’une demande soutenue pour les infrastructures d’IA, mais aussi par la constitution de stocks par les clients chinois avant l’entrée en vigueur de nouvelles restrictions. Conclusion : Tarifs, Bourse et Trump, un Trio Inextricable : La Justice Redistribue les Cartes La politique des tarifs de Trump continue de façonner l’actualité économique et boursière mondiale. Si le récent blocage judiciaire a offert un répit aux marchés, l’incertitude demeure quant à la suite des événements. Le secteur des semi-conducteurs, au cœur de la rivalité technologique entre les États-Unis et la Chine, illustre parfaitement la complexité des enjeux actuels. La décision de la justice américaine redistribue les cartes, mais la partie est loin d'être terminée. Pour les investisseurs, la vigilance reste de mise. Les décisions de justice, les annonces de la Maison-Blanche et l’évolution des relations commerciales internationales continueront d’influencer la bourse et les actions de semi-conducteurs dans les mois à venir. Plus que jamais, l’actualité des tarifs et la stratégie de Trump sont à surveiller de près pour anticiper les mouvements des marchés et saisir les opportunités dans un environnement en perpétuelle mutation. Wall Street a peut-être gagné une première bataille, mais la guerre commerciale est loin d'être terminée. Source : https://seekingalpha.com/news/4453279-whats-next-after-u-s-trade-court-strikes-down-trump-tariffs https://www.streetinsider.com/General+News/Chip+stocks+rise+as+Nvidia+eases+China+demand+concerns/24865095.html https://www.streetinsider.com/Investing/Trump%E2%80%99s+%E2%80%98liberation+day%E2%80%99+tariffs+blocked+by+US+trade+court/24864353.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Bitcoin Pizza Day 2025 : Nouveau Record à 111500$ Faits SaillantsIntroduction : Du Paiement de Deux Pizzas à la Domination des Marchés FinanciersBitcoin : D’un Actif Marginal à un Pilier des Portefeuilles InstitutionnelsL’Explosion des ETF Bitcoin : Un Nouveau Canal d’InvestissementRéglementation et Acceptation Politique : Les Nouveaux CatalyseursLes Risques et Défis d’un Actif VolatilBitcoin Pizza Day : Un Symbole de l’Adoption MondialeConclusion : Vers une Nouvelle Ère de la Finance Introduction : Du Paiement de Deux Pizzas à la Domination des Marchés Financiers Le 22 mai marque chaque année un événement singulier dans l’histoire de la finance moderne : le Bitcoin Pizza Day. Cette date commémore la toute première transaction commerciale en Bitcoin, réalisée en 2010 par Laszlo Hanyecz, qui a échangé 10 000 BTC contre deux pizzas. Quinze ans plus tard, le Bitcoin n’est plus une curiosité réservée aux passionnés de technologie, mais un acteur central des marchés financiers mondiaux, atteignant en mai 2025 un nouveau sommet historique à près de 110 000 dollars. Cette ascension fulgurante, couplée à une adoption institutionnelle sans précédent et à des avancées réglementaires majeures, fait du Bitcoin Pizza Day 2025 un symbole puissant de la transformation des marchés boursiers et de l’économie globale. Source TradingView : Bitcoin (BTC-USD). Bitcoin : D’un Actif Marginal à un Pilier des Portefeuilles Institutionnels À ses débuts, le Bitcoin était perçu comme un simple projet expérimental, souvent moqué ou ignoré par les institutions financières traditionnelles. Pourtant, en 2025, la situation a radicalement changé. Des géants de la finance comme JPMorgan Chase, BlackRock et Morgan Stanley proposent désormais à leurs clients d’investir dans le Bitcoin, principalement via des ETF Bitcoin (fonds négociés en bourse adossés à la crypto-monnaie). Cette évolution marque un tournant décisif : le Bitcoin n’est plus seulement un actif spéculatif, mais une composante à part entière de la gestion de patrimoine. L’exemple de JPMorgan Chase est particulièrement révélateur. Son PDG, Jamie Dimon, longtemps critique virulent du Bitcoin, a récemment annoncé que la banque permettrait à ses clients d’acheter du Bitcoin pour leurs comptes. Cette décision, motivée par une demande croissante des investisseurs et un environnement réglementaire plus favorable, illustre la normalisation de la crypto-monnaie dans la finance traditionnelle. Même si Dimon continue d’exprimer ses réserves, il reconnaît désormais le droit de ses clients à accéder à cet actif, tout en les mettant en garde contre sa volatilité. L’Explosion des ETF Bitcoin : Un Nouveau Canal d’Investissement L’un des moteurs majeurs de la hausse du Bitcoin en 2025 est l’essor des ETF Bitcoin, qui facilitent l’accès à la crypto-monnaie pour les investisseurs institutionnels et particuliers. Le BlackRock iShares Bitcoin Trust (IBIT), par exemple, a enregistré plus de 6,5 milliards de dollars d’entrées en un mois, se hissant au cinquième rang des ETF américains en termes de flux annuels. Cette dynamique reflète un changement profond dans l’allocation d’actifs : alors que la part du Bitcoin dans les portefeuilles était quasi nulle il y a encore quelques années, elle atteint désormais 2 % pour de nombreux investisseurs, et certains analystes, comme ceux d’Ark Invest, estiment qu’une allocation de 6,5 % pourrait propulser le prix du Bitcoin à un million de dollars d’ici 2030. Cette tendance est renforcée par l’engagement croissant des entreprises cotées, qui utilisent leurs excédents de trésorerie pour acheter du Bitcoin. La société MicroStrategy, pionnière en la matière, détient désormais plus de 63 milliards de dollars en Bitcoin, et d’autres entreprises suivent le mouvement, convaincues du potentiel de la crypto-monnaie comme réserve de valeur. Réglementation et Acceptation Politique : Les Nouveaux Catalyseurs L’année 2025 marque également une avancée significative sur le plan réglementaire. Aux États-Unis, le Congrès a progressé sur l’adoption d’un cadre légal pour les stablecoins, et le président Trump a ordonné la création d’une Réserve Stratégique de Bitcoin au sein du Trésor. Ces initiatives témoignent d’une volonté politique d’encadrer et de légitimer l’écosystème crypto, ce qui rassure les investisseurs et favorise l’afflux de capitaux institutionnels. La régulation, longtemps perçue comme un frein, devient ainsi un facteur de confiance et de stabilité. Les débats sur la nature du Bitcoin – monnaie, marchandise, actif spéculatif – laissent place à une reconnaissance de son rôle dans la diversification des portefeuilles et la modernisation des marchés financiers. Les Risques et Défis d’un Actif Volatil Malgré cet engouement, le Bitcoin reste un actif à haut risque. Sa volatilité, bien supérieure à celle des actions ou des obligations, impose une gestion rigoureuse et une vision de long terme. Jamie Dimon, tout en ouvrant les portes du Bitcoin à ses clients, continue de le comparer à un « paquet de cigarettes » : il défend le droit d’en acheter, mais rappelle les dangers, notamment en matière de blanchiment, de financement illicite et de pertes financières. Les investisseurs doivent donc aborder le Bitcoin avec prudence, en tenant compte de leur tolérance au risque et de leur horizon d’investissement. Les ETF offrent une certaine sécurité en termes de liquidité et de transparence, mais n’éliminent pas les fluctuations inhérentes à la crypto-monnaie. Bitcoin Pizza Day : Un Symbole de l’Adoption Mondiale Le Bitcoin Pizza Day n’est pas seulement une anecdote historique ; il incarne la trajectoire exceptionnelle du Bitcoin, passé du statut de monnaie d’échange marginale à celui de pilier des marchés financiers mondiaux. Chaque année, cette journée rappelle aux investisseurs et aux observateurs l’importance de l’innovation, de la résilience et de la vision à long terme dans la construction de nouvelles classes d’actifs. En 2025, célébrer le Bitcoin Pizza Day, c’est aussi reconnaître l’impact de la crypto-monnaie sur l’économie mondiale, la finance et la société. C’est saluer la capacité du Bitcoin à s’adapter, à surmonter les doutes et à s’imposer comme une alternative crédible face aux modèles traditionnels. Conclusion : Vers une Nouvelle Ère de la Finance Le Bitcoin Pizza Day 2025 intervient à un moment charnière pour la crypto-monnaie et les marchés financiers. L’adoption institutionnelle, l’essor des ETF, les avancées réglementaires et la reconnaissance politique convergent pour faire du Bitcoin un acteur incontournable de la finance mondiale. Si les risques demeurent, les opportunités offertes par cette révolution sont immenses, tant pour les investisseurs que pour l’économie dans son ensemble. À l’heure où le Bitcoin atteint de nouveaux sommets, il est essentiel de se rappeler que chaque innovation majeure commence souvent par un geste simple – comme l’achat de deux pizzas – avant de transformer en profondeur le monde qui nous entoure. Mots-clés : Bitcoin, Bitcoin Pizza Day, crypto-monnaie, ETF Bitcoin, marchés financiers, Jamie Dimon, BlackRock, réglementation crypto, investissement, record Bitcoin Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+Street+eyes+strong+weekly+gains+as+trade+deal%2C+inflation+ease+jitters/24812088.html https://www.cnbc.com/2025/05/15/walmart-wmt-q1-2026-earnings.html https://stock.walmart.com/financial-information/financial-results L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare détenir des positions dans le titre mentionné de BlackRock iShares Bitcoin Trust (IBIT), mais n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Walmart : résultats et perspective d’une hausse des prix Faits SaillantsWall Street : Un rebond alimenté par la détente commerciale et l’inflation maîtriséeWalmart : Résultats solides, mais vigilance sur la hausse des prixLa hausse des prix : un enjeu central pour les prochains moisLes perspectives pour le secteur de la distribution et l’économie américaineConclusion : Entre optimisme boursier et vigilance sur l’inflation La semaine écoulée sur les marchés boursiers américains a été marquée par une dynamique haussière notable, portée par un apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, des données d’inflation rassurantes et des résultats trimestriels solides de la part de Walmart. Cependant, derrière cet optimisme, les investisseurs restent attentifs à la perspective d’une hausse des prix à la consommation, conséquence directe des politiques tarifaires et des pressions inflationnistes persistantes. Dans cet article, nous analysons les facteurs ayant soutenu la progression de Wall Street, l’impact des résultats de Walmart sur le secteur de la distribution, ainsi que les enjeux liés à la hausse attendue des prix pour les prochains mois. Wall Street : Un rebond alimenté par la détente commerciale et l’inflation maîtrisée Les principaux indices boursiers américains, dont le S&P 500, le Dow Jones et le Nasdaq, ont enregistré des gains hebdomadaires robustes, profitant d’un climat d’apaisement sur le front commercial. L’annonce d’une trêve de 90 jours dans la guerre des tarifs entre Washington et Pékin a permis aux marchés de retrouver leur élan, propulsant le S&P 500 en territoire positif depuis le début de l’année, une première depuis février. Cette détente a été saluée par les investisseurs, qui y voient un signal de réduction des risques systémiques liés à l’escalade des mesures protectionnistes. Selon les analystes de Société Générale, « la dynamique risk-on pourrait se poursuivre dans les semaines à venir, même si le rythme devrait ralentir avec une phase de consolidation sur les actifs risqués ». Les valeurs technologiques, en particulier, ont été les grandes gagnantes de cette séquence, le secteur de l’information ayant progressé de près de 8 % sur la semaine, porté par l’anticipation d’un environnement commercial plus stable. Parallèlement, les données macroéconomiques publiées cette semaine ont contribué à rassurer les marchés. L’inflation, bien que toujours présente, a montré des signes de modération, tandis que la croissance des ventes au détail a marqué le pas en avril. Ces éléments ont permis de dissiper, au moins temporairement, les craintes d’un resserrement monétaire plus agressif de la part de la Réserve fédérale. Walmart : Résultats solides, mais vigilance sur la hausse des prix Au cœur de cette actualité, Walmart, le géant de la distribution, a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes en termes de bénéfices, bien que le chiffre d’affaires ait légèrement déçu les analystes. Le bénéfice par action ajusté s’est établi à 61 cents, contre 58 cents attendus, tandis que le chiffre d’affaires a atteint 165,61 milliards de dollars, en léger retrait par rapport aux prévisions. Un fait marquant de ce trimestre est la rentabilité, pour la première fois, de l’activité e-commerce de Walmart, tant aux États-Unis qu’à l’international. Cette performance s’explique par la montée en puissance de segments à forte marge, tels que la publicité en ligne et la marketplace de tiers. Les ventes en ligne ont ainsi progressé de 21 % aux États-Unis, marquant le douzième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres. Source : Rapport de la compagnie Walmart du premier trimestre 2025. Cependant, John David Rainey, directeur financier de Walmart, a averti que les consommateurs pourraient commencer à ressentir les effets des hausses de prix dès la fin du mois, conséquence directe du maintien de tarifs douaniers élevés sur les importations chinoises, malgré la récente trêve. Selon lui, « l’ampleur de ces augmentations dépasse ce que n’importe quel distributeur ou fournisseur peut absorber », ce qui laisse présager une répercussion inévitable sur les prix à la consommation. La hausse des prix : un enjeu central pour les prochains mois La question de l’inflation reste au cœur des préoccupations des marchés et des consommateurs. Si Walmart s’efforce de limiter l’impact des hausses tarifaires en absorbant une partie des coûts et en travaillant avec ses fournisseurs, la rapidité et l’ampleur des augmentations rendent la tâche complexe. Doug McMillon, PDG de Walmart, a souligné que les tarifs sur la Chine exercent une pression particulièrement forte sur des catégories à fort volume comme les jouets et l’électronique, tandis que les produits alimentaires importés de pays comme le Costa Rica, le Pérou ou la Colombie subissent également des hausses de prix. Walmart, en tant que baromètre de la consommation américaine, n’a pas observé de changement significatif dans le comportement des clients, qui restent attentifs à la valeur et à la recherche de prix bas. Toutefois, la société a réduit la taille de certaines commandes, anticipant une baisse de la demande sur les produits les plus exposés aux hausses tarifaires. La stratégie de Walmart consiste à maintenir un écart de prix favorable par rapport à ses concurrents, quitte à absorber une partie des coûts supplémentaires. Cette politique offensive vise à préserver la fidélité de la clientèle, tout en continuant à attirer des consommateurs issus de catégories socio-économiques plus élevées, séduits par la promesse de prix bas et de services améliorés (livraisons rapides, remodelage des magasins, élargissement de l’offre de marques). Les perspectives pour le secteur de la distribution et l’économie américaine Les résultats de Walmart ouvrent la voie à une série de publications trimestrielles majeures dans le secteur de la distribution, avec Target, Home Depot et Lowe’s attendus dans les prochains jours. Ces publications seront scrutées de près par les investisseurs et les économistes, soucieux d’évaluer la résilience du consommateur américain face à la hausse des prix et à l’incertitude sur l’évolution des politiques tarifaires. Walmart dispose d’atouts structurels qui lui permettent de mieux résister à un environnement économique incertain : sa position de leader dans l’alimentaire, la diversification de ses activités (publicité, abonnement Walmart+), et sa capacité à générer des profits plus rapidement que la croissance de ses ventes. Les ventes publicitaires de Walmart Connect ont ainsi progressé de 31 % sur un an, témoignant de la réussite de cette stratégie de diversification. Sur le plan boursier, l’action Walmart affiche une progression de 7 % depuis le début de l’année, surperformant nettement le S&P 500, resté quasi stable sur la même période. Cette performance illustre la confiance des investisseurs dans la capacité du groupe à naviguer dans un contexte inflationniste et à tirer parti de la volatilité du marché. Conclusion : Entre optimisme boursier et vigilance sur l’inflation La semaine écoulée à Wall Street a été marquée par un regain d’optimisme, alimenté par la détente commerciale et des résultats d’entreprises solides, à l’image de Walmart. Toutefois, la perspective d’une hausse des prix à la consommation, conséquence des politiques tarifaires et des pressions inflationnistes, demeure un enjeu central pour les prochains mois. Les investisseurs devront rester attentifs à l’évolution des négociations commerciales, aux décisions de la Réserve fédérale et à la capacité des entreprises à préserver leurs marges sans pénaliser le pouvoir d’achat des consommateurs. Dans ce contexte, les valeurs défensives et les acteurs capables d’absorber les chocs inflationnistes, comme Walmart, devraient continuer à tirer leur épingle du jeu. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+Street+eyes+strong+weekly+gains+as+trade+deal%2C+inflation+ease+jitters/24812088.html https://www.cnbc.com/2025/05/15/walmart-wmt-q1-2026-earnings.html https://stock.walmart.com/financial-information/financial-results L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les discussions États-Unis Chine : un tournant pour les marchés boursiers Faits SaillantsLes négociations États-Unis Chine : un enjeu central pour les marchésWall Street en mode attente : volatilité et prudenceLes géants de la tech face aux incertitudes commercialesGoogle : la menace de l’IA et la dépendance à AppleLes marchés mondiaux entre espoir et prudencePerspectives : vigilance et adaptationConclusion Les marchés financiers mondiaux ont les yeux rivés sur les discussions commerciales entre les États-Unis et la Chine, deux superpuissances dont les relations économiques façonnent l’équilibre du commerce international. Cette semaine, alors que des représentants des deux pays se sont retrouvés en Suisse pour aborder la question des tarifs douaniers, l’incertitude a dominé Wall Street. Les investisseurs, partagés entre espoir d’un apaisement et crainte d’une escalade, ont vu les indices osciller autour de l’équilibre, tandis que les résultats trimestriels des grandes entreprises technologiques sont venus ajouter une couche de complexité à l’analyse des tendances boursières. Dans cet article, nous analysons l’impact des négociations sino-américaines sur les marchés, les réactions des investisseurs, et comment les earnings des géants comme Google s’inscrivent dans ce contexte. Les négociations États-Unis Chine : un enjeu central pour les marchés Depuis l’annonce de nouveaux tarifs douaniers par l’administration Trump, la volatilité s’est installée sur les marchés boursiers mondiaux. Les investisseurs scrutent chaque déclaration, chaque tweet, chaque rumeur concernant les relations commerciales entre Washington et Pékin. Cette semaine, l’attention s’est portée sur la rencontre en Suisse entre les délégations américaine et chinoise, perçue comme une première étape vers une possible désescalade de la guerre commerciale. Donald Trump a jeté un pavé dans la mare en suggérant que des tarifs de 80 % sur les produits chinois « semblent justes », alors que le taux actuel est de 145 %. Cette déclaration, bien que provocatrice, a été interprétée par certains comme une ouverture à la négociation, d’autant que le président américain a insisté sur la nécessité pour la Chine d’ouvrir davantage son marché aux entreprises américaines. Pour les marchés, l’enjeu est de taille. Un accord, même partiel, pourrait relancer la croissance mondiale, apaiser les craintes d’inflation importée et redonner confiance aux investisseurs. À l’inverse, un échec des discussions risquerait de raviver la volatilité et de peser sur les perspectives économiques, notamment dans les secteurs les plus exposés aux échanges internationaux. Wall Street en mode attente : volatilité et prudence Face à cette incertitude, les indices américains ont évolué sans direction claire. Le Dow Jones a cédé 0,25 %, le S&P 500 a reculé de 0,04 % et le Nasdaq a perdu 0,02 %. Ces variations modestes traduisent l’attentisme des investisseurs, qui préfèrent limiter les prises de risque avant d’avoir plus de visibilité sur l’issue des discussions. Depuis le début de la guerre commerciale, la volatilité s’est accrue, mais les marchés ont su rebondir, portés par la solidité des résultats d’entreprises. Près de 76 % des sociétés du S&P 500 ayant publié leurs résultats cette semaine ont dépassé les attentes des analystes, preuve de la résilience du tissu économique américain. Cependant, de nombreuses entreprises ont choisi de ne pas donner de prévisions pour les prochains trimestres, soulignant l’incertitude liée à l’environnement commercial. L’énergie a été le secteur le plus performant, avec une hausse de 1,1 %, soutenue par la progression des prix du pétrole sur fond d’optimisme quant à une possible détente entre les États-Unis et la Chine. À l’inverse, certains secteurs plus sensibles à la conjoncture mondiale, comme la technologie, ont connu des séances plus contrastées. Les géants de la tech face aux incertitudes commerciales Les grandes entreprises technologiques, souvent considérées comme les locomotives de la croissance boursière, n’échappent pas aux turbulences liées aux discussions États-Unis-Chine. Cette semaine, les résultats trimestriels de Google ont été scrutés à la loupe, tant pour leur performance financière que pour leur capacité à naviguer dans un environnement incertain. Google : la menace de l’IA et la dépendance à Apple Google, via sa maison-mère Alphabet, a vu son action chuter de plus de 7,5 % après l’annonce qu’Apple envisage d’intégrer des moteurs de recherche basés sur l’IA, comme Perplexity, dans son navigateur Safari. Cette décision intervient alors que Google verse chaque année 20 milliards de dollars à Apple pour rester le moteur de recherche par défaut sur les appareils iOS. La montée en puissance des moteurs de recherche alternatifs, dopés à l’intelligence artificielle, menace la position dominante de Google, déjà fragilisée par un procès antitrust aux États-Unis. Si Apple venait à diversifier ses partenaires, Google pourrait perdre une source majeure de trafic et de revenus publicitaires. Pour répondre à la concurrence, Google accélère le développement de ses propres solutions d’IA, comme Gemini et AI Overviews, mais la bataille s’annonce rude face à des acteurs comme OpenAI et Microsoft, qui investissent massivement dans le secteur. Les marchés mondiaux entre espoir et prudence Au-delà des performances individuelles des entreprises, c’est l’ensemble des marchés mondiaux qui reste suspendu à l’issue des discussions États-Unis-Chine. Un accord sur les tarifs douaniers pourrait relancer la croissance, apaiser les tensions inflationnistes et soutenir la confiance des investisseurs. À l’inverse, un échec ou une escalade des mesures protectionnistes risquerait de freiner la reprise, notamment dans les secteurs les plus exposés aux échanges internationaux. Les banques centrales, et notamment la Réserve fédérale américaine, surveillent de près l’évolution de la situation. Si la Fed a maintenu ses taux inchangés cette semaine, plusieurs membres du comité de politique monétaire ont souligné les risques croissants liés aux tensions commerciales. Jerome Powell, le président, a rappelé que la stabilité des échanges internationaux est un facteur clé pour la croissance et la maîtrise de l’inflation. Perspectives : vigilance et adaptation Pour les investisseurs, la période actuelle exige une vigilance accrue et une capacité d’adaptation rapide. Les stratégies de diversification, la gestion active du risque et l’attention portée aux fondamentaux des entreprises sont plus que jamais nécessaires pour naviguer dans un environnement incertain. Les discussions entre les États-Unis et la Chine pourraient déboucher sur un compromis, mais rien n’est garanti. Les grandes entreprises technologiques, bien qu’en apparence résilientes, doivent composer avec des défis multiples : hausse des coûts, incertitude réglementaire, concurrence accrue dans l’IA et dépendance à des partenaires stratégiques. À court terme, la volatilité devrait rester élevée, au gré des annonces et des rumeurs. Mais à moyen et long terme, la capacité des entreprises à innover, à diversifier leurs marchés et à s’adapter aux nouvelles règles du jeu commercial sera déterminante pour leur performance boursière. Conclusion Les discussions entre les États-Unis et la Chine constituent un tournant majeur pour les marchés boursiers mondiaux et pour les géants de la tech. Si un accord sur les tarifs douaniers semble possible, l’incertitude demeure et impose la prudence. Les résultats solides de compagnies comme Google montrent que l’innovation et la diversification restent des atouts majeurs, mais ils ne suffisent pas à dissiper toutes les inquiétudes. Pour les investisseurs, il s’agit de rester attentif aux évolutions géopolitiques, de privilégier la gestion du risque et de s’appuyer sur des analyses fondamentales solides. Dans un monde où la volatilité est devenue la norme, l’agilité et la discipline seront les clés du succès sur les marchés boursiers. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+St+little+changed+as+eyes+turn+to+US-China+talks/24769383.html https://finance.yahoo.com/news/google-stock-sinks-on-report-apple-plans-to-integrate-ai-search-into-safari-browser-155545131.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les marchés boursiers en hausse : Détente des tensions sino-américaines, données sur l’emploi et résultats des géants technologiques Faits SaillantsDétente des tensions commerciales sino-américaines : un catalyseur pour les marchés boursiersDonnées sur l’emploi américain : un soutien inattendu à la confiance des investisseursRésultats des géants technologiques : entre résilience et incertitudesApple : des ventes d’iPhone solides, mais des incertitudes sur les servicesAmazon : des résultats solides, mais des marges sous pressionMicrosoft et Meta : le cloud et l’IA en vedettePerspectives économiques : entre espoirs de reprise et risques de récessionConclusion : stratégies de protection Cette semaine, les marchés financiers mondiaux ont connu une embellie notable, portée par des signaux d’apaisement dans les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, des données robustes sur l’emploi américain et la publication des résultats trimestriels des grandes entreprises technologiques. Dans un contexte où l’incertitude géopolitique et économique pèse sur la confiance des investisseurs, ces éléments ont contribué à raviver l’appétit pour le risque sur les places boursières. Cet article analyse en profondeur les facteurs ayant soutenu la hausse des actions, en mettant l’accent sur l’évolution des négociations commerciales sino-américaines, les chiffres du ‘payroll’ américain et les performances contrastées des géants de la tech. Détente des tensions commerciales sino-américaines : un catalyseur pour les marchés boursiers Depuis plusieurs mois, les marchés boursiers mondiaux sont secoués par la crainte d’une escalade des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. Les annonces de nouveaux tarifs douaniers et les menaces de représailles ont alimenté la volatilité, faisant craindre un ralentissement de la croissance mondiale. Cependant, cette semaine, un vent d’optimisme a soufflé sur les marchés après que Pékin a déclaré que la porte restait ouverte à des négociations, tandis que Washington a exprimé sa volonté de dialoguer sur les tarifs. Cette ouverture au dialogue a été perçue comme un signal fort par les investisseurs, qui y voient la possibilité d’un compromis susceptible de limiter l’impact négatif des barrières commerciales sur l’économie mondiale. L’indice paneuropéen STOXX 600 a ainsi progressé de 0,9 %, effaçant une partie des pertes accumulées lors des mois précédents. Les marchés asiatiques ont également rebondi, l’indice MSCI Asie-Pacifique hors Japon atteignant son plus haut niveau depuis mars, tandis que le Nikkei japonais et le Hang Seng de Hong Kong ont clôturé en hausse de plus de 1 %. Le contexte reste toutefois fragile. Les politiques tarifaires de l’administration Trump continuent de susciter des inquiétudes quant à la possibilité d’une récession mondiale, d’autant que les données économiques récentes montrent un ralentissement de l’activité aux États-Unis et en Chine. Néanmoins, la perspective de négociations a suffi à rassurer temporairement les marchés, qui anticipent désormais une possible désescalade. Données sur l’emploi américain : un soutien inattendu à la confiance des investisseurs Autre facteur clé de la semaine : la publication des chiffres de l’emploi américain (payrolls data). Selon le département du Travail, les créations d’emplois non agricoles ont atteint 177 000 en avril, dépassant largement les attentes des économistes qui tablaient sur 130 000. Le taux de chômage s’est maintenu à 4,2 %, conforme aux prévisions. Ces données solides ont permis de dissiper les craintes d’un affaiblissement du marché du travail, un élément crucial dans un contexte de tensions commerciales et de ralentissement économique. Elles ont également renforcé la conviction que la consommation des ménages, principal moteur de la croissance américaine, devrait rester robuste à court terme. Sur le marché des changes, le dollar a connu une légère appréciation, soutenu par la perspective d’une économie américaine plus résiliente que prévu. Toutefois, la prudence reste de mise, car une hausse prolongée des prix à la consommation, alimentée par les tarifs douaniers, pourrait finir par peser sur la demande et inciter les entreprises à réduire leurs effectifs. Résultats des géants technologiques : entre résilience et incertitudes La saison des résultats trimestriels des grandes entreprises technologiques a également rythmé la semaine boursière, avec des performances contrastées qui reflètent les défis d’un environnement économique incertain. Apple : des ventes d’iPhone solides, mais des incertitudes sur les services Apple a publié des résultats supérieurs aux attentes pour son deuxième trimestre fiscal, grâce à des ventes d’iPhone en hausse de 1 % à 46,84 milliards de dollars, portées par une amélioration de la performance en Chine. Toutefois, le segment des services, pourtant stratégique pour la diversification du groupe, a déçu en n’atteignant pas les prévisions de Wall Street. La société a également annoncé un programme de rachat d’actions de 100 milliards de dollars, en baisse par rapport au trimestre précédent, et une augmentation de 4 % de son dividende. Malgré ces annonces, l’action Apple a reculé de près de 3 % en préouverture, les analystes soulignant que les incertitudes liées aux tarifs douaniers pourraient continuer à peser sur la valorisation du titre. Amazon : des résultats solides, mais des marges sous pression Amazon a, de son côté, largement dépassé les attentes avec un chiffre d’affaires en hausse de 9 % à 155,7 milliards de dollars et un bénéfice net de 17,1 milliards de dollars. Les ventes publicitaires ont progressé de 19 %, tandis que la branche cloud AWS a généré 29,3 milliards de dollars de revenus, confirmant la place centrale du cloud dans la stratégie du groupe. Cependant, le titre a chuté de 4 % après la publication, les investisseurs s’inquiétant de la pression sur les marges et de l’impact potentiel des nouvelles mesures tarifaires. Amazon a d’ailleurs envisagé d’afficher les coûts liés aux tarifs à la caisse sur son site Haul, illustrant la sensibilité croissante de la chaîne logistique mondiale aux évolutions géopolitiques. Microsoft et Meta : le cloud et l’IA en vedette Microsoft et Meta Platforms ont également publié des résultats encourageants, en particulier dans le cloud et l’intelligence artificielle. Microsoft a enregistré une croissance de 33 % de sa division Azure, portée par la demande en IA, tandis que Meta a profité de la résilience de ses activités publicitaires. La comparaison entre AWS (Amazon) et Azure (Microsoft) met en lumière deux stratégies différentes : AWS reste leader en termes de revenus, mais Azure affiche une croissance plus rapide, notamment grâce à l’intégration de services complémentaires et à la transparence sur la part de l’IA dans ses résultats. Cette dynamique a renforcé l’enthousiasme des investisseurs pour Microsoft, qui apparaît comme un acteur clé de la transformation numérique des entreprises. Source TradingView : Microsoft Corp. (NASDAQ: MSF) Perspectives économiques : entre espoirs de reprise et risques de récession Malgré l’optimisme suscité par la détente des tensions commerciales et la solidité du marché du travail américain, les risques demeurent. Les données récentes montrent un ralentissement de l’économie américaine au premier trimestre, tandis que l’activité manufacturière chinoise s’est contractée à son rythme le plus rapide depuis 16 mois. L’inflation, alimentée par la hausse des prix à l’importation liée aux tarifs, reste une préoccupation majeure. Selon Joseph Capurso, économiste à la Commonwealth Bank of Australia, une récession deviendrait probable si la hausse des prix incitait les consommateurs à réduire leurs dépenses et les entreprises à freiner leurs investissements. Les entreprises, quant à elles, ajustent leurs prévisions de bénéfices à la baisse, reflétant l’incertitude liée à l’évolution des politiques commerciales et à la volatilité des marchés. Néanmoins, la résilience des géants technologiques et la capacité des marchés à rebondir à la moindre perspective de compromis témoignent d’une certaine robustesse du système financier mondial. Conclusion : stratégies de protection En résumé, la semaine a été marquée par un regain d’optimisme sur les marchés boursiers, porté par des signaux d’apaisement dans les relations sino-américaines, des données solides sur l’emploi et des résultats globalement positifs des grandes entreprises technologiques. Toutefois, la prudence reste de mise face aux risques persistants liés à l’inflation, à la croissance mondiale et à l’évolution des politiques tarifaires. Chez DayTrader Canada, nous croyons qu’en période d’incertitude et de volatilité accrue, il est primordial d’intégrer des stratégies de protection dans la gestion de portefeuille. Plutôt que de s’exposer pleinement aux fluctuations du marché, nous privilégions des approches structurées comme le « synthetic call ». Cette stratégie consiste à détenir l’action (long stock) tout en achetant une option de vente (long put) sur le même titre et la même échéance. Le synthetic call permet ainsi de profiter du potentiel de hausse de l’action, tout en se protégeant contre une chute importante du cours grâce à la put, qui agit comme une assurance. Pour comprendre le fonctionnement du synthetic call, vous pouvez suivre notre capsule 9 de formation Le synthétique call et le synthétique put. Dans le contexte actuel, où chaque nouvelle annonce peut provoquer des mouvements brusques, ce type de stratégie offre une flexibilité et une tranquillité d’esprit appréciables. Elle permet de rester investi sur les titres porteurs, tout en limitant le risque de pertes importantes en cas de retournement soudain du marché. Pour les investisseurs actifs et les traders, la gestion dynamique du risque, la diversification et l’utilisation judicieuse des options sont des outils essentiels pour transformer la volatilité en opportunité. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer la capacité des marchés à s’adapter, mais avec des stratégies de protection comme le synthetic call, il est possible de naviguer plus sereinement dans un environnement incertain. Source : https://www.streetinsider.com/General+News/US+stock+index+futures+extend+gains+after+April+payrolls+data/24731615.html https://www.streetinsider.com/Reuters/Stocks+gain+on+signs+that+Sino-US+trade+tensions+may+be+easing/24730370.html https://www.streetinsider.com/Investing/Apple+tops+Q2+estimates+on+solid+iPhone+sales%2C+Services+falls+short%3B+shares+down/24732219.html https://finance.yahoo.com/news/amazon-beats-earnings-expectations-ad-203500488.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare détenir des positions ‘synthetic call’ dans les titres mentionnés de Microsoft et Apple, mais n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Revue hebdomadaire des marchés boursiers : entre incertitudes politiques, tensions commerciales et rebond technique Faits SaillantsIntroduction : une semaine sous haute tension sur les marchés boursiersLundi noir : la nervosité sur les tarifs et la Fed secoue les marchés boursiersMardi : rebond technique et chasse aux aubainesMercredi : Trump recule, les marchés boursiers respirentL’or : de sommet historique à correction brutaleJeudi : la Chine dément tout progrès sur les négociations commercialesTesla : entre crise de confiance et espoirs technologiquesAlphabet (Google) : des résultats solides malgré les vents contrairesPepsiCo : la consommation sous pression, l’incertitude pèse sur les marchés boursiersLes indices boursiers américains : rebond rapide et volatilité en baisseConclusion : marchés boursiers, entre espoirs et incertitudes Introduction : une semaine sous haute tension sur les marchés boursiers La semaine écoulée sur les marchés boursiers a été marquée par une volatilité extrême, reflet d’un climat d’incertitude alimenté par les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, les interventions politiques de Donald Trump, et des résultats d’entreprises contrastés. Entre la menace d’un limogeage du président de la Fed, la correction spectaculaire de l’or, la résilience des valeurs technologiques et la fébrilité des géants de la consommation, les marchés boursiers ont offert un condensé de tous les enjeux qui animent actuellement la finance mondiale. Retour sur une semaine où chaque jour a apporté son lot de rebondissements, d’opportunités et de risques. Lundi noir : la nervosité sur les tarifs et la Fed secoue les marchés boursiers Dès le début de la semaine, les marchés boursiers ont été frappés par une vague de ventes massives, principalement en raison des inquiétudes persistantes sur la guerre commerciale sino-américaine. L’annonce de Donald Trump, qui a multiplié les critiques publiques à l’encontre de Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, a ajouté de l’huile sur le feu. Trump, allant jusqu’à qualifier Powell de « grand perdant » et de « Monsieur Trop Tard », a laissé planer la menace d’un limogeage, bien que légalement, le président américain ne dispose pas de ce pouvoir sans motif grave. En coulisses, ses conseillers cherchaient des moyens de contourner la loi, ce qui a accentué la nervosité des marchés boursiers, déjà fragilisés par la perspective de droits de douane toujours plus élevés. Mardi : rebond technique et chasse aux aubaines Après la débandade de lundi, les marchés boursiers ont connu un rebond technique mardi, porté par les chasseurs d’aubaines. Ce phénomène classique, où les investisseurs profitent de la baisse des cours pour se repositionner sur des titres jugés survendus, a permis de limiter la casse. Toutefois, l’incertitude restait palpable, les opérateurs restant suspendus aux prochaines annonces politiques et économiques. Mercredi : Trump recule, les marchés boursiers respirent Le point d’orgue de la semaine est survenu mercredi, lorsque Donald Trump a finalement renoncé à l’idée de limoger Jerome Powell, après avoir été averti par ses conseillers Scott Bessent et Howard Lutnick des conséquences juridiques et financières d’une telle décision. Les marchés boursiers, qui avaient déjà réagi négativement aux menaces de Trump, ont accueilli ce recul comme un soulagement, retrouvant un peu de stabilité. Cette séquence illustre à quel point la politique monétaire et la crédibilité des institutions restent des piliers essentiels pour la confiance des investisseurs sur les marchés boursiers. L’or : de sommet historique à correction brutale Parallèlement, le marché de l’or a connu une volatilité exceptionnelle. Après avoir franchi un sommet historique à 3 500 dollars l’once, l’or a subi sa plus forte correction depuis 2021, chutant de 3,6 % pour clôturer à 3 276,30 dollars. Ce plongeon s’explique par deux facteurs majeurs : d’une part, l’annonce de Trump de ne pas limoger Powell, qui a rassuré sur la stabilité de la politique monétaire américaine, et d’autre part, des signaux d’apaisement dans la guerre commerciale, avec des propos du secrétaire au Trésor évoquant une possible désescalade des tarifs douaniers. Ces éléments ont redonné confiance aux investisseurs, qui se sont alors détournés des valeurs refuges comme l’or pour revenir vers des actifs plus risqués, notamment les valeurs technologiques. Malgré cette correction, l’or affiche encore une progression de près de 25 % depuis le début de l’année, tandis que l’argent progresse de 16 %. Certains analystes, comme ceux de JPMorgan, estiment que le rallye de l’or n’est pas terminé et que le métal jaune pourrait dépasser les 4 000 dollars l’once l’an prochain, dans un contexte de risques de récession, de droits de douane élevés et de tensions commerciales persistantes. Les marchés boursiers restent donc attentifs à l’évolution de l’or, qui demeure une valeur refuge incontournable en période d’incertitude. Jeudi : la Chine dément tout progrès sur les négociations commerciales Jeudi matin, nouveau rebondissement : la Chine a officiellement démenti les affirmations de Donald Trump selon lesquelles des négociations actives seraient en cours sur les droits de douane. Selon le porte-parole du ministère du Commerce chinois, toute suggestion de progrès est « aussi infondée que d’essayer d’attraper le vent ». Pékin insiste sur le fait qu’aucune discussion formelle n’a lieu, même si elle reste ouverte au dialogue, à condition que celui-ci se fasse dans le respect mutuel. Actuellement, les États-Unis imposent des droits de douane de 145 % sur les produits chinois, tandis que la Chine a riposté avec des droits de 125 % sur les produits américains. Contrairement à d’autres pays qui ont obtenu un sursis de 90 jours pour négocier, la Chine n’a pas bénéficié de cette pause et a renforcé ses mesures de rétorsion, notamment en limitant l’exportation de terres rares et en déposant plusieurs plaintes à l’OMC. Malgré cette tension, Trump a affiché une volonté de dialogue, déclarant vouloir une relation harmonieuse avec Xi Jinping. Cette attitude ambivalente continue d’alimenter la volatilité sur les marchés boursiers. Tesla : entre crise de confiance et espoirs technologiques Impossible d’évoquer la semaine sans parler de Tesla et de son emblématique dirigeant, Elon Musk. Malgré une baisse de 20 % du chiffre d’affaires automobile et une chute de 71 % du bénéfice net, l’action Tesla a bondi de 8 % mercredi. Ce rebond s’explique par l’annonce de Musk, qui a promis de se recentrer sur Tesla et de réduire son implication auprès de Donald Trump à un ou deux jours par semaine. Les investisseurs ont accueilli favorablement cette décision, espérant que Musk pourra redresser la barre et restaurer la confiance dans la marque. Cependant, la réputation de Tesla reste fragilisée par les prises de position politiques de Musk, son rôle de conseiller auprès de Trump et les nombreuses controverses qui l’entourent, allant jusqu’à des actes de vandalisme contre des concessions Tesla. Depuis son sommet en décembre, la valeur boursière de Tesla a été divisée par deux, soit une perte de plus de 500 milliards de dollars, principalement à cause des craintes liées à la réputation de la marque. Pour redorer son blason, Tesla mise sur l’innovation, avec le lancement prochain d’une flotte de robotaxis à Austin, Texas, et le développement d’un modèle électrique abordable prévu pour 2025. Toutefois, la montée en cadence pourrait être plus lente que prévu, et l’entreprise reste exposée aux droits de douane sur les batteries importées de Chine. La situation de Tesla illustre parfaitement la manière dont les marchés boursiers réagissent aux annonces, aux innovations et aux controverses qui entourent les grandes entreprises technologiques. Alphabet (Google) : des résultats solides malgré les vents contraires Du côté des valeurs technologiques, Alphabet, la maison-mère de Google, a publié des résultats trimestriels largement supérieurs aux attentes, portés par la croissance de son activité cloud et la solidité de son moteur de recherche. Malgré l’impact des droits de douane et la concurrence croissante de l’intelligence artificielle générative, Alphabet a enregistré un bénéfice de 2,81 dollars par action pour un chiffre d’affaires de 90,23 milliards de dollars, dépassant largement les prévisions. Les revenus issus de la recherche Google ont atteint 50,7 milliards de dollars, tandis que le cloud a progressé à 12,26 milliards. L’engagement autour des fonctionnalités d’IA, comme les « AI Overviews », qui comptent désormais 1,5 milliard d’utilisateurs mensuels, a également contribué à la performance du groupe. Les marchés boursiers ont salué ces résultats, l’action Alphabet progressant de plus de 3 % après la clôture, et entraînant dans son sillage d’autres valeurs technologiques comme Meta et Pinterest. PepsiCo : la consommation sous pression, l’incertitude pèse sur les marchés boursiers À l’inverse, PepsiCo a revu à la baisse ses prévisions de bénéfices annuels, anticipant une hausse des coûts de production et une consommation en berne, dans un contexte d’incertitude liée à l’extension des droits de douane. Le groupe a enregistré son premier bénéfice trimestriel inférieur aux attentes depuis au moins cinq ans, ce qui a fait chuter son action de près de 2,5 %. Le PDG Ramon Laguarta a souligné que la volatilité et l’incertitude autour du commerce mondial allaient continuer à peser sur les coûts de la chaîne d’approvisionnement. Pour limiter l’impact de la hausse des coûts, PepsiCo prévoit d’adapter ses sources d’approvisionnement et d’accélérer la transition vers des ingrédients plus naturels. Malgré tout, les analystes estiment que l’année s’annonce difficile pour les actionnaires, faute de catalyseur positif à court terme. Cette situation illustre la fragilité des marchés boursiers face aux incertitudes macroéconomiques et aux tensions commerciales. Les indices boursiers américains : rebond rapide et volatilité en baisse Malgré toutes ces incertitudes, les principaux indices boursiers américains ont enregistré une solide performance hebdomadaire. Le S&P 500, qui frôlait il y a deux semaines le seuil du bear market, a rebondi de 10 % en seulement douze séances, sortant ainsi de la zone de correction. Ce retournement rapide s’explique par l’apaisement des tensions commerciales et des discussions sur les droits de douane, qui ont redonné confiance aux investisseurs. Le S&P 500 a progressé de 3,8 % sur la semaine, tandis que le Nasdaq et le Dow Jones s’apprêtaient à gagner respectivement 5,4 % et 2,4 %. La volatilité a nettement diminué, atteignant son plus bas niveau depuis début avril. Toutefois, certains titres comme Intel et T-Mobile ont souffert de résultats décevants, rappelant que la prudence reste de mise sur les marchés boursiers. Conclusion : marchés boursiers, entre espoirs et incertitudes En résumé, la semaine a été riche en rebondissements sur les marchés boursiers, entre tensions politiques, incertitudes commerciales et résultats d’entreprises contrastés. Si l’appétit pour le risque semble de retour, la prudence reste de mise, tant les marchés boursiers demeurent sensibles aux annonces politiques et aux évolutions macroéconomiques. Les investisseurs devront rester vigilants face à la volatilité et aux risques qui persistent, tout en sachant saisir les opportunités offertes par les mouvements rapides des marchés boursiers. Pour les semaines à venir, l’évolution des négociations commerciales, la politique monétaire américaine et les résultats des entreprises continueront d’être scrutés de près par les acteurs des marchés boursiers. Plus que jamais, l’agilité et les stratégies de couverture seront les clés pour naviguer dans cet environnement complexe et incertain. Source : https://www.reuters.com/markets/commodities/gold-maintains-record-rally-following-trumps-criticism-fed-chief-2025-04-22 https://www.ctvnews.ca/world/trumps-tariffs/article/china-says-there-are-no-negotiations-with-the-us-over-tariffs https://www.cnbc.com/2025/04/22/tesla-ceo-elon-musk-says-time-he-spends-on-doge-will-drop-significantly-next-month.html https://www.cbc.ca/news/business/tesla-musk-doge-1.7516138 https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+Street+futures+edge+lower+as+tariff+uncertainty+lingers%3B+Alphabet+jumps/24685978.html https://www.streetinsider.com/Earnings/PepsiCo+cuts+annual+profit+forecast+as+tariffs+set+to+drive+up+costs/24678285.html https://www.streetinsider.com/Earnings/Alphabet+delivers+blowout+Q1+earnings+on+strength+in+search%2C+cloud+units/24684675.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Rebond en bourse après la pause des tarifs de Trump : un soulagement temporaire ? La bourse mondiale a connu un rebond spectaculaire après l’annonce surprise du président américain Donald Trump de suspendre temporairement certains des tarifs douaniers qu’il avait imposés à de nombreux pays. Cette décision, qui intervient après une période de turbulences marquées sur les marchés financiers, a offert un répit bienvenu aux investisseurs. Cependant, les incertitudes persistent, notamment en ce qui concerne les relations commerciales tendues entre les États-Unis et la Chine. Cet article explore les implications de cette annonce sur les marchés boursiers et l’économie mondiale. Une pause inattendue qui rassure les marchés Mercredi, Donald Trump a annoncé une pause de 90 jours sur de nombreux tarifs douaniers récemment instaurés, provoquant une réaction immédiate et positive sur les marchés financiers. L’indice S&P 500 a bondi de 9,5 %, enregistrant sa plus forte hausse en une journée depuis plus d’une décennie. En Europe, l’indice STOXX 600 a progressé de 5,3 %, tandis que les marchés asiatiques, comme le Nikkei au Japon, ont également affiché des gains significatifs. Cette décision a été perçue comme un signe que l’administration américaine pourrait être sensible à la pression des marchés. George Lagarias, économiste en chef chez Forvis Mazars, a déclaré : « La réalisation que la pression des marchés peut influencer le président américain est un signal important pour les investisseurs. » Cependant, cette pause ne concerne pas tous les tarifs, et les tensions commerciales avec la Chine restent particulièrement vives. Les gagnants du rebond boursier Parmi les entreprises ayant bénéficié de cette annonce, Apple se distingue particulièrement. Les actions de la société ont grimpé de 15 % après l’annonce de Trump. Bien que la majorité des produits Apple soient fabriqués en Chine, l’entreprise a commencé à diversifier sa chaîne d’approvisionnement en déplaçant une partie de sa production en Inde. Cette stratégie pourrait permettre à Apple de limiter l’impact des tarifs douaniers, qui restent élevés pour les importations en provenance de Chine. Source TradingView : Apple (NASDAQ : AAPL). Les analystes estiment également que Trump pourrait accorder des exemptions tarifaires à certaines entreprises, ce qui renforcerait encore la position d’Apple. Cette perspective est cruciale pour l’entreprise, qui a récemment perdu près de 800 milliards de dollars en capitalisation boursière en raison des incertitudes liées aux tarifs. Une trêve fragile dans la guerre commerciale Malgré le soulagement temporaire, la situation reste tendue. Si Trump a suspendu certains tarifs, il a simultanément augmenté les droits de douane sur les importations chinoises, les faisant passer de 104 % à 125 %. En réponse, la Chine a imposé des droits supplémentaires sur les produits américains, atteignant 84 %, et a restreint les activités de 18 entreprises américaines, principalement dans le secteur de la défense. Cette escalade des tensions entre les deux plus grandes économies mondiales inquiète les investisseurs. Les analystes de Rabobank ont noté : « La guerre commerciale se transforme en une confrontation directe entre les États-Unis et la Chine, ce qui pourrait tirer les marchés dans des directions opposées. » Les marchés obligataires et les matières premières sous pression Outre les actions, les marchés obligataires ont également été affectés par les récents développements. Après une forte vente massive, les rendements des obligations américaines à 10 ans ont légèrement baissé, passant de 4,51 % à 4,3 %. Cependant, les investisseurs restent prudents face à la volatilité persistante. Du côté des matières premières, les prix du pétrole ont chuté, reflétant les craintes d’un ralentissement économique mondial exacerbé par les tensions commerciales. Le Brent a reculé de 2,3 %, tandis que l’or, valeur refuge par excellence, a continué de grimper, atteignant 3 113 dollars l’once. Une reprise durable ou un simple sursaut ? Si le rebond boursier offre un répit bienvenu, de nombreux experts mettent en garde contre un optimisme excessif. Les marchés restent vulnérables à de nouvelles annonces ou revirements de l’administration Trump. En effet, la pause de 90 jours ne garantit pas une résolution des différends commerciaux, et les investisseurs devront surveiller de près les négociations à venir. Par ailleurs, les données économiques attendues, comme l’indice des prix à la consommation aux États-Unis, pourraient influencer les marchés. Les économistes prévoient une légère baisse de l’inflation annuelle, mais les incertitudes liées aux tarifs compliquent les prévisions. Conclusion : une opportunité à court terme, mais des défis à long terme Le rebond des marchés boursiers suite à la pause des tarifs de Trump illustre la sensibilité des investisseurs aux décisions politiques. Si cette annonce a permis de calmer temporairement les tensions, elle ne résout pas les problèmes structurels liés à la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Les entreprises et les investisseurs devront continuer à naviguer dans un environnement incertain, marqué par des fluctuations importantes et des risques géopolitiques. Pour les investisseurs, la prudence reste de mise. Diversifier et protéger son portefeuille et surveiller les développements politiques et économiques seront essentiels pour traverser cette période de volatilité. La bourse, bien qu’en rebond hier, reste un terrain miné où chaque décision politique peut avoir des répercussions majeures. En somme, si la pause des tarifs offre un répit, elle ne constitue pas une solution durable. Les prochains mois seront cruciaux pour déterminer si cette trêve peut se transformer en une véritable avancée ou si elle ne fait que retarder l’inévitable confrontation économique entre les grandes puissances mondiales. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/Stocks+soar+in+relief+rally+after+Trumps+tariff+pause/24621979.html https://www.streetinsider.com/Investing/Apple+soars+15%25+as+Trump+reverses+on+most+tariffs/24621526.html https://www.streetinsider.com/Reuters/U.S.+stock+futures+tumble+after+sharp+rally+on+Trumps+tariff+pause/24622527.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le praticien réflexif en bourse « Qu’est-ce que je fais au moment où je le fais? » Vous êtes-vous déjà posé cette question durant l’analyse d’un titre? Ou encore plus important, soit juste au moment de passer la commande via votre plateforme de transaction? Dans l’idéal, oui, il le faudrait. Elle peut sembler à première vue singulière ou abstraite, mais cette question peut, à terme, constituer un rempart précieux pour se protéger de pertes en bourse dues à des contournements de règles d’analyse et de transaction, consciemment ou inconsciemment faits. Et elle est simple à comprendre. L’objectif de ce papier est d’offrir un angle vulgarisé de cette notion psychologique et de favoriser une application dans le domaine de la transaction boursière. La question « Qu’est-ce que je fais au moment où je le fais? »  réfère à un concept précieux en psychologie qu’est la pratique réflexive. Cette notion est largement enseignée dans les universités, elle est documentée dans la littérature scientifique et elle offre au professionnel l’appliquant l’occasion de se recentrer sur l’acte qu’il pose pour circonscrire la charge d’émotions susceptible de l’amener à commettre une erreur, voire dans le pire des cas, une faute. Plus précisément, Willig (2013) cadre la définition en mettant l’accent sur le « Pourquoi » et le « Comment » je fais ce que je fais. Lazard & McAvoy (2020) s’orientent vers le « Qu’y a-t-il dans mon processus de réflexion et d’action qui influence ce que je fais ». Finlay (2008) dit quant à lui que la pratique réflexive est un processus d’apprentissage où le regard sur soi est mis à l’avant-plan pendant l’expérience vécue. Finalement, Maclean, Harvey & Chia (2012) avancent que la pratique réflexive ferait partie de la discipline quotidienne des élites dans le milieu des affaires. Voici un graphique inspiré de Finlay (2008) qui synthétise l’ensemble de ces points de théories : Figure 1. Compétences de la pratique réflexive. Éloignons-nous de la théorie maintenant afin de digérer concrètement le contenu et pour y arriver, explorons deux cas d’espèce. Cas #1. Vous avez analysé un titre et pris une position. La valeur de votre position entre en terrain profitable. Vous voyez le gain grandir. Pendant cette croissance de gain, vous vous dites la chose suivante : « Et si le titre changeait de direction et que je perdais ce profit…un tien vaut mieux que deux tu l’auras, non? ». Et vous sortez de la position, pour vous rendre compte que le titre poursuit sa montée et que vous auriez pu engranger davantage de profit. Ici, le Fear apparaît avoir altéré le respect de la règle pour la gestion de profit. Si la question « Qu’est-ce que je fais au moment où je le fais? »  avait été présente au moment d’évaluer l’action à prendre, il aurait été davantage probable que vous vous rendiez compte qu’une crainte de perdre un gain soit à l’œuvre et vous fasse dévier de la règle de gestion de profit. Cas #2. Vous avez analysé un titre et pris une position. La valeur de votre position entre en terrain négatif. Vous voyez votre perte grandir. Pendant cette décroissance de votre actif, vous vous dites la chose suivante : « Ça va revenir… ». Et vous demeurez de la position, pour vous rendre compte que le titre continue sa dégringolade et que vous creusez votre perte. Ici, le Greed apparaît avoir altéré le respect de la règle pour la gestion de perte. Si la question « Qu’est-ce que je fais au moment où je le fais? »  avait été présente au moment d’évaluer l’action à prendre, il aurait été davantage probable que vous vous rendiez compte qu’un appétit trop grand pour le gain soit présent et vous fasse dévier de la règle de gestion de perte. Ici, j’ai choisi consciemment et volontairement dans mon écrit des exemples simples, mais fréquents, avec la possibilité de vous répéter la phrase « Qu’est-ce que je fais au moment où je le fais? ». Ça demeure l’objectif : introduire cette pensée au moment sensible de la prise de décision pour se protéger d’une perte due à un contournement de la règle. Voyons maintenant trois « Ions », terme utilisé dans mon dernier papier, pour mettre en application la pratique réflexive. Cette méthode est à nouveau inspirée des travaux de Finlay (2008). Rétrospection : ici, il s’agit de revoir vos étapes d’analyse préalablement effectuées, comme avec une checklist pour rendre l’exercice plus rapide, et vous remettre bien en contact avec votre effort rationnel d’application de connaissances et de règles qui vous a amené à prendre votre position. Auto-évaluation : ici, il s’agit de réfléchir et critiquer si l’action que vous vous apprêtez à prendre à l’égard de votre position boursière est bel et bien cohérente ainsi qu’adaptée face aux règles que vous avez fait l’effort d’appliquer. Confirmation et/ou réorientation : tout est cohérent, tout est adapté, alors bravo. Vous avez un signal positif supplémentaire pouvant vous encourager à poser votre action ou prendre votre décision. Il vous reste un doute significatif ou vous demeurez inconfortable? Prenez du recul ou revisitez vos étapes jusqu’à ce que vous soyez suffisamment serein pour agir. Dans un souci de nuance de mes propos, il va de soi que cette méthode n’est pas une baguette magique ou une technique parfaite protégeant à 100% l’exercice de la transaction boursière. Elle est cependant à mon avis un moyen définitivement important, voire incontournable, pour en fin de compte avoir une pratique de la transaction boursière rigoureuse qui amènera à terme une expérience génératrice de bonheur sur les marchés. N'oubliez pas : « Qu’est-ce que je fais au moment où je le fais? » Références Finlay, L. (2008). Reflecting on ‘Reflective practice’. Practice-based Professional Learning Paper 52. The Open University. Lazard, L., & McAvoy, J. (2020). Doing reflexivity in psychological research: What’s the point? What’s the practice? Qualitative Research in Psychology, 17(2), 159–177. https://doi.org/10.1080/14780887.2017.1400144 Maclean, M., Harvey, C., & Chia, R. (2012). Reflexive practice and the making of elite business careers. Management Learning, 43(4), 385-404. Willig, C. (2013). Introducing qualitative research in psychology. McGraw-Hill Education. ### L'impact des nouveaux tarifs de Trump sur l'industrie automobile : Une onde de choc pour les investisseurs Faits SaillantsUn impact direct sur les valeurs boursières des constructeursLes investisseurs inquiets face à l'incertitude économiqueDes tensions commerciales exacerbéesLes conséquences pour les consommateurs et l'industrie automobileConclusion : Une stratégie risquée aux conséquences incertaines L'industrie automobile mondiale est sous pression après l'annonce choc de l'ancien président Donald Trump d'imposer des tarifs de 25 % sur les véhicules importés et les pièces détachées à partir de mai 2025. Cette mesure protectionniste, qui vise à relancer la production nationale, a entraîné une réaction immédiate sur les marchés financiers, faisant plonger les actions des constructeurs automobiles et suscitant des craintes quant aux conséquences économiques plus larges. Un impact direct sur les valeurs boursières des constructeurs Dès l'annonce de ces nouveaux tarifs, les principaux indices boursiers ont réagi négativement. Les futures de Wall Street ont montré des signes de faiblesse, tandis que les actions des grands constructeurs américains comme General Motors (-6,8 %) et Ford (-2,8 %) ont plongé en pré-marché. Source Interactive Brokers : GM (NYSE : GM). Les fabricants de pièces détachées, qui dépendent fortement des chaînes d'approvisionnement mondiales, ont également subi des pertes : Aptiv et BorgWarner ont perdu environ 1,2 % chacune. Tesla, souvent perçu comme à l'abri de ces tensions, est resté stable mais a enregistré une baisse de 5,6 % lors de la session précédente. Au niveau international, les constructeurs européens comme Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz ont également subi de lourdes pertes, de même que les fabricants japonais et sud-coréens, qui dépendent fortement du marché américain pour leurs exportations. Les investisseurs inquiets face à l'incertitude économique L'instabilité causée par ces nouvelles politiques commerciales de Donald Trump ne concerne pas seulement les constructeurs automobiles, mais aussi l'ensemble du climat économique mondial. Les investisseurs redoutent une augmentation des coûts de production et un possible ralentissement de la consommation en raison de la hausse des prix des véhicules. Baylee Wakefield, gestionnaire de portefeuille chez Aviva Investors, souligne que "les marchés détestent l'incertitude, et nous sommes en pleine tempête de doutes sur la future orientation des politiques commerciales". Cette instabilité pourrait freiner les investissements dans le secteur automobile, impactant ainsi l'emploi et la croissance. Des tensions commerciales exacerbées Plusieurs gouvernements ont réagi fermement à cette annonce. Le Canada et l'Union européenne ont déjà exprimé leur intention de riposter avec des tarifs réciproques, tandis que le Japon étudie plusieurs options. Cette escalade protectionniste pourrait entraîner une nouvelle guerre commerciale, menaçant l'économie mondiale. De plus, Trump a annoncé que le 2 avril serait déclaré "Jour de la libération", marquant l'imposition de tarifs réciproques à plusieurs partenaires commerciaux. Malgré des propos laissant entrevoir une flexibilité, les investisseurs restent prudents. Les conséquences pour les consommateurs et l'industrie automobile Les conséquences de ces nouveaux tarifs seront ressenties par les consommateurs américains, qui verront le prix des véhicules importés grimper. Trump affirme que cette mesure incitera les constructeurs à relocaliser leur production aux États-Unis. Hyundai a déjà annoncé un investissement de 20 milliards de dollars, dont 5,8 milliards pour une usine sidérurgique en Louisiane. Cependant, il n'est pas certain que ces mesures suffisent à compenser la hausse des prix pour les consommateurs. Conclusion : Une stratégie risquée aux conséquences incertaines Si Trump espère stimuler l'industrie automobile américaine, les réactions des marchés financiers et des investisseurs montrent que la stratégie comporte de nombreux risques. Entre tensions commerciales, incertitude économique et impact direct sur les constructeurs, ces tarifs pourraient avoir des conséquences bien plus complexes qu'anticipé. Les investisseurs devront surveiller de près les négociations commerciales à venir ainsi que les réactions des autres économies. La bataille autour de l'automobile ne fait que commencer, et son issue reste incertaine. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+St+futures+subdued+as+auto+stocks+slide+after+Trumps+tariffs/24554591.html https://www.streetinsider.com/Reuters/Trumps+auto+tariffs+hit+stocks%2C+gold+rises+as+investors+seek+safety/24554063.html https://www.streetinsider.com/Investing/Trump+announces+25%25+tariffs+on+foreign-made+vehicles/24553835.html https://www.streetinsider.com/Commodities/Oil+steadies+near+one-month+high+as+investors+assess+renewed+trade+war+risks/24554117.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### FedEx, Trump et Tesla : 3 Facteurs Clés Agitant les Marchés Boursiers Faits SaillantsFedEx, un baromètre de l'économie en difficultéTrump poursuit la guerre commerciale avec ses tarifsTesla et l’Optimus : Un pari risqué sur la robotiqueConclusion : Entre incertitudes économiques et promesses technologiques Les marchés financiers ont connu une semaine mouvementée, marquée par une baisse généralisée des principaux indices boursiers. La chute de FedEx, perçue comme un indicateur précurseur de l'économie mondiale, les tensions commerciales ravivées par Donald Trump, et l'ambitieux projet de Tesla avec son robot Optimus sont autant de facteurs ayant contribué à la volatilité des marchés. Analyse de ces trois éléments clés. FedEx, un baromètre de l'économie en difficulté FedEx a enregistré une chute spectaculaire de 10,9 % en bourse, à l’ouverture ce vendredi matin, après avoir révisé ses prévisions annuelles à la baisse. Considéré comme un indicateur avancé de la santé économique mondiale, FedEx est fortement touché par le ralentissement du commerce international et l'incertitude macroéconomique. Son principal concurrent, UPS, a également subi une baisse de 3,3 %, pesant sur l'indice des transports Dow Jones, qui a perdu 2,1 % et affiche une correction de 19 % depuis son sommet de novembre. Source TradingView : FedEx (NYSE : FDX). Les commentaires prudents des présidents des Feds de Chicago et de New York confirment cette tendance. Le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee, a même suggéré que la situation pourrait être un « choc » pour l'économie. Cette nervosité des marchés s'est traduite par une baisse des principaux indices : Dow Jones : -1,05 % S&P 500 : -0,87 % Nasdaq Composite : -0,79 % En outre, le spectre d'une guerre commerciale prolongée et l'incertitude monétaire pèsent lourdement sur les prévisions des investisseurs, rendant la situation encore plus complexe. Trump poursuit la guerre commerciale avec ses tarifs L'attention des investisseurs est également captée par les nouvelles annonces de Donald Trump concernant des tarifs douaniers sectoriels qui entreront en vigueur dès avril. Ces mesures protectionnistes pourraient déclencher des représailles de la part des partenaires commerciaux des États-Unis, fragilisant davantage l'économie mondiale. Cette incertitude a renforcé la volatilité des marchés, amplifiée par l'échéance du « triple witching », soit l'expiration simultanée des contrats à terme, des options sur indices et des options sur actions. Le S&P 500 s'achemine vers une cinquième semaine consécutive de baisse, la plus longue depuis mai 2022. Le risque d'une escalade tarifaire inquiète d'autant plus que l'économie américaine affiche des signes de ralentissement. La Fed pourrait devoir réduire ses taux d'intérêt pour contrer ces effets, les marchés anticipant actuellement une baisse de 70 points de base en 2025. Tesla et l’Optimus : Un pari risqué sur la robotique En parallèle, Tesla tente de démontrer sa capacité à innover avec son robot humanoïde Optimus. Elon Musk a annoncé que l'entreprise produirait 5 000 unités dès cette année et prévoit une production à grande échelle d'ici 2025, visant 50 000 exemplaires. Optimus, qui bénéficie de la technologie de conduite autonome de Tesla, pourrait révolutionner plusieurs secteurs industriels. Cependant, Tesla traverse actuellement une période difficile. Son action a chuté de 41 % depuis le début de l'année, affectée par un ralentissement de la demande de véhicules électriques, la montée en puissance de concurrents chinois comme BYD et la médiatisation des engagements politiques de Musk. Dans ce contexte, il a exhorté ses employés à conserver leurs actions, affirmant que « le futur est lumineux ». L'annonce d'Optimus intervient à un moment charnière où Tesla doit convaincre les investisseurs de sa capacité à se diversifier au-delà des véhicules électriques. De grands acteurs comme Apple, Meta, Huawei et Tencent prévoient également de lancer leurs propres robots humanoïdes, ce qui pourrait intensifier la compétition sur ce segment. Conclusion : Entre incertitudes économiques et promesses technologiques Les marchés financiers naviguent dans une période de forte incertitude. La chute de FedEx rappelle que l'économie mondiale montre des signes de faiblesse, tandis que les nouvelles politiques tarifaires de Trump risquent d’exacerber les tensions commerciales. Dans ce contexte troublé, Tesla tente de rassurer ses actionnaires avec Optimus, un pari audacieux mais risqué. Les investisseurs doivent donc surveiller de près ces évolutions, car elles pourraient avoir un impact significatif sur les tendances boursières dans les mois à venir. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+St+falls+on+tariff+woes%3B+FedEx+slides+after+bleak+forecast/24531408.html https://www.streetinsider.com/Investing/Musk%3A+Tesla+to+build+5%2C000+Optimus+robots+in+2025%2C+tells+staff+not+to+sell+shares/24532687.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L'or atteint un sommet historique de 3 000 $ l'once : Analyse et perspectives Faits saillantsPourquoi l'or atteint un prix record ?1. L'incertitude économique et la guerre commerciale2. Inflation et politique monétaire3. Instabilité géopolitique et dédollarisationL'or peut-il atteindre 3 500 $ l'once ?Faut-il investir dans l'or aujourd'hui ?1. Achat d'or physique2. FNB et actions minières3. Prudence et diversification Le prix de l'or a franchi la barre des 3 000 dollars l'once pour la première fois de son histoire, suscitant l'intérêt des investisseurs et des analystes financiers du monde entier. Cette envolée spectaculaire est le fruit de plusieurs facteurs économiques et géopolitiques qui renforcent l'attrait du métal précieux comme valeur refuge. Pourquoi l'or atteint-il ce niveau record et que peut-on attendre pour l'avenir ? Pourquoi l'or atteint un prix record ? 1. L'incertitude économique et la guerre commerciale L'une des principales raisons de cette flambée des prix est l'incertitude économique mondiale, exacerbée par la guerre commerciale initiée par l'administration Trump. La multiplication des droits de douane entre les États-Unis, la Chine et l'Union européenne a plongé les marchés financiers dans l'instabilité, poussant les investisseurs à se tourner vers des actifs considérés comme plus sûrs, tels que l'or. Source : CNBC https://www.cnbc.com/quotes/@GC.1 Les banques centrales du monde entier ont réagi en augmentant leurs réserves d'or, ce qui a accéléré la demande. Selon Kyle Rodda, analyste de marché chez Compital.com, « les politiques protectionnistes de Trump ont provoqué des flux massifs vers l'or ». 2. Inflation et politique monétaire L'inflation persistante aux États-Unis et en Europe joue également un rôle crucial dans cette ascension. Traditionnellement, l'or est perçu comme un rempart contre la perte de valeur des devises. Alors que la Fed maintient des taux d'intérêt élevés pour contrer l'inflation, de nombreux investisseurs cherchent à protéger leur pouvoir d'achat en achetant du métal jaune. 3. Instabilité géopolitique et dédollarisation Outre les tensions commerciales, les conflits en Ukraine, au Moyen-Orient et les incertitudes politiques en Asie ont renforcé la demande d'or. Par ailleurs, la dédollarisation engagée par plusieurs pays, notamment la Chine et la Russie, pousse les banques centrales à diversifier leurs réserves et à se détourner du dollar américain au profit de l'or. L'or peut-il atteindre 3 500 $ l'once ? Prédire l'évolution du prix de l'or est complexe, mais plusieurs analystes estiment que la tendance haussière pourrait se poursuivre. Si les tensions commerciales ne s'apaisent pas et que les marchés actions restent volatils, l'or pourrait continuer à grimper. Certains experts anticipent un prix avoisinant les 3 500 dollars d'ici la fin de l'année. Cependant, si l'économie américaine montre des signes de résilience et que la politique monétaire de la Fed devient plus accommodante, la demande pour l'or pourrait ralentir, stabilisant les prix. Faut-il investir dans l'or aujourd'hui ? L'or a toujours été un actif prisé pour diversifier un portefeuille et se protéger contre l'inflation. Toutefois, son prix élevé rend les stratégies d'investissement plus complexes. 1. Achat d'or physique L'acquisition de lingots ou de pièces d'or reste une option classique. Toutefois, avec un prix élevé, les investisseurs pourraient privilégier les achats fractionnés pour limiter les coûts. 2. FNB et actions minières Pour ceux qui cherchent à s'exposer à l'or sans posséder de métal physique, les fonds négociés en bourse (FNB) aurifères représentent une alternative intéressante. De plus, les actions de compagnies minières commencent à rattraper leur retard et pourraient offrir des opportunités intéressantes. 3. Prudence et diversification Les analystes recommandent de ne pas allouer plus de 10 % de son portefeuille à l'or, afin de maintenir une stratégie d'investissement équilibrée. Pour les investisseurs plus expérimentés, les options et les contrats à terme peuvent offrir un levier supplémentaire. Conclusion Le franchissement du seuil des 3 000 dollars l'once marque un tournant historique pour l'or. Facteurs économiques, tensions géopolitiques et politiques monétaires créent un environnement favorable à la hausse des prix. Toutefois, les investisseurs doivent rester prudents et considérer l'or comme un outil de diversification plutôt qu'un placement exclusif. Avec les incertitudes actuelles, l'or demeure une valeur refuge essentielle, mais son évolution future dépendra fortement des développements économiques et politiques mondiaux. Source : https://www.msn.com/en-us/money/markets/gold-price-hits-3k-for-first-time-amid-trump-trade-war/ar-AA1AUXhl?ocid=finance-verthp-feeds https://www.cbsnews.com/news/golds-price-breaks-record-3000-per-ounce-everything-to-know-now-march-2025 https://www.marketwatch.com/story/goldtops-3-000-heres-what-investors-joining-thegoldrush-need-to-know-90686a48 L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare détenir des positions dans le fonds négocié en bourse de Vaneck Junior Gold Miners (GDXJ) et n’a pas l’intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Trump, Trudeau et la bataille des tarifs : Quel impact sur Wall Street et l’Europe ? Faits saillants:Des tarifs douaniers qui ravivent les tensionsL’Europe et l’euro en réactionLe Mexique obtient un répit, mais le Canada ripostePerspectives économiques : Quelle suite pour les marchés ? L’escalade des tensions commerciales entre les États-Unis, le Canada et l’Europe continue de secouer les marchés financiers. Donald Trump a une fois de plus pris les marchés financiers de court avec sa dernière annonce sur les tarifs douaniers. Alors que le Canada adopte une réponse plus ferme face à ces nouvelles mesures, le Mexique a obtenu un sursis temporaire. Pendant ce temps, Wall Street réagit vivement, tournant notamment le dos à Elon Musk et Tesla, dont la chute boursière illustre le climat d’incertitude qui pèse sur les investisseurs. En parallèle, l’euro s’apprécie face au dollar, et Wall Street peine à contenir la volatilité. Quels sont les enjeux et les conséquences de ces politiques sur les investisseurs et les grandes entreprises ? Des tarifs douaniers qui ravivent les tensions L’annonce de nouveaux tarifs par l’administration Trump a pris de court les investisseurs, exacerbant les craintes d’une guerre commerciale prolongée. Bien que le Secrétaire au Commerce Howard Lutnick ait laissé entendre une possible extension des exemptions, l’incertitude reste grande. Toutefois, le Mexique a obtenu un sursis inespéré, ce qui souligne l'imprévisibilité de la stratégie de Trump. Les marchés financiers réagissent fortement à ces annonces. Les indices de Wall Street ont enregistré une baisse notable au moment d’écrire ces lignes : Dow Jones : -1,38 % S&P 500 : -2.14 % Nasdaq Composite : -3.00 % Les entreprises sensibles aux tarifs, notamment General Motors, Ford et Tesla, ont vu leur capitalisation fondre, tandis que le secteur technologique a subi une pression supplémentaire, avec une chute de plus de 3 % de l’indice des semi-conducteurs. Tesla, en particulier, subit une double pression : d’un côté, la concurrence accrue des constructeurs chinois en Europe et aux États-Unis, et de l’autre, une réaction négative des investisseurs face au rôle controversé de Musk dans l’administration Trump. La baisse des ventes mondiales de Tesla, notamment en Europe (-50 %) et en Chine (-29 %), alimente les inquiétudes quant à l’avenir de l’entreprise. Par ailleurs, les entreprises chinoises continuent de progresser dans le domaine de l'intelligence artificielle, à l’image d’Alibaba qui a récemment dévoilé son modèle de raisonnement avancé, QwQ-32B. Avec seulement 32 milliards de paramètres, ce modèle rivalise avec les technologies occidentales telles que le R1 de DeepSeek ou le o1 mini d’OpenAI. Cette avancée, couplée à l’engagement d’Alibaba d’investir plus de 52 milliards de dollars dans l’infrastructure cloud et l’IA sur trois ans, illustre l’ambition croissante de la Chine dans ce secteur stratégique. Les actions d’Alibaba ont bondi en réponse à cette annonce, mettant en évidence l’impact de ces innovations sur la dynamique des marchés mondiaux. L’Europe et l’euro en réaction Face à l’offensive commerciale de Trump, la zone euro cherche à renforcer sa stabilité économique. L’euro a atteint un sommet de quatre mois, s’échangeant à 1,085 USD, enregistrant une hausse de 4,5 % sur la semaine. Cette augmentation est en partie due aux décisions de la Banque centrale européenne (BCE), qui a procédé à une sixième baisse consécutive des taux d'intérêt tout en révisant à la hausse ses prévisions d’inflation. L’inflation en zone euro, attendue à 2,3 % pour cette année, pousse les investisseurs à réévaluer la politique monétaire de la BCE. Par ailleurs, l’Allemagne prévoit un plan massif d'investissements dans les infrastructures, estimé à 500 milliards d’euros, renforçant ainsi la position de l’euro sur les marchés. Cependant, cette hausse de la devise européenne pourrait poser problème aux exportateurs, notamment à des groupes comme Volkswagen, Airbus et LVMH, dont la compétitivité risque de souffrir d'une monnaie trop forte face au dollar. Le Mexique obtient un répit, mais le Canada riposte Alors que le Mexique a réussi à éviter l’imposition immédiate des nouveaux tarifs, le Canada adopte une position plus ferme. Ottawa ne semble plus disposé à céder face aux exigences américaines et pourrait annoncer des mesures de rétorsion plus agressives. Cette décision pourrait compliquer davantage les négociations entre les deux voisins nord-américains et alimenter l’incertitude sur les marchés. Le flou stratégique de Donald Trump alimente la volatilité : difficile de prévoir s’il maintiendra sa ligne dure ou s’il accordera d’autres exemptions sous la pression des milieux économiques. Perspectives économiques : Quelle suite pour les marchés ? Les stratégies protectionnistes de Donald Trump, associées aux ajustements monétaires de la BCE et aux tensions commerciales avec le Canada et le Mexique, placent les investisseurs dans une situation complexe. Voici quelques éléments à surveiller dans les prochaines semaines : Évolution des tarifs douaniers : Une extension des exemptions pourrait apaiser les marchés, mais une approche plus stricte de Trump pourrait accentuer la volatilité. Dynamique de l’euro : Si la monnaie européenne continue de s’apprécier, les entreprises exportatrices pourraient subir des pressions. Performance des valeurs technologiques : La baisse des semi-conducteurs aux États-Unis, combinée à l’ascension des technologies chinoises, redessine le paysage boursier. Politique de la BCE : Une nouvelle baisse des taux en avril pourrait modifier les stratégies d'investissement. Les marchés financiers doivent naviguer entre des politiques commerciales changeantes, une transformation des équilibres monétaires et des tensions entre alliés traditionnels. Investisseurs et entreprises doivent donc faire preuve de vigilance et d’adaptabilité pour tirer parti des opportunités dans cet environnement instable. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+St+indexes+pare+declines+on+hopes+of+tariff+reprieve%3B+chip+stocks+slide/24461575.html https://www.streetinsider.com/Reuters/Euro+hits+4-month+high%2C+stocks+fall%3B+Trump+tariff+developments+weighed/24460787.html https://www.streetinsider.com/Forex/Euro+rises+to+four-month+high+as+US+dollar+struggles+again/24460748.html https://www.streetinsider.com/Forex/Euro+touches+4-month+peak%3B+eyes+on+ECB+policy+meeting%2C+outlook/24460748.html https://www.cbc.ca/news/politics/trudeau-trump-trade-war-deal-1.7476311 https://www.cnn.com/2025/03/06/business/musk-trump-tesla-shares-slide/index.html https://seekingalpha.com/news/4417834-alibaba-stock-new-ai-reasoning-model-deepseek-openai L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a pas l’intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### NVIDIA, DeepSeek et la bourse : Une dynamique complexe entre innovation et concurrence Faits Saillants :NVIDIA : Une croissance spectaculaire portée par l’IADeepSeek : Une menace réelle pour NVIDIA ?Impact sur la bourse : Un marché sous tensionPerspectives pour les investisseursConclusion Le secteur des semi-conducteurs connaît une révolution sans précédent, propulsée par la montée en puissance de l’intelligence artificielle (IA). NVIDIA, géant incontournable du marché, continue d’impressionner avec des résultats financiers spectaculaires. Cependant, l’émergence de nouveaux acteurs, notamment DeepSeek, bouscule les perspectives et attise les débats sur l’avenir du secteur. Dans cet article, nous analysons comment ces évolutions influencent la bourse et les investisseurs. NVIDIA : Une croissance spectaculaire portée par l’IA Lors de son dernier rapport trimestriel, NVIDIA (NASDAQ: NVDA) a encore une fois dépassé les attentes des analystes. Pour le trimestre clos le 26 janvier, la société a annoncé un chiffre d’affaires de 39,3 milliards de dollars, en hausse de 78 % sur un an. Le bénéfice par action ajusté s’établit à 0,89 dollar, contre 0,81 dollar l’année précédente. La division des centres de données, moteur de la croissance de l’entreprise, a généré 35,6 milliards de dollars, battant les prévisions de 34,1 milliards. L’entreprise mise fortement sur sa nouvelle gamme de processeurs Blackwell, conçus pour répondre aux besoins croissants de l’IA générative. Selon Jensen Huang, PDG de NVIDIA, l’optimisation des modèles IA via le post-entraînement nécessitera des capacités de calcul exponentielles, positionnant ainsi les GPU Blackwell comme une solution incontournable. Malgré ces résultats impressionnants, la croissance dans le segment des centres de données commence à ralentir. L’augmentation des revenus annuels, bien que toujours spectaculaire (+93 %), montre un léger fléchissement par rapport aux 112 % du trimestre précédent. Cette évolution indique une potentielle stabilisation du marché, d’autant plus que de nouveaux concurrents comme DeepSeek entrent en scène. DeepSeek : Une menace réelle pour NVIDIA ? DeepSeek, une entreprise chinoise spécialisée en intelligence artificielle, a récemment attiré l’attention avec son modèle d’IA open-source, DeepSeek R1. L’innovation majeure de cette technologie repose sur sa capacité à être entraînée à moindre coût, un facteur clé qui pourrait modifier le paradigme économique des semi-conducteurs. Ce développement a provoqué une chute de 17 % du cours de NVIDIA le 27 janvier, signe de l’inquiétude des investisseurs. Source TradingView : NVIDIA (NASDAQ : NVDA). Toutefois, selon Jensen Huang, cette réaction boursière est exagérée et repose sur une mauvaise interprétation du marché. Selon lui, l’IA ne se limite pas à la phase d’entraînement des modèles, mais s’étend également au post-entraînement, une étape extrêmement gourmande en puissance de calcul. NVIDIA estime ainsi que ses solutions resteront dominantes dans cet écosystème. L’évolution de DeepSeek illustre néanmoins un changement plus large dans l’industrie. En proposant une alternative plus accessible et moins coûteuse, l’entreprise pourrait capter une part significative du marché, notamment en Chine, où la demande pour des solutions locales se renforce face aux restrictions américaines sur les exportations de puces. Impact sur la bourse : Un marché sous tension Les performances boursières de NVIDIA sont restées volatiles ces derniers mois. Après une chute brutale en raison des craintes liées à DeepSeek, le titre a rapidement rebondi, retrouvant une grande partie de sa valeur initiale. Cet épisode souligne la sensibilité du marché aux évolutions technologiques et concurrentielles dans le secteur des semi-conducteurs. Les analystes restent optimistes quant à la capacité de NVIDIA à maintenir sa position dominante. L’entreprise prévoit un chiffre d’affaires de 43 milliards de dollars pour le premier trimestre de l’exercice 2026, dépassant les attentes du marché (42,05 milliards). En parallèle, sa marge brute ajustée devrait se situer autour de 70,6 %, avant de remonter progressivement à 75 % une fois la production des puces Blackwell pleinement optimisée. Toutefois, la concurrence s’intensifie. En plus de DeepSeek, d’autres acteurs tels qu’AMD, Intel et Arm cherchent également à capter une part du marché de l’IA. L’arrivée prochaine de nouvelles architectures pourrait redistribuer les cartes et affecter les marges de NVIDIA à moyen terme. Perspectives pour les investisseurs Face à ce contexte complexe, les investisseurs doivent adopter une approche équilibrée. D’un côté, NVIDIA reste une valeur de croissance incontournable, bénéficiant d’une avance technologique et d’une demande toujours soutenue en IA. De l’autre, la montée de concurrents comme DeepSeek montre que l’innovation est en constante évolution, nécessitant une veille active sur l’évolution du secteur. Voici quelques éléments clés à surveiller dans les prochains mois : L’adoption des puces Blackwell : Leur succès commercial déterminera en grande partie la capacité de NVIDIA à maintenir sa domination. L’évolution de la concurrence : Les avancées technologiques de DeepSeek et d’autres acteurs pourraient impacter la dynamique du marché. Les régulations et tensions géopolitiques : Les restrictions américaines sur les exportations de semi-conducteurs vers la Chine pourraient favoriser des alternatives locales, modifiant l’équilibre du secteur. La rentabilité de NVIDIA : L’évolution des marges sera un indicateur clé de la capacité de l’entreprise à gérer la montée des coûts et l’intensification de la concurrence. Conclusion Le marché des semi-conducteurs est à un tournant majeur. Si NVIDIA continue d’afficher des résultats impressionnants, l’émergence de concurrents comme DeepSeek montre que l’industrie évolue rapidement. Pour les investisseurs, la clé réside dans une analyse fine des tendances et des innovations technologiques. La bourse réagit aux signaux du marché, et seul un suivi attentif permettra d’anticiper les opportunités et les risques à venir. Source : https://www.streetinsider.com/Earnings/Nvidia+edges+up+as+traders+eye+solid+sales+outlook%2C+narrower+margins/24410592.html https://seekingalpha.com/news/4414053-nvidia-in-focus-as-q4-results-2026-guidance-top-expectations-on-amazing-blackwell-demand https://www.streetinsider.com/Investing/NVIDIA+CEO+Jensen+Huang+explains+how+the+stock+market+got+it+wrong+on+DeepSeek/24384411.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare détenir des positions (Covered call) dans les titres mentionnés de NVIDIA (NVDA) et pourrait initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Walmart : Des Résultats Financiers Solides Mais Une Prévision Prudente Pèse Sur Wall Street Le géant du commerce de détail Walmart (WMT) a récemment publié ses résultats financiers, affichant une croissance solide de son chiffre d'affaires et de ses ventes en ligne. Toutefois, une prévision prudente pour l'exercice fiscal à venir a déçu les investisseurs, entraînant une chute de l'action de près de 6 % et pesant sur l'ensemble de Wall Street, y compris le Dow Jones. Des résultats trimestriels en hausse, mais une projection décevante Pour le dernier trimestre fiscal, Walmart a enregistré un chiffre d'affaires de 180,55 milliards de dollars, supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 180,01 milliards. Son bénéfice ajusté par action a atteint 66 cents, légèrement au-dessus des prévisions (64 cents). De plus, les ventes du segment e-commerce aux États-Unis ont bondi de 20 %, marquant le onzième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres. Cependant, la prévision de Walmart pour l'exercice fiscal 2026 a déçu. La société anticipe une croissance de ses ventes nettes entre 3 % et 4 %, avec un revenu d'exploitation ajusté augmentant entre 3,5 % et 5,5 %. Ces chiffres sont bien en deçà de la croissance de 9,7 % enregistrée lors du dernier exercice. L'impact des tarifs douaniers et de l'incertitude économique L'un des principaux facteurs d'incertitude pour Walmart réside dans la politique commerciale américaine. Le retour des tarifs douaniers imposés par Donald Trump, notamment sur les importations en provenance de Chine, du Mexique et du Canada, pourrait peser sur les coûts d'approvisionnement de l'entreprise. John David Rainey, directeur financier de Walmart, a indiqué que bien que deux tiers des produits vendus par l'enseigne soient fabriqués ou assemblés aux États-Unis, l'impact potentiel des nouveaux tarifs ne peut être ignoré. « Nous avons déjà navigué dans un environnement de tarifs ces sept à huit dernières années. Nous travaillerons avec nos fournisseurs, renforcerons nos marques privées et ajusterons notre chaîne d'approvisionnement si nécessaire pour réduire les coûts et en faire bénéficier nos clients », a expliqué Rainey. Toutefois, l'incertitude autour de ces mesures a conduit Walmart à ne pas les inclure dans ses prévisions financières. Wall Street réagit négativement Suite à cette annonce, l'action Walmart a chuté de 6,2 %, tirant vers le bas les autres grands distributeurs comme Target, Costco et Dollar Tree, qui ont perdu entre 1,2 % et 1,8 %. Plus largement, le Dow Jones a reculé de 0,49 %, le S&P 500 de 0,31 % et le Nasdaq de 0,16 %. Source TradingView : Walmart (NYSE: WMT). Cette réaction s'explique en partie par la crainte que les consommateurs américains, déjà affectés par l'inflation, ne ralentissent leurs dépenses au cours des prochains mois. Certains analystes, comme Sam Stovall de CFRA, estiment que « Walmart a donné le ton pour des attentes prudentes, ce qui suscite des inquiétudes quant à la solidité de la consommation ». Les nouveaux relais de croissance de Walmart Malgré ce climat d'incertitude, Walmart mise sur plusieurs axes de diversification pour améliorer sa rentabilité. Son activité de publicité en ligne a progressé de 29 % à l'échelle mondiale, et son programme d'adhésion Walmart+ ainsi que sa marketplace tiers connaissent une croissance à deux chiffres. Le développement des services de livraison express constitue également un levier stratégique. Plus de 30 % des clients acceptent de payer un supplément pour recevoir leurs commandes en quelques heures, une tendance qui augmente la marge bénéficiaire du groupe. Enfin, Walmart a annoncé une augmentation de 13 % de son dividende, le portant à 94 cents par action, soit la plus forte hausse depuis plus d'une décennie. Ce signal positif pourrait atténuer les inquiétudes des investisseurs sur le long terme. Conclusion : Entre incertitudes et opportunités Si Walmart continue de performer grâce à ses ventes en ligne et à ses nouvelles sources de revenus, l'entreprise reste prudente face aux incertitudes économiques et aux politiques tarifaires de Donald Trump. Sa prévision modérée a entraîné une réaction négative sur Wall Street, illustrant la nervosité des investisseurs face aux perspectives de la consommation aux États-Unis. Les prochains mois seront déterminants pour observer comment Walmart s'adaptera à cet environnement incertain et si ses nouveaux relais de croissance suffiront à compenser le ralentissement anticipé des ventes. En attendant, le Dow Jones et l'ensemble de Wall Street scruteront avec attention l'évolution des dépenses des ménages et l'impact des politiques commerciales américaines sur le secteur de la distribution. Source : https://www.cnbc.com/2025/02/20/walmart-wmt-q4-2025-earnings.html https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+St+dips+as+markets+assess+Trumps+tariff+threats%3B+Walmart+slides/24374874.html https://www.reuters.com/markets/us/futures-fall-markets-assess-tariffs-geopolitical-risks-2025-02-20 https://seekingalpha.com/news/4410790-sp500-nasdaq-dow-jones-outlook-stock-market https://www.theglobeandmail.com/investing/markets/indices/RTCM/pressreleases/31028775/stocks-slip-on-us-tariff-concerns-and-walmarts-disappointing-forecast L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n'a pas l'intention d'initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les défis économiques : tarifs, immigration et énergie au cœur des préoccupations Faits saillantsLes tarifs douaniers : un levier économique controverséImmigration et marché du travail : un équilibre fragileÉlectricité et énergie : une demande en pleine explosionPétrole : entre volatilité et opportunitésLa Bourse : entre volatilité et résilienceConclusion : un avenir incertain mais riche en opportunités Dans un contexte économique mondial marqué par des incertitudes croissantes, plusieurs facteurs clés influencent les marchés et les perspectives économiques : les tarifs douaniers, les politiques d'immigration, la demande énergétique croissante, et les fluctuations des marchés financiers. Ces éléments, bien que distincts, sont interconnectés et façonnent les dynamiques économiques actuelles. Cet article explore ces thématiques en profondeur, en mettant en lumière leurs impacts sur l'économie mondiale et les opportunités qu'elles présentent. Les tarifs douaniers : un levier économique controversé Les tarifs douaniers continuent de jouer un rôle central dans les politiques économiques de nombreux pays, notamment les États-Unis. Récemment, l'administration américaine a annoncé des plans pour des tarifs réciproques visant les pays imposant des taxes sur les importations américaines. Bien que ces mesures soient perçues comme un outil de négociation, elles suscitent des inquiétudes quant à leur impact sur l'économie mondiale. Selon les économistes de Morgan Stanley, l'imposition de nouveaux tarifs pourrait entraîner une réaccélération de l'inflation et un ralentissement de la consommation. En effet, les tarifs augmentent les coûts des biens importés, ce qui se répercute sur les prix à la consommation. Par exemple, les dépenses en biens durables, qui ont récemment connu une hausse grâce à des prix historiquement bas, pourraient être affectées par ces politiques protectionnistes. À long terme, les économistes prévoient un ralentissement de la croissance de la consommation, passant de 3,2 % au quatrième trimestre 2024 à seulement 1,3 % en 2026. Immigration et marché du travail : un équilibre fragile Les politiques d'immigration jouent également un rôle crucial dans la dynamique économique, notamment en ce qui concerne le marché du travail. Une réduction de l'immigration peut limiter la croissance de la main-d'œuvre, ce qui affecte directement les revenus disponibles et la consommation. Morgan Stanley prévoit que les changements dans les politiques d'immigration aux États-Unis entraîneront une baisse significative de la création d'emplois, passant de 166 000 emplois par mois en 2024 à seulement 28 000 en 2026. Cette diminution de la main-d'œuvre pourrait également exacerber les tensions sur certains secteurs économiques, notamment ceux qui dépendent fortement des travailleurs immigrés. Par ailleurs, une réduction de la croissance des revenus réels pourrait freiner la demande intérieure, accentuant ainsi le ralentissement économique. Électricité et énergie : une demande en pleine explosion La transition énergétique mondiale et l'électrification croissante de l'économie sont au cœur des préoccupations. Selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la demande mondiale d'électricité devrait augmenter de manière spectaculaire, atteignant 3 500 térawattheures supplémentaires d'ici 2027. Cette croissance équivaut à ajouter la consommation annuelle d'un état comme la Californie chaque année pendant trois ans. Cette hausse est principalement alimentée par l'électrification des bâtiments, des transports et de l'industrie, ainsi que par la demande croissante en centres de données, véhicules électriques et technologies comme l'intelligence artificielle. Aux États-Unis, bien que la demande d'électricité ait été relativement stable depuis 2009 grâce à des gains d'efficacité énergétique, elle devrait croître à un rythme annuel moyen de 2 % entre 2025 et 2027. Les entreprises du secteur de l'énergie, telles que Vistra, NRG Energy et Constellation Energy, bénéficient de cette tendance. Ces sociétés, qui jouent un rôle clé dans la fourniture d'énergie pour les centres de données et les infrastructures numériques, voient leurs actions grimper en raison de la demande accrue. Cependant, cette transition pose également des défis, notamment en termes d'infrastructures et de gestion des ressources. Pétrole : entre volatilité et opportunités Le marché pétrolier reste un indicateur clé de l'économie mondiale. Après trois semaines de baisse, les prix du pétrole ont récemment rebondi, soutenus par une demande accrue et des attentes d'un apaisement des tensions commerciales. Le Brent a atteint 75,39 dollars le baril, tandis que le WTI s'est établi à 71,53 dollars. Source TradingView : Brent Crude Oil. Les analystes attribuent cette reprise à plusieurs facteurs, notamment la hausse de la demande de carburant et les retards dans l'application des tarifs douaniers américains. De plus, les discussions sur un éventuel accord de paix entre la Russie et l'Ukraine pourraient entraîner une augmentation de l'offre mondiale d'énergie, notamment grâce à une levée des sanctions sur le pétrole russe. Cependant, les perspectives restent incertaines. La demande mondiale de pétrole, qui a atteint 103,4 millions de barils par jour, continue de croître, mais des facteurs comme les tensions géopolitiques et les fluctuations des prix du gaz en Europe pourraient influencer les dynamiques du marché. Par exemple, la hausse des prix du gaz pourrait inciter certains consommateurs à se tourner vers le pétrole comme alternative, augmentant ainsi la demande. La Bourse : entre volatilité et résilience Les marchés financiers, quant à eux, reflètent les incertitudes économiques actuelles. Bien que les principaux indices de Wall Street, comme le S&P 500, aient enregistré des gains hebdomadaires robustes, la volatilité reste élevée en raison des préoccupations liées aux tarifs, à l'inflation et aux politiques de la Réserve fédérale. La Réserve fédérale (Fed) a récemment décidé de maintenir ses taux d'intérêt dans une fourchette de 4,25 % à 4,5 %, une décision saluée par le président Donald Trump, qui a qualifié ce choix de "correct". Cette position marque un contraste avec ses précédentes déclarations, où il avait demandé une baisse immédiate des taux. Cependant, le président n'a pas d'autorité directe sur la Fed. Les investisseurs restent prudents, car la Fed a signalé qu'elle n'était pas pressée de réduire davantage les taux après avoir déjà abaissé d'un point de pourcentage les taux directeurs entre septembre et décembre 2024. De plus, les récentes annonces de Trump concernant des tarifs agressifs contre des partenaires commerciaux majeurs comme le Canada, le Mexique et la Chine compliquent la situation. Ces tarifs pourraient alimenter l'inflation à un moment où celle-ci montrait des signes d'apaisement, rendant les baisses de taux moins probables à court terme. Les économistes craignent que l'augmentation des prix due aux tarifs ne vienne contrecarrer les efforts de la Fed pour stabiliser l'économie. En conséquence, les marchés n'anticipent pas de baisse des taux avant au moins juin, et les spéculations sur l'évolution des politiques monétaires restent vives. Conclusion : un avenir incertain mais riche en opportunités Les défis économiques actuels, qu'il s'agisse des tarifs douaniers, des politiques d'immigration, de la demande énergétique ou des fluctuations des marchés financiers, soulignent l'importance d'une approche stratégique et proactive. Les entreprises et les investisseurs doivent naviguer dans un environnement complexe, où les risques et les opportunités coexistent. Alors que la transition énergétique et les avancées technologiques redéfinissent les priorités économiques, il est essentiel de rester attentif aux tendances émergentes et aux dynamiques mondiales. Les secteurs de l'énergie, de la technologie et des infrastructures offrent des perspectives prometteuses, mais nécessitent des investissements ciblés et une vision à long terme. Dans ce contexte, la résilience et l'adaptabilité seront les clés du succès pour les acteurs économiques. Source : https://www.streetinsider.com/Investing/Tariffs%26amp%3BImmigration%3A+Trouble+ahead+for+the+US+consumer%2C+Morgan+Stanley+warns/24346021.html https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+St+subdued+as+markets+await+tariff+details/24347657.html https://seekingalpha.com/news/4408399-u_s_-electricity-demand-growth-through-2027-will-be-like-adding-another-california https://www.streetinsider.com/Commodities/Oil+to+snap+three-week+losing+streak+as+trade+war+fears+ease/24347242.html https://www.cnbc.com/2025/02/03/in-a-switch-trump-approves-feds-decision-to-hold-interest-rates-steady-.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare détenir des positions (Covered call) dans les titres mentionnés de Vistra Corp (VST) et pourrait initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Wall Street Secouée par la Valse des Tarifs Douaniers : Un Pari Risqué pour l’Économie Américaine et Mondiale Fais SaillantsDes Signaux d’Alerte sur les Marchés FinanciersL’Impact sur les Industries StratégiquesL’Industrie Automobile en Première LigneLe Secteur de l’Énergie : Tensions et IncertitudesUne Politique Tarifaire à Haut Risque et ses Répercussions GéopolitiquesLe Pari Ambitieux d’une Administration TrumpGuerre Commerciale et Réactions Contre-RétorsionLes Voix de l’Opposition et les Appels au ChangementLes Conséquences à Court et à Long TermeAdaptation des Entreprises et Gestion des StocksL’Effet Domino sur l’Économie et les ConsommateursUn Environnement Géopolitique en MutationVers une Redéfinition des Relations Commerciales MondialesConclusion : Un Pari Ambitieux aux Conséquences Multiples L’annonce des nouveaux tarifs douaniers par l’administration Trump a plongé les marchés mondiaux dans une tourmente inédite. Entre l’impact immédiat sur Wall Street et les répercussions prévues sur l’ensemble du commerce interprovincial et mondial, les effets se font ressentir sur de nombreux secteurs. Dans cet article, nous analysons en profondeur ce qui se cache derrière ces droits de douane, les réactions contrastées des marchés et les implications pour les entreprises nord‐américaines et internationales, tout en intégrant les récentes déclarations et initiatives politiques. Des Signaux d’Alerte sur les Marchés Financiers Peu nombreux étaient ceux qui pensaient que la menace des tarifs douaniers ne constituait qu’un bluff. Dès les premières heures de négociation, les analystes les plus réputés des grandes banques de Wall Street estimaient que l’application d’un nouveau droit de douane majeur était hautement improbable. Pourtant, le retournement de situation fut spectaculaire. Le président Donald Trump, en complicité avec la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a en effet décidé d’entrer en vigueur dans une négociation tendue : un accord visant à différer l’imposition des tarifs de quelques semaines en échange du déploiement de 10 000 soldats le long de la frontière. Les conséquences immédiates sur les indices boursiers furent sans appel. Au lever de la bourse, le Dow Jones avait chuté de près de 600 points, pour finir la journée avec une perte moindre d’environ 122 points (soit 0,27 %). Le S&P 500 et le Nasdaq Composite accusèrent également des baisses respectives de 0,76 % et 1,2 %. Paradoxalement, après ce plongeon initial, quelques secteurs, dont celui des cryptomonnaies avec Bitcoin en tête, permirent de relever la barre, signalant une reprise modeste au milieu de la matinée. Source TradingView : Dow Jones Industrial Index DJI. Mais si les fluctuations de Wall Street faisaient grand bruit, l’incertitude s’est rapidement propagée à l’échelle internationale. Les principaux indices européens et asiatiques accusèrent une forte baisse, tandis que le dollar américain se renforçait par rapport au dollar canadien, soulignant ainsi l’effet domino sur le commerce mondial. L’Impact sur les Industries Stratégiques L’Industrie Automobile en Première Ligne Les entreprises automobiles se sont retrouvées parmi les plus exposées aux conséquences des tarifs douaniers américains. La chaîne d’approvisionnement, particulièrement imbriquée avec le Mexique et le Canada, a subi une onde de choc. Par exemple, General Motors (GM) a vu ses actions chuter de plus de 7 % dans la matinée avant de remonter pour clôturer la journée avec une baisse inférieure à 3 %. De même, Stellantis, fabricant de Jeep et Chrysler, et Ford ont vu l’ampleur de leur déclin s’atténuer par rapport aux creux du début de journée. Ce phénomène est directement lié au fait que la production automobile repose largement sur des composantes et des sous-ensembles provenant de partenaires commerciaux étrangers. La menace de tarifs douaniers américains sur les produits importés, notamment ceux reconnus comme des produits canadiens ou issus des chaînes d’approvisionnement mexicaines, remet en question la compétitivité des industries américaines et oblige les entreprises à revoir l’intégralité de leur stratégie logistique. Dans ce contexte, l’imposition de droits de douane supplémentaires représente non seulement une contrainte immédiate, mais également une incitation à repenser le développement des entreprises dans un marché interconnecté. Le Secteur de l’Énergie : Tensions et Incertitudes Les répercussions ne se limitent pas à l’automobile. Le secteur de l’énergie est également engagé dans cette bataille tarifaire. Les tarifs prévus sur l’électricité, le gaz naturel et plus particulièrement sur le pétrole canadien, auront un impact considérable sur la compétitivité des raffineries américaines. Selon Angie Gildea, responsable du secteur énergétique chez KPMG, même un tarif réduit de 10 % sur l’électricité canadienne ne permettrait pas aux importateurs de trouver rapidement des sources d’approvisionnement de substitution. Elle souligne que « toute amélioration d’infrastructures ne se fera pas du jour au lendemain », et prévient que les prix du diesel et du carburéacteur connaîtront une hausse, ce qui se traduira par une remontée des coûts pour le consommateur final. La réaction des marchés obligataires fut également significative. Les taux obligataires à court terme se sont redressés, conséquence directe de la crainte d’une inflation grandissante due aux droits de douane alimentant les coûts de production. À l’inverse, ceux à long terme ont montré une tendance à la baisse, signe que les investisseurs anticipent un affaiblissement de la croissance économique. Une Politique Tarifaire à Haut Risque et ses Répercussions Géopolitiques Le Pari Ambitieux d’une Administration Trump L’administration Trump a confirmé son intention de mettre en place une nouvelle série de droits de douane qui s’annonce historique. Ainsi, après l’accord avec le Mexique, une annonce majeure a été faite samedi soir : l’imposition d’un tarif de 25 % sur la majorité des importations en provenance du Canada et un tarif additionnel de 10 % sur les biens chinois. Dans un message publié sur Truth Social, M. Trump avait affirmé : « Nous n’avons pas besoin de tout ce qu’ils offrent. Nous avons une énergie illimitée, nous devrions fabriquer nos propres voitures et nous possédons plus de bois que nous ne pourrions jamais en utiliser. » Ces déclarations, aussi provocatrices soient-elles, mettent en lumière une volonté d’autosuffisance économique qui se heurte à la réalité d’un commerce mondial profondément interconnecté. Les droits de douane appliqués sur environ 1,4 trillion de dollars de produits importés représentent plus du triple de la valeur des biens touchés lors du premier mandat de M. Trump. Or, selon certaines estimations de la Tax Foundation, cette escalade tarifaire pourrait se traduire par une hausse moyenne de taxes de 830 dollars par foyer américain en 2025. Plus qu’un simple ajustement fiscal, c’est l’ensemble du système commercial qui se retrouve restructuré et fragilisé. Guerre Commerciale et Réactions Contre-Rétorsion Au-delà des ajustements économiques, l’annonce de ces tarifs a déclenché une véritable guerre commerciale. Le Canada a immédiatement réagi en imposant des mesures de douane de rétorsion destinées à contrer l’application des tarifs américains. Par ailleurs, la Chine n’est pas en reste puisqu’elle a déclaré qu’elle prendrait les mesures nécessaires pour répondre à ces impositions, prolongeant ainsi le conflit commercial. Des services de renseignement internationaux surveillent de près les évolutions, anticipant des répercussions non seulement sur le commerce mondial mais également sur la sécurité des chaînes logistiques. La situation pourrait ainsi être exacerbée par des risques indirects, tels que le blanchiment d’argent et l’implication potentielle de cartels mexicains dans la contrebande de produits, phénomène qui viendrait compliquer la situation économique déjà tendue. Les Voix de l’Opposition et les Appels au Changement Face à ces mesures drastiques, de nombreux acteurs économiques et politiques expriment leurs réserves. Des chambres de commerce regroupant des centaines d’entreprises, ainsi que des organisations telles que la National Association of Manufacturers, dénoncent ces droits de douane qui, selon eux, risquent de freiner le développement des entreprises et d’alimenter une spirale inflationniste. Des experts comme Yvon Deshaies, reconnu pour ses analyses sur le commerce international, estiment que ce durcissement des règles douanières pourrait avoir des effets dévastateurs sur l’ensemble des industries canadiennes et sur les partenaires commerciaux nord-américains. On ne saurait oublier l’avis de Howard Lutnick, le candidat au poste de Secrétaire au Commerce, qui a indiqué lors de son audition que ces mesures étaient nécessaires pour réduire la dépendance des États-Unis aux importations étrangères. Pour lui, l’objectif est clair : « Il est temps que l’Amérique produise de nouveau ses biens, qu’elle tire parti de ses ressources – qu’il s’agisse d’énergie, de voitures ou même de produits comme le jus d’orange. » Néanmoins, cette vision protectionniste se heurte aux réalités d’un commerce international où l’achat de produits et la réorganisation des chaînes d’approvisionnement ne s’effectuent pas du jour au lendemain. Les Conséquences à Court et à Long Terme Adaptation des Entreprises et Gestion des Stocks Une lueur d’espoir subsiste pour certains acteurs économiques. En prévision des droits de douane prévus, de nombreuses entreprises avaient constitué des stocks afin de parer aux effets immédiats de l’application des nouveaux tarifs. Ainsi, dans l’immédiat, le consommateur ne verra pas une flambée intempestive des prix, même si la tendance à la hausse demeure inéluctable sur le long terme. Cependant, cette stratégie ne constitue qu’un palliatif face à une situation qui s’annonce d’autant plus complexe que persiste l’incertitude quant à l’évolution des relations commerciales. Les investissements massifs en développement des entreprises devront être revus, notamment dans le secteur de l’automobile et de l’énergie. Les chaînes d’approvisionnement, qu’elles soient nationales ou internationales, subiront une profonde réorganisation pour tenter de minimiser l’impact des droits de douane imposés. Par ailleurs, l’achat de produits en provenance d’entreprises étrangères verra inévitablement leurs coûts augmenter, fragilisant ainsi la compétitivité de ces dernières sur le marché américain. L’Effet Domino sur l’Économie et les Consommateurs Les répercussions de cette politique tarifaire s’étendront bien au-delà des frontières des États-Unis. En effet, le repli de la Bourse de Wall Street, la hausse des taux à court terme et la baisse des taux à long terme ne sont que les premiers signes d’une perturbation plus globale dans le commerce interprovincial. Le dollar pour dollar, l’appréciation fulgurante du dollar américain par rapport aux devises étrangères comme le dollar canadien, accentue les tensions et expose davantage les économies mondiales à des fluctuations imprévisibles. Les exportations canadiennes, par exemple, risquent d’être lourdement impactées. Doug Ford, figure politique marquante au Canada, a d’ores et déjà exprimé ses inquiétudes quant à la viabilité des industries locales face à l’imposition de droits de douane additionnels. Le ministre LeBlanc et le conseil des ministres canadiens se réunissent pour élaborer une réponse adaptée, afin de préserver l’intégrité du commerce mondial et limiter les dégâts sur le marché intérieur. Selon certaines estimations, ces mesures pourraient engendrer des pertes de plusieurs milliards de dollars pour l’économie canadienne, aggravant encore la crise commerciale qui se profile. De surcroît, la perspective d’une escalade tarifaire, avec la menace d’une nouvelle série de tarifs dès le mercredi soir ou une intervention supplémentaire de l’administration Trump lundi, laisse présager une situation économique fragile pour 2025. Les contraintes imposées sur le commerce des biens – qu’il s’agisse de produits manufacturés, d’importations en provenance de divers pays, ou encore d’articles aussi variés que le jus d’orange – vont contraindre les entreprises à faire face à des coûts additionnels et à repenser intégralement leurs chaînes logistiques. Un Environnement Géopolitique en Mutation L’incertitude qui plane sur la scène internationale n’est pas uniquement d’ordre économique. Elle reflète également des enjeux géopolitiques complexes. Avec des déclarations virulentes portées par des responsables tels que Donald Trump et les interventions plus mesurées de Justin Trudeau, il est évident que la bataille commerciale s’inscrit dans un contexte global de redéfinition des alliances et des partenariats. La tactique de l’imposition de droits aux frontières s’inscrit dans une stratégie protectionniste, qui, à terme, pourrait favoriser l’entreprise étrangère nationale au détriment des échanges internationaux. Des experts avisés, comme M. Deshaies, font également état des risques liés au blanchiment d’argent et évoquent même la possibilité que certains réseaux, parfois liés aux cartels mexicains, exploitent la situation dans un contexte de contrebande de produits ou de douane dévastateurs. Ces dérives pourraient dangereusement s’ajouter aux tensions commerciales, rendant la gestion du commerce interprovincial et international encore plus épineuse. Ce climat d’instabilité est d’autant plus préoccupant que des mesures additionnelles sont envisagées. Une nouvelle directive pourrait être adoptée d’ici les derniers jours de la semaine, à la suite d’un nouveau message de l’administration Trump prônant une autonomie économique renforcée. Cependant, cette stratégie n’est pas sans risque : si le pari se révèle gagnant, la compétitivité des industries nationales pourrait en bénéficier. Mais si le retour de bâton économique se profile, les répercussions se feront sentir « dollar lundi » et, potentiellement, pendant plusieurs cycles économiques. Vers une Redéfinition des Relations Commerciales Mondiales Face à cette situation, une chose est sûre : le commerce mondial entre en terrain glissant. L’achat de produits en provenance de partenaires traditionnels, que ce soit le Canada, la Chine ou même d’autres pays d’Amérique latine, se trouve désormais soumis à des tarifs douaniers plus élevés. La reconfiguration des chaînes logistiques et l’ajustement des stratégies d’approvisionnement deviendront indispensables pour assurer la pérennité des entreprises. Les chambres de commerce regroupant de nombreux acteurs économiques appellent à une coopération internationale renforcée afin de pallier les effets néfastes des mesures protectionnistes. Le débat s’étend désormais au-delà de simples considérations financières, englobant des questions de souveraineté et de sécurité économique. L’exemple des droits de douane appliqués par l’administration Trump illustre de manière dramatique combien le commerce interprovincial et mondial est susceptible d’être perturbé par des décisions politiques audacieuses, qui peuvent, en quelques heures, transformer des milliards de dollars d’activité en sources de tension et de conflit. Du côté des États-Unis, le président Trump et ses collaborateurs, tout en revendiquant la nécessité de protéger les industries nationales, reconnaissent que la remontée des coûts est une conséquence inévitable du redéploiement des chaînes d’approvisionnement. Dans une optique de long terme, certains responsables économiques estiment que la restructuration du commerce international pourrait, paradoxalement, favoriser le développement des entreprises locales et réduire la dépendance à des importations massives. Pourtant, comme l’indique Howard Lutnick lors de ses interventions publiques, le pari reste risqué et l’impact sur le consommateur final – ainsi que sur la stabilité du marché – demeure incertain. Conclusion : Un Pari Ambitieux aux Conséquences Multiples La décision de l’administration Trump d’imposer de nouveaux tarifs douaniers sur un ensemble de produits représentant des milliards de dollars d’importations internationales marque un tournant majeur dans la politique commerciale américaine. Entre la volatilité des marchés boursiers, l’appauvrissement progressif des chaînes d’approvisionnement et les réactions en chaîne sur le plan géopolitique, les enjeux sont multiples. Des secteurs tels que l’automobile, l’énergie et l’agriculture se trouvent au cœur d’une réorganisation chaotique où chaque hausse de droits de douane imposés risque d’alimenter une spirale inflationniste difficile à maîtriser. Si d’un côté des entreprises avaient anticipé l’impact en stockant des produits – stratégie qui permettra de calmer temporairement la flambée des prix – de l’autre, la perspective d’une guerre commerciale plus violente plane. Les mesures de douane de rétorsion adoptées par le Canada et les potentiels contres-mesures venant de la Chine rappellent que le commerce interprovincial et mondial doit faire face à des enjeux de taille, où les déclarations de M. Trump et les critiques de Justin Trudeau ou de Doug Ford ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Les experts, parmi lesquels Yvon Deshaies et d’autres analystes, s’accordent pour dire que l’avenir dépendra largement de la capacité des gouvernements et des entreprises à adapter leurs stratégies. La consolidation des alliances, la révision des chaînes logistiques et la recherche de nouvelles sources d’approvisionnement apparaissent comme des solutions indispensables pour faire face aux défis posés par ces droits de douane prévus et par les douanes additionnels qui pourraient suivre. En définitive, la politique tarifaire actuelle est un pari risqué. Les conséquences économiques – qu’elles se traduisent par une hausse des coûts pour le consommateur, une baisse de la compétitivité des entreprises ou encore des perturbations sur le commerce mondial – pourraient se faire sentir bien au-delà du prochain mercredi soir. Le marché boursier, les secteurs industriels, et même la sécurité liée aux flux internationaux se trouvent désormais dans une phase de transition qui interroge l’avenir de l’économie américaine et mondiale. Source : https://www.cnn.com/2025/02/03/business/tariffs-trump-imports-us/index.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, ni l'intention d'initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### DeepSeek vs Wall Street : Qui Aura le Dernier Mot ? Le marché boursier mondial a connu une secousse majeure suite à l'apparition de DeepSeek, un modèle d'intelligence artificielle chinoise qui se présente comme une alternative à faible coût aux solutions occidentales. Cet événement a entraîné une chute spectaculaire de la valorisation de Nvidia et d'autres géants technologiques, avant qu'un rebond partiel ne vienne stabiliser la situation. Revenons sur les faits marquants et leurs implications. Faits SaillantsUne chute historique pour Nvidia et le secteur technologiqueUn rebond partiel et une prudence de misePourquoi DeepSeek inquiète tant ?L’IA de DeepSeek, un tournant pour la finance ? Une chute historique pour Nvidia et le secteur technologique Le lundi 27 janvier 2025 restera gravé dans les annales de Wall Street. Nvidia (NASDAQ: NVDA) a perdu près de 17% de sa capitalisation boursière, soit environ 593 milliards de dollars, marquant ainsi la plus grande perte journalière de l'histoire pour une entreprise. Le secteur des semi-conducteurs et des infrastructures liées à l'intelligence artificielle a été durement touché, cumulant plus de 1 000 milliards de dollars de pertes en une seule session ! L'origine de cette tempête ? L'annonce par DeepSeek d'un assistant IA capable de fonctionner avec moins de données et à un coût réduit par rapport aux solutions américaines. Cette nouvelle a semé l'inquiétude parmi les investisseurs, qui redoutent un ralentissement de la croissance des ventes de puces AI et une redistribution des parts de marché au profit des entreprises chinoises. Un rebond partiel et une prudence de mise Le mardi 28 janvier, le marché a connu un rattrapage. Nvidia a regagné 8,9%, tandis que le secteur technologique a progressé de 3,6% après une chute de 5,6% la veille. Le Philadelphia Semiconductor Index (NASDAQ: SOX) a affiché une timide hausse de 1,1% après son plongeon de 9,2%. Source TradingView : Philadelphia Semiconductor Index (NASDAQ : SOX) Toutefois, certains analystes restent prudents. "Hier, c'était une réaction instinctive. Aujourd'hui, les investisseurs se demandent si quelqu'un a vérifié que DeepSeek est vraiment ce qu'il prétend être", a déclaré JJ Kinahan, président de tastytrade. Malgré la tempête, des figures de l'industrie voient cet épisode comme une opportunité. Sam Altman, PDG d'OpenAI, a salué DeepSeek comme "un modèle impressionnant" tout en assurant que les entreprises américaines continueront à innover pour offrir des solutions supérieures. De son côté, l'ancien président Donald Trump a qualifié cette évolution de "signal d'alarme pour nos industries". Pourquoi DeepSeek inquiète tant ? DeepSeek ne remet pas seulement en cause la domination de Nvidia et des grands acteurs américains. Il soulève des interrogations fondamentales sur l'évolution du marché de l'IA. Une pression sur les estimations de croissance : Les prévisions de croissance des revenus des entreprises technologiques, qui ont porté le marché ces dernières années, pourraient être révisées à la baisse. Nvidia, Broadcom et autres acteurs clés du secteur doivent désormais convaincre les investisseurs que leurs produits resteront incontournables malgré l'émergence de modèles à bas coût. Un rééquilibrage du marché : Depuis 2022, les "Magnificent Seven" (Nvidia, Amazon, Alphabet, Apple, Meta, Microsoft et Tesla) ont accaparé l'essentiel des gains du S&P 500. Or, cet épisode pourrait marquer un retour à un marché plus équilibré, où les performances ne seraient plus aussi concentrées. Une nouvelle ère pour les investisseurs : Si la domination des grandes valeurs technologiques s'atténue, le contexte pourrait devenir plus favorable aux stock-pickers, ces investisseurs qui misent sur des actions individuelles plutôt que sur les indices globaux. Ou encore aux négociateurs d'options qui souhaitent protéger leur profit avec des options de vente. Voir l'article de DayTrader Canada Comment protéger vos profits en bourse avec les options à ce sujet. L’IA de DeepSeek, un tournant pour la finance ? Les marchés ont réagi avec prudence aux résultats des grandes entreprises technologiques et à la dernière décision de la Réserve fédérale américaine (Fed). Comme prévu, la Fed a maintenu ses taux d’intérêt inchangés dans une fourchette de 4,25 % à 4,5 %, adoptant une posture attentiste face à l’évolution de l’économie. Jerome Powell, son président, a insisté sur la nécessité d’attendre de nouvelles données avant d’envisager une baisse des taux, notamment en raison d’une inflation encore supérieure à l’objectif des 2 %. Les marchés boursiers, qui avaient chuté la veille sous l’effet de cette annonce, se sont redressés jeudi matin, stimulés par les résultats contrastés des géants de la tech. Microsoft et Meta ont tenté de rassurer les investisseurs quant à leurs dépenses massives dans l’intelligence artificielle, malgré l’arrivée du modèle DeepSeek, qui remet en question la nécessité d’investissements colossaux. Les déclarations de Satya Nadella et Mark Zuckerberg ont mis en avant une vision à long terme, misant sur la compétitivité et l’avantage stratégique des infrastructures coûteuses. Par ailleurs, Tesla a dévoilé ses efforts pour réduire ses coûts et accélérer le lancement d’un véhicule électrique plus abordable d’ici 2025, afin de relancer la demande. De son côté, Apple, qui publiera ses résultats plus tard dans la journée, fait face à des défis croissants sur le marché chinois et à des critiques sur ses avancées en matière d’IA. En toile de fond, les investisseurs scrutent également la décision imminente de la Banque centrale européenne (BCE), qui pourrait assouplir davantage sa politique monétaire après une série de baisses de taux en 2024 pour raviver une économie au ralenti. L’ensemble de ces éléments, combiné à l’irruption de DeepSeek dans le paysage de l’IA, soulève des interrogations majeures sur l’avenir du secteur technologique et financier. L’innovation rapide et l’évolution des politiques monétaires pourraient redessiner les dynamiques de marché bien plus vite que prévu. L'essor de DeepSeek marque une nouvelle étape dans la compétition mondiale autour de l'intelligence artificielle. Reste à voir si ce modèle tiendra ses promesses et comment les géants américains réagiront face à ce défi. Une chose est sûre : le paysage boursier ne sera plus tout à fait le même. Source : https://seekingalpha.com/news/4398730-china-deepseek-us-tech-stocks-ai-race https://seekingalpha.com/news/4398699-chinese-ai-lab-deepseek-rattles-silicon-valley https://seekingalpha.com/news/4400661-with-earnings-underway-what-is-big-tech-saying-about-deepseek https://www.reuters.com/technology/tech-stock-selloff-deepens-deepseek-triggers-ai-rethink-2025-01-28 https://finance.yahoo.com/news/why-deepseek-has-been-so-unsettling-for-the-stock-market-in-3-charts-161506312.html https://www.streetinsider.com/Investing/Futures+higher%3B+tech+earnings+in+focus%3B+Fed+decision+-+whats+moving+markets/24268510.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare détenir des positions dans les titres mentionnés de Nvidia (NVDA) et pourrait initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Stargate : Le Projet d’Infrastructure IA qui Redéfinit l’Avenir de l’Économie Américaine Le monde des technologies vient d’entrer dans une nouvelle ère. Mardi dernier, le président Donald Trump, entouré des PDG de SoftBank, OpenAI et Oracle, a annoncé un projet titanesque nommé Stargate. Avec une promesse d’investissements atteignant 500 milliards de dollars, ce projet marque une étape décisive pour le développement des infrastructures d’intelligence artificielle aux États-Unis. Mais au-delà de l’ampleur financière, Stargate pourrait bien devenir un moteur économique mondial, tant par son potentiel d’innovation que par les répercussions sur les marchés financiers. Faits saillants :Stargate : Une vision technologique à 500 milliards de dollarsRéactions des marchés financiers : l’effet dominoUne opportunité pour les semi-conducteurs et l’énergie nucléaireElon Musk réagit : entre prudence et admirationL'ouverture des marchés : jeudi 23 janvierConclusion Stargate : Une vision technologique à 500 milliards de dollars Présenté comme “le plus grand projet d’infrastructure IA de l’histoire,” Stargate s’inscrit dans une stratégie visant à consolider la suprématie américaine face à la Chine dans la course à l’intelligence artificielle. L’investissement initial de 100 milliards de dollars, soutenu par des leaders comme Sam Altman (OpenAI), Masayoshi Son (SoftBank) et Larry Ellison (Oracle), servira à construire des centres de données à travers les États-Unis, avec un premier site d’un million de pieds carrés déjà en chantier au Texas. Ce projet n’est pas qu’une prouesse technologique ; il représente aussi une opportunité économique colossale. Selon Donald Trump, plus de 100 000 emplois seront créés, renforçant ainsi l’industrie américaine et soutenant une croissance économique durable. Réactions des marchés financiers : l’effet domino L’annonce a immédiatement suscité un engouement sur les marchés boursiers. Oracle (ORCL) a vu ses actions grimper de 7 % dès mardi, avec une hausse prolongée en pré-ouverture mercredi (+8 %). Nvidia, désigné comme partenaire technologique clé du projet, a également enregistré une augmentation de 4,4 % de son action mercredi. Les investisseurs saluent cette initiative, qui devrait alimenter une demande accrue en matériel informatique, semi-conducteurs et électricité. Source TradingView : Oracle (ORCL : NYSE) D’autres secteurs ont également bénéficié de cette annonce. Les géants de l’énergie nucléaire, comme Constellation Energy et Vistra, ont vu leurs actions progresser respectivement de 2,7 % et 0,8 %. Ces entreprises jouent un rôle stratégique dans l’approvisionnement énergétique des centres de données, lesquels nécessitent d’importantes ressources pour alimenter les algorithmes d’apprentissage automatique. Une opportunité pour les semi-conducteurs et l’énergie nucléaire Le lien entre Stargate et les besoins en énergie est clair : l’intelligence artificielle, gourmande en puissance de calcul, exige des infrastructures énergétiques robustes. C’est pourquoi les entreprises comme Constellation Energy et Oklo, une start-up spécialisée dans les petits réacteurs modulaires (SMR), sont en première ligne pour profiter de cette dynamique. De plus, alors que l’énergie nucléaire continue de capter l'attention des investisseurs en tant qu'élément clé de la transition énergétique, une annonce majeure ce matin a bouleversé le secteur. NANO Nuclear Energy (NASDAQ: NNE) a révélé l'acquisition d'un portefeuille mondial de brevets entourant la conception de ses générateurs nucléaires modulaires et transportables. Cette technologie révolutionnaire inclut des réacteurs micro-modulaires, tels que ZEUS et ODIN, conçus pour des applications variées : alimenter des processus industriels, soutenir des bases militaires ou même répondre aux besoins énergétiques de communautés isolées. Cette acquisition stratégique, couplée à l'expansion de leur propriété intellectuelle, renforce leur position de leader dans le domaine des réacteurs nucléaires avancés. La nouvelle a fait bondir le titre de NANO Nuclear de plus de 15% au moment d’écrire ces lignes, témoignant de l'intérêt accru des investisseurs pour cette percée technologique. Source TradingView : Nano Nuclear Energy Inc (NNE : NASDAQ) Dans le domaine des semi-conducteurs, Nvidia et Taiwan Semiconductor Manufacturing (TSM) sont parmi les principaux bénéficiaires. Nvidia, déjà leader des processeurs graphiques pour l’IA, devrait voir ses revenus augmenter grâce à cette initiative, selon les analystes de Wedbush Securities. Elon Musk réagit : entre prudence et admiration Fidèle à son style, Elon Musk a rapidement réagi sur les réseaux sociaux, saluant Stargate comme une avancée majeure pour l’intelligence artificielle, mais en avertissant sur les risques potentiels. “Construire des infrastructures est essentiel, mais il faut garder à l’esprit les implications éthiques,” a tweeté Musk. Le fondateur de Tesla et SpaceX a par ailleurs critiqué la décision de Trump de révoquer un décret de 2023 qui exigeait des tests de sécurité pour les modèles d’IA générative. L'ouverture des marchés : jeudi 23 janvier Ce matin, les marchés anticipaient une ouverture mitigée, en particulier dans les secteurs de la technologie et de l’énergie nucléaire, qui montraient des signes de repli. Toutefois, l'annonce de NANO Nuclear Energy a changé la donne. En mettant en lumière son acquisition d’un portefeuille stratégique de brevets, l’entreprise a non seulement rassuré le marché sur son potentiel, mais a également ouvert la voie à une adoption plus large de ses technologies avancées. Dans un contexte où les tensions géopolitiques et la demande énergétique mondiale dictent la trajectoire des marchés, cette nouvelle démontre l'importance d'investir dans des solutions innovantes comme les réacteurs nucléaires portables. Les investisseurs se tournent vers NANO Nuclear comme un acteur clé de cette transition, poussant son titre à des niveaux impressionnants dès l’ouverture. Conclusion Stargate n’est pas seulement un projet d’infrastructure, c’est une déclaration d’intention. Avec un investissement colossal et un potentiel économique sans précédent, ce projet place les États-Unis au centre de l’innovation technologique mondiale. Cependant, des défis subsistent, qu’il s’agisse de la régulation de l’IA, de l’approvisionnement énergétique ou de la concurrence internationale. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : Stargate vient de redéfinir les règles du jeu. Les investisseurs, les entreprises et les gouvernements devront s’adapter à cette nouvelle réalité où technologie et économie sont plus imbriquées que jamais. Source : https://www.cnn.com/2025/01/21/tech/openai-oracle-softbank-trump-ai-investment/index.html https://finance.yahoo.com/news/trump-announces-500-billion-stargate-ai-venture-headed-by-oracle-openai-softbank-212012023.html https://www.investors.com/news/technology/nvidia-stock-rallies-stargate-ai-project https://www.cnbc.com/2025/01/22/musk-trump-ai-stargate-openai-softbank.html https://www.globenewswire.com/news-release/2025/01/23/3014268/0/en/NANO-Nuclear-Energy-Highlights-Recent-Acquisition-of-Key-Worldwide-Patent-Portfolio-Surrounding-the-Design-of-a-Modular-Transportable-Nuclear-Generator.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada, déclare détenir des positions dans les titres mentionnés de Nvidia (NVDA), NANO Nuclear (NNE) et Oklo (OKLO), mais n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Une semaine sous tension pour les actions des ordinateurs quantiques Faits SaillantsLe signal d’alarme des leaders de la techMicrosoft relance la dynamique avec son initiative 'Quantum-Ready'Les acteurs clés sous les projecteursInvestir dans le quantique : une opportunité ou un pari risqué ?Une révolution en gestationÀ Surveiller : Résultats des grandes banques américaines Les derniers jours ont été marqués par de vives fluctuations dans le secteur des ordinateurs quantiques, un domaine encore émergent mais au potentiel révolutionnaire. Alors que plusieurs entreprises ont vu leurs actions chuter drastiquement suite à des commentaires de figures emblématiques de la tech comme Jensen Huang, PDG de NVIDIA, et Mark Zuckerberg, CEO de Meta, une annonce de Microsoft a insufflé un regain d’optimisme sur les marchés. Retour sur une semaine qui illustre à la fois les promesses et les défis du secteur. Le signal d’alarme des leaders de la tech Lors d’une conférence très attendue la semaine dernière, Jensen Huang a tempéré les attentes en déclarant que les ordinateurs quantiques « vraiment pratiques » pourraient encore n’être qu’un rêve lointain. Selon lui, il faudra attendre entre 15 et 30 ans avant que ces machines atteignent un niveau de maturité suffisante pour résoudre des problèmes concrets à grande échelle. Mark Zuckerberg a renforcé ce sentiment, affirmant que la tech devait rester prudente quant aux promesses faites au grand public. Ces déclarations ont immédiatement impacté les actions de plusieurs entreprises spécialisées. D-Wave Quantum Inc., Rigetti Computing et IonQ, toutes cotées en Bourse, ont enregistré des baisses significatives. L’enthousiasme qui entourait ces entreprises, porté par des projections optimistes sur l’avenir du calcul quantique, s’est soudainement heurté à une réalité plus nuancée. Microsoft relance la dynamique avec son initiative 'Quantum-Ready' Alors que l’horizon semblait s’assombrir, Microsoft a réussi à redonner de l’espoir aux investisseurs. L’annonce d’un programme dénommé "Quantum-Ready", prévoyant des outils dès 2025 pour exploiter les capacités quantiques dans des systèmes hybrides, a suscité un véritable engouement. Cette stratégie mise sur l’idée que les ordinateurs quantiques, combinés à des infrastructures classiques, peuvent déjà apporter une valeur ajoutée à certaines industries comme la finance, la logistique et la santé. Source TradingView : Comparaison graphique de Rigetti Computing (RGTI) avec Quantum Computing (QUBT), D-Wave Quantum, (QBTS) et IonQ (IONQ). En comparaison, Amazon Web Services (AWS) avait déjà lancé son programme Quantum Embark, mais sans définir de calendrier aussi ambitieux que celui de Microsoft. Ce dernier semble donc prendre une longueur d’avance, tant sur le plan technologique que communicationnel. Les acteurs clés sous les projecteurs Malgré les doutes exprimés par certains leaders de la tech, les entreprises spécialisées dans le quantique continuent d’avancer. IonQ, par exemple, a récemment annoncé une percée dans la stabilité de ses qubits, un élément crucial pour l’efficacité des ordinateurs quantiques. De son côté, Rigetti travaille à l’amélioration de son architecture pour élargir l’échelle de ses systèmes. Cependant, ces entreprises doivent faire face à une pression croissante de la part des investisseurs. La promesse d’une révolution quantique est souvent accompagnée d’attentes irréalistes, ce qui complique leur capacité à lever des fonds et à maintenir un rythme de recherche soutenu. L’annonce de Microsoft pourrait cependant leur offrir une bouffée d’oxygène, en légitimant l’idée que des applications hybrides sont accessibles à court terme. Investir dans le quantique : une opportunité ou un pari risqué ? Pour les investisseurs, le secteur des ordinateurs quantiques reste un écosystème à la fois fascinant et complexe. Les récents événements illustrent bien la dualité du domaine : d’un côté, des avancées réelles et prometteuses ; de l’autre, des échéances qui peuvent paraître éloignées. Les stratégies d’investissement doivent être adaptées à cette réalité. Plutôt que de parier sur des applications à très long terme, il peut être judicieux de miser sur des acteurs proposant des solutions hybrides ou sur les entreprises qui bénéficient d’un solide soutien institutionnel. Les avancées dans les systèmes combinant calcul classique et quantique pourraient être le pont vers une adoption plus large. Une révolution en gestation Si la semaine passée a montré une chose, c’est que le secteur des ordinateurs quantiques est en pleine ébullition, naviguant entre espoir et réserve. Les déclarations de Jensen Huang et Mark Zuckerberg nous rappellent que le chemin sera long, mais l’initiative de Microsoft prouve que des applications concrètes sont à portée de main. Pour les investisseurs, le moment est venu de s’intéresser à ces technologies tout en gardant une approche prudente. Après tout, chaque révolution technologique commence par des doutes avant de transformer le monde. À Surveiller : Résultats des grandes banques américaines Alors que les ordinateurs quantiques continuent de promettre des avancées révolutionnaires, notamment dans des secteurs comme la finance, où la vitesse et la complexité des calculs peuvent transformer les modèles de risque et d’investissement, les grandes banques américaines restent au centre de l'attention.  Les investisseurs suivent particulièrement les données sur les revenus nets d’intérêts, les provisions pour pertes sur crédit et les revenus liés aux activités bancaires d’investissement. Derniers résultats :Bank of America a annoncé des résultats dépassant les attentes avec un bénéfice de 6,67 milliards de dollars pour le quatrième trimestre, soit 82 cents par action (contre 77 cents attendus). Les revenus ont bondi de 15 %, atteignant 25,5 milliards de dollars, grâce à des frais bancaires d'investissement en hausse de 44 % et une forte croissance des revenus issus de la gestion d'actifs. Les revenus nets d’intérêts, un indicateur clé pour la banque, ont augmenté de 3 %, dépassant les prévisions de 170 millions de dollars. Calendrier des publications :JPMorgan, Goldman Sachs, Citigroup, et Wells Fargo ont déjà publié leurs résultats hier. Aujourd’hui, Morgan Stanley et Bank of America clôturent cette série. Leurs performances offrent un aperçu des tendances macroéconomiques et des impacts potentiels des taux d’intérêt élevés sur les bilans des institutions financières. Pourquoi c’est important :Même pour les non-investisseurs, ces données donnent des indications précieuses sur l’économie globale. Les commentaires des dirigeants des grandes banques sur la consommation, les conditions de marché, et l'évolution des taux d’intérêt captent l’attention des marchés. Source : https://www.investopedia.com/quantum-computing-stocks-sink-as-nvidia-ceo-says-tech-is-15-to-30-years-away-8771205 https://qz.com/quantum-computing-stocks-rigetti-ionq-climb-nvidia-meta-1851739004 https://www.cnbc.com/2025/01/15/quantum-computing-stocks-rip-higher-on-microsofts-quantum-ready-directive.html https://www.marketwatch.com/story/quantum-computing-stocks-soar-after-microsoft-unveils-training-program-1b031684?mod=MW50_Profile_MoreAboutProfile https://www.barchart.com/story/news/30419547/expert-the-nvidia-driven-selloff-in-quantum-computing-stocks-is-a-reason-to-double-down-on-these-4-names https://seekingalpha.com/news/4395194-sa-chart-wall-streets-big-banks-had-a-great-year-now-come-the-latest-earnings https://www.cnbc.com/2025/01/16/bank-of-america-bac-earnings-q4-2024.html L’auteur de ce billet, Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada,  déclare détenir des positions dans les titres mentionnés de Rigetti Computing (RGTI) et Bank of America (BAC), mais n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Ce billet est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Incendies en Californie : Une épreuve de feu pour les assureurs Les marchés boursiers américains étaient fermés hier, jeudi 9 janvier 2025, en hommage à l’ancien président Jimmy Carter, décédé à l’âge de 100 ans. Cette journée nationale de deuil, proclamée par le président Joe Biden, a suspendu les activités du New York Stock Exchange (NYSE) et du Nasdaq, une tradition visant à honorer les dirigeants nationaux disparus. Mais aujourd’hui, alors que les marchés reprennent leurs activités, l’attention se tourne vers un sujet brûlant—au sens propre comme au figuré : les incendies dévastateurs qui ravagent la Californie et leurs répercussions économiques, notamment sur les compagnies d’assurance. Faits saillantsUne catastrophe d’ampleur historiqueL’impact sur les compagnies d’assuranceUne industrie résiliente grâce à l’augmentation des primesL’effet du changement climatique sur l’assuranceConséquences pour les consommateurs et les marchésConclusion Une catastrophe d’ampleur historique Les incendies en Californie qui font rage dans la région de Los Angeles, notamment le Palisades Fire à l’ouest et l’Eaton Fire à l’est, ont déjà consumé plus de 34 000 acres (environ 13 750 hectares) et détruit près de 10 000 bâtiments. Ces feux comptent parmi les plus destructeurs de l’histoire de la ville. Selon AccuWeather, les dommages totaux pourraient atteindre entre 135 et 150 milliards de dollars, soit près de 4 % du PIB annuel de la Californie. Les conséquences humaines sont également tragiques, avec un bilan provisoire de 10 morts et des dizaines de milliers de résidents déplacés. Cette catastrophe naturelle a été qualifiée d’« apocalyptique » par les autorités locales. Les scènes de destruction évoquent une explosion atomique, et la reconstruction des quartiers sinistrés s’annonce comme un défi titanesque pour les autorités locales et les acteurs économiques impliqués. L’impact sur les compagnies d’assurance Les compagnies d’assurance, en première ligne face à ces sinistres, sont confrontées à des pertes estimées entre 20 et 25 milliards de dollars. JP Morgan a doublé ses prévisions initiales, tandis que Raymond James anticipe des pertes potentielles allant jusqu’à 17,5 milliards de dollars. Parmi les assureurs les plus touchés, Mercury General a vu ses actions plonger de 32 %, tandis qu’Allstate (NYSE:ALL), Travelers (NYSE:TRV) et Chubb (NYSE:CB) ont enregistré des baisses de 4,5 à 6 % en préouverture de marché. Source TradingView : Allstate Corporation (NYSE:ALL). La situation est également tendue pour les assureurs européens. Beazley, Lancashire et Hiscox ont connu des déclins allant jusqu’à 4 %. Les analystes prévoient une augmentation significative des primes d’assurance pour les résidents de zones à risque, notamment dans des quartiers prisés comme Pacific Palisades, qui était pourtant jusque-là une des zones les moins coûteuses en termes d’assurance habitation. Une industrie résiliente grâce à l’augmentation des primes Malgré les pertes énormes, l’industrie de l’assurance n’est pas sur le point de s’effondrer. Au contraire, les catastrophes liées au changement climatique pourraient élargir le marché de l’assurance. Au cours des cinq dernières années, les actions des compagnies d’assurance ont surperformé l’indice S&P 500, grâce à une augmentation des primes et à une gestion disciplinée des risques. En 2024, beaucoup d’assureurs ont enregistré des profits records. Les leaders du marché, comme State Farm et Farmers Insurance, qui possèdent respectivement 21 % et 16 % de parts de marché en Californie, ont cessé d’émettre de nouvelles polices il y a deux ans face à la réticence des régulateurs à approuver des hausses de tarifs. Cependant, les nouvelles régulations en vigueur depuis janvier 2025 autorisent une augmentation des primes et imposent aux assureurs de couvrir un minimum de zones à risque. L’effet du changement climatique sur l’assurance Le changement climatique redessine les contours du secteur de l’assurance. Comme l’a déclaré Warren Buffett lors de l’assemblée annuelle de Berkshire Hathaway en 2024, « Le changement climatique augmente les risques, mais il fait croître notre activité. » Les assureurs ont la possibilité de revoir leurs contrats chaque année, adaptant ainsi leurs tarifs aux risques accrus. Le coût élevé des catastrophes pousse les assureurs primaires à investir davantage dans la réassurance. Cela profite à des acteurs comme Berkshire Hathaway, Swiss Re et Munich Re, qui continuent à fournir des capacités pour les catastrophes naturelles, à condition d’atteindre des prix qui reflètent correctement les risques. Conséquences pour les consommateurs et les marchés Pour les consommateurs, l’avenir réserve une hausse inévitable des primes d’assurance, ce qui pourrait peser sur la valeur des propriétés immobilières. La hausse des coûts touche également les gouvernements, qui devront financer des ressources accrues pour la prévention et la lutte contre les incendies. Pour les investisseurs, ces événements représentent une opportunité de tirer parti de la croissance du secteur, notamment dans les lignes excédentaires et spéciales qui couvrent les propriétés difficiles à assurer. Par exemple, Morgan Stanley recommande Ryan Specialty Holdings, un acteur de niche qui profite de la demande accrue pour ce type de couverture. Conclusion Les incendies en Californie illustrent à quel point les catastrophes naturelles modifient la dynamique des marchés financiers. Pour les compagnies d’assurance, ces événements représentent à la fois un défi immédiat et une opportunité à long terme. Si les pertes sont énormes, l’industrie reste résiliente, grâce à des ajustements stratégiques et à une meilleure gestion des risques. Mais pour les consommateurs et les résidents des zones à risque, l’avenir s’annonce plus coûteux et incertain. Source : https://www.reuters.com/markets/us/us-property-casualty-insurers-slide-los-angeles-wildfire-losses-mount-2025-01-10 https://www.barrons.com/articles/pacific-palisades-fire-insurance-stocks-california-85d897b0 https://seekingalpha.com/news/4393979-accuweather-updates-california-wildfire-damage-estimate-to-135b-150b Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Trump, la FED ou le Père Noël : qui a la main sur les marchés ? Chaque année, les investisseurs guettent le fameux "Santa Claus Rally", ce phénomène boursier où les marchés affichent des gains notables durant les derniers jours de décembre et les premiers jours de janvier. Cette tradition financière repose sur plusieurs facteurs, comme un regain d'optimisme, une baisse des volumes d'échanges pendant les fêtes, et l'afflux de capitaux issus des bonus de fin d'année. Mais cette fois, la Réserve fédérale américaine (FED) pourrait bien jouer les trouble-fêtes. Le rallye traditionnel : une lueur d'espoir pour les marchés Depuis 1950, décembre a été le deuxième mois le plus performant pour les actions américaines, générant en moyenne une hausse de 1,6 % pour l'indice S&P 500. Les analystes de Bank of America (BofA) rappelaient récemment que cette période est encore plus propice durant les années d'élections présidentielles, avec une probabilité de 83 % de gains en décembre. Le rallye de fin d’année est souvent interprété comme un baromètre de la confiance des investisseurs dans l'économie et les marchés. Cette année, cependant, l’attitude de la FED était déterminante. Avant l’annonce tant attendue de mercredi, les marchés espéraient une réduction du taux directeur d’un quart de point, ce qui aurait pu renforcer l’élan des indices. Un Rallye précoce ou un effet Trump ? Les performances récentes des actions technologiques, notamment celles de Broadcom (+11,2 %) et Tesla (+6,1 %), laissaient entrevoir un rallye précoce, rebaptisé "Trump Bump" par certains. L’enthousiasme autour des technologies liées à l’intelligence artificielle et des politiques favorables aux entreprises du président élu Donald Trump semblaient déjà insuffler un vent d’optimisme sur le Nasdaq. Mais cette dynamique contrastait avec les performances mitigées du Dow Jones, qui peinait à se stabiliser, enregistrant même une série de pertes historiques. La douche froide de la FED : une surprise "hawkish" L’annonce de la FED mercredi a marqué un tournant. Bien que le comité ait procédé à une baisse de 25 points de base, la communication accompagnant cette décision a refroidi les ardeurs. La FED a non seulement réduit ses prévisions de baisses pour 2025, passant de quatre à deux réductions prévues, mais elle a également maintenu un ton résolument prudent face à une inflation persistante. Le président de la FED, Jerome Powell, a évoqué un "nouveau chapitre" dans la politique monétaire, où chaque décision sera prise avec précaution. Ce message a non seulement secoué les marchés, mais a aussi éclipsé les espoirs d’une pause potentielle dès janvier. En réponse, le Dow Jones a chuté de plus de 1 100 points, et des titres emblématiques comme Tesla (-8,3 %) et MicroStrategy (-9,5 %) ont lourdement souffert. Un impact à court et moyen terme Cette posture plus rigoureuse de la FED pourrait avoir des répercussions sur le comportement des investisseurs. Si la prudence devient la norme, le rallye du Père Noël pourrait bien être annulé cette année, du moins sous sa forme traditionnelle. Pourtant, certains analystes comme Lawrence Fuller de Seeking Alpha estiment que ces turbulences pourraient créer des opportunités d’achat, notamment pour des valeurs technologiques ayant récemment subi des corrections. Que peut-on attendre pour la suite ? Alors que les marchés digèrent ce "cadeau surprise" de la FED, l’attention se tourne vers les perspectives de croissance économique et les effets des politiques fiscales et commerciales attendues de la nouvelle administration Trump. Des éléments comme l’évolution des politiques sur l’immigration ou le commerce pourraient influer sur les prévisions d’inflation et, par ricochet, sur les orientations futures de la FED. Malgré les incertitudes, les investisseurs restent divisés. Tandis que certains anticipent un rebond technique des indices dans les jours à venir, d’autres craignent que la volatilité continue de dominer la scène boursière jusqu’en janvier. Une chose est certaine : le rallye de fin d’année, qu’il soit associé à la magie de Noël ou à un coup de pouce politique, ne s’est jamais présenté sous une forme aussi incertaine. Conclusion Alors, la FED a-t-elle bousillé le rallye du Père Noël ? Si l’on en juge par la réaction immédiate des marchés, on pourrait être tenté de répondre par l’affirmative. Cependant, les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si les investisseurs parviendront à raviver l'esprit de fin d'année ou si ce mois de décembre restera dans les mémoires comme un "cadeau" empoisonné de la banque centrale. Source : https://ca.finance.yahoo.com/news/stock-market-may-verge-santa-050144281.html https://www.fxempire.com/forecasts/article/santa-rally-or-trump-bump-nasdaq-soars-on-broadcom-tesla-as-dow-slips-1483952 https://seekingalpha.com/news/4387984-sa-sentiment-showed-two-rate-cuts-for-2025-before-feds-latest-dot-plot https://www.streetinsider.com/Fed/Feds+hawkish+surprise+ahead+of+the+holidays+puts+January+pause+in+spotlight/24123067.html Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Record du Nasdaq à 20 000 points, porté par Alphabet et son modèle d’IA Gemini 2.0 Faits Saillants :Une conjoncture économique favorableAlphabet : un moteur du succès technologiqueGemini 2.0 : une avancée technologique majeureDes opportunités et des défisLe Nasdaq, précurseur d’une ère technologique Le Nasdaq Composite a franchi un cap historique mercredi en atteignant pour la première fois la barre des 20 000 points, grâce à une performance exceptionnelle des valeurs technologiques, notamment Alphabet (GOOGL). Ce record du Nasdaq à 20 000 points reflète à la fois un contexte économique favorable et l’impact d’innovations technologiques majeures, telles que le modèle d'intelligence artificielle Gemini 2.0 de Google. Revenons sur les facteurs qui ont contribué à ce succès et les perspectives qu’il ouvre. Une conjoncture économique favorable Le record atteint par le Nasdaq mercredi s’explique en partie par des données macroéconomiques encourageantes. Le rapport sur l’inflation de novembre a été conforme aux prévisions, affichant une hausse de 0,3 % par rapport au mois précédent et de 2,7 % sur un an. Cette stabilité de l’inflation alimente les attentes d’une nouvelle baisse des taux d’intérêt lors de la prochaine réunion de la Réserve fédérale (Fed). Selon les outils d’analyse, les marchés estiment à 95 % la probabilité d’une réduction des taux en décembre. Ces prévisions de baisse des taux ont soutenu la montée des actions technologiques, le Nasdaq étant particulièrement sensible à l’évolution des politiques monétaires. Parmi les leaders du marché, Alphabet a joué un rôle central dans cette dynamique positive. Alphabet : un moteur du succès technologique Alphabet, la maison mère de Google, a enregistré une progression spectaculaire de 5,5 % mercredi, atteignant un sommet historique grâce à plusieurs facteurs. Premièrement, la publication d’excellents résultats financiers : un bénéfice net en hausse de 28 % par action et une croissance de 15 % du chiffre d’affaires, qui s’élève à 88,3 milliards de dollars pour le trimestre. Ces chiffres illustrent la capacité d’Alphabet à maintenir une croissance robuste dans un environnement concurrentiel. Deuxièmement, Alphabet a récemment annoncé le lancement de Gemini 2.0, un nouveau modèle d’intelligence artificielle révolutionnaire. Ce modèle à la pointe de la technologie, conçu par Google DeepMind, marque une étape majeure dans le développement de l’IA multimodale et agentique. Source TradingView : Alphabet (GOOGL). Gemini 2.0 : une avancée technologique majeure Gemini 2.0 est bien plus qu’une simple mise à jour d’un modèle d’IA existant. Avec des capacités multimodales étendues, ce modèle peut gérer du contenu audio, vidéo, visuel et textuel. Il permet également la création d’agents virtuels capables d’exécuter des tâches complexes de manière autonome. Parmi les projets clés alimentés par Gemini 2.0, on trouve : Project Astra : un système visuel permettant d’identifier des objets et d’aider les utilisateurs dans leur vie quotidienne. Project Mariner : une extension de Chrome capable de naviguer sur le web pour effectuer des tâches comme la planification d’achats ou la gestion de réservations. Jules : un agent spécialisé dans l’analyse et la correction de code, à destination des développeurs. L’objectif de Google est d’intégrer Gemini 2.0 dans tous ses produits, notamment dans la recherche Google et les outils Workspace. Selon Demis Hassabis, PDG de Google DeepMind, « 2025 sera le véritable début de l’ère des agents basés sur l’IA, et Gemini 2.0 en sera la pierre angulaire ». Des opportunités et des défis La percée technologique représentée par Gemini 2.0 ouvre des opportunités immenses pour Alphabet. En rendant ses outils d’IA plus polyvalents et accessibles, Google renforce sa position face à des concurrents comme Microsoft, Amazon et OpenAI. De plus, ces avancées devraient stimuler l’adoption de nouvelles solutions basées sur l’IA dans divers secteurs économiques, du commerce à la santé. Cependant, cette évolution s’accompagne de défis importants. Les coûts liés au développement et à l’entretien de ces modèles sont élevés. De plus, les risques liés à la sécurité et à l’éthique des agents d’IA, capables d’agir de manière autonome, suscitent des interrogations. « Nous aurons besoin de nouvelles solutions de sécurité, comme des environnements de test renforcés, pour garantir que ces agents soient sûrs avant leur mise en circulation », prévient Hassabis. Le Nasdaq, précurseur d’une ère technologique Le record du Nasdaq illustre à quel point les valeurs technologiques continuent de façonner les marchés financiers et l’économie globale. Alphabet, avec son modèle d’IA Gemini 2.0, symbolise cette transition vers une nouvelle ère où l’intelligence artificielle devient un moteur clé de l’innovation et de la croissance. Avec des perspectives optimistes pour l’IA et une conjoncture économique qui semble favorable à court terme, les investisseurs pourraient continuer de miser sur ces leaders technologiques. Cependant, le chemin vers une adoption massive et sûre des agents d’IA reste semé d’embûches, rendant cette évolution aussi passionnante que complexe à suivre. En conclusion, le franchissement du seuil des 20 000 points par le Nasdaq représente bien plus qu’un simple record boursier. Il incarne une étape charnière dans l’évolution des marchés financiers et une preuve tangible de l’impact croissant de l’intelligence artificielle sur notre monde. Source : https://www.cnbc.com/2024/12/10/stock-market-today-live-updates.html https://www.theverge.com/2024/12/11/24318444/google-gemini-2-0-flash-ai-model https://www.wired.com/story/google-gemini-2-ai-assistant-release Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le Bitcoin atteint les 100 000 $ : Un tournant historique alimenté par la politique pro-crypto de Donald Trump Fais saillantsUne montée en flèche après des années d’incertitudeL’effet Trump : De sceptique à défenseur des cryptomonnaiesUne adoption institutionnelle qui change la donneDes défis persistantsQuelles perspectives pour l’avenir ?Conclusion : Une nouvelle ère pour les cryptomonnaies ? Le Bitcoin atteint les 100 000 $ pour la première fois, marquant un jalon majeur dans son évolution. Cette hausse fulgurante intervient dans un contexte où les cryptomonnaies bénéficient d’un vent favorable, notamment grâce aux récentes annonces politiques de Donald Trump. La nomination de Paul Atkins à la tête de la Securities and Exchange Commission (SEC) symbolise ce tournant pro-crypto qui pourrait redéfinir les marchés financiers. Une montée en flèche après des années d’incertitude Depuis sa création en 2008, le Bitcoin a connu des cycles de hausses spectaculaires suivies de crashs retentissants. Pourtant, en 2024, son ascension est différente : elle reflète une adoption institutionnelle croissante et une validation politique inédite. En seulement quatre semaines, le Bitcoin a bondi de 50 %, atteignant un sommet de 103 619 $ jeudi dernier. Source TradingView : Bitcoin atteint les 100 000 $ dans la soirée du mercredi 4 décembre. Cette envolée est portée par plusieurs catalyseurs, notamment l’annonce par Donald Trump de la nomination de Paul Atkins, un fervent défenseur des actifs numériques, à la tête de la SEC. En comparaison, l’ancien président de la SEC, Gary Gensler, était perçu comme un frein au développement des cryptomonnaies en raison de ses politiques strictes. Ce changement de paradigme est perçu par de nombreux investisseurs comme une opportunité de propulser les cryptomonnaies dans le courant dominant. L’effet Trump : De sceptique à défenseur des cryptomonnaies Il n’est pas exagéré de dire que Trump a radicalement changé de position sur le Bitcoin. Lors de sa première présidence, il qualifiait le Bitcoin de "monnaie fictive". Pourtant, lors de sa campagne pour un second mandat, il s’est métamorphosé en champion des cryptomonnaies, promettant de faire des États-Unis la capitale mondiale de la crypto. Parmi ses engagements les plus notables, Trump a annoncé la création d’un stock stratégique national de Bitcoin et la suppression des taxes sur les transactions en cryptomonnaies. Ces propositions, combinées à son soutien aux entreprises innovantes comme Ripple et Kraken, ont galvanisé l’industrie et suscité des investissements massifs. En septembre, Trump a même lancé son propre projet crypto, World Liberty Financial. Bien que les détails restent flous, ce projet symbolise l’engagement de l’ancien président envers l’écosystème numérique. Une adoption institutionnelle qui change la donne L’un des moteurs principaux de cette montée en puissance est l’adoption croissante du Bitcoin par les investisseurs institutionnels. Depuis janvier, plus de 4 milliards de dollars ont afflué dans des fonds négociés en bourse (ETF) liés au Bitcoin. Ces produits financiers, qui simplifient l’accès aux cryptomonnaies pour les investisseurs traditionnels, ont joué un rôle crucial dans la normalisation du Bitcoin en tant que classe d’actifs. "Nous assistons à une transformation des marchés financiers," a déclaré Mike Novogratz, PDG de Galaxy Digital. Selon lui, le Bitcoin est en passe de devenir aussi courant que les actions ou les devises sur les places boursières mondiales. Cette évolution est renforcée par des entreprises comme BlackRock et Fidelity, qui ont lancé des ETF sur le Bitcoin, facilitant encore davantage l’accès des investisseurs institutionnels. Des défis persistants Malgré cet engouement, le Bitcoin n’est pas sans controverse. Ses détracteurs pointent du doigt sa consommation énergétique massive, souvent associée à des impacts environnementaux négatifs, ainsi que son rôle potentiel dans des activités illicites comme le blanchiment d’argent. En parallèle, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a récemment comparé le Bitcoin à l’or, le qualifiant de "valeur refuge virtuelle". Bien qu’il ne considère pas le Bitcoin comme une menace pour le dollar américain, ses commentaires soulignent l’incertitude persistante entourant son rôle dans l’économie mondiale. Quelles perspectives pour l’avenir ? Selon Tom Lee, analyste chez Fundstrat, le Bitcoin pourrait atteindre 250 000 $ d’ici 2025. Ce scénario repose sur plusieurs facteurs : une adoption accrue des ETF, une réduction de l’offre de Bitcoin via les halving events, et des politiques favorables sous l’administration Trump. De plus, la nomination de Paul Atkins à la SEC est perçue comme un signal fort. En tant qu’ancien commissaire de la SEC et défenseur des actifs numériques, Atkins est bien placé pour promouvoir une réglementation favorable, encourageant l’innovation tout en protégeant les investisseurs. Conclusion : Une nouvelle ère pour les cryptomonnaies ? Le franchissement du seuil des 100 000 $ par le Bitcoin représente bien plus qu’un simple jalon financier. C’est une preuve de sa résilience et de son potentiel à transformer les marchés financiers mondiaux. Avec un soutien politique croissant et une adoption institutionnelle accélérée, le Bitcoin semble prêt à écrire un nouveau chapitre de son histoire tumultueuse. Cependant, comme l’a souligné Mike Novogratz, "ce ne sera pas une ligne droite." Les investisseurs doivent se préparer à des fluctuations importantes, mais l’élan est clairement en faveur de cette révolution numérique. En 2024, le Bitcoin n’est plus une curiosité de niche ; il est devenu une force incontournable du paysage économique mondial. Source : https://www.streetinsider.com/Cryptocurrency/Bitcoin+storms+above+%24100%2C000+as+bets+on+Trump+fuel+crypto+euphoria/24068187.html https://www.cnn.com/2024/12/04/tech/bitcoin-100k-trump-hnk-intl/index.html https://www.cnbc.com/2024/12/05/bitcoin-tops-100000-as-monster-2024-rally-reaches-new-heights.html https://www.fool.com/investing/2024/12/05/1-index-fund-to-buy-soars-160-in-2025-wall-street Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L'impact des tarifs de Trump : quels secteurs du marché financier sont les plus touchés ? L'annonce récente de Donald Trump d'imposer des tarifs douaniers de 25 % sur les importations provenant du Canada et du Mexique a de nouveau mis en lumière l'impact significatif des politiques présidentielles sur les marchés financiers. Alors que Trump s'apprête à reprendre ses fonctions en janvier 2025, investisseurs et experts analysent avec prudence les répercussions potentielles de cette décision sur différents secteurs. Avec une majorité républicaine au Congrès, le président désigné dispose d'une latitude considérable pour mettre en œuvre ses promesses électorales. Toutefois, comme l'histoire l'a montré, les impacts réels sur les marchés peuvent souvent défier les attentes. Cet article propose une analyse des secteurs clés du marché américain susceptibles d'être affectés par les tarifs de Trump et les politiques de l'administration Trump. Faits saillants :Tarifs de Trump : Une incertitude omniprésente et des leçons tirées du passéAutomobiles : des vents contraires pour les véhicules électriquesBanques : un secteur en quête de régulation allégéeMatériaux de construction et immobilier : entre obstacles et opportunitésSecteur de l’énergie : Vers un virage ou un retour en arrière?Le secteur de la santé : Entre incertitudes et opportunitésCommerce de détail : Une pression tarifaire croissanteTechnologie : Une dépendance accrue aux géants Tarifs de Trump : Une incertitude omniprésente et des leçons tirées du passé Les précédents mandats de Trump illustrent bien la difficulté d’anticiper l’évolution des secteurs financiers sous une présidence donnée. En 2016, les marchés avaient rapidement réagi à son élection : les secteurs financiers, industriels et énergétiques avaient surperformé le S&P 500 dans la semaine suivant le scrutin. Cependant, sur la durée de son mandat, ces mêmes secteurs avaient sous-performé par rapport aux attentes initiales. Selon Larry Adam, responsable des investissements chez Raymond James, les réactions initiales des marchés, souvent instinctives, peuvent être de courte durée. Il souligne également que les politiques présidentielles ne sont qu'un facteur parmi d'autres influençant les marchés, les fondamentaux économiques, la politique monétaire et l’inflation jouant un rôle souvent plus déterminant. Automobiles : des vents contraires pour les véhicules électriques Le secteur automobile illustre bien cette incertitude. L’antipathie de Trump envers les véhicules électriques (VE) pourrait créer des obstacles pour les fabricants. L'administration Trump envisage de réduire ou de supprimer les crédits d’impôt fédéraux pour les VE, ce qui rendrait ces derniers plus coûteux pour les consommateurs. Par ailleurs, des tarifs élevés sur les importations de pièces automobiles pourraient augmenter les coûts de production pour l'ensemble de l'industrie. Toutefois, certains acteurs traditionnels, comme Ford, bien positionnés avec des gammes hybrides et thermiques, pourraient tirer parti de cette dynamique. Paradoxalement, un retour à une production pétrolière accrue sous Trump pourrait également soutenir la demande pour des véhicules à essence, bien que l’impact global reste incertain face à des facteurs géopolitiques comme les sanctions commerciales. Performances du secteur au cours des quatre dernières administrations présidentielles Source : Analyse par Raymond James des données de FactSet et de Investment Strategy Banques : un secteur en quête de régulation allégée Le secteur bancaire pourrait bénéficier directement des politiques de dérégulation attendues sous la nouvelle administration. En assouplissant les règles financières, Trump pourrait offrir aux banques une marge de manœuvre accrue pour augmenter leurs profits via des prêts à risque. Cette tendance, combinée à la possibilité de maintenir des taux d’intérêt élevés, serait particulièrement favorable aux grandes institutions bancaires. Cependant, certaines incertitudes persistent, notamment en ce qui concerne l’exposition des banques régionales au marché immobilier commercial, un problème non résolu qui pourrait resurgir. Matériaux de construction et immobilier : entre obstacles et opportunités Les tarifs proposés pourraient poser de nouveaux défis au secteur de la construction en augmentant le coût des matériaux importés. De plus, si les politiques inflationnistes de Trump contraignent la Réserve fédérale à maintenir des taux d’intérêt élevés, cela pourrait prolonger la stagnation du marché immobilier. Toutefois, des initiatives telles que la dérégulation ou des incitations fiscales pour les acheteurs pourraient stimuler l'activité dans le secteur. L'impact exact dépendra de la manière dont ces politiques seront détaillées et mises en œuvre. Secteur de l’énergie : Vers un virage ou un retour en arrière? Le secteur énergétique, souvent à l'avant-garde des politiques économiques américaines, suscite de nombreuses interrogations face à une nouvelle présidence Trump. Lors de son précédent mandat, l'administration Trump avait encouragé le développement des combustibles fossiles, tout en minimisant les efforts pour soutenir les énergies renouvelables. Une stratégie similaire pourrait se profiler, avec une politique axée sur le « drill, baby, drill », augmentant l'approvisionnement en pétrole et gaz naturel. Cependant, cette surproduction pourrait paradoxalement nuire aux entreprises pétrolières. Une hausse de l’offre peut entraîner une baisse des prix du baril, réduisant la rentabilité du secteur. De plus, malgré les critiques récurrentes de Trump envers la loi sur la réduction de l’inflation (Inflation Reduction Act), une grande partie des États ayant bénéficié des subventions pour les énergies renouvelables ont voté en faveur de Trump. Cela complique la donne : la suppression de ces mesures pourrait aliéner certains alliés politiques. À court terme, on peut s'attendre à une série d'ordres exécutifs influençant directement l'industrie. Toutefois, les experts, comme Mike Cerasoli d’Eagle Global Advisors, soulignent que ce retour à une dominance des fossiles ne signifie pas pour autant la disparition des énergies renouvelables. La transition énergétique est trop avancée pour être renversée, et les investisseurs devront surveiller de près ces interactions complexes. Le secteur de la santé : Entre incertitudes et opportunités L’arrivée de Robert F. Kennedy Jr. à la tête du département de la Santé et des Services sociaux soulève un débat houleux au sein du secteur de la santé. Connu pour ses positions controversées sur les vaccins, son influence pourrait ébranler des géants pharmaceutiques comme Pfizer, Moderna ou Merck. Parallèlement, des coupes potentielles dans les programmes Medicaid et l'Affordable Care Act (Obamacare) pourraient affecter les entreprises de soins de santé dépendantes de ces patients. Cependant, le secteur pourrait aussi bénéficier d’une vague de dérégulations. Les sociétés spécialisées dans les biotechnologies et les équipements médicaux, comme Thermo Fisher Scientific, pourraient profiter d'accélérations dans les processus d'approbation des médicaments. Le futur reste incertain, mais le marché pourrait osciller entre opportunités et risques liés aux politiques divergentes de Kennedy et de l’administration Trump. Commerce de détail : Une pression tarifaire croissante Le secteur du commerce de détail est particulièrement vulnérable à l’instauration de nouveaux tarifs douaniers, une mesure que Trump a souvent mise en avant. Les grandes chaînes de magasins, comme Walmart ou Home Depot, risquent de devoir répercuter ces coûts supplémentaires sur les consommateurs. Cela pourrait freiner la demande, surtout dans un contexte de ralentissement économique potentiel. D’autre part, des réductions d’impôts prévues pourraient augmenter le pouvoir d’achat des ménages et favoriser les détaillants axés sur les biens de consommation discrétionnaire, tels que TJX Companies (propriétaire de TJ Maxx). De plus, les petites entreprises pourraient tirer parti de dérégulations assouplissant les lois sur le travail et les normes environnementales, offrant un soulagement bienvenu face à des coûts croissants ailleurs. Technologie : Une dépendance accrue aux géants Le secteur technologique reste un pilier de l'économie américaine, avec des entreprises comme Amazon, Apple, Microsoft, et Nvidia dominantes sur le marché. Toutefois, l'influence de l’administration Trump sur ce secteur sera à surveiller de près. Les tensions commerciales avec la Chine, récurrentes sous Trump, pourraient entraîner des défis supplémentaires, notamment pour les entreprises technologiques dépendant des chaînes d'approvisionnement internationales. En revanche, une politique fiscale favorable et des initiatives favorisant l’innovation locale pourraient bénéficier aux entreprises technologiques américaines, renforçant leur rôle de leader mondial. En somme, chaque secteur se prépare à une ère d'incertitudes et d'adaptations stratégiques. Les investisseurs doivent faire preuve de vigilance, diversifier leurs portefeuilles et rester attentifs aux signaux économiques pour naviguer dans ce nouvel environnement économique marqué par des ruptures potentielles et des opportunités à saisir. Source : https://www.cnbc.com/2024/11/26/how-president-elect-trump-may-impact-investors-in-these-8-market-sectors.html Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Discipline en bourse : ça s’acquiert Points SaillantsAppliquer la Discipline en bourse : est-ce possible ?Les « Ions » : Méthode pour Développer la Discipline en BourseMotivation : Le Premier Pilier de la Discipline en BoursePlanification : L’Art de Structurer ses Objectifs en TradingFragmentation des Tâches : Simplifier la Discipline au QuotidienGratification : La Puissance des Récompenses en BourseModération : Maintenir un Équilibre dans la Discipline de TradingConclusion : Vers une Discipline Durable en Trading Appliquer la Discipline en bourse : est-ce possible ? Dans le sens commun du terme, la discipline peut référer à une forme de vertu où le maintien avec constance d’une habitude est établi. En psychologie, la discipline ou « self-discipline » en jargon scientifique, réfère à la capacité de se plier à une forme d’obligation ou de règle, face à l’exécution d’un comportement, pour atteindre un objectif sans qu’un cadre extérieur contraignant ne soit présent pour y arriver (Duckworth, 2011; Zimmerman & Kitsansas, 2014; Michaelides & Durkee, 2021). Ce contenu théorique peut devenir très précieux s’il est transféré et appliqué concrètement au domaine de la bourse. Mais une question peut émerger : est-ce que ça s’apprend la discipline? Et la réponse est : oui. Les « Ions » : Méthode pour Développer la Discipline en Bourse Les prochaines lignes de ce billet sont le fruit d’un exercice de consultation de la littérature scientifique pour arriver à vulgariser des leviers concrets et utiles pour développer son habileté à la discipline appliquée à l’exercice de la transaction en bourse. J’appellerai ce travail la méthode des « ions ». Motivation : Le Premier Pilier de la Discipline en Bourse Le premier « ion » et probablement le plus important est la Motivation. La motivation constitue le moteur de nos décisions ainsi que nos prises d’actions et elle affecte directement le chemin pris par l’individu désireux d’atteindre un but (Eckhaus & Davidovitch, 2023). Il est démontré que deux types de motivation existent, soit la motivation intrinsèque et extrinsèque (Mulang, 2021). La motivation intrinsèque correspond à une volonté d’agir basée sur un sens et qui constitue une récompense en soi pour l’individu. La motivation extrinsèque quant à elle est un mouvement incitant à l’action, mais dépendant de l’obtention d’une récompense externe à soi ou de l’évitement d’une conséquence négative (Morris et al., 2022). Et il est finalement démontré que la motivation intrinsèque conduit à un plus haut niveau de performance lié à l’application d’un haut niveau d’autodiscipline (Cerasoli, Nicklin & Ford, 2014; Fishback & Wooley, 2022). Appliquée à la bourse et avec l’objectif de développer son niveau de discipline, il faut d’abord identifier sur quel levier de motivation nos transactions reposent. Sommes-nous principalement attirés par le gain monétaire? Si c’est le cas, nous sommes davantage en motivation extrinsèque. À l’inverse, si nous apprécions nous lever tôt le matin, être devant nos écrans, consulter les nouvelles économiques, réaliser nos analyses chartistes, quantitatives, techniques, fondamentales ou événementielles et prendre des positions avec la satisfaction d’avoir opéré une méthode appropriée, alors nous sommes en motivation intrinsèque. Le gain monétaire suivra par la suite de lui-même et l’application d’une discipline sera plus aisée. Planification : L’Art de Structurer ses Objectifs en Trading Le second « ion » est la Planification. Sjåstad et Baumeister (2018) ont fait la démonstration que l’effort de planification offrait une aide significative pour réussir à atteindre un objectif. Sans un minimum de planification, il devient beaucoup plus difficile de développer et d’opérer sa discipline. Et la limite des options de planification est fonction de la créativité de la personne qui fait son effort de planification. En d’autres termes, vous pouvez planifier comme vous le souhaitez, mais pour autant que vous planifiez. Et s’il a été déterminé au préalable que l’exercice de la transaction en bourse est ancré dans une motivation intrinsèque, planifier fera partie du plaisir à l’exercice. Fragmentation des Tâches : Simplifier la Discipline au Quotidien Le troisième « ion » est la Fragmentation.Fragmentation n’est pas un terme scientifique lié à la discipline et après une recherche soutenue, mais vaine de trouver un mot spécifique dans la littérature traduisant le concept, je me rabats sur l’essentiel du message que je souhaite transmettre dans cet écrit et je m’appuie sur mes années d’expérience en tant que psychologue du travail. Fragmenter signifie diviser en plus petites tâches essentielles l’ensemble des tâches à faire pour faciliter l’atteinte d’un objectif. Pour être discipliné, si les bouchées qui sont prises pour atteindre cette finalité sont trop grandes à la fois, faire l’effort de discipline sera aversif ou repoussant. Si les bouchées sont petites et qu’elles permettent d’observer rapidement un résultat, l’effort de discipline sera attrayant ou stimulant. Gratification : La Puissance des Récompenses en Bourse Le quatrième « ion » est la Gratification. Il faut entendre ici le renforcement ou la récompense. Il est largement documenté dans la littérature scientifique que l’effet de la récompense est puissant, surtout lorsque la récompense est offerte immédiatement après l’effort allant dans le sens du comportement désiré (Martin & Pear, 2015; Miltenberger, 2016). Réussir en bourse est une récompense en soi certes. Mais pour y arriver, considérant que la discipline est un incontournable à acquérir, une récompense après des efforts de discipline est un levier majeur. Voici un exemple réel traduisant cette mise en application. Un trader que nous ne nommerons pas ici, mais qui écrit des billets boursiers, tient sur son espace de travail en trading un plat de friandises chocolatées. Il ne pose pas de problème au trader en question de se restreindre dans la quantité et la fréquence consommée. Cependant, après une intervention de maintien de la discipline en bourse, un morceau de friandise est systématiquement consommé. Ce comportement est en apparence banale, mais tant sur le plan neurologique que psychologique, il encourage le maintien de la discipline dans l’exercice de ses transactions boursières. Il est enfin à noter que tout comme la Planification, la créativité de l’individu est la limite pour élaborer des leviers de Gratification. Modération : Maintenir un Équilibre dans la Discipline de Trading Le cinquième et dernier « ion » est la Modération. Ici, ce dernier levier ne sera pas présenté via l’angle des données scientifiques, mais par l’expérience de la psychologie clinique. Au meilleur de mes connaissances et expériences, il m’apparaît requis de nommer qu’il est impossible de maintenir constamment sa discipline. Même avec tous les efforts à appliquer précédemment écrits dans ce texte, il arrivera des moments où la discipline sera moins grande. Il ne faut pas se passer la commande à soi-même de la perfection. Il est plutôt juste de se demander à soi l’effort constant de « tendre vers la discipline ». Et si à un moment dans l’expérience boursière un fléchissement de la discipline survient, un simple et recul et une reprise de l’effort suffisent. Les gains à tenter la discipline dans l’expérience boursière révéleront bien assez tôt leur valeur. Conclusion : Vers une Discipline Durable en Trading En conclusion, ce texte s’est voulu un effort de vulgarisation et de transmission d’un contenu psychologique valide et pertinent à l’exercice de la discipline en contexte de transaction boursière. Il est important de nommer que d’autres modèles ou des approches différentes peuvent exister sur la question. Peu importe l’angle qui est choisi, en fin de compte, à partir du moment où l’on s’intéresse à développer sa discipline en négociation active à la bourse, le gain est déjà réalisé. Références Cerasoli CP, Nicklin JM, Ford MT. 2014. Intrinsic Motivation And Extrinsic Incentives Jointly Predict Performance: A 40-year Meta-analysis. Psychological Bulletin. 140(4), 980-1008 Duckworth, A. L. (2011). The Significance Of Self-control. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 108(7), 2639–2640. Eckhaus, E & Davidovitch, N. (2023). The Effects Of Learning Method, Motivation And Self-Discipline On Student’s Retrospective Perceptions Of Online Learning. Interciencia, 51(2), 2-19. Fishbach, A. & Wolley, K. (2022) The Structure Of Intrinsic Motivation. Annual Review Of Organizational  Behavior, 9, 339-363. Martin, G. & Pear, J.J. (2015). Behavior Modification: What It Is And How To Do It, 10th Ed, Upper Saddle River, N.J: Pearson Education, Inc. Michaelides, P. & Durkee, P. (2021). Self-Regulation Versus Self-Discipline in Predicting Achievement: A Replication Study With Secondary Data. Frontiers in Education, 6, 1-4. Miltenberger, R.G. (2016). Behavior modification: Principles and procedures, 6th Ed, Belmont, CA: Wadsworth, Cengage Learning. Mulang, H. (2021). The Effect Of Compétences, Work Motivation, Learning Environment On Human Resource Performance. Golden Ratio 1(2), 84-93. Sjåstad, H. & Baumeister, R.F. (2018). The Future And The Will: Planning Requires Self-control And Ego Depletion Leads To Planning Aversion. Journal of Experimental Social Psychology, 76, 127–141. Zimmerman, B. J., and Kitsantas, A. (2014). Comparing Students' Self-Discipline and Self-Regulation Measures and Their Prediction of Academic Achievement. Contemp. Educ. Psychol. 39 (2), 145–155. ### Robert F. Kennedy Jr., vaccins et bourse : un vendredi sous pression Les marchés financiers ont réagi de manière significative cette semaine à l’annonce de la nomination de Robert F. Kennedy Jr. à la tête du ministère de la Santé et des Services sociaux (HHS) des États-Unis. Cette décision a provoqué des remous, notamment pour les actions des fabricants de vaccins, déjà sous pression depuis plusieurs mois. Retour sur les mouvements récents et ce qu’ils signifient pour les investisseurs. Faits saillantsLa nomination controversée de Robert F. Kennedy Jr.Vaccins et marchés : de la gloire à la dérouteLa pression supplémentaire de Jerome Powell sur les marchésPerspectives pour les investisseurs La nomination controversée de Robert F. Kennedy Jr. Après avoir abandonné sa campagne présidentielle pour soutenir Donald Trump, Robert F. Kennedy Jr. a été nommé par le président-élu pour diriger le HHS, un organisme clé supervisant des institutions telles que la FDA et le CDC. Kennedy, connu pour ses critiques envers les grandes entreprises pharmaceutiques, a promis de "mettre fin à la corruption dans les agences fédérales". Sa vision "Make America Healthy Again" suscite des espoirs chez certains, mais aussi des craintes, particulièrement dans le secteur des vaccins. Depuis l’annonce, les actions des principaux fabricants de vaccins ont chuté. Moderna (MRNA) et Novavax (NVAX) ont perdu respectivement 1 % et 7 % en pré-marché vendredi, poursuivant une tendance baissière amorcée après des déclarations critiques sur la sécurité et l’efficacité de certains vaccins. Même Pfizer (PFE) n’a pas été épargné, subissant un léger recul de 0,5 %. Malgré les propos rassurants de Kennedy affirmant qu’il "ne prendra les vaccins de personne", les investisseurs demeurent prudents. Son historique avec la Children's Health Defense, organisation critiquant ouvertement la vaccination infantile, alimente des incertitudes. Vaccins et marchés : de la gloire à la déroute Les fabricants de vaccins, autrefois stars de la bourse en plein cœur de la pandémie de COVID-19, peinent aujourd’hui à maintenir leur dynamisme. Avec la fin des campagnes massives de vaccination et une méfiance grandissante alimentée par des personnalités comme Kennedy, l’avenir du secteur semble incertain. En revanche, les entreprises explorant les thérapies alternatives, comme les psychédéliques, bénéficient indirectement de cette dynamique. Vendredi, des sociétés telles qu’Atai Life Sciences (+14 %), Compass Pathways (+4 %) et Incannex Healthcare (+5 %) ont vu leurs cours grimper, profitant des critiques de Kennedy envers la FDA pour avoir "réprimé agressivement les psychédéliques". Titres de vaccins vs psychédéliques. Source TradingView. La pression supplémentaire de Jerome Powell sur les marchés Ce vendredi ne s’est pas résumé à la seule réaction à la nomination de Kennedy. Les marchés américains ont également été marqués par les déclarations du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, affirmant qu’il n’y avait "aucune urgence à réduire les taux d’intérêt". Ces propos ont fait grimper les rendements obligataires et mis sous pression les actions sensibles aux taux. Les indices principaux – Dow Jones, S&P 500 et Nasdaq – ont tous terminé la semaine en baisse. Les actions technologiques, comme Nvidia (-0,3 %), Apple (-0,8 %) et Alphabet (-0,5 %), ont également reculé, amplifiant les pertes hebdomadaires. Perspectives pour les investisseurs Alors que les marchés digèrent les implications des nominations politiques et les annonces économiques, plusieurs questions se posent : Les actions des fabricants de vaccins retrouveront-elles leur attractivité ou continueront-elles de souffrir d’une méfiance généralisée ? Les entreprises de thérapies alternatives parviendront-elles à capitaliser sur l’opposition de Kennedy aux méthodes conventionnelles ? Enfin, l’inflation persistante et les décisions de la Fed freineront-elles davantage le sentiment du marché ? Pour l’instant, les investisseurs semblent adopter une approche prudente, dans l’attente de clarifications sur la politique de santé de la prochaine administration et les signaux économiques à venir. Une chose est certaine : les débats autour des vaccins, alimentés par Robert F. Kennedy Jr., continueront de façonner les performances du marché dans les semaines à venir. Source : https://seekingalpha.com/news/4293676-rfk-and-the-maha-trade-vaccine-makers-down-psychedelic-shares-up https://finance.yahoo.com/news/moderna-novovax-stocks-slide-after-trump-nominates-robert-f-kennedy-jr-to-be-top-health-official-212802309.html https://www.streetinsider.com/Reuters/Futures+tumble+as+Powell+signals+no+rush+to+cut+rates/23989924.html Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les Chutes de Meta et Microsoft Malgré de Solides Résultats : Enjeux et Perspectives sur les Marchés en ce 1er Jour de Novembre Points saillantsMeta et Microsoft: Des Résultats Solides, mais des Investissements qui Inquiètent les InvestisseursMicrosoft : Une Croissance des Revenus et des Résultats en Demi-TeinteLa Réaction du Marché : Des Attentes qui Dépassent les RésultatsContexte et Influences de Novembre : Facteurs Macroéconomiques et ÉlectionsTendances Globales et Perspectives : Un Contexte Mondial Marqué par des VolatilitésConclusion : Une Course Entre Investissement et Rentabilité Les géants de la technologie Meta et Microsoft ont tous deux dévoilé leurs résultats trimestriels mercredi, affichant une croissance impressionnante des revenus. Cependant, contre toute attente, leurs actions ont dégringolé lors de la séance de jeudi, une tendance qui témoigne de la complexité des attentes des investisseurs, même face à des résultats en apparence favorables. Alors que nous entamons le mois de novembre, les regards se tournent vers les prochains indicateurs économiques et événements politiques qui influenceront l’orientation des marchés. Pour ceux et celles qui souhaitent une version abrégée et résumée des points clés de cet article, nous vous invitons à visionner notre balado vidéo avec Théo: https://www.youtube.com/watch?v=NQsWMXyAJIs Meta et Microsoft: Des Résultats Solides, mais des Investissements qui Inquiètent les Investisseurs Meta Platforms, la maison mère de Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp, a publié des résultats surpassant les attentes avec un bénéfice de 6,03 $ par action pour un chiffre d’affaires de 40,6 milliards de dollars, soit une augmentation de 19 % par rapport à l’année précédente. Ce succès est largement attribuable à la montée en puissance de la publicité, dont les revenus ont grimpé de 18,5 %. En parallèle, le nombre de personnes utilisant quotidiennement au moins une application de Meta a dépassé les 3,2 milliards, une progression qui reflète le pouvoir d’attraction de ses plateformes. Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a saisi l’occasion pour réitérer l’engagement de l’entreprise envers l’intelligence artificielle (IA) et le métavers, des domaines jugés stratégiques pour son avenir. Cependant, cette vision s'accompagne de dépenses d’investissement massives : Meta prévoit d’investir entre 38 et 40 milliards de dollars en dépenses d'infrastructure pour cette année, avec une croissance « significative » des dépenses de capital prévue pour 2025. Bien que Meta ait réduit ses prévisions de dépenses pour 2024 à 97 milliards de dollars, cette stratégie reste une source d’inquiétude pour les investisseurs, qui craignent que le retour sur investissement dans ces projets ne prenne des années à se concrétiser. NASDAQ : META. Source TradingView Microsoft : Une Croissance des Revenus et des Résultats en Demi-Teinte Microsoft a également dévoilé des résultats meilleurs que prévu pour le premier trimestre de son exercice fiscal. L’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 65,6 milliards de dollars, soit une hausse de 16 %, alimentée par la demande pour ses services de cloud, avec une progression de 33 % pour Azure. Toutefois, la croissance anticipée par Microsoft pour le trimestre en cours est moins optimiste, ce qui a refroidi les marchés. La directrice financière, Amy Hood, a indiqué que des retards de la part de certains fournisseurs limitaient la capacité de Microsoft à répondre à la demande pour son infrastructure cloud, une contrainte qui persistera probablement jusqu’au milieu de l’exercice fiscal. Malgré cela, Microsoft continue de renforcer ses investissements en IA, notamment via sa collaboration avec OpenAI, le créateur de ChatGPT. En conséquence, Microsoft a enregistré une hausse de 50 % de ses dépenses d'investissement par rapport à l'année précédente, atteignant près de 15 milliards de dollars pour le trimestre. NASDAQ : MSFT. Source TradingView La Réaction du Marché : Des Attentes qui Dépassent les Résultats Le fait que les actions de Meta et Microsoft aient chuté malgré des performances financières solides met en évidence la dynamique complexe des attentes des investisseurs. Dans le cas de Meta, le marché semble s’inquiéter de la durée nécessaire pour concrétiser les retours sur les investissements massifs dans l’IA et le métavers. De même, Microsoft a déçu par ses prévisions de croissance plus modérées, malgré sa performance supérieure aux attentes. Cette situation reflète un contexte où les investisseurs exigent des perspectives de croissance immédiate et stable, alors même que des secteurs comme l’IA nécessitent d’importants investissements initiaux pour espérer dominer ce marché émergent. Contexte et Influences de Novembre : Facteurs Macroéconomiques et Élections Le mois de novembre a démarré sous le signe de la prudence sur les marchés financiers, alors que les investisseurs attendent les données sur l'emploi aux États-Unis. La publication des chiffres de l'emploi prévue aujourd'hui est particulièrement surveillée car elle pourrait influencer la politique de la Réserve fédérale américaine, qui tiendra une réunion décisive la semaine prochaine. Les prévisions indiquent un ajout de 113 000 emplois en octobre, bien que les effets des grèves et des perturbations climatiques rendent cette estimation incertaine. L'élection présidentielle américaine, prévue mardi prochain, ajoute également un niveau d’incertitude. La course reste serrée, et le résultat pourrait modifier l’orientation économique et les politiques fiscales, ce qui pourrait engendrer une volatilité accrue sur les marchés. Par exemple, un retour de Donald Trump à la présidence pourrait alimenter les tensions commerciales, dont le Canada, mais particulièrement avec la Chine, un scénario qui pourrait impacter les prévisions de croissance des entreprises mondiales. Tendances Globales et Perspectives : Un Contexte Mondial Marqué par des Volatilités Sur les marchés européens, l’indice STOXX 600 a progressé de 0,6 % aujourd’hui, mais reste sous pression en raison des incertitudes économiques globales et de la volatilité sur les marchés obligataires britanniques. Au Royaume-Uni, la hausse des rendements des obligations d’État, liée aux craintes inflationnistes déclenchées par le récent budget du gouvernement, a continué de provoquer des turbulences. Le marché des changes, quant à lui, a été marqué par une hausse du dollar américain et une faiblesse persistante du yen japonais, alors que le pétrole continue de grimper. La hausse de Brent de 2,7 % à 74,77 $ le baril reflète des tensions géopolitiques accrues, notamment en lien avec les tensions entre l'Iran et Israël. Conclusion : Une Course Entre Investissement et Rentabilité Les résultats de Meta et de Microsoft offrent une fenêtre sur les défis auxquels les géants technologiques sont confrontés dans un environnement économique complexe et en mutation rapide. Pour ces entreprises, la pression exercée par les investisseurs pour équilibrer croissance et rentabilité est palpable. Les avancées en IA et dans l’infonuagique promettent des gains à long terme, mais les dépenses massives nécessaires pour soutenir ces projets soulèvent des questions quant à leur viabilité immédiate. Alors que le mois de novembre avance avec ses enjeux macroéconomiques, politiques et technologiques, il est clair que les marchés resteront influencés par un mélange de résultats financiers, de décisions de politique monétaire et de développements géopolitiques. Les investisseurs, prudents mais optimistes, continuent de naviguer dans un paysage où la volatilité et l'incertitude sont devenues la norme. Dans ce contexte incertain, savoir gérer la volatilité devient un atout essentiel pour tout investisseur. Le cours en ligne e-Options Négociateur et Investisseur Actif de DayTrader Canada enseigne des méthodes pour protéger ses positions en période de fluctuations importantes, tout en intégrant des stratégies pour tirer profit de la volatilité elle-même. Par cette formation, les investisseurs apprennent à exploiter les options pour renforcer leur résilience face aux marchés agités, tout en augmentant leurs chances de rendement en périodes d'incertitude. Les décisions stratégiques des entreprises pour s'adapter et prospérer dans cet environnement volatil restent cruciales, tout comme les outils et connaissances pour les investisseurs souhaitant transformer la volatilité en opportunité. Source : https://www.cnbc.com/2024/10/30/microsoft-msft-q1-earnings-report-2025.html https://www.streetinsider.com/Reuters/Markets+start+big+month+on+cautious+footing+as+US+jobs+data+looms/23912178.html Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Entre Résultats Financiers et Crises Sanitaires : Tesla et McDonald's au Cœur de l'Actualité Points saillants du 24 octobre 2024:Tesla : Des résultats financiers qui redonnent confianceMcDonald's : une éclosion d'E. coli qui fait chuter l’actionUn marché attentif à l'impact global Cette semaine, les investisseurs scrutent attentivement les marchés en raison de plusieurs événements notables, notamment les résultats financiers de Tesla et une crise sanitaire chez McDonald's liée à une éclosion de E. coli. Ces deux entreprises captivent les investisseurs pour des raisons bien distinctes : Tesla surprend positivement avec des résultats qui surpassent les attentes, tandis que McDonald's fait face à une crise qui a sérieusement affecté son image de marque et son action. Pour ceux et celles qui préfèrent le billet en version vidéo : https://youtu.be/ECbCA2I721E Tesla : Des résultats financiers qui redonnent confiance Les actions de Tesla ont fait un bond impressionnant 14 % jeudi matin avant l'ouverture, propulsant les indices S&P 500 et Nasdaq à la hausse après une séance morose la veille. Le constructeur de véhicules électriques a rapporté des résultats du troisième trimestre meilleurs que prévu et a surtout surpris les analystes avec des prévisions de croissance ambitieuses pour 2025, tablant sur une augmentation de 20 à 30 % de ses ventes. Cela marque un retour en force après un deuxième trimestre décevant, notamment en termes de rentabilité. NASDAQ: TSLA. Source: TWS d'Interactive Brokers. Selon Russ Mould, directeur des investissements chez AJ Bell, "Tesla a su rebondir après le lancement tiède de son Robotaxi grâce à une solide performance au troisième trimestre". L’appétit pour les véhicules électriques semble persister, bien que la demande n’atteigne pas encore les sommets espérés. Elon Musk, PDG de Tesla, a saisi l'occasion lors de la conférence sur les résultats pour souligner que l'avenir de Tesla est orienté vers l'autonomie complète. Le développement de véhicules plus abordables est attendu d'ici 2025, avec une anticipation que ces modèles pourraient ne même pas inclure de volant, rendant l’idée d’un modèle de masse comme la "Model 2" un sujet d’interrogation quant à sa forme finale. De plus, Tesla a vu son taux de marge brute dépasser les attentes, atteignant 17,1 % contre une estimation de 15,1 %, un signe encourageant pour les investisseurs qui s'inquiétaient de la baisse des marges suite aux récents rabais sur les prix des véhicules. Cette amélioration de la rentabilité pourrait se poursuivre dans les prochains trimestres, renforçant la position de Tesla sur le marché des véhicules électriques et autonomes. Saviez-vous que chez DayTrader Canada, nous suivons et analysons les mouvements des titres suivant l'annonce des résultats financiers dans le cadre de nos Séances d’Analyse et de Négociation en Direct? McDonald's : une éclosion d'E. coli qui fait chuter l’action À l'inverse, McDonald's se trouve au cœur d'une crise sanitaire. Le géant du fast-food a vu son action chuter après l'annonce d'une éclosion d'E. coli dans plusieurs états américains, liée à son célèbre Quarter Pounder. Selon le Centre de Contrôle des Maladies (CDC), 49 personnes sont tombées malades, dont 10 ont été hospitalisées, et une personne âgée est décédée. Cette crise affecte principalement le Colorado, avec des cas signalés également dans d'autres états, tels que le Nebraska et l'Utah. McDonald's a réagi rapidement en retirant les oignons en lamelles et les galettes de bœuf utilisés dans le Quarter Pounder des restaurants affectés. L'entreprise collabore étroitement avec les autorités sanitaires pour identifier l'origine exacte de la contamination. Selon un communiqué de César Piña, directeur de la chaîne d'approvisionnement de McDonald's Amérique du Nord, "une partie des cas pourrait être liée aux oignons utilisés dans le Quart de livre, fournis par un seul fournisseur". Cette éclosion tombe au mauvais moment pour McDonald's, qui avait récemment enregistré une augmentation des ventes comparatives aux États-Unis. Plusieurs analystes, dont ceux de BMO Capital Markets, ont souligné que cet incident pourrait affecter négativement les résultats à court terme, mais que les précédents incidents alimentaires n'ont pas toujours eu de conséquences durables sur les géants de la restauration rapide. NYSE: MCD. Source TradingView Un marché attentif à l'impact global Alors que Tesla fait renaître l'optimisme chez les investisseurs, McDonald's tente de gérer une crise de sécurité alimentaire qui risque de peser sur ses résultats dans les prochaines semaines. Cette dynamique entre les résultats financiers solides de certaines entreprises et les événements inattendus affectant d'autres, illustre les défis auxquels les investisseurs sont confrontés. Outre ces événements, les marchés surveillent également d'autres facteurs comme les rendements obligataires élevés, les perspectives économiques, et les politiques monétaires de la Réserve fédérale américaine. La volatilité récente des marchés reflète une réévaluation générale des paris sur les baisses de taux d'intérêt de la Fed, couplée à l'incertitude entourant les prochaines élections américaines. Cela a entraîné des prises de bénéfices après une période de croissance prolongée, un mouvement exacerbé par les stratégies de couverture des pertes. En conclusion, les investisseurs se tournent vers des titres populaires comme Tesla, qui a su rassurer avec une amélioration de sa rentabilité, tandis que McDonald's doit affronter une crise sanitaire qui a terni temporairement son image. La semaine prochaine, les regards se tourneront vers d’autres entreprises phares telles que Amazon, Alphabet (Google), Apple, Microsoft et Meta, qui dévoileront également leurs résultats financiers. Ces entreprises, membres du groupe des "Sept Magnifiques", joueront un rôle clé dans l'évolution des marchés pour la fin de l'année. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/S%26P+500%2C+Nasdaq+futures+boosted+by+Tesla+gains/23872564.html https://seekingalpha.com/news/4197766-tesla-rips-12-gain-as-investors-eye-the-plan-for-affordable-evs https://seekingalpha.com/news/4192546-mcdonalds-quarter-pounder-linked-to-ecoli https://www.streetinsider.com/Investing/McDonald%E2%80%99s+slips+as+CDC+says+E.+coli+outbreak+tied+to+Quarter+Pounder+killed+one/23866844.html Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment lire les graphiques boursiers comme un pro Qu'est-ce qu'un graphique boursier ?Les types de graphiques les plus courantsComprendre les chandeliers japonais : une technique indispensable pour les tradersLes éléments d’un chandelier japonaisLes configurations de renversement haussier et baissierLes moyennes mobiles : un outil pour détecter les tendancesComment utiliser les moyennes mobiles ?L’importance du volume dans l’analyse techniquePourquoi le volume est-il si important ?Supports et résistances : les niveaux clés à surveillerDéfinition des supports et résistancesComment utiliser les supports et résistances ?Conclusion : Maîtrisez les graphiques boursiers pour trader comme un pro Lorsqu’il s'agit de réussir en bourse, savoir lire les graphiques boursiers est une compétence essentielle pour tout investisseur. Que vous soyez un débutant cherchant à mieux comprendre les mouvements de marché ou un trader plus expérimenté souhaitant affiner vos stratégies, maîtriser les graphiques et les outils associés peut faire toute la différence. Dans cet article, nous allons voir comment lire les graphiques boursiers comme un pro, en mettant particulièrement l'accent sur les chandeliers japonais, les moyennes mobiles, le volume, ainsi que les supports et résistances. Qu'est-ce qu'un graphique boursier ? Un graphique boursier est une représentation visuelle du prix d'un actif (comme une action, un indice ou une cryptomonnaie) sur une période donnée. Ces graphiques permettent d’analyser les mouvements de prix et aident à identifier les tendances, les renversements, ainsi que les opportunités d'achat ou de vente. En fonction du style d'analyse (technique ou fondamentale), les traders utilisent différents types de graphiques. Les types de graphiques les plus courants Graphiques en ligne : Simples et faciles à lire, ils ne montrent que la clôture des prix pour chaque période. Graphiques à barres : Ils affichent les prix d’ouverture, de clôture, ainsi que les plus hauts et plus bas pour chaque période. Graphiques en chandeliers japonais : Ce sont les plus populaires parmi les traders, car ils donnent une vue d’ensemble complète des mouvements de prix pour une période donnée, tout en étant visuellement informatifs. Dans cet article, nous allons principalement nous concentrer sur l'interprétation des chandeliers japonais. Comprendre les chandeliers japonais : une technique indispensable pour les traders Les chandeliers japonais sont largement utilisés par les traders pour analyser les mouvements de prix et identifier des configurations potentiellement rentables. Chaque chandelier représente une période spécifique (une minute, une heure, un jour, etc.) et se compose de quatre éléments principaux : l'ouverture, la clôture, le plus haut et le plus bas du prix durant cette période. Les éléments d’un chandelier japonais Le corps : Il représente l'écart entre le prix d'ouverture et le prix de clôture. Les mèches : Aussi appelées "ombres", elles montrent les prix les plus hauts et les plus bas atteints pendant la période. Les couleurs : Un chandelier vert (ou blanc) signifie que le prix a augmenté durant la période (clôture au-dessus de l’ouverture), tandis qu’un chandelier rouge (ou noir) signifie que le prix a baissé. Les configurations de renversement haussier et baissier L’un des grands avantages des chandeliers japonais est leur capacité à signaler des renversements de tendance. Voici deux exemples de configurations courantes à surveiller : Le Marteau (configuration haussière)Le Marteau est une configuration qui se forme à la fin d’une tendance baissière. Il présente une longue mèche inférieure et un corps relativement court, signifiant que les vendeurs ont d’abord poussé le prix vers le bas avant que les acheteurs ne prennent le contrôle et le fassent remonter. Cela peut indiquer un renversement à la hausse L’Étoile du soir (configuration baissière)L’Étoile du soir est un signal de renversement baissier qui se forme après une tendance haussière. Elle se compose de trois chandeliers : un premier chandelier haussier, suivi d'un petit chandelier (ou doji), puis d'un chandelier baissier. Cette configuration indique un affaiblissement de la pression acheteuse et un potentiel retournement à la baisse. Ces configurations ne garantissent pas à elles seules un renversement, mais elles sont des indices précieux lorsqu'elles sont combinées avec d'autres outils d'analyse. Les moyennes mobiles : un outil pour détecter les tendances Les moyennes mobiles sont un autre indicateur clé pour lire les graphiques boursiers. Elles permettent de lisser les fluctuations de prix sur une période donnée, facilitant ainsi la détection des tendances à long terme. Il existe principalement deux types de moyennes mobiles utilisées par les traders : la moyenne mobile simple (SMA) et la moyenne mobile exponentielle (EMA). Comment utiliser les moyennes mobiles ? Les moyennes mobiles peuvent être utilisées de plusieurs manières pour affiner vos décisions d’investissement : Identifier les tendances : Si le prix se maintient au-dessus de la moyenne mobile, il est généralement considéré comme en tendance haussière. Inversement, s'il reste en dessous, il est en tendance baissière. Croisements : Les croisements entre une courte et une longue moyenne mobile peuvent signaler des changements de tendance. Par exemple, un croisement haussier (quand une moyenne mobile courte passe au-dessus d'une longue) est souvent vu comme un signal d'achat, et à l’inverse, un signal de vente. Source: Plateforme TWS d'Interactive Brokers L’importance du volume dans l’analyse technique Le volume est un autre indicateur crucial à prendre en compte lorsque vous analysez les graphiques boursiers. Il reflète le nombre de transactions effectuées sur un actif durant une période donnée. Le volume peut donner des indications sur la force d’un mouvement de prix. Pourquoi le volume est-il si important ? Validation des mouvements de prix : Un mouvement haussier ou baissier significatif accompagné d’un fort volume est généralement plus fiable. À l’inverse, si le volume est faible, le mouvement pourrait manquer de conviction. Anticiper des renversements : Une chute ou une montée soudaine du volume peut indiquer un changement imminent de tendance. En combinant l’analyse des chandeliers japonais avec le volume, vous obtiendrez des signaux plus précis et fiables. Supports et résistances : les niveaux clés à surveiller Les supports et résistances sont des niveaux psychologiques importants sur un graphique. Ils correspondent à des zones où le prix a tendance à rebondir ou à rencontrer des obstacles. Comprendre ces niveaux peut vous aider à déterminer les points d'entrée et de sortie optimaux. Définition des supports et résistances Support : Il s’agit d’un niveau où le prix a du mal à descendre en dessous. Les traders considèrent souvent ces zones comme de bons points d'achat. Résistance : C'est l'inverse du support, un niveau où le prix a du mal à dépasser. Ces niveaux sont souvent vus comme de bons points de vente. Comment utiliser les supports et résistances ? Acheter près des supports : Si le prix approche d’un support et rebondit, cela peut être une bonne opportunité d’achat. Vendre près des résistances : À l’inverse, lorsque le prix touche une résistance, cela peut indiquer un bon moment pour vendre à découvert ou encaisser des bénéfices sur une position longue. Ces niveaux peuvent également évoluer avec le temps, formant des tendances qui peuvent être suivies pour des stratégies de trading plus avancées. Conclusion : Maîtrisez les graphiques boursiers pour trader comme un pro Apprendre à lire les graphiques boursiers est une compétence cruciale pour tout investisseur sérieux. En maîtrisant les chandeliers japonais, en comprenant l'importance des moyennes mobiles, du volume, et des supports et résistances, vous pourrez analyser les marchés comme un pro et prendre des décisions d’investissement plus éclairées. Mais ceci n'est que le début ! Si vous souhaitez approfondir vos connaissances et découvrir d'autres astuces de pro, n’hésitez pas à visiter notre page formation ou notre boutique e-Actions où vous trouverez des formations en ligne pour améliorer vos compétences en trading. ### Du cloud à l’atome : Amazon investit dans le nucléaire modulaire Faits saillants:Pourquoi les Big Tech misent sur l'énergie nucléaire ?Les initiatives en cours : Amazon et Google en têteLes défis et opportunités du nucléaire modulaireUn pari stratégique pour l’avenir énergétique nucléaireLes perspectives : un modèle à suivre ?Titres en énergie nucléaire à surveillerFonds négociés en bourse (FNB) à surveillerConclusion 17 octobre 2024 - Pourquoi Amazon investit dans le nucléaire modulaire ? Depuis plusieurs années, les géants de la tech tels qu'Amazon, Google et Microsoft multiplient les initiatives pour verdir leurs opérations. Au-delà des investissements dans le solaire et l’éolien, une nouvelle tendance émerge : le recours à l’énergie nucléaire via des petits réacteurs modulaires (Small Modular Reactors - SMR). Cette stratégie vise non seulement à répondre à la demande croissante d’électricité pour les centres de données et les applications d’intelligence artificielle (IA), mais aussi à respecter leurs engagements de réduction d’émissions de carbone. C'est ce qui pousse Amazon investit dans le nucléaire modulaire. Pour ceux et celles qui préfèrent le billet en version vidéo : https://youtu.be/BqDNSSl-LsI Pourquoi les Big Tech misent sur l'énergie nucléaire ? Les centres de données, moteurs des services numériques et du développement de l’IA, consomment d’énormes quantités d’énergie. En 2026, la consommation totale d’électricité des centres de données pourrait dépasser 1 000 térawattheures, soit plus du double de celle enregistrée en 2022, selon l'Agence Internationale de l'Énergie. Face à cette explosion de la demande, les entreprises comme Amazon et Google se heurtent aux limites des énergies renouvelables intermittentes (éolien, solaire) qui ne peuvent garantir une alimentation continue. Le nucléaire, qui fonctionne 24 heures sur 24 sans émettre de gaz à effet de serre, apparaît ainsi comme une solution idéale pour répondre à leurs besoins énergétiques et environnementaux. Kevin Miller, vice-président d’Amazon Web Services, souligne l’importance de cette transition : « L’IA provoque une augmentation significative des besoins énergétiques, et le nucléaire avancé est essentiel pour répondre à cette demande de manière durable. » C'est donc la raison qui explique pourquoi Amazon investit dans le nucléaire modulaire. Les initiatives en cours : Amazon et Google en tête Amazon a annoncé plusieurs projets ambitieux visant à intégrer des réacteurs modulaires dans son mix énergétique. La société collabore avec Dominion Energy pour envisager la construction d’un SMR près de la centrale de North Anna, en Virginie. En parallèle, elle investit dans le développement de réacteurs par X-energy et travaille avec Energy Northwest pour implanter quatre réacteurs dans l'État de Washington. Ces projets visent à générer plus de 5 000 mégawatts (MW) d’énergie d'ici la fin des années 2030. De son côté, Google a signé un accord avec Kairos Power pour développer des SMR qui devraient être opérationnels dès 2030. L’objectif est de générer 500 MW d’électricité supplémentaires d’ici 2035, répondant à la croissance des besoins énergétiques de l’entreprise, qui a consommé 24 térawattheures en 2022. Les défis et opportunités du nucléaire modulaire Les SMR offrent des avantages majeurs : une construction plus rapide et moins coûteuse que les réacteurs traditionnels, une empreinte réduite et une capacité à s’adapter aux besoins locaux. Toutefois, plusieurs obstacles restent à surmonter. Aucun SMR n’est encore en service aux États-Unis, et l’autorisation de la Commission de Réglementation Nucléaire (NRC) reste un processus long et complexe. Par ailleurs, certains critiques estiment que les SMR seront trop coûteux pour atteindre une échelle rentable. D’autres défis concernent la gestion des déchets radioactifs, dont le stockage à long terme n’a pas encore été pleinement résolu. Malgré ces incertitudes, l’enthousiasme croissant des Big Tech pour le nucléaire pourrait marquer un tournant décisif. Le soutien financier de ces entreprises pourrait accélérer le déploiement de cette technologie et encourager l’innovation dans le secteur. Un pari stratégique pour l’avenir énergétique nucléaire L’adoption du nucléaire par les géants technologiques reflète une volonté de sécuriser leur approvisionnement énergétique tout en réduisant leur empreinte carbone. Amazon et Google ont déjà atteint des objectifs ambitieux en matière d’énergie renouvelable, mais ces efforts ne suffisent plus face à la demande exponentielle. Amazon, par exemple, a récemment atteint un taux de 100 % d’énergie renouvelable équivalente à sa consommation mondiale. Toutefois, cela ne signifie pas que toutes ses opérations sont directement alimentées par des sources renouvelables en temps réel, ce qui rend la transition vers le nucléaire d'autant plus pertinente. L’investissement d’Amazon dans X-energy et ses partenariats avec Dominion Energy et Energy Northwest montrent que l'entreprise veut jouer un rôle de pionnier dans cette nouvelle ère énergétique. De la même manière, Microsoft a récemment conclu un accord avec Constellation Energy pour relancer une unité de la centrale de Three Mile Island, illustrant la convergence des Big Tech vers l'énergie nucléaire. Les perspectives : un modèle à suivre ? Si ces projets réussissent, ils pourraient transformer le paysage énergétique mondial. La collaboration entre les entreprises technologiques et le secteur nucléaire pourrait inciter d’autres industries à emboîter le pas et à investir dans les SMR. Comme le souligne Jacopo Buongiorno, professeur à l’Institut de Technologie du Massachusetts (MIT), il faudra des clients prêts à payer une prime initiale pour la fiabilité et la durabilité du nucléaire avant que cette technologie ne devienne plus accessible. Cependant, la route vers une adoption massive reste semée d'embûches. Les délais de construction et le coût élevé des projets nucléaires peuvent décourager certains investisseurs. De plus, une dépendance excessive à cette technologie pourrait poser des risques si les régulateurs ne parviennent pas à suivre le rythme du développement. Titres en énergie nucléaire à surveiller La nouvelle d’Amazon survenue deux jours seulement après une annonce similaire par Google a dynamisé plusieurs entreprises de technologies nucléaires avancées : NuScale Power (NYSE: SMR) Oklo (NYSE: OKLO) Nano Nuclear Energy (NASDAQ : NNE) Dominion Energy (NYSE: D) Oklo (NYSE: OKLO). Source: TradingView. Fonds négociés en bourse (FNB) à surveiller Ces développements pourraient également impacter certains fonds négociés en bourse (FNB) liés aux secteurs des services publics et du nucléaire : XLU (Utilities Select Sector SPDR Fund) URA (Global X Uranium ETF) NLR (VanEck Uranium + Nuclear Energy ETF) URNM (Sprott Uranium Miners ETF) Pour mieux comprendre comment intégrer les FNB dans votre portefeuille, vous pouvez suivre notre formation sur les actions. Conclusion L’investissement des géants de la tech dans le nucléaire témoigne de l’urgence de trouver des solutions énergétiques durables pour répondre à une demande en constante augmentation. En misant sur les réacteurs modulaires, Amazon, Google et Microsoft espèrent non seulement sécuriser leur avenir énergétique, mais aussi contribuer à la transition vers un monde sans carbone. Si ces projets se concrétisent, ils pourraient redéfinir les standards énergétiques et devenir une référence pour d'autres industries. L’avenir du nucléaire dépendra de la capacité à concilier innovation technologique, régulation efficace et acceptation sociale – un défi de taille que les Big Tech semblent prêtes à relever. Source : https://seekingalpha.com/news/4164736-amazon-latest-tech-giant-to-sign-deals-to-invest-in-small-nuclear-reactors-to-power-ai https://www.theglobeandmail.com/business/international-business/article-amazon-google-make-dueling-nuclear-investments-to-power-data-centres https://www.investing.com/news/stock-market-news/amazoncom-joins-push-for-nuclear-power-to-meet-data-center-demand-3666073 https://www.barrons.com/articles/amazon-nuclear-google-microsoft-45fdc0ea https://www.investopedia.com/amazon-adds-to-big-tech-s-nuclear-push-8728830 https://seekingalpha.com/news/4164736-amazon-latest-tech-giant-to-sign-deals-to-invest-in-small-nuclear-reactors-to-power-ai Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. ### Tesla Robotaxi : Un Premier Pas Vers le Futur de la Conduite Le Tesla Robotaxi : une promesse de longue dateLes défis de la réglementationLes attentes des investisseursUn tournant pour Tesla ?Conclusion 10 octobre 2024 - Cette semaine, l’attention du monde financier est tournée vers Tesla, alors que l'entreprise de véhicules électriques prépare la présentation tant attendue de son nouveau produit révolutionnaire : le Tesla Robotaxi. Prévu aujourd’hui même le 10 octobre, l’événement, surnommé "We, Robot", se déroulera dans un cadre hollywoodien spectaculaire et promet de marquer un tournant pour Tesla dans le domaine de l'autonomie et de l'intelligence artificielle (IA). Cette annonce suscite déjà des spéculations parmi les investisseurs et les observateurs du secteur technologique, certains y voyant une avancée décisive pour Tesla, tandis que d'autres restent prudents quant aux promesses de l’entreprise. Pour ceux et celles qui souhaitent une version abrégée et résumée des points clés de cet article, nous vous invitons à visionner notre balado vidéo. Théo y présente en moins de 5 minutes les faits marquants de l'événement "We, Robot", le Tesla Robotaxi, les défis réglementaires, et les implications pour Tesla et ses investisseurs. https://youtu.be/H1h8L0ZW460 Le Tesla Robotaxi : une promesse de longue date Le concept de Tesla Robotaxi n’est pas nouveau. Elon Musk, le charismatique, mais controversé, PDG de la société, en parle depuis près de dix ans. En 2019, il avait même annoncé qu’une flotte d’un million de Tesla autonomes pourrait être en circulation dès 2020. Cependant, ces prédictions optimistes ne se sont pas matérialisées. Aujourd’hui, le Tesla Robotaxi reste une technologie en développement, et les attentes sont très élevées pour cet événement. Les investisseurs espèrent voir un prototype fonctionnel et un plan concret pour la mise en service de ces véhicules autonomes. Gene Munster, analyste chez Deepwater Asset Management, prédit que l'événement mettra en avant non seulement un prototype de Tesla Robotaxi, mais aussi des discussions sur un modèle de véhicule électrique (EV) moins cher, attendu pour l’année prochaine. Ce modèle, souvent appelé "Model 2", serait destiné à démocratiser l’accès aux véhicules électriques. Munster souligne également que l'événement pourrait inclure des annonces plus audacieuses, telles que des véhicules commerciaux ou de nouveaux types de véhicules autonomes. Les défis de la réglementation L’un des principaux obstacles au lancement du Tesla Robotaxi reste la réglementation. Aux États-Unis, comme dans d'autres pays, les lois et règlements entourant l’utilisation des véhicules autonomes sont encore en développement. Plusieurs analystes, dont Toni Sacconaghi de Bernstein, ont exprimé des inquiétudes quant à la capacité de Tesla à obtenir les autorisations nécessaires pour opérer une flotte de véhicules sans conducteur. De plus, des questions autour de l’assurance et de la confidentialité des données se posent. Les régulateurs pourraient demander des garanties sur la sécurité des passagers et la gestion des informations recueillies par ces véhicules. Le scepticisme persiste également parmi le grand public. Selon Sam Fiorani, vice-président de la prévision mondiale des véhicules chez AutoForecast Solutions, beaucoup de consommateurs perçoivent encore les véhicules autonomes comme plus dangereux qu’utiles. Cela représente un défi de taille pour Tesla, qui devra convaincre non seulement les autorités de réglementation, mais aussi le grand public que les Robotaxis sont sûrs et abordables. Les attentes des investisseurs Malgré ces obstacles, de nombreux investisseurs restent optimistes quant aux perspectives à long terme de Tesla dans le domaine de l’autonomie. Wedbush Securities, un cabinet d'analyse favorable à Tesla, voit en l'entreprise un acteur clé dans le domaine de l’intelligence artificielle et des technologies robotiques. Dan Ives, un analyste de Wedbush, prévoit que Tesla présentera une technologie autonome révolutionnaire lors de l’événement. Selon lui, Tesla est en pleine transformation, passant d’un simple fabricant de véhicules électriques à un leader dans les technologies de conduite autonome et l’IA. Cependant, cette vision optimiste n’est pas partagée par tous. CFRA, un autre cabinet d’analyse, avertit que l'événement pourrait décevoir si Tesla ne présente pas de résultats concrets. Ils notent que les actions de Tesla ont historiquement réagi à la baisse après de grandes annonces, en raison de la tendance de l'entreprise à susciter de fortes attentes sans livrer de résultats immédiats. En effet, malgré la montée récente de l’action Tesla, certains analystes restent prudents quant à l’impact réel de cet événement sur le cours de l’action à court terme. Tesla inc. (NASDAQ: TSLA). Source: TradingView. Un tournant pour Tesla ? Pour Elon Musk, cet événement pourrait être l’un des plus importants depuis le lancement du Model 3, il y a près de neuf ans. Il n’a pas hésité à qualifier cette annonce de "moment historique" pour Tesla. En plus du Tesla Robotaxi, certaines rumeurs évoquent la présentation d’autres produits lors de l’événement, notamment un "Cybercab", une sorte de taxi cybernétique doté de portes papillon, ou encore des véhicules commerciaux comme un "Robovan" capable de transporter jusqu’à 12 passagers. D'autres produits pourraient également être dévoilés, tels que la dernière version du robot humanoïde Optimus, conçu pour accomplir des tâches répétitives dans les centres de distribution ou les usines. Ce robot, s'il est pleinement intégré à l'écosystème de Tesla avec des réseaux neuronaux et des capacités d'apprentissage profond, pourrait être une véritable force de travail dans le futur. Michael Del Monte, analyste chez Seeking Alpha, estime que le potentiel d’Optimus pourrait révolutionner le marché du travail, avec un coût estimé à 20 000 dollars par unité. Conclusion En résumé, l’événement "We, Robot" est un moment clé pour Tesla et ses investisseurs. Si les attentes sont énormes, le scepticisme persiste quant à la capacité de l’entreprise à tenir ses promesses, en particulier en matière de délais de production et d’autonomie complète. Pour les investisseurs, la prudence reste de mise, car même si Tesla présente une vision audacieuse de l’avenir, le chemin vers une adoption généralisée des Robotaxis est encore semé d’embûches réglementaires et techniques. Le Tesla Robotaxi pourrait bien devenir le symbole de la nouvelle ère d’autonomie et d’intelligence artificielle que Tesla aspire à diriger. Cependant, seule la réalisation concrète de ces promesses permettra à Tesla de s’imposer véritablement comme un leader dans le domaine des technologies autonomes, au-delà du simple marché des véhicules électriques. Source : https://www.marketwatch.com/story/tesla-robotaxi-day-is-around-the-corner-heres-what-to-expect-569a9862 https://seekingalpha.com/news/4157320-robotaxi-buzz-tesla-is-expected-to-talk-up-robovans-autonomous-trucks-and-next-gen-humanoid-robots Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Tensions au Moyen-Orient et prix du pétrole en hausse : une crise mondiale se profile-t-elle ? 3 octobre 2024 - Le billet de cette semaine se concentre sur l'impact des tensions au Moyen-Orient sur les prix de l'énergie et la potentielle opportunité d'investissement à travers le secteur de l'énergie, notamment via le Energy Select Sector SPDR Fund (XLE). Les récentes escalades dans la région, notamment le conflit entre Israël et l'Iran, ont entraîné une hausse marquée des prix du pétrole, alimentant des craintes de perturbations de l'approvisionnement mondial en pétrole. Pour ceux et celles qui souhaitent une version abrégée et résumée des points clés de cet article, nous vous invitons à visionner notre balado vidéo. Théo y présente en moins de 3 minutes l'impact des tensions au Moyen-Orient sur les prix du pétrole et les opportunités d'investissement dans le secteur de l'énergie: https://youtu.be/aLm-hkqBvnQ Conflit au Moyen-Orient et inquiétudes sur l'approvisionnement en pétrole Le marché mondial du pétrole est particulièrement sensible aux tensions géopolitiques, surtout lorsqu'elles touchent une région aussi cruciale que le Moyen-Orient, qui est responsable d'une grande partie de la production et de l'exportation de pétrole. Les récents échanges de missiles entre l'Iran et Israël, avec des promesses de représailles des deux côtés, ont suscité des craintes quant à la sécurité de l'approvisionnement en pétrole. Cette instabilité a fait grimper les prix du Brent et du West Texas Intermediate (WTI), deux des principales références du pétrole mondial. En effet, le prix du Brent a augmenté de 2,26 $ pour atteindre 75,82 $ le baril, tandis que le WTI a grimpé de 2,38 $ pour s'établir à 70,10 $. L'escalade des tensions pourrait conduire à des perturbations majeures si des infrastructures pétrolières cruciales étaient ciblées, notamment en Iran ou en Arabie saoudite, deux producteurs majeurs de pétrole. Le détroit d'Ormuz, qui voit passer environ 20 % de l'approvisionnement pétrolier mondial, pourrait également être bloqué, entraînant un effet domino sur les marchés. Dernière heure Ce jeudi matin, une frappe aérienne israélienne sur un appartement à Beyrouth a causé la mort de plusieurs personnes, selon le ministère de la Santé libanais. Les frappes israéliennes ciblent régulièrement des zones où le groupe militant Hezbollah est actif, notamment dans le sud du Liban, mais cette attaque au cœur de Beyrouth marque une escalade significative. Le Hezbollah a intensifié ses ripostes, notamment avec des tirs de roquettes en direction du nord d'Israël. La situation a également été aggravée par un récent tir de missile iranien vers Israël, ce qui amplifie les tensions régionales et les craintes d'un conflit plus large​. Cette montée en violence a eu un impact immédiat sur les marchés mondiaux de l'énergie. Les prix du pétrole ont soudainement augmenté en raison des craintes liées à d'éventuelles perturbations dans la région du Moyen-Orient, un centre névralgique pour la production pétrolière mondiale. Les investisseurs redoutent que cette crise ne menace les routes d'approvisionnement en pétrole, ce qui a ajouté une prime de risque aux cours des matières premières. Si le conflit s'étend entre Israël et l'Iran, allié clé du Hezbollah, cela pourrait encore accentuer les risques pour l'approvisionnement mondial en énergie et maintenir les prix à la hausse​. Effet sur les actions des entreprises énergétiques Les entreprises énergétiques américaines ont réagi positivement à cette augmentation des prix du pétrole. Les grands acteurs du secteur, comme Exxon Mobil et Chevron, ont vu leurs actions progresser respectivement de 1,7 % et 1,5 %. Les compagnies spécialisées dans les services pétroliers, telles que Halliburton et SLB, ont également enregistré des hausses significatives. L'analyste de Panmure Gordon, Ashley Kelty, souligne que tant que l'issue des tensions n'est pas claire, la volatilité restera élevée. Toutefois, les fondamentaux du marché demeurent solides pour les entreprises énergétiques, offrant ainsi une opportunité de placement. D'autres experts estiment cependant que l'impact sur l'approvisionnement pourrait ne pas être aussi sévère que lors de l'invasion de l'Ukraine, à moins que les infrastructures clés ne soient directement touchées. Potentiel d'investissement à travers le XLE Face à l'incertitude croissante sur l'approvisionnement en pétrole, les investisseurs cherchent à se positionner sur le marché de l'énergie pour profiter de la hausse des prix. L'un des moyens les plus efficaces pour s'exposer à ce secteur est le Energy Select Sector SPDR Fund (XLE). Ce fonds regroupe plusieurs des plus grandes compagnies énergétiques américaines, notamment Exxon Mobil, Chevron, et ConocoPhillips. Avec une hausse de 8,2 % depuis le début de l'année, le XLE offre une bonne diversification à travers différentes sous-industries de l'énergie. Energy Select Sector SPDR Fund (NYSEARCA : XLE). Source: TradingView. Ce fonds présente également un rendement de dividende attractif de 3,55 %, ce qui le rend intéressant pour les investisseurs en quête de revenu régulier tout en profitant de la montée des prix de l'énergie. L'avantage principal du XLE est qu'il permet de réduire les risques associés à l'investissement dans une seule entreprise, en diversifiant les placements à travers plusieurs compagnies clés du secteur. Cette stratégie est particulièrement utile dans un contexte de volatilité accrue, où les risques géopolitiques peuvent affecter individuellement certaines entreprises. Analyse des actions des grandes compagnies énergétiques Exxon Mobil se positionne comme l'un des leaders du secteur avec une capitalisation boursière de 479 milliards de dollars. L'action de la compagnie a connu une hausse impressionnante de 5,8 % cette semaine, suite à l'augmentation des prix du pétrole. Grâce à ses vastes opérations en amont, Exxon Mobil est bien placée pour tirer profit de toute perturbation de l'offre de pétrole. En outre, sa portée mondiale permet à l'entreprise de maintenir un niveau de production stable, malgré les incertitudes géopolitiques régionales. Un autre acteur à surveiller est Hess Corporation, dont les opérations diversifiées hors du Moyen-Orient, notamment en Guyana et dans le Golfe du Mexique, permettent de limiter les risques géopolitiques. Hess a enregistré une hausse de 6 % cette semaine, profitant de la montée des prix du pétrole sans subir les mêmes risques d'interruption d'approvisionnement que certaines entreprises plus exposées à la région. Perspectives à venir pour le secteur de l'énergie Le marché pétrolier est sous haute surveillance alors que les tensions au Moyen-Orient persistent. La possibilité que des infrastructures pétrolières iraniennes soient attaquées par Israël, entraînant des représailles contre des installations saoudiennes ou un blocage du détroit d'Ormuz, pourrait entraîner une hausse durable des prix. Cependant, certaines voix dans l'industrie soulignent que l'OPEP+ dispose encore de suffisamment de capacité de réserve pour compenser toute perte d'approvisionnement en provenance de l'Iran. En parallèle, les stocks de pétrole brut aux États-Unis ont augmenté de 3,9 millions de barils, une indication que le marché pourrait être bien approvisionné malgré les craintes de perturbations. Cela pourrait limiter une partie des gains récents du pétrole, en particulier si des ajustements de production sont faits par les membres de l'OPEP. Pour les investisseurs, la volatilité actuelle dans le secteur de l'énergie offre à la fois des risques et des opportunités. Des fonds comme le XLE permettent de diversifier les risques tout en capturant les gains potentiels résultant de la hausse des prix du pétrole. À court terme, les actions des grandes compagnies énergétiques, soutenues par des fondamentaux solides et la hausse des prix du pétrole, pourraient continuer de bien performer. Conclusion La situation actuelle au Moyen-Orient pourrait représenter un point de bascule pour les prix du pétrole, et les investisseurs doivent surveiller attentivement les évolutions géopolitiques. Le XLE et les grandes entreprises énergétiques comme Exxon Mobil et Chevron semblent bien positionnés pour profiter de l'environnement actuel, en offrant à la fois une protection contre l'inflation et des rendements potentiels élevés en cas de perturbations prolongées de l'approvisionnement en pétrole. Source : https://www.reuters.com/business/energy/us-energy-companies-shares-gain-middle-east-crisis-sparks-supply-fears-2024-10-02 https://www.reuters.com/markets/commodities/oil-prices-rise-more-than-1-escalating-tensions-middle-east-2024-10-01 https://www.streetinsider.com/Commodities/Oil+jumps+2%25+on+Middle+East+supply+fears/23796325.html https://www.marketbeat.com/stock-ideas/energy-sector-rebound-3-stocks-poised-for-strong-gains https://ca.news.yahoo.com/israeli-strikes-beirut-troops-battle-131955409.html L’auteur de ce billet déclare détenir des positions dans un des titres mentionnés, soit XLE (synthetic call et call), mais n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment protéger vos profits en bourse avec les options Comment protéger vos profits en bourse avec les options ?Utiliser une option Put pour protéger une position longueExemple pratique d'une option PutProtéger une vente à découvert avec une option CallUne alternative plus flexible au stop-lossMaximiser les gains tout en limitant les risques 2 octobre 2024 - Dans l'univers de l’investissement, il est crucial de savoir non seulement comment générer des profits, mais surtout comment les protéger. Après tout, les marchés sont volatils, et ce qui monte peut redescendre aussi vite. C’est ici que les options deviennent des outils puissants, non seulement pour limiter les pertes, mais aussi pour éviter de sortir prématurément d’une position en raison de fluctuations temporaires du marché. Chez DayTrader Canada, nous croyons qu'il est essentiel de maximiser les gains tout en sachant comment réduire les risques. Grâce aux options, vous avez un mécanisme qui va plus loin que le simple stop-loss. Besoin d'une explication en express? 🎬 Regardez la vidéo de Nico pour un résumé éclair sur comment protéger vos profits avec les options, en moins d’une minute! 🚀 https://youtube.com/shorts/xvO8QOZDT_Q?feature=share Comment protéger vos profits en bourse avec les options ? Utiliser une option Put pour protéger une position longue Supposons que vous détenez une action qui monte, mais que vous craignez une baisse imminente. Beaucoup d’investisseurs utiliseraient un stop-loss pour se protéger contre une chute brutale. Cependant, le problème du stop-loss est qu’il vous sort automatiquement de votre position, même si la baisse est temporaire. Si l'action rebondit par la suite, vous êtes sorti du jeu et avez raté le retour. C’est là que l'option Put devient intéressante. Contrairement à un stop-loss, un Put vous permet de rester en position. En achetant un Put, vous vous donnez le droit de vendre votre action à un prix prédéterminé (le prix d’exercice), même si celle-ci chute temporairement. Cela agit comme une assurance, vous permettant de rester dans la partie si l'action repart à la hausse après une baisse momentanée. Exemple pratique d'une option Put Imaginez que vous détenez des actions en bourse de l’entreprise XYZ, qui se négocient à 100 $. Vous achetez un Put avec un prix d’exercice de 95 $. Si l'action tombe temporairement à 90 $, vous pouvez rester en position, sans être forcé de vendre à ce prix. Si le cours rebondit par la suite, vous êtes toujours dedans, protégé par votre Put qui agit en tant que filet de sécurité. Protéger une vente à découvert avec une option Call Pour ceux qui préfèrent vendre à découvert, l'option Call peut être une forme de protection similaire. Lorsque vous vendez à découvert, vous pariez sur la baisse d'une action. Si vous avez un stop-loss classique, un rebond temporaire pourrait vous obliger à racheter les actions à un prix plus élevé, entraînant une perte. Mais avec un Call, vous pouvez vous protéger contre une hausse inattendue sans quitter votre position. En achetant un Call, vous vous garantissez le droit de racheter l’action à un prix fixé, même si le titre grimpe soudainement, limitant ainsi vos pertes sans être immédiatement sorti du marché. Une alternative plus flexible au stop-loss L’un des grands avantages des options par rapport au stop-loss est qu'elles vous permettent de gérer plus efficacement les fluctuations à court terme. Un stop-loss traditionnel vous sortira du marché au premier mouvement défavorable. Cela peut vous protéger, mais aussi vous priver de l’opportunité de profiter d’un rebond futur. Avec un Put ou un Call, vous obtenez une protection similaire, mais vous avez le luxe de rester en position si le marché se retourne en votre faveur. Chez DayTrader Canada, nous encourageons nos investisseurs à envisager les options comme un outil de gestion des risques qui offre plus de flexibilité qu’un stop-loss. Il ne s’agit pas seulement de se protéger contre les pertes, mais aussi de s'assurer que vous ne quittez pas une position potentiellement gagnante trop tôt à cause de la volatilité à court terme. Maximiser les gains tout en limitant les risques En utilisant les options, vous pouvez protéger vos gains tout en gardant une flexibilité accrue. Les Puts et les Calls permettent de sécuriser vos positions sans sacrifier vos opportunités de gains à long terme. Ils vous offrent la possibilité de naviguer sur les marchés avec confiance, sachant que vos positions sont protégées contre des mouvements temporaires indésirables. Alors, que vous soyez long ou court, les options peuvent remplacer efficacement les arrêts sur pertes classiques, en vous offrant une meilleure maîtrise de vos positions et de vos risques. Mais ceci n'est que le début ! Si vous souhaitez approfondir vos connaissances et découvrir d'autres astuces de pro, n’hésitez pas à visiter notre page formation ou notre boutique e-Actions où vous trouverez des formations en ligne pour améliorer vos compétences en trading. ### L'optimisme des marchés porté par l'IA : Micron et Meta en tête d'affiche 26 septembre 2024 - Cette semaine, les marchés ont montré un regain d'optimisme face à l'intelligence artificielle (IA), stimulés par l'annonce de Micron Technology et la nouvelle stratégie de Meta Platforms, deux géants technologiques qui sont au cœur de cette révolution. Ce dynamisme s’est surtout fait sentir dans le secteur des semi-conducteurs, avec des prévisions prometteuses, tandis que l'entrée de Meta dans le domaine des technologies immersives a renforcé la confiance dans l’avenir de l’IA. Ensemble, ces deux entreprises offrent un aperçu de ce qui pourrait être l'avenir des marchés technologiques. La prévision de Micron : un signal fort pour l'industrie des semi-conducteurs Les résultats de Micron Technology, publiés en fin de semaine dernière, ont déclenché une vague de positivité sur les marchés. La société a dévoilé des prévisions de revenus pour le premier trimestre bien supérieures aux attentes, notamment grâce à la demande croissante de puces mémoires utilisées dans les systèmes d’intelligence artificielle. En préouverture, les actions de Micron ont bondi de 14,7 %, entraînant une hausse générale des valeurs technologiques liées à l'IA. Nvidia a vu ses actions grimper de 1,8 %, tandis qu'Advanced Micro Devices (AMD) et Broadcom ont progressé respectivement de 2,2 % et 1,7 %. Même les fournisseurs de matériel pour les semi-conducteurs, tels qu'Applied Materials et KLA Corp, ont profité de cet élan avec des hausses de 5,4 % et 4,5 %. Micron Technology (NASDAQ: MU). Source: Interactive Brokers, Trader Workstation.   Cette montée en flèche a rappelé aux investisseurs que l'IA reste une force motrice des marchés, malgré une certaine accalmie ces dernières semaines. Selon Fiona Cincotta, analyste senior chez City Index, « l’optimisme autour de l’IA avait pris du recul récemment, mais les prévisions solides de Micron ont ravivé l'intérêt pour cette technologie, rappelant au marché qu’elle demeure pertinente ». L'une des raisons principales de cette envolée est la demande accrue pour les puces HBM (High-Bandwidth Memory), essentielles dans le domaine de l’IA générative. Utilisées notamment dans les processeurs d'intelligence artificielle de Nvidia, ces puces sont devenues un pilier des infrastructures technologiques modernes. Le directeur général de Micron, Sanjay Mehrotra, a souligné que la demande en puces pour l'IA a permis à l'entreprise de compenser les ralentissements observés dans d'autres secteurs, comme celui des ordinateurs personnels. Une reprise plus large stimulée par l'IA Les prévisions haussières de Micron ne profitent pas seulement à l’entreprise. C’est tout un écosystème qui se redynamise autour de l’IA, avec des entreprises comme Nvidia, AMD, et Broadcom qui anticipent des gains supplémentaires dans les mois à venir. Les investisseurs semblent également prêts à parier sur les avantages à long terme des technologies liées à l'IA, comme en témoigne la progression de l’indice Nasdaq, en hausse de 1,43 % dans les futures du matin. Les secteurs des semi-conducteurs et des technologies de l’information ne sont pas les seuls à bénéficier de cet optimisme. Les grandes valeurs de croissance, souvent perçues comme des moteurs dans l’adoption de l’IA, se sont elles aussi redressées. Tesla, Microsoft et Alphabet, par exemple, ont tous enregistré des gains significatifs suite aux annonces de Micron, ce qui montre que l’IA influence non seulement le secteur des puces, mais également l’ensemble du marché technologique. Meta Platforms : IA, réalité virtuelle et un avenir tourné vers l'immersion Si les prévisions de Micron ont remis l’IA au centre des discussions, Meta Platforms a également contribué à maintenir l’euphorie autour de cette technologie. Lors de sa conférence annuelle Connect 2024, Meta a dévoilé des avancées majeures dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la réalité augmentée, renforçant ainsi sa position dans ces secteurs stratégiques. Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a présenté plusieurs nouveautés qui soulignent l’ambition de son entreprise de se positionner à l’avant-garde des plateformes de réalité augmentée (AR) et de réalité virtuelle (VR). Parmi les annonces les plus marquantes figure l’introduction de Orion, des lunettes AR révolutionnaires qui, selon Zuckerberg, pourraient changer la manière dont nous interagissons avec le monde digital. Dotées d’une interface neuronale permettant de contrôler l’appareil directement via des signaux cérébraux, ces lunettes représentent une véritable percée technologique, bien que leur commercialisation ne soit pas encore prévue à court terme. De plus, Meta a révélé une version moins coûteuse de son casque VR Quest, le Quest 3S, qui sera proposée à 299 $, soit 200 $ de moins que la version standard. Cette stratégie de baisse des prix vise à démocratiser l’accès à la réalité virtuelle tout en consolidant l’engagement de Meta dans la construction de plateformes immersives. Ces innovations s’inscrivent dans une stratégie plus large de Meta visant à capitaliser sur l’IA. Par exemple, le modèle de langage Llama de Meta, qui utilise désormais les voix de célébrités telles que John Cena et Judi Dench, illustre les efforts de l’entreprise pour rendre l’IA plus accessible et conviviale. En intégrant l'IA à ses produits comme les lunettes Ray-Ban Meta, Meta espère créer un écosystème où l’IA fait partie intégrante de la vie quotidienne des utilisateurs. Optimisme des marchés : une tendance durable ? L’engouement pour l’intelligence artificielle ne semble pas prêt de s’estomper. Les prévisions de Micron et les annonces de Meta témoignent de l’importance croissante de cette technologie dans les modèles économiques des grandes entreprises technologiques. Alors que l’IA s’intègre de plus en plus dans les secteurs des semi-conducteurs, de la réalité virtuelle et des plateformes numériques, il est clair que les investisseurs anticipent des gains potentiels importants. Toutefois, comme l’a souligné Amrita Roy, l’enthousiasme autour de Meta ne doit pas occulter certains défis, notamment en termes de rentabilité. Les investissements massifs de Meta dans son Reality Labs, dédié à la réalité virtuelle et augmentée, n’ont pas encore produit de résultats financiers significatifs. Ainsi, même si l'IA et les technologies immersives semblent offrir des perspectives prometteuses, il faudra encore du temps pour que ces innovations se traduisent en bénéfices tangibles pour les entreprises. En conclusion, l'optimisme autour de l'IA, ravivé par les annonces de Micron et Meta, continue de dominer les marchés. Alors que les technologies de pointe se développent à un rythme effréné, les investisseurs se montrent prêts à parier sur un avenir où l'intelligence artificielle et les plateformes immersives joueront un rôle central. Toutefois, la prudence reste de mise, car des défis techniques et financiers subsistent dans cette course à l'innovation. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/Nasdaq+leads+Wall+St+futures+higher+on+AI+optimism+after+Microns+forecast/23764245.html https://ca.finance.yahoo.com/news/micron-fuels-chip-stock-rally-121635550.html https://seekingalpha.com/news/4152975-metas-annual-conference-today-to-showcase-updates-in-its-ar-and-ai-technology https://ca.finance.yahoo.com/news/meta-unveils-cheaper-vr-headset-181608982.html Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La Réserve fédérale abaisse son taux : Les marchés réagissent en force 19 septembre 2024 - Suite à la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de réduire son taux directeur de 50 points de base, les marchés ont réagi avec une combinaison d’optimisme prudent et de volatilité. Cette baisse, la première de cette ampleur depuis la pandémie de Covid-19, ouvre un nouveau cycle d’assouplissement monétaire, visant à atténuer les signes d'affaiblissement du marché du travail et à contenir une inflation en baisse. Pendant ce temps, au Canada, la Banque du Canada est confrontée à une dynamique économique similaire, où l'inflation joue un rôle crucial dans l'élaboration de sa politique monétaire. Le paysage économique canadien, marqué par un ralentissement de la croissance et une inflation qui atteint enfin l’objectif de 2 %, pousse également la Banque du Canada à envisager des réductions de taux. Ce billet examine les implications de ces décisions monétaires pour les investisseurs et les répercussions sur les marchés financiers des deux côtés de la frontière. Une réduction attendue pour calmer les craintes économiques La baisse de 50 points de base du taux directeur par la Fed a fait passer le taux des fonds fédéraux dans une fourchette comprise entre 4,75 % et 5 %, un mouvement jugé nécessaire pour empêcher une dégradation du marché de l'emploi et pour soutenir l'économie face à une inflation qui se rapproche progressivement de l’objectif de 2 %. Cette décision s'inscrit dans une tendance mondiale, plusieurs autres banques centrales, notamment en Angleterre et au Canada, ayant également adopté des politiques similaires pour ajuster leur économie post-pandémie. Jerome Powell, président de la Fed, a insisté sur le fait que cette réduction était un signe de l'engagement de la banque centrale à stabiliser les prix tout en évitant une hausse douloureuse du chômage. « Notre objectif est de restaurer la stabilité des prix sans provoquer une hausse excessive du chômage », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Le comité de politique monétaire (FOMC) a également mis en avant la baisse des embauches et la montée modérée du taux de chômage, qui a atteint 4,2 %, des signes que le marché du travail est en perte de vitesse. Des marchés en réaction La décision de la Fed a immédiatement eu un effet notable sur Wall Street. Le lendemain de l’annonce, le S&P 500 a atteint un nouveau sommet intraséance, tandis que le Nasdaq a progressé de plus de 2 %, entraîné par les actions technologiques sensibles aux taux d'intérêt. Microsoft, Tesla et Apple ont tous enregistré des gains significatifs, illustrant l'enthousiasme des investisseurs face à un environnement de taux plus bas, favorable aux entreprises dont la croissance dépend des coûts d'emprunt. Les valeurs des semi-conducteurs ont également bondi, avec Nvidia en hausse de 4,7 % et Advanced Micro Devices (AMD) de 3,5 %. Ces entreprises, qui sont à l'avant-garde des technologies de pointe, bénéficient d’un accès au crédit à moindre coût pour financer leur innovation, un facteur clé de leur succès en bourse. En parallèle, le Russell 2000, un indice qui regroupe les petites capitalisations boursières, a progressé de 1,7 %, renforçant l'idée que les entreprises plus sensibles aux coûts de financement pourraient voir leurs marges de profit s'améliorer grâce à la baisse des taux. Fonds négocié en bourse du iShares Russell 2000 (NYSE : IWM). Source: https://www.tradingview.com/ Cependant, malgré cet enthousiasme initial, certains experts ont émis des réserves quant à la possibilité d'une série de nouvelles réductions aussi importantes. Tom Porcelli, économiste en chef chez PGIM Fixed Income, a souligné que cette baisse ne marquait pas nécessairement le début d'une longue séquence de coupes agressives. « Ce n’est pas le début d’une série de baisses de 50 points de base. Le marché pensait qu’une nouvelle réduction de cette ampleur serait probable, mais [Powell] a tempéré cette attente », a-t-il déclaré. Impact sur le marché de l'or Après la décision de la Réserve fédérale de réduire son taux directeur de 50 points de base, les prix de l'or ont atteint un niveau record avant de connaître un léger recul. Le prix de l'or au comptant a chuté de 0,4 % pour se fixer à 2 560,29 $, après avoir atteint 2 592,39 $ l'once. Cette hausse initiale des prix de l'or reflète un marché haussier, soutenu par la baisse des taux d'intérêt, qui diminue le coût d'opportunité de détenir de l'or, un actif non rémunérateur. Les analystes estiment que la tendance à la hausse pourrait se poursuivre, bien que la vitesse de ce mouvement dépende des déclarations du président de la Fed, Jerome Powell. La décision de la Fed d'assouplir sa politique monétaire est attendue pour stimuler l'économie, avec des prévisions de baisses supplémentaires à venir. En conséquence, le dollar a reculé de 0,5 %, rendant l'or moins coûteux pour les investisseurs détenant d'autres devises. Parallèlement, d'autres métaux précieux, comme l'argent, ont également bénéficié de cette dynamique, avec une hausse de 0,6 % à 30,93 $ l'once. Les investisseurs surveillent de près les commentaires de Powell pour des indications sur l'orientation future de la politique monétaire, qui pourrait continuer à influencer le marché de l'or. Un avenir incertain pour les taux d’intérêt Le FOMC a laissé entendre qu'une nouvelle réduction de 50 points de base pourrait intervenir d'ici la fin de l'année, tandis que des projections montrent que les taux pourraient baisser d’un point de pourcentage d’ici 2025. Toutefois, les prévisions des membres du comité divergent quant à l'avenir des taux. Si certaines projections indiquent que les taux pourraient diminuer de deux points de pourcentage à long terme, d’autres membres du comité restent plus prudents face à un éventuel durcissement futur, notamment en cas de reprise de l'inflation. Malgré la décision de réduire les taux, la Fed a maintenu son programme de « resserrement quantitatif », une stratégie visant à réduire progressivement la taille de son bilan, notamment en laissant expirer des bons du Trésor et des titres adossés à des hypothèques. Cette politique est conçue pour stabiliser l'économie sans injecter de liquidités supplémentaires. Un impact global La décision de la Fed a également des répercussions au niveau mondial. Les banques centrales du Royaume-Uni, de la zone euro et du Canada surveillent de près les actions de la Fed, et certaines ont déjà commencé à réduire leurs propres taux pour ajuster leur politique monétaire face à des facteurs économiques similaires. Cette synchronisation des politiques de taux pourrait stabiliser les marchés mondiaux et offrir des opportunités d'investissement intéressantes pour les investisseurs cherchant à profiter d'un environnement de taux bas. Des perspectives encourageantes pour les investisseurs Les données historiques montrent que les marchés américains ont tendance à bien réagir aux premiers mouvements de réduction de taux. Selon les données d’Evercore ISI, le S&P 500 a enregistré une moyenne de 14 % de gains dans les six mois qui ont suivi la première baisse d’un cycle de réduction des taux depuis 1970. Ce contexte pourrait offrir une opportunité unique pour les investisseurs, notamment dans les secteurs sensibles aux taux, comme la technologie et l’immobilier, qui bénéficient directement des coûts d'emprunt plus faibles. Les tendances économiques canadiennes et le rôle de l'inflation dans la politique monétaire Le paysage économique canadien a aussi été marqué par des fluctuations importantes au cours des derniers mois, et l'inflation reste un facteur clé influençant les décisions des investisseurs et des décideurs politiques. La Banque du Canada, confrontée à une économie en perte de vitesse, a récemment adopté des mesures pour maintenir la stabilité des prix tout en cherchant à stimuler la croissance économique. Cet article explore l'impact des taux d'intérêt, les perspectives d'inflation, et ce que cela signifie pour les marchés financiers. Retour de l'inflation à 2% : Vers une baisse des taux d’intérêt En août 2024, l'inflation au Canada a atteint le taux cible de 2%, un seuil que la Banque du Canada cherche à maintenir dans une fourchette de 1% à 3%. Ce retour à un niveau d'inflation modéré a été perçu comme une opportunité par plusieurs analystes pour justifier une baisse des taux d'intérêt. Des prévisions de coupures de taux importantes ont émergé après que Statistique Canada a révélé que l'indice des prix à la consommation (IPC) avait connu sa plus faible augmentation depuis février 2021. Le consensus des marchés indique qu'une baisse de 50 points de base pourrait être annoncée lors de la prochaine réunion de la Banque du Canada. En effet, des acteurs clés comme Desjardins prévoient une réduction visant à ramener les taux directeurs vers un niveau plus « neutre », compris entre 2,25% et 3,25%, un intervalle où les taux n'exercent ni pression restrictive ni stimulante sur la croissance. Source: Banque du Canada. La Banque du Canada face à un ralentissement économique Cette perspective d’une réduction des taux intervient dans un contexte où l'économie canadienne montre des signes de ralentissement. Le PIB au troisième trimestre est en dessous des prévisions initiales de la Banque du Canada, et les taux de chômage augmentent, atteignant des niveaux préoccupants, excepté les années pandémiques. La combinaison d'une faible croissance et d'un taux de chômage en hausse indique que la politique monétaire restrictive adoptée jusqu'à présent pourrait être en train de freiner l'économie plus que prévue. Randall Bartlett, directeur senior de l'économie canadienne chez Desjardins, a déclaré que les taux d'intérêt élevés fonctionnent effectivement pour refroidir l'économie, mais peut-être trop efficacement. C'est pourquoi la Banque du Canada pourrait être amenée à ajuster sa politique pour éviter une surcorrection qui pourrait nuire à une reprise économique durable. Répercussions sur les investisseurs Pour les investisseurs, l'éventualité d'une baisse des taux d'intérêt pourrait avoir plusieurs conséquences. D'un côté, une baisse des taux favoriserait les entreprises en réduisant leurs coûts d'emprunt, stimulant ainsi les investissements et, potentiellement, la rentabilité. D'un autre côté, les marchés obligataires pourraient réagir différemment, les obligations à long terme devenant potentiellement moins attractives si les taux baissent. Pour ceux investissant dans l'immobilier, des taux d'intérêt plus bas pourraient raviver l'intérêt des acheteurs, stimulant ainsi le marché du logement, qui a vu une certaine décélération. Toutefois, si les loyers continuent de grimper, les investisseurs dans l’immobilier locatif pourraient également bénéficier d’un revenu accru. Conclusion La réduction du taux directeur par la Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada reflètent des réponses pragmatiques aux pressions économiques actuelles. Alors que la Fed cherche à stimuler un marché du travail en ralentissement et à contenir une inflation en baisse, la Banque du Canada pourrait également ajuster sa politique monétaire pour soutenir la croissance économique face à des défis similaires. Les dates clés à surveiller pour les prochaines annonces de taux directeur sont : Pour la Banque du Canada : Mercredi 23 octobre Mercredi 11 décembre Pour la Réserve fédérale : 7 novembre 18 décembre Bien que ces décisions aient suscité de l'optimisme sur les marchés, la prudence est de rigueur. Les investisseurs devront suivre attentivement les annonces des banques centrales, tant américaines que canadiennes, afin d’ajuster leurs stratégies en fonction des nouvelles réalités économiques et monétaires. L'évolution des taux d'intérêt et les réactions des marchés détermineront les meilleures opportunités d'investissement dans les mois à venir. Source : https://www.cnbc.com/2024/09/18/fed-cuts-rates-september-2024-.html https://www.streetinsider.com/Fed/Wall+St+jumps+with+tech+stocks+in+the+lead+after+Fed+kicks+off+easing+cycle/23739225.html https://www.reuters.com/world/americas/canadas-inflation-cools-2-aug-reaches-central-banks-target-2024-09-17 https://www.federalreserve.gov/monetarypolicy/fomccalendars.htm https://www.cnbc.com/2024/09/18/gold-flat-as-investors-focus-on-fed.html https://www.banqueducanada.ca/2024/08/banque-canada-publie-calendrier-2025-annonces-taux-directeur-autres-grandes-publications/#:~:text=La%20Banque%20du%20Canada%20a,reste%20de%20l'ann%C3%A9e%20courante. https://www.bankofcanada.ca/core-functions/monetary-policy/key-interest-rate Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L'ombre du débat Trump-Harris plane sur Wall Street : Analyse des réactions du marché 11 septembre 2024 - L’impact du débat entre Kamala Harris et Donald Trump sur les marchés financiers a été immédiat, mais plutôt mitigé, reflétant les incertitudes persistantes autour de l'économie et des politiques futures aux États-Unis. Alors que l'inflation et les décisions de la Réserve fédérale continuent de dominer les préoccupations des investisseurs, la dynamique politique prend une place de plus en plus centrale à mesure que l'élection présidentielle approche. Une inflation toujours tenace Les données sur l’inflation publiées juste avant le débat montrent une hausse modeste de 0,2 % en août, avec un taux de base (hors alimentation et énergie) qui a grimpé de 0,3 %. Cette légère progression a freiné les attentes de certains analystes qui anticipaient une baisse des taux d'intérêt plus agressive de la part de la Fed. En effet, les marchés avaient espéré une réduction de 50 points de base, mais cette perspective semble moins probable après la publication des chiffres de l'inflation. Selon Jason Pride, directeur de la stratégie d’investissement chez Glenmede, « la Fed aurait préféré des chiffres plus faibles pour justifier une baisse plus importante, mais ces données renforcent plutôt l'idée d'une réduction de 25 points de base ». Le marché a donc ajusté ses attentes, avec une probabilité de 85 % que la Fed procède à une baisse modeste de 25 points de base lors de sa prochaine réunion. L’influence politique sur les marchés Sur le front politique, le débat télévisé entre la vice-présidente Kamala Harris et Donald Trump a capté l’attention des investisseurs, influençant directement certaines actions sensibles aux résultats électoraux. Les prévisions sur la victoire de Harris ont augmenté après le débat, avec une hausse de ses chances à 57 % selon PredictIt, un site de paris en ligne, contre 47 % pour Trump. Source : PredictIt https://www.predictit.org/ Ce basculement a eu des répercussions immédiates sur certains secteurs. Les actions des entreprises liées aux énergies renouvelables, qui bénéficieraient d'une présidence Harris, ont bondi. Les titres de Sunrun et SolarEdge Technologies ont gagné plus de 7 % chacun après le débat. En revanche, les actions de Trump Media & Technology Group, fortement associées aux performances politiques de Trump, ont plongé de 17 %. L’impact de ces fluctuations reflète à quel point les marchés peuvent réagir à la moindre indication d’un changement politique. Cependant, l'incertitude persiste. Bien que Harris ait abordé des sujets tels que la fiscalité et les tarifs douaniers, ses propositions, notamment la hausse du taux d'imposition des entreprises à 28 %, sont perçues par certains acteurs de Wall Street comme une menace potentielle pour les bénéfices des entreprises. D'un autre côté, la position de Trump, qui prône des réductions fiscales et une politique commerciale plus stricte, pourrait alimenter l’inflation et peser sur le dollar. Des répercussions sur les secteurs clés Le secteur technologique, un pilier des marchés ces dernières années, a lui aussi ressenti l'impact des tensions politiques. Toutefois, certaines actions, notamment dans le domaine des semi-conducteurs, ont aidé à limiter les pertes du Nasdaq. Nvidia, un géant de l’industrie, a vu son titre progresser de 3,5 %, soutenant l’indice des semi-conducteurs de Philadelphie qui a enregistré une hausse de 1,2 %. D'autres secteurs ont également réagi de manière contrastée aux événements politiques. Les actions liées aux cryptomonnaies et à la blockchain, souvent associées à une présidence Trump en raison de son soutien public à ces technologies, ont chuté. Le bitcoin a reculé d'environ 1,5 % après le débat, tandis que plusieurs actions de sociétés de cryptomonnaies ont également connu des baisses en préouverture des marchés. Un débat sans issue claire, mais des conséquences économiques Le débat entre Harris et Trump a été perçu par de nombreux analystes comme une confrontation sans grand dévoilement de nouvelles politiques économiques. Les échanges ont principalement porté sur des sujets comme l'immigration et les affaires judiciaires de Trump, sans offrir une vision claire sur des questions clés telles que les tarifs ou la fiscalité. Pourtant, même sans une discussion approfondie sur ces sujets, les marchés ont réagi aux performances perçues des candidats. Les investisseurs semblent croire que le résultat de cette élection pourrait être déterminant pour les perspectives économiques futures. Par exemple, Harris a critiqué les tarifs douaniers imposés par Trump, les qualifiant d'« impôt indirect sur la classe moyenne », tandis que Trump a défendu ces politiques comme un moyen de protéger l'économie américaine. Ces divergences sur les politiques économiques, combinées à l’incertitude sur la direction que prendra la Fed, ont ajouté une couche d’incertitude supplémentaire pour les investisseurs. Des perspectives à court terme incertaines Alors que les marchés digèrent les résultats du débat et les données économiques, la trajectoire à court terme reste floue. Le Dow Jones a chuté de 1,15 % mercredi, tandis que le S&P 500 a perdu 0,63 %. Le Nasdaq, plus résistant grâce aux gains de certains poids lourds de la technologie, n’a baissé que de 0,02 %. Cette volatilité reflète non seulement les incertitudes politiques, mais aussi les préoccupations liées à l'inflation persistante et aux prochaines décisions de la Fed. Le marché de l’emploi, quant à lui, continue de montrer des signes de faiblesse, ce qui complique encore plus les perspectives économiques. Conclusion Le débat entre Kamala Harris et Donald Trump a certainement influencé les marchés, mais il a également mis en évidence le lien complexe entre politique et économie. Si certains secteurs comme les énergies renouvelables semblent prêts à bénéficier d'une victoire de Harris, d'autres, comme les cryptomonnaies et les entreprises technologiques liées à Trump, pourraient souffrir. Cependant, à ce stade, il est difficile de prédire avec certitude l’impact global de l’élection sur les marchés financiers. Une chose est sûre : les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer la direction que prendront non seulement les marchés, mais aussi l'économie américaine dans son ensemble. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+Street+lower+after+latest+inflation+data%2C+Harris-Trump+debate/23710469.html https://www.reuters.com/markets/us/fiery-debate-gives-wall-street-few-new-details-key-issues-2024-09-11 https://www.cnbc.com/2024/09/11/djt-trump-media-stock-debate-harris.html https://www.predictit.org/markets/detail/7456/Who-will-win-the-2024-US-presidential-election Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### NFL 2024 : Une Saison à $35 Milliards pour l'Industrie des Paris Sportifs 5 septembre 2024 - La saison de la NFL 2024 débute sous les projecteurs ce soir avec un duel tant attendu entre les Kansas City Chiefs, champions en titre du Super Bowl LVIII, et les Baltimore Ravens. Alors que l’excitation autour du match est palpable, l’industrie des paris sportifs, elle aussi, se prépare à enregistrer des chiffres records, notamment grâce à la popularité inégalée du football américain aux États-Unis. Alors que les parieurs se préparent à une nouvelle saison palpitante de la NFL, les plateformes de paris sportifs, elles, affûtent leurs stratégies pour capter l’attention des millions de fans. L'innovation continue dans les services de paris, l'accent mis sur la responsabilité et la croissance des parts de marché en font un secteur à surveiller de près, tant pour les amateurs de sport que pour les investisseurs. Une Croissance Explosive du Marché des Paris Sportifs Les paris sportifs sont désormais légaux dans 38 États américains, avec de nouveaux entrants tels que le Maine, le Vermont et la Caroline du Nord. Cette expansion rapide a été en grande partie facilitée par la généralisation des applications mobiles, permettant aux amateurs de paris d'accéder facilement à des plateformes telles que FanDuel et DraftKings directement depuis leur smartphone. Selon l'American Gaming Association, les adultes américains devraient parier environ 35 milliards de dollars légalement au cours de cette saison de la NFL, une augmentation impressionnante de 30 % par rapport à l'année précédente. Cette progression fulgurante reflète non seulement la passion des Américains pour le football, mais aussi une meilleure régulation du marché des paris sportifs, renforçant la confiance du public. Le Marché des Paris Enjeu des Géants de l'Industrie Le marché des paris en ligne est dominé par deux acteurs majeurs : FanDuel, qui détient 42 % de part de marché, et DraftKings (NASDAQ:DKNG) avec 34 %. D'autres plateformes tentent de se faire une place, comme BetMGM (NYSE:MGM) avec 7 %, Caesars Sportsbook (NASDAQ:CZR) avec 5 % et ESPN Bet (NASDAQ:PENN) avec 3 %. Le lancement d’ESPN Bet à New York en août devrait lui permettre d’augmenter sa part de marché à l’échelle nationale dans les prochains mois, tandis que des acteurs comme Fanatics et Rush Street Interactive (NYSE:RSI) restent également dans la course. Comparaison des performances en bourse de DraftKings Inc. (DKNG) à ses concurrents. Source: yahoo!finance. La concurrence pour attirer les parieurs devient donc plus féroce, notamment à l'aube de la saison NFL, qui représente une période clé pour ces opérateurs. Avec des campagnes marketing agressives et des offres attrayantes, les plateformes se battent pour acquérir de nouveaux utilisateurs et fidéliser ceux déjà inscrits. L'Essor des Paris en Direct et les Stratégies d'Acquisition Un segment qui suscite un intérêt croissant dans le secteur est celui des paris en direct, ou « in-play betting ». Cette forme de paris, qui permet de miser en temps réel sur des événements se déroulant durant le match, est perçue comme un levier majeur de croissance pour les plateformes comme DraftKings. Récemment, DraftKings a annoncé l’acquisition de Simplebet, une entreprise spécialisée dans la tarification dynamique des micromarchés sportifs, afin d’améliorer ses capacités de paris en direct. L'intégration des modèles d'apprentissage automatique de Simplebet dans la plateforme de DraftKings permettra de proposer des opportunités de paris ultra-précises à chaque instant d’un match. Cela offre aux parieurs une expérience immersive où chaque action, qu'il s'agisse d'un touchdown ou d'une passe décisive, peut faire l’objet d’un pari instantané. Un Équilibre entre Innovation et Responsabilité Alors que le marché des paris sportifs continue d'évoluer et de croître, les autorités régulatrices et les opérateurs insistent sur l’importance du jeu responsable. Des initiatives sont mises en place pour encourager les parieurs à fixer des limites de dépenses, à rester informés des probabilités et à utiliser uniquement des opérateurs légaux et régulés. La prolifération des paris sportifs légaux aux États-Unis s’accompagne également d’une attention accrue portée aux aspects sociaux et éthiques du jeu. Des efforts sont faits pour sensibiliser le public aux dangers de l'addiction et promouvoir des comportements de pari sains et responsables. Cette prise de conscience, associée à la croissance explosive du secteur, aide à légitimer l'industrie aux yeux des consommateurs et des législateurs. Perspectives pour les Investisseurs Du côté des investisseurs, l'industrie des paris sportifs offre des opportunités attrayantes. DraftKings, malgré un manque de rentabilité à ce stade, est perçu comme un acteur stratégique avec un potentiel de croissance considérable. Selon l'analyste Leo Nelissen de Seeking Alpha, la diversification des revenus et l'expansion continue de la part de marché de DraftKings placent l'entreprise dans une position solide pour les années à venir. L'acquisition de Simplebet est une étape clé pour renforcer les capacités technologiques de DraftKings, en particulier dans le domaine des paris en direct, un segment qui devrait continuer à croître de manière exponentielle. De plus, avec une présence dans un nombre croissant d'États et une base de clients en expansion, DraftKings est bien positionné pour capitaliser sur l'essor des paris sportifs aux États-Unis. FanDuel, quant à lui, continue de dominer le marché grâce à sa stratégie d'acquisition de clients et à ses investissements dans l'infrastructure technologique. La bataille entre FanDuel et DraftKings pour la première place devrait se poursuivre tout au long de la saison, avec des marges qui pourraient se stabiliser à mesure que les entreprises atteignent une pénétration optimale du marché. Un Marché en Pleine Mutation Le marché des paris sportifs aux États-Unis est encore en phase de maturation, et avec une législation qui devient de plus en plus favorable, les perspectives de croissance à long terme restent positives. Selon Needham, le marché pourrait atteindre un total adressable de 50 milliards de dollars, bien au-dessus de l'estimation prudente de 18 milliards. Cette projection optimiste est soutenue par l'adoption rapide des paris sportifs et l'amélioration des offres technologiques des plateformes. Conclusion La saison NFL 2024 ne sera pas seulement marquée par des moments de gloire sur le terrain, mais également par une explosion des paris sportifs. Avec des milliards en jeu et une concurrence féroce entre les principaux acteurs, l’industrie continue de se transformer à grande vitesse. Que vous soyez un investisseur ou un passionné de sport, l’année à venir promet d’être riche en opportunités et en rebondissements. Source : https://seekingalpha.com/news/4147145-nfl-season-forecast-to-hit-a-record-35b-in-legal-sports-wagers https://seekingalpha.com/news/4146129-nfl-preview-draftkings-fanduel-fanatics-betmgm-and-espn-bet-are-in-the-spotlight#hasComeFromMpArticle=false https://seekingalpha.com/news/4144828-draftkings-adds-to-in-play-betting-capabilities-with-the-acquisition-of-simplebet Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Est-ce le moment d'acheter NVIDIA sur son repli suivant l'annonce de ses résultats financiers ? 29 août 2024 - Les récentes performances financières de NVIDIA (NASDAQ: NVDA) ont de nouveau attiré l'attention des investisseurs, avec des résultats du deuxième trimestre dépassant largement les attentes et des perspectives de croissance robustes. Pourtant, malgré ces chiffres impressionnants, les actions de NVIDIA ont chuté de 3,5 % lors des échanges après les heures régulières. Pourquoi une telle réaction et est-ce que cela représente une opportunité d'achat pour les investisseurs? NVIDIA chandeliers 15 minutes. Source: Interactive Brokers Trader Workstation. Résultats du deuxième trimestre : des chiffres impressionnants Pour le trimestre se terminant le 28 juillet, NVIDIA a rapporté un bénéfice ajusté de 0,68 $ par action, avec un chiffre d'affaires s'élevant à 30 milliards de dollars, marquant une augmentation de 122 % par rapport à l'année précédente. Ces résultats ont surpassé les attentes des analystes, qui prévoyaient un bénéfice de 0,64 $ par action sur des revenus de 28,73 milliards de dollars. La performance exceptionnelle de la division des centres de données, avec des revenus atteignant 26,3 milliards de dollars, a largement contribué à cette croissance, dépassant les prévisions de 25,08 milliards de dollars. En plus de ces résultats financiers impressionnants, NVIDIA a annoncé un programme de rachat d'actions massif de 50 milliards de dollars. Avec un solde de 7,5 milliards de dollars restant sur son autorisation précédente de rachat d'actions, cette nouvelle annonce souligne la confiance de l'entreprise dans ses perspectives. Pourquoi le recul de l'action? Malgré des résultats et des prévisions solides, le recul de l'action NVIDIA peut s'expliquer par des attentes élevées du marché. Le chef de la direction de NVIDIA, Jensen Huang, a exprimé un optimisme quant à la demande continue pour les produits de l'entreprise, en particulier avec l'anticipation croissante autour de la nouvelle puce d'intelligence artificielle, Blackwell. Les premiers échantillons de cette puce ont déjà été expédiés aux partenaires, malgré des inquiétudes antérieures sur des retards. Cependant, certains analystes, comme Victor Dergunov de Seeking Alpha, estiment que le marché attendait encore plus de la part de NVIDIA en termes de résultats et de prévisions, expliquant ainsi le repli des actions malgré des chiffres impressionnants. La chute des actions d'autres grands noms du secteur des semi-conducteurs, comme AMD, ARM et Intel, à la suite de l'annonce des résultats de NVIDIA, suggère une incertitude plus large au sein du marché. Les analystes recommandent d'acheter sur le repli Malgré la réaction initiale du marché, plusieurs analystes maintiennent une perspective optimiste sur NVIDIA, recommandant d'acheter l'action sur ce repli. Des firmes comme Bernstein et Wells Fargo ont relevé leurs objectifs de prix, citant la forte demande pour les solutions d'intelligence artificielle et les perspectives de croissance continue des centres de données. Les analystes de Citi ont noté que la demande robuste pour l'intelligence artificielle continue de soutenir les performances de NVIDIA. Ils soulignent également que le programme de rachat d'actions de 50 milliards de dollars de l'entreprise représente un signal fort de la confiance de NVIDIA en sa capacité à générer des rendements pour ses actionnaires à long terme. En outre, la production accélérée des puces Blackwell, prévue pour le quatrième trimestre et au-delà, est un autre facteur qui pourrait stimuler la croissance future des revenus, offrant ainsi un potentiel de hausse pour le titre. Un risque sous-estimé selon certains experts Tandis que de nombreux analystes encouragent l'achat de NVIDIA, d'autres voient un risque potentiellement sous-estimé dans la dépendance du marché vis-à-vis des résultats de l'entreprise. Les analystes de Bank of America (BofA) soulignent que les résultats de NVIDIA pourraient représenter un "risque sous-évalué" pour le marché au sens large. Étant donné l'importance de NVIDIA dans le secteur des technologies et son rôle de leader dans la course à l'intelligence artificielle, une performance en deçà des attentes pourrait avoir un effet d'entraînement sur les indices boursiers. BofA suggère que les investisseurs devraient envisager des stratégies de couverture, comme les "put spreads" sur le S&P 500, pour se protéger contre d'éventuels chocs liés à la performance de NVIDIA, plutôt que de s'appuyer uniquement sur des options basées sur NVIDIA. L'affaire Super Micro Computer : Un impact indirect sur NVIDIA L'actualité autour de NVIDIA s'accompagne d'un autre développement notable dans le secteur technologique : un rapport accablant de Hindenburg Research visant Super Micro Computer (NASDAQ: SMCI), un partenaire de longue date de NVIDIA. Le cours de l'action de Super Micro a chuté de 8 % suite à un rapport publié par Hindenburg qui pointe du doigt des pratiques comptables douteuses et des problèmes de gouvernance d'entreprise. SMCI chandeliers 15 minutes. Source: Interactive Brokers Trader Workstation. Selon le rapport, Super Micro a été impliqué dans des reconnaissances de revenus impropres et a réengagé des cadres ayant participé à des scandales comptables antérieurs. Hindenburg a également soulevé des préoccupations concernant des transactions non divulguées avec des parties liées, impliquant les frères du CEO de Super Micro. Ces révélations ne ternissent pas seulement la réputation de Super Micro, mais elles pourraient aussi affecter des entreprises associées telles que NVIDIA, qui était jusqu'à récemment un client majeur de Super Micro. Néanmoins, il semble que NVIDIA ait déjà pris ses distances, rejoignant d'autres grandes entreprises comme CoreWeave et Tesla (NASDAQ: TSLA) en réduisant sa dépendance à l'égard de Super Micro au profit de concurrents comme Dell (NYSE: DELL). Avis aux vendeurs à découvert en quête d'opportunités : Avec ces révélations et la chute de son cours, Super Micro Computer (SMCI) pourrait représenter une opportunité attrayante pour ceux qui parient sur une baisse future de l'action. Les allégations de pratiques douteuses et de gouvernance problématique, ainsi que la perte de clients importants comme NVIDIA, augmentent le risque pour les investisseurs de Super Micro, rendant l'action vulnérable à de nouvelles baisses. Conclusion : Un moment opportun pour acheter NVIDIA ? Malgré un recul initial de son cours après des résultats trimestriels solides, NVIDIA reste bien positionnée pour capitaliser sur la demande croissante en intelligence artificielle et en centres de données. Les analystes continuent de voir un potentiel haussier, justifié par des prévisions de revenus robustes et une demande soutenue pour les nouveaux produits. Cependant, l'incertitude entourant l'impact potentiel des controverses affectant ses partenaires comme Super Micro, ainsi que les avertissements des analystes concernant les risques sous-estimés pour le marché, suggèrent que les investisseurs doivent faire preuve de vigilance. Pour ceux qui ont une tolérance au risque suffisante, le repli actuel pourrait représenter une opportunité d’achat stratégique dans une perspective de long terme. D'autres investisseurs, en revanche, pourraient préférer attendre une plus grande clarté sur les implications de ces développements avant de prendre une décision. Source : https://seekingalpha.com/news/4144631-nvidia-slips-q2-results-guidance-top-expectations-50b-buyback https://www.streetinsider.com/Earnings/Nvidia+shares+fall+despite+results%2C+guidance+beat%3B+Analyst+says+%22buy+the+pullback%22/23659330.html https://www.streetinsider.com/General+News/Nvidia+earnings+is+an+an+underpriced+risk+for+markets%3A+BofA/23643442.html https://www.streetinsider.com/General+News/Super+Micro+%28SMCI%29+stock+slides+8%25+after+short+seller+Hindenburg+attack/23647968.html https://seekingalpha.com/news/4144132-super-micro-drops-after-new-short-report-from-hindenburg-research Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Réduction du taux directeur par la Fed : La stratégie de Powell marque un tournant majeur 23 août 2024 - Lors de sa très attendue intervention au symposium économique de Jackson Hole, Jerome Powell, président de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed), a annoncé un changement de cap majeur de la politique monétaire américaine. Cette décision, attendue par de nombreux analystes, confirme que la Fed envisage de réduire ses taux directeurs, actuellement à leur plus haut niveau depuis plus de deux décennies. Cette mesure vise à rééquilibrer l'économie américaine en réponse aux nouvelles données économiques indiquant un ralentissement de l'inflation et une hausse modérée du chômage. Contexte et attentes du marché Les marchés financiers avaient déjà anticipé une réduction des taux lors de la prochaine réunion du Federal Open Market Committee (FOMC) prévue les 17 et 18 septembre. En effet, les investisseurs estimaient à 75,5 % la probabilité d'une baisse de 25 points de base du taux directeur, selon le CME FedWatch Tool, avec une possibilité de 24,5 % pour une réduction plus importante de 50 points de base. Les propos de Powell ont contribué à orienter davantage les attentes vers une baisse modérée, tout en laissant ouverte la porte à des ajustements plus marqués en fonction de l'évolution des données économiques. Powell a souligné que l'inflation, qui avait atteint des niveaux record en 2022, semble désormais sous contrôle, se rapprochant de l'objectif de la Fed de 2 % par an. En parallèle, les indicateurs du marché de l'emploi, bien qu'encore robustes, montrent des signes de ralentissement, ce qui pourrait justifier une intervention plus mesurée de la part de la Fed pour éviter un affaiblissement excessif de l'économie. Impact des annonces de Powell sur les marchés Les indices boursiers américains ont réagi positivement aujourd’hui vendredi  à l'annonce de Powell. Le S&P 500, le Nasdaq et le Dow Jones ont tous enregistré des gains significatifs, le S&P 500 se rapprochant même de son record historique atteint en juillet dernier. Les investisseurs ont interprété les commentaires de Powell comme un signe de soutien accru à l'économie, renforçant la confiance dans la solidité des perspectives économiques à court terme. En effet, neuf des onze secteurs du S&P 500 ont terminé la journée en hausse, avec le secteur immobilier en tête. Les raisons derrière la décision de la Fed L'une des principales motivations de cette révision de la politique monétaire est la volonté de la Fed de maintenir un équilibre entre la lutte contre l'inflation et la préservation du marché de l'emploi. Powell a insisté sur le fait que la Fed resterait attentive aux données économiques à venir pour déterminer l'ampleur et le calendrier des futures réductions de taux. Cette approche prudente vise à éviter des ajustements trop brusques qui pourraient perturber les marchés financiers ou exacerber les risques économiques. Le ralentissement de l'inflation, conjugué à des signes de modération dans la croissance de l'emploi, a donné à la Fed une certaine marge de manœuvre pour envisager des réductions de taux. Les nouvelles données économiques, telles que la hausse des ventes de maisons neuves de 10,6 % en juillet et la baisse des rendements des bons du Trésor, ont renforcé l'argument en faveur d'un assouplissement de la politique monétaire. Un ajustement attendu, mais prudent Bien que les marchés soient optimistes quant à une réduction des taux, Powell a insisté sur le caractère incertain de la situation économique. Il a rappelé que la Fed adopterait une approche basée sur les données, ce qui signifie que chaque décision sera prise en fonction des informations économiques disponibles au moment de la réunion du FOMC. Cette approche permet à la Fed de réagir rapidement aux changements de l'environnement économique tout en minimisant les risques de volatilité excessive sur les marchés. Powell a également évoqué la possibilité de revoir le cadre de la politique monétaire de la Fed, soulignant l'importance de la crédibilité de la banque centrale dans la gestion des attentes d'inflation à long terme. En 2020, la Fed avait adopté une approche d'inflation moyenne, permettant une période d'inflation supérieure à 2 % pour compenser les périodes de faible inflation. Cette stratégie a été renforcée par les actions récentes de la Fed, qui visent à ancrer les attentes d'inflation et à préserver la stabilité économique. Perspectives et réactions des acteurs du marché Les experts du marché restent partagés sur l'ampleur des prochaines réductions de taux. Alors que certains prévoient une série de petites baisses pour maintenir la stabilité économique, d'autres n'excluent pas des ajustements plus substantiels si les conditions économiques se détériorent. Les spéculations sur l'ampleur des réductions de taux ont conduit à des ajustements dans les attentes des marchés financiers, avec une augmentation des probabilités de réductions plus importantes en réponse aux commentaires de Powell. En conclusion, l'annonce de Jerome Powell à Jackson Hole marque un tournant important dans la politique monétaire des États-Unis. En mettant l'accent sur la flexibilité et l'adaptabilité face à des conditions économiques changeantes, la Fed vise à soutenir la croissance économique tout en maintenant l'inflation sous contrôle. Les prochaines semaines seront cruciales pour observer comment les données économiques influencent les décisions de la Fed et les réactions des marchés financiers. Source : https://seekingalpha.com/news/4141622-jackson-hole-preview-powell-may-signal-rate-cut https://seekingalpha.com/news/4143383-sp500-nasdaq-dow-jones-outlook-stock-market-powell-jackson-hole https://www.investopedia.com/powell-confirms-fed-pivot-to-rate-cuts-8700557 https://www.streetinsider.com/Reuters/S%26P+500+nears+record+high+as+Powell+signals+rate+cut+imminent/23636090.html Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La finance comportementale…c’est quoi au juste? 1er août 2024 - « If you cannot control your emotions, you cannot control your money. » - Warren Buffet La finance comportementale apparaît vraisemblablement dans l’histoire sous sa forme officielle il y a environ un peu plus d’une quarantaine d’années. Les auteurs Daniel Kahneman et Amos Tversky publient en 1979 dans la revue Econometrica un article intitulé Prospect Theory : An Analysis Of Decision Under Risk. Cet article soulevait des critiques face aux modèles reconnus à l’époque et il avançait que des mécanismes subjectifs pouvaient prendre une place significative dans le processus de décision en contexte financier, voire occasionnellement plus grande que celle de la raison. Aujourd’hui il est possible de définir la finance comportementale comme le champ de connaissances au croisement de la psychologie et de l’économie qui vise à analyser et comprendre comment le processus de décision en contexte financier peut être influencé et altéré par des facteurs émotionnels, cognitifs ou comportementaux (Singh, 2012; Kapoor & Prosad, 2017; Pompian, 2021). D’accord. Ceci est la définition de la finance comportementale…et le rapport avec la bourse dans tout ça? Selon la citation ainsi que la définition citée plus haut, que l’on soit un gestionnaire de portefeuille, un analyste-négociant professionnel ou un investisseur actif, nous serons donc influencés par des mécanismes qui se situent hors des chiffres et de la raison. À l’heure où les marchés boursiers intéressent et attirent une grande quantité d’individus, se connaître et s’instruire sous l’angle de la finance comportementale peut à terme constituer un levier supplémentaire de protection dans l’expérience de la négociation active sur les marchés. Décortiquons la définition contemporaine pour explorer un peu plus ce qu’est la finance comportementale. Le premier volet de la définition parle d’une influence par les émotions. Quatre grandes émotions sont répertoriées dans la littérature. Le « Fear », le « Greed », le « Hope » et le « Regret » (Taffler & Tuckett, 2010; Taffler, 2018; Dumanli & Aren, 2021). Toutes ces émotions peuvent être expérimentées sur un continuum ou un gradient d’intensité lors d’une transaction. À faible intensité, imaginons un analyste-négociant professionnel ayant une position à profit. Dans sa réflexion, il pourrait se dire quelque chose comme « Et si le titre changeait soudainement sa tendance et que tu perdais ton profit accumulé…? ». Il s’agit ici du « Fear » ou la peur de perdre, mais sous la forme subtile d’un simple questionnement. Un analyste-négociant moins informé de l’influence des émotions pourrait donc contourner sa méthode habituelle de gestion de profit et sécuriser rapidement sous l’effet de cette peur à faible intensité le profit réalisé…pour se rendre compte ensuite que s’il avait respecté sa méthode, il ne serait pas sorti de la position considérant qu’aucun signal ne lui indiquait de le faire, qu’à terme le titre a poursuivi sa progression et qu’il en aurait été de même pour son profit. À forte intensité, imaginons la crise boursière des Subprimes ou celle de la COVID. Un investisseur actif moins assidu dans son suivi de portefeuille aurait pu se rendre compte soudainement des pertes majeures projetées qu’il était en train de subir lors de ces crises. Si un sentiment de panique l’amène à contacter son courtier pour promptement liquider ses positions avec l’idée d’arrêter l’hémorragie, le « Fear » ou l’émotion de peur devient un facteur direct liée à une perte financière lourde. Considérant la récupération et la continuité de la croissance des marchés, le constat d’une telle influence de l’émotion sur les transactions peut devenir en plus directement une source de souffrance. Le second volet de la définition parle de facteurs cognitifs, plus spécifiquement de biais cognitif. Il faut comprendre ici qu’un biais cognitif est un mécanisme de la pensée humaine qui produit une distorsion dans la lecture objective de la réalité amenant ainsi une altération du processus de décision (Haselton, Nettle & Murray., 2015; Acciarini, Brunetta & Boccardelli, 2020). En négociation boursière, les biais cognitifs sont nombreux. À titre d’exemple, il y a le Anchoring Bias (Ling, Gilles & Wei., 2013). Imaginons à nouveau un négociant-analyste en processus d’examen d’un titre pour prendre une position. L’individu procède à l’application de son protocole, mais il démontre une préférence pour interpréter un indicateur en particulier, tel que la Stochastique. Le Anchoring Bias pourrait s’exprimer dans sa décision finale en accordant un poids subjectif trop grand au signal donné par cet indicateur et négliger d’autres signaux ou indicateurs tout aussi pertinents. Ce biais cognitif peut ainsi amener à une transaction de mauvaise qualité du point de vue de l’analyse et se traduire ultimement par une perte. Le dernier volet de la définition concerne le comportement. À nouveau, par définition, le terme comportement doit être entendu comme une réaction objectivement mesurable en réponse à une stimulation provenant de l’environnement immédiat (Uher, 2016). En bourse, il existe encore une longue liste de comportements ne menant pas nécessairement à des transactions profitables. Comme exemple, il existe le Herd Behaviour (Chiang & Zheng, 2010). Sous l’effet d’un événement ou d’une nouvelle, une certaine quantité d’acteurs sur les marchés peuvent choisir d’opérer des transactions de masse pour entrer ou sortir d’une position, avec un effet majeur de fluctuation soudaine des prix. Un négociant-analyste non-avisé de la finance comportementale et des subtilités pourrait en réponse à ce mouvement de masse pourrait se mettre à imiter ces prises de positions sans en faire une analyse au préalable. Mais comme il réagit en réponse à cette stimulation, et donc avec une prise de recul limité, l’individu peut se retrouver bon dernier dans l’ordre des transactions, encaisser des pertes ou acheter à un coût déraisonnable, pour tout aussi soudainement voir le prix se régulariser une fois l’événement ou la nouvelle passée. En somme, il est raisonnable de considérer qu’avec ces connaissances répertoriées dans la littérature scientifique, les processus de transactions en bourse sont influencés par autre chose que l’analyse et la raison. Dans ce texte, un simple survol de la finance comportementale a été réalisé et ce domaine contient beaucoup d’autres notions qui n’ont pas été abordées. L’objectif se voulait de créer un écrit autant que possible vulgarisé et pouvant intéresser les lecteurs à se familiariser avec le concept. Ultimement, l’objectif de ce gain de connaissances pour le gestionnaire de portefeuille, le négociant-analyste ou l’investisseur actif est d’en arriver à mieux se connaître lui-même, à pouvoir développer des stratégies d’ordre psychologique pour améliorer son expérience dans les transactions et potentiellement d’en arriver à une plus grande protection de ses avoirs. Références : Acciarini, C., Brunetta, F. & Boccardelli, P. (2021). Cognitive Biases And Decision-Making Strategies In Times Of Change : A Systematic Literature Review. Management Decision, 59(3), 638-652. Chiang, T. & Zheng, D. (2010). An Empirical Analysis Of Herd Behavior In Global Stock Markets. Journal Of Banking & Finance, 34(8), 1911-1921. Dumanli, A.N. & Aren, S. (2021). Emotional Finance: As A New Approach To Understanding The Markets. Journal of Life Economics, 8(2), 173–183. Haselton, M.G., Nettle, D. & Murray, D.R. (2015), The Evolution Of Cognitive Bias, in Buss, D.M. (Ed.), The Handbook of Evolutionary Psychology, Wiley, Hoboken, New Jersey, pp. 1-20. Kahneman, D. & Tversky, A. (1979). Prospect Theory : An Analysis Of Decision Under Risk. Econometrica, 47(2), 263-292. Ling, C., Gilles, H. & Wei, J. (2013). The Role of Anchoring Bias in the Equity Market: Evidence from Analysts’ Earnings Forecasts and Stock Returns. Journal Of Financial And Quantitative Analysis, 48(1), 47-76. Kapoor, S & Prosad, J.M. (2017). Behavioral Finance: A review. Procedia Computer Science, 122, 50-54. Singh, S. (2012). Investor Irrationality And Self-Defeating Behavior: Insights From Behavioral Finance. Journal of Global Business Management, 8(1), 116. Pompian, M. M. (2021). Behavioral Finance And Your Portfolio : A Navigation Guide. Wiley Edition, Hoboken, New Jersey. Taffler, R. J. & Tuckett., D.A. (2010). Emotional Finace : The Role Of The Unconscious Financial Decisions. Wiley Edition, Hoboken, New Jersey. Taffler, R. J. (2018). Emotional Finance : Investment And The Unsconscious. The European Journal Of Finance, 24 (7-8), 630-653. Uher, J. (2016). What Is Behaviour? And When Is Language Behaviour? A Metatheoretical Definition. Journal For The Theory Of Social Behaviour, 46(4), 475-501 Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Quelles Perspectives Après une Chute Dramatique à Wall Street ? 25 juillet 2024 - La journée d’hier a été marquée par une turbulence significative sur les marchés financiers, notamment la pire chute du Nasdaq en 2024. Après une période de forte croissance, les investisseurs se demandent maintenant si cette baisse n’est qu’un accident passager ou le début d’une correction plus profonde. La Chute du Nasdaq : Un Coup de Froid pour les « Magnificent Seven » Mercredi dernier, le Nasdaq, riche en entreprises technologiques, a connu sa pire journée de l'année 2024, avec une chute de plus de 3% en une seule session. Cela représente la première baisse de cette ampleur en plus de 400 jours de trading, effaçant des centaines de milliards de dollars de capitalisation boursière des géants technologiques surnommés les « Magnificent Seven » (Microsoft, Apple, Amazon, Alphabet, Meta, Nvidia, et Tesla). Les inquiétudes autour des résultats financiers des grandes entreprises technologiques, qui ont été le moteur de la hausse des marchés, se multiplient. Parallèlement, une rotation des sentiments d'investissement a également commencé à se manifester ces dernières semaines, tandis que d'autres préoccupations se concentrent sur l'économie dans son ensemble. Les Facteurs Déclencheurs : Alphabet et Tesla La cause immédiate de cette vente massive a été les résultats mitigés d'Alphabet et les prévisions décevantes de Tesla. Alphabet n'a pas réussi à impressionner avec ses bénéfices, notamment en ce qui concerne les attentes élevées autour de ses nouvelles initiatives en intelligence artificielle. De son côté, Elon Musk a de nouveau reporté sa vision de robotaxi, ce qui a contribué à la déception des investisseurs. Depuis la fin de 2022, le commerce de l'IA a soutenu la reprise, mais les investisseurs exigent maintenant que les lourds investissements dans cette technologie produisent des retours concrets, ou du moins visibles, presque deux ans après la sortie de ChatGPT. Une Confiance Ébranlée au-delà de la Technologie La perte de confiance ne se limite pas au secteur technologique. D'autres secteurs, comme les véhicules électriques et l'immobilier commercial, subissent également des pressions. Sur le plan macroéconomique, la croissance des salaires et le marché du travail ralentissent, le taux de chômage ayant récemment atteint 4,1%, contre 3,4% il y a un an. Les données sur la croissance du PIB américain pour le deuxième trimestre ont montré une expansion de 2,8%, supérieure aux prévisions de 2%. Cependant, la désinflation continue, ce qui laisse espérer une baisse des taux d'intérêt par la Fed en septembre. Perspectives à Court Terme : Un Rebond ou une Correction Plus Profonde ? L'analyste Damir Tokic de Seeking Alpha s'interroge : « S'agit-il d'une simple baisse aléatoire ou du début d'une correction plus profonde ? Pour la plupart des investisseurs, cela n'a pas vraiment d'importance, tant que le marché haussier reprend éventuellement ». Techniquement, le S&P 500 est encore dans un territoire de légère baisse. Ce qui se passe ensuite dépendra des fondamentaux. Les résultats d'Alphabet n'indiquent pas encore un éclatement de la bulle. Pour confirmation, il faudra attendre les résultats de Nvidia fin août. En outre, les données économiques seront cruciales. Si la tendance désinflationniste se poursuit sans affaiblissement supplémentaire du marché du travail, la Fed pourrait réduire les taux en septembre, offrant ainsi un certain soutien aux actions de valeur. Réactions du Marché : Un Mélange d'Optimisme et de Prudence Jeudi, les principaux indices de Wall Street ont affiché des performances mitigées alors que les investisseurs digéraient les données du PIB et restaient prudents après la chute technologique de la veille. Les actions des grandes entreprises technologiques, comme Nvidia, Alphabet, et Microsoft, ont légèrement baissé, tandis que Tesla a rebondi de 2,6% après une chute de 12% la veille. Les actions de semi-conducteurs ont également été touchées, avec une baisse notable de 13% pour Teradyne, après des prévisions de revenus décevantes pour le troisième trimestre. Le Sentiment du Marché et les Prévisions de la Fed Les investisseurs attendent maintenant les données sur les dépenses de consommation personnelle (PCE) pour confirmer les attentes d'une baisse des taux de la Fed en septembre. Les paris sur une baisse de 25 points de base en septembre ont grimpé à près de 88%, contre environ 78% avant les données de jeudi, selon l'outil FedWatch du CME. Les participants au marché prévoient également au moins deux baisses de taux d'ici décembre, selon les données de LSEG. En Conclusion : La Prudence Reste de Mise En résumé, les marchés sont actuellement dans une phase d'incertitude, avec des pressions à la baisse venant de multiples directions. Alors que certains investisseurs voient cette période comme une opportunité d'achat, d'autres restent prudents, attendant des signes plus clairs sur la direction future de l'économie et des politiques monétaires. Les prochains mois seront cruciaux pour déterminer si le récent plongeon du Nasdaq est un simple accroc dans un marché haussier ou le début d'une période de turbulence plus prolongée. Source : https://seekingalpha.com/news/4128115-traders-pause-for-breath-after-wall-street-wipeout-whats-next https://money.usnews.com/investing/news/articles/2024-07-25/futures-listless-a-day-after-megacaps-led-slide-on-wall-street#:~:text=(Reuters)%20%2D%20U.S.%20index%20futures,of%20earnings%20and%20economic%20data. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L'influence de Donald Trump sur les Marchés Boursiers 17 juillet 2024 - L'ancien président Donald Trump continue de jouer un rôle significatif dans l'évolution des marchés financiers, que ce soit par ses déclarations ou par les événements qui le concernent directement. Cette semaine, l'impact de Trump a été ressenti de manière notable, à la fois par le biais de ses commentaires et par un incident tragique qui a secoué le monde politique. La Rotation Sectorielle et l'Impact de Trump Depuis quelques semaines, une rotation sectorielle s'est amorcée sur les marchés, avec une tendance croissante à s'éloigner des actions technologiques à forte capitalisation pour se tourner vers des secteurs plus diversifiés. Cette rotation a été en partie alimentée par les commentaires de Donald Trump et par des anticipations concernant une réduction des taux d'intérêt par la Réserve fédérale. Le Dow Jones Industrial Average (DJI) a clôturé à proximité de 41 000 points, propulsé par une hausse post-résultats d'UnitedHealth. L'indice a grimpé de 1,9 %, ajoutant 742 points pour marquer sa meilleure journée de 2024. Pendant ce temps, le Russell 2000, un indice notable qui suit un groupe de 2 000 actions américaines à petite capitalisation, a bondi de 3,6 % et a progressé de 11 % sur les cinq derniers jours de bourse comme vous pouvez le constater dans le graphique ci-dessous: Russell 2000 Index. Source: TradingView. Cette rotation pourrait s'avérer bénéfique pour les investisseurs préoccupés par les risques de concentration ou les valorisations étirées. Elle pourrait également soutenir le rallye actuel, qui repose sur un atterrissage en douceur de l'économie et un cycle d'assouplissement de la Fed. Les Déclarations de Trump et leurs Répercussions Donald Trump a récemment fait des déclarations controversées concernant Taïwan, affirmant que ce pays devrait payer les États-Unis pour sa défense. Trump a lié ses commentaires à l'industrie des semi-conducteurs de Taïwan, l'une des plus avancées au monde. Ces déclarations ont conduit à une baisse de 2,4 % des actions de TSMC à Taïwan. Les propos de Trump ont mis en lumière la dépendance mondiale vis-à-vis de la production de semi-conducteurs à Taïwan et les implications potentielles en cas d'attaque chinoise sur l'île. Sous l'administration Biden, les États-Unis ont cherché à rapatrier une partie de la fabrication de puces sur leur territoire, offrant des subventions pour inciter des entreprises comme TSMC et Samsung à étendre leurs installations de production aux États-Unis. Attentat sur Trump : Réactions du Marché Les marchés financiers ont une manière de réagir aux turbulences politiques qui peut sembler déconcertante. Lorsque l'ancien président Trump a été la cible d'une tentative d'attentat, les marchés ont réagi de manière calculée. Le premier jour de bourse après l'attaque, le Dow Jones a connu une hausse notable. Les investisseurs, en calculant froidement les impacts potentiels sur les bénéfices des entreprises, ont parfois vu des opportunités dans le chaos. Trump Media, par exemple, a vu ses actions bondir de 30 %. Les actions de Bitcoin et Coinbase ont également augmenté, respectivement de 4 % et 11 %, Trump étant perçu comme un candidat favorable aux cryptomonnaies. Les actions de Tesla, dirigée par le partisan de Trump Elon Musk, ont grimpé de 2 %, tandis que les fabricants d'armes Sturm Ruger et Smith & Wesson ont augmenté de 5 % et 11 %. Cependant, les secteurs plus favorables aux démocrates, tels que l'énergie solaire et le cannabis, ont chuté. La Courbe des Futures du Trésor Un autre indicateur de l'impact de l'attentat sur les perspectives électorales de Trump est la courbe des futures du Trésor américain. Les rendements des obligations du Trésor ont augmenté de manière significative peu après le débat présidentiel du 27 juin et de nouveau après l'attentat, les traders d'obligations pariant sur une plus grande probabilité d'un second mandat de Trump. Ces traders anticipent des politiques associées à une inflation plus élevée et à des déficits plus larges, ce qui implique une émission accrue de obligations. En résumé, bien que l'attaque contre Trump n'ait pas eu d'impact dramatique sur le marché des actions dans son ensemble, certains segments du marché ont réagi de manière significative, reflétant les perceptions des investisseurs sur les implications politiques et économiques potentielles. Les marchés continuent de naviguer dans un environnement complexe, où les influences politiques et les dynamiques économiques globales jouent un rôle crucial dans la détermination des prix des actifs. Source : https://seekingalpha.com/news/4124902-rotation-a-key-phrase-in-financial-markets-right-now https://www.cnbc.com/2024/07/17/trump-says-taiwan-should-pay-the-us-for-defense-shares-of-tsmc-fall.html https://www.streetinsider.com/Commodities/Trade+fears+hamper+tech+stocks%2C+dollar+falls+amid+rate+cut+talk/23470905.html https://www.cnn.com/2024/07/16/investing/stock-market-dow-trump-trades-nightcap/index.html Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Chute de Tesla et Anticipations pour les Résultats Financiers des Banques Tesla : Retards du robotaxi et Évaluations Révisées 12 juillet 2024 - Hier jeudi, Tesla (NASDAQ: TSLA) a connu une chute significative de son cours de bourse, une tendance alimentée par plusieurs facteurs négatifs. La première cause notable est le report de l'événement robotaxi, initialement prévu pour le 8 août, qui a été repoussé à octobre. Selon Bloomberg, ce retard est nécessaire pour permettre aux équipes de développement de finaliser les prototypes de véhicules autonomes. Elon Musk, PDG de Tesla, avait évoqué cet événement robotaxi depuis avril, bien que le concept fasse partie du plan directeur de Tesla depuis au moins huit ans. Cependant, l'optimisme initial des investisseurs a été refroidi par des analystes de J.P. Morgan. Ils ont averti que les attentes de rentabilité autour du robotaxi sont exagérées et que la réalisation de revenus substantiels à partir de cette activité pourrait prendre des années. De plus, la possibilité que les futurs modèles à bas coût cannibalisent les ventes actuelles a également été soulignée, ce qui pourrait réduire la croissance nette des ventes unitaires. Les actions de Tesla ont chuté de 6,62 % à 245,82 $, mettant fin à une montée de plus de 40 % sur six semaines. Ce déclin a été accentué par une dégradation de la note de l'action par UBS, passant de « Neutre » à « Vendre ». Les analystes d'UBS estiment que, malgré les développements positifs dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA), l'évaluation actuelle de Tesla est difficile à justifier sans une opportunité de croissance encore plus grande. Ils notent également que les investissements élevés dans l'IA sont coûteux et que les retours peuvent prendre du temps, ce qui pourrait impacter la valorisation si l'enthousiasme du marché pour l'IA diminuait. Les Résultats Financiers des Banques : À Quoi S'attendre ? Alors que les grandes banques américaines commencent à publier leurs résultats du deuxième trimestre, plusieurs tendances et attentes clés se dessinent. La croissance des prêts reste faible en raison des taux d'intérêt élevés et des perspectives de baisse des taux par la Réserve fédérale restant éloignées. Cependant, les frais de banque d'investissement devraient bénéficier d'une reprise de l'activité. David A. George, analyste chez Baird, anticipe une légère amélioration des revenus d'intérêts nets et des frais de banque d'investissement. Il recommande d'investir dans des banques régionales plutôt que dans les grandes capitalisations qui ont déjà surperformé récemment. Les banques telles que Citigroup (NYSE: C), JPMorgan Chase (NYSE: JPM) et Wells Fargo (NYSE: WFC) sont favorisées par certains analystes. Citigroup pourrait augmenter ses rachats d'actions grâce à une diminution de son coussin de capital de stress. JPMorgan, quant à elle, devrait afficher des revenus d'intérêts nets plus élevés et des frais de banque d'investissement en hausse. Pour Wells Fargo, une révision à la hausse de ses prévisions de revenus d'intérêts nets pourrait être annoncée. L'analyste de Jefferies, Daniel Fannon, prévoit une reprise de la banque d'investissement pour Morgan Stanley (NYSE: MS) et Goldman Sachs (NYSE: GS), avec des revenus de conseil en hausse respectivement de 17 % et 15 % en glissement annuel. Les revenus de vente et de trading devraient également augmenter pour ces deux banques. Ebrahim H. Poonawala, analyste chez Bank of America, souligne que des perspectives de bénéfices stables à en hausse devraient revaloriser les actions bancaires. La stabilisation des revenus d'intérêts nets et une qualité de crédit encore saine sont des facteurs clés à surveiller. Voici un tableau récapitulatif des publications de résultats financiers prévues : DateBanquesVendredi 12 juilletBank of New York Mellon (BK), Citigroup (C), JPMorgan Chase (JPM), Wells Fargo (WFC)Lundi 15 juillet  BlackRock (BLK), Goldman Sachs (GS)  Mardi 16 juillet  Bank of America (BAC), Charles Schwab (SCHW), Hancock Whitney (HWC), Morgan Stanley (MS), PNC Financial Services (PNC), Pinnacle Financial (PNFP), State Street (STT)  Mercredi 17 juillet  Citizens Financial Group (CFG), Discover Financial (DFS), First Horizon (FHN), Northern Trust (NTRS), Synchrony Financial (SYF), U.S. Bancorp (USB)  Jeudi 18 juillet  KeyCorp (KEY), M&T Bank (MTB)    Vendredi 19 juillet  American Express (AXP), Comerica (CMA), Fifth Third Bancorp (FITB), Huntington Bancorp (HBAN), Regions Financial (RF)Lundi 22 juillet  Truist Financial (TFC) Focus sur JPMorgan : Résultats du Deuxième Trimestre JPMorgan (NYSE: JPM) a surpassé les attentes du marché en ce vendredi matin pour le deuxième trimestre, avec un bénéfice par action de 4,40 $, dépassant les prévisions de 0,26 $. Malgré ces résultats solides, l'action de JPMorgan a légèrement reculé de 0,7 %, indiquant une réaction prudente du marché. La banque a annoncé un revenu net de 18,1 milliards de dollars, en hausse de 25 %, en grande partie grâce à un gain net de 7,9 milliards de dollars lié aux actions Visa et à un don de 1,0 milliard de dollars de ces actions à sa fondation. Les revenus non liés aux intérêts ont augmenté de 14 %, soutenus par des frais de banque d'investissement et de gestion d'actifs plus élevés. Jamie Dimon, PDG de JPMorgan, a mis en avant la performance de la banque, avec un revenu net de 13,1 milliards de dollars et un retour sur capitaux propres tangibles de 20 %. La provision pour pertes sur créances s'est élevée à 3,1 milliards de dollars, incluant des amortissements nets de 2,2 milliards de dollars et une augmentation nette des réserves de 821 millions de dollars. Dimon a également souligné la vigilance de la banque face aux risques économiques potentiels, notamment les tensions géopolitiques et les pressions inflationnistes. Avec un ratio de fonds propres de base de 15,3 %, JPMorgan se trouve dans une position de capital solide. La banque a l'intention d'augmenter son dividende pour la deuxième fois cette année, reflétant une hausse cumulative de 19 % par rapport au quatrième trimestre de 2023. Conclusion Alors que Tesla fait face à des défis et à des révisions d'évaluations, les grandes banques américaines s'apprêtent à publier des résultats contrastés, mais globalement positifs. Les investisseurs devront surveiller de près les tendances de croissance des prêts, les revenus d'intérêts nets et les frais de banque d'investissement pour évaluer les perspectives futures de ces institutions financières majeures. Source : https://seekingalpha.com/news/4123722-tesla-falls-7-on-reports-that-the-robotaxi-event-is-delayed-until-october https://www.streetinsider.com/Investing/Tesla+stock+extends+selloff+as+UBS+downgrades+to+Sell+on+valuation+concerns/23457336.html https://seekingalpha.com/news/4123084-big-banks-q2-earnings-preview https://www.streetinsider.com/Earnings/JPMorgan+%28JPM%29+posts+strong+Q2+earnings%2C+tops+expectations/23457821.html Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Impact des Élections en France et en Grande-Bretagne sur les Marchés 5 juillet 2024 - Élections en France : La Montée du Rassemblement National Les résultats des élections législatives en France ont provoqué une onde de choc sur les marchés financiers européens en début de semaine. Le Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen et Jordan Bardella a remporté une victoire significative au premier tour, obtenant environ 34 % des voix. Le Front Populaire de gauche, avec 28 % des voix, et le parti Renaissance du président Macron, avec 21 %, se sont classés respectivement en deuxième et troisième positions. Cette dynamique politique a des implications majeures pour l'économie française et les marchés financiers. Réactions du Marché Les actions françaises ont connu une hausse notable suite à l'annonce des résultats. L'indice phare CAC 40 a grimpé de près de 3 % en début de séance lundi. Cette réaction peut être attribuée à plusieurs facteurs. Certains analystes estiment que l'incertitude politique résultant d'un parlement fragmenté pourrait limiter les changements drastiques, créant ainsi un environnement stable pour les investisseurs. D'autres voient dans la victoire du RN un potentiel de croissance économique grâce à des propositions telles que la réduction de l'impôt sur le revenu et de la TVA sur l'énergie et le carburant. Parallèlement, l'euro a également bénéficié de cette situation, augmentant de 0,5 % par rapport au dollar pour atteindre 1,077 USD. Le rendement des obligations d'État françaises à 10 ans a augmenté de 4 points de base pour atteindre 3,33 %, signalant une légère augmentation des attentes inflationnistes. Perspectives Politiques Le second tour des élections, prévu pour le 7 juillet, sera crucial pour déterminer si le RN peut obtenir une majorité absolue. D'ici là, des négociations politiques intenses auront lieu, notamment le retrait des candidats arrivés en troisième position, qui ont obtenu au moins 12,5 % des voix enregistrées. Le parti Renaissance de Macron cherchera à empêcher une alliance de partage de pouvoir avec le RN, qui a été repositionné et rebrandé sous la direction de Le Pen, se détachant de l'héritage controversé de son père. Élections au Royaume-Uni : La Victoire Écrasante du Parti Travailliste De l'autre côté de la Manche, les élections générales britanniques ont également eu un impact significatif sur les marchés financiers. Le Parti Travailliste, dirigé par Keir Starmer, a remporté une victoire écrasante, mettant fin à 14 ans de règne conservateur. Avec 411 sièges sur 650, le Parti Travailliste a obtenu une majorité solide, marquant un tournant majeur dans le paysage politique britannique. Réactions du Marché Les marchés ont réagi positivement à cette transition. L'indice FTSE 100 a légèrement augmenté de 0,26 %, tandis que l'indice FTSE 350 des biens de consommation et de la construction de maisons a bondi de 3 %. Les analystes s'attendent à ce que la victoire travailliste stimule les marchés britanniques, en particulier le secteur de la construction de maisons. Dans une note de recherche, les analystes de RBC Capital Markets ont suggéré que si les promesses électorales du Parti Travailliste se concrétisent en politiques, cela pourrait marquer le début d'une "nouvelle ère" pour la construction de maisons au Royaume-Uni. Défis et Opportunités Le nouveau gouvernement devra relever des défis économiques majeurs, notamment une dette publique équivalente à presque la totalité du PIB annuel. Starmer a promis de combler le déficit des dépenses publiques et de relancer l'économie et le Service National de Santé (NHS). Bien qu'il ait exclu de réintégrer le marché unique ou l'union douanière de l'UE, il cherchera à réduire certaines barrières commerciales avec le bloc. Conclusion Les récentes élections en France et en Grande-Bretagne ont eu des impacts notables sur les marchés financiers européens. En France, la montée du Rassemblement National a entraîné une hausse des actions et de l'euro, tandis qu'au Royaume-Uni, la victoire du Parti Travailliste a boosté les indices boursiers. Ces événements montrent comment la dynamique politique peut influencer les marchés et offrir des opportunités pour les investisseurs. Les prochaines semaines seront cruciales pour observer comment ces changements politiques se traduiront en politiques économiques concrètes et en performances des marchés. Source : https://seekingalpha.com/news/4120920-french-stocks-soar-after-national-rally-notches-a-big-election-victory https://www.dailyfx.com/news/euro-and-cac-40-rally-after-the-first-round-of-french-elections-20240701.html https://seekingalpha.com/news/4122277-labour-wins-uk-election-sweeping-to-power-by-a-landslide https://www.cnbc.com/2024/07/05/european-markets-set-to-open-higher-with-uk-election-results-in-focus.html Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les effets du débat présidentiel sur Trump Media & Technology Group Corp et revue des marchés financiers 28 juin 2024 - Le débat présidentiel de jeudi soir entre Donald Trump et Joe Biden a suscité de vives réactions non seulement dans les sphères politiques, mais également sur les marchés financiers. Les actions de Trump Media & Technology Group Corp (NASDAQ : DJT) ont bondi de 6,8 % avant l'ouverture des marchés vendredi, suite à un sondage flash de CNN qui a indiqué que Trump avait surpassé Biden lors de ce premier débat. Impact du débat présidentiel Selon le sondage réalisé par SSRS, la majorité des téléspectateurs ayant regardé le débat estiment que Trump a mieux performé que Biden, avec 67 % des voix contre 33 %. Ce résultat reflète une perception accrue de la capacité de Trump à diriger le pays, malgré le fait que 81 % des sondés déclarent que le débat n'a eu aucun effet sur leur choix présidentiel. Cette perception a eu un impact direct sur les actions de Trump Media & Technology Group Corp, traduisant une confiance accrue des investisseurs dans la capacité de Trump à influencer positivement les perspectives de l'entreprise. Les actions de Phunware et Rumble, également associées à Trump, ont connu des hausses similaires, renforçant l'idée que l'issue des débats présidentiels peut avoir des répercussions significatives sur les marchés. Revue des marchés financiers Sur le plan macroéconomique, Wall Street a ouvert en hausse vendredi, stimulée par des données sur l'inflation qui ont renforcé les espoirs de réductions anticipées des taux d'intérêt par la Réserve fédérale américaine. Le rapport sur les dépenses de consommation personnelle (PCE) du département du Commerce a montré une stabilisation de l'inflation en mai, avec une augmentation annuelle de 2,6 %, conforme aux attentes. Ces données ont accru les chances d'une réduction des taux en septembre à 68 %, contre 61 % précédemment, selon les données de LSEG FedWatch. Jay Woods, stratège en chef de Freedom Capital Markets, a déclaré que ce rapport "donne le feu vert à la Fed pour réduire les taux en septembre et prépare le terrain pour une rhétorique dovish lors de la réunion de juillet." L'inflation et les perspectives économiques L'inflation reste un sujet de préoccupation majeur pour les investisseurs. Le PCE, l'indice préféré de la Fed, a montré une stabilisation, bien que l'inflation "progresse lentement," selon Kenneth Kim, économiste senior chez KPMG US. Les perspectives d'une réduction des taux d'intérêt dépendront de la confirmation continue de cette tendance désinflationniste. Les marchés, néanmoins, continuent de parier sur une première réduction des taux en septembre, malgré les prévisions plus prudentes de certains responsables de la Fed. Les mégacaps comme Apple, Nvidia, et Amazon.com ont enregistré des hausses en pré-ouverture, reflétant un sentiment optimiste sur les marchés. Autres titres qui ont retenu notre attention cette semaine Nike (NKE) en dégringolade En parallèle, Nike (NYSE : NKE) a connu une chute de plus de 15 % de la valeur de ses actions après avoir annoncé une baisse de ses revenus pour le trimestre en cours. Les ventes devraient diminuer de 10 % au cours de l'exercice fiscal 2025, en contradiction avec les attentes des analystes qui prévoyaient une augmentation. Cette annonce a conduit à une cinquième révision à la baisse des estimations financières de Nike en six trimestres, poussant les analystes de Stifel à dégrader leur note de "Acheter" à "Conserver". Le directeur financier de Nike, Matthew Friend, a attribué cette situation à des "actions plus agressives" dans la gestion des produits classiques de l'entreprise et à des défis persistants dans ses activités numériques. Le split historique de Chipotle (CMG) Chipotle Mexican Grill, Inc. (NYSE: CMG) a effectué cette semaine un split d'actions historique de 50 pour 1, l'un des plus importants de l'histoire du New York Stock Exchange. Ce split, le premier jamais réalisé par l'entreprise, vise à rendre les actions plus accessibles à un plus large éventail d'investisseurs, y compris les employés de l'entreprise. Les actionnaires de Chipotle ont reçu 49 actions supplémentaires pour chaque action détenue, ce qui a réduit le prix de l'action d'environ 3 283,04 $ à environ 65 $ par action à l'ouverture du marché mercredi. Ce split survient dans un contexte de performance impressionnante de Chipotle, avec une augmentation de 43 % de la valeur de l’action depuis le début de l’année, surpassant de loin les gains du S&P 500 et ses concurrents du secteur de la restauration rapide. Les analystes, comme Danilo Gargiulo de Bernstein, estiment que cette scission pourrait exposer l'action à une volatilité accrue, bien qu'ils ne s'attendent pas à ce que Chipotle devienne une action "meme" comme GameStop. Néanmoins, cette scission d'actions est généralement perçue comme positive pour les entreprises, avec des rendements moyens supérieurs au marché global un an après la scission. Conclusion Le débat présidentiel et les annonces économiques récentes ont eu des impacts significatifs sur les marchés financiers cette semaine. La performance de Trump lors du débat a renforcé la confiance des investisseurs dans Trump Media & Technology Group Corp, tandis que les données sur l'inflation ont soutenu les espoirs de réductions anticipées des taux d'intérêt. Cependant, les défis restent présents pour des entreprises comme Nike, qui doit naviguer dans un environnement économique incertain. Le split d'actions de Chipotle, quant à lui, souligne l'importance de rendre les investissements plus accessibles, une tendance qui pourrait se poursuivre dans les mois à venir. Source : https://www.streetinsider.com/Investing/Trump+Media+stock+jumps+as+poll+shows+former+President+won+the+debate/23410616.html https://www.streetinsider.com/Reuters/Wall+St+set+for+higher+open+as+cool+inflation+data+lifts+rate+cut+bets/23411076.html https://seekingalpha.com/news/4119055-inflation-expected-to-cool-further-in-may https://www.streetinsider.com/Corporate+News/Nike+shares+slump+after+group+flags+current-quarter+sales+decline/23409233.html https://finance.yahoo.com/news/chipotles-50-for-1-stock-split-just-went-into-effect-heres-what-it-means-for-investors-090004926.html Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Nvidia mène la danse : Collaboration Inédite avec Dell et SMCI pour l'IA de Musk Cette semaine, les marchés financiers ont été marqués par une montée en puissance des actions Nvidia (NVDA), Dell (DELL) et Super Micro Computer Inc. (SMCI), en partie grâce à une annonce majeure de collaboration pour alimenter la nouvelle usine d'IA de Musk, Grok AI Factory. Ce billet explore les tendances actuelles des marchés, l'impact de cette annonce sur les actions impliquées, et l'atteinte de nouveaux cours cibles pour Nvidia. Résumé des Marchés Les marchés boursiers américains ont connu une semaine mouvementée avec le S&P 500 et le Nasdaq qui ont ouvert en hausse jeudi, propulsés par le rallye des actions Nvidia. Les investisseurs ont également analysé les récentes données économiques et les commentaires des responsables de la Réserve fédérale pour affiner leurs paris sur les baisses de taux d'intérêt cette année. Un rapport du Département du Travail a montré que le nombre de nouvelles demandes de prestations de chômage aux États-Unis a diminué à 238 000, contre une révision de 243 000 la semaine précédente. Cependant, les permis de construire et les mises en chantier ont chuté en mai, ce qui pourrait signaler une certaine faiblesse dans le secteur immobilier. Les rendements des bons du Trésor à deux ans, qui reflètent étroitement les attentes en matière de taux d'intérêt, ainsi que ceux des bons du Trésor à dix ans, ont légèrement baissé après la publication des données. En ce qui concerne les perspectives de taux d'intérêt, le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, a déclaré qu'il faudra un an ou deux pour ramener l'inflation à 2 %, ce qui pourrait maintenir les taux d'intérêt élevés. Performance de Nvidia et Autres Acteurs Clés Les actions de Nvidia ont gagné 3,7 % avant l'ouverture des marchés et ont continué à renforcer leur position de leader dans le secteur des semi-conducteurs. Dell Technologies et Super Micro Computer ont également vu leurs actions augmenter respectivement de 4,1 % et 5,8 % suite à la réception de commandes de serveurs pour la nouvelle initiative d'Elon Musk en matière d'intelligence artificielle. Les valeurs technologiques telles que Marvell Technology (MRVL), Advanced Micro Devices (AMD), et Micron Technology (MU) ont également progressé, enregistrant des gains allant de 0,4 % à 2,8 %. Annonce de Collaboration : Dell, Nvidia et SMCI et Développement de l'Usine d'IA de Musk Dell Technologies, dirigé par le PDG Michael Dell, a annoncé un partenariat avec Nvidia pour construire une "AI Factory" destinée à améliorer les capacités de Grok, un modèle d'IA développé par la société d'Elon Musk, xAI. Grok, un chatbot génératif d'IA, a été conçu en réponse à la popularité croissante de ChatGPT d'OpenAI, que Musk a cofondé. Ce chatbot basé sur un modèle de langage large peut traiter une variété d'informations visuelles et textuelles. Super Micro Computer Inc a aussi confirmé sa collaboration avec xAI, renforçant ainsi les relations solides qu'elle entretient avec les entreprises de semi-conducteurs comme Nvidia. Cette coopération s'appuie sur les technologies innovantes de refroidissement liquide de SMCI, qui seront cruciales pour la performance des serveurs destinés à l'usine d'IA. En juin dernier, xAI a annoncé des plans pour construire un supercalculateur, surnommé la "Gigafactory of Compute", prévu pour être opérationnel d'ici l'automne 2025. Ce projet vise à utiliser jusqu'à 100 000 GPU H100 de Nvidia, basés sur l'architecture Hopper, ce qui en ferait potentiellement le plus grand cluster GPU au monde. Cette initiative représente un effort stratégique pour surpasser les clusters GPU concurrents en termes de taille et de capacités. Nvidia : Une Ascension Vers le Sommet de la Tech Nvidia est devenue l'entreprise la plus précieuse au monde cette semaine, surpassant Microsoft et Apple. Les analystes de Wedbush prévoient que la course à une capitalisation boursière de 4 000 milliards de dollars dans le secteur technologique sera un point focal au cours de l'année prochaine, principalement entre ces trois géants. Les puces GPU de Nvidia sont désormais considérées comme "le nouvel or" dans le secteur technologique, car de plus en plus d'entreprises et de consommateurs se tournent vers l'IA. La domination de Nvidia dans les dépenses en IA pour les centres de données la place comme un acteur clé de la révolution de l'IA, avec toutes les applications d'IA générative reposant sur ses GPU. Nouveau Cours Cible : 200 $ Les analystes de Rosenblatt Securities ont relevé leur objectif de cours pour Nvidia de 140 $ à 200 $, établissant ainsi un nouveau record pour Wall Street. Ils estiment que les séries Hopper, Blackwell et Rubin de Nvidia stimuleront la part de marché "value" dans l'un des cycles de produits silicium/plateforme les plus réussis de la Silicon Valley. Les analystes de Rosenblatt soulignent que l'aspect logiciel des produits de Nvidia, qui améliore les capacités matérielles, devrait augmenter de manière significative dans la composition des ventes au cours de la prochaine décennie, impactant positivement la valorisation de l'entreprise. Conclusion La semaine écoulée a été marquée par des développements significatifs dans le secteur technologique, avec Nvidia, Dell et SMCI au centre de l'attention grâce à leur collaboration sur le projet d'IA de Musk. La performance exceptionnelle de Nvidia sur le marché boursier et les nouvelles prévisions de cours cible témoignent de son rôle central dans la révolution de l'IA. Les investisseurs et les analystes continueront de surveiller de près ces tendances et leurs impacts sur les marchés financiers à l'avenir. Source : https://www.reuters.com/markets/us/sp-nasdaq-futures-climb-nvidia-stretches-rally-2024-06-20 https://finance.yahoo.com/news/dell-nvidia-smc-collaborate-power-162004135.html https://www.investing.com/news/stock-market-news/nvidia-now-ahead-in-big-tech-race-to-4-trillion--wedbush-3489844 https://www.investing.com/news/stock-market-news/nvda-price-target-raised-to-street-high-200-at-rosenblatt-3488329 Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La Montée Spectaculaire d'Apple en Bourse : AI, ChatGPT et Développement en Chine 14 juin 2024 - Cette semaine, Apple a frappé un grand coup en bourse en dévoilant sa nouvelle stratégie en intelligence artificielle (IA), propulsant son action à un niveau record. Cette annonce a eu un impact considérable, surpassant Microsoft en valeur boursière et posant des questions cruciales sur l'avenir du géant technologique en Chine. Revenons sur les éléments clés de cette évolution. L'Ascension de l'Action Apple Le mardi 11 juin, l'action d'Apple (NASDAQ: AAPL) a atteint un sommet historique, clôturant à 207,15 $, en hausse de 7,3 % par rapport à la veille. Cette flambée a suivi la présentation très attendue de la stratégie d'IA d'Apple, baptisée "Apple Intelligence". Cette initiative regroupe divers outils et fonctionnalités basés sur l'IA, promettant d'améliorer significativement l'expérience utilisateur sur les appareils Apple. Ce gain a ajouté 215 milliards de dollars à la capitalisation boursière d'Apple, un record en une journée, et a fait de l'entreprise la meilleure performance du Dow Jones et du S&P 500. Selon Gil Luria, analyste chez D.A. Davidson, cette stratégie pourrait inciter les consommateurs à mettre à jour leurs iPhones vers les modèles Pro et Pro Max, les seuls compatibles avec ces nouvelles fonctionnalités IA. La flambée de l'action d'Apple s'est poursuivie le lendemain mercredi 12 juin, atteignant un nouveau sommet historique à 220,20 $. Toutefois, cette augmentation spectaculaire a été suivie d'une légère retrace, et l'action a clôturé la journée à 213,07 $. Apple Dépasse Microsoft Le même jour, Apple a également surpassé Microsoft pour redevenir l'entreprise la plus valorisée au monde, avec une capitalisation boursière de 3,30 trillions de dollars, contre 3,26 trillions pour Microsoft. Cette bascule s'explique en partie par la montée en puissance d'Apple dans le domaine de l'IA, marquée par l'intégration de ChatGPT, le célèbre chatbot d'OpenAI, dans ses systèmes d'exploitation. Angelo Zino, analyste chez CFRA Research, voit dans cette intégration un potentiel de monétisation via des ventes accrues de matériel, stimulant un cycle de remplacement des iPhones sur plusieurs années. Zino note que les résultats financiers du deuxième trimestre et un programme de rachat d'actions de 110 milliards de dollars ont également contribué à renforcer la confiance des investisseurs. Le Partenariat avec OpenAI L'annonce de l'intégration de ChatGPT d'OpenAI dans les appareils Apple a également fait couler beaucoup d'encre. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Apple ne paie pas OpenAI pour cette intégration. En offrant cette technologie à des centaines de millions d'utilisateurs d'iPhone, Apple espère créer une valeur équivalente ou supérieure à celle d'un paiement monétaire direct. Cette décision pourrait cependant s'avérer coûteuse pour OpenAI, qui doit rémunérer Microsoft pour l'hébergement de son chatbot sur la plateforme Azure. En outre, Apple est en pourparlers avec d'autres entreprises d'IA, notamment Google, pour l'intégration de son chatbot Gemini. L'objectif à long terme d'Apple est de parvenir à des accords de partage des revenus avec ses partenaires IA, similaires à ceux qu'il a avec Google pour la recherche en ligne. Les Implications pour le Développement en Chine Alors que la nouvelle stratégie IA d'Apple impressionne Wall Street, elle soulève aussi des questions sur son impact en Chine. Apple a entamé des discussions préliminaires avec Baidu pour utiliser l'outil d'IA générative de ce dernier dans ses appareils en Chine. Cependant, les modèles d'IA doivent être approuvés par le régulateur chinois du cyberspace avant d'être mis à disposition du public. Les analystes de Bernstein estiment que l'introduction du système d'IA propre à Apple, "Apple Intelligence", pourrait limiter l'impact de Baidu. Apple pourrait combiner ses propres modèles avec ceux de Baidu pour les fonctionnalités plus avancées, tout en contrôlant strictement les requêtes envoyées à des partenaires tiers comme ChatGPT. Conclusion La montée spectaculaire d'Apple en bourse, grâce à sa nouvelle stratégie en IA et son partenariat avec OpenAI, marque un tournant important pour l'entreprise. Cette évolution pourrait inciter à un cycle de remplacement majeur des iPhones, augmentant potentiellement les revenus de l'entreprise. Cependant, le succès de cette stratégie dépendra de la capacité d'Apple à naviguer les complexités du marché chinois et à maintenir l'enthousiasme des consommateurs pour ses innovations. Cette semaine a montré qu'Apple est prêt à se positionner fermement dans la course à l'IA, défiant ses rivaux historiques comme Microsoft et Nvidia. Le futur promet d'être passionnant pour les investisseurs et les utilisateurs d'Apple, à mesure que l'entreprise continue d'innover et de repousser les limites de la technologie. Source : https://www.barrons.com/articles/apple-stock-price-record-c1bfa9f1 https://seekingalpha.com/news/4115218-apple-overtakes-microsoft-to-become-the-worlds-most-valuable-company-on-impressive-ai-offerings https://seekingalpha.com/news/4115413-apple-openai-chatgpt-deal-payment https://seekingalpha.com/news/4116221-who-does-apples-openai-partnership-mean-for-its-ai-moves-in-china Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La Banque du Canada réduit son taux directeur : un premier pas vers la relance économique Le mercredi 5 juin, la Banque du Canada a pris une décision historique en réduisant son taux directeur de 25 points de base, le faisant passer de 5% à 4,75%. Cette décision fait du Canada le premier pays du G7 à baisser ses taux d'intérêt, marquant un tournant significatif dans sa politique monétaire. Cette réduction vise à alléger la pression sur les consommateurs fortement endettés et à stimuler une économie qui a montré des signes de ralentissement. Quels sont les impacts immédiats et futurs de cette décision, et que peut-on attendre pour l'économie canadienne dans les mois à venir ? Source: Banque du Canada Répercussions immédiates sur les marchés financiers Suite à l'annonce de la Banque du Canada, les marchés financiers ont réagi positivement. L'indice composite S&P/TSX de la Bourse de Toronto a grimpé de 0,8%, atteignant 22 145,02 points, récupérant ainsi une grande partie des pertes enregistrées au début de la semaine. La réduction du taux directeur a également entraîné une baisse du rendement des obligations à deux ans, qui est tombé à son plus bas niveau en quatre mois, soit 3,929%. Cela reflète l'anticipation des investisseurs d'une nouvelle détente des taux dans les mois à venir. La réaction du marché des devises a été différente. Le dollar canadien, le 'loonie', a touché un creux de près de deux semaines par rapport au dollar américain, s'échangeant à 1,3690 USD, soit 73,05 cents US. Cette faiblesse du dollar canadien peut s'expliquer par l'écart croissant entre les politiques monétaires du Canada et des États-Unis, où la Réserve fédérale n'a pas encore indiqué une intention de réduire ses taux dans l'immédiat. Une décision motivée par l'inflation et la croissance économique Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a souligné que cette réduction du taux directeur était justifiée par les signes encourageants de ralentissement de l'inflation. En avril, l'inflation annuelle au Canada est tombée à 2,7%, son plus bas niveau en trois ans, après avoir été en dessous de 3% pendant quatre mois consécutifs. La Banque du Canada reste toutefois prudente et envisage de nouvelles réductions de taux de manière progressive et dépendante des données économiques futures. "Si l'inflation continue de baisser et que notre confiance dans la trajectoire vers notre cible de 2% augmente, il est raisonnable de s'attendre à d'autres réductions de notre taux d'intérêt directeur", a déclaré Macklem. Cependant, il a ajouté que chaque décision serait prise réunion par réunion, soulignant l'incertitude persistante entourant l'économie mondiale. Perspectives économiques : vers une détente progressive Les économistes sont partagés quant à l'ampleur et au rythme des futures réductions de taux. Certains prévoient une nouvelle réduction dès le mois de juillet, tandis que d'autres estiment que la Banque du Canada prendra plus de temps pour évaluer l'impact des mesures déjà prises. L'objectif de la Banque est de maintenir un équilibre délicat entre soutenir la croissance économique et éviter une résurgence de l'inflation. La situation économique globale du Canada reste fragile. La croissance économique au premier trimestre a été plus faible que prévu, avec un taux annualisé de 1,7%. Les perspectives à court terme restent incertaines, bien que la Banque du Canada ait indiqué qu'elle voyait des signes positifs d'un atterrissage en douceur de l'économie, sans récession majeure en vue. Comparaison avec les politiques monétaires mondiales La décision de la Banque du Canada intervient dans un contexte où d'autres grandes banques centrales, comme la Banque centrale européenne et la Réserve fédérale américaine, adoptent des approches différentes. Alors que la Banque centrale européenne pourrait suivre le Canada dans la réduction de ses taux, la Réserve fédérale est attendue de maintenir ses taux inchangés lors de sa prochaine réunion en juin. Cette divergence dans les politiques monétaires pourrait avoir des implications importantes pour les marchés des changes et l'économie mondiale. Un écart trop important entre les taux d'intérêt canadiens et américains pourrait exercer une pression supplémentaire sur le dollar canadien, rendant les importations plus coûteuses et influençant les décisions d'investissement. Chiffres de l'emploi aux États-Unis : Un indicateur clé En parallèle, les chiffres des emplois non agricoles aux États-Unis pour le mois de mai, annoncés ce matin même vendredi 7 juin, ont montré une augmentation de 272 000 emplois, dépassant les attentes de 182 000. Cependant, le taux de chômage a légèrement augmenté, passant à 4,0% contre 3,9% prévu. Cette croissance de l'emploi, bien que positive, a été tempérée par des révisions à la baisse des chiffres des mois précédents. Les gains les plus significatifs ont été enregistrés dans les secteurs de la santé, du gouvernement, des loisirs et de l'hospitalité, ainsi que des services professionnels, scientifiques et techniques. Ces données renforcent l'idée que l'économie américaine reste résiliente, mais elles pourraient également influencer la politique monétaire de la Réserve fédérale, retardant ainsi toute réduction de taux. Conclusion La réduction du taux directeur par la Banque du Canada marque un tournant important pour l'économie canadienne. Cette décision, bien accueillie par les marchés financiers, vise à soutenir une économie encore fragile tout en surveillant de près l'évolution de l'inflation. Les perspectives économiques à court terme restent incertaines, et la Banque du Canada devra naviguer prudemment entre la stimulation de la croissance et le maintien de la stabilité des prix. L'annonce des chiffres de l'emploi aux États-Unis ajoute une dimension supplémentaire à l'analyse, montrant une économie robuste mais toujours confrontée à des défis. Alors que le Canada ouvre la voie avec une politique monétaire plus accommodante, les prochains mois seront cruciaux pour déterminer si cette approche portera ses fruits et comment elle s'intégrera dans le paysage économique mondial. Source : https://www.reuters.com/markets/currencies/c-hits-two-week-low-investors-expect-more-rate-cuts-2024-06-05 https://www.reuters.com/markets/rates-bonds/bank-canada-cuts-rates-first-time-four-years-2024-06-05 https://www.theglobeandmail.com/business/article-bank-of-canada-interest-rate-announcement-june https://seekingalpha.com/news/4114043-nonfarm-payrolls-pick-up-steam-in-may-but-unemployment-rate-hits-40 Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L'impact du verdict de culpabilité de Trump sur le titre en bourse de Trump Media & Technology Group La récente condamnation de l'ancien président Donald Trump sur 34 chefs d'accusation de falsification de documents commerciaux a eu un impact significatif sur le titre en bourse de Trump Media & Technology Group (NASDAQ : DJT), la société propriétaire de la plateforme sociale Truth Social. Ce billet explore les répercussions de ce verdict sur la performance boursière de Trump Media & Technology Group et les réactions du marché. Un verdict historique et ses implications Le verdict de culpabilité dans l'affaire de l'argent versé pour acheter le silence d'une actrice pornographique a été rendu alors que la campagne électorale de 2024 s'intensifie. Trump, reconnu coupable de falsification de documents commerciaux dans le cadre de l'élection de 2016, risque une audience de détermination de la peine en juillet, quelques jours avant la convention nationale républicaine. Toutefois, à 77 ans et en tant que délinquant primaire condamné pour un crime non-violent, il est peu probable qu'il purge une peine de prison, d'autant plus que le processus d'appel pourrait s'étendre sur plusieurs mois, voire des années. Trump a réagi avec virulence au verdict, qualifiant le procès de « truqué » et de « honte » orchestrée par un juge « corrompu ». Il a promis de continuer à se battre, affirmant que le véritable verdict viendrait le 5 novembre, jour des élections, lorsque le peuple décidera. Malgré les nombreux litiges auxquels il fait face, incluant des accusations de complot pour renverser les résultats de l'élection de 2020 et de mauvaise gestion de documents classifiés, Trump continue de mobiliser une base de soutien importante. Réactions des marchés financiers et des leaders du secteur La réaction des marchés financiers au verdict a été immédiate. Bill Ackman de Pershing Square et Elon Musk, PDG de Tesla et de X, ont exprimé leurs opinions sur la situation, soulignant l'impact négatif potentiel sur la confiance du public envers le système judiciaire américain. Musk a notamment déclaré que cette condamnation pourrait mettre en danger n'importe quel citoyen si la justice est perçue comme politisée. Cependant, la volatilité du marché global liée à ce verdict pourrait être surestimée. Le titre de Trump Media & Technology Group (NASDAQ: DJT) a été particulièrement affecté. Après une chute importante suivant le verdict, l'action a réduit ses pertes à 3 % en pré-marché, se stabilisant autour de 50 $ par action. DJT, souvent qualifié de « meme stock », attire une attention considérable malgré des fondamentaux discutables. Trump détient environ 70 % des actions de la société, mais ne peut accéder à ce capital avant l'été en raison de clauses de verrouillage. Performance boursière et perspectives Depuis l'annonce du verdict, les actions de TMTG ont connu une forte volatilité. Immédiatement après la nouvelle, les actions ont chuté de 9 % dans les échanges après la clôture jeudi. Toutefois, au moment d’écrire ce billet avant l'ouverture en ce vendredi matin, le titre de DJT est en hausse de 3 $, soit plus de 5 % en préouverture des marchés. On dit de Donald Trump qu'il est 'TEFLON DON', le titre de Trump Media l'est décidément aussi ! Trump Media & Technology Group (NASDAQ : DJT). Source: Interactive Brokers Le titre, connu pour ses mouvements spectaculaires, a triplé en valeur cette année malgré des fluctuations importantes. Il a atteint un sommet intraséance de près de 80 $ le 26 mars. En comparaison, le S&P 500 a augmenté d'environ 10 % depuis le début de l'année. D'autres actions populaires auprès des investisseurs individuels, comme AMC Entertainment et GameStop, ont également connu des baisses vendredi, bien que la chute de Trump Media ait été au moins deux fois plus importante que celles des autres actions du secteur. Défis et avertissements pour les investisseurs Dans ses dépôts auprès de la Securities & Exchange Commission (SEC) avant son introduction en bourse, Trump Media avait averti les investisseurs des risques potentiels liés aux nombreux litiges de Trump. « Le président Donald J. Trump est sujet à de nombreuses procédures judiciaires, dont l'ampleur est sans précédent pour un ancien président des États-Unis et un candidat actuel à cette fonction. Une issue défavorable à l'une ou plusieurs de ces procédures pourrait avoir un impact négatif sur TMTG et sa plateforme Truth Social. » En plus des défis juridiques, TMTG a rapporté une perte de plus de 300 millions de dollars au dernier trimestre, incluant 311 millions de dollars en dépenses non monétaires liées à sa fusion avec Digital World Acquisition Corp (DWAC), une société d'acquisition à vocation spéciale (SPAC). Les SPAC, souvent utilisées pour introduire des jeunes entreprises en bourse de manière plus rapide et moins rigoureuse, peuvent comporter des risques accrus pour les investisseurs. Récemment, TMTG a également licencié son auditeur, BF Borgers, après que ce dernier ait été accusé de fraude massive par les régulateurs fédéraux. La société avait déjà changé d'auditeur à deux reprises l'année précédente, ce qui a retardé la publication de son rapport financier trimestriel. Conclusion Le verdict de culpabilité de Donald Trump dans l'affaire de l'argent versé pour acheter le silence a eu des répercussions immédiates et significatives sur le titre en bourse de Trump Media & Technology Group. Malgré une volatilité élevée et des perspectives incertaines, l'action de TMTG continue d'attirer l'attention des investisseurs, reflétant l'importance des événements politiques et juridiques sur les marchés financiers. Les investisseurs doivent rester vigilants face aux risques associés et aux évolutions futures de cette affaire. Source : https://seekingalpha.com/news/4111858-reaction-to-conviction-trump-media-continues-to-sink-premarket https://abcnews.go.com/US/wireStory/shares-trump-media-slump-after-former-president-convicted-110696000 Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### NVIDIA : Résultats Financiers Solides et Stratégie de Fractionnement pour Attirer les Investisseurs Hier après la fermeture des marchés, NVIDIA (NASDAQ:NVDA) a annoncé des résultats financiers impressionnants pour le premier trimestre de l'exercice fiscal 2025, dépassant largement les attentes de Wall Street. En parallèle, l'entreprise a également déclaré un fractionnement d'actions de 10 pour 1, visant à rendre ses actions plus accessibles aux investisseurs individuels. Cette combinaison de résultats financiers robustes et de stratégies visant à élargir l'accès aux actions de la société a généré une réponse positive du marché, avec une hausse de 2% des actions de NVIDIA lors des échanges après les heures de fermeture hier et de plus de 7% à l'ouverture ce matin. NASDAQ : NVDA. Source: Tradingview. Résultats du Premier Trimestre Pour le premier trimestre, NVIDIA a rapporté un bénéfice ajusté de 6,12 $ par action sur des revenus de 26 milliards de dollars, surpassant les prévisions des analystes qui s'attendaient à un bénéfice de 5,58 $ par action et des revenus de 24,59 milliards de dollars. Ces résultats ont été largement soutenus par une augmentation de 18% des revenus du secteur du jeu vidéo, atteignant 2,6 milliards de dollars, conformément aux estimations. Cependant, c'est le segment des centres de données qui a vraiment brillé, avec des revenus atteignant 22,6 milliards de dollars, dépassant de loin les prévisions de 21,13 milliards de dollars. Ce secteur en plein essor a été un moteur clé de la croissance de NVIDIA, alors que les entreprises et les gouvernements du monde entier adoptent de plus en plus l'intelligence artificielle (IA) et l'informatique accélérée. Jensen Huang, fondateur et PDG de NVIDIA, a déclaré : « La prochaine révolution industrielle a commencé – les entreprises et les pays s'associent à NVIDIA pour transformer les centres de données traditionnels d'un milliard de dollars en centres de calcul accéléré et construire un nouveau type de centre de données – des usines d'IA – pour produire une nouvelle commodité : l'intelligence artificielle. » Perspectives pour le Deuxième Trimestre En se projetant au deuxième trimestre de l'exercice fiscal 2025, NVIDIA prévoit des revenus de 28 milliards de dollars, plus ou moins 2%, surpassant les attentes des analystes de 26,8 milliards de dollars. La marge brute ajustée devrait être d'environ 75,5%, avec une variation possible de 50 points de base, tandis que les dépenses d'exploitation ajustées sont attendues autour de 2,8 milliards de dollars. Cette projection optimiste souligne la confiance de NVIDIA dans la continuité de sa croissance rapide, soutenue par l'augmentation continue de la demande pour ses produits de pointe dans les secteurs du jeu, des centres de données, de l'automobile et de la visualisation professionnelle. Augmentation du Dividende NVIDIA a également annoncé une augmentation de 150% de son dividende trimestriel, désormais fixé à 0,01 $ par action sur une base ajustée. Cette décision reflète la confiance de l'entreprise dans sa capacité à générer des flux de trésorerie solides et à continuer à récompenser ses actionnaires. Fractionnement d'Actions de 10 pour 1 En plus de ces résultats financiers solides, NVIDIA a annoncé un fractionnement d'actions de 10 pour 1, qui sera effectif le 7 juin. Ce mouvement stratégique a pour but de rendre l'achat d'actions NVIDIA plus accessible aux investisseurs individuels et aux employés de l'entreprise. Les actionnaires actuels recevront neuf actions supplémentaires pour chaque action détenue à la clôture du marché le 6 juin, et les actions commenceront à se négocier sur une base ajustée à partir du 10 juin. L'annonce a été bien accueillie par le marché, entraînant une hausse des actions de plusieurs autres entreprises de semi-conducteurs, y compris AMD (AMD), ASML (ASML), Taiwan Semiconductor (TSM) et Intel (INTC). Michael Del Monte, analyste chez Seeking Alpha, a commenté que ce fractionnement permet à la direction de rendre ses actions « plus accessibles aux investisseurs particuliers. » D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle les fractionnements d'actions sont souvent suivis d'une hausse temporaire du cours de l'action. Cela s'explique par l'augmentation de l'accessibilité et de la liquidité de l'action due à la réduction de son prix unitaire, attirant ainsi un plus grand nombre d'investisseurs particuliers. Cette augmentation de la demande peut entraîner une hausse du prix de l'action à court terme. Cependant, bien que cette hausse soit généralement temporaire, elle peut avoir des effets positifs durables si elle s'accompagne de solides performances financières et de perspectives de croissance prometteuses. Impact et Implications du Fractionnement Le fractionnement des actions de NVIDIA pourrait avoir plusieurs implications positives pour l'entreprise. En rendant, comme mentionné, ses actions plus abordables, NVIDIA espère attirer un plus grand nombre d'investisseurs particuliers, augmentant ainsi la demande et potentiellement le cours de l'action. De plus, cette action pourrait accroître la liquidité des actions de NVIDIA, les rendant plus faciles à acheter et à vendre sur le marché. Cela pourrait également renforcer la flexibilité de l'entreprise en matière d'acquisitions et d'autres transactions stratégiques, en utilisant ses actions comme monnaie. Enfin, il y a des spéculations selon lesquelles ce fractionnement pourrait favoriser l'inclusion de NVIDIA dans l'indice Dow Jones Industrial Average, qui est pondéré par les prix. Une telle inclusion élargirait encore la base d'investisseurs de NVIDIA, incluant tous les investisseurs passifs suivant cet indice. Conclusion Les résultats financiers exceptionnels de NVIDIA pour le premier trimestre de l'exercice fiscal 2025 et l'annonce stratégique d'un fractionnement d'actions de 10 pour 1 illustrent la position dominante de l'entreprise dans l'industrie des semi-conducteurs et sa capacité à innover et à s'adapter aux évolutions du marché. Avec des perspectives solides pour le deuxième trimestre et des initiatives visant à rendre ses actions plus accessibles, NVIDIA continue de se positionner comme un leader incontesté dans le domaine de l'intelligence artificielle et du calcul accéléré. Les investisseurs et les analystes suivront de près les développements futurs de l'entreprise alors qu'elle continue de transformer l'industrie technologique mondiale. Source : https://seekingalpha.com/news/4109305-nvidia-gains-q1-results-guidance-top-expectations-stock-split https://www.businessinsider.com/nvidia-stock-price-split-earnings-ai-tech-microchips-investing-index-2024-5 Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Résultats Solides pour Walmart : Une Performance qui Rassure les Investisseurs Walmart annonce une solide croissance des revenus de 6,0 % avec un bénéfice d'exploitation en hausse de 9,6 % ; le bénéfice d'exploitation ajusté augmente de 13,7 % Walmart Inc. (NYSE: WMT), le géant du commerce de détail, a publié des résultats financiers impressionnants pour le premier trimestre de l'année fiscale 2024, confirmant sa position dominante sur le marché. Le chiffre d'affaires consolidé de la société s'élève à 161,5 milliards de dollars, soit une augmentation de 6,0 % par rapport à l'année précédente. Ce chiffre inclut un avantage d'environ 1 % dû à une journée de vente supplémentaire. Performance en ligne et segments de croissance L'une des principales sources de cette croissance est la hausse de 21 % des ventes de commerce électronique à l'échelle mondiale, portée par les services de ramassage et de livraison en magasin ainsi que par la place de marché de Walmart. La marge brute consolidée a également connu une amélioration de 42 points de base grâce à des progrès dans tous les segments, notamment Walmart U.S. En parallèle, le bénéfice d'exploitation consolidé a augmenté de 0,6 milliard de dollars, soit 9,6 %, et le bénéfice d'exploitation ajusté a bondi de 13,7 %, en raison de marges brutes plus élevées et de la croissance des revenus d'adhésion. Le secteur publicitaire mondial de Walmart a enregistré une croissance de 24 %, avec une progression notable de 26 % pour Walmart Connect aux États-Unis. Résultats financiers et prévisions Le bénéfice par action (BPA) selon les principes comptables généralement reconnus (GAAP) s'établit à 0,63 $, tandis que le BPA ajusté est de 0,60 $. Ces résultats dépassent les attentes des analystes, qui prévoyaient un BPA ajusté de 0,52 $. Walmart a également émis des prévisions optimistes pour le deuxième trimestre et a mis à jour ses perspectives pour l'année fiscale 2025. La société anticipe maintenant une croissance des ventes nettes consolidées annuelle à l'extrémité supérieure ou légèrement au-dessus de sa prévision précédente de 3 % à 4 %, et un BPA ajusté à l'extrémité supérieure ou légèrement au-dessus de son estimation précédente de 2,23 $ à 2,37 $. Réactions du marché et perspectives Suite à l'annonce de ces résultats, les actions de Walmart ont augmenté de 6 % en préouverture, atteignant un niveau record. Cette performance robuste a rassuré les investisseurs, dissipant certaines craintes concernant la baisse des dépenses des consommateurs américains. En effet, les ventes comparables aux États-Unis ont augmenté de 3,9 % (hors carburant) pour le premier trimestre, dépassant les attentes des analystes de 3,15 %. Les transactions moyennes, représentant le trafic en ligne et en magasin, ont également augmenté de manière similaire. NYSE: WMT. Source: Tradingview. Les ventes en ligne ont connu une croissance impressionnante de 22 %, surpassant les 17 % enregistrés lors de la saison des fêtes, traditionnellement forte. Cette croissance a été alimentée par les services de ramassage et de livraison ainsi que par les ventes accrues via la place de marché de Walmart. Investissements et stratégies de croissance Au cours de la pandémie, Walmart a investi massivement dans ses opérations en ligne, élargissant sa gamme de vendeurs et de produits tout en introduisant Walmart Plus, un abonnement annuel de 98 $ offrant des livraisons accélérées. Ces initiatives ont séduit les ménages gagnant plus de 100 000 $ par an, devenant un moteur clé pour ses opérations en ligne. Parallèlement, Walmart a étendu ses activités publicitaires et son programme d'adhésion Walmart+, contribuant à une hausse des bénéfices d'exploitation. L'entreprise a également renforcé son portefeuille avec l'acquisition du fabricant de téléviseurs intelligents Vizio pour 2,3 milliards de dollars, et la modernisation de plus de 1 400 magasins à travers le pays. Walmart : Une Réussite en Période d'Inflation Alors que l'inflation continue de poser des défis importants pour de nombreuses entreprises, Walmart se distingue par sa capacité à attirer et retenir une clientèle diversifiée, y compris des ménages à revenus élevés. Contrairement à certaines entreprises qui ressentent une pression accrue sur leurs ventes en raison de la sensibilité des consommateurs aux prix, Walmart bénéficie de son positionnement stratégique sur les produits de première nécessité et les articles à bas prix. Conclusion : Les résultats financiers de Walmart pour le premier trimestre de 2024 démontrent la résilience et la capacité d'adaptation de la société face à un environnement économique incertain. Avec une croissance solide des revenus et des bénéfices, des ventes en ligne en forte hausse et des prévisions optimistes, Walmart continue de consolider sa position de leader dans le secteur de la vente au détail. Ces résultats prometteurs sont de bon augure pour l'avenir de la société et pour ses investisseurs, qui peuvent s'attendre à une performance continue et à des rendements attractifs. Source : https://finance.yahoo.com/news/walmart-reports-strong-revenue-growth-110200434.html https://www.reuters.com/business/retail-consumer/walmart-lifts-full-year-sales-profit-forecast-2024-05-16 https://www.cnbc.com/2024/05/16/walmart-wmt-q1-2025-earnings-.html https://www.marketwatch.com/story/walmarts-stock-rallies-after-a-triple-beat-of-profit-revenue-and-same-store-sales-99e2d84f Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Disney et Warner Bros. : Une Nouvelle Ère du Streaming et des Défis Financiers La guerre du streaming entre dans une nouvelle phase avec l'alliance inédite de deux géants du divertissement, Walt Disney (DIS) et Warner Bros. Discovery (WBD), qui ont récemment dévoilé un nouvel ensemble de streaming comprenant Disney+, Hulu et Max. Cette collaboration, prévue pour cet été aux États-Unis, offre aux abonnés un accès à une vaste gamme de contenus, incluant les univers Marvel et DC, Star Wars, et HBO, marquant ainsi un tournant majeur dans le paysage du streaming. Pourtant, cette annonce est survenue au milieu d'un contexte financier mitigé pour Disney, avec des résultats trimestriels décevants qui ont entraîné une baisse de 10 % de ses actions en bourse. Alors que la division divertissement de son activité de streaming a enregistré un bénéfice surprise, la baisse de son activité télévisuelle traditionnelle et un box-office moins performant ont impacté négativement ses résultats. Malgré des efforts de réduction des coûts et un investissement de 60 milliards de dollars dans ses parcs à thème, Disney fait face à des défis pour maintenir sa rentabilité dans un paysage médiatique en pleine évolution. Cette dualité entre l'innovation dans le streaming et les défis financiers souligne les enjeux auxquels sont confrontées les entreprises traditionnelles du divertissement dans un marché de plus en plus dominé par le streaming. Alors que Disney et Warner Bros. tentent de s'adapter à cette nouvelle réalité, l'avenir du divertissement et des médias continue d'évoluer à un rythme effréné, laissant entrevoir de nouveaux défis et opportunités pour l'industrie. Disney et Warner Bros. s'associent pour un ensemble de streaming, façonnant une nouvelle ère du divertissement Comme mentionné en introduction, dans la saga continue des services de streaming, deux acteurs majeurs, Walt Disney (DIS) et Warner Bros. Discovery (WBD), ont uni leurs forces pour dévoiler un nouvel ensemble de streaming excitant. Ce package comprendra des services populaires tels que Disney+, Hulu et Max, offrant aux abonnés un accès à une vaste gamme de contenus, y compris les univers Marvel et DC, Star Wars et HBO. Prévue pour cet été aux États-Unis, cette initiative marque un changement significatif dans le paysage du streaming. Contexte : Netflix (NFLX) régnait autrefois en maître dans le domaine du streaming, les studios se contentant de concéder des licences pour leurs catalogues tandis qu'ils se concentraient sur les marchés traditionnels de la télévision et du box-office. Cependant, avec la facilité croissante de lancer une plateforme de streaming et l'évolution des habitudes des consommateurs, de nombreux studios ont choisi de voler de leurs propres ailes une fois leurs contrats de distribution expirés. Cela a conduit à l'émergence de contenus originaux et de services de streaming autonomes, avec des studios comme Disney et Warner Bros. investissant massivement pour conquérir des parts de marché. D'autres acteurs, tels que Prime Video (AMZN), Apple TV+ (AAPL), Paramount+ (PARA) et Peacock (CMCSA), sont également entrés dans la danse. Ces dernières années, les entreprises de streaming ont introduit des plans soutenus par la publicité et ont intensifié la lutte contre le partage de mots de passe pour attirer et fidéliser les abonnés. Cependant, avec l'explosion du nombre de services de streaming et de forfaits, les consommateurs cherchent à simplifier leurs abonnements. Alors que beaucoup ont déjà abandonné les forfaits câblés traditionnels, il y a des inquiétudes quant au fait que le passage au streaming groupé pourrait entraîner une situation similaire de saturation des abonnements. Qu'est-ce qui vient ensuite ? L'annonce de ce nouvel ensemble de streaming a suscité des spéculations sur une consolidation accrue de l'industrie. JB Perrette, PDG du streaming mondial chez Warner Bros. Discovery, a déclaré : "Cette nouvelle offre propose aux consommateurs la plus grande collection de divertissements pour la meilleure valeur en streaming." De plus, Disney, Warner Bros. Discovery et Fox (FOX) devraient lancer un service de streaming sportif commun dès l'automne. Disney (NYSE:DIS) et Warner Bros. Discovery (NASDAQ:WBD) regrouperont leurs services de streaming Disney+, Hulu et Max, offrant aux consommateurs un ensemble de divertissement complet similaire aux forfaits de télévision par câble traditionnels. L'ensemble, prévu pour cet été, sera disponible en versions avec et sans publicité, bien que les détails sur les prix n'aient pas été divulgués. Disney (DIS) agira en tant que distributeur, collectant les frais d'adhésion des abonnés et partageant les revenus avec Warner Bros. (WBD). L'ensemble comprendra une gamme de marques telles que ABC, CNN, DC, Discovery, Disney, Food Network, FX, HBO, HGTV, Hulu, Marvel, Pixar, Searchlight, Warner Bros. et plus encore. "Cette nouvelle offre... aidera à attirer des abonnés supplémentaires et à renforcer considérablement la rétention", a déclaré JB Perrette, PDG, Streaming et Jeux mondiaux, Warner Bros. (WBD). Cette collaboration intervient dans un contexte de concurrence féroce avec d'autres plateformes de streaming telles que Netflix (NFLX) et Amazon (AMZN) Prime Video. Alors que les consommateurs préfèrent les services de streaming aux forfaits câblés traditionnels, beaucoup sont frustrés par la nécessité de s'abonner à plusieurs services. Disney enregistre une baisse de son titre en bourse suite à des résultats financiers décevants Les actions de Walt Disney ont chuté jusqu'à 10 % mardi matin après que le géant du divertissement ait publié des bénéfices trimestriels décevants pour Wall Street. NASDAQ : DIS, Source Tradingview. Alors que la société a annoncé un bénéfice surprise dans la division divertissement de son activité de streaming, elle a enregistré une baisse de son activité télévisuelle traditionnelle et une baisse des recettes au box-office. Ses services de streaming Disney+ et Hulu ont enregistré un bénéfice modeste sur la période de janvier à mars, mais, combinés avec le service de streaming sportif ESPN+, l'unité a enregistré une autre perte. Le PDG Bob Iger, qui est sorti de sa retraite pour restructurer Disney, a déclaré que l'activité de streaming était en bonne voie pour être rentable d'ici la fin septembre. Pendant ce temps, les revenus de son activité télévisuelle traditionnelle ont baissé de 8 % et le bénéfice d'exploitation a chuté de 22 % par rapport à l'année précédente. Cette baisse reflète une baisse des recettes publicitaires et l'impact du nouveau contrat de distribution télévisuelle de Disney avec Charter Communications, qui a retiré huit des réseaux câblés de Disney. Disney continue de réduire ses coûts dans certains domaines tout en dévoilant un investissement de 60 milliards de dollars sur 10 ans dans les parcs à thème après que cette division ait enregistré une hausse de 12 % du bénéfice d'exploitation. Disney vient de vivre sa pire journée en un an et demi. Disney a réussi un exploit rare pour une entreprise médiatique historique : son service de streaming a en fait dégagé un bénéfice — avec quelques réserves. Mais Wall Street n'était toujours pas satisfait, faisant chuter les actions de plus de 9 %. C'était la pire journée de négociation de Disney en 18 mois. Disney (DIS), fraîchement sortie de sa victoire dans une bataille de procuration acharnée (et coûteuse) le mois dernier, a pour la première fois réussi à dégager un bénéfice de Disney+ et Hulu, à hauteur de 47 millions de dollars. Mais l'autre propriété de streaming de Disney, ESPN+, a continué de perdre des abonnés et d'hémorragie financièrement, portant la perte de streaming combinée à 18 millions de dollars. C'est beaucoup d'argent, mais c'est une amélioration assez considérable par rapport à la perte de 659 millions de dollars que le secteur du streaming a enregistrée sur la même période l'année précédente. Wall Street est toujours à l'affût de la croissance future, bien sûr, c'est donc le ralentissement projeté du prochain trimestre qui a mis les investisseurs en émoi. "À mon avis, ils ont obtenu de très bons résultats", m'a dit Paul Verna, analyste principal chez eMarketer. "Ce à quoi semble réagir la rue, c'est aux prévisions d'une certaine faiblesse du streaming de divertissement au prochain trimestre." Disney a déclaré qu'il s'attend toujours à ce que l'activité de streaming combinée soit rentable d'ici la fin de son exercice fiscal, en septembre. Bien sûr, "atteindre la rentabilité est une chose", a ajouté Verna. "La maintenir en est une autre." Disney est au milieu d'une transition délicate que personne n'aurait pu anticiper il y a dix ans. Imaginez dire au PDG Bob Iger en 2014 que un jour, sa société — un géant du cinéma, maître de la propriété intellectuelle — serait en concurrence avec des nerds de la technologie comme Apple et Amazon, tout ça dans l'espoir de rattraper le service de livraison de DVD Netflix. Mais c'est plus ou moins ce qui se passe. Le streaming est une bête nouvelle(ish) et très différente du modèle traditionnel de la télévision par câble sur lequel Disney et d'autres géants des médias comme Paramount, Viacom et Warner Bros. Discovery (maison mère de CNN) ont compté pendant des décennies pour renforcer leurs marges bénéficiaires. Mais des années de coupe du cordon signifient que le train de plaisance du câble disparaît, et des entreprises comme Disney doivent trouver comment continuer à produire de bons programmes tout en fidélisant leur public de streaming avant que Netflix ne leur prenne leur place. "C'est un secteur très difficile", a déclaré Verna. "Les marges bénéficiaires sont plus faibles... peut-être est-ce psychologique, mais c'est presque comme si ces entreprises qui ont construit des entreprises entières sur le modèle câblé — c'est très difficile pour elles de lâcher prise et d'accepter que l'avenir sera différent pour elles." Pour Disney, en particulier, le streaming n'est qu'un mal de tête parmi tant d'autres. Il a enchaîné les échecs au box-office ("Les Marvels", "Indiana Jones et le cadran du destin", "La maison hantée"). Iger tente de mettre en œuvre une stratégie de redressement ambitieuse — qui a entraîné des milliers de licenciements et la fusion coûteuse de ses activités en Inde — tout en repoussant les investisseurs activistes dans un drame actionnarial digne de sa propre série télévisée en huit épisodes. Et au milieu de tout cela, Iger, âgé de 73 ans, est théoriquement en train de préparer un successeur pour prendre les rênes lorsque son contrat expire dans deux ans. La réaction du marché de mardi montre que Wall Street a "plus de questions que de réponses pour les bénéfices des prochains trimestres", a déclaré Brian Mulberry, gestionnaire de portefeuille chez Zacks Investment Management, dans une note. "Alors que c'est un soulagement, je suis sûr, d'avoir la bataille pour les sièges au conseil derrière eux, cela crée maintenant plus d'attention sur les résultats." Conclusion : Les Défis et les Opportunités d'une Industrie en Pleine Transformation L'alliance entre Disney et Warner Bros. marque un chapitre important dans l'histoire du streaming, illustrant la nécessité pour les entreprises traditionnelles du divertissement de s'adapter à un paysage médiatique en mutation constante. Alors que ces entreprises cherchent à innover et à capturer de nouveaux publics à travers des offres de streaming attrayantes, elles doivent également faire face à des défis financiers et structurels, tels que la baisse des revenus publicitaires et la nécessité d'investir dans des contenus originaux et attrayants. Pour Disney, en particulier, la transition vers le streaming s'avère être un défi de taille, malgré les succès de Disney+ et Hulu. Les investissements massifs dans les parcs à thème et les efforts de réduction des coûts ne suffisent pas à compenser les pertes dans d'autres secteurs de l'entreprise. Cependant, la volonté affichée de devenir rentable d'ici la fin de l'année montre que Disney est déterminé à relever ce défi. En fin de compte, l'avenir du divertissement et des médias repose sur la capacité des entreprises à s'adapter et à innover dans un environnement en constante évolution. Alors que la concurrence dans le streaming continue de s'intensifier, les entreprises qui parviendront à offrir des expériences de visionnage uniques et attrayantes tout en maintenant leur rentabilité seront celles qui réussiront à prospérer dans cette nouvelle ère du divertissement. Source : https://seekingalpha.com/news/4103341-disney-warner-bros-discovery-streaming-bundle-disney-hulu-max https://www.cnn.com/2024/05/07/investing/disney-stock-earnings/index.html https://finance.yahoo.com/video/disney-stock-plunges-weaker-tv-173351043.html Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Vendre en mai et s'en aller : Tactique Valable en 2024 ? L'adage bien connu de Wall Street, "Sell in May and Go Away", est actuellement remis en question par les investisseurs pour déterminer s'il conserve encore un quelconque mérite. Cette approche d'investissement suggère que les actions ont tendance à sous-performer au cours des six mois jusqu'en octobre. Ainsi, les investisseurs devraient convertir leurs actifs en liquidités au début de mai pour ensuite racheter lors d'une baisse à l'automne. Les origines de cet adage remontent à plusieurs années, avec des raisons allant des cycles de vacances à l'allocation des bonus. Certains notent également que les pires krachs boursiers de 1929 et du Lundi noir en 1987 se sont produits pendant cette période. La maxime "Vendre en mai et s'en aller" a un bilan mitigé au cours des 40 dernières années, le S&P 500 affichant des rendements positifs dans plus de 75 % des périodes estivales", écrit Lawrence Fuller, leader du groupe d'investissement de The Portfolio Architect. "Le S&P 500 a historiquement terminé l'année en hausse lorsque les quatre premiers mois ont enregistré un gain, ce qui soutient la poursuite du marché haussier." Rester pleinement investi pourrait donc s’avérer une approche avisée pour les investisseurs en stratégie 'Buy and Hold'. Cependant, pour les investisseurs actifs qui cherchent à protéger leurs positions, des stratégies utilisant des options peuvent être plus appropriées. Ces stratégies permettent de se couvrir contre les fluctuations du marché en utilisant des contrats d'options pour limiter les pertes potentielles ou sécuriser les gains. De plus, l'investisseur actif peut également tirer parti de cette période en mettant en place des stratégies baissières sur des titres plus susceptibles de baisser ou en utilisant des stratégies de revenus avec les options pour augmenter ses revenus. En plus des indicateurs traditionnels tels que les bénéfices, les valorisations et l'orientation des taux d'intérêt, les traders utilisant des options peuvent également se baser sur des indicateurs techniques pour prendre des décisions éclairées. Pas convaincu ? Si quoi que ce soit, les baissiers ont souligné les gains importants du marché depuis fin octobre et le dernier sommet atteint fin mars. En seulement cinq mois, l'indice S&P 500 (SP500) a grimpé de près de 28 % pour atteindre un pic de 5 264 points, avant de reculer de 4 % en avril. Les acheteurs lors des baisses peuvent encore attendre que le rallye trop rapide s'essouffle avant de revenir sur le marché, d'autant plus avec une nouvelle période d'incertitude inflationniste, de ralentissement des dépenses des consommateurs et du PIB, et des signes d'un appétit pour le risque en déclin. Les marchés mondiaux réagissent aux signaux de la Fed Les marchés mondiaux ont montré un soulagement jeudi après que la Réserve fédérale ait rejeté l'idée de nouvelles hausses de taux d'intérêt. La banque centrale américaine a décidé à l'unanimité de laisser les taux dans la fourchette de 5,25 % à 5,5 % où ils se trouvent depuis juillet, mais c'est la conférence de presse après la réunion qui s'est avérée la plus intéressante. En effet, le président de la Fed, Jerome Powell, a déclaré qu'après avoir entamé l'année 2024 avec trois mois d'augmentations de prix plus rapides que prévu, il "faudra plus de temps que prévu précédemment" aux responsables politiques pour se sentir à l'aise avec l'idée que l'inflation reprendra sa baisse vers les 2 % qui les avaient réjouis une grande partie de l'année dernière. Ce progrès régulier s'est pour l'instant arrêté, et bien que Powell ait déclaré que des hausses de taux restaient peu probables, il a préparé le terrain pour un maintien potentiellement prolongé du taux de référence de politique monétaire dans la fourchette de 5,25 % à 5,50 % en place depuis juillet. Les banquiers centraux américains croient toujours que le taux de politique actuel exerce suffisamment de pression sur l'activité économique pour ramener l'inflation sous contrôle, a déclaré Powell, et ils seraient prêts à attendre aussi longtemps que nécessaire pour que cela devienne évident, même si l'inflation se contente de "stagner" entre-temps. L'indice de prix des dépenses de consommation personnelles, mesure préférée de l'inflation par la Fed, a augmenté à un rythme annuel de 2,7 % en mars, une accélération par rapport au mois précédent. "L'inflation est toujours trop élevée", a déclaré Powell lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale de deux jours. "Des progrès supplémentaires pour la ramener ne sont pas assurés et la voie à suivre est incertaine." Powell a déclaré que sa prévision restait que l'inflation baisserait au cours de l'année, mais que "ma confiance en cela est moins grande qu'elle ne l'était". Il reste incertain s'il y aura des baisses de taux cette année ou non. "Si nous avions un scénario où l'inflation s'avérait plus persistante que prévu, et où le marché du travail restait fort mais où l'inflation stagnait et où nous n'acquérions pas une plus grande confiance, et bien, ce serait un cas dans lequel il pourrait être approprié de retarder les baisses de taux", a déclaré Powell. "Il y a des scénarios où nous ne baisserions pas les taux et d'autres où nous les baisserions. Tout dépend vraiment des données." Les actions et les obligations américaines ont rebondi alors que Powell prêchait la patience qui pourrait retarder les baisses de taux, mais signifie aussi un niveau élevé pour toute nouvelle hausse. Les investisseurs dans les contrats liés au taux de politique de la Fed ont accru leurs paris sur le fait que les baisses de taux pourraient commencer en septembre plutôt que plus tard dans l'année, comme le reflétaient les précédentes estimations du marché. Les marchés attendent les résultats d'Apple La plupart des regards se tournent à présent vers les résultats d'Apple après la clôture, les analystes se préparant à une forte baisse des ventes et attendant de savoir comment l'entreprise compte intégrer l'intelligence artificielle dans ses iPhones. À surveiller en fin de journée... Source : https://seekingalpha.com/news/4098224-sell-in-may-and-go-away-does-it-apply-in-2024 https://www.streetinsider.com/Reuters/Stocks+soothed+by+Fed+signals+ahead+of+Apple+earnings/23157890.html https://www.reuters.com/markets/rates-bonds/fed-hold-rates-steady-inflation-dims-hopes-policy-easing-2024-05-01 Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Investissements Colossaux en IA : META Pénalisé en Bourse Meta Platforms (NASDAQ:META), la société mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, a connu une semaine tumultueuse suite à la publication de ses résultats du premier trimestre. Malgré des résultats dépassant les attentes, l'action de la société a chuté d'environ 16% après que le PDG Mark Zuckerberg a annoncé une augmentation des dépenses dans les projets d'intelligence artificielle (IA). Zuckerberg a souligné l'accent mis par Meta sur la construction des modèles et services d'IA les plus avancés au monde, indiquant des plans pour augmenter considérablement les investissements dans ce domaine au cours des prochaines années. Les prévisions de revenus du deuxième trimestre de l'entreprise, cependant, sont inférieures aux attentes de Wall Street, ce qui a contribué à la déception des investisseurs. Les dépenses accrues sont attribuées en partie aux coûts d'infrastructure, Meta prévoyant des dépenses en capital de 35 à 40 milliards de dollars en 2024, principalement pour soutenir sa feuille de route en matière d'IA. Zuckerberg a reconnu que bien que ces investissements ne génèrent pas immédiatement des revenus importants, ils sont essentiels pour mettre à l'échelle de nouveaux produits et services. Le virage stratégique de Meta vers le métavers a également joué un rôle clé lors de l'appel aux résultats, Zuckerberg soulignant l'intersection de l'IA et des produits tels que les lunettes de réalité augmentée. Il a noté le potentiel du marché pour des lunettes AI à la mode sans écran, laissant entrevoir l'approche évolutive de Meta en matière de produits AR. Pour les plus néophytes, "AR" signifie ‘Augmented Reality’ (réalité augmentée). Il s'agit d'une technologie qui superpose des éléments virtuels, tels que des images, des vidéos ou des informations, sur le monde réel, généralement vue à travers un appareil comme un smartphone ou des lunettes spéciales. L'objectif de la réalité augmentée est d'améliorer la perception de la réalité en ajoutant des éléments virtuels qui semblent coexister avec le monde physique. Dans le contexte de Meta, la réalité augmentée est un élément clé de leur vision du futur, notamment dans le cadre du "métavers", un espace numérique en 3D où les gens peuvent interagir entre eux et avec des objets virtuels. Meta prévoit d'intégrer la réalité augmentée dans divers produits, y compris des lunettes AR, pour créer des expériences plus immersives et connectées. La réalité augmentée présente de nombreuses applications potentielles, de la visualisation de meubles dans votre maison avant de les acheter à des jeux interactifs qui se déroulent dans votre environnement réel. Son adoption et son développement continus ouvrent de nouvelles possibilités passionnantes dans de nombreux domaines, y compris le divertissement, l'éducation, le commerce et plus encore. La Fortune de Zuckerberg en Prend un Coup La baisse des actions de Meta pourrait entraîner une réduction de 25 milliards de dollars de la fortune de Mark Zuckerberg en une seule journée. Zuckerberg, dont la valeur nette était estimée à 175 milliards de dollars avant la chute de l'action, détient environ 13% des actions de Meta. La chute préalable à l'ouverture du marché à 420 dollars par action implique une diminution de 25 milliards de dollars des avoirs de Zuckerberg, ce qui pourrait faire chuter sa fortune nette à moins de 150 milliards de dollars. Cela dit, on ne va tout de même pas s’apitoyer sur son sort.  Zuckerberg reste l'une des personnes les plus riches de la planète. Cette réduction de 25 milliards de dollars en une journée représente néanmoins un événement significatif, soulignant la volatilité du marché et l'impact des décisions stratégiques sur la richesse personnelle des dirigeants d'entreprise. Malgré la forte baisse, Zuckerberg est resté optimiste lors de l'appel aux résultats, citant la volatilité historique du prix des actions pendant les phases d'investissement. Il a souligné les avantages à long terme de l'investissement dans de nouveaux produits et expériences, exprimant sa confiance dans la capacité de Meta à générer des rendements pour les actionnaires avec le temps. Impact sur les Géants de la Tech et les Futurs Rapports de Gains La baisse de l'action de Meta a également entraîné des répercussions dans le secteur technologique, d'autres grandes entreprises technologiques. Amazon, Alphabet et Microsoft ont connu des baisses avant l'ouverture du marché en ce jeudi matin, suggérant des préoccupations plus larges parmi les investisseurs. À surveiller, Microsoft, Alphabet et Intel devraient publier leurs résultats trimestriels aujourd’hui suivant la fermeture des marchés, en mettant l'accent sur les coûts liés à l'IA. La croissance du segment cloud de Microsoft et les mises à jour de son partenariat avec OpenAI seront étroitement surveillées, tandis que la performance d'Alphabet dans Google Cloud et les développements en matière de technologie de puce personnalisée seront des points clés d'intérêt. Le rapport de gains d'Intel éclairera sa division des fonderies et ses efforts pour stimuler la croissance des revenus dans les centres de données et les opérations d'IA. En résumé, les résultats financiers de Meta soulignent l'importance croissante de l'IA dans les stratégies des entreprises technologiques, les investissements dans ce domaine étant attendus pour stimuler la croissance et l'innovation futures. La réaction du marché boursier aux résultats de Meta met en lumière les défis et les opportunités auxquels sont confrontées les entreprises alors qu'elles naviguent dans des paysages technologiques en évolution. Source : https://seekingalpha.com/news/4093729-meta-earnings-call-more-spending-on-ai-ahead-before-payoff-shares-16 https://www.businessinsider.com/mark-zuckerberg-meta-stock-price-wealth-big-tech-billionaires-ai-2024-4 https://www.investopedia.com/5-things-to-know-before-the-stock-market-opens-april-25-2024-8638620 Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Netflix Brise les Codes : Fin des Divulgations Trimestrielles, Début d'une Nouvelle Ère ? Netflix (NASDAQ:NFLX) a récemment publié ses résultats financiers pour le premier trimestre, avec des performances solides dans plusieurs domaines clés. Malgré cela, les investisseurs ont réagi négativement à la prévision de revenus du deuxième trimestre, entraînant une baisse du titre de l'entreprise. Performances financières du premier trimestre Au premier trimestre, Netflix a enregistré une croissance à deux chiffres dans plusieurs domaines, notamment le nombre d'abonnés et les mesures financières. La société a ajouté plus de 9 millions de nouveaux abonnés, dépassant ainsi les attentes du marché. De plus, le chiffre d'affaires a augmenté de 14,8 % par rapport à la même période de l'année précédente, atteignant 9,37 milliards de dollars. Le bénéfice par action (BPA) a également dépassé les attentes, atteignant 5,28 dollars, presque le double du chiffre de 2,88 dollars de l'année précédente. Les marges opérationnelles se sont améliorées, passant de 21 % à 28,1 %, dépassant ainsi les prévisions de la société pour l'ensemble de l'année 2024. Le cours de l'action de Netflix a donc baissé d'environ 6,5 % à l’ouverture des marchés en matinée vendredi, après que la société ait publié ses résultats du premier trimestre jeudi. Cette baisse fait suite à la prévision de Netflix selon laquelle le nombre d'abonnés sera moins élevé au cours du deuxième trimestre, une situation que la société attribue à "la saisonnalité". NASDAQ : NFLX, Source Tradingview. Changements dans la communication financière Malgré ces performances positives, Netflix a surpris le marché en annonçant qu'elle cesserait de publier les chiffres d'abonnés trimestriels à partir du premier trimestre de 2025. Cette décision vise à mieux refléter l'évolution de son modèle économique, qui intègre désormais des éléments tels que la publicité et les fonctionnalités supplémentaires pour les membres, qui ne sont pas directement liés au nombre d'abonnés. Les investisseurs ont également pris note de l'évolution de la stratégie d'allocation du capital de Netflix, qui vise à mieux refléter son statut d'investissement de qualité. Plutôt que de se fixer des limites spécifiques pour la dette brute et la trésorerie minimale, la société se concentrera sur le maintien de politiques financières cohérentes avec une solide notation de crédit. Réaction du marché Malgré des résultats financiers solides, les investisseurs ont réagi négativement à la prévision de revenus inférieure aux attentes pour le deuxième trimestre. Cette réaction souligne les attentes élevées des investisseurs à l'égard de Netflix, ainsi que la sensibilité du marché aux prévisions de croissance future de l'entreprise. En fin de compte, Netflix reste optimiste quant à sa position sur le marché du streaming, soulignant sa capacité à attirer et à retenir les abonnés grâce à un contenu de qualité. La société continuera à évoluer pour répondre aux besoins changeants de ses clients et à saisir de nouvelles opportunités de croissance dans l'avenir. Contexte du marché technologique Comme mentionné, Netflix (NASDAQ:NFLX) a récemment annoncé qu'elle cesserait de fournir des informations trimestrielles sur la croissance des abonnés ou le revenu moyen par membre à partir de la fin de cette année, ce qui a suscité un débat parmi les analystes et pesé sur le cours de l'action de l'entreprise. Cette décision s'inscrit dans un contexte plus large où de nombreuses grandes entreprises technologiques, dont Apple Inc. (AAPL) et Meta Platforms Inc. (META), ont réduit diverses divulgations, ce qui semble être un "rite de passage" pour les grandes entreprises technologiques, selon l'analyste de Bernstein Mark Shmulik. Pour lui, la présence des chiffres d'abonnés "met trop l'accent" sur un seul indicateur clé pour les investisseurs de Netflix. Réactions des analystes Certains analystes voient cette évolution comme un signe de maturation de l'activité de Netflix, mais d'autres restent sceptiques quant à ses perspectives de croissance future. Michael Nathanson de MoffettNathanson se demande dans quelle mesure Netflix peut encore bénéficier de sa lutte contre le partage de comptes, maintenant que "le plus gros du travail a déjà été fait". Barton Crockett de Rosenblatt Securities pense également que cette transition vers une phase plus mature suggère que le rythme de croissance des abonnés a atteint son pic et va ralentir. Perspectives positives Cependant, d'autres restent optimistes quant à Netflix. Jeff Wlodarczak de Pivotal Research Group a relevé son objectif de cours à 800 dollars, le plus élevé de Wall Street. Il voit encore un "long chemin à parcourir" en termes de croissance des abonnés et du revenu moyen par membre. Tim Nollen de Macquarie fait un parallèle avec Apple, soulignant que l'arrêt de la divulgation des unités d'iPhone a finalement conduit à une performance boursière supérieure. Il espère que Netflix fournira à l'avenir des métriques d'engagement plus significatives et des informations supplémentaires sur les niveaux de publicité. Conclusion Bien que la décision de Netflix de cesser de divulguer certains chiffres clés ait suscité des inquiétudes, certains analystes voient cela comme une évolution naturelle pour une entreprise de sa taille et estiment que cela pourrait finalement se révéler bénéfique pour l'action à long terme. D'autres, cependant, restent prudents quant aux perspectives de croissance future de l'entreprise. Source : https://seekingalpha.com/news/4091321-netflix-earnings-call-cutting-membership-reporting-as-revenue-evolves https://finance.yahoo.com/news/netflix-stock-sinks-on-disappointing-revenue-forecast-move-to-scrap-membership-metrics-123016391.html https://www.marketwatch.com/story/netflix-is-undergoing-a-tech-rite-of-passage-and-wall-street-doesnt-like-it-04b72964 Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Sur les traces des banques centrales : décisions clés sur les taux d'intérêt en Amérique du Nord Cette semaine sur les marchés financiers, l'attention se porte sur trois sujets majeurs. Tout d'abord, les investisseurs scrutent de près la décision de la Réserve fédérale américaine concernant les taux d'intérêt, alors que l'inflation et l'emploi aux États-Unis continuent d'être des facteurs clés. Ensuite, la Banque du Canada maintient son taux d'intérêt à 5 %, cherchant des signes de baisse soutenue de l'inflation avant d'envisager des réductions. Enfin, les déclarations des résultats financiers du premier trimestre attendus demain avec l'annonce attendue des résultats de JPMorgan Chase & Co, Citigroup et Wells Fargo. Ces résultats donneront un aperçu crucial de la santé financière des grandes institutions bancaires et pourraient influencer les marchés dans les semaines à venir. La Fed sur le point de couper les taux avant la BCE : analyse et perspectives La Réserve fédérale américaine devrait probablement abaisser les taux d'intérêt avant que la Banque centrale européenne ne le fasse, a déclaré un ancien membre de la Banque d'Angleterre, défiant ainsi les attentes actuelles du marché. Les acteurs du marché estiment actuellement à 92,8 % les chances que la BCE abaisse les taux en juin, par rapport au niveau historiquement élevé de 4 %, selon les données de la LSEG. La même base de données montre seulement une chance de 53,5 % pour une baisse de la Fed lors de sa réunion de juin. "Je soupçonne que la Fed sera la première à vraiment procéder à une baisse", a déclaré DeAnne Julius, membre fondateur du Comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre, à CNBC mardi. Les investisseurs surveillent de près les mouvements des banques centrales à la suite d'une réduction considérable de l'inflation dans les principales économies. L'attente de baisses de taux a stimulé les marchés boursiers depuis la fin de 2023. Jusqu'à présent, la Suisse a été la première grande économie à abaisser les taux d'intérêt fin mars. Les acteurs du marché estiment actuellement à 92,8 % les chances que la BCE abaisse les taux en juin, par rapport au niveau historiquement élevé de 4 %, selon les données de la LSEG. La même base de données montre seulement une chance de 53,5 % pour une baisse de la Fed lors de sa réunion de juin. Julius a expliqué sa prévision sur la base du double mandat de la Fed, qui examine à la fois l'inflation et l'emploi dans l'économie américaine. Les derniers chiffres de l'emploi indiquent un marché du travail américain dynamique, et l'inflation a également baissé, bien qu'elle soit toujours au-dessus de l'objectif de 2 % de la Fed. "Je pense que les choses bougent un peu plus vite aux États-Unis, franchement. Le marché du travail s'ajuste plus rapidement", a-t-elle déclaré. De solides données économiques en provenance des États-Unis ont amené les acteurs du marché à réduire leurs attentes de baisses de taux de la Réserve fédérale en 2024. Alors qu'au début de l'année, ils prévoyaient environ six baisses de taux en 2024, ils prévoient maintenant seulement environ trois réductions. "Le marché du travail s'ajuste plus rapidement. Je ne pense pas que la Fed bougera beaucoup, mais je soupçonne qu'il pourrait bien y avoir un petit mouvement là-bas, quelque part, vers la deuxième moitié de l'année", a ajouté Julius. "Et cela créerait un peu d'espace et peut-être même un peu de pression sur la Banque d'Angleterre... dont l'économie est, bien sûr, liée à l'économie américaine et à l'économie européenne." La Banque du Canada maintient son taux d'intérêt clé à 5 %, affirmant que les choses évoluent dans la bonne direction La Banque du Canada a maintenu son taux d'intérêt clé à cinq pour cent pour la sixième fois consécutive depuis juillet, affirmant qu'elle cherchera des signes que la baisse de l'inflation est soutenue avant de procéder à des baisses de taux. La banque centrale a déclaré que l'inflation était toujours trop élevée, mais a noté que les mesures d'inflation de base — qui excluent les secteurs volatils comme l'alimentation et l'énergie — ont tendance à la baisse ces derniers mois. "Je réalise que ce que la plupart des Canadiens veulent savoir, c'est quand nous allons abaisser notre taux d'intérêt de politique. Que devons-nous voir pour être convaincus qu'il est temps de baisser ?", a déclaré le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, lors d'une conférence de presse suivant l'annonce. "La réponse courte est que nous voyons ce que nous devons voir, mais nous devons le voir plus longtemps pour être convaincus que les progrès vers la stabilité des prix seront soutenus. Le déclin supplémentaire que nous avons observé dans l'inflation de base est très récent. Nous devons être assurés que ce n'est pas seulement une baisse temporaire." Macklem a déclaré qu'une baisse de taux en juin est "dans le domaine des possibilités." Bien que l'inflation soit tombée à 2,8 % en février, avec un ralentissement de la croissance des prix des biens, de l'alimentation, de l'habillement et des services, les coûts élevés des loyers et des intérêts hypothécaires continuent de faire augmenter le taux d'inflation global. La banque prévoit que l'inflation se rapprochera de son objectif de deux pour cent cette année et l'atteindra en 2025. Elle prévoit également une croissance solide du PIB cette année et en 2025, en raison de la croissance démographique et de la hausse des dépenses des ménages. En ce qui concerne la durée pendant laquelle le taux de politique monétaire sera maintenu à son niveau actuel, "nous recherchons des preuves que la récente détente supplémentaire de l'inflation sous-jacente se maintiendra", a déclaré Macklem. La Banque du Canada a d'abord relevé les taux d'intérêt en mars 2022, le début d'une campagne agressive visant à freiner l'inflation qui a entraîné 10 hausses de taux en moins de deux ans. Le taux d'intérêt clé du Canada reste à 5 %. "Il semble que la Banque du Canada indique aux Canadiens que des baisses de taux sont à l'horizon et qu'il se pourrait qu'elles ne tardent pas à devenir une réalité", a déclaré l'économiste Royce Mendes, directeur général chez Desjardins Marchés des capitaux. Il a ajouté que plus la banque maintient les taux d'intérêt à cinq pour cent, plus elle risque de faire basculer l'économie dans une récession inutile. Mendes a ajouté qu'il pense que la banque centrale commencera à baisser les taux lors de sa prochaine réunion le 5 juin, et qu'elle continuera à les baisser par petits incréments lors des réunions suivantes à partir de ce moment-là. "Tout ce dont ils avaient besoin pour que les baisses de taux deviennent une réalité était de voir plus de la même chose, ce qui est vraiment une excellente nouvelle", a déclaré Mendes. Les économistes prévoient que la Banque du Canada devancera la Réserve fédérale américaine dans les baisses de taux, car les données économiques des deux pays divergent. "L'économie américaine est actuellement extrêmement forte, tandis que l'économie canadienne peine", a déclaré Mendes. L'économie américaine a crû à un rythme plus rapide que prévu au quatrième trimestre, tandis que les données du PIB de janvier montrent que l'économie canadienne a commencé l'année 2024 sur une note plus forte après l'activité faible de l'année dernière. L'inflation aux États-Unis a augmenté plus que prévu en mars de 0,4 % après avoir progressé du même montant en février, repoussant les espoirs d'une baisse des taux de la Fed plus tard dans la seconde moitié de l'année. Macklem a déclaré qu'il ne voyait pas d'impact majeur de l'inflation américaine sur le Canada. Source: Banque du Canada - Rapport sur la politique monétaire – Avril 2024 À surveiller demain : les résultats bancaires La saison des résultats du premier trimestre va s'intensifier demain vendredi, lorsque trois grandes banques - JPMorgan Chase & Co, Citigroup et Wells Fargo - sont prévues pour publier leurs résultats trimestriels. En conclusion, les décisions des banques centrales et les résultats financiers des grandes institutions bancaires dominent l'actualité financière cette semaine. La Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada sont toutes deux confrontées à des défis similaires, cherchant à équilibrer la maîtrise de l'inflation tout en soutenant la croissance économique. Les résultats financiers du premier trimestre des grandes banques américaines offriront un aperçu crucial de la santé du secteur financier et pourraient influencer les décisions d'investissement à venir. Les investisseurs restent attentifs à ces développements, cherchant des indications sur la direction future des marchés financiers. Source : https://www.cnbc.com/2024/04/11/the-fed-will-cut-rates-before-the-ecb-former-boe-deanne-julius-said.html https://www.cbc.ca/news/business/bank-of-canada-interest-april-10-interest-rates-1.7169183 Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Nervosité sur les Marchés Asiatiques: Les Investisseurs sur le Qui-Vive avant les Données sur l'Emploi aux États-Unis Les marchés asiatiques ont suivi la tendance baissière de Wall Street, les indices américains ayant chuté de plus de 1% jeudi après que des responsables de la Fed ont averti que l'inflation persistante retarderait tout éventuel abaissement des taux cette année. L'anticipation des données sur les salaires non agricoles, qui devraient influencer les perspectives de la Fed, a également maintenu les marchés en alerte. Les contrats à terme sur actions américaines étaient stables dans les échanges asiatiques. Le Nikkei 225 du Japon mène les pertes alors que le yen se renforce Le Nikkei 225 du Japon a été de loin le pire en Asie vendredi, chutant de 2,5% à un plus bas de plus de deux semaines. Le Nikkei a été frappé par des prises de bénéfices étendues après avoir atteint des records en mars. L'indice a également eu du mal à progresser en avril avec une incertitude accrue sur la trajectoire de l'inflation et de la politique monétaire dans le pays. Une inflation persistante pourrait entraîner davantage de hausses de taux par la Banque du Japon. Autres marchés asiatiques en baisse D'autres actions asiatiques ont également été en baisse, avec les actions technologiques suivant la baisse des pairs américains. La Corée du Sud a vu son KOSPI chuter de plus de 1%, Samsung Electronics, la plus grande action de l'indice, chutant de 1,5% même si elle a prévu un rebond spectaculaire de son bénéfice au premier trimestre. Le Hang Seng de Hong Kong a perdu 1,1%, avec un élément de rattrapage également en jeu après un jour férié jeudi. L'ASX 200 australien a chuté de 0,9%, pénalisé par les pertes des principales banques et sociétés minières. Les données de vendredi ont montré une baisse plus importante que prévu de la balance commerciale de l'Australie en février, marquée par une baisse soutenue des exportations de minerai de fer vers la Chine. En Inde, le Nifty 50 et le Sensex ont atteint des niveaux record, soutenus par des achats dans les actions bancaires et industrielles, dans l'attente des élections générales de 2024. Le sentiment a également été aidé par une reprise des actions de petite capitalisation. Futures Nasdaq, S&P et Dow en hausse avant le rapport clé sur l'emploi Les contrats à terme sur indices boursiers ont grimpé vendredi, tandis que les taux étaient mitigés, les investisseurs scrutant les données clés sur les salaires non agricoles de mars. Les contrats à terme sur le S&P (SPX) ont gagné 0,3%, ceux du Nasdaq 100 (NDX:IND) 0,4% et ceux du Dow (INDU) 0,2%. Les données sur les salaires non agricoles, qui devraient être publiées avant l'ouverture, sont prévues en hausse de 212 000 en mars. Il s'agit du vendredi des salaires, encore une fois, le chiffre le plus influent pour les marchés. Il donne le ton non seulement pour le vendredi, mais pour le mois à venir", a déclaré Padhraic Garvey de l'économie ING. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a augmenté de 2 points de base à 4,33%. Le rendement à 2 ans a augmenté de 1 point de base à 4,66%. Les données sur les salaires interviennent un jour après que certains intervenants de la Réserve fédérale ont émis des commentaires prudents, affirmant que davantage de progrès en matière d'inflation étaient nécessaires avant que les baisses de taux puissent commencer. Les tensions croissantes au Moyen-Orient, qui ont poussé le Brent à clôturer au-dessus de 90 $ le baril, ont également alimenté les craintes d'inflation. En conclusion Les marchés financiers mondiaux restent sur le qui-vive aujourd’hui alors que les investisseurs attendent avec impatience les données sur les salaires aux États-Unis, qui devraient avoir un impact significatif sur les perspectives de la Réserve fédérale en matière de politique monétaire. Les récentes baisses des marchés asiatiques, suivant la tendance à la baisse de Wall Street, témoignent de l'incertitude qui règne actuellement. Les tensions persistent en raison de l'inflation persistante, qui pourrait retarder tout assouplissement des taux d'intérêt cette année. Les marchés observent également de près les développements géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient, ainsi que les données sur l'inflation à venir aux États-Unis. Dans l'ensemble, les prochains jours seront cruciaux pour les marchés mondiaux, alors que les investisseurs cherchent des indices sur l'évolution future de la politique monétaire et l'impact potentiel sur les actifs financiers. Source : https://www.streetinsider.com/Reuters/Investors+keep+powder+dry+ahead+of+US+payrolls/23031443.html https://www.streetinsider.com/Investing/Asian+stocks+sink+as+rate+jitters+worsen+ahead+of+US+payrolls+data/23031629.html https://seekingalpha.com/news/4087499-sp500-nasdaq-dow-jones-outlook-stock-market Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Résumé des marchés à la fin du 1er trimestre 2024 : Les indices boursiers au sommet à l'aube de Pâques Les investisseurs clôturent un excellent premier trimestre, le marché continuant à battre de nouveaux records presque quotidiens. Le S&P 500 (SP500) est en hausse de 10% au cours des trois premiers mois de l'année, atteignant déjà le seuil des 5 200 points qu'aucun analyste, même le plus optimiste, n'avait prévu pour l'ensemble de 2024. Toute faiblesse n'a pas duré plus que quelques séances, avec des achats à la baisse et de l'argent frais continuant d'arriver sur le marché. Ce n'est pas seulement la contribution de la révolution de l'IA et les sept magnifiques (ou "super six" moins Tesla). Tous les 11 secteurs du S&P 500 ont progressé depuis le début de l'année, à l'exception de l'immobilier (SP500-60), et la dynamique s'est même récemment étendue à d'autres indices comme le Russell 2000 (IWN). Les records n'ont pas été limités aux actions, le bitcoin (BTC-USD) et l'or (XAUUSD:CUR) ayant également atteint de nouveaux sommets, dans un rallye qui s'est propagé à travers les classes d'actifs. "Le timing des baisses de taux, qui était d'une importance capitale l'année dernière, est devenu moins préoccupant, principalement en raison de la résilience économique que nous avons vue jusqu'à présent cette année", écrit Lawrence Fuller, leader du groupe d'investissement, dans Rotation Is Keeping This Expansion And Bull Market Alive. "L'atterrissage en douceur, qui est passé d'un rêve à la réalité à Wall Street, est à portée de main. C'est pourquoi les marchés ont si bien performé depuis octobre dernier." Et ensuite ? Le marché est fermé demain pour le Vendredi Saint, ce qui signifie que la séance d'aujourd'hui sera la dernière de ce trimestre. Selon les données de Dow Jones Market, lorsque le S&P 500 enregistre un gain de 8 % ou plus au premier trimestre, il est presque assuré de terminer le reste de l'année du bon pied avec une avance moyenne de 9,7 % au cours des trois trimestres suivants. N'oubliez pas non plus qu'il y a une élection présidentielle en novembre, ce qui est généralement positif pour le marché, quel que soit le vainqueur déclaré. Les futures sur indices boursiers observent des mouvements limités avant le long week-end Les futures sur indices boursiers étaient mitigés jeudi avant l’ouverture et les taux sont restés globalement inchangés après la clôture du S&P 500 à un nouveau record, et avant le long week-end marqué par le Vendredi Saint. Les futures du Dow Jones (INDU) étaient presque stables, les futures du S&P 500 (SPX) étaient en baisse de 0,1 % et les futures du Nasdaq 100 (NDX:IND) étaient quasi stables. Les taux aussi étaient stables, avec un rendement du Trésor à 10 ans (US10Y) à 4,22 % et un rendement plus sensible aux taux à court terme de 2 ans (US2Y) à 4,63 %. "Une activité commerciale plus légère aux États-Unis à l'approche d'un week-end prolongé a vu le retour de l'intérêt des acheteurs, alors que les principaux indices ont interrompu leur série de pertes et que le S&P500 a clôturé à un nouveau record", a déclaré Richard Hunter d'Interactive Investor. Une activité commerciale plus légère exacerbera souvent les mouvements de marché, ce qui a été l'une des raisons de la hausse en l'absence de toute nouvelle économique ou d'entreprise majeure, a ajouté M. Hunter. "La performance des marchés au cours d'un premier trimestre réussi a montré que les investisseurs acceptent de plus en plus que trois baisses de taux soient le scénario le plus probable, plutôt que les plusieurs qui avaient été précédemment envisagées", a-t-il déclaré. Sur le plan économique, le produit intérieur brut des États-Unis dans l'estimation finale du quatrième trimestre du département du commerce américain a augmenté à un taux annuel de 3,4%, dépassant le consensus de 3,2%, soulignant la résilience de l'économie malgré les défis persistants. Sur ce, bon congé Pascal et n'oubliez pas que tout comme les marchés américains, le TMX (Toronto Stock Exchange), sera aussi fermé pour le Vendredi Saint. Source : https://seekingalpha.com/news/4084813-the-sp-500-has-notched-21-record-highs-in-q1-and-is-up-10-ytd https://seekingalpha.com/news/4084781-nasdaq-sp-and-dow-stock-market https://www.tsx.com/trading/calendars-and-trading-hours/calendar https://www.nyse.com/markets/hours-calendars L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Après Astera Labs, au tour de Reddit de faire son entrée en bourse : Le prochain 'meme stock' ou une opportunité d'investissement? La frénésie des nouvelles entrées en bourse, premier appel public à l’épargne (PAPE ou communément IPO en anglais pour Initial Public Offering ), atteint de nouveaux sommets cette semaine. Hier, mercredi 20 mars, Astera Labs a enregistré une envolée de son cours, suscitant l'enthousiasme des investisseurs pour cette nouvelle société spécialisée dans les puces d'intelligence artificielle. Astera Labs a été chaleureusement accueillie lors de son introduction en bourse à Wall Street, offrant aux investisseurs un nouveau titre attrayant à considérer. La première transaction de l'action Astera Labs (ALAB) a eu lieu à 12h39, pour 2,6 millions d'actions à 52,56 $, soit 46 % au-dessus de son prix d'introduction en bourse de 36 $. Les actions ont clôturé la journée à 62,03 $, en hausse de 72 % par rapport au prix d'introduction en bourse! Avec environ 152,5 millions d'actions en circulation après l'IPO, le prix d'ouverture implique une capitalisation boursière d'environ 9,6 milliards de dollars pour Astera Labs. La société de semi-conducteurs axée sur la connectivité, qui a levé 713 millions de dollars lors de son IPO, a fait ses débuts sur le Nasdaq sous le symbole "ALAB". Astera Labs s'inscrit dans la folie de l'intelligence artificielle grâce à son travail sur la connectivité des puces. Alors que la prolifération des puces d'IA est en plein essor, Astera Labs affirme que les clients ne pourront pas en tirer le meilleur parti sans une technologie qui aide les puces d'IA à se connecter et à communiquer avec d'autres aspects d'un centre de données. Le PDG Jitendra Mohan a déclaré que le travail d'IA que les processeurs tentent d'accomplir dans les centres de données est semblable à une course de marathon à vitesse sprint, ce qui peut être épuisant. La technologie d'Astera Labs tente de transformer ce marathon en une course de relais, avec les processeurs envoyant des signaux aux produits d'Astera Labs qui permettent aux composants du centre de données de communiquer entre eux. La société reste déficitaire, bien que sa perte nette de 26,3 millions de dollars en 2023 soit environ la moitié de la perte de 58,3 millions de dollars enregistrée l'année précédente. Le chiffre d'affaires pour 2023 est passé à 115,8 millions de dollars contre 79,9 millions de dollars. La société a réduit sa concentration de revenus de ses plus gros clients, bien que les trois premiers aient représenté environ 70 % des ventes de la société l'année dernière. Parce qu'Astera Labs vend à de plus gros clients hyperscalers, son chiffre d'affaires est naturellement concentré, selon Mohan, mais il a noté que la société vend plusieurs produits à ces clients. Pendant ce temps, il est peut-être "moins connu" que la société vend à des fabricants d'équipements d'origine, a-t-il ajouté. Mohan, Gajendra et Casey Morrison ont lancé l'entreprise dans un garage, et les trois continuent d'occuper des postes opérationnels chez Astera Labs, Morrison étant directeur des produits. Il a souligné la diversité des offres de produits de la société, notamment Aries pour étendre la connectivité entre les processeurs, Taurus pour étendre les serveurs et les commutateurs via Ethernet et Leo pour étendre l'accès à la mémoire. Les actions de sociétés de semi-conducteurs ont récemment bénéficié d'un coup de pouce, l'indice des semi-conducteurs PHLX SOX ayant augmenté d'environ 51 % au cours des 12 derniers mois. Gajendra a déclaré que la société avait opté pour une introduction en bourse maintenant parce que l'IA est "partout", et Astera Labs a de grandes ambitions. Elle aspire à être "le prochain grand leader en IA et en informatique", a-t-il déclaré. La société utilisera une partie du produit de son introduction en bourse pour accélérer le développement et augmenter ses effectifs. Le jeudi 21 mars, l'attention des investisseurs se tourne à présent vers Reddit, qui fera ses débuts en bourse. Reddit, connu pour son impact sur les marchés financiers grâce à ses forums de discussion, suscite un grand intérêt parmi les investisseurs. Après des débuts réussis pour Astera Labs (ALAB), qui a grimpé de 72 % lors de sa première session, les investisseurs attendent avec impatience une autre possible réussite aujourd'hui. Reddit (RDDT), l'un des sites sociaux les plus populaires sur le web, sera coté à la Bourse de New York ce matin, et si tout se passe bien, cela pourrait signaler un retour de l'intérêt pour les nouvelles émissions. Reddit a fixé le prix de ses actions à 34 $ chacune, ce qui donne à l'entreprise une valorisation de 6,4 milliards de dollars (y compris les options exercées). Ce chiffre est environ la moitié de la valorisation de 10 milliards de dollars atteinte en 2021, mais c'était à l'époque de l'argent bon marché et du boom spéculatif qui a suivi le début de la pandémie de COVID. Pendant ce temps, la plateforme de médias sociaux, qui comptait 267,5 millions d'utilisateurs actifs par semaine au 31 décembre, a généré 804 millions de dollars de revenus en 2023, en hausse d'environ 21 % par rapport à l'année précédente, tandis que sa perte nette s'est réduite à 90,8 millions de dollars, contre 158,6 millions de dollars en 2022. Reddit a réservé jusqu'à 8 % de son offre aux utilisateurs influents, y compris son armée de modérateurs qui aident à guider et à créer les nombreuses communautés de la plateforme. D'autres actions sursouscrites iront aux investisseurs institutionnels, mais la participation de la foule de détail suscite des spéculations selon lesquelles RDDT pourrait devenir un ‘meme stock’, avec une volatilité accrue ou une forte hausse qui pourrait laisser les malheureux HODLers tenir le sac. Des signes d'ironie ? Le forum Reddit r/wallstreetbets était derrière la manie des mèmes qui a eu lieu en 2021, impliquant des acteurs comme GameStop, AMC, BlackBerry et Bed Bath & Beyond. En passant, pour ceux et celles moins familier avec l’expression, "HODLers" fait référence à des investisseurs qui ont acheté des actions ou une cryptoactifs à un prix élevé, mais qui sont ensuite confrontés à une baisse importante de sa valeur. "HODL" est un terme dérivé du mot "hold" (garder) et est particulièrement utilisé dans la communauté des cryptoactifs pour encourager les investisseurs à conserver leurs actifs même en cas de forte volatilité des prix. Ainsi, "HODLers tenir le sac" signifie que les investisseurs qui ont acheté à un prix élevé et qui ont décidé de conserver leurs actifs malgré la baisse des prix se retrouvent avec des pertes importantes. Reddit n'a jamais été rentable au cours de ses près de deux décennies d'existence, mais il annonce de grands projets avant l'IPO. "Nous croyons qu'il existe une opportunité émergente dans la licence de données", a noté l'entreprise, qui a récemment conclu un accord de contenu IA avec Google, et pourrait conclure davantage d'accords pour aider à former de grands modèles de langage. Reddit prévoit également de développer des fonctionnalités comme un marché pour les produits et services, et a projeté son marché total adressable pour la publicité mondiale à 1,4 billion de dollars d'ici 2027. Coup d'œil sur l'IPO de Reddit : Date, Prix et Valorisation La deuxième tentative d'introduction en bourse de Reddit doit avoir lieu aujourd’hui; la société avait déposé confidentiellement une IPO en décembre 2021. À l'époque, nous n'avions pas beaucoup d'informations sur les finances de l'entreprise, ni sur les fourchettes de prix disponibles. Reddit devrait donc faire son entrée en bourse aujourd’hui jeudi, et sera coté sous le symbole "RDDT". Il a fixé la fourchette de prix entre 31 et 34 dollars, bien que le prix final soit annoncé avant l'IPO, en fonction de la demande des investisseurs. Selon Reuters, l'IPO de Reddit est sursouscrite d'environ cinq fois, ce qui signifie que la société pourrait fixer le prix au niveau le plus élevé de la fourchette, voire plus haut. En examinant le prix de l'IPO, Reddit cherche une valorisation allant jusqu'à 6,4 milliards de dollars. Lors de sa dernière levée de fonds en 2021, l'entreprise était valorisée à 10 milliards de dollars. La baisse de la valorisation depuis lors n'est guère surprenante ; au cours des deux dernières années, nous avons assisté à une compression similaire des valorisations des entreprises de croissance cotées en bourse ainsi que privées. En fait, le monde s'est pratiquement retourné pour les actions de croissance depuis 2021, car la Fed a depuis relevé ses taux à leur plus haut niveau depuis 2007, ce qui a réduit l'offre de liquidités faciles qui était canalisée dans des actifs comme les actions de croissance. L'exemple le plus récent et le plus pertinent est Instacart (CART), qui est entré en bourse avec une valorisation de 10 milliards de dollars l'année dernière, soit environ un quart de sa valorisation en 2021. L'environnement macroéconomique s'est également détérioré, rendant les investisseurs méfiants à l'égard des entreprises déficitaires. Dans le même temps, la croissance que de nombreuses entreprises ont connue entre 2020 et 2021 s'est depuis évaporée. En conclusion, l'introduction en bourse de Reddit représente un moment crucial pour l'une des plateformes de discussion en ligne les plus populaires au monde. Avec une valorisation initiale de 6,4 milliards de dollars, Reddit cherche à capitaliser sur sa base d'utilisateurs fidèles et son contenu généré par les utilisateurs pour stimuler sa croissance et devenir rentable. Cependant, Reddit fait face à plusieurs défis, notamment sa dépendance à la publicité numérique, la modération de contenu par des bénévoles et la concurrence féroce dans le secteur des médias sociaux. Les investisseurs doivent également prendre en compte la volatilité potentielle de l'action de Reddit, en particulier avec l'intérêt des investisseurs de détail et la possibilité de devenir un "meme stock". Malgré ces défis, Reddit a des perspectives intéressantes, notamment dans le domaine de l'intelligence artificielle et des partenariats avec des entreprises technologiques de premier plan. L'avenir de Reddit en tant qu'entreprise publique dépendra de sa capacité à monétiser efficacement sa plateforme tout en maintenant l'engagement de sa communauté d'utilisateurs. Sources: https://www.marketwatch.com/story/astera-labs-stock-soars-as-investors-cheer-the-debut-of-a-new-ai-chip-play-34443850 https://seekingalpha.com/news/4081934-will-reddit-become-the-next-meme-stock-ipo-will-involve-users https://www.nasdaq.com/articles/reddit-ipo-forecast:-should-you-buy-rddt-stock-despite-wallstreetbets-pessimism https://www.bnnbloomberg.ca/reddit-ipo-prices-at-top-of-range-to-raise-748-million-1.2049623 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L'imposition des gains en capital : comprendre les règles du jeu fiscal 14 mars 2024 - L'exploration de l'imposition des gains en capital ouvre une fenêtre captivante sur des problématiques à la fois économiques et fiscales. Au fil des années, j'ai souvent évoqué avec vous cette question, particulièrement lorsqu'il s'agit de transactions sur les marchés financiers. Alors que les rumeurs autour d'éventuelles révisions du taux d'imposition des gains en capital se multiplient à l'approche du prochain budget fédéral, je vous propose de prendre du recul pour mieux comprendre les principes fiscaux qui régissent ces gains. Le passé Historiquement, les gains en capital ont été traités différemment des autres types de revenus, une distinction basée sur leur nature : ils proviennent de la vente d'un actif dont la valeur a augmenté par rapport à son prix d'achat, et habituellement ils sont générateurs de revenus. Cette distinction était traditionnellement justifiée par l'unicité des investissements et les risques y afférents. Cependant, la réforme fiscale de 1972, inspirée par le Rapport Carter, a marqué un virage, soulignant la nécessité d'une équité entre tous les types de revenus pour préserver l'intégrité et la justice du système fiscal. Cherchant à atténuer les inégalités et à assurer une contribution équitable au financement public, le gouvernement a intégré les gains en capital dans l'assiette fiscale, de manière partielle, à travers un taux d'inclusion initialement fixé à 50%. Par la suite, ce taux d’inclusion a varié comme suit : 1988 : Le taux d'inclusion a été augmenté à 66,67 %. Cette modification faisait partie d'un effort pour accroître les revenus fiscaux et traiter de manière plus équitable les différentes sources de revenus. 1990 : Le taux d'inclusion a été porté à 75 %. L'objectif était similaire à celui de l'augmentation précédente, cherchant à équilibrer les contributions fiscales entre différentes formes de revenus. 2000 : En février 2000, le gouvernement a réduit le taux d'inclusion des gains en capital de 75 % à 66,67 %, puis à nouveau à 50 % quelques mois plus tard, dans le cadre du budget de l'an 2000. Cette réduction était motivée par des objectifs de stimulation de l'investissement et de l'activité économique, ainsi que par le désir de rendre le Canada plus compétitif à l’international sur le plan fiscal. Coïncidence ou non, la chute des marchés boursiers en raison du secteur technologique peu de temps après ces modifications de taux d’inclusion ont laissé perplexe certains contribuables quant à la valeur de leur perte dans le futur, celle-ci n’étant maintenant plus déductibles qu’à 50%, épargnant ainsi sûrement des sommes importantes au trésor public. Cette imposition partielle n'a pas manqué de susciter des débats. Des voix se sont élevées pour critiquer son impact potentiel sur la croissance économique, arguant qu'une fiscalité moins sévère sur ces gains encouragerait l'investissement et l'innovation. À l'inverse, l'ajustement du taux d'inclusion des gains en capital au fil du temps reflète les efforts gouvernementaux pour trouver un équilibre entre la nécessité de financer les dépenses publiques et celle de stimuler l'investissement privé. Les exonérations cumulatives pour certains actifs visent ainsi à soutenir des secteurs clés de l'économie comme l’agriculture et l’entrepreneuriat tout en offrant un allégement fiscal aux individus concernés. Un autre rationnel valable relativement à l’imposition réduite des gains en capital découle de l’effet de l’inflation. Lorsqu'une personne réalise un gain en capital, elle bénéficie d'un accroissement de la valeur de son investissement. Cependant, si l'inflation est élevée, la valeur de la monnaie diminue avec le temps. Par conséquent, un gain en capital nominal peut ne pas refléter un gain en capital réel si l'augmentation de la valeur de l'investissement est érodée par l'inflation, pour ceux qui auraient eu la clairvoyance d’investir dans des secteurs résistant à l’inflation. En réduisant les taux d'imposition sur les gains en capital, les autorités fiscales cherchent à tenir compte de cet effet de l'inflation. Un taux d'imposition réduit sur les gains en capital peut compenser l'effet de l'inflation en permettant aux investisseurs de conserver une plus grande partie de leur gain en capital réel, après avoir ajustement pour inflation. Toutefois, cette approche soulève des questions sur l'équité fiscale, car elle pourrait avantager les investisseurs fortunés, mettant ainsi en évidence la nécessité de trouver un équilibre délicat entre l'encouragement à l'investissement, la neutralité fiscale et la justice sociale. De plus, rien n’indique que le gouvernement au fil du temps a identifié l’inflation à titre d’élément pertinent pour justifier le taux d’inclusion du gain en capital. Le futur? Récemment, le gouvernement a pris plusieurs mesures concernant l'imposition des gains en capital. Par exemple, l'introduction d'un taux d'inclusion de 100 % du gain en capital dans le régime de l'impôt minimum de remplacement pourrait signifier un impôt supplémentaire pour certains, révélant l'hésitation politique à appliquer ce taux à tous les contribuables dans le « régime régulier » d’imposition. Une autre mesure récente vise à traiter les transactions immobilières « précipitées » sur les résidences principales, détenues moins de 365 jours, comme du revenu ordinaire, afin d'exclure ces opérations du cadre avantageux des gains en capital et de décourager la spéculation. Il convient de noter au passage que la règle de 365 jours n’est qu’un point de départ dans l’analyse de l’intention d’un contribuable quant à la détention d’un bien. Détenir un bien pendant 366 jours n'est pas en soit une solution à cette nouvelle règle. Ces récents changements quant au taux d’inclusion et à la période de détention soulèvent des questions : verrons-nous des modifications au taux d'inclusion des gains sur les transactions boursières, peut-être inspirés par les pratiques de nos voisins du sud ? Les récentes évolutions suggèrent que les transactions boursières pourraient être ciblées par le ministre des Finances dans le prochain budget d’avril 2024, alors que ceux-ci atteignent des sommets et que les besoins sont criants pour endiguer les déficits annuels. Patric Saint-Onge. CPA, LL.M.Fisc., TEP. Comptable professionnel agréé et détenteur d'une maîtrise en droithttps://www.saintonge.ca/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Vers une Transparence Climatique : Analyse des Nouvelles Règles de la SEC 7 mars 2024 - Le 2 mars, la Securities and Exchange Commission (SEC) a voté à 3 voix contre 2 en faveur d'une règle finale sur les divulgations climatiques, marquant un tournant significatif pour les investisseurs. Cette régulation exige qu'un certain nombre d'entreprises américaines divulguent leurs risques liés au changement climatique et leur contribution au réchauffement de la planète par le biais des émissions de gaz à effet de serre. La règle de 886 pages, qui fait suite à une proposition de mars 2022, établit un cadre de divulgation "minimal" pour les entreprises cotées en bourse, une transparence qui aidera à éclairer les décisions des investisseurs, selon Caroline Crenshaw, commissaire de la SEC ayant voté en faveur de la règle. Les divulgations climatiques ne sont pas obligatoires dans le régime actuel ; les entreprises les font de manière volontaire. Elles restent "rares dans tous les secteurs, à l'exception de quelques-uns", selon S&P Global. Les plus grandes entreprises devront commencer à faire certaines divulgations climatiques dès l'exercice 2025 et concernant les émissions de gaz à effet de serre dès l'exercice 2026. “Climate risk is financial risk” (Climat risque, c'est risque financier), a déclaré Elizabeth Derbes, directrice de la régulation financière et du risque climatique au Natural Resources Defense Council. "Cette règle est raisonnable pour protéger les investisseurs : elle leur donne accès à des informations claires, comparables et pertinentes sur les mesures prises par les entreprises pour gérer les risques et les opportunités liés au climat", a-t-elle ajouté. La transparence globale autour des risques climatiques peut être essentielle pour les investisseurs afin de déterminer si une action d'une entreprise vaut la peine d'être détenue ou si son prix est raisonnable. Les divulgations requises comprennent les risques climatiques ayant eu ou étant raisonnablement susceptibles d'avoir un impact matériel sur la stratégie commerciale, les opérations ou la situation financière de l'entreprise, selon la SEC. Elles incluent également les objectifs liés au climat, les plans de transition et les coûts et pertes liés à des événements tels que les ouragans, les tornades, les inondations, la sécheresse, les incendies de forêt, les températures extrêmes et la montée du niveau de la mer, a déclaré la SEC. Des défis pourraient être à venir La règle intervient alors que l'administration Biden s'est engagée à réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis d'ici 2030. En 2022, le président Joe Biden a signé l'Inflation Reduction Act, le plus grand investissement fédéral de l'histoire des États-Unis pour lutter contre le changement climatique. Elle fait également suite à d'autres régimes de divulgation climatique aux États-Unis et à l'international, tels que dans l'Union européenne et les règles récemment adoptées en Californie. Des défis législatifs et judiciaires à la règle "sont probables", a écrit Jaret Seiberg, analyste en politique financière et immobilière chez TD Cowen, la semaine dernière dans une note de recherche. Alors que les partisans affirment que la règle de la SEC est largement conforme à sa mission de protection des investisseurs, d'autres estiment que l'agence a outrepassé son autorité. La règle est une "réglementation climatique promulguée sous le sceau de la Commission" et "détourne" l'agence pour promouvoir des objectifs climatiques, a déclaré le commissaire de la SEC Mark Uyeda avant le vote de mercredi. L'année dernière, un groupe de républicains de la Chambre et du Sénat a envoyé une lettre au président de la SEC, Gary Gensler, critiquant la proposition, affirmant qu'elle "dépasse la mission, l'expertise et l'autorité" de l'agence. Gensler a défendu la règle comme étant conforme à un "accord de base" dans les lois sur les valeurs mobilières aux États-Unis. "Les investisseurs peuvent décider des risques qu'ils veulent prendre tant que les entreprises levant des fonds auprès du public font ... une divulgation 'complète et véridique'", a déclaré Gensler dans une déclaration écrite après le vote. "Au cours des 90 dernières années, la SEC a mis à jour, de temps en temps, les exigences de divulgation sous-tendant cet accord de base." Pour approfondir la compréhension des nouvelles règles de divulgation climatique de la SEC, examinons de plus près les détails et les implications de ces règles. Après des années de proposition, la SEC a finalement adopté de nouvelles règles qui obligeront de nombreuses entreprises publiques à divulguer les risques liés au climat dans leurs états financiers et leurs rapports annuels. Ces règles fourniraient aux investisseurs des informations "cohérentes, comparables et utiles à la prise de décision, et aux émetteurs des exigences de déclaration claires", selon l'agence. Cependant, tout le monde n'est pas satisfait des nouvelles exigences. Le président de la SEC, Gary Gensler, a déclaré : "La SEC est neutre en matière de mérite. Nous sommes agnostiques quant au risque climatique lui-même, mais nous avons un rôle à jouer dans les divulgations faites par les entreprises... et dans le fait qu'elles disposent de contrôles appropriés autour de ces divulgations". Il a ajouté : "Il s'agit des investisseurs prenant des décisions d'investissement et des risques qu'ils posent aux investisseurs. C'est ancré dans la matérialité, un concept vieux de plusieurs décennies, selon lequel les entreprises divulguent ce qu'un investisseur raisonnable considérerait parmi l'ensemble des informations disponibles". En d'autres termes, Gensler a présenté les nouvelles lignes directrices comme étant davantage liées aux risques que les entreprises et les investisseurs peuvent rencontrer en raison des effets du changement climatique qu’aux risques que les entreprises peuvent poser au climat. Cependant, certaines des nouvelles règles du cadre portent sur la manière dont les entreprises contribuent au changement climatique. Notamment, les émissions de Scope 1, qui résultent des activités d'une entreprise, ainsi que Scope 2, qui proviennent de l'énergie et de l'électricité achetées par une entreprise. Les gaz à effet de serre les plus difficiles à calculer - les émissions de Scope 3 - ont été laissés de côté dans la proposition finale, et font référence aux émissions indirectes liées au produit d'une entreprise, comme celles produites par ses fournisseurs et ses clients. Près de la moitié de toutes les entreprises publiques américaines enregistrées auprès de la SEC seront tenues de déclarer les émissions de Scope 1 et 2 si elles sont considérées comme des risques climatiques matériels. Pendant ce temps, la controverse entourant les nouvelles divulgations a entraîné un vote serré de 3 à 2 à la SEC, les deux commissaires républicains dissidents qualifiant le cadre de "réglementation climatique promulguée sous le sceau de la Commission" et déclarant qu'il augmenterait "les coûts externes typiques d'une entreprise publique d'environ 21 %". Une coalition de dix États a également déposé un recours en justice pour annuler les nouvelles règles, les qualifiant d'"illégales et inconstitutionnelles". Impacts sur les Entreprises Les entreprises seront invitées à ajouter une note à leurs états financiers détaillant les coûts découlant d'événements météorologiques extrêmes comme les ouragans et les incendies de forêt, mais une exigence proposée de séparer les impacts de ces coûts a été réduite. Les petites entreprises, qui représentent la majorité des entreprises américaines, seront exemptées de l'obligation de déclarer leurs émissions de gaz à effet de serre. Cependant, le groupe commercial Chamber of Commerce, qui a intenté un procès contre les règles de la Californie, a déclaré qu'il envisagerait d'intenter une action en justice. "Bien qu'il semble que certaines des dispositions les plus contraignantes de la règle initiale aient été supprimées, il s'agit toujours d'une règle nouvelle et complexe qui aura probablement un impact significatif sur les entreprises et leurs investisseurs", a déclaré Tom Quaadman, haut responsable de la Chambre, dans un communiqué. Leah Malone, responsable de la pratique de l'environnement, du social et de la gouvernance (ESG) et de la durabilité au cabinet d'avocats Simpson Thacher & Bartlett, a déclaré que la règle finale réduisait le fardeau pour les entreprises de divulguer leurs émissions, mais exigeait des informations qui donneront aux investisseurs une "fenêtre importante" sur l'approche des entreprises en matière de risques climatiques. "Jusqu'à présent, la plupart des entreprises qui estimaient avoir quelque chose de positif à dire sur leur approche des risques climatiques l'ont inclus dans un rapport de durabilité distinct", a déclaré Malone. Maintenant, les entreprises devront "prendre ces questions au sérieux" et être encouragées à mettre en place des processus pour évaluer ces risques. Certains politiciens démocrates et investisseurs soucieux de la durabilité ont été déçus par l'absence de divulgations plus strictes, mais différaient dans leurs opinions sur l'efficacité de la règle. Le groupe d'investisseurs Ceres a déclaré dans un communiqué qu'il était "ravi du travail de la SEC pour élaborer une règle solide", bien que "la réglementation manque notablement d'une exigence en matière d'émissions de gaz à effet de serre (GES) de Scope 3". Mais le sénateur démocrate Ed Markey du Massachusetts a déclaré que les règles mettaient l'économie américaine en danger. "Cela signifie de grandes promesses sans aucune véritable obligation de réduire les émissions, bien que ces mêmes entités doivent fournir ces informations dans l'Union européenne et en Californie à partir de 2026", a déclaré Markey dans un communiqué. Si les entités visées dans d'autres juridictions choisissent d'envoyer plus d'informations à la SEC que ce qui est requis, "elles élargissent leur champ de responsabilité", a déclaré Abbey Raish, associée en ESG au cabinet d'avocats Kirkland. Cela est dû au fait que toute information jugée erronée ou trompeuse pourrait faire l'objet de mesures d'exécution de la SEC et de litiges d'actionnaires en plus de la responsabilité sous une autre juridiction, a-t-elle déclaré. En conclusion, les nouvelles règles de divulgation climatique de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis marquent une étape importante dans la transparence des risques climatiques pour les entreprises publiques. Malgré une certaine atténuation par rapport aux propositions initiales, ces règles imposent aux entreprises de divulguer les risques liés au climat, notamment en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre et les mesures prises pour s'adapter à une économie à faible émission de carbone. La SEC, dirigée par Gary Gensler, a insisté sur le fait que ces règles visent à fournir aux investisseurs des informations claires et comparables pour les aider dans leurs décisions d'investissement. Cependant, des critiques, notamment de la part de certains États républicains et groupes d'entreprises, ont souligné des préoccupations quant aux coûts et aux exigences supplémentaires imposés aux entreprises. Ces règles, qui font partie de l'agenda du président Joe Biden pour lutter contre le changement climatique, rejoignent d'autres initiatives similaires en Europe et en Californie. Bien que certaines voix aient exprimé leur déception quant à l'absence de dispositions plus strictes, la règle de la SEC représente un pas significatif vers une plus grande transparence et responsabilité en matière de climat pour les entreprises américaines. Sources : https://www.cnbc.com/2024/03/06/what-the-sec-vote-on-climate-disclosures-means-for-investors.html https://seekingalpha.com/news/4077023-deeper-dive-into-the-secs-new-climate-disclosure-rules https://www.reuters.com/sustainability/boards-policy-regulation/us-sec-vote-long-awaited-overhaul-corporate-climate-disclosure-rules-2024-03-06/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La montée en puissance du Bitcoin : comment les FNB, les actions minières et les options transforment le marché 29 février 2024 - Le Bitcoin (BTC) a franchi la barre des 60 000 dollars pour la première fois depuis novembre 2021, porté par un afflux continu d'investissements dans les fonds négociés en bourse (ETF). Au cours des deux derniers jours, les ETF ont enregistré une entrée nette combinée de 1,1 milliard de dollars, la demande des ETF Bitcoin dépassant la production quotidienne de Bitcoin par les mineurs d'environ dix fois! Au cours des 120 derniers jours, à la suite de la probabilité accrue d'approbations d'ETF, et surtout depuis le lancement des ETF le 10 janvier, les entreprises minières de Bitcoin ont vu leurs valeurs boursières dépasser les gains de Bitcoin. Plus précisément, Cleanspark (NASDAQ: CLSK) et Marathon Digital (NASDAQ: MARA) ont connu des hausses d'environ 380% et 250% respectivement, par rapport à une augmentation de 70% du prix du BTC au cours de la même période. Cependant, malgré la montée du Bitcoin au-dessus de 60 000 dollars mercredi, cette tendance n'a pas persisté.  Notamment, l'actif cryptographique phare a augmenté de 6% dans la journée, nettement devant des mineurs comme Riot Platforms (NASDAQ: RIOT) et CleanSpark (NASDAQ: CLSK), qui ont chuté de 7,5% et 10% respectivement. De plus, Marathon Digital (NASDAQ: MARA), a publié hier des résultats trimestriels qui ont déçu les attentes, ce qui a entraîné une baisse de 9% de son cours après les heures de bourse de mercredi. Malgré cela, la société a amélioré ses bénéfices par action ajustés à -$0,02 au quatrième trimestre, contre -$0,07 au trimestre précédent. Elle a également augmenté sa production de bitcoins à 4 242 unités, contre 3 490 au trimestre précédent et 1 562 l'année précédente. Le Bitcoin quant à lui continue sa montée aujourd'hui, se négociant au-dessus de la barre des 62 000 dollars américains jeudi avant midi, marquant ainsi une progression persistante. Les FNB reliés au Bitcoin Morgan Stanley envisage d'ajouter des ETF de Bitcoin spot à sa plateforme de courtage Morgan Stanley (NYSE: MS) envisage d'offrir des fonds négociés en bourse (FNB ou ETF en anglais) de Bitcoin spot à ses clients de sa plateforme de courtage, selon un rapport médiatique daté de mercredi. Cette nouvelle intervient après que la Securities and Exchange Commission des États-Unis ait approuvé le mois dernier plusieurs ETF cotés en bourse aux États-Unis qui investissent directement dans le Bitcoin (BTC-USD), élargissant ainsi l'accès à la cryptomonnaie la plus médiatisée. En effet, des milliards de dollars ont déjà été investis dans de tels produits depuis l'approbation, avec le Grayscale Bitcoin Trust (GBTC), l'iShares Bitcoin Trust ETF (IBIT) de BlackRock (BLK) et le Fidelity Wise Origin Bitcoin Fund ETF (FBTC) de Fidelity ayant le plus d'actifs. Morgan Stanley (MS) évalue la possibilité d'offrir des FNB de Bitcoin spot à ses clients depuis l'approbation de la SEC, a rapporté CoinDesk, citant une personne informée de la situation. Le rapport n'a pas précisé quels des 10 ETF de Bitcoin spot Morgan Stanley (MS) envisageait d'offrir à ses clients. Ce ne serait pas la première incursion de Morgan Stanley dans la crypto. En 2021, le géant de Wall Street a offert à ses clients fortunés l'accès à des fonds Bitcoin (BTC-USD), avant que d'autres grandes banques américaines ne suivent le mouvement. Les ETF Bitcoin enregistrent des volumes d'échange record alors que les investisseurs particuliers se lancent dans le rallye de la cryptomonnaie Les traders particuliers semblent utiliser un nouvel outil lors de ce vaste rallye du Bitcoin : les fonds négociés en bourse Les fonds, lancés le mois dernier, ont vu leur volume de transactions exploser cette semaine alors que le Bitcoin continue de grimper. Par exemple, l'iShares Bitcoin Trust (IBIT) a vu environ 96 millions d'actions changer de mains mercredi, selon FactSet. C'est plus du double de son précédent record de près de 43 millions d'actions, établi mardi. Un autre fonds de plusieurs milliards de dollars, le Fidelity Wise Origin Bitcoin Fund (FBTC), a vu environ 27 millions d'actions changer de mains mercredi, dépassant largement les 16,8 millions échangés le 11 janvier, son premier jour de cotation. Pendant ce temps, l'ARK 21Shares Bitcoin ETF (ARKB) a été échangé environ 7 millions de fois, soit environ 1 million de fois de plus que son record du 11 janvier. Le marché très actif autour de ces fonds est probablement un signe que les traders particuliers utilisent les FNB pour participer au rallye du Bitcoin. La plus grande cryptomonnaie a franchi la barre des 60 000 dollars mercredi pour la première fois depuis novembre 2021. Bien que les FNB soient utilisés par tous types d'investisseurs, le trading intraséance intense suggère que les traders particuliers sont un groupe important qui achète et vend les fonds. Le volume de transactions est encore plus impressionnant si l'on considère le prix. Le Bitcoin a augmenté d'environ 30% depuis l'approbation des FNB, et les fonds de suivi ont tous augmenté de prix au cours des six dernières semaines, y compris une forte hausse cette semaine. Ce mouvement de prix signifie que bon nombre des fonds ont enregistré un montant record de dollars échangés mercredi également. Une exception notable à la tendance était le Grayscale Bitcoin Trust (GBTC), dont le volume de transactions était encore loin de ses niveaux de janvier. Le fonds, qui a vu des milliards de dollars sortir depuis son lancement, a enregistré environ 34 millions d'actions échangées mercredi, bien en dessous de son chiffre du 11 janvier. Néanmoins, cela représente plus de 1,5 milliard de dollars de volume de transactions. L'approbation des options sur les ETF de Bitcoin Grayscale fait pression sur la SEC pour approuver les options sur les ETF de Bitcoin spot Le gestionnaire d'actifs cryptographiques Grayscale Investments exhorte le régulateur américain des valeurs mobilières à approuver les options sur son fonds négocié en bourse de Bitcoin spot, une décision qui ouvrirait le produit à une nouvelle classe d'investisseurs. Dans une lettre envoyée mercredi à la Securities and Exchange Commission, le PDG de Grayscale, Michael Sonnenshein, a déclaré qu'un rejet par la SEC des options sur son Grayscale Bitcoin Trust (GBTC) "discriminerait injustement" ses actionnaires, notant que le régulateur avait précédemment approuvé des options sur des ETF liés aux contrats à terme sur le bitcoin. "Il est vital pour les intérêts de GBTC et de tous les investisseurs en produits négociés en bourse sur Bitcoin spot d'avoir accès aux options cotées en bourse sur GBTC et sur d'autres ETP Bitcoin spot", a écrit Sonnenshein. Bitcoin est en passe d'enregistrer un gain mensuel de plus de 47 %, le plus important depuis décembre 2020, alors que les FNB ouvrent la cryptomonnaie à un plus grand nombre d'investisseurs. Les gestionnaires d'actifs n'ont pas tardé à tirer parti de cet engouement en déposant des propositions auprès de la SEC pour une deuxième vague de produits cryptographiques plus complexes, notamment certains qui utiliseraient des options pour amplifier la volatilité du bitcoin. Les options donnent au détenteur le droit d'acheter ou de vendre un actif, tel qu'une action ou un produit négocié en bourse, à un prix prédéterminé à une date fixée. Selon un rapport de Reuters publié plus tôt en février, l'obtention de l'approbation réglementaire pour les produits sur la série de nouveaux ETF de bitcoin pourrait prendre des mois. La SEC supervise les modifications techniques des règles que les bourses doivent apporter pour lister des options, et les approuve généralement quelques jours après le début de la négociation d'un ETF. Mais comme les régulateurs considèrent le bitcoin comme une matière première, les options sur les ETF de Bitcoin spot peuvent également nécessiter l'approbation de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), qui supervise les dérivés de matières premières, ce qui complique le processus de réglementation pour l'approbation. Sans les options, les gros investisseurs, qui pourraient contribuer à hauteur de 100 milliards de dollars à la capitalisation boursière des ETF, sont confrontés à des problèmes de gestion des risques et pourraient rester à l'écart, ont déclaré des experts. Sonnenshein a déclaré que les options faciliteraient la découverte des prix des actions des nouveaux ETF, ce qui aiderait les investisseurs à naviguer dans les conditions du marché, à se couvrir et à générer des revenus. Les options permettraient également de "rapprocher davantage le bitcoin du périmètre réglementaire en permettant à des participants de marché réglementés supplémentaires", tels que les marchands de contrats et les courtiers, "de négocier les produits", a-t-il ajouté. Conclusion La montée fulgurante du Bitcoin au-dessus des 60 000 dollars a marqué le début d'une nouvelle ère d'investissement pour les cryptomonnaies. Les fonds négociés en bourse liés au Bitcoin ont joué un rôle crucial en ouvrant la porte à un plus large éventail d'investisseurs, tandis que les actions minières ont reflété cette tendance avec des performances contrastées. Parallèlement, l'approbation potentielle des options sur les ETF de Bitcoin promet d'ajouter une dimension supplémentaire à ce paysage financier en évolution rapide. Avec ces développements, le Bitcoin continue de se positionner comme une force perturbatrice dans le monde de la finance, offrant des opportunités uniques aux investisseurs du monde entier. Sources : https://www.streetinsider.com/Cryptocurrency/Bitcoin+soars+past+%2460K+amid+ETF+frenzy+but+mining+stocks+underperform/22858602.html https://seekingalpha.com/news/4072818-bitcoin-breaks-59k-barrier-market-cap-surges-to-115-trillion-in-5-day-rally https://seekingalpha.com/news/4073355-morgan-stanley-mulls-adding-spot-bitcoin-etfs-to-its-brokerage-platform-report https://www.cnbc.com/2024/02/28/bitcoin-etfs-see-record-high-trading-volumes-as-retail-investors-jump-on-crypto-rally.html https://www.tradingview.com/news/reuters.com,2024:newsml_L2N3FE1MQ:0-grayscale-lobbies-sec-to-approve-options-on-spot-bitcoin-etfs/ https://seekingalpha.com/news/4073539-marathon-digital-q4-stock-slides-after-turning-in-q4-loss L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### NVIDIA : Le Moteur de l'Intelligence Artificielle Fait Rugir Wall Street 22 février 2024 - Les futures du Nasdaq, axés sur la technologie, ont grimpé de plus de 2 % jeudi, après les excellents résultats et prévisions de NVIDIA, alimentant l'euphorie autour de l'intelligence artificielle qui a propulsé Wall Street à des niveaux record cette année. Avant la déclaration des résultats financiers, le marché des options pour les actions de NVIDIA était très actif. Les investisseurs semblaient optimistes quant aux résultats, avec un volume important d'options d'achat (calls) par rapport aux options de vente (puts). Cela indique que de nombreux investisseurs anticipaient une hausse des actions après l'annonce des résultats. Selon Steve Sosnick, Chief Strategist d'Interactive Brokers, il est difficile de se souvenir d'un autre moment où les résultats d'une seule entreprise étaient aussi cruciaux pour la santé du marché dans son ensemble que ceux de NVIDIA aujourd'hui. Le dernier exemple comparable serait Cisco en 1999 ou 2000, lorsque CSCO était le principal fournisseur de la folie Internet, analogue au rôle de NVIDIA dans l'engouement actuel pour l'IA. Le récent mouvement de prix de NVIDIA est à la source de cette préoccupation. Même après quelques jours de modestes baisses, l'action est en hausse d'environ 40 % depuis le début de l'année et également depuis son dernier rapport. La société a plus que triplé au cours de la dernière année. C'est un mastodonte - et à juste titre. La société a dépassé les attentes de revenus et de bénéfices au cours des quatre derniers trimestres tout en relevant ses prévisions. Mais la performance exceptionnelle de NVIDIA réduit la marge d'erreur. Les actions de NVIDIA ont donc bondi jusqu’à 14,3 % en préouverture en ce jeudi matin, après que le concepteur de puces ait prévu un triplement du chiffre d'affaires du premier trimestre, porté par une forte demande pour ses puces d'intelligence artificielle. Ces attentes sont largement au-dessus des estimations, la société misant sur une demande croissante pour ses puces d'intelligence artificielle de premier plan. La société, qui a également dépassé les attentes de chiffre d'affaires du quatrième trimestre, pourrait ajouter plus de 200 milliards de dollars de capitalisation boursière, si les gains se maintiennent. Les actions d'autres sociétés, considérées comme bénéficiaires de l'essor de l'IA, ont également reçu un coup de pouce. Le rival de NVIDIA, Advanced Micro Devices, le fournisseur de composants de serveurs Super Micro Computer et Arm Holdings ont grimpé de 6 % à 14 %. Les ETF suivant les semi-conducteurs comme VanEck Semiconductor ETF et iShares Semiconductor ETF ont gagné respectivement 5,9 % et 4,1 %, tandis que le Global X Robotics and Artificial Intelligence ETF a grimpé de 2,9 %. Les actions des Big Tech et des valeurs de croissance telles qu'Alphabet, Microsoft, Tesla et Meta Platforms ont augmenté de 1,5 % à 2,4 %. Les gains de NVIDIA étaient un test majeur pour le rallye alimenté par l'IA à Wall Street. Certains analystes avaient averti qu'un résultat décevant pourrait déclencher une forte vente parmi les valeurs technologiques. Wall Street pourrait atteindre de nouveaux records à court terme si la dynamique s'accélère. "Les bons résultats et les prévisions de NVIDIA indiquent des tendances solides en matière de dépenses d'infrastructure en IA, selon nous", a déclaré Mark Haefele, directeur des investissements chez UBS Global Wealth Management, dans une note. "En fait, les derniers développements comme le texte-vidéo de Sora d'OpenAI et les commentaires de la direction de NVIDIA suggèrent que nos estimations sur les revenus totaux de l'industrie de l'IA (une croissance de 15 fois entre 2022 et 2027 pour atteindre 420 milliards de dollars) pourraient s'avérer être conservatrices." Pendant ce temps, les investisseurs restent convaincus que la Réserve fédérale américaine commencera à réduire les taux d'intérêt en juin, après que les minutes de la dernière réunion de la banque centrale aient montré que la majorité des décideurs étaient préoccupés par les risques d'un assouplissement de la politique monétaire trop tôt. La demande déjà forte pour les puces de centres de données et les unités de traitement graphique (GPU) de la société continue de croître alors que les entreprises se précipitent pour étendre leurs offres d'IA. Le silicium de NVIDIA domine le marché mondial des puces d'IA, où il compte parmi ses clients des géants comme Microsoft. "Le marché était prêt à vendre les nouvelles après les résultats de NVIDIA, compte tenu des attentes démesurées et des conditions macroéconomiques qui se détériorent", a déclaré l'analyste de Investing.com Thomas Monteiro. "Cependant, une fois de plus, la société n'a laissé aucun doute que le boom de l'IA est bien plus qu'une simple narration boursière, mais plutôt le pari le plus significatif des sociétés du monde entier en ce moment." Sources : https://www.streetinsider.com/Reuters/Nvidias+mega+rally+drives+Nasdaq+futures+2%25+higher/22814031.html https://www.reuters.com/technology/nvidia-forecasts-first-quarter-revenue-above-estimates-2024-02-21/ https://www.cnbc.com/2024/02/22/nvidia-shares-pop-12percent-in-premarket-trade-after-ai-fueled-bumper-earnings-.html https://ibkrcampus.com/traders-insight/securities/options/options-market-expectations-for-nvidia-earnings-2 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le Nikkei du Japon atteint un sommet de 34 ans malgré la perte du titre de troisième économie mondiale 15 février 2024 - Le Japon a récemment été détrôné de sa position de troisième économie mondiale par l'Allemagne, mais cela n'a pas empêché le Nikkei, l'indice boursier japonais, d'atteindre un sommet de 34 ans. Le Nikkei a grimpé à son plus haut niveau depuis janvier 1990, se situant à seulement 2% en dessous de son record historique de 1989, qui marquait le pic de la bulle économique japonaise. Cette hausse spectaculaire du Nikkei a été soutenue par plusieurs facteurs. Tout d'abord, la faiblesse du yen a stimulé les profits des exportateurs japonais, rendant leurs produits plus compétitifs sur les marchés mondiaux. En outre, la perspective d'une politique monétaire accommodante a également soutenu le Nikkei, alors que le Japon est récemment tombé en récession à la fin de l'année dernière. Les actions liées aux puces électroniques ont particulièrement bien performé, suivant les gains des pairs de Wall Street. Tokyo Electron, un géant de l'équipement de fabrication de puces, a contribué de manière significative à la hausse du Nikkei, tout comme SoftBank Group, un investisseur axé sur l'intelligence artificielle. Les bénéfices des entreprises ont également été un facteur clé, avec des gagnants notables dans les secteurs des énergies vertes et du commerce électronique, tandis qu'une entreprise de jouets a connu une chute importante. Cependant, la dépréciation du yen en dessous de 150 pour un dollar cette semaine a été globalement favorable, augmentant la valeur des revenus à l'étranger et rendant les produits plus compétitifs. Malgré ces performances impressionnantes, le Japon a connu une récession technique, avec son PIB se contractant pour le deuxième trimestre consécutif. Cette contraction a conduit à la perte de la troisième place mondiale au profit de l'Allemagne en termes de PIB nominal. Malgré ces défis, le Japon continue d'attirer l'attention des investisseurs. Avec une croissance économique modérée prévue pour cette année, le pays reste un marché clé à surveiller pour les investisseurs actifs cherchant des opportunités dans un paysage financier en évolution rapide. Les FNB japonais pourraient prolonger leurs gains en 2024 Alors que l'année 2024 approche, les conseillers et les investisseurs envisagent avec attention leurs perspectives pour l'année à venir, en se basant sur les performances de 2023. Les actions japonaises et les FNB correspondants pourraient mériter la confiance des investisseurs une fois de plus l'année prochaine. Le Japon figure parmi les marchés actions développés les plus performants de 2023 en dehors des États-Unis. L'indice MSCI Japan affiche une hausse de 14 %, dépassant l'indice MSCI EAFE de 380 points de base. Les investisseurs auraient pu faire encore mieux s'ils avaient couvert le risque de change dollar/yen. Il suffit de regarder le WisdomTree Japan Hedged Equity Fund (DXJ), qui a progressé de 44,5 % cette année. Du côté des petites capitalisations, le WisdomTree Japan Hedged SmallCap Equity Fund (DXJS) affiche une hausse de 34,5 % depuis le début de l'année, surpassant largement les FNB des petites capitalisations aux États-Unis. Des performances haussières indéniables, et bien que les performances passées ne garantissent pas les rendements futurs, les participants au marché envisageant DXJ et DXJS peuvent être rassurés en sachant que certains experts estiment que les actions japonaises continueront de progresser en 2024. DJX Source Tradingview Voici les quinze plus grandes détentions du FNB DXJ : Source VettaFI https://etfdb.com/etf/DXJ/#holdings Perspectives attrayantes pour DXJ et DXJS en 2024 Morgan Stanley fait partie des entreprises optimistes sur les actions japonaises pour 2024. La banque a récemment noté qu'elle s'attend à ce que l'indice TOPIX du Japon gagne 11 % l'année prochaine. Si cela s'avère exact, DXJ et DXJS en bénéficieraient probablement. "Nous voyons le TOPIX progresser davantage dans son marché haussier structurel," selon la banque. "Une reflation soutenue et une productivité croissante au niveau macroéconomique, combinées à une amélioration de la gouvernance d'entreprise au niveau microéconomique, devraient probablement entraîner une nouvelle amélioration de la rentabilité des entreprises au Japon." À noter également pour les participants au marché envisageant les FNB WisdomTree, c'est qu'il est devenu courant ces derniers temps que d'autres investisseurs professionnels soient optimistes sur les actions japonaises. Le refrain habituel est que les actions dans le Pays du Soleil Levant sont soutenues par une forte croissance des bénéfices, des valorisations plus basses, et une banque centrale qui souhaite soutenir la croissance économique tout en maîtrisant l'inflation. Pour être précis, Morgan Stanley prévoit que le TOPIX progressera de 11,3 % l'année prochaine. Si cela se confirme, ce serait bien mieux que les gains attendus des indices MSCI Emerging Markets et MSCI China, plus volatils, que la banque prévoit en hausse de 5,5 % et 7,1 % respectivement l'année prochaine. De plus, d'autres vents favorables pourraient soutenir DXJ et DXJS cette année : "Aujourd'hui, les entreprises japonaises dans leur ensemble n'ont pas de dette, mais détiennent près de 2,5 billions de yens (16,5 milliards de dollars) de liquidités. La déflation a cédé la place à une inflation modérée. Et la monnaie japonaise est extrêmement compétitive, autour de 150 yens pour un dollar américain. Les fabricants locaux bénéficient de certains des coûts de main-d'œuvre les plus bas au monde," selon Reuters. En conclusion, malgré la perte de son titre de troisième économie mondiale au profit de l'Allemagne, le Japon continue de présenter des opportunités intéressantes pour les investisseurs. Le Nikkei a atteint un sommet de 34 ans, soutenu par la performance des actions liées aux puces électroniques et une faiblesse du yen favorable aux exportateurs. Les FNB Japonais, tels que le WisdomTree Japan Hedged Equity Fund (DXJ) et le WisdomTree Japan Hedged SmallCap Equity Fund (DXJS), pourraient également prolonger leurs gains en 2024. Des perspectives optimistes pour les actions japonaises, soutenues par des réformes favorables aux actionnaires et des valorisations attractives, font du Japon un marché à surveiller de près pour les investisseurs actifs à la recherche d'opportunités dans un environnement économique en évolution rapide. Sources : https://www.reuters.com/markets/asia/japans-nikkei-pushes-fresh-34-year-peak-chip-shares-climb-2024-02-15/ https://www.cnbc.com/2024/02/15/asia-markets.html https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2024-02-14/le-japon-depasse-par-l-allemagne-au-troisieme-rang-economique-mondial.php https://www.etftrends.com/model-portfolio-channel/japan-etfs-could-extend-gains-in-2024/ https://www.nasdaq.com/articles/ewj:-japanese-stocks-look-well-positioned-for-gains-in-2024 https://etfdb.com/etf/DXJ/#holdings L’auteur de ce billet déclare détenir une position dans le titre mentionné de DJX, mais n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Bourse 101 : Comprendre les Ordres d'Achat et de Vente Les ordres d'achat et de vente : Fondements de la négociation en bourseLes ordres au marché : Agir rapidement au meilleur prix disponibleLes ordres limites : Fixer un prix spécifique pour une transactionDifférences clés entre les ordres au marché et les ordres limitesExécution immédiate vs Exécution conditionnelleContrôle du prixCertitude vs. FlexibilitéConclusion 12 février 2024 - Dans le monde complexe de la bourse, où les actions et autres titres sont achetés et vendus à un rythme effréné, la compréhension des différents types d'ordres est cruciale pour les investisseurs. Deux des ordres les plus fondamentaux sont les ordres au marché et les ordres limites, chacun avec ses propres avantages et inconvénients. Commençons par comprendre ces concepts avant d'explorer leur fonctionnement plus en détail. Les ordres d'achat et de vente : Fondements de la négociation en bourse Avant d'entrer dans les détails des ordres au marché et des ordres limites, il est essentiel de comprendre ce qu'ils représentent dans le contexte de la négociation en bourse. Lorsque vous souhaitez acheter ou vendre un titre, vous passez ce qu'on appelle un ordre. Cet ordre est essentiellement une instruction que vous donnez à votre courtier pour acheter ou vendre une certaine quantité d'actions d'une entreprise à un prix spécifié ou au meilleur prix possible. Les ordres sont exécutés sur les différentes plates-formes de négociation où les transactions sont effectuées. Les ordres au marché : Agir rapidement au meilleur prix disponible Un ordre au marché est une instruction donnée par un investisseur à son courtier pour acheter ou vendre un titre au meilleur prix disponible sur le marché au moment de la transaction. Cela signifie que l'ordre sera exécuté immédiatement, quelle que soit la fluctuation des prix. Les ordres au marché sont souvent utilisés lorsque la vitesse est primordiale et que le prix exact n'est pas la principale préoccupation. Par exemple, si vous voulez acheter des actions d'une entreprise avant que leur prix ne monte trop, un ordre au marché peut être la meilleure option. Les ordres limites : Fixer un prix spécifique pour une transaction Contrairement aux ordres au marché, les ordres limites permettent aux investisseurs de fixer un prix spécifique auquel ils sont prêts à acheter ou vendre un titre. L'ordre ne sera exécuté que si le marché atteint ce prix spécifié ou meilleur. Cela permet aux investisseurs de contrôler le prix auquel ils effectuent leurs transactions. Par exemple, si vous possédez des actions et que vous souhaitez les vendre uniquement si leur prix atteint un certain seuil, vous pouvez passer un ordre limite pour vous assurer de réaliser un profit satisfaisant. Différences clés entre les ordres au marché et les ordres limites La principale différence entre les ordres au marché et les ordres limites réside dans la manière dont ils sont exécutés et dans le contrôle que l'investisseur exerce sur le prix de la transaction. Exécution immédiate vs Exécution conditionnelle Les ordres au marché sont exécutés immédiatement au meilleur prix disponible, tandis que les ordres limites ne seront exécutés que si le marché atteint un prix spécifié ou meilleur. Contrôle du prix Avec un ordre au marché, l'investisseur renonce au contrôle sur le prix exact de la transaction, tandis qu'avec un ordre limite, l'investisseur peut spécifier le prix auquel il est prêt à acheter ou vendre. Certitude vs. Flexibilité Les ordres au marché offrent la certitude que la transaction sera exécutée rapidement, mais peuvent entraîner des prix imprévus, tandis que les ordres limites offrent une plus grande flexibilité sur le prix, mais il n'y a aucune garantie que la transaction sera effectuée. Conclusion Les ordres au marché et les ordres limites sont deux types d'instructions que les investisseurs donnent à leurs courtiers pour acheter ou vendre des titres sur le marché boursier. Alors que les ordres au marché sont exécutés immédiatement au meilleur prix disponible, les ordres limites permettent aux investisseurs de fixer un prix spécifique pour leurs transactions. Le choix entre les deux dépend souvent de la préférence de l'investisseur en matière de contrôle sur le prix et de rapidité d'exécution. Il est essentiel que les investisseurs comprennent ces concepts fondamentaux pour prendre des décisions éclairées lors de la négociation en bourse. Mais ceci n'est que le début ! Si vous souhaitez approfondir vos connaissances et découvrir d'autres astuces de pro, n’hésitez pas à visiter notre page formation ou notre boutique e-Actions où vous trouverez des formations en ligne pour améliorer vos compétences en trading. L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### 5000 à l'horizon : Le S&P 500 prêt à franchir un nouveau sommet historique 8 février 2024 - La charge haussière de Wall Street se poursuit alors que le S&P 500 se rapproche d'un jalon historique, frôlant la barre des 5 000 avec un élan constant. L'optimisme des investisseurs reste élevé, alimenté par une conjonction de facteurs qui continuent de soutenir l'ascension remarquable de l'indice de référence. La Force de la Saison des Résultats Renforçant la trajectoire ascendante du S&P 500, la saison des résultats en cours a vu une série de rapports positifs de la part du monde des affaires. Des profits d'entreprise solides et des perspectives optimistes ont agi comme des catalyseurs, réaffirmant la confiance des investisseurs dans la résilience de l'économie. Notamment, le secteur technologique, propulsé par les avancées en intelligence artificielle (IA), a été un contributeur significatif à la hausse du marché, avec des géants de la tech tels que Alphabet (GOOG) (GOOGL), Amazon (AMZN), Apple (AAPL), Microsoft (MSFT) et Nvidia (NVDA) en tête. Des Vents Favorables sur le Plan Macroéconomique Le contexte macroéconomique continue de fournir des vents favorables au marché haussier. Malgré l'indication récente du président de la Réserve fédérale, Jerome ‘Jay’ Powell, selon laquelle il n'y aura pas de baisses de taux à court terme, les investisseurs restent optimistes quant à l'approche prudente de la Fed en matière de politique monétaire. Avec une croissance du PIB de 3,3% au quatrième trimestre et l'ajout de 353 000 emplois en janvier, la vigueur sous-jacente de l'économie est évidente, alimentant davantage le sentiment haussier parmi les participants au marché. Élargissement de la Hausse et Perspectives du Marché Au milieu de la course record du S&P 500, les analystes de marché surveillent de près la portée de la hausse. Alors que les actions de grandes capitalisations technologiques ont largement contribué aux gains, il y a des spéculations sur la possibilité d'une hausse plus large du marché, où les actions de moyennes capitalisations prennent le relais. Lawrence Fuller, Leader du Groupe d'Investissement de The Portfolio Architect, souligne l'importance de la largeur du marché, suggérant qu'une hausse diversifiée serait le signe d'un marché haussier plus sain et plus durable. FOMO des Investisseurs et Dynamique du Marché Alors que le S&P 500 enregistre des gains impressionnants, la FOMO (Fear Of Missing Out) des investisseurs semble être à la hausse. Avec l'indice déjà en hausse de 4,7% depuis le début de l'année, les investisseurs qui ont manqué la hausse de l'année dernière peuvent être désireux de sauter dans le marché, alimentant ainsi davantage la pression à la hausse sur les prix des actions. Cependant, des préoccupations concernant le poids excessif des grandes capitalisations persistent, car la domination de quelques grandes actions technologiques soulève des questions sur la stabilité du marché et les vulnérabilités potentielles. Le Grand Tableau à l’international Les marchés boursiers de la région Asie-Pacifique ont terminé la journée de manière mitigée. Le Hang Seng de Hong Kong a reculé de 1,27% dans une journée mitigée qui a vu des noms du secteur des services de distribution comme Alibaba (BABA) tirer l'indice vers le bas, et le SENSEX de l'Inde a chuté de 1,00%. L'indice ASX All Ordinaries d'Australie a gagné 0,31%, le KOSPI de la Corée du Sud a progressé de 0,41%, le Shanghai Composite de Chine a ajouté 1,28% et le Nikkei du Japon a clôturé 2,06% plus haut alors que les marchés réagissaient aux spéculations selon lesquelles la Banque du Japon ne toucherait pas aux taux de sitôt, ce qui a pesé sur le yen. Le marché de Taiwan reste fermé pour les célébrations du Nouvel An du pays. Les marchés européens sont mitigés en mi-journée et les contrats à terme sur actions aux États-Unis indiquent une ouverture plus basse, même si le S&P 500 se rapproche d'un nouveau record à 5000. Ce niveau pourrait être un aimant pour les actions, surtout avec le sentiment des investisseurs revenant à la "Gourmandise Extrême" cette semaine. Cette tendance est alimentée par la combinaison de données économiques en amélioration et de résultats trimestriels meilleurs que prévu jusqu'à présent dans la saison des résultats en cours. Cela renforce la confiance des investisseurs dans la croissance des bénéfices et des résultats pour 2024 malgré la probabilité croissante que les baisses de taux de la Fed soient repoussées au second semestre de 2024. Ces attentes pourraient être mises à l'épreuve la semaine prochaine lorsque le marché recevra le prochain lot de données sur le PIB et l'inflation de janvier. Perspectives Futures Alors que le S&P 500 est sur le point de franchir la barre des 5 000, l'attention se tourne vers la pérennité de la hausse. Bien que les indicateurs à court terme restent positifs, les investisseurs sont invités à rester vigilants face à des incertitudes telles que les pressions inflationnistes, les tensions géopolitiques et les changements potentiels dans la politique monétaire. Néanmoins, des opportunités abondent pour les investisseurs afin de tirer parti de la force du marché, en se positionnant pour des gains potentiels alors que la hausse persiste dans le paysage en évolution constante de Wall Street. En conclusion, la montée implacable du S&P 500 vers le jalon des 5 000 souligne la résilience du marché haussier, alimentée par des résultats solides, des fondamentaux macroéconomiques favorables et un optimisme des investisseurs. Alors que la hausse se poursuit, les participants au marché restent attentifs aux signes de largeur du marché et de pérennité, naviguant entre les risques potentiels tout en saisissant les opportunités de croissance dans le paysage toujours changeant de Wall Street. Sources : https://seekingalpha.com/news/4064416-run-bull-run-the-sp-500-is-only-5-points-away-from-the-big-5000 https://www.nasdaq.com/articles/daily-markets-will-the-sp-500-hit-5000 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Bourse 101: Meilleurs Titres à Dividende de la Bourse de Toronto Comprendre les Titres à Dividende sur la Bourse de Toronto:Stratégie d'Investissement dans les Meilleurs Titres à Dividende:1. Sélection Rigoureuse des Titres:2. Rendement du Dividende:3. Croissance des Dividendes:Les Meilleurs Titres à Dividende de la Bourse de Toronto:Avantages de la Stratégie d'Investissement dans les Meilleurs Titres à Dividende de la Bourse de TorontoConclusion : Investissez dans les meilleurs titres et devenez rentable 5 février 2024 - Investir dans des actions à dividendes sur la Bourse de Toronto offre une opportunité unique pour les investisseurs cherchant à tirer profit d'une stratégie axée sur les revenus. Dans cet article, nous explorerons les éléments clés de la stratégie d'investissement dans les meilleurs titres à dividende de la Bourse de Toronto, mettant en lumière les avantages spécifiques de cette approche et comment choisir judicieusement les actions pour maximiser les rendements. Comprendre les Titres à Dividende sur la Bourse de Toronto: Avant d'entrer dans les détails de la stratégie d'investissement, il est essentiel de comprendre ce qu'est un titre à dividende sur la Bourse de Toronto. En général, il s'agit d'une action émise par une entreprise cotée à la Bourse de Toronto qui verse régulièrement une partie de ses bénéfices à ses actionnaires sous forme de dividendes. Stratégie d'Investissement dans les Meilleurs Titres à Dividende: La clé du succès dans la recherche des meilleurs titres à dividende réside dans une stratégie bien définie. Voici quelques étapes cruciales à suivre : 1. Sélection Rigoureuse des Titres: Commencez par identifier les entreprises cotées à la Bourse de Toronto ayant un historique solide de versement de dividendes. Recherchez des entreprises bien établies avec une gestion prudente et une croissance constante. 2. Rendement du Dividende: Analysez le rendement du dividende en comparaison avec d'autres options sur le marché. Cherchez des titres offrant un rendement compétitif tout en maintenant la stabilité. 3. Croissance des Dividendes: Privilégiez les entreprises qui augmentent régulièrement leurs dividendes. Cette croissance constante garantit une protection contre l'inflation et augmente votre revenu passif au fil du temps. Les Meilleurs Titres à Dividende de la Bourse de Toronto: Parmi les nombreuses options disponibles, quelques-uns des meilleurs titres à dividende de la Bourse de Toronto incluent des sociétés bien connues telles que BCE Inc., Enbridge Inc., et Toronto-Dominion Bank. Ces entreprises ont démontré leur engagement envers le versement régulier de dividendes tout en affichant une stabilité financière à long terme. Avantages de la Stratégie d'Investissement dans les Meilleurs Titres à Dividende de la Bourse de Toronto Cette stratégie présente des avantages spécifiques liés à la Bourse de Toronto. Les investisseurs peuvent non seulement bénéficier d'un revenu passif stable mais également profiter de la stabilité économique et financière du marché canadien. Les fluctuations du dollar canadien et d'autres facteurs économiques spécifiques au Canada peuvent également influencer positivement les rendements des investisseurs. Conclusion : Investissez dans les meilleurs titres et devenez rentable L'investissement dans les meilleurs titres à dividende de la Bourse de Toronto offre une opportunité attrayante pour les investisseurs à la recherche de revenus stables. En suivant une stratégie bien pensée, en sélectionnant soigneusement les titres et en restant informé sur les tendances du marché canadien, les investisseurs peuvent potentiellement créer un portefeuille résilient et rentable. Pour approfondir vos connaissances sur la Bourse, n'hésitez pas à consulter notre article Bourse 101 au sujet des ordres d'achat et de vente! L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L'Impact de l'Inflation sur les Marchés Boursiers en 5 points 1. Relation Entre Inflation et Taux d'Intérêt 2. Effet sur la Valeur Réelle des Actions 3. Secteurs Sensibles à l'Inflation 4. Stratégies d'Investissement en Période d'Inflation 5. Inflation Modérée vs Hyperinflation Conclusion 2 février 2024 - L'inflation, qui se caractérise par une augmentation générale et continue des prix des biens et services dans une économie, est un phénomène économique qui peut avoir des répercussions significatives sur les marchés financiers mondiaux. Les marchés boursiers, en particulier, sont sensibles aux variations de l'inflation, et les investisseurs doivent comprendre ces dynamiques pour prendre des décisions éclairées. 1. Relation Entre Inflation et Taux d'Intérêt L'une des principales manières dont l'inflation influence les marchés boursiers est à travers les taux d'intérêt. En période d'inflation, les banques centrales ont tendance à relever les taux d'intérêt pour contrôler la croissance des prix. Cela a un impact direct sur les entreprises, car les coûts d'emprunt augmentent, ce qui peut réduire les marges bénéficiaires. Par conséquent, les entreprises peuvent éprouver des difficultés à maintenir leur rentabilité, ce qui peut se traduire par des baisses de cours de leurs actions. 2. Effet sur la Valeur Réelle des Actions L'inflation peut également affecter la valeur réelle des actions. Si l'inflation est élevée, l'argent perd de sa valeur au fil du temps. Par conséquent, les investisseurs peuvent exiger un rendement plus élevé sur leurs investissements en actions pour compenser la perte de pouvoir d'achat de l'argent. Cela peut entraîner une pression à la baisse sur les cours des actions, car les investisseurs recherchent des actifs offrant des rendements ajustés à l'inflation. 3. Secteurs Sensibles à l'Inflation Certains secteurs sont plus sensibles à l'inflation que d'autres. Les entreprises opérant dans les secteurs de la technologie et de la santé, par exemple, peuvent être moins touchées par l'inflation par rapport à celles évoluant dans des secteurs comme les matières premières et l'énergie. Les entreprises de ces derniers secteurs sont souvent confrontées à des coûts de production plus élevés en raison de l'inflation, ce qui peut affecter négativement leurs marges bénéficiaires et, par extension, la valeur de leurs actions. 4. Stratégies d'Investissement en Période d'Inflation Face à l'inflation, les investisseurs adoptent souvent différentes stratégies pour protéger leur portefeuille. Certains se tournent vers des actifs tangibles tels que l'or et l'immobilier, considérés comme des refuges traditionnels contre l'inflation. D'autres pourraient privilégier des actions de sociétés qui ont historiquement bien performé en période d'inflation ou se tourner vers des obligations indexées sur l'inflation. 5. Inflation Modérée vs Hyperinflation Il est crucial de faire la distinction entre une inflation modérée et une hyperinflation. Une inflation modérée peut être gérée par les autorités monétaires, et les marchés boursiers peuvent s'ajuster progressivement à ces changements. En revanche, une hyperinflation, caractérisée par une augmentation rapide et incontrôlée des prix, peut entraîner des conséquences économiques graves et avoir un impact extrêmement négatif sur les marchés boursiers. Conclusion En conclusion, l'inflation exerce une influence significative sur les marchés boursiers, influençant les taux d'intérêt, la valeur réelle des actions et la performance des différents secteurs. Les investisseurs doivent surveiller de près les indicateurs d'inflation et ajuster leurs stratégies en conséquence. Une compréhension approfondie de ces dynamiques permet aux investisseurs de prendre des décisions éclairées et de naviguer avec succès dans un environnement économique en constante évolution. Mais ceci n'est que le début ! Si vous souhaitez approfondir vos connaissances et découvrir d'autres astuces de pro, n’hésitez pas à visiter notre page formation ou notre boutique e-Actions où vous trouverez des formations en ligne pour améliorer vos compétences en trading. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le CELIAPP 1er février 2024 - Le cadre législatif canadien a été enrichi, à compter du 1er janvier 2024, par l'introduction du Compte d’Épargne Libre d’Impôt pour l’Achat d’une Première Propriété (CELIAPP), une innovation fiscale conçue pour encourager l'accession à la propriété des premiers acheteurs. Le CELIAPP autorise une contribution annuelle maximale de 8 000 $, offrant un double avantage fiscal : la déductibilité des versements et l'exonération fiscale des retraits, à condition que ces derniers soient destinés à l'acquisition d'une première habitation. La spécificité du CELIAPP soulève des interrogations quant aux types d'opérations boursières qui y sont permises. Quelles opérations sont donc autorisées ? Avant d’analyser la législation fiscale relative au CELIAPP, il est pertinent de rappeler les critères utilisés par les autorités fiscales pour identifier les transactions spéculatives. Rappel : Qu’est-ce qu’une opération de spéculation boursière ? Bien qu’aucun des facteurs suivants ne soit déterminant en soi, ils doivent être pris en compte pour déterminer si le comportement d'un contribuable reflète des transactions spéculatives. L’Agence du revenu du Canada (ARC) considère que la présence de plusieurs de ces facteurs pourrait suffire à caractériser les activités d'un contribuable comme relevant du revenu d’entreprise, en raison de la spéculation boursière : (a) La fréquence des transactions : un historique d’achats et de ventes importantes de titres ou une rotation rapide des propriétés; (b) La période de détention : les titres sont généralement détenus pour une courte période; (c) La connaissance des marchés des valeurs mobilières : le contribuable possède une certaine connaissance ou expérience des marchés; (d) L’intégration des opérations sur titres dans les activités ordinaires du contribuable; (e) Le temps consacré : une part significative du temps du contribuable est dédiée à l’analyse des marchés et à la recherche d’opportunités d’achat; (f) Le financement : les achats de titres sont principalement financés sur marge ou par d'autres formes de dette. Si l’on peut raisonnablement déduire que l’intention du contribuable était de vendre le bien dès la première opportunité et que l'un des quelconques critères susmentionnés indique clairement l'existence d'une spéculation au moment de l'acquisition, le profit réalisé sur ces transactions sera imposé comme revenu d’entreprise. Quelles transactions sont permises dans le CELIAPP ? Le CELIAPP diffère du Régime Enregistré d’Épargne Retraite (RÉER) en ce qu’il n’offre pas d’exemption fiscale pour la spéculation boursière et la négociation intra-séance (daytrading). Les bénéfices découlant de telles activités au sein du CELIAPP sont imposés au taux de 53 %, sans possibilité de déduire des dépenses autres que les frais de commission. En outre, si le CELIAPP génère une perte, celle-ci ne pourra pas être déduite du revenu imposable du bénéficiaire du compte. Conclusion La détermination de la nature fiscale des gains provenant des transactions sur titres via le CELIAPP nécessite une analyse détaillée, fondée sur l'ensemble des faits et circonstances spécifiques à chaque cas. Les contribuables qui engagent une gestion active et régulière de leur portefeuille au sein du CELIAPP pourraient se voir imposer leurs profits comme revenu d’entreprise, à moins de pouvoir démontrer de manière convaincante que ces activités sont menées dans le cadre d'une stratégie patrimoniale visant la réalisation de gains en capital. Il est essentiel de noter que le fiduciaire du CELIAPP et le bénéficiaire du compte sont conjointement responsables des obligations fiscales. La consultation avec un expert en fiscalité est cruciale pour naviguer avec précision dans le cadre réglementaire complexe du CELIAPP, garantir le respect des obligations fiscales, et optimiser les stratégies d'investissement afin de maximiser les avantages fiscaux tout en minimisant les risques de non-conformité. Un professionnel qualifié pourra fournir des conseils personnalisés, adaptés à la situation spécifique du contribuable, et aider à planifier les transactions au sein du CELIAPP de manière à exploiter au mieux son potentiel tout en respectant la législation en vigueur. Par Patric Saint-Onge, CPA, LL.M.fisc., TEP, Conseiller en fiscalité. L'auteur remercie Philippe Dubé pour sa contribution à la rédaction du texte. L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Netflix : Montée en Bourse et dans l'Arène de la WWE ! 25 janvier 2024 - L'industrie du streaming vidéo connaît une effervescence sans précédent, et Netflix se trouve au cœur de cette révolution. Ce géant du divertissement numérique continue de repousser les frontières, annonçant des accords majeurs, dévoilant des résultats financiers solides et élargissant son empreinte mondiale. Dans cet article hebdomadaire sur la bourse, nous explorerons les derniers développements de Netflix, en mettant en lumière sa montée en bourse suite à des résultats trimestriels impressionnants et son incursion significative dans le monde du sport en direct grâce à un partenariat de plusieurs milliards de dollars avec la WWE. Tout en examinant l'impact de ces annonces sur l'industrie du streaming, nous plongerons également dans les enjeux tels que la croissance des abonnés, les stratégies publicitaires, et l'évolution du paysage concurrentiel. Accrochez-vous, car Netflix nous emmène vers de nouveaux horizons passionnants! Performances Impressionnantes en Chiffres Le secteur technologique montre à nouveau sa vigueur avec les résultats solides de Netflix (NFLX), qui a annoncé des gains substantiels au cours du quatrième trimestre. Les actions ont grimpé de 8,7 % après les heures de négociation mardi, atteignant 534,80 $, s'ajoutant à un gain de 1,3 % observé pendant la séance régulière. Cette montée fulgurante fait suite à l'annonce par la société de son intention d'accentuer ses investissements dans la programmation en direct. Un accord de plus de 5 milliards de dollars avec le leader des sports de combat, TKO Group, octroie à Netflix des droits exclusifs sur "Raw", le spectacle numéro un sur USA Network (CMCSA), ainsi que sur d'autres programmes de la World Wrestling Entertainment, et accueille la vedette Dwayne "The Rock" Johnson au sein du conseil d'administration de TKO. En chiffres, les abonnements payants au service de streaming mondial de Netflix ont atteint 13,1 millions au quatrième trimestre, marquant le meilleur trimestre final pour les ajouts nets. La société a terminé l'année avec 260,3 millions d'abonnés, établissant ainsi un record. Les revenus ont connu une croissance à deux chiffres, augmentant de 12,5 % pour atteindre 8,83 milliards de dollars, surpassant les prévisions de 8,71 milliards. Bien que le bénéfice d'exploitation ait diminué à 1,5 milliard de dollars au quatrième trimestre, la marge d'exploitation annuelle pour l'exercice 2023 a atteint 21 %, dépassant l'objectif de 20 % fixé par l'entreprise. Le flux de trésorerie libre et le flux de trésorerie net d'exploitation sont restés solides à 1,6 milliard de dollars et 1,7 milliard de dollars respectivement. "Malgré un rythme de croissance modéré par rapport à ses jours de gloire, Netflix a démontré un avantage concurrentiel dans l'expansion de ses marges et le renforcement des flux de trésorerie nécessaires pour maintenir sa position dominante face à une concurrence croissante", a déclaré Livy Investment Research, leader du groupe d'investissement SA. "À l'avenir, Netflix devrait rester résilient en 2024, avec des vents favorables tels que l'expansion de l'ARM, les dépenses publicitaires cycliques liées aux Jeux olympiques d'été et aux élections américaines, ainsi que l'avènement de l'IA." Regard vers l'Avenir : Netflix Brille dans le Paysage du Streaming Netflix brille dans un espace de streaming de plus en plus encombré, ses rivaux peinant à atteindre la rentabilité et à réduire leurs dépenses de contenu. En revanche, la société à l'origine de la révolution du streaming prévoit un solide calendrier de contenu grâce à son plan réussi de service financé par la publicité et au resserrement de la lutte contre le partage de mot de passe. "Nous croyons qu'il y a encore beaucoup de place pour la croissance à mesure que le streaming se développe, et notre étoile polaire reste la même : ravir les membres avec notre divertissement", a écrit Netflix dans une lettre aux actionnaires, ajoutant qu'il faut s'attendre à une consolidation parmi ses concurrents, en particulier ceux ayant des réseaux linéaires importants et en déclin. Continuer la Révolution : Les Cartes maîtresses de Netflix Alors que Netflix continue d'être la référence incontestée du streaming, la société mise sur des initiatives audacieuses pour maintenir sa domination. Le plan de service financé par la publicité, associé à la lutte contre le partage de mot de passe, a montré des signes de succès avec une augmentation spectaculaire des adhésions à son niveau ad-supported. Les analystes s'accordent à dire que la publicité demeure un champ d'opportunités de monétisation et que Netflix est encore aux premiers jours de son exploitation. Avec des projets de contenu de haute qualité, des partenariats stratégiques et une expansion continue, Netflix reste à l'avant-garde de l'industrie du streaming, prêt à écrire le prochain chapitre de sa révolution. Netflix au Canada : Une Évolution dans le Modèle d'Abonnement et une Croissance soutenue Netflix continue de séduire des millions de nouveaux clients et affirme avoir encore beaucoup de place pour augmenter ses revenus, avec une partie de cette croissance provenant de l'élimination prévue du plan le moins cher et sans publicité disponible pour les abonnés canadiens. Selon les résultats du quatrième trimestre, publiés mardi dernier, Netflix prévoit de "retirer" ce qu'il appelle son plan de base au Canada et au Royaume-Uni à partir d'avril 2024. Le plan de base, sans publicité, coûtait 9,99 $ par mois, un prix que les clients existants pouvaient continuer à payer tant qu'ils ne modifiaient pas leur compte. Les nouveaux abonnés, ainsi que les abonnés existants de Netflix qui souhaitaient changer de plan, n'ont pas pu choisir ce plan depuis juin 2023. Les services de streaming deviennent plus coûteux, et les experts estiment que les prix plus élevés sont là pour rester. Netflix n'a pas confirmé la date exacte à laquelle les clients existants seront coupés de ce plan, mais a indiqué que l'action débutera au cours du deuxième trimestre. En juin 2023, lorsque Netflix a annoncé qu'il mettait fin au plan sans publicité le moins cher pour les nouveaux clients, la société avait déclaré à La Presse canadienne que les clients existants seraient éventuellement exclus du plan de base. Ces abonnés auront le choix entre un plan moins cher à 5,99 $ par mois incluant des publicités ou l'un de ses plans sans publicité, commençant à 16,49 $ par mois. Ces annonces pour les investisseurs interviennent alors que le concurrent Amazon Prime Video s'apprête à imposer des publicités obligatoires sur sa plateforme de streaming. Les téléspectateurs canadiens devront payer un supplément de 2,99 $ par mois s'ils veulent éviter les publicités sur ce service. Confiance des Investisseurs et Croissance des Abonnés Le prix des actions de Netflix a augmenté mercredi à mesure que la croissance de ses abonnés semblait renforcer la confiance des investisseurs dans la victoire de l'entreprise dans la guerre du streaming, grâce à ses mesures de lutte contre le partage de mots de passe et à un solide programme de contenus. La société a annoncé mardi que 13,1 millions de personnes se sont abonnées à son service au quatrième trimestre, marquant sa meilleure croissance depuis le début de la pandémie et dépassant largement les estimations de 8,97 millions d'abonnés. "Netflix a déjà remporté la guerre du streaming et ce type de résultats solides... surtout par rapport à ses pairs du streaming, c'est à cela que ressemble la victoire", a déclaré l'analyste du Pivotal Research Group, Jeffrey Wlodarczak, qui a revu à la hausse son estimation de prix des actions Netflix. La société, qui dépensera jusqu'à 17 milliards de dollars américains cette année pour le contenu, a également annoncé une augmentation de ses investissements dans la programmation en direct, avec un accord de droits de plus de 5 milliards de dollars pour apporter le WWE's Raw de la World Wrestling Entertainment exclusivement sur sa plateforme en janvier 2025. Netflix Franchit un Nouveau Cap avec un Accord Majeur dans le Monde du Sport en Direct Le leader du streaming vidéo, Netflix (NFLX), a effectivement annoncé mardi un accord avec le groupe TKO Holdings (TKO) pour diffuser le programme phare de catch de la WWE, "Raw", à partir de l'année prochaine. "Raw" est actuellement diffusé sur la chaîne câblée USA Network, où il attire 17,5 millions de téléspectateurs uniques par an. Les actions de Netflix ont augmenté à la suite de cette annonce. Après avoir expérimenté avec des événements ponctuels, Netflix s'engage sérieusement dans le divertissement en direct avec l'accord TKO. Netflix commencera à diffuser l'émission hebdomadaire "Raw" en janvier 2025 dans le cadre d'un "partenariat à long terme", ont déclaré les entreprises dans un communiqué de presse. TKO exploite les ligues sportives WWE et UFC. TKO est majoritairement détenu par Endeavor Group Holdings (EDR), une société mondiale de sport et de divertissement. En bourse, les actions de TKO ont grimpé de 15,8 % pour atteindre 89,63 $, et celles d'Endeavor ont augmenté de 3,2 % pour s'établir à 25,39 $. Sur Netflix, "Raw" sera initialement disponible aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Amérique latine, entre autres territoires, avec l'ajout de pays et de régions supplémentaires au fil du temps. "Nous sommes ravis d'avoir WWE Raw, avec sa base d’admirateurs multigénérationnelle énorme et passionnée, sur Netflix", a déclaré Bela Bajaria, directeur du contenu de Netflix, dans une déclaration écrite. "En combinant notre portée, nos recommandations et notre engouement avec la WWE, nous pourrons offrir plus de joie et de valeur à leurs publics et à nos membres." Mark Shapiro, président et directeur des opérations de TKO, a qualifié l'accord de "transformationnel". Il a ajouté : "Il marie le produit WWE incontournable avec la portée mondiale extraordinaire de Netflix et garantit des avantages économiques significatifs et prévisibles pendant de nombreuses années." Dans une déclaration réglementaire, TKO a indiqué que l'accord de 10 ans est évalué à plus de 5 milliards de dollars. De plus, Netflix a la possibilité de prolonger l'accord de dix ans supplémentaires. Conclusion : L'Avenir Éclatant de Netflix dans le Monde du Streaming En conclusion, l'ascension fulgurante de Netflix sur la scène du streaming ne montre aucun signe de ralentissement. Les résultats financiers impressionnants, les partenariats stratégiques et les incursions audacieuses dans le domaine du sport en direct témoignent de la capacité de l'entreprise à innover et à s'adapter dans un paysage médiatique en constante évolution. Avec des accords majeurs comme celui avec la WWE, Netflix façonne l'avenir du divertissement en ligne et cherche à offrir une expérience toujours plus captivante à ses abonnés. La stratégie de Netflix, axée sur la qualité du contenu, la diversification des offres d'abonnement et l'expansion mondiale, semble porter ses fruits. Les investisseurs, les analystes et les amateurs de contenu en streaming attendent avec impatience de voir comment la société continuera à dominer le marché et à redéfinir les normes de l'industrie. Dans un paysage médiatique de plus en plus compétitif, Netflix reste un acteur majeur, prêt à relever les défis futurs et à offrir à son public des expériences inédites. Le monde du streaming n'a sûrement pas fini d'être captivé par l'éclat de Netflix. Sources : https://seekingalpha.com/article/4664617-wall-street-breakfast-streaming-success https://www.marketwatch.com/data-news/netflix-inc-stock-outperforms-competitors-on-strong-trading-day-aa3531eb-2a18e5436941 https://finance.yahoo.com/news/wall-street-applauds-netflix-earnings-as-stock-soars--but-not-everyone-is-bullish-181515149.html https://www.cbc.ca/news/business/netflix-results-q4-adfree-plan-gone-1.7093595 https://www.businessinsider.com/why-netflix-pro-wrestling-wwe-deal-makes-sense-2024-1 https://www.thestreet.com/investing/stocks/netflix-makes-massive-bet-on-live-sports-ahead-of-q4-earnings L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Choc Technologique : Quand Samsung Lance le S24 contre l'iPhone 15 d'Apple 18 janvier 2024 Cette semaine, le marché des smartphones est en ébullition avec le lancement du tout nouveau Samsung S24, une tentative audacieuse de la part du géant technologique sud-coréen pour concurrencer les modèles iPhone 15 d'Apple. L'arrivée de cette série prometteuse soulève des questions cruciales sur la dynamique concurrentielle entre les deux entreprises et sur l'impact potentiel sur le titre d'Apple en bourse. La Nouvelle Gamme Samsung S24 : Un Défi Sérieux pour l'iPhone 15 Samsung a dévoilé sa nouvelle gamme Galaxy S24, dotée de fonctionnalités innovantes visant à rivaliser directement avec les modèles iPhone 15 d'Apple. L'un des points forts de la série est l'intégration de l'intelligence artificielle (IA) dans le Galaxy AI, offrant une traduction en direct dans la voix et le texte. Cette fonctionnalité, présente dans le clavier Samsung, permet la traduction instantanée des messages dans 13 langues, tout en offrant des suggestions de réponses et en transcrivant, résumant et traduisant des enregistrements. De plus, la collaboration avec Google introduit une nouvelle option de recherche appelée "Circle to Search", offrant aux utilisateurs la possibilité de rechercher à partir de n'importe quel endroit sur leur téléphone. Le modèle phare, le S24 Ultra, équipé de la plateforme mobile Qualcomm Snapdragon Gen 3, utilise également l'IA dans son appareil photo pour un zoom numérique amélioré, une meilleure capture de la lumière et une réduction du bruit pour les vidéos. Les prix de la gamme débutent à 800 $ pour le S24, 1 000 $ pour le S24+, et 1 300 $ pour le S24 Ultra, soulignant la volonté de Samsung de rivaliser à la fois sur le plan technologique et économique. Apple vs. Samsung : La Bataille des Ventes de Smartphones Alors qu'Apple a récemment surpassé Samsung en tant que premier vendeur mondial de smartphones, le lancement du S24 pourrait-il changer la donne? Les chiffres de ventes de smartphones en 2023 ont marqué la fin de la domination de Samsung, avec Apple capturant une part de marché de 20%, tandis que Samsung a chuté à 19,4%. Cette inversion de classement intervient après une année difficile pour l'industrie des smartphones, avec des consommateurs retardant leurs mises à niveau en raison de téléphones moins chers et des incertitudes économiques. La décision d'Apple de maintenir une croissance positive dans ce contexte difficile témoigne de sa résilience. Pendant que Samsung se concentrait sur le segment moyen à haut de gamme pour maximiser sa rentabilité, Apple enregistrait une croissance des expéditions d'iPhone de 3,7%. Cependant, la concurrence reste vive pour Apple en Chine, où Huawei fait un retour en force, obligeant la société à offrir des remises pour attirer les clients. L'IA et les Futures Générations de Smartphones La bataille entre Apple et Samsung ne se limite pas seulement aux chiffres de vente, mais s'étend également au domaine de l'intelligence artificielle (IA). Avec le lancement de la gamme Galaxy S24, Samsung s'inscrit dans la tendance émergente de l'IA appliquée aux smartphones. Les analystes prévoient que l'IA jouera un rôle essentiel dans les prochaines générations de smartphones. En 2023, une poussée remarquable de l'IA, selon l'analyste UBS Randy Abrams, a déclenché une augmentation rapide de la capacité informatique accélérée dans les centres de données cloud. Bien que la concentration actuelle soit sur les centres de données, l'adoption de l'IA sur les appareils de bord (edge devices) pourrait devenir la norme de 2025 à 2027. Apple, bien que déjà valorisée à plus de 3 billions de dollars, ne reste pas en reste. Des analystes prévoient qu'Apple pourrait présenter un App Store dédié à l'IA d'ici la fin de 2024, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour monétiser sa base installée massive. Impact sur le Titre Boursier d'Apple L'annonce du Samsung S24 a inévitablement des répercussions sur le titre boursier d'Apple. Alors que la concurrence s'intensifie, les investisseurs scrutent attentivement les mouvements du marché. Malgré les défis, Apple reste un acteur majeur, en témoigne sa valorisation de plus de 3 billions de dollars. La bataille acharnée entre Samsung et Apple sur le marché des smartphones est non seulement marquée par des innovations technologiques, mais aussi par les analyses des experts financiers. Malgré les défis que peut représenter l'arrivée du Samsung S24, les analystes de Bank of America (BofA) se montrent optimistes quant à la performance future d'Apple, allant à l'encontre de la tendance de scepticisme observée précédemment. Alors que deux analystes ont déclassé les actions d'Apple en début d'année, BofA Securities, par l'intermédiaire de l'analyste Wamsi Mohan, a adopté une position opposée en relevant la recommandation d'achat à partir de neutre. Cette décision repose sur un optimisme à plus long terme concernant l'activité iPhone d'Apple. Mohan s'attend à des gros titres bruyants sur l'iPhone en début d'année, notant une production d'iPhone plus élevée au quatrième trimestre de l'année dernière et une production potentiellement plus faible au premier trimestre de cette année. Cependant, il conseille d'ignorer ce bruit médiatique, soulignant que la société pourrait bénéficier de tendances de change favorables et compenser la faiblesse en Chine par la force ailleurs. L'analyste se réjouit également du potentiel d'un "cycle de mise à niveau de l'iPhone plus fort sur plusieurs années", prévoyant que les utilisateurs auront besoin de nouveaux appareils pour tirer pleinement parti des fonctionnalités génératives d'intelligence artificielle. Il estime que l'anticipation de ces fonctionnalités pourrait inciter les investisseurs institutionnels à augmenter leurs positions. La nouvelle évaluation de BofA fixe un objectif de cours à 225 $, contre 208 $ précédemment. Avec des actions d'Apple se clôturant à 182,68 $ mercredi, cette réévaluation suggère un potentiel de hausse de près de 25%. Source: TradingView – Cours du titre d'Apple (NASDAQ: AAPL) Vision Pro : Un Catalyseur pour la Croissance Une partie substantielle de l'optimisme de BofA repose sur le lancement imminent de la Vision Pro, que la banque considère comme un catalyseur majeur pour les actions d'Apple. Les analystes de BofA prévoient un "cycle de mise à niveau de l'iPhone plus fort sur plusieurs années" stimulé par la nécessité du dernier matériel pour permettre les fonctionnalités de l'intelligence artificielle générative prévues pour 2024/2025. La Vision Pro est également perçue comme ayant le potentiel de surpasser les revenus de l'iPad au fil du temps, avec la réalité spatiale offrant des cas d'utilisation différenciés susceptibles de stimuler la croissance des services. Les analystes de Wedbush quant à eux anticipent une réponse d'Apple à travers un App Store dédié à l'IA d'ici la fin de 2024. Cette initiative pourrait stimuler davantage la croissance en monétisant l'écosystème Apple. Cependant, la rapidité d'exécution d'OpenAI avec l'ouverture du GPT Store suggère que la compétition dans le domaine de l'IA pourrait évoluer rapidement. Perspectives de Croissance et Réaction du Marché La réaction du marché à la mise à niveau d'Apple par BofA a été immédiate, avec une hausse de plus de 2,5% des actions. Cette performance a contribué à maintenir les gains du S&P et du NASDAQ, tandis qu'Apple se positionnait comme le deuxième meilleur performant du Dow. La vision optimiste de BofA sur la Vision Pro, le cycle de mise à niveau de l'iPhone et la croissance des services offre un contrepoids positif aux récents défis juridiques liés aux smartwatches. Bank of America voit cela comme une opportunité pour Apple de naviguer habilement dans ces situations, en soulignant la résolution réussie par le biais d'une correction logicielle permettant la poursuite des ventes de montres intelligentes aux États-Unis. L'analyse positive de BofA sur Apple offre donc un éclairage optimiste sur les perspectives à long terme de l'entreprise, soulignant la confiance dans les futurs lancements de produits, en particulier la Vision Pro, et la conviction que l'iPhone continuera à être un moteur de croissance essentiel pour la société. Les investisseurs surveilleront de près ces développements et ajusteront leurs positions en conséquence. En conclusion, la sortie du Samsung S24 marque une étape significative dans la bataille acharnée entre Samsung et Apple. Alors que l'IA devient un facteur clé dans l'évolution des smartphones, les deux géants cherchent à maintenir leur position dominante. Les investisseurs, quant à eux, observent de près les développements du marché et les réponses stratégiques d'Apple face à cette concurrence féroce. Sources : https://seekingalpha.com/news/4017691-samsung-s24-line-compete-apple-iphone-15 https://www.marketwatch.com/story/apples-stock-could-soar-nearly-25-bofa-says-going-against-tide-of-skepticism-869567c4 https://finance.yahoo.com/video/apple-stock-rises-upgrade-buy-164417845.html https://www.nbcnews.com/business/business-news/apple-beats-samsung-becomes-top-seller-smartphones-rcna134289 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Une Ascension Record de Nvidia - Naviguer dans le Monde Volatil des Semi-Conducteurs en 2024 10 janvier 2024 Les actions de Nvidia Corp. (NVDA) ont récemment atteint un nouveau sommet, surperformant le marché et établissant un record après une série d'annonces stratégiques. Le titre a grimpé de 5,4% en une seule journée, dépassant ainsi le précédent record de clôture de 504,09 $ le 20 novembre dernier. Cette performance spectaculaire est attribuée à plusieurs facteurs clés. Partenariats dans le Domaine de la Santé et Nouvelles Cartes Graphiques Nvidia a récemment élargi ses partenariats dans le domaine de la découverte de médicaments, annonçant des collaborations étendues avec Amgen Inc. et Recursion Pharmaceuticals Inc. Ces partenariats ont été dévoilés lors de la conférence sur la santé de JPMorgan Chase & Co. à San Francisco. De plus, la société a présenté sa propre plateforme d'intelligence artificielle pour la découverte de médicaments. Le moment fort à venir est le lancement prévu de trois nouvelles unités de traitement graphique (GPU) lors de la conférence CES à Las Vegas - le RTX 4080 Super, le 4070 Ti Super et le 4070 Super. Dynamique du Marché et Potentiel Futur La performance exceptionnelle de Nvidia ne se limite pas à ses annonces récentes. En 2023, le titre a enregistré une croissance stupéfiante de 238,9%, le plaçant en tête du S&P 500 pour l'année. La capitalisation boursière de la société a atteint 1,28 billion de dollars, faisant de Nvidia l'une des rares entreprises américaines à dépasser le cap des 13 chiffres. Le secteur des semi-conducteurs est en ébullition, avec des annonces majeures de la part d'autres acteurs tels qu'AMD. Ces développements suggèrent encore un fort potentiel de croissance pour le secteur en 2024. Source: TradingView – Cours du titre de Nvidia Corp. (NVDA) et Advanced Micro Devices (NASDAQ: AMD) Concurrence et Tendances du Secteur La concurrence dans le secteur des semi-conducteurs s'intensifie, avec AMD lançant de nouveaux produits, y compris la carte graphique Radeon RX 7600 XT et les processeurs de bureau Ryzen 8000G. AMD vise à renforcer sa position en offrant des performances améliorées, rivalisant directement avec les produits de Nvidia. La performance récente d'AMD, combinée à son expansion dans le secteur des centres de données avec l'accélérateur Instinct MI300X, indique un paysage concurrentiel dynamique. Perspectives Futures Les perspectives futures pour Nvidia semblent prometteuses, avec le lancement imminent de nouvelles cartes graphiques et des partenariats stratégiques dans le domaine de la santé. Le CES pourrait être le catalyseur pour une nouvelle vague d'intérêt des investisseurs. AMD, bien positionnée avec sa nouvelle gamme de produits, vise également une croissance significative. La concurrence entre ces deux géants du secteur des semi-conducteurs promet d'être l'un des éléments clés à surveiller en 2024. Prudence dans le Commerce des Semi-conducteurs suite aux Avertissements de Samsung et Microchip Malgré la récente euphorie autour de Nvidia et AMD, le secteur des semi-conducteurs a connu une certaine prudence en raison des avertissements émanant de Samsung Electronics et Microchip. Les inquiétudes des investisseurs pour 2024 ont ressurgi avec les annonces des deux entreprises. Avertissement de Samsung sur les Bénéfices en Baisse Samsung Electronics a déclaré anticiper une baisse d'environ 35% du bénéfice d'exploitation au quatrième trimestre, selon les orientations publiées par le géant technologique sud-coréen. Le bénéfice d'exploitation consolidé du quatrième trimestre devrait chuter à environ 2,8 billions de wons coréens, contre 4,31 billions de wons coréens lors de la même période de l'année précédente. Les ventes du quatrième trimestre devraient s'établir autour de 67 billions de wons, en baisse par rapport aux 70,46 billions de wons du même trimestre de l'année précédente. Cette baisse plus importante que prévu s'explique par une demande des consommateurs faible, malgré une amélioration des prix des puces mémoires qui a profité à Micron et au concurrent sud-coréen SK Hynix. Réactions sur le Marché des Semi-conducteurs Les annonces de Samsung et de Microchip ont entraîné des prises de bénéfices dans le secteur des semi-conducteurs. Micron Technology, concurrent de Samsung et SK Hynix dans le domaine de la mémoire, a enregistré une baisse d'environ 1,6%, tandis que NXP Semiconductors a reculé de 1,9% en début de séance. Microchip Technology, bien qu'ayant récupéré une grande partie de ses pertes antérieures, a ajusté à la baisse ses prévisions de revenus pour le troisième trimestre en raison d'un environnement économique affaibli. La société prévoit désormais une baisse de 22% de ses revenus au troisième trimestre, par rapport à l'estimation précédente d'une baisse de 15% à 20%. Réactions d'AMD et Nvidia face à l'Incertitude du Marché Malgré ces avertissements, les actions d'AMD et de Nvidia ont résisté, enregistrant des hausses de 1,4% et 0,4% respectivement. Les investisseurs continuent de réagir positivement aux nouvelles puces dévoilées par les deux entreprises lors du Consumer Electronics Show de cette année. L'analyste d'Oppenheimer, Rick Schafer, a également prévisualisé les résultats du secteur, soulignant que les secteurs automobile, des communications, des entreprises, industriel et des téléphones portables pourraient peser à court terme. Il anticipe une année pondérée en seconde moitié de l'année alors que l'industrie écoule les stocks restants et que la demande se redresse dans la plupart des principaux secteurs. Perspectives et Choix Recommandés Les avertissements de Samsung et Microchip soulignent l'importance de la prudence dans le secteur des semi-conducteurs malgré la récente réussite de Nvidia et AMD. Alors que l'industrie navigue à travers ces incertitudes, certaines entreprises restent des choix solides. Les choix préférés de Rick Schafer incluent Marvell Technology, Monolithic Power Systems, Nvidia et Broadcom, en raison, en partie, de leur implication dans l'intelligence artificielle. Les actions de Qualcomm ont également enregistré une légère hausse, la société affirmant son engagement à étendre l'intelligence artificielle générative partout, y compris dans l'automobile. Prudence et Stratégies de Gestion des Risques dans le Secteur des Semi-conducteurs En dépit de la performance exceptionnelle de certains acteurs clés du secteur des semi-conducteurs tels que Nvidia et AMD, les récentes mises en garde de Samsung et Microchip soulignent la nécessité d'une approche prudente dans ce domaine dynamique et volatile. Les incertitudes économiques et les fluctuations de la demande mondiale continuent de peser sur les perspectives du secteur en 2024. Gestion du Risque avec les Options: Le Call Synthétique Pour les investisseurs cherchant à contrôler le risque tout en tirant parti des opportunités du marché, l'utilisation stratégique d'options, comme le l’option d’achat synthétique (synthetic call), peut être une solution judicieuse. Cette stratégie permet de profiter de la hausse des cours tout en limitant le risque à la prime payée pour l'option et la différence entre le cours d’achat du titre et le prix d’exercice choisit, offrant ainsi une protection en cas de retournement du marché. Diversification par le Biais des FNB du Secteur des Semi-conducteurs En plus des stratégies individuelles sur les actions, la diversification demeure une approche clé pour atténuer les risques. Les Fonds Négociés en Bourse (FNB) spécialisés dans le secteur des semi-conducteurs offrent une solution permettant aux investisseurs de répartir leurs avoirs sur plusieurs entreprises du secteur. Voici quelques choix de FNB à titre d’exemple: iShares Semiconductor ETF (SOXX) VanEck Semiconductor ETF (SMH) SPDR S&P Semiconductor ETF (XSD) First Trust Nasdaq Semiconductor ETF (FTXL) Invesco PHLX Semiconductor ETF (SOXQ) Invesco Semiconductors ETF (PSI) Ces FNB (en anglais : Exchange Traded Fund (ETF)) offrent une exposition diversifiée aux performances du secteur des semi-conducteurs, permettant aux investisseurs de participer aux opportunités tout en réduisant la volatilité associée à la détention d'actions individuelles. En parlant de FNB dans le secteur des semi-conducteurs, il est intéressant d’en mentionner un spécifique, le NVDL. Pour ceux et celles qui s'intéressent particulièrement au titre de Nvidia, cet ETF a pour objectif de fournir des résultats d'investissement quotidiens équivalents à 1,5 fois (150%) le changement quotidien du cours de l'action commune de NVIDIA Corp (NASDAQ: NVDA). Cela offre aux investisseurs une opportunité de tirer parti des variations quotidiennes du titre NVDA de manière amplifiée. Comme toujours, les investisseurs doivent exercer la prudence nécessaire et comprendre les implications de cet ETF avant de l'inclure dans leur portefeuille, car les performances à long terme peuvent différer des attentes. Et pour les investisseurs qui auraient un biais baissier sur le titre, il est pertinent d'évoquer l'ETF inversé sous le symbole NVD. Ce fonds vise à générer des résultats d'investissement quotidiens équivalents à -1,5 fois (-150%) le changement quotidien du cours de l'action commune de NVIDIA Corp (NASDAQ: NVDA). En d'autres termes, l'ETF NVD offre aux investisseurs une opportunité de se positionner à la baisse. Évidemment, il est crucial de souligner qu'investir dans des ETF inverses comporte des risques significatifs. Les investisseurs doivent être pleinement conscients de ces risques potentiels et devraient considérer l'ETF NVD comme un outil spécialisé dans le cadre d'une stratégie baissière dans des conditions de marché spécifiques. Conclusion: Équilibre entre Opportunité et Prudence En résumé, bien que le secteur des semi-conducteurs offre un potentiel considérable, la prudence reste de mise. Les investisseurs peuvent adopter des stratégies de gestion du risque, telles que le Call synthétique, tout en profitant de la diversification offerte par les FNB spécialisés. Trouver le juste équilibre entre opportunité et prudence est essentiel dans cet environnement dynamique, où la technologie continue de jouer un rôle central dans l'évolution des marchés financiers. Sources : https://www.marketwatch.com/story/nvidias-stock-breaks-new-ground-after-healthcare-partnerships-and-ahead-of-ces-df50a505 https://finance.yahoo.com/news/ces-2024-everything-revealed-far-174356618.html https://www.baystreet.ca/techinsider/3976/Nvidias-Stock-Hits-Record-High https://www.nasdaq.com/articles/amd-strengthens-portfolio-with-new-radeon-ryzen-products https://seekingalpha.com/news/4053539-samsung-microchip-results-lead-to-cautious-semiconductor-trading https://etfdb.com/etfs/industry/semiconductors/ https://graniteshares.com/institutional/us/en-us/etfs/nvdl/ https://graniteshares.com/institutional/us/en-us/etfs/nvd/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. ### 2024 : L'Année de la Puissance Militaire - Les Actions de Défense en Première Ligne Dans un monde marqué par les guerres et les tensions géopolitiques, les investisseurs se tournent de plus en plus vers les actions défensives. Avec 32 conflits majeurs en cours et des milliers de batailles armées, l'attrait pour les industries liées à la défense a considérablement augmenté. Les dépenses militaires mondiales étaient en augmentation pour une huitième année consécutive. Cette hausse des dépenses militaires a incité les investisseurs à rechercher des industries refuges et à couvrir leurs portefeuilles. Les actions défensives ont émergé comme l'un des secteurs les plus performants à l’automne dernier, se révélant historiquement être un rempart de sécurité lors de conflits mondiaux majeurs. Cependant, certaines des plus grandes actions de défense, dont Boeing, RTX, Lockheed et Northrop, sont actuellement considérées comme surévaluées par rapport au secteur. Paysage Géopolitique Les conflits géopolitiques dans le monde entier, tels que l'attaque du Hamas contre Israël, la guerre en cours en Ukraine, l'épuisement des ressources, les contraintes de la chaîne d'approvisionnement et l'inflation, causent des perturbations aux économies et accroissent l'insécurité mondiale. Malgré la peur croissante parmi les investisseurs, Citibank affirme que les actions défensives restent "encore attrayantes". Les investisseurs en quête de stabilité sont attirés par l'augmentation des dépenses militaires, en particulier les 886 milliards de dollars alloués à la défense américaine. La croissance continue des dépenses militaires mondiales reflète un besoin mondial d'entreprises et d'industries capables de fournir un refuge en période de tensions géopolitiques croissantes. Actions Défensives - Un Choix Judicieux Les actions défensives sont considérées comme un choix judicieux pour diversifier un portefeuille, offrant souvent stabilité, dividendes et bénéfices constants indépendamment du sentiment du marché. Ces actions possèdent généralement des caractéristiques telles que des modèles commerciaux bien établis, des secteurs avec une demande constante, des bilans solides et, dans de nombreux cas, des paiements de dividendes fiables. Au milieu de la multitude de conflits mondiaux, se concentrer sur les actions aérospatiales et de défense pourrait s'avérer un choix stratégique pouvant atténuer la volatilité des portefeuilles. Inconvénients de l'Investissement dans les Actions Défensives Bien que les secteurs défensifs offrent une tranquillité d'esprit en tant qu'investissements refuges en période de volatilité et de repli du marché, ils ont tendance à avoir un potentiel moindre d'appréciation du capital. Considérées comme des investissements plus stables, les actions défensives offrent une plus grande protection contre les baisses, mais n'expérimentent généralement pas la croissance rapide des autres actions, en particulier pendant les marchés haussiers. Bien que moins affectées, comme toutes les actions, elles restent soumises aux variations du marché, à la hausse comme à la baisse. En raison de la montée de l'inflation, les entreprises, y compris celles du secteur défensif, peuvent suspendre ou réduire les paiements de dividendes à mesure que les coûts réduisent les rendements bruts et nets. Cependant, les secteurs défensifs ont tendance à être moins affectés par les ralentissements économiques. Principaux Catalyseurs pour aider les actions de Défense en 2024 Avec les États-Unis étant le plus grand exportateur d'armes au monde, le budget de la défense de cette nation a toujours été au centre des préoccupations de l'actualité de la défense. À cet égard, il est impératif de mentionner qu'en date du 22 décembre, le président américain Joe Biden a signé le projet de loi sur la politique de défense des États-Unis qui autorise une allocation record de 886 milliards de dollars pour les dépenses militaires. Le fait que cette loi ait augmenté le budget total de la sécurité nationale de la nation d'environ 3% apporte certainement le potentiel pour des afflux de commandes majeures pour les actions de défense américaines les plus importantes. La loi sur la défense comprend également des politiques telles que l'aide à l'Ukraine et la résistance contre la Chine dans la région indo-pacifique. De telles aides devraient, à leur tour, entraîner des flux de commandes pour les entrepreneurs de la défense, renforçant ainsi leurs perspectives de génération de revenus. Des fusions et acquisitions récentes tendent également à renforcer l'industrie de la défense dans un avenir proche. Par exemple, en novembre dernier, TransDigm Group a accepté d'acquérir la branche Electron Device Business de Communications & Power Industries. Étant un fabricant mondial de composants électroniques et de sous-systèmes qui servent principalement le marché de l'aérospatiale et de la défense, son ajout devrait renforcer la présence de TransDigm dans l'industrie de la défense. De plus, en octobre dernier, Teledyne Technologies a acquis Xena Networks ApS (et ses affiliés), un important fournisseur de solutions de validation Ethernet téraoctets à haute vitesse, d'assurance qualité et de production. Bien que de telles fusions soient capables d'améliorer les économies d'échelle pour l'ensemble de l'industrie, ces consolidations tendent à élargir et renforcer le portefeuille de produits des nouvelles entreprises formées, améliorant ainsi les chances de remporter davantage de contrats dans un proche avenir. 5 Actions du secteur de la Défense qui pourraient maintenir leur Série de Victoires en 2024 Les actions de défense aux États-Unis ont affiché somme toute des performances modérées en 2023. Malgré le soutien financier encourageant des gouvernements de différentes nations et les troubles généralisés au Moyen-Orient qui ont renforcé les gains de contrats pour les entrepreneurs de la défense, les contraintes de la chaîne d'approvisionnement ont provoqué des problèmes de livraison de programmes et les pénuries de main-d'œuvre ont continué à affecter l'industrie dans une certaine mesure. En conséquence, des indices majeurs du marché de la défense tels que le Dow Jones U.S. Select Aerospace & Defense Index et le S&P Aerospace & Defense Select Industry Index ont affiché des performances positives, mais n'ont pas réussi à surpasser le marché plus large, c'est-à-dire le S&P 500. Source: Google Finance INDICE S&P Aerospace & Defense Select Industry Index Cependant, avec le niveau d'inflation qui diminue progressivement et la prévision que la Réserve fédérale n'augmentera plus les taux d'intérêt, les perspectives pour les actions de défense restent prometteuses pour les jours à venir. Alors que nous entrons en 2024, ces cinq titres de défense de grande capitalisation sélectionnés par Zacks en fonction de leurs fondamentaux solide qui ont surperformé le marché l’année dernière pourraient s’avérer prometteurs : Archer Aviation (ACHR), AeroVironment (AVAV), RollsRoyce (RYCEY), TransDigm Group (TDG) et Triumph Group (TGI). Kratos Defense: Contrat de 16 M$ et Partenariat Stratégique Majeur Les récents développements font de Kratos Defense & Security Solutions, Inc. (Nasdaq: KTOS) un autre titre intéressant à surveiller en 2024. Lauréat d'un contrat de plus de 16 millions de dollars de la part des forces de défense australiennes, Kratos fournit des simulateurs avioniques avancés pour la formation des techniciens d'entretien d'hélicoptères UH-60M Black Hawk. En parallèle, Kratos a annoncé aujourd’hui même jeudi 4 janvier 2024, un partenariat stratégique avec Rancher Government Solutions (RGS), leader des solutions de gestion Kubernetes pour le gouvernement américain. Cette collaboration vise à faciliter le déploiement et la mise à l'échelle des systèmes virtuels au sol via la plateforme logicielle OpenSpace® de Kratos. Cette avancée souligne l'engagement de Kratos envers l'innovation dans un secteur en constante évolution. Avec des contrats majeurs et des partenariats stratégiques, Kratos se positionne comme un acteur à surveiller dans le domaine technologique de la défense. En 2024, l'entreprise demeure une option prometteuse pour les investisseurs attentifs à l'intersection dynamique de la technologie et de la sécurité nationale. Source: TradingView – Cours du titre de Kratos Defense & Security Solutions, Inc. (Nasdaq: KTOS) La Défense peut être la Meilleure Offensive pour les Portefeuilles Face à l'incertitude économique et boursière, les actions dans les secteurs de la santé, des biens de consommation de base et de l'aérospatiale et de la défense peuvent protéger les portefeuilles de l'inflation et de la volatilité liée aux facteurs géopolitiques. Cependant, il est essentiel pour les investisseurs de maintenir une approche équilibrée et diversifiée, même lorsqu'ils choisissent des actions défensives. Une combinaison prudente de divers secteurs peut offrir une protection supplémentaire contre les fluctuations du marché, permettant aux investisseurs de naviguer avec succès dans les eaux agitées des marchés boursiers. Sources : https://seekingalpha.com/article/4641560-top-defensive-stocks-for-turbulent-times https://www.nasdaq.com/articles/5-defense-stocks-that-could-keep-winning-streaks-alive-in-2024 https://www.kratosdefense.com/ https://www.streetinsider.com/Corporate+News/Kratos+Defense+%28KTOS%29+and+Rancher+Government+Solutions+Announce+Strategic+Partnership/22593204.html https://finance.yahoo.com/news/kratos-awarded-16-million-contract-120000928.html L’auteur de ce billet déclare détenir une position long stock sur Kratos Defense & Security Solutions (KTOS) dans les titres mentionnés, mais n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L'Empire de l'Acier : Nippon Steel s'empare de U.S. Steel dans une Transaction de 14.1 Milliards de Dollars Dans un dénouement spectaculaire, Nippon Steel (OTCPK:NPSCY), l'un des géants mondiaux de la sidérurgie, a officiellement finalisé l'acquisition de U.S. Steel (NYSE:X) pour 14.1 milliards de dollars. Cette transaction d'envergure marque la fin d'un processus de vente qui a captivé l'industrie ces derniers mois, projetant la société japonaise au cœur de la sidérurgie américaine et mettant fin à l'indépendance d'une icône industrielle américaine vieille de 122 ans. Dans une transaction qui secoue l'industrie, Nippon Steel du Japon a annoncé l'acquisition de U.S. Steel pour une somme phénoménale de 14.9 milliards de dollars. Cette opération entièrement en espèces, évaluée à 55.00 $ par action, représente une prime de 40% par rapport au cours de clôture de U.S. Steel le 15 décembre, propulsant l'action en hausse de 26% pour clôturer à 49.59 $. La transaction intervient à un moment stratégique, alors que de nombreuses entreprises japonaises cherchent à croître à l'international en réponse à la crise démographique de leur pays. Source: TradingView – Cours du titre de U.S. Steel (NYSE:X) La Guerre des Offres : Un affrontement d'enchères pour U.S. Steel a éclaté cet été après le rejet d'une offre en espèces et actions de 7.3 milliards de dollars de la part de son rival Cleveland-Cliffs. À noter que cette offre était de moins de la moitié de ce que Nippon paierait seulement quatre mois plus tard. U.S. Steel annoncerait par la suite un processus de révision stratégique, invitant plusieurs offres, dont celles supposément faites par ArcelorMittal et le géant américain Nucor. L'annonce de cette acquisition a créé des ondes de choc dans le monde financier, attirant l'attention des investisseurs autonomes qui scrutent de près les développements du marché. L'accord entre Nippon Steel et U.S. Steel représente un jalon significatif dans l'évolution récente du secteur de la sidérurgie, avec des implications qui s'étendent bien au-delà des chiffres astronomiques de la transaction. Contexte de la Transaction La saga a débuté il y a plusieurs mois, avec une surenchère pour l'acquisition de U.S. Steel. Une proposition initiale de 7.3 milliards de dollars de la part du rival Cleveland-Cliffs (NYSE:CLF) a déclenché une guerre d'enchères, évoluant rapidement vers des montants bien supérieurs. Nippon Steel a finalement émergé en tant que vainqueur avec une offre tout en espèces de 14.1 milliards de dollars, soit une prime de 40% par action par rapport au prix de clôture de U.S. Steel le vendredi précédant l'annonce. Le Paysage de l'Industrie Sidérurgique Cette acquisition n'est pas simplement une transaction entre deux sociétés ; elle redéfinit le paysage même de l'industrie sidérurgique mondiale. Nippon Steel, déjà l'un des plus grands sidérurgistes au monde, élargit son empreinte mondiale en s'implantant solidement sur le marché américain, tout en donnant à U.S. Steel une nouvelle orientation sous l'égide d'une société japonaise. L'industrie sidérurgique, soumise à des changements structurels et à des défis concurrentiels, est en train de se transformer sous nos yeux. Réaction du Marché Les marchés financiers ont réagi de manière spectaculaire à cette annonce. Les actions de U.S. Steel ont connu une envolée impressionnante de 26.1%, atteignant leur plus haut niveau depuis avril 2011. Les investisseurs autonomes ont observé avec fascination cette flambée boursière, tandis que les analystes spéculaient sur les implications à long terme de cette acquisition. Les actions de Nippon Steel, d'autre part, ont enregistré une légère baisse de 1% sur le marché japonais, une réaction qui sera scrutée de près dans les jours à venir. Les variations des cours boursiers des deux sociétés ont déclenché des débats animés sur les stratégies d'investissement et les opportunités émergentes dans le secteur de la sidérurgie. Impact sur l'Industrie Automobile Américaine L'acquisition de U.S. Steel par Nippon Steel a des implications directes sur l'industrie automobile américaine. En devenant l'un des principaux fournisseurs d'acier pour cette industrie, Nippon Steel renforce sa position dans un secteur crucial, en particulier dans le contexte de la montée en puissance des véhicules électriques. L'accès aux aciers spécialisés utilisés dans la fabrication de moteurs de véhicules électriques constitue un atout stratégique pour l'entreprise japonaise. Défis et Avenir de l'Industrie Le secteur sidérurgique américain fait face à des défis considérables, avec une concurrence accrue des mini-mills et des producteurs étrangers, ainsi que des pressions réglementaires pour réduire les émissions de carbone. La consolidation récente du marché de l'acier intervient également dans un contexte de hausse des prix, alimentée par des pénuries liées à la pandémie et des problèmes de chaîne d'approvisionnement. Réactions Politiques et Opposition L'aspect politique de cette acquisition ne peut être ignoré. Les législateurs, y compris le sénateur J.D. Vance de l'Ohio et le sénateur John Fetterman de Pennsylvanie, ont exprimé leur opposition, soulignant l'importance de la propriété nationale dans des secteurs cruciaux pour la sécurité nationale et la production militaire. La volonté de certains de bloquer cette acquisition souligne les préoccupations liées à la sécurité nationale et à la préservation des industries clés aux États-Unis. Les réactions syndicales ont également été vives. Le syndicat United Steelworkers a critiqué l'absence de consultation préalable à l'annonce de l'accord, décrivant la vente comme étant "cupide et à courte vue". Les garanties de maintien des contrats existants avec les travailleurs représentés par le syndicat n'ont pas apaisé toutes les inquiétudes, laissant planer des doutes quant à l'avenir des emplois dans l'industrie sidérurgique américaine. Examen Réglementaire et Questions de Sécurité Nationale L'examen réglementaire, en particulier par le Comité sur les Investissements Étrangers aux États-Unis (CFIUS), sera une étape cruciale dans le processus d'approbation de cette acquisition. Les préoccupations relatives à la sécurité nationale et à la dépendance stratégique des États-Unis vis-à-vis de l'acier étranger seront au centre de cet examen. Les décisions des organismes de réglementation auront des répercussions durables sur la manière dont de telles transactions sont traitées à l'avenir. Historique de U.S. Steel et Évolution de l'Industrie Fondée il y a 122 ans par des magnats tels que J.P. Morgan et Andrew Carnegie, U.S. Steel a joué un rôle central dans l'essor industriel des États-Unis. Toutefois, au fil des décennies, l'entreprise a fait face à des défis croissants, liés à l'évolution des technologies, à la concurrence mondiale et aux changements dans la demande mondiale d'acier. Conclusions Alors que cette acquisition redéfinit le paysage sidérurgique mondial, les mois à venir seront cruciaux pour les examens réglementaires, les réponses politiques et les évolutions sur les marchés mondiaux de l'acier. L'industrie sidérurgique américaine, bien que transformée, demeure un pilier essentiel de l'économie, et l'issue de cette transaction influencera inévitablement son avenir. Sources : https://seekingalpha.com/news/4047819-japanese-takeover-of-iconic-us-steel-sees-bipartisan-opposition https://www.reuters.com/markets/deals/japans-nippon-steel-plans-acquire-us-steel-7-bln-nikkei-2023-12-18/ https://www.wsj.com/business/deals/nippon-steel-to-acquire-u-s-steel-for-55-shr-854c6f73 https://www.cnn.com/2023/12/18/investing/us-steel-nippon-steel-deal/index.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Quand la Fed Parle, les Marchés Écoutent La Réserve fédérale américaine a récemment dévoilé ses intentions en matière de politique monétaire, déclenchant des réactions significatives sur les marchés financiers. Examinons de plus près ces développements majeurs et les implications qu'ils pourraient avoir sur l'économie mondiale. Le Pivot Dovish de la Fed La décision de la Réserve fédérale de maintenir son taux directeur inchangé pour la troisième fois consécutive n'a pas été une surprise. Cependant, le langage de la déclaration a évolué, signalant une possible pause dans le cycle de resserrement. Les membres du comité ont indiqué qu'ils anticipent désormais plus de baisses de taux l'année prochaine que prévu initialement, adoptant ainsi une posture plus accommodante. Cette annonce a été interprétée comme un signe que la Fed pourrait privilégier un atterrissage en douceur de l'économie. Pour ceux et celles moins familiers avec l’expression "Dovish Pivot", il s’agit d’un terme utilisé dans le contexte de la politique monétaire, en particulier pour décrire un changement dans une banque centrale vers une position plus accommodante ou moins restrictive. Les termes "dovish" (colombe) et "hawkish" (faucon) sont couramment utilisés pour caractériser les attitudes des banques centrales à l'égard de la politique monétaire. Dovish : une politique monétaire dovish se caractérise par une approche plus souple, souvent marquée par des taux d'intérêt bas ou en baisse. Cela indique généralement que la banque centrale est disposée à tolérer une inflation plus élevée pour stimuler la croissance économique et l'emploi. Pivot : le terme "pivot" signifie un changement de direction ou de position. Dans le contexte de la politique monétaire, un "pivot dovish" indiquerait un changement de la banque centrale vers une position plus accommodante après avoir adopté une posture plus stricte ou hawkish précédemment. Ainsi, un "Dovish Pivot" suggère que la banque centrale, qui aurait pu adopter des mesures plus restrictives, se tourne donc vers des politiques plus accommodantes. Par exemple en réduisant les taux d'intérêt ou, comme dans le cas présent, en signalant une disposition à le faire. Ce changement peut être influencé par des facteurs tels que des préoccupations économiques, des données d'inflation, ou des évolutions du marché du travail. Le Rallye des Marchés Déclenché par la Fed Les marchés ont fortement réagi à l'annonce de la Réserve fédérale, avec une hausse des actions et une baisse des rendements des obligations. L'indice Nasdaq, le S&P 500 et le Dow Jones ont tous enregistré des gains après la déclaration de la Fed. Cette réaction positive s'explique en partie par la perspective de réductions de taux en 2024, tel qu'indiqué dans le "dot plot" et les commentaires du président Powell. Cependant, les marchés semblent être plus agressifs dans leurs anticipations de baisses de taux que ce que la Fed a suggéré. Flambée des Contrats à terme : Les Marchés Applaudissent les Signaux de la Fed Après les signaux de la Réserve fédérale indiquant des baisses de taux à venir, les contrats à terme des indices boursiers américains ont enregistré des gains notables jeudi. La Fed, laissant les taux inchangés mercredi, a suggéré que le resserrement monétaire historique touchait à sa fin, avec des discussions sur des réductions de coûts d'emprunt à l'horizon. La Réserve fédérale avait relevé son taux de 525 points de base depuis mars 2022 pour contrer une inflation décennale. Mercredi, 17 des 19 responsables de la Fed ont projeté une baisse du taux d'ici fin 2024, provoquant un rallye boursier et propulsant le Dow Jones à un nouveau sommet. Source: Federal Reserve Bank of New York "Les pressions à la baisse persistantes sur l'inflation ont donné à la Fed une certaine latitude. De plus, des signes indiquent que les hausses de taux ont un effet assouplissant sur le marché du travail", a déclaré Emin Hajiyev, économiste principal chez Insight Investment. Les marchés monétaires estiment désormais à 88,6 % la probabilité d'au moins une baisse de taux de 25 points de base en mars 2024, contre environ 50 % avant la décision. Les rendements des obligations du Trésor ont également baissé, soutenant les actions. Les géants tels qu'Alphabet, Tesla et Nvidia ont enregistré des gains avant l'ouverture du marché. À 7 h 01, les contrats à terme sur le Dow Jones étaient en hausse de 93 points, soit 0,25 %, les contrats à terme sur le S&P 500 en hausse de 12,75 points, soit 0,27 %, et les contrats à terme sur le Nasdaq 100 en hausse de 59,5 points, soit 0,35 %. Parmi les mouvements notables en préouverture des marchés, Adobe a perdu 4,5 % après des prévisions de revenus inférieures aux estimations, tandis que Moderna a progressé de 6,1 % avec des résultats positifs pour un vaccin expérimental contre le cancer. Occidental Petroleum a ajouté 2,0 % après un investissement majeur de Berkshire Hathaway, tandis que Foot Locker a gagné 3,6 % suite à une mise à niveau de Piper Sandler. Analyse des Implications Économiques Au-delà des réactions immédiates des marchés, il est crucial d'analyser les implications économiques à plus long terme. Les perspectives de croissance économique, l'impact sur l'emploi et le marché du travail, les tendances de l'inflation, et les réactions internationales aux politiques de la Fed sont autant d'aspects à considérer. Les investisseurs devraient également surveiller de près les projections sectorielles, car différents secteurs réagissent de manière distincte aux changements de politique monétaire. En conclusion, la Réserve fédérale joue un rôle crucial dans la navigation des défis économiques actuels. Les investisseurs doivent demeurer attentifs aux évolutions, ajuster leurs stratégies en conséquence, et reconnaître que l'économie mondiale est en constante évolution, avec des implications potentielles sur divers secteurs et marchés. La transparence et les commentaires de la Fed continueront d'être des points de référence essentiels pour les investisseurs cherchant à comprendre les orientations futures de la politique monétaire. Sources: https://seekingalpha.com/news/4046089-federal-reserve-keeps-rate-unchanged-again https://www.ft.com/content/ff1f4787-57fb-4187-a215-5a32c55deeed https://www.cnbc.com/2023/12/13/fed-interest-rate-decision-december-2023.html https://ca.finance.yahoo.com/news/futures-rise-feds-dovish-pivot-111346976.htm L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Sirotant vers l'Avenir : McDonald's Lance CosMc's et Vise le Marché des Boissons de 100 Milliards de Dollars Dans une tournure cosmique, McDonald's (NYSE:MCD) s'aventure audacieusement sur le marché des boissons avec son nouveau concept de petit format, CosMc's. Ce mouvement novateur, visant à résoudre le "coup de mou de 15 heures", est destiné à concurrencer des géants des boissons comme Starbucks. Alors que le premier CosMc's ouvre ses portes près de Chicago, les investisseurs désireux de naviguer dans l'univers financier devraient prêter attention à cette aventure cosmique. CosMc's : Un Aperçu du Menu cosmique McDonald's a gardé les détails de CosMc's sous silence, mais les annonces récentes éclairent sur le menu cosmique. L'accent est mis sur les boissons froides et sandwiches personnalisables, invitant les clients à explorer des saveurs audacieuses et rafraîchissantes. Le menu propose des éléments tels qu'un sandwich au fromage épicé, des bouchées de pommes de terre, et des desserts comme une coupe glacée aux biscuits au citron et aux bleuets et des brownies au caramel. Dans le domaine des boissons, CosMc's offre une variété de limonades spéciales, de thés, de boissons mélangées et de café froid avec des noms intrigants comme Sour Cherry Energy Slush, Tropical Spiceade, et S'mores Cold Brew. CosMc's vs Concurrents : Une Bataille Galactique dans l'Espace des Boissons L'entrée de CosMc's sur le marché le place en concurrence directe avec des chaînes axées sur les boissons telles que Starbucks, Dutch Bros, et des concepts de soda émergents. Starbucks, connu pour ses options personnalisables et ses boissons froides, a connu un succès remarquable dans cet espace. La mousse froide seule représente un marché d'un milliard de dollars pour le géant du café, démontrant le potentiel immense du marché des boissons froides. McDonald's, avec sa vaste base de clients et sa portée mondiale, vise à se tailler une niche dans ce secteur lucratif. Les Origines de la carte Nostalgie de McDonald's CosMc's n'est pas seulement un mouvement commercial ; c'est un voyage dans le passé. Le concept s'inspire d'un personnage obscur de McDonaldland de la fin des années 80, CosMc, un extraterrestre avec une envie des délices de McDonald's. La stratégie de McDonald's axée sur la nostalgie a déjà connu le succès, comme le montre le succès viral du Grimace Birthday Meal qui a stimulé les ventes aux États-Unis plus tôt cette année. Considérations Financières : Au-delà de l'Engouement Cosmique Bien que le concept soit intrigant, les investisseurs doivent approcher avec prudence, reconnaissant qu'il s'agit d'un test avec seulement dix magasins. L'histoire de McDonald's comprend des tentatives infructueuses d'expansion en dehors de son activité principale, comme Donatos Pizza et Boston Market. Les défis passés de l'entreprise soulignent l'importance de l'optimisme mesuré et de l'évaluation prudente. Impact potentiel de CosMc's : Un Changement Galactique ? Si le test s'avère concluant, CosMc's pourrait potentiellement s'étendre à l'échelle mondiale. L'engagement de McDonald's à développer des idées avec un attrait global suggère une approche calculée pour s'étendre au-delà de son activité principale. Les investisseurs devraient surveiller de près les performances initiales, en tenant compte de facteurs tels que la réaction des clients, l'efficacité opérationnelle et la demande du marché. Pour Investisseur : Une Évaluation des Perspectives Boursières Alors que McDonald's lance audacieusement CosMc's avec l'ouverture du premier magasin à Bolingbrook, Illinois, les investisseurs doivent considérer l'impact potentiel sur la galaxie financière de l'entreprise. La période d'essai limitée de dix emplacements, avec des avant-postes supplémentaires prévus au Texas, est une démarche stratégique pour évaluer la viabilité du concept. Le PDG de McDonald's, Chris Kempczinski, a souligné la prudence, notant que la grande histoire n'est pas CosMc's lui-même, mais ce qu'il signifie pour le potentiel de McDonald's. Alors que McDonald's annonce le lancement du tout premier CosMc's à Bolingbrook, Illinois, cette semaine, les analystes réagissent et ajustent leurs évaluations sur les actions de McDonald's. Le géant de la restauration rapide vise à ouvrir 10 points de vente CosMc's, dont neuf sont prévus pour le Texas, d'ici la fin de 2024 dans le cadre d'une phase de test. McDonald's analysera ensuite les données au cours de l'année suivante pour déterminer l'expansion potentielle de cette chaîne de petit format. “C'est une catégorie de 100 milliards de dollars qui croît plus rapidement que le reste du segment de la restauration informelle, avec des marges supérieures,” a déclaré le PDG de McDonald’s (NYSE:MCD), Chris Kempczinski, aux participants lors de la journée des investisseurs. "Permettez-moi de souligner à nouveau, nous parlons de 10 magasins. La grande histoire n'est pas CosMc’s en soi. La grande histoire, c'est ce que cela dit de McDonald's et de notre potentiel. Pensez-y, il y a un peu plus d'un an, c'était une idée, et cette semaine nous ouvrons le premier site de test,” a-t-il ajouté. Les CosMc's sont conçus avec une empreinte immobilière plus petite par rapport aux emplacements standards de McDonald's. La phase de test intègre diverses configurations, y compris l'exploration de plusieurs voies de service au volant. Pour améliorer l'efficacité du service, les clients utilisant des cartes de crédit auront la possibilité de procéder au paiement directement au haut-parleur du service au volant. Les analystes chez TD Cowen ont relevé l'objectif de prix de 25 $ à 325 $ par action sur MCD après avoir assisté à l'événement d'hier. "Alors que le trafic dans l'industrie de la restauration aux États-Unis continuera probablement de rencontrer des vents contraires en 2024, nous aimons les perspectives de MCD pour inverser la tendance compte tenu de l'échelle de la marque qui bénéficie de la valeur, de la publicité, du numérique et de l'exploitation des meilleures pratiques", ont commenté les analystes. Les analystes de JPMorgan ont attribué au PDG Kempczinski le mérite du redressement qu'il facilite au sein de la chaîne de restauration rapide. "Kempczinski a clairement rassemblé une équipe impressionnante aux antécédents approfondis à la fois au sein et en dehors de MCD et a marqué de son empreinte la modernisation d'une entreprise dont le leadership du passé avait davantage l'impression d'être axé sur l'héritage et l'ancienneté." Ils ont également relevé l'objectif de prix, passant à 300 $ par action, contre les 278 $ précédents. Source: TradingView, - Cours du titre de McDonald's (NYSE:MCD) Conclusion : Naviguer dans l'univers des Investissements Alors que McDonald's se lance dans son aventure cosmique avec CosMc's, les investisseurs doivent équilibrer l'excitation avec la prudence. La période d'essai limitée offre l'opportunité d'observer la réception et les performances du concept. La stratégie de McDonald's axée sur la nostalgie, combinée à son influence mondiale, ajoute une dimension unique à cette aventure. Alors que l'univers financier réserve des incertitudes, les investisseurs perspicaces surveilleront attentivement l'ouverture du premier emplacement CosMc's, le considérant comme un moment clé dans la quête de McDonald's pour dominer le marché des boissons. Sources: https://www.businessinsider.com/mcdonalds-compete-starbucks-drink-focused-cosmcs-launch-2023-12 https://seekingalpha.com/news/4044181-mcdonalds-testing-first-location-nostalgic-spinoff-chain-cosmcs https://www.cnbc.com/2023/12/06/mcdonalds-to-open-first-cosmcs-spinoff-restaurant-this-week.html https://ca.investing.com/news/stock-market-news/analysts-raise-targets-on-mcdonalds-stock-after-investor-day-discuss-cosmcs-432SI-3198949 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Dans l'Arène des Pickups Électriques : Tesla lance son Cybertruck Cette semaine, tous les yeux sont rivés sur Tesla (NASDAQ:TSLA) alors que le tant attendu Cybertruck est officiellement dévoilé et livré à ses dix premiers clients le jeudi 30 novembre. Depuis sa première révélation en novembre 2019, le Cybertruck a suscité plus d'un million de réservations, et les attentes de Wall Street sont élevées. Cependant, le chemin vers le lancement n'a pas été sans embûches, et le Cybertruck doit relever plusieurs défis pour s'imposer dans un marché dominé par des modèles traditionnels. Le Cybertruck est presque là ! Le lancement du Cybertruck est prévu jeudi, un événement historique pour Tesla. Les pickups électriques gagnent en popularité, avec Ford (NYSE: F) et Rivian (NASDAQ: RIVN) lançant déjà leurs modèles, mais le Cybertruck de Tesla est particulièrement attendu. Malgré des débuts peu propices lors d'une démonstration en 2019, le Cybertruck représente la première incursion de Tesla sur le marché des pickups, une étape historique selon les analystes. Quelle est l'excitation autour du Cybertruck ? Le Cybertruck est le premier pickup entièrement électrique de Tesla, une percée significative dans un marché dominé par des modèles traditionnels. Avec les pickups représentant les trois meilleures ventes automobiles de 2023, le lancement du Cybertruck est un défi direct aux poids lourds du secteur tels que Ford et GM. La première livraison, prévue à 15 heures (heure de l'Est) à l'usine de Tesla à Austin, sera accompagnée de détails actualisés sur les spécifications du produit, notamment l'autonomie de la batterie, la capacité de remorquage et les prix. Qu'est-ce qui distingue le Cybertruck des modèles concurrents ? Le Cybertruck arbore un design unique, avec une structure angulaire en acier inoxydable, le différenciant des modèles électriques F-150 et Silverado. Cet exosquelette "quasi impénétrable" devrait éliminer les bosses, les dommages et la corrosion à long terme. Outre son apparence distincte, le Cybertruck devrait se démarquer par ses performances, y compris une capacité de remorquage de plus de 14 000 livres et une autonomie de batterie pouvant atteindre 500 miles. Cependant, les caractéristiques qui le rendent unique, tels que son design spiky et sa structure massive en acier, pourraient également entraîner des problèmes de production. Le Cybertruck : un cauchemar de production avant même son lancement Le Cybertruck n'est pas encore sur le marché, mais Elon Musk admet déjà que Tesla s'est mis dans une situation délicate. Malgré son extérieur en acier inoxydable résistant aux balles, la production de ce pickup s'annonce difficile en raison de son design complexe. Le Cybertruck sera le premier véhicule haute tension de Tesla, offrant une charge plus rapide, mais présentant également des risques potentiels. De plus, il sera le seul produit de Tesla dépendant de cellules de batterie internes en retard de plusieurs années. Les défis de production et les retards potentiels pourraient compromettre les avancées que Tesla a réalisées dans son approche de la fabrication automobile. Alors que le Model 3 et le Model Y ont connu un grand succès grâce à leur simplicité et à leur conception facile à fabriquer, le Cybertruck pourrait représenter un retour en arrière en raison de son design complexe et des défis de production associés. Ce qu’en pensent les analystes : la valorisation de Tesla vers les 1 000 milliards de dollars Le cours de l'action de Tesla a connu une forte performance cette année, augmentant de 98 % grâce à des résultats financiers solides et aux attentes des investisseurs concernant une prochaine baisse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale. Le lancement du Cybertruck est perçu comme une opportunité pour Tesla de consolider sa position sur le marché et d'attirer davantage de consommateurs vers les véhicules électriques. Selon l'analyste de Wedbush, Dan Ives, le lancement du Cybertruck jeudi sera un moment fort pour Tesla, soulignant la domination de l'entreprise et la rapprochant d'une valorisation boursière de 1 000 milliards de dollars. L’analyste maintient son objectif de cours à 310 $, ce qui implique une capitalisation boursière de 996 milliards de dollars. Selon l'analyste RBC, Tom Narayan, le Cybertruck pourrait jouer un rôle crucial pour Tesla en ravivant l'intérêt pour la marque. Bien que les ventes projetées pour 2024 ne représentent que 3% du volume total, le Cybertruck est considéré comme un "camion halo" visant à restaurer l'éclat de la marque. Narayan maintient une recommandation d'achat (Outperform) sur l’action Tesla, avec un objectif de cours de 301 $, suggérant un potentiel de hausse de 20%. Source: TradingView, Cours du titre de Tesla (NASDAQ:TSLA) Conclusion : Défis et Triomphe pour le Cybertruck Le lancement du Cybertruck coïncide avec une période de concurrence acharnée sur le marché des pickups électriques. Alors que sa conception unique continue de susciter l'attention, les défis de production, le positionnement sur le marché et la concurrence accrue pourraient influencer son succès à long terme. Les prochains mois seront cruciaux pour déterminer si le Cybertruck maintiendra son statut de pionnier dans un paysage automobile électrique en constante évolution. Sources: https://www.tipranks.com/news/article/tesla-stock-all-eyes-on-cybertruck-this-week-heres-what-wall-street-expects https://www.nytimes.com/2023/11/30/business/tesla-cybertruck-delivery-release.html https://www.washingtonpost.com/business/2023/11/30/cybertruck-launch-delivery-event-tesla/ https://financialpost.com/commodities/energy/electric-vehicles/elon-musk-cybertruck-production-nightmare-tesla https://markets.businessinsider.com/news/stocks/cybertruck-launch-tesla-stock-price-elon-musk-wedbush-dan-ives-2023-11 L’auteur de ce billet déclare détenir une position long stock sur le titre mentionné de Rivian (NASDAQ: RIVN), et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le Retour de Sam Altman chez OpenAI et les Opportunités d'Investissement dans l'Intelligence Artificielle Partie 1 : Le Retour de Sam Altman chez OpenAI La scène de l'intelligence artificielle est secouée par le retour surprise de Sam Altman en tant que CEO d'OpenAI, seulement quelques jours après son éviction tumultueuse. Cette décision marque la fin d'une période de turbulences au sein de la startup qui joue un rôle central dans le boom de l'intelligence artificielle. Le rétablissement d'Altman soulève des questions cruciales sur l'avenir d'OpenAI et l'influence croissante de Microsoft dans cette saga. Les Nouveaux Développements Le créateur de ChatGPT a également annoncé la formation d'un nouveau conseil d'administration, avec Bret Taylor, ancien co-PDG de Salesforce, en tant que président, et Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor des États-Unis, et Adam D'Angelo en tant que directeurs. D'Angelo, membre du conseil d'administration d'origine ayant destitué Altman, fait maintenant partie du nouveau conseil. Ces changements s'inscrivent dans une volonté de redéfinir la trajectoire d'OpenAI, qui a longtemps jonglé avec les préoccupations du personnel concernant les dangers de l'IA et son potentiel de commercialisation. Implications sur le Marché L'annonce du retour d'Altman a des répercussions sur le marché financier, avec une hausse de près de 1% des actions de Microsoft en préouverture aux États-Unis. Les analystes spéculent sur un renforcement de la collaboration entre Altman et Microsoft, qui a investi des milliards de dollars dans la startup et déploie activement sa technologie auprès de ses clients à l'échelle mondiale. Cette collaboration accrue pourrait remodeler le paysage de l'IA, mais des interrogations persistent quant aux raisons de l'éviction initiale d'Altman et à la communication limitée du conseil d'administration d'OpenAI. Nouvelle Gouvernance et Réactions La nouvelle gouvernance consolide l'influence d'Altman sur la direction d'OpenAI, suggérant une approche plus audacieuse et axée sur le profit, bien que potentiellement moins aversive au risque. Cette évolution suscite des réactions mitigées, avec certains actionnaires explorant des recours légaux et d'autres exprimant leur soutien à ces changements. La réaction positive de Microsoft, exprimée par le PDG Satya Nadella, indique un pas vers une gouvernance plus stable et informée. Conclusion de la première partie Le retour fulgurant de Sam Altman chez OpenAI rappelle les retournements de situation légendaires de l'histoire de la Silicon Valley, évoquant les comparaisons avec Steve Jobs chez Apple. Alors qu'Altman retrouve son rôle de CEO, la question demeure de savoir comment cette saga influencera l'avenir d'OpenAI et son engagement envers la mission de développer une IA bénéfique pour l'humanité. Partie 2 : Titres liés à l'IA : Les Géants de la Tech, les Titans du Cloud et les Fabricants de Puces se battent pour tirer leur épingle du jeu Avec l'intérêt croissant des investisseurs pour l'intelligence artificielle, de nombreuses entreprises vantent soudainement leurs feuilles de route en matière d'IA. Cependant, trouver des actions légitimes liées à l'IA qui génèrent déjà des revenus grâce à l'IA générative, comme Microsoft (MSFT) et Nvidia (NVDA), est un défi pour les investisseurs. Pour de nombreuses entreprises, même Google, la montée de l'IA générative représente à la fois un risque et une opportunité. Si vous recherchez les meilleures actions liées à l'IA, il est bon d'être prudent face à l'engouement. En général, recherchez des actions liées à l'IA qui utilisent l'intelligence artificielle pour améliorer leurs produits ou obtenir un avantage stratégique. Les principales actions liées à l'intelligence artificielle à acheter couvrent les fabricants de puces, les entreprises de logiciels, les fournisseurs de services de cloud computing et les géants de la technologie qui utilisent des outils d'IA dans de nombreuses applications. Jusqu'à récemment, l'apprentissage automatique se limitait largement à des modèles prédictifs traitant des données pour faire des prédictions. Les modèles d'IA se concentraient sur la reconnaissance de motifs à partir de données existantes. Les dépenses des entreprises dans des projets d'IA étaient modestes alors que les entreprises réfléchissaient au retour sur investissement. Les actions à surveiller par groupe industriel incluent Nvidia, CrowdStrike, Arista Networks, Microsoft, Salesforce et Amazon. La montée de l'IA générative a alimenté la croissance du Nasdaq composite de 36% en 2023. Source: TradingView, Cours du titre de Microsoft (MSFT) Source: TradingView, Cours du titre de Nvidia (NVDA) En parallèle, Microsoft attire beaucoup d'attention en tant que plus grand investisseur dans OpenAI. Comme vous le savez, le leader de l'IA générative. OpenAI a récemment évincé son PDG, Sam Altman, le 17 novembre. De nombreuses entreprises lancent des programmes pilotes d'IA générative, mais les investisseurs veulent que les actions liées à l'IA montrent des progrès dans l'augmentation des revenus à mesure que l'intérêt des clients se traduit par une demande tangible. Les actions liées à l'IA nécessitent une puissance de calcul massive pour trouver des modèles et tirer des inférences à partir de grandes quantités de données. La concurrence fait rage pour construire des puces IA pour les centres de données, les voitures autonomes, les robots, les smartphones, les drones et d'autres appareils. Le Nasdaq a grimpé en 2023 en raison de l'engouement pour l'IA générative et OpenAI. Les actions liées à l'IA sont scrutées pour leur capacité de monétisation, et des questions subsistent sur la domination des grandes entreprises de technologie ou l'émergence de nouvelles startups. Microsoft a annoncé la disponibilité générale de son assistant AI professionnel, Office 365 Copilot, le 1er novembre, avec des prix plus élevés que prévu. D'autres sociétés testent toujours comment monétiser les produits d'IA, notamment Salesforce, ServiceNow, Adobe et Workday. Le secteur de la cybersécurité est également à surveiller parmi les actions liées à l'IA, avec des sociétés telles que Palo Alto Networks, CrowdStrike et Zscaler. Les analystes considèrent les modèles de langage massifs comme des éléments essentiels pour développer des applications. Ils aident les systèmes d'IA à comprendre la manière dont les humains écrivent et parlent. Cependant, la formation de modèles d'IA est actuellement le plus grand marché pour les fabricants de puces comme Nvidia, mais le marché évoluera vers l'inférence, ou l'exécution d'applications d'IA, à long terme. Comment Investir dans ChatGPT d'OpenAI? ChatGPT d'OpenAI suscite un vif intérêt des investisseurs dans la technologie d'intelligence artificielle générative. Voici ce que vous devez savoir. ChatGPT d'OpenAI est l'une des dernières avancées technologiques dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA). Le marché mondial de l'IA devrait déjà croître à un taux de croissance annuel composé de 38,1% pour atteindre 1,59 billion de dollars d'ici 2030. L'impact potentiel de ChatGPT d'OpenAI sur cet espace est difficile à prévoir. ChatGPT est un exemple de technologie émergente dans l'industrie de l'IA, appelée IA générative, qui peut générer du texte, des images ou des sons en réponse aux requêtes des utilisateurs. Plus d'un million de personnes ont interagi avec ChatGPT au cours de la première semaine de son lancement pour des tests publics gratuits le 30 novembre 2022. Les utilisateurs ont été impressionnés par les capacités linguistiques naturelles de ChatGPT, le percevant comme un véritable interlocuteur humain. OpenAI a créé une version plus puissante de ChatGPT appelée GPT-4, qui peut accepter des entrées visuelles, est plus précise et peut afficher un niveau d'expertise plus élevé dans divers sujets. Le fondateur d'OpenAI, Elon Musk, n'est plus membre du conseil d'administration, mais il a exprimé des préoccupations quant à la puissance potentielle de l'IA. ChatGPT n'est pas sans défauts, avec des réponses parfois incorrectes et des biais raciaux et de genre. Microsoft a investi au moins 3 milliards de dollars dans OpenAI depuis 2019 pour aider à développer son puissant chatbot. Microsoft bénéficie de cette collaboration en intégrant les technologies d'OpenAI dans ses services cloud Azure. Google a également lancé son propre chatbot appelé Bard AI en mars 2023. La concurrence entre ces technologies génératives émergentes est intense, mais des questions subsistent quant à leur fiabilité et à leurs implications éthiques. Bien que ChatGPT d'OpenAI ne soit pas une action publique, les investisseurs peuvent indirectement participer en achetant des actions de Microsoft. Les projets futurs d'OpenAI pourraient inclure une introduction en bourse (IPO), mais aucune annonce officielle n'a encore été faite. Investir dans des technologies émergentes comme ChatGPT comporte des risques, mais les opportunités peuvent être lucratives à mesure que ces innovations continuent de façonner l'avenir de l'IA et de la technologie. Les investisseurs doivent évaluer attentivement leur tolérance au risque et faire des recherches approfondies avant de prendre des décisions d'investissement. Les actions liées à l'IA, en particulier celles associées à des technologies génératives comme ChatGPT, restent un domaine passionnant et en constante évolution pour les investisseurs qui cherchent à participer à la prochaine phase de l'évolution technologique. Sources: https://www.reuters.com/technology/sam-altman-return-openai-ceo-2023-11-22/https://www.wsj.com/tech/openai-says-sam-altman-to-return-as-ceo-766349a5https://www.investors.com/news/technology/artificial-intelligence-stocks/https://investingnews.com/invest-in-openai-chatgpt/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Réactions du Marché et Perspectives pour le Commerce de Détail Le monde du commerce de détail est actuellement traversé par des dynamiques économiques complexes, marquées par des tendances fluctuantes et des enjeux cruciaux. Dans ce contexte, les géants du secteur, tels que Walmart, Target et d'autres, font face à des défis et opportunités divers, mettant en lumière des aspects clés de leur performance financière et opérationnelle. Les résultats récents du troisième trimestre, les prévisions pour la saison des fêtes et l'impact de facteurs tels que l'inflation sur les stratégies de tarification sont autant d'éléments à considérer. Cet aperçu approfondi examine ces aspects et explore également les FNBs du commerce de détail dans cet environnement mouvementé. Le Secteur du Commerce de Détail en Bourse et l'Indice des Prix à la Consommation La semaine a été marquée par la publication de données économiques clés, notamment l'Indice des Prix à la Consommation (IPC) et les Ventes au Détail. Les ventes au détail ont enregistré une légère baisse de 0,1 % par rapport au mois précédent, surpassant les attentes d'une chute de 0,3 %. Cette nouvelle a ravi les investisseurs, qui espèrent une résilience dans les dépenses des consommateurs sans attirer trop l'attention de la Réserve fédérale. Actuellement, l'économie semble se situer dans une zone propice à un atterrissage en douceur. À l'échelle globale, malgré les étiquettes de prix inflationnistes, les taux d'intérêt élevés et le retour des remboursements des prêts étudiants, les Américains semblent ne pas freiner leurs dépenses. Un marché du travail solide a contribué à maintenir les dépenses à un niveau élevé, et les révisions récentes montrent même que les rapports sur les ventes au détail estivales ont été encore meilleurs qu'estimés initialement. Ces tendances devraient se poursuivre avec l'approche du Vendredi Fou, suivi de la traditionnelle frénésie des dépenses de fin d'année. Du côté des ventes, certaines entreprises gèrent mieux leurs finances que d'autres, mettant l'accent sur le contrôle des coûts, la gestion des stocks et l'amélioration des marges. Les résultats de Home Depot (HD), TJX (TJX), Walmart (WMT) et Macy's (M) ont tous dépassé les attentes cette semaine, mais Target (TGT) a véritablement impressionné. Les actions de TGT ont grimpé d'environ 18 % au cours de la séance de mercredi, effaçant ainsi deux années de résultats décevants liés à des erreurs de la direction et à une mauvaise lecture du sentiment des consommateurs. Analyse des Résultats de Walmart et Perspectives Futures Bien que les chiffres du troisième trimestre de Walmart aient dépassé les attentes, les perspectives de bénéfices pour 2023 ont été inférieures au consensus, entraînant une chute de 7,3 % du cours de l'action tôt jeudi. Le bénéfice net du détaillant basé à Bentonville, en Arkansas, s'est élevé à 453 millions de dollars, soit 17 cents par action, comparé à une perte de 1,8 milliard de dollars, soit 66 cents par action, sur la même période l'année précédente. Les bénéfices ajustés par action se sont élevés à 1,53 dollar, dépassant légèrement le consensus de FactSet de 1,52 dollar. Les revenus ont augmenté de 5,2 % pour atteindre 160,8 milliards de dollars, dépassant également les attentes. Les ventes en magasin aux États-Unis ont augmenté de 4,9 %, tandis que les ventes en ligne ont grimpé de 24 %. Malgré ces performances positives, les prévisions de bénéfices ajustés par action pour l'ensemble de l'année 2023 sont comprises entre 6,40 et 6,48 dollars, en dessous du consensus de FactSet de 6,50 dollars. La croissance des ventes internationales de Walmart a été portée par Walmex (Walmart de Mexico) et la Chine, mais les ventes en ligne ont baissé de 3 %. La société a souligné une croissance solide dans tous ses segments, mais les investisseurs ont réagi négativement aux perspectives modérées pour l'année à venir. Source: TradingView, Cours du titre de Walmart (WMT) Perspectives Futures et Défis Anticipés Malgré la déception des investisseurs quant aux perspectives, Walmart se prépare à une saison des fêtes anticipée, cherchant à tirer parti de la période cruciale des achats de fin d'année. Doug McMillon, le PDG de Walmart, a souligné une croissance solide des revenus dans tous les segments de l'entreprise. Cependant, le ralentissement de la croissance pour le deuxième trimestre consécutif et les perspectives modérées indiquent des défis potentiels. L'environnement externe demeure incertain, avec des taux d'intérêt plus élevés, la reprise des remboursements de prêts étudiants et une augmentation de la dette de carte de crédit, tous des facteurs susceptibles d'exercer une pression sur les dépenses des consommateurs. Walmart devra peut-être ajuster ses stratégies pour atténuer ces pressions et maintenir sa compétitivité. Résultats Financiers de Target (TGT) Target (TGT) a annoncé des résultats encourageants avec une prévision de bénéfices au quatrième trimestre largement au-dessus des attentes des analystes. La société attribue cette performance à une amélioration des marges et à une diminution des stocks. Au troisième trimestre, les ventes comparables ont reculé de 4,9 %, dépassant les attentes d'une baisse de 5,25 %. Malgré cette baisse, les actions de Target ont bondi de 17 % à la suite de cette annonce. Les coûts de la chaîne d'approvisionnement, qui avaient été un défi majeur au cours de l'année tumultueuse, ont enfin commencé à se stabiliser, ce qui a contribué à l'amélioration des marges. La société a également mis en œuvre des efforts pour contrôler ses stocks, obtenant ainsi des résultats positifs. L'action de Target a perdu un quart de sa valeur au cours d'une année marquée par une inflation élevée. Cependant, les investisseurs ont réagi positivement aux nouvelles rassurantes sur les marges et les stocks, propulsant le titre de Target à la hausse de plus de 17 % en une journée. Source: TradingView, Cours du titre de Target (TGT) Perspectives et Défis à Surmonter Bien que les perspectives semblent optimistes, le PDG de Target, Brian Cornell, a souligné certains défis à venir. Il a noté que les consommateurs retardent leurs achats jusqu'à la dernière minute, ce qui pourrait être lié à des incertitudes économiques telles que des taux d'intérêt plus élevés, la reprise des remboursements de prêts étudiants, une augmentation de la dette de cartes de crédit et une réduction de l'épargne. Pour s'adapter à ces changements de comportement, Target mettra l'accent sur la valeur, en offrant une collection de jouets de Noël et de décorations de vacances à des prix abordables. La société prévoit également de proposer des offres spéciales tout au long des quatre semaines précédant le Vendredi Fou, mettant en avant de nouvelles collections avec des marques renommées. Malgré les défis uniques auxquels Target a été confronté cette année, notamment des controverses liées à des marchandises à thème LGBTQ et une hausse des vols à l'étalage, la société semble avoir réussi à atténuer les pertes d'inventaire. Comparaison entre Target et Walmart La comparaison avec Target, qui a connu une augmentation spectaculaire de 17,9 % de son cours de l'action après des résultats exceptionnels, met en lumière les différentes approches des deux géants du commerce de détail. Target, ayant réussi à surmonter des défis uniques au cours de l'année, semble avoir adopté des stratégies efficaces axées sur la valeur, la gestion des stocks et des offres spéciales attrayantes. La baisse de 2 % du cours de l'action de Target après la forte hausse suggère que les investisseurs peuvent réagir de manière prudente malgré les résultats positifs, soulignant l'importance d'une gestion attentive des attentes. Perspectives Globales du Secteur du Commerce de Détail Alors que Walmart et Target continuent d'occuper une place prépondérante dans le secteur du commerce de détail, l'ensemble du marché semble naviguer dans un contexte économique complexe. Les consommateurs font preuve de résilience, continuant à dépenser malgré les défis économiques. Cependant, les entreprises du secteur doivent rester vigilantes face aux pressions inflationnistes, aux taux d'intérêt en hausse et aux changements de comportement des consommateurs. En conclusion, bien que les perspectives de Walmart pour 2023 aient déçu les attentes élevées des investisseurs, la société maintient une position solide dans le secteur du commerce de détail. La concurrence avec Target, qui a affiché des résultats exceptionnels, souligne la nécessité pour les entreprises du secteur d'innover et de s'adapter aux évolutions du marché pour rester compétitives. La saison des fêtes à venir sera un indicateur clé de la capacité de Walmart à maintenir sa dynamique positive dans un environnement économique en évolution. Vendredi Fou et ETFs du Secteur du Commerce de Détail : Une Analyse Complémentaire Cette section se concentre sur les défis prévus pendant la période cruciale du Black Friday et des fêtes. Les prévisions de croissance des ventes plus lentes, les changements de comportement des consommateurs et les variations des conditions météorologiques sont autant de facteurs influençant les performances des détaillants. De plus, nous examinons le rôle des ETFs du commerce de détail dans ce paysage, en mettant en évidence les opportunités d'investissement qu'ils peuvent offrir dans ce contexte. Black Friday : Actions du Commerce de Détail à Surveiller Prévisions de Croissance lente des Ventes pendant les Fêtes : Selon la National Retail Federation, la croissance des ventes pendant les fêtes cette année devrait être la plus lente depuis cinq ans, avec une augmentation estimée de seulement 3 à 4 %. Les facteurs tels que l'inflation et les prix élevés de l'énergie incitent les consommateurs à être plus prudents dans leurs dépenses. Impact sur les Détaillants Traditionnels : Walmart et Macy's ont signalé une diminution du nombre de visites de clients malgré des remises importantes. Des conditions météorologiques inhabituellement chaudes ont également dissuadé les gens de se rendre dans les magasins. Croissance Attendue des Ventes en Ligne : Les ventes en ligne pendant les fêtes aux États-Unis devraient augmenter d'environ 5 %, atteignant 222 milliards de dollars, car de plus en plus de personnes choisissent des options d'achat différé. FNBs à Surveiller Prévisions contrastées pour le T3, la saison en cours des résultats du troisième trimestre devrait être la première période de croissance positive des bénéfices par action pour les entreprises du S&P 500 depuis le troisième trimestre de 2022. Cependant, bien que les bénéfices soient excellents, la croissance des revenus est jugée terne. Certains secteurs ont enregistré une croissance des revenus solide, malgré la faiblesse de la demande. Parmi les 16 secteurs du S&P 500, cinq ont enregistré une baisse des revenus, tandis que huit ont signalé une croissance des bénéfices. Le secteur du commerce de détail a enregistré une croissance des revenus de 10,2 % au T3, avec une croissance des bénéfices de 64,2 %. Les FNBs (ETF en anglais) du secteur, tel que le SPDR S&P Retail ETF (XRT), sont à surveiller pour la croissance des revenus. Les investisseurs se tournent aussi vers d’autres FNBs du commerce de détail tels que le SPDR S&P Retail ETF (XRT) et le VanEck Vectors Retail ETF (RTH) pour surveiller la performance du secteur. Conclusion En conclusion, le secteur du commerce de détail est à un point crucial de son évolution, avec des indicateurs de performance variés. Les résultats du troisième trimestre et les prévisions pour les fêtes fournissent des éclairages essentiels sur la manière dont les acteurs clés réagissent à un environnement économique en mutation. En espérant que les investisseurs actifs, les observateurs du marché et les passionnés du secteur du commerce de détail ont trouvé dans ce Billet Boursier un aperçu intéressant des enjeux et opportunités actuels, ainsi que des perspectives pour les mois à venir. Sources : https://www.reuters.com/business/retail-consumer/target-forecasts-strong-holiday-quarter-profit-lower-inventory-levels-supply-2023-11-15/ https://www.wsj.com/business/retail/walmart-wmt-q3-earnings-report-2024-black-friday-ac8e3503?mod=hp_lead_pos3 https://www.marketwatch.com/story/walmarts-stock-falls-premarket-after-soft-guidance-offsets-earnings-beat-3f92eba8 https://www.barrons.com/articles/walmart-earnings-stock-price-16cbdf77 https://www.cnbc.com/2023/11/16/walmart-wmt-earnings-q3-2024-.html https://www.ig.com/en/news-and-trade-ideas/black-friday--retail-stocks-to-watch-231113 https://www.zacks.com/stock/news/2184112/start-of-big-box-q3-earnings-puts-retail-etfs-in-focus https://seekingalpha.com/news/4037117-target-rallies-17-after-improved-profitability-flips-the-script-on-the-retailer L’auteur de ce billet déclare détenir des positions LONG CALL dans le titre mentionné de Walmart (WMT), mais n’a aucune intention d’initier d’autres positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Accord potentiel entre acteurs et studios d'Hollywood : Un nouvel acte pour les titres des grands studios Le rideau semble tomber sur la grève des acteurs d'Hollywood alors que des signes prometteurs d'un accord émergeaient après une interruption de 118 jours. Les pourparlers tendus, initialement centrés sur les salaires minima et les redevances pour les programmes de streaming, semblent finalement arriver à terme. Ce potentiel accord fait suite à une entente déjà conclue entre les écrivains et les studios fin septembre, mettant fin à une autre grève. Les retombées de ces conflits de travail ont influencé d'autres actions syndicales à travers les États-Unis, du syndicat des travailleurs de l'automobile United Auto Workers aux employés de l'hôtellerie de Las Vegas. Les acteurs principaux de cette saga sont des géants du divertissement tels que Netflix (NFLX), NBC Universal (CMCSA) et Paramount (PARA). Les résultats du trimestre des entreprises de divertissement comme Disney (DIS) ont été variés : une montée de 4% de l’action après des annonces de réduction de coûts et de croissance plus forte que prévu des abonnements en streaming. Cependant, la baisse des revenus publicitaires a fait planer la spéculation d'une éventuelle vente des actifs télévisuels de Disney. Nous y reviendrons plus en détail plus tard dans le présent billet. Source: TradingView, Cours du titre de Disney (DIS) Tout n'a pas été sans heurt. Warner Bros. Discovery (WBD) a vu son action chuter de 19% suite à des avertissements de dette et des commentaires sur des perturbations "générationnelles" de l'industrie. Pourtant, des films fraîchement sortis ont donné un élan positif à d'autres titres. L'accord en pourparlers, évalué à plus de 1 milliard de dollars sur trois ans, s'accompagne d'augmentations des salaires minima et de primes des services de streaming. Une clause de protection contre l'utilisation non autorisée d'images générées par l'intelligence artificielle a également été intégrée, dissipant les inquiétudes quant à leur remplacement par des "doubles numériques". Les investisseurs, attentifs à ces développements, ont vu les titres des sociétés de production télévisuelle et cinématographique rebondir en préouverture de marché. Walt Disney a grimpé de 4,5%, Warner Bros. Discovery a gagné 2,5%, et Paramount Global (PARA.O) a gagné 2,7%. Cependant, l'impact de cette potentielle fin de grève sur le secteur reste incertain. Les investisseurs devraient observer de près l'évolution des actions des géants du divertissement et les conséquences sur leur modèle économique, notamment en ce qui concerne les revenus des abonnements en streaming, la baisse des revenus publicitaires et les ajustements de coûts opérationnels. La reprise de la production cinématographique et télévisuelle à pleine échelle sera une mesure clé pour évaluer l'impact de cet accord sur l'industrie. Le marché pourrait réagir de manière significative aux nouvelles annonces qui clarifieront les détails de cet accord. Les investisseurs seront prudents, guettant de nouvelles informations pour ajuster leurs stratégies. Ce potentiel accord entre acteurs et studios marque un tournant pour l'industrie du divertissement. Cependant, le succès de l'accord ne pourra être réellement évalué que lorsque les détails seront finalisés et ratifiés. Dans l'ensemble, bien que la conclusion de ces grèves ait suscité un regain d'optimisme sur les marchés, la viabilité des solutions apportées par cet accord reste à déterminer. Le secteur du divertissement traverse une phase critique de restructuration où la révolution numérique et les modèles commerciaux traditionnels entrent en collision, offrant à la fois des opportunités et des défis pour les investisseurs. Revenons sur les résultats financiers trimestriels de Disney Publiés après la clôture des marchés mercredi, ces résultats ont dépassé les attentes des analystes. L'entreprise a révélé une augmentation de son objectif annuel de réduction des coûts, le portant à 7,5 milliards de dollars, contre les 5,5 milliards de dollars précédemment fixés en février. Cette coupe de 4,5 milliards de dollars dans les dépenses de contenu, une hausse significative par rapport aux 3 milliards précédents, a été saluée par les investisseurs. Cependant, le point le plus marquant des résultats trimestriels de Disney réside dans la performance remarquable de ses services de streaming. Alors que les estimations prévoyaient 2,68 millions de nouvelles adhésions nettes à Disney+, le chiffre a surpris avec près de 7 millions de nouvelles adhésions. Cette croissance soudaine a contribué à réduire les pertes de streaming, passant de 1,41 milliard de dollars à 387 millions de dollars par rapport à la même période de l'année précédente. Le renforcement des abonnements a été favorisé par une augmentation du prix des plans Disney+ et Hulu sans publicité, augmentant de plus de 20% le tarif mensuel. Les analystes s'attendaient à une perte directe pour le consommateur s'élevant à 454 millions de dollars au cours de ce trimestre, mais les résultats ont dépassé ces estimations. Cela marque une amélioration significative par rapport aux pertes de 512 millions de dollars au T3, 659 millions de dollars au T2 et 1,1 milliard de dollars au T1. Ces chiffres positifs surviennent après l'annonce officielle du prochain directeur financier de Disney et son engagement à acquérir la participation de 33% de Comcast dans Hulu. Ces développements montrent un virage stratégique pour l'entreprise, principalement dans la rationalisation de ses services de streaming. Perspectives futures de Disney Disney a également annoncé ses perspectives de croissance pour l'année 2024, avec une augmentation attendue du flux de trésorerie atteignant 8 milliards de dollars. Cette hausse devrait être soutenue par une baisse des dépenses de contenu, l'entreprise prévoyant de consacrer 25 milliards de dollars aux contenus l'année prochaine, contre 27 milliards de dollars dépensés en 2023. En plus de ces annonces, Disney a indiqué qu'elle envisageait de recommander un dividende d'ici la fin de l'année. Ces perspectives positives ont contribué à une hausse de près de 4% des actions dans les échanges avant l'ouverture du marché, soulignant la confiance des investisseurs dans les plans et les performances à venir de l'entreprise. Ces chiffres marquent également la première livraison des résultats sous la nouvelle structure de reporting après la réorganisation de l'entreprise en trois segments principaux : Disney Entertainment, Experiences et Sports. Cette restructuration a été orchestrée par le PDG Bob Iger, ouvrant la voie à une gestion plus ciblée des divers secteurs d'activité de Disney. Par Richard Dussault, B.A.A., Adm. A., CIM Sources: https://seekingalpha.com/news/4033703-actors-studios-reach-tentative-agreement-to-end-strike-report?lctg=60c1deed8f592d14b41a9ea5&mailingid=33309289&messageid=wall_street_breakfast&serial=33309289.470975&userid=48041342&utm_campaign=wsb_11_09_2023&utm_medium=email&utm_source=seeking_alpha&utm_term=wall_street_breakfast https://www.reuters.com/business/media-telecom/striking-actors-reach-tentative-agreement-with-hollywood-studios-end-strike-2023-11-09/ https://www.cnbc.com/2023/11/09/stocks-making-the-biggest-moves-premarket-dis-lyft-val-and-more.html https://finance.yahoo.com/news/disney-raises-cost-cutting-target-to-75-billion-as-subscribers-surge-210509497.html L’auteur de ce billet déclare détenir des positions LONG CALL dans le titre mentionné de Disney (DIS), mais n’a aucune intention d’initier d’autres positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### FED et Wall Street : Une Valse d'Optimisme Cette semaine, les marchés boursiers ont été témoins d'une danse dynamique et réactive, une réaction pleine d'optimisme suite à l'annonce de la Réserve fédérale américaine. Les décisions de la FED ont insufflé une nouvelle énergie, suscitant l'espoir d'une possible fin du cycle de resserrement monétaire. La réaction des marchés a été palpable dès l'ouverture, avec le Dow Jones Industrial Average (DJI) affichant une hausse de 185 points, le S&P 500 (SPX) enregistrant une progression de 33,5 points, et le Nasdaq 100 (IXIC) voyant une montée de 178 points. Ces signaux sont des témoignages de l'optimisme généré par la décision de la FED de maintenir les taux d'intérêt entre 5,25% et 5,5%, marquant ainsi une pause dans les hausses de taux à court terme. La réduction des rendements des obligations d'État consécutive à cette décision a été un catalyseur pour les actions des géants de la technologie. Des entreprises telles que Microsoft (MSFT), Nvidia (NVDA), Alphabet (GOOGL) et Tesla (TSLA) ont vu leurs actions augmenter jusqu'à 3,5% en préouverture, stimulées par cette perspective plus favorable sur les taux d'intérêt. Cependant, cette tendance à la hausse n'a pas touché toutes les entreprises de la même manière. Alors que Qualcomm (QCOM) a enregistré une progression de 6,4% suite à des prévisions de ventes et de bénéfices supérieures aux estimations de Wall Street, d'autres comme Moderna (MRNA) ont subi une baisse de 9,2% après avoir révisé à la baisse leurs prévisions de ventes de vaccins anti-COVID-19 pour l'année 2023. Dans le secteur des paiements, PayPal (PYPL) a également réalisé une avancée de 6,6%, révisant à la hausse ses prévisions de bénéfices ajustés pour l'année en cours. Starbucks (SBUX) a suivi cette tendance avec une hausse de 10,3% suite à des résultats du quatrième trimestre dépassant les estimations. Ces fluctuations boursières ont été clairement influencées par les commentaires jugés accommodants de Jerome Powell, président de la FED, laissant entrevoir une perspective moins agressive sur les hausses de taux à venir. En conséquence, les marchés ont réduit les probabilités d'une hausse en décembre à environ 20% et à 25% pour janvier, tandis que le marché estime à 70% la probabilité que le resserrement soit terminé. La récente réunion de la Réserve fédérale américaine a été marquée par des éléments notables. La FED a maintenu ses taux d'intérêt inchangés, signalant ainsi une pause pour la deuxième fois consécutive dans son cycle de resserrement monétaire en cours. Cette décision unanime, conformément aux attentes générales, maintient la fourchette cible pour le taux des fonds fédéraux entre 5,25% et 5,50%. Dans la déclaration du FOMC, aucune exclusion de futures hausses de taux n'a été explicitement mentionnée, laissant ainsi une porte ouverte à de possibles ajustements. Durant la conférence de presse qui a suivi, le président de la FED, Jerome Powell, a souligné que les autorités n'étaient pas encore pleinement satisfaites des progrès réalisés en matière d'inflation, et que la politique monétaire pourrait ne pas être assez restrictive. Les responsables surveillent également la montée des rendements obligataires, contribuant à des conditions financières plus strictes. Un aspect surprenant de cette réunion a été l'optimisme affiché par Powell concernant un domaine du marché du travail : la modération des hausses de salaires. Le président de la FED a noté que, sur une gamme étendue de salaires, les augmentations salariales ont considérablement diminué au cours des 18 derniers mois, se rapprochant substantiellement du niveau qui serait conforme à une inflation de 2% sur le long terme. Les coûts de rémunération pour les travailleurs civils ont augmenté de 1,1% au troisième trimestre, montrant une accélération légère mais témoignant d'une croissance salariale globalement ralentie. Malgré cela, Powell a souligné que selon lui, les salaires n'ont pas été le moteur principal de l'inflation. Néanmoins, à mesure que le temps passe et que la politique monétaire devient plus importante par rapport aux problèmes d'offre, le marché du travail pourrait devenir un élément crucial. Ces commentaires ont suscité une réflexion sur la façon dont l'évolution des salaires pourrait influencer la politique monétaire à l'avenir. Pourtant, malgré cette vague d'optimisme, des nuances doivent être prises en considération. La légère fragilité du marché de l'emploi, illustrée par un rapport de 217 000 demandes d'allocations chômage plus élevé que prévu, indique que des défis persistent et que la situation économique n'est pas exempte d'incertitudes. Alors que les nouvelles économiques et les décisions de la FED continuent de guider la danse des marchés, il est essentiel pour les investisseurs avertis de garder un œil attentif sur les développements futurs. La tendance des marchés est complexe et réactive, évoluant au gré des annonces économiques et des décisions clés. En résumé, la semaine écoulée a été témoins d'une réaction optimiste sur les marchés boursiers, mais avec une certaine prudence face aux signes économiques mitigés. Les investisseurs doivent rester vigilants et adaptatifs, prêts à saisir les opportunités tout en évaluant les risques. Restez à l'affût pour notre prochain Billet Boursier, où nous plongerons dans d’autres nouvelles du marché et rechercherons des opportunités émergentes. Par Richard Dussault, B.A.A., Adm. A.,, CIM, gestionnaire principal chez DayTrader Canada Sources: https://www.cnn.com/business/live-news/fed-meeting-rate-decision-11-1-2023/index.html https://www.reuters.com/markets/us/futures-climb-bets-end-feds-rate-hikes-2023-11-02/ https://www.investors.com/news/the-fed-just-did-nothing-that-may-hurt-the-sp-500-but-stocks-are-up-now/ Wall St touches two-week high on bets of end to Fed's rate hikes (streetinsider.com) https://www.streetinsider.com/Forex/US+doll https://www.barrons.com/livecoverage/fed-meeting-interest-rate-decision-today L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’or noir au cœur des remous financiers Quoique les prix du pétrole aient retenu l’attention ces derniers temps, l’industrie dans son ensemble attire maintenant les regards. Suivant la transaction d’ExxonMobil (NYSE :XOM) il y a quelques semaines sur Pioneer Natural Resources (NYSE :PXD), voilà qu’une autre transaction d’envergure tombe sur les marchés. Tout comme le baril de pétrole, cette dernière est chèrement payée dans une poussée qui dénote la consolidation du secteur. Débutons d’abord par cette transaction d’Exxon. L’acquisition de Pioneer Natural Resources s’inscrit dans la transformation de leur portefeuille d’opérations dites « en amont », soit les phases initiales de la production de pétrole comme l’exploration, le forage et l’extraction. Pioneer était jusqu’à présent une des plus grandes compagnies indépendantes au niveau de l’exploration pétrolière aux États-Unis. La compagnie, basée à Dallas au Texas, accélérera l’agenda d’Exxon sur plusieurs fronts. Notamment, l’aspect technologique, ressource financière et sans oublier, un inventaire valant son pesant d’or. La transaction par elle-même a fait tourner les têtes : 59.5 milliards de dollars américains seront versés aux actionnaires de Pioneer, soit $253 par action, une prime de 2.30% par rapport au prix de l’action en date du 23 octobre 2023. Cet achat se réalisera via un échange complet d’actions, où 2.32 actions d’Exxon seront émises aux actionnaires de Pionner pour chaque action détenue. Le marché a tout de même accueilli cette nouvelle avec optimisme, le titre progressant de 3% dans les deux jours suivants l’annonce. La cible a également fait écho du gain de 3% sur le même horizon de temps, à croire que les deux parties y voient un accord équitable.  Source : Tradingview, Cours 1 mois des titres NYSE :XOM & PXD, 2023-10-23 Les analystes ont perçu cette transaction comme l’une des pierres angulaires de la consolidation de l’industrie. Le bassin Permien, un bassin de pétrole géographiquement situé à la jonction du Mexique, du Texas et du Nouveau-Mexique, s’inscrit comme un endroit clé pour de nombreux producteurs ces dernières années. De nombreuses transactions, à différentes échelles de prix, ont été conclues pour l’accès à cette région. Parmi elles, nous y retrouvons la vente d’Anadarko à Occidental Petroleum (NYSE :OXY), Chevron (NYSE :CVX) faisant l’acquisition de Nobel Energy pour une terre de 92 000 acres, ainsi que ConocoPhillips (NYSE :COP) acquérant le bloc d’affaires de Shell et Concho Resources pour un combiné de 27 milliards. Aujourd’hui, le secteur pétrolier est témoins d’une autre de ces transactions, lui aussi, de taille. Pas moins de 53 milliards de dollars, s’illustrant comme une riposte à la transaction d’Exxon. Chevron a annoncé son intention d’acquérir Hess (NYSE :HES), un autre opérateur indépendant dans le milieu. L’ajout de celle-ci solidifie la vision long terme de la direction et améliore les flux de trésoreries disponibles à partir de 2030, sans parler de leur capacité de production. Les bienfaits stratégiques ne s’arrêtent cependant pas là. Chevron se verra être également un partenaire minoritaire à 30% dans le bloc outremer de Stabroek en Guyane, au nord de l’Amérique du Sud.    Les actionnaires de Hess recevront 1.025 actions de Chevron pour chacune de leurs actions ou l’équivalent de 171$ par action. La transaction regroupe donc 465 000 acres d’opportunités de forage pour Chevron, en plus de solidifier le créneau du milieu, soit le transport, stockage et commercialisation en gros. John Hess, PDG actuel de Hess, joindra le Conseil d’Administration de Chevron, reflétant l’importance de cette dernière addition aux opérations. L’industrie pétrolière a été hautement exposée à ses points faibles ces dernières années. Cette chaîne d’approvisionnement complexe et fragile est à la base de cette dernière vague de consolidation. Comme les frais généraux de maintien, d’entretien et d’opérations sont tous aussi élevés les uns que les autres, les joueurs ont plutôt adopté une approche de consolidation afin de diminuer leurs coûts. Cette diminution de coût est davantage l’effet de dilution qu’un ensemble d’activités peut bénéficier en amortissant les mêmes frais sur cette base élargie. Du côté de Deloitte, on mentionne la course des pétrolières. Elles cherchent à agir rapidement aujourd’hui, dans l’objectif de se prémunir des accès les plus intéressants, de la plus grande superficie d’exploration ou encore de la plus grande flotte en termes de capacité. En 2022, le bassin Permien, mentionné plus tôt, représentait 28% des transactions de fusions et acquisitions. Il est bon toutefois de mentionner que 82% des ententes conclues sur le marché étaient au niveau de l’étape intermédiaire (dit midstream) sur le gaz naturel, et non du pétrole. Ce qui nous amène donc au dernier point de cet éditorial : l’environnement. Quoiqu’il soit toujours intéressant et excitant de voir des transactions de plusieurs dizaines de milliards se conclure, les environnementalistes se demandent plutôt à quand sera la fin de l’exploration pétrolière. Ces géants élargissent sans cesse leur capacité exploratoire et de production et mentionnent presque à tout coup l’accélération vers leur plan « net-zéro » d’ici 2050. Malheureusement, il demeure difficile d’observer ces changements venant de ces corporations. Le point encourageant, malgré tout, est que depuis 2010, 44% des transactions de M&A se sont déroulés dans le créneau de l’énergie propre, soit l’énergie éolienne ou solaire. La pandémie a amené une recrudescence de l’intérêt de tous envers les produits dérivés du pétrole, s’évaluant à environ 26 milliards en transactions corporatives entre 2020 et 2022. Ce chiffre est vraisemblablement voué à grimper selon les dernières annonces et l’analyse qu’on fait aujourd’hui du marché. Il est vrai cependant que la vision élargie de ces conglomérats pétroliers amène également leur lot d’exploration d’énergie propre, en plus de leurs investissements en R&D afin d’être chef de file lors de la prochaine révolution énergétique sur notre globe. Comme quoi, le progrès se fait parfois au détriment de l’environnement. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://corporate.exxonmobil.com/news/news-releases/2023/1011_exxonmobil-announces-merger-with-pioneer-natural-resources-in-an-all-stock-transaction https://www.forbes.com/sites/davidblackmon/2023/10/23/chevron-buys-hess-as-the-us-oil-merger-train-gains-steam/?sh=152593287e5f https://www.chevron.com/newsroom/2023/q4/chevron-announces-agreement-to-acquire-hess#:~:text=%26%20NEW%20YORK%2C%20October%2023%2C,on%20Chevron's%20closing%20price%20on https://finance.yahoo.com/news/exxonmobils-60-billion-pioneer-deal-signals-era-of-extreme-consolidation-for-oil-industry-160155864.html https://www2.deloitte.com/us/en/pages/energy-and-resources/articles/oil-and-gas-mergers-and-acquisitions.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Au revoir récession, bonjour stagflation L’inflation fait les manchettes cette semaine, avec les dernières lectures américaine et canadienne de la semaine passée et cette semaine. Elle a également été dans la mire des régulateurs et de la politique pour plusieurs mois, voire années maintenant, et quoique le rythme de croissance a décéléré, l’indicateur demeure au-dessus de la fourchette cible. La question se pose réellement dans un tel scénario : de quoi a-t-on besoin pour retrouver la cible au juste ? La question est simple, la réponse cependant, l’est peu moins. Un peu de définitions s’imposent afin de mieux comprendre les interrelations entre les acteurs. Évidemment, l’inflation indique une hausse persistante du niveau des prix moyens dans le temps, impliquant de l’autre côté une baisse du pouvoir d’achat d’un consommateur. Cette hausse de prix vient de multiples canaux soient le coût de se loger, l’énergie, les biens et services brefs, tout ce qui peut être acheté pratiquement. C’est d’ailleurs l’approche de la Banque du Canada (et de la Fed aux États-Unis) afin de mesurer cet indice : prendre un panier de biens courants et mesurer le prix de ce même panier d’une période à l’autre. La fourchette cible de la BoC et de la Fed est historiquement entre 1% et 3%. Il s’agit du niveau où la faible hausse de l’inflation se fond avec le reste et le consommateur ne ressent aucun besoin d’effectuer de modifications à ses habitudes de vie et budgétaire. Or, aux États-Unis, l’inflation annualisée s’est inscrite à 4.70% en 2021, 8% en 2022 et 3.70% jusqu’à présent en 2023. Du côté canadien, il s’agit d’une progression de 3.40%, 6.80% et 3.80% pour les mêmes intervalles de temps. Pour enrayer une telle progression comme nous le vivons présentement, un outil rapide et historiquement efficace s’impose : les hausses de taux directeur. Puisque nous sommes maintenant familiers avec ces hausses de taux, il est bon de se rappeler tous les canaux de l’économie que ces taux touchent réellement. Sans aucune surprise, votre taux hypothécaire. Il s’agit d’une composante dite « collante » ou « Sticky » de l’inflation. Ces composantes sont des morceaux de l’économie qui n’ont pas la même fréquence de changement de prix, souvent moins fréquent, comparativement à l’alimentation ou le prix des automobiles par exemple. Il en devient donc plus difficile d’acheter l’immobilier avec des taux élevés, ralentissant la surenchère et indirectement, les hausses de prix de vente. Ce créneau est également affecté par les nouvelles constructions. Alors que l’on pourrait se dire bêtement d’augmenter le nombre de maison ou logis construit afin de réduire la pression sur les prix, les entrepreneurs doivent quant à eux œuvrer avec minutie face à la charge d’intérêt se rattachant à leur financement. Il faut également comprendre que toutes les compagnies et corporations sont également exposées de près ou de loin à ces taux. Pour une compagnie endettée, comme AT&T Inc. (NYSE :T) qui détenait pour plus de 128 milliards de dollars en dette long terme et d’un ratio d’endettement de 54.8% en Q2 2023, nombreux sont leurs prêts avec des taux basés sur le taux directeur ou encore, sur les taux interbanques (LIBOR, EURIBOR, SOFR etc.). Malheureusement pour le consommateur individuel, ces hausses lui sont souvent refilées à travers les nouvelles tarifications de produits qu’il achète. Les produits et services affichant des étiquettes de prix plus élevés, les employés pousseront leurs employeurs à verser des salaires bonifiés pour y faire face et ces derniers pourront en refiler une portion au consommateur de leur propre produit. Les épiceries reçoivent des factures plus salées des producteurs faisant face à une augmentation de leurs propres coûts d’opération, vendent les produits plus chers afin de conserver une certaine marge de profitabilité, bref, le cercle vicieux est déjà bien entamé. Les hausses de taux découlant de la politique monétaire ne connaissent pas non plus un effet instantané. Une période de 12 à 16 mois est nécessaire afin de sentir le plein effet. Les commerçants ont, entre-temps, adopté une nouvelle mode de réduflation (ou shrinkflation), en réduisant leur format de produit en laissant le prix intact. D’autres ont capitulé face au format et simplement opté pour les multiples hausses d’un mois à l’autre en espérant que le portefeuille des ménages est encore assez profond. Certains analystes et économistes voyaient une récession étant proche d’une bénédiction, soit un choc baissier soudain, faisant certes mal à toute l’économie, mais qui s’apparente plus à retirer d’un coup sec un diachylon d’une blessure, elle guérira. Ces derniers se sont cependant ravisés en voyant la résilience de l’économie. Un soft landing est maintenant anticipé, la question est de savoir quand exactement et la réponse demeure floue. Ce qui nous amène donc à un scénario peu enviable; la stagflation. La stagflation est caractérisée par une période prolongée d’inflation forte (ici, lire au-dessus de la fourchette cible) tout en ne connaissant aucun gain économique ou même une perte. Ce scénario s’inscrit d’ailleurs aisément dans les derniers discours de M. Powell, président de la Réserve Fédérale américaine. Les taux devront être maintenus plus élevés, et ce, pour plus longtemps. Le taux d’emploi demeure relativement stable pour le moment, à l’exception des exercices de licenciements multiples au niveau des technologies. Quoique les signes ne pointent pas vers une 12e hausse de taux en novembre prochain aux États-Unis, les marchés et ménages ne devraient pas crier victoire trop rapidement. À voir la tendance des grandes corporations et leurs méthodes d’ajustement des prix, l’inflation pourrait bien être stagnante encore pour quelques mois. Le véritable test de notre côté de la frontière toutefois, se trouvera en 2025 et 2026, alors qu’il est estimé que plus de la moitié des hypothèques canadiennes devront être renouvelées. Une augmentation des paiements hypothécaires estimée entre 20% et 25%, de quoi refroidir les ardeurs de tout acheteur dans le milieu. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.cnbc.com/2023/10/12/getting-to-2percent-inflation-wont-be-easy-this-is-what-will-need-to-happen-and-it-might-not-be-pretty.html https://about.att.com/story/2023/q2-earnings.html https://www.banqueducanada.ca/2020/08/inflation-expliquee/ https://www.bloomberg.com/news/newsletters/2023-07-26/hsbc-sees-us-stagflation-not-recession-as-worst-case-scenario L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Accorder croissance et intelligence L’intelligence artificielle n’a rien de nouveau et pourtant, il semble que nous en apprenions davantage avec chaque semaine qui s’écoule. Après des débats à savoir qui sera la prochaine gemme dans le milieu ou encore de trancher si l’IA pourra surpasser l’humain, nous avons vécu un ralentissement notable des rondes de financement et de nouvelles injections de liquidités dans le milieu. Ce dégonflement des évaluations d’entreprises, pas uniquement en technologies, mais bien dans l’ensemble des marchés, a cependant ouvert les portes à la consolidation. Un terrain fertile pour les grandes corporations qui s’affairent maintenant à reprendre le terrain perdu des dernières années face à leurs compétiteurs. L’année 2023 a jusqu’à présent été marquée par les développements au niveau de l’intelligence artificielle, générative ou non, et tout ce qu’elle implique. Pour l’usage quotidien d’un individu, l’implication est moindre. À l’échelle corporative toutefois, il existe une longueur d’avance chez certains joueurs et les investisseurs expriment leurs inquiétudes face au retard que certaines de leurs compagnies en portefeuille accusent. Évidemment, les retardataires ne sont pas Alphabet (Nasdaq : GOOGL) ou encore de Microsoft Corporation (Nasdaq : MSFT), puisque leur allégeance au milieu de l’intelligence artificielle est souvent annoncée avant même d’avoir terminé l’initiative précédente. Amazon (Nasdaq : AMZN) quant à lui, a annoncé il y a quelques semaines son intention d’investir jusqu’à 4 milliards de dollars dans une start-up d’intelligence artificielle; Anthropic. La jeune compagnie a été identifiée comme étant l’une des principales compagnies compétitrices au groupe OpenAI, créateur derrière le fameux ChatGPT. Anthropic détient tout de même des éléments clés d’OpenAI, puisqu’elle a été mise sur pied par un ancien groupe d’employés d’OpenAI, suivant un différend concernant l’investissement de Microsoft dans la compagnie en 2019. Les raisons derrière l’investissement majeur d’Amazon ont été clairement identifiées : réduire l’écart entre la compétition. Amazon n’est pas seul à vouloir rendre la course à l’IA plus intéressante pour les compagnies en tech. Les conditions de marché étant plus difficile pour les jeunes compagnies émergentes, elles entretiennent maintenant davantage de discussions sur des possibles ventes de leurs compagnies aux grands joueurs du marché comme alternative à contempler le Chapitre 11. L’enjeu pour les grandes institutions est que les technologies utilisées par ces jeunes compagnies ne se connectent rarement bien avec les systèmes en place et doivent donc se pencher sur l’intégration optimale de leurs activités. Vous aurez deviné qu’un joueur se trouvant largement derrière ses compétiteurs mettra les bouchées doubles afin de croître sa capacité de déploiement de produits d’intelligence artificielle et, par la bande, d’efforts d’intégration dans les activités courantes. C’est exactement cette voie que Advanced Micro Devices (Nasdaq : AMD) a décidé d’emprunter. La capacité de construire l’infrastructure technologique dans son ensemble représentant un défi trop grand, l’entreprise a préféré sortir le chéquier. L’an dernier, AMD concluait la transaction d’une entente signée en 2020 afin d’acquérir Xilinx, un fabricant de semi-conducteurs se transigeant sur le Nasdaq auparavant. Au mois d’août dernier, AMD a annoncé son intention d’acquérir Mipsology, une jeune compagnie française œuvrant dans l’intelligence artificielle afin de se munir d’une solution d’IA solide et ainsi faire compétition à Nvidia Corp (Nasdaq :NVDA). Cette acquisition visait également à tirer avantage de la plateforme de Xilinx, portant une attention spéciale sur la rapidité d’exécution de leur solution. Les marchés ont d’ailleurs reçu cette nouvelle comme étant la riposte de AMD face aux développements de Nvidia quant à leur plus récente flotte de superordinateurs visant le milieu de l’intelligence artificielle. Les différentes pièces du casse-tête s’assemblent tranquillement afin d’attirer les développeurs de toute part à bâtir sur leur matériel plutôt que ceux de leur compétiteur. Ce mardi, AMD dévoila un nouveau morceau d’importance à ce casse-tête : l’acquisition de Nod.ai. Cette compagnie, sans surprise, qui œuvre dans l’intelligence artificielle étendra les capacités d’AMD à offrir leur suite de logiciels d’intelligence artificielle à code source ouvert ou open source, pour les plus familiers. L’inclusion de cette nouvelle équipe de spécialiste dans la résolution de problème perfectionnera donc le déploiement des centres de données AMD Instinct, Ryzen AI Processors et cartes graphiques Radeon pour ne nommer que quelques-uns de leurs fleurons. Identifié en août dernier, l’IA était la priorité numéro 1 pour AMD. Les dernières annonces s’inscrivant directement dans ce plan d’action a su plaire aux investisseurs. Le créneau de l’intelligence artificielle générative n’est pas qu’une tendance dans le monde de la technologie, mais bien un outil additionnel dans le coffre de toute compagnie tech qui se respecte. Le titre d’AMD a progressé ce mardi suivant l’annonce de cette dernière acquisition, prenant tout près de 2%. La journée haussière de ce mardi a également expliqué en partie l’optimisme derrière cette réaction. À titre d’exemple, Nvidia Corp a pris plus de 1%, sans réelle annonce aux marchés. Depuis le début de 2023, Nvidia affiche une performance de 220% alors qu’AMD n’affiche qu’un « maigre » 70%. Malgré ces excellents résultats, la différence entre les deux performances affiche clairement l’ampleur des progressions technologiques chez Nvidia. Source : Tradingview – Cours des titres Nasdaq : NVDA & AMD, Début 2023 à auj., 2023-10-10 Ces derniers développements arrivent d’ailleurs alors que d’autres acteurs de la sphère technologique tentent d’émettre des avertissements sur cette tendance. Du côté des régulateurs allemands, on mentionne notamment le fait que l’IA accélérera et accentuera la dominance des grandes compagnies Tech actuelles et pourrait rendre les prochaines décisions en matière de concurrence de marché plutôt difficiles. D’un autre côté, les différents paliers gouvernementaux tentent tant bien que mal de sortir une flopée d’encadrements et de lois afin de limiter le type d’utilisation de ces nouveaux outils. Les droits fondamentaux des auteurs, créateurs de contenus et enjeux au niveau des copyrights sont au cœur de ces débats. Il semblerait que dans bien des cas, les robots issus de l’intelligence artificielle se sentent peu ou pas concernés par les règles mises en place par l’humain. Le marché, de sa consolidation actuelle, se verra scruté à la loupe dans les prochains mois afin de trouver un équilibre où corporations, gouvernements, utilisateurs et intelligence artificielle devront cohabiter. Il ne reste plus qu’à savoir ce que l’intelligence artificielle pensera de ces nouvelles restrictions… Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources : https://www.ft.com/content/1621f6ee-41da-48a7-98c9-fa161883dc6f https://www.globenewswire.com/en/news-release/2022/02/14/2384435/0/en/AMD-Completes-Acquisition-of-Xilinx.html https://www.forbes.com/sites/petercohan/2023/08/02/while-amd-lags-nvidia-in-generative-ai-ceo-lisa-su-is-bullish/?sh=3b2b3f045f61 https://ir.amd.com/news-events/press-releases/detail/1159/amd-to-acquire-open-source-ai-software-expert-nod-ai#:~:text=SANTA%20CLARA%2C%20Calif.%2C%20Oct,company's%20open%20AI%20software%20capabilities. L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Se rediriger sans se couler De nos jours, la progression des marchés et de nos économies vont à un rythme tellement effréné qu’il est facile pour les acteurs de s’y perdent ou encore, de se retrouver derrière le peloton. Que d’annoncer des anticipations de performance future à ses investisseurs dans un tel environnement ne fait que condamner la compagnie à performer, peu importe la méthode. Or, il n’est pas difficile de comprendre que la croissance à tout prix n’est pas soutenable et certainement pas la meilleure manière de perdurer dans l’environnement (clin d’œil aux compagnies en technologies des dernières années). C’est d’ailleurs ce que les investisseurs ont pu lire entre les lignes la semaine dernière, non pas d’une compagnie toute jeune, mais bien d’un pionnier de 98 ans dans le domaine. Mercredi dernier, un communiqué de presse de la compagnie NextEra Energy Partners LP (NYSE :NEP) en a surpris plusieurs quant à la direction que l’entreprise prenait. Contrairement aux annonces habituelles de croissance et de projet d’envergure, NEP applique plutôt les freins sur leur plan de croissance. John Ketchum, PDG et Président du Conseil d’administration de NEP, mentionne entre autres les conditions économiques difficiles actuelles en plus de la structure de capital avec laquelle l’entité doit faire face. Il est vrai qu’un investisseur doit prendre considération de l’environnement et de la structure financière de l’entité convoitée. Dans ce cas-ci, NextEra Energy Partners est formé comme un Limited partnership. Dans une telle structure, des unités sont transigées sur le marché public et les détenteurs d’unités ont droit à une part des revenus générés par l’entité, similairement à la structure des Real Estate Investment Trusts (ou REITs). L’entité distribue la majorité de leur liquidités disponibles, à l’exception des montants nécessaire aux opérations, déductions pour le maintien de capital et autres retenues règlementaires. Une autre similitude avec les REITs, est que ces entités sont excessivement dépendant de nouvelles levées de capitaux afin d’alimenter leur prochaines phases de croissance et de développement. NextEra Energy Partners œuvre d’ailleurs dans l’industrie de l’énergie verte, via des projets longs-termes de génération d’énergie renouvelable. NEP détient, acquiert, gère et développe ce portefeuille d’installations énergétique, majoritairement composé de parcs éoliens, panneaux solaires et d’entreposage d’énergie aux États-Unis. La structure de l’entité l’oblige donc à distribuer ses liquidités, défini notamment par le CAFD, ou Cash Available For Distribution en plus d’être coincé de l’autre côté avec des taux d’intérêt mirobolants. Les levées de fonds sont complexes et difficiles puisque le sentiment général des investisseurs sont davantage à la protection du capital plutôt qu’au développement. NEP se trouvait donc dans une impasse quant aux montants à investir afin de poursuivre leur croissance. Ce regroupement de conditions a poussé la compagnie à annoncer un ralentissement non-négligeable dans ses activités. Forcés à réviser les attentes de croissance et ainsi diminuer le taux de distribution entre 5% et 8% annuellement pour les 3 prochaines années. Ayant eu des ambitions de distributions à 12%, la direction dit vouloir se concentrer sur ses activités primaires, en plus de vouloir se départir de son parc d’installations de gaz naturel, décision qui demeure à être entérinée. La vente de cette division servirait notamment à racheter les actions convertibles, venant à échéance en 2025. Ce nouveau plan, théoriquement, ne requerrait aucune levée de capitaux jusqu’en 2027, mais n’écarterait pas la possibilité d’émission d’action advenant un adoucissement de l’environnement. Malgré que les efforts soient déployés vers des opportunités à haut rendement, la croissance des opérations est anticipée être virtuellement nulle jusqu’en 2027. La réaction des investisseurs a été, avec raison, excessivement négative et l’unité l’a reflété rapidement. Un recul de 16.7% ce lundi seulement, faisant suite à une dégringolade de 38% la semaine dernière. Depuis le début de 2023, il s’agit d’un déclin de 65%, le titre passant de 70.80$ à 24.75$. Le titre de la compagnie mère, NextEra Energy (NYSE :NEE), a suivi la même tangente, avec un recul de 9% ce lundi, et près de 38% depuis le début de 2023. NextEra Energy regroupe plusieurs filiales œuvrant dans le domaine énergétique et se voit entrecroisé dans la mire des investisseurs pessimistes, encore plus que les dernières sorties publiques de la direction réfutaient la volonté de vendre les activités liées au gaz naturel. Source : TradingView – Cours 5 ans des titres NYSE :NEP & NEE – 2023-10-02 Les filiales, notamment NEP, ont vu le sentiment et confiance des investisseurs prendre un dur coup, renforcé par les récentes rétrogradations par des analystes financiers de grandes banques. La dernière décote vient de Wells Fargo, réduisant à la fois sa cote de Buy à Hold, mais également d’un prix cible de 80$ à 33$. Il est à noter que le titre de NextEra Energy Partners est sur une pente glissante depuis plusieurs jours maintenant, brisant même des niveaux intraday de prix qui n’ont pas été vu depuis 2016. Les volumes de ventes ont également éclipsé les autres séances de transactions des 5 dernières années, illustrant une fois de plus le nuage gris dans lequel la compagnie se trouve. Quoique les avis sont divers sur la position délicate dans laquelle NEP se trouve, le message final semble tout de même positif. Les résultats du deuxième trimestre de 2023 apportait un revenu net de 781 millions, correspondant à un BPA de $0.39 sur une base ajustée. Les actifs de la compagnie s’élèvent à 23.56 milliards de dollars, dont 15.8 milliards sont présentement déployés en immobilisations corporelles. Les dettes, quant à elles, cumulent 8.9 milliards, dont 5.9 milliards en dette long terme. Il s’agit certes de temps difficiles toutefois, la compagnie semble toujours en bonne posture financière pour y faire face. La direction a su faire preuve de transparence auprès du marché quant à la stratégie adoptée et cette approche ne peut qu’être appréciée dans le contexte actuel. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources : https://www.prnewswire.com/news-releases/nextera-energy-partners-lp-revises-growth-expectations-and-limits-equity-needs-301940126.html https://ca.investing.com/news/stock-market-news/investor-confidence-in-nextera-energy-partners-will-be-difficult-to-restore--wells-fargo-432SI-3124594 https://www.tipranks.com/news/nextera-energy-partners-nysenep-continues-its-string-of-losses https://www.investor.nexteraenergypartners.com/~/media/Files/N/NEP-IR/news-and-events/events-and-presentations/2023/07_25_23/2Q%202023%20Slides%20vF.pdf L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le mal-aimé, se verrait adopté Cette semaine, nous laisserons de côté les entrées en bourse et le marché financier traditionnel afin de laisser place au marché des cryptomonnaies. Quoique ce segment niché de l’industrie n’ait pas attiré les foules ces derniers mois, quelques déroulements notables ont tout de même eu lieu. Pour ceux, au contraire, qui ont suivi les déroulements du milieu, malgré sa performance décevante, vous saurez tout de même enjoué que de voir un produit de crypto vraisemblablement sur les tablettes de vos fournisseurs de FNBs préférés. Le Bitcoin ($BTC), malgré son silence des derniers mois compte tenu de sa pauvre performance, n’est néanmoins pas disparu pour autant. Les investisseurs ont d’ailleurs regardé avidement les plus récentes demandes auprès de la SEC, avant d’obtenir une lueur d’espoir. Mais pour cela, nous devons retourner plusieurs années en arrière. Les premières demandes répertoriées de la SEC afin d’autoriser un FNB, ou ETF en anglais, sur la cryptomonnaie, ont été faites alors que celle-ci ne valait que 90$ l’unité. À titre informatif, la dernière fois que le Bitcoin était évalué à 90$ était autour de juillet 2013. Depuis cette première requête, qui a rapidement été rejetée par les autorités, de nombreuses entités ont également tenté leur chance de faire approuver ce nouveau véhicule d’investissement. Les rejets, les uns après les autres, faisaient des vagues de pessimismes sur les marchés en emportant avec elles tout espoir de progression, et ce, jusqu’en 2021, là où un premier véhicule financier axé sur le Bitcoin a été accepté. Le ETF, ticker BITO, conçu par ProShares, a été la première lueur d’espoir depuis la conception du jeton digital. Le FNB a été lancé en octobre 2021 sur les marchés, et a réussi malgré lui à accumuler près d’un milliard de dollars en à peine deux jours. Le problème est que le progrès s’est en réalité arrêté là, les investisseurs intéressés se faisaient rares, et ce, parce que l’outil proposé n’investissait pas directement dans le Bitcoin, mais bien dans les futures de Bitcoin. Pour faire un topo léger, un contrat future est un contrat entre deux parties qui fixe le prix d’un certain actif, habituellement des marchandises ou matières premières, pour un achat ou vente future.  Entre maintenant en jeu, un des plus grands acteurs de la scène : Grayscale Investments. Grayscale est l’un des plus grands gestionnaires de cryptomonnaie au monde et a permis l’évolution de nombreux projets dans le milieu. Ils ont notamment mis sur pied des produits d’investissements sous forme de fiducie de placement, dont le GBTC pour le Bitcoin, mais également le BLNK pour la cryptomonnaie Chainlink ($LINK), ETCG pour l’Ethereum ($ETH) et même le GDLC, pour une exposition à la decentralized finance (DeFi). Aujourd’hui, Grayscale est l’un des fervents porteurs des espoirs d’un FNB dit spot, soit, qu’il peut s’engager sur l’achat et la vente de Bitcoin sur le marché. La compagnie détient sous son produit de fiducie Bitcoin plus de $16 milliards d’actifs sous gestion. Ils ont, eux aussi, lancé leurs applications auprès de la SEC dans les dernières années, sans succès, jusqu’à récemment. Après un autre refus de la SEC, Grayscale a décidé de revenir contre eux, en les accusant de refuser la conversion de la fiducie de placement en FNB pour aucune raison valide. Ce qui a d’ailleurs été entendu et donné raison à Grayscale à la suite d’un jugement de la Cour en fin août 2023. Cette victoire majeure dans le monde de la cryptomonnaie a notablement fait bondir le marché et avec raison. D’ailleurs, quatre membres du Comité de la Chambre des Services Financiers des États-Unis ont envoyé une lettre à M. Gensler, chef de la SEC, mentionnant qu’il n'existait aucune différence notable entre le FNB de future précédemment accepté, et celui du marché spot, comme le propose Grayscale. Depuis ces déroulements, de nombreux acteurs politiques ont sorti publiquement afin de dénoter l’aspect plus sécuritaire qu’un investisseur posséderait en investissant directement avec un manufacturier de FNB plutôt que de se lancer dans le transactionnel de cryptomonnaies. Notamment, l’aspect de self-custodial refait surface, ainsi que le volet sécurité, qui a, et est encore aujourd’hui, largement critiqué dans la sphère de la crypto. Avec cette victoire récente, d’autres joueurs ont fait connaître leurs intentions de demander leur propre véhicule d’investissement à saveur cryptographique. Ark Invest, firme de gestion d’actif hautement médiatisé dû à sa fondatrice Cathie Wood fait notamment partie de ces joueurs. BlackRock en est un autre d’importance dans le milieu et tous les signes pointent vers la possibilité que les quelques quinzaines de véhicules fiduciaires présentement dans les coffres de Grayscale, voient le jour sur les marchés financiers traditionnels. Le narratif autour de la poussée publique de cette nouvelle classe d’actif réalise 2 visions propres à l’univers de la crypto. L’intégration de la cryptomonnaie comme étant une classe d’actif à part entière dans la planification financière des individus, mais également, l’adoption institutionnelle de cet actif. C’est précisément ce deuxième objectif qui risque de pousser la prochaine vague d’innovation dans le secteur. Après tout, les grandes institutions auront avantage à utiliser les produits disponibles sur le marché public afin de diversifier leurs investissements, sans prendre de risque indu, comme pourrait l’être en détenant soi-même ces actifs cryptographiques. Malheureusement pour les investisseurs, la SEC aurait repoussé leur verdict, initialement attendu pour novembre 2023, à janvier 2024. Je concède que la différence de quelques mois n’est pas insurmontable, cependant, après les années rocambolesques vécues jusqu’à présent, tout semble indiquer que les investisseurs auront finalement droit à un FNB spot de Bitcoin et ce, malgré les convictions des autorités en place. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources : https://www.forbes.com/sites/digital-assets/2023/09/24/grayscales-spot-bitcoin-etf-likely-to-happen-and-will-be-one-of-many/?sh=63ce1fd85936 https://www.coindesk.com/policy/2023/09/26/us-house-lawmakers-push-secs-gensler-to-approve-spot-bitcoin-etf-immediately/ https://decrypt.co/198888/sec-delays-spot-bitcoin-etf-decision-second-time L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Entre cupidité et opportunisme Le billet de la semaine dernière illustrait le cas d’Instacart (Nasdaq :CART) et de son entrée en bourse. Il ne va de soi que de regarder les derniers déroulements autour de cette attendue introduction et de la raison pourquoi l’évaluation de la compagnie a « magiquement » pris de la valeur vendredi dernier, tout juste après l’entrée de Arm Holdings (Nasdaq :ARM) la semaine dernière. L’entreprise, qui contemplait une évaluation de 55 milliards, a fait tourner plusieurs têtes vendredi dernier. ARM Holdings a débuté son histoire en bourse jeudi dernier, au prix de 51.10$ par action. Il s’agit en réalité de la division de microprocesseurs de la SoftBank Corp (TYO :9984), qui était dans les cartes depuis belle lurette. La compagnie mère préparait en début de 2022, la vente de sa filiale ARM, auprès du géant bien aimé, Nvidia (Nasdaq : NVDA). La transaction, évaluée à près de 40 milliards de dollars, a été abandonnée suite à des problèmes avec les législateurs sur la concurrence, et ce, aux États-Unis ainsi qu’en Europe. En essuyant ce revers, SoftBank s’est tourné vers un plan B de taille, soit l’avenue publique de la division, après tout, les autres compagnies dans ce même secteur connaissent un franc succès!   ARM Holdings générait en 2022 des revenus de par leurs frais récurrents de licence pour l’utilisation de leurs programmes en plus d’un frais fixe sur la vente de chacune de leur puce électronique. Ces puces, tant convoitées, sont utilisées en masse dans l’industrie des téléphones mobiles, majoritairement Android, mais également dans certains ordinateurs portables, comme ceux d’Apple et quelques modèles sous Windows. Vous conviendrez comme quoi qu’une entreprise dans ce secteur, en pleine effervescence de l’intelligence artificielle, son succès n’est pas loin d’être garantie. Source : TradingView – Cours du titre Nasdaq :ARM, 5 jours, 2023-09-18 C’est exactement ce succès en question et l’engouement autour des nouvelles entrées en bourse qui a propulsé son titre dès ses débuts. Le titre a bondi à près de 25% au-dessus du prix listé initialement. L’action est passée à 63.59$ dans les heures suivant son entrée, et ce, même si Softbank détient encore une part majoritaire de 90% dans la division. L’entrée de ARM Holdings en bourse a généré pour SoftBank un profit tout juste sous la barre des 5 milliards, quelque 7 ans après l’avoir rendue privée, pour la modique somme de 32 milliards. Malgré que le cours ait reculé depuis vendredi dernier, cette frénésie passagère a poussé Instacart à modifier sa propre entrée. Alors que l’évaluation initialement contemplée par Instacart était entre 26 et 28$ par action, la compagnie, suivant le succès de l’entrée de ARM Holdings, a décidé de rehausser sa propre évaluation et atteindre potentiellement le 10 milliards. La fourchette de prix étant maintenant entre 28 et 30$ représente une augmentation de plus de 7% en comparaison avec les indications de la semaine dernière, reposant sur, vraisemblablement, le succès d’un autre. Il restera à voir si ce n’était qu’une tactique visant la souscription des grands joueurs, ou encore de pure cupidité. La semaine s’annonce toutefois occupée sur les marchés. Instacart ne sera pas seul à se lancer dans la cour des grands. Par exemple, Klaviyo est une compagnie de marketing digital, vise notamment l’automatisation de courriel, notifications, messages textes et autres solutions permettant la rétention de clientèle. La jeune compagnie, tout comme Instacart, vient d’une longue série de collectes de fonds auprès de joueurs de capital de risque et de fonds privés. Son entrée étant initialement évaluée entre 25$ et 27$ par action a été, elle aussi, rehaussée dans les derniers jours. La cible est maintenant devenue entre 27$ et 29$, une fourchette qui pourrait rejoindre le 9 milliards de dollars en termes d’évaluation d’entreprise. Encore une fois, l’engouement autour d’un IPO dites « tech » a eu un effet boule de neige sur un plus petit joueur, tentant d’obtenir une plus grande part du gâteau. Une autre IPO d’importance sera celle de Birkenstock sur la bourse de New York, avec une évaluation estimée à 8 milliards de dollars. La marque bien établie de sandales a d’ailleurs choisi le marché américain, plutôt qu’européen, puisqu’elle croit fortement la reprise des IPOs y sera plus forte. Malgré les nombreuses introductions en bourse ces dernières semaines, plusieurs sont d’avis qu’il faudra patienter jusqu’en 2024 ou même 2025 avant de revoir le même niveau de « going public » qu’auparavant. Les premiers 6 mois de 2023 ont vu 63 amenées en bourse aux États-Unis qui ont levé 10 milliards. Quoiqu’il s’agisse d’une progression notable en comparaison à pareille date l’an dernier, le marché demeure largement sous la barre de 2021, qui aurait généré 400 introductions en générant 150 milliards. Il est à noter que des IPOs d’importance avaient été réalisés en 2021, comme Coinbase, Rivian et Roblox pour en nommer que quelques-unes. Une différence avec le marché actuel est que nous voyons de plus en plus de compagnies se tourner, ou se retourner, vers des appels traditionnels à l’épargne, au lieu de choisir la voie d’une SPAC. Quoiqu’elles amènent leurs lots d’avantages, les SPACs possèdent tout de même une contrainte de taille au niveau du temps entre lequel une acquisition doit être réalisée, ce qui s’avère parfois problématique. La fin de septembre amènera également les entrées en bourse de Davis Commodities, Maison Solutions et Vitro Biopharma, avec des prix par action estimés entre 4$ et 6$. Qui sait, peut-être que ces fourchettes vont également subir une révision à la hausse en capitalisant sur la performance de leurs comparses. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.reuters.com/technology/arm-holdings-options-draw-robust-trading-volume-shares-slide-2023-09-18/ https://www.reuters.com/technology/softbanks-chip-designer-arm-reveals-financials-ahead-blockbuster-us-ipo-2023-08-21/#:~:text=SoftBank%20began%20preparing%20for%20an,chip%20sold%20by%20Arm's%20customers https://www.cnbc.com/2023/09/18/instacarts-biggest-ipo-twist-tech-trying-to-go-public-as-value-stock.html https://www.cnbc.com/2023/09/18/klaviyo-raises-ipo-price-range-aiming-for-9-billion-valuation.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Livraisons abîmées sur la Bourse Il ne s’agit pas d’un nouveau discours en mentionnant que les habitudes de vie et d’achat des consommateurs ont beaucoup changé en peu de temps. Passant d’une pénurie de papier toilette, d’investissements en bourse défiant toute logique ou encore de la prise de conscience face à des taux d’intérêts croissants, les ménages et investisseurs n’ont eu d’autres choix que de s’adapter. Découlant indirectement du cœur de la pandémie, plusieurs ont même choisi de ne plus retourner en épicerie, et d’utiliser des services indépendants afin de réaliser leur « grocery from home ». Aujourd’hui, ces compagnies qui étaient autrefois dorées peinent à capitaliser sur leur succès virulent. Ce succès virulent en question n’est nulle autre que celui d’Instacart. La compagnie offre un service de commande et livraison à domicile de produits alimentaires, parfait pour ceux ayant adopté la parfaite vie du télétravailleur. La croissance des habitudes des consommateurs d’attraper leur téléphone cellulaire afin de magasiner a pris tout son sens lors de la pandémie, en début de 2020. Les services de livraison étaient débordés, les plateformes de magasinage virtuelles ainsi que marchés divers ont fait leur apparition, et c’est ainsi que faire son épicerie en ligne a gagné le cœur de plusieurs consommateurs. Il va sans dire que la pandémie aura mis le vent dans les voiles de nombreuses compagnies dites « digitalement natives », comme Instacart, qui, elles-mêmes, voyaient leur croissance pérenne. Les ventes avaient alors augmenté de 735 millions en 2019, à 1.8 milliard en 2021, une augmentation magistrale de 145% dans cet intervalle de temps uniquement. C’est d’ailleurs cette croissance qui a dessiné la prochaine grande étape sur le tableau de bord de la compagnie : devenir une entité publique. Les intentions d’Instacart de monter la grande scène publique remontent donc à 2022. Des plans avaient été formés, mais auraient vraisemblablement été mis sur la glace afin de laisser les conditions de marchés, maintenant turbulentes, faire leur chemin. La compagnie n’avait cependant pas retiré sa demande initiale auprès de la SEC, effectuée en mai 2022. Depuis, les conditions se sont resserrées, mais les investisseurs et ménages commencent à s’adapter à ces conditions difficiles et aux opportunités d’investissements restreintes. C’est ainsi que la flamme s’est rallumée, plus d’un an sous la pluie battante des hausses de taux et de vent d’inflation. Aujourd’hui, le livreur de produits alimentaires revisite ses vieux amours, non pas sans quelques éraflures. Les documents publiés sur la plateforme de la SEC montrent une évaluation de la compagnie entre 7.7 milliards et 9.3 milliards de dollars américains, correspondant à un prix par action entre 26$ et 28$. Pour plus de contexte avec la vague de croissance précédemment illustrée, l’évaluation d’Instacart en mars 2021 lors de leur dernière ronde de financement se trouvait à 39 milliards. L’escompte jusqu’à 80% de cette évaluation antérieure démontre encore une fois le refroidissement des ardeurs des créanciers et investisseurs.   De par les étiquettes de prix par action ci-haut, Instacart souhaitait donc lever $616 millions, en offrant 22 millions d’actions ordinaires au marché. Il existe cependant une différence marquée comparativement aux autres premiers appels publics à l’épargne précédemment réalisés. L’offre est déjà souscrite aux 2/3, uniquement de par des joueurs de capital de risque. Des boîtes telles que Sequoia Capital et D1 Capital Partners parmi tant d’autres auraient déjà acheté jusqu’à 400 millions de ces quelques 616. Ces entrées en bourse sont très fréquemment achetées en blocs par les grandes banques américaines, qui eux, s’occupent de les revendre et de les distribuer sur le marché. Le titre devrait normalement être introduit en bourse sous le ticker CART, sur le Nasdaq et pourrait être transigé dès lundi prochain. La publication auprès de la SEC fait également fait du pari de PepsiCo (Nasdaq :PEP), que de souscrire à près de 175 millions de dollars en actions privilégiées convertibles, un garant de taille lorsqu’on fait son entrée dans la cour des grands. Il existe cependant, comme toujours, des exemples concrets que les révolutions de méthodes traditionnelles demeurent un succès mitigé. Nous pouvons penser à des compagnies telles que Peleton (Nasdaq :PTON), qui a vu le cours de son action chuter de 97% depuis décembre 2020, de DoorDash (NYSE :DASH) qui lui a plutôt connu une dégringolade de 66% ou encore de notre succès local, Shopify (NYSE : SHOP) reculant de 62% depuis son sommet local de fin 2021. Ces compagnies ont toutes connu leur moment de gloire dans leur créneau respectif. Les consommateurs ont cependant été en mesure de trouver d’autres alternatives pourvoyant à leur besoin et ce, à moindre coût. Pourquoi est-ce qu’Instacart serait différent? Source : TradingView – Cours des titres de Nasdaq :PTON, NYSE :DASH et NYSE :SHOP, 2020 à auj. – 2023-09-11 Parmi ses quelques revers, Instacart s’est penché sur l’amélioration de ses marges nettes. L’intégration de leurs quelques demi-douzaines d’acquisitions des dernières années ainsi que les coupures de dépenses redondantes devraient également se matérialiser dans les exercices futurs. Une attention spéciale a également été apportée au niveau de la technologie derrière le plan d’affaires, facilitant la vente de produit des épiciers via une manutention adroite des données collectées sur ces derniers. De nouveaux segments de revenus seraient également dans les cartes, comme des services de livraison de banquets, services aux écoles ou aux hôpitaux brefs, tout le nécessaire afin de supplanter les grands réseaux physiques d’épicier et de livraison alimentaire traditionnelle. Le marché des IPOs est demeuré quelque peu une terre aride ces derniers mois. Maintenant que quelques joueurs jaugent la température de l’eau pour un retour en force, il sera définitivement intéressant de voir comment le marché recevra un autre joueur digital dans un créneau où les ménages sont si conservateurs. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.reuters.com/markets/deals/grocery-delivery-app-instacart-aims-up-77-bln-valuation-us-ipo-2023-09-11/ https://www.forbes.com/advisor/investing/instacart-ipo/ https://www.forbes.com/sites/maryroeloffs/2023/09/11/instacart-slashes-valuation-ahead-of-next-weeks-ipo/?sh=4de50af027ae https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1579091/000119312523231909/d55348ds1a.htm L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### BRICS : Un nouveau standard à l’horizon? Un sujet courant des dernières semaines est celui de la récente rencontre du BRIC. Informellement intitulé ainsi à l’époque, ce regroupement de pays, maintenant officiel, a fait quelques remous sur les économies à travers le monde. Les pays participants tentent tant bien que mal que de se dissocier au maximum des pays de l’Occident. Cela s’avère non seulement colossal, mais très peu évident considérant l’interrelation des économies mondiales, mais surtout, de la monnaie commune encore aujourd’hui : le dollar américain. Débutons toutefois par une leçon d’histoire. L’alliance BRIC, découlant des pays instigateurs, soit le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, se sont regroupés sous une bannière unique afin de s’entraider sur le plan économique. La composition initiale a été conservée en 2009 et 2010 voyait l’arrivée de l’Afrique du Sud au mouvement, changeant l’acronyme pour BRICS. Dès 2024, 6 autres pays devraient faire leur entrée au sein de ce regroupement informel, soit les Émirats arabes unis, l’Argentine, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran et l’Arabie-Saoudite. Vous débuterez comme moi à comprendre l’ampleur économique du regroupement, mais que veulent-ils exactement? Comme brièvement mentionnés plus tôt, les pays du BRICS désirent avant tout se détacher économiquement de leur dépendance aux pays occidentaux et surtout, aux États-Unis. Ce détachement se veut être un détachement de toutes relations proches avec ces derniers. Les transactions économiques, à lire ici, imports et exports, seraient revues à la baisse, limitation des liens politiques et surtout, l’abandon de la monnaie « commune » qu’est le dollar américain. Au premier regard, il est normal de se demander si un tel abandon aurait un impact sur la monnaie américaine. En considérant les 5 membres actuels, ils représentent près de 40% de la population mondiale et tout juste au-dessus du quart du PIB mondial. En ajoutant des pays « poids lourds » à la balance économique, comme l’Arabie-Saoudite et l’Iran, tout deux grands producteurs et exportateurs de pétrole, l’impact devient soudainement plus inquiétant. Il est vrai qu’en début de 2023, les pays du BRICS, individuellement, se trouvaient derrière chacun des pays du G7 en termes de PIB par habitant, dont les États-Unis, le Canada, l’Allemagne, la France, l’Italie, le Royaume-Uni et le Japon font partie. Il faut toutefois considérer que les pays comme la Chine et l’Inde sont des pays comptant une très grande population, toujours en croissance, alors que celle des pays du G7 connaît un ralentissement à ce niveau. Alors que le 15e Sommet du BRIC s’est achevé le 24 août dernier, plusieurs rumeurs planent toujours quant à la méthode de s’éloigner des devises telles l’Euro ou le dollar américain. Celle qui ressort du lot, est celle de l’adoption d’une devise adossée à l’or, une mécanique qui n’est pas nouvelle en soit puisqu’elle a été introduite il y a bien des années, par de nombreux pays, mais jamais retenue comme solution politique. L’adossement à l’or amène cependant son pesant de problèmes. Notamment, lorsque nous prenons compte des mécaniques de mouvements des devises entre divers pays, appelés Balance des paiements. Grossièrement, nous pouvons voir la Balance des paiements comme étant un état de compte de qui doit quoi à qui. En théorie, cette Balance devrait être de zéro, indiquant un équilibre entre les sorties et entrées de fonds du pays en question. Un déficit indique une proportion plus importante d’imports d’autrui que d’exports, en laissant de côté les mouvements dits « financiers » des investissements à l’étranger. Difficile de faire les comptes lorsqu’un groupe utilise une monnaie et un autre groupe une seconde monnaie. Un deuxième obstacle de taille, est qu’il serait implicite avec cette nouvelle monnaie que chaque unité soit convertible en or, puisqu’elle y est adossée. Non seulement, le prix de l’or est en constante fluctuation, et affecte donc directement la « valeur » de cette nouvelle devise, mais elle ne pourra être parfaitement adossée. La réalité est que les unités en question se multiplieront à un rythme beaucoup plus important que l’or. Il s’agirait donc d’un adossement fractionnel, ce qui ne serait pas viable à long terme. Après tout, si le narratif change maintenant qu’une unité de cette devise ne soit qu’en réalité « sécurisée » par une fraction du minerai et que le rythme de croissance ne fasse que diminuer, alors que l’émission de devise ne fait qu’augmenter, la dépréciation perpétuelle semble être dans les cartes. À titre d’exemple, une réserve fractionnelle s’apparente à la situation de la défunte Silicon Valley Bank, où elle ne détenait pas assez d’actifs liquides pour les distribuer aux demandeurs, une situation répliquée chez FTX, l’échange centrale de crypto maintenant sous la faillite. Les économistes sont d’avis que le changement de devise, s’il y a lieu, devra voir d’autres moutures afin de répondre à l’objectif initial. Ils sont cependant d’avis que d’autres actions des pays du BRICS pourraient s’avérer percutantes pour le dollar américain. Plus précisément, si les pays du regroupement utilisaient une monnaie autre, par exemple le Yuan chinois, la demande pour le dollar US chuterait au fil des années, le dépréciant au passage. Il s’agit toujours de vives discussions puisque les derniers commentaires des représentants de l’Inde pointent à l’effet que l’accent est plutôt mis sur générer et maximiser les extrants économiques dans leurs devises respectives, ce qui laisse présager, encore une fois, le délaissement de la monnaie américaine. Ces jeux économiques et de devises vous intriguent? Sachez que DayTrader Canada offre maintenant son propre cours de Forex. Apprenez-en davantage sur la lecture des devises étrangères et comment en bénéficier. Rendez-vous au https://www.daytradercanada.com/ pour plus d’informations. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.lapresse.ca/international/2023-08-20/sommet-des-brics/alliance-economique-casse-tete-diplomatique.php https://www.cbc.ca/news/world/brics-expansion-plans-1.6945994 https://cointelegraph.com/news/gold-backed-brics-currency-very-hard-to-deliver-lyn-alden https://www.forbes.com/sites/nathanlewis/2023/07/16/the-brics-go-for-gold/?sh=6e0cbd0f5eb3 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### À chacun sa gestion de crise Après tous ces mois de discours, d’annonces et de mesures diverses, certains analystes sont prêts à déclarer qu’une récession, si elle se réalisait, serait de moindre envergure. Ce ralentissement réaliserait ainsi le « soft landing » dont la Banque du Canada tente de manœuvrer depuis la toute première hausse de taux en début de 2022. Au sud de notre frontière, nos voisins américains tentent également de ralentir le monstre qu’est leur économie avec les mêmes outils. Le discours change quelque peu cependant lorsqu’on regarde la deuxième puissance mondiale : la Chine. Qu’arrive-t-il aux économies locales advenant un « hard landing » d’un partenaire d’affaires d’envergure? Plusieurs pièces du casse-tête chinois ont été déplacées dernièrement et encore une autre cette semaine. Il ne s’agit pas d’une surprise pour personne que de voir la Chine tenter de protéger leurs marchés financiers et rassurer ses investisseurs. Evergrande (HK :3333) s’est placé le 18 août dernier sous la protection de ses créanciers aux États-Unis, soit le Chapitre 15. Le poids croulant des quelque 31.7 milliards deviendra l’un des plus grands cas de restructuration de dette de l’histoire, tout en implantant une incertitude bien réelle quant à la solidité économique de la Chine. Cet évènement, telle une révélation, a incité le gouvernement chinois à appliquer certaines actions afin de solidifier ses murs et surtout, le sentiment général qui planait déjà depuis quelque temps sur la crédibilité de la reprise postpandémique. À compter de ce lundi 28 août 2023, les charges sur les transactions boursières ont passé de 0.1% à 0.05%, une réduction de 50% visant notamment à redémarrer le secteur financier. La réduction est la première de ce genre depuis 2008, témoignant de l’importance et de l’ampleur de la situation chinoise. L’équivalent de la SEC Américaine en Chine, China Securities Regulatory Commission ou CSRC, a également introduit le ralentissement des IPO ainsi qu’une restriction de vendre pour certains grands actionnaires de compagnies locales afin de maintenir le niveau de ces titres en question. Adieu marchés efficients, fondement même de la littérature financière! D’ailleurs, les autorités chinoises demandaient aux grandes institutions et fonds de pension d’acheter et investir dans le marché pour ainsi supporter le secteur. Source: Trading Economics – Cours 1 an du Shanghai Stock Composite, 2023-08-23 Les réactions initiales des marchés globaux ont été favorables à ces changements, mais n’ont toutefois pas fait long feu. Il devient difficile pour les investisseurs, locaux et outremer, de rationaliser le niveau de l’économie chinoise avec les quelques données économiques encore divulguées. Aux prises avec leurs propres difficultés économiques et potentielles hausses de taux encore dans les cartes, les investisseurs américains demeurent sceptiques. Le baril de pétrole West Texas Intermediate ainsi que le Brent ont tous deux grimpé en vue de ces hausses de taux et alimentées par les risques d’une tempête tropicale près de Cuba. Baptisée Idalia, cette tempête pose un risque à la production de pétrole, alors que la demande ne diminue pas particulièrement. Heureusement pour l’économie américaine, la Chine n’est pas un client d’importance pour les États-Unis. Il s’agit plutôt de l’inverse, la Chine risque d’apprécier les acheteurs américains en cette période tumultueuse pour leur économie locale. Les acheteurs se tournent vers la Chine, sans surprise, pour obtenir des produits à un coût moindre que ce que les producteurs locaux peuvent offrir. Alors que la majorité de cette consommation peut être diminuée, voire arrêtée, certaines activités posent encore une menace. Le créneau de l’infrastructure, comme partout au monde, attire investisseurs et promoteurs immobiliers des quatre coins du monde. Il n’est pas rare de voir des investissements en infrastructure à l’étranger sur les bilans de compagnies locales puisque ce créneau avait été jugé historiquement comme sécuritaire, stable et offrant une protection contre l’inflation jusqu’à un certain point, en plus de diversifier le portefeuille d’investissement. Il s’agit de la même histoire lorsqu’un promoteur cherche à faire financer un grand projet immobilier. Ces derniers tourneront le dos aux banques chinoises et prioriseront les économies ayant une meilleure prestance selon les circonstances actuelles. Dernièrement, plusieurs articles, photos et vidéos ont surgi démontrant la piètre qualité des immeubles construits ces dernières années tentant de répondre à la crise du logement chinoise en bâtissant des complexes avec des matériaux de mauvaise qualité en plus d’une structure douteuse. Il s’agit d’une situation très peu encourageante pour les investissements dans ce secteur. Dans son ensemble toutefois, les exports des États-Unis vers la Chine ne correspondaient qu’à 12.5% des exports totaux en 2022. L’économie locale se voit donc majoritairement épargnée dans le cas d’une récession forte et soudaine en Chine. D’ailleurs, un article de Wells Fargo paru la semaine dernière réalisait une simulation sur la fenêtre de temps 1989 – 1991 en utilisant les données de la Chine. Le résultat démontrait un PIB plus bas de 12% comparativement à une croissance stable de la période précédente, soit 1980 – 1988. Les économistes ont utilisé cette diminution de 12% comme point de référence pour un « hard landing » afin de tester les diverses économies mondiales. Les résultats des simulations démontraient également un impact plutôt faible sur la croissance des PIB des économies américaines, japonaises et la Zone Euro, variant de 0.25% à 0.5% sur chacune de ces économies en 2025. Les auteurs sont parfaitement conscients qu’il y aurait des répercussions sur les PIB d’autres économies, toutefois en regardant ces 3 puissances mondiales, il devient plus facile d’imaginer le type d’impact sur le reste du globe. En comparaison, la crise des subprimes de 2007-2008 aux États-Unis a fait chuter le PIB réel de 9% par rapport à son rythme de croissance précrise. Quoique la simulation ne soit pas exhaustive ni garante de résultats futurs, il en demeure intéressant de voir ce que les chiffres du passé peuvent nous apprendre sur la phase présente. Le constat final est que les États-Unis ne sont pas aussi dépendants de la Chine comme on pourrait le croire et pourrait même s’en tirer plutôt bien advenant une chute de l’Empire chinois. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://ca.finance.yahoo.com/news/china-markets-rally-authorities-steps-021520759.html https://www.investopedia.com/hard-landing-china-meaning-for-us-economy-7852837 https://wellsfargo.bluematrix.com/links2/html/7f6b0b35-1562-46c9-b9b0-b51822dd59a0  https://www.reuters.com/world/china/china-evergrande-files-protection-us-court-part-32-bln-debt-overhaul-2023-08-18/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Un dilemme amer et déchirant Cette semaine, certains investisseurs ont eu droit à un autre produit dérivé de la situation économique délicate actuelle. La performance d’un titre s’inscrit notamment par son appréciation, soit un gain en capital d’une part, et le versement de dividendes ou distributions, d’une autre part. Le premier volet fluctue selon les cycles économiques et performances de l’entreprise en question. Le deuxième volet, devrait en théorie l’être aussi. Cependant, certaines entités ont créé un précédent sur le versement de dividendes et donc, tout changement sur cette politique apparaît comme un signal pour les acteurs du marché. Ce n’est pas nouveau pour une compagnie que de redresser le bilan de la compagnie. Devant des options limitées, les dirigeants ont parfois besoin d’effectuer des choix difficilement avalés par leurs actionnaires. Dans ce cas précis, une coupure de dividende. Medical Properties Trust (Nasdaq :MPW) n’a eu d’autres choix ce lundi que de réduire son dividende et viser la création de valeur à long terme. Medical Properties est un Real Estate Investment Trust (ou REITs), formé en 2003 ayant pour objectif d’acquérir et développer des hôpitaux aux États-Unis. Il s’agit du véhicule détenant le plus grand nombre d’établissements de cette industrie au monde, totalisant aujourd’hui 444 points de service. La compagnie se spécialise notamment dans le financement et recapitalisation des opérations auprès des opérateurs d’hôpitaux afin de libérer de la valeur aux parties prenantes. Avec tout ce parc immobilier, équipement spécialisé et pression du public, vous aurez sans doute deviné que les charges reliées à l’entretien et le maintien des opérations se chiffrent à coups de millions. La charge annuelle de 2022 se chiffrait près de 900 millions, incluant la charge en intérêt, la dépréciation et amortissement de leur parc immobilier et dépenses génériques afin de conserver les activités en vigueur. Les dividendes versés étaient en croissance depuis les 8 dernières années. Même au travers de la pandémie, les distributions aux actionnaires ont connu une croissance. En 2020, 1.08$ annuellement, 2021 indiquait 1.12$ et l’an dernier 1.16$. Le modèle d’affaires d’un REIT repose très fréquemment sur les transactions d’acquisitions de nouveaux établissements dans leur créneau. Immanquablement, Medical Properties utilisait cette stratégie, leur permettant notamment de vendre 7 établissements et d’en acquérir 22, auprès de Macquarie Asset Management et Prime Healthcare. Les dirigeants ont également annoncé que de nombreuses transactions devraient se conclurent dans la deuxième moitié de 2023, pointant vers un parc immobilier encore plus important d’ici le Nouvel An. Quoique cette stratégie présente plusieurs avantages, elle détient également le désavantage suivant : des coûts grandissants. Comme n’importe quel immeuble, plus il vieillit, plus les dépenses requises pour son maintien sont importantes. Avec une dette se chiffrant à $10.2 milliards, vous conviendrez que la charge d’intérêt engloutit une proportion astronomique du bénéfice de la compagnie. C’est d’ailleurs dans cette optique que les dirigeants ont voulu amener l’annonce de la coupure de près de 50% du dividende. Le dividende précédemment annoncé étant de 0.29$, il en deviendra maintenant de 0.15$. Cette nouvelle allocation de capital est développée autour de la réduction de la dette et du coût général de leurs capitaux. Cette initiative est également accompagnée de coupure de dépenses. Cette annonce survient également à la suite d’une rétrogradation d’un analyste chez JP Morgan Chase (NYSE :JPM), de « neutre » à « sous-pondéré ». Ce recul des analystes a été déclenché notamment à la suite d’une sous-performance au niveau du FFO (ou Funds From Operations), une métrique étroitement regardée dans le milieu des REITs. Cette mesure représente plus fidèlement la performance de ce type de véhicule qui autrement pourrait faire l’objet de mauvaise représentation dû aux méthodes comptables traditionnelles. Medical Properties traînait derrière ses compétiteurs dans le monde des soins de la santé d’environ 0.40% et ce pour la dernière année et demie. Les analystes chez Bank of America (NYSE :BAC) ont également emboîté le pas, en déclassant le titre de « neutre » à « sous-performant ». Source : Trading View – Cours 1 an du titre NYSE :MPW, 21-08-2023 Ces deux évènements ont été durement reçus sur le marché. Un recul de 14% lundi dernier lors de l’annonce des différentes rétrogradations, et un second 9% le vendredi. Ce genre d’annonce, quoique nécessaire à un certain point pour assurer la pérennité de la compagnie, pourrait bien se voir être plus fréquent dans les prochains mois et pas seulement dans le créneau des soins de la santé. Nos propres centres-villes sont également les victimes du télétravail et ultimement, quelques investisseurs de REITs pourraient bien l’être en fin de compte. En négligeant des critères primordiaux lors de l’analyse d’un REIT, un investisseur pourrait mettre une bombe à retardement dans son portefeuille. Dans les REITs, le type d’établissement, l’emplacement physique et la demande générale de ce type d’immeubles pour les années futures sont des indicateurs incontournables. Le mois dernier, CBRE, le chef de file en immeuble commercial, a publié un rapport illustrant un niveau d’inoccupation pas vu depuis 1994. Le 2e trimestre au Canada affichait 18.1%, alors que le niveau de 1994 était de 18.6%. Les immeubles plus récents s’en tirent habituellement mieux que les plus vieux ces jours-ci. L’industrie contemple toutefois une faiblesse notable au niveau du secteur technologique, et d’un désir répandu des locataires de réduire leur superficie puisque la majorité de leur flotte d’employée se trouve dans le confort de leur maison. Une impasse qui ajoute aux risques financiers ressentis sur les marchés ces derniers temps et qui pousse les promoteurs à être créatifs dans leurs approches. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.medicalpropertiestrust.com/press-release?page=https://medicalpropertiestrust.gcs-web.com/news-releases/news-release-details/medical-properties-trust-updates-capital-allocation-strategy https://ca.investing.com/news/stock-market-news/medical-properties-trust-slashes-dividend-in-another-cashpreserving-move-432SI-3085422 https://www.lesaffaires.com/secteurs/immobilier/le-taux-d-inoccupation-des-bureaux-atteint-un-sommet-depuis-1994/642065 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Tout n’est pas rose pour les investisseurs Cela fait maintenant plus de 3 ans que la pandémie de Covid-19 a atterri dans nos vies et a bousculé notre train quotidien. Certaines industries ont particulièrement été touchées à un point tel que de nombreux investisseurs voyaient difficilement comment certaines de ces entreprises pourraient sortir la tête de l’eau. Les nouvelles habitudes ont pris place et c’est ainsi que les intérêts de partir en voyage, en croisière ou tout simplement d’aller au cinéma a vu un arrêt presque complet. Les deux premières industries ont connu une recrudescence depuis, l’achalandage dans les aéroports et les bateaux gigantesques a repris et les retards fâcheux s’y rattachant. La seule qui avait jusqu’ici davantage de difficulté à retrouver son rythme était celle du cinéma. Les abonnements de contenus télévisuels divers ont, pour une très grande portion des consommateurs, remplacé leurs visites au cinéma. Des compagnies telles que Cineplex (TSX :CGX), IMAX Corporation (NYSE :IMAX) ou encore AMC Entertainment Holdings (NYSE :AMC) ont eu droit à un délaissement à la fois des consommateurs, mais également des investisseurs. La preuve se trouve d’ailleurs toujours dans le cours de leur titre respectif. Source : Tradingview – Performance des titres TSX :CGX, NYSE :IMAX et NYSE :AMC, 2020 à auj., 2023-08-14 Depuis 2020, la meilleure performance appartient à IMAX, avec un rendement de -1.78%. Cineplex récolte la dernière place avec -73.13%, suivant la débâcle de la transaction abandonnée avec Cineworld. AMC Entertainment a quant à lui été la proie d’un short squeeze en 2021, le propulsant jusqu’à près de 820% de rendement, avant de redescendre tranquillement à un niveau respectable. Jusqu’ici cependant, il n’y avait pas eu de gros titres sur le blockbuster. Les productions ont tourné au ralenti, respectant les distanciations, et il aurait semblé que les ambitions des cinéastes tournaient également au neutre. Entre donc en scène deux films attendus : Barbie et Oppenheimer. Alors que les chiffres vont bon train par rapport à l’an dernier, les dirigeants des grands théâtres démarraient le 3e trimestre avec des poids lourds. Les ventes de billets lors du premier weekend de leur sortie auraient généré des revenus approximatifs de $302M en Amérique du Nord. Les anticipations initiales de revenus pour ce duo cinématographique surnommé de Barbenheimer étaient alors de $235.5M. Il s’agissait d’un vent de fraîcheur pour les amateurs de cinéma et les curieux, comme il ne s’agissait pas de film à série, mais bien d’idées uniques, facilitant la vente de billets. Cette indication a par ailleurs été notée par Richard Gelfond, le PDG d’IMAX, mentionnant par ailleurs que plusieurs salles de cinéma affichaient déjà complet pour les semaines suivant les sorties tant attendues. Cette part d’engouement et d’excitation coulera donc dans les revenus de nos compagnies liées à l’industrie cinématographies, apportant un baume pour les investisseurs qui ont vu jusqu’ici une destruction de valeur trimestre après trimestre de leurs investissements dans ce créneau depuis 2020. AMC a d’ailleurs mentionné que le mois de juillet représentait un mois record pour la compagnie, ayant généré le plus haut niveau de revenu de son histoire. Le cours du titre a d’ailleurs su matérialiser cette nouvelle encourageante, en montant de 5.6% pour atteindre 5.41$ le 8 août dernier. Vers la fin de la semaine dernière, la teinte rosée de ces bons résultats a été ternie par une nouvelle décourageante pour les investisseurs de AMC Entertainment : une approbation de conversion d’action. Reculant de quelques semaines, AMC avait soumis à la cour un plan afin de convertir des actions privilégiées en actions ordinaires en vue d’une résolution de recours collectif. Ce recours avait été initié puisque AMC avait été accusé d’avoir arrangé le vote d’actionnariat leur permettant la conversion desdites actions. La conversion des titres APE (AMC Preferred Equity) avait déjà essuyé un premier revers en Cour puisque ce plan ne prenait pas pleinement compte des droits des investisseurs préférentiels. La dilution étant repoussée, le titre augmentait de 33% le 21 juillet dernier et les préférentiels diminuaient de 20%. Aujourd’hui, l’inverse s’est produit suite à une modification de la proposition par AMC. L’entente, évaluée à environ 120 millions de dollars, prévoit notamment 1 action additionnelle pour chaque 7.5 actions détenues pour les actionnaires ordinaires afin de compenser l’effet dilutif de la conversion. AMC a déjà fait part de son plan de convertir les actions privilégiées visées le 24 août prochain, lesquelles subiront un reverse stock split de 1 pour 10. Ce litige mettrait fin aux préoccupations croissantes du management d’AMC, sur lesquelles la dette de 5.1 milliards de dollars portait un poids qui devenait difficilement soutenable. Cette entente permettra à l’entité de lever de nouveaux capitaux via la vente de nouvelles actions. Naturellement, l’annonce a fait bondir le cours des parts privilégiées, tout en faisant plonger le cours des parts ordinaires. Une baisse de plus 35% pour les détenteurs d’actions ordinaires, reflétant l’anticipation de la dilution imminente. Il s’agissait ce lundi du titre boursier présentant la pire performance globale. Source : Tradingview – Cours des titres NYSE :AMC et NYSE :APE, 1 an, 2023-08-14 Quoique toute l’histoire ne soit pas qu’uniquement rose, les investisseurs devraient se rappeler qu’en acceptant cette entente, l’option de se tourner vers la faillite du Chapitre 11 est une fois de plus écartée. Dans le cas de la faillite, les investisseurs ordinaires se retrouveraient au dernier rang de la longue liste de dettes se trouvant sur le bilan de la société. AMC Entertainment, à travers cette bataille de longue haleine, se trouve donc avec une deuxième chance en main dans un marché qui, vraisemblablement, n’est pas prêt à lâcher prise de l’industrie cinématographique aussi facilement que certains le croyaient en 2020. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.forbes.com/sites/tylerroush/2023/08/08/amc-reports-highest-ever-monthly-revenue-after-barbie-and-oppenheimer-success-after-2nd-quarter-sales-beat-expectations/?sh=6bda3b023e81 https://s25.q4cdn.com/472643608/files/doc_earnings/2023/q2/earnings-result/AMC-Second-Quarter-2023-Earnings-Release-FINAL.pdf https://www.bnnbloomberg.ca/amc-s-revised-stock-conversion-plan-approved-by-court-1.1958004 L’auteur de ce billet déclare détenir une position dans le titre de AMC Entertainment holdings inc, mais n’a aucune intention d’initier de transaction dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le triangle des Bermudes version immobilier Un ingrédient de plus a été ajouté à la concoction nébuleuse de l’économie américaine la semaine dernière : la décote des États-Unis par l’agence de crédit Fitch. Déjà que la recette fastidieuse de la Fed peinait à avoir les effets escomptés sur son économie, le mélange a été jugé trop salé et nécessitait désormais de revoir les mesures. Cette décote a précipité les taux hypothécaires à la hausse, encore une fois, sur un marché immobilier qui ne sait pas non plus où donner tête. Comme vous l’aurez probablement lu ailleurs, les États-Unis, de par leur dette souveraine ainsi que leurs deux émetteurs d’envergure, Freddie Mac et Fannie Mae, ont reçu une rétrogradation de leur cote de crédit. La rétrogradation de AAA à AA+, soit la même que le Canada, en a pris plusieurs de court et repose notamment sur les derniers grands évènements économiques de la puissance mondiale. Le relèvement (à plusieurs reprises) du plafond de la dette, les solutions in extremis, les différends au niveau des mesures fiscales, bref, chez Fitch, on y voyait une détérioration moyen terme justifiant ce changement. Cette nouvelle a évidemment fait plonger les marchés lors de l’annonce et avec raison. Un autre impact notable de ce mouvement de cote de crédit à la baisse s’est fait sentir sur l’immobilier, plus précisément, les taux hypothécaires. Alors que ceux-ci avoisinaient le 6.50%, ils ont grimpé à tout près de 7% avec une moyenne de 6.90% jeudi dernier. Le rythme soutenu de l’économie américaine justifie encore l’usage de hausses de taux d’intérêt, d’autant plus que l’inflation n’est pas encore tout à fait sous contrôle. La cible de 2% est bel et bien dans la mire de la Fed à l’heure actuelle, toutefois l’impact de ces hausses n’a plus la même portée et cela devient problématique. La lecture de l’indice inflationniste ce jeudi sera un point déterminant quant à la prochaine décision sur les taux d’intérêt. Source: St-Louis Fed – 30-year fixed rate mortgage average, 7 août 2023 Les taux d’intérêt sont et demeureront une embûche de taille pour les acheteurs du secteur immobilier. Il est plutôt facile de voir pourquoi avec un simple calcul, sur deux fenêtres de temps différentes. Dans les deux cas, une maison de 500 000$ avec une mise de fonds de 5%, soit 25 000$. Au début de 2021, il n’était pas rare de voir un taux de 2.50%, signifiant donc un versement hypothécaire mensuel de 2 213$. En prenant maintenant les taux actuels, soit 6.90%, le versement, pour la même situation, passe à 3 430$, une augmentation de 55%. Cette situation illustre quelque peu la misère à laquelle les détenteurs de taux variables font face. Toutefois, les États-Unis possèdent des termes que le Canada n’offre pas : des termes fixes 30 ans. Vraisemblablement, le terme le plus populaire au Canada est celui de 5 ans, qu’il soit fixe ou variable. Il existe cependant des termes de 10 ans, soit le terme le plus long disponible. Les États-Unis offrent tout de même des termes fixes de 30 ans et cette situation spécifique présente de nouveaux enjeux aujourd’hui. Les Américains ayant acheté une propriété entre 2020 et 2022 ont bénéficié de taux historiquement bas, mais limitent (voire anéanti) cependant la mobilité des individus. Après tout, à quoi bon laisser derrière un taux de 2% alors que ceux du jour sont plus du triple. Leur pouvoir d’achat se voyant réduit, ils préféreront demeurer dans leur propriété actuelle. La stagnation des ménages présente, elle aussi, un nouveau problème au niveau de l’immobilier : l’offre manque pour les acheteurs présents sur le marché. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les augmentations de la Fed n’ont pas les effets escomptés plus rapidement. L’inventaire immobilier est d’une telle faiblesse qu’il exerce une pression constante sur le prix de l’immobilier « restant » sur le marché. Les nouvelles constructions peuvent également capitaliser sur cet effet, puisque des acheteurs seront davantage enclins à payer le gros prix pour une demeure neuve plutôt que le gros prix pour une demeure vieille de 45 ans présentant une longue liste de réparations ou rénovations. Le hic, c’est que les nouvelles demeurent n’arrivent pas non plus à remplir l’écart entre l’offre et la demande sur le marché immobilier. Cette situation est surtout génératrice de volatilité et d’incompréhension selon un économiste chez Zillow Group (Nasdaq :Z). Orphe Divounguy, économiste senior, mentionne que l’inventaire de propriété disponible sur le marché demeurera faible tant que le marché de l’emploi conservera sa vigueur. D’ailleurs, la compagnie américaine se spécialise dans l’affichage de propriétés à vendre en ligne et aide à rapprocher vendeur et acheteur sur leurs diverses plateformes digitales. Avec des prix aussi élevés et un engouement aussi vigoureux, le titre de Zillow performe très bien. Le cours s’est apprécié de 66% depuis le début de l’année, s’établissant à 56$ en début de semaine. Source : Tradingview – Cours du titre Nasdaq :Z, Cumulatif annuel, 7 août 2023 Le segment résidentiel a généré 380 millions en revenus lors du dernier trimestre venant à peine d’être dévoilé aux investisseurs. Ce niveau de revenu correspond à une diminution de 3% par rapport à la même période l’an dernier, alors que le marché immobilier a reculé de 22% en termes de volume de transaction. Les prédictions de la direction pointent vers des revenus entre 458 et 486 millions lors du 3e trimestre, un indice que le marché immobilier n’a pas fini sa course effrénée. Les acheteurs se retrouvent donc au milieu d’une mixture d’éléments qui jouent vraisemblablement contre eux. La Fed pourrait continuer sa lancée de progression de taux, mais l’effet pourrait bien se faire attendre, jusqu’à un point inconfortable où certains ménages, à taux variable, soient dans l’obligation de vendre rapidement, au profit d’acheteurs impatients. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.usatoday.com/story/opinion/columnist/2023/08/07/biden-economy-national-debt-result-us-credit-rating-downgrade/70520159007/ https://www.cnn.com/2023/08/03/homes/mortgage-rate-august-3/index.html https://www.bnnbloomberg.ca/zillow-defies-sluggish-us-housing-market-to-beat-earnings-expectations-1.1954146 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Une descente sans freins Dernièrement, il n’y a pas que les taux d’intérêt qui grimpent. Le nombre de défaut et manquement de paiements a également vu une recrudescence au niveau des consommateurs et entreprises. Cette semaine, il s’agit d’une entreprise américaine bien connue dans le milieu du transport qui s’éteignait. À l’aube de fêter son centenaire d’existence, le poids de la réalité d’aujourd’hui a eu raison de ce joueur d’importance. À voir les autres signaux de fumée, il ne sera peut-être pas seul à récolter ce sort lors de ce cycle financier difficile. La situation du marché actuelle peut être caractérisée de délicate pour les entreprises désirant se financer ou se refinancer. Toutefois, certains signes précurseurs devraient mettre la puce à l’oreille de dirigeants et investisseurs à travers ces temps tumultueux. La dernière victime du poids croulant des taux d’intérêt, maintenant dans la fourchette de 5.25% à 5.50%, est Yellow Corp (Nasdaq :YELL). Yellow Corp s’est bâti une réputation non négligeable au cours des 99 dernières années dans le milieu du transport aux États-Unis. Les dirigeants ont annoncé la fin des opérations, laissant ainsi près de 30 000 individus sans emploi. Les raisons derrière ce brusque arrêt sont multiples. Il existe toutefois certaines bribes d’information quelque peu douteuse à l’histoire qui dépasse la simple charge d’intérêt élevé sur leurs dettes. Le Chapitre 11 de la faillite n’a pas encore été déposé officiellement. Les derniers agissements et indicateurs de la compagnie en plus de voir leur carnet de clients se vider en masse laissent croire que la faillite est la prochaine étape raisonnée. Commençons toutefois avec le flagrant. Il est vrai que Yellow Corp a une dette élevée et les taux d’intérêt grandissant pourraient avoir finalement raison des activités de transport. Le bilan financier au 31 mars 2023 montrait un déficit d’équité de $436.6M américain. Il portait également une balance de $1.47 milliard en dette long-terme, alors que 1.3 milliard tombait à échéance dès 2024. La compagnie cumulait également des sommes dues aux employés, notamment au régime de pension, pour 137 millions. L’exercice financier 2022 présentait des revenus de 5.2 milliards avec une marge nette de 21.8 millions. Les deux exercices précédents se sont traduits en perte de 109 millions et 53.5 millions en 2021 et 2020 respectivement. Tout ceci, sans compter la chute vertigineuse de la dernière année du titre boursier, passant de 7.75$ en août 2022, à 1.75$ aujourd’hui, un recul de 63%. Source : Tradingview – Nasdaq : YELL, cours du titre 1 an, 31 juillet 2023 Malheureusement, ces items demeurent tout de même dans les opérations dites normales. En regardant la feuille de route de l’entreprise, il existe certains évènements ayant eu des répercussions sur l’aspect financier. Comme la majorité des entreprises, Yellow Corp a eu droit à de l’aide financière gouvernementale lors de la pandémie de la Covid-19. Le gouvernement américain avait alors octroyé un prêt de 700 millions, représentant près de la moitié des dettes à être remboursées sur leur bilan financier. Ce qui est curieux, c’est que l’octroi du prêt s’est fait alors que les compagnies de transport étaient sollicitées intensivement par la chaîne d’approvisionnement mondiale et que la compagnie faisait face à des charges de fraudes contre le gouvernement, en surchargeant certains transports reliés aux opérations militaires. Malgré qu’aucun aveu n’ait été fait, la situation se régla avec une entente de 7 millions. Pas plus loin que la semaine dernière, Yellow Corp était heureuse d’annoncer au marché qu’une entente avait été signée avec les quelque 22 000 employés, encore syndiqués, de leurs opérations. Alors que les pressions de grèves avaient été exercées par ces employés, il est à noter que l’entreprise de transport avait manqué à ses obligations financières que de contribuer au régime de pension de ses travailleurs. Ils avaient alors fait la promesse de renflouer le fonds de pension avec intérêt dès que la compagnie aurait sécurisé un nouveau financement. L’entente prévoyait un montant d’environ 50 millions et la grève était évitée de justesse. L’annonce récente du transporteur laisse donc un trou béant dans l’industrie et plusieurs clients d’importance viendront sur le marché pour répondre à leurs besoins de logistique. Parmi ces gros noms, Walmart (NYSE :WMT), Home Dépôt (NYSE :HD) et Uber (NYSE : UBER). Comme toute situation similaire, la demande immédiate surpassant l’offre des transporteurs encore en opération devrait faire grimper les prix pour tous les clients. Aujourd’hui, le titre de YELL fait place aux spéculations et plan de revente. L’action n’atteignant pas la barre du 2 dollars, il en devient rapidement une cible sur laquelle options et autres stratégies opportunistes font place. Il en demeure néanmoins une bulle de volatilité, qui pourrait éclater à tout moment. Cette situation ramène cependant la toile de fond de l’économie nord-américaine, faux pas hors du tableau. Selon les économistes, chaque hausse de taux obtient leur plein effet entre 18 et 24 mois suivant leur implantation. Le monde corporatif américain voit de plus en plus de faillite ces derniers mois découlant de ces hausses et les entreprises voient leurs réserves de liquidités drainées beaucoup plus rapidement. Les faillites auraient augmenté de 68% par rapport à l’an dernier pareille date. Cette statistique est d’autant plus intrigante lorsqu’on note le taux de chômage, à 3.6%, un des taux les plus faibles historiquement. Un autre indicateur, les dépenses ou consommation des ménages, parvient également à donner un sens à l’économie. Ce dernier indicateur se voit ralentir d’un mois à l’autre et pourrait bien caractériser le soft landing dont la Fed américaine tente d’atteindre depuis plusieurs mois. Le hic ici, est que les hausses de taux n’ont pas encore déployé leur plein impact sur l’économie, laissant envisager des temps difficiles pour les mois à venir. Source : St-Louis Fed, Federal Funds Effective Rate, 31-07-2023 Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.reuters.com/business/autos-transportation/us-trucking-company-yellow-shuts-down-operations-wsj-2023-07-30/ https://investors.myyellow.com/static-files/c5b3f2e3-abad-4f0d-92d0-be915b0ba7bc https://www.forbes.com/sites/simonmoore/2023/07/25/as-economists-see-a-soft-landing-us-bankruptcies-spike/?sh=45d788176339 https://www.reuters.com/business/autos-transportation/strike-trucking-firm-yellow-averted-after-deal-2023-07-23/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le CPG réinventé pour surpasser l’inflation Malgré la dernière lecture du taux d’inflation au Canada la semaine passée, plusieurs sont les gestionnaires à regarder d’un œil avide les CPG (ou Certificat de Placement Garanti). Il est vrai que ces dernières années, avec les taux d’intérêt à un creux historique, les CPG n’avaient pas la cote auprès des investisseurs et qu’il devenait difficilement justifiable d’en inclure à une stratégie de portefeuille pour autre objectif que de sécurité et corrélation peu élevée avec les actifs traditionnels. La mentalité change toutefois ces derniers temps avec la venue de nombreux FNB laissant profiter les investisseurs du niveau élevé des taux d’aujourd’hui. Cet engouement ne se fait cependant pas sans le scrutin des régulateurs. Comme tous les investisseurs demeurent à la recherche des meilleures opportunités d’investissement sur le marché, les CPG sont redevenus d’actualités avec les hausses de taux récentes. Un CPG est un produit offrant une garantie face au principal de l’investissement et d’une durée habituellement plus courte qu’un simple dépôt à terme, variant de 30 jours à 5 ou 10 ans selon l’institution. Les CPG non encaissables offrent habituellement de meilleurs taux qu’un CPG encaissable puisque les fonds seront effectivement intouchables avant le terme prescrit. À titre informatif, les taux présentement sur le marché (en date de ce lundi) oscillaient au-dessus de 5% pour les banques majoritairement en ligne, et à 5% pour les institutions traditionnelles. Avec l’inflation de juin diminuant à des niveaux dits acceptables de 2.8%, il serait insensé de croire que nous sommes hors de danger d’une recrudescence. InstitutionTaux 1 an (en date du 24 juillet 2023)Banque Laurentienne5.60%EQ Bank5.50%Versa Bank5.40%Banque Royale du Canada5.00%Banque Nationale du Canada5.00% Il devient attrayant de se lancer vers une stratégie axée sur les CPG considérant qu’ils surpassent les pressions inflationnistes, tout en protégeant le principal. Le hic est que très peu d’investisseurs souhaitent bloquer leur capital déployable sur cet instrument pour 1, 2 voire même 5 ans. Entre donc en jeu le dernier joueur repêché : les FNB à intérêt élevé ou High Interest Savings Account ETF en anglais. Les FNB à intérêts élevés fonctionnent de manière similaire aux CPG, dans le sens où ils tirent également avantage des taux d’intérêts afin d’obtenir un taux de rendement avoisinant le 4.50%. La différence majeure, est que les investisseurs peuvent vendre leurs parts quand bon leur semble et ainsi profiter de cette latitude et réinvestir ailleurs si les opportunités s’offrent à eux. Deux types de FNB principaux s’inscrivent dans cette stratégie. Le manufacturier du fonds peut décider du fonctionnement de distributions du rendement, dans la mesure où la stratégie est clairement indiquée aux investisseurs dans le prospectus d’investissement. La première option est celle de l’accumulation de capital. En investissant dans des CPG de diverses durées, le gestionnaire reçoit graduellement les intérêts de ce déploiement. Ces intérêts sont réinvestis dans divers comptes de placement, faisant croître la valeur du titre en bourse. L’investisseur revend par la suite ses titres le temps venu et recevra un gain en capital. Cette stratégie est particulièrement efficace pour éviter l’imposition élevée découlant du revenu d’intérêt. Le FNB ticker HSAV, du fabricant Horizons sur le TSX utilise d’ailleurs cette stratégie. Source : TMX – Cours du titre HSAV :TSX, 6 derniers mois – 24-07-2023 Dans le cas où un investisseur utilise un fonds enregistré, tel que le CELI par exemple, il pourrait préférer la deuxième option qu’ont les manufacturiers, soit de redistribuer les intérêts générés après une période prédéterminée. Évidemment, le cours d’un tel titre présente une progression en dent de scie puisque les distributions font diminuer la valeur de l’unité du fonds jusqu’à un plancher déterminé initialement. Ce faisant, les distributions étant reçues dans un compte libre d’impôt ne se voient pas imposées. Il s’agit ici de deux stratégies différentes ayant leurs avantages respectifs selon le véhicule sous-jacent utilisé. Encore une fois, le géant Horizons s’est approprié cette approche avec le titre CASH sur le TSX. Source : TMX – Cours du titre CASH :TSX, 6 derniers mois – 24-07-2023 L’envers de la médaille présente cependant un enjeu de taille pour les investisseurs et manufacturiers de tels produits. Les régulateurs, notamment le Bureau du Surintendant des Institutions Financières (BSIF, ou OSFI, en anglais), sont inquiets quant aux réserves monétaires de ces produits en cas de rédemptions en masse des individus. Cette situation rappellerait drôlement ce dont nous avons été témoins avec la Silicon Valley Bank plus tôt cette année, alors que leurs fonds étaient investis dans des produits longs termes et que leurs clients s’affairaient à vider leurs comptes. La réglementation derrière ce type de produit pourrait obliger les manufacturiers et distributeurs de ces FNB à conserver une proportion des fonds entrants en tant que réserves. Ces réserves, comme vous l’aurez deviné, devront être disponibles en tout temps et ne généreraient pas autant qu’un CPG présentant un taux entre 4% ou 5%. L’impact, selon quelques analystes, pourrait être d’environ 0.5%. Quoique cette implication ne semble pas élevée en terme absolu, il s’agit d’une coupure potentielle de 10% au taux courant d’aujourd’hui.   Malgré que le mécanisme soit sous la loupe des régulateurs, ils devraient conserver leurs attraits face au CPG. Le BSIF a déjà fait part qu’il ne se pencherait pas sur la question avant l’automne 2023 et que les changements occasionnés, s’il y a lieu, ne seraient qu’effectifs l’an prochain. Les risques de ces FNB sont différents des autres titres purement liés aux marchés et il en demeurera intéressant de voir si la réglementation devra être adaptée pour protéger les investisseurs, mais également, à leur détriment. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.investmentexecutive.com/news/industry-news/osfi-defers-liquidity-guidance-for-high-interest-savings-etfs/ https://www.investmentexecutive.com/news/products/with-hisa-etfs-under-review-manufacturers-push-alternatives/ https://www.theglobeandmail.com/investing/investment-ideas/article-high-interest-savings-etfs-now-pay-5-per-cent-but-thats-over-if/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Un effet d’entraînement tracassant Les nombreuses hausses de taux d’intérêt dans le dernier 18 mois en ont pris plusieurs par surprise. Alors que l’économie tente toujours de trouver son équilibre, les dernières rumeurs pointent vers une autre hausse potentielle de taux pour la réunion de la Banque du Canada lors du 12 juillet prochain. Ces hausses visaient spécifiquement l’inflation, qui a grimpé à un rythme effréné dans les derniers mois de 2022 et début de 2023, en partie, découlant du marché immobilier. Ce créneau important de l’économie canadienne commence à montrer des signes d’essoufflement lorsque vient le temps de jumeler un acheteur avec un vendeur. Cette difficulté d’appariement, juxtaposée d’autres effets de la pandémie, fabriquent encore plus d’incertitude. La dernière hausse de taux d’intérêt au Canada en début juin de 0.25% pour atteindre le taux directeur de 4.75% a été un coup de plus dans l’engrenage déjà ensablé de l’immobilier. Les experts aujourd’hui tendent vers un taux de 5%, qui serait relevé en juillet, pour enfin atteindre un pallier de répit et de laisser cours naturel à l’économie dans ce nouvel environnement. Afin de débuter la boucle d’impact, la hausse des taux affectent d’abord les emprunteurs. Les particuliers et entreprises ayant besoin d’emprunter auprès des banques sont les premiers à sentir l’effet des hausses. Les acheteurs de propriété doivent se financer à un taux plus élevé, tout comme les commerces désirant alimenter leur croissance, tant bien que mal. Nombreuses sont les entreprises louant leur emplacement, qu’il s’agisse d’immeuble à bureaux, bâtisse industrielle ou encore leur emplacement dans un centre commercial. Vous aurez deviné, les loyers sont également affectés par ces hausses indirectement, puisque les propriétaires doivent maintenant payer davantage d’intérêt sur leurs prêts en cours. Les Real Estate Investments Trust ou REITs, représentent une portion non-négligeable de propriétaire immobilier en Amérique du Nord. Malheureusement pour le particulier, ces derniers répandent l’impact des hausses de taux, dans leur portefeuille d’investissement. Les REITs, sont une excellente manière d’obtenir une exposition à l’immobilier, quel que soit sa catégorie, et de générer un rendement, normalement sous forme de distribution ou retour en capital. Lorsque vient l’exercice d’évaluer si un REIT est un bon investissement, il existe de nombreuses manières afin de valider la valeur de son cours. Grossièrement, le cours des parts du REIT devrait représenter la valeur des immeubles sous-jacents ainsi que les revenus générés par ces derniers. En écartant le Dividend Discount Model (ou DDM), la méthode de préférence afin d’évaluer les parts d’un REITs est celle de multiples incluant le FFO (ou Funds From Operations). Le calcul du FFO est de rajouter au bénéfice par action, les montants reliés à l’amortissement, dépréciation et vente ou achat d’actifs. Le FFO devient donc le EPS lors de l’évaluation des REITs. Dans un environnement inflationniste et où les valeurs des immeubles sont plus qu’incertaine, les REITs voient un impact grandissant sur les marchés. Les hausses de taux ont un effet direct sur leur financement. L’acquisition et le financement des divers parcs immobiliers devient beaucoup plus difficile et les financements complétés ou renouvelés sont soudainement beaucoup plus dispendieux. Tout comme un particulier voulant s’acheter une propriété, les REITs empruntent au taux plus élevé des derniers jours, faisant gonfler ce poste de dépenses, laissant naturellement un FFO moins élevé. Un second élément qui, normalement, fait croître le FFO, est que beaucoup de véhicules sont en mesure de refiler les hausses de coûts au consommateurs finaux, soient les occupants des immeubles divers. Les loyers plus élevés augmentent donc les revenus et devraient être distribués aux investisseurs en bout de ligne. Le problème de certains REITs, est que les taux ont augmentés trop rapidement pour être en mesure de refiler la facture en entier aux consommateurs. Ces derniers sont parfois même protégés par la loi d’augmentation jugée trop sévère, comme c’est le cas au Québec et encadré par le Tribunal Administratif du Logement. À titre d’exemple, le Tribunal identifiait une augmentation de 2.3% pour les logements non chauffés et de 2.8% pour les logis chauffés pour 2023. Vous aurez bien vite constaté que nous sommes loin des augmentations de taux d’intérêt et de l’inflation des derniers mois. Ces derniers points sont davantage reliés au REITs résidentiels. Il existe également des véhicules à vocation de soins de santé, de production industrielle, de centres commerciaux et de bureaux corporatifs. Comme cité plus tôt, le coût des emprunts demeurent un enjeu de taille pour ces véhicules. Ils possèdent cependant leurs propres enjeux spécifiques, tout comme les résidentiels. Ne prenons que les titres concernant les bureaux corporatifs, il devient extrêmement difficile de se positionner avec la nouvelle réalité du travail à la maison, du modèle hybride ou encore du retour au travail imposé. Les baux sont abandonnés ou résiliés faute de personnel afin de remplir ces bureaux. Des locaux vides font diminuer les revenus et directement, les FFO découlant de ces immeubles. Depuis la mi-2022, les REITs ont connus des périodes de rédemption de parts, soit des demandes de rachat de parts venant des investisseurs, majoritairement propulsé par la disparité et la volatilité entre les valeurs aux livres des REITs ainsi que le cours auxquels ils se transigent. En janvier dernier, le géant de l’investissement, Blackstone inc. (NYSE :BX) annonçait qu’ils mettaient en place ses limites de rédemptions afin de limiter les retraits à 5% de la NAV (Net Asset Value) du fonds, sur une base trimestrielle. Ces limites, bien établies dès la création du véhicule, ont pour rôle de protéger les liquidités du REITs. En avril dernier, il s’agissait du 5e mois consécutifs où Blackstone, ainsi que d’autres manufacturier de REITs appliquaient ces limites. Décidément, les hausses rapides ont causé bien des tracas et ce, sur tous les fronts. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.ft.com/content/a8262584-3ad9-4d8b-9919-bb7ba4e8ac45 https://blog.wisesheets.io/how-to-value-a-reit-simple-methods-to-follow/ https://starlightcapital.com/en/insights/impact-of-rising-interest-rates-on-reits https://www.reuters.com/business/finance/redemption-wave-hits-private-reits-amid-valuation-jitters-2023-01-24/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Digitaliser la Banque du Canada Depuis le début de l’année, le marché des actifs digitaux a connu plusieurs soubresauts. Alors que la majorité des citoyens se concentrent davantage sur leurs actifs tangibles, notamment le marché immobilier, certains évènements sont dignes de mention. Faisait suite à la chute de grands échanges centralisés, il s’agit d’une toute nouvelle scène pour de nombreux joueurs, y compris le Gouvernement du Canada. N’ayez crainte, loin sont les intentions d’utiliser le Dogecoin ($DOGE) comme monnaie nationale, heureusement. En 2022, de nombreuses plateformes ont été forcé de fermer boutique, faute de compétence managériale et prise de risque excessive. Parmi celle-ci, Celsius Network, BlockFi, Voyager et FTX pour en nommer que quelques-unes. La fermeture de ces moyens d’échanges a provoqué un vent de panique sur les marchés, laissant les investisseurs et utilisateurs des réseaux digitaux troublés à savoir où détenir leurs actifs. La chute du géant FTX, quelques temps après l’échec monumental du Terra Luna, a eu un effet d’exode des plateformes centralisées. Une proportion grandissante d’utilisateur a d’ailleurs opté pour le choix d’un self-custodial wallet, soit un portefeuille digital où l’utilisateur est le seul détenteur et les actifs transférés demeurent la pleine propriété de ce dernier. En mai dernier, une nouvelle tomba durement sur les adeptes de cryptos du marché canadien. Binance, plus grand échange d’actifs digitaux, se retirait du pays. Quoique l’annonce en ait surpris plusieurs, elle n’est pas arrivée complètement à l’improviste. Les raisons derrière leur retrait sont plutôt familières : un désaccord avec les instances de régulation. Alors que l’Ontario Securities Commission (ou OSC) requérait l’enregistrement de la plateforme dès 2021, Binance a dû se retirer du marché lorsque l’Alberta et d’autres province ait fait le même choix que l’OSC. Le Canada est d’ailleurs reconnu comme étant un des pays les plus strict sur l’encadrement et l’utilisation de la cryptomonnaie. Cet encadrement sévère sur ce qui est perçu dans le milieu comme l’innovation technologique, découle du scandale de QuadrigaCX en 2019, où le président et fondateur détenant les seules clés cryptographiques afin d’accéder aux quelques 100 Bitcoins ($BTC) des clients, ait trouvé la mort lors d’un voyage en Inde. Toutefois, après son annonce au Canada, d’autres pays y ont fait suite. La plateforme d’échange s’est retiré des Pays-Bas, de l’Autriche, de Belgique et de Chypre. Les raisons données ont tous la même saveur : régulateurs et impossibilité d’obtenir une licence d’opération valide. Binance s’est également amené les foudres des régulateurs australiens en avril dernier, voyant leur licence de produits dérivés annulée en plus d’être dans l’obligation de suspendre la méthode de transfert PayID, méthode couramment utilisée pour l’onramp de dollar australien. Dans le spectre de l’exode des plateformes d’actifs digitaux, les quelques 11 plateformes autorisées ont vu une lueur d’espoir, étrangement presque immédiatement après le départ de Binance : Une consultation publique sur un dollar canadien numérique. Attention, ce nouveau dollar serait différent des devises digitales aujourd’hui sur les marchés. Ce dollar, ou monnaie numérique de banque centrale (MNBC ou CBDC en anglais), serait 100% contrôlé par l’état, tout comme le système physique actuel, un objectif à contre-sens de l’existence même des cryptomonnaies actuelles. Comme la banque du Canada le fait savoir sur les premières lignes de sa consultation publique, le dollar numérique est différent des cryptomonnaies existantes puisqu’il serait garanti par la banque centrale et contrôlé au même titre que l’argent comptant. Sa valeur serait fixée, contrairement aux autres cryptomonnaies fluctuant allègrement aux vagues de l’offre et la demande. La Banque veut recueillir l’opinion publique à savoir si l’engouement, l’intérêt et l’intention d’utilisation peuvent répondre à l’objectif d’une telle initiative. Après tout, que de changer vers un dollar digital, nous supprimons effectivement l’impression de billets et pièces physiques, sauvant matériel et minerai précieux. L’autre côté de la médaille, est l’incorporation encore plus vaste d’un risque de fraude, de cyberattaque et de difficulté d’utilisation par certains individus, sans oublier l’adaptation des systèmes bancaires actuels à cette nouvelle réalité. Le rapport de cette consultation publique sera rendu disponible d’ici la fin de l’année. Les quelques 85 000 individus ayant fournis leur opinions et commentaires seront analysés et compilés afin de rendre un verdict à savoir si de plus amples études sont requises, ou si le projet est repoussé d’encore quelques années. Carolyn Rogers, première sous-gouverneure de la Banque du Canada, démontrait d’ailleurs la nécessité de regarder un tel projet puisque moins de 20% des transactions au détail s’effectuaient en argent comptant. L’intérêt grandissant des citoyens canadiens sur les actifs digitaux, incluant un dollar canadien digital, déclenche également certains questionnements au niveau de la Banque. D’autres arguments seraient d’ailleurs amenés au niveau du contrôle de l’inflation. Des mesures pourraient être mis en place plus rapidement afin de voir un effet presque instantané. Un meilleur contrôle de l’envoi de l’aide financière sociale, au paiement des loyers, aux allocations diverses mais surtout, une meilleure vision sur les revenus réels des particuliers. Malgré l’aspect digital de cette approche, tout est enregistré, tout comme sur la blockchain. Difficile de cacher certains revenus lorsqu’il existe un registre détaillé de tout entrées et sorties de fonds, destinaire, provenance, date et heure sont facilement vérifiable. Des études sont notamment faites aujourd’hui sur les 11 pays ayant adopté une monnaie centrale digitale, incluant les Bahamas, la Jamaïque, les Caraïbes et le Nigéria afin de voir les répercussions d’une telle adoption. Selon plusieurs experts, le dollar digital ne représente pas une question de oui ou non, mais davantage de quand et comment. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://financialpost.com/fp-finance/cryptocurrency/binance-exit-bank-of-canada-talks-digital-dollar-impact-crypto https://blockworks.co/news/binance-leaving-austria https://www.banqueducanada.ca/dollarnumerique/?theme_mode=light&_gl=1*vb9qc*_ga*MjA1MjU3MzY1MS4xNjcyNjk2NTc0*_ga_D0WRRH3RZH*MTY4NzgxNjMyNC45LjAuMTY4NzgxNjMyNS4wLjAuMA https://www.cbc.ca/news/business/digital-dollar-central-bank-digital-currency-1.6841693 L’auteur de ce billet déclare détenir des positions dans l’actif $BTC mentionné mais n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Bonifier son rendement pour les jours plus lents Avec les taux d’intérêts encore à la hausse et l’inflation qui n’est pas tout à fait sous contrôle, nombreux sont les investisseurs à se demander où investir leurs liquidités excédentaires. Quoique les options ne manquent pas, il devient difficile de choisir dans un environnement incertain qui semble ne pas avoir de direction claire. La gestion de portefeuille doit être adéquate vis-à-vis des objectifs de chacun, mais également, réajustée selon le cycle dans lequel les marchés se trouvent. Avec les taux des certificats de placement garantis (CPG) connaissant un certain attrait ces derniers temps, les stratégies commencent à être revues. Sachez qu’il existe cependant d’autres stratégies permettant de récolter certains revenus, pouvant surpasser les taux de CPG. Une des stratégies existantes sur les marchés afin de générer du rendement, est celle de covered call (ou d’option d’achat couverte). Quoiqu’elle ne soit pas nouvelle en soi, cette stratégie performe habituellement bien dans un marché où l’investisseur n’anticipe pas de mouvement à la hausse et ne désire pas non plus se départir de ses actions. Il s’agit également d’une bonne approche momentanée dans le cas d’un marché baissier afin d’ajouter une composante de revenu sans se départir de ses actifs. Puisqu’il s’agit d’une stratégie générant du revenu, il est par ailleurs conseiller d’utiliser cette stratégie dans un compte offrant un traitement préférentiel au niveau des gains en capitaux. La construction du covered call s’effectue en prenant une position longue dans un titre et d’une position courte dans une option d’achat. La position longue dans l’action en question permet de bénéficier de la hausse des prix, mais oblige cependant d’encaisser les reculs le cas échéant. La position courte (ou short) dans l’option d’achat (call) permet quant à elle de générer un revenu en vendant l’option à un acheteur potentiel, soit la position longue de l’option. Si celle-ci n’est pas exercée par l’acheteur, la prime de vente revient au vendeur tout simplement. À l’inverse, si l’option est exercée, l’acheteur paie au vendeur le prix d’achat dicté par l’option et le vendeur remet le titre en question. Afin de mettre des chiffres sur le narratif, imaginons qu’un investisseur ait acheté un titre pour 50$. Ce dernier n’anticipe pas de grand mouvement puisque l’économie est plus lente ces jours-ci. Il décide de vendre une option d’achat afin de récolter la prime de 2$ qui y est rattachée. Si le cours du titre demeure à 50$, l’option demeure non exercée et il empoche la prime de 2$. Si le cours diminue, par exemple à 47$, l’option demeure non exercée et la valeur de sa position est revue à la baisse, soit à 47$ plus la prime de 2$ pour une position finale à 49$. Elle limite donc les pertes, jusqu’à un certain point, dans le cas d’une baisse du cours du titre. Le scénario inverse, soit une augmentation à 53$, l’option est exercée. Le vendeur reçoit donc le prix d’achat de 50$ ainsi que la prime de 2$. Il s’agit d’un gain de 2$ par rapport au prix initial, mais d’un manque à gagner de 1$ par rapport au prix courant du titre. Le rendement à la hausse est ainsi limité au prix d’exercice plus la prime, 52$ dans ce cas-ci. Source : Auteur – Illustration seulement Le cas de figure illustre donc les avantages et les désavantages d’une telle stratégie. Lorsqu’un investisseur prévoit une certaine stabilité dans le cours du titre, la stratégie génère un revenu et permet même une protection dans le cas d’un léger mouvement défavorable. Son plus grand désavantage est la limite forcée sur les gains, en plus de courir le risque de perdre complètement le potentiel de hausse du titre dans le cas où l’option est exercée. Quoi qu’il en soit, certains gestionnaires de fonds en ont bâti un réel modèle d’affaires. Afin de répondre à un besoin connu dans le marché, des stratégies de covered calls à plus grande échelle ont été établies afin de générer un revenu aux investisseurs, et ce, dans un produit simple et unique de fonds négocié en bourse ou FNB. Les investisseurs n’ont donc pas à se soucier d’arrimer la date d’échéance des options avec les marchés et le roulement de celles-ci. Parmi ceux-ci, nous retrouvons des produits tels que ZWC.TO, un FNB sur le TSX, produit de la BMO (TSX :BMO). Le titre affiche présentement un rendement de près de 7.38% sur une base annuelle et son dernier prix de 16.92$ ce lundi. Les distributions mensuelles proviennent de la stratégie discutée plus haut, soit la vente d’option d’achat, sur un portefeuille de sous-jacent regroupant majoritairement des titres financiers, mais surtout, de dividendes. Un second exemple de FNB disponible utilisant la même stratégie est celui de Harvest ETF. Sous le ticker HBF, l’outil se concentre davantage sur les compagnies matures de grandes marques mondiales et offre un rendement de 7.45% sur son prix de clôture de lundi. Ces grandes marques regroupent les bien-aimés Alphabet, Apple, JPMorgan Chase, PepsiCo, McDonalds, Shell, Nike et bien d’autres. Ce titre est également offert avec la devise canadienne couverte, non couverte ou simplement en devise américaine. Dans un environnement incertain, les investisseurs doivent parfois faire preuve d’imagination afin de bonifier leur stratégie de portefeuille.  Cette imagination ne devrait toutefois pas se faire au profit de la gestion de risques ou du profil d’investisseur. Quoique plusieurs stratégies se commercialisent comme étant à faible risque, les titres détenus en portefeuille devraient être analysés afin que le produit contemplé ait réellement les effets escomptés sur la stratégie globale. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.fidelity.com/learning-center/investment-products/options/why-use-a-covered-call https://www.cifinancial.com/ci-gam/ca/en/expert-insights/articles/what-is-a-covered-call-strategy.html#:~:text=A%20covered%20call%20strategy%20involves,the%20asset%20to%20generate%20income. https://www.fidelity.com/learning-center/investment-products/options/tax-implications-covered-calls L’auteur de ce billet déclare détenir des positions dans le titre de TSX :HBF mais n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La refonte d’une industrie portante La sphère économique du Québec et celui de l’aluminium ont reçu une dose d’adrénaline ce lundi, alors qu’un joueur majeur de l’industrie a affiché son plan aux marchés. Encore une fois, il s’agit d’un partenariat entre nos paliers gouvernementaux et entreprises publiques, pour des investissements majeurs dans la fabrication de produits d’aluminium transformé. Comme le recyclage, l’aluminium « vert » et la réduction des émissions ont tous de la popularité ces jours-ci, ce projet était grandement attendu dans le milieu. L’investissement de Rio Tinto PLC (NYSE :RIO) annoncé ce lundi dans les installations de Jonquière visait la construction de 96 cuves AP60. Ces cuves sont notamment utilisées pour la fonte d’aluminium et seront ajoutées à la flotte de quelque 38 cuves qui avaient déjà été construites en 2013. Les cuves sont notamment appréciées dans la confection de l’alliage qui permet de réduire les émissions néfastes de près de moitié comparativement aux anciennes cuves, encore couramment utilisées chez les compétiteurs. Il s’agit donc de 1,4 milliard de dollars canadiens qui seront investis dans l’usine locale afin de faire naître cette nouvelle flotte. Plusieurs ont été rapides à noter qu’il s’agissait du premier investissement d’envergure en plus de 10 ans de la grande minière non seulement au Québec, mais également dans l’Est du continent. Ce projet permettra d’ajouter 100 emplois permanents au site de Jonquière. Ce dernier point est d’ailleurs un enjeu d’importance pour le milieu puisqu’une autre centrale située à Arvida au Saguenay, verra ses portes fermées en 2025, emportant avec sa fermeture entre 300 et 350 emplois. Source : LesAffaires – Cuves AP60 Le Gouvernement du Québec a également fait savoir son appui face à ce projet en injectant 150 millions de dollars sous forme de prêt non remboursable, sous condition de maintien des emplois locaux. Le nouvel apport de ces cuves permettra à Rio Tinto de demeurer un joueur international dans l’aluminium, en plus de voir sa capacité augmentée de 160 000 tonnes métriques par année, soit l’équivalent nécessaire afin de fabriquer l’équivalent de 400 000 véhicules électriques. L’annonce a reçu un accueil mitigé auprès du marché. Le titre local sur le NYSE, a reculé de 1.3% en fin de journée ce lundi pour atteindre 63.74$ américain. Son homologue et titre principal, inscrit sur l’Australian Stock Exchange, ticker RIO, a quant à lui progressé de 0.50% afin d’atteindre 114.58$ australien. Rio Tinto est l’un des titres hautement regardés parmi les alumineries grâce à sa position prééminente sur le marché mondial en plus de son dividende semi-annuel plutôt généreux. Le titre offre présentement un rendement de dividendes annualisé de 7% selon le dernier versement de 2.25$ américain sur son prix de clôture de lundi. Cet indicateur est plus élevé que bon nombre de leurs compétiteurs, notamment Anglo American (LON :AAL) à 6.75% et CRH (LON :CRH) à 2.64% tout en se rapprochant de son rival Glencore (LON :GLEN), se situant quant à lui à 8.1%. Il est toutefois à noter que ce rendement n’est pas garanti. La volatilité des derniers résultats trimestriels et annuels rend la pérennité du versement de dividende questionnable sur le long terme et encore plus avec l’annonce de cette semaine. L’année financière de 2022 a inscrit un bénéfice par action de 7.62$ américain sur une base diluée. En conservant la même proportion, les dividendes annuels représenteraient donc près de 60% de ces bénéfices. Quoique de nombreux investisseurs seraient heureux de ce scénario, d’autres questionneraient plutôt les projets futurs de l’entreprise. Notamment, à savoir pourquoi l’entreprise décide de redonner deux tiers de leurs bénéfices aux actionnaires plutôt que de réinvestir dans leurs opérations. Y aurait-il un manque de projets rentables ? Néanmoins, les producteurs d’aluminium sont de plus en plus sollicités par les divers manufacturiers, notamment au niveau de la fabrication de véhicules électriques. Ce métal résistant à la rouille et plus léger que le fer traditionnel devient rapidement un atout pour les véhicules afin de réduire le poids de ceux-ci. Le faible prix de l’aluminium ces dernières années a poussé les directions d’aluminerie à retarder divers projets d’infrastructure. Toutefois la demande grimpante de par les manufacturiers automobiles fait aujourd’hui pencher la balance. L’un des bémols de la recherche de projets plus rentables que de redistribuer les bénéfices aux actionnaires, est leur empreinte et image ESG. Comme noté plus haut, ainsi que dans le billet de la semaine dernière, l’investissement de 1,4 milliard de dollars s’inscrit partiellement dans cette catégorie en plus de voir leur capacité de production bonifiée dans le processus. C’est d’ailleurs l’un des fils conducteurs dans l’approche de Rio dans leur annonce. Les dirigeants ont profité de la tribune afin de mettre de l’avant leur intention d’implanter la technologie ELYSIS zéro carbone dans leurs installations de Saguenay. Le processus ELYSIS permet notamment d’émettre de l’oxygène pur comme sous-produit de la fusion de l’aluminium. L’implantation d’une telle technologie sera dépendante d’une autre entente entre le Gouvernement et Rio Tinto. Comme ELYSIS était dans les cartes dès le premier jour, les négociations devraient se dérouler rondement lors du temps venu. D’ailleurs, ELYSIS est né d’un partenariat entre Rio Tinto et Alcoa Corp (NYSE :AA), qui visait spécifiquement les émissions néfastes de la fusion de l’aluminium. Ce procédé a pour objectif de se commercialiser en 2024, suivant les quelques centaines de millions de dollars en investissement de R&D. Comme quoi, les partenariats, même entre compétiteurs, peuvent parfois donner des résultats incroyables lorsque les intérêts sont alignés. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.marketbeat.com/originals/a-7-yield-and-50-upside-wall-street-digs-rio-tinto/ https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2023-06-12/rio-tinto/un-investissement-de-1-4-milliard-au-complexe-jonquiere.php https://www.bnnbloomberg.ca/rio-tinto-to-expand-aluminum-smelter-with-1-4b-investment-using-greener-technology-1.1932095 https://cdn-rio.dataweavers.io/-/media/content/documents/invest/reports/annual-reports/2022/rt-annual-report-2022.pdf?rev=7a10cc8ddcf14ecf9bc5133070c33e85 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Investissements ESG et allié insoupçonné Malgré les multiples appels, rapports de recherche, webinaires et cri du cœur, l’investissement thématique ESG (Environnemental, Social et Économique) est encore aujourd’hui quelque peu mis de côté par la majorité des investisseurs. S’il n’est pas mis de côté, il ne fait pas partie intégrante de leur stratégie de portefeuille, mais bien plus afin de donner meilleure conscience à l’investisseur. Toutefois, cette façon de voir ce créneau vert de l’investissement pourrait bien changer rapidement si l’intelligence artificielle s’y mettait de la partie. Cela ne date pas d’hier que les environnementalistes et investisseurs activistes ont sonné la cloche concernant l’état de notre environnement. Le terme bien popularisé, ESG, a été sur les lèvres de tous il y a quelque temps. Conseiller en sécurité financière, investisseurs, grandes corporations, tout le monde y mettait l’épaule à la roue, en quantité variable, afin de faire sa juste part et aider le progrès au niveau des projets à vocation environnementaux et sociaux. L’un des meilleurs exemples de ces opportunités d’investissements dans le secteur ESG est le projet de l’électrification de notre grille. Le remplacement de nos véhicules à essence par des véhicules à batteries, rechargeables avec l’électricité de source verte, est un chantier majeur au niveau local. Dans d’autres parts du monde, des champs de panneaux solaires peuvent être leur seule source d’énergie alors que d’autres se concentreront davantage sur l’accès et l’égalité de toutes les minorités, visibles ou non. Il existait cependant certains inconvénients à se concentrer sur l’investissement ESG : les fonds ou véhicules proposés se classaient bien souvent derrière les fonds qui n’ont pas cet unique objectif. Parmi les raisons trouvées lors d’un papier de recherche à l’Université de Colombia, ce dernier faisait notamment foi d’un désalignement au niveau social et de gouvernance. En d’autres termes, le fait de se concentrer uniquement sur cette thématique détournait quelque peu l’attention sur la génération de profits. Ce manque d’attention dans les compagnies vertes se traduit donc en une incapacité de se permettre d’embaucher les ressources humaines élites de leur domaine, continuant ainsi cette boucle sans fin. Autrement dit, alors que ces derniers portent une attention particulière à ces critères ESG, leurs compétiteurs n’en faisant pas autant, récoltait plus rapidement les parts de marchés et les revenus s’y rattachant. Malgré la mince surperformance entre 2019 et 2021 des fonds ESG par rapport aux autres, il a été noté que les grandes compagnies de technologies ont aidé à propulser cette performance au-delà de leurs pairs.  Un certain repli au niveau de l’émission des obligations et actions de fonds ESG en 2022 font preuve de l’environnement économique difficile, mais également de la tendance plus rapide des investisseurs de reprendre leurs billes environnementales afin de les placer dans quelque chose de traditionnellement financièrement prouvé. Ces dernières années, le greenwashing ou écoblanchiment était courant dans les thèses d’investissement. Il s’agit de l’acte d’exagérer les bienfaits tirés d’un projet contemplé ou encore de volontairement inclure les critères ESG au cœur d’un projet à des fins purement marketing.  Par contre, l’espace risque de recevoir une aide inattendue et elle pourrait être de taille dans l’approche auprès des investisseurs. Comme mentionné lors d’un billet précédent, l’intelligence artificielle est maintenant le terme de l’heure. Les investissements en IA fusent de toute part et les investisseurs se réjouissent que de voir leurs titres en portefeuille adopter les dernières technologies. L’intelligence artificielle peut effectivement améliorer de nombreux aspects des opérations des corporations, surtout celles qui ne peuvent nécessairement se permettre d’embaucher une armée d’analystes afin de regarder les données. L’IA aide certes à rétrécir les écarts de par sa technologie permettant l’analyse de données à grande échelle et essentiellement, en temps réel. Une des approches prônées par l’investissement ESG, notamment dans le E, est le calcul des émissions de gaz, le recyclage de ces émissions et le contrôle des variables en temps réel, des aptitudes avec lesquelles l’IA peut très bien se débrouiller. Le bémol de cette solution miracle est qu’elle demande un investissement au niveau de l’infrastructure technologique, soit des ordinateurs et autres plateformes digitales, souvent couteuses. Sur la scène mondiale, le World Economic Forum (WEF) y est même allé d’un discours à sens unique sur l’IA : sans elle, les objectifs ESG mondiaux ne seront pas rencontrés. Le Forum développe sur le fait que les bons outils, entre les bonnes mains, seront au cœur de la prochaine révolution de la collecte, l’analyse et la construction des bases de données. L’autre aspect mis de l’avant est celui de la responsabilisation et l’imputabilité. Finis sont les temps où le manque de données provoquait un abandon de sanctions sur les compagnies fautives. Le suivi de tableaux de bord mesurés à la milliseconde près permettrait enfin d’imposer la règlementation de manière objective.   Dans la même optique, M. Trudeau tente tant bien que mal que de faciliter la transition vers cette nouvelle économie verte. Les investissements du gouvernement fédéral totalisent jusqu’à présent 12.4 milliards, majoritairement en crédit d’impôt, afin de construire des systèmes et infrastructures pour la capture des émissions néfastes. Ces projets visent à capturer 10 millions de tonnes métriques d’émissions carbone produites par les sites de sables bitumineux, qui sont jusqu’ici, quatre fois plus néfastes que les productions en Arabie-Saoudite. Quoique l’intention soit bonne, ce projet, à être réalisé d’ici 2030, peut rencontrer de nombreuses embuches, qu’elles soient de nature politique ou même, géographique. Espérons donc que l’IA soit en mesure d’aider M. Trudeau dans ses initiatives vertes! Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://hbr.org/2022/03/an-inconvenient-truth-about-esg-investing https://www.msci.com/esg-101-what-is-esg/esg-and-performance https://www.lesaffaires.com/dossier/mois-du-genie-le-boom-des-technologies-vertes/le-genie-vert-les-dollars-au-rendez-vous/639657 https://www.reuters.com/business/sustainable-business/esg-funds-set-first-annual-outflows-decade-after-bruising-year-2022-12-19/ https://www.weforum.org/agenda/2023/01/ai-can-help-meet-esg-goals-and-climate-change/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### All-in sur le Generative AI La semaine dernière, des résultats trimestriels percutants ont été présentés aux investisseurs. Le manufacturier de micropuces et superordinateurs, Nvidia Corp (Nasdaq :NVDA), est devenu en quelques heures la dernière sensation du monde techno. Alors que l’intelligence artificielle est sur les lèvres de tous ces derniers temps, la compagnie s’est affichée en tant que noyau de cette révolution technologique et, par la même occasion, un centre de génération de profits. Le mot-clé du moment demeure avant tout le Generative AI ou IA générative. Ce dernier développement, majoritairement popularisé par la venue et découverte des fonctions de ChatGPT, a pris d’assaut les discours corporatifs et le sentiment du public devient presque instantanément optimiste à entendre ces doux mots. L’usage et intégration d’une telle technologie visait jusqu’ici la création de contenu en texte, image et autres tâches afin de faciliter le travail machinal des humains. Il a transitionné vers un outil collaboratif et commence maintenant à traverser la ligne inconfortable de remplacer certains postes au sein des entreprises. Nvidia a cependant mis sous le projecteur un usage nouveau et différent lors du Computex 2023, visant directement les grandes sociétés de notre monde. Une nouvelle pièce d’équipement, le DGX GH200, se démarque en étant le processeur graphique le plus avancé de sa catégorie, incluant une mémoire de 100TB, adapté aux charges de travail d’IA les plus robustes, il permet également l’inclusion de trillions de paramètres programmables. Il s’agit en réalité d’un outil connexe aux superordinateurs qui traitent déjà les bases de données gargantuesques de nos géants préférés. À titre indicatif, ce nouveau bijou technologique procure 500x plus de mémoire que son prédécesseur, introduit il y a à peine 3 ans. À travers ce summum de la technologie, Nvidia construit un écosystème de A à Z à son effigie afin que les solutions entreprises ne soient constituées que de leurs produits entre autres récemment adoptés par des géants tels que Google (Nasdaq :Googl), Meta (Nasdaq :Meta) et Microsoft (Nasdaq :MSFT). Ils se placent donc en position d’être le fournisseur de choix pour l’équipement de traitement des données du futur, en plus d’ajouter un créneau de taille en termes de revenus, une recette plutôt gagnante avec les investisseurs. C’est d’ailleurs pourquoi le titre a bondi de plus de 24% en quelques heures. Alors qu’il oscillait vers les 310$, le titre s’est enflammé jusqu’à atteindre 385$, donnant un rendement cumulatif annuel d’environ 243%, pas trop mal pour une intégration de nouvelle technologie. Les secteurs d’affaires de Nvidia incluront donc la robotique, le jeu vidéo, les services de publicité et maintenant, l’intelligence artificielle. Par la foulée des évènements, la capitalisation boursière de Nvidia a atteint le trillion de dollars, une première pour un manufacturier de composantes électroniques. En plus des développements technologiques de Nvidia, les performances financières ont également collé un sourire au visage de l’auditoire. Des revenues en baisse de 13% comparativement à l’an dernier, certes, mais ce 7,19 milliards de revenus s’est traduit en un bénéfice net de 2 milliards, une augmentation de 26% par rapport à la même période. Il est devenu clair que les activités visant à faire maigrir les postes de dépenses ont porté fruit et que les investisseurs peuvent s’attendre à ce genre de changement pour les prochains trimestres. Tout cet optimisme donnant suite à des mois moroses déclenche cependant certaines alarmes sur les marchés. Le terme de baby bubble ou « bébé-bulle » économique commence à se répandre, comme quoi l’intelligence artificielle amènerait également un lot de nouvelles questions législatives sur la table. La demande pour ce genre de technologie est à la hausse poussant la production à son maximum et la disponibilité à la baisse. Un drôle de parallèle avec le marché immobilier qui vit en quelque sorte le même traitement. Immanquablement, lorsqu’une compagnie est propulsée au sommet, certains investisseurs en font une spécialité que de vendre à découvert ces titres. Nvidia avait amassé un momentum impressionnant depuis le début de l’année grâce à ses performances soutenues, soit une progression de 113%. Il était donc normal de voir qu’un bon nombre de short sellers s’amalgamaient sur ce titre lors de l’annonce de jeudi dernier. En l’espace de quelques heures, ces derniers ont perdu près de 2.2 milliards de dollars. Ils auront appris à la dure que l’intelligence artificielle n’est après tout pas qu’une mode et que ses fonctions ne sont vouées qu’à croître au niveau de la productivité industrielle et corporative. Il s’agit d’un excellent rappel aux investisseurs, petits et grands, que de prendre une approche balancée face aux grands vecteurs de changements. Les firmes Goldman Sachs (NYSE :GS) et JP Morgan Chase (NYSE :JPM) ont toutes deux relever le prix cible de l’action de Nvidia, soit respectivement à 440$ et 500$. Décidément, le Generative AI est devenu le tout dernier vecteur de rendement pour les investisseurs et comme le monde corporatif est en plein changement, il ne serait pas surprenant de voir d’avantages d’intégrations à saveur similaires dans un futur rapproché. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.cnbc.com/2023/05/29/its-not-a-bubble-yet-whartons-jeremy-siegel-predicts-big-tech-boom-fueled-by-ai.html https://nvidianews.nvidia.com/news/nvidia-announces-financial-results-for-first-quarter-fiscal-2024 https://ca.finance.yahoo.com/news/short-sellers-bet-against-nvidia-234633104.html?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly93d3cuZ29vZ2xlLmNvbS8&guce_referrer_sig=AQAAAGKyt00QxM7Uwiiz7CUUHcPZAZKMygzoiE0i2FKmQZh7F3-GzT267WTtH4nyILh3pi4NhrikjbbUgPmUx1Jj2FR-FQIPgi-Eo1cFpPxnqpI1TkCEbyj3wtK5KesuEqvw6L_ZH0gouyV_2mhVvSmK8xptF4zADSF9va5V_xX_fW0A L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Plafond de verre et dette fracassante Cette semaine, l’attention se tourne vers l’administration Biden et le Congrès des États-Unis afin de connaître l’avenir de la dette souveraine. Le terme est de plus en plus connu de par les nombreux articles et mentions. Le debt ceiling, ou plafond de la dette est, encore une fois, scruté à la loupe avec les deux camps offrants arguments et contre-arguments à savoir quoi faire de cette monstruosité que l’administration américaine préfèrerait garder dans le placard. En réalité, à quoi fait-on référence avec ce plafond de la dette? Pour cela, nous devrons reculer en 1917. Le Congrès avait alors imposé une limite sur la dette que le pays pouvait contracter dans la foulée de la Première Guerre mondiale et des différents enjeux auquel ils faisaient face. Alors que cette limite s’élevait à quelques millions voire milliards dans ses débuts, la limite a pris de l’ampleur, puisque le besoin y était. Ces besoins ont évolué à travers le temps. L’utilisation de la dette nationale est multiple, allant de paiements des bénéfices sociaux jusqu’au paiement des intérêts sur leurs obligations gouvernementales. Alors que l’atteinte du seuil approche à grands pas, le 1er juin 2023 marquerait la première date estimative que la secrétaire d’État Janet Yellen avait soulevée où les États-Unis « manqueraient » à leurs obligations financières. Jusqu’ici, dans l’histoire du plafond de la dette, celui-ci a été rehaussé à 78 fois. En débutant l’année 2023 à plus de 31 trillons de dollars américains, le débat de rehausser le plafond, de le suspendre et même, de l’éliminer dans son ensemble refait surface. À titre indicatif, la dette américaine s’élevait à 23.5 trillions tout juste avant la pandémie. Pour les moins familiers, trillion s’écrit avec 18 zéros. Les politiciens des deux côtés sont donc à négocier les conditions de ce nouveau rehaussement afin d’obtenir la majorité du Congrès requise et passer l’amendement en vigueur. Le point était notamment de se commettre à réduire les dépenses gouvernementales et considérer un avenir où repayer la dette souveraine est dans les cartes. Ces négociations prennent place présentement, alors que les parties s’entendent que le plafond devra vraisemblablement être relevé, les effets d’un potentiel manquement pourraient affecter la planète dans son ensemble. L’effet d’un défaut de la première puissance mondiale aurait de nombreux impacts. Le premier étant celui d’une diminution instantanée de la crédibilité du pays, se traduisant en une réduction de la valeur du dollar américain. Une dégradation de leur cote de crédit, chose déjà vue alors qu’elle a été diminuée de AAA à AA+ en 2011, suite à un rehaussement du plafond seulement quelques jours avant que le pays manque effectivement de fonds. Toutefois, ce manquement peut également avoir des impacts réels et concrets sur la vie de certains. Les ménages recevant de l’aide gouvernementale sont à risque de voir leur aide coupée ou retirée. Les détenteurs d’obligations pourraient voir la valeur nominale de leur actif réduit. Les salaires des fonctionnaires gouvernementaux pourraient être affectés, bref, l’économie dans son ensemble figerait et amorcerait sa chute. Ce dernier point est d’ailleurs l’aspect pouvant affecter la plus grande portion du marché mondial, de l’investisseur institutionnel jusqu’au tout petit investisseur récent. Alors que l’économie ferait effectivement marche arrière afin de couper toutes dépenses et limiter l’impact de la progression de la dette souveraine, les marchés financiers se verraient aux prises avec un accès limité à certains capitaux et d’autres options d’investissements simplement coupées. Il va de soi que la volatilité affichera des soubresauts d’envergures, dotés d’incertitude et d’allocation fortes à certains actifs caractérisés de valeur refuge. Après tout, à quoi bon investir dans une obligation gouvernementale si le principal de celle-ci comporte maintenant une prime pour le risque de crédit, cela va à l’encontre de la majorité des principes fondamentaux de la finance de marché. Les marchés financiers seraient les premiers à écoper de ce manquement, découlant du nombre de participants, des outils en temps réels utilisés et des liens interreliant ces derniers. Ce genre de choc pourrait apporter une nouvelle vague de panique et de ventes soudaines, replongeant le marché des actions dans une chute difficilement contrôlable. Un tel scénario, quoique plausible, dépendra entièrement de la durée du manquement. Un défaut de quelques jours devrait être rapidement essuyé par les investisseurs. Un manquement plus long, nécessitant des appels de couverture marge, de pressions de ventes à découvert ou encore de vente d’actifs à prix dérisoires pourrait toutefois faire mal aux investisseurs. D’autant plus que le réflexe primaire de biens des investisseurs en cas de volatilité extrême est de se tourner vers des obligations gouvernementales, celles-ci ne répondant plus aux mêmes critères qu’autrefois. Laisser une portion de ses investissements en dollars américains non investis pourrait également voir sa valeur dépréciée sur plusieurs semaines. Décidément, il s’agirait d’un scénario catastrophique pour plusieurs. La bonne nouvelle est que ce scénario est peu plausible. Les partis d’opposition devraient trouver un terrain d’entente incessamment, pelletant une fois de plus le problème vers le futur, à moins qu’une solution miracle soit trouvée au problème d’endettement. Ne vous méprenez pas, le Canada, parmi tant d’autres, est également aux prises avec une dette ahurissante toutefois, elle ne s’élevait qu’à « seulement » 1,13 trillion en début d’année. Ultimement, le 14e Amendement pourrait être utilisé. Ce dernier prévoit notamment que la validité de la dette souveraine ne doit pas être contestée ou remise en doute. Il devient donc inconstitutionnel de manquer à ses obligations financières. La validité d’une telle option est encore à prouver puisque certains croient que l’action sera jugée illégale par les tribunaux. Plutôt patriotique toutefois, non? Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.cfr.org/backgrounder/what-happens-when-us-hits-its-debt-ceiling https://www.forbes.com/advisor/personal-finance/debt-ceiling-hurt-your-finances/ https://investor.vanguard.com/investor-resources-education/article/what-you-should-know-about-the-debt-ceiling https://www.bnnbloomberg.ca/quicktake/explained-what-is-the-u-s-debt-ceiling-1.1922869 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’iniquité des subventionnés Le secteur automobile est loin d’être inconnu à l’économie canadienne. Les développements des derniers mois avec les incitatifs canadiens et américains ont macérer et raviver certaines discussions que l’ont croyaient tous conclues. Lors d’un billet précédent où l’on illustrait les prouesses du Gouvernement du Canada afin d’égaler les incitatifs monétaires de nos voisins du sud, celles-ci se sont avérées être un filon doré pour d’autres qui n’ont pas eu la chance de cette générosité soudaine. Le développement des batteries pour voitures électriques est devenu un vecteur de croissance pour le développement de notre avenir routier. Il va sans dire que les gouvernements partout sur le globe s’y donnent cœur et âme afin d’attirer cette expertise localement et ces efforts se chiffrent à coup de dizaines de millions de dollars. En se mettant dans les chaussures des compagnies désirant développer cette coûteuse expertise, il est normal de courtiser les gouvernements promettant les incitatifs les plus élevés, qui se traduiront par l’innovation dernier crie, et ce, plus rapidement. Il s’agit exactement des mêmes incitatifs qui ont poussé la coentreprise entre Stellantis (NYSE :STLA) et LG Energy Solution (KRX :373220) à revoir les termes et conditions de leur entente avec le gouvernement canadien. Ce lundi, en guise de pression sur le gouvernement, le projet a décidé d’arrêter tout développement et construction sur le chantier de production de batteries, citant que la partie gouvernementale avait échoué de rencontrer ses engagements. Quoique lesdits engagements demeurent nébuleux, l’engagement du fédéral était initialement de 500 millions, alors que les deux autres parties devaient prévoir plus de 5 milliards. Cette entente, qui avait été annoncée en mars 2022, était alors brodée comme étant l’investissement le plus important au niveau automobile en Ontario. Elle prévoyait l’ajout de plus de 2500 emplois de qualité dans la province et une capacité additionnelle de 45 gigawattheures, afin d’alimenter les usines de Stellantis en Amérique du Nord. Le début de la production était alors prévu pour le premier trimestre de 2024, et en pleine production dès 2025. L’initiative avait alors pour objectif d’attirer davantage d’investissements en Ontario et d’en faire un centre automobile pour la prochaine génération de véhicules électriques. Le dernier volte-face de l’entente fait irruption quelques semaines après la publication de l’entente avec Volkswagen (Xetra :VOW). Cette entente toute fraîche, comme illustrée dans le billet s’y consacrant, mettait de l’avant 13.7 milliards de dollars en subvention et autres incitatifs financiers. Cette entente égalait les incitatifs promis par les États-Unis, découlant de l’Inflation Reduction Act annoncée par M. Biden. Malheureusement pour le joint-venture de Stellantis, l’Inflation Reduction Act a été adoptée quelques mois après l’annonce de leur entente avec le gouvernement canadien, qui était alors le plus grand investissement automobile. Ces nouveaux incitatifs ont été revus par les dirigeants de Stellantis et LGES dans les dernières semaines et ont jugé inadéquate l’entente obtenue avec le gouvernement en mars 2022. L’accord avec Volkswagen représente plus de 27x les incitatifs obtenus à cette époque, d’où émerge le sentiment d’iniquité entre ces ententes.  Le plan de contingence activé par la direction du projet de Windsor en Ontario prévoit l’arrêt complet du chantier de construction de l’usine, retardant jour après jour l’ouverture de celle-ci. La réouverture du chantier repose sur une aide financière jugée appropriée par les deux parties, comparativement au pari faramineux qu’ils ont pu être témoins avec Volkswagen. Il est à noter que la phase la plus onéreuse de la construction d’une usine de la sorte vient avec l’achat et l’installation de la machinerie nécessaire à la conception et fabrication des composantes. Alors que ce stage n’est pas encore atteint, il peut devenir réaliste de voir une relocalisation du partenariat au sud de la frontière et ainsi avoir la chance d’obtenir une part jugée adéquate pour le niveau de production et progression technologique qu’ils offrent. Les négociations sont cependant actives et madame Freeland, ministre des Finances du cabinet Trudeau est persuadée qu’une entente pourra être conclue afin de reprendre les travaux de cette usine. Elle indique cependant que les ressources du gouvernement sont limitées et que les ententes ne peuvent être renégociées à qui bon semble, et que l’accord avec Volkswagen représente un engagement ferme et économique sur le futur du développement durable. Ces derniers développements surviennent alors que le Canada tente de rencontrer leur engagement environnemental sur la vente de véhicule électrique. Un véhicule sur cinq devrait être électrique, et ce, d’ici 2026. Avec la lenteur et les délais du développement des véhicules, peu importe les raisons soient-elles, il est à se demander si cette cible pourra être atteinte. Source : Tradingview – Cours des titres NYSE :STLA et KRX 373220, 3 mois, 2023-05-15 Malgré les annonces ce lundi, les titres respectifs des deux constituants n’ont pas réagi excessivement, Stellantis perdant près de 0.70% et LG reculant d’à peine 0.35%.  Le secteur demeure une priorité pour l’économie canadienne et encore plus considérant que les ressources naturelles sont disponibles à même le territoire. Il ne serait pas surprenant de voit le gouvernement revoir sa stratégie face à ce type d’investissement afin de ne pas mettre ses œufs dans le même panier (en investissement, la diversification est toujours gagnante!). Il ne s’agirait qu’une question de temps afin de voir un amendement à l’entente conclue en début de 2022 face aux conditions qui plombent aujourd’hui le marché difficile de l’automobile qui se trouve maintenant à la croisée des chemins. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.bnnbloomberg.ca/stellantis-halts-construction-at-windsor-ont-ev-battery-plant-1.1920394 https://www.cbc.ca/news/canada/windsor/automotive-analysts-stellantis-plant-1.6843446 https://news.ontario.ca/en/release/1001828/ontario-secures-largest-auto-investment-in-provinces-history https://www.reuters.com/business/autos-transportation/stellantis-halts-battery-plant-construction-over-dispute-with-canada-govt-2023-05-15/ https://financialpost.com/commodities/energy/electric-vehicles/what-stellantis-battery-plant-halt-means-ev-supply-chain L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les transactions abandonnées sont parfois les meilleures Fidèle aux tabloïdes américains, les soubresauts des banques régionales américaines ont maintenant franchi la frontière. Non pas dans le sens de contagion directe sur nos Big 6, mais bien sur leurs décisions d’affaires et d’expansion. L’incertitude, étant le thème de l’heure, a fait capituler une de nos précieuses banques sur une décision d’envergure. Cette capitulation cependant, ne semble pas avoir été une décision pleinement sous leur contrôle. Anatomie d’une transaction abandonnée. La semaine dernière, sous les rumeurs et l’anxiété de la santé du système bancaire américain et de ses plus de 4,500 banques régionales, une nouvelle est quelque peu passée rapidement dans les actualités. Le revirement de décision majeure de la banque Toronto-Dominion (TSX :TD) sur une transaction annoncée en février 2022. À cette époque, la TD avait le plaisir d’annoncer son intention d’élargir ses opérations et de prendre un autre grand pas dans le territoire américain en acquérant la First Horizon Corp (NYSE :FHN). La transaction prévoyait un paiement uniquement en argent, au montant de 13.4 milliards de dollars américains, ou 25$ l’action afin d’accélérer leur croissance au sud de la frontière canado-américaine. La banque régionale de taille devait permettre à TD d’aligner la culture de gestion de risque de celle-ci aux opérations américaines et ainsi offrir une culture bancaire balancée et sécure. L’acquisition ne prévoyait aucune fermeture de point de service et à l’inverse, semblait vouloir se poursuivre dans les communautés locales. Évidemment, à l’époque, toutes les parties se voyaient gagnantes. Source : Tradginview – FHN, stock price performance 2020-01 to 2022-05 La deuxième banque d’importance au Canada, ayant maintenant fait sa revue diligente sur les opérations de la banque américaine, était en attente des approbations des entités de régulations. Quoique les actionnaires de la TD comprenaient l’envergure d’une telle transaction, le temps s’écoulait. Il s’est en réalité écoulé jusqu’à récemment, où les banques régionales débutaient à montrer leurs signes de faiblesses. Ces faiblesses, à lire ici, faillites, ont éventuellement semées des doutes parmi les actionnaires qui étaient jusqu’ici patients et silencieux. L’obtention de l’approbation des régulateurs est une condition usuelle à n’importe quel contrat d’acquisition ou de fusion corporative. Il s’agit en réalité davantage d’une formalité qu’une condition lorsque le secteur d’affaires n’est pas déjà hautement concentré (petit clin d’œil à l’acquisition de Shaw par Rogers). Or ici, l’environnement des banques aux États-Unis était dominé par des faillites, difficultés financières et autres rumeurs à saveurs similaires. Les actionnaires de la TD, majoritairement canadiens, urgeait les exécutifs de la banque à renégocier, voir abandonner, la transaction de First Horizon. Ce sentiment d’urgence était devenu perceptible au début avril 2023, soit une époque où les approbations étaient toujours en attente, mais surtout une époque où l’échec de la transaction dû aux approbations venait avec une indemnisation de 25 millions de dollars à First Horizon. L’abandon « sans raison valide » de la transaction exposait la TD à des poursuites judiciaires, quantifiées à près de 1,6 milliard. La semaine dernière, alors que la pression montait sur le système américain, la TD annonçait qu’elle mettait fin à leur entente d’acquérir First Horizon. L’annonce a provoqué une onde de choc sur le cours de la banque américaine, une parmi tant d’autres.   Source : Tradingview – cours des prix de TD et FHN, dernier 6 mois, 2023-05-08 Le titre de First Horizon, sur un respirateur artificiel de par ses liens avec la transaction avec TD, a chuté de plus de 40% jeudi dernier. Les clients et investisseurs de First Horizon se retrouvent donc sans filet de sauvetage dans un marché où la volatilité règne et les rumeurs sont monnaie courante. Les actionnaires de TD ont plutôt vu une progression du cours de l’action, un signe de soulagement face à l’inconfort auquel ils étaient confrontés. Suite à cette annonce majeure, plus d’informations sont sorties sur les raisons entourant le retrait mutuel de l’entente. L’hypothèse amenée est reliée aux délais occasionnés par l’OCC ou Office of the Comptroller of the Currency de donner leur accord. Le régulateur américain disait avoir mis la main sur une manutention suspecte de certaines transactions de la clientèle à la Toronto-Dominion. Les agissements en question devenaient un obstacle au niveau de la lutte contre le blanchiment d’argent, une législation sévère et rigoureusement appliquée au niveau bancaire canadien. Malgré les efforts des deux parties de s’entendre avec l’OCC et d’incorporer des mesures compréhensives sur ce front, elles ont malheureusement dû annoncer l’abandon de la transaction qui macérait depuis plus d’un an dans les mains des régulateurs américains. Certains politiciens américains dans cette même année ont soulevé l’importance de la Toronto-Dominion aux États-Unis avec leurs multiples acquisitions dans la dernière décennie. Il est à se demander si le protectionnisme américain s’applique même à un réseau de plus de 4,500 constituants et qu’une raison « règlementaire » et « subjective » aurait été mise en place afin de justifier un refus après ces mois d’attente. Ce même réseau, qui tombe aujourd’hui pièce par pièce et serait en grand besoin de rescousse externe, décide de conserver et confiner ses problèmes à l’intérieur de ses frontières. Quoiqu’il soit vrai que TD possède une image forte et grandissante aux États-Unis, l’acquisition d’une banque régionale aurait bien été en mesure d’offrir un moment de répit au secteur bancaire. D’autant plus que l’annonce d’acquisition ait été effectuée en début 2022, moment où tout allait encore bien au niveau des banques, il ne s’agissait pas d’opportunisme, plus que de développement des affaires. Dans ce cas-ci spécifiquement, il pourrait s’avérer vrai que les meilleures transactions sont celles qui ne sont pas réalisées. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.newswire.ca/news-releases/td-to-expand-in-the-southeastern-u-s-with-acquisition-of-first-horizon-840551528.html https://financialpost.com/fp-finance/banking/td-shareholders-ditch-renegotiate-first-horizon-deal https://www.reuters.com/markets/deals/td-first-horizon-call-off-134-bln-deal-2023-05-04/ https://financialpost.com/fp-finance/banking/td-bank-first-horizon-deal-meltdown-traders-scrambling https://www.bnnbloomberg.ca/td-s-transaction-practices-drew-regulator-scrutiny-on-nixed-deal-1.1917401 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Quand le bancaire tombe, la FDIC se lève Le momentum du mois dernier se poursuit au niveau des banques américaines. Cette semaine, First Republic Bank (NYSE :FRC) succombe aux pressions qui fusent de toute part. Alors que la consolidation forcée du secteur semble être inévitable, ceux qui tombent sont, sans fautes, soutenus par une institution encore mal connue de la part du grand public. Malgré son implication importante dans la santé des banques et de la préservation des clients, cette institution gouvernementale ne sort que de l’ombre presque exclusivement lorsque la grogne est forte sur les marchés. Qu’arrive-t-il lorsqu’une banque n’est plus en mesure de poursuivre ses opérations? Bien entendu, le billet de cette semaine porte sur les derniers évènements du secteur bancaire aux États-Unis. La First Republic Bank, comme ses défunts prédécesseurs, s’est rapidement trouvé aux prises avec une inadéquation entre ses placements long terme à rendement très faible et ses passifs, à intérêt maintenant beaucoup plus élevé qu’en 2021. Malgré ses annonces de vente d’actifs non profitables et de ses rondes de licenciements, la FDIC a ciblé la banque comme étant en grand besoin d’aide immédiat, afin de protéger le public. La JPMorgan Chase & CO (NYSE :JPM) récupèrera les miettes de la First Republic, sous une entente avec la FDIC. Source : Tradingview – Cours des titres de JPM et FRC, NYSE – 2023-05-01 Mais qu’est-ce que cela implique? La FDIC, soit la Federal Deposit Insurance Corporation, agit en réalité très similairement à la SADC au Canada. Sa mission est de maintenir la stabilité et la confiance du public envers le système financier du pays. Le système financier inclut des joueurs d’importance, souvent des banques, représentant un risque systémique, soit un risque de contagion non négligeable sur les autres acteurs de l’économie. Afin de maintenir leur crédibilité auprès du public, la FDIC se permet d’assurer les dépôts en banque jusqu’à une hauteur de 250 000$ pour chaque compte bancaire se qualifiant. L’institution gouvernementale règlemente près de 5 000 banques et sociétés d’épargne dans le seul but de protéger les déposants. C’est également pour cette raison qu’elle agit aussi tôt que possible lorsqu’une banque présente des enjeux financiers. L’agence gouvernementale, ayant vu le jour en 1933 en résultats à des milliers d’échecs de banques entre 1920 et 1930, demeure cependant un assureur, peu commun je vous l’accorde, mais un assureur tout de même. La FDIC reçoit des banques quelques sous par tranche de 100$ déposés dans leurs coffres. Cela peut paraître insuffisant à priori, cependant il est à se rappeler que ces quelques 5 000 banques doivent se conformer à ces règles, rendant le fonds d’urgence de la FDIC un outil plutôt robuste en cas d’un (ou plusieurs) échec de banques. La FDIC prend donc contrôle de la banque fautive dès ses premiers faux pas, puisqu’ils sont habituellement assez substantiels pour le faire. Ce faisant, la FDIC commence déjà le processus de trouver un acheteur pour cet acteur fautif dans l’économie. Plus souvent qu’autrement, cet acheteur est une autre banque, en santé et où son bilan financier permet l’intégration de la clientèle de la banque à fermer, mais également leurs produits de dettes. En effet, les dépôts sont sauvés, tout comme les dettes, comme les marges de crédit, prêts hypothécaires, cartes de crédit et autres. Comme mentionné plus haut, la FDIC ne couvre les comptes jusqu’à une hauteur de 250 000$. Les comptes plus fournis, personnels ou commerciaux, ont donc l’excédent de ce 250 à risque. Toutefois, la mécanique derrière les transactions menées par la FDIC, font en sorte que le prix payé couvre très souvent la portion non assurée de ces dépôts et visent à minimiser les perturbations au niveau de la clientèle, puisqu’un sentiment de nervosité dans le marché, propulse le fameux phénomène de ruée sur les banques. Les échecs des banques d’aujourd’hui, comme la SVB, présentent cependant des différences par rapport à celles des années 1920 et 1930. Le Wall Street Journal présente le scénario de la défunte Washington Mutual, en 2008, qui demeure à ce jour la faillite de plus grande envergure aux États-Unis. Comme le graphique ci-dessous l’illustre, la proportion d’actifs assurée sous le parapluie de couverture de la FDIC représentait plus 75% des comptes de la Washington Mutual, alors que la faillite de SVB ne présentait qu’approximativement 15%. Cette proportion complètement inversée venait du type de titulaire de compte. La SVB, ayant une concentration élevée en compte de compagnies de technologie, crypto et de capital de risque, les comptes de plus de 250 000$ étaient nombreux. Cette proportion a accéléré drastiquement le processus de faillite pour SVB, laissant incapable la FDIC de trouver un repreneur. Il s’agit d’un évènement peu fréquent où le gouvernement américain même a dû sortir en public afin de garantir les fonds des déposants, même ceux en excès du 250 000$ prescrit. Encore une fois, la stabilité et crédibilité du système devaient prévaloir sur la nervosité. Revenons dans le cas présent. La FDIC a repris le contrôle de First Republic Bank, a identifié JPMorgan Chase & Co comme étant un repreneur adéquat et en position financière de reprendre ce carnet de clientèle. Cette clientèle venait avec un « baggage » de 173 milliards en prêts, 30 milliards en titres et 92 milliards en dépôts. La FDIC et JPMorgan ont un accord de partager les coûts reliés aux pertes découlant des prêts hypothécaires en détresse et autres véhicules financiers présentant des risques de pertes. Ce mécanisme de protection qu’est la FDIC présente toutefois la situation suivante, telle que soulevée par de nombreux analystes : la consolidation du secteur bancaire. JPMorgan est la plus grande banque américaine, devant la Bank of America (NYSE :BAC) et Citigroup (NYSE :C). Cette consolidation pourrait présenter un enjeu au niveau de la concurrence des services bancaires aux États-Unis, toutefois la consolation du jour demeure la sécurité des déposants, mission accomplie… pour le moment. Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.bnnbloomberg.ca/jpmorgan-ends-first-republic-s-turmoil-after-fdic-seizure-1.1914344 https://www.fdic.gov/consumers/banking/facts/payment.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses ser ### Le futur automobile a un prix Le nombre de véhicules électriques sur la route est en grande ascension un peu partout sur le globe et le Canada ne fait pas chambre à part. Quoique dispendieuse, de plus en plus de consommateurs optent pour l’énergie électrique afin de propulser leur véhicule quotidien. Avec les avancées sur la technologie utilisée dans les batteries ainsi que les grands partenariats entre grands joueurs, il se pourrait bien que le rêve de pouvoir mettre la main sur l’une de ces machines devienne réalité. Cette réalité toutefois, viendra avec un coût, que le consommateur devra absorber et ce, qu’il conduise un véhicule électrique ou non. Ce n’est pas une très grande surprise que de voir les grands fabricants automobiles sortir de nouveaux prototypes de batteries et véhicules électriques ces jours-ci. Volkswagen AG (Xetra : VOW) en est un excellent exemple. Le fabricant de marques populaires a livré 8.3 millions d’unités en 2022, soit une baisse de 7%, attribuable aux retards dans la chaîne d’approvisionnement. Cela n’a toutefois pas empêché la compagnie d’engranger quelques 279.2 milliards d’euros en revenus, soit 12% d’augmentation par rapport à 2021. Malgré que le plan d’affaires de Volkswagen soit demeuré virtuellement inchangé, la fin de 2022 apportait une réitération de leur direction pour le futur : l’électrification et digitalisation. Cette tangente n’est pas nouvelle en soi. Par contre, les investissements majeurs le sont. En 2022, Volkswagen créait une filiale, PowerCo, ayant pour objectif de se concentrer uniquement sur la fabrication de batteries pour véhicules électriques. La société mère met de l’avant la demande qui n’est pas encore rencontrée aujourd’hui ainsi que la projection de cette demande. La demande à l’interne provenant du géant européen et de ses différentes marques de commerce ne fait qu’augmenter d’une année à l’autre, illustrant le besoin pressant de l’industrie automobile. Source : Volkswagen – Introduction to PowerCo, November 2022 L’approche de Volkswagen pour sa flotte de véhicules est toutefois quelque peu différente de ses compétiteurs, quoiqu’elle soit imbibée de sens. Le format même des batteries sera constant à travers des divers modèles offerts. La composition chimique dans celles-ci sera différente et procurera une meilleure autonomie aux conducteurs optant pour une batterie de meilleure performance. Le bémol sera le prix, évidemment. Ces développements au niveau électrique se sont effectués via la construction d’une centrale de plomb à Salzgitter en Allemagne, un investissement de 3 milliards d’euros en partenariat avec Umicore JV pour la production de cathode, métal incontournable pour les batteries au lithium-ion. Le fabricant indiquait d’ailleurs ses investissements en R&D en 2022 atteignant le 8.2% de son chiffre d’affaires, soit 18.9 milliards et qu’un 8% peut être anticipé pour l’exercice de 2023. Ces investissements sont d’ailleurs alignés avec le momentum qu’a connue la flotte électrique de Volks en 2022. La proportion de véhicules électriques vendus représentait 7% du chiffre d’affaires lors de la dernière année et affichait une croissance de 1% à 2% par trimestre. Les estimations préliminaires pour 2023 sont de 10%, une marge supérieure considérable pour le géant qui tente d’effectuer son virage électrique. Source : Volkswagen AG Annual Media, Analyst and Investors conference 2023 À travers son prospectus de présentation aux investisseurs, Volkswagen illustre ses intentions d’intégrer verticalement ses composites de batteries à même ses opérations. Le fabricant est pleinement en connaissance de cause lorsqu’il mentionne que près de 40% du coût d’un véhicule électrique se situe au niveau de la batterie, et s’efforcera de tous les fronts afin d’intégrer cette étape à la fabrication afin que les consommateurs puissent bénéficier de leurs avancées à un coût plus abordable qu’aujourd’hui. Fidèle au prospectus présenté, le Gouvernement du Canada a annoncé qu’une entente avait été conclue avec le géant européen Volkswagen afin de construire une centrale de fabrication de batteries pour véhicules électriques à St-Thomas en Ontario. L’investissement se chiffre à près de 13 milliards de dollars canadiens, en plus de subventions à hauteur de 700 millions, un investissement total qui, curieusement, correspond à ce que les États-Unis offraient de leur côté de la frontière. La construction de la centrale coûterait près de 7 milliards et devrait être en mesure de produire approximativement 1 million de batteries automobiles par an. Quelque 3 000 emplois seront créés avec cette initiative et deviendra, par une large marge, le plus grand fabricant au pays. Comme discuté plus haut, la filiale qui opèrera la centrale devrait être PowerCo, afin d’atteindre leur objectif de 2027. Mentionné dans des billets précédents, il est vrai que le territoire canadien présente des opportunités au niveau des minéraux précieux, notamment au lithium, pouvant également attirer les grands fabricants au pays. L’aspect quelque peu critiqué est le montant offert à Volkswagen, en compétition avec ceux des États-Unis via leur Inflation Reduction Act. Il est à se rappeler que l’économie américaine est quelque 24x plus grande que celle du Canada en se fiant sur le PIB, signifiant que le Gouvernement local ne dispose pas des mêmes moyens en termes de liquidités que nos voisins du sud. Le Gouvernement de Justin Trudeau estime toutefois que la création d’emploi, le rapatriement de l’expertise au pays ainsi que l’accession à l’automobile verte surpassent les coûts d’implanter cette centrale. Selon M. Trudeau, cette initiative pourrait se chiffrer à près de 200 milliards pour l’économie canadienne dans la prochaine décennie. Il est fort bien à parier que ces subventions se feront à même les poches des contribuables au fil des années. Lorsque le Gouvernement canadien investit de telles sommes, il s’agit d’un investissement de tous, que l’on conduise un véhicule électrique ou non. Comme on subventionne indirectement la construction de ces centrales, mieux vaut en prendre avantage ! Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.volkswagenag.com/presence/investorrelation/publications/presentations/2023/2023-03-14_VolkswagenAG_JPK_long_final.pdf https://www.volkswagenag.com/presence/investorrelation/publications/presentations/2022/11/An%20Introduction%20to%20PowerCo.pdf https://www.cbc.ca/news/business/volkswagen-battery-plant-analysis-1.6818025 https://www.reuters.com/business/autos-transportation/canada-offering-more-than-c13-bln-over-decade-volkswagen-battery-plant-govt-2023-04-20/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Après l’analyse technique, place à l’algorithme boursier L’arrivée de ChatGPT et d’autres modules d’intelligence artificielle ont fracassé le commun du mortel. Dès ses premiers balbutiements, ChatGPT savait créer des recettes, répondre à d’innombrables questions et même participer à la rédaction de documents en tout genre. Cette semaine toutefois, une nouvelle utilité y a été ajoutée. Quoiqu’elle ne soit pas utile pour tous, ou même, intéressante, elle demeure cependant une nouvelle avancée pour cet outil de travail qui sera certainement mis à contribution très bientôt par les investisseurs, de débutant a expérimenté. Les applications au niveau de la finance et des sphères quantitatives de ce monde ont été les premières à être perçues comme étant bonifiées par la venue des robots d’IA. Ces bonifications varient d’outil incontournable à la prise de décision, jusqu’au remplacement complet de certains postes. Ces jours-ci, les premières conclusions sur de nouveaux tests appliqués en finance moderne apparaissent. Cette semaine, il s’agit de deux rapports de recherche. Le premier portait sur le déchiffrement du discours de la Fed aux États-Unis et le second portant sur les répercussions des grands titres sur les actions boursières, à savoir bon ou mauvais. Le déchiffrement du langage utilisé par la Fed n’est rien de nouveau en soi. Depuis plusieurs années, les analystes de Wall Street et d’ailleurs utilisent des techniques de Machine Learning, le successeur à la bonne vieille lecture attentive avec des marqueurs fluorescents. Ces techniques se penchent vers le type de langage utilisé afin d’en tirer conclusion, dans ce cas précis, un discours Hawkish (sévère et punitif) ou Dovish (Accomodant et stimulant). Dans l’extrait ci-dessous, une phrase avait été analysée par un analyste, bien humain lors d’un discours, alors que cette même phrase a été réanalysée par nos amis robotiques et sont arrivés à une conclusion non seulement similaire à cet analyste, mais a également été en mesure d’y inclure une description des raisons de sa réponse. Source : BNN Bloomberg Les avancées en termes de Machine Learning et d’analyse de langage ont clairement porté fruit. La différence ici, est que l’humain n’a pas eu besoin d’indiquer manuellement de quel type d’information il s’agissait ni de faire le tri sur les données invalides. ChatGPT fait le tout en un clin d’œil, sans demander d’aide et sans rouspéter. Le deuxième volet d’application de ChatGPT est au niveau de la lecture des grands titres de nos médias traditionnels. Cette analyse était bien simple : est-ce que ce titre est bénéfique ou détrimentaire pour un titre boursier spécifique. Dans la recherche, 50 000 titres d’articles ont été observés, regroupant le Nasdaq, le NYSE et d’autres marchés pour petites capitalisations. Ces articles étaient tous plus récents que la dernière version de ChatGPT, signifiant qu’aucun de ces articles n’était connu du robot. L’avis demandé était sous forme de « oui ou non » à savoir si l’article était une bonne nouvelle ou pas pour le titre en question, ou encore « Incertain » si aucune conclusion claire ne pouvait y être tirée. Les résultats sont flagrants. ChatGPT battait dans près de 99% du temps le modèle des analystes chercheurs et surpassait sans problème de nombreuses bases de données commerciales disponibles aux analystes financiers. Depuis ces résultats préliminaires, M. Lopez-Lira, l’un des chercheurs, dit avoir été approché par divers fonds d’investissement, le poussant à croire que l’efficacité même de stratégies basées sur les nouvelles sera portée à diminuer, avec l’utilisation d’une même stratégie par tous. Plutôt décevant au niveau du rendement, mais plutôt encourageant au niveau de l’efficience des marchés. Une des mises en garde claires de l’auteur est cependant qu’il serait imprudent de se fier uniquement sur l’utilisation de ChatGPT et de ses conclusions comme une base pour la prise de décisions financière. L’un des arguments en faveur de cette philosophie est que ChatGPT n’est pas relié à internet et ne possède donc pas les dernières nouvelles. L’intelligence artificielle a également une utilité qui commence à faire ses preuves au niveau des cryptomonnaies. Alors que l’analyse technique est un créneau bien spécifique et complexe du monde financier, ChatGPT semble être en voie d’aider les traders dans leurs objectifs. L’intelligence artificielle de ChatGPT permet entre autres la rapidité d’exécution, réduisant le coût d’opportunité relié aux délais de transiger. Ces délais sont également présents pour les transactions sur actions boursières et pourraient donc s’appliquer sur le créneau traditionnel. L’IA permet également d’identifier les mouvements des actifs, encore plus précisément qu’un analyste le pourrait avec ses outils traditionnels. C’est d’ailleurs ce que FalconX a pour objectif au niveau institutionnel. FalconX est identifié comme un « copilote » pour ceux transigeant de la cryptomonnaie à volume institutionnel. Ce copilote, bâti sur le présent réseau d’OpenAI intègre l’intelligence des actifs cryptographiques à même les stratégies d’investissement. L’utilité d’aujourd’hui se limite toutefois à des résumés suivant des demandes de l’utilisateur, comme ChatGPT le fait pour le commun du mortel, en ajoutant la possibilité de « backtesting », ou test rétroactif sur les stratégies envisagées. Avec ces dernières avancées, il n’est qu’une question de temps avant que l’intelligence artificielle ne soit implantée dans les stratégies d’investissements traditionnelles. Bien que l’objectif d’aujourd’hui ne se concentre presque exclusivement vers la génération de profits, l’IA pourra bien rapidement s’intégrer à d’autres sphères. Notamment, la gestion des risques, l’automatisation de certains contrats (par exemple l’assurance, basé sur les « smart contracts » dans l’univers de la crypto), ou encore plus naturellement, les chatbots sur les différents sites transactionnels, service client et plusieurs autres. L’intelligence artificielle offre donc un potentiel immense pour les investisseurs afin d’analyser un grand nombre de données en temps réel et prendre des décisions éclairées. Il est cependant important de reconnaître les limites de l’IA, notamment sur une utilisation responsable et veiller à ce que l’IA demeure éthique afin de conserver la confiance et l’intégrité des marchés. Plutôt bien ces quelques phrases de conclusion… considérant que ChatGPT m’ait aidé à les rédiger! Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.cnbc.com/2023/04/12/chatgpt-may-be-able-to-predict-stock-movements-finance-professor-says.html https://www.businessinsider.com/chatgpt-stock-predictions-news-headline-sentiment-analysis-market-moves-study-2023-4 https://www.bnnbloomberg.ca/chatgpt-can-decode-fedspeak-predict-stock-moves-from-headlines-1.1908555 https://www.forbes.com/sites/stevenehrlich/2023/04/13/a-new-chatgpt-powered-bot-named-satoshi-will-soon-help-crypto-traders/?sh=3e928b3b549f https://beincrypto.com/ai-cryptocurrency-trading-impact/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les évènements hallucinants d’un secteur en consolidation Un peu d’action sur un créneau du marché plutôt tranquille en ces temps tumultueux pour les banques. Le secteur du cannabis, qui s’est vu être le préféré comme le détesté des marchés et analystes, a perdu une plume ou deux encore une fois ce lundi. Une transaction et une faillite, de quoi raviver le débat sur la rentabilité de nos compagnies de cannabis locales et remettre en question une entrée à grande échelle sur le marché américain. La transaction de cette semaine sur le marché du cannabis revient à Tilray Brands (TLRY :TSX), une compagnie américaine se spécialisant en produit pharmaceutique et production de cannabis. La compagnie dispose maintenant de filiales en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Allemagne, au Portugal et en Amérique latine. La société produit actuellement du cannabis à vocation médical et désirait entre autres étendre leur expertise en ajoutant la compagnie canadienne Hexo Corp (HEXO :TSX). Les grandes lignes de la transaction prévoient un prix d’achat de 229 millions de dollars américains. 56 millions seront payés en actions de Tilray et ce dernier exercera pour 173 millions de dettes convertibles qu’elle détient déjà au compte de Hexo. Cette dette convertible avait été acquise auprès du créditeur précédent de Hexo, HT Investments, à l’été 2022. Les actionnaires actuels de Hexo recevront donc une compensation de 0.4352 action de Tilray, soit l’équivalent de US1.25$. À l’annonce de la transaction en fin de journée lundi, le titre de Hexo a rapidement grimpé à US1.72$, avant d’amorcer sa descente vers le prix offert, soit une chute de 26% après la fermeture des marchés. Avant cette annonce, le cours normal était de US1.31$. De l’autre côté, l’acquéreur voyait son titre plonger à 2.60$ après la fermeture, soit exactement le même niveau qu’à l’ouverture. Ce recul effaçait toutefois les gains de 5.4% de la journée de lundi. Source : Tradingview – Cours du dernier mois des titres de Hexo Corp et Tilray Brands sur le Nasdaq – 10 avril 2023 En reculant en décembre 2020, Hexo Corp avait acquis une position majoritaire dans la société Aphria inc. alors qu’elle rencontrait elle-même des difficultés financières, à peine quelques années après la légalisation du cannabis au Canada. En renforçant sa position sur le marché canadien, Hexo a été en mesure de survivre aux soubresauts des dernières années, mais s’est avéré insuffisant afin de demeurer solide dans ce marché difficile. Tilray bénéficiera également d’un paiement unique venant de Hexo, d’un montant de 18.5 millions, pour bris de contrat de service, qui avait été mis en place en avril 2022 entre les deux compagnies. La transaction s’est vue facilitée par la direction de Hexo suite à cette entente, qui aurait libéré plusieurs dizaines de millions en synergies entre elles. En continuant maintenant dans la réorganisation générale du secteur du cannabis au Canada, la compagnie ontarienne Phoena Holdings a émis une notice pour un arrangement avec ses créanciers. Cette notice survient après seulement 55 semaines d’opération suivant sa première demande de protection contre les créditeurs. En effet, à cette époque, elle se nommait CannTrust Holdings. Fondée en 2013, CannTrust aurait croulé sous le poids des scandales concernant ses licences d’opération. La compagnie aurait opéré au Canada pendant plusieurs années sans avoir les licences requises auprès du gouvernement et les répercussions de ces scandales ont bien failli faire partir son historique en fumée. L’entrée d’un nouvel investisseur ayant pris une position majoritaire dans la compagnie et la renommant Phoena Holdings aura mis la société sur respirateur artificiel, tout en sortant de la protection des créditeurs. Ce nouvel investisseur, Marshall Fields International, une filiale de Kenzoll, une firme néerlandaise de capital de risque, en ayant investi 16.7 millions dans la société avait tout intérêt à ce que celle-ci réussisse dans le milieu. Malheureusement, l’exercice financier de 2022 s’est avéré plutôt décevant. Des revenus de 13.2 millions ont donné place à une perte de 24.8 millions de dollars. La firme fait face à 77 millions en dettes et n’aurait effectué aucun des paiements requis sur sa facilité de crédit de 22.5 millions depuis novembre dernier. Décidément, l’histoire à succès des premières années du cannabis au Canada a été minée par des scandales suivis de difficultés financières, gracieuseté de la pandémie et de la hausse des taux d’intérêt. Malgré l’abandon des accusations par la Ontario Securities Commission depuis les infractions, le marché semble encore s’adapter à la demande réelle de sa géographie. D’ailleurs, le créneau géographique, soit les États-Unis, était un vecteur de croissance d’importance pour les grands joueurs canadiens. Avec la chute des dernières années de l’industrie du cannabis, les espoirs d’un jour percer le marché américain s’effrite de mois en mois. À l’inverse, les quelques compagnies américaines ayant les licences valides afin de produire le cannabis médical commencent à s’intéresser aux compagnies canadiennes. Cet intérêt s’inscrit directement dans le fameux dicton « Buy low, sell high », une stratégie opportuniste, qui risque bien de réussir si le prix payé est de quelques sous sur le dollar. Les investisseurs canadiens auraient perdu un cumulatif de 131 milliards en investissant dans les quelque 183 producteurs de cannabis listés sur les marchés boursiers. Les magasins de vente de cannabis remarquent également que le but premier du gouvernement fédéral, soit d’enrayer le marché noir du cannabis, ne s’est pas concrétisé, malgré la légalisation. Les coûts de production du cannabis, comme le voudrait Santé Canada, est encore trop dispendieux à ce jour afin de compétitionner contre le marché noir, laissant le choix plutôt facile aux utilisateurs. Comme quoi, les investisseurs, producteurs et gérant de points de vente sont perdants… au profit des utilisateurs, qui bénéficient d’un marché plus compétitif pour leur dealer du coin! Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources: https://www.bnnbloomberg.ca/tilray-to-strike-us-250m-deal-to-buy-hexo-sources-1.1906011 https://seekingalpha.com/news/3955434-hexo-corp-sinks-after-tilray-brands-confirms-acquisition https://www.theglobeandmail.com/business/article-cannabis-carnage-continues-as-former-canntrust-enters-ccaa-protection/ https://www.thestar.com/business/2022/03/15/canntrust-to-change-name-as-it-exits-creditor-protection-with-new-majority-investor.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Hostilités sur le front minier Cette semaine, nous laisserons de côté les banques, afin de nous concentrer sur une industrie dont le Canada possède une expertise poussée : les métaux précieux. Il y a quelques semaines, nous avions touché aux mines de lithium et de ses propriétés d’avenir, notamment au niveau des batteries de véhicules électriques. Cette fois-ci, il s’agit plutôt d’une offre d’achat sur l’un de nos fleurons canadiens qui, eux aussi, y voient l’avenir de ces opérations. L’offre d’achat déposée cette semaine auprès de Teck Resources (TSX :TECK.B) provient directement du géant suisse de l’industrie minière, Glencore PLC (LSE : GLEN). Glencore a donc effectué une proposition non sollicitée d’acquisition sur Teck Resources, pour un montant de 7.78$ par action de catégorie B et 12.73$ pour les actions de catégorie A, ou globalement, 23.2 milliards de dollars américains. Le prix reflète donc une prime de 20% versus le prix clôture de l’action de Teck lors du 26 mars dernier. Comme mentionné de nombreuses fois auparavant lors de ces billets, le titre se voyant être la cible a rapidement bondi ce lundi à la lumière de l’offre quantifiée de Glencore. Un gain de 21%, tandis que l’acquéreur recula de 2.66%. Dans l’ordre stratégique des choses, Glencore voit Teck comme une cible intéressante afin d’étendre leurs activités, notamment dans le créneau du cuivre, du zinc et du charbon sidérurgique. Teck dérive ses revenus à 52% du charbon, alors que 23% découlent du cuivre et 25% du zinc. La compagnie basée à Vancouver a d’ailleurs fait savoir aux marchés de leur désir de scinder leurs activités, afin de libérer la division de charbon sidérurgique et d’en faire une compagnie à part entière. Le scindement des entités, soit Teck Metals et Elk Valley Resources, avait pour objectif de simplifier le portefeuille d’activités de la compagnie, de réaligner les efforts financiers sur chacune d’elles et de poursuivre, séparément, leurs efforts de développement stratégique. Les actionnaires de Teck devaient recevoir, selon le communiqué initial, 0.1 action ordinaire dans la spécialiste en charbon, Elk Valley, pour chacune des actions de Teck détenues, plus 39 sous par action.  Cette annonce a été libérée à la fin du mois de février, et un mois plus tard, l’offre de Glencore tombait sur les bureaux des dirigeants de Teck Resources. La transaction faisait notamment la mention de la volonté de Glencore de poursuivre la séparation des activités amorcée par Teck. La décision des dirigeants du minier Canadien ne s’est pas fait attendre : un refus catégorique. Le refus vient spécifiquement de la conviction du Conseil d’Administration que le plan, mis de l’avant en février dernier, libèrerait plus de valeur que l’acquisition proposée par Glencore. L’offre de ce dernier a été jugée opportuniste compte tenu du remaniement des opérations afin de la préparation à la séparation, sans pour autant offrir de réelle valeur ajoutée aux actionnaires actuels. Le CA de Teck dénonce notamment cette tentative d’acquisition, qui déguiserait indirectement l’apport de valeur aux actionnaires de Glencore, au profit de ceux de Teck Resources. Qui plus est, la fusion des deux compagnies ajouterait une nouvelle exposition au charbon thermique, créneau bien vivant dans les activités de Glencore, qui contreviennent en tout point au virage environnemental que tente d’effectuer Teck. De l’autre côté de la transaction, Glencore manifeste son intérêt découlant de synergies entre les deux groupes pouvant atteindre entre 4.25 et 5.25 milliards de dollars américains. Le prospectus circulé auprès des actionnaires de Glencore fait également état que le regroupement offrirait une meilleure diversification, d’un point de vue activités et géographie, à ses actionnaires. Le PDG de Glencore, Gary Nagle réitère les bienfaits de la transaction, qui verrait une reconstitution de 76% Glencore et 24% Teck en termes de composition post-acquisition. Source : Merger & Demerger Deck – Glencore, 2023-04-03 Quoiqu’il ne s’agisse pas de la première fois que Glencore reluque cette potentielle transaction, plusieurs analystes s’entendent sur le filon doré qu’offre le cuivre dans toute cette histoire. Le cuivre est, depuis longtemps, un métal précieux et versatile, utilisé dans plusieurs composantes électroniques et notamment dans des projets ambitieux de parcs éoliens et véhicules électriques. La production annuelle de cuivre de Teck, post-expansion de leurs installations au Chili, se chiffrerait entre 285 et 315 000 tonnes pour l’horizon de 2024 à 2026. Il s’agit d’une preuve additionnelle que les gisements de métaux précieux se font de plus en plus rares et que la voie d’acquisition devient de plus en plus alléchante, contrairement aux forages de nouvelles mines. Il est à se rappeler qu’il y a récemment eu une offre d’achat de Newmont Corp (TSX :NGT), le plus grand minier et producteur d’or au monde sur Newcrest Mining (ASX :NCM), le plus grand producteur d’or en Australie pour la modique somme de 17 milliards américain. L’offre a également été refusée, mais il ne serait pas surprenant de voir une contre-offre de la part de Newmont. Selon les derniers commentaires du PDG de Glencore, cette proposition ne serait que le début des négociations. Le géant suisse serait préparé à poursuivre les discussions et de donner à l’industrie une consolidation de deux pionniers du secteur minier. Advenant une réponse favorable dans le futur, la transaction pourrait bien faire écho au Bureau de la Compétition… à voir ce que l’acquisition de Shaw Communications par Rogers, ce ne serait pas souhaitable pour aucune des deux parties! Par Olivier Gélinas, Analyste financier, Contributeur pour DayTrader Canada Sources : https://www.glencore.com/.rest/api/v1/documents/6c0375663a0997248c0ac89493503b23/20230403+-+GLEN+-+Teck+Merger+Demerger.pdf?download=true https://www.teck.com/media/Investor-Presentation.pdf https://www.bnnbloomberg.ca/teck-resources-rejects-unsolicited-takeover-offer-from-glencore-1.1903810 https://financialpost.com/commodities/mining/teck-resources-rejects-glencore-takeover-bid#:~:text=Glencore%20offered%207.78%20Glencore%20shares,prices%2C%20according%20to%20Bloomberg%20calculations L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’illiquidité économique Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Les derniers développements dans le secteur bancaire offrent, une fois de plus, des situations intéressantes à regarder cette semaine. Après la chute de la Silicon Valley Bank, de la Signature Bank ou encore la rescousse en urgence de Crédit Suisse (SWX :CSGN) par UBS (SWX :UBSG), la First Citizens BancShares (Nasdaq : FCNCA) lance une bouée de sauvetage à SVB, ce qui semble avoir été perçu comme la solution qui règle d’un coup tous les problèmes du système bancaire américain. Fascinant. À ce moment, je ne crois pas apprendre la chute de la SVB à aucun lecteur, la banque américaine s’étant taillé un nom à travers le monde des technologies et venture capital de ce monde, n’a pas su faire face aux demandes de retraits grandissantes de ses clients. Il est toujours possible de lire le billet de la semaine dernière sur la chute de la SVB ici. Cette semaine, tel un mirage pour les investisseurs, un acheteur potentiel a lancé une offre sur les restants de la Silicon Valley Bank. L’offre de la First Citizens s’adressait aux instances du gouvernement fédéral ayant pris contrôle de la banque suivant la mise en faillite de SVB. Elle visait notamment la majorité du portefeuille de prêts et autres actifs des clients de la SVB. Quoique la FDIC ait récupéré momentanément les opérations de SVB, leur vocation demeure loin d’opérer les activités bancaires quotidiennes de celle-ci, d’où son annonce hâtive de protéger les déposants, une action leur coûtant près de 20 milliards et de laisser le futur de la banque dans un statut incertain. L’offre complète de First Citizens n’a pas été dévoilée. Les quelques termes ayant circulé pointent vers un escompte de 16.5 milliards sur la valeur au livre du portefeuille de prêts. Les filiales de SVB poursuivant leurs opérations ouvraient leurs portes ce lundi en étant une filiale de First Citizens. La FDIC, quant à elle, recevrait un équivalent de 500 millions d’équité en actions de First Citizens. Nul besoin de mentionner que le titre de First Citizens aura connu une journée largement positive ce lundi sur les marchés boursiers. Le « sauveteur du système financier » voyait son titre finir la session à 895$, un bond de près de 54% par rapport à la journée de vendredi dernier. L’annonce du sauvetage a également eu des répercussions positives sur l’ensemble du système bancaire américain, particulièrement noté sur la First Republic (NYSE : FRC) progressant de 31%. Malgré les circonstances alarmistes de la situation bancaire, certains économistes, tels que David Rosenberg, font bien de pointer que les cartes sur la table sont grandement différentes de celles qui étaient jouées par exemple, en 2008. M. Rosenberg fait notamment position qu’il s’agisse plutôt d’une anxiété ou perte de confiance envers le système bancaire plutôt qu’un manque de capacité de paiement. L’illiquidité des banques ne vient pas du manque de capital, mais plutôt du mouvement de ruée sur les banques, provoquant une crise de liquidités. Ces liquidités, investies ailleurs dans les marchés boursiers, pourraient faire objet d’une vente soudaine afin de couvrir la hausse des retraits, propulsé par une peur jugée irrationnelle. Ces ventes soudaines, comme illustrées dans le cas de la SVB, provoquent une aggravation de la situation bancaire. Les dépôts des banques américaines ont d’ailleurs chuté à leur niveau le plus bas suivant les difficultés financières des banques citées. M. Rosenberg peint d’ailleurs le portrait d’une situation où la crise de liquidités se poursuivait, obligeant les banques à réduire leur niveau de prêts aux particuliers et secteurs commerciaux, aggravant la situation économique de plusieurs et alimentant l’impact d’une récession. Qu’en est-il de notre système bancaire canadien dans ce cas ? La première différence de taille entre nos deux systèmes est au niveau du nombre même de banque. Le Canada compte 28 banques domestiques, alors que les États-Unis en comptent plus de 7 000. Oui, 7 000. Le système américain incorpore les banques régionales et communautaires, en plus des banques nationales, soit les banques à grands noms, s’apparent aux Big Six canadienne, tel que RBC, TD, BMO, Scotiabank, CIBC et Banque Nationale du Canada, toutes sur le Toronto Stock Exchange. La législation canadienne en place incorpore essentiellement deux paliers de régulations, soit fédéral et provincial. Ces paliers dictent les ratios de liquidités, capital, allocation du type d’actifs détenus et actifs tampons requis afin d’opérer au Canada. Ils légifèrent également les prérequis nécessaires quant aux prêts hypothécaires, ratios nécessaires pour la qualification et prévoient des mises de fonds initiales plus importantes que leurs contreparties américaines. De par leur nature, les banques canadiennes sont également plus diversifiées dans leurs activités, touchant à la gestion de patrimoine, aux placements, à la planification financière et même aux assurances, volet qui amène également son lot d’exigences. Leurs rivaux américains sont quant à eux souvent plus concentrés dans leurs activités, misant davantage sur le volume d’affaires et le perfectionnement de leur processus interne afin de dégager les plus grandes marges. Le système bancaire canadien, quoique plus rigide, n’est cependant pas à l’abri d’évènements de liquidités tels que vécu aux États-Unis ces derniers temps. Il est vrai que les instances législatives demeurent plus exigeantes, pour le bien de l’économie et du risque systémique de pose chacune des banques canadiennes. Les parts de marchés étant concentrées majoritairement à travers les six grandes banques, il va de soi que les coussins financiers reflètent la prime reliée à ce risque. Sources: https://www.reuters.com/business/finance/credit-suisse-how-did-it-get-crisis-point-2023-03-16/ https://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/la-fusion-forcee-ubs--credit-suisse-fort-critiquee-en-suisse/639915 https://www.bnnbloomberg.ca/ubs-to-buy-credit-suisse-in-historic-deal-to-end-crisis-1.1897609 https://www.ft.com/content/07888bca-2ddf-466f-9508-044ac68bb03d L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Actions à dividendes – Guide d’introduction pour débutant Vous avez envisagé d'investir en bourse, mais vous ne savez pas par où commencer ? Les actions à dividendes sont une option que vous pourriez envisager. Ces actions peuvent offrir un flux régulier de revenus, ce qui vous permet de gagner de l'argent même si le cours de l'action n'augmente pas. Dans cet article, nous expliquerons le fonctionnement des actions à dividendes, leurs avantages, les paiements de dividendes, les dates de détachement des dividendes par rapport aux dates d'enregistrement, et bien d'autres choses encore. À la fin de cet article, vous aurez une meilleure compréhension de cette option d'investissement et vous vous sentirez plus confiant pour prendre des décisions d'investissement éclairées. Qu'est-ce qu'une action à dividende ?Les actions à dividendes sont des actions de sociétés qui versent des dividendes - une partie des bénéfices de la société - à leurs actionnaires. Les dividendes sont généralement versés sur une base trimestrielle, mais certaines entreprises les versent annuellement ou mensuellement. Cela signifie que les investisseurs qui détiennent des actions de ces sociétés peuvent bénéficier d'un flux régulier de revenus en plus d'une éventuelle plus-value en capital. Avantages des actions à dividendesLe principal avantage de posséder des actions à dividendes est de bénéficier d'un flux régulier de revenus. Pour de nombreux investisseurs, la possibilité de percevoir un revenu régulier de leurs investissements est un facteur essentiel dans la constitution d'un portefeuille diversifié. En outre, les actions à dividendes peuvent offrir moins de volatilité que les actions sans dividendes, car elles peuvent constituer un plancher de soutien pour le cours de l'action. Comment fonctionne le versement de dividendes ?Lorsqu'une société déclare un dividende, elle fixe un montant en espèces qu'elle prévoit de verser aux actionnaires. La société fixe une date d'enregistrement, c'est-à-dire le jour où l'investisseur doit être actionnaire pour recevoir le dividende. En outre, elle fixe une date ex-dividende, qui précède généralement de deux jours la date d'enregistrement. Les investisseurs qui achètent des actions avant la date ex-dividende ont droit au dividende, tandis que les investisseurs qui achètent des actions à la date ex-dividende ou après ne recevront pas le dividende. Quand les dividendes sont-ils payés ?Comme indiqué précédemment, la plupart des entreprises versent des dividendes sur une base trimestrielle. Toutefois, cette périodicité peut varier d'une entreprise à l'autre. Certaines entreprises peuvent verser des dividendes mensuels ou annuels. Il est préférable de se renseigner pour connaître le calendrier de paiement de chaque société. Conséquences de la vente à découvert d'une action versant des dividendesN'oubliez pas que la vente à découvert d'une action versant des dividendes peut avoir des conséquences négatives. En effet, le vendeur qui a vendu l'action à découvert et reçu de l'argent en retour est responsable du paiement du dividende au détenteur de l'action. Il est donc toujours important de garder un œil sur la date de détachement du dividende lorsque l'on négocie sur le marché boursier. Les FNB qui vous permettent de constituer un portefeuille d'actions à dividendesOui ! Plusieurs fonds négociés en bourse (ETF) vous permettent de constituer facilement un portefeuille d'actions à dividendes. Ces fonds offrent une diversification instantanée et une exposition réduite au risque, car ils investissent dans plusieurs sociétés différentes. Parmi ces fonds, citons en exemple l'iShares Select Dividend ETF et le Vanguard Dividend Appreciation ETF. En conclusion, les actions à dividendes peuvent constituer une excellente option d'investissement pour ceux qui cherchent à construire un portefeuille d'investissement diversifié. Ces actions offrent un flux régulier de revenus en plus d'un potentiel d'appréciation du capital. Comprendre le calendrier de versement des dividendes d'une société, la date de détachement du dividende et la date d'enregistrement peut aider les investisseurs à prendre des décisions d'investissement éclairées. En outre, il est important de garder à l'esprit que la vente à découvert d'une action versant des dividendes peut avoir des conséquences négatives. Enfin, les investisseurs peuvent s'exposer instantanément à un portefeuille diversifié d'actions à dividendes par l'intermédiaire des ETF. Avis L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Crédit Suisse : La fin d’une époque Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Alors que nous en parlions en octobre 2022, les difficultés de la banque Crédit Suisse Group (SWX : CSGN) se sont finalement matérialisées. Ce qui aura débuté avec un scandale se termina donc avec un sauvetage in extremis par UBS (SWX :UBSG) et le gouvernement. Regard sur la chute d’un autre géant de la finance en ces temps tumultueux, qui aura assurément des répercussions sur le système dans son ensemble. Crédit Suisse a été mise sur pieds en 1856, faisant d’elle une institution de 167 ans, connue du monde entier et ayant des filiales sur tous les continents. Avec cette taille d’envergure, elle s’est hissée dans le classement des 30 banques les plus importantes du système financier global. Cette distinction n’est pas à prendre à la légère puisque, malgré la gratification qu’elle apporte, elle incorpore également un risque systémique avenant sa chute. Comme l’indique la ligne du temps ci-dessous, la chute de Crédit Suisse s’est matérialisée sur plusieurs années, déclenchée rapidement par un scandale d’espionnage de certains hauts dirigeants de la Banque à l’époque au début de 2020. Faisant alors mauvaise figure, le titre recula de près de 50%, rejoignant 6$, avant d’amorcer sa remontée. Un peu plus d’un an après, lorsque le titre semblait avoir récupéré le terrain perdu, la Banque dévoila la suspension de certains fonds et la perte de plusieurs milliards de dollars reliés à Greensill, une entité britannique. Peu de temps après, une nouvelle perte de 5.5 milliards a été annoncée en lien avec le défaut du fonds Archegos. Le titre progresse alors latéralement pendant plusieurs mois, jusqu’à janvier 2022. Un nouveau CEO est mis en place alors que son prédécesseur s’est fait prendre à maintes reprises à violer les règles sanitaires liées à la Covid-19. Ce nouveau CEO a dû céder sa place quelques mois après puisque Crédit Suisse a été jugée coupable de faciliter le blanchiment d’argent venant de la vente de cocaïne d’un groupe de criminel bulgare. En octobre dernier, les liquidités ont été scrutées à la loupe, et semblaient bien basses, malgré les commentaires rassurants du CEO en place. En début d’année, la Banque enregistre sa plus grande perte depuis 2008. Le titre se transige alors à près de 3$ l’action. Ce qui nous amène à aujourd’hui, avec les faillites de la Silicon Valley Bank (Nasdaq : SIVB) et Signature Bank (Nasdaq : SBNY). À ce moment, la Banque Centrale de Suisse avançait une ligne de crédit de 54 milliards afin de rehausser leur position en liquidités, des efforts qui n’ont pas eu l’effet escompté. Coup d’éclat ce weekend, la société de services financiers UBS rachètera la Crédit Suisse pour des poussières, en plus d’avoir en main des garanties financières du gouvernement suisse. Cette transaction de 3 milliards de francs suisses se fera entièrement en actions, laissant que des miettes aux détenteurs du titre de Crédit Suisse. Le gouvernement suisse offre 9 milliards de francs en garantie pour de potentielles pertes sur l’achat des actifs, en plus d’une marge de 100 milliards offerte par la Banque Nationale Suisse (SWX :SNBN).  Naturellement, les actionnaires de Crédit Suisse ne sont guère heureux de la tournure des évènements toutefois, des détenteurs d’obligations risquées, dites Additional Tier 1 ou AT1 sont quant à eux, mis à zéro. Il s’agit du plus grand point de discussion en début de semaine. Ces obligations, majoritairement émises afin de répondre à certains critères ou ratios financiers, sont caractérisées comme étant les obligations les plus risquées, mais, en théorie, devraient néanmoins s’immiscer devant les détenteurs d’actions ordinaires. Or, le plan mis de l’avant alloue une certaine somme pour ces actionnaires, alors que les détenteurs d’obligations AT1 occasionneraient une perte de 100%, une stratégie qui défie toute logique selon plusieurs professionnels du marché. Il est vrai que la littérature montre que les actions ordinaires sont des réclamations sur les excédents générés par la compagnie. En cas de faillite, les créanciers préférentiels et détenteurs d’obligation ont préséance sur les actionnaires ordinaires. Ce lundi, environ 16 milliards d’obligations deviennent virtuellement sans valeur suite aux termes de l’entente grossièrement rédigée. Cet enjeu spécifique devrait être rediscuté dans les prochains jours afin d’y mettre un peu de lumière. L’annonce de la structure de la transaction a eu des répercussions sur plusieurs obligations AT1 d’autres émetteurs, reflétant le stress vis-à-vis de ces véhicules financiers. Du côté de UBS maintenant, quoique la compagnie et ses actionnaires peuvent en sortir vainqueurs, de nombreux points d’interrogation demeurent. Notamment, les actionnaires n’ont pas eu droit de vote sur la transaction. La transaction a été expédiée rapidement et le prix peu élevé reflète les risques reliés à la transaction, la vérification diligente n’a pu être réalisée et l’implication du gouvernement, comme indiqué plus haut, était requise pour UBS. Les dirigeants de UBS ont été plutôt clairs sur la suite des choses : Crédit Suisse sera intégrée aux activités courantes de UBS, mais pas avant d’avoir reçu un traitement minceur choc. Des mises à pied sont prévues, des ventes d’actifs ou de divisions sont également envisagées et la consolidation de certains secteurs ou département est assuré. Le PDG de UBS n’a pas statué sur le nombre de postes à être coupé, toutefois les coupures initiales envisagées pourraient atteindre le 8 milliards de dollars américains, soit près de la moitié des frais annuels engagés par Crédit Suisse en 2022. Découlant elle-même d’une réorganisation et fusion suivant le sauvetage gouvernemental lors de la crise de 2008, UBS s’est taillé une réputation de taille dans le milieu financier. Il sera fort intéressant de voir les retombés et répercussions sur les autres institutions financières du globe. Quoiqu’il ne s’agisse pas d’une faillite, de justesse, elle envoie tout de même ce sentiment sur les marchés. Une des preuves de cette nervosité est que le gouvernement canadien ait senti le besoin de rassurer les Canadiens quant à la solidité du système financier local, à peine une semaine après la chute des deux banques américaines. Sources: https://www.reuters.com/business/finance/credit-suisse-how-did-it-get-crisis-point-2023-03-16/ https://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/la-fusion-forcee-ubs--credit-suisse-fort-critiquee-en-suisse/639915 https://www.bnnbloomberg.ca/ubs-to-buy-credit-suisse-in-historic-deal-to-end-crisis-1.1897609 https://www.ft.com/content/07888bca-2ddf-466f-9508-044ac68bb03d L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Une panique traditionnelle, SVB! Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Difficile de parler d’autre chose cette semaine que la chute vertigineuse et soudaine de la Silicon Valley Bank (SIVB :Nasdaq) ainsi qu’une autre banque, encore moins connue que cette dernière. Dans la foulée de la déstabilisation des compagnies en technologies, ces institutions, que tous croyaient solides comme le roc, se sont effondrées en moins de 72h, projetant une onde-choc de panique sur les marchés. Mais que s’est-il passé? La Silicon Valley Bank, ou communément référée SVB, est une institution financière qui cumule 40 ans d’existence. La banque s’est affichée comme une banque amicale auprès des compagnies de technologies, très tôt dans son histoire. Tout comme la croissance parabolique du secteur, la banque a connu une bonne croissance sur les marchés financiers, en faisant croître son actif sous gestion à plus de 8.8 milliards et affiche plus de 760 investissements caractérisés de licornes (ou unicorns en anglais, venant de la croissance effrénée de la capitalisation de ces compagnies, jusqu’à 1 milliard). La banque s’est même hissée au 16e rang des plus grandes banques des États-Unis en 2020 alors que le boom technologie se déployait sur le globe. La SVB n’est cependant pas une banque ordinaire. Sa clientèle était très peu diversifiée, concentrée notamment en fonds capitaliste (Venture Capitals), compagnies de technologies et divers projets de cryptomonnaies. La banque procurait à ses clients des fonds ou financements pour leurs divers projets, avec la condition que ces derniers utilisent les services bancaires traditionnels qu’offrait SVB. À cette époque, les entrées de fonds de la banque dépassaient largement la capacité de sa « petite » équipe d’investissement. Ils avaient donc pris la sage décision d’investir quelques milliards de ces fonds dans un outil très peu risqué, soit une obligation du gouvernement américain, générant 1.79% de rendement. Quoique cette décision ait été jugée prudente, elle ne pouvait être caractérisée de sensé. La banque venait de verrouiller une portion considérable de ses fonds dans un outil qui, malgré les croyances populaires, n’est pas si liquide, et qui l’est encore moins s’il se voit déprécié suite à, par exemple, des hausses taux. Or, depuis plus d’un an, la Fed, face à l’augmentation de l’endettement et de l’inflation, augmenta son taux directeur, tout comme le Canada. Résultat, ces quelques milliards d’obligations ont perdu de leur valeur. La logique ici est que les coupons reçus des obligations sont moins attrayants que les nouvelles obligations émises par le gouvernement et sont actualisés à un taux plus élevé. À titre d’exemple, les obligations 10 ans en vigueur aux États-Unis génèrent 3.9%, très loin du 1.79% touché par SVB. Les clients de SVB ont par la suite déclenché, involontairement, la chute de SVB. La grande majorité des compagnies à vocation technologique ont dû faire d’importants retraits de leurs comptes afin de payer les indemnités de licenciement sur les milliers d’employés qu’ils ont dû laisser partir. Ces retraits de masse ont poussé SVB à vendre certaines des obligations qu’ils détenaient, à perte, afin de respecter ses engagements avec ses clients. Un communiqué a été envoyé à la clientèle afin de laisser savoir qu’une vente d’actions à hauteur de 2.25 milliards aura lieu afin de couvrir ce « trou » dans leur bilan financier. Un plan d’action plutôt mal digéré par les investisseurs et clients. Le titre s’effondra de 60% en moins de 24h et les tentatives de lever des fonds échoua en fin de journée, jeudi dernier. Source : Tradingview – Cours des actions 1 an (Nasdaq : JPM; BAC; SIVB; SBNY), - 2023-03-13 Vendredi dernier, toutes les options étaient sur la table afin de sauver les ruines de la banque, incluant la vente de toutes les filiales. SVB a été placée sous tutelle par la FDIC, soit l’équivalent de l’assurance-dépôts (ou CDIC en anglais). Alors que le désastre se développait lors du dernier weekend, la Trésorerie américaine a fait savoir que les déposants seront protégés, mais que la banque elle-même ne le sera pas. Cet évènement est survenu simultanément avec la chute de la Signature Bank (SBNY :Nasdaq). Dimanche dernier, Signature Bank a fait savoir qu’elle fermait ses portes. L’institution cumulant à peine 23 ans d’existence était la destination de choix pour les divers projets de cryptomonnaies. L’entité commerciale dite crypto-friendly, a connu le même sort avec des retraits dépassant largement ses capacités du moment. La FDIC a également pris contrôle de la banque et a vu son titre plongé de près de 25%, et s’est maintenu à 70$ l’action lundi alors que le Nasdaq a arrêté les transactions sur Signature Bank. De nombreux titres à travers les marchés ont vu leurs titres suspendus suivant la volatilité extrême découlant de ces évènements. Source : Bloomberg terminal news Deux filons dorés sont à tirer de cet épisode chaotique. Les déposants, qui, en réalité, n’ont fait rien de mal, n’auront pas à essuyer de pertes dues aux faiblesses du management des banques. Ces derniers sont protégés et selon plusieurs, il s’agit de renvoyer une vague de confiance sur les consommateurs et investisseurs quant à la sécurité de leurs fonds. Ces banques, relativement petite en taille comparativement aux autres, ne devraient pas avoir d’impact aussi majeur que par exemple, la défunte Lehman Brothers. Le deuxième, est qu’après un 48h de panique et d’anxiété sur les marchés traditionnels et de cryptomonnaies, ce dernier semblait déjà avoir repris du momentum dimanche en fin de journée. Le géant de la crypto, le Bitcoin ($BTC) a perdu près de 10% en moins de 12h jeudi, avec ses pairs faisant écho avec des pertes encore plus grandes. Cette perte de terrain a cependant été de courte durée, puisqu’une remontée rapide du cours du Bitcoin a été enregistrée, effaçant toutes pertes de la dernière semaine. Au moment de la rédaction, le Bitcoin se transigeait à un peu plus de 24 000$, soit 23% plus élevé que son cours de vendredi dernier. Quoique les raisons soient multiples, les analystes croient que certains investisseurs ont entrevu la lueur de l’utilité d’un système indépendant et indifférent aux actions d’un management centralisé, les poussant vers les actifs digitaux. Il s’agirait donc d’un pivot de montants qui étaient autrefois dans le système traditionnel. À croire que les cryptomonnaies ne sont réellement pas sur le point de disparaître! Sources: https://www.bnnbloomberg.ca/canadian-tech-companies-have-options-in-wake-of-svb-collapse-analyst-1.1894848 https://www.cnbc.com/2023/03/13/how-the-signature-bank-silicon-valley-bank-failures-may-affect-you.html https://www.fastcompany.com/90864027/why-svb-failed-silicon-valley-bank-collapse https://www.forbes.com/sites/brianbushard/2023/03/13/what-happened-to-signature-bank-the-latest-bank-failure-marks-third-largest-in-history/?sh=5ddfd6a090ff L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Entre apparence et transparence Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Maintenant quelques mois suivant la chute du géant de la cryptomonnaie FTX, de nouvelles accusations ont été portées à l’égard d’un autre joueur de taille dans l’industrie. Cette fois-ci, il ne s’agit cependant pas d’un échange ou encore d’une plateforme proclamant de juteux intérêts sur les divers actifs digitaux. Les « nouvelles » accusations, sont en réalité de vieilles accusations, encore aujourd’hui non résolues. Comme quoi, le manque de transparence dans les cryptomonnaies demeure un enjeu de taille avant l’adoption généralisée de ces actifs. La société au centre de la controverse est celle de Tether, le tout premier stablecoin ayant fait son apparition sur les marchés digitaux. Un stablecoin se veut être une monnaie digitale qui est essentiellement la copie miroir de la devise représentée. Les stablecoins les plus populaires sont ceux représentant le dollar américain : 1 dollar Tether, ou $USDT, est égal à un dollar américain, en théorie. Il en existe pour le dollar canadien, le Yen, la livre sterling, et bien d’autres. Tether est la 3e monnaie d’importance, derrière le Bitcoin ($BTC) et l’Ethereum ($ETH), avec une capitalisation d’un peu plus de 71.3 milliards en date de ce lundi. Tether a rapidement fait sourciller les adeptes de cryptomonnaies dans ses premiers jours, puisque l’équipe derrière la monnaie clame que chaque $USDT généré (ou minter, dans le jargon) est soutenu derrière par un montant équivalent de dollar américain en argent ou équivalents. Sur papier, tout semble en règle. Toutefois, contrairement aux transactions en actifs digitaux, les réserves, soi-disant, tenues dans le système bancaire traditionnel, ne sont pas publiquement disponibles. Les premières preuves données aux investisseurs sceptiques en 2021 étaient sous forme de graphique en pointe de tarte, représentant la proportion détenue à l’interne. Source : CoinDesk À cette époque, le Procureur Général de l’état de New York avait déjà investigué une société sœur, Bitfinex, suite à une perte de 800 millions de dollars. Tether avait acquiescé à procurer trimestriellement une preuve de ses réserves afin de demeurer conforme face aux régulateurs. Aujourd’hui, ces rapports trimestriels sont réalisés par l’auditeur indépendant, soit la firme comptable BDO et sont disponibles sur le site de Tether. Le rapport ne fait qu’état des réserves ainsi que sa répartition parmi les instruments. Ce dernier tient sur moins de 10 pages.   Source : Tether - Transparency Alors que tout semble, encore une fois, en règle, les sceptiques ne sont cependant pas satisfaits. La semaine dernière, le Wall Street Journal publiait un article sur certains documents et pratiques de Tether, démontrant des lacunes importantes dans les activités quotidiennes. L’article fait notamment mention des liens étroits que Tether doit entretenir avec le système bancaire traditionnel. L’analyse de ces liens démontre des signes alarmants de blanchiment d’argent, de fausses transactions et même de faux documents. Ces fausses transactions auraient donné l’impression que des transactions d’échanges s’effectuaient entre le courtier détenant les réserves physiques ainsi que Tether, alors que ce n’était pas le cas. Ces allégations ravivent une fois de plus le débat à savoir si la société détient bel et bien ces réserves dans le système traditionnel à ratio de 1-pour-1. Après tout, l’émission et le rachat des jetons $USDT sont effectués fréquemment et tout changement au niveau de la réserve physique occasionnera des frais de courtage. Au fil des années, Tether et sa compagnie sœur ont fait face à plusieurs campagnes perturbatrices, toutefois celles-ci visaient presque à tout coup le niveau de leur réserve ou encore la véracité de leurs réserves. Le CFTC a également appliqué une amende à la société d’un montant de 42 millions de dollars pour des actions effectuées entre 2016 et 2019. Entre autres, de fausses déclarations quant à leur réserve physique ainsi que défaut de déclaration du contenu de ladite réserve. La réplique du standard en cryptomonnaie ne s’est pas fait attendre. Tether répondait via un communiqué, la même journée, en mentionnant leurs messages mensongers ainsi que les règles auxquelles ils adhèrent. Ces règles concernant notamment les lois anti-blanchiment d’argent et anti-financement d’activités terroristes en plus de l’encadrement du Know Your Customer, communément référé comme KYC. Naturellement, ce communiqué ne démentit rien en soi. Il s’agit d’une réitération de leur standard qui, encore une fois, fait face à la critique. Ces allégations surviennent quelques mois suivant la chute du géant FTX, de la cryptomonnaie Terra Luna ($LUNC), ainsi que d’innombrables plateformes d’actifs digitaux. Quoiqu’il ne soit pas rare de voir ce genre de stratégie entre compétiteurs, les stablecoins ont grandi qu’à être une artère vitale pour les actifs digitaux, puisque de nombreuses transactions intermédiaires sont à un moment ou à un autre, converties en dollar digital. Les investisseurs plutôt frileux suite aux débâcles de 2022 ont quelque peu brassé leur stratégie ce lundi. Malgré que le $USDT ne peut réellement diverger de sa devise indexée, les autres cryptomonnaies ont encaissé les nouvelles menaces à la dure. La majorité des tabloïdes montraient des reculs entre 0.5% et 3% en fin de journée. Ce vent de panique est d’autant plus alimenté par le spectre toujours présent, de près ou de loin, des instances règlementaires américaines comme la SEC. L’entité règlementaire a fait savoir à l’entité Paxos qu’elle devait arrêter immédiatement l’émission du stablecoin $BUSD, jeton natif de l’échange Binance. Les motifs de la SEC prônent le fait que le jeton soit un titre non enregistré, alors que Binance et Paxos affirment que ce n’est pas le cas, puisque le titre est soutenu par de l’argent physique, au ratio de 1-pour-1. Une situation qui ressemble drôlement à celle de Tether et qui pourrait faire bien des dégâts si ce statut s’avérait à s’appliquer au pilier des marchés digitaux. Sources: https://www.theverge.com/22620464/tether-backing-cryptocurrency-stablecoin https://cointelegraph.com/news/tether-strikes-at-wsj-over-stale-allegations-of-faked-documents-for-bank-accounts https://www.cnbc.com/2023/02/13/paxos-ordered-to-cease-minting-binance-stablecoin-by-new-york-regulator.html https://www.coindesk.com/markets/2021/05/13/tethers-first-reserve-breakdown-shows-token-49-backed-by-unspecified-commercial-paper/ https://tether.to/en/more-tether-fud-from-wsj/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les tendances du marché: comment les suivre et ce qu'ils signifient pour vos stratégies d'investissement Vous êtes débutant en bourse et vous souhaitez comprendre comment fonctionne le trading de tendance de marché? Ou peut-être êtes-vous déjà un investisseur qui cherche à mieux comprendre les stratégies de trading de tendance de marché, communément appelé en anglais le trend-following ? Dans les deux cas, vous êtes au bon endroit ! Avant de nous plonger dans les détails du trading de tendance, commençons par les bases. Qu'est-ce que le trading de tendance ? Le trading de tendance est un style d'investissement qui consiste à tirer parti d'une tendance de marché existante. Ce type de trading consiste généralement à identifier les tendances actuelles et à les suivre sur de courtes ou de longues périodes, en fonction de la stratégie choisie. Les investisseurs doivent être conscients des changements potentiels dans les conditions du marché afin d'adapter leur stratégie en conséquence. Par exemple, si une action particulière augmente régulièrement au fil du temps, il peut être judicieux de rester investi dans cette action jusqu'à ce que la tendance commence à s'inverser. Comment élaborer une stratégie boursière de suivi de tendance ? Lors de l'élaboration d'une stratégie boursière de suivi de tendance, il est important de prendre en compte à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale. L'analyse technique se penche sur les mouvements de prix passés ainsi que sur les niveaux de volume et les configurations graphiques afin d'identifier les signaux d'achat ou de vente potentiels. L'analyse fondamentale porte sur des facteurs tels que les indicateurs économiques et les communiqués de presse des entreprises qui peuvent influer sur le cours des actions. En combinant les deux types d'analyse, les investisseurs peuvent se faire une idée des conditions actuelles du marché et identifier les points d'entrée et de sortie potentiels pour leurs transactions. Le suivi de tendance versus le swing trading ? Bien qu'ils soient similaires à certains égards, le suivi de tendance et le swing trading présentent également des différences importantes. En suivant la tendance, les investisseurs recherchent les tendances à long terme plutôt que les fluctuations à court terme des marchés. Les swing traders ont tendance à se concentrer sur les mouvements à court terme des marchés et à les exploiter en entrant dans les transactions lorsque la dynamique est forte et en sortant lorsque la dynamique commence à s'affaiblir. Les deux approches ont leurs avantages et leurs inconvénients, mais exigent en fin de compte des compétences différentes de la part des investisseurs, en fonction de celle qu'ils choisissent.  Conclusion En conclusion, investir dans les actions nécessite de connaître les différents types de stratégies disponibles aujourd'hui - dont le trading de tendance - et de savoir comment chacune d'entre elles fonctionne au mieux pour atteindre ses objectifs financiers spécifiques. Les traders en herbe doivent effectuer des recherches sur les différentes stratégies avant d'engager leur capital, afin de pouvoir prendre des décisions éclairées qui répondent le mieux à leurs besoins. Que vous optiez pour le swing trading ou le trend trading, la compréhension de ces deux concepts vous aidera à élaborer une stratégie boursière efficace, capable de générer des rendements au fil du temps ! Avis L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les meilleurs livres sur le trading et la bourse Si vous êtes un débutant en bourse, vous pouvez être submergé par tous les différents livres et ressources disponibles sur le trading et l'investissement. Ne vous inquiétez pas, nous sommes là pour vous aider ! Vous trouverez ci-dessous une liste des meilleurs livres sur le trading et la bourse, en français et en anglais, afin que vous puissiez commencer à devenir un expert en bourse.  Livres en français Voici des recommandations de livres sur le trading et la bourse disponibles en français qui peuvent vous aider à vous préparer aux cours avancés de DayTrader Canada : Le Momentum de Martin Pring Le guide des indicateurs de marché d'Antoine Dublanc Découverte de l'analyse technique d'Antoine Dublanc Ces livres sont d'excellents points de départ pour les débutants qui veulent apprendre le trading en français. Ces livres fournissent des explications claires des concepts de l'analyse technique, tels que le momentum et les indicateurs. De plus, le livre Les chandeliers japonais de Steve Nison enseigne aux lecteurs les techniques japonaises de représentation graphique des chandeliers, tandis que Secrets pour gagner en bourse de Stan Weinstein offre des conseils pour réussir ses opérations boursières. Enfin, Vivre du trading d'Alexander Elder et L'analyse technique de A à Z de Steve Achelis constituent des guides complets sur les stratégies de trading.      Livres en anglais                              Il y a également une multitude de livres en anglais sur le sujet. Voici quelques livres très intéressants et pertinents. À commencer par Lessons from the Front Line de Michael Brush qui s’avère un excellent livre pour les débutants qui veulent en savoir plus sur les bases du trading boursier. The Market Maker's Edge de Josh Lukeman couvre tout, de la terminologie de base aux types d'ordres avancés. Alexander Elder a écrit deux excellents livres - Trading for Living et My Trading Room - sur la manière de gagner de l'argent avec des actions en comprenant la psychologie du marché et en gérant les risques. Tous ces ouvrages sont parfaits pour quiconque souhaite en savoir plus sur la négociation et l'investissement en actions.                                En conclusion, que vous soyez novice en matière d'investissement ou un trader expérimenté cherchant à rafraîchir ses connaissances, ces livres offrent un aperçu précieux du monde de la négociation boursière. Grâce à cette liste de lectures recommandées, vous aurez tout ce dont vous avez besoin pour devenir un expert en un rien de temps ! Alors plongez dans ces ressources étonnantes dès aujourd'hui et commencez votre voyage vers la réussite financière! ### Réinventer l’introduction en bourse Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada En 2021, General Electric (GE : NYSE) avait annoncé son plan de scission, ou communément appelé, spin-off, de quelques-unes de ses divisions. Le plan initial était de séparer les divisions d’aviation, de soins de la santé et d’énergie, en trois composantes distinctes. Récemment, le premier volet, qui s’intéressait à la division des soins de la santé, a été complété. La réalisation de cette étape amène toutefois une discussion additionnelle sur les compagnies publiques. Est-ce que l’Initial Public Offering est chose du passé? En reculant en novembre 2021, General Electric avait annoncé au public son intention de scinder ses opérations en diverses entités publiques. Les trois composantes; soins de santé, énergie et aviation devraient voir le jour sous des compagnies publiques distinctes suite à des spin-off de la maison mère d’ici la mi-2024. Comme le premier volet, de soins de santé, sous le symbole GEHC se transigeant sur le Nasdaq s’est récemment complété, est-ce que les grandes corporations déjà publiques ont intérêt à procéder à la séparation de leurs activités? GE Healthcare s’inscrit en premier dans ce pari de devenir un joueur dit pure-play dans le domaine de la santé.  Le terme pure-play découle des activités qu’un investisseur pourra y retrouver. L’objectif de cette division est d’abord de poursuivre l’innovation des soins de santé de spécialisation afin d’offrir un service aux patients qui en éprouve le besoin, en plus d’atténuer les faiblesses du réseau actuel. La division conserve les installations qui étaient détenues par le groupe GE qui avait la vocation de soins de santé. Le portefeuille actuel de GE Healthcare montre quelque 1 milliard de patients desservis et plus de 2 milliards de procédures entreprises annuellement. Au niveau des investisseurs, cette première étape allouait 1 action de GE Healthcare pour chaque action de GE détenue, et une part minoritaire de 19.9% demeurait dans les mains de GE. Les revenus de la nouvelle entité sont anticipés d’être aux alentours de 18 milliards et avaient obtenu une évaluation d’entreprise à 31 milliards de dollars américains. Le titre de GE Healthcare réplique étroitement les mouvements de l’action de la maison mère depuis son introduction en bourse en janvier dernier, se transigeant à 76$ très près du 84$ enregistré par GE. La corrélation entre ces deux titres devrait s’estomper avec le temps, d’autant plus que les activités de la division Healthcare ne seront plus amalgamées dans celle de GE.   Source : Tradingview – Cours des titres GE :NYSE et GEHC :Nasdaq – historique 1 an Selon les plans dévoilés par GE, la seconde division à voir le jour pourrait bien être GE Vernova, soit leur portefeuille d’activités en énergie. Cette division regroupera donc les énergies renouvelables, déjà sous des filiales distinctes, telles que GE Steam Power, GE Renewable Energy, LM Wind Power et autres. La division regroupera également les énergies traditionnelles tel le gaz et conversion de sources d’énergie. L’objectif principal de Vernova est de se concentrer davantage sur le développement et transition vers les énergies renouvelables. Le ratio d’attribution d’actions de cette nouvelle entité demeure à confirmer. L’évaluation du créneau prendra en compte les installations existantes produisant plus de 400 gigawatts d’électricité et plus de 7000 turbines à gaz. Le dernier segment à devenir est celui de l’aérospatial et aviation. Cette entité souhaite propulser plus de 2/3 des vols commerciaux mondiaux. La base d’actif sur laquelle la compagnie devra bâtir, est composée de 26 500 moteurs d’avions militaires et d’environ 37 700 moteurs d’avions commerciaux. Cette offre de service prévoit une meilleure efficience des vols, juxtaposée d’une expertise de réduction des émanations néfastes dans l’environnement. Tout comme le volet énergétique, la date de création et le niveau d’attribution d’actions demeurent à confirmer. Une interrogation survient toutefois après avoir élaboré tous ces plans de spin-off, d’échange et de concentration des activités : quels sont les avantages réels à procéder ainsi? Après tout, les entités scindées quittent avec une portion non négligeable du bilan financier de GE. Terrains, installations, clients, brevets, tout y est. Un actionnaire de GE pourrait ne plus voir du même œil la compagnie, du fait que le conglomérat a scindé ses opérations et ne répond donc plus au besoin de « diversifications » de revenus dont le groupe bénéficiait auparavant. Sans compter les frais d’établissement des compagnies, de transition et opérationnels, avoisinant les 2 milliards de dollars. L’avantage pour les actionnaires, concernant ce dernier point, est que des actions leur sont attribuées lors de la création de ses entités. Ce faisant, un actionnaire du groupe GE d’autrefois, ne verra pas sa position grandement modifiée s’il conserve ses actions de GE, GEHC, Vernova et Aerospace. La différence est que ces joueurs individuels représentent un créneau plus restreint que ce que le groupe présentait auparavant. Cette vision moins large des activités respectives des entités vient toutefois bonifier la rentabilité de chacune. En scindant ainsi les activités, celles-ci n’ont qu’un seul objectif, soit se concentrer sur ses propres activités, avec leur propre management, employés et clientèle cible. Les intérêts sont donc alignés avec les investisseurs, qui, eux aussi, souhaitent maximiser leur rendement sur ces créneaux respectifs. Dans le cas de GE, un second bénéfice de taille a été mis en lumière; la restructuration permet d’effectuer un ménage dans les opérations. Comme quoi, les activités conservées seront valorisées et intégrer à la nouvelle division, et les opérations présentant des lacunes, ne rencontrant pas les objectifs, ou n’offrant tout simplement pas le rendement escompté, seront disposées. C’est entre autres le cas de la monétisation des parts dans Baker Hughes (BKR :Nasdaq) au niveau de la division énergie, ainsi que AerCap (AER :NYSE) dans aviation. Le dernier avantage de GE de préférer le spin-off plutôt qu’une IPO standard est que la proposition de cette structure prévoit une transition sans impact fiscal. Ce remaniement ne devrait pas déclencher d’évènement fiscalement imposable ni pour GE ou ses actionnaires, une stratégie qui amène une valeur considérable. Les coûts évités auprès des banques d’investissement lors d’une IPO, sont en partis dépensés en termes de frais de restructuration et délivrance des nouvelles actions aux actionnaires actuels. GE a cependant le loisir de dicter son propre agenda de réalisation, un autre avantage à ne pas négliger, surtout si des temps économiques difficiles venaient qu’à miner la réalisation de certaines étapes. Un projet de longue haleine qui vaut la peine d’être suivi! Sources: https://www.ge.com/news/press-releases/ge-plans-to-form-three-public-companies-focused-on-growth-sectors-of-aviation https://www.nasdaq.com/articles/general-electric-shares-rise-as-it-completes-spin-off-of-ge-healthcare-technologies https://www.morningstar.co.uk/uk/news/231557/spinoffs-are-the-new-ipos.aspx L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment analyser et choisir les meilleures actions pour votre portefeuille? Investir dans des actions peut être un excellent moyen de gagner de l'argent et d'accroître votre patrimoine. Mais avant de commencer à acheter des actions, il est important de savoir comment analyser et choisir les meilleures actions pour votre portefeuille. Comprendre comment faire est essentiel pour quiconque souhaite réaliser des investissements intelligents et maximiser ses rendements. Quelles sont donc les meilleures méthodes d'analyse et de sélection des actions ? Jetons-y un coup d'œil. Analyse fondamentale La méthode la plus couramment utilisée pour analyser les actions est l'analyse fondamentale. Cette approche consiste à examiner les résultats financiers d'une entreprise, tels que ses bénéfices, ses revenus, ses profits, son niveau d'endettement, etc., afin d'évaluer sa santé et son potentiel de croissance. En examinant les fondamentaux d'une société, vous pouvez savoir si elle constitue ou non une bonne opportunité d'investissement. Le ratio le plus connu et utilisé en analyse fondamentale pour choisir et anlyser les actions est sans aucun doute le ratio cours/bénéfice, ou ratio C/B. Le ratio cours/bénéfice (ratio C/B) est un calcul utilisé par les investisseurs pour déterminer s'ils doivent investir dans une action particulière. Il est simplement calculé en divisant le cours actuel de l'action de la société par son bénéfice par action au cours des 12 derniers mois. Cela donne aux investisseurs une indication du prix qu'ils paient pour chaque unité de bénéfice de cette société. Plus le ratio C/B est élevé, plus il sera coûteux pour les investisseurs d'acheter des actions de cette société. Le ratio C/B peut être utilisé comme un indicateur de la position d'une société par rapport à ses concurrents et aux normes du secteur. Les sociétés dont le ratio est faible pourraient constituer une aubaine et par conséquent avoir de meilleures perspectives de croissance que celles dont le ratio est élevé, car le prix de leurs actions n'est pas aussi élevé par rapport à leurs bénéfices, ce qui signifie qu'elles ont dans un sens plus de marge de manœuvre pour la croissance. D'autre part, les sociétés dont le ratio est plus élevé peuvent être considérées comme surévaluées, ce qui incite les investisseurs à les éviter en raison des risques plus élevés associés à l'investissement dans ces actions.  En outre, les investisseurs potentiels peuvent comparer plusieurs entreprises d'un même secteur en examinant leurs ratios C/B respectifs, ce qui leur permet d'identifier celles qui sont actuellement sous-évaluées ou surévaluées en fonction de leur performance relative. Une décision d’investissement ne devrait évidemment pas être uniquement basée sur le ratio C/B et devrait tenir compte d’un ensemble de facteurs. Analyse technique Une autre approche que de nombreux investisseurs utilisent pour analyser et choisir les actions est connue sous le nom d'analyse technique. Cette méthode consiste à étudier les cours passés des actions afin d'identifier les modèles et les tendances qui peuvent aider à prédire les mouvements de prix futurs. Les analystes techniques s'appuient souvent sur des outils graphiques tels que les chandeliers ou les moyennes mobiles afin d'identifier des renversements de tendances ou encore des niveaux de soutien ou de résistance qui peuvent aider à guider les décisions de négociation. Pour en savoir davantage au sujet de l’indicateur technique le plus populaire, soit les moyennes mobiles, je vous invite à consulter nos deux articles sur le sujet qui explique bien ce qu’est une moyenne mobile, comment utiliser les moyennes mobiles dans un contexte d’analyse et comprendre la différence entre une moyenne mobile simple et une moyenne mobile exponentielle : les moyennes mobiles simples les moyennes mobiles exponentielles Analyse de la volatilité La volatilité fait référence au niveau de risque associé à l'investissement dans une action particulière. Lorsque vous évaluez des investissements potentiels, il est primordial de tenir compte de la volatilité de chaque action afin de déterminer celles qui offrent le meilleur potentiel de rendement avec un niveau de risque acceptable. Fait important à noter, la volatilité ne donne aucune indication sur la direction d’un titre. Elle donne plutôt une indication sur l’amplitude potentielle d’un mouvement anticipé. Ce dernier peut s’avérer autant haussier que baissier. En règle générale, les actions les plus volatiles ont donc tendance à offrir des rendements potentiels plus élevés, mais elles comportent également un risque plus important. Conclusion   Que vous soyez un investisseur débutant ou expérimenté, il est essentiel de comprendre comment analyser et choisir les meilleures actions pour votre portefeuille afin de réaliser des investissements intelligents et de maximiser vos rendements. L'analyse fondamentale, l'analyse technique et l'analyse de la volatilité sont toutes d'excellentes méthodes pour évaluer les investissements potentiels et vous aider à choisir ceux qui vous conviennent le mieux en fonction de vos objectifs personnels et de votre niveau de tolérance au risque. L’analyse contemporaine prône une combinaison de ces 3 types d’analyse afin de bien tirer son épingle du jeu. Avec ces stratégies à portée de main, vous disposerez de connaissances de base nécessaires pour débuter l’analyse d’actions gagnantes ! ### Comment gérer le risque et constituer votre portefeuille d'actions ? Investir en bourse peut être une expérience passionnante, mais cela peut aussi être risqué. Il est essentiel de gérer votre risque si vous voulez vous assurer que votre portefeuille d'actions reste sain et rentable. Dans ce billet de blogue, nous expliquons pourquoi la gestion du risque est si importante lorsque vous investissez en actions, comment mesurer le risque de votre portefeuille d'actions et quelles mesures vous pouvez prendre pour mieux contrôler le risque de vos investissements. L'importance de la gestion du risque La gestion du risque est un élément essentiel de l'investissement en actions. De nombreux investisseurs sont tentés par les bénéfices potentiels liés à la prise de gros risques et ne réalisent pas toujours l'importance d'atténuer ces risques autant que possible. La clé d'une gestion des risques réussie consiste à identifier les menaces potentielles avant qu'elles ne deviennent des problèmes graves, puis à prendre des mesures pour les réduire ou les éliminer. Mesurer le risque La première étape de la gestion de tout type de risque consiste à le mesurer. Lorsqu'il s'agit d'investir dans des actions, il existe plusieurs outils différents pour mesurer le risque associé à un investissement ou à un portefeuille particulier. La plupart des courtiers proposent une sorte d'outil d'analyse qui donne aux investisseurs une indication du degré de risque de leurs investissements. À titre d’exemple, la plateforme Interactive Brokers propose le Risk Navigator, un outil de gestion du risque en temps réel qui fournit une mesure complète de l'exposition au risque dans plusieurs classes d'actifs du portefeuille. Il permet de visualiser le risque de votre portefeuille pour plusieurs classes d'actifs et évaluez les tranches de risque spécifiques de votre portefeuille, comme le risque par position, le risque par sous-jacent et le risque par secteur. Ces informations doivent être utilisées comme guide pour décider quelles actions ou quels fonds pourraient convenir aux buts et objectifs d'un investisseur particulier, et surtout aussi, dans quel proportion du portefeuille. Maîtriser les risques Une fois que vous avez identifié les risques potentiels liés à vos investissements, il existe plusieurs façons de les contrôler. L'une d'elles est la diversification : en répartissant vos investissements entre différents secteurs et industries, vous réduisez votre exposition à un secteur ou à une industrie qui pourrait subir une baisse importante en raison de circonstances imprévues. Vous pouvez également utiliser des ordres d’arrêt sur perte – communément appelé stop-loss en anglais - sur des actions ou des fonds négociés en bourse (FNB), qui limitent les pertes si les prix descendent trop en dessous de certains niveaux ; cela vous permet de ne pas trop souffrir d'une seule mauvaise décision d'investissement. Les investisseurs plus expérimentés vont aussi utiliser les options d’achat ou options de vente en guise de stop-loss. En combinant une option de vente à une position long sur titre, cela permet de garantir le prix de vente du titre sous-jacent. Enfin, il est important de suivre l'actualité des sociétés dans lesquelles vous investissez ; cela peut vous aider à prendre des décisions d'achat ou de vente à certains moments en fonction des événements actuels liés à ces sociétés. Conclusion Prendre des risques est souvent nécessaire lorsqu'on investit dans des actions, mais en prendre trop peut rapidement mener au désastre. C'est pourquoi il est si important pour les investisseurs - en particulier les investisseurs débutants - de comprendre comment mesurer et gérer efficacement les risques de leur portefeuille d'actions afin de minimiser les pertes tout en maximisant les gains au fil du temps. En comprenant l'importance de la gestion du risque, en le mesurant avec précision à l'aide des outils disponibles, et en prenant des mesures telles que la diversification de leurs investissements ou l'utilisation d'ordres stop-loss  le cas échéant, les investisseurs peuvent réduire leur exposition à des pertes inutiles tout en continuant à profiter du plaisir de négocier sur le marché boursier ! ### De l’électricité à tout prix Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Alors que nous discutions de l’électrification de notre réseau routier la semaine dernière, le thème de l’électricité a continué de faire les manchettes, ici comme ailleurs, démontrant une fois de plus son importance capitale dans la progression de notre société. Le Québec a la chance d’avoir une alimentation en électricité plutôt propre, en quantité suffisante, et réussie même à vendre une partie de l’excédent produit aux états et provinces avoisinantes. Certains acteurs du marché, au contraire, vont tout simplement tenter d’acheter l’entité productrice d’énergie afin de se prévaloir de ses bénéfices. Dans ces deux cas de figure, les entités se heurtent contre des barrières législatives visant à protéger l’utilisateur final. Comme quoi, il s’agit réellement d’un « zero sum game ». Faisons d’abord le point sur notre situation locale. La semaine dernière, le ministre de l’Innovation et de l’Énergie, Pierre Fitzgibbon déposait un nouveau projet de loi ayant pour but de modifier une législation qui avait été adoptée en 2019 sur la gestion des tarifs d’électricité. À cette époque, le calcul a voulu être simplifié, et a été indexé à l’indice d’inflation. Simple et intuitif, non? En réalité, si l’inflation se maintient dans la fourchette cible typique de 1% à 3%, tout semble s’aligner. Qu’en est-il maintenant des années où l’inflation grimpe à 5, 6 ou même 7% ? La société d’État pourrait donc augmenter ses tarifs de 6 ou 7%, puisqu’elle a la liberté de le faire selon la législation adoptée. Cette surcharge de tarif survient donc alors que les ménages doivent déjà payer de leur poche les augmentations du panier d’épicerie, de l’essence ou de tout autre service. Or, le projet de loi 2 du ministre Fitzgibbon viendrait donc plafonner les hausses tarifaires domestiques à 3%, en laissant les PME à l’indexation régulière. Dès le 1er avril, les PME pourraient donc voir leur tarif augmenter de 6.4%, un autre dur coup au niveau des dépenses, qui devrait, pour la plupart, se voir reflétées dans les prix des produits et services payés par les consommateurs. Un pas en avant, un pas en arrière. Le graphique ci-dessous montre la progression des prix des diverses sources d’énergie au Québec entre 1963 et 2021. Comme vous vous en doutez, malgré que l’inflation et l’électricité soient toutes deux les plus faibles représentants du groupe, il sera intéressant de voir ces données progresser pour 2021-2022. Ce qui est le plus frappant, toutefois, demeure la hausse du prix du mazout, alors que l’électricité, fidèle à elle-même, mimique l’inflation. La dernière progression du mazout en 2021 s’inscrit dans la volée de la pandémie ainsi que la crise énergétique en Europe, reliée à la guerre en Ukraine.  Source : Hydro-Québec, données de 2021 Comme mentionné plus haut, l’électricité n’est pas qu’une affaire locale, d’autres joueurs dans le marché tente de se positionner par rapport à cet or de la nouvelle ère. Dans le cas présent, il s’agit de Brookfield Asset Management (BAM : NYSE) et de son offre d’acquisition sur Origin Energy (ORG :ASX). Nous devons cependant reculer à août 2022 afin d’obtenir le portrait complet de cette proposition. À ce moment, Brookfield avait fait une offre d’achat de 100% des actions d’Origin, pour un montant global de 7.95$ australien par action. Le prix d’achat ne semblant pas être suffisant afin de se mériter les faveurs de la direction de la compagnie productrice d’énergie #2 en Australie, il a été rehaussé à une fourchette entre 8.70$ et 8.90$ australien en septembre 2022. La direction a poussé ses actionnaires à voter en faveur d’une acquisition à 9$ par action, offre qui avait été mise de l’avant par Brookfield en novembre. Ce prix représentait une prime astronomique de 55% sur le prix courant. Évidemment, la vérification diligente ainsi que l’approbation des instances règlementaires et de compétition demeuraient en conditions préalables du côté de Brookfield. Néanmoins, le cours de l’action d’Origin a bondi à près de 7.75$ australien, avec le 1.25$ demeurant devant l’incertitude et la volatilité qui commençait alors à s’installer autour de la transaction. Source : Tradingview, cours des prix de ORG :ASX et BAM :NYSE – dernière année (22 février 2023) La semaine dernière, Brookfield a revu son offre à la baisse, passant du 11.7 milliards de dollars américains initial à une offre de 10.5 milliards. Ce montant prévoit un prix par action de 8.90$ par action, un escompte plutôt amer du 9$ annoncé précédemment. Quoique les raisons de cette baisse n’aient pas explicitement été mentionnées par Brookfield, il va de soi que les derniers modèles d’évaluation du géant de l’investissement ont incorporé une nouvelle variable de taille : un plafond sur les tarifs du gaz et du charbon par le gouvernement. Le cours d’Origin a bondi à 7.90$, représentant l’optimisme face à cette nouvelle offre, qui considère à la fois la nouvelle législation du gouvernement australien, mais également les conditions économiques plus difficiles qu’à la mi-2022. L’offre sur la table s’est fait d’un consortium, composé de Brookfield, qui prévoit prendre le contrôle de la division énergétique d’Origin alors que son partenaire, MidOcean Energy, prendrait les rênes de la division des opérations destinées au gaz intégré, incluant la participation minoritaire de 27.5% dans Australia Pacific LNG, une compagnie de gaz naturel liquide, qui est elle-même, détenue à 47.5% par la géante ConoccoPhillips (COP :NYSE). Comme quoi, le sous-segment de l’électricité devient en grande demande, non seulement par ses utilisateurs, mais également par les grandes boîtes d’investissement. Malgré que cette dépendance à l’électricité ne soit pas complètement nouvelle, elle deviendra bientôt un item sur les agendas politiques plus tôt que ce que nous croyons. Puisque l’électrification a beaucoup d’avantages, ces avantages ne peuvent cependant se faire avec un chèque en blanc de la part des contribuables. Sources: https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2023-02-13/hydro-quebec/pour-des-tarifs-d-electricite-justes.php https://www.hydroquebec.com/residentiel/espace-clients/tarifs/prix-electricite-ici-ailleurs.html https://www.power-technology.com/news/origin-energy-brookfield-consortium/ https://www.reuters.com/markets/deals/brookfield-consortium-cuts-offer-australias-origin-energy-105-bln-2023-02-21/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L'avenir du trading avec l'IA L'intelligence artificielle (IA) fait couler beaucoup d’encre par les temps qui courent et le monde de la finance et du trading n'y échappe pas! L'IA peut être utilisée pour créer des algorithmes et des robots de trading pour prendre des décisions en temps réel, sur la base de grands ensembles de données. Cela a fait de l'IA un outil puissant pour les traders qui veulent maximiser leurs profits tout en minimisant les risques. Dans cet article, nous allons examiner quelques façons dont l'IA change la façon dont les traders font des affaires, ainsi que certaines des opportunités potentielles disponibles grâce à l'investissement en IA. Trading algorithmique et trading quantitatif Le trading algorithmique utilise des algorithmes pour analyser les marchés financiers et exécuter des transactions automatiquement. Il s'appuie sur des programmes informatiques sophistiqués pour analyser le marché, identifier les tendances et décider du moment d'acheter ou de vendre des actifs. Ce type de trading automatisé élimine l'émotion et l'erreur humaine du processus de prise de décision, permettant aux traders de profiter des opportunités du marché sans avoir à analyser manuellement chaque transaction. Le trading algorithmique devient de plus en plus populaire parmi les traders professionnels, car il leur permet de se concentrer sur d'autres aspects de leur activité tout en profitant des mouvements du marché. Robots de trading Les robots de trading sont des programmes informatiques qui utilisent des algorithmes d'intelligence artificielle pour analyser les marchés financiers et exécuter des transactions de manière autonome. Ces robots peuvent être programmés pour suivre certaines stratégies ou même réagir automatiquement lorsque certaines conditions sont réunies sur le marché, par exemple lorsqu'une action particulière atteint un certain niveau de prix ou qu'un indice atteint un niveau de volatilité spécifique. À mesure que ces robots deviennent plus sophistiqués, ils seront capables d'identifier rapidement des modèles sur les marchés financiers et d'en tirer parti avant même que les autres traders ne les aient remarqués. Les ETF à intelligence artificielle Les fonds négociés en bourse (FNB ou ETF en anglais) sont un moyen de plus en plus populaire pour les investisseurs, qu'ils soient particuliers ou institutionnels, de s'exposer à différentes classes d'actifs sans avoir à choisir eux-mêmes des actions ou des obligations individuelles. Aujourd'hui, avec la popularité croissante des FNB d'intelligence artificielle, les investisseurs peuvent s'exposer aux sociétés qui utilisent la technologie de l'IA dans leurs activités ou leurs produits. Ces FNB permettent aux investisseurs d'accéder à un large éventail d'actions axées sur l'IA. En achetant des parts de l'un de ces FNB, les investisseurs peuvent facilement diversifier leurs portefeuilles tout en profitant des rendements potentiels de ce secteur en pleine croissance, sans avoir de connaissances préalables sur l'investissement dans les actions individuelles elles-mêmes. Conclusion Dans le monde actuel de la finance, qui évolue rapidement, l'intelligence artificielle révolutionne la façon dont les traders font des affaires en automatisant de nombreux processus qui nécessitaient auparavant une intervention manuelle de la part des humains. Bourse trading algorithmique, les systèmes de trading quantitatif, les robots de trading tirant parti de la technologie de l'IA, et maintenant les fonds négociés en bourse spécialisés dans les investissements en intelligence artificielle, il existe de nombreuses façons pour les investisseurs novices et expérimentés de tirer parti de cette tendance technologique émergente ! En tirant parti de ces outils dès maintenant, vous pouvez rester en tête de la courbe en ayant une longueur d'avance dans votre stratégie d'investissement ! ### L’effet des taux d'intérêt sur le marché boursier Introduction Vous avez évidemment souvent entendu les termes " taux d'intérêt " et " marché boursier ", mais comprenez-vous vraiment comment ils sont liés ? Les taux d'intérêt peuvent affecter le marché boursier de nombreuses façons, qu'il s'agisse d'influencer les habitudes de consommation ou d'avoir un impact sur l'économie globale. Il est important pour les débutants en bourse de comprendre comment les taux d'intérêt peuvent affecter les différents secteurs et catégories d'actifs afin de pouvoir prendre des décisions éclairées lorsqu'ils investissent. Dans ce billet de blogue, nous allons explorer certains des effets que les changements de taux d'intérêt ont sur les actions et discuter des stratégies qui peuvent être les meilleures pour tirer parti de ces changements. Les effets des taux d'intérêt sur les actions Lorsque les taux d'intérêt augmentent, les coûts d'emprunt augmentent pour les entreprises et les consommateurs, ce qui peut entraîner une baisse des dépenses de consommation. Cette baisse des dépenses de consommation affecte les entreprises en diminuant leurs revenus et, par conséquent, le prix de leurs actions a tendance à baisser. D'autre part, lorsque les taux d'intérêt sont bas, cela entraîne généralement une augmentation des dépenses de consommation en raison des coûts d'emprunt moins élevés. Cette hausse des dépenses entraîne une augmentation des revenus des entreprises et, par conséquent, une hausse du cours des actions. Les secteurs qui profitent de la hausse des taux d'intérêt Les sociétés de services financiers, telles que les banques, sont souvent considérées comme bénéficiant de la hausse des taux d'intérêt, car elles peuvent facturer davantage pour les prêts tout en payant moins d'intérêts sur les dépôts. Parmi les autres secteurs qui peuvent en bénéficier, citons les entreprises de services publics, car elles peuvent augmenter leurs prix tout en maintenant la demande des clients. De même que les compagnies d'assurance qui peuvent facturer davantage de primes. Mentionnons aussi les sociétés immobilières, car les revenus locatifs plus élevés en font des investissements plus intéressants. Les entreprises qui sont considérées en général comme négativement affectées par la hausse des taux d'intérêt sont celles qui ont des niveaux d'endettement élevés. À titre d’exemple, les compagnies aériennes, les détaillants,  les entreprises technologiques dont les produits deviennent moins attrayants lorsque les coûts d'emprunt sont plus élevés et les entreprises du secteur de l'énergie en raison de la baisse des prix du pétrole causée par la diminution de la demande des consommateurs ayant moins de revenus disponibles. La hausse des taux d'intérêt est donc synonyme d'incertitude pour de nombreuses entreprises, car des coûts d'emprunt élevés peuvent être difficiles à gérer. Cependant, il ne s'agit pas d'un effet certain - il y a toujours d'autres facteurs en jeu qui peuvent modifier le résultat. Par exemple, les sociétés pétrolières ont progressé dans la dernière année malgré la hausse des taux d'intérêt en raison d'une guerre et d'une crise énergétique. D'un autre côté, les détaillants alimentaires sont actuellement florissants en raison de la même guerre et de la forte pression sur les prix des denrées alimentaires causée par le conflit. Cela illustre le fait que si la hausse des taux d'intérêt peut certainement constituer un défi pour de nombreuses entreprises, celles-ci peuvent ne pas être touchées si des facteurs externes contrebalancent leurs charges financières. Meilleures stratégies en période de hausse des taux d'intérêt En période de hausse des taux d'intérêt, il pourrait s’avérer sage de se concentrer sur les secteurs susceptibles de bénéficier de l'augmentation des coûts d'emprunt, comme les services financiers ou les entreprises de services publics. Il serait également judicieux de diversifier son portefeuille entre plusieurs secteurs afin de ne pas être trop exposé si l'un d'entre eux n'est pas performant pendant cette période. En outre, comme les obligations ont tendance à mieux se comporter que les actions lorsque les taux d'intérêt augmentent, il serait avisé d'envisager d'allouer une partie des fonds à des obligations plutôt qu'à des actions pendant des périodes comme celle-ci. D’autres stratégies utilisant les options d’achat et de vente peuvent également être envisagées. Par exemple, la stratégie nommée covered call permet de générer un revenu grâce aux crédits de primes provenant de la vente d’option d’achat. Enfin, veillez à effectuer des recherches approfondies avant d'investir afin de connaître exactement le type de risque que vous prenez avec chaque décision d'investissement que vous prenez ! Conclusion Les variations des taux d'intérêt peuvent avoir un impact positif ou négatif sur différents secteurs du marché boursier, en fonction de la sensibilité de ces secteurs aux variations des coûts d'emprunt. Il est important que les investisseurs qui commencent leur parcours sur les marchés boursiers comprennent exactement comment ces impacts fonctionnent afin de pouvoir prendre des décisions éclairées concernant les actions dans lesquelles ils devraient investir en période de hausse ou de baisse des taux d'intérêt. En suivant certaines stratégies simples décrites ci-dessus, telles que la diversification entre plusieurs secteurs ou l'affectation de certains fonds à des obligations plutôt qu'à des actions, les investisseurs seront en mesure de se positionner pour réussir, même lorsqu'ils seront confrontés à des conditions économiques difficiles causées par l'évolution des coûts d'emprunt ! ### Se brancher sur les problèmes Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Il y a quelques semaines, nous avions soulevé l’intérêt du Gouvernement du Canada par rapport aux mines de lithium, suivant un apport financier à la firme E3 Lithium (TSX-V :ETL). La guerre au lithium dans l’élan de l’électrification de nos véhicules ne fait que commencer et Ford Motor Company (F :NYSE) nous en a livré la preuve ce lundi. Cette nouvelle guerre aux métaux précieux apporte cependant son lot de questions, qui semblent encore aujourd’hui, demeurer sans réponse. L’industrie de l’automobile a pris sur lui que de développer son futur, et le consommateur suivra. L’enjeu, demeurant encore aujourd’hui un sujet de débat, est la manière à arriver à l’électrification tant prônée par ces géants automobiles. Ford Motor s’est commis ce lundi sur un de ses plans d’avenir afin de s’assurer une place de choix dans la chaîne de montage des véhicules du futur. Un investissement de 3.5 milliards de dollars américains serait contemplé par la géante américaine avec un fournisseur chinois afin de bâtir et opérer une usine de fabrication de batteries au lithium. Une coentreprise sera créée afin de partager les bénéfices et sera dirigée à la fois par Ford, mais également Contemporary Amperex Technology Co. (ou CATL), une compagnie publique sur le marché de Shanghai, sous l’identifiant 300750. CATL se spécialise depuis 2011 dans la production d’accumulateurs lithium-ion, une composante cruciale pour la fabrication de batteries de véhicules électriques. Au cours de la dernière décennie, CATL a fait partie de plusieurs coentreprises à travers le monde, et a même récolté le premier rang pour la production de volume de batteries pour véhicules électriques. Quoique le regroupement d’effort apporte habituellement son pesant d’or en bénéfices, cette entraide fait tout de même froncer les sourcils sur la scène politique. Les tensions politiques entre l’Amérique du Nord et la Chine sont d’actualités et cette alliance a même poussé certains états américains à retirer leur candidature pour l’établissement de l’usine de fabrication contemplée par le regroupement. L’usine qui s’établirait vraisemblablement au Michigan prévoit la fabrication de batteries au lithium-fer-phosphate, ou LFP, une technologie adoptée par le pionnier du milieu, Tesla Motors (TSLA :Nasdaq). Une ouverture est prévue pour 2026 et créera près de 2 500 emplois. Les titres des deux compagnies ont connu des progressions au-dessus de la barre des 2% ce lundi suivant l’annonce. Source : TradingView – Cours du prix de F :NYSE et 300750 :SZSE À même la fabrication, les compagnies doivent également prévoir leur apport en métaux précieux et autres minerais afin de remplir les belles promesses de ces nouvelles usines. Les différents gouvernements à travers le monde poussent vers l’électrification de leur réseau, toutefois plusieurs questions semblent être évitées. Le cuivre, le graphite, le zinc, le cobalt, le nickel et bien sûr, le lithium font tous partie des minéraux d’importance pour la fabrication des batteries pour véhicules électriques. Selon le rapport de 2023 du Moving World, et rapporté par Radio-Canada, une pénurie semble imminente pour bon nombre de ces minéraux. Un pronostique bien peu utile pour l’établissement de nouvelles usines de fabrications de batteries, non? De notre côté de la frontière, cette pénurie à devenir, envoie une onde de choc sur nos compagnies minières. L’extraction plus rapide et plus efficiente du minerai passera forcément par des investissements du gouvernement et du secteur privé dans les minières. Entre alors en jeu les aspects environnementaux et légaux sur l’extraction et utilisation juste des ressources naturelles dans lesquels je ne m’aventurerai pas. Toutefois, ces enjeux amènent un nouveau point d’importance. Sommes-nous en mesure de recycler ces métaux dans les batteries une fois leur durée de vie atteinte? Les nouvelles technologies peinent à développer des méthodes efficaces pour la récupération des minerais. Comparativement au niveau de R&D investie dans le développement de batteries, la R&D du recyclage efficient de ces mêmes batteries, peine à suivre la tendance. Ce déséquilibre pose nécessairement un problème face à une ressource en quantité limitée. Un problème qui avait même été décelé assez tôt chez nos producteurs de téléphones cellulaires. Leur solution du moment avait été d’offrir des incitatifs monétaires afin de rapporter son ancien téléphone et ainsi obtenir un rabais sur le prochain. Le problème avec cette approche est qu’il en devenait coûteux d’ouvrir les appareils afin de récupérer les métaux précieux. Un autre enjeu de taille a été soulevé récemment via un rapport d’analyse de la consommation électrique de cet afflux important de nouveaux véhicules électriques. M. Simon Brassard, de la Chaire en transformation du transport de l’Université de Montréal et Polytechnique, fait notamment mention que le système actuel ne sera pas en mesure de répondre au besoin grandissant découlant de ces nouvelles habitudes.  M. Brassard indique que la capacité d’Hydro-Québec au réseau est de 37 gigawatts, un apport qui est déjà grandement utilisé lors des journées froides d’hiver. En ajoutant la charge des divers véhicules électriques des particuliers, mais également des autobus, camions de villes et autres, le besoin dépassera la capacité. Hydro-Québec de son côté, prévoit que 45% de la nouvelle demande d’ici 2032 sera issus des propriétaires de véhicules électriques. Il est certes une évidence que le réseau électrique québécois devra se transformer, toutefois, la demande se fait de manière graduelle. Hydro-Québec est donc en mesure d’adapter son réseau par incrément et investissements annuels et non pas de déployer des solutions d’urgence à efficacité douteuse. Dans le cas inverse, certaines compagnies, comme la British Petroleum (BP :LON), ont plutôt annoncé un ralentissement de leurs efforts vers la transformation énergétique. Reconnaissant que les réseaux publics ne puissent suivre la tendance de l’électrification dictée par les fabricants automobiles, des milliards continueront d’être investis dans les énergies polluantes, afin de répondre à la demande latente des véhicules électriques. Comme quoi, l’innovation, aussi bonne soit-elle, doit se faire à vitesse acceptable pour tous et se fera vraisemblablement à l’aide d’investissements additionnels de toutes parties. Sources: https://www.cnbc.com/2023/02/13/ford-ev-battery-plant-china-catl.html https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1954221/etude-electrification-transports https://www.auto123.com/fr/actualites/etude-hydro-quebec-capacite-electrique/69999/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Diminuer pour mieux régner Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Malheureusement, cette semaine ne sera pas consacrée à la montée fulgurante de 113% en 5 jours de Bed Bath & Beyond (BBBY :Nasdaq), mais bien de la tendance des grandes compagnies de technologies d’être si rapide sur la gâchette lorsqu’on parle de mises à pied. Alors que l’opinion générale de la récession triomphe parmi les économistes, personne ne peut blâmer ces géants de planifier pour le pire scénario. Ces vagues massives de renvois laissent place à un sentiment plutôt amer sur l’avenir de l’économie nord-américaine, toutefois un retour à la réalité est nécessaire pour travailleurs et investisseurs. Cette semaine, l’annonce de de la maison mère de Google, Alphabet (GOOGL :Nasdaq) en sol canadien a poussé bien des soupirs. Certains développeurs se sont connectés ce lundi pour ne voir qu’un courriel leur annonçant leur renvoi. Il est à se rappeler que Google avait annoncé vers la fin janvier des suppressions de postes à hauteur de 12 000 têtes, justifié par un contexte économique bien différent que lors de leur embauche. Les coupures ont même affecté certains bureaux en entier. Suite aux révisions de postes et de stratégie, le bureau d’Edmonton sera complètement fermé. À titre informatif, les graphiques ci-dessous, fournis par la compagnie de tech en démarrage Layoffs.fyi, aussi anodine soit-elle, présentent le nombre de mise à pied ces dernières années. Puisqu’il s’agit uniquement des renvois reliés aux compagnies de technologies, il est intéressant de voir que la majorité de ces renvois tombent dans les catégories, « autres », mais également celles de la vente au détail, du transport et de la santé. Google, Meta (Meta :Nasdaq), Microsoft (MSFT :Nasdaq) et Amazon (AMZN:Nasdaq) regroupent 43 000 renvois à elles quatre, toutefois le compte total est plus de 351 000. Les compagnies de technologies sont, de par leur nature, des compagnies vouées à être des titres de croissance. La dernière poussée de croissance notable a été vécue avec la pandémie. Cette vague de nécessité informatique a mis le vent dans les voiles de nombreuses compagnies. Maintenant que ce vent s’est estompé, et même pivoté contre eux, il devient difficile de justifier la grande quantité de matelots à bord. Avec ces annonces, il serait normal de croire que le taux de chômage, notamment américain, devrait augmenter. Si nous ajustions afin d’aplanir la vague découlant de la pandémie, ce taux se trouverait étrangement en ligne avec la tendance prépandémique. Ce taux, à 3.4% pour janvier 2023, pourrait bien augmenter si les autres secteurs emboitaient le pas. Toutefois, le secteur des technologies ne représente que 2% du marché de l’emploi. En guise de comparaison, le secteur manufacturier compte 8%, la vente au détail 10% et le réseau de la santé 11%. Alors qu’il s’agit de nouvelles plutôt moroses pour bien des travailleurs, les investisseurs et analystes accueillent ces vagues de renvois comme un cadeau. Le cours des titres des compagnies ayant annoncé des mises à pied ont plutôt vu leur titre bondir en bourse. Le raisonnement derrière est qu’il s’agit de coupures qui auront des effets notables directement sur les marges de profit des techs. Si ces compagnies sont en mesure de performer et surtout, livrer, les projets sur leurs planches à dessin, il en va également d’une prise de conscience que la pandémie aura amené beaucoup de gras au tour de l’os, et qu’il était temps de se mettre au régime. Ces coupures se font notamment au détriment de milliers de travailleurs, qui devront se trouver un emploi dans un secteur qui est en pleine refonte, et dans une économie qui ne cesse de presser contre le portefeuille des ménages. Comme Mark Zuckerberg l’a mentionné la semaine dernière, cette tendance ne fait que commencer. Le CEO de Meta, anciennement Facebook, a même été plus loin en ciblant des types de postes qui sont voués à être éliminés, soit les cadres intermédiaires. L’année 2023, caractérisée d’« année de l’efficience » par M. Zuckerberg, devrait continuer sur sa lancée plutôt sanglante sur l’emploi. Ces cadres, étant coincés entre l’arbre et l’écorce, n’arrivent pas à faire valoir leur pesant d’or et voient leurs postes coupés. Le succès rapide et sans relâche des 2 dernières années fait maintenant savoir leur coût réel. Il est encore plus intéressant qu’en contrepartie, ces mêmes compagnies investissent de plus en plus dans l’intelligence artificielle et autre outil d’automatisation. Le dernier exemple flagrant découle de la flambée de ChatGPT, un outil d’AI puisant son intelligence à même une base de données élargie se basant sur les dernières années de l’internet. Il s’agit donc d’un assistant virtuel qui connaît hypothétiquement tout, sait vous le communiquer, l’écrire, l’analyser et même le coder si vous lui demandiez. Microsoft a déjà annoncé il y a quelques semaines son investissement de 10 milliards de dollars dans l’outil fabriqué par OpenAI. Google, quant à lui, a décidé d’aller de l’avant avec sa propre version de robot conversationnel. Surnommé « Bard », cet assistant puise directement son information sur internet. Google, ayant plus d’un tour dans son sac, travaillait déjà étroitement avec ses équipes d’intelligence artificielle et des programmes qu’ils ont conçus afin de développer une réplique de ChatGPT. Encore en phase de test, Bard pourrait rejoindre le grand public plus tôt qu’on le pense. Les tests à réaliser se veulent avant tout comme test de qualité, sécurité et de cohérence de l’information. Microsoft a mis de l’avant ChatGPT et aurait l’intention d’intégrer ce robot sur Microsoft Teams. Il ne serait donc pas surprenant de voir ce genre d’assistant atterrir aux côtés de la barre de recherche Google. Après tout, nous effectuions déjà des recherches dans son propre cerveau… la différence c’est qu’il pourra nous dire lui-même ce qui s’y trouve dorénavant. Sources: https://www.forbes.com/sites/qai/2023/01/20/2023-tech-layoffs-roundupthe-cuts-so-far/?sh=44ac532c3eea https://www.bnnbloomberg.ca/a-clear-target-emerges-in-tech-layoffs-middle-managers-1.1880166 https://www.washingtonpost.com/opinions/2023/01/27/tech-layoffs-google-amazon-economy/ https://www.bnnbloomberg.ca/google-notifying-canadian-employees-affected-by-global-layoff-of-12-000-workers-1.1880126 https://www.lesoleil.com/2023/02/06/google-lance-en-test-sa-version-de-chatgpt-baptisee-bard-dea91d59cf03bd2ffe6b7a0f89187261 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Un copié-collé de janvier 2021 Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Décidément, les années se suivent et se ressemblent. Dans le cas présent, nous pouvons prendre cet adage au pied de la lettre. Une compagnie a vu le prix de son action prendre son envol ce lundi, et ce, malgré les pronostics de son futur plutôt sombre. Cette situation nous rappelle certainement le début de 2021, alors que certains investisseurs prenaient des conseils d’investissements sur des sites tels que Reddit. Les bien-aimés "memes" stocks font-ils une réapparition, presque 1 an suivant la frénésie? Si nous reculons de deux ans, pratiquement jour pour jour, les réseaux sociaux ont pris d’assaut quelques titres bien connus des marchés boursiers. Ces titres avaient perdu entre 75 et 90% de leur valeur prépandémique puisque leur modèle d’affaires ne leur permettait pas prendre avantage des dépenses discrétionnaires des ménages. Le premier titre d’importance venant en tête est celui de GameStop (GME :NYSE). GameStop a été la première proie des investisseurs de Reddit, qui a su faire la renommée des "memes" stocks. Le titre, qui avoisinait le 1$ pré-2021, a vu son volume plus de quadruplé en début d’année. Le titre bondit de manière parabolique, jusqu’à atteindre un sommet de près de 87$ USD le 26 janvier 2021. Les forums en ligne avaient ciblé le titre comme étant un titre grandement vendu à découvert (ou sold short). Les usagers ont joint leurs efforts et ont envoyé leurs ordres d’achat aux marchés en quantité phénoménale. Ce faisant, les grands hedge funds qui avaient bels et biens vendu à découvert le titre, ont été dans l’obligation de racheter le titre afin de couvrir les appels de marge. Si un fonds avait vendu à découvert le titre à 10$, et qu’il à dû couvrir sa position à 70$, il s’agit d’une perte nette de 60$ par titre, en plus des frais afférant à la marge à découvert. Source : Tradingview – 2019-auj., Cours de l’action GameStop Les fonds spéculatifs Citron, Melvin Capital et Citadel Securities ont été parmi les joueurs les plus impactés de ce short squeeze, orchestré par des investisseurs particuliers comme vous et moi. GameStop n’a pas été seul dans la mire de ces investisseurs se qualifiant de Robin des Bois. Des titres tels que Blackberry (BB :NYSE) et AMC Entertainment Holdings (AMC :NYSE) ont également bénéficié de cette attention particulière, envoyant le prix de leurs actions à des sommets locaux. Source : Tradingview – 2019-auj., Cours de l’action de BlackBerry et AMC Entertainment Holdings Toutefois ces derniers jours, deux autres titres ont reçu le même genre d’attention que les fameux "memes stocks" de janvier 2021. Il s’agit ici de Bed Bath & Beyond (BBBY :Nasdaq) et Carvana (CVNA :NYSE). Bed Bath & Beyond, fait cependant objet d’examen minutieux puisqu’une faillite potentielle pourrait être dans les cartes pour la compagnie. L’entreprise œuvrant dans la vente au détail d’articles de décorations, serviettes et literies peine à se remettre sur pieds et les liquidités manquent afin de remplir les tablettes et de rémunérer leurs employés. La semaine dernière, JPMorgan Morgan Chase (JPM :NYSE) a envoyé une notice de défaut à la compagnie sur l’un des prêts contractés auprès de la banque. Présentement, toutes les alternatives sont considérées, allant de la restructuration pour compagnie en détresse, jusqu’à la faillite tout simplement. Le détaillant présentait à ses états financiers du 3e trimestre 2022 des dettes totalisant 5.2 milliards de dollars américains, dont 2 milliards en dettes long terme et 1.4 milliard en crédit-bail. Source : Tradingview – Cours 1 an de l’action de Carvana et Bed Bath & Beyond, 30 janvier 2023 Dans le cas de Carvana, il s’agit d’un moment crucial dans l’approche de leur modèle d’affaires. Pour ceux et celles moins familiers avec le modèle de Carvana, il s’agit d’un distributeur et détaillant d’automobiles, 100% en ligne. Un acheteur peut consulter le catalogue en ligne en précisant ses critères tel la marque, modèle, année, couleur et prix. Une fois payé, soit par financement, par virement en ligne ou financé par tierce partie, le client peut récupérer son véhicule dans l’une des succursales ou encore la faire livrer directement chez soi. Il s’agissait d’un modèle d’affaires qui plaisait bien aux consommateurs, en pleine pandémie, éviter les endroits bondés de gens et limiter ses interactions apportaient leur pesant en or. Quel est le problème alors ? La compagnie reçoit d’innombrables poursuites judiciaires, plaintes et autres demandes de dédommagements. Les plaintes sont d’autant plus variées, allant de problèmes avec l’enregistrement des véhicules achetés, jusqu’à avoir vendu un véhicule volé. De nombreuses succursales ont même essuyé des interdictions de vendre des véhicules pour plusieurs mois suivants des plaintes de réclamation de montants indus. Vous aurez deviné que ce genre d’items ne font pas bonne figure sur des états financiers, d’autant plus que les ventes de véhicules ne génèrent pas d’énorme marge de profit. Les résultats du 3e trimestre de 2022 montrent une perte de 2.67$ par action, des ventes à la baisse de 6% comparativement à l’an dernier et une diminution de marge bénéficiaire brute de 5%. Le cours de l’action a perdu près de 95% de sa valeur depuis le début de 2021, mais a toutefois enregistré une croissance de 116% ce dernier mois, et atteint maintenant la barre des 10$ par action. Alors que le titre reprend de la vigueur, il s’agirait en réalité d’ordres d’achat sur le marché, venant enrailler les positions de certains investisseurs qui ont vendu à découvert le titre de Carvana. Puisque la faillite demeure dans les possibilités, celle-ci s’est prévalue d’une stratégie afin de repousser les potentiels acheteurs hostiles. Carvana a adopté un plan de poison pill, ou de dilution d’actions la semaine dernière. Cette stratégie se veut d'être défensive face à une industrie en difficultés. Il est à noter que Carvana possède de nombreuses pertes d’opérations reportables, qui peuvent rapidement devenir intéressantes pour un grand joueur de l’automobile afin de bénéficier de ces pertes et diminuer son propre revenu imposable. Quoiqu’il ne soit pas impossible pour un acquéreur potentiel de faire une offre d’achat, il en devient beaucoup plus compliqué que de mettre sur pieds une stratégie d’acquisition hostile sur Carvana.    Sources: https://www.thestreet.com/memestocks/gme/gamestop-stock-soars-on-its-2-year-short-squeeze-anniversary https://www.thestreet.com/memestocks/gme/the-link-between-citadel-and-gamestop-stock https://www.reuters.com/business/retail-consumer/bed-bath-beyond-receives-default-notice-jpmorgan-2023-01-26/ https://finance.yahoo.com/news/carvana-adopts-poison-pill-avoid-105720647.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le prix du mea culpa des pétrolières Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Quoique le pétrole soit encore une nécessité dans nos quotidiens, les différents paliers gouvernementaux tentent par de nombreux moyens de réduire cette dépendance. Des incitatifs monétaires, des crédits d’impôt, des subventions et des prêts à taux réduits sont offerts aux entrepreneurs qui font de l’énergie verte et renouvelable leur mission primaire. Nos voisins du sud, ayant adopté l’Inflation Reduction Act en août de 2022, prévoient déployer plusieurs milliards afin de soutenir investissements, emplois et innovations sur ce créneau. De notre côté de la frontière, les grands joueurs de l’industrie pétrolière réclament eux aussi des changements pouvant les aider à répondre aux besoins des Canadiens. La grogne de nos producteurs locaux découle d’ailleurs de l’adoption de cet Act aux États-Unis. Les investissements massifs prévus en sol américain deviennent un couteau à double tranchant. L’argument que le gouvernement américain n’effectuait pas de gros investissements face aux changements climatiques devenait récurrent pour le gouvernement canadien.  Il est devenu apparent récemment que le Canada sera laissé derrière si aucun support additionnel n’est apporté à l’industrie. Les dirigeants voient toutefois cette « inégalité » de support gouvernemental entre les deux pays comme une occasion de réclamer leur propre part afin de contribuer aux objectifs de carboneutralité. L’Alliance Nouvelles Voies, ou Pathways Alliance en anglais, regroupe les six plus grands producteurs pétroliers dérivés de sables bitumineux. Notamment, sur le TSX, Canadian Natural Resources (CNQ), Cenovus Energy (CVE), Suncor Energy (SU), MEG Energy (MEG), Imperial Oil Limited (IMO) et sur le NYSE, ConocoPhillips Canada (COP). L’alliance produit 95% du pétrole de sables bitumineux au Canada et a déjà fait savoir aux marchés leur désir de devenir carboneutre d’ici 2050. Ces avancements vers la carboneutralité se font notamment avec l’implantation de nouveaux systèmes et processus afin de capturer les émanations néfastes. La capture, utilisation et stockage du CO2 (ou CUSC) est un concept dont le Canada est bien familier et même un premier de file au monde. Les dirigeants notent toutefois que les investissements nécessaires afin de rendre ces activités possibles sont onéreux et demandent une expertise spécifique. Ce point est d’autant plus vrai lorsque les compagnies souhaitent effectuer une transition vers des combustibles plus faibles en carbone comme l’hydrogène et l’électricité. Source : Site de Pathways Alliance – Notre plan La bonne nouvelle dans ce plan est que des investissements dans la carboneutralité de nos pétrolières feront non seulement rouler l’économie canadienne, mais créeront des emplois de qualité et des projets de récupération pouvant être très rentables pour les corporations si l’efficience est au rendez-vous. D’ailleurs, un investissement convoité par l’Alliance est un centre de capture et stockage du carbone dans le nord de l’Alberta. Ce centre de capture pourrait voir le jour, au coût de 16.5 milliards de dollars canadiens. L’impasse dont le regroupement fait face aujourd’hui, est l’hésitation dont les paliers gouvernementaux font face sur ce genre d’initiatives. Dans un scénario où les investissements sont réalisés aux États-Unis, mais pas au Canada, les investisseurs auront beaucoup plus d’incitatifs à regarder de l’autre côté de la frontière afin de faire fructifier leurs placements. Peu importe le narratif derrière, les grandes corporations n’apporteront pas de changements si ces derniers n’ont pas la possibilité de dégager une marge de profit intéressante, par exemple, la revente de produits dérivés du CO2 pour les produits chimiques ou industriels. De l’autre côté, si les investisseurs ont la chance de soutenir l’économie locale, à travers des projets dignes des critères ESG, ils auront une propension beaucoup plus élevée de déployer leurs liquidités localement. Il s’agit d’une pression énorme à gérer pour le gouvernement, soit le juste milieu entre un budget économiquement réalisable, et l’atteinte de cibles environnementales. Le financement du projet cité plus tôt, devrait se faire à 66% par les fonds gouvernementaux, tandis que le 34% restant se financerait par les membres du groupe. Cette proportion s’apparente aux financements offerts dans les dernières années par les gouvernements européens et américains pour des projets similaires de décarbonisation. Le PDG de MEG Energy, Derek Evans milite activement pour le déploiement du financement public dans les initiatives vertes. Alors que la cible du Canada est de diminuer les émissions de 35 mégatonnes d’ici 2030 dans le milieu pétrolier, 22 de ces 35 mégatonnes pourraient être atteignables avec l’investissement majeur du centre de capture de CO2. Le gouvernement canadien a dévoilé au budget 2022 un montant de 15 milliards, le Fonds de Croissance du Canada, afin de financer les initiatives de capture de carbone. Les pétrolières veulent évidemment leur juste part de ce financement afin de les aider à progresser dans leurs projets, en plus des incitatifs fiscaux reliés à ce type de projets. La marche demeure haute afin d’équilibrer le niveau d’aide procuré entre les États-Unis et le Canada. Source : TradingView – Performance 5 ans des titres du Pathways Alliance Parmi les craintes de M. Evans se trouve la capacité et volonté du gouvernement d’investir, mais également de savoir si la capacité au niveau de la main-d’œuvre sera au rendez-vous afin de réaliser le projet. Le taux de chômage au Canada se tenait à 5% en décembre 2022, un des niveaux les plus bas enregistrés au pays. La note de la fin, quoiqu’un peu différente, appartient à Saturn Oil & Gas inc. (TSX-V) et son acquisition de Ridgeback Resources inc. pour un montant de 525 millions. Saturn ajoute ainsi à sa production quotidienne près de 30 000 équivalents de barils. La compagnie prévoit réduire son endettement dans les trois prochaines années et pourra à ce moment évaluer de potentiels ajouts à ses activités. Cet achat s’accompagne également d’investissements stratégiques de la part de GMT Capital Corp et Libra Advisors, deux joueurs de taille dans l’investissement du secteur pétrolier. L’acquisition prévoit être complétée au cours du 1er trimestre de 2023. Sources: https://www.bnnbloomberg.ca/canada-needs-clean-tech-subsidies-to-level-the-playing-field-meg-energy-ceo-1.1872932 https://www.reuters.com/business/energy/cenovus-energy-ceo-says-alberta-ottawa-must-turn-down-temp-talk-more-2023-01-23/ https://www.newswire.ca/news-releases/saturn-oil-amp-gas-inc-announces-acquisition-of-ridgeback-resources-inc-expanding-production-to-approximately-30-000-boe-d-and-bought-deal-financing-including-strategic-lead-orders-from-gmt-capital-corp-and-libra-advisors-llc-844289168.html https://www.budget.canada.ca/fes-eea/2022/doc/gf-fc-fr.pdf L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le guide des meilleurs indicateurs techniques Quels sont les indicateurs techniques et comment peuvent-ils aider à l'analyse des actions? Les indicateurs techniques sont des outils utilisés par les traders en bourse pour analyser la performance des actions dans le temps. Les indicateurs techniques sont utilisés pour analyser le prix et le volume des actions négociées. En utilisant les indicateurs techniques, les traders peuvent mieux comprendre les tendances du marché et prendre des décisions plus éclairées lors de leurs transactions. Les indicateurs techniques peuvent être utilisés pour identifier les points d'entrée et de sortie potentiels, ainsi que pour déterminer la tendance générale d'une action. En comprenant le fonctionnement de ces indicateurs boursiers, les traders peuvent prendre l'avantage dans leurs stratégies de trading et augmenter leurs chances de réaliser des transactions rentables. Ils peuvent fournir des informations précieuses sur la direction et mouvements de prix d'une action et ainsi aider les traders à prendre des décisions plus éclairées sur le moment d'acheter et de vendre. Les indicateurs techniques peuvent être utilisés pour identifier les tendances boursières, mesurer le momentum et déterminer les niveaux de soutien et de résistance des actions. En combinant des indicateurs techniques avec l'analyse fondamentale, les traders peuvent mieux comprendre les performances d'une action afin d'augmenter leur taux de réussite et réaliser des investissements plus rentables. Les 5 principaux indicateurs techniques pour analyser l'évolution des actions L'analyse des actions peut être une tâche ardue pour certains investisseurs, en particulier ceux qui sont novices sur le marché boursier. Les indicateurs techniques sont essentiels pour tout négociant qui souhaite prendre de meilleures décisions. Ils fournissent des informations précieuses sur le marché et aident les traders à identifier les opportunités potentielles. Les indicateurs techniques fournissent des informations précieuses sur la performance des actions et peuvent aider les investisseurs à prendre des décisions éclairées concernant leurs positions. Il existe de nombreux types d'indicateurs techniques, mais il y en a cinq de base que tout négociant devrait connaître. Dans cet article, nous allons aborder les cinq principaux indicateurs techniques utilisés fréquemment par les négociants. Il s'agit de l'analyse des tendances, des niveaux de support et de résistance, des moyennes mobiles, de l'indice de force relative (RSI) et de l'analyse des volumes. Nous expliquerons le fonctionnement de chaque indicateur et la manière dont il peut être utilisé pour mieux comprendre la performance des actions. Comment utiliser les indicateurs techniques pour prendre de meilleures décisions d'investissement Pour commencer, l'analyse des tendances fait référence à l'étude des mouvements des cours des actions afin de déterminer si les prix suivent une tendance à la hausse ou à la baisse. Comme le marché est en constante évolution, l'analyse des tendances doit aussi tenir compte des événements récents du marché, tels que l'annonce des bénéfices, les recommandations des analystes, l'approbation de nouveaux brevets, les changements dans les postes de direction des grandes entreprises, les offres de fusion et d'acquisition, etc. Il y a 3 principales tendances à prendre en considération. Une tendance à la hausse est une période soutenue de hausse des prix. Une tendance à la baisse est une période prolongée de chute des prix d'un titre ou d'un marché dans son ensemble. Et la troisième, une tendance latérale. Cette dernière représente une période relativement stable lorsque les cours fluctuent dans une fourchette souvent désignée comme étant un corridor.Ensuite, les niveaux de soutien et de résistance sont créés en analysant le prix actuel d'un titre. Cela se peut généralement se faire en traçant des lignes sur le graphique ou par le biais d'une moyenne mobile. Le niveau de soutien est le prix moyen inférieur d'un titre sur un certain nombre de jours, de semaines, de mois ou d'années. Son opposé est le niveau de résistance qui est identifié par les prix supérieurs au cours des jours, semaines, mois ou années précédents. Les niveaux de soutien et de résistance sont utilisés pour identifier les points d'entrée sur le marché pour les investisseurs qui souhaitent négocier des actions dans l'une ou l'autre direction lors de tendances à la hausse ou à la baisse. En général, les niveaux de soutien surviennent lorsque les acheteurs ont accepté de payer plus pour un titre que les vendeurs, ce qui confirme que les prix sont en hausse. Les niveaux de résistance quant à eux, sont identifiés là où les vendeurs ont accepté de vendre à un meilleur prix que les acheteurs, ce qui indique que les prix peuvent être en baisse. Lorsque les prix s'éloignent trop des niveaux de soutien ou de résistance, ceux-ci sont invalidés et de nouveaux niveaux de soutien ou de résistance sont tracés à leur place. Le support et la résistance sont des termes utilisés dans l'analyse technique pour aider les traders à comprendre le comportement du prix d'un titre. Le support et la résistance sont des plages de négociation qui peuvent être identifiées en observant les prix du marché lorsqu'ils se situent dans une plage définie formant une fourchette de négociation dans laquelle les prix ont tendance à évoluer pendant un certain temps. Les traders identifiant les niveaux de support et résistance et anticipant la distance des prix peuvent donc entrer ou sortir d’une position avant que le cours du titre ne rebondisse à l'intérieur de ses limites. Ou encore, les niveaux de soutien et de résistance sont utilisés par les traders qui peuvent être longs ou « shorts »  sur une action particulière pour prédire quand les forces du marché vont s'inverser.Voyons maintenant comment utiliser les moyennes mobiles comme outil d'analyse technique sur le marché boursier. Tout d'abord, qu'est-ce qu'une moyenne mobile et comment l'interpréter ? Une moyenne mobile est une technique utilisée pour lisser les données de prix en calculant le prix moyen à un certain nombre de périodes dans le passé. Une moyenne mobile simple est calculée en additionnant les n valeurs précédentes et en divisant ce montant par le n de temps visé. Par exemple, si vous voulez calculer le prix moyen de XYZ inc. sur les 5 derniers jours, considérez que les actions de XYZ inc. ont clôturé à 18 $, 17 $, 16 $, 17 $, 19 $ sur une période de 5 jours. La moyenne mobile simple des actions de XYZ serait égale à 18$ + 17$ + 16$ + 17$ + 19$ divisé par 5, soit 17,40$. Vous comprenez maintenant qu'une moyenne mobile est calculée en faisant la moyenne du prix de clôture sur un certain nombre de périodes dans le passé. La moyenne mobile simple (SMA) calcule une valeur moyenne sur la base des cours de clôture d'un nombre déterminé de jours, sans aucune pondération. Il est également possible d'utiliser la moyenne mobile exponentielle (EMA) qui calcule une moyenne pondérée de manière exponentielle en utilisant des décalages ou des pondérations qui sont appliqués à chaque valeur précédente. Les traders utilisent les moyennes mobiles pour tracer la trajectoire à long terme d'une action, tout en ignorant le bruit des mouvements de prix au jour le jour. Cela permet aux traders de comparer les tendances à moyen et long terme sur un horizon temporel plus large.Passons à présent à l'indice de force relative (RSI). Le RSI est un indicateur technique qui mesure le momentum. C'est l'un des indicateurs techniques très populaires et il peut être utilisé sur de nombreux marchés différents. L'indice de force relative (RSI) est un outil analytique utilisé pour évaluer la vitesse à laquelle les investisseurs et les traders font monter ou descendre le prix d'un certain titre. Il donne une indication de cette activité en reportant le résultat sur une échelle de 0 à 100. Des lectures inférieures à 30 indiquent généralement que le titre est survendu, tandis que des lectures supérieures à 70 indiquent qu'il est suracheté. Les traders placent souvent ce graphique sous le graphique des cours du titre, afin de pouvoir comparer sa dynamique récente avec son cours. Si vous êtes novice dans l'utilisation des indicateurs techniques, il est préférable de les utiliser dans le cadre de votre processus de recherche plutôt que pour prendre des décisions de trading. Vous devez avoir une idée de la façon dont un actif évolue et réagir en conséquence. Pour ce faire, vous surveillerez les changements évidents de prix ou de volume. Une fois que vous avez identifié les performances passées de l'actif, il est temps de commencer à rechercher les modèles communs qui peuvent vous aider à prédire les rendements futurs. Dans le même temps, gardez à l'esprit qu'aucun indicateur n'est parfait et que tous les indicateurs doivent être utilisés avec prudence lorsque vous prenez des décisions de trading. Idéalement, le négociant va habituellement combiner plus d’un indicateur pour confirmer son évaluation.Nous allons maintenant expliquer comment fonctionne l'analyse des volumes et comment elle peut être utilisée pour mieux comprendre la performance des actions. Le volume de transactions est une mesure de la quantité de transactions effectuées sur un actif financier donné au cours d'une période donnée. Pour les actions, le volume est mesuré en nombre d'actions échangées. Pour les contrats à terme et les options, le volume est basé sur le nombre de contrats qui ont changé de mains. Les traders se basent sur le volume pour déterminer la liquidité et combinent les changements de volume avec les indicateurs techniques pour prendre des décisions de trading. Le volume peut être utilisé pour déterminer l'activité potentielle du marché sur les actions d'une société. L'examen des modèles de volume au fil du temps peut aider à avoir une idée de la force de conviction derrière les avancées et les reculs de certaines actions et cette information peut aider les investisseurs à prendre des décisions d'investissement. En conclusion - Utiliser la bonne combinaison d'indicateurs techniques Les indicateurs techniques sont des outils essentiels pour les traders en bourse, car ils permettent d'identifier les tendances et aide à prédire la direction du marché ou d'un titre en particulier. En combinant différents indicateurs techniques, les traders peuvent acquérir une meilleure compréhension du marché et prendre des décisions de trading plus éclairées. En conclusion, il est important d'utiliser la bonne combinaison d'indicateurs techniques afin de maximiser les profits tout en minimisant les risques. Avec une analyse et une pratique minutieuse, les traders peuvent trouver la meilleure combinaison d'indicateurs techniques qui mènera à des transactions réussies. https://youtu.be/30euY38O-4c ### Des hauts et des bas, sans discrimination Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada L’année vient à peine de débuter que les mêmes vieilles discussions reprennent sur notre économie. Cette semaine, le secteur immobilier revenait en force dans la mire des analystes et économistes. D’autres baisses au niveau du volume de vente et du prix de celles-ci sont attendues, donnant raison aux augmentations du taux directeur de la Banque du Canada. De l’autre côté du spectre, les cryptomonnaies reprennent vie, après une année plutôt tranchante pour de nombreux joueurs. Encore en ce début d’année, les analystes prévoient une diminution des prix et des volumes au niveau des transactions immobilières, un effet direct des hausses de taux de 2022. Les ventes, compilées par l’Association Canadienne de l’Immobilier, ont diminué de 39.1% depuis l’an dernier en décembre 2022. Les prix observés ont également connu une grande diminution dans les grands centres, soit 12%, ou 626 318$ plus bas que l’an dernier à pareille date. Quoiqu’uniquement indicatif, le cours du titre de Vanguard, le Vanguard Real Estate Index Fund (VNQ :NYSE) a connu une décroissance depuis le début de 2022. Ce FNB qui tente de répliquer la performance du marché de l’immobilier américain, fait écho de ce qui est observé sur le marché. Il est à se rappeler que la performance du FNB est souvent en retard par rapport aux transactions réelles comptabilisées du marché. Le regain récent du cours de l’action est attribué à la vague d’achat du 3e trimestre de 2022, ou de nombreux nouveaux acheteurs se sont enfin portés acquéreurs d’une propriété. Ces derniers ont été longuement assis sur les lignes de côtés avant de pouvoir faire leur entrée. Alors que les taux augmentaient, les liquidités ayant été mises de côté ont finalement pu être déployées sur le marché. Source : Tradingview – cours de VNQ :NYSE de 2020-01 à 2023-01 L’accalmie des derniers mois sur le marché immobilier a permis aux paliers règlementaires de ramener en vogue des tests de qualifications hypothécaires plus stricts pour les acheteurs. Il est d’autant plus d’actualités que de faire ce type de révision alors que le BoC s’apprêterait à augmenter les taux d’un autre quart de pourcentage ce 25 janvier. Le Bureau du surintendant des institutions financières (le BSIF) analyse présentement plusieurs scénarios dans lesquels les nouveaux acheteurs seraient soumis à une batterie de tests financière. Ces tests ciblent les ratios de prêt-sur-revenus, dette-sur-revenus et couverture du service de la dette, soit la capacité d’un ménage ou individu à remplir leurs obligations face à leur niveau de dette. Évidemment, tous ces ratios se voient plus difficiles à atteindre avec la hausse des taux. À titre indicatif, l’un des tests afin de se qualifier, est de prendre le taux auquel le ménage se qualifie pour une hypothèque non assurée, et d’y ajouter 2 points de pourcentage. De nouvelles mesures sont considérées alors que les taux de défaut au Canada augmentent et font craindre le pire. La semaine dernière, la Banque de la Nouvelle-Écosse (BNS :TSX) annonçait qu’environ 20 000 clients pourraient être en défaut de paiement prochainement. Quoiqu’il s’agisse de 2.50% des clients des prêts hypothécaires de la banque, il est facile d’imaginer que les autres grandes banques canadiennes sont dans une situation similaire. De l’autre côté maintenant, les cryptos sont en haussent! 2022 a été une année sans aucune pitié pour les cryptomonnaies et ses diverses plateformes. La chute de Terra Luna a entraîné plusieurs entités avec elle dans sa chute.  Celsius Network, Voyager, BlockFi, 3AC et le dernier d’importance, FTX. Le bear market que le marché a connu ces derniers mois, voire cette dernière année, plane toujours sur le sentiment général. Toutefois, la semaine dernière, une flamme s’est ravivée. La performance du Bitcoin ($BTC) affiche une augmentation de 26% dans les derniers 30 jours, alors que son compétiteur, l’Ether ($ETH), affiche près de 34%, en date de ce lundi 16 janvier. L’enthousiasme des derniers jours vient en partie des chiffres encourageants de l’emploi aux États-Unis. Malgré une économie fragilisée par les taux d’intérêt et l’inflation, chaque bonne nouvelle se voit projetée rapidement sur les marchés. Dans le même ordre d’idées, il devient apparent que plusieurs grands joueurs du marché, notamment les banques, travaillent sur leur propre version de paiement et financement dans l’industrie de la crypto. Alors que Amazon (AMZN :Nasdaq) via son service AWS, annonçait la semaine dernière son partenariat avec la chaîne de blocs Avalanche ($AVAX), envoyait le prix de sa crypto native à la hausse. Un maigre 38% a été enregistré en 7 jours suite à cette nouvelle. Toutefois, les sociétés d’ici prônent pour plus d’encadrement de la nouvelle catégorie d’actifs. Paul Brody, directeur mondial de l’innovation blockchain de chez Ernst & Young, pointe entre autres les lacunes législatives, qui ont laissé entre autres des situations comme FTX, une multinationale énorme, avoir un trou béant de plus de 8 milliards dans son bilan financier.   Le point de M. Brody n’est pas d’instaurer un encadrement rigide et contrôlé par l’état, puisque c’est entre autres un des éléments que la sphère cryptographique souhaite éviter. Il s’agirait plutôt de revamper le cadre règlementaire et de l’intégration de cette nouvelle infrastructure aux systèmes actuels. Malgré la dégringolade fulgurante des marchés des cryptomonnaies, il semblerait que ces derniers ne disparaitront pas de sitôt. La résilience dont cette nouvelle catégorie d’actif et sa corrélation parfois négative avec les marchés boursiers traditionnels peuvent faire bénéficier les investisseurs d’une certaine diversification. Alors que l’immobilier se présente comme une diversification évidente dans un portefeuille, il est possible que cette catégorie voie un nouveau compétiteur.  La seule différence est que l’un est beaucoup moins tangible que l’autre. Sources: https://financialpost.com/real-estate/mortgages/osfi-mortgage-stress-test-public-input https://www.bnnbloomberg.ca/crea-predicts-2023-home-sales-to-edge-down-0-5-from-2022-mark-1.1870720 https://www.lesaffaires.com/techno/internet/crypto-le-manque-de-reglementations-pertinentes-decourage-les-acteurs-institutionnels-/638667 https://blockworks.co/news/ava-labs-partnership-with-amazon-cloud-triggers-avax-rally https://financialpost.com/real-estate/mortgages/mortgage-defaults-foreclosures-rising L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Un vigoureux marché canadien en ce début d’année Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Cette semaine marque le retour au travail pour plusieurs et il est devenu apparent que certains n’aient pas chômé dernièrement. Une volée d’annonces, des plus diversifiées, ont atterri sur le marché. Privatisation, acquisitions, prises de position stratégique, bref les gens d’affaires étaient au rendez-vous. Encore plus intéressant, ces nouvelles concernent majoritairement le marché canadien, phénomène plutôt rare dans les derniers mois. Nuvei Corp (NVEI:TSX) a annoncé ce lundi son intention d’acquérir Paya Holdings (PAYA.O :Nasdaq) pour la modique somme de 1.30 milliard américain. Le prix payé par action serait de 9.75$, soit une prime de 25% sur le prix de clôture de vendredi le 6 janvier 2023. Le cours du titre a bondi à 9.69$ immédiatement après l’ouverture des marchés suivant la nouvelle. Nuvei et Paya ont tous les deux ont été listés en 2020 sur les marchés, et l’intégration des activités de Paya vient solidifier le créneau de l’infrastructure des paiements de Nuvei. La société montréalaise paiera cette acquisition à l’aide de liquidités excédentaires ainsi que d’une dette à terme. Les sociétés partenaires de Nuvei, comme Bumble, New Balance, Draft Kings, Riot Games et Westjet bénéficieront de l’expertise de Paya, qui possède une empreinte beaucoup plus importante aux États-Unis. Le nombre de joueurs dans l’industrie des paiements globaux a connu une énorme croissance dans les dernières années. De nombreux joueurs ont également été acquis par les grands joueurs tels que Mastercard (MA :NYSE) et Visa (V :NYSE), comme Arcus, Dynamic Yield, Tink ou Currencycloud. D’autant plus que certaines entités, malgré la baisse drastique de sa popularité, se concentrent sur les paiements basés sur les blockchains. Une autre entité de chez nous a profité du retour des vacances afin d’annoncer une prise de position stratégique. Cette fois-ci, il s’agit de TMX Group Limited (X :TSX), qui prévoit accélérer la croissance d’une de leur filiale, TMX Datalinx, avec l’acquisition d’une part de 21% de la firme VettaFi Holdings. VettaFi œuvre dans l’éducation des conseillers financiers, gestionnaire de fonds et investisseurs institutionnels, via la technologie. La firme de Toronto œuvrant dans la gestion multi-actifs, du marché des produits financiers dérivés, du revenu fixe et de l’énergie, se dote aujourd’hui d’une participation stratégique dans un milieu qui leur permettra d’améliorer le créneau du data qu’ils offrent à leur clientèle. L’expertise de VettaFi en analyse de FNB viendra complémenter l’offre existante, en plus d’aiguiser la distribution de ces véhicules auprès d’investisseurs. Et maintenant, la pièce de résistance. Canaccord Genuity Group, ticker CF sur le TSX, a annoncé ce lundi que le management désirait privatiser la compagnie. Cette nouvelle survient alors que le cours de l’action de la firme de services financiers peine à se remettre des multiples chocs des dernières années. La nouvelle, encore fraîche, pointerait vers un prix d’achat global de 1,13 milliard de dollars canadiens, soit un prix de 11.25$ par action. Cette offre présente une prime de 30% sur le prix d’ouverture du cours de lundi de 8.61$. Évidemment, seuls les investisseurs les plus rapides et informés ont été en mesure de profiter de cette opportunité rapide de faire des gains sur cet évènement. Toutefois, cette offre mérite que l’on prenne quelques pas de recul. La compagnie canadienne, fondée en 1950 s’est longtemps construit une réputation avec la gestion de patrimoine et les marchés de capitaux. Ces créneaux, toujours d’importance aujourd’hui, ont pris de l’expansion avec les années, avec des bureaux au Canada, à Singapour, à Hong Kong, Beijing, aux États-Unis et London en Angleterre parmi plusieurs autres. Selon certains analystes, le prix de l’action était un vecteur majeur parmi les motivations du management afin de déposer cette offre. Le cours de 8.61$ devenait un prix attrayant, considérant que le management et la suite d’exécutif sénior possèdent 21% des actions en circulation, et qu’une prime d’acquisition, voire de contrôle, est de mise. En reculant aussi loin que 2007, pinacle du cours sur les marchés publics, une chute vertigineuse attendait le titre. De son sommet de 23.20$ en avril 2007, décembre 2008 marquait un premier test de résistance en termes de sol (ou bottom en anglais). Ce seuil, se trouvant à 4.00$ l’action, représentait une baisse de 82.7%. Le problème cependant, est que la firme peine à se remettre de la chute. La moyenne mobile 30 jours des 3 dernières années présente un minimum de 5.59$, alors que le maximum est trouvé aujourd’hui à 11$, après l’annonce du management. En comparant la performance des 3 dernières années de certains titres dans le même secteur que Canaccord, ce dernier ne se démarque pas particulièrement. Alaris Equity (AD :TSX) et Fiera Capital (FSZ :TSX) ont connu des années plutôt difficiles. Senvest Capital (SEC :TSX) a connu quant à elle une bonne progression. Il est à retenir dans le graphique ci-dessous que la surperformance de Canaccord récemment vient de l’annonce de la privatisation de la firme. Face à cette faible performance, le management pourrait en effet tirer avantage de la privatisation. La privatisation permet entre autres à la direction de se concentrer uniquement sur les activités de la compagnie, sans se soucier des distractions entourant le cours de l’action et des commentaires des analystes financiers. Nos firmes canadiennes sont bien en mouvements en ce début d’année. Malgré un marché à tendance baissière et une récession qui semble « quasi assurée » en 2023, certains n’hésitent pas à écrire de généreux chèques. Comme la philosophie générale du marché le veut, « Buy low, sell high », peut prendre tout son sens si les investisseurs sont prêts à prendre des risques alors que les autres préfèrent rester sur les lignes de côtés. Sources: https://www.bnnbloomberg.ca/canaccord-managers-try-to-take-firm-private-after-stock-drop-1.1867572 https://www.canaccordgenuity.com/fr/relations-investisseurs/ https://www.reuters.com/markets/deals/canadas-nuvei-buy-us-payments-firm-paya-13-bln-deal-2023-01-09/ https://www.prnewswire.com/news-releases/tmx-group-announces-strategic-investment-in-vettafi-301716624.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment se préparer à un krach boursier ? Qu'est-ce qu'un krach boursier ? Un krach boursier est une chute soudaine et importante du cours des actions. Cela se produit généralement lorsque les investisseurs deviennent craintifs et vendent leurs actions, provoquant une chute des prix. Ce type d'événement peut avoir de graves conséquences tant pour les investisseurs individuels que pour l'économie dans son ensemble. Dans cet article, nous discuterons des causes des krachs boursiers, de la manière de les éviter et des stratégies que les investisseurs peuvent utiliser pour se protéger en cas de krach boursier. Pourquoi les marchés boursiers s'effondrent-ils aux États-Unis ? Le récent krach boursier aux États-Unis a suscité l'inquiétude de nombreux investisseurs. La principale raison de l'accident est due à une combinaison de facteurs, notamment la pandémie de coronavirus, l'incertitude économique et l'instabilité politique. La pandémie a entraîné la fermeture d'entreprises et la perte de leur emploi, ce qui a entraîné une baisse des dépenses de consommation et une baisse de la confiance des investisseurs. L'incertitude économique fait également hésiter les investisseurs lorsqu'il s'agit d'investir de l'argent dans des actions, car ils ne savent pas combien de temps il faudra pour que l'économie se redresse. L'instabilité politique a également joué un rôle avec la guerre commerciale du président Trump avec la Chine, qui a entraîné une augmentation des tarifs sur les produits chinois, ce qui a eu un impact sur les marchés mondiaux. Ensuite, les hausses consécutives des taux d’intérêt en 2022 pour freiner l’inflation ont grandement affecté les marchés boursiers. Conséquemment, le S&P 500 était en baisse de 19,44 % pour 2022. Le Dow Jones Industrial Average a baissé de 8,78 % pour 2022. Le S&P MidCap 400 a chuté de 14,48 % pour 2022. Finalelement, le S&P SmallCap 600 était aussi en baisse, avec un rendement de -17,42 % en 2022. Comprendre les effets d'un krach boursier Comme vous le savez, un krach boursier est une baisse soudaine et brutale du marché boursier qui entraîne une baisse importante des cours des actions. Elle peut entraîner de lourdes pertes pour les investisseurs et avoir des effets à long terme sur l'économie. Lorsqu'un krach boursier se produit, il est souvent dû à un événement imprévu ou à un choc économique qui fait paniquer les investisseurs et vend leurs actions. Cette vente soudaine fait chuter les prix et peut conduire à une crise financière. Les effets d'un krach boursier peuvent également être ressentis par les particuliers, les entreprises et d'autres organisations. Il est important que les investisseurs comprennent les risques potentiels associés à l'investissement en bourse afin qu'ils puissent prendre des décisions éclairées concernant leurs investissements. En comprenant comment un krach boursier affecte différents secteurs de l'économie, les investisseurs peuvent être mieux préparés à tout ralentissement potentiel à l'avenir. Que pouvez-vous faire pour vous préparer à un krach boursier ? Le marché boursier est un endroit volatil et peut s'effondrer de façon inattendue. Cependant, il y a certaines choses que vous pouvez faire pour vous préparer à un tel événement. En comprenant les risques liés à l'investissement et en ayant un plan en place, vous pouvez réduire l'impact d'un krach boursier sur vos finances. Il est important de diversifier vos placements, de vous tenir au courant de l'actualité et de maintenir un fonds d'urgence qui vous aidera à rester à flot pendant les périodes difficiles. De plus, il est également important d'avoir une vision et une stratégie à long terme qui vous aidera à vous remettre de toute perte subie lors d'un krach boursier. Dans les stratégies à considérer, outre la diversification, nous pourrions entre autres nommer l’utilisation des options d’achat et de vente pour protéger vos positions d’actions. Lorsque vous investissez dans des actions, la gestion du risque est un élément important de la stratégie. La diversification est un moyen de réduire les risques, mais les investisseurs peuvent également utiliser les options d'achat et de vente comme forme de protection. Les options d'achat et de vente offrent aux investisseurs la possibilité de limiter leurs pertes ou même de réaliser des bénéfices sur un marché en baisse. En comprenant le fonctionnement des options d'achat et de vente, les investisseurs peuvent réduire le risque associé autant à l'achat qu'à la vente à découvert d'actions. Une autre façon que vous aurez, de toute évidence, devinée pour traverser un ralentissement économique majeur entraînant un inévitable krach boursier serait également de commencer à économiser autant que possible plus d’argent. Avec la volatilité du marché boursier, il est important d'avoir un plan en place lorsque l'inévitable krach boursier se produit. Cela pourrait signifier créer un fonds d'urgence, mettre de côté de l'argent supplémentaire chaque mois ou investir une plus grande portion de votre portefeuille dans des investissements à faible risque qui peuvent fournir des rendements même pendant un marché baissier. En prenant des mesures proactives dès maintenant, vous pourrez peut-être affronter toute tempête qui se présente à vous et en sortir avec vos finances intactes. Sachez qu’il existe également des fonds négociés en bourse (FNB ou ETF en anglais) qui ne sont pas corrélés avec les fluctuations du marché boursier américain. Les fonds négociés en bourse offrent aux investisseurs un moyen de diversifier leur portefeuille et potentiellement de réduire les risques. Alors que de nombreux ETF sont liés au marché boursier américain ou canadien, il existe également des ETF qui ne sont pas en corrélation avec la volatilité du marché boursier américain. Les investisseurs doivent prendre en considération les risques associés à ces ETF et évaluer leurs opportunités d'investissement potentielles avant d'investir. À titre d’exemple, nous pourrions commencer par l’ETF basé sur l’or, soit le Gold ETF (GLD). Il y a également des ETF sur les Titres du Trésor protégés contre l'inflation comme le iShares TIPS ETF (TIP) ou le Vanguard Inflation Protected Securities Fund (VIPSX). Sans oublier les REITs de l’immobilier comme le Dow Jones US Real Estate Index Fund (IYR) pour ne nommer que ceux-là. Avec ces idées à l'esprit, vous serez davantage outillé pour passer au travers du marché tumultueux que nous vivons actuellement et mieux préparé à faire face au prochain krach boursier. https://youtu.be/xs3pTCbfkSU ### La réussite à la bourse : Pourquoi une formation est essentielle? Introduction : Ce que vous gagnez en apprenant à trader et ce que vous perdez en ne le faisant pas Ce que vous gagnez en apprenant à trader et ce que vous risquez de perdre en ne le faisant pas : Apprendre à trader est un excellent moyen pour un individu de réussir en bourse et gagner de l'argent. Grâce à l’enseignement des marchés boursiers, c'est une compétence qui peut être apprise. Il est possible d’apprendre les bases du trading sans prendre beaucoup de temps ou trop d'efforts. Tout dépend évidemment du niveau de compétence que vous voulez atteindre. Pour devenir un négociant aguerri et gagner sa vie à la bourse, il faudra nécessairement consacrer davantage de temps pour apprendre et surtout de pratique et suivre des formations plus avancées dans des maisons d’enseignement spécialisées. Investir en vous-même par le biais de la formation au trading est une décision intelligente! La formation en trading est importante et peut vous donner une longueur d'avance et vous permettre de battre les marchés. La formation en trading peut vous aider à maîtriser vos compétences et à prendre des décisions plus éclairées. Les informations sont souvent disponibles en ligne, et il existe de nombreuses ressources parmi lesquelles choisir. Le but de cet article est de fournir un aperçu complet de ce qu'est la formation au trading et pourquoi elle est importante pour les traders. Les avantages de l'investissement dans la formation au trading Voici quelques-uns des avantages d'apprendre à trader et certains des inconvénients de ne pas le faire. Avantages : - Vous pouvez gagner de l'argent pendant que vous dormez; - Vous avez plus de contrôle sur votre argent que si vous travailliez dans un bureau; - Vous pouvez maximiser votre potentiel de gain grâce à la formation en trading; - Vous éviterez les erreurs courantes des traders débutants; - Vous avez plus de temps, car vous n'avez pas besoin de vous déplacer ou d'aller au travail tous les jours; - Il n'y a pas de patrons ou de délais, juste des objectifs que vous vous fixez. Désavantages : - Le trading comporte des risques et il y a toujours une chance que quelqu'un perde ses investissements, surtout pour une personne qui n’a aucune expérience et formation adéquate; - L'achat d'actions d'une entreprise n'est pas une garantie qu'elles deviendront rentables, mieux vaut connaître des méthodes de trading pour contrôler son risque et protéger son capital. Importance de l'enseignement du trading L'éducation est cruciale pour le succès de tout investisseur. Que vous soyez un trader débutant ou expérimenté, la formation en trading vous aidera à améliorer vos compétences et vos connaissances. De nombreuses ressources d'apprentissage sont disponibles en ligne et qui peuvent offrir des informations de base sur le trading. L'éducation au trading est indispensable à tout trader sérieux. L'éducation constitue la clé du succès. Il est impératif que les traders connaissent tous les aspects du trading. Comprendre l'analyse du marché, les types de transactions et les outils techniques n'est que la pointe de l'iceberg. Il est important de comprendre comment gérer les risques de manière appropriée et réagir en conséquence aux conditions du marché. La formation en trading pour apprendre à réussir en bourse pourra vous aider à éviter les erreurs courantes. Le marché boursier est volatil et imprévisible. Avec la bonne éducation, vous pouvez apprendre à investir judicieusement. Les traders ayant un niveau élevé de connaissances financières et de méthodes de trading sont capables de prendre des décisions plus conformes à leurs objectifs et à leur tolérance au risque. Investir sans plan d’action peut être un processus coûteux et douloureux semé d'embûches. L'éducation et l'autoréflexion sur votre propre style de trading peuvent vous aider à ne pas commettre d’erreurs coûteuses lorsque vous faites vos premiers pas sur les marchés financiers. Conclusion : L’apprentissage des marchés financiers est essentiel si vous souhaitez réussir en bourse L'apprentissage est un élément essentiel pour réussir en bourse. L'éducation au trading est donc indispensable à tout trader sérieux. L'une des choses dont vous devez vous souvenir est que le succès sur les marchés financiers commence par l'éducation. ### L'or plutôt terne d'aujourd'hui Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Depuis la nuit des temps, l’or a été perçu comme une valeur refuge dans les marchés financiers. Malgré que le prix de l’once lui-même peut varier, bien peu d’individus refuseraient un lingot d’or une fois en main. La récente performance du précieux minerai en laisse cependant plusieurs sans réponse. La soi-disant valeur refuge ne semble pas performer aussi bien que véhiculée couramment. Alors que les attentes étaient élevées, l’or était loin d’étinceler dans les portefeuilles. En reculant loin dans l’histoire, l’or a toujours été hautement valorisé. Par la monarchie, les paysans, les troqueurs, les bandits, bref, les opinions étaient plutôt unanimes sur le sujet. Les métaux précieux ont rapidement été la proie de cette gourmandise de richesse puisque ces derniers n’ont aucune date de péremption et leur usage était multiple. L’effort requis afin de retirer le minerai de la terre, jusqu’à la transformation en monnaie ou bijoux requérait (et requiert toujours) du temps et de l’acharnement. Il est donc normal qu’après des centenaires, l’or demeure un actif de choix pour les investisseurs afin d’échapper la volatilité parfois extrême des marchés. Ces derniers ont peut-être eu de mauvaises surprises lors des deux dernières années. En regardant la reprise des marchés financiers à la fin mars 2020, l’or a bondi rapidement, atteignant un sommet de 2035$/oz. Le cours a toutefois diminué graduellement, alors que l’indice S&P 500 continuait son ascension. Depuis avril 2022, le S&P et le prix de l’or, tombent en harmonie, alors que plusieurs misaient sur la valeur de l’or afin d’essuyer la volatilité des marchés. La relation entre la force des marchés financiers et le prix de l’or se veulent inversement reliés. Source : Tradingview, Cours du S&P 500 et de l’or – 5 ans Alors quelles sont les causes récentes de cette performance terne de notre actif refuge? Plusieurs items entrent en ligne de compte. La mesure M2, soit la masse monétaire aux États-Unis, incluant l’argent en circulation, les chèques, dépôts, etc., a connu une poussée fulgurante entre mars 2020 et août 2020. Cette croissance a bénéficié grandement le cours de l’or, noté par son sommet début août 2020. Les liquidités coulaient à flots dans le marché et il devenait plus facile d’investir dans le métal précieux. Les taux d’intérêt ont également connu une hausse drastique au cours de la dernière année, la devise américaine s’est appréciée et la volatilité s’est installée. Comme l’or n’est pas relié à une seule entreprise et ses résultats financiers, les effets ici sont d’ordre macroéconomique, et de multiples sources. Alors que le prix de l’or s’est apprécié historiquement suite à une hausse de taux, il s’agit de l’inverse au niveau du dollar américain. Son appréciation fait diminuer le prix des commodités, incluant l’or. La volatilité des marchés a quant à elle poussé plusieurs joueurs à se réfugier vers des actifs moins volatiles, soient les obligations et les métaux précieux. L’interrelation de ces facteurs contribue à la performance mitigée de l’or dans un portefeuille lorsqu’il est détenu à titre de protection inflationniste. De l’autre côté du spectre, et découlant d’un long débat ces dernières années, nous y retrouvons le Bitcoin. Le Bitcoin, étant un actif digital, ayant un algorithme précis pour la création de nouveaux blocs sur la chaîne, voit également son offre totale, limitée de par ce même algorithme. 21 millions de Bitcoins seront produits, ni plus ni moins. Les grands maximalistes de la cryptomonnaie ont longtemps pointé vers la protection contre l’inflation que le Bitcoin pouvait offrir, de par son offre stable et programmée, en plus d’un cours complètement indépendant des politiques monétaires et fiscales de nos gouvernements. Mark Cuban, une figure de richesse bien connue prônant les cryptomonnaies, y est même allé de propos plutôt sévères contre ceux qui détiennent de l’or au lieu de Bitcoin, les qualifiants de « stupides ». Un de ses arguments est que les investisseurs voient l’or comme une réserve de valeur, mais ne détiennent pas physiquement l’actif sous-jacent. Ils détiennent un produit financier, sans bien physique, dont son prix est basé sur la rareté, l’offre et la demande du minerai. L’or sert donc de valeur réserve, tout comme le Bitcoin l’est au niveau digital. Source : Tradingview, Cours du BTCUSD et de l’or – 5 ans En regardant la performance de l’un contre l’autre, l’or en sort bien vainqueur. Une performance globale 5 ans de 38%, contre 20.5% pour le Bitcoin. En ne prenant que l’année 2022, le Bitcoin montre une dévalorisation de 65%, contre une croissance de 1.23% pour l’or. Autre fait intéressant, la performance du Bitcoin a surpassé celle de l’or en 2021 et la majorité de 2022, alors qu’elle plongea sous l’or qu’en novembre 2022. Évidemment, cette performance ne s’est pas faite sans soubresauts. L’actif digital ressemble beaucoup plus à des montagnes russes lorsque nous comparons avec la performance du métal précieux, qui elle, ressemble à une ligne plutôt droite. Les visions sont nombreuses et diversifiées sur le sujet. La nature volatile et encore naissante du Bitcoin rend plusieurs investisseurs sceptiques quant à sa réelle utilisation comme réserve de valeur. Les performances de l’or quant elles, n’ont pas su impressionner les investisseurs ces derniers temps, un cocktail de facteurs divers ont quelque peu bousillé la relation qui était considérée dur comme fer auparavant. Les ressemblances entre les deux actifs ne sont pas non plus farfelues. Tous deux sont considérés comme des valeurs refuges, ils ont une offre limitée, un marché diversifié et liquide et, quoique pas toujours solides, ils ont une corrélation sporadique ou faible, avec les marchés boursiers. Ce dernier point vient notamment améliorer l’aspect de diversification d’un portefeuille, un aspect qui ne devrait pas être négligé, encore plus si une récession nous pend au bout du nez. Sources: https://www.lesaffaires.com/mes-finances/placement/l-or-semble-capricieux-mais-ce-n-est-qu-en-apparence/638394 https://www.nasdaq.com/articles/is-it-finally-time-for-gold-to-shine https://fortune.com/2022/12/27/gold-price-rise-2023-outlook-dollar-bitcoin-down/ https://www.cnbc.com/2022/12/28/mark-cuban-wants-to-buy-more-bitcoin-says-gold-investors-are-dumb.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’énergie, roi des marchés Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Puisque la fin de l’année arrive à grands pas, certains en sont donc à évaluer leur portefeuille. La composition, les pondérations, les secteurs ou encore le style du portefeuille sont tous remis en question. D’autant plus que le statut économique a connu un changement de cap majeur dans la dernière année, il est bien de revoir les stratégies. L’inflation qui, malgré une stagnation, demeure élevée, bon nombre d’investisseurs cherchent tant bien que mal le rendement passif que peut leur offrir les divers véhicules d’investissement. Le secret ici, est la consistance, jumelé d’un modèle d’affaires ayant fait ses preuves au fil des décennies. La bonne nouvelle est que nous en détenons plusieurs ici même au Canada. Il y a plusieurs semaines de cela, un article avait été écrit sur les REITs (Real Estate Investment Trusts) et leurs bienfaits face à l’inflation grâce à des distributions aux investisseurs de manière récurrente. Ces distributions liées aux revenus de l’organisation, qui sont eux-mêmes liés au niveau des loyers chargés dans leurs parcs immobiliers, permettaient d’obtenir une certaine couverture contre l’inflation. Les prix des loyers étant ajustés face au coût grimpant de la vie, les investisseurs peuvent en bénéficier indirectement. L’un des désavantages majeurs de ce véhicule d’investissement est que la croissance organique est souvent minime. Les distributions étant élevées, et requises par la règlementation, ne permettent pas de réinvestir massivement dans les parcs immobiliers. Il y a également l’aspect fiscal, qui peut être un tracas, surtout en considérant les taux d’imposition élevés si les distributions proviennent d’émetteurs américains. Il est à noter que les REITs versent des distributions, et non pas des dividendes.  Il s’agit en réalité de « retour de capital », ce qui complique la comptabilisation de l’outil. Il est habituellement conseillé de détenir les REITs dans un compte libre d’impôt, tel le CELI. Quoique les REITs demeurent une excellente source de protection contre l’inflation, des alternatives dites plus « traditionnelles » sont disponibles. Entre donc en jeu les dividends aristocrats et dividends kings. L’attrait de ces titres boursiers n’a rien à voir avec une croissance agressive et un potentiel de gain en capital faramineux (quoique ce ne soit pas impossible, il est moins probable). Leur attrait vient d’abord de leur consistance à verser des dividendes (des vrais, cette fois-ci). Un aristocrate, au Canada, est défini comme étant une compagnie ayant versé et augmenté son dividende annuel pendant 5 années consécutives. Une capitalisation boursière de 300M de dollars canadiens sur le TSX est également requise, en plus de faire partie du S&P 500. Déjà avec ces critères, une vaste majorité de compagnies canadiennes sont éliminées sur-le-champ. La liste d’élite est réduite à 88 titres boursiers. Pour ceux et celles n’ayant pas le temps d’éplucher les états financiers de chacune de celles-ci, des FNB sont disponibles afin de répliquer la performance de ces champions du dividende. Par exemple, le FNB de BlackRock, ticker CDZ, regroupe les Aristocrates Canadiens sous un même titre. De par la composition de l’outil, l’investisseur serait majoritairement exposé aux banques, à l’énergie et à l’immobilier, une représentation plutôt fiable de notre économie domestique. La composition, et pondération par secteur peut ne pas convenir à tout type d’investisseur. Il faudrait sans doute analyser l’intégration d’un tel investissement dans un portefeuille déjà établi, ou encore, prendre certains des titres seulement afin de le complémenter. Source : Factsheet – BlackRock ETF (TSX:CDZ), répartition au 16 décembre 2022 Il ne faut pas non plus confondre les artistocrates canadiens aux aristocrates américains. Les titres de prestige américains doivent avoir augmenté leur dividende annuel pendant 25 années consécutives, une capitalisation de 300 milliards et un volume quotidien moyen de 5M de dollars. Comme quoi l’adage 2 poids, 2 mesures, prend tout son sens ici. L’étape suivante est celle de dividend king. La définition est similaire à celle de l’aristocrate américain, à l’exception d’un item d’envergure. Une augmentation du dividende annuel pendant 50 années consécutives. Nos voisins du sud affichent 46 compagnies à ce jour dans cette liste honorable. Quoique certains FNB existent afin de cibler les compagnies à haut taux de rendement de dividendes, aucun ne suit spécifiquement ces dernières. Du côté canadien, une seule compagnie se qualifie pour le titre de roi de dividendes pour le moment et cet exploit a récemment été réalisé.  Il s’agit de la première compagnie canadienne à obtenir le titre d’honneur. La compagnie ? Canadian Utilities (TSX : CU). Canadian Utilities a augmenté son dividende pendant 50 ans, moyennant les ajustements requis afin de normaliser les fractionnements en 2005 et 2013. Le versement de dividendes est intimement devenu un vecteur d’intérêt pour le titre de la compagnie et celle-ci s’efforce encore aujourd’hui de répondre aux attentes. Le rendement de dividende, ou dividend yield, avec le prix de l’action à 36.75$, se situe à 4.835%. Le dividende trimestriel est présentement à 0.444$ par action, versement qui pourrait bien voir une augmentation au trimestre prochain. Source : TMX – performance 10 ans, TSX : CU & FTS, 19 décembre 2022 La compagnie canadienne suivant le plus près les exploits de Canadien Utilities, est Fortis (TSX :FTS). Elle en est à sa 49e année d’augmentation de dividendes, affichant quant à elle, un rendement en dividende de 4.159%, et un prix de 54.34$. Fait intéressant ici, est que les 2 seules compagnies canadiennes ayant l’historique et la solidité afin de prendre part à ce palmarès, se trouvent dans le secteur de l’énergie. Fortis s’inscrit comme un joueur majeur dans le créneau de l’électricité et le gaz naturel. Canadian Utilities œuvre également dans l’électricité et le gaz naturel, mais ajoute également l’emmagasinage d’énergie, solutions industrielles d’eaux usées et développement d’infrastructures pour la transmission et distribution de leurs divers canaux d’expertise. Canadian Utilities est également détenu dans le portefeuille global d’Atco Limited (TSX :ACO.X), qui regroupe de nombreuses entreprises œuvrant dans le milieu de l’énergie à divers niveaux. Décidément, l’énergie au Canada est réellement l’un des piliers de notre économie. Sources: https://www.lesaffaires.com/blogues/richard-langevin/bien-dormir-et-faire-de-largent-cest-possible/637423 https://www.blackrock.com/ca/investisseurs/fr/products/239834/ishares-sptsx-canadian-dividend-aristocrats-index-fund L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Jamais deux sans trois Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Deux nouvelles sont tombées sur le marché plus tôt cette semaine, d’un joueur canadien bien connu dans le milieu de la technologie. Constellation Software (TSX :CSU) a, une fois de plus, surpris les marchés, avec une annonce 2-en-1, chose peu commune pour le milieu. Constellation pourra ajouter un nom américain à sa liste de « victime ». La compagnie basée à Toronto a fait savoir aux marchés ce lundi que, malgré un environnement économique plus difficile, l’industrie des technologies est loin d’être sur pause. Constellation, qui fait en fait maintenant une raison d’être, annonça qu’elle acquérait les actions de WideOrbit inc. WideOrbit est une compagnie américaine, basée en Californie qui œuvre depuis 1999 dans le domaine de la publicité corporative, devient une prolongation de Constellation. WideOrbit deviendrait donc une filiale, détenue à part entière par la filiale Lumine Group inc., détenue par Constellation. Lumine Group est en réalité un acquéreur de sociétés œuvrant en communications et logiciels multimédias. La filiale, de par sa spécialité, permet aux entreprises acquises sous Constellation de mieux se développer et de profiter de l‘expertise du groupe. Quoique le prix d’achat demeure inconnu en date d’aujourd’hui, WideOrbit enregistrait tout de même des revenus de 167M USD en 2021, et emploi actuellement près de 450 employés. La transaction serait financée à la fois par les fonds de Constellation et d’un partenaire bancaire. Le prix d’achat serait un mix d’argent et d’échange d’actions. Nous reviendrons sur ce point dans quelques instants. Le titre de Constellation a répondu à l’annonce avec un gain de 2.63% à la fermeture de la journée de lundi. La croissance non organique de Constellation se poursuit, après avoir acquis Allscripts Healthcare Solutions en mai 2022 par le biais de leur filiale Harris Computer Corporation, se spécialisant dans les soins, l’éducation, la gestion d’immeubles et services utilitaires. Avant celle-ci, nous avions celle de SSP Limited en février 2021, ou encore celle de Salvia Développement SAS en 2019, précédé de MDS Global Ltd… et l’histoire s’enchaîne. La particularité de cette dernière annonce avec WideOrbit, est que la société a également déposé un prospectus préliminaire auprès des agences règlementaires du Canadian Securities, afin de réaliser un spin-off de Lumine Group, ce qui inclurait la nouvellement acquise WideOrbit. La nouvelle entité demeurerait la propriété de Constellation, mais offrirait toutefois 13.83% des actions de Lumine au grand public. Les actionnaires actuels recevraient donc un dividende en argent, en plus d’un prorata d’actions de la nouvelle entité. Toutefois, cette nouvelle entité demeure en suspens, jusqu’à l’approbation par les autorités du prospectus déposé lundi. Le raisonnement derrière ce spin-off, venant de David Nyland, CEO de Lumine Group, est la culmination du cheminement des dernières années et des acquisitions dans le secteur des communications. Alors que le focus avait été mis sur l’acquisition de parts de marchés, WideOrbit vient sceller l’entrée en bourse de cette nouvelle entité, qui se transigerait sur le TSX Venture, dès l’an prochain. Cette situation ramène également sur le sujet la différence entre certaines réorganisations corporatives populaires, soit le spin-off, le split-off et le carve-out. Dans le cas d’un spin-off, la compagnie mère distribue les actions de la nouvelle entité créée aux actionnaires existants. Comme il est le cas avec Constellation, elle distribuera près de 14% de la nouvelle société à ses actionnaires, à une date butoir à être identifiée. Dans ce scénario, la compagnie mère détient toute la latitude de distribuer le prorata des actions de sa nouvelle compagnie. Comme Lumine demeurera vraisemblablement sous la gestion de Constellation, cette dernière conserve sa majorité. Cela peut également être une indication de la confiance qu’elle a en son nouveau fleuron. Lorsqu’une compagnie opte plutôt pour un split-off, un choix est à faire au niveau de l’actionnaire. La compagnie mère rend disponible à ses actionnaires des actions de la nouvelle entité, mais ce dernier doit cependant échanger à un taux préidentifié, les actions qu’il détient dans la compagnie mère, au profit de la nouvelle société. Avec cette option, le pourcentage de détention de la nouvelle entité reste inconnu, jusqu’à la date limite des échanges. Le dernier scénario fait office d’un carve-out, soit lorsqu’une compagnie décide de rendre public un sous-segment de ses activités. Une IPO est réalisée afin de vendre les actions de la nouvelle entité. La compagnie mère peut décider de conserver une part des actions et de continuer le développement de la société avec le nouveau groupe d’investisseur. Fait intéressant, les compagnies qui ont vu le jour sous un format de spin-off ont souvent vu leur performance primée comparativement à l’indice S&P 500. L’indice se transigeant sous le ticker CSD, sur le NYSE Arca, soit une branche du NYSE où les actions et options se transigent, suit les compagnies spécifiquement de spin-off et a surpassé la performance du S&P jusqu’en 2019. Après quoi, la venue de la pandémie, du boom économique et subséquemment, du recul notable de 2022, a quelque peu fait dérailler les résultats empiriques. De retour à Constellation maintenant, malgré la feuille de route impressionnante qu’ils détiennent, des doutes planent toujours quant à la viabilité de l’introduction de nouvelles entités en bourse. Nous pouvons prendre en exemple le récemment listé Grindr (NYSE :GRND), qui faisait son entrée via une SPAC, a gagné 214% lors de sa première journée, avant de perdre 82% de son sommet de 36.50$ en quelques jours. Toutefois, Constellation s’en est créé une vocation que de regrouper dans leurs divers « portefeuilles », des entités à opérations similaires, et de les amener à un niveau supérieur. Au mois de septembre dernier, la compagnie possédait 665M USD en argent, et enregistrait des revenus de 4.77 milliards, comparativement aux 3.72 milliards de l’an dernier à pareille date. En prenant en considération que près de 72% des revenus proviennent de créneaux récurrents, il est naturel de voir la société poursuivre une stratégie de croissance agressive, et ce, même en marché baissier, à l’aube d’une récession. Les multiples auxquels les entreprises se vendent aujourd’hui sont largement inférieurs à ce qui se faisait en 2021, incitant les grands joueurs qui ont su être patients jusqu’à présent, à sortir enfin quelques billets de leurs portefeuilles. Il ne serait pas surprenant que d’autres acquisitions soient dans les cartes pour notre compagnie de technologie canadienne. Sources: https://www.csisoftware.com/category/press-releases/2022/12/12/constellation-software-inc.-and-lumine-group-inc.-reach-agreement-to-acquire-wideorbit-inc.-and-file-preliminary-prospectus-in-connection-with-proposed-lumine-group-spin-out https://ca.finance.yahoo.com/news/next-100-bagger-constellation-software-173000965.html https://www.investopedia.com/articles/investing/090715/comparing-spinoffs-splitoffs-and-carveouts.asp#:~:text=A%20spin%2Doff%20distributes%20shares,subsidiary%20and%20the%20parent%20company. L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Un prix plafond et une alternative contraire Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Ce lundi, le G7, l’Australie et l’Union Européenne dans son ensemble ont annoncé une nouvelle mesure contre la Russie. Le mouvement de découragement militaire dont font preuve divers pays a franchi une nouvelle étape, empêchant la Russie de profiter de son pouvoir sur le pétrole à travers ses actes envers l’Ukraine. Ces nouvelles mesures montrent une fois de plus à quel point le pétrole demeure aujourd’hui une nécessité pour nos économies, et l’urgence d’opter pour une source d’énergie alternative. Alors que plusieurs pensent notamment à l’électricité, d’autres joueurs misent sur une source complètement différente. L’alliance des grands pays développés a dévoilé plus tôt cette semaine une nouvelle contre-mesure des actes de guerre venant de la Russie. Encore une fois, ces mesures visent le pétrole russe. Comme la Russie s’inscrivait comme le 2e plus grand producteur de pétrole au monde, moyennant 13.1% de la production mondiale, un coup d’épée additionnel dans cet influx monétaire à l’économie aura nécessairement des répercussions. Le regroupement impose maintenant un prix maximal sur le baril de pétrole russe. Aucun cargo ne prendra la mer si le prix d’achat par baril dépasse le 60$. Cette mesure s’ajoute aux embargos du Canada, des États-Unis, du Japon et du Royaume-Uni. À titre indicatif, le baril russe se transigeait à 64$ vendredi dernier. Cette dernière mesure veut avant tout empêcher la Russie de profiter de son mouvement de guerre contre l’Ukraine de par des prix du baril de pétrole élevé, finançant par la bande ces mouvements. De son côté, la Russie dit ne pas accepter ces nouveaux tarifs et les refusera catégoriquement, même si cela implique une baisse de la production. Évidemment, cette mesure demande à faire ses preuves. Les autres pays utilisant le pétrole russe ne sont pas dans l’obligation de se conformer à ces tarifs et peuvent être amenés à négocier avec la Russie de cette nouvelle position de force. Toutefois, comme noté dans un billet il y a quelques semaines, les pays européens détiennent un lien de dépendance fort au pétrole russe. La Lituanie importe près de 83% de son pétrole du pays fautif, 80% pour la Finlande et 74% pour la Slovaquie. Fait anodin, le prix plafond initialement contemplé était entre 65$ et 70$ le baril, prix qui a été rejeté par la Lituanie, la Pologne et l’Estonie, puisqu’il était jugé trop élevé. Ces restrictions ont toutefois des répercussions positives sur notre économie. Canadian Natural Resources (TSX :CNQ) vise à augmenter leur production de pétrole à 1M de baril par jour pour l’année qui s’amorce. Canadian Natural Resources est le plus grand producteur pétrolier canadien, en incluant leur capacité au niveau du gaz naturel, la croissance du boe (barrel of oil equivalent) grimpe de 56 000 par jour. Malgré que le titre du géant de l’énergie affichât un recul de 3.70% ce lundi, le titre enregistre tout de même un gain de 46.60% dans la dernière année. Suncor Energy (TSX :SU), le plus grand producteur en sable bitumineux, ne prévoyait qu’une augmentation de 10 000 boe par jour. De l’autre côté du spectre maintenant, certains joueurs dominant dans leur industrie commencent à pointer vers de possible restructuration en fonction des nouvelles énergies. C’est le cas entre autres de BP plc (NYSE :BP), qui croit fortement à l’avenir de l’hydrogène comme carburant à faibles émissions. Le carburant, quoique moins « glamor » que l’électricité au niveau des véhicules, fait déjà tourner les têtes au niveau efficacité. Le hic cependant, est qu’il est plutôt dispendieux à produire. Comme le président de BP, Bernard Looney, l’indique, l’appui du gouvernement est crucial afin de faire compétition au pétrole conventionnel. La compagnie indique déjà avoir créé une division spécifiquement pour l’hydrogène, avec des projets en Australie, en Europe et au Royaume-Uni. Des projets exploratoires sont également en développement en Oman et Mauritanie. Une production cible d’hydrogène pur sera même annoncée lors d’une conférence aux investisseurs le 7 février prochain, une première pour une compagnie pétrolière. Le nouveau chef d’exploitation de l’hydrogène, Tomeka McLeod, mentionne notamment que les phases initiales visent à remplacer l’hydrogène « gris », soit un type d’hydrogène dérivé du chauffage de gaz naturel, vers un hydrogène « bleu », soit un hydrogène plus propre, lorsque les émissions polluantes sont capturées. L’aide du gouvernement s’avère une pierre angulaire dans ces projets d’expansion de l’hydrogène. L’IRA (ou Inflation Reduction Act) récemment mis en place par le gouvernement Biden, offre notamment des crédits d’impôt aux sociétés qui s’efforcent de rendre leurs émissions neutres ou même nulles. L’IRA prévoit notamment un crédit de 3$ par kilogramme pour de l’hydrogène pur (ou « vert » qui découle d’un traitement spécifique à travers l’eau). Il est à noter que BP a acquis en juin dernier une position minoritaire de 40.5% dans une firme australienne qui pourrait produire jusqu’à 26 gigawattheures en hydrogène « vert » et développe présentement des projets au Royaume-Uni pour une production de 1.5 gigawattheure d’hydrogène bleu et vert, d’ici 2030. Si des mesures monétaires similaires sont adoptées de notre côté de la frontière, il serait plausible de voir des firmes déjà productrices d’hydrogène bleu, mettre les bouchées doubles afin de s’accaparer de parts de marché. Il est à se rappeler que la firme allemande Thyssenkrupp (ETR : TKA) a été choisie par Hydro-Québec afin de bâtir les installations requises pour la production d’hydrogène vert à hauteur de 88 mégawattheures. Quoique la sélection s’est effectuée en 2021, la construction sur le site établi à Varennes ne s’amorcera pas avant la fin 2023. Il sera fort intéressant de voir l’hydrogène faire compétition à l’électricité pour les déplacements de véhicules tout genre. Elon Musk pourrait bien voir de la compétition… d’ici 2030 du moins. Sources: https://www.reuters.com/business/energy/bp-doubles-down-hydrogen-fuel-future-2022-12-05/#:~:text=LONDON%2C%20Dec%205%20(Reuters),develop%20the%20fuel%20to%20decarbonise. https://apnews.com/article/russia-ukraine-zelenskyy-economy-prices-european-union-5492e005824aa1de529c8629a59e7982 https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-11-30/canadian-oil-giant-plans-to-pump-more-crude-than-ever-this-year https://www.cnbc.com/2021/01/19/canada-is-set-to-have-one-the-worlds-biggest-green-hydrogen-plants.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le lithium du Canada, le nerf électrique de la guerre Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Ces derniers temps, le Canada a reçu de l’attention sur la sphère internationale, notamment au niveau de sa production de batteries et le minage de métaux précieux. La semaine dernière, notre ministre de l’innovation, François-Philippe Champagne, était de passage en Asie afin de vendre nos prouesses. Le ministre avait également un motif second, soit d’attiser l’Asie sur ce que le Canada a à offrir pour la conception et fabrication d’appareils électroniques en tout genre. Après tout, le Canada s’est classé 2e au tableau des producteurs et de chaîne d’approvisionnement de batteries en lithium, derrière la Chine. Ce lundi, la firme albertaine E3 Lithium (TSX-V :ETL) annonçait qu’elle avait su capter l’attention du gouvernement canadien, et a reçu un investissement de 27M de dollars canadiens par le Fonds Stratégique pour l’Innovation du Canada (ou FSI). Ce fonds d’investissement permet notamment au Gouvernement canadien d’accélérer son développement vers la carboneutralité et de stimuler l’innovation dans son économie. Un total de 107 projets a bénéficié de ce fonds à ce jour, totalisant près de 7 milliards de dollars. E3 Lithium bénéficiera donc des remboursements de certaines de ces dépenses pour ces derniers projets d’exploration du lithium. Notamment, la direction anticipe un premier remboursement de 4M$ découlant de ses explorations de 2022. L’investissement du FSI prévoit entre autres le remboursement des coûts éligibles sous le programme, jusqu’à hauteur de 33.94% de celles-ci, ou jusqu’à un total maximal de 27M$. E3 devra rembourser cet investissement au gouvernement sous la condition qu’elle gagne des revenus de ses opérations commerciales. Les remboursements se font à un maximum de 1% des revenus par année, pendant 20 ans jusqu’à un maximum de 1.4x l’investissement initial. La société s’attaque notamment à un problème d’approvisionnement en hydroxyde de lithium. Et d’où vient la demande pour ce genre de métal précieux bien spécifique? Les véhicules électriques! La compagnie s’inscrit parmi les grands producteurs de lithium au Canada afin de progresser vers la transition de nos véhicules vers l’électricité. La technologie d’extraction directe employée obtient un recouvrement de plus de 90%, en réduisant les impuretés dans le lithium de 98%. Source : Corporate presentation – novembre 2022  Cet investissement peut s’avérer majeur pour la rentabilité des projets embryonnaires d’exploration et d’expérimentation de la compagnie. Considérant que 2020 a affiché une perte de 7₵ par actions et 2021 une perte de 10₵, E3 a bien besoin d’un coup de pouce. La compagnie, ayant fait son entrée à la bourse en juillet 2022, n’affiche aucune vente à ce jour. Les pertes découlent des dépenses de 4.8M$ l’an dernier, majoritairement venant des charges administratives et compensation. La perte par action au 3e trimestre de 2022 était de 3₵. Décidément, l’annonce aura provoqué l’engouement autour de l’action, grimpant de 0.39$, atteignant le 2.47$ à la fermeture des marchés ce lundi. Source : TMX, TSXV :ETL, Cours de l’action des 6 derniers mois – 2022-11-28  D’autres joueurs du marché commencent à reconnaître le Canada comme joueur sérieux dans la chaîne d’approvisionnement de batteries. En août dernier, le fabricant Volkswagen (FRA :VOW3) conclut une entente avec le Canada, suite à des changements radicaux dans les subventions accordées par les États-Unis. Il ne s’agit pas d’une surprise que le fabricant européen se prépare lui aussi pour la fabrication de batterie pour sa prochaine lignée de véhicules électriques. Le géant de l’automobile indique d’ailleurs qu’il prévoyait offrir 25 modèles de véhicules à batteries d’ici la fin de la décennie. Comme les 2 parties ont des comptes à rendre, Volkswagen à ses investisseurs, et le gouvernement à ses citoyens, les critères ESG font également partis intégrants des discussions. Ces critères sur l’environnement, l’aspect social et la gouvernance font également part de bien des filtres de recherches dans le monde de l’investissement ces dernières années. En octobre, l’entreprise locale, Nouveau Monde Graphite (TSX-V :NOU) annonçait son partenariat avec les sociétés asiatiques Panasonic Energy et Mitsui (TYO :8031). Ce partenariat se structurant comme un placement privé dans la compagnie sous forme de billet convertible représentait un produit brut de 50 millions de dollars américains. Investissement Québec a également pris part à la tablée des négociations, se taillant un investissement de 12.5M$. Ces billets ne peuvent être convertis avant mars 2023. Le mot de la fin appartient à la petite municipalité de La Corne, en Abitibi. Sayona Québec, une filiale de la compagnie australienne Sayona Mining ltd (ASX :SYA), pourrait voir une nouvelle mine de lithium voir le jour dès mars 2023. Elle serait alors l’une des seules mines en opération pour le lithium concentré en Amérique du Nord. Les résidents locaux, quoique peu nombreux, demeurent sceptiques. La mine a changé de mains 4x dans les 10 dernières années, non seulement, sans avoir de projet viable en fonction, mais également en endommageant au passage la flore locale. La mine est d’autant plus située près de réserves d’eau pure. Si pure en réalité, que la très connue compagnie d’eau embouteillée Eska, s’y est installée. Le projet de mine près de ces sources d’eau pourrait bien les contaminer, entraînant un changement drastique aux sources d’eau potable et à la topographie de la région. Ce dernier projet met donc en rivalité l’extraction d’un métal précieux qui nous permettra sans doute de réduire nos émissions dans un futur rapproché, d’apporter des emplois en régions éloignées et faire rouler l’économie locale, contre une contamination probable de cours d’eau, de déformation de terrain et peut-être même de poursuites judiciaires venant de ceux qui y sont déjà présents aujourd’hui. Un équilibre délicat à analyser pour le bien de tous! Sources: https://about.bnef.com/blog/chinas-battery-supply-chain-tops-bnef-ranking-for-third-consecutive-time-with-canada-a-close-second/ https://www.e3lithium.ca/newsroom/news-releases/e3-lithium-receives-27m-investment-from-the-government-of-canadas-strategic-innovation-fund https://www.ledevoir.com/economie/771649/le-canada-puissance-mondiale-de-la-production-de-batteries https://cleantechnica.com/2022/11/22/panasonic-strikes-battery-minerals-deal-in-canada/ https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/lithium-mine-val-dor-1.6648344 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Des cadeaux de Noël en avance pour certains Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Plus tôt cette semaine, certains grands joueurs connus ont décidé de compléter leurs emplettes du temps des Fêtes en avance. Quatre annonces d’acquisition, dans quatre milieux complètement différents, de quoi avoir un menu varié pour les investisseurs cherchant des opportunités. À croire que malgré les temps économiques difficiles qui courent, l’énoncé cash is king demeure vrai. Commençons d’abord par nos transactions locales. Malheureusement pour plusieurs, il est plutôt difficile d’en bénéficier directement, puisqu’aucune de ces compagnies n’est publique ou se transige outre-mer. Elles sont toutefois des entités bien connues dans leurs milieux respectifs et pourraient bien avoir un impact, direct ou indirecte sur les habitudes des consommateurs. Le géant des produits de la mer, Cooke inc. a fait savoir aux marchés qu’elle a complété l’acquisition du producteur australien Tassal Group ltée. (ASX :TGR), dans une transaction évaluée à 1,5 milliard de dollars canadiens. La transaction qui se concrétise a vu l’une de ses premières offres à 1 milliard australien rejetée. Le montage financier montre aujourd’hui un prix d’achat de 5.23$ australien par actions. Lors de l’annonce préliminaire du dépôt de l’offre en juillet dernier, le titre se transigeait dans les eaux de 3.50$ australien, une prime, à l’époque, de 49% sur le cours normal. Le fleuron néo-brunswickois voit donc l’expansion de ses activités au bout du monde, accueillant ses 1 700 employés. À noter la croissance immédiate du titre de Tassal Group lors de leur annonce initiale au mois de juin, alors que le cours bondit de 37%, reflétant grossièrement la prime offerte de 35% à cette époque. Source: TradingView – ASX :TGR – performance du titre 1 an – 2022-11-21 La deuxième transaction locale est celle du cabinet comptable MNP sur le bureau connu de Malenfant Dallaire à Québec. Pour ceux et celles qui ont pu suivre le cheminement de MNP au Québec, le cabinet a débuté son parcours en 2011 en ouvrant son bureau à Montréal. La société a poursuivi sa stratégie agressive de croissance, notamment en 2021, lors de l’acquisition des 25 bureaux appartenant à Deloitte dans les diverses régions du Québec. La firme albertaine MNP a vu cette transaction scrutiner lourdement par le public, puisque celle-ci leur a permis de se tailler une place rapidement dans la province de Québec. Cette dernière acquisition marque l’expansion de MNP dans la région de Québec, suite à leur acquisition initiale du cabinet Babin Consultants plus tôt cette année. Comme Deloitte avait conservé actif son bureau dans la capitale nationale dans la transaction de 2021, MNP visait tout de même une présence minimale dans la région. Évidemment, le prix d’acquisition n’a pas été divulgué, puisqu’il s’agit de deux entités privées, toutefois la stratégie de MNP d’intégrer le marché québécois est clairement mise en évidence et il ne serait pas surprenant de voir d’autres acquisitions à saveur similaire dans les régions de Montréal, Brossard ou Laval, autres régions écartées lors de la transaction avec Deloitte. Transportons-nous sur les marchés publics maintenant. Home Capital Group inc. (TSX:HCG), a reçu l’offre de Smith Financial Corp. d’un montant de 1,7 milliard de dollars canadiens. Le prix d’achat par action s’élève à 44$, soit une prime de 63% sur le prix de vendredi dernier. Le prêteur hypothécaire alternatif a connu quelques soubresauts dans son histoire, mais est demeuré intact à ce jour. Une enquête des autorités règlementaires, une chute spectaculaire en 2017 et un sauvetage in extremis par le vénérable Warren Buffet, auront mené à sa possible vente auprès de Smith Financial. Le cours de l’action a connu une croissance abrupte ce lundi alors que la nouvelle tombait sur les marchés. Une progression de 57% en une seule journée. Le prix de fermeture de 42.50$ rejoint un niveau jamais vu depuis juin 2015. La chute marquante de 2017 est apparue alors que 45 courtiers avaient falsifié les revenus de nombreux emprunteurs hypothécaires afin de qualifier leurs dossiers. Ne faisant un cadeau ni aux acheteurs immobiliers ni à eux-mêmes. La crédibilité de la société prenant un solide déclin, en plus de perdre leur CEO, Gerry Soloway, le prêteur n’a eu d’autres choix que d’accepter un financement d’urgence de 2 milliards de dollars, levant, encore une fois, certaines questions quant à leur solvabilité. La transaction contemplée pourrait se clôturer à la mi-2023, suivant les approbations des autorités et l’endossement de la totalité des administrateurs, prônant une juste valeur pour tous. Source: TradingView – TSX :HCG – Performance de l’action 2015- auj. – 2022-11-21 La dernière transaction de taille revient au secteur pharmaceutique. Merck & Co. (NYSE :MRK) a annoncé son intention d’acquérir Imago BioSciences inc. (Nasdaq :IMGO), pour la somme de 1,35 milliard de dollars américain. L’objectif derrière cet achat de dernière heure est d’obtenir accès aux divers brevets et traitements contre le cancer, élargissant par la même occasion l’offre du géant de la médecine. L’offre fait objet de 36$ US par action, représentant une prime de 107% sur le prix de vendredi dernier. Nul besoin de mentionner que le prix de l’action d’Imago a bondi immédiatement suivant l’annonce ce lundi. Source: TradingView – Nasdaq:IMGO & NYSE: MRK – Performance 1 mois des titres – 2022-11-21 Merck annonce cette nouvelle acquisition alors que des rumeurs planaient plus tôt cette année sur l’acquisition potentielle d’un fabricant de médecine contre le cancer, pour 40 milliards de dollars. Cette transaction n’ayant pas été conclue, il n’est donc pas farfelu de penser que d’autres transactions de plus petites tailles pourraient être dans les cartes pour Merck dans les prochains mois. Comme vous pouvez le constater, malgré l’état actuel de l’économie globale, les grands joueurs du marché ne manquent pas d’opportunisme afin d’acquérir des cibles potentiellement sous-évaluées. Les liquidités disponibles semblent être un atout considérable. Si vous êtes assis sur de l’argent dormant, il sera peut-être le temps de considérer faire vos propres emplettes d’avant-Fêtes! Sources: https://www.reuters.com/markets/deals/merck-acquire-imago-biosciences-135-billion-2022-11-21/ https://financialpost.com/real-estate/mortgages/home-capital-acquired-smith-financial https://www.bnnbloomberg.ca/new-brunswick-seafood-giant-cooke-inc-acquires-tassal-group-of-australia-for-1-5b-1.1849308 https://www.newswire.ca/fr/news-releases/mnp-cabinet-national-de-services-professionnels-etend-sa-presence-a-quebec-et-dans-la-province-de-quebec-grace-a-une-importante-fusion-810050457.html https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-02-12/deloitte-vend-ses-bureaux-regionaux-a-mnp.php L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le cataclysme cryptographique Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Ces derniers mois, vous avez lu sur certaines plateformes de cryptomonnaies centralisées et sur les problèmes qu’elles ont connus. Nous pouvons aujourd’hui en ajouter une à cette liste. La différence avec cette dernière est qu’elle était la 2e plateforme d’envergure au monde. Une plateforme qui avait des centaines de compagnies affiliées, d’investissements et même, une enceinte sportive à son effigie à Miami. Regard sur la chute éclair du géant FTX. Les opérations de FTX étaient bien connues dans le milieu de la cryptomonnaie. FTX et sa filiale américaine FTX US, ont été créés en 2019. Le groupe se spécialisait dans le trading de cryptomonnaies, mais également l’onboarding de l’argent fiat, ou argent réel comme le dollar américain ou canadien, sur la plateforme. Elle offrait notamment les cryptomonnaies, des produits dérivés, des actions boursières « tokenizées » et transactions de contrats perpétuels (soit un contrat sur la cryptomonnaie sous-jacente, mais sans jamais détenir directement ladite monnaie). FTX avait un tel succès, que ses compagnies d’investissements se comptaient par centaines. La plateforme avait même déboursé 135M de dollars américains pour les droits du stade du Heat de Miami, renommé FTX Arena. Il était également un commanditaire de choix pour l’écurie de Formule 1 Mercedes, a publié une annonce lors du Super Bowl l’an dernier et a même fait changer le nom d’une équipe de eSports populaire, TSM, pour TSM FTX, moyennant la somme de 210M$. L’avenir de la plateforme semblait solide comme le roc et les partenariats majeurs renforçaient cette vision pour le commun du mortel. Les analystes de cryptomonnaies et de blockchain toutefois, ont vu autrement. Les rumeurs ont lentement commencé à se répandre sur les réseaux sociaux, que la fameuse plateforme aurait un trou dans son bilan financier. Ce trou découlait directement de sa propre cryptomonnaie, le $FTT. Ce token se voulait un incitatif pour les utilisateurs à obtenir certains atouts ou bonus sur la plateforme, comme des frais de transactions réduits, des retraits gratuits et autres. La compagnie sœur de FTX, Alameda Research, qui se spécialisait en investissements dans les cryptos startups et s’inscrivait comme un joueur majeur en DeFi (ou Decentralized Finance), détenait une quantité impressionnante de token $FTT. La compagnie, ayant plus de 185 investissements sous la ceinture, montrait un actif de 14.6 milliards en $FTT, en plus d’un actif en collatéral de 2.16 milliards au mois de juin dernier. Le bilan financier de FTX était donc en quelque sorte balancé par sa propre cryptomonnaie, un actif, comme vous vous en doutez, qui demeure très volatile. Le 6 novembre dernier, le très populaire CEO Changpeng Zhao, communément référé comme « CZ », dévoilait qu’il vendrait la portion de $FTT que sa plateforme en ligne, Binance, l’échange centralisé le plus populaire au monde, détenait toujours. Cette nouvelle a fait chuter le cours du $FTT rapidement. Le prix du token, qui se situait à environ 22$ US le 6 novembre, chutait à environ 16$ le 8 novembre. Une baisse de 27% en quelques heures. Source: CoinMarketCap – cours du $FTT, 7 derniers jours, 2022-11-14 Le bilan financier de FTX a donc été scrutiné au peigne fin, et les conclusions étaient plutôt à sens unique : FTX avait un trou béant dans ses liquidités. Un trou potentiellement de 8 milliards de dollars. Les investisseurs se sont rués vers les sorties, tentant de reprendre leurs actifs. Comme nous avons pu le voir avec la plateforme Celsius, Voyager et autres, les fonds sont bloqués sur la plateforme lorsqu’elle devient insolvable et se place sous la protection du Chapitre 11 de la faillite. FTX a connu un volume de retraits si élevé, que la plateforme a dû suspendre les retraits le 11 novembre en matinée. Le CEO de FTX, Sam Bankman-Fried, a par la suite fait savoir sur les réseaux sociaux que sa plateforme était en fâcheuse position et que sans injection de liquidités, la plateforme sera obligée se déclarer faillite. Binance a bien tenté d’aider, mais après moins de 24h de vérification diligente, aucune aide n’était possible selon les bons samaritains. FTX a déclaré faillite vendredi dernier, entraînant ses 130 compagnies affiliées et 100 000 créditeurs avec lui. M. Bankman-Fried a annoncé rapidement qu’il quittait son poste au sein de la compagnie, en plus de voir sa richesse fondre de 94%, perdant près de 992 millions en 1 seule journée. Non seulement la plateforme devra faire face au processus long et coûteux du Chapitre 11, mais elle entraîne également d’autres joueurs, qui avaient une exposition élevée à la plateforme. BlockFi a dû suspendre les retraits de sa plateforme à son tour et a retenu les services d’un conseiller en faillite. De nombreux projets de cryptos ont également fait savoir via leurs réseaux de communications leurs diverses expositions à ces faillites. Les répercussions allant de minimales, voire aucune, à avoir l’entièreté des fonds de trésorerie complètement bloqués sur la plateforme. La plateforme, qui a déjà été évaluée à plus de 32 milliards de dollars, a bénéficié de plusieurs investissements d’entités bien connues. Ontario Teachers Pension Plan avait investi 95 millions et devra vraisemblablement revaloriser ce placement à 0$, une perte de 100%, tout comme les 150 millions investis par la Caisse de Dépôt et Placement du Québec dans la défunte firme Celsius. Heureusement pour Teachers, il ne s’agissait que de 0.05% de leurs actifs nets. Les plateformes centralisées de cryptomonnaies sont maintenant beaucoup plus rares aujourd’hui et les investisseurs réclament haut et fort que celles-ci adoptent le Proof-of-Reserve, faisant l’audit continuel et en temps réel des fonds disponibles de ces échanges afin d’éviter ce genre d’évènements à haut risque de contagion. Les protocoles de finance décentralisée tels que Uniswap, Aave, et le leader en réseau d’oracles de blockchain, Chainlink sont très populaires ces derniers jours. Les portefeuilles cryptographiques non-custodial, ou un portefeuille non-hébergés, où vous conservez pleinement contrôle de vos actifs en tout temps ont également la cote auprès des investisseurs. La compagnie française de portefeuilles physique Ledger a même fait savoir par Twitter ce lundi que la forte demande pour ses portefeuilles en vue des évènements récents pourrait ralentir la vitesse de prestation de service. Comme quoi le malheur des uns peut réellement faire le bonheur des autres! Sources: https://www.forbes.com/advisor/investing/cryptocurrency/ftx-declares-bankruptcy/ https://www.cnbc.com/2022/11/11/sam-bankman-frieds-cryptocurrency-exchange-ftx-files-for-bankruptcy.html https://capital.com/alameda-research-what-is-sam-bankman-fried-trading-firm https://www.reuters.com/technology/ontario-pension-says-any-loss-ftx-investment-have-limited-impact-2022-11-10/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La consolidation d’un marché baissier Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Les marchés financiers ont perdu plusieurs plumes ces derniers temps. L’inflation et les taux d’intérêt ont ajouté une pression sur les prix et, de facto, sur les habitudes des consommateurs. Malgré la hausse des coûts de contracter une nouvelle dette, peu importe la raison ou l’utilisation, certains s’aventurent tout de même vers de la croissance non organique en acquérant leurs compétiteurs, ou encore, de joindre force avec ceux-ci, afin de faire face à ce marché qui ne cesse de détruire de la valeur d’une semaine à l’autre. La première instance de cette consolidation dans ce marché houleux est celle de Ritchie Bros Auctioneers (TSX :RBA). Ritchie Bros est une entreprise pionnière dans son milieu, débutant son parcours en 1958 en Colombie-Britannique. Aujourd’hui reconnu comme étant la plus grande entreprise de ventes aux enchères au monde, Ritchie Bros a construit son empire en s’adaptant à la nouvelle réalité. L’offre de service s’est grandement élargie au fil du temps. Fut une époque où les équipements de construction représentaient la majorité des enchères organisées, et que celles-ci se tenaient uniquement en présentiel! Aujourd’hui, les offres incluent la machinerie lourde, l’équipement d’exploitation minière, de transport et d’agriculture, mais également d’exploitation pétrolière et autres industries à forte utilisation de machinerie. Aujourd’hui, RBA ajoute une corde à son arc : le marché digital de la vente aux enchères de véhicules personnels et commerciaux. Ritchie bros se portera acquéreur des actions de l’entreprise IAA inc. (NYSE : IAA) pour la modique somme de 7.3 milliards de dollars américains. Selon le communiqué de RBA, les actionnaires de Insurance Auto Auctions recevront 10$ en argent par actions détenues, ainsi que 0.58 action de RBA. La considération par action grimpe donc à 46.88$, soit une prime au-dessus du prix courant de 19% du prix du 4 novembre dernier. Source: Tradingview – historique du cours de l’action 1 an, TSX :RBA et NYSE :IAA, 2022-11-07 Évidemment, les prix des actions des deux parties respectives ont répondu rapidement à l’annonce. RBA recula de 17.70% ce lundi, répliquant de très près la prime payée au-dessus du prix courant, alors que IAA, avec surprise, recula de 2.11%. Les raisons derrière ce recul peuvent être multiples, et clairement, le marché a accueilli cette annonce avec amertume. IAA présentait tout de même une solide feuille de route dans les dernières années. Des revenus passant de 1,44 milliard en 2019 à 1,84 milliard en janvier 2022, avec une croissance du BPA de 82% sur le même horizon de temps. Toutefois, cette croissance a été propulsée majoritairement par dette, connaissant, quant à elle, une augmentation de près de 430%, atteignant 2.4 milliards de dollars. La pression de vente sur le titre de IAA ce lundi suite à l’annonce a atteint un volume de 9.2M, du jamais vu depuis février 2022 après l’annonce de résultats plutôt ambivalents. La rationnelle derrière cette acquisition est donc stratégique. Contrairement aux récentes emplettes de M. Musk, l’intégration des activités de IAA à celle de RBA se fait dans la continuité du domaine déjà poursuivi. Ils souhaitent y inscrire une métrique de près de 14.5 milliards en GTV, ou Gross transaction value, une métrique étroitement suivie dans le milieu des enchères, en plus de bonifier l’offre digitale de Ritchie Bros. Le marché de IAA amène également son pesant de diversification dans les activités de l’acquéreur, et élargira le spectre de sa clientèle potentielle. À noter que le prix de clôture en date du 7 novembre pour IAA est de 38.42 USD. Si la transaction se consume tel que prévu, des investisseurs pourraient être tentés de profiter de la surprime payée par Ritchie Bros. Le calcul à faire est donc important ici, en prenant considération du 10$ en argent, ainsi que la proportion d’action de RBA à 0.58 par action, ce qui donnerait une valeur de 39.77$. Cette valeur changera quotidiennement jusqu’à la clôture officielle, prévue dans la première moitié de 2023. La seconde consolidation de la semaine est quelque peu différente. Il s’agit en réalité de deux « compétiteurs », formant une alliance afin d’acquérir un autre joueur de l’industrie. Ici, Dream Industrial REIT (TSX :DIR.UN) et GIC Real Estate, un fonds souverain de Singapour, ont formé une joint-venture, ou coentreprise, afin d’acquérir les actions de Summit Industrial Income REIT (TSX :SMU.UN), dans une transaction évaluée à 5.9 milliards de dollars canadiens. La transaction prévoit une contrepartie uniquement en argent, une structure plutôt rare ces jours-ci, mais toutefois pas étrangère du milieu des REITs. Le REIT canadien Dream obtiendra la propriété de 10% du fond et le 90% restant sera propriété du fond GIC. Cette fois, le prix d’achat de 23.50$ est bien fixé. Le prix de clôture de vendredi dernier pour Summit étant de 17.92$, celui-ci a grimpé de 26%, pour atteindre 22.50$ à la fermeture de lundi. Les possibilités d’arbitrage se sont rapidement refermées, avec le dernier dollar à atteindre plus près de la clôture de la transaction, vraisemblablement en début 2023. Les actionnaires de Dream pourraient voir cette acquisition déjà rentable au niveau du BPA, dès le prochain exercice fiscal. Source: Tradingview – historique du cours de l’action 1 an, TSX :SMU.UN, DIR.UN, 2022-11-07 Cette annonce survient alors que les taux d’intérêt atteignent un niveau critique, dans la même industrie qui a vu 5 fusions d’envergure dans la dernière année. Les hausses de taux ont injecté de la vigueur aux grands joueurs de REITs, qui a même poussé une fusion de 2 géants dans une transaction de 18 milliards en février dernier. Les divers analystes du milieu, tel que Mike Prew, directeur à la firme américaine d’investissement Jefferies, étaient d’accord que le milieu pouvait être un terrain fertile pour ce genre de consolidation. La preuve, son analyse d’il y a deux semaines le mentionnait! Seuls ceux ayant les coûts opérationnels les plus faibles sauront demeurer devant la compétition et pourraient bien être un investissement intéressant sur le long terme. Et pour terminer sur une note similaire, de nombreux investisseurs en cryptomonnaies ont pu voir la chute du 2e échange centralisé le plus populaire au monde, FTX. Les pressions récentes sur les liquidités de l’entreprise ont mis la puce à l’oreille des analystes, qui ont pu remarquer un trou dans le bilan du géant. Ce trou pourrait être de quelques milliards de dollars. Coup de théâtre, le 1er échange centralisé au monde, Binance, a tendu sa main et a offert d’acheter FTX. Les détails restent inconnus à ce jour, mais les marchés n’ont guère apprécié ces nouvelles, encore une fois plus que négatives pour le milieu. Des reculs dans les doubles chiffres étaient présents sur la majorité des cryptomonnaies. Sources: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1930842/ritchie-brothers-acquisition-iaa-encanteur https://s24.q4cdn.com/560830410/files/doc_financials/2022/sr/FINAL-RBA-IAA-Press-Release-(RBA-Template).pdf https://www.globest.com/2022/04/22/looming-interest-rate-hikes-will-speed-up-reit-consolidation/?slreturn=20221007181329 https://dream.ca/wp-content/uploads/2022/11/Dream-Industrial-PR-Nov-7-Final.pdf https://www.propertyweek.com/insight/reits-look-ripe-for-consolidation/5122529.article L’auteur de ce billet déclare détenir des positions dans TSE: DIR.UN, titres mentionnés dans ce billet, mais n’a cependant aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Vos finances vous menacent-elles? Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Cette semaine, nous revenons sur le thème de l’heure, soit les finances de nos ménages canadiens. Ces dernières ont subi de multiples attaques dans les dernières semaines, et quoique les signes avant-gardistes pointent vers une période de répit, les répercussions, elles, pourraient être de longue durée. Un aperçu rapide de nos finances et de ce qui y pèse lourd. Débutons avec l’un des facteurs les plus discutés ces jours-ci : l’inflation. L’inflation, ou l’érosion de notre pouvoir d’achat en tant que consommateur, a atteint des niveaux critiques ces derniers mois. L’inflation du mois de septembre, révélée la semaine dernière, atteignait le 6.9%, soit une diminution vis-à-vis du mois précédent qui s’établissait à 7.0%. Si l’on regarde l’IPC, ou indice de prix à la consommation en excluant les 8 catégories les plus volatiles (CPIX), sont exclu; les fruits, les légumes, l’essence, l’huile de chauffage, le gaz naturel, les taux d’intérêt des hypothèques, produits du tabac et le transport, l’indice se tenait à 6.0%. L’indice en excluant la nourriture, l’énergie et l’effet indirect des taxes (CPI-XFET) se tenait à 5.4%. La seule raison d’en faire mention est que les points de presse de la Banque du Canada discutent régulièrement de ces mesures, malgré que certains les trouvent plus ou moins utiles lorsqu’on regarde avec la vision d’un consommateur régulier. Source: Banque du Canada – Indice de prix à la consommation L’inflation est le facteur principal qui a poussé la Banque du Canada à hausser son taux directeur en premier lieu. La semaine dernière nous a également apporté une nouvelle hausse de ce taux de 0.50%, soit 50 points de base, portant le taux à 3.75%. Rien de surprenant, toutefois les analystes et économistes voient ce léger ralentissement de hausse de taux comme une bonne nouvelle. La BoC doit naviguer des eaux troubles en fonction de cet indicateur d’inflation, qui est qualifié d’indicateur à retardement, puisque les données ne sont disponibles qu’après le fait accompli. Une difficulté additionnelle à prendre considération dans les calculs. La hausse précédente de 75bps a frappé dure sur les ménages et le rythme de dépenses ralenti. L’une des dépenses majeures est celle de l’immobilier, qui vit maintenant sur les miettes de sa bulle de 2021. La Fed aux États-Unis a cette semaine répliqué cette hausse de 75bps, signifiant que le portrait global américain sera très similaire au nôtre, et les hausses pourraient bien ralentir dès décembre ou début 2023. Non seulement, les Canadiens voulant s’offrir une propriété se heurtent à un taux beaucoup plus élevé que 6 mois auparavant, mais ceux qui doivent renouveler sur une hypothèque existante voit venir le choc financier. Un sondage Léger récemment conduit montre que 53% des ménages interrogés sont inquiets du renouvellement de leur hypothèque. Un ménage qui aurait opté pour un taux fixe en 2017 verrait son taux augmenté minimalement de 1.5% à 2%. Ceux qui bénéficient d’une marge de crédit hypothécaire à taux variable ont également vu leur taux passer de 2.45% à 5.95%. En illustrant ceci sur un solde de 100 000$, les paiements mensuels d’intérêts passeraient donc de 204$ à 496$, une augmentation salée de 143%. Et le portrait inverse maintenant? Qu’arrive-t-il si vous avez pratiquement terminé de payer votre propriété? Que la retraite arrive prochainement? La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas à vous questionner sur le choix d’un taux fixe ou variable. La mauvaise, c’est que l’état des marchés boursiers pourrait venir jouer les trouble-fêtes pour vos plans de retraite. En ne regardant que le S&P 500 ou le TSX, affichant respectivement -19.28% et -8.52%, un portefeuille peut facilement présenter quelques ecchymoses au niveau du rendement. En scrutant quelques titres comme Meta (Nasdaq : Meta), l’ancien Facebook est revenu au même niveau qu’en septembre 2015. Il s’agit d’une chute de 75% depuis août l’an dernier. Source: Tradingview – Nasdaq: META, Stock price 2015-today Pour ceux et celles cherchant des alternatives plus sécures, des annuités peuvent être achetées. Ces produits, certains affichant des taux justes au-dessus de la barre du 5% pour une durée 5 ans, sont offerts par les assureurs comme une source de revenus récurrente. Les annuités sont davantage un complément à d’autres sources de revenus une fois la période de retraite et peuvent être modifiées selon plusieurs critères, comme la durée, les protections, la fréquence de paiement et bien d’autres. Alors que les marchés font face à des temps plutôt volatiles et tumultueux, la planification de retraite devient d’une importance capitale ces jours-ci. Toutefois, avant de modifier quoi que ce soit à votre portefeuille, il faut également relativiser selon l’horizon de temps contemplé. Si les retraits de fonds sont imminents, il est judicieux de considérer des produits à revenus récurrents et se munir de taux de rendement au-dessus du taux d’inflation cible, soit la fourchette entre 2 et 3% de la Banque du Canada. Si, au contraire, l’horizon est encore de quelques années, les chances sont que l’inflation va retrouver sa valeur cible de 2% ou 3% et que les marchés retrouvent de la vigueur. Demeurer investi et faire quelques allocations spécifiques sur certains secteurs pourraient s’avérer lucratif dans le futur. La réalité des hausses rapides et drastiques des taux aujourd’hui fait suite à de nombreux évènements. La hausse des coûts des produits et services a été dirigée en partie par la chaîne d’approvisionnement, mais également de la production elle-même à ne pas être en mesure de fournir à la hausse de la demande. Des expansions ou investissements en nouvelles machineries étaient peut-être requis, avec, au passage, des nouveaux employés, demandant des salaires plus élevés. Comme les sociétés ne veulent pas sacrifier leurs marges, les hausses de prix sont refilées aux consommateurs. Ces derniers se désistent, ou achètent en moindre quantité, faute de budget. Les ventes sont en retour, moins grandes qu’anticipées, et dévoilent ces résultats au public, faisant dégringoler le titre. Il s’agit d’un très grand processus circulaire. Les facteurs d’influence sont nombreux et les répercussions bien réelles. Il devient donc important de planifier ses finances en fonction des informations d’aujourd’hui, afin d’être mieux positionné pour demain! Sources: https://www.ctvnews.ca/business/how-an-economic-recession-in-canada-could-affect-your-finances-1.6122119 https://www.bnnbloomberg.ca/more-than-half-of-canadian-mortgage-holders-worried-about-payments-at-renewal-survey-1.1838867 https://www.forbes.com/sites/ryanderousseau/2022/10/31/inflationary-pressure-should-you-adjust-your-retirement-target/?sh=23a40fbe3503 https://www.cnbc.com/2022/10/31/how-to-retire-amid-inflation-according-to-financial-advisors.html https://www.bankofcanada.ca/rates/price-indexes/cpi/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés, et n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Une correction nécessaire pour les semi-conducteurs Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Avec la venue de la pandémie, certains secteurs des économies nord-américaines ont pris de l’expansion, au détriment d’autres, qui aujourd’hui, peinent à se relever face aux habitudes modifiées des consommateurs. Il demeure vrai qu’aujourd’hui, plusieurs ont troqué les sorties au cinéma pour de nouvelles consoles de jeux, mis de côté les plans de voyage autour du globe afin d’acquérir un nouveau véhicule dernier cri et pourquoi ne pas rester à la maison et y intégrer toute la suite de domotique pour maisonnée afin d’y être bien confortable. La similarité de cette approche? Le besoin grandissant pour les composantes électroniques. Et pourtant, malgré la forte demande, les titres des grandes sociétés manufacturières de semi-conducteurs affichent des baisses drastiques cette année allant jusqu’à 40%. Penchons-nous donc sur la valeur réelle derrière ces titres grandement convoités de 2021. L’industrie des semi-conducteurs est somme toute assez large. Il s’agit des compagnies œuvrant dans la fabrication et la création de circuits intégrés, autrement appelés puce électronique, circuits analogiques ou numériques, ainsi que les composantes électroniques facilitant la conductivité électrique entre les composantes. Heureusement pour vous, et pour moi, l’explication s’arrêtera ici. Ces semi-conducteurs incorporent beaucoup de métaux précieux tels le silicone, le germanium, l’arséniure de gallium ainsi que les plus connus cuivres, argent et or. Vous aurez deviné que ces composantes se trouvent dans les ordinateurs, les consoles de jeux, les téléphones cellulaires, les électroménagers, l’équipement médical et autres. Cela les rend donc plutôt indispensables à nos routines quotidiennes. Le cours de science étant terminé, revenons au marché boursier. Parmi les grands manufacturiers de semi-conducteurs, Intel Corp (Nasdaq : INTC), Taiwan Semiconductor Manufacturing Co. (NYSE :TSM), Qualcomm inc. (Nasdaq :QCOM) et Micron Technology (Nasdaq :MU). Il en existe bien d’autres, mais pour le bien de l’exercice, nous regarderons plus particulièrement ceux-ci. Source: Tradingview – YTD performance, Nasdaq: QCOM, MU, INTC et NYSE:TSM – 24 octobre 2022 La performance des 4 titres depuis le début de 2022 n’est guère reluisante. Qualcomm enregistre la plus faible perte, soit -37.50% alors que TSM affiche la pire, à -52.41%.  Toutefois, la performance des titres boursiers à elle seule n’est pas un bon indicateur de valeur. Un investisseur avisé devrait regarder le marché desservi, sa taille, la compétition directe ou indirecte et bien entendu, certaines métriques financières, ne serait-ce que pour les comparer l’une à l’autre. Qualcomm, présentant la performance la moins déprimante des quatre titres relativement parlant, œuvre davantage au niveau des technologies sans-fils. Ils travaillent au développement et à l’expansion du réseau 5G et leur technologie s’est logée dans tous les appareils mobiles utilisant le 3, 4 et 5G. QCT, le segment spécifiquement créé pour les semi-conducteurs amasse ses 27.02 milliards de dollars de revenus à 62% des téléphones cellulaires, 19% de l’Internet of Things (l’interconnexion de nos appareils) et 15% des récepteurs radio.  Moins de 4% des revenus sont dédiés à l’automobile. En 2021, les semi-conducteurs représentaient 80.5% des revenus. Micron Technology quant à elle, se concentre davantage sur le sous-créneau de la mémoire. Les secteurs des centres de données et des téléphones mobiles représentaient près de 60% du marché de 2021. Les revenus de Micron Technology s’élevaient à 27.71 milliards de dollars. Aujourd’hui, la société travaille sur la nouvelle génération de téléphones et du besoin grandissant de mémoire, ainsi que celle de la RAM, ou mémoire vive, sous les format et technologie de la DDR5. Intel Corp quant à lui est quelque peu différent. Il s’agit d’un géant des composantes électroniques depuis de nombreuses années et offre une panoplie d’avancements à l’industrie. Pour cette raison, il est difficile de circonscrire les revenus provenant des semi-conducteurs uniquement. En 2021, le segment Internet of Things a connu une croissance de 33% versus 2020, atteignant 4 milliards. Mobileye, une solution pour les véhicules à pilotage automatique, a cru de 43%, finissant à 1,4 milliard. Ces 2 segments sont voués à croître davantage dans le futur. Ces revenus ne sont cependant qu’une fraction des revenus générés par les centres de données (25.8 milliards) et le groupe de connectivité de la clientèle (40.5 milliards). Il s’agit donc d’une société beaucoup plus diversifiée au niveau de son marché qu’un joueur pure-play comme TSM par exemple. Ce qui nous amène à Taiwan Semi. Celui-ci s’inscrit comme un joueur de taille dans la production pure des composantes et matériaux de semi-conducteurs. TSM n’effectue aucune création ou production à son propre nom. Elle décide plutôt de pourvoir les besoins de ses clients et fabrique les composantes selon les spécifications souhaitées. La société fabrique plus de 12 302 produits différents, sur 291 technologies, pour ses 535 clients à travers le monde. L’usage final de ces produits sont divers, mais nous retrouvons les usuels automobiles, Internet of Things et téléphones mobiles. À la lumière de ces différents créneaux, il devient plus facile d’insérer de l’intelligence aux populaires ratios d’évaluation, soit le Price-to-earnings, Price-to-book et Price-to-sales.  P/EP/BP/SQualcomm inc.11.25x8.98x3.44xMicron Technology8.39x1.67x2.57xIntel Corp.7.93x1.50x2.07xTaiwan Semi.15.68x4.94x6.32x Calculs avec données de Q2 2022 - Macrotrends De par les valeurs illustrées ci-dessus, plusieurs constats peuvent être émis. Évidemment, les valeurs les plus récentes ont plus d’importance et devraient avoir un poids additionnel dans les évaluations conduites. Au niveau du price-to-earnings, le moins « dispendieux » serait le titre d’Intel à 7.93x, représentant près de 50% de ce que l’on retrouve pour Taiwan Semi. Il est toutefois à noter que le bénéfice par action (ou EPS) d’Intel a connu une baisse en Q2, suivant une combinaison de revenus plus faibles que l’an dernier, ainsi qu’une augmentation du coût de leurs intrants de fabrication. En regardant le price-to-book, soit le ratio du prix de l’action sur la valeur de l’équité aux livres, le titre de Qualcomm affiche la plus grande prime au-dessus de la valeur aux livres. Alors qu’une compagnie portant un ratio de 1 :1 est jugée correctement priced in, Qualcomm diffère grandement. TSM a également un écart significatif, alors que les 2 autres sont relativement standards. Ici, l’industrie joue un grand rôle dans l’interprétation des données. Les sociétés reliées à la technologie ont beaucoup de momentum sur les recherches et développements, et donc, de futurs revenus. Les compagnies plus matures ayant un historique plus long, par exemple Intel, afficheront des ratios plus bas, reflétant leur diversification, mais également le rendement diminutif de chaque nouvel avancement. Ce ratio est souvent moins pertinent en évaluant les titres à saveurs technologiques. Le dernier ratio observé est le price-to-sales, soit la capitalisation boursière sur les ventes annuelles de l’entreprise. Le ratio le plus faible de Intel Corp est le plus attrayant ici, se traduisant par un prix moindre pour le niveau de ventes générées. TSM est plutôt élevé à 6.32x ses ventes, signifiant que le marché surévalue potentiellement le titre. L’analyse de l’environnement et des ratios financiers ont toutefois leurs limites. Beaucoup plus de variables entrent en jeu et devraient faire objet d’analyse plus approfondie. Il est du devoir de chaque investisseur d’entreprendre le niveau d’analyse approprié, ou encore, d’aller chercher des services d’aide d’évaluation de titres boursiers ou d’analyse technique. Bonnes recherches! Sources: https://www.semiconductors.org/semiconductors-101/what-is-a-semiconductor/#:~:text=Semiconductors%2C%20sometimes%20referred%20to%20as,compounds%20such%20as%20gallium%20arsenide https://www.marketresearchreports.com/semiconductors https://www.tsmc.com/english/aboutTSMC/company_profile https://investor.qualcomm.com/ https://www.micron.com/about/our-company https://d1io3yog0oux5.cloudfront.net/_df510b39976630656a8761665356a86c/intel/news/2022-01-26_Intel_Reports_Fourth_Quarter_and_Full_Year_2021_1522.pdf L’auteur de ce billet déclare détenir certaines positions dans les titres mentionnés, mais n’a aucune intention d’initier des positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Faciliter la digitalisation de demain Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada De nouveaux développements se sont formés dans la sphère digitale cette semaine. Un partenariat d’envergure s’ajoute à ceux déjà présents sur le marché, de quoi raviver la flamme de l’adoption institutionnelle. Toutefois, l’adoption globale des actifs digitaux nécessitera plus de rigidité avant de faire le grand saut sur nos systèmes gouvernementaux. Plus tôt cette semaine, et près d’un mois suivant la fameuse transition de l’Ethereum ($ETH) vers le Proof of Stake de son prédécesseur énergivore, le Proof of Work, MasterCard (NYSE :MA) a pavé la voie afin de faciliter l’accès au commun du mortel à l’univers des cryptomonnaies. L’accessibilité a rapidement été identifiée comme étant une barrière pour les plus petits joueurs des économies globales et le géant du paiement par cartes a décidé de tirer son épingle du jeu. MasterCard débutera le déploiement d’un nouveau produit en phase test, appelé Crypto Source, dès l’année prochaine, auprès de plusieurs banques d’envergures. Selon le président des solutions cyber et intelligence chez MasterCard, la nouveauté devrait se tester aux États-Unis, en Israël et au Brasil dès l’an prochain. Crypto Source ferait en réalité, le pont entre le consommateur régulier et les banques, à l’aide de la firme digitale Paxos Trust Co. et facilitera l’accès aux actifs digitaux. Ces actifs ne seraient donc pas détenus à même le compte bancaire institutionnel d’un individu, mais bien en caution sur Paxos, qui s’occupe en retour du service d’échange et de détention, mais également de l’aspect litigieux de conformité et règlementation. MasterCard défend ce nouveau produit par la demande et l’intérêt grandissant sur les cryptomonnaies, sans non plus écarter la tendance plutôt négative observée ces derniers temps dans les prix des actifs digitaux. Il s’agit néanmoins d’un énorme pas pour MasterCard vers l’univers des actifs digitaux afin de mieux se positionner pour la demande du futur. Le partenariat s’inscrit aux premières lancées de 2021, alors que la société s’associait avec Wirex et BitPay afin de créer des cartes de paiements. Cette annonce est dévoilée près d’une semaine suivant celle de leur compétiteur direct, Visa (NYSE :V) qui elle, s’associe avec la plateforme FTX afin d’offrir des cartes de débit en cryptomonnaie dans plus de 40 pays. Contrairement à MasterCard qui semble se diriger vers un développement d’importance sur les actifs digitaux, Visa mitige quelque peu ses propos. Elle souhaite faciliter l’accès aux biens de leur clientèle, que ceux-ci soient payés par la monnaie traditionnelle, ou digitale. Cette initiative a su faire progresser le titre de MasterCard de 2.20% ce lundi et de 2.71% pour Visa. Deux excellentes nouvelles si vous êtes pro cryptomonnaies. Source: Tradingview – 1 year stock price, NYSE:MA, NYSE: V (2022-10-17) MasterCard a su rapidement identifier le potentiel du marché des actifs digitaux, et voit également un énorme potentiel de l’analyse des données sur la blockchain. Comme les derniers résultats le démontrent, près de 35% des revenus de MasterCard sont générés par le créneau « Services », qui incluent les services de données, de recherche, de consultation, de loyauté et de capacités au niveau des fraudes. Avant de développer des solutions tangibles aux couleurs du géant rouge et jaune, davantage de clarification au niveau légal sera de mises. De l’autre côté de la médaille, les gouvernements sont toujours aussi réticents face aux actifs digitaux, et ce, pour de bonnes raisons. De nombreuses plateformes financières centralisées, qualifiées de CeFi dans le jargon, ont obtenu un intérêt particulier avec les petits investisseurs. Cet intérêt? La facilité d’utilisation de ces plateformes et ces interfaces d’utilisateurs plaisants à l’œil. Toutefois, un des buts initiaux des cryptomonnaies, était d’interagir sous le couvert de l’anonymat, avec sécurité et ce, à moindre coût. Malheureusement pour des milliers d’utilisateurs et investisseurs, 2022 s’est avérée être une année charnière quant aux risques systémiques, fragilité d’infrastructures informatique et plus récemment, aux vulnérabilités découlant des zones grises de la législation sur ces actifs. Ces vulnérabilités ont fait perdre des milliers de dollars à bons nombres d’investisseurs, pertes qui ne sont pas sous protection d’assurances ni de sauvetage du gouvernement. Dans cette liste non exhaustive d’évènements, nous y retrouvons : La dégringolade de Terraform Labs et la recherche de l’Interpol du fondateur, Do Kwon et le plongeon de 60 milliards de dollars de la monnaie Luna ($LUNA, rebaptisé $LUNC);Voyager Digital LLC (Nasdaq :VYGVQ) se met sous la protection du Chapitre 11 de la faillite;Le hedge fund Three Arrows Capital, spécialisé en cryptomonnaies, fait faillite et est sous investigation de la CFTC et la SEC;Celsius Network LLC se met également sous la protection du Chapitre 11 de la faillite, la haute direction étant convoqué à comparaître devant le CFTC, la SEC et la FTC aux États-Unis;Sam Bankman-Fried, fondateur de la plateforme populaire FTX, sous investigation de la Texas Securities pour l’offre de monnaies non enregistrées Source: Tradingview – YTD performance, Celsius token ($CEL), Voyager Digital ($VGX) et Luna Terra ($LUNC) Le récent partenariat de MasterCard avec Paxos afin de rendre accessible aux banques la négociation de cryptomonnaies donne une image beaucoup plus solide et de confiance aux nouveaux investisseurs, ou à ceux ayant enregistrés de lourdes pertes, et ce, simplement parce qu’un nom connu de tous s’y associe. Les gouvernements devraient donc y voir une opportunité intéressante d’observer les réponses du grand public, lorsque ces nouveaux actifs seront aux côtés des FNB, actions et autres véhicules d’investissement traditionnel. Il demeurera captivant de suivre les développements en ce sens. Comme plusieurs analystes le mentionnent, les gouvernements ont tout à gagner que de suivre les péripéties des différentes plateformes et projets cryptographiques. Des instances telles la CBDC, ou Central Bank Digital Currency, étudient les possibilités d’une offre monétaire strictement digitale, où la masse souhaite un système rapide, efficace, sécure et fiable. Système où les paliers gouvernementaux pourraient observer les flux de leurs monnaies, contrôler l’offre et la demande et, si le besoin s’en fait sentir, de bloquer certaines adresses cryptographiques jugées frauduleuses ou suspectes. Bien des étapes devront cependant être franchies avant d’en arriver à cette nouvelle norme digitale, conserver vos billets physiques! Au cas où! Sources: https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-10-17/mastercard-offers-crypto-trading-service-tied-to-bank-accounts?srnd=markets-vp https://www.bnnbloomberg.ca/bitcoin-ownership-significantly-increased-during-the-pandemic-boc-survey-1.1831573 https://www.cnbc.com/2022/10/07/visa-partners-with-ftx-in-a-bet-that-shoppers-still-want-to-spend-cryptocurrencies-in-a-bear-market.html https://www.weforum.org/agenda/2022/09/5-takeaways-from-the-u-s-federal-government-s-review-of-digital-assets/ https://www.cnbc.com/2022/09/27/bankrupt-crypto-lender-voyager-to-sell-assets-to-sam-bankman-frieds-ftx.html L’auteur de ce billet déclare détenir certaines positions dans les titres ou actifs mentionnés, mais déclare   n’avoir aucune intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Pour un futur électrisant, un présent turbulent Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Quelques-uns d’entre vous se souviendront peut-être de l’entrée en bourse du manufacturier d’automobiles électriques Rivian Automotive (Nasdaq : RIVN) en novembre 2021. Son entrée a été grandiose et a fait bénéficier certains investisseurs de rendements intéressants dès le début. Son parcours doré a toutefois perdu de son lustre en 2022, comme la vaste majorité des titres boursiers. Les dernières annonces du manufacturier n’ont pas non plus contribué à la reprise du titre, laissant le monde du véhicule électrique quelque peu perplexe. Pour ceux et celles ayant manqué notre billet sur l’introduction de Rivian en bourse, il est toujours possible de le lire juste ici. Le titre du fabricant californien affiche une performance approchant les -68% depuis janvier 2022. À sa défense, Rivian n’est pas seul à afficher ce type de performance. Lucid motors (Nasdaq :LCID) frôle le -69%, Polestar Automotive (Nasdaq :PSNYW) accumule un -48.7% et, le mieux connu Tesla Motors (Nasdaq : TSLA), affiche -39%. Les causes de la perte de vitesse des titres boursiers sont diverses, tant au niveau macroéconomique que microéconomique. La production de véhicules électriques, notamment au niveau des batteries, donne bien des maux de tête sur la disponibilité des métaux précieux. Source : TradingView – Stock performance YTD (Nasdaq: LCID, TSLA, PSNY, RIVN)  Polestar Automotive fait chambre à part, puisque 35% de la valeur du titre a été effacé au cours du mois de septembre seulement. Alors que son IPO, ou Initial Public Offering ne s’est fait qu’en juin dernier sous format de SPAC, la compagnie peine à faire face aux coûts grandissants du lithium et la progression des taux d’intérêt. Rivian toutefois, a eu une difficulté supplémentaire la semaine dernière, alors que la compagnie effectuait un rappel sur la presque totalité de ses véhicules produit à ce jour. Près de 13 000 véhicules ont fait objet d’un rappel, dû à un boulon qui n’aurait pas été assez serré lors de la mise en production. Le problème majeur avec cedit boulon est qu’il est une pièce importante dans le contrôle de la direction du véhicule. Un problème rapide à régler au concessionnaire, une histoire de quelques minutes, mais un problème qui n’aurait jamais dû être en premier lieu. Les retards causés par ce rappel mettent maintenant en péril la capacité de Rivian à produire et livrer son objectif de véhicules, fixé à 25 000 lors d’une rencontre avec les investisseurs en mars dernier. Il n’en fallait pas plus pour que le titre de Rivian plonge davantage ce lundi. L’action a effacé près de 2 milliards de dollars américains à la capitalisation boursière de Rivian, atteignant un fond de 30.40$ par action soit une perte de 10.45% de sa fermeture vendredi dernier, et bien loin de son sommet historique de 172.01$. La société, malgré ce recul notable, demeure cependant en bonne posture. Son contrat daté de 2019 avec Amazon (Nasdaq :AMZN) afin de fournir 100 000 véhicules de livraison tient toujours et la demande globale pour les véhicules électriques est à la hausse. Rivian devra toutefois faire preuve de prudence et de rigueur puisque le géant du commerce en ligne aurait déjà commencé à regarder ailleurs pour ses achats de plus gros camions. Entre autres, des semi-remorques propulsées par Volvo (STO :VOLV-B) pour répondre à la demande de son réseau en Allemagne. Comme si les rappels n’étaient pas suffisants, Rivian devait déjà adresser leur récente application auprès de Transport Canada afin d’importer et distribuer ses véhicules au Canada. Transport Canada avait cependant refuser leur demande pour de multiples raisons, mais aucune d’importance majeure. Ces raisons étaient variées et faisaient notamment référence aux standards sur le mécanisme antivol et des normes au niveau du bruit au passage. Il est à se rappeler que le niveau de bruit émis par les véhicules électriques est tellement minime, que le ministre des Transports impose un niveau minimal de bruit à être produit par le véhicule en marche. Ces modifications étaient de nature si mineure, que Rivian a déjà reçu en date d’aujourd’hui l’approbation par Transport Canada. Comme plusieurs analystes le mentionnent, les fabricants de véhicules électriques sont encore relativement jeunes et devraient plutôt être regardés selon la valeur ajoutée au marché de l’automobile. Il va sans dire que Tesla possède une grande part de ce créneau en croissance due à son statut plus mature. Les nouveaux joueurs doivent se frotter à une féroce compétition où les matériaux se font plutôt rares. Un autre nerf de cette guerre électrique est celui de l’autonomie. Bon nombre de véhicules électriques se voient pointés du doigt pour une autonomie plutôt médiocre, et soyons francs, encore plus aux hivers frigorifiques de nos températures nordiques. En début d’année, l’entreprise embryonnaire du Michigan, One inc., a réalisé un test de sa batterie prototype. Ce test consistait essentiellement à échanger la batterie d’origine d’une Tesla modèle S, pour y insérer leur batterie. La distance parcourue avec cette dernière a été de plus de 1 200 kilomètres. La batterie d’origine affichant une autonomie de 637km selon Tesla pâle en comparaison de cette performance. Il est à noter toutefois que One inc. en a fait sa mission, que de faire des batteries ayant le potentiel de doubler l’autonomie des véhicules électriques déjà disponible sur le marché. Malgré leur récent investissement de 1,6 milliard de dollars américains au Michigan pour une usine de fabrication de batteries, One Inc. pourrait bien être le prochain gros nom à surveiller s’ils faisaient leur entrée en bourse. Des batteries de meilleure qualité, moins nocives pour l’environnement et à moindre coût? Une solution plutôt prometteuse si vous me demandiez mon avis… Sources: https://daytradercanada.com/billet-boursier/une-entree-en-bourse-electrisante-pour-rivian/ https://www.theglobeandmail.com/business/international-business/article-rivian-shares-skid-after-ev-maker-recalls-nearly-all-its-vehicles/ https://driveteslacanada.ca/news/rivian-transport-canada-certification-requirements-can-reapply/ https://insideevs.com/news/613337/rivian-no-canada-sales-lacks-transport-canada-compliance/ https://www.reuters.com/business/autos-transportation/rivian-shares-skid-after-ev-maker-recalls-nearly-all-vehicles-2022-10-10/ https://one.ai/news/onecircle L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Un Lehman Brothers des temps modernes Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Cette semaine, nous laisserons de côté les débâcles des politiques fiscales et monétaires de la Banque d’Angleterre, et nous observerons plutôt les développements de la grande banque d’investissement Crédit Suisse (SWX : CSGN). En soi, aucun évènement spécifique ne s’est déroulé dernièrement. Toutefois, les investisseurs ont été nombreux à être témoin de la perte de valeur du titre. Il n’en faut évidemment pas moins pour que des adeptes creusent davantage dans les états financiers de la banque native de Zurich, afin de trouver les enjeux réels. Un rapide coup d’œil au cours boursier de Crédit Suisse fait état de la perte de 58% depuis le début de l’année. Il est vrai que l’économie dans son ensemble, n’est pas reluisante, toutefois, le titre a également reculé de près de 75% dans les dernières 5 années, alors que les autres grandes banques de ce monde ont enregistré une progression notable. Maintenant tout juste sous la barre des 4 francs suisses par action, celle-ci se trouvait au-dessus de 9 francs en janvier 2022. Outre le prix de l’action elle-même, l’autre source alimentant la peur des investisseurs est le taux CDS sur les obligations de Crédit Suisse. Le taux CDS, ou Credit Default Swap, est un produit dérivé utilisé dans le monde financier afin de se protéger sur le défaut d’une obligation. L’acheteur de CDS désire se protéger d’un éventuel défaut, et le vendeur récupère en contrepartie la prime payée par l’acheteur, bien souvent, un pourcentage du montant nominal de protection. Avec cette définition simplifiée, plus le taux CDS est élevé, plus le risque de défaut est élevé. Les investisseurs ont été en mesure de voir ce taux à son plus haut depuis une dizaine d’années, précédemment observé sur les obligations de Morgan Stanley en 2011-2012. Le taux CDS implicite fait état de 23% de chance de défaut sur les obligations 5 ans de la banque en eaux troubles. Ces taux et prix rarement observés ont bien entendu attiré les spéculateurs, n’aidant guère la cause de la société. Ces quelques drapeaux rouges ont poussé les dirigeants de Crédit Suisse à répondre au grand public afin de ralentir la peur sur leur solvabilité. Le dirigeant Ulrich Koerner, en poste depuis juillet cette année, a tenté vendredi dernier de réassurer employés et investisseurs quant aux circonstances moins qu’idéales. Via un mémo, M. Koerner a fait les éloges des liquidités disponibles de la banque et de sa position en capital forte sur les marchés. Il est vrai qu’en date de juillet 2022, les états financiers de Crédit Suisse présentaient des liquidités de 159.47 millions de francs suisses, position qui est alignée avec les trimestres précédents. Le mémo fait également mention qu’un plan stratégique a été développé afin de remettre les activités de Crédit Suisse en ordre, et que ce plan sera détaillé à la fin octobre, lors du dévoilement de leurs résultats trimestriels de Q3. Il est d’autant plus intéressant que de voir le ratio de CET 1, ou Common-Equity Tier 1, demeure adéquat selon les normes et régulations européennes et internationales. Ce ratio mesure entre autres la capitalisation liquide des institutions financières. Quoiqu’il existe plusieurs autres ratios de nature législative, le CET 1 est celui couvrant le plus près les postes de liquidités. Ce ratio se tenait à 13.5% en juillet 2022, alors que les normes internationales demandent 8%, et le régulateur suisse requiert 10%. Ce plan de restructuration pourrait notamment prévoir la redirection des activités vers des avenues dites, capital-light, soit des activités requérant peu de capital règlementaire à conserver en réserve, ou encore, simplement la vente de certains segments d’affaires, soit la gestion de patrimoine en Amérique latine. Ne surprenant personne, les investisseurs et internautes ont été rapides à effectuer le parallèle avec la défunte banque Lehman Brothers, au cœur de la crise des subprimes en 2007 et 2008. La baisse rapide du cours de l’action, la hausse des taux CDS, l’anxiété des marchés, une crise de l’immobilier, une tentative de vente de certains actifs, bref, tout y est et réplique ce que Lehman Brothers a subi en 2008. Il existe cependant une différence majeure aujourd’hui entre Lehman Brothers et Crédit Suisse : Crédit Suisse ne vend pas de produit fondamentalement lacunaire, du moins, pas à notre connaissance actuelle. Il est à se rappeler que la descente en flammes de Lehman Brothers, propulsé par la faillite elle-même de Bear Sterns, provient majoritairement de la vente de CDO, ou Collaterized Debt Obligations et MBS ou Mortgage Backed-Securities. La vente de ces produits faisait suite à un boom immobilier majeur dans l’économie canadienne et américaine. Toutefois, ces produits étaient vendus avec un profil de risque peu élevé avec un risque de crédit plutôt faible, alors que la composition réelle de ces fonds pointait clairement vers l’autre direction. D’ailleurs, plusieurs ratios de solvabilité et législations existent aujourd’hui en réponse à ces produits et évènements, afin de protéger les consommateurs. Source: Tradingview – Stock performance, NYSE: JPM, NYSE:RY, NYSE:TD, NYSE: BAC, SIX:CSGN 2006-01 à 2022-07 La performance de la majorité des grandes banques de ce monde a fait preuve beaucoup de résilience et d’innovation depuis la disparition de Lehman Brothers en 2008. JP Morgan Chase (NYSE :JPM) a engrangé une performance de 171% depuis 2006, la Toronto-Dominion (TSX :TD) 138% et la Banque Royale du Canada (TSX :RY) 135%.  Bank of America (NYSE :BAC) a cependant eu plus de difficulté à se relever de cette crise, tout comme Crédit Suisse. Il faudra donc attendre la présentation du plan de redressement de Crédit Suisse à la fin octobre avant de lancer d’avantages de rumeurs. Crédit Suisse est a été identifié par plusieurs analystes comme une entité ‘’too big to fail’’, et il est possible que la société ne soit que dans une impasse par rapport au cycle économique. Cela n’empêche toutefois pas les adeptes de propager des scénarios de désastres et de risques systémiques, aussi farfelus soient-ils… ou pas. Sources: https://www.morningstar.ca/ca/news/227076/why-is-credit-suisse-under-pressure.aspx https://ca.investing.com/news/stock-market-news/credit-suisse-slumps-as-ceo-reassurances-fail-to-convince-2784820 https://www.cbc.ca/news/business/credit-suisse-1.6603864 https://www.barrons.com/news/concerns-over-credit-suisse-viability-surge-as-shares-dive-01664817007?tesla=y L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Couvrir ou ne pas couvrir? Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada La semaine a débuté sur les chapeaux de roues, avec la baisse fulgurante de la livre sterling contre le dollar américain. Une baisse si importante qu’elle aura atteint son niveau le plus bas depuis 20 ans, touchant brièvement $1.03US avant de remonter vers les $1.06US. La nouvelle en ébranla plus d’un sur les marchés. Quoiqu’il s’agisse d’une bonne nouvelle pour les Américains achetant des biens anglais, l’inverse est plutôt problématique. Si vous avez suivi la progression du dollar canadien contre le dollar américain dans les derniers mois, vous trouverez une relation similaire : le standard américain s’impose. Une détérioration qui s’avère coûteuse de notre côté de la frontière. La chute de la livre sterling en début de semaine a quelque peu été provoquée par le gouvernement. Dans un marché déjà bien frileux, Kwasi Kwarteng, le nouveau ministre des Finances, largua une nouvelle à 45 milliards de livres sterling sur les marchés : des coupures d’impôts. L’intuition voudrait que les marchés se réjouissent d’une telle annonce, toutefois, les préoccupations se sont plutôt tournées vers la solidité de la politique économique du Royaume-Uni. Il s’agit d’un plan plutôt ambitieux en pareil temps, que de contracter un emprunt afin de contrebalancer le manque à gagner découlant de ces coupures. La Banque d’Angleterre se dit prête à augmenter les taux directeurs afin de contrer l’inflation dont les citoyens se voient être la cible. Le mois d’août a vu l’indice d’inflation grimper à 9.1%, alimentée par le prix de l’énergie.  Ces derniers ont fait les manchettes dans les derniers mois, rapportant une augmentation moyenne de 30% au Royaume-Uni par rapport au reste de l’Europe. Source: TradingView, GBPUSD Chart – 1 an De notre côté de la frontière, l’érosion du huard, malgré son retour à la normale vers les 79 sous, n’a pas pu résister dernièrement, tombant à son niveau le plus bas en 2 ans. Plusieurs facteurs affectent la performance plutôt triste du dollar canadien face à son comparse américain. La faiblesse des marchés financiers, l’inflation qui perdure, les hausses de taux et la tendance globale des marchés de se réfugier dans le dollar américain lorsque la volatilité demeure trop élevée à leur goût. Une faible demande pour le huard, et une plus forte pour le greenback. Source: TradingView, CADUSD Chart – 1 an Ce qui nous amène donc à nos portefeuilles, souvent pondérés lourdement sur les marchés locaux, soit des titres sur le TSX, dénominés en dollar canadien. Certains investisseurs ont plutôt opté pour une diversification internationale, mais en couvrant la portion « devises » de leurs investissements. Il est à se rappeler que l’investissement à l’international se décortique en plusieurs segments. Deux de ses segments sont la contribution du marché de l’équité étranger, soit la performance réelle du titre étranger, ainsi que la performance venant de la paire de devises, par exemple, la progression du dollar canadien contre le dollar américain. La logique ici est qu’un fonds négocié en bourse (FNB) se voit souvent offert en version non couverte pour la devise, laissant les deux segments de rendements, ou encore couverte, laissant uniquement le rendement de l’actif sous-jacent, en éliminant la fluctuation de la devise, moyennant des frais de gestion. À titre d’exemple, prenons le populaire FNB de Blackrock sur le S&P 500. Ce FNB s’offre sur le TSX sous les versions non couvertes XUS et couverte soit XSP.   Dans le graphique ci-dessous, la version couverte, XSP, a enregistré un recul de -21.15% dans les 6 derniers mois, alors que la version non couverte, XUS, a enregistré -12.36%, soit un gain de performance de près de 9%. Évidemment, la période observée demeure une perte nette dans les deux cas. Cependant, le gain additionnel enregistré avec la version non couverte fait également bénéficier de l’appréciation de valeur de la devise américaine contre la canadienne. Comme l’indique le premier graphique ci-dessous, la performance des 2 FNB sont bels et biens en recul. Si l’on regarde la performance du dollar canadien contre l’américain, on peut voir que le dollar américain s’est apprécié de près de 9% dans les 6 derniers mois, soit la différence de rendement des 2 outils. Source: TMX, performance 6 mois TSX:XSP et TSX :XUS Source: Banque du Canada – taux de change quotidien CADUSD, 03-2022 à 09-2022 Bien entendu, cette illustration ne présente qu’un seul scénario parmi tant d’autres. Avant de lancer tous ses investissements internationaux en formule non couverte, davantage de préparation est requise, elle ne s’adresse pas à tous les types d’investisseurs. Un facteur à considérer, est que les grandes paires de devises par exemple le Yen japonais, la livre sterling, le dollar canadien, etc., ont tous une tendance de retour à la moyenne. Les cycles peuvent être de diverses longueurs et les chocs, multiples, toutefois un niveau d’équilibre est habituellement retrouvé à la fin de ces cycles. La volatilité enregistrée dernièrement dans le marché des devises est une réponse directe aux différentes polices monétaires et fiscales déployées dans les grandes économies mondiales. Un second facteur d’importance est l’horizon de placement. Comme tout juste mentionné, les nombreux chocs ces dernières semaines, ne sont que d’infimes segments pour un investisseur ayant un horizon de 10 ans et plus. À l’inverse, un investisseur envisageant la retraite et une stabilité au niveau de la performance de son portefeuille sera beaucoup affecté par ces chocs. Un long horizon de placement peut généralement encaisser les chocs au fil des aléas économiques, ce qu’un horizon plus court ne peut se permettre. Ceux misant davantage sur la stabilité de leur portefeuille préféreront une avenue moins volatile, couvrant ainsi le risque (mais également le rendement potentiel) de la devise étrangère.  Les plus jeunes quant à eux, pourraient avoir avantage à conserver leurs investissements non couverts, évitant ainsi la prime sur les frais de gestion, qui elle aussi, impactera le rendement final du véhicule. Sources: https://www.bnnbloomberg.ca/lagging-loonie-highlights-importance-of-portfolio-currency-strategy-1.1823917 https://www.msci.com/documents/1296102/1337274/Currency+hedging+infographic.pdf/c0ee08f1-1bfb-6e32-3660-2ad22c5d9e1d https://www.rbcgam.com/en/ca/learn-plan/investment-strategies/what-is-currency-hedging/detail https://www.washingtonpost.com/world/2022/09/26/uk-gbp-pound-falls-usd-dollar/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Un équilibre difficile à trouver pour les banques centrales Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Le phénomène n’est plus nouveau pour personne ces jours-ci. Les banques centrales autour du globe tentent de jongler économie, marchés financiers et attentes des ménages semaine après semaine. Cet exercice se veut d’autant plus complexe après les deux dernières années ou les liquidités coulaient à flots et l’activité corporative fleurissait. Le discours actuel, comme vous l’avez peut-être entendu, se veut pour un atterrissage « en douceur », ou soft landing de l’économie. Or, les voix d’incertitudes se veulent nombreuses à propos de cet atterrissage, puisque les hausses de taux agressives gênent les manœuvres. Ces voix ne sont malheureusement pas que des détracteurs. Cette semaine se veut particulièrement mouvementée, alors que la Réserve Fédérale américaine annonce un changement de taux de 75 points de base, elle pourrait être accompagnée des révisions du Japon, de la Suède, de la Suisse, mais également de la Norvège et du Royaume-Uni. Bloomberg reporte aujourd’hui que plus de 90 banques centrales ont augmenté leur taux cette année, et plus de 45 d’entre elles ont grimpé leur taux de 75 points de base, en une seule annonce. Les multiples menaces de récession pour 2023 sont d’autant plus exacerbées par ces hausses de taux disent les économistes. Les hausses de taux se veulent être un mécanisme de ralentissement de la croissance de l’économie, qui est à la base même de l’apparition de l’inflation en premier lieu. Le rythme auquel les hausses sont annoncées laisse cependant un froid sur les marchés financiers. D’appuyer si frénétiquement sur les freins de l’économie entraînera un ralentissement brusque sur les développements et projets de nos entreprises. Les prêts deviennent plus dispendieux, les suppressions de postes plus fréquentes et les résultats financiers sous les attentes devraient être la norme pour les prochains trimestres. D’ailleurs, la Banque de Montréal (TSX :BMO) a annoncé la semaine dernière une vague de suppression de postes dans sa division marché des capitaux, suite à une baisse de 20% de leurs revenus dans ce créneau. Les spéculations demeurent vastes quant au rythme qu’entreprendront les banques centrales. La récession envisagée pourrait s’étendre jusqu’à la fin 2024, et les taux pourraient atteindre 5% d’ici là. Les faits sont que ce mécanisme de régulation de marché demande temps et souffrance sur les marchés. Souffrance souvent caractérisée de coûts monétaires, de taux de chômage élevé et de resserrements budgétaires. Un autre phénomène observé ces derniers jours est l’inversion de la courbe de taux. Cette courbe se veut être un indicateur de marché, ou un outil afin de prendre le « pouls ». En tant économique qualifié de normal et sans choc, la courbe de taux est croissante. Défini par des taux court terme plus faibles et des taux longs termes plus élevés. La logique derrière cette courbe est qu’un investisseur peut s’attendre à obtenir un rendement plus élevé pour la détention d’une obligation de longue durée, plutôt qu’une obligation de courte durée. Acheter une obligation peut également être vu comme un prêt au gouvernement. Une plus longue échéance demande souvent une prime de rendement. Source: USTreasuryYieldCurve.com Toutefois, la tendance s’est inversée récemment. En analysant les courbes ci-haut, la courbe de gauche, représentant les taux en date de janvier 2018 se veut croissante entre les périodes fréquemment consultées de 1 an et 10 ans. Le taux 1 an se situant à 1.76% et le 10 ans à 2.40%. Le courbe de droite cependant illustre un portrait fort différent pour la mi-septembre 2022. Le taux 1 an est à 3.96%, niveau le plus haut depuis la récession de 2007, tandis que le 10 ans se retrouve à 3.45%. La raison derrière ce changement est la masse affluente d’investisseurs et divers acteurs du marché, cherchant un refuge contre la volatilité et les mauvaises nouvelles financières. La demande soudaine et concentrée pour les obligations longue durée font plonger ces taux et le manque de demande pour les obligations court terme fait grimper ces taux, tentant ainsi d’attirer les investisseurs. Et en quoi cette inversion est-elle importante? Une inversion de courbe comme celle-ci est historiquement l’un des indicateurs reconnus en termes de prédiction de récession ou de changement de cycle économique. Quoiqu’elle ne soit pas parfaitement précise, il s’agit d’un signe qu’une récession est fortement dans les cartes pour un horizon de 7 à 24 mois. Une inversion a été observée en 1980, juste avant la récession de cette même année et en 2006, prédisant la récession de décembre 2007. 2019 a également vu une inversion, mais a cependant été contrecarré par la venue de la pandémie et à en quelque sorte remis le compteur à zéro. Les actions sont donc vouées à davantage de correction selon le marché, avec des résultats sous les attentes jumelées à des coûts plus élevés. Le marché obligataire, quoique plus sécuritaire et apaisant pour l’esprit, n’arrive pas à offrir une protection adéquate contre l’inflation. Même le taux 1 an illustré plus haut, à près de 4%, laisse un écart de plus de 4% face à l’inflation de 8.3% connu aux États-Unis le mois dernier. Avec la hausse de taux ce mercredi par la Réserve Fédérale américaine, l’un des seuls véhicules d’investissement suivant la cadence sont les TIPS ou, Treasury Inflation-Protected Securities. Ces obligations permettent le principal de fluctuer selon l’inflation, calculée selon le CPI (ou Consumer Price Index), à la hausse comme à la baisse. Le taux d’intérêt de l’obligation demeure fixe durant la période de détention. Par exemple, le taux de l’obligation 5 ans protégée de l’inflation était de 1.26%, niveau le plus élevé observé depuis 2009. Il s’agit donc d’une situation délicate à gérer pour les grandes économies mondiales. Il semble que nous nous dirigeons bien vers une récession, ou du moins, une période prolongée de ralentissement. Les investisseurs devraient se tenir à l’affût d’opportunités sur le marché, spécialement avec les résultats financiers à être annoncé prochainement. Sources: https://www.lesaffaires.com/secteurs/general/les-taux-americains-a-10-ans-au-plus-haut-depuis-11-ans/636078 https://www.bnnbloomberg.ca/us-10-year-yield-rises-to-3-5-for-first-time-since-2011-1.1820662 https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-09-19/central-bank-rate-hikes-risk-global-recession-in-2023 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### The Merge : Le Superbowl des cryptomonnaies Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Pour ceux qui se tiennent informés de la cryptomonnaie (que ce soit directement ou indirectement), le Merge est évènement longuement attendu sur la chaîne de bloc Ethereum. Il s’agit d’une mise à jour du mécanisme utilisée par la blockchain, changement important, mais risqué. Cette mise à jour permet entre autres de se conformer aux exigences d’aujourd’hui, en plus d’élargir son accessibilité. Un évènement 2-en-1 : un au revoir, et une bienvenue. Commençons d’abord par une mise à niveau rapide pour les moins familiers. La blockchain Ethereum ($ETH) est la 2e chaîne d’importance dans les cryptomonnaies, tout juste derrière le réseau du Bitcoin ($BTC). De nombreux projets, ou alt-coins, sont bâtis sur la blockchain Ethereum, signifiant qu’ils utilisent cette chaîne de blocs afin de transiger leur propre monnaie. La cryptomonnaie native de la blockchain est l’Ether, qui est à la fois utilisé comme un actif, moyen de paiement des frais de réseau et autres. La génération de blocs (ou mining), est réalisée via les participants, qui contribuent au réseau. Ces contributions génèrent les blocs qui contiennent entre autres, les données de transaction, de portefeuilles cryptographiques et smart contracts déployés sur la blockchain. La contribution de ces participants se fait notamment par voie de compétition entre les mineurs de blocs. Il s’agit en réalité d’une course entre ces participants, afin de résoudre un algorithme complexe, poussé par le réseau. Une fois résolu, ou validé comme le jargon le veut, le prochain bloc de la chaîne est créé, et la transaction suivante y est inscrite, conservant toutes les informations. Le cycle se répète sans cesse, comme une boucle sans fin. Comme il s’agit de résoudre un problème complexe, le participant ayant le meilleur équipement informatique et électronique, sera en mesure de réussir et se voir ainsi octroyé la rémunération attachée à la production dudit bloc. Il s’agit d’un processus extrêmement énergivore et encore plus difficile pour l’équipement physique, qui doit endurer des températures extrêmes durant ces moments de résolution (un peu comme notre cerveau en temps d’examen!) Cette méthode de fonctionnement se nomme le Proof of Work (ou PoW), comme quoi le participant doit prouver son travail jusqu’à résolution de l’algorithme, et s’apparente grandement au même fonctionnement que le Bitcoin. Le Merge de la blockchain Ethereum veut cependant migrer vers un autre mécanisme de production de blocs. Une prouesse technologique de taille, considérant qu’aucune autre chaîne n’a procédé à une migration de ce genre. Le Proof of Stake (ou PoS), se veut être le mécanisme utilisé pour l’Ethereum. Le Proof of Stake, contrairement au Proof of Work, ne requiert pas la résolution d’algorithme. Il choisit plutôt aléatoirement un valideur afin de créer un bloc, qui sera ensuite validé par d’autres afin d’attester l’authenticité et la véracité des informations inscrites sur ledit bloc créé. Devenir un valideur requiert 32 Ether (ou l’équivalent d’environ 55 000$ en date du 12 septembre), mais aucun équipement informatique de pointe. On peut également se rappeler que 32 Ether pouvaient être achetés en début 2020 pour moins de 5 000$. Et comme il n’y a aucune résolution complexe, un minimum d’énergie est utilisé à travers ce mécanisme. L’annonce du Merge a été faite en octobre 2020, soit il y a près de 2 ans. À cette époque, un contrat de dépôt d’Ether a été créé et déployé. Ce contrat prévoyait notamment la réception d’Ether du présent système, afin de créer une nouvelle chaîne de test (affectueusement baptisée Beacon chain) débutant en décembre 2020, agissant comme une chaîne de test hors ligne. Pour ceux et celles qui n’avaient pas les 32 Ether requis afin de devenir valideur (ou opérateur de node), des fonds communs ont été ouverts afin de regrouper les petits joueurs et ainsi atteindre les 32 Ether requis. Le Merge, ou fusion en français, fait donc référence à la fusion des 2 chaînes parallèles, soit le Mainnet, ou chaîne présentement en fonction (en Proof of Work), avec la Beacon chain (soit celle en Proof of Stake). Source: Ethereum Foundation Et pourquoi est-ce un évènement majeur pour la cryptomonnaie ? Eh bien, comme mentionné auparavant, il s’agit d’une opération attendue depuis 2 ans. Une opération qui demeure risquée opérationnellement et qui a vu de nombreux tests et chasse aux bogues, ayant le potentiel de bloquer ou repousser la migration. Aucune autre blockchain n’a fait de telle migration, et encore moins de telle ampleur. La capitalisation de l’Ethereum est d’environ 209 milliards Américains et hôte de centaines de projets sous-jacents de cryptomonnaies alternatives. Le point d’attraction majeur cependant, est la réduction des émissions et de consommation d’énergie. La résolution d’algorithmes complexes, quoiqu’efficace, consomme beaucoup d’énergie. Une consommation annuelle mondiale de 112 térawattheures est consommée par la chaîne de bloc Ethereum. À titre de comparaison, le Québec, plus grand producteur national d’électricité, en 2019, produisait 213 térawattheures. Ou encore, il s’agit de la consommation annuelle des Pays-Bas en une année. La réduction contemplée par le Merge, est de 99.95%. Quoique la rapidité et les coûts reliés aux transactions procédées sur la chaîne Ethereum ne risquent pas de s’améliorer avec cette migration, l’écosystème devient très attrayant pour les investisseurs institutionnels, qui se voyaient jusqu’ici grandement limités sur les investissements en cryptomonnaies dues à leur propension énergivore. Cette réduction majeure amène un nouveau portrait pour ces investisseurs, ayant maintenant la possibilité de diriger leurs propres nodes et ainsi devenir valideurs. Devenir valideur signifie avoir accès à un actif cryptographique, et ainsi récolter les fluctuations, bonnes ou mauvaises, de celui-ci, mais également de récolter les revenus découlant de leurs nodes (créant et validant les blocs créés). Cet évènement convoité est prévu pour le moment ce jeudi (14 septembre). La date et heure exacte sont inconnue, puisque celles-ci fluctuent en fonction de la production actuelle de blocs sur la chaîne. Ah, j’oubliais presque, la Banque du Canada a augmenté son taux directeur de 75 points de base (ou 0.75%) la semaine dernière, le rendant maintenant à 3.25%. Comme quoi les hypothèques à taux variable seront maintenant plus dispendieuses, raison de plus pour trouver des revenus additionnels afin de contrer cette hausse! Sources : https://www.lesaffaires.com/techno/internet/ethereum-est-sur-le-point-de-devenir-plus-ecologique-et-plus-remuneratrice/635888 https://www.coindesk.com/tech/2022/09/07/ethereum-merge-what-you-need-to-know/ https://www.cbsnews.com/news/ethereum-merge-blockchain-cbs-news-explains/#:~:text=What%20is%20the%20Merge%3F,only%20to%20the%20bitcoin%20network https://ethereum.org/en/upgrades/merge/ https://decrypt.co/109518/ethereum-merge-institutional-adoption-bank-of-america L’auteur de ce billet déclare détenir certaines positions dans les actifs mentionnés, mais déclare n’avoir aucune intention d’initier de positions majeures dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le talon d’Achille des SPAC mis en lumière Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Comme discuté dans certains billets précédents, les SPACs (ou Special Purpose Acquisition Company en anglais) ont eu le vent dans les voiles ces deux dernières années. Toutefois, une nouvelle récente sur une des SPAC médiatisées remet en question l’utilité et les risques associés derrière ce véhicule financier. Avec aujourd’hui, un peu de recul, faisons le point sur ceux-ci ainsi que leur performance globale. Le but usuel d’une SPAC est en réalité d’être une compagnie publique. Tout comme un PAPE (Premier Appel Public à l’Épargne, ou encore le terme plus amical anglophone, IPO) l’entité devient une compagnie publique cotée sur l’un des marchés boursiers, auprès duquel l’appel a été réalisé. Le fonctionnement est cependant bien différent qu’une IPO. Le processus typique de l’IPO vise l’émission d’actions de la compagnie alors privée, et avec l’aide d’un souscripteur, souvent une grande banque d’investissement, effectue la vente de ces actions fraîchement émise sur les marchés publics. Ici, les relations du souscripteur afin de promouvoir et de faciliter la vente de ces actions sont primordiales. Toutefois, ces relations ont un coût élevé, auquel nous reviendrons plus tard. En procédant par le processus de SPAC, la compagnie privée fusionne alors (ou encore, est « rachetée ») par la SPAC, qui elle, bénéficie déjà de son titre de compagnie publique. Le titre de la coquille se transige normalement à un prix forfaitaire (par exemple, 10$/action). La SPAC publique affiche donc ses intentions et plans d’affaires pour la coquille vide et attire des capitaux afin de mettre à exécution ses plans. La fusion entre la compagnie publique coquille et la compagnie privée, modifie indirectement le statut de cette dernière comme étant publique. La SPAC demeure virtuellement sans activités opérationnelles, jusqu’à ce que cette fusion ait lieu. Son but préfusion étant de trouver une cible avec laquelle fusionner, et de lever assez de capitaux afin de concrétiser cette alliance. Les raisons d’utiliser une SPAC sont multiples. La raison primaire cependant, est qu’il est beaucoup plus rapide de compléter ladite fusion. Alors que le tracé traditionnel de l’IPO peut prendre jusqu’à 18 mois, la SPAC peut se réaliser en 3 mois à peine. Les frais de transaction, de marketing et autres dépenses sont également plus faibles que l’IPO. Il est à se rappeler ici qu’aucun intermédiaire n’effectue la promotion et distribution du titre. Il s’agit donc d’une voie directe et efficiente. Il existe cependant plusieurs arguments contre l’utilisation d’un tel véhicule. Quoique la grande majorité des SPACs sont créées en ayant une cible bien précise avec laquelle fusionner, qu’arrive-t-il si la coquille vide n’arrive pas à réaliser sa vision? Qu’elle demeure vide et sans cible? Que l’actionnaire majoritaire (le commanditaire) n’arrive pas avec une proposition d’investissement intéressante? Ou encore, tout comme récemment annoncé, que faire si les investisseurs précédemment attirés, décident de quitter dès la première opportunité? Source: CBINSIGHTS - RESEARCH REPORT - What is a SPAC? - April 5, 2022 Cette défaillance a d’ailleurs été mise de l’avant cette semaine puisque Digital World Acquisition Corp (Nasdaq : DWAC) a de la difficulté à obtenir les votes nécessaires auprès de son actionnariat. Digital World est le véhicule ayant pour but de fusionner avec la compagnie de réseau social de M. Donald Trump, la Trump Media & Technology Group. La date règlementaire de 2 ans, date à laquelle une SPAC se doit d’avoir complété son acquisition, tombe ce jeudi 8 septembre. Les charges criminelles contre certains membres du management et conseil d’administration de Digital World par la SEC ne sont toujours pas résolues et le véhicule manque de temps afin de respecter sa date limite. Il a donc été convenu il y a deux semaines, de proposer un vote sur une extension d’un an sur la durée de vie de la SPAC. Des votes positifs à 65% se doivent d’être enregistrés afin de faire passer la proposition, seuil qui n’avait toujours pas été atteint ce mardi. La date limite du vote a été repoussée à jeudi, afin de donner le plus de temps possible aux investisseurs afin de voter sur la proposition. Ces votes seront primordiaux si M. Trump veut voir son réseau social listé sur les marchés publics. Sans quoi, les fonds levés en septembre 2021, devront être retournés aux investisseurs. La liquidation sera effectuée ce jeudi si le vote ne réussit pas à atteindre le seuil de 65%. Source: Source: TradingView, share price Nasdaq:DWAC, 1 an, 6 septembre 2022  Le titre de Digital World a chuté de 11.50% ce mardi suite à cette possibilité plutôt négative, afin d’atteindre 22.13$ US. Le management de Digital World détient tout de même un droit unilatéral d’étendre la vie du véhicule jusqu’à 6 mois, une avenue qui n’est pas non plus souhaitable que d’aller à l’encontre des désirs de ses investisseurs. Il ne serait pas surprenant de voir un autre SPAC donner un rendement médiocre aux investisseurs (lire ici, négatif) puisque ceux-ci n’ont qu’un taux de réussite d’environ 42% entre les années 2003 et 2013. Un rapport de CB Insights montre d’ailleurs que plus de 80% des actions des SPAC ont été rachetés après les 2 premiers mois de février 2022. Ces rachats étaient alors de 50% en 2021, et de 20% en 2020. Les rachats se font notamment lorsque les investisseurs retirent leurs investissements avant la consommation de la transaction de fusion. Ce faisant, la SPAC dispose de moins de liquidités, et limite sa latitude de réellement compléter sa transaction. Parmi les entreprises citées, Kin Insurance et Acorns ont toutes deux abandonnées leurs idées de grandeur en mars 2022 suite au taux élevé de rachats. D’autres, au contraire, ont réussi à passer la fusion, mais ne sont guère catégorisés comme un investissement sain, par exemple, Nikola Corporation (Nasdaq :NKLA), qui peine encore à fournir une poignée de camions par année.  Sources : https://advisory.kpmg.us/articles/2021/why-choosing-spac-over-ipo.html https://financialpost.com/pmn/business-pmn/trump-media-deal-suffers-blow-as-spac-fails-to-win-extension-2 https://www.forbes.com/sites/siladityaray/2022/09/06/truth-social-spac-reportedly-fails-to-get-shareholder-support-to-prolong-acquisition/?sh=2c285856cf68 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’immobilier pèse lourd dans la balance de nos banques canadiennes Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Ces deux dernières semaines, nos grandes banques canadiennes ont présenté tour à tour leurs résultats du 3e trimestre de leurs années fiscales respectives. Sans surprise, il s’agit d’un portrait plutôt maussade d’autant plus lorsque nous comparons à la même période l’an dernier. Les profits étaient alors alimentés par les frais de courtages, de comptes en ligne et des frais au niveau de transaction corporative (à se rappeler ici la vague déferlante des SPACs sur les marchés). Les provisions pour les défauts sur prêts se dissipaient peu à peu avec la vigueur des marchés boursiers. Aujourd’hui, le portrait a grandement changé, et les banques canadiennes en traînent lourd sur leur bilan financier. Avec l’annonce des résultats de la Banque de Montréal (TSX :BMO) ce lundi, l’heure est à la révision des plans stratégiques pour le reste de l’année fiscale pour nos 6 banques canadiennes d’importance. La tendance a rapidement été perçue de par les investisseurs : cette année (et celles à venir) risque d’être difficile au niveau de la performance. La BMO, par exemple, a raté les cibles émises par les analystes. Le bénéfice net de la banque a fondu de 40% comparativement à l’an dernier, pour atteindre 1,37 milliard. Une chute qui découle en partie de l’acquisition convoitée de Bank of the West, mais également du ralentissement drastique dans le département des marchés des capitaux. Ce créneau a en réalité diminué de près de 53%, pour atteindre des revenus de 266 millions ce trimestre. Ce même créneau rapportait un généreux 559 millions l’an dernier au 3e trimestre. La BMO est loin d’être la seule à avoir eu des problèmes ce trimestre. La banque de la Nouvelle-Écosse (TSX :BNS) a quant à elle essuyé plusieurs rétrogradations d’analystes de « buy » à « hold ». Ces rétrogradations ont été déclenchées suite aux résultats de Q3, montrant un ralentissement important dans le créneau bancaire à l’international. Les activités outre-mer n’ont pas été aussi bonnes que prévues et les provisions pour prêts en défaut n’ont pas été récupérées en entier. Ce qui ramène maintenant l’item de l’heure. Source: TradingView – Performance 6 banques canadiennes sur la dernière année (30-08-2022) Tout comme au début de la pandémie, un des indicateurs scrutés à la loupe lorsque les restrictions et ses répercussions ont débuté, étaient les provisions pour prêts en défaut (ou encore, créances douteuses, pour certains). La banque de la Nouvelle-Écosse dévoila un montant de 412M pour ces provisions, soit une augmentation de 88% par rapport au trimestre précédent. La plus grande banque au Canada, la Banque Royale du Canada (TSX :RY) s’est elle aussi, frottée aux mêmes difficultés. Les revenus de celle-ci ont atteint 12.13 milliards de dollars, alors que Q3 2021 présentait 12.76 milliards, une diminution de 4.94%. Tout comme ses comparses, RBC a vu son créneau de marché des capitaux fondre comme neige au soleil. Une diminution de 58%, atteignant un seuil de 479 millions. Encore une fois, rappelons-nous que l’an dernier à pareille date, les memes stocks avaient la cote, la cryptomonnaie faisait rêver et les chèques en blanc étaient plutôt faciles à obtenir. La réalité pour nos banques aujourd’hui, est que leurs bilans financiers sont très concentrés en hypothèque et donc, sujets aux volatilités des taux d’intérêt et capacité de paiement des ménages. Ces derniers voient une hausse de l’inflation éroder leur pouvoir d’achat, tout juste après s’être offert une nouvelle maisonnée qui elle, devient encore plus dispendieuse de par les hausses de taux d’intérêt. Un regard rapide à nos voisins du sud, la position de la Réserve Fédérale américaine demeure plutôt restrictive. Jerome Powell, Président de la Réserve, a pris la parole vendredi dernier au Symposium de Jackson Hole et exposa l’idéologie de la Fed. Le resserrement connu des derniers mois devrait se poursuivre, et n’arrêtera pas prématurément. Pleinement conscient que cette position pourrait être difficile pour bien des entreprises et ménages, le ton est ferme. De retour chez nous, quelques analystes sonnent l’alarme. Un rapport réalisé par la banque Toronto-Dominion (TSX :TD) plus tôt cette semaine met en lumière un recul potentiel entre 20 et 25% des prix de l’immobilier d’ici le premier trimestre de 2023. Un rapport corroborant quelque peu un rapport réalisé par Desjardins il y a quelques semaines pointant vers une diminution de 25% également. Toutefois, le rapport de la TD mentionne que ce recul ne ferait que partiellement rattraper la hausse fulgurante de 46% connut ces 2 dernières années. Source: Banque du Canada, Policy interest rate (30-08-2022) Ce rapport vient également rattacher la position des banques, qui elles, sont aux prises avec des prêts hypothécaires élevés, pour lesquels la valeur greffée de la propriété baisse de semaine en semaine. Une situation plutôt angoissante, puisque même la saisie et revente de la demeure n’arriverait pas à renflouer les coffres. Cette explication, quoique simpliste, arrive tout de même à justifier l’augmentation des provisions pour défauts, et ce, pour toutes les banques. La Banque du Canada devrait quant à elle se réunir une fois de plus le 7 septembre prochain afin de décider sur une potentielle hausse des taux d’intérêt. Si la Banque suit le même discours que celui de la Fed, il est fort probable qu’une autre hausse soit à prévoir, même si celle-ci risque d’être de moins grande envergure que le 1% annoncé en juillet. Il est donc à prévoir, d’ici la fin de l’année, potentiellement 2 autres hausses de taux, des résultats plutôt décevants au niveau des banques (spécialement si nous comparons avec l’année extraordinaire de 2021) et d’une augmentation de la cadence des provisions pour prêts en défaut. Tout ça, juxtaposé de l’autre côté de la médaille, avec le taux d’endettement des ménages, les capacités de paiement, et des pressions inflationnistes. Heureusement que 2008 est derrière nous. Sources : https://www.bnnbloomberg.ca/bmo-misses-q3-expectations-as-capital-markets-earnings-sink-53-1.1812222 https://financialpost.com/fp-finance/banking/scotiabank-hit-by-wave-of-downgrades-after-earnings-fall-short https://www.scotiabank.com/content/dam/scotiabank/corporate/quarterly-reports/2022/q3/Q322_Quarterly_Press_Release-EN.pdf https://financialpost.com/fp-finance/banking/royal-bank-canada-q3-profit-slips L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Quand les grands écrans s’inclinent au profit des petits écrans Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada L’industrie du cinéma a encaissé plusieurs coups depuis le début de la pandémie. Fermetures, restrictions, mesures sanitaires, mais surtout, changements d’habitudes. Alors que les sorties au cinéma prenaient couramment part aux sorties usuelles, l’habitude semble s’être perdue suite de 2 ans de canapé à dévorer les séries et films, tous disponibles au bout de nos doigts. Cette semaine, le #2 mondial des opérateurs de cinémas, Cineworld Group (LON :CINE), confirma qu’il contemplait la faillite sur le sol américain. Il est vrai que le secteur sort de la pandémie plutôt défigurée et que les différents opérateurs peinent à retrouver leur souffle. Est-ce que les primeurs cinématographiques devraient se déplacer vers le petit écran, puisque les spectateurs ne semblent pas vouloir se déplacer au grand écran? La chaîne de cinéma britannique a débuté ses opérations vers la fin des années 90. La croissance rapide de la chaîne a retenu l’attention du groupe très connu Blackstone (NYSE :BX), qui acheta la bannière en 2004. Le groupe de capital de risque demeure propriétaire de Cineworld jusqu’en 2007, où il devint public, sur la bourse de Londres, listé pour la modique somme de 1.70£. Blackstone réduit sa position à 20%, pour finalement en sortir complètement en 2010. Une série d’acquisitions suivra entre les années 2012 et 2019, période où le groupe acquerra Cinema City International en Pologne, Regal Entertainment aux États-Unis et annonçait son intention d’acheter Cineplex (TSX :CGX), en sol canadien. Source: Statista, Mars 2022 – Leading cinema circuits in the US and Canada, by # of screens  La dernière acquisition, comme vous le savez peut-être, s’est plutôt soldée en un jugement contre Cineworld, et s’est vu ordonner un paiement de 1,25 milliard de dollars canadiens envers Cineplex. Il s’agit d’un résultat du différend suite à ce que Cineworld ait reculé de leur intention d’achat en 2020 suite à la pandémie. Il est à noter que le montage financier de la transaction prévoyait notamment de contracter une dette de 2,3 milliards, structure financière plutôt difficile à justifier quand les bénéfices sont au négatif. De l’autre côté, Cineplex annonçait la semaine dernière ses résultats du 2e trimestre de 2022. Les investisseurs ont été agréablement surpris avec un bénéfice net positif pour la première fois depuis le début de la pandémie. Les ventes de près de 350 millions ont été transformées en un bénéfice de 1,3 million, soit un BPA de 2 sous. Quoique cette performance ne soit pas fulgurante, il s’agit tout de même d’une étape critique pour la compagnie, qui a vu ses revenus fondre de 1,67 milliard en 2019 à 133 millions en 2020, une diminution de 92%. Ce trimestre a été influencé positivement par la reprise dans le créneau de l’amusement (augmentation de 181%) et du cinéma, augmentant de 10% versus 2021. Source: TradingView – LON:CINE & TSX :CGX performance de janvier 2019 à août 2022  Ce qui nous ramène donc à la performance financière de Cineworld. La compagnie contemple aujourd’hui de se placer volontairement sous le Chapitre 11 de la faillite aux États-Unis. À noter que le Chapitre 11 est classé comme une réorganisation corporative et financière, pendant laquelle elle demeure protégée de ses créanciers. La compagnie peut demeurer en opération durant cette phase. Le Chapitre 7 quant à lui, réfère à la liquidation des actifs et distribution des produits aux créanciers et, s’il y a excès, aux actionnaires. Cineworld se dit notamment en discussions avec plusieurs de ses investisseurs d’importance afin d’explorer les options disponibles. Les revenus de 2021 ont été de 1.80 milliard de dollars américains, dont près de 68% ont été générés aux États-Unis. 19% au Royaume-Uni & Irlande, et le reste étant répartis à travers 7 autres pays. Malgré qu’il s’agisse d’une hausse de 112% par rapport à 2020, cela s’établit tout de même à un niveau 59% plus bas que 2019. Le bilan montre également des dettes longs termes de 5 milliards, une augmentation de 400 millions de dollars depuis 2020. Les flux monétaires provenant des opérations, insuffisants en 2020, semblaient remonter la pente en 2021. Toutefois des paiements élevés étaient dus en intérêts, en plus de devoir utiliser un montant additionnel de 526 millions sur leur marge et autre prêts. Quoique rien ne soit encore officialisé, la nouvelle a envoyé une nouvelle vague d’incertitude sur les grands opérateurs de salles de cinéma. Cineplex perdait 2% ce lundi, Cineworld 20%, sans surprise, AMC Entertainment Holdings (NYSE :AMC) reculait de 42% et Cinemark (NYSE :CNK) près de 6%. D’ailleurs, l’une des raisons soulevées par le management de Regal Cinemas, filiale de Cineworld, est le manque de gros titre au box-office, n’attirant ainsi pas la même foule qu’autrefois. Les questions se posent ainsi à savoir si l’industrie ne se dirigerait pas plutôt vers un changement précipité vers la manière dont les nouveautés sont consommées par les cinéphiles. Les consommateurs ont eu amplement de temps pour s’acclimater à leurs divers services de contenus en ligne. Et si les compagnies comme Netflix (NASDAQ : NFLX), Walt Disney Company (NYSE :DIS) ou encore Hulu venaient qu’à bénéficier de droits de diffusions sur les nouveautés? Évidemment, le visionnement demanderait un paiement ponctuel supplémentaire, tout comme les locations de films digitaux sur d’autres plateformes. Cette avenue rendrait virtuellement inutiles les cinémas tels que nous les connaissons aujourd’hui, en laissant intact le désir de plusieurs de rester dans le confort de leur foyer. Ce ne sont que des hypothèses farfelues pour le moment. Toutefois, les experts s’entendent pour dire que l’industrie n’est peut-être pas encore sortie de sa misère et que les opérateurs endettés pourraient très bien faire face à une situation similaire si les foules ne retournaient pas en salles prochainement. Sources : https://www.bnnbloomberg.ca/cineworld-says-it-considers-filing-for-bankruptcy-in-the-us-1.1808637 https://www.newswire.ca/news-releases/cineplex-q2-2022-reports-positive-net-income-and-strongest-results-since-pandemic-began-881034674.html#:~:text=We%20generated%20positive%20net%20income,quarterly%20record%20CPP%20of%20%248.84 https://financialpost.com/pmn/business-pmn/cineworlds-possible-bankruptcy-puts-cinema-industry-under-the-spotlight https://financialpost.com/pmn/business-pmn/from-chasing-deals-to-turning-off-screens-cineworld-on-the-brink L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Covid zéro = croissance zéro Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Avec l’apparition du coronavirus, la Chine a adopté une position plutôt ferme, voire ancrée, sur celle-ci. La politique de Covid zéro a été adoptée. La politique vise entre autres l’éradication complète de l’infection en instaurant des mesures draconiennes à sa population, dont des tests de dépistage réguliers, à lire ici, jusqu’à plusieurs fois par semaine, des confinements complets de quartiers et des interdictions de sortir dans ceux-ci. Les mesures atteignent un niveau tel que les personnes infectées reçoivent leurs repas directement du gouvernement afin de s’assurer qu’ils demeurent à l’intérieur. Une situation qui a été lourdement critiquée, jusqu’à avoir des protestations de bruit afin de recevoir plus de nourriture et fournitures diverses. Évidemment, cette situation peut à première vue paraître efficace afin de contrer le virus. Toutefois, cette politique perdure depuis plusieurs mois et de toute évidence, la Chine n’est pas prête à abandonner l’approche. Non seulement les coûts d’une telle approche sont astronomiques, mais l’impact sur l’économie du pays devient soudainement un enjeu bien réel pour bien des joueurs dans les marchés. Le mois dernier, le PIB de la Chine pour le 2e trimestre de 2022 diminuait de 2.6% par rapport au 1er trimestre, une métrique qui n’est pas passée inaperçue, spécialement étant donné que les grandes économies mondiales reprennent peu à peu leur vigueur d’autrefois. En comparant sur une base annuelle, le PIB a crû de 0.4% par rapport à l’an dernier à pareille période. Les fermetures obligatoires et prolongées pour biens des détaillants ont eu un impact notable sur l’indicateur macroéconomique privant ceux-ci de précieux revenus. La portée des mesures affecte même plusieurs compagnies européennes, qui se voient de diminuer les prévisions de ventes de 2022, dû aux politiques adoptées par la Chine. En réponse à un sondage mené auprès des compagnies dans la Chambre Européenne de Commerce en Chine, 60% des répondants ont réduit leurs projections financières. Parmi celles-ci, 80% ont mentionné que la Chine devient beaucoup moins attrayante pour conduire des affaires et 23% pensent déjà à changer leurs investissements futurs en commercialisation outre-mer. L’une des dernières compagnies lourdement touchées par les restrictions est Burberry Group plc (LON :BRBY), qui a vu ses ventes en Chine continentale fondre de 35% lors du 1er trimestre de 2022. La compagnie maintient cependant que les résultats préliminaires de juin 2022 sont encourageants et que leur flotte de magasins en entier était rouverte. L’index populaire SSE, sur la bourse de Shanghai, représentant le mouvement général du marché local, restait plutôt immobile, avec un léger recul de 0.02% lundi. Il ne devient donc pas difficile de croire que d’innombrables compagnies ont subi le même sort lors des résultats du 1er trimestre de 2022. C’est pourquoi la Banque Centrale de Chine a annoncé cette semaine une baisse de certains taux d’intérêts clés, en plus d’une diminution des liquidités dans le système bancaire. La divergence actuelle de l’économie chinoise avec le reste des économies mondiales a été notée par plusieurs et il n’en fallait pas plus pour déclencher des baisses de taux d’intérêt afin de stimuler l’économie. Une situation dont l’Amérique du Nord est plutôt familière, puisqu’elle a pu jouir du même traitement en 2020-2021. La People’s Bank of China a donc annoncé une baisse de 10 points de base, ou 0.10%, sur leurs prêts 1 an à moyen terme évalués à environ 400 milliards de yuans, ou encore, 59.33 milliards de dollars américains. Juxtaposé avec les 600 milliards de yuans en prêt arrivant à échéance prochainement, il s’agirait d’un retrait du système bancaire d’environ 200 milliards de yuans. La décision découlerait du statut actuel de l’économie chinoise et viendrait corroborer les prévisions de leur PIB en 2022, qui diminuerait à environ 16 700 milliards, une première depuis de nombreuses années. La baisse vient quelque peu à contresens des autres économies qui elles, tentent de ralentir le rythme effréné de leur économie qui s’est notamment enflammée au niveau de l’immobilier. Source: Trading Economics – PIB Chine & prévisions 2028 (en milliards USD) La 2e puissance mondiale tente de balancer leur croissance avec leur désir de maintenir les restrictions strictes imposées à ses habitants. Les derniers indicateurs économiques enregistrés ont également propulsé la décision de stimuler l’économie plutôt rapidement. La production industrielle, malgré une progression de 3.80% versus l’an dernier, a tout de même manqué les pronostics de 4.30%. Les ventes au détail ont reculé de 2.70%, une « bonne » nouvelle, puisque les analystes pointaient vers un recul de 4.90%. Une situation quelque peu inquiétante est celle de l’emploi. Le taux de chômage global a atteint 5.40%, toutefois la proportion des 16-24 ans dans cette statistique, atteint près de 20%. Alors que le reste du monde s’affaire à refroidir le marché de l’immobilier, le marché de la Chine s’écroule de lui-même; un marché qui vaut tout de même près de 30% de leur PIB. La baisse de taux d’intérêt s’inscrit également comme mesure d’aide au secteur, où les nouvelles constructions résidentielles ont vu des prix à la baisse pour un 11e mois consécutif dans plus de 70 villes. La Chine est aux prises avec de nombreux contracteurs qui peinent à terminer les développements immobiliers promis, faute de liquidités et défaut de paiement. Une situation alarmante, au point où plusieurs acheteurs menacent d’arrêter les paiements sur les maisons et logements non terminés. Des analystes de Goldman Sachs maintiennent que cette situation n’aide en rien la confiance des consommateurs sur le secteur immobilier et deviendraient même encore plus réticents à acheter une propriété. L’état actuel de l’économie chinoise résonne plusieurs sons de cloche. D’une part, les résultats de la pandémie et du coronavirus, d’autres de la demande beaucoup moins forte qu’auparavant, mais également d’un problème colossal de confiance des habitants envers leur gouvernement sur la manière de gérer le tout. Une situation qui est loin d’être idéale, autant au niveau du consommateur particulier, mais également au niveau corporatif, ne sachant plus où donner de la tête afin de retrouver les rendements d’autrefois. Sources : https://www.dw.com/en/what-is-chinas-zero-covid-policy/a-61736418 https://www.cbc.ca/news/world/china-shanghai-lockdown-coronavirus-food-shortage-1.6411354 https://www.euronews.com/my-europe/2022/05/18/how-is-china-s-zero-covid-policy-impacting-european-businesses https://www.bnnbloomberg.ca/china-shocks-with-rate-cut-as-data-show-alarming-slowdown-1.1805717 https://www.reuters.com/world/china/china-unexpectedly-cuts-2-key-rates-withdraws-cash-banking-system-2022-08-15/ https://www.cnn.com/2022/08/15/economy/china-pboc-cuts-rates-weak-economy-intl-hnk/index.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Quand le courant ne passe pas Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Le secteur des semi-conducteurs a reçu une attention particulière dernièrement, pour de bonnes raisons. La semaine dernière, la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi se rendait à Taïwan. Il s’agissait d’une mission de débroussaillage pour les États-Unis, afin qu’ils puissent eux-mêmes, faire face à d’éventuels soubresauts dans leur propre chaîne d’approvisionnement, le tout, teinté de politique et d’amertume. Quoique la visite de Mme Pelosi aura animé un nouveau conflit avec Pékin (ou plutôt, un nouveau vieux conflit), les raisons derrière ce périple demeuraient strictement d’affaires. Jeudi dernier, soit la même semaine de la visite de Mme Pélosi dans la région taïwanaise, les États-Unis adoptaient le Chips and Science Act. Cet acte prévoit notamment une allocation de 52 milliards de dollars américain aux entreprises fabriquant des puces d’ordinateurs en plus de nombreux allégements fiscaux. Ces mesures ont pour buts de revigorer le secteur et d’initier les développements technologiques sur sol américain et ainsi de limiter les ruptures de chaînes d’approvisionnement de ces composantes s’avérant plus que vitales. L’adoption de cet acte aura rencontré une certaine résistance lors de son adoption, qui a passé à 243 pours et 187 contres. Le parti Démocrate aura voté à l’unanimité pour, tandis que le camp Républicain avait plus de réserves sur la qualité de la proposition. M. Kevin McCarthy, représentant Républicain, la qualifiait même de fondamentalement erronée et que les travaux devraient être recommencés de zéro. La visite de Pelosi aura eu un impact indirect sur les fabricants de composantes électroniques à travers le globe. Infineon Technologies (FSE : IFX) a reculé de 2.3%, ASML Holding (EPA : ASML) retranchait près de 3% et BE Semiconductor Industries (EPA :BESI) de 4%. Plusieurs titres locaux sur la bourse de Taïwan ont également connu des reculs face à la venue de la représentante américaine. La situation n’est pas complètement inusitée. Les problèmes d’approvisionnements de semi-conducteurs et autres composantes électroniques connus cette dernière année a démontré la dépendance des États-Unis, et le Canada, de facto, à la production asiatique. Intel Corporation (Nasdaq : INTC) a annoncé ses résultats financiers à la fin juillet et ils n’ont pas su rencontrer les attentes des analystes et investisseurs. Un bénéfice par action de 0.29$, soit 0.40$ en-deçà des attentes lors du 2e trimestre de 2022. Les résultats découlent d’un niveau de revenus 2.6 milliards plus faibles qu’initialement anticipé. Le management en place n’a cependant pas fait de cachettes aux investisseurs. La situation économique plus serrée aurait bien eu un impact sur les opérations. Toutefois, des décisions internes auraient également été à l’origine de cette sous-performance. Le titre d’Intel a répondu promptement à ce manquement. Un recul de 10% lors de la journée de vendredi dernier. Ces nouvelles n’aident pas la cause du géant américain et plusieurs analystes perçoivent déjà une perte de parts de marché face à concurrent direct. Ce concurrent direct, est Advanced Micro Devices (Nasdaq :AMD). Malgré que ses revenus soient près de la moitié du géant Intel ce trimestre, la compagnie a su au fil des années se tailler une place de choix dans le très compétitif monde de l’électronique. Le son de cloche est cependant le même du côté d’AMD. Les revenus du 2e trimestre ont atteint 6.7 milliards, alors que les analystes prenaient plutôt une tangente de 6.8 milliards. La direction justifie le manquement par le ralentissement des dépenses des consommateurs au niveau des ordinateurs personnels. Le titre chuta de près de 5%, ne dérogeant pas des dernières tendances lors du dévoilement de résultats. Les analyses de marché conduites par Gartner (NYSE :IT) anticipent une diminution du marché des ordinateurs d’environ 13% en 2022 tandis qu’un recul d’un peu plus de 5% est attendu au niveau des puces électroniques. L’une des inquiétudes ici, est que les compagnies du secteur restent rarement sur les lignes de côtés lorsque nous parlons d’innovations et nouveaux produits. Les bouchées doubles qui ont servies à ravitailler les inventaires et besoins immédiats, sont maintenant à risque de devenir désuet si la demande chutait drastiquement ou s’étirait sur plusieurs mois. Malgré cet horizon plutôt sombre, AMD a réitéré ses prévisions de ventes pour 2022, conservant son 60% de croissance pour son exercice financier, et que les centres de données, desservis par la compagnie, devraient combler la diminution notable au niveau des consommateurs. Le dernier argument des États-Unis sur leur acte à saveur technologique vient de NVIDIA Corporation (Nasdaq :NVDA). Les résultats financiers du 2e trimestre ne sont pas encore présentés, que la direction averti les marchés. Les revenus préliminaires seraient 1.4 milliards sous les prévisions initiales de 8.1 milliards. Il s’agit d’une déception bien réelle cependant, et le titre a réagi avec une perte de 8% lors de l’annonce, en plus de projeter par le fait même une nouvelle vague d’incertitudes. La diminution de la période est gracieuseté d’une demande notablement plus basse pour les items reliés aux jeux vidéo. L’industrie du jeux vidéo a été sévèrement touché au niveau de la disponibilité des cartes graphiques lors des deux dernières années. La nouvelle lignée de cartes graphiques de la série 30 a rapidement pris du terrain, toutefois celles-ci arrivaient au compte-goutte dans les magasins et plateformes en ligne, cela bien sûr, si elles arrivaient bien avant d’être prise d’assaut par des revendeurs. Un adepte de jeux vidéo devait cependant payer le gros prix pour mettre la main sur ces mythiques cartes. NVIDIA avait donc pratiquement une vente assurée, aussitôt qu’une unité était complétée. La réalité a beaucoup changé depuis et les intéressés ne peuvent plus se permettent de payer plusieurs centaines de dollars au-dessus du prix suggéré par le manufacturier. Il s’agit d’un autre signe de la pression économique présente sur le marché. Lorsque les compagnies commencent à préparer le marché pour des nouvelles négatives avant qu’elles soient officiellement divulguées, il y a clairement des questions à se poser. Sources : https://www.cnbc.com/2022/07/28/china-competitiveness-and-chip-bill-passes-house-goes-to-biden.html https://financialpost.com/pmn/business-pmn/semiconductor-stocks-under-pressure-as-taiwan-tensions-mount https://www.barrons.com/articles/intel-earnings-stock-price-51658938511 https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-08-02/amd-gives-lackluster-forecast-after-pc-slump-hurts-sales https://www.reuters.com/technology/nvidia-expects-second-quarter-revenue-drop-gaming-weakness-2022-08-08/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Des pertes à haute altitude Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Avec le dévoilement des résultats financiers de mi-année, l’une des industries qui était autrefois fleurissante, devient aujourd’hui un terrain glissant. Les différentes compagnies aériennes peinent à récupérer des impacts de la pandémie et les investisseurs sont aux premiers rangs pour en être témoin. La semaine dernière, la nouvelle est tombée sur l’aide gouvernementale reçue par Transat AT inc (TSX :TRZ). Il s’agit en réalité d’un emprunt de 100 millions de dollars, octroyé par le programme d’aide de Corporation de financement d’urgence d’entreprise du Canada, ou CFUEC pour faire court. Cet emprunt fait suite aux résultats du deuxième trimestre de la compagnie, ou un manque apparent de liquidités a pu être noté. Les revenus enregistrés ce trimestre ont été de l’ordre de 358 millions, certes, une progression fulgurante par rapport au 7.6M de l’an dernier à pareille période. Toutefois les opérations se sont soldées en une perte de 98.3M, soit un manque encore plus grand que la perte de 70M de l’an dernier. En scrutant les états financiers de Transat, la perte découle directement, sans surprise, des charges d’exploitation plus élevées, 374% plus élevé que le 2e trimestre de l’an dernier pour être exact. Parmi les coupables, les coûts et charges de la prestation des services, les salaires et avantages, le coût du carburant, les entretiens et frais de ventes. Quelques items plutôt familiers pour la plupart des ménages, non? Les flux de trésorerie entrant qui découlent des opérations, soit les flux monétaires réels, après les ajustements comptables, n’étaient que de 24 millions de dollars. A cela, des investissements de près de 11M y sont retirés, servant notamment à l’acquisition d’immobilisations et de nouveaux financements s’y rajoutant, à hauteur de 156M. A quoi servira le nouveau prêt de 100 millions alors ? Ce prêt sert principalement de coussin. Un coussin de liquidités donnant un peu plus de marge de manœuvre aux dirigeants afin de continuer les opérations, le temps que l’industrie du transport aérien reprenne du galon. Il s’agissait donc de fortifier les coffres de l’entreprise pour d’éventuels chocs, ou d’autres trimestre à pertes sévères. Transat est la seule compagnie aérienne à avoir eu recourt à un deuxième prêt d’urgence, à peine 15 mois suivant les 700 millions octroyés en début de pandémie, par le Gouvernement. A noter que plus de la moitié de ce 700 million allait directement aux remboursements des passagers n’ayant pu prendre leurs vols en raison de la pandémie. Cette semaine, Air Canada (TSX : AC) a dévoilé ses propres résultats financiers du premier semestre de 2022. Quelques bonnes nouvelles au programme. Les revenus ont bondi à 3.98 milliards ce trimestre, laissant loin derrière le 837M enregistré l’an dernier. La capacité opérationnelle de la compagnie, mesurée par le nombre de sièges par milles (ou ASM en anglais), a quintuplée depuis l’an dernier. Ce ratio mesure notamment la capacité d’un avion à générer des revenus. Toutefois, les bonnes nouvelles s’arrêtent là. Les charges d’exploitation ont été de 4.23 milliards, effaçant tout progrès au niveau des revenus. Dans le cas d’Air Canada, les coûts de carburant ont été dévastateur; 1.45 milliards. A titre indicatif, le poste de carburant comptait pour 3.86 milliards pour l’année 2019 en entier et les revenus s’y rattachant étaient de 19.13 milliards. Le constat est le même chez Air Canada, il s’agit d’un autre trimestre à pertes, à hauteur de 386 millions. Les actionnaires encaissent une perte de 1.60$ par action sur une base diluée. Les lignes aériennes peinent à reprendre le dessus suite à la pandémie. La situation est telle que de nombreuses compagnies aériennes annulent tout simplement des vols ou tracés aériens. Air Canada a d’ailleurs annoncé il y a quelques semaines l’annulation de 9 500 vols cet été. Les différents transporteurs aériens à travers le globe sont aux prises avec un manque de personnel criant suite au licenciement et exode de masse des employés avec la première vague de coronavirus. Une grande portion ne sont jamais retourné dans l’industrie voyant l’instabilité et l’incertitude de leur poste. D’ailleurs, une étude récente réalisée par Research and Markets, estime que l’industrie global de l’aviation devrait atteindre 744 milliards américains d’ici 2026, affichant une croissance annuelle de 12.7%. Le marché était estimé tout juste sous la barre des 333 milliards de dollars en 2020. Cette estimation prend notamment compte du volume de passagers qui sera vraisemblablement plus faibles qu’auparavant et aura un impact direct sur les revenus des compagnies. L’étude note également la difficulté particulière des compagnies aériennes de maintenir la cadence au niveau de l’entretien de leurs appareils considérant les baisses drastiques de liquidités et d’un regard constant sur leurs empreintes environnementales. Du côté sud de la frontière, le transporteur JetBlue (Nasdaq : JBLU) a également manqué les pronostics des analystes. Une perte de 188 millions de dollars a été mise aux livres pour Q2 et ce, malgré des revenus records de 2.45 milliards. Le coût d’un siège par mille (une variation de l’ASM discuté plus tôt) aurait augmenté de 35%. JetBlue ne fait donc pas exception à la règle, mais est cependant sous une pression additionnelle considérant leur acquisition de Spirit Airlines (NYSE :SAVE). Une entente de 3.80 milliards, en argent, a été conclus. Les lignes aériennes pour petits budgets auront sans doute la cote auprès des voyageurs dans un futur proche. Les grands joueurs demeurent toutefois prudents dans leurs approches et redoutent toujours les périodes hivernales. Sources : https://www.transat.com/fr-CA/corporatif/medias/communiques-de-presse/124496 https://www.newswire.ca/news-releases/air-canada-reports-second-quarter-2022-financial-results-887476350.html https://www.theglobeandmail.com/canada/article-air-canada-summer-flight-cancellations/  https://montreal.ctvnews.ca/transat-gets-100m-bailout-as-debt-load-mounts-despite-travel-rebound-1.6007830 https://www.cnbc.com/2022/08/02/jetblue-forecasts-return-to-profit-in-third-quarter-holds-back-on-growth-as-costs-surge.html https://www.globenewswire.com/en/news-release/2022/06/28/2470107/28124/en/Global-Airlines-Market-Report-2022-A-Severely-Battered-Aviation-Industry-Struggles-to-Revive.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Quand les tableaux de bord tournent au rouge Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Lors des résultats du premier trimestre, certaines compagnies avaient commencé à mettre la table pour un ralentissement de leurs activités face au stade de l’économie. Le déroulement de ce ralentissement, quoique peu surprenant, a tout de même donné raison à ces derniers. Alphabet (Nasdaq : GOOGL), avait rapporté un ralentissement dans les revenues de publicité. Amazon (Nasdaq : AMZN) avait quant à eux, enregistré une perte de 3.8 milliards au 1er trimestre de 2022, une première perte depuis 2015. Alors que les résultats de mi-année sont maintenant à nos portes, les premiers à dévoiler leurs résultats semblent plutôt servir de cobayes au marché. La semaine dernière, Snap inc. (NYSE :SNAP) dévoilait ses résultats au grand public. Il s’agit d’un premier son de cloche plutôt inquiétant pour les grandes compagnies de tech. La compagnie n’est pas parvenue à atteindre les consensus des analystes. Des revenus de 1.11 milliards versus le 1.14 attendu et une perte nette de 360 millions, soit 0.22$ par action sur une base diluée. Les revenus, tout de même 38% plus élevé que l’an dernier à pareille date, ont été affectés par le niveau plus faible qu’anticipé de publicité. La direction n’a donné aucune prévision financière pour le prochain trimestre, par prudence mais également afin de ne pas encourager la spéculation sur les prochains résultats. Le titre de Snap aura chuté rapidement suite à cette annonce. Une dégringolade de près de 40%, le rendant à son niveau le plus bas depuis le début de la pandémie de mars 2020. Ces mauvais résultats auront pris feu comme une traînée de poudre. Au total, près de 130 milliards de dollars ont été effacé des capitalisations boursières des grandes compagnies de technologies. Snap accumule maintenant plusieurs mauvaises apparitions au marché ces derniers mois, et les analystes deviennent beaucoup plus frileux aux mauvaises nouvelles, spécialement lorsque la majorité des joueurs dans cette catégorie exploitent tous les mêmes créneaux de revenus. Un autre drapeau rouge a été levé cette semaine par le géant américain Walmart (NYSE :WMT). Une révision de ses prévisions financières pour l’année, visant notamment des marges d’exploitation de 4.2% en Q2 de 3.8 % en Q3 et 3.9% en Q4. Les baisses viennent notamment des prix élevés pour le transport de la marchandise et de l’inflation à plus de 10% au niveau de la nourriture. Walmart ayant fait des commandes beaucoup plus élevées afin de tempérer la crise d’approvisionnement, se retrouve aujourd’hui avec des entrepôts pleins à craquer et des consommateurs ayant de moins en moins de latitude sur leurs dépenses discrétionnaires. Le titre de Walmart répondra presque immédiatement à l’annonce et finira la journée dans le rouge, avec un recul de 7.64%. Les annonces de résultats d’Alphabet et de Microsoft (Nasdaq :MSFT) ce mardi ont tous deux manqués les pronostics des analystes. Toutefois, leurs titres ont rebondi devant des attentes beaucoup plus basses. Comme quoi des résultats moins décevants qu’anticipé sont également une forme de bonnes nouvelles. De notre côté de la frontière, Shopify (TSX : SHOP) annonçait le renvoi d’environ 10% de son effectif, citant le ralentissement important enregistré dans la demande de leurs plateformes de e-commerce. Le mémo du CEO de Shopify, Tobi Lütke, par rapport au remaniement fait notamment référence aux plans stratégiques adoptés qui pointaient vers un changement radical des habitudes des marchants face au commerce en ligne. Non seulement cette vision ne s’est pas réalisée, elle place aujourd’hui la compagnie dans une situation délicate qui doit maintenant couper environ 1000 postes. Une baisse de 13.60% a été enregistrée ce mardi avec l’annonce de ces coupures. Shopify n’est cependant pas le seul à devoir remanier ses effectifs : Apple (Nasdaq :AAPL) planifie réduire grandement la cadence de ses embauches en 2022-2023;Coinbase Global (Nasdaq  :COIN) a coupé de 18% ses effectifs en juin en préparation à une économie difficile;Lyft inc (Nasdaq : LYFT) a freiné ses embauches plus tôt cette année;Netflix (Nasdaq :NFLX) a coupé 150 postes en mai dernier et 300 le mois suivant. Le mot d’ordre semble être clair auprès des compagnies ayant connues une croissance rapide découlant de la pandémie – réduire ses dépenses rapidement. Dans un environnement inflationniste et de taux directeur qui ne semblent vouloir qu’augmenter, quelques titres ont récemment enregistrer une performance positive versus le reste du marché. Alors que Walmart mettait en garde les marchés sur les items à étiquette de prix plus élevée, l’opposé est aussi vrai. Le titre de Coca-Cola (NYSE :KO) a reçu davantage d’attention ce mardi alors que la compagnie dévoilait non seulement des revenus 7% plus élevé qu’attendu, mais également des prévisions révisées à la hausse. La croissance dite organique des revenus est attendue entre 12 et 13%, versus le 7-8% initial. La compagnie a clairement indiqué que la hausse de prix de ses breuvages et grignotines étaient inévitables dans l’environnement actuel et qu’un retour des consommateurs dans leur créneau « hors-de-la maison » avait été très positif sur leurs résultats. Le titre finissait la journée de mardi 1.60% plus élevé qu’à l’ouverture. Dans la même catégorie de gagnants, nous y retrouvons Dollarama (TSX :DOL). N’ayant nul besoin de présentation, Dollarama est depuis très longtemps un titre catégorisé comme « contre-cyclique », soit offrant une performance stable ou en légère décroissance alors que le reste du marché performe, et une bonne performance alors que ces derniers peinent à présenter des résultats satisfaisants. Le titre de Dollarama affiche une croissance de près de 25% lors des 6 derniers mois. Cette augmentation n’a rien de surprenant considérant que plusieurs articles comparables aux inventaires d’Amazon ou de Walmart y sont vendus à des prix inférieurs. Aussi incroyable soit-il, Dollarama n’a lancé son magasin en ligne qu’au début de 2019, juste à temps pour la pandémie et les achats de masse en ligne. Reste à voir si l’annonce de la Fed ce mercredi d’augmenter les taux de 0.75% aura pour effet d’accélérer la tendance actuelle ou encore d’en créer de nouvelles, qui pourraient avoir des répercussions plus dramatiques. Sources : https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-07-21/meta-alphabet-knocked-down-after-snap-s-awful-results https://financialpost.com/pmn/business-pmn/futures-fall-after-walmart-warning-spooks-retail-stocks https://corporate.walmart.com/newsroom/2022/07/25/walmart-inc-provides-update-for-second-quarter-and-fiscal-year-2023 https://www.bnnbloomberg.ca/shopify-slashes-workforce-10-on-bet-that-didn-t-pay-off-shares-sink-1.1797062 https://www.bnnbloomberg.ca/apple-google-amazon-tracking-tech-companies-that-are-slowing-hiring-1.1794191 https://www.barrons.com/articles/fed-interest-rate-hike-meeting-stock-market-51658780461 https://www.cnbc.com/2022/07/26/coca-cola-ko-q2-2022-earnings-.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’activisme des uns, aux bénéfices des autres Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Dernièrement, Suncor Energy (TSX: SU) a été aux prises avec des activistes afin de changer le conseil d’administration et de performer une révision stratégique des plans d’affaires. Cette révision fait suite à une sous-performance comparativement à ses compétiteurs, et ce, malgré une montée des prix à la pompe. Ce groupe d’activiste est d’autant plus difficile à ignorer puisqu’il s’agit du hedge fund très réputé Elliott Investment Management. Leur mission? Débloquer de la valeur pour la compagnie et ses actionnaires. En avril dernier, le groupe d’activistes Elliott Management débuta à pousser fortement sur Suncor afin de changer la composition de l’administration. Il n’en fallait pas plus afin de faire grimper l’action de 9.50% lors de leur annonce. Alors que la compagnie trainait de la patte derrière ces compétiteurs, ils ont tout de même accueilli les suggestions du groupe. Il est à noter qu’Elliott Management est un groupe d’activistes très connu des investisseurs, mais également des gestionnaires de grandes compagnies. Le groupe peut employer diverses stratégies d’investissements, comme le font les hedge funds normaux, toutefois, il amène avec lui une touche d’implication beaucoup plus importante que les autres fonds d’investissement typiques. Ce fond activiste s’est bâti une notoriété respectée dans l’art de débloquer de la valeur dans ces géantes compagnies. Qu’il s’agisse d’inaction du management, de coûts au-dessus de la moyenne du secteur ou encore d’une lourdeur administrative, rien ne leur échappe. Source : TradingView – Performance 1 an, tickers NYSE: SU, VLO, SHEL, BP  Plusieurs avenues ont été explorées afin de libérer cette valeur aux actionnaires. Ces avenues ont même inclus la vente potentielle de leur réseau de vente au détail, se déroulant notamment sous les bannières Pétro-Canada. Un rapport de Crédit Suisse a même chiffré les retombées de cette vente entre 9.6 et 11.2 milliards de dollars sur une base avant impôts. Cet apport soudain en liquidités aurait donc pu être redonné aux actionnaires en partie, et réinvesti de l’autre afin de générer de meilleurs rendements pour ceux-ci. Même si cette avenue demeura largement spéculative, un acheteur potentiel avait déjà été identifié. Circle K, une filiale du groupe Alimentation Couche-Tard (TSX : ATD), semblait être un acheteur stratégique et logique pour l’achat de ce réseau de distribution.   Une histoire similaire s’est déroulée auprès de Marathon Petroleum (NYSE : MPC), qui a elle-même servi à offrir des rendements plus élevés aux actionnaires. Ironiquement, cette histoire similaire se déroulait sous la pression du même groupe activiste, Elliott Management. Après tout, se concentrer sur ses forces n’aura jamais fait de mal à personne. Toutefois, le management nie que l’entente tout juste conclue avec les activistes inclut la vente de leur réseau de distribution. Les deux parties ont plutôt opté pour un ajout d’administrateurs au sein de leur conseil. Ian Ashby (un ex-exécutif de BHP Billiton et associé chez Arc Financial Corp), Chris Seasons (ex-président de Devon Canada) ainsi que Jackie Sheppard (ex-vice-présidente exécutive chez Talisman Energy inc.). Elliott Management souhaite avant tout qu’une nouvelle perspective s’installe au sein du CA, et ainsi explorer des pistes de remise sur pieds pour l’entreprise. L’entente actuelle prévoit donc l’ajout de ces 3 administrateurs, et la possibilité d’en élire un 4e si la compagnie ne réussit pas à atteindre certains objectifs de performance d’ici la fin de l’année financière. Malgré cette nouvelle entente, certains demeurent sceptiques quant à l’efficacité de cette approche, non seulement sur la performance même de l’entreprise, mais également sur les enjeux de sécurités des ouvriers sur les chantiers ainsi que la tendance d’augmenter leur participation dans les sables bitumineux Syncrude. Ryan Bushell, gestionnaire de portefeuille chez Newhaven Asset Management est entre autres de cet avis.  Ce remaniement fait suite au départ soudain du président et administrateur, Mark Little, le 8 juillet dernier, après qu’un ouvrier ait perdu la vie sur le chantier au nord de l’Alberta. Il s’agit du 5e accident fatal pour la compagnie depuis 2021. La décision a été prise mutuellement entre le conseil d’administration et M. Little, alors que M. Kris Smith est nommé en tant que président par intérim. De l’autre côté, un de leurs concurrents directs, Shell (LON :SHEL), fait des annonces bien différentes. La compagnie a annoncé la semaine dernière son intention d’installer 79 nouvelles stations de recharges électriques dans 37 de ses stations-service existantes au Canada. Le portrait actuel du géant pétrolier n’est cependant pas très reluisant au niveau électrique. Shell Canada ne détient que 25 stations de recharge au pays. Alors que sa compagnie mère, Royal Dutch Shell plc met les bouchées doubles sur son réseau électrique, son désire demeure de devenir zéro-émission d’ici 2050. Un total de 500 stations de recharges est anticipé d’ici 2025 au Canada et d’un million dans son réseau global en 2030. À titre informatif, il existe approximativement 16 000 ports de chargement, en plus de 6 800 stations différentes. 90% de ces stations se trouvent au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. Quoique ce progrès soit notable, en 2019, Statistiques Canada reportait un total de 35.74M d’immatriculation de véhicule au pays. Si tous ces véhicules devenaient électriques, beaucoup plus de stations de recharge seront nécessaires afin de supporter notre mode de vie actuel. Sources : https://www.cbc.ca/news/canada/calgary/suncor-deal-activist-investor-elliot-1.6523768 https://www.cbc.ca/news/canada/calgary/mark-little-leaves-suncor-1.6515578 https://ca.finance.yahoo.com/news/suncors-gas-stations-are-worth-up-to-8900000000-analyst-165250971.html https://www.reuters.com/business/elliott-calls-suncor-strategic-review-board-changes-2022-04-28/ https://calgary.ctvnews.ca/shell-to-install-79-ev-charging-points-at-canadian-retail-stations-by-end-of-year-1.5987234 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Dommages collatéraux sur les marchés Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada La dernière semaine a amené plusieurs nouvelles sur le marché. Notamment, le taux de chômage qui atteint un niveau jamais vu ainsi que le mouvement inévitable du taux directeur de la Banque du Canada. N’oublions pas la transaction de 44 milliards d’Elon Musk qui tombe à l’eau, sans trop de surprise, de même que la panne généralisée du réseau de Rogers (TSX :RCI.B). Faisons le point sur ces éléments quelque peu décousus. Statistiques Canada dévoila la semaine dernière le taux de chômage enregistré au Canada pour le mois de juin. Alors qu’un creux à 5.10% avait été inscrit aux livres en mai, juin nous apporte un nouveau record à 4.90%. Un recul de 43 000 emplois a été enregistré le mois dernier, un premier déclin depuis le mois de janvier. Le marché de l’emploi étant déjà serré, le Québec enregistre même une métrique encore plus basse qu'ailleurs au pays. 4.30% au Québec en juin, avec une diminution de 27 000 emplois. L’industrie du service, entre autres la restauration, l’hôtellerie et le tourisme, ayant déjà plus de difficulté à recruter risque d’avoir davantage de difficulté à pourvoir leurs postes. Le manque de main-d’œuvre ajoutera à la frustration des consommateurs à propos de la qualité et disponibilité de ces services. Pendant ce temps, de l’autre côté du spectre de l’économie, alors que les attentes des consommateurs et des marchés face à la Banque du Canada étaient d’augmenter le taux directeur de 75 points de base, ou 0.75%, une livraison spéciale de 1,00% a pris sa place. L’inflation du mois de mai a touché les 7.70%, progression dont la BoC tente tant bien que mal de freiner. La dernière hausse de 50 points de base en juin a amené le taux directeur à 1.50%. Ce même taux est maintenant à 2.50% après l’annonce de la Banque ce mercredi. Il s’agit de la hausse la plus importante depuis 1998. Il est à rappeler que la cible d’inflation idéalement visée par la Banque est entre 1% et 3%. La progression de l’inflation devrait en théorie ralentir avec la hausse du taux directeur, ayant beaucoup d’influence sur les marchés et dépenses des consommateurs. Certains analystes prévoient un taux directeur pouvant monter jusqu’à 4.00% d’ici la fin de l’année avant que l’inflation puisse commencer à diminuer de manière notable. D’autres se mouillent jusqu’à suggérer un taux de 6% l’an prochain. L’impact primaire auquel les consommateurs pensent lors des hausses est le coût de leur hypothèque à taux variable. De nombreux ménages ont été en mesure de se qualifier pour une propriété à prix gonflé avec un taux de base ridicule de 0.25% encore à la fin janvier. Dès mercredi, ce taux est maintenant 2.25% plus élevé, augmentant passablement les paiements d’hypothèque pour ces derniers. La hausse de taux amène également une difficulté additionnelle pour la qualification d’un ménage sur une hypothèque, réduisant leur pouvoir d’achat global et augmentant l’inventaire de propriétés sur le marché. Cette réduction se traduit par la suite sur le marché immobilier, qui voit une réduction notable du nombre d’acheteurs, ainsi que leur capacité à s’offrir une propriété, poussant par la suite les vendeurs à réduire leur prix de vente, vers un niveau qui ressemblerait aux normales de marché. Évidemment, les répercussions ne s’arrêtent pas là. Selon un sondage mené par MNP, 60% des ménages indiquent que les hausses actuelles se font déjà sentir sur leur budget. 25% des répondants ont par ailleurs répondu qu’ils n’étaient financièrement pas préparés pour une augmentation de 1% des taux. Le surendettement au Canada devient rapidement apparent, et quoique de freiner l’inflation est une mission importante, elle semble venir avec certains dommages collatéraux. Source: Banque du Canada, Taux directeur historique Comme la plupart de vous devez être au courant, Rogers Communications (TSX :RCI.B) a subi une panne majeure de son réseau vendredi dernier. Quoique rares, ces pannes amènent toujours bien des tracas. La panne aurait été causée par une simple mise a jour, qui a elle seule, aurait été en mesure d’entraîner la défaillance du réseau. Cela inclut réseau cellulaire et Wi-Fi, mais également une grande partie du réseau Interac, qui fonctionne également sur ce réseau, sans oublier les lignes téléphoniques du 911 et d’innombrables entreprises. Essentiellement, une partie de l’économie canadienne s’est arrêtée suite a cette mise a jour, et cela est devenu un problème apparent pour plusieurs. La problématique ramène encore une fois, la question de la concurrence au niveau de la télécommunication au Canada. Trois joueurs d’envergure contrôlent environ 90% du marché. C’est d’ailleurs une des inquiétudes du Bureau de la Concurrence vis-à-vis la transaction contemplée de Rogers sur Shaw Communications (TSX :SJR.B). D’ailleurs, cet évènement met en évidence les répercussions du risque de contagion, tel que discuté dans le billet de la semaine dernière. Le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, a tenu un appel avec Tony Staffieri, CEO de Rogers, ainsi que les dirigeants des autres grandes chaînes de télécom ce mardi, portant sur l’importance d’améliorer la qualité et la stabilité des réseaux. Ironiquement, il s’agit du département de M. Champagne qui décidera de l’avenir de la transaction avec Shaw. Le dernier mot revient à M. Musk. Alors qu’il annonçait ses intentions d’acquérir Twitter (NYSE :TWTR) il y a de cela quelques semaines, pour la modique somme de 44 milliards. La transaction aurait pris fin suite a l’incapacité des dirigeants actuels de démontrer que moins de 5% des comptes de la plateforme représentent des faux comptes. Cette clause venait directement des conditions de M. Musk sur la clôture de la transaction. Toutefois le refus de compléter la transaction expose Elon Musk a des poursuites judiciaires, ou, au minimum, une compensation a versé de 1 milliard de dollars. Elon Musk répliqua aux menaces de poursuites de Twitter de manière plutôt typique venant de lui, avec des memes sur Twitter Sources : https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2022-07-10/banque-du-canada/un-taux-directeur-de-2-25-attendu-mercredi.php https://www.ledevoir.com/economie/731505/le-taux-de-chomage-atteint-un-nouveau-creux-record-de-4-9-au-canada https://www.bnnbloomberg.ca/rogers-outage-implications-show-need-for-competition-expert-1.1789520 https://www.cbc.ca/news/business/rogers-outage-interac-debit-restored-1.6515869 https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1896808/elon-musk-achat-twitter-violaion-conditions-accord https://financialpost.com/executive/executive-summary/posthaste-what-a-bank-of-canada-0-75-rate-hike-would-mean-for-mortgages-and-indebted-canadians https://www.bnnbloomberg.ca/bank-of-canada-s-shock-full-point-hike-is-most-since-1998-1.1791313 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le risque de contagion, un cas réel Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Pour certains, le terme contagion ne veut pas dire grand-chose, outre les cas de transmissions d’un rhume ou autres maladies. D’autres sont un peu plus familiers avec le risque de contagion au niveau des marchés financiers. Ce risque a récolté une notoriété accrue lors du 15 septembre 2008, alors que la très célèbre firme de services financiers Lehman Brothers, annonçait sa faillite. Depuis la crise des subprimes, beaucoup d’évènements se sont déroulés sur nos marchés, quoiqu’aucun n’ait égalé la panique et la portée de celle-ci sur l’économie globale. À regarder les évènements des dernières semaines sur les marchés de cryptomonnaies, l’histoire est vouée à se répéter! Si nous reculons de quelques semaines, les investisseurs en crypto, et même ceux qui ne le sont pas, ont pu être témoin d’une chute vertigineuse d’une cryptomonnaie bien populaire, le $LUNC (rebaptisé de son ticker original $LUNA) ainsi que sa contrepartie le $UST. Ce dernier était en réalité un stablecoin, soit une monnaie digitale qui était, en théorie, indexée au dollar américain. Un dollar américain était donc égal à 1 UST. Le $UST a été conçu comme un stablecoin algorithmique, se rebalançant lui-même à l’aide du $LUNA afin de conserver son indexation à 1$ USD. La liaison derrière ces 2 monnaies était simple. Si le $UST était au-dessus de sa valeur cible de 1$, les détenteurs de $LUNA pouvaient « brûler » ceux-ci, afin d’obtenir un montant supérieur en $UST. A l’inverse, si la valeur était sous le 1$, des achats systématiques de $UST étaient faits sur le marché, diminuant la circulation totale et donc, remontait son indexation à 1$. Toutefois, certains ont découvert qu’il était possible de profiter de l’algorithme de rebalancement en marché baissier. Vous épargnant les détails de ces exploitations, le constat final était qu’il était possible d’acheter/vendre ces monnaies et faire un profit instantané. Ce profit instantané vient toutefois avec une pression de vente agressive et entraînait le cours du $UST plus bas, déclenchant une spirale d’opportunités de profits instantanés. Le résultat de ces opérations? Le $LUNA est passé de 94$ à la fin avril 2022, de son record de 118$, à… 0.02$ en environ 2 semaines. La capitalisation boursière a fondu comme neige au soleil, soit de 41 milliards en avril à environ 58 millions à son plus bas. Le $UST a répliqué la même performance de son côté, rendant les 2 monnaies venant du groupe Terraform Labs plutôt futile. Naturellement, plusieurs institutions et plateformes en tout genre avaient de l’exposition variée au $LUNA et au $UST, ce qui entraîna une série d’évènements. Non seulement les petits investisseurs ont perdu 99.9% de leur valeur sur ces titres, mais les institutions comme 3AC, ou Three Arrows Capital, le hedge fund le plus proéminent du milieu, a également souffert lourdement. Suivant les remous dans les marchés des cryptomonnaies, et traditionnels, 3AC a finalement déclaré faillite la semaine dernière, se plaçant sous le Chapitre 15 du Code des Faillites des États-Unis. Cette décision fait suite à un défaut de paiement sur une dette d’importance, qui venait de la plateforme Voyager Digital (TSX : VOYG). Nous reviendrons à cet évènement dans quelques instants. Entre temps, la chute impressionnante a instauré un vent de panique et avec lui, une pression de vente et de retraits des plateformes de cryptomonnaies centralisées. Plutôt bien corrélé avec la dégringolade des marchés traditionnels, mais fidèle à son habitude, de manière exponentielle. Le marché des cryptomonnaies qui totalisait 2,25 mille milliards de dollars au début de 2022 s’est transformé en un marché d’environ 900M aujourd’hui. Cette instabilité a mis dans l’eau chaude plusieurs plateformes bien connues des investisseurs en cryptomonnaies et les ont obligés à suspendre les retraits de leurs plateformes, pendant qu’ils étudient la restructuration de leurs activités. Pour bon nombre d’investisseurs, « restructuration » rime très souvent avec « liquidation ». Celsius Network a suspendu toutes activités le 13 juin dernier suivant la volatilité extrême des marchés, bloquant ainsi près de 12 milliards d’actifs de leurs utilisateurs sur leur plateforme. Celsius Network a bénéficié d’une évaluation de près de 3.25 milliards en novembre dernier suite à une levée de fonds, qui avait mis en publicité l’investissement de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (CDPQ) pour 750 millions. La plateforme offre notamment des taux d’intérêt alléchants sur bon nombre d’actifs cryptographiques, en plus d’offrir des prêts à taux réduit et un service d’échange de cryptomonnaies sans frais aux utilisateurs. Dans la foulée de cette crise de liquidités, de nombreuses plateformes similaires ont annoncé les suspensions de service et de retraits de fonds de leurs plateformes, bloquant encore plus de fonds d’investisseurs. Parmi celles-ci, Celsius, CoinFLEX, Babel Finance, CoinLoan, Voyager Digital et tout récemment, Vauld ont annoncé une suspension totale ou quasi totale des retraits sous des « problèmes de liquidités ». Ces problèmes de liquidités découlent très souvent de stratégies ou pratiques d’investissement non soutenables. Des paiements sur prêts sont dus et les liquidités des plateformes ne permettent pas d’effectuer le paiement requis. Revenons à Voyager Digital. Cette firme, cotée en bourse, a effectué un prêt évaluer à environ 670M à la firme faisant face à la faillite, 3AC. Ces quelque 15 250 $BTC et 350M$USDC sur lesquels 3AC n’a pas été en mesure de faire le paiement ont expédié leur statut vers la faillite plutôt rapidement. Le titre de Voyager a chuté de 95% ces derniers 3 mois, passant de 7.20$ à 0.34$ en date du 4 juillet 2022 en réponse à ce défaut de paiement. Source : TMX – Cours de VOYG, avril 2022 – juillet 2022 Il est donc facile de constater la raison pour laquelle les gouvernements encadrent les agissements et capitalisations de nos banques. La faillite d’une seule de ces entités d’importance entraînerait une cascade d’évènements de défauts de paiement au travers du réseau financier. Imaginez quelques instants que tous les actifs dont vous possédez dans une banque, incluant épargnes, actions, obligations et placements divers étaient soudainement bloqués et aucune possibilité de retirer cet argent afin de payer vos dettes qui demeurent exigibles de la part de vos créanciers. Ceci inclut votre hypothèque, carte de crédit, prêt automobile, assurance, cellulaire et internet, pour en nommer quelques-uns. Il s’agit de la réalité de plusieurs investisseurs de cryptomonnaies présentement. Et dire qu’un investissement valant 1M de dollars en $LUNA à la fin avril 2022 ne vaut que 1.30$ aujourd’hui… Sources : https://medium.com/general_knowledge/terra-luna-ust-collapse-what-happened-step-by-step-explained-924cf6e863af https://fortune.com/2022/06/15/crypto-3ac-three-arrows-capital-hedge-fund-insolvency-margin-call-bankruptcy-collapse-celsius/ https://www.cnbc.com/2022/07/02/crypto-hedge-fund-three-arrows-files-for-chapter-15-bankruptcy.html https://www.coindesk.com/business/2022/06/27/voyager-digital-issues-default-notice-to-3ac-draws-down-75m-of-alameda-revolver/ https://fortune.com/2022/06/13/celsius-suspends-withdrawals-crypto-lender-market/#:~:text=%E2%80%9CDue%20to%20extreme%20market%20conditions,a%20statement%20on%20its%20website. L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Quand acquisitions rime avec régulations Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Cette semaine, nous laisserons de côté le lugubre marché financier traditionnel de même que l’économie ralentie, afin de regarder ce dont les dernières annonces de fusions, acquisitions ou consolidations ont en réserve. Commençons d’abord avec une transaction bien connue localement, qui a également fait l’objet d’un billet à la fin de 2021. La transaction d’acquisition de Shaw Communications (TSX : SJR.B) par Rogers Communications (TSX : RCI.B) pour un total de 20 milliards de dollars canadien. La transaction visant l’achat de 100% des actions de Shaw par Rogers a suscité bien des réactions au niveau des compétiteurs, citant notamment la consolidation du marché et avec elle, une offre globale détrimentaire aux consommateurs canadiens. Ces compétiteurs, soulevant un excellent point, facilita l’entrée en scène du régulateur canadien du Bureau de la Concurrence, scrutant ainsi les fins détails. Le Bureau de la Concurrence est un organisme indépendant qui veille notamment à la protection des consommateurs lorsqu’une transaction d’acquisition peut avoir la portée, de près ou de loin, d’affecter le niveau des prix ou de services offerts à ceux-ci. Le Bureau a donc pour mandat de protéger les intérêts des consommateurs, contrairement à la vue populaire des dealmakers ayant un dédain profond pour les étapes législatives supplémentaires qu’ils engendrent dans une transaction. Ces dernières semaines, le Bureau de la Concurrence faisait entendre son opinion sur la consolidation forte vers laquelle la transaction amènerait le marché de la télécommunication au Canada. Cette vision non partagée par les exécutifs de Rogers, les ont forcés à chercher une solution qui apaiserait le régulateur. La solution retenue la semaine dernière a été de céder une branche du service de téléphonie mobile, Freedom Mobile, appartenant à Shaw, à un autre compétiteur, soit Québécor (TSX :QBR.B) pour la modique somme de 2.85 milliards. En proposant cette concession, Rogers présente sa bonne foi au régulateur que de prendre considération de son inquiétude. Il est à noter que le marché canadien de la communication cellulaire est détenu à près 90% par seulement 3 compagnies ; Rogers, Telus Corp (TSX :T) et Bell Canada (TSX :BCE). Le graphique ci-dessous montre la performance depuis mars 2021 des joueurs majeurs au Canada. La surperformance de 69% de Shaw est représentative de la prime de 70% proposée lors de son offre initiale. Bell, Telus et Rogers ont tous performé de manière très similaire, en laissant Rogers avec la moins grande croissance, reflétant les efforts déployés sur la transaction plutôt que sur leur développement de produit et marché. Source: Trading View – performance Mars 2021 à Juin 2022 pour BCE, T, SJR.B, RCI.B Une seconde transaction d’importance au Canada a fait l’objet de changement majeur cette semaine. Dye & Durham (TSX : DND) a soumis une offre révisée pour l’acquisition de Link Administration Holdings (ASX : LNK). L’offre présente une diminution de 22% du prix initial de 5.50$AUD par action, à 4.30$AUD. Les exécutifs de Dye & Durham mentionnent notamment l’état actuel des marchés financiers mondiaux, en plus des concessions requises face à l’ACCC (ou Australian Competition & Consumer Commission), soit l’équivalent du Bureau de la Concurrence au Canada. Le fournisseur de logiciel infonuagique a annoncé son intention d’acquérir Link en décembre dernier, mais se cogne aujourd’hui contre les mêmes obstacles que Rogers au niveau de la compétition. Le régulateur australien mentionne notamment que l’intégration verticale de la participation minoritaire de 43% détenue par Link dans Pexa Group (ASX :PXA) peut être sévèrement détrimentaire à la compétition de l’industrie. Malgré la bonne volonté de Dye & Durham de travailler avec les autorités australiennes, ces embûches ne passent pas inaperçus auprès des investisseurs. Le titre a perdu 48% depuis le début de 2022, représentant la difficulté des marchés, de l’économie et des régulateurs. Source; Trading View – performance YTD, DND Le dernier regard aux acquisitions de la dernière année s’arrête sur le SPAC (Special Purpose Acquisition Corporation) de Donald Trump, avec sa nouvellement créée plateforme sociale, Truth Social. La transaction fait cependant face à des difficultés quelque peu différentes que les précédentes. Digital World Acquisition Corp, ayant l’intention d’acheter et ainsi rendre publique la plateforme Truth Social a présenté cette semaine que chaque membre du conseil d’administration aurait reçu une assignation à comparaître (ou subpoena en anglais). La Court Fédérale ayant ordonné ces assignations désire obtenir le même type de documents dont la SEC (ou Securities Exchange Commission) a déjà fait la demande. Digital World a également reçu une assignation similaire la semaine dernière, à propos de certains individus ainsi que l’implication d’une firme externe, Rocket One Capital, dont un des membres du CA de Digital World est à l’emploi. Ce même membre a annoncé qu’il quitterait son poste d’administrateur, mais que son départ n’était pas relié aux relations ou pratiques de Digital World.  Une autre histoire autour de M. Trump qui demande à être éclaircie. Dans ce dernier cas, il est évident que les agissements et paroles de l’ex-président n’aident pas la cause de cette transaction. L’examen minutieux des faits et gestes des individus impliqués est incontournable. Malgré que plusieurs de ces situations soient en développement constant, il devient apparent que plusieurs embûches restent dans le quotidien des équipes s’occupant de ces transactions. Quoiqu’il soit rare aujourd’hui de voir des transactions abandonnées suite aux commentaires du Bureau de la Concurrence, ce n’est pas impossible. Il y a également d’autres évènements ayant le potentiel de faire rater une transaction, on peut entre autres penser à la transaction de Cineworld sur Cineplex, dans laquelle une pénalité de près de 1,25 milliard a dû être versée à Cineplex. Plutôt dispendieux pour une transaction abandonnée. Sources : https://www.bnnbloomberg.ca/dye-durham-slashing-link-takeover-offer-by-22-1.1784356 https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-06-18/rogers-shaw-to-sell-wireless-unit-to-quebecor-for-2-2-billion https://www.reuters.com/markets/deals/rogers-shaw-competition-bureau-participate-tribunal-mediation-proposed-c20-bln-2022-06-24/ https://www.cnbc.com/2022/06/27/trump-spac-deal-threatened-by-federal-criminal-probe.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les finances des Canadiens : comme neige au soleil Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Les Canadiens commencent à sentir la pression financière de leur rythme de vie effréné, gracieuseté de la pandémie des deux dernières années. La confiance des consommateurs envers la solidité de leur propre budget face aux multiples menaces semble se détériorer d’une semaine à l’autre. Malgré des affichages d’emploi disponible record, les Canadiens peinent à suivre les augmentations de coûts qui fusent de toute part. La firme de surveillance de crédit Equifax a dévoilé en début juin de nouvelles données sur la situation financière des ménages canadiens. Les dépenses mensuelles portées sur cartes de crédit ont augmenté de 17.5% dans le premier trimestre de 2022. Ce qui pointe vers une période plus difficile pour de nombreux ménages si des balances élevées sont conservées sur ces cartes. Comme plusieurs le savent, les balances impayées des cartes de crédit peuvent porter intérêt jusqu’à 23%. De l’autre côté, la seconde firme de surveillance de dossier de crédit, TransUnion, dévoile que ces balancent ont augmentés de 9.2% au début de 2022 et de 13.8% comparativement à 2020. Un autre signal pouvant mener à la détresse financière est l’utilisation beaucoup plus courante des lignes de crédit sur valeur domiciliaire (ou HELOC en anglais). Une augmentation de 6.6% de ces outils a été notée. Malgré ces signes initiaux de détresse financière, les Canadiens ne dérogent pas de leurs habitudes de dépenses, bien ancrées dans leur mode de vie. Les ventes au détail ont augmenté de 0.9% en avril selon Statistiques Canada. Cette augmentation est alimentée à la fois par l’inflation, mais également l’excès de confiance des consommateurs envers leur situation financière. L’engouement est bien réel suivant les confinements, toutefois le budget de plusieurs ne sera pas en mesure de maintenir la cadence. Quoique la situation n’a rien de nouveau, le taux d’endettement des Canadiens a atteint 180% au premier trimestre. Cette mesure étroitement surveillée frôlait le même niveau à la fin 2019. La différence avec 2019 est que la solidité des finances des ménages est beaucoup plus précaire. Pour chaque dollar gagné, 1.80$ est dû au niveau de leurs dettes, et ce niveau ne fait que croître avec les activités des derniers mois au niveau de l’immobilier. Prendre de nouveaux engagements dans un environnement où la Banque du Canada augmente ses taux d’intérêt n’est pas une situation idéale. L’endettement élevé des ménages peut en bonne partie s’expliquer avec l’engouement d’être propriétaire de son domicile. Selon des données de la Banque du Canada, plus de 25% des emprunteurs en 2021 et 2022 ont des ratios prêt-revenu au-dessus de la marque des 450%. A titre illustratif, il s’agirait de contracter un prêt de 315 000$ pour un revenu annuel de 70 000$. La Banque voit également la tendance des acheteurs de faire recourt à des termes d’hypothèques plus longs afin de diminuer leur paiement mensuel et ainsi limiter les dommages sur leurs liquidités discrétionnaires. La Banque du Canada a augmenté le taux directeur de 1.25% depuis le début de l’année, notamment afin de calmer les dépenses des ménages et diminuer la progression de l’inflation. La prochaine hausse de taux anticipée à la mi-juillet est de 75 bps, ou 0.75%. Il s’agirait de la plus grande hausse de taux depuis 1994, prouvant la situation instable dans laquelle l’économie se trouve aujourd’hui. Ces augmentations ajouteront au fardeau de dettes des ménages ayant acquis une propriété potentiellement surévaluée, en plus de rendre difficile l’accès au marché pour les nouveaux acheteurs. En réaction à la détérioration de leurs finances personnelles, les ménages se tournent vers certaines solutions à portée de main (ou de portefeuille) afin d’alléger leurs dépenses. Pour certains, des coupures drastiques ont dû être faites. Les vacances seront moins loin qu’initialement prévues et de plus courte durée. D’autres optent plutôt pour les marques maison lorsque le temps est venu de remplir le panier d’épicerie. Des réductions de sorties au restaurant et d’activités diverses sont également prévues pour plusieurs, rien pour améliorer la situation fragile de nos restaurateurs. Les annulations d’inscription au centre de conditionnement ainsi que des réductions de forfaits télévisions ou cellulaires sont également des options envisagées. Les marchés boursiers, et même celui de la cryptomonnaie, ne sont guère encourageants lorsqu’un individu tente de se réconforter sur la situation de l’économie. Comme discuté la semaine dernière, le marché a fait son entrée en bear market, pointant vers un délaissement des titres ou stratégies risqués afin de laisser place aux refuges de valeur ou encore de retrait tout simplement.   La ministre des Finances, Chrystia Freeland, dévoila lors d’un discours la semaine dernière le plan du Gouvernement du Canada afin d’aider les ménages canadiens à faire face à l’inflation. Le plan dévoilé fait notamment mention d’allocations pour les travailleurs, d’augmentation de la pension de sécurité vieillesse et d’un paiement ponctuel de 500$ à ceux ayant de la difficulté à trouver un loyer dans leurs moyens. Les coûts des services de garde sont également en jeu, tout comme une assurance dentaire gratuite offerte aux ménages gagnant 90 000$ ou moins, dès 2025. Des mesures dont plusieurs qualifient d’inutile, voyant le besoin criant de mesures immédiates et efficaces en réponse aux aléas de l’économie. Les différents acteurs de l’économie sont donc aux prises avec plusieurs vecteurs agissant contre leur bien-être et portefeuille et aucune formule magique n’existe encore afin de régler le tout. Les cycles boursiers, même les plus douloureux, ont éventuellement permis d’excellents rendements sur le long terme. Les périodes inflationnistes sont habituellement temporaires, toutefois leur impact ne peut qu’être encaissé par les ménages en attendant de meilleurs jours. Comme quoi, la patience est réellement une vertu. Sources : https://www.bnnbloomberg.ca/canadian-shoppers-show-resiliency-as-retail-sales-jump-1.1781716 https://financialpost.com/executive/executive-summary/posthaste-while-bank-of-canada-signals-more-hikes-to-come-canadians-rack-up-their-credit-cards https://www.ledevoir.com/economie/720897/la-banque-du-canada-redoute-les-effets-de-l-endettement-des-menages https://financialpost.com/executive/executive-summary/posthaste-canadians-are-losing-confidence-in-their-personal-finances L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’ours fait son entrée sur les marchés Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Ce lundi marquait l’entrée de l’indice S&P 500 dans un bear market, une première depuis mars 2020, date où la pandémie s’est fait connaître par un vent de panique généralisé. Alors que les Banques Centrales tentent tant bien que mal d’apprivoiser l’inflation à l’aide des augmentations de taux, les investisseurs sont aux prises avec un marché baissier, une économie fragile et des prix à la hausse. Plus ou moins idéal comme situation. Commençons tout d’abord par le bear market. Le bear market, représenté par l’ours, est signalé lorsque les prix du marché global diminuent par 20% ou plus de son plus haut niveau, accompagné d’attentes négatives sur les marchés par les investisseurs. En contraste avec le bull market, représenté par le taureau, qui est défini lorsque le marché grimpe de 20% suite à deux diminutions de 20%. Dans le cas présent, la diminution vertigineuse des marchés boursiers ce lundi était alimentée de toute part, et nul besoin de dire que le sentiment général sur les marchés est plutôt à l’inquiétude. Le S&P 500 a terminé sa chute à 21.8% de son sommet du 3 janvier 2022. La chute réelle ce lundi a été enregistrée à 3.90%, sur une inquiétude grandissante concernant l’inflation et la solidité des résultats financiers à venir. En moyenne, les bear markets prennent un peu plus d’un an afin d’atteindre le fond du cycle baissier et font fondre les marchés de 32.7%. Prenant la période de 2007-2009, soit la crise des subprimes aux États-Unis, les marchés ont dégringolé de 57%, et de nombreux mois ont été nécessaires à la récupération des pertes. Si nous effectuons la chaîne d’évènements encaissés par les investisseurs depuis le début de l’année, nous débuterions avec le 3 janvier 2022 et le sommet historique du S&P 500. Très peu de temps après, la Réserve fédérale américaine annonçait les signes précurseurs de pressions inflationnistes. Alors que le marché se remettait à la hausse, ayant incorporé les nouvelles prédictions de marché, la Russie déclare la guerre à l’Ukraine. Cet évènement plonge les marchés dans l’incertitude concernant les réserves de pétrole et sources d’énergie globale alors que de nombreux pays dévoilent les boycottages sur les produits russes. En mars, les premières hausses de taux se pointent le bout du nez. Rendant les dettes corporatives plus dispendieuses, les paiements des ménages ayant acheté une propriété à gros prix plus élevés, en plus d’une augmentation des prix généralisés sur les biens dits de base. Les avis sont plutôt généralisés aujourd’hui. Un bear market de concert avec une récession amèneront d’autres maux de têtes aux investisseurs et ménages. Faisons toutefois une parenthèse cryptographique avant de se lancer dans ces répercussions. Pour ceux et celles qui suivent le marché des cryptomonnaies, la tendance des marchés boursiers traditionnels ont également été imités par le marché cryptographique. Le Bitcoin ($BTC) a plongé de son sommet de 65 000$ en fin 2021 à tout juste au-dessus de 20 000$, une dégringolade de près de 70%. Ce qui aura ajouté du feu sur l’huile, est la chute spectaculaire et soudaine de la monnaie TerraUSD ($UST) et TerraLuna ($LUNA) plongeant à virtuellement 0. Le phénomène a sérieusement été affecté par la récente annonce de la plateforme de cryptomonnaies Celsius Network d’arrêter tous retraits ou échanges de la plateforme, bloquant ainsi les fonds de millions d’utilisateurs. Depuis, les mauvaises nouvelles dans la sphère fusillent de partout. Renvoie de masse, blocage de transactions, pertes monumentales… tout n’est pas rose. De retour au marché traditionnel, les investisseurs sont également inquiets de l’état de l’économie. Les économistes semblent pointer vers un niveau d’inflation encore plus élevé que ce que l’on connaît actuellement. 6.8% au Canada et 8.6% aux États-Unis ne seraient donc pas les sommets en termes d’inflation. Les menaces de récession sont nombreuses ces jours-ci. Quoique les récessions ne sont pas impérativement accompagnées d’un bear market, ils ont historiquement une relation plutôt intime.  Parmi les 14 derniers bear markets analysés par Bespoke Investment Group, 8 de ceux-ci ont débutés 2 ans suivant une récession. Les différents secteurs du S&P 500 ont tous connu des reculs depuis le début de l’année, à l’exception du secteur de l’énergie. Le secteur des dépenses discrétionnaires, habituellement reliées avec les biens et services dits de luxe, a connu un repli de 34%, suivi de près par les services de télécommunications à 30.2%. Inversement, le secteur énergétique a connu un rebond de 49%, relié en majorité à la situation en Ukraine. Lorsqu’un bien devient rare, le prix de ce bien a tendance à grimper pour refléter cette rareté. Un autre facteur contribuant à l’inquiétude généralisée est la volatilité. Mesurée par le VIX (Volatility Index) publié par le Chicago Board of Options Exchange a grimpé de 34 points ce lundi. Cette mesure de volatilité représente la volatilité incorporée dans les options sur le marché, plus elle est élevée, plus les options prennent de la valeur. Toutefois, cette valeur vient du fait que les marchés sont beaucoup plus sensibles à la moindre nouvelle financière ou économique. Selon Morgan Stanley, le S&P pourrait enregistrer une baisse de 9% par rapport au niveau actuel, s’arrêtant aux environs de 3400 points. En tentant de terminer sur une note plus douce, LPL Research indique qu’une fois les prix enregistrent une diminution de 20%, la tendance observée est que les prix tendent à rebondir l’année suivante. La recherche de compagnies de qualité avec un modèle d’affaires prouvé devrait, en théorie, vaincre les temps difficiles d’aujourd’hui. Toutefois, les investisseurs devront faire preuve de patience puisque la tempête pourrait perdurer. Sources : https://www.bnnbloomberg.ca/tsx-enters-correction-territory-1.1778141 https://financialpost.com/pmn/business-pmn/u-s-stocks-bear-market-growl-could-beckon-recession https://www.reuters.com/markets/europe/bear-market-beckons-us-stocks-2022-descent-deepens-2022-06-13/ https://www.cbc.ca/news/business/markets-crypto-monday-1.6486635 https://www.forbes.com/sites/jonathanponciano/2022/06/14/stock-market-carnage-set-to-worsen-as-fed-rate-decision-looms-heres-how-bad-it-could-get/?sh=1972d9276f84 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Déchiffrer l’inflation, la stagflation et la récession Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Les derniers mois ont fait mal aux consommateurs. Que l’on regarde l’immobilier avec ses prix exorbitants, le prix du panier d’épicerie suivant la même tangente ou encore le recul du marché boursier, il y a eu beaucoup plus de nouvelles à impact négatives que l’inverse. Avec tous les grands titres projetant un recul de l’économie et une perte de rendement ou de valeur pour la plupart des investisseurs, il devient important de comprendre les grands acteurs de l’économie afin de ne pas réagir de manière excessive. L’inflation aujourd’hui ne semble plus être inconnue pour qui que ce soit. Même un individu peu impliqué dans le marché se rend compte de son effet lorsqu’il passe à la caisse. L’inflation, qui normalement est contenue entre 1% et 3% par la Banque du Canada, se caractérise par l’augmentation des prix des biens et services dans l’économie. Le grand principe de la demande et l’offre est le fondement de l’inflation. Une demande élevée pour un certain produit fera augmenter drastiquement son prix puisque l’offre (les fabricants dudit produit) n’est pas capable de suivre cette demande. On peut penser ici au marché immobilier. Beaucoup de demandes pour une propriété, faisant augmenter son prix momentanément. Un deuxième bloc d’importance à l’inflation est celui des coûts. Dans ce cas-ci, on peut penser aux prix de différents items comme le grain, le pétrole, les métaux précieux, où les producteurs refilent les augmentations de coûts aux acheteurs. Ces augmentations peuvent être temporaires ou permanentes, mais contribuent tout de même à l’inflation. Le troisième bloc notable appartient aux augmentations de salaire de la main-d’œuvre dans l’économie. 2020 et 2021 ont été particulièrement féroces à ce niveau. Tous ces blocs mis ensemble forment la situation telle que nous la connaissons aujourd’hui. Une augmentation fulgurante des prix un peu partout sur pratiquement tout. Et la stagflation dans tout ça ? La stagflation est en réalité un sous-produit de l’inflation. Il s’agit d’une période de faible croissance économique (stagnation), complémentée d’une augmentation des prix (inflation). La dernière période notable de stagflation est celle de 1970 suivant un choc sur le prix du pétrole. Une autre caractéristique de la stagflation, découlant du ralentissement économique, est celle où le taux de chômage grimpe rapidement. Le dernier point est celui qui diverge le plus de la situation actuelle. Il est vrai que la croissance économique a ralenti depuis les hauts de 2020 et 2021, toutefois le taux de chômage a atteint un niveau le plus faible enregistré, soit 5.20% en avril dernier, alors que le record était de 5.30%, enregistré le mois précédent, en mars 2022. Source: Trading Economics – Unemployment rate in Canada La vague de croissance époustouflante connue en 2020 immédiatement après le vent de panique amené par la covid-19 a permis à plusieurs de se lancer en bourse et transiger davantage.  Un sondage mené par Schwab montre que 15% des investisseurs du marché boursier américain ont fait leur début en 2020, âgé de moins de 45 ans avec des revenus annuels sous la moyenne historique des autres investisseurs. Des deux côtés de la frontière, plusieurs ménages se sont retrouvés avec un excès de liquidités, que ce soit par réduction de dépenses récurrentes, de chèques d’aide gouvernementaux ou autres, investir ces sommes était la suite logique. Parallèlement à cette injection de liquidités dans le marché, les cryptomonnaies, les NFTs, et les SPACs (Special Purpose Acquisition Company) étaient en vogue. Des rendements dans les doubles chiffres étaient courants et de nouveaux millionnaires naissaient d’une semaine à l’autre. Toutefois cette situation s’est vue de courte durée et un difficile retour à la réalité s’est fait sentir par plusieurs. Le marché de la crypto a chuté de 40% en l’espace de quelques semaines, les NFTs ont perdu leur attrait « exotique » et les SPACs sont en majorité déficitaire. Pour ceux qui ont toujours des fonds à investir, le marché boursier, étant reconnu pour être moins volatile et de valeur plus sûre, demeure le véhicule de choix. En plus de l’incertitude, le terme récession est lancé de part et d’autre. Que vous soyez en accord ou non, le National Bureau of Economic Research (NBER) a une définition claire et mesurable de lorsqu’une récession est « déclarée ». Lorsqu’un déclin significatif de l’activité économique est noté sur plusieurs mois et est visible sur le PIB réel, le revenu annuel, le marché de l’emploi et la production industrielle, une récession est techniquement mise aux livres. Auparavant, cette mesure était plus simple. Deux trimestres consécutifs de déclin au PIB réel étaient suffisants pour enregistrer une récession. Source: Moody’s Analytics – Canada’s Real GDP Comme le graphique ci-dessus le présente, quoique la croissance du PIB frôle le 0%, l’économie du Canada n’est pas encore en déclin. Une récession est donc plausible dans la situation actuelle, mais n’est cependant pas encore officiellement catégorisée ainsi. Inversement proportionnel au taux de chômage, un déclin important a été enregistré au deuxième trimestre de 2020, alors que le taux de chômage grimpa à près de 14%. Les refuges réels dans le marché boursier ne sont pas chose évidente à dénicher, surtout dans un environnement inflationniste avec des taux à tendance haussière. Toutefois, il est important de comprendre que l’économie progresse en cycles. Un cycle en déclin, voire en récession, est souvent suivi par une période de rétablissement ou récupération, dans laquelle l’économie reprend de sa vigueur. Vendre ses positions dans le creux du cycle ou encore acheter alors que l’entièreté du marché est en baisse drastique (voir l’expression « Catching falling knives ») ne sont rarement des stratégies gagnantes, surtout si votre horizon de placement est de plusieurs années. Il peut être difficile de regarder le rendement négatif de son portefeuille pendant quelques mois ou encore quelques années, toutefois les investisseurs ayant un horizon long terme ont habituellement obtenu un meilleur rendement en restant investi. Après tout, le S&P 500 a enregistré près de 158% de rendement depuis 2005 et cela inclut le crash des subprimes de 2008. Sources : https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2022-06-03/canada/le-risque-de-stagflation-augmente.php https://ca.finance.yahoo.com/news/morgan-stanley-lays-why-thinks-080000277.html?guce_referrer=aHR0cHM6Ly93d3cuZ29vZ2xlLmNvbS8&guce_referrer_sig=AQAAAGKyt00QxM7Uwiiz7CUUHcPZAZKMygzoiE0i2FKmQZh7F3-GzT267WTtH4nyILh3pi4NhrikjbbUgPmUx1Jj2FR-FQIPgi-Eo1cFpPxnqpI1TkCEbyj3wtK5KesuEqvw6L_ZH0gouyV_2mhVvSmK8xptF4zADSF9va5V_xX_fW0A https://www.cnbc.com/2022/05/30/no-global-recession-yet-but-brace-for-stagflation-economists-say.html https://www.cnn.com/2022/06/06/investing/recession-new-investors-advice/index.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses service ### Le job-hopping : nouveau normal pour les jeunes générations? Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Avec l’économie qui se dégrade ces derniers mois, le marché de l’emploi est scruté par plusieurs joueurs. Non seulement pour des raisons de métrique économique et projections, mais surtout pour les capacités de remboursement des ménages. La situation qui s’est développée avec l’arrivée de la pandémie n’a qu’accéléré ce que plusieurs observaient déjà sur le marché : les générations plus jeunes iront aux plus offrants. Un manque criant de main-d'œuvre dans plusieurs secteurs de l’économie, une cuillerée de retraite hâtive pour certains et une pincée d’employeurs lents sur le changement forment une recette parfaite pour le soi-disant “manque de loyauté” réprimandé par les générations d’expérience. Le phénomène n’a rien de nouveau toutefois. Les plus jeunes générations, ici milléniaux et génération Z, ont toujours eu plus de facilité à quitter un emploi pour en chercher un autre qui répondait mieux à leurs besoins. Que ces besoins soient d’ordre financier, de liberté, et conciliation travail-famille ou autre, toutes les raisons étaient valides. La pandémie a cependant exacerbé cette situation. Elle a même obtenu un nom, La Grande Démission, venant de l’anglais The Great Resignation, faisant un clin d'œil historique à La Grande Dépression, soit la crise économique de 1930. Évidemment, la situation actuelle est bien différente qu’en 1930. Deloitte a recueilli des données sur ces deux générations afin de découvrir les raisons qui les pousseraient à demeurer dans leur poste actuel. Les résultats pointent vers un meilleur équilibre vie-travail en premier rang, suivi des opportunités d’apprentissages, et de meilleurs salaires ou avantages. Nos jeunes générations ne se concentrent donc pas uniquement sur leur santé financière, laissant une bonne place à leur développement et appréciation globale de la vie. Le changement fréquent d’emploi de ces nouvelles générations ne découle pas uniquement de ce qui est cherché, mais également de ce qui est à éviter. Comme une majorité des emplois catégorisés « seniors » dans la hiérarchie des entreprises sont toujours occupés par les générations boomers et X (Post-baby boomers), les générations Y et Z sentent le besoin de se faire remarquer pour avoir accès à un poste dès qu’il se libère. La pandémie a accéléré le changement de chaise, toutefois, au détriment de la santé mentale des travailleurs. Les taux d’épuisement professionnel ont grimpé à 59% pour les jeunes générations, se sentant forcées de rester en ligne et travailler de longues heures. Rajoutant à ce phénomène, l’isolation répétitive, la pression de prendre une charge de travail supplémentaire suivant un départ (sans augmentation salariale ou bénéfices, bien entendu) et les attentes toujours grandissantes de l’employeur envers ses employés. Un constat plutôt déconcertant cependant est la santé financière de ces jeunes générations. Selon les répondants au sondage mené par Deloitte entre 2021 et 2022, 46% des Générations Z ont répondu qu’ils vivaient de paie en paie, alors que 47% des milléniaux en faisaient autant. 30% des répondants avouent qu’ils ne se sentent pas en confiance de pouvoir avoir une retraite confortable et financièrement stable. Un autre fait plutôt impressionnant, est que 43% des Gen Z et 33% des milléniaux ont opté pour un second emploi à temps partiel ou encore comme freelancer, offrant leurs qualifications sur des offres ponctuelles en ligne. Rien qui n’aidera la santé mentale ou physique de ces générations porteuses. Un dernier point défiant ces générations est le coût montant de tous les biens et services ainsi que les abonnements récurrents qui sont aujourd’hui une norme dans l’industrie. Nous convenons que les abonnements Netflix ou Amazon Prime ne sont pas nécessaires. Toutefois, les alternatives peu coûteuses sont limitées. Les véhicules de même que le carburant atteignent des sommets historiques, le prix du panier d’épicerie est en constante progression, les activités diverses, même de plein air, sont également devenues proies des augmentations de prix, reflétant l’inflation notée un peu partout sur le globe. La position financière de plusieurs (et non pas juste des milléniaux et générations Z) se détériore d’un mois à l’autre, et il n’y a aucun signe de répit à l’horizon. Vous noterez que l’achat d’une maison a été laissé à l'écart dans l’énumération précédente. Les faits parlent d’eux-mêmes. Selon Better Dwelling, le ménage doit avoir un salaire moyen de 154 000$ par an afin de pouvoir s’offrir une habitation typique. À titre de référence, cette moyenne grimpe à près de 212 000$ pour Vancouver ou Toronto. La croissance fulgurante des prix de l’immobilier a rapidement rendu difficile l’accès à la propriété pour les jeunes générations, ajoutant une raison de plus à la recherche de meilleures conditions de travail. Il devient plus facile de voir pourquoi les jeunes générations ne se gênent pas pour changer d’emploi. Lorsque l’employeur ne répond plus à leurs critères, qu’importe soient-ils, il est temps de regarder où l'herbe serait plus verte. Malgré que le salaire ne soit pas la priorité numéro 1, à regarder la flambée des prix, qui peut réellement les blâmer de tenter d’améliorer leur situation. La classe moyenne elle-même se voit remontée d’un cran, alors que la qualité de vie demeure la même, voire diminuée. En bout de ligne, ce que les nouvelles générations désirent est un meilleur équilibre vie-travail. Toutefois, cet équilibre passe par plusieurs niveaux avant d’atteindre la cible. On pense entre autres aux salaires devant suivre la tendance haussière des prix, aux congés attribués, aux attentes de performance balancées des employeurs et à leur intention/capacité d’embaucher de nouvelles ressources plutôt que de refiler le surplus aux employés existants. Toutefois il est important de se rappeler que les employeurs ont également des cibles de rentabilité à rencontrer, en plus d’essuyer des coûts généralement plus élevés ces derniers mois. A leur tour, ils refilent la facture aux consommateurs en augmentant les prix des biens et services. Il s’agit d’un cercle vicieux inflationniste peu commode après tout. Sources : https://www.cnbc.com/2022/05/18/what-gen-z-and-millennials-want-from-employers-amid-great-resignation.html https://www.bbc.com/worklife/article/20220520-why-gen-z-workers-are-already-so-burned-out https://www.bnnbloomberg.ca/almost-half-of-gen-z-and-millennials-living-paycheque-to-paycheque-survey-finds-1.1772457 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La vedette du film The Big Short prévoit un krach  Par Richard Dussault, gestionnaire de placement agréé et gestionnaire principal chez DayTrader Canada Le gestionnaire de fonds Michael Burry, devenu célèbre grâce au film « The Big Short », compare le marché actuel à celui de 2008. Il a mentionné dans un gazouillis sur Twitter que les conditions actuelles du marché sont comparables à un écrasement d’avion, « like watching a plane crash ». Le gazouillis diffusé mardi a par la suite été supprimé. Son gazouillis est paru peu de temps suivant la parution des données faisant état de la baisse drastique des ventes de nouvelles constructions de maison. Ces dernières sont de moins en moins abordables en raison d’une inflation incontrôlable en plus de la hausse des taux d’intérêt. La baisse de 17% des ventes de maisons unifamiliales neuves enregistrées en avril se situe sous les prévisions et amorce un ralentissement plus important que prévu sur le marché immobilier américain. Les marchés ont fortement réagi à la baisse mardi. Le Nasdaq tombait de 3,8% pour ajouter à son recul de 29% depuis le début de l’année. Michael Burry est devenu une légende en prédisant la correction boursière historique de 2008. La turbulence des marchés actuelle est comparable à celles de 2008 selon le fondateur du fonds de couverture (hedge fund) Scion Capital qu’il a géré de 2000 à 2008. L’investisseur qui a inspiré le populaire film « The Big Short » avait aussi comparé la bulle du marché immobilier de 2008 au cours des titres boursiers au moment des sommets de la pandémie de Covid-19. The Big Short est un film culte pour plusieurs investisseurs actifs. Tiré du livre de Michael Lewis, ce drame inspiré de l’histoire de Michael Burry et l’industrie financière du début des années 2000 est sorti en 2015. L’acteur Christian Bale incarne le personnage de Burry. Les rendements faramineux réalisés par cet investisseur et sa firme en pariant sur l’effondrement du marché hypothécaire américain ont marqué l’imaginaire. Malgré des premiers signes laissant envisager que l’inflation pourrait revenir sous contrôle et la confiance de la FED d’avoir la marge de manœuvre nécessaire pour poursuivre ses hausses de taux dans une économie forte, la peur que la Réserve fédérale fasse basculer l’économie en récession avec des hausses de taux trop agressive persiste. Les contrats à terme des indices Dow et S&P 500 étaient en hausse jeudi matin avant la publication de données qui offriront des pistes sur la façon dont l’économie américaine s’est comportée dans ce contexte d’inflation élevée et persistante. Comme celle du département du Commerce qui publiera sa deuxième estimation du PIB du premier trimestre. Les chiffres devraient montrer selon les attentes une contraction légèrement moins prononcée de 1,3 % que la baisse trimestrielle annualisée de 1,4 % initialement signalée en avril. Impossible d’affirmer hors de tout doute raisonnable à l’instar de Michael Burry qu’un krach boursier se produira, mais une chose est certaine, ce marché en dent de scie risque de se poursuivre encore. L’ouverture ce jeudi matin s’est d’ailleurs fait avec un vent d’optimiste insufflé par des résultats financiers plus forts que prévu par le consensus pour des compagnies comme Macy’s (NYSE: M), Dollar Tree (NASDAQ: DLTR) et Dollar General (NYSE : DG). Le vent semble donc tourner au sens contraire des résultats négatifs de certains grands détaillants la semaine dernière qui avaient ébranlé le marché comme nous l’avions rapporté dans notre dernier Billet Boursier. Gap significatif de DLTR à l'ouverture jeudi suite à la divulgation des résultats financiers. Capture d'image provenant de TradingView. Sources : https://www.streetinsider.com/Hedge+Funds/Big+Short+Burry+Says+Market+is+Like+Watching+a+Plane+Crash/20129383.html https://markets.businessinsider.com/news/stocks/big-short-michael-burry-stock-market-plane-crash-housing-bubble-2022-5 https://www.streetinsider.com/ETFs/Wall+Street+seesaws+after+Fed+minutes+release/20126522.html https://www.streetinsider.com/Market+Check/S%26P%2C+Dow+futures+edge+higher+ahead+of+GDP+data%3B+Nvidia+slides/20133358.html https://www.streetinsider.com/Market+Check/S%26P+500%2C+Dow+open+higher+on+earnings+optimism/20133358.html https://www.streetinsider.com/Special+Reports/Pre-Open+Stock+Movers+0526%3A+Retailers+Dollar+Tree%2C+Macys%2C+and+Williams-Sonoma+Jump+on+Results%3B+Nutanix%2C+Snowflake%2C+NVIDIA+Fall+%28more...%29/20134412.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions . ### Les résultats ébranlent le commerce de détail Par Richard Dussault, gestionnaire de placement agréé et gestionnaire principal chez DayTrader Canada Chute des résultats dans le commerce de détail cette semaine. Une chute causée par des coûts plus élevés, des problèmes dans la chaîne d’approvisionnement et des problèmes d’inventaire qui grugent les profits. En commençant par le grand détaillant Walmart (WMT) qui a raté les attentes pour son premier trimestre. La hausse des prix du carburant, de lourds inventaires et des coûts de sureffectif en seraient responsables. Bien que les perspectives de ventes soient rehaussées pour l’année, les attentes de profits quant à elles sont revues à la baisse. Selon le CEO Doug McMillon, « les résultats étaient inattendus et reflètent l’environnement inhabituel ». Ce contexte imprévisible est causé principalement par une inflation record depuis quatre décennies. Une hausse de 8,3% en avril rapportée par l’indice des prix à la consommation (IPC) aux États-Unis. Ce niveau d’augmentation des prix est un peu moins élevé au Canada, mais se situe tout de même à un inquiétant niveau de 6.8% en avril. Les marges bénéficiaires du détaillant seront donc affectées négativement par les pressions inflationnistes. De plus, pour cette raison, les consommateurs sont nombreux à se tourner vers les épiceries à plus bas prix. Cela vient cependant avec un coût pour Walmart. Les ventes de la catégorie d’alimentation augmentent considérablement, mais au détriment d’autres secteurs comme l’électronique. Les marges étant beaucoup plus serrées dans le secteur des aliments, le pourcentage de profit s’en trouvent donc impacté. Ces résultats, en deçà des attentes de Wall Street, ont par conséquent plombé le titre mardi, l’entraînant à son plus bas cours des douze derniers mois. Le titre affichait une baisse de 11,38%, pour clôturer à 131,35$ mardi, journée de sa déclaration. Les résultats financiers de Walmart n’annoncent rien qui vaille pour les autres détaillants qui vont lui emboîter le pas dans leur déclaration de résultats financiers.  Comme ce fut le cas pour Target (TGT) mercredi le lendemain. Tout le secteur du commerce de détail s’est retrouvé ébranlé par les déclarations des résultats des deux géants du commerce de détail. En effet, Target a secoué le marché en abaissant ses prévisions, mettant le blâme sur la hausse inattendue des coûts élevés des marchandises qui n’a pas été pleinement transmise aux consommateurs. L’entreprise s’est donc retrouvée avec des profits plus bas qu’anticipés et s’aligne pour des marges opérationnelles plus faibles. Tout comme son principal rival Walmart, le détaillant s’est heurté à des problèmes d’inventaire en raison de raté au niveau de la chaîne d’approvisionnement. Sans oublier l’impact négatif de l‘augmentation des frais de transport. Ces résultats sous les attentes ont eu l’effet d’une bombe avant l’ouverture des marchés mercredi. Le titre a chuté de 24% avant l’ouverture des marchés.  L’onde de choc s’est propagée à l’ensemble des titres du secteur. Entraînant dans sa chute un titre comme Costco (COST). La déception des résultats de ses compétiteurs a pesé lourd sur le cours de Costco en milieu de semaine. Le défi de l’inflation combiné à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement risque de se poursuivre en 2022. Bien qu’aucune nouvelle négative concernant Costco directement ne soit parue mercredi, la peur des investisseurs face à la répercussion des facteurs négatifs sur l’ensemble du secteur s’est propagée. En milieu d’après-midi mercredi, le titre de Costco est descendu sous la barre du 425$ US, soit un recul atteignant le 13% par rapport à son cours de clôture de la veille. Ce qui fait de ce revers le plus important depuis juillet 2008 alors que Costco avait chuté de 11,9%. Avec un cours/bénéfice atteignant 35, soit presque le double de la moyenne des titres composant le S&P 500, ce ratio fait de cette compagnie l’une des plus chères de son secteur. Le prix du titre retourne donc à une évaluation plus normale dans les circonstances. Cela dit, attendons de voir ses résultats qui seront dévoilés jeudi de la semaine prochaine après la fermeture des marchés. Les soubresauts sont sûrement loin d’être terminés. Comme le dit le dicton, le bonheur des uns fait le malheur des autres. Les corrections actuelles peuvent procurer des occasions d’achat dans des titres de valeur tel que Costco. Une mise en garde s’impose. Le secteur du commerce de détail n’est pas encore sorti du bois avec le vent de de face l’inflation qui n’est pas encore contrôlée et des problèmes d’approvisionnement qui subissent encore les effets collatéraux de la pandémie. Bref, plusieurs secteurs et titres seront à surveiller d’ici la fin du mois de mai dans le tumulte actuel des déclarations de résultats financiers.      Sources : https://www.cnbc.com/2022/05/17/walmart-wmt-earnings-q1-2023.html https://finance.yahoo.com/news/walmart-cuts-full-profit-forecast-110505229.html https://seekingalpha.com/news/3840381-mall-stocks-are-reeling-after-target-drops-a-profitability-bomb-on-the-retail-sector https://www.fool.com/investing/2022/05/18/why-costco-kohls-and-five-below-were-all-sliding-t/ L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions . ### Secteurs performants en temps de guerre Par Richard Dussault, gestionnaire de placement agréé et gestionnaire principal chez DayTrader Canada Tandis que les technos en prennent pour leur rhume avec une pandémie qui s’estompe, des titres du secteur de l’énergie et de la défense connaissent une progression remarquée en ces temps de guerre. En effet, les beaux jours des titres du secteur technologique, qui avaient été propulsés en temps de pandémie, subissent une solide correction depuis le début de l’année. Même les « Big Techs » constituant le FAANG n’ont pas été épargnées. À titre d’exemple, Apple, considéré comme un pilier du secteur, a baissé de 20% depuis le début de l’année. Une compagnie qui avait plus que doublé de valeur depuis le début de la pandémie s’est effondrée abruptement en retranchant de quatre fois sa valeur après des baisses d’abonnés et des perspectives de croissance atténuées par l’augmentation de compétition. Je parle ici bien sûr de Netflix. Ce dernier a perdu plus de 70% de sa valeur, une des pires performances des titres composant le S&P 500. Et je ne mentionnerai pas de nombreux titres de plus petite capitalisation qui avaient été propulsés à des valeurs surréalistes dans les 2 dernières années. La chute brutale de plusieurs d’entre eux a fait fondre les profits comme neige au soleil du printemps à leur détenteur, transformant de juteux profits en lourdes pertes dans un temps record. Pendant ce temps, certains secteurs performent dans le contexte difficile actuel. Malgré le dangereux cocktail de la situation sanitaire, d’inflation et de guerre, des titres des secteurs de l’énergie et de la défense connaissent une hausse marquée depuis le début de l’année.   Avec un prix du baril passant de 75$ à la fin de l’année dernière à plus de 100$ US, il n’est pas étonnant que plusieurs investisseurs se tournent vers le secteur énergétique.  Le fonds négocié en bourse sous le symbole XLE représentant le secteur de l’énergie a augmenté de 34% pour l’année à date.  Certains avancent même que les stocks de pétroles deviennent le nouveau FAANG! Vous serez peut-être intéressé à ajouter FANG dans votre liste de surveillance? À ne pas confondre avec l’acronyme désignant les cinq grands titres populaires de Meta (FB), Amazon (AMZN), Apple (AAPL), Netflix (NFLX) et Alphabet (GOOG) ;) FANG est le symbole du titre de pétrolière et gazière Diamondback Energy qui a augmenté d’environ 25% en 2022. Blague à part, le secteur pétrolier demeure très volatil et plusieurs vendeurs à découvert augmentent leur position à sens contraire en misant sur une correction du secteur. Avec les changements climatiques, le secteur pétrolier et gazier n’est fort probablement pas le secteur le plus prometteur dans le futur. Il n’en demeure pas moins que les prix du baril de pétrole pourraient demeurer élevés et continuer de monter encore un certain temps. Si la guerre atroce et injustifiée déclenchée par la Russie s’éternise, la pression sur les prix du pétrole va continuer et nous en aurons encore possiblement pour un bon moment à payer plus de 2$ du litre le prix à la pompe. À court terme, contrairement à ce que plusieurs croyaient il n’y a pas très longtemps, l’inflation ne semble pas vouloir fléchir. Autant la Fed que la Banque du Canada agissent en haussant les taux d’intérêt pour contrôler et réduire cette inflation. En attendant l’effet escompté, les profits des compagnies du secteur pétrolier afficheront des hausses notables de leurs profits. Un autre secteur influencé par le conflit armé est bien entendu celui de la défense. Avec l’augmentation massive des budgets militaires à l’échelle planétaire, dont les 30 pays membres de l’OTAN qui ont pour cible de dépenser 2% de leur produit intérieur brut en armements et autres dépenses militaires, plusieurs titres de ce secteur en recevront les retombées. Nous pouvons penser à Lockheed Martin Corporation (LMT) dont la valeur en bourse a augmenté de plus de 75$ US, soit plus de 20%, depuis le début de l’année. Un autre exemple d’une compagnie œuvrant dans le domaine de l’aérospatial, des armes et des technologies militaires, Northrop Grumman Corporation (NOC) a vu son cours passé de 385$ en début d’année à un sommet de 490$ au mois de mars avant de redescendre autour de 445$ au moment d’écrire ce billet. Une belle performance somme toute de 15% dans le contexte actuel de baisse généralisée des marchés. Les perspectives de croissance de ce secteur pourraient également se poursuivre un certain temps avec la venue possible de nouveaux pays comme la Finlande et la Suède dans les rangs de l’OTAN, tout indique que les dépenses militaires vont continuer de s’accroître de plus en plus. Sources : https://www.cnn.com/2022/05/10/investing/oil-energy-stocks/index.html https://seekingalpha.com/news/3837526-finland-seeks-to-apply-for-nato-membership-without-delay L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Sell in May and go away? Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Le mois de mai est enfin à nos portes, et chaque année, le mois de mai me rappelle un vieux dicton des marchés boursiers : « Sell in May and go away ». Ce très fameux dicton est peut-être familier pour certains d’entre vous. Pour d’autres, peut-être vous est-il complètement inconnu. Il fait référence à la période estivale, qui, depuis plusieurs années, a la notoriété de générer des rendements plutôt médiocres. Par plusieurs années, on peut retourner aussi loin que 1950 en observant le phénomène. Nous regardons donc d’où vient ce dicton, et surtout, si vous devriez le suivre! Le vieil adage réfère notamment à la période commençant en 1950 sur les marchés boursiers, où de nombreux traders, qui devaient à cette époque, être présent sur le plancher pour transiger, quittait le travail pour les vacances. Une très grande majorité des acteurs de la bourse, ce qui est encore vrai aujourd’hui, prenaient des vacances en été. La période estivale de mai à septembre voyait donc un ralentissement généralisé sur les marchés. Que ce soit au niveau transactionnel, mais également au niveau corporatif, puisque la température clémente souriait non seulement aux traders, mais également aux dirigeants d’entreprises, employés, clients et autres. Sell in may and go away until St Leger’s Day. Il s’agissait de l’adage original, provenant d’Angleterre, qui fait référence à une très populaire course de chevaux intitulée St Leger Stakes, tenu en septembre. Adapté au niveau américain, les indices boursiers locaux miroitaient les mêmes résultats. Selon le livre Stock Trader’s Almanac, les rendements du Dow Jones Industrial enregistraient un rendement de 7.5% de novembre à avril, tandis que la période de mai à octobre affichait 0.3%, et ce, de 1950 à 2019. Bonne nouvelle non? Une « stratégie » qui semble fonctionner et passe le test du temps! Ne vous réjouissez pas trop rapidement. Les temps ont changé depuis 1950. Les marchés sont globaux, en temps réels, et au bout des doigts de tous. La période de vacances estivales n’est plus une bonne excuse pour présenter des résultats médiocres. Les investisseurs veulent voir des résultats 4 saisons. Les marchés ont enregistré en 2022, leur pire performance de début d’année depuis 1939. Le S&P 500 enregistre une diminution de 13% entre janvier et avril. Il faut également se rappeler que l’économie est encore sur son tracé d’apprentissage, sortant d’une pandémie d’un peu plus de 2 ans. Ajoutons à cela la guerre en Ukraine qui dure depuis près de 2 mois, une pression inflationniste comme plusieurs n’ont jamais connu ainsi qu’une chaîne d’approvisionnement qui tourne au ralentie à l’échelle globale. Quoiqu’il soit vrai que la performance historique des mois entre mai et septembre est plutôt faible comparativement au restant de l’année, plusieurs analystes ne sont pas prêts à faire le pari. Ryan Detrick, de LPL Financial Holding fait remarquer que la saison estivale présente plusieurs faiblesses au niveau performance, toutefois 9 des 10 dernières années pointent vers un rendement de 5.7% durant cette période, ce qui demeure non-négligeable. De plus, ce que l’histoire derrière le Sell in may and go away ne dit pas, est qu’en réalité, les investisseurs ayant resté investi dans le marché, ont tout de même engrangé d’importants gains par rapport aux stratégistes estivaux. Le graphique ci-dessous hypothétise un investisseur ayant mis 10 000$ dans le S&P/TSX en 1977. Quoique certaines années montrent que la stratégie aurait bien surperformée le fait de demeurer investi, la tendance long terme n’en dit pas autant. La valeur des stratégies en 2017, soit 30 ans après, montre une différence d’environ 280 000$ en faveur des investisseurs investis pleinement. La performance cumulative de 2022 est somme toute décevante. Les résultats des grandes sociétés des indices, surtout au niveau technologique, commencent à perdre le momentum grandement acquis grâce à la pandémie et ses confinements répétitifs. La course à la technologie par, non seulement les individus, mais surtout les entreprises qui avaient, en majorité, bien besoin d’une mise à niveau sur leurs équipements informatiques, n’ont eu aucun autre choix que de se plier aux exigences afin de rester en opération, créant une demande soudaine pour les produits et services de nos bien aimées compagnies techs. Plutôt que de suivre une stratégie basée sur timing des marchés, qui connaît des résultats plutôt mitigés à en voir les spécialistes, les gestionnaires prônent plutôt l’établissement d’une stratégie établie et arrimée avec vos besoins et situation. Une jeune professionnelle peut se permettre d’avoir une approche plus risquée et investir dans des titres de croissance, chassant ainsi les gains en capitaux plutôt que l’aspect flux monétaires récurrent. À l’inverse, un individu approchant la retraite devrait se soucier davantage de la préservation de capital et d’un apport additionnel de ses investissements à son régime de retraite. Si l’investisseur téméraire en vous désire une stratégie saisonnière à tout prix, d’autres options existent et sont très similaires. Une des stratégies de choix serait la rotation de secteurs (ou d’industries), qui cherche notamment à entrer ou sortir des secteurs étant exposés à des résultats cycliques. Par exemple, prendre une position longue dans une compagnie de produits de paysagements et entretien de terrain tout juste avant l’été, se débarrassant par la même occasion des titres fortement reliés au chauffage des logis. Il s’agit que d’un exemple parmi tant d’autres, et cette stratégie peut également se faire via des fonds négociés en bourse, ou FNB, surtout avec l’apparition de fonds thématiques ces dernières années, facilitant ce genre de rotation à grande échelle. Source : Fidelity – Should you sell in may La décision finale vous revient cependant. Alors que certains trouvent que la relation, encore inégalée, entre les rendements faibles et les mois estivaux est forte, les individus axés sur les statistiques ont tendance à s’opposer. Établir une stratégie pour son portefeuille, en fonction de ses besoins, son âge et de ses propres buts demeurent une approche à prioriser. D’ailleurs, le refus de reconnaître le dicton Sell in May and go away, commence à en faire naître un nouveau, soit Ignore the rhyme, all the time. Sources : https://markets.businessinsider.com/news/stocks/stock-market-outlook-sell-may-go-away-seasonality-investors-avoid-2022-5 https://www.nasdaq.com/articles/ignore-the-old-cliche-sell-in-may-and-go-away https://www.lesaffaires.com/mes-finances/placement/quand-vendre-une-action/631142 https://www.cnn.com/2022/05/02/investing/stocks-sell-may-go-away/index.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Victoire pour Twitter, défaite pour Tesla? Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Moins d’un mois! Il aura pris moins d’un mois pour Elon Musk d’annoncer sa participation d’un peu plus de 9% le 4 avril dernier, à l’annonce que l’offre hostile sur Twitter (NYSE :TWTR) serait acceptée. Quoiqu’il ne s’agisse pas des premières vagues créées par M. Musk sur les réseaux sociaux, cette fois, la nouvelle vient avec un arrière-goût plutôt amer. Le populaire homme d’affaires est reconnu pour prendre des décisions plutôt intrigantes et hors des sentiers battus. La nouvelle ne tombe cependant pas dans les bonnes grâces des actionnaires importants de Tesla (NASDAQ :TSLA), voyant plutôt l’acquisition de l’oiseau bleu comme une distraction des activités importantes du fabricant de voitures électriques. Faisons-le point derrière les motifs de M. Musk de faire une offre d’acheter Twitter. Elon Musk est, depuis longtemps, un phénomène en soi sur les réseaux sociaux. Des tweets controversés, des idéologies drastiques, ou encore, des opinions questionnables sur divers sujets (oui, je fais référence à toi, Dogecoin). Peu importe, le point de M. Musk ici semble être porté par la liberté d’expression. Twitter n’est pas complètement inconnu à la liberté d’expression, cependant sa relation avec celle-ci a été plutôt rocailleuse. Discours violents, plateforme électorale, désinformation, propos haineux et j’en passe, Twitter en a vu de toutes les couleurs. Ces évènements ont mené la plateforme à resserrer ses standards en termes de tolérance face à ces abus. Ces resserrements ont eu des rétroactions positives et négatives. Ne pensons qu’à M. Trump, qui a vu son compte Twitter suspendu après avoir incité ses abonnés à manifester leur mécontentement après sa défaite électorale en novembre 2020. Cette suspension a ramené, le débat de la liberté d’expression, qui semble avoir été brimé à travers ces actes de censure. M. Musk, porte-parole des idéaux contre-courant, aura pris ce débat à cœur. Quoique les raisons précises de cet engouement envers Twitter resteront quelque peu nébuleuses, M. Musk se dit en faveur de la liberté d’expression. Il mentionne entre autres que d’avoir une plateforme sociale crédible de tous et inclusive est un fondement de base pour la civilisation dans laquelle nous vivons. Il sera évidemment intéressant de suivre les développements de cette transaction et de la gestion des activités au quotidien. Par ailleurs, le Commissaire européen Thierry Breton aura lancé un appel à M. Musk, comme quoi, qu’il s’agisse du domaine automobile ou d’une plateforme de médias sociaux, les règles et législations devront être respectées. M. Breton fait évidemment référence à un Acte (Digital Services Act) adopté le weekend dernier, comme quoi l’Union européenne aura les pouvoirs nécessaires afin de retirer le contenu illégal des réseaux sociaux. Les détails de la transaction restent encore à définir évidemment, toutefois le chiffre que le public a retenu est les 44 milliards de dollars américains payés pour l’acquisition du réputé oiseau bleu. L’offre de M. Musk fait notamment mention de 54.20$ par actions, représentant une prime de 38% au-dessus du prix en date du 1er avril dernier. Un montant de 25.5 milliards semble déjà avoir été sécurisé par l’homme d’affaires à travers de multiples banques à travers le monde, dont certaines banques canadiennes et américaines. L’annonce semble avoir été reçue positivement par la communauté et les actionnaires de Twitter, voyant son titre grimper d’environ 4.5% le 25 avril dernier. Le prix cible de 54.20$ semble alléchant à première vue, toutefois il reste de nombreuses étapes à franchir avant d’arriver à une entente finale. De l’autre côté du spectre, les actionnaires du manufacturier de voitures électriques, sont légèrement confus sur la nouvelle. L’annonce de la transaction aura poussé de nombreux actionnaires à vendre leurs actions de Tesla, provoquant une chute drastique du titre. Le cours aura vu une diminution d’un peu plus de 12% le 26 avril. En comparaison, le titre de Twitter aura engrangé une progression d’environ 5% tandis que Tesla recula de 15%. La confusion est une chose. Toutefois les actionnaires du fabricant automobile ont d’autres inquiétudes. Une plateforme sociale d’envergure telle que Twitter demande de l’attention, du temps, de l’argent, de la planification et une vision globale. Cette vision globale vient entre autres rentabiliser la plateforme, puisque personne ne veut acheter quelque chose qui ne fait que drainer son compte en banque. Cette répartition de l’attention de M. Musk entre Tesla, Twitter, Space X, The Boring Company et Neuralink Corp., aura eu une certaine répercussion sur son titre boursier. Le prix salé de 44 milliards fait sourciller certains analystes quant à la source des fonds. L’apport des banques est une chose, mais cela ne sera pas suffisant pour combler le prix d’achat. Certains pointent notamment vers une vente de titres de Tesla détenu par M. Musk afin d’être en mesure de payer la facture totale. D’autres ont cependant une perception différente des choses, mentionnant notamment les capacités hors pair de gestion d’Elon Musk. Il y a également un aspect de collecte de données (qu’on le veuille ou non) qui pourrait être dans les cartes du populaire dirigeant. L’écho général du marché reste toutefois du côté gestion d’horaire. Selon M. Musk, Twitter n’exploite pas la totalité de la valeur de la plateforme et croit sincèrement qu’il y a plus à y être retiré par ses utilisateurs. Reste à voir comment la gestion de la croissance de ses multiples compagnies sera gérée sur le long terme. Tesla dévoila des résultats plutôt satisfaisants la semaine dernière, avec un bénéfice par action de 3.22$ versus les anticipations de 2.26$. Du côté de Twitter, la transaction est encore loin d’être clôturée et de nombreux points restent à être discutés. Les résultats financiers seront divulgués le 28 avril, après la fermeture des marchés toutefois, aucun appel ne sera tenu. Le dévoilement de résultats financiers pour Twitter sont peut-être parmi les derniers à être présentés au grand public, mieux vaut les savourer! Sources : https://www.bnnbloomberg.ca/twitter-ceo-says-it-s-business-as-usual-until-deal-closes-1.1756768 https://www.marketwatch.com/story/musk-is-no-stranger-to-juggling-but-is-twitter-going-to-take-too-much-attention-from-tesla-11650994025 https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-04-26/musk-s-free-speech-twitter-dream-gets-eu-warning-via-twitter https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-04-25/tesla-sinks-after-musk-agrees-to-buy-twitter-in-44-billion-deal L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Est-il temps de parier sur nos perdants? Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Il y a un peu plus de deux ans, la pandémie déferla sur les marchés boursiers tel un boulet de démolition. Les marchés ont reculé promptement, en réponse aux nouvelles catastrophiques que plusieurs entreprises devaient fermer, du moins le temps qu’elles trouvent une solution. Cette solution n’aura pris que quelques jours, voire semaine au pire, pour que différentes mesures soient mises en place sur les milieux de travail qui ne pouvaient s’adonner au télétravail. Alors qu’aujourd’hui la vie semble reprendre un cours normal, et ce, malgré l’apparition douteuse de nouveaux variants, certaines industries peinent encore à voir leur réadoption prépandémique. Nous allons donc mettre de côté le sujet de l’immobilier le temps d’une semaine et nous concentrer sur les grands perdants de nos portefeuilles. Quoique la majorité, voir la totalité, des entreprises ont connu des soubresauts provenant de la pandémie, encore une fois, la majorité s’en sont remis en l’espace de quelques semaines. Le graphique ci-dessous est une excellente représentation de la surréaction des investisseurs à l’inconnu. Nul ne peut les blâmer, la panique était bien réelle. L’indice TSX a reculé de près de 35% à son pire niveau, tandis que le S&P 500 (représenté par le ticker SPX ci-dessous) déclina de presque 30%. Cette baisse a été enregistrée en environ 1 mois, de quoi en avoir des frissons dans le dos. Source : TradingView – Cours journalier 2020-Ajd. TSX & S&P 500 Les populaires indices ont cependant repris du poil de la bête. Le S&P et le TSX auront rattrapé leur niveau prépandémie en un peu moins que 5 mois, soit en août 2020. Un exemple flagrant de pondérer le sentiment du marché et de ne pas céder en cas de choc extrême sur les marchés boursiers. La situation connue en mars 2020, quoiqu’effrayante, aura toute de même amené son lot d’opportunités avec elle. De plus, vendre à 20 ou 30% sous son prix d’achat est rarement une stratégie idéale! Depuis ce temps, plusieurs secteurs ont connu une effervescence incroyable. Le secteur de la technologie, de l’immobilier résidentiel, des matières premières et de tous services améliorant l’expérience de rester chez soi 24/7. Toutefois, nous avions des occupations externes auparavant. Nous pensons entre autres aux voyages, aux restaurants, aux salles d’entraînement, aux cinémas et parcs d’attractions pour en nommer que quelques-uns. Un des titres connus localement, Cineplex (CGX :TSX), a monté de 7.30% ce mardi, alors que la suite exécutive de la bannière annonçait la réouverture totale de leurs 172 cinémas au pays, et ce, à pleine capacité. La route a été longue et pénible pour l’opérateur de salles de cinéma, qui a subi les fermetures prolongées, la réouverture avec restriction, les 2e et 3e fermetures, le boudage des grandes maisons de tournage face aux présentations cinématographiques, optant davantage pour un service payant de webdiffusion en remplacement, bref, les jabs venaient de toute part. Pour ajouter aux défis, Cineplex se battait également en court contre le géant du cinéma anglais, Cineworld plc (CINE :LON), suite à leur désistement sur leur intention d’acheter la bannière Cineplex à la fin 2019. Cineplex est sorti de la bataille légale avec des dédommagements de 1,24 milliard, une décision portée en appel par la bannière anglaise. Du côté des parcs d’attractions, une vague similaire a été connue. Toutefois, puisque la majorité des parcs sont à l’extérieur, ils ont été en mesure de rouvrir à admissions limitées avant les salles de cinéma. Parmi ceux-ci, nous comptons Six Flags Entertainment Corp (SIX :NYSE), qui a connu un 4e trimestre de 2021 plutôt réconfortant. Les revenus ont triplé, en ligne avec les admissions grandissantes. L’écart entre la profitabilité et leur niveau de perte actuel a été réduit à 0.02$ par action (ou 2M$ en perte). Oui, l’entreprise enregistre toujours des pertes, toutefois il s’agit d’un niveau beaucoup moins dramatique que les pertes de 1.62$ par action enregistrées en juin 2020. Les revenus de 2021 ont totalisé 1,5 milliard, soit 1,1 milliard de plus qu’en 2020 et à pied d’égalité avec 2019. Le réseau demeure toutefois prudent dans son approche puisque l’ajout d’attractions dans leurs parcs ne sont pas des dépenses à prendre à la légère. Du côté de nos compagnies aériennes, il devient de plus en plus apparent que les voyageurs soient voués à retourner sur les vols, et ce, malgré la hausse des tarifs salés pour compenser la hausse du prix de l’essence. Air Canada (AC :TSX) par exemple, a enregistré une journée de plus de 100 000 clients pour la première fois depuis la pandémie. Il s’agit d’un bond énorme depuis le bas fond de 2 700 passagers enregistré en avril 2020. À titre informatif, une journée régulière en moyenne se définissait par environ 150 000 passagers prépandémie. De plus, la compagnie a fait l’annonce de l’acquisition de 26 appareils Airbus A321 afin d’augmenter son offre de service et capacité auprès de sa clientèle. Avec l’ennui généralisé découlant de la pandémie par les voyageurs, il est fort probable que ceux-ci retournent à la découverte du monde très prochainement, malgré les coûts visiblement plus élevés qu’avant la pandémie. L’industrie du divertissement, malgré sa performance médiocre depuis l’arrivée du coronavirus, demeure un secteur renfermant une certaine valeur. Les individus ne demeureront pas dans leur logis éternellement, cherchant à chasser l’ennui et reprendre un mode de vie qui ressemblait à ce qui se faisait prépandémie. Les évaluations de biens des titres sont encore à des niveaux dérisoires et puisque l’industrie ne disparaitra pas de sitôt, il pourrait être intéressant de l’incorporer à un portefeuille. Il est toutefois conseillé de faire ses recherches et d’analyser sa tolérance au risque avant de se lancer dans un tel périple! Sources : https://www.bnnbloomberg.ca/cineplex-shares-jump-as-entire-theatre-network-fully-reopens-1.1754026 https://www.marketwatch.com/story/six-flags-loss-narrows-more-than-expected-as-revenue-nearly-triples-and-guest-spending-increases-2022-02-24?mod=mw_quote_news https://investors.sixflags.com/news-and-events/press-releases/2022/02-24-2022-110026329 https://www.newswire.ca/news-releases/air-canada-s-one-day-passenger-load-exceeds-100-000-customers-814598700.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les acheteurs pas encore sortis du bois! Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada La pandémie aura amené plusieurs inusités aux marchés, sous presque toutes ses formes. Une course aux emplettes pour acheter savon, désinfectant et papier toilette, le prix des actions en chute libre, pour finalement remonter de plus belle, sans oublier la montée en flèche du prix sur le bois de charpente. Alors que ce dernier est aujourd’hui (presque) tombé dans l’oubli, la baisse récente du prix des matériaux de construction ne fait que répondre aux pressions inflationnistes, du marché immobilier toujours à la hausse, mais également, des taux d’intérêt, à la hausse. Le prix du bois de charpente a initialement débuté sa période de popularité alors que les familles, qu’elles soient en centre-ville ou encore en condominium, décident de s’exiler plus loin de la ville. Cet exile découlant du fait que, de toute manière, il n’y avait nulle part où aller, mise à part la cuisine ou sa cour arrière au milieu de toutes les restrictions des vagues initiales. La réalité derrière la montée soudaine des prix est que la demande pour les résidences a drastiquement augmentée sur un très court laps de temps. Comme le veut le principe de base de l’offre et la demande, si la demande augmente, le prix du bien augmentera en réponse dans un effort de faire diminuer la demande. Toutefois, dans le cas présent, la demande n’a pas réellement diminué. Le bois a donc atteint plus de 1500$/1000pi, un niveau jamais vu. À son maximum, le prix atteignait 1 607$, soit 430% au-dessus du niveau enregistré en mars 2020, au début de la pandémie. Les ménages n’ayant pas les moyens de s’offrir une nouvelle résidence se sont rabattus sur le plan B; les rénovations. Davantage de rénovations et réfections des maisonnées ont également contribué à la hausse drastique. Source: Nasdaq – Lumber price (LBS) – 5Y Nous avons cependant eu un répit en juin 2021. Le mois de juin a enregistré une baisse d’environ 40%, une première depuis 1978. Alors que les constructions de nouvelles résidences allaient bon train, une grande partie de la démographie partait en vacances, de par les quelques semaines sans restriction sanitaires ou de voyages enregistrés un peu partout. La demande a donc chuté, tout comme son prix. Vacances terminées et tout le monde de retour au boulot, le prix du bois de charpente a fait de même. Les prix sous la barre des 500$ ont remonté en quelques semaines à des niveaux avoisinant les 1 250$. De retour dans le présent, les prix sont de retour à la baisse, de vraies montagnes russes. Toutefois, cette fois-ci, la baisse est différente de ce qui a été enregistré en 2021. L’inflation érode rapidement le pouvoir d’achat des ménages, atteignant près de 6% au Canada, et près de 8% aux États-Unis. Le marché immobilier est devenu encore plus difficile d’accès avec les hausses de prix enregistrées. Une augmentation moyenne de 20% d’une habitation a été notée au Canada, atteignant une moyenne de 816 000$ en mars dernier. Les taux d’intérêt, malgré leur niveau historiquement bas, ne suffisent plus à contrebalancer cette hausse. Même les banques ont leurs limites lorsqu’on parle de prêts à faible taux. Il s’agissait entre autres d’un item très attendu sur le budget fédéral annoncé la semaine dernière. Un montant de 10.14 milliards sur les 5 prochaines années est donc prévu dans celui-ci afin d’augmenter l’offre des habitations sur le marché. Cette mesure se synchronise avec un nouveau véhicule d’épargne pour l’achat d’une première propriété, visant l’accessibilité à plus grande échelle. Ce nouveau véhicule, affectueusement appelé CELIAPP, est, en théorie, une aide à l’épargne en vue de l’achat d’une première propriété. Ses cotisations maximales sont de 8 000$ par an, jusqu’ à un montant total cumulatif de 40 000$. À titre informatif, avec le seuil hypothétique de 20%, une mise de fonds de 40 000$ irait chercher 200 000$ en hypothèque, sans avoir recours à l’assurance de la SCHL. Les fonds doivent être utilisés moins de 15 ans suivant l’ouverture du compte et son détenteur ne doit pas avoir été propriétaire au cours de 4 années avant l’ouverture du véhicule. Le RAP (Régime d’Accession à la Propriété) ne peut être utilisé concurremment. Alors que l’objectif visé par ce nouvel outil est l’accumulation de fonds en vue de l’achat d’une propriété, sa réception laisse perplexe quant à son apport réel. Son réel attrait est suivant l’utilisation de cet outil, où aucun remboursement n’est exigé. Il s’agit là de la plus grande différence entre le RAP et le CELIAPP. Le RAP permet le retrait jusqu’à 35 000$ de son REER, et de le rembourser sur 15 ans. Autrement, les deux véhicules permettent la déduction d’impôt et les deux se voient non-imposés lors de leur retrait. Ce nouveau véhicule semble cependant manquer sa cible. Un ménage qui avait peu ou pas les moyens d’épargner ne se voit pas plus avantagé avec le CELIAPP. Les réels gagnants du CELIAPP sont donc ceux qui ont déjà une mise de fonds avancée de côté, qui pourra être transférée, sans impact, de leur REER vers le CELIAPP. Ceux-ci n’auront pas à se soucier des remboursements à leur REER. Ils auront toutefois perdu les cotisations faites à leur REER qui auront été changées de véhicule. Au final, les mesures sont plutôt mitigées et les opinions mixtes quant à leur utilité. L’accessibilité réelle à la propriété vient à la fois des investissements promis par le fédéral, de même que le gel sur l’achat de propriétés venant de l’étranger à titre spéculatif. Les individus quant à eux, se voient devant le choix de cotiser à leur REER, ou le CELIAPP, où le choix sensé semblerait s’arrêter au petit nouveau sur le marché. Sources : https://www.npr.org/2021/06/21/1008843212/lumber-prices-are-finally-dropping-after-they-soared-during-the-pandemic https://www.cnbc.com/2021/06/30/lumber-prices-dive-more-than-40percent-in-june-biggest-monthly-drop-on-record.html https://www.bnnbloomberg.ca/lumber-rally-cools-with-transport-snarls-easing-buyers-balking-1.1743093 https://globalnews.ca/news/8743554/canada-budget-2022-housing-affordability-supply-foreign-buyers/ https://www.lapresse.ca/affaires/2022-03-15/le-prix-moyen-d-une-maison-au-canada-atteint-un-record-de-816-720.php L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Shopify vs Amazon : La diversification amène son pesant d’or Par Olivier Gélinas, Analyste financier, contributeur pour DayTrader Canada Si nous regardons deux ans en arrière, une bonne partie de la population aurait indiqué qu’ils utilisaient les services d’Amazon (NASDAQ :AMZN). Shopify (TSX :SHOP) quant à lui, offrait un potentiel pour les petites entreprises d’ouvrir leur propre commerce en ligne à petit prix et rapidement. Les deux titres ont performé incroyablement bien au fil de la pandémie avec les achats en ligne menant les rallyes sur les marchés boursiers à plusieurs reprises. Les résultats financiers divulgués par ces géants ont su plaire aux investisseurs en voyant leur rendement grimper en flèche. Depuis le début de 2022 cependant, les différences majeures entre ces joueurs pèsent lourd dans la balance et se sont reflétées rapidement dans le prix de l’action de Shopify. Commençons d’abord par Amazon. Son service de commerce en ligne est bien connu par plusieurs, notamment par la croissance du magasinage en ligne et la facilité avec laquelle un consommateur peut acheter ou retourner la marchandise. Ceux qui décident de vendre sur la plateforme d’Amazon ont donc accès à de millions de clients au bout de leurs doigts. Cela donne une exposition grandiose pour tout entrepreneur. Les services proposés par Amazon incluent également la gestion d’inventaire, l’emballage et l’envoi de vos colis, ce qui se fait très souvent par le biais de leurs énormes entrepôts un peu partout au pays, et de leur service de livraison dédié. Quelques aspects négatifs sortent toutefois de ces services. La compétition est féroce, puisque tous les vendeurs se battent simultanément pour les mêmes consommateurs cherchant les mêmes produits. Il est également difficile de sortir du lot puisque les produits sont listés aux côtés de leurs comparables. Shopify, inversement, a le potentiel de créer son propre site de cybercommerce avec sa propre identité et image de marque. Les vendeurs se qualifiant d’un marché de niche préféreront certainement l’aspect commerce indépendant qu’offre Shopify. Toutefois, tout ce qui est de près ou de loin relié à la publicité et achalandage de clientèle se fait entièrement par le vendeur. Il semblerait d’ailleurs que les frais mensuels chargés soient plus élevés que ceux d’Amazon, selon le forfait choisi. Quoique plusieurs mettent ces deux compagnies technologies dans le même créneau, leurs activités sont très différentes. Ces différences sont d’autant plus notables depuis 2022, alors que les marchés boursiers sont plutôt frileux. Le titre d’Amazon se maintient à environ 2.50% sous son niveau de début d’année, tandis que Shopify a perdu près de 50%, en date du 5 avril 2022. Il s’agit d’une sous-performance majeure pour une entreprise qui est couramment comparée à Amazon. Toutefois, leurs modèles d’affaires ne reposent pas entièrement sur les mêmes facteurs, un aspect important à retenir. Source: TradingView – AMZN, SHOP, % performance since 2022 Amazon prend une approche plus holistique à son offre de service. Son service de commerces en ligne (qui inclut même le créneau d’épicerie dans certaines régions du monde) en Amérique du Nord a généré près de 280 milliards en 2021. Son segment dit international, se concentre davantage sur la vente au détail de produits et d’abonnements qui exclut l’Amérique du Nord a rapporté 128 milliards en 2021. Et le dernier grand créneau est celui d’AWS, ou Amazon Web Service. Ce segment ayant généré 62 milliards en 2021 est destiné à la vente de services informatiques, d’ordinateurs, d’entreposage de données et autres services infonuagiques. Au global, Amazon fait davantage sentir sa présence dans le quotidien des consommateurs, et ce, par plusieurs moyens. Les appareils interconnectés d’Alexa, les technologies à propriété d’Amazon tels les Fire TV, appareils pour la domotique de maison, et biens d’autres. Il est donc normal qu’aussitôt un besoin identifié, Amazon soit un premier choix pour les consommateurs. Quant à Shopify, ses revenus sont plutôt limités aux paiements récurrents des dirigeants de cybercommerce. Le segment d’abonnements est un générateur de revenus récurrents et inclut entre autres les frais couvrant la boutique en ligne et sa gestion, la vente de nom de domaine, et autres. 908 millions ont été générés dans ce segment en 2021. Le second segment, les solutions pour marchants, a contribué pour 2.02 milliards. Il englobe notamment les produits et services supplémentaires tels que les envois, services de financement et matériel pour point de vente physique. Ce qu’Amazon met en lumière dans ses récents résultats est que la diversification dans leur modèle d’affaires est un atout incontournable. Alors qu’un joueur dit pure play, peut très bien réussir avec des activités concentrées dans son secteur, la diversification amène une répartition du risque bien différente. Une analogie simple est votre portefeuille d’actions. Très peu d’investisseurs (voir aucun) déploient l’entièreté de leur liquidité dans un seul titre boursier. La non-diversification pèse lourd dans la gestion de risque financière, d’autant plus qu’elle est facile à éliminer, contrairement aux opérations d’une entreprise. Dans le rapport annuel de 2021, Shopify indique qu’une croissance plus faible est anticipée pour 2022, jumelé à une profitabilité plus faible. L’engouement initial de pandémie pour les achats et mise sur pieds de boutiques en ligne ralentie graduellement, se reflétant sur la croissance globale de l’entreprise. En incorporant les nouvelles attentes dans les modèles d’évaluation financière, cela démontre que le titre est grandement surévalué, causant, en partie, la baisse significative enregistrée depuis le début de 2022. À titre indicatif, l’évaluation d’entreprise de Shopify est d’environ 140x son bénéfice net, comparativement à 19x pour Amazon. Il s’agit bien entendu d’une règle du pouce, cependant la différence entre les deux compagnies semble bien évidente, et à moins de voir un nouveau créneau faire son apparition dans les activités de Shopify, il devient plutôt difficile de justifier un achat à ce niveau. Sources : https://www.bnnbloomberg.ca/shopify-s-48-slump-proves-that-it-s-no-amazon-1.1747310 https://www.forbes.com/sites/greatspeculations/2022/03/22/shopify-shop-elsewhere-for-realistic-expectations/?sh=69bcca84238e https://s2.q4cdn.com/299287126/files/doc_financials/2021/q4/business_and_financial_update.pdf https://news.shopify.com/shopify-announces-fourth-quarter-and-full-year-2021-financial-results L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’énergie renouvelable nous hante toujours en 2022 Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Depuis maintenant plus d’un mois la Russie tente d’envahir l’Ukraine, avec un succès plutôt mitigé. Alors que la pandémie amenait déjà son lot de problème à travers notre économie, Vladimir Putin aura contribué aux maux de tête logistiques de notre approvisionnement en pétrole. Si vous avez lu les billets des semaines précédentes, l’approvisionnement mondial en produit pétrolier dépendait en partie sur la production russe. Les pays imposant des sanctions économiques ou autres limites auront fait mal au financement de la Russie. Toutefois, pour des régions du monde comme l’Europe, où l’interdiction d’achat de pétrole russe n’était pas une option, la poussée vers des économies vertes est encore plus réelle. Apportons un regard sur les énergies renouvelables et leurs opportunités. Faisons un court résumé de la situation. Les mesures économiques imposées contre la Russie, majoritairement contre l’achat de leurs produits pétroliers, causèrent de la panique dans nos systèmes d’approvisionnement. La ressource se faisant plus rare en écartant l’un des plus grands producteurs, le cours du pétrole monta en flèche. Une réaction exagérée provenant de vendeurs et d’acheteurs, tentant de sécuriser leurs inventaires. Source : Trading Economics – WTI USD/bbl – 1 year Cette panique sur les marchés a été reçue par les grands acteurs de la scène politique, à pousser pour le développement des énergies renouvelables. Quoique les raisons sous-jacentes soient quelque peu entachées par la guerre déclenchée par M. Putin, il s’agit peut-être du son de cloche qui était nécessaire afin d’enclencher le virage vert. La transition envisagée par l’Allemagne en réponse aux développements en Russie, est d’accélérer l’utilisation des énergies solaire et éolienne afin d’avoir 80% de leur besoin énergétique rempli par le renouvelable, et ce, pour 2030. Il sera donc intéressant de voir dans les prochains mois, voire années, comment les titres des producteurs d’énergie renouvelable ou manufacturiers de pièces pour ce type d’installation prendront place dans l’économie. Depuis la fin de 2021, la tendance aura été à la baisse, jusqu’à, étrangement, le mois de février. Par exemple, le cours du fonds négocié en bourse iShares S&P Global Clean Energy Index Fund (NASDAQ :ICLN) a grimpé de 12% depuis le début de février, montrant déjà certains signes d’engouement pour le milieu. À titre informatif, cet index est composé d’entreprises œuvrant directement dans la production d’énergie solaire, éolienne et d’autres sources, comme Enphase Energy, Consolidated Edison Inc et Vestas Wind Systems. Source : Nasdaq – Nasdaq :ICLN historique de prix 1 an – 28/03/2022 Sur la scène locale, M. Trudeau mentionne également le tournant que nous devrons prendre en ce qui concerne nos sources d’énergie. Notamment, une meilleure coopération au niveau du développement de l’hydrogène est envisagée. Ces commentaires suivent les discussions tenues avec ses homologues européens la semaine dernière et le refus du G7 de payer leur dette en Roubles russe envers le pays fautif. La dégringolade du Rouble a été l’un des premiers impacts notables des sanctions économiques imposées sur le pays. Dans la même lignée que l’énergie renouvelable, mais sur un plan d’économie complètement différent, un débat refait surface quant à l’utilisation du minage de Bitcoin et son impact environnemental. Alors qu’il a été largement pointé du doigt pour son utilisation extrême en énergie, le minage de Bitcoin est maintenant défendu par analystes, mineurs et entreprises, notamment puisque les activités sont davantage produites avec les producteurs d’énergie renouvelable, avec qui de nombreux partenariats se développent par les temps qui courent. Toutefois la perception négative du minage de Bitcoin demeure, et ce, peu importe la source d’énergie utilisée. Preuve flagrante de ce constat à la fermeture à cette technologie, des législations apparaissent interdisant le minage de Bitcoin à grande échelle afin de préserver les ressources locales pour un usage « réel ». Il est vrai que la consommation, à échelle égale, venant du minage est plus élevée que bien d’autres sources énergétiques. Elle demeure toutefois plus basse que le minage d’or et du cuivre selon une étude de Morgan Stanley. Un des problèmes est que l’industrie du minage de Bitcoin demeure profitable pour une grande partie de la population. L’accès à l’énergie à petit prix rend cette profitabilité alléchante. Toutefois, les mineurs poussent tous pour l’énergie renouvelable encore moins dispendieuse, tels les cours d’eau naturels ou encore l’énergie éolienne. Le besoin en énergie venant du minage aura rendu la vie difficile à plusieurs régions lorsque ces besoins concordaient malencontreusement avec les besoins énergétiques de leur population. Certains modèles d’affaires reposent cependant sur le minage et l’utilisation d’énergie renouvelable. Un des exemples dignes de mention est celui de CleanSpark (NASDAQ :CLSK). Près de 90% de leur chiffre d’affaires est tiré du minage de Bitcoin, mais font toutefois l’effort de générer eux-mêmes la majorité de la puissance requise afin de miner. Elle achète même des crédits environnementaux afin d’être complètement carboneutre. Et avant de les blâmer d’utiliser cette « voie rapide » vers la carboneutralité, la majorité des entreprises se dotant aujourd’hui de ce titre utilisent cette même technique d’achat de crédit. CleanSpark se dote donc de système de minage de Bitcoin, de panneaux solaires résidentiels, de solutions énergétiques commerciaux et de logiciel aidant à la surveillance de consommation d’énergie utilisant l’IoT (Internet of Things). Donc, en attendant que le prix de l’essence à la pompe diminue, ou que les voitures électriques deviennent plus accessibles à la classe moyenne de la population, des alternatives sont recherchées. Comme une grande majorité de travailleurs font toujours leur prestation de service de la maison en raison de la pandémie, peut-être qu’un deuxième tour de roue sera à prévoir sur l’utilisation réelle du minage de Bitcoin. Après tout, certains ont trouvé le moyen de chauffer leur domicile avec ce système qui, non seulement, se paie par lui-même grâce à la monnaie générée, mais également d’empocher un surplus. Des opérations plutôt difficiles à intégrer dans une déclaration d’impôts non? Sources : https://www.wsj.com/livecoverage/russia-ukraine-latest-news-2022-03-01/card/ukraine-invasion-pushes-clean-energy-transition-s2AUHeKN6spzTnDZWyUj https://www.bnnbloomberg.ca/trudeau-says-russian-invasion-of-ukraine-spurs-push-to-develop-cleaner-energy-sources-1.1744217 https://www.lesaffaires.com/techno/internet/lindustrie-la-plus-ecologique-le-minage-de-bitcoin/631907 https://www.morganstanley.com/ideas/esg-cryptocurrency-pros-cons/ https://www.nasdaq.com/articles/why-clean-energy-is-key-to-crypto-miners-success L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Troquer les mesures sanitaires pour des mesures financières Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Alors que nous pouvons lire que plusieurs régions délaissent de plus en plus les mesures sanitaires liées à la Covid-19, de nouvelles mesures s’amènent. Toutefois, ces mesures sont plutôt d’ordre financière que sanitaire. Québec dévoilait mardi dernier les directives budgétaires pour 2022-2023, qui ont fait à la fois des contents, et des mécontents. Du côté fédéral, M. Trudeau annonçait une entente avec le NPD, afin de conserver la position minoritaire du gouvernement Libéral jusqu’en 2025. Cette annonce aussi, aura fait des heureux et des moins heureux, mais vient tout de même avec de bonnes intentions derrière. Commençons donc avec ce dont probablement 95% d’entre vous avez déjà entendu parler : le fameux 500$ d’aide financière aux Québécois pour faire face à l’inflation grandissante. Comme discuté dans certains billets précédents, l’inflation au sein de l’économie prend de la vitesse, au détriment de notre pouvoir d’achat en tant que consommateur. 5.70% en février 2022, 5.10% en janvier, 4.80% à la fin 2021 et ce, malgré le mandat de la Banque du Canada de maintenir cette métrique entre 1% et 3%. La mesure ayant retenu le plus d’attention au niveau budgétaire est celle qui touche directement le portefeuille de 94% des Québécois. Les individus affichant un revenu net de moins de 100 000$ en 2021 auront droit à ce montant. Cette mesure financière voulant contrer l’effet d’érosion causé par l’inflation en coûtera donc 3.2 milliards, pris à même les revenus supplémentaires et imprévus de 9.4 milliards, afin d’atterrir à un déficit de 6.1 milliards (après divers versements et paiement de notre service de dette nationale) Alors que plusieurs se réjouissent de voir des mesures rapides être implantées affectant directement leur situation, d’autres craignent plutôt la vision court terme de ce genre de mesure. L’inflation ne pointe pas vers un essoufflement de sitôt, alors que la prestation unique elle, sera rapidement disparue des portefeuilles des ménages. Difficile de plaire à tous dans une situation, ou peu importe où l’on regarde, de l’appui financier serait requis. Il y a toutefois de nombreuses mesures autres que ce montant forfaitaire. Entre autres, 10.3 milliards afin de soutenir notre système de santé qui a un besoin criant de financement; 4 milliards pour le développement de notre économie et création de richesse; de l’aide au sein des organismes communautaires et personnes vulnérables, de même qu’une enveloppe de plus de 7 milliards pour le développement d’une économie verte pour 2030. Source : Ministère des Finances du Québec – Budget 2022-2023 De l’autre côté du spectre maintenant, le gouvernement fédéral annonça plus tôt cette semaine un accord avec le NPD. Cet accord vise d’abord et avant tout de conserver la position minoritaire du gouvernement Libéral en place jusqu’à la fin de son mandat en 2025. Un accord qui est fortement critiqué sur la place publique, surtout par le parti Conservateur, qui dénonce cette « coalition » entre les deux partis politiques. Toutefois, cette union a d’autres buts que de conserver la position des Libéraux. Le NPD en a profité pour amener sur la table certains projets bénéficiant aux citoyens canadiens. Comme quoi l’appui politique à un prix, même une fois élu. L’une des mesures mises de l’avant par les partis est l’accessibilité à l’habitation, qui a atteint des sommets au fil des deux dernières années, si bien qu’il est encore difficile à digérer la différence de valeur d’une propriété avant et après la pandémie. Cette mesure prend notamment la forme d’extension au programme déjà établi pour la pandémie, l’Inititative pour la création rapide de logements (ICRL). Il s’agit en fin de compte de fonds publics dédiés à la création de logements de manière rapide. Comme tout acteur dans l’économie moderne, augmenter l’offre devrait, en théorie, répondre à la demande, et voir les prix diminuer. D’autres mesures seraient en branle à ce niveau, toutefois rien n’a été officialisé encore. Une autre mesure soulevée dans cette alliance est de faire passer un projet de Loi, le Canada Pharmacare Act pour la fin de l’an prochain. Jagmeet Singh, chef du NPD, ne manquait pas de faire valoir qu’il s’agissait en réalité d’une promesse électorale de M. Trudeau dans la campagne de 2019.  Le plan aurait pour but primaire de faire diminuer le coût de médicaments de prescription. Une nouvelle hausse d’imposition pour les grandes banques et les assureurs est également à prévoir. L’imposition au-delà du milliard de dollars pour ces compagnies montera à 18%, une hausse de 3% par rapport au taux actuel. Un changement qui rapporterait près de 2.5 milliards au gouvernement sur les prochains quatre exercices. Cette décision a évidemment fortement été contestée par l’Association des Banques Canadiennes, qui ne voient pas la nécessité de cibler uniquement les banques et assureurs du pays. Certaines mesures quant à la fraude fiscale et blanchiment d’argent seraient également dans la mire du gouvernement. Un registre public serait bâti afin de savoir qui détient et contrôle les entités privées. Il s’agit encore une fois, d’une promesse électorale de M. Trudeau. Cette mesure serait implantée d’ici 2023 en principe. Une dernière mesure, qui est d’autant plus d’actualité, est le nombre de congés maladie payés pour les entités à charte fédérale (par exemple, les banques). Chaque travailleur éligible recevrait ainsi 10 jours de congé maladie payé, une mesure qui a fait sentir sa nécessité lors des multiples confinements et restrictions endurés par la population. Au final, il y en a pour tous les goûts dans le budget provincial et les annonces fédérales. Malgré notre rôle d’observateur dans tout cela, il sera intéressant de voir les impacts réels que ces décisions auront sur notre propre budget en tant qu’individu ou encore, sur notre pouvoir d’achat à long terme. Sources : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1870691/quebec-budget-caq-pandemie-inflation-girard-economie http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/budget/2021-2022/ https://www.ctvnews.ca/politics/liberals-deal-with-ndp-will-keep-trudeau-minority-in-power-for-3-more-years-1.5829116 https://www.bnnbloomberg.ca/seven-things-you-need-to-know-about-liberal-ndp-support-plan-1.1741223 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Mais que s’est-il passé avec le nickel ? Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Un évènement peu ordinaire s’est déroulé la semaine dernière sur le London Metal Exchange (LME). Alors que les marchés recevaient des bribes d’information de part et d’autre sur la situation en Ukraine, du prix de l’essence et des tensions mondiales, d’autres commodités se sont emballées. Le prix du Nickel s’est enflammé en quelques heures pour atteindre des sommets jamais vus auparavant. Si certains d’entre vous ont vu le film The Big Short, il s’agit en fait d’une réplique, à plus petite échelle. Et, tout comme dans le film, certains y gagnent, au détriment des autres qui subissent. Mais que s’est-il réellement passé? Tout d’abord, regardons ce que le LME offre. Il s’agit d’un marché quelque peu différent que les marchés d’actions standards tels le Toronto Stock Exchange, le Nasdaq ou encore la Bourse de Londres. Le London Metal Exchange est un marché centralisé pour l’achat et la vente de métaux, majoritairement sous format de contrats futures (soit des contrats fixant le prix d’achat ou de vente à une date déterminée). Ce marché permet entre autres aux producteurs et aux acheteurs d’acquérir ces contrats afin de vendre leur propre inventaire de métaux ou encore de s’y procurer une couverture, qui sert davantage de protection contre les hausses ou baisse du prix d’un métal spécifique. Il est également possible de prendre des livraisons de ces métaux si nécessaire, dans des entrepôts approuvés et inspectés par la LME. Le nickel, commodité courante du marché du LME, se transigeait aux environs de 22 ou 23 000$ USD la tonne métrique à la fin février. Le 7 mars aura été une journée un peu plus mouvementée, avec des prix augmentant à près de 48 000$, une augmentation considérable, même avec la volatilité connue des marchés mondiaux ces dernières semaines. Le lendemain, soit le 8 mars, le cours du nickel ouvre, déjà à son niveau le plus élevé jamais vu. C’est à ce moment que les courtiers ont pu être témoins d’une montée fulgurante du cours de la ressource. À regarder le graphique de prix, on jurerait les montées paraboliques dont certaines cryptomonnaies ont enregistrées dans leurs histoires, à l’exception ici que l’actif est bien réel et tangible. En moins de 18 minutes, le 48 000$ s’est propulsé au-delà de la barre des 100 000$ par tonne métrique. Il s’agit d’une augmentation de près de 250% en moins de 24h, peignant ainsi un tableau ahurissant pour tous. Ces 18 minutes chaotiques ont été suffisantes pour le LME de halter les transactions sur le cours du nickel. Toutes les transactions de cette matinée ont également été annulées, estimées àprès de 3.9 milliards de dollars selon Bloomberg. Cette halte a été maintenue plusieurs jours,et la reprise du cours s’est faite ce dernier mardi. Quoiqu’il ne s’agisse pas de la première halte de l’histoire sur le cours du nickel, quelques-uns se souviennent de la halte des années 80, où le prix a subi une augmentation de son cours de 50% en moins de 5 minutes. À cette époque, il s’agissait en fait d’un manque de vendeurs qui aurait déclenché cette folie. Et aujourd’hui, quelle en a été la cause ? Un short squeeze d’envergure par une compagnie chinoise, Tsingshan Holding Group. La compagnie avait amassé une position énorme qui allait contre le prix du nickel. Cette position dite short, engrange des profits lorsque le cours diminue. Or, l’inverse s’est produit, déclenchant une série d’incidents. La position étant largement déficitaire déclencha des appels de marges auprès des courtiers de la compagnie, afin de renflouer la marge, ou de la couvrir en achetant la position inverse. Ce faisant, une quantité incroyable d’achats se faisait sur le marché afin de couvrir cette position short, propulsant la demande, et son prix, puisque la quantité offerte sur le marché ne pouvait s’ajuster aussi rapidement que la demande globale. Résultat : un prix parabolique et des pertes quantifiés en termes de milliards pour la compagnie chinoise. La situation rappelle en fait ce que certains vendeurs à découvert ont subi sur le titre boursier de GameStop (NYSE : GME) l’an dernier. Certains analystes qualifient la situation de « tempête idéale ». Alors que le cours du nickel reprenait des forces après l’annonce de la première vague liée à la Covid-19, la compagnie chinoise ne croyant pas à la reprise en force de la ressource, prit le pari contre celle-ci, et de manière agressive. La guerre entre la Russie et l’Ukraine a ensuite bousculé les marchés, dont le prix de l’essence, mais également le prix de certaines commodités telles que le nickel. La production globale du nickel provient à 7% de la Russie et l’approvisionnement est devenu tout sauf certain au cours des dernières semaines. Cette incertitude, comme le commun du mortel a pu le voir avec le prix de l’essence, a fait monter le prix du nickel également, déclenchant ainsi le début de la fin du short squeeze. Aujourd’hui, JPMorgan Chase (NYSE : JPM) se dit encore en discussion avec le groupe chinois afin de discuter d’un règlement potentiel sur leurs contrats en défaut. La grande différence entre la situation de GameStop et celle-ci, comme le rappelle Mark Hansen, CEO de la maison de courtage Concord Resources, est que le nickel touche des millions d’individus indirectement. Il s’agit d’une composante indispensable dans la fabrication des batteries de véhicules électriques, de l’acier inoxydable et d’autres composantes électroniques. Des notices ont été envoyées par certaines grandes compagnies, à leur clientèle, afin de leur indiquer que le coût de la matière première augmentera et que sa disponibilité sur les marchés elle, diminuera. Plusieurs dénoncent cette crise créée de manière strictement artificielle et poussent maintenant pour une règlementation mieux encadrée autour des positions à découvert en titre de pari sur le mouvement des prix. Sources : https://www.wsj.com/articles/nickel-price-surge-puts-chinese-manufacturers-in-a-bind-11647261436?mod=markets_lead_pos3 https://www.reuters.com/business/energy/lme-nickel-trading-halted-big-short-hits-big-trouble-andy-home-2022-03-08/ https://www.bnnbloomberg.ca/the-18-minutes-of-trading-chaos-that-broke-the-nickel-market-1.1737377 https://www.marketwatch.com/story/london-market-exchange-to-resume-nickel-trading-wednesday-271647291880 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Mettre de l’huile sur le feu Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Alors que bien des pays avaient annoncés leurs bonnes intentions vis-à-vis leurs engagements au niveau des énergies renouvelables en début d’année, l’invasion de l’Ukraine par la Russie ravive aujourd’hui bien des débats sur notre dépendance au pétrole. Les actions reprochées à M. Putin auront valu à la Russie bien des sanctions économiques venant de partout au monde. Le Premier Ministre du Canada, Justin Trudeau, a annoncé la semaine dernière l’interdiction sur l’import de pétrole russe, un geste plutôt symbolique, considérant qu’en 2020, aucun import de pétrole venant de la Russie n’a été enregistré. Il en est cependant une toute autre histoire lorsque les États-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé cette même interdiction cette semaine. Les deux dernières semaines ont mis en évidence la dépendance encore bien réelle des combustibles fossiles à travers le monde. L’urgence de la situation a poussé plusieurs dirigeants à se concentrer davantage sur l’approvisionnement en pétrole laissant de côté leur plan d’énergie renouvelable. Les défendants de ces plans scandent plutôt qu’il faut accélérer le remplacement des énergies fossiles par des alternatives soutenables et moins sujettes au risque politique. Il s’agit en fait de la réalité dans l’Union Européenne, qui voit près de 40% de son import en pétrole venir tout droit de Russie. L’invasion récente de l’Ukraine ne fait qu’ajouter de la pression sur une situation déjà bien délicate. Le prix à la pompe pour les européens a connu une croissance notée de tous et la situation ne s’améliore guère. Dans le cas de l’Allemagne et de l’Italie, une interdiction d’import sur le pétrole russe n’est tout simplement pas une option. Cette énergie qui est toujours utilisée pour chauffer des milliers de logis, a grimpée à 2.19 USD (ou 2 euros), du jamais vu.  En attendant la croissance du milieu des énergies renouvelables, qui est maintenant une priorité, à entendre M. Timmermans, vice-président de la Commission européenne, la dépendance aux ressources russe les poussent à l’encontre des autres pays s’unissant contre la Russie. Au Canada, le prix à la pompe s’est également fait remarqué par les consommateurs. Malgré le fort import historique provenant des États-Unis, la compétition entre acheteurs se fait maintenant redoutable. Plusieurs régions du monde appliquent des interdictions sur les produits russes, majoritairement les produits pétroliers, puisqu’il s’agit d’une richesse naturelle du pays, cela signifie qu’il y a davantage d’acheteurs pour la production hors-Russie. Quoique l’Alberta et la Saskatchewan ont de grandes compagnies productrices de pétrole tel que TC Énergie (TSX : TRP) ainsi que ARC Resources (TSX :ARX), la production ne peut être augmentée comme un simple robinet. L’approche législative sur la production de pétrole au Canada a restreint cette alternative au fil des dernières années. Il s’agit d’ailleurs d’un argument clé de plusieurs têtes politiques de pousser l’OPEC d’augmenter la production de pétrole afin de répondre aux besoins grandissant d’une population mondiale en déconfinement. La foulée d’interdictions ramène d’ailleurs le débat du pipeline Keystone XL de TC Énergie, qui a été mis de côté par les États-Unis sous les risques environnementaux probant. Rebecca Babin, courtière senior sur le marché de l’énergie pour CIBC Private Wealth, mentionne notamment que ces interdictions, malgré leurs bonnes intentions de montrer le désaccord aux actions de la Russie, ajoutent des complications à la chaîne d’approvisionnement déjà peu commodes. Le baril de pétrole West Texas Intermediate a atteint près de 124$ USD et les contrats « futures » pour mai se transigeaient à 128$. Les dernières sanctions économiques venant des États-Unis et du Royaume-Uni ont pour but de paralyser, ou du moins ralentir, l’économie de la Russie. Du côté américain, les sanctions visent également les investissements dans le secteur de l’énergie russe, imposant ainsi des restrictions sur les investisseurs et institutions. Boris Johnson, président du Royaume-Uni a également annoncé la prohibition sur les imports de pétrole russe, mais laissant toutefois voie libre au gaz naturel et au charbon de circuler, combustibles encore couramment utilisés. Comme cité précédemment, ces sanctions mettent davantage de pression à la fois sur la production locale de pétrole mais également sur la disponibilité du populaire combustible pour les partenaires économiques proches des États-Unis. Cette incertitude face à la disponibilité a poussé l’Iraq ce mardi a annoncé sa capacité à élargir leur production afin d’atténuer ce risque. Cette augmentation pourrait même combler jusqu’à 14% du manque créé par l’absence de la Russie dans le secteur du pétrole. Cette annonce a toutefois fait chuter le prix du baril de pétrole, où le WTI a vu une baisse de 17%, jusqu’à un plancher de 105.60$ le baril. La production de pétrole en Iraq ne peut cependant pas procéder sans l’accord de l’OPEC, ce qui n’est pas chose facile. Quoique l’OPEC n’ait pas directement répondu face à la demande grandissante de toute part à l’augmentation de la production de pétrole, le silence ne devrait pas demeurer. L’organisation s’occupant de l’uniformité des produits exportés et de production pétrolière ne déroge pas de sa position, réitérant que la production globale est suffisante pour répondre aux besoins actuels. Malgré tout, et au grand dam de plusieurs, les investisseurs ont été en mesure d’engranger des gains impressionnants venant de cette montée des prix du pétrole. A regarder le graphique du prix du baril, il est facile de voir à quelle échelle ces gains peuvent s’établir. Par exemple, le titre bien connu de la firme Horizon ETFs, BetaPro Crude Oil Leveraged, ticker HOU, a grimpé de 89% ce dernier mois. Ce titre propose en réalité une exposition de 200% aux mouvements quotidiens des contrats futures du pétrole brut. Comme quoi, même dans une situation d’urgence, les profits peuvent être au rendez-vous. Sources : https://financialpost.com/commodities/energy/oil-gas/joe-biden-bans-russian-fossil-fuels-in-huge-escalation-of-sanctions https://www.bnnbloomberg.ca/energy-policy-handcuffs-canada-amid-russian-oil-ban-kvisle-1.1734649 https://calgary.ctvnews.ca/what-the-u-s-ban-on-russian-oil-imports-means-for-alberta-1.5811011 https://www.ctvnews.ca/climate-and-environment/eu-commit-to-phasing-out-dependency-on-russian-fossil-fuels-1.5810617 https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-03-07/oil-keeps-rising-as-russian-invasion-reverberates-across-markets L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les annonces s’enchaînent dans notre coin de pays Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Malgré la tourmente se déroulant entre la Russie et l’Ukraine, je vous propose cette semaine des nouvelles un peu plus locales. Plusieurs annonces font les manchettes sur nos marchés, dont une annonce majeure de la banque TD (TSX : TD), une combinaison d’envergure entre la branche d’infrastructures de KKR (NYSE :KKR) et Pembina Pipeline (TSX :PPL) de même qu’une mise jour à tant anticipée de la Banque du Canada. Une semaine plutôt remplie pour nos marchés canadiens qui jonglent toujours avec l’incertitude projetée par la situation en Russie et la volée de mesures imposées sur celle-ci. La banque Toronto-Dominion a annoncé ce lundi son intention d’acquérir First Horizon Corp (NYSE :FHN) pour un total de 13.4 milliards de dollars US. Cette transaction entièrement en argent permet l’expansion des activités américaines de la TD et le positionnerait au 6e rang des banques d’importance par actifs au niveau américain. Parmi ses comparatifs canadiens, la TD deviendrait la banque canadienne ayant la plus grand exposition au marché américain, tout juste devant la Banque de Montréal (TSX :BMO). Cette dernière avait annoncé à la fin de 2021 leur intention d’acquérir Bank of the West, évalué à 16.3 milliards de dollars US. Cette annonce vient renforcir la vision du PDG, Bharat Masrani, voulant que la TD prenne de l’expansion bien au-delà des frontières canadiennes. La clôture de la transaction est prévue pour le 1er trimestre de 2023, mais où une compensation additionnelle de 0.65$ US serait reçue par les actionnaires de First Horizon si la transaction clôturait après le 27 novembre 2022. Des synergies de coûts sont anticipées jusqu’à hauteur de 610 millions et que des coûts de transaction et d’intégrations de 1.3 milliards sont à prévoir. Source : TradingView – FHN & TD stock price chart, 3 mo. daily A noter que le prix de l’action de TD a chuté de près de 6% ce lundi, alors que First Horizon a augmenté de 28%, un autre exemple flagrant de primes potentielles payées par l’acquéreur, au bénéfice des actionnaires de la cible. La deuxième annonce d’importance cette semaine est la combinaison des actifs de Pembina Pipeline et de la branche d’infrastructure de la firme KKR. Cette combinaison d’actifs se fait à travers une nouvelle entité conjointe, qui sera contrôlée à 60% par Pembina et 40% par KKR. Pembina servira également d’opérateur de cette nouvelle entité. L’annonce se fait à travers un portrait des plus compétitifs au niveau canadien dans les joueurs de traitements de gaz. La combinaison prévoit l’inclusion des actifs de gaz naturel détenus par Pembina, des actifs de Veresen Midstream, détenu à 55% par un fond de KKR et 45% de Pembina ainsi que Energy Transfer Canada, détenu à 49% par KKR. Ce regroupement d’actifs a également pour but d’acheter le 51% restant de ETC afin que le groupe le détienne en totalité. La combinaison totale est évaluée à 11.4 milliards, où Pembina devrait recevoir 700 millions en comptant, dont 500 millions devraient être utilisés afin de repayer la dette de l’entreprise et 150 millions afin de racheter des actions. La transaction qui devrait se concrétiser dans le 2e ou 3e trimestre de 2022 voit également la possibilité d’augmenter le dividende de Pembina à 21.75 cents, soit 3.6% d’augmentation. Les réductions de coûts du regroupement ainsi que les relations d’affaires déjà bien établies font partie des raisons derrière la combinaison. Quoique aucun terminal de liquéfaction de gaz naturel n’ait pris part à la transaction, des projets ont déjà été avancés afin de répondre à une croissance continue de la demande. Source : Groupe TMX – PPL & KKR performance chart, 5 d. La dernière annonce de taille d’aujourd’hui est bien entendu celle de la Banque du Canada avec sa première hausse de taux d’intérêt depuis 2018. Ce mercredi, la BoC a annoncé qu’elle augmentait son taux d’intérêt directeur de 25 points de base, soit 0.25%, ce qui le positionne maintenant à 0.50%. Cette annonce n’est évidemment pas une surprise pour le marché, qui l’avait bien pris en compte dans leur prédictions et évaluations. Avec la montée notable de l’inflation ces derniers mois, la Banque du Canada n’avait d’autres choix que de hausser son taux directeur afin de calmer les ardeurs des plus dépensiers. Cette mesure vise notamment le marché de l’immobilier, qui a vu des montées de prix ahurissantes à travers le Canada avec le travail à la maison et la disponibilité des prêts à des taux historiquement bas. L’effet réel prendra toutefois un certain temps avant d’être senti chez les emprunteurs à taux variable. Une règle du pouce mentionné par Dan Pultr, vice-président senior chez The Mortgage Corp, est de calculer un 12 à 13$ additionnel par 0.25% d’augmentation, par tranche de 100 000$ d’hypothèque. Les analystes s’attendent d’ailleurs à ce que la BoC augmente le taux directeur à 1.75% d’ici le début de 2023, ce qui implique plusieurs hausses d’ici là. David Rosenberg, économiste renommé, indique toutefois que la Banque devrait virtuellement « tuer » la vigueur économique afin d’atteindre leur but d’écraser l’inflation. Cette tâche se veut délicate, considérant les problèmes d’approvisionnement à travers le globe, une liberté revendiquée de toute part ainsi que tensions bien réelles en Russie et en Ukraine. Les grandes banques canadiennes telles la TD et la RBC ont quant à elles déjà modifié leur taux hypothécaire, refilant l’entièreté de la hausse aux consommateurs. A titre indicatif, ce taux se présentait à 2.70% en fin de journée mercredi alors qu’il était à 2.45% auparavant. Beaucoup de nouvelles cette semaine de notre côté du globe. Et encore, celles énumérés plus haut n’inclut pas non plus l’annonce effectuée par WestJet d’acquérir leur rival de petit budget Sunwing. Une preuve supplémentaire que la consolidation dans certain secteur est inévitable. Sources : https://www.bnnbloomberg.ca/pembina-kkr-combine-canadian-gas-assets-in-11-4b-deal-1.1730571 https://globalnews.ca/news/8652470/pembina-pipeline-joint-venture-kkr/ https://www.canadianmortgagetrends.com/2022/03/bank-of-canada-kicks-off-rate-hike-cycle-raises-rates-by-25-bps/ https://www.bnnbloomberg.ca/bmo-makes-big-u-s-bet-with-us-16-3b-bank-of-the-west-deal-1.1698301 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’ABC de l’ARC Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Avec la saison des impôts qui frappe une fois de plus à nos portes, il est important de prendre du recul et regarder ce que 2021 nous a apporté. Des gains majeurs sur la bourse? Un retour aux études peut-être. Avez-vous acheté une propriété? Avez-vous plongé dans la folie des cryptomonnaies? Ou encore, allonger votre carrière en espérant mettre de côté davantage pour votre retraite? Parlant de retraite, comment sont vos REER? Et votre CELI ? Des questions valides, mais pouvant demander certes un peu de recherche. Faisons un bref survol de ces aspects fiscaux d’importance. Regardons d’abord un des aspects les plus discutés de la dernière année. Alors que plusieurs croyaient s’en tirer lors de leurs investissements initiaux, surprise! Les cryptomonnaies sont imposables. Une poignée de transactions ne déclenchent pas d’évènements imposables. Par exemple, l’achat, tout comme l’action d’actions boursières, l’achat de crypto n’est pas imposable. Un deuxième exemple est le transfert vers un échange ou un portefeuille digital vous appartenant. La liste s’arrête malheureusement ici. Vendre une cryptomonnaie pour de l’argent à cours légal (fiat money) est imposable, au même titre qu’un échange pour une autre cryptomonnaie. L’achat de biens ou services avec de la crypto est également un évènement imposable. Les récompenses de placer (ou staking) votre crypto ou encore l’intérêt généré via une plateforme tierce sont également imposables. Dans le cas d’intérêts reçus, des étapes supplémentaires sont requises. L’investisseur s’imposera sur un revenu d’intérêt gagné et payé en crypto, correspondant à la valeur monétaire de l’intérêt reçu. Cette valeur monétaire sera également considérée comme le prix d’acquisition de ladite crypto, lequel sera utile lors de la disposition de celle-ci. Une autre complexité de l’investissement en cryptomonnaie, est que les « feuillets d’impôts » sont virtuellement inexistants. Les différentes plateformes n’ont (pour la plupart) aucune obligation d’émettre quoique ce soit, laissant le soin à l’investisseur de faire soi-même son compte rendu auprès de leurs agences respectives. Comme la législation diffère largement d’un pays à l’autre, variant de pas imposable du tout à imposer en entier, ces plateformes ont de facto repoussé la tâche aux utilisateurs. Au final, l’investisseur se doit de tenir un historique à jour et précis de chacune des transactions effectuées. Un coût moyen devra être calculé, et soustrait du prix de vente (si disposition il y a) afin de calculer le gain en capital. Quelques points supplémentaires à vérifier en rafale : Si vos gains sont considérés comme un revenu d’entreprise ou encore de day trading. Si vous avez créé, transigé, disposé de NFTs (Non-Fungible Tokens), ou encore si tout autre situation pouvait potentiellement être imposable aux yeux de l’ARC. Du côté de la négociation d’action cette fois, la lourdeur de la tâche est moindre. Les différentes plateformes devraient vous donner de jolis feuillets à inclure dans votre déclaration. Vous pourriez toutefois prendre quelques minutes afin de le décortiquer et peut-être ajuster votre allocation de portefeuille selon les différents taux d’imposition sur les différents types d’actifs détenus. À titre d’exemple, un revenu de placement de 1 000$ en intérêts vous laisserait avec 740$ après impôts. Ce montant monte à 848$ s’il s’agissait de dividendes de sociétés canadiennes ou encore à 870$ s’il s’agissait de simples gains en capitaux. Source: RBC – Gestion mondiale d’actifs Si vous faites partie des investisseurs ayant vendu une bonne partie de votre portefeuille en 2021 afin de rebalancer, ou simplement de prendre des profits, la charge d’impôts pourrait pincer davantage cette année vu la hausse magistrale enregistrée sur les marchés. Le point précédent sera vrai, à moins d’avoir investi dans un régime enregistré. Dans le cas d’un compte d’épargne libre d’impôt (CELI), vos cotisations au régime ont déjà été assujetties à la Loi de l’Impôt. Vos gains seront donc non imposables lors de leur retrait. Il est à faire attention cependant à la fréquence à laquelle vous transigez dans ce véhicule. Un volume élevé et fréquent pourrait mettre la puce à l’oreille à l’ARC et vous imposer comme un revenu d’entreprise. Le régime d’épargne-retraite (REER) quant à lui recevra des cotisations qui n’auront pas été imposées auparavant. Ces cotisations seront donc déduites de votre déclaration d’impôts. La charge d’impôt sera donc payée lors du retrait, idéalement dans vos années où votre revenu d’emploi est à son plus faible, afin de minimiser l’impôt effectif à payer. Gardé en tête que le retrait en totalité des sommes accumulées dans votre REER lors de vos 71 ans (date limite de retrait) est loin d’être optimal. Une stratégie de décaissement devrait être mise sur pied, stratégie à discuter avec votre conseiller ou planificateur financier. Les cotisations durant les 60 premiers jours de l’année suivante peuvent être incluses dans les cotisations de l’année précédente. La date de cette année est donc celle du 2 mars 2022 afin d’effectuer toutes cotisations pour l’année fiscale 2021. À se rappeler également les seuils maximaux de contributions de 27 230$ pour 2021, et sera augmenté à 29 210$ en 2022. Un autre item d’importance au menu d’aujourd’hui (et pour 2021 surtout) est l’achat d’une habitation. Les premiers acheteurs au Québec bénéficient d’un crédit d’impôt non remboursable atteignant 750$. Le palier fédéral offre également un crédit similaire de même ampleur. Dans le cas de premiers acheteurs ayant utilisé le RAP, ou Régime d’accession à la propriété, les remboursements des montants empruntés de vos REER sont à renflouer à hauteur de 1/15 par an, après le moratoire initial. Quoi qu’il en soit, et peu importe votre situation, il est important de vérifier les crédits d’impôts et autres déductions auxquels vous avez droit. La Loi change chaque année et retire ou ajoute certains items pour refléter la nouvelle réalité. Comme certains d’entre vous l’ont peut-être entendu, il serait même envisagé dans le prochain budget provincial d’un crédit d’impôt pour l’inflation. Ce nouveau crédit serait admissible à certains individus répondant à certains critères, qui seront à considérer lors du dévoilement du budget, quelque part au mois de mars. Sources : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1861724/transactions-cryptomonnaies-impots https://www.lesaffaires.com/mes-finances/placement/cinq-facons-d-economiser-sur-vos-impots-en-2022/630572 https://www.protegez-vous.ca/nouvelles/affaires-et-societe/12-credits-et-deductions-d-impot-a-ne-pas-oublier https://www.canada.ca/en/revenue-agency/programs/about-canada-revenue-agency-cra/compliance/digital-currency/cryptocurrency-guide.html L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les fonds négociés en Bourse actifs expliqués par Arthur Dubois, contributeur chez Daytrader Canada La popularité des fonds négociés en Bourse (FNB ou ETF en anglais) ne se dément plus. Un nombre important d’investisseurs novices et chevronnés utilisent les courtiers en ligne ou les robots-conseillers pour acheter des FNB pour diversifier leurs portefeuilles. En effet, les FNB sont reconnus pour être très pratiques, lorsqu’il s’agit de cibler un secteur spécifique ou un indice boursier. Ainsi, cette réputation a propulsé les FNB passifs en avant. Cependant, un autre type de FNB, appelé FNB à gestion active, mérite d’être exploré.  Si vous trouviez les stratégies passives ennuyantes, vous allez certainement adopter rapidement les FNB actifs. Ces derniers utilisent des stratégies de plus en plus complexes pour assurer un meilleur rendement ou pour cibler des objectifs précis. Les indices populaires Les médias spécialisés en finance parlent souvent d’indices boursiers. Souvent, ils mentionnent les indices canadiens au même titre que ceux de Londres, de Francfort, du Japon et des États-Unis. Ici, nous allons mettre l’accent sur deux indices canadiens et un américain. Les indices discutés ci-dessous sont appréciés pour la qualité des entreprises qui les constituent.  L’indice TSX 60 représente les 60 plus grandes entreprises canadiennes cotées à la bourse de Toronto qui arrive en tête en termes de notoriété. L’indice englobe entre autres les plus grandes banques et entreprises énergétiques canadiennes. Cet indice est assez représentatif de l’économie canadienne, qui est dominée par la finance et le pétrole.  Un autre indice Canadien est le TSX Capped Composite index. Ce dernier est plus global et inclut plus de 240 titres qui représenteraient l’ensemble du marché boursier Canadien. L’indice applique aussi une limite sectorielle pour assurer une meilleure diversification. Le troisième indice le plus connu est le S&P 500. L’indice S&P 500 inclut les cinq cents plus grandes entreprises américaines. De grands noms y figurent tels que Apple, Google, Facebook entre autres. Cet indice est apprécié pour sa diversité et la qualité des entreprises. La capitalisation minimum pour faire partie du S&P 500 est de presque 13 milliards de dollars. Comment fonctionne un FNB passif? Pour les FNB passifs, le gestionnaire de fonds s’assure de répliquer un indice en achetant les parts des entreprises qui le constituent. Dans cet exercice, le gestionnaire est évalué sur sa capacité à reproduire le rendement de l’indice moins les frais de gestion. Il n’y a pas de travail de recherche ou d'analyse pour sélectionner des titres ou un secteur en particulier. Le rôle du gestionnaire se limite à répliquer fidèlement l’indice. Les frais de gestion sont en général très bas, c’est ce qui a constitué un attrait majeur pour les investisseurs. Comment fonctionne un FNB à gestion active? Contrairement aux FNB passifs, le gestionnaire d’un FNB actif est plus impliqué dans la sélection des titres et dans l’implantation d’une stratégie d’investissement. Dans la majorité du temps, le gestionnaire a soit pour mission de battre le rendement d’un indice de référence, ou d’offrir un meilleur rapport rendement/risque que l’indice de référence. Un meilleur rapport rendement/risque signifie que le gestionnaire tentera de réaliser un rendement intéressant, tout en s’assurant, que la volatilité de son portefeuille est plus faible que celle de l’indice. Dans un FNB passif, le gestionnaire ne peut pas dévier du mandat de répliquer l’indice. Ainsi, même si un titre en particulier ou un secteur subit une correction majeure, il ne peut ni vendre ni protéger le rendement du fonds, car cela ne fait pas partie de son mandat. C’est ce qui explique que les FNB passifs ont souvent une volatilité plus élevée que les FNB à gestion active. FNB actifs versus Fonds communs de placement Les FNB actifs entrent en concurrence direct avec les fonds communs de placement (FCP), car l’une des principales raisons de l’existence des FCP est la gestion professionnelle. Les FNB actifs se distinguent des FCP par plusieurs aspects : Frais de gestion plus bas;Facile à transiger : les FNB actifs, comme les passifs, peuvent être achetés ou vendus comme une action. Par contre, lorsqu’on souhaite vendre ou acheter un fond mutuel, le prix ne sera connu qu’à la fin de journée à 16h00;Meilleure efficience fiscale : les ventes ou les achats d’unités d’un FNB sur le marché boursier n’ont aucune incidence fiscale sur le reste des détenteurs. Les vendeurs et les acheteurs transigent directement entre eux en Bourse.  Ceci n’est pas vrai pour les fonds communs de placement. En effet, lorsqu’un investisseur souhaite vendre ses parts dans un FCP, le gestionnaire est obligé de vendre les titres détenus dans le portefeuille pour assurer les liquidités. Cette action engendre un gain ou une perte en capital pour l’ensemble des détenteurs, incluant ceux qui n’ont pas vendu leurs parts.    Avez-vous besoin d’un FNB à stratégie active? Ces FNB vous offrent plus d’options en tant qu’investisseur. Ainsi, vous n’êtes plus limité à répliquer des indices. Voici les thèmes qu’on retrouve le plus souvent dans les FNB actifs : FNB revenus fixes ou dividendes;Fonds qui appliquent des stratégies qui requièrent de la recherche et de l’analyse: titre de actions sous-évalué, titre de croissance, etc.;FNB qui offrent une exposition à des marchés internationaux difficiles à répliquer par les FNB passifs. Avantages et inconvénients des FNB actifs Avantages Gestion professionnelle; Frais de gestion inférieures aux fonds communs de placement classiques;Diversification;Moins volatil en général que le marché, car le gestionnaire de fonds peut changer son allocation pour réduire les risques,Permet d’avoir une exposition aux marchés internationaux lorsque répliquer l’indice est coûteux ou juste impossible. Inconvénients Frais de gestion plus élevés que les FNB passifs;Peuvent être moins diversifiés qu’un FNB passif;La performance sera intimement liée à la compétence du gestionnaire. Conclusion Les FNB, qu'ils soient actifs ou passifs, continuent de supplanter les FCP en termes de croissance de leurs actifs sous gestion d’année en année. Ce phénomène, à mon avis, va continuer et même s’accentuer, car plusieurs investisseurs découvrent de plus en plus les FNB actifs. Ces derniers apportent plus de subtilité dans un portefeuille. Ils sont un excellent complément aux FNB passifs.  L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### Le tout pour le tout en aviation Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Comme la plupart des voyageurs demeurent encore aujourd’hui cloués au sol par le dernier variant de la Covid-19, Omicron, plusieurs entreprises commencent à s’impatienter de rouler à perte suite à des mesures sanitaires qui perdurent. Quoique la majorité des commerces et restaurants peuvent en dire de même, cette fois-ci, il s’agit de l’aviation. Spirit Airlines (NYSE : SAVE) et Frontier Airlines Holdings (NASDAQ : ULCC) ont annoncé la fusion de leurs activités. Alors que l’industrie est durement touchée par les restrictions en cours, la consolidation était inévitable pour certains. Frontier Group a annoncé ce lundi qu’il se porterait acquéreur de Spirit Airlines dans une transaction évaluée à près de 6.6 milliards de dollars américains. 2.9 milliards en argent et la balance en actions, où un actionnaire de Spirit recevrait 1.9126 actions de Frontier pour chaque action détenue. Il s’agit ici d’une prime de 19% sur le prix de clôture du 4 février dernier. La structure finale devrait laisser Frontier Airlines en contrôle de la majorité avec 51.5% et Spirit détiendrait la balance de 48.5%. Comme il est souvent le cas en fusions et acquisitions, le titre de la compagnie cible a grimpé, rattrapant la valeur estimée de la prime payée, montant le prix de l’action de Spirit à 25.46$ à la clôture lors du 7 février. Le titre de Frontier a quant à lui très peu réagi à la nouvelle. Les investisseurs seront bien entendu curieux de voir si des synergies notables pourront être réalisées entre les deux transporteurs aériens.  Source: SeekingAlpha – ULCC – SAVE Comparison, 1 year Ces transporteurs aériens, dits de petits budgets dans le milieu, formeraient ainsi la cinquième compagnie aérienne d’importance aux États-Unis, les premières places étant occupées par American Airlines (NASDAQ : AAL) et United Airlines (NASDAQ : UAL). Cette nouvelle entité axée sur les vols à budget prendra donc part au combat contre les grands transporteurs. Ce créneau aura su capter l’intérêt des voyageurs qui tentent tant bien que mal de voyager à meilleur prix possible. Si nous revenons sur les synergies possiblement envisagées pour ce nouveau mariage à haute voltige, les consommateurs ne profiteront pas nécessairement d’une réduction de prix sur leur billet déjà réduit. Les analystes argumentent plutôt vers une expansion des routes aériennes pour le nouveau groupe plutôt que des synergies de coûts. Ayant très peu de routes se croisant, les transporteurs unissent leurs routes aériennes respectives afin d’offrir une grille primée pour les voyageurs. À titre d’exemple, Frontier a davantage des routes au niveau de l’Ouest américain, le Mexique ainsi que l’Amérique du Sud et Centrale. Spirit a quant à elle des routes aériennes développées dans l’est des États-Unis, les Caraïbes, le Mexique et certaines régions de l’Amérique du Sud. Le nouvel opérateur à tarif réduit se voudrait donc agressif dans son acquisition de part de marché. Combinés, ils récupéraient 2.8% des revenus de passagers aux États-Unis en 2013, alors que ce chiffre en 2019 grimpait à 5.4%, alors que les quatre plus grands opérateurs se partageaient près de 74%.   La consolidation ne vient toutefois pas sans questionnements. Certains items élémentaires demeurent en suspens encore à l’heure actuelle. Quel sera le nom de ce nouveau regroupement ? Qui en sera le PDG ? Et, si nous considérons les infrastructures existantes, qui perdra son siège social ? Bien entendu, cette nouvelle est fraîchement débarquée sur les marchés et certaines ficelles sont encore à être attachées. Et pour les voyageurs, quel en sera l’impact ? Difficile à cerner exactement. Les consolidations peuvent être détrimentaires à la clientèle en leur offrant moins de choix pour un même produit ainsi que des prix plus élevés en pariant sur une nouvelle position de force du regroupement. Dans ce cas-ci toutefois, il sera difficile d’augmenter les prix d’un billet d’avion, dû à la nature « petit budget » de leurs opérations. De plus, depuis des années, ces opérateurs aériens à moindres coûts offrent une alternative souvent alléchante aux opérateurs traditionnels, les rendant populaires auprès d’un bon nombre de voyageurs. Ces derniers devront toutefois continuer de faire preuve de prudence dans les petits caractères puisqu’il s’agit souvent des lignes aériennes chargeant le plus de frais accessoires. Le choix du siège, le second bagage à main et limites de poids inférieures aux compétiteurs seront à garder à l’œil. Un dernier item est à l’agenda d’aujourd’hui concernant cette transaction d’envergure. Certains d’entre vous vous rappellerez peut-être d’une tentative d’alliance en septembre dernier d’American Airlines et JetBlue. Le département de la justice (ou communément appelé DOJ aux États-Unis) avait déposé une plainte afin de bloquer cette alliance, citant les dommages que cela occasionnerait aux voyageurs et sur la compétition globale du marché. Alors que l’administration Trump était beaucoup plus docile sur cet aspect et aura finalement accepté l’alliance entre JetBlue et American Airlines, il n’en va pas du même ton sous l’administration Biden. La nouvelle administration se voit beaucoup plus difficile à convaincre et a juré de protéger la compétition entre les opérateurs aériens, au bénéfice des consommateurs. Le département du transport s’affaire déjà à réviser les termes de l’entente annoncée. Il s’agit des derniers réels obstacles avant la conclusion de cette fusion, mais il pourrait être de taille. En attendant la finalité de l’histoire, les investisseurs s’arrachent toujours les actions des entreprises, d’une part et d’autre, démontrant à la fois appui et réticence. Les titres des lignes aériennes demeurent largement sous leur niveau prépandémique. Les liquidités commencent à se faire rares et les extensions de crédit sont plus difficiles à obtenir, et ce, malgré la grogne qui monte contre les mesures sanitaires. Il semble que tous les moyens soient valides afin de remédier à la situation. Quoique pour certains, il s’agit peut-être du dernier jeu envisageable dans leur playbook avant de recourir à des solutions plus… dramatiques. Sources :  https://www.marketwatch.com/story/we-could-see-cheaper-flights-across-the-board-frontier-and-spirit-merging-could-help-cost-conscious-flyers-with-one-big-caveat-11644257215?mod=home-page https://www.cnbc.com/2022/02/07/frontier-and-spirit-to-merge-creating-5th-largest-airline-in-us.html https://www.bnnbloomberg.ca/frontier-to-buy-discounter-spirit-airlines-for-us-2-9b-1.1719431 https://thehill.com/policy/transportation/593156-frontier-spirit-merger-likely-to-draw-white-house-scrutiny L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### Transactions, résultats et innovations Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada La saison des résultats annuels bat son plein et les investisseurs sont à l’affût de parcelle d’information leur apportant un avantage quelconque sur les marchés. Alors que la volatilité aussi se fait connaître ces temps-ci, les entreprises cherchent tant bien que mal de solidifier leur base dans leur créneau respectif. Des compagnies telles que Alphabet (NASDAQ :GOOGL), PayPal (NASDAQ : PYPL) et Electronic Arts (NASDAQ : EA) déclarent leurs résultats cette semaine, s’accaparant les projecteurs de Wall Street ne serait-ce que pour une journée. Les résultats financiers sont certes importants, toutefois l’innovation venant de ces compagnies à vocation technologique a également été scrutée à la loupe lors du Consumer Electronics Show de janvier, ou affectueusement appelé, le CES. Faisons d’une pierre, deux coups. Sony Group, se transigeant sur NYSE sous forme d’ADR (American Depository Receipts), ticker SONY, annonça son intention d’acheter Bungie pour 3.6 milliards de dollars américains. Bungie, bien connu pour ses titres de jeux vidéo tels la série Halo ainsi que Destiny, changera de mains prochainement. Quoique Sony ne peut se permettre une acquisition à 69 milliards comme Microsoft l’a fait avec Activision la semaine dernière, il s’agit tout de même d’une poussée dans l’industrie du jeu vidéo pour l’entreprise. Les transactions d’acquisition s’accélèrent dans le milieu, preuve additionnelle que la course pour le divertissement digital est bien réelle. Le titre sur les marchés américains a bondi de près de 6% dans la journée, avant que la Bourse ne halte les transactions suivant l’annonce. Source: MarketWatch – 1 day chart, Sony Group – February 1st, 2022 Le deuxième coup, avec cette même pierre, nous provient du CES 2022, qui se tenait entre le 7 et le 10 janvier dernier à Las Vegas. Alors que Sony avait annoncé lors de ce même évènement en 2020 un premier véhicule prototype intitulé Visions-S. Ce prototype était alors qu’un simple amusement pour les yeux des curieux de gadgets et d’automobiles. Deux ans plus tard, Sony nous revient avec une division intitulée Sony Mobility, dans laquelle un deuxième concept de voiture a été présenté, intitulé simplement Vision-S 02. Ces modèles affichent une capacité de 544 chevaux et d’une vitesse maximale au-dessus des 200km/h. Bien entendu, l’aspect divertissement, polyvalence et aise d’usage quotidien sont mis de l’avant dans ces véhicules hautement technologiques. Source: Auto123 – Vision-S 02 Passons maintenant du côté de PayPal, qui présentait ses résultats aux investisseurs ce mardi après la fermeture des marchés. Malgré les revenus totaux de $6.9 milliards ce dernier trimestre, soit plus élevé que les $6.1 milliards enregistrés l’an dernier à pareille date, les indications des trimestres à venir aura été le point déclencheur. Les projections sont sans l’ombre d’un doute plus basses que les exercices antérieurs suite à la transition anticipée de eBay (NASDAQ : EBAY) hors des résultats de PayPal. À titre indicatif, la division des technologies de paiements a enregistré des revenus de $801 millions, alors qu’ils étaient de $1,56 milliard l’an dernier. Le titre de PayPal se transigeait à près de 17% sous la valeur de clôture au 1er février, soit 146$ versus 175.80$. Le CEO, Dan Schulman, dit vouloir se concentrer davantage sur les services financiers globaux que sa plateforme nouvellement redessinée offre. Ces services offrent entre autres l’achat de cryptomonnaies, un vecteur de forte croissance pour PayPal depuis cet ajout en octobre dernier. Néanmoins, avant de pouvoir respirer librement, les investisseurs devront d’abord digérer les baisses de revenus à venir venant de la transition « post-eBay ». Source: MarketWatch – 1 day chart, PayPal Holdings Inc. – February 1st, 2022 Revenons le temps de quelques instants sur les jeux vidéo, où Electronic Arts présenta à son tour des résultats plutôt décevants. La déception du côté de EA s’est justifiée par le flop total du lancement du jeu Battlefield 2042, autant du côté du développeur, que des joueurs. Ce nouvel ajout à la longue lignée de la série Battlefield (souvent regardé comme étant le principal compétiteur de la série Call of Duty d’Activision), n’a pas su dynamiser les ventes comme espéré. Les revenus du dernier trimestre ont frôlé les $1.76 milliards, alors que le consensus des analystes pointait vers $1,82 milliard. Ce manque a nécessairement engendré un recul du titre de près de 1.5% après la fermeture des marchés, ce qui, tout compte rendu, n’est pas si mal que cela laisse paraître. EA a également annoncé la venue de Chris Suh comme directeur financier. M. Suh vient tout droit de Microsoft et remplacera Blake Jorgensen, qui était en poste depuis près de 10 ans.  Un des seuls filons d’or parmi les récents résultats financiers est celui d’Alphabet de Google. Un dernier trimestre hors pair a été dévoilé aux investisseurs avec des revenus 4.4% au-delà du consensus. Les revenus du créneau infonuagique ont été soutenus tout au long de l’exercice, compensant quelque peu pour le manque à gagner au niveau des revenus de publicités sur YouTube. D’ailleurs, la division publicitaire de Google aura enregistré $61.24 milliards pour le trimestre, soit 33% plus élevé que l’an dernier à pareille période. Une autre nouvelle qui a retenu l’attention ce trimestre pour Google est leur fractionnement d’actions 20-pour-1. Ce fractionnement a pour résultat de laisser la capitalisation boursière intacte, tout en redonnant 19 actions additionnelles aux détenteurs actuels. Ce remaniement corporatif est un effort de rendre l’achat d’un titre d’Alphabet plus abordable pour le commun du mortel. Suite au fractionnement, un titre qui valait autrefois près de 2 600$ l’unité, sera donc à environ 130$. Comme l’achat fractionnel d’actions boursières n’est pas disponible sur toutes les plateformes de courtage, Alphabet a pris la même route que Tesla (NASDAQ :TSLA) et Apple (NASDAQ :AAPL) en fractionnant eux-mêmes leurs actions afin de les ramener dans une tranche de prix psychologique davantage acceptée par les investisseurs. La saison des résultats est loin d’être terminée, cependant la tendance baissière sur nos très populaires titres de technologie se confirme. Les problèmes sont nombreux et il sera intéressant de voir les prochaines innovations auxquelles nous pourrions faire face en 2022. Après tout, si Sony est en mesure de sortir un véhicule, qui sait où se trouve réellement la limite de ces entreprises à capitalisation ahurissante. Sources :  https://markets.businessinsider.com/news/stocks/sony-bungie-acquisition-stock-price-destiny-halo-playstation-2022-1 https://www.auto123.com/fr/actualites/sony-automobile-mobility-ces-2022-vision-s-02/68827/ https://www.bnnbloomberg.ca/not-a-patent-troll-38-000-blackberry-patents-have-a-new-owner-1.1716803 https://www.marketwatch.com/story/paypal-stock-drops-as-ebay-impacts-weigh-on-earnings-outlook-11643751038 https://www.bnnbloomberg.ca/ea-revenue-forecast-misses-estimates-after-battlefield-flop-1.1716889 https://www.cnbc.com/2022/02/01/alphabet-googl-q4-2021-earnings.html L’auteur de ce billet déclare détenir des positions dans certains des titres mentionnés, mais n’a cependant pas l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les techs en déroute! Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Le marché boursier continue son chemin quelque peu inquiétant cette semaine. Après avoir reculé de près de 6% en une semaine, le S&P/TSX semble se calmer un peu. Plusieurs titres retiennent l’attention cependant; Peloton, Netflix et tous les titres reliés à la fabrication de micropuces. Un regard rapide sur ces titres à volatilité élevée de cette dernière semaine. Commençons avec Peloton (NASDAQ :PTON), qui a connu un recul de près de 12% dans la dernière semaine. Cette vedette née de la folie de la pandémie et des ordres de travail à la maison s’est écroulée dans les derniers mois. Alors que le titre se trouvait à près de 130$ US, il est aujourd’hui à tout juste en bas de 27$ US, une dégringolade de 80%. Les derniers résultats de la compagnie ont montré une diminution drastique des utilisateurs. La production est même en voie d’être revue et pourrait même être arrêtée pendant les mois de février et mars. La demande pour les vélos stationnaires et les tapis de course semble s’être cognée à un carnet de commandes plutôt vide. Au prix actuel, Peloton est revenue sensiblement au même niveau que lors de son IPO (Initial Public Offering) en 2019, effaçant ainsi près de 2.5 milliards de dollars de leur capitalisation boursière. Si nous regardons maintenant du côté de Netflix (NASDAQ :NFLX), nous aurons les grands titres selon lesquels la compagnie la plus populaire de vidéo diffusion a connu son pire jour sur les marchés boursiers de la dernière décennie. Un recul de 25% a été enregistré lors du 23 janvier dernier, suivant les annonces trimestrielles où la croissance la plus faible depuis 2015 a été mise en lumière. Avec l’entrée de nouveaux joueurs dans l’industrie (en plus d’autres alternatives), Netflix pourrait très bien entrer dans une période de croissance plus lente. Un « maigre » 18 millions d’utilisateurs ont été ajoutés dans la dernière année, alors que l’historique pointe plutôt vers une moyenne de 26 millions sur les cinq dernières années. De l’autre côté, alors que les mauvaises nouvelles affectant Netflix auraient bénéficié Disney (NYSE :DIS), son titre a également subi une chute de 10.5% dans la dernière semaine. Cette baisse généralisée dans le secteur pointe vers le sentiment des analystes qui semble devenir de plus en plus inquiétant quant à la performance réelle de l’industrie. Il est à noter que Netflix annonça des augmentations de prix pour ses abonnés canadiens et américains, représentant une augmentation entre 10% et 11% selon le forfait d’abonnement. Cette dernière augmentation, juxtaposée avec la baisse flagrante de nouveaux abonnés laisse perplexe sur les marchés et éveille même les limites des consommateurs à payer ces augmentations. Alors que la saison des résultats financiers bat son plein, Microsoft (NASDAQ :MSFT) a été le premier des grandes techs à montrer ses cartes. Les revenus de ce dernier ont grimpé tout au long de la dernière année, mais a toutefois enregistré une décélération au niveau des revenus de ses services infonuagiques Azure. Lorsque les analystes parlent d’une décélération, il est important de noter que la croissance de 46% enregistrée a été moins élevée que prévu, qui était de 50%. Certains analystes, dont Brent Thill, analyste chez Jefferies LLC, croit que les investisseurs auront vu le plus haut moment de la croissance de ces services et s’attendent à ce que ce créneau diminue dans les mois à venir. Il est vrai que la pandémie aura accéléré à un rythme jamais vu auparavant, l’adoption de masse de la technologie à travers l’économie dans sa globalité. La marge brute des services infonuagiques commerciaux, soit les revenus moins les coûts directs de production, s’est tenue à près de 70%, et aura enregistré 22.1 milliards de dollars US lors du dernier trimestre. Le créneau du matériel, comme la bien connue suite Office ainsi que les consoles de jeux Xbox et le système d’exploitation Windows auront connu une croissance respective de 19%, 4% et 25%. Microsoft a également annoncé la semaine dernière les détails de la transaction dans laquelle la compagnie fera l’acquisition de Activision Blizzard (NASDAQ :ATVI), pour une considération de 68.7 milliards US. Activision est notamment connu pour les franchises telles que Call of Duty et World of Warcraft. Ce ne serait pas un réel tour des compagnies technologiques si nous ne parlions pas des fabricants de micropuces et semi-conducteurs. Texas Instruments (NASDAQ :TXN) a été le premier à dévoiler ses résultats. Intel, AMD et Nvidia divulgueront leurs résultats plus tard cette semaine. Les marchés ont anticipé de mauvaises nouvelles pour l’ensemble des fabricants, plongeant leurs titres dans une chute prématurée. Texas Instruments a cependant dévoilé des résultats au-dessus des attentes de Wall Street et prévoit un pipeline solide pour 2022. La compagnie dit se concentrer de manière stratégique sur les secteurs industriels et les puces électroniques pour voitures. Toutefois, même ces bons résultats n’ont pas su freiner la tendance baissière. Les problèmes d’approvisionnement reliés à la pénurie de micropuces, gracieuseté de la COVID-19, devraient perdurer encore tout au long de 2022. Les inventaires de tous les fabricants sont dégarnis et pourraient même causer d’autres fermetures d’usines, rien pour rassurer les marchés. Les doutes perdurent toujours et sont d’autant plus accentués au niveau des compagnies de technologie. Les baisses de prix enregistrés au cours des dernières semaines peuvent cependant devenir des opportunités d’achat intéressantes. Netflix par exemple, réussi tout de même à amasser les nouveaux utilisateurs, même à un rythme moindre. Dans le cas des fabricants de micropuces, leur carnet de commandes est plus que rempli et ne devrait donc pas faire face à un manque de demande de leur produit dans les mois (voir année), à venir. Il s’agit d’un bon moment pour rebalancer son portefeuille et faire ses recherches si l’on veut s’exposer à un nouveau créneau ou nouvelle compagnie. Sources :  https://www.cnbc.com/2022/01/21/peloton-plunge-netflix-miss-send-nasdaq-to-worst-week-since-march-2020.html https://www.marketwatch.com/story/chip-sector-flirting-with-bear-market-territory-as-semiconductor-earnings-kick-off-11643140209?mod=home-page https://www.marketwatch.com/story/texas-instruments-stock-rallies-as-quarter-outlook-top-expectations-11643144999?mod=home-page https://www.bnnbloomberg.ca/microsoft-s-slowing-cloud-growth-casts-shadow-on-strong-report-1.1713190 https://www.cbc.ca/news/business/peloton-growth-1.6322807 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’immobilier, terre sacrée en temps de pandémie? Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada La pandémie a bien entendu amené son lot de tracas sur les marchés et les investisseurs dans les deux dernières années. Les biens discrétionnaires, le divertissement, l’aviation et, bien sûr, l’immobilier, ont tous été des secteurs lourdement affectés. À moins d’avoir d’importantes liquidités disponibles aux fins d’investissements, il est fort à parier que l’exposition de votre portefeuille à l’immobilier se fait à travers REITs (Real Estate Investment Trusts) ou encore de FNB (Fonds négociés en Bourse). Le secteur immobilier, qu’il soit commercial, industriel, résidentiel ou encore médical a été, pendant de longues années, vu comme un secteur conservant grandement sa valeur en plus de voir ses prix relativement stables en plus d’offrir un revenu mensuel. La nouvelle réalité du travail à la maison est entrée dans ce créneau tel un boulet de démolition. Il ne s’agit plus d’une surprise pour personne, plusieurs édifices à bureaux sont complètement vides. Les quelques-uns qui ne sont pas vides, ne sont remplis qu’à un quart de leur capacité maximale, soit par mesure de distanciation, ou simplement par politique corporative interne. Même son de cloche au niveau commercial. Il a été facile de voir dans les derniers mois le nombre de locaux vides dans les centres commerciaux, avec les vagues de faillites. Au niveau industriel, il s’agit parfois d’une production mise au ralentie, résultat d’une réduction de main-d’œuvre. Ces deux derniers types de REITs ont généralement connu des déclins majeurs avec la pandémie. De l’autre côté, les REITs à vocation médicale et résidentielle ont connu des résultats mitigés. Quoi qu’il en soit, les revenus de REITs ont drastiquement chuté et, par le fait même, les distributions de ceux-ci. Le taux d’occupation des bureaux de nos REITs canadiens sont à la baisse depuis leurs beaux jours. Celui s’en tirant le mieux, selon le rapport de la Financière Banque Nationale, serait True North Commercial (TSX : TNT.UN). Le taux d’occupation en 2020 frôlait le 98%, alors qu’il se trouve maintenant à 96%. Son titre boursier est passé d’un sommet de 8.12$ l’unité au début 2020, avant de dégringoler de 45% en deux semaines. Du côté opposé, la performance la plus douloureuse s’affiche avec Dream Office REIT (TSX : D.UN). Le taux d’occupation prépandémie avoisinait les 88%, alors que 2021 affichait 83%. L’unité est passée de 36.24$ avant de reculer à 18.58$. Après avoir effacé 49% de sa valeur, le titre peine toujours à s’en remettre aujourd’hui, atteignant à peine les 25$ lors du 17 janvier 2021.   Les différences majeures entre ces 2 véhicules se trouvent au niveau des propriétés détenues. Dream Office possède des centaines de propriétés réparties au Canada, aux États-Unis et en Europe. True North Commercial se concentre uniquement au Canada et de nombreuses propriétés sont louées à des institutions financières, différents paliers gouvernementaux et de grandes entreprises bien connues. La qualité des portefeuilles immobiliers est un avantage bien réel lorsque l’économie globale en prend un coup. Le taux d’occupation est un indicateur clé pour ces véhicules d’investissement spécifiques puisqu’ils dictent non seulement le niveau de revenu, mais également les distributions versées aux investisseurs. La règle de base pour ces véhicules est de distribuer 90% de leur revenu imposable dans une année financière. Ce faisant, le statut de l’entreprise est considéré comme un « pass-through », lui accordant une immunité au niveau foncier. C’est également pour cette raison que les distributions (plutôt que dividendes) sont souvent sujettes à un traitement fiscal différent et se voient accorder un relevé d’impôt en fin d’année. Les actifs financiers d’un REIT doivent également être à 75% investis en immobilier et posséder au moins 100 actionnaires. Les REITs offrent toutefois une diversification instantanée pour ses investisseurs, argument largement retenu par tous en tant économique difficile. Les revenus de location provenant de plusieurs secteurs de l’immobilier donnent un filet de secours aux différents fonds. Certains de ces véhicules, quoique moins attrayants à première vue, offrent certaines caractéristiques additionnelles; leurs locataires. Un des exemples les plus faciles à citer est Easterly Government Properties (NYSE : DEA), qui acquiert, développe et gère des propriétés louées au Gouvernement des États-Unis. 99% de leur revenu de location provient de l’État lui-même. Il offre présentement un rendement de dividende de 4.68%, avec un versement de 26.5 cents trimestriellement, sur leur unité valant 22.67$.  L’environnement actuel de hausse (probable) des taux d’intérêt ajoute cependant une couche d’incertitude. Alors que la performance habituelle d’un REIT en tant normal est sous la moyenne du marché des actions boursières, ils auront tendance à surperformer suite à une hausse de taux selon une étude de Cohen & Steers. En période inflationniste, le coût d’une propriété augmente, bénéficiant les propriétaires des édifices. En louant ces propriétés, nouvelles ou pas, les pressions de coûts à la hausse sont virtuellement refilées en entier aux locataires. Source: Cohen & Steers – 20 dernières années Un second argument en faveur des REITs, lié à la hausse des taux, est que leur bilan financier comporte des financements en dette avec des maturités à long terme. Les négociations de ces dettes procurent aux gestionnaires de REITs d’excellents taux et permettent également l’arrimage entre l’acquisition de propriétés et son financement. La hausse de taux n’affecte pas immédiatement les résultats financiers du REIT, alors que les revenus auront, eux, un impact immédiat et prononcé dès la première année. Ce ne sera qu’au renouvellement de la dette qu’un impact réel sera senti. Le solde à refinancer sera toutefois moindre et aura largement été compensé par les augmentations de loyer annuelles chargées aux locataires. Les investisseurs naviguent donc des eaux troubles et pourraient bénéficier d’une certaine protection en incluant des REITs dans leur portefeuille. Qu’il s’agisse d’une position défensive ou d’un pari sur la reprise des activités en présentiel, il ne serait pas complètement dérisoire d’en faire l’étude. Cependant avant de se lancer dans une ou l’autre des stratégies, il serait judicieux de regarder les composantes d’un REITs. Après tout, une faillite de magasin peut arriver plus rapidement que l’on pense. Sources :  https://www.bnnbloomberg.ca/our-patience-is-waning-analyst-downgrades-dream-office-reit-1.1708758 https://seekingalpha.com/article/4476187-rising-interest-rates-are-good-for-reits https://financialpost.com/moneywise-pro/want-to-invest-in-real-estate-without-being-a-landlord-reits-may-be-your-solution https://www.wsj.com/articles/reits-romped-in-2021-as-property-values-soared-11640696407 L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Crypto 2021 : Un dernier tour de roue Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   En 2021, la cryptomonnaie s’est taillé une place d’importance dans le portefeuille de bien des individus et institutions. Les monnaies digitales qui étaient auparavant boudées par la majorité des investisseurs auront finalement usé de leur charme et promesse de rendement astronomique afin d’en attirer plus d’un. En passant par le Bitcoin ($BTC) et l’Ethereum ($ETH), jusqu’aux Dogecoin ($DOGE) et Shiba Inu ($SHIB), sans oublier les NFTs (Non-Fungible Tokens), il y en avait pour tous les goûts. Cette sphère n’est cependant pas sans risque. Il s’agit en fait d’un des reproches les plus souvent cités sur ces actifs à volatilité élevée. Néanmoins, l’adoption globale n’a fait que croître en 2021, et ce, même au niveau gouvernemental. Un dernier regard sur la crypto de 2021.   Commençons simplement avec la monnaie de puissance, soit le Bitcoin. La monnaie ayant commencé 2021 aux alentours de 30,000$ américain aura atteint un sommet en novembre, à 69,000$. Non pas sans soubresauts ayant essuyé un revers de 48% de mai à la mi-juillet. Le sommet de novembre a donc été spectaculaire, en enregistrant un retour de 126% en moins de 4 mois. Le Bitcoin, ayant maintenant fêté ses 13 ans d’existence, aura mis plusieurs succès derrière son image. Des fonds négociés en bourse ont sorti de part et d’autre, dont le premier, un fond canadien par Purpose soit le Purpose Bitcoin ETF (TSX : BTCC). Il ne fallut que quelques semaines pour en voir une vague envahir les marchés. 3iQ, CI Financial (TSX : CIX) et Ninepoint auront également pris part à la fête.   Après avoir gagné une exposition auprès du public général, les ménages ayant des liquidités supplémentaires suivant leur impossibilité de voyager, de dépenser aux restaurants ou encore après avoir touché des prestations monétaires du gouvernement, ont envahis le marché de la crypto. Au mois de mai 2021, la capitalisation totale du marché des actifs digitaux touchait les 2.5T de dollars américains. Cet afflux soudain de liquidités a fait naître un phénomène anodin; les memes coins. Les monnaies à l’effigie de chiens tels le Dogecoin ou le Shiba Inu ont engrangé des rendements faramineux. Le Dogecoin, étant à 6 cents au début d’avril, atteint un sommet de 74 cents en mai. Ce rendement de 1,133% se compare à celui du Shiba. Alors que cette monnaie a connu un modeste départ en avril, son sommet a été enregistré en novembre 2021. Le prix affiché en octobre (avec plusieurs 0 après la virgule) grimpa en moins d’un mois, afin d’afficher un rendement de 1,125%.   Source : TradingView – SHIB/USD (échelle de gauche), DOGE/USD (échelle de droite)   Prochain phénomène sur la liste; les NFTs. Contrairement aux actifs catégorisés comme « monnaies », les NFTs sont en fait tout le contraire. Non-Fungible Token se veut être unique en son genre, ne pouvant être remplacé par aucun autre. Cette sphère de la crypto s’est développée majoritairement sur la blockchain de l’Ethereum, où des collections d’images ont été créées et vendues aux investisseurs. Ces collections prennent la forme dont les créateurs veulent bien leur attribuer. Il peut s’agir de dessins, de GIF, d’images et bien d’autres. Cette nouvelle forme d’art a pris d’assaut le marché en quelques semaines. Parmi ces collections, les populaires CryptoPunks sont souvent encore d’actualité. Cette collection de 10,000 avatars uniques s’est vendue rapidement en 2017, mais a refait surface en 2021. Une des transactions d’envergure de 2021 s’est déroulée à la mi-mars, avec la vente du punk #3100 pour la modique somme de 7.58M de dollars américains.   Source: LarvaLabs.com   Il va sans dire que les transactions pour cette forme d’art laissent perplexe. Toutefois, d’autres utilités ont été soulevées pour usages futurs. Parmi celles-ci, des billets digitaux de spectacles ou cinéma, des preuves d’assurances ou de permis de conduire et, peut-être plus d’actualités, un passeport vaccinal par exemple. Certains évoquent également la possibilité d’obtenir votre avatar pour les métavers sous forme de NFT et être en mesure de s’acheter des morceaux de vêtements et items pour celui-ci.   Faisons un court arrêt sur les fraudes sur les marchés digitaux. Un rapport de la firme Chainanalysis affiche un montant cumulatif de 7.7 milliards de dollars en crypto volés à l’aide de diverses fraudes. La plus populaire étant le rug pull, où les développeurs d’un projet l’abandonne tout simplement, emportant avec eux les fonds des investisseurs. Les bonnes vieilles techniques de piratage informatique ont également réussi à plusieurs reprises. Le plus gros vol étant sans doute celui d’août 2021 sur le PolyNetwork. Un montant de 600 millions a été dérobé aux utilisateurs. Le voleur aura par la suite coopéré avec la plateforme d’échange afin de retourner les fonds, en se dotant par la même occasion d’un emploi en sécurité informatique.   Regardons maintenant l’adoption au niveau gouvernemental. Le Salvador aura adopté le Bitcoin comme monnaie à cours légal au pays, tout comme le dollar américain. Le 8 juin 2021, une loi a été instaurée afin de rendre possible l’achat de divers biens et services uniquement à l’aide de votre portefeuille digital sur votre téléphone. Une nouvelle qui n’a certes pas plus à tous, mais la poussière semble être retombée et la vie a repris son cours normal. Au niveau local, la Banque du Canada semble ne pas écarter la possibilité d’émettre son propre stable coin en lieu de sa monnaie physique. Toutefois, elle est bien au courant qu’une multitude de changements seront entraînés par une telle adoption. Elle ne se trouve donc sous aucune pression d’émettre cette monnaie à court terme. Un des indicateurs cités pointe vers l’abandon de masse de la monnaie dite physique ainsi qu’une adoption encore plus large de cryptomonnaies tel le Bitcoin.   Évidemment, d’innombrables évènements se sont déroulés en 2021 dans l’univers de la crypto. En rafale, nous pouvons citer l’adoption brève (quelques jours) de Tesla avec le Dogecoin, la Chine qui bannit une nouvelle fois les transactions de cryptomonnaies, le marché ayant atteint une capitalisation totale de 3T de dollars, et bien d’autres. Une voie bien pavée pour introduire 2022, qui nous amènera sans doute son propre lot d’histoires inusitées.   Sources :  https://www.cnbc.com/2022/01/03/bitcoin-launched-13-years-ago-today-8-milestones-from-the-past-year.html https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-premier-fnb-de-bitcoins-sera-canadien/ https://cointelegraph.com/news/from-art-to-gaming-the-biggest-nft-trends-of-2021 https://www.bnnbloomberg.ca/documents-hint-at-economic-impact-from-central-bank-digital-loonie-1.1702635 https://www.cnbc.com/2021/12/20/crypto-news-7-billion-dollars-stolen-in-crypto-scams-in-2021-radioshack-defi.html https://www.bnnbloomberg.ca/billionaires-are-embracing-crypto-in-case-money-goes-to-hell-1.1702520   L’auteur de ce billet déclare détenir des positions dans les actifs mentionnés, mais n’a cependant pas   l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Enfin une ligne directrice pour 2022 Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   Les différentes instances gouvernementales au Canada et aux États-Unis se sont prononcées sur ce que 2022 avait en réserve pour les investisseurs. Des hausses de taux et des rachats d’obligations dégressifs. Des nouvelles qui en ont soulagé plusieurs la semaine dernière alors que les marchés baignent dans l’incertitude depuis des mois. Le feu ardent du marché immobilier devrait se calmer et ralentir les niveaux de dettes alarmant des consommateurs.   Faisons d’abord le point sur où se trouve les marchés et l’économie après 2 ans de pandémie. Les différentes mesures sanitaires ont d’abord poussé les travailleurs à se replier dans le confort de leur maison afin de continuer leurs prestations de service. Certains n’ont pas eu la chance de pouvoir travailler à distance, voyant leur poste temporairement suspendu ou même coupé tout simplement. L’aide gouvernementale est venue pallier à ce manque soudain de liquidités dans les foyers, offrant un soulagement monétaire de longue durée sans le moindre tracas ou effort.   Après avoir essuyé un revers de 20 à 40%, les marchés ont repris de plus belle avec les actions de compagnies technologiques menant ce rallye. Les taux directeurs ont été diminués, voir, mis au plancher, afin de laisser une certaine latitude aux ménages d’effectuer l’achat de propriété et ainsi continuer de stimuler l’économie. En suivra donc la situation qui est bien connue de tous, soit la montée ahurissante des prix des propriétés, maintenant favorisées à l’égard des appartements ou condominiums en plein centre-ville, ou du moins, ce qui en reste.   Avance rapide au 14 décembre 2021. La Réserve Fédérale américaine annonce une montée des taux d’intérêt dès 2022. M. Powell annonça également une diminution progressive des rachats d’obligations, ou tapering en anglais, qui servait principalement de support artificiel pour le marché afin de maintenir les taux long terme au plancher. Ce faisant, les taux frôlaient le 0% dès mars 2020. Il pourrait y avoir jusqu’à 3 hausses de taux au niveau Américain, ce qui aura fait l’affaire de plusieurs investisseurs.   Plusieurs éléments ont été notés lors de l’annonce de M. Powell la semaine dernière. Le qualificatif « transitoire » a été retiré lorsque l’inflation était discutée. L’évaluation des actifs a été reconnue comme étant trop élevée dans le marché. Le taux de chômage progresse dans la bonne direction, sans toutefois être parfait pour autant. Et, bien entendu, la hausse de taux, qui était elle-même attendue depuis plusieurs mois déjà. Le S&P 500 progressa de 1.63%, le Nasdaq aura pris 2.15% et le Dow Jones Industrial ajouta 1.1%. Une des raisons citées pour expliquer ce mouvement sur les marchés est assez simple. L’incertitude commence enfin à se dissiper. Plusieurs qualifient ces annonces de tentatives afin d’empêcher différents feux de se propager sur les marchés, entre autres l’immobilier. Les grandes corporations peuvent donc peaufiner leur plan stratégique de 2022 et se concentrer sur leurs activités primaires plutôt que d’attendre dans l’inconnu.   De ce côté-ci de la frontière, la Banque du Canada donne le même son de cloche. L’immobilier est à un niveau critique et l’endettement des ménages est devenu trop facile face au financement « trop peu cher ». Le taux demeure pour le moment à 0.25%, mais devrait être relevé assez tôt en 2022 afin de donner le ton sur les marchés. Alors que les marchés monétaires estiment à 40% les chances d’une augmentation dès janvier, mars demeure le favori.   Il s’agit tout de même d’un message différent qui a été offert aux marchés la semaine dernière alors que l’intention initiale était d’attendre jusqu’à la moitié de 2022 avant de penser à une augmentation de taux. Ce changement soudain devient une réponse aux différentes problématiques, tout comme nos voisins du sud. Les économistes sont d’avis que les liquidités sur le marché sont suffisantes pour encaisser des hausses de taux plus tôt qu’initialement prévu.   Le nouveau variant Omicron, qui fait présentement ravage un peu partout, ne semble pas inquiéter les économistes sur les plans de la Banque du Canada. Tiff Macklem, le gouverneur de la Banque du Canada, veut s’attaquer au problème inflationniste auquel le pays fait face et n’est sous aucune illusion que la situation n’est plus temporaire. Toutefois, l’intention de la Banque est de se recentrer vers la cible d’inflation sans pour autant étouffer le momentum de la récupération de l’économie canadienne.   Un court clin d’œil à la Banque d’Angleterre qui est devenu la première banque d’importance mondiale à remonter ses taux d’intérêt jeudi dernier. Il s’agit de la première hausse de taux en 3 ans, ciblant également la hausse des prix généralisée. Les derniers chiffres sur l’inflation dépassent la barre des 5%, avec des estimations pouvant atteindre les 6% pour les mois à venir. L’impact réel sur l’inflation demeure minime, mais se voit tout de même être un pas dans la bonne direction.     Alors que les remontées hâtives des taux d’intérêt devraient être perçues négativement, le marché semblait en avoir assez de l’incertitude dans leur quotidien. Il est vrai que d’augmenter les taux aura pour effet de garder certains acheteurs sur les lignes de côté ou potentiellement de forcer la main de certains en vendant certains actifs. Il faut toutefois garder en tête que si une ou deux hausses sont suffisantes pour en déstabiliser certains, il s’agit peut-être d’un signe que le risque pris dans ces derniers mois était trop grand pour la capacité réelle desdits individus.   Quoi qu’il en soit, nous devrions commencer 2022 avec des annonces intéressantes et, avec un peu de chance, celles-ci aideront la progression et la récupération de l’économie. Il va de soi que de nouvelles opportunités devraient atterrir sur les marchés avec ces changements et le flair des investisseurs sera de mise afin d’en prendre avantage.     Sources :  https://financialpost.com/news/economy/despite-omicron-bank-of-canada-likely-to-signal-earlier-rate-hikes-possible https://www.cbc.ca/news/business/powell-canada-rates-column-don-pittis-1.6286628 https://www.cnbc.com/2021/12/15/follow-along-to-real-time-updates-of-the-big-fed-decision-and-powells-press-conference.html https://financialpost.com/news/economy/fed-sees-three-interest-rate-hikes-in-2022-as-inflation-fight-begins-2 https://www.cnbc.com/2021/12/14/stock-futures-are-flat-ahead-of-key-fed-decision-.html   L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilis ### Horaire période des fêtes Compte tenu des journées fériées de DayTrader Canada pour la période des fêtes 2021-2002 qui sont le lundi 27 décembre 2021 et lundi 3 janvier 2022 pour lesquelles, plusieurs membres de l’équipe DTC impliqués dans les SLD seront en congé, il y aura donc relâche pour les SLD-HM seulement (les lundis soir) de M. Réjean Paul soit celle du 27 décembre 2021 et du 3 janvier 2022. Nous profitons de l’occasion pour vous souhaiter à tous de très joyeuses fêtes et nous vous remercions pour votre fidèle clientèle. ### L’inflation, contrée simplement Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   Les derniers chiffres sur l’inflation dévoilés par la Banque du Canada pointent vers une conclusion à laquelle économistes et analystes s’attendaient depuis quelques mois. Les pressions de la pandémie sur les chaînes d’approvisionnements, la main-d’œuvre ainsi que les finances du pays commencent à se faire sentir sur le portefeuille des individus et familles. Les derniers chiffres reportés de 4.7% sont des preuves que la Banque du Canada éprouve certaines difficultés à la contrôler.   L’inflation, comme beaucoup le savent, est détrimentaire au pouvoir d’achat d’un individu. Il s’agit du calcul de l’augmentation des prix d’un panier type. Cette donnée est calculée à l’aide d’un outil nommé l’IPC, ou Indice de prix à la Consommation. Cet indice regroupe les catégories de près de 700 items ou services courant afin d’obtenir un portrait global des prix au Canada. Alimentation, logement, transport, meubles, électroménagers, vêtements; tout s’y retrouve normalement. Le rôle primaire de la Banque du Canada est de contrôler l’inflation de manière à ce qu’elle soit faible et stable au fil du temps.   La Banque du Canada reçoit, depuis plusieurs décennies, le mandat de conserver l’inflation dans la fourchette de 1% à 3%. Le consensus général étant la cible de 2%. Le 13 décembre dernier, ce mandat a été renouvelé, tout en ayant une attention particulière sur le marché de l’emploi. Alors que ce dernier item n’était pas au front de leurs mandats passés, cette fois-ci il a été bien spécifié que l’emploi devait également faire partie du mandat.   Le mandat fait également état du contrôle réel que la Banque possède sur l’inflation. Alors que l’IPC regroupe en théorie tous les items de notre panier mentionné plus haut, les chiffres montrés sont souvent des mesures modifiées de l’inflation. L’IPC tronqué par exemple, une des mesures privilégiées, retire les items à variation élevée durant la période d’observation, soit les distributions de 20% au-dessus de l’IPC moyen et 20% en deçà de celui-ci. Ce faisant, 40% du panier est automatiquement retiré. Comme certains biens connaissent un prix plutôt volatil en temps normal (oui, je te regarde, prix de l’essence), ils sont très souvent exclus des chiffres présentés.   L’IPC est également pointé du doigt sur d’autres fronts. Entre autres, le phénomène de ‘’shrinkflation’’, ou le format des items achetés réduits, sans toutefois voir leur prix être réduit pour autant. Cette pratique est devenue courante parmi les fabricants et manufacturiers ces dernières années et permet aux compagnies de refiler la hausse des coûts de production au consommateur subtilement.       Dans les récents mois, la Banque du Canada s’est fait prendre de court sur la progression des prix. Les 7 derniers mois montrent de l’inflation au-delà à la fourchette supérieure de 3%, inquiétant économistes, analystes et citoyens. L’inflation est actuellement à un niveau qui n’avait pas été vu depuis 2003. Un des problèmes de l’inflation trop élevée en peu de temps est que les étiquettes de prix progresseront à une vitesse beaucoup plus rapide que la hausse des salaires de manière générale. Il s’agit d’une boucle dans laquelle la Banque du Canada ne veut pas demeurer trop longtemps.   Et comment est-ce que cela peut vous toucher directement me demanderez-vous? Les réponses sont multiples. Votre épicerie coûtera plus cher (et cela semble vouloir persister en 2022), votre argent dormant dans un compte de banque régulier perd de son pouvoir d’achat, vos investissements perdent également ce même pouvoir. Pour certains, il s’agit de leur plan de retraite qui en absorbe le coup. Quoiqu’il n’y ait pas de recette magique pour contrer cette poussée des prix, certains outils et stratégies peuvent être déployés afin de minimiser les impacts.   Une des stratégies connues est la recherche de dividendes. La protection contre l’inflation vient notamment du fait que ces titres verseront des dividendes plus élevés que ce qui pourrait être reçu via les coupons d’une obligation. Certains secteurs, tels que les biens de consommation de base, sont habituellement de bons véhicules durant une période inflationniste. Les détaillants fournissant de la nourriture, des vêtements, produits de soins personnels et autres devraient connaître des revenus stables, voir croissants, leur permettant de verser de plus gros dividendes. Le fond négocié en bourse de Invesco Equal Weight Consumer Staple (NYSE :RHS) présente un bon portrait de diversification dans cette catégorie.   Une alternative aux titres à dividendes dans ces secteurs reliés à l’inflation consiste à investir dans un actif dit protégé contre l’inflation. Ces véhicules, souvent caractérisés comme TIPS en anglais, ou Treasury-inflation protected securities offrent une protection contre l’inflation en étant indexé à la métrique en question. Cette solution prend cependant une tangente de protection plutôt que de gain sur un horizon long terme.   Certains investisseurs préfèreront se réfugier vers des titres d’infrastructure et d’immobilier. Ces titres sont également considérés comme étant une bonne protection contre l’inflation puisque les valeurs des infrastructures derrière sont étroitement reliées au taux d’inflation (venant de leur liberté d’augmenter les loyers des locataires). La structure derrière ces titres est souvent en tant que Real Estate Investment Trusts, ou REITs, ou la compagnie opérante reçoit une multitude d’allégements fiscaux, mais doit cependant distribuer près de 90% de leur revenu imposable aux actionnaires. Ces distributions viennent, tout comme les dividendes, minimiser l’impact des pressions inflationnistes. Il y a cependant un risque supplémentaire, gracieuseté de la pandémie, où les REITs à vocation commerciale semblent déjà chamboulés par le manque de clientèle visitant leurs différents centres commerciaux et par le fait même, de boutiques louant ces locaux. Il pourrait être judicieux de regarder dans le secteur des soins médicaux, comme le Community Healthcare Trust (NYSE :CHCT), offrant un rendement de dividende de 3.91%.   Il y a également l’option, quoique coûteuse, d’acquérir un actif réel, tel que des terres agricoles, immeubles à logement ou autre afin de se bâtir une protection face à l’inflation. Il ne faut toutefois pas perdre de vue que la récente poussée des prix ne devrait pas atteindre les niveaux alarmants de 1970 où l’inflation a pu atteindre le 14%. D’ailleurs, la hausse des taux possible dès 2022 semble en calmer plus d’un sur les marchés.     Sources :  https://www.bnnbloomberg.ca/liberals-to-detail-new-bank-of-canada-marching-orders-on-inflation-targeting-1.1694989 https://globalnews.ca/news/8446306/bank-of-canada-new-mandate-inflation-housing/ https://www.bankofcanada.ca/rates/indicators/capacity-and-inflation-pressures/inflation/ https://www.cnbc.com/2021/12/13/real-estate-investment-trust-are-one-option-for-inflation-protection.html https://www.macleans.ca/economy/inflation-worsening-2022-canada/   L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Mise en ligne du nouveau site web Veuillez prendre note que notre nouveau site web sera mis en ligne pendant la semaine du 10 janvier. Des interruptions de service seront donc à prévoir durant la migration. Nous vous tiendrons au courant des développements. ### La vague déferlante des Big 6 Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   Les banques n’auront pas perdu de temps à répondre à l’autorisation des régulateurs sur la gestion de leur surplus et liquidités. Ces limites ayant été mises en place par le BSIF (Bureau du Surintendant des Institutions Financières) lors de la première vague du coronavirus ont été laissées sur les lignes de côtés alors que l’incertitude diminue. L’autorisation n’est évidemment pas passée inaperçue auprès du secteur financier. Si vous avez eu la chance de lire notre billet d’il y a 3 semaines, les compagnies d’assurances y sont allées allègrement avec les augmentations de dividendes. Cette semaine, nous avons eu droit à la réciproque au niveau bancaire.   Les annonces ont été nombreuses venant de nos 6 plus grandes banques canadiennes. La première à lancer le bal a été la banque de la Nouvelle-Écosse (TSX : BNS). La BNS ne s’est pas gênée pour montrer ses couleurs mardi dernier. Une augmentation du dividende de 11%, plaçant le paiement annuel à 4$. Cette augmentation a également été accompagnée de l’annonce du rachat de 24 millions d’actions. La Scotia justifie entre autres ces annonces avec leur année fiscale 2021 hors pair. Des revenus de 9.96 milliards, une croissance de 45% sur l’année 2020. Les investisseurs semblent avoir bien apprécié ces nouvelles, où le titre est monté à 82.50$, une croissance de 3.45% en 1 journée.   La Banque Royale du Canada (TSX :RY) emboîta le pas, annonçant à son tour une augmentation de dividende de 11%, plaçant le versement trimestriel à 1.20$. La 1ère banque d’importance au Canada est présentement dans l’attente de l’approbation du BSIF de leur programme de rachat de 45 millions d’actions. Les profits de la RBC ont augmenté de 40% comparativement à 2020, découlant majoritairement de leur division bancaire personnelle et commerciale. Les derniers résultats de la banque ont manqué le consensus des analystes, mais le management en place demeure confiant de la solidité de leur performance. À noter que la RBC a relâché 227 millions précédemment placés en allocation pour prêts en défaut. Il s’agit du 3e trimestre consécutif pour lequel ces allocations ont été relâchées, une preuve additionnelle de la solidité du secteur bancaire.   Du côté de la Banque Nationale (TSX :NA), un recul de 3.5% du titre a été enregistré lors des annonces, et ce, malgré de bonnes nouvelles. Alors que les attentes étaient élevées pour la BNC, une augmentation du dividende de 23% a été annoncée, ce qui tombait sous les attentes de certains analystes. Un plan de rachat de 7 millions d’actions a également été dévoilé. Les profits de la BNC ont suivi la tendance du secteur, avec une augmentation de 53% sur l’an dernier. La baisse soudaine s’explique notamment par l’anticipation des résultats ayant déjà été inclus dans le prix de l’action précédent les annonces.   La banque Toronto-Dominion (TSX :TD) ainsi que la Canadian Imperial Bank of Commerce (TSX :CM) ont toutes deux annoncé augmentation de dividendes et programme de rachat. La TD augmentera son dividende de 12.7%, en rachetant jusqu’à 50 millions d’actions. La deuxième banque d’importance affiche les marges les plus faibles toutefois a surpris les investisseurs en prenant de l’expansion aux États-Unis. Un montant de 123 millions de dollars a été relâché des allocations pour mauvaises créances, tout comme RBC. Du côté de la CIBC, des résultats mitigés ont été présentés. Une croissance des revenus de 10%, contré par un 13% d’augmentation des coûts. Cela n’empêcha toutefois pas la banque d’augmenter leur dividende de 10.2%, en ayant l’intention de racheter 10 millions d’actions. Les dirigeants de la CIBC pointent vers une année 2022 avec une croissance plus élevée des coûts, mais également des revenus.   La Banque de Montréal (TSX :BMO) a été la dernière au marché cette semaine avec leur annonce de 25% d’augmentation du dividende, pour atteindre 1.33$. 3.5% des actions devraient être rachetées, soit 22.5 millions d’actions. Les profits du dernier trimestre ont été 1.6 milliard plus élevé que l’an dernier. La direction mentionne que les travaux d’efficience au niveau des coûts effectués en 2021 se traduiront en dépenses virtuellement identiques en 2022. Ces coupures de coûts, quoique positifs sur les marges opérationnelles, pourraient devenir un enjeu dans les trimestres à venir, surtout considérant la situation de pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs.   D’ailleurs, la pénurie de main-d’œuvre aura amené son pesant d’or pour les employés de nos banques. Des bonus jusqu’à 18% plus élevés ont été remarqués cette année dans les banques. Cette augmentation substantielle est intimement reliée avec la rétention des employés existants. Alors que la recherche de nouvelles ressources se fait difficile, un déploiement plus important des incitatifs monétaires était de mise. Selon des données compilées par Bloomberg, RBC déploiera 7.15 milliards en bonus cette année, alors que la deuxième banque, la BMO, déboursera 3.15 milliards. Ces mesures bonifiées touchent non seulement les positions seniors, mais également les positions de juniors. Alors que les activités bancaires et d’investissement ont atteint des niveaux records en 2021, les banques désiraient avant tout sécuriser leurs ressources humaines par peur de les perdre au plus offrant.   Néanmoins, les investisseurs ont eu droit à un cadeau de Noël en avance cette année avec toutes ces annonces de dividendes et de rachat. Le secteur bancaire demeure un créneau important de notre économie et de complètement l’exclure d’un portefeuille à titres canadiens ferait froncer les sourcils de plusieurs. Les annonces de cette semaine sont une preuve que la solidité financière de nos institutions n’est pas remise en question, et ce, même après quelques vagues du coronavirus. Il restera cependant à confirmer si la dernière variante du virus, Omicron, amènera à son tour son propre lot de limitations. Des restrictions additionnelles pourraient rapidement replonger les investisseurs et compagnies dans l’incertitude, sentiment qui est encore aujourd’hui bien réel sur les marchés.   Sources :  https://financialpost.com/fp-finance/banking/td-bank-hike-dividend-13-as-profit-beats-expectations https://www.bnnbloomberg.ca/rbc-hiking-dividend-buying-back-shares-despite-q4-profit-miss-1.1689510 https://www.bnnbloomberg.ca/scotia-hikes-dividend-plans-24m-share-buyback-amid-profit-beat-1.1688924 https://globalnews.ca/news/8422762/bmo-earnings-dividend/ https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-12-01/la-nationale-aux-prises-avec-les-attentes.php https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-12-03/bank-bonuses-in-canada-rise-18-on-boom-time-battle-for-talent   L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Nouveau variant, mêmes opportunités? Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   L’apparition d’une nouvelle variation du coronavirus, nommé Omicron cette fois-ci, amène son lot de déjà-vu. Une vague de panique et d’incertitudes, des marchés financiers frileux et des métriques en déroutent sont tous au menu pour une deuxième tournée. Toutefois, cette nouvelle phase est accompagnée d’une population exténuée aux prises avec des problèmes d’approvisionnement, de pressions inflationnistes et d’un tout nouveau regard sur le marché des cryptomonnaies. Faisons le point sur les éléments clés de la dernière semaine.   La nouvelle variation du virus, B.1.1.529 ou encore plus amicalement, Omicron, a été découverte au Botswana la semaine dernière. Il s’agit du même type de virus déjà connu des chercheurs toutefois, ayant été reporté comme fortement modifié. Il serait encore plus dommageable pour la santé et de transmissibilité accrue. Encore très peu d’information est connue de cette mutation, toutefois cette annonce a précipité plusieurs pays à émettre des interdictions de voyager. À ce jour, le nouveau variant a été diagnostiqué en Afrique du Sud, Hong Kong, Belgique et ici même, au Canada, notamment au Québec et en Ontario.   Il ne fallut que quelques heures aux différents marchés boursiers afin d’afficher leurs craintes. L’index S&P 500 a enregistré son pire jour depuis février lors du 26 novembre. Un recul de 2.3% pour le S&P, un retrait de 2.2% du NASDAQ et les marchés européens ont eux aussi enregistré des baisses entre 3 et 5%. Ce retrait global découle de l’incertitude et de la volatilité qui était déjà bien présente sur les marchés et l’économie. Le sentiment était mutuel sur les marchés asiatiques, où le Nikkei 225 aura perdu 2.5% et 2.7% à Hong Kong.   Le pétrole aura également enregistré un revers important. Le prix du baril chuta de près de 13%, se glissant sous la barre des 70$, un niveau clé dans le marché. Cette dégringolade marque la pire journée de 2021 pour le pétrole, où le WTI (West Texas Intermediate) a également terminé sa chute sous sa moyenne mobile 200 jours, un second niveau clé de l’analyse technique dans l’industrie. Cette panique ravive la peur déjà bien présente sur les marchés mondiaux, à propos de la disponibilité de la ressource. Comme mentionné dans notre billet du 13 octobre dernier, la crise énergétique à laquelle plusieurs pays font face ne sera qu’amplifiée par davantage de ruptures dans la chaîne d’approvisionnement. Une situation qui deviendra plus difficile à supporter pour les ménages.   La réaction a été d’autant plus vive auprès de nos économistes. Jerome Powell, Président de la Réserve fédérale américaine, indiquait ce lundi que l’apparition du variant compliquera la récupération de l’économie mondiale. M. Powell note entre autres l’essoufflement de la classe ouvrière, qui pourrait perdre motivation à travailler dans un environnement à risque élevé. Une pression additionnelle dans la chaîne d’approvisionnement déjà fragilisée. Alors que les instances gouvernementales commencent à peine à réduire leurs apports financiers auprès des familles afin de stimuler le retour au travail, certains craignent une résurgence de postes temporairement suspendus donnant suite à une nouvelle foulée d’interdictions.  Ce phénomène pointe encore une fois, vers une poussée de l’inflation, qui connaît déjà une croissance au-delà de la fourchette ciblée par la Banque du Canada. La métrique, qui est normalement contenue dans la tranche de 1% à 3%, s’est retrouvée en excès de la cible au cours des 7 derniers mois et 2022 ne s’annonce guère mieux.   Malgré le recul généralisé des marchés, un portrait différent commençait à faire surface ce lundi. Les analystes ont recalculé les impacts potentiels de cette nouvelle vague et un nouveau souffle semble s’être installé. Moderna (NASDAQ :MRNA) a annoncé que des travaux étaient déjà entamés sur la production d’un nouveau vaccin ciblant davantage le variant Omicron. Non seulement les recherches ont été rapidement entreprises, un vaccin serait potentiellement disponible aussi rapidement que début 2022. Alors que le moral est plutôt à plat sur les marchés, il n’en fallait pas plus pour propulser le titre de Moderna à la hausse. Un gain de 12% a été enregistré à la clôture de la session du 29 novembre, un sentiment qui semble s’être répandu aussi rapidement que la nouvelle du nouveau variant sur la Bourse. Le TSX reprit 23 points tandis que le S&P 500 regagne 60 points. Le WTI a également su effacer quelques traces de l’anxiété de vendredi, finissant à 70.75$ le baril, et ce, malgré le voile d’incertitude qui demeure sur l’industrie et son approvisionnement.   Passons un coup d’œil rapide au titre de Pfizer (NYSE :PFE) suite à l’annonce de Moderna. Le titre, ayant enregistré une progression rapide de près de 8% en 2 jours après la découverte du variant Omicron, chuta ce lundi de 3%. Nul ne serait surpris si une nouvelle annonçant une possible version améliorée du vaccin sortait dans les prochains jours.   Non seulement, le marché boursier s’est plus vigoureux, le marché des cryptomonnaies en a fait autant. Alors que le Bitcoin a vu son prix diminué de 10%, glissant sous la barre de 54,000$ US, il aura repris ses esprits, remontant à 58,000$. Comme la plus grande capitalisation dirige toujours le marché des actifs digitaux, la majorité des actifs digitaux alternatifs ont emboîté le pas. Chose inusitée, une fois le terme Omicron connu de tous, la cryptomonnaie portant ce nom s’est littéralement enflammé. La devise digitale Omicron, ou sous son ticker OMIC, s’est propulsée de 70$ à 690$ en moins de 2 jours, affichant un rendement de 886% aux traders les plus avertis! L’actif a depuis perdu son momentum et se retrouve à 215$ au moment de la rédaction de ce billet, représentant tout de même un retour de 207%. Une autre preuve que les actifs digitaux sont à la fois des véhicules à rendements intéressants, mais comportant également un niveau de risque et de volatilité incroyable.   Quoi qu’il en soit, les différentes vagues de pandémie reliées au coronavirus commencent à nous montrer une tendance qui n’est pas soutenable à long terme. Cette circularité, malgré qu’elle puisse accroître les rendements de certains investisseurs, se voit surtout détrimentaire sur plusieurs autres fronts. Les premiers fronts étant notre économie, notre pouvoir d’achat et notre santé mentale.     Sources :  https://www.bnnbloomberg.ca/moderna-surges-after-saying-omicron-vaccine-ready-early-2022-1.1688335 https://www.cnbc.com/2021/11/29/fed-chair-powell-says-omicron-variant-poses-risk-to-economy-complicates-inflation.html https://www.bnnbloomberg.ca/oil-rises-as-traders-evaluate-market-signals-omicron-variant-1.1688264 https://www.nytimes.com/2021/11/29/business/global-stock-markets-omicron.html https://www.cnn.com/2021/11/29/business/omicron-variant-cryptocurrency/index.html https://www.cnn.com/2021/11/26/africa/new-covid-variant-discovered-south-africa-b11529-intl/index.html https://www.nytimes.com/2021/11/26/business/covid-variant-stock-market-oil-prices.html   L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Metaverse : monde virtuel, rendement réel Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   Depuis que Facebook (NASDAQ :FB) a annoncé sa décision de changer le nom corporatif de l’entité pour « Meta », le terme Metaverse, qui était surtout populaire sur quelques sphères des cryptomonnaies et jeux vidéo est soudainement devenu notre futur. Ces plateformes interactives pourraient permettre aux utilisateurs de se divertir, de travailler ou de vivre tout simplement dans un monde qui ne leur saurait autrement pas atteignable. Le momentum de cette tendance a évidemment attiré l’œil des poches les plus profondes de Wall Street, bénéficiant par le fait même à plusieurs investisseurs.   Faisons le point sur ce que sont réellement les metaverses. Alors que le terme est dérivé d’un livre de 1992 de M. Neal Stephensen, il signifie simplement un univers généré uniquement à l’aide d’ordinateurs. Ces metaverses se veulent le plus immersifs possible pour ses utilisateurs avec une multitude d’activités à leur disposition. L’utilisateur, qui est en fait immobile pour la plupart du temps, peut à l’aide d’un casque de réalité virtuelle ou autres dispositifs du genre, se projeter dans un univers digital de leur choix. Que ce soit pour jouer à des jeux, visiter des endroits uniques en leur genre, socialiser avec d’autres joueurs ou même, travailler, ces univers n’ont que pour limite ce que leur créateur a en tête.   Le changement de nom surprenant de Facebook, ou Meta, montre aujourd’hui à quel point cette sphère technologique gagne du terrain. L’argent des investisseurs coule à flots dans ce segment encore peu exploré par les grandes techs de ce monde en espérant récolter les rendements potentiels de ce marché encore de niche. Quoique l’engouement est nouveau aujourd’hui, l’idée générale d’un metaverse ne l’est pas. Certaines compagnies, telles que Second Life, ont lancé de telles plateformes en 2003, tout comme la compagnie Finlandaise Sulake avec Habbo Hotel. Ces univers ont depuis perdu quelque peu de leur lustre d’autrefois, mais sont toujours parmi nous aujourd’hui. Une des différences majeures dont l’industrie possède aujourd’hui, autre que des ordinateurs plus puissants et une connaissance avancée en codage, est l’expérience. Depuis plusieurs années, le segment des jeux vidéo aura pavé la voie à ces nouveaux univers digitaux. Des jeux comme Minecraft, Roblox (NYSE :RBLX), Grand Theft Auto et même Fortnite, possèdent leur propre écosystème. Ceux-ci possèdent des environnements, objectifs et expérience de jeux complètement différents l’un de l’autre, mais se regroupent tout de même sous le même giron d’univers ouvert.   D’ailleurs, Roblox a récemment attiré l’intérêt de la multinationale Nike Inc. (NYSE :NKE), où il a créé son propre univers digital, permettant aux joueurs d’arborer des produits de marque Nike. Quelques jeux sont disponibles à l’intérieur de ce monde virtuel, qui est basé entre autres à l’effigie de la maison mère de Nike en Oregon. Cet univers intitulé NIKELAND, permet également aux utilisateurs de lier les données de l’accéléromètre de leur téléphone cellulaire afin de transférer les mouvements de la vie réelle directement à leur personnage en ligne. Le titre de Roblox a immédiatement répondu à cet intérêt marqué, passant de 95$ le 10 novembre dernier à près de 135$ en moins de 9 jours.   Un autre exemple est celui de Microsoft (NASDAQ :MSFT), qui désire bâtir un metaverse d’entreprise. Celui-ci inclurait même nos outils favoris tels que PowerPoint et Excel. La première version de cet univers ciblé aux grandes sociétés devrait apparaître dans la première moitié de 2022. Il serait surtout utilisé aux fins de conférences, où ses participants auraient leurs propres avatars, connectés directement via Microsoft Teams. La vision de Microsoft sera évidemment plus globale après un certain temps. Le vice-président de la compagnie, Jared Spataro, a même mentionné un exemple de magasinage en ligne dans le metaverse, comme si l’on se trouvait en magasin (terminé les files d’attente hors des magasins d’électronique lors du vendredi fou!). Les investisseurs peuvent également s’attendent à voir plusieurs développements sur la sphère des jeux vidéo immersifs, qui tirerait avantage de leur console Xbox.   Il existe cependant quelques barrières à faire tomber avant d’en arriver là. Alors que l’idéologie d’un monde 100% virtuel n’est pas nouvelle, les technologies ne cessent de s’améliorer, laissant certaines versions du passé inutilisables sur les nouvelles générations. Tout ceci est également sans compter la situation causée par le coronavirus, où la chaîne d’approvisionnement est globalement à la traîne face à la demande. Cette problématique est d’autant plus exacerbée lorsque nous regardons les composantes d’électronique, variant de cartes graphiques, jusqu’aux puces intelligentes de nos véhicules. Une autre limite à ces mondes virtuels, du moins, en date d’aujourd’hui, est la capacité d’accueillir un certain nombre d’utilisateurs simultanément. Alors que des millions d’utilisateurs peuvent visualiser un même évènement simultanément, ceux-ci sont répartis sur des centaines de serveurs différents, faute de capacité. Cette séparation sur plusieurs serveurs entraîne donc l’impossibilité des utilisateurs à interagir l’un avec l’autre s’ils ne se trouvent pas dans le même.   Source: TradingView – NYSE:META pricing 6 months trailing, 22-11-2021   Du point de vue investissement, il demeure difficile de faire un choix aujourd’hui. Les grandes sociétés de technologies semblent bien positionnées pour transposer ces idées à la réalité. Toutefois, plusieurs compagnies privées ont également des vues et une expérience notée dans le milieu. Puisque plusieurs morceaux sont nécessaires à la construction de telles plateformes, il ne serait pas étonnant de voir de nouveaux joueurs ou conglomérats voir le jour. La construction au niveau du Web 3.0, du graphisme et de l’expérience sociale sont au cœur du sujet.   Si le choix devient trop complexe à votre goût (et personne ne vous en voudra non plus!), des FNB sont déjà disponibles afin de prendre une exposition à ces titres à potentiel élevé. Roundhill Ball Metaverse (NYSE :META) en est un qui regroupe la majorité des géants de la technologie. Ce FNB qui a débuté en juin 2021 est encore très récent, mais est réparti entre plateforme de jeux, composantes électroniques, solutions infonuagiques et réseaux sociaux. Une solution qui pourrait être adaptée même au plus averti des investisseurs du monde moderne.     Sources :  https://www.forbes.com/sites/kenrapoza/2021/11/14/why-you-absolutely-must-invest-in-the-metaverse/?sh=78b734ff3a9b https://sifted.eu/articles/metaverse-what-is-it-guide/ https://www.cbc.ca/radio/sunday/the-sunday-magazine-for-october-31-2021-1.6229995/the-metaverse-is-already-here-but-the-dazzling-new-world-facebook-promises-is-a-long-way-off-1.6249731 https://www.reuters.com/technology/into-metaverse-nike-creates-nikeland-roblox-2021-11-18/ https://www.bnnbloomberg.ca/the-metaverse-crypto-and-evs-are-among-2021-s-big-tech-winners-1.1685508 https://www.bnnbloomberg.ca/microsoft-s-own-metaverse-is-coming-and-it-will-have-powerpoint-1.1675778   L’auteur de ce billet déclare détenir des positions dans les titres de Roundhill Ball Metaverese (NYSE :META), mais n’a aucune intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Une entrée en Bourse électrisante pour Rivian Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   Le 9 novembre 2021 a marqué l’entrée en Bourse de Rivian Automotive Inc. sur le NASDAQ sous le ticker RIVN. Le fabriquant de véhicule électrique rejoint les rangs de Tesla (NASDAQ :TSLA), General Motors Co (NYSE :GM) et Lucid Motors (NASDAQ :LCID) parmi les grandes capitalisations des manufacturiers automobiles. Mais pourquoi Rivian fait-il les manchettes ? Et bien, son premier appel public à l’épargne (ou IPO en anglais) a grimpé au sommet des évaluations boursières de 2021. Le tout est certes très impressionnant, toutefois, sur quoi se base ces évaluations alors que l’entreprise ne présente aucun profit à ce jour et commence à peine la livraison de leurs premiers véhicules.   Commençons par le commencement; que fait réellement Rivian Automotive. Rivian se spécialise dans la conception et la fabrication de véhicules 100% électriques. La mission de l’organisation a pour épicentre de préserver l’environnement sans pour autant se priver de déplacements. Elle s’est d’ailleurs commise à publier des rapports ESG (Environnemental, Social et Gouvernance) sur leur empreinte ainsi que celle de leurs fournisseurs en 2022. Le jeune fabricant automobile utilise également des plastiques de sources recyclées, certains mêmes venant de ceux ramassés dans nos océans. L’objectif de production de l’entreprise en 2021 est de produire 1,000 véhicules, de quoi prouver sa petite taille.   La flotte de véhicules offerte par Rivian Automotive suit les pas de l’entreprise bien connue, Tesla, et n’offre qu’une poignée de modèle. Le R1T est le modèle de type camionnette, qui vise le plus grand segment de véhicules nord-américains. La fiche technique du véhicule pointe vers une autonomie de 314 miles, ou 505km ainsi qu’une étiquette de prix de 67,500$ américains pour le modèle de base. Le R1S quant à lui se rattache au marché des VUS, l’autre segment de taille dans la vente d’automobiles. Ce VUS affiche une autonomie de 508km ainsi qu’un prix d’achat à 70,000$. Rivian offrira également un véhicule de type camionnette commerciale, dont Amazon (NASDAQ :AMZN) a déjà précommandé 100,000 unités, suivant son acquisition d’un intérêt de 20% dans Rivian.   Source : Caranddriver.com – Prototype du véhicule commercial électrique pour Amazon.   Vous avez bien lu, Amazon possède bien une part de 20% dans le fabricant de véhicules électriques, tout comme Ford Motors (NYSE :F) qui a investi près de 820 millions de dollars américains pour une position d’un peu plus de 5%. Ce genre de partenariat montre l’engouement des grandes sociétés existantes pour l’électrification de nos véhicules, mais pourquoi ne pas en faire une opportunité d’affaires également. Le prix d’entrée en Bourse indiqué par Rivian était initialement entre 57$ et 62$. La compagnie, voyant l’intérêt marqué des investisseurs, a ensuite remonté l’étiquette de prix à 78$ l’action. Ce faisant, Rivian aura offert 153 millions d’actions à 78$ l’unité, allant chercher 11.9 milliards de dollars. À titre d’exemple, cette levée de fonds est près de 53x plus élevée que celle dont Tesla avait bénéficié en 2010.   La performance du titre a rapidement répondu à l’engouement initial des investisseurs. L’action se transigeait à 100.73$ à la fermeture des marchés le 10 novembre dernier, un rendement de 29% si vous aviez acheté au prix d’entrée en Bourse. Sa progression ne s’est cependant pas arrêtée là. Le prix de l’action a été propulsé en moins de 5 jours à tout près de 150$ à la fermeture du 15 novembre pour enregistrer un rendement de 92%.   Malgré ce rendement surprenant, il demeure toutefois intrigant de voir comment Rivian se débrouillera face aux nombreux compétiteurs qui occupent l’espace des véhicules électriques actuellement, mais également ceux qui s’y joindront. Puisque nombreux acheteurs et investisseurs ont déjà en tête Tesla comme compétiteur direct, et ce n’est pas faux d’y croire avec l’annonce du Cybertruck à 40,000$, il y a cependant d’autres menaces qui plombent sur l’avenir de Rivian. Comme mentionné plus haut, Ford a déjà son œil sur le marché électrique. Le géant de l’automobile bifurquera de sa populaire ‘’F-Series’’ afin d’y faire les ‘’F-Lightning’’, une lignée entièrement électrique des camionnettes classées, depuis de nombreuses années, au premier rang de sa catégorie. Ce qui est d’autant plus source d’inquiétudes pour Rivian, est que cette nouvelle série affiche une autonomie de 482km, avec une étiquette de prix 30,000$ sous celle du R1T. Les précommandes affichent également 120,000 unités pour cette lignée qui est attendue pour 2022.   Ce que cet exercice nous illustre aujourd’hui est que l’avenir de nos véhicules semble être voué à l’électricité. Alors que nous voyons de nouveaux manufacturiers entrer la grande scène, ils côtoient maintenant les géants de l’industrie qui, eux aussi, ont mis temps, efforts et budget au travail ces dernières années. L’IPO récente de Rivian fait grimper son évaluation d’entreprise à près de 100 milliards, une bien grande évaluation pour une entreprise à production limitée. Cet intérêt précipité dans les véhicules à énergie renouvelable est toutefois accompagné de risques additionnels pour les investisseurs.   Si l’on se rappelle bien, Nikola Corporation (NASDAQ :NKLA), un producteur de camions à énergie alternative, a subi une dégringolade majeure à la mi-juin 2020 suite aux accusations portées envers le PDG et sa compagnie. Les charges de fraudes contre Trevor Milton, le fondateur, allèguent que la quasi-totalité des déclarations de la compagnie (et sur la compagnie) étaient fausses, faisant miroiter aux investisseurs un avenir beaucoup plus prolifique que ce qui était réalité. Le titre a chuté de 54% en 1 mois, et repose maintenant à 13.73$ l’action, très près de son prix d’inclusion en Bourse de 10$ après avoir fait l’objet d’une acquisition par une SPAC.   Il est vrai qu’il n’y a aucun investissement sans risque. Il est toutefois important de faire ses recherches avant de se lancer dans une compagnie à historique restreint. Il ne faut pas non plus s’empêcher de prendre une certaine exposition dans ces compagnies. La preuve que nous avons aujourd’hui est valorisée à 1 trilliard, se transige au-dessus de 1,000$ l’action alors qu’elle a commencée à 17$ et dirigée par l’un des hommes d’affaires les plus controversés qui soit, et ce, malgré son statut d’homme le plus riche au monde.   Sources :  https://www.forbes.com/advisor/investing/rivian-ipo/ https://www.reuters.com/business/autos-transportation/ev-maker-rivian-set-high-profile-market-debut-after-mammoth-ipo-2021-11-10/ https://www.forex.com/en/market-analysis/latest-research/rivian-ipo-everything-you-need-to-know-about-rivian/ https://rivian.com/our-company https://www.caranddriver.com/news/a38211423/rivian-ipo/#:~:text=Rivian%20made%20its%20debut%20today,an%20American%20company%20since%20Facebook. https://www.cnbc.com/2021/07/29/us-prosecutors-charge-trevor-milton-founder-of-electric-carmaker-nikola-with-three-counts-of-fraud.html   L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Tsunami de dividendes suite à l’abandon de restrictions Par Olivier Gélinas, B.A.A., M.Sc., Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   La décision du BSIF (ou Bureau du Surintendant des Institutions Financières) de lever les restrictions imposées aux institutions financières est tombée cette semaine. Banques et assureurs pourront donc augmenter la rémunération de leurs dirigeants ainsi que le paiement de dividendes à leurs actionnaires. Cet abandon de mesures restrictives pave la voie pour des retours sur investissements fructueux, paramètre surveillé de près par bon nombre d’individus.   La pandémie du Coronavirus aura amené son lot de problèmes et de défis pour virtuellement tous les acteurs de l’économie moderne. Ces maux de tête n’ont pas épargné les banques et assureurs en mars 2020, alors que le BSIF imposa des restrictions sur l’utilisation des liquidités. Ces mesures ont été instaurées d’abord et avant tout afin de protéger l’économie, incluant ses compagnies, investisseurs, employés et autres. Les surplus de liquidités devant désormais servir à protéger les intérêts des compagnies et employés avant d’accroître les dividendes ou rachats d’actions. Il va de soi que les régulateurs avaient pour objectif de rendre tous les moyens disponibles à ces entités afin de répondre à leurs obligations financières en temps d’incertitude et de volatilité.   Ces restrictions ont cependant été mises de côté le 4 novembre dernier, alors que M. Routledge annonce que la situation, du moins financière, semble être davantage sous contrôle. Certains items cités pointent vers la libération des réserves prises par les banques lorsqu’elles croient faire face à de possibles cas de prêts en défaut venant de ses clients. L’aide gouvernementale a cependant amené un certain tampon à l’incertitude des grandes banques, procurant liquidités sans tracas aux Canadiens afin de payer hypothèque et épicerie. La vague de prêts en défaut qui était tant redoutée par les institutions financières ne s’est donc jamais matérialisée. Le BSIF demeure toutefois sur ses gardes en suivant de près le marché immobilier qui a connu une effervescence jamais vue. La hausse potentielle des taux d’intérêts, quoique nécessaire pour refroidir le marché, devra être instaurée prudemment afin de ne pas accélérer les risques d’insolvabilité.   La nouvelle n’est pas tombée dans l’oreille de sourds. À croire que plusieurs entités attendaient cette annonce depuis longtemps. Plusieurs assureurs ont déjà annoncé des augmentations de dividendes, chose qui plaît également aux investisseurs inquiets depuis quelque temps.   Manulife Financial (TSE : MFC) a annoncé la journée suivant l’abandon des restrictions, une augmentation de dividendes de 18%. L’assureur versera donc à ses investisseurs un dividende de 33 cents trimestriellement, un bond de 5 cents par rapport au dividende de 28 cents qui avait été bloqué ainsi en mars 2020. L’entité a d’ailleurs cité son intérêt d’effectuer un rachat d’actions jusqu’à une hauteur de 39 millions, un programme qui nécessitera l’approbation du BSIF.   Sun Life Financial (TSE : SLF) s’est ensuite prononcée quelques jours après l’annonce sur leur augmentation de 20% du dividende. Un montant de 11 cents additionnel par actions sur le dividende bloqué de 55 cents sera versé à la fin novembre. Ce nouveau dividende ramène l’assureur dans sa fourchette cible de distribution de ses bénéfices de 40% à 50%. M. Strain, président et PDG de Sun Life se dit heureux de pouvoir augmenter les dividendes aussi rapidement, et ce, même après avoir déboursé $700M en réclamations supplémentaires reliées à la COVID. iA Société Financière (TSE : IAG) a également pris avantage de l’assouplissement afin d’augmenter leur dividende de 29%, amenant le paiement à 62.5 cents par action. Ce faisant, l’entité se replace au milieu de sa fourchette de distribution cible, soit 30%. Encore une fois, le PDG, M. Ricard, se dit satisfait de la performance financière des derniers trimestres et est heureux de pouvoir finalement partager ce succès avec les actionnaires de la compagnie.   Le message était clair du côté de nos assureurs canadiens; un excès de liquidités était clairement présent dans leurs coffres et ils étaient prêts à appuyer sur la détente afin de faire plaisir aux actionnaires. Qu’en est-il de nos banques cependant? Au moment de la rédaction de ce billet, aucune banque ne s’est prononcée sur une augmentation possible des dividendes. Les analystes sont toutefois d’avis que les annoncent suivront sous peu pour les six grandes banques canadiennes.   John Aiken, analyste pour Barclays Capital, voit un excès de capital non négligent pour ces institutions, mais note toutefois que ces augmentations ne feront pas baisser cet excès drastiquement. Alors que le consensus pointe vers une augmentation de 17% ou 18%, M. Aiken croit toutefois que les banques demeureront avec un excès de près de 48 milliards de dollars après ces augmentations et que les stratégies de croissances dites non organiques pourraient voir le jour. Rachats d’actions, fusions et acquisitions, développement de nouveaux segments, tout pourrait être sur la table.   Parmi les six grandes banques canadiennes, la Banque Nationale du Canada (TSE : NBC) semble être la mieux placée pour en donner davantage à ses investisseurs selon Mike Rizvanovic, analyste chez Credit Suisse. La capacité de la BNC pourrait aller jusqu’à un ratio de distribution de 45%, pour chiffrer un potentiel ajustement de 40% à la hausse sur leur dividende bloqué à 71 cents jusqu’ici.   La Banque de la Nouvelle-Écosse (TSE : BNS) ainsi que la Canadian Imperial Bank of Commerce (TSE : CM) sont quant à elles en meilleures positions pour lancer les plus gros programmes de rachats d’actions parmi les banques canadiennes.   Quoi qu’il en soit, l’une des composantes d’importance de l’économie canadienne demeure les banques et assureurs. Si certains n’ont pas encore annoncé leurs intentions vis-à-vis leur capital excédentaire, peut-être est-il encore temps d’effectuer certains changements à vos portefeuilles afin d’en tirer avantage. Il demeure important d’effectuer ses recherches et de vérifier si la valeur du dividende ne serait pas déjà prise en considération dans les niveaux de prix actuels de ces entités.   Sources :  https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2021-11-04/le-bsif-leve-la-restriction-sur-les-dividendes.php#:~:text=(Toronto)%20L'organisme%20de,la%20pand%C3%A9mie%20de%20COVID%2D19 https://financialpost.com/fp-finance/banking/banks-cleared-to-raise-dividends-hike-executive-pay-after-osfi-lifts-restrictions https://www.bnnbloomberg.ca/release-the-capital-osfi-ends-ban-on-bank-dividend-hikes-buybacks-1.1677118 https://www.bnnbloomberg.ca/sun-life-raising-dividend-20-after-osfi-eases-capital-rules-1.1678614 https://www.newswire.ca/news-releases/ia-financial-corporation-inc-announces-an-increase-of-29-in-the-quarterly-dividend-on-its-common-shares-payable-in-december-2021-857420341.html https://www.advisor.ca/investments/market-insights/manulife-financial-raises-quarterly-dividend-by-18-after-ban-on-increases-lifted/ https://financialpost.com/fp-finance/banking/canadian-banks-could-raise-payouts-18-while-buying-back-stock   L’auteur de ce billet déclare détenir certaines positions dans les titres mentionnés, sans avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Rogers Communications Inc. : Bataille corporative et familiale Par Olivier Gélinas, B.A.A., M.Sc., Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   Si vous avez suivi les nouvelles dernièrement, il a été certainement porté à votre attention qu’il y a de la bisbille chez Rogers Communications Inc. (TSE : RCI.B). Ce qui avait alors commencé comme une intéressante distraction pour de nombreux analystes tourne de plus en plus vers des enjeux inquiétants. Alors que certains qualifient la situation meilleure qu’un feuilleton dramatique sur HBO, d’autres sonnent l’alarme de sous-performance pour le titre. Il est vrai que cette distraction a été accompagnée d’une dégringolade du titre de près de 5%, un recul surplombé de doutes.   Rogers Communications (RCI) a commencé à apparaître dans les tabloïdes suite aux allégations de M. Edward Rogers, fils de Ted Rogers, fondateur du géant de la télécommunication, qu’il souhaitait remplacer le PDG actuel Joe Natale suite à de mauvaises performances de la compagnie. Cette démarche n’aurait pas plus au Conseil d’Administration, qui inclut à la fois sœurs et mère de M. Rogers, et n’associait pas nécessairement la sous-performance de la compagnie à M. Natale. L’Administration convient que les derniers temps n’ont pas été faciles pour la compagnie, mais qu’ils avaient pleinement confiance au management actuel et qu’il n’était pas le temps d’incruster des doutes où il n’y a pas lieu d’être. Revirement de situation, le CA remplace M. Rogers siégeant comme président du Conseil, par John MacDonald, un conseiller indépendant approuvant M. Natale à la tête de RCI.   Suite à cette annonce, Edward Rogers conserve non seulement le blâme sur M. Natale, il y inclut maintenant 5 membres de l’Administration et prévoit les remplacer également à travers le Rogers Control Trust. M. Rogers détient un contrôle très serré sur cette fiducie, et les médias reconnaissent que cette démarche a bien des chances de réussir.   Un des problèmes dans cette situation bien précise est l’utilisation d’une structure à « doubles actions », où l’entreprise émet une classe d’action différente selon le contrôle, pouvoir et droit de ces classes. Plusieurs grandes entités utilisent ce genre d’actionnariat, dont Canadian Tire Corp. (TSE : CTC.A) et Bombardier (TSE : BBD.B), où un individu ou groupe unique se voit donner une proportion énorme des votes par rapport aux autres investisseurs. Dans le cas de Rogers, l’actionnaire majoritaire est le Rogers Control Trust, société où Edward Rogers siège et détient 97.5% des voix de catégorie A. Les enjeux derrière cette structure sont mis sous les projecteurs et provoqueront peut-être certains changements au niveau corporatif dans le futur.   De retour au programme original. L’une des sœurs d’Edward, Martha Rogers, pris d’assaut les réseaux sociaux la semaine dernière afin de déplorer les actes de son propre frère, et le targue de distraire la haute gestion au détriment des actionnaires. De son côté, Edward Rogers effectue un remaniement de CA à l’aide de la fiducie en contrôle et réclame la direction de RCI. Ce processus n’est évidemment pas chose reconnue au sein du CA actuel de la corporation, poussant M. Rogers à avoir appel à la Cour Suprême de la Colombie-Britannique pour reconnaître sa légitimité. Les résultats de ces démarches légales sont attendus cette semaine.   Cette nébuleuse administration demeura jusqu’à l’audience prévue lundi. M. MacDonald fait cependant le point que la gouvernance d’entreprise est un élément clé à son succès. La majorité occupée par M. Rogers sur la fiducie n’en fait pas nécessairement une bonne gouvernance pour RCI, où il pourrait faire ce que bon lui semble sous aucun prétexte raisonnable. L’historique comportemental de M. Rogers revient à la surface, où il a été noté en 2016 son parcours afin d’éviter le CA lorsqu’il a évincé le PDG de l’époque, Guy Laurence. L’un des plus récents administrateurs indépendants du CA, John Clappison, a préféré quitter ses fonctions suite à de multiples tentatives par M. Rogers de contourner les politiques approuvées par le Conseil. M. Clappison a depuis été réélu sur le CA, mais est maintenant dans la mire de destitution d’Edward Rogers.   Il est plutôt rare aujourd’hui de voir ce genre de « lavage de linge sale » en public pour les grandes corporations. Les répercussions sur le titre boursier et risque de réputation sont souvent mis de l’avant avant de rendre publiques ces situations.  Les vues des analystes sont toutefois partagées sur la situation. Alors que Rogers devrait plutôt s’afférer à compléter leur plus grande transaction d’acquisition sur Shaw Communications (TSE : SJR.B), annoncée en mars dernier, la direction est aujourd’hui distraite par une guerre de contrôle. La transaction de 26 milliards ne semble pourtant pas être en péril selon les dirigeants de Shaw, qui préféraient ne pas commenter la situation, la qualifiant d’une querelle familiale avant tout. La CRTC (Conseil de la Radiodiffusion et des Télécommunications), a exprimé son désir de repousser les démarches légales en vue de concrétiser l’acquisition.   Le titre de Rogers Communications a sous-performé face à ses compétiteurs depuis le décès du fondateur Ted Rogers en 2008. Quoique la situation soit divertissante, les analystes n’ont pas manqué de revoir la cote du titre à la baisse. Les dommages collatéraux sont prévus sur 2 fronts, soit une inactivité ou réticence à agir du Conseil d’Administration suivant cette saga largement médiatisée ainsi qu’une route longue et pénible sur la reconstruction de la confiance des investisseurs envers l’entreprise. À titre d’exemple, M. Jerome Dubreuil, analyste chez Desjardins Marchés des Capitaux aura classé le titre comme Hold et coupé le prix cible des 12 prochains mois de 5$ l’action, pour atteindre 68$.   Malgré le niveau d’activité élevé des derniers jours, les actionnaires devraient s’attendre à encore quelques jours de délibération et querelle avant de voir un climat plus calme se rétablir. La performance du titre en reste toutefois négative pour les détenteurs d’actions. D’autant plus, jusqu’à l’acceptation des autorités règlementaires sur la transaction de Shaw, tout est encore possible, une contamination qui ferait sans l’ombre d’un doute, objet de révision légale.   Sources :  https://globalnews.ca/news/8323258/rogers-communications-family-drama-explained/ https://www.cbc.ca/news/business/rogers-dual-class-shares-1.6225405 https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1834234/rogers-tribunal-edward-rogers-chicane-famille https://www.cbc.ca/news/business/rogers-natale-1.6219230 https://www.theglobeandmail.com/business/article-rogers-john-macdonald-made-offer-to-step-down-as-telecoms-board-chair/ https://www.bnnbloomberg.ca/disruptive-force-reaction-pours-in-to-edward-rogers-explosive-claims-1.1672974   L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La frénésie des SPACs et une envolée de 845% pour Donald Trump Par Olivier Gélinas, B.A.A., M.Sc., Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   La Bourse du Nasdaq a été prise d’assaut la semaine dernière par un autre phénomène découlant des SPACs (Special Purpose Acquisition Company), mais avec une saveur politique cette fois-ci. Les grandes entreprises techs ayant jugé les propos de M. Trump comme étant mensongers ou parfois fallacieux aux yeux du grand public ont suspendu lesdits comptes. Alors que l’ex-Président des États-Unis se faisait bannir des médias sociaux Twitter et Facebook, ce dernier a annoncé mercredi dernier sa volonté de créer son propre réseau social, incluant une plateforme intitulée « TRUTH Social ». Cette nouvelle société, Trump Media and Technology Group (TMTG) fusionnera avec l’entité spéciale Digital World Acquisition Group (Nasdaq : DWAC), donnant une évaluation financière de 1,7 milliard de dollars américains.   Quoique la situation se prête à beaucoup de jugements, faisons le point sur ce que sont réellement les SPACs et pourquoi elles ont vu une popularité fulgurante en 2020 et 2021. Une SPAC est essentiellement une compagnie qui passe en IPO (Initial Public Offering) afin de lever des capitaux. Cette compagnie est, à moment, une société coquille (ou à numéro, expression parfois mieux connue) où absolument aucune activité n’est enregistrée. L’entité a pour seul but d’exister, en vue d’acquérir une entité dans le futur, d’où son nom « Special Purpose Acquisition Company ». Aucun produit, service ou employé ne se trouve dans cette coquille vide.   Les capitaux levés à travers l’IPO sont conservés dans cette coquille jusqu’à l’acquisition de ladite entreprise. Ces capitaux sont typiquement levés à l’aide d’actions avec une étiquette de prix à 10$. Les investisseurs de la SPAC prennent à ce moment un risque énorme d’acheter des actions en ne sachant aucunement quelle cible sera acquise par cette coquille. L’acquisition de l’entreprise visée par le SPAC passe par un vote des actionnaires afin de conclure l’acquisition. Ceux-ci ont alors le choix d’échanger leurs actions pour les actions de la nouvelle entité fusionnée ou encore de reprendre leur investissement initial, plus intérêts.   Cette structure se traduit donc en une compagnie fusionnée, publique, ayant des actionnaires ainsi qu’une soudaine mission et structure de compagnie. Il s’agit d’une « autoroute » vers un affichage public sur les Bourses et bien souvent, une source potentielle de rendement parabolique pour ses investisseurs téméraires. Cette voie se veut habituellement moins dispendieuse qu’une IPO traditionnelle et se rapproche de la stratégie « Reverse Merger » ou « Reverse Takeovers », où une compagnie privée fusionne avec une compagnie publique afin de devenir elle-même publique sans avoir recours à une IPO.   Les SPACs ne sont pourtant pas de nouveaux véhicules d’investissements, ils sont connus des financiers depuis plusieurs années maintenant. Le problème avec ces véhicules était évidemment la capacité de lever assez de fonds afin de poursuivre avec une acquisition. Puisque les SPACs possèdent également une date limite afin de compléter leur acquisition, il était d’autant plus important de lever ces précieux capitaux. La pandémie a toutefois apporté une particularité qui ne semblait soudainement plus être un problème; la liquidité. Les entreprises et investisseurs se sont rapidement retrouvés avec un surplus de liquidités après avoir vu des dépenses coupées de force ainsi qu’une aide financière sur plusieurs niveaux.       Source: DWAC stock price Seeking Alpha – 2021-10-25   Les investisseurs ont cependant quelques réserves sur les SPACs, et avec raison. Comme mentionné précédemment, l’entreprise à acquérir demeure inconnue des investisseurs, l’historique de ces véhicules ne pointe pas toujours vers une histoire de rendements fulgurants. Dans le cas du SPAC de M. Trump, et illustré dans le graphique ci-dessus, le prix du SPAC à 9.96$ américains a grimpé jusqu’à 175$, et fini sa course le 22 octobre à 94.20$, un rendement de 845% en seulement 2 jours. Toutefois au long-terme, les rendements n’ont pas été au rendez-vous. Les SPACs entre 2015 et 2020 ont en moyenne enregistrée des rendements sous la moyenne. Ces sous-performances sont souvent liées au fait que le directeur du SPAC se doit de choisir une cible, même si elle s’avère être détrimentaire aux actionnaires.   Le SPAC de M. Trump a toutefois suscité l’intérêt de nombreux investisseurs. Après sa suspension indéfinie sur les réseaux sociaux, M. Trump en a eu assez de se faire censurer, un aspect qui plaît à bon nombre d’internautes. Malgré cette société risquée à caractéristique de « chèque en blanc », les petits investisseurs sur des forums tels que Reddit ont pointé ce titre comme étant le prochain titre chaud de l’heure. Le volume transigé jeudi dernier, lors de l’annonce de l’acquisition de TMTG, a frôlé les 500 millions. La folie s’est depuis dissipée, revenant à des niveaux de 64 millions de volumes, et un prix par actions reculant près de 11% ce lundi.   La suite des choses est difficile à prévoir. La figure publique qu’est Donald Trump amène très souvent volatilité et incertitude. Alors que même les fonds spéculatifs restent majoritairement hésitants face à cet investissement, certains en ont toutefois profité pour réaliser leur sortie. Deux fonds, Lighthouse Investment et Saba Capital Management, ont liquidé leurs positions en entier après la nouvelle de l’acquisition liée à M. Trump. Le fondateur de Saba Capital lors d’une entrevue avec Bloomberg aurait même cité que les valeurs et l’éthique de leur firme les auraient poussés à sortir de leur position. À titre d’exemple, les termes de service accompagnant les courriels de la société TMTG prévoyaient que leurs utilisateurs renoncent à leur droit de recours collectifs contre eux. Une pratique se détachant largement de ce qui est considéré comme étant « éthique ».   Quoi qu’il en soit, les SPACs peuvent procurer une entrée en Bourse facilitée ainsi qu’une panoplie d’avantages potentiels. Elles amènent cependant leur quota de risques, d’autant plus amplifiés lorsqu’il s’agit de personnalité publique. Même si cet investissement ravive le débat de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux dans l’actualité, il aura peut-être pu s’avérer une vraie mine d’or pour votre portefeuille, assumant un timing d’entrée et de sortie impeccable.   Sources :  https://www.cnbc.com/2021/01/30/what-is-a-spac.html https://www.cnbc.com/2021/10/25/trump-spac-dwac-drops-in-price-after-big-gains-on-social-media-news.html https://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/nasdaq-l-action-dwac-suspendue-apres-une-envolee/628292 https://www.cnbc.com/2021/10/20/trump-announces-social-media-platform-launch-plan-spac-deal.html https://www.nbcnews.com/tech/tech-news/how-facebook-twitter-decided-take-down-trump-s-accounts-n1254317   L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Toujours plus haut la crypto Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   Les devises cryptos, ou cryptoactifs, ont parcourus un terrain phénoménal du point de vue de l’investisseur moyen. Que ce soit directement avec le Bitcoin, roi indétrôné de la cryptosphère, ou encore par l’incorporation d’investissements de mining dans un portefeuille traditionnel, ces actifs de nouvelle génération ne passent pas inaperçus. Cet univers, aussi prolifique soit-il, demeure controversé et redouté des plus aguerris sur Wall Street. La monnaie digitale de choix a cependant franchi une étape importante pour l’adoption de masse, ou du moins l’acceptation élargie; un fond négocié en bourse (FNB, ETF en anglais) sur le Bitcoin fait son entrée en bourse aux États-Unis.   Reculons cependant de quelques mois avant tout. Le début 2021 marque une effervescence encore aujourd’hui inégalée, un niveau qui dépasse facilement la frénésie de 2017. Alors que le Bitcoin débute le Nouvel An juste sous la barre des $30,000 US, il atteindra un sommet historique de $64,760 US à la mi-avril. Un ‘’maigre’’ rendement de 117% en l’espace de quelque mois, de quoi faire sourciller même ses détracteurs les plus endurcis. A ce moment, l’univers des actifs digitaux bat son plein, avec des promesses d’efficience, de faibles coûts et de milliers de transactions par secondes venant d’écosystèmes inconnus du commun des mortels. Son plus proche rival, l’Ethereum, a fait ses débuts en 2021 à environ $730 US, pour terminer son ascension à la mi-mai à près de $4,400 US. Ce rendement ahurissant de 500% devenait une promesse longuement attendue de plusieurs adeptes.   Cependant, comme plusieurs analystes, certains qualifiés, d’autres moins, prennent un vilain plaisir à le rappeler, ce type d’actif est encore aujourd’hui incompris et volatile. Il ne fallut que quelques semaines pour ces actifs de se replier vers des niveaux précédemment vu en début mars. L’Ethereum, par exemple, a connu un recul de 58% de sommet, un comportement réciproque du Bitcoin, ayant subi un revers de 50%. Il est encore aujourd’hui fréquent de voir ce genre de montagnes russes dans les cours des cryptoactifs (et parfois beaucoup plus), puisque certains détiennent toujours d’énormes sommes sous différents portefeuilles, capables d’influencer le marché à eux seuls. Ces individus, qualifiés de whales dans le jargon, en profitent souvent pour engranger des profits alors que la vague est encore élevée, laissant les plus petits investisseurs dans les remous d’une vague qui s’affaisse.   Source: Paul Chiasson – La Presse Canadienne Non seulement cet univers est volatile et réactif, il est également un malaimé des autorités financières à travers le monde. Le 24 septembre dernier, la Chine déclarait que toutes transactions d’actifs cryptographiques étaient désormais illégales. Les motifs derrière cette annonce soulèvent notamment un danger potentiel aux actifs des Chinois ainsi qu’une volatilité incontrôlable, en plus d’un autre moyen pour blanchir de l’argent sous un haut degré d’anonymat. Le Bitcoin a chuté de $2,000 US seulement avec cette annonce. Cette interdiction a également causé certains ennuis aux mineurs de crypto. Ces mineurs, qui utilisent une quantité astronomique d’électricité afin d’alimenter leurs fermes de minage, ont fait face à quelques tracas de logistique. Ces fermes ayant des tailles d’entrepôts remplies de câblage, de cartes graphiques, d’ordinateurs dédiés et de système de ventilation ont été obligées de se relocaliser.   Il ne s’agit cependant pas de la première interdiction sur les actifs digitaux en Chine.  En 2013, une interdiction sur les transactions réglées à l’aide du Bitcoin. L’hiver 2017 a connu une investigation de manipulation de marché et blanchiment d’argent. L’Automne 2017 a suivi avec une interdiction sur les ICOs (Initial Coin Offerings). En 2019 les premières pensées sur l’interdiction complète des cryptoactifs, sans se concrétiser, et en 2021 viendra ladite interdiction autant que le minage que sur tout service à dénomination cryptographique.   Le Bitcoin s’est cependant remis de tous ces jabs, et a même retrouvé un niveau très près de son sommet historique, avoisinant les $62,000 US en date du 18 octobre. La raison de cette récente progression a toutefois un élément clé bien important. L’ouverture tant attendue de la SEC (Securities Exchange Commission) à intégrer un fond négocié en bourse sur la Bourse de New York. Ce fond, Bitcoin Strategy (NYSE:BITO), conçu par la firme ProShares, débuta son chemin ce mardi 19 octobre, marquant un pas de géant vers une visibilité sur le monde entier. Contrairement à détenir l’actif digital sous-jacent qui comporte souvent plus de risque et incorpore davantage d’étapes, le véhicule proposé ici se fait aux côtés de n’importe quelle autre action cotée en bourse. Selon plusieurs spécialistes, une vague de véhicules d’investissement à saveur cryptographique est à prévoir sur les marchés.   Les États-Unis se retrouvent donc aux côtés du Canada, où ce type d’investissement existe depuis plusieurs mois déjà. Les premiers FNB canadiens liés au Bitcoin ont été adoptés au début de 2021, ce qui n’a fait qu’engendrer de nouvelles inclusions sur les marchés. Trois fonds liés à l’Ethereum ont même été approuvés en avril 2021, une vraie course contre la montre. Le premier FNB lié au Bitcoin au Canada, proposé par Purpose Investments, approuvé en février dernier, a atteint un volume de $400 millions dans ces 2 premiers jours sur le marché. Il s’agit ici d’une mesure importante lorsque nous traversons la frontière du sud. Le marché américain est beaucoup plus important en termes de volume et d’investisseurs. Cette nouvelle portée ouvre la voie sur un monde beaucoup plus structuré et rigide que ce qui est généralement connu dans le monde digital. Ce nouveau marché est cependant avide de rendement et d’argent rapide après avoir emmagasiné de bons coups sur les marchés boursiers avec la pandémie.   Il demeure difficile d’évaluer le potentiel de l’inclusion du Bitcoin (peu importe sa forme) sur les marchés américains. Les adeptes de cryptoactifs y voient cependant plusieurs avantages. Diversification de portefeuille, exposition à un marché en développement, une adoption potentiellement accélérée, et la liste continue. Certains croient même que la couverture contre l’inflation pourra même se faire à l’aide du Bitcoin jusqu’à détrôner l’or qui règne depuis des lunes comme valeur refuge en temps difficile.   Sources :  https://www.bbc.com/news/technology-58678907 https://www.bnnbloomberg.ca/first-u-s-bitcoin-futures-etf-may-debut-monday-filing-says-1.1667062 https://www.coindesk.com/markets/2021/04/16/canada-approves-three-ethereum-etfs-in-one-day/ https://www.newswire.ca/news-releases/evolve-plans-to-launch-canada-s-first-multi-cryptocurrency-etf-tsx-etc-on-wednesday-september-29-2021-898326947.html https://www.lapresse.ca/affaires/marches/2021-10-18/entree-historique-du-bitcoin-a-wall-street.php https://qz.com/2065015/how-chinas-new-ban-on-crypto-breaks-from-the-past/   L’auteur de ce billet déclare détenir du Bitcoin et de l’Ethereum. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Crise énergétique : Dure réalité à la pompe Par Olivier Gélinas, B.A.A., M.Sc., Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   Si vous tentez de profiter des belles températures d’automne, que ce soit pour une randonnée en montagne ou une balade en voiture dans les paysages colorés, ces déplacements en voiture vous coûteront probablement plus cher cette année. La pandémie a amené des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement dans plusieurs segments de l’industrie, et le secteur de l’énergie n’a pas été épargné. Alors que la quasi-totalité de la planète tente tant bien que mal de sortir de chez soi après plus d’un an de confinement, l’offre n’a pas su répondre à la demande résultant en un impact marqué sur les prix à la pompe.   Le phénomène que l’on voit sur le marché de l’énergie présentement reflète plusieurs impacts découlant d’un arrêt de notre économie l’an dernier. Alors que les familles et travailleurs étaient invités à rester à la maison, la voiture restait garée, inutilisée et sans aucun besoin pressant de remplir le réservoir. Le résultat immédiat a été de voir une offre bien au-delà de la demande, faisant chuter les prix sous la barre du 1$ un peu partout au Canada. L’industrie pétrolière s’est ajustée à cette ‘’nouvelle demande’’ et a réduit sa production afin de conserver un prix de vente dit soutenable pour les producteurs. Cette situation est donc devenue le nouveau point d’équilibre en 2020 et personne (ou presque) ne s’en plaignait.   Entrons maintenant en 2021. Les déconfinements graduels, la vaccination de masse, une meilleure compréhension du virus et un désir incroyable de rattraper le temps perdu, autant au niveau du particulier que du manufacturier. La demande en énergie connaît une croissance rapide et soudaine, un choc auquel les producteurs de pétrole ne s’attendaient pas de voir aussi rapidement. L’impact de ce décalage entre l’offre et la demande s’est traduit en une augmentation des prix sur l’énergie. Un exemple des plus évident se trouve en Europe, où les consommateurs subissent une augmentation des prix sur le gaz naturel, le pétrole et autre.  Alors que le prix d’un équivalent de mégawattheure se tenait à environ 19 euros en début 2021, il se retrouve à près de 127 euros en début octobre. Cette augmentation de 568% est loin de passer inaperçue.     Il est à noter ici que cette crise en Europe a été exacerbée par des retraits hâtifs de certains mines de charbon et centrales de gaz naturel afin de se concentrer sur les sources renouvelables d’énergie comme le solaire et l’éolien. Malheureusement, les vents n’étaient pas au rendez-vous cet été, rendant ces champs d’éoliennes plus ou moins utiles face à un besoin grandissant. Se ruant aux pompes, les Européens, et surtout au Royaume-Uni, ont vu des prix exorbitants ou encore des fermetures de points de vente faute d’avoir de l’essence dans leurs réservoirs. Cette semaine, le producteur russe d’importance, Gazprom (MCX:GAZP), réitérait son but primaire de renflouer l’inventaire de ses partenaires européens et chinois.   La situation au Canada n’est pas encore aussi dramatique que nos voisins de l’est. Toutefois, une croissance des prix à la pompe a été notée dernièrement, ce qui pourrait bien être le début de notre histoire de ce côté-ci du globe. Le prix moyen d’un litre d’essence vendredi dernier (le 8 octobre) avoisinait le 1.50$ à Montréal, une augmentation de près de 40 cents sur les prix de l’an dernier à pareille date. Un prix moyen de 1.70$ était noté au Labrador, des niveaux jamais vus depuis 2012. Les experts s’entendent cependant pour dire que le problème réel ne se situe pas de notre côté, mais bien de l’autre côté de l’Atlantique. Les éléments clés étant la croissance de la demande post-confinement, l’effet néfaste de la crise énergétique en Europe ainsi qu’un décalage évolutif entre l’offre et la demande au niveau global.   Il est facile de se concentrer uniquement sur son portefeuille lorsque nous remplissons le réservoir de notre véhicule, toutefois les entreprises canadiennes se mordent les doigts présentement à voir les coûts d’expédition de leurs produits grimper en flèche. Difficile de se relever d’une pandémie lorsque nos profits fondent à vue d’œil par ces coûts additionnels. Les entreprises savent éperdument que les consommateurs peuvent absorber jusqu’à un certain point une augmentation de prix des biens et services. Toutefois, naviguer ces eaux troubles devra être de courte durée, surtout avec les pressions inflationnistes dont ils font face de part et d’autre.   Du côté de l’OPEP (l’Organisation des pays producteurs de pétrole), il est évident que certains en profitent pour enregistrer des profits bien juteux. Il est vrai que l’offre ne peut être augmentée du jour au lendemain afin de répondre à cette demande. Par contre, conserver un niveau de production artificiellement bas et augmenter les prix pour tous aux alentours ne sera que néfaste pour l’économie mondiale. Cette dépendance aux énergies non renouvelables profite naturellement aux pays du Moyen-Orient, et ce, jusqu’à ce que nos plans environnementaux entrent en vigueur. Plus tôt cette semaine, il a été réitéré que la croissance graduelle de l’offre sera conservée, malgré les situations critiques dans certains coins du monde. Le baril de pétrole Brent aura débuté 2021 à environ 54.40$ américains, alors qu’il se situait vendredi dernier à près de 83$. Ces prix se situent toujours sous les records 2011, toutefois la vitesse à laquelle ces prix ont été atteints l’est. Un baril qui était à 25$ en avril 2020 a donc connu une progression de 230% sur 18 mois, une situation préoccupante pour bien des parties.   Alors que les pays autour du globe s’entendent pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mettant de l’avant divers plans afin de faire changer le vent de direction, il est difficile de nier les besoins fondamentaux de notre économie. En attendant que l’on puisse tous rouler en véhicule à 0 émission, il faudra forcément s’attendre à ce que l’on vienne piger davantage dans nos poches.     Sources :  https://www.cbc.ca/news/business/gasoline-energy-prices-1.6202977 https://oilprice.com/Energy/Natural-Gas/Is-America-Doomed-To-Replicate-Europes-Energy-Crisis.html https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1830235/crise-energetique-prix-essence-records-canada-petrolieres https://www.reuters.com/business/energy/china-digs-coal-oil-gains-energy-crisis-deepens-2021-10-08/ https://leaderpost.com/pmn/business-pmn/gazprom-eyes-higher-export-price-as-europe-energy-crisis-deepens https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-10-08/la-hausse-du-prix-de-l-essence-cause-du-tort-aux-pme.php     L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Frais de courtage : le début de la fin? Par Olivier Gélinas, B.A.A., M.Sc., Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   Depuis des lunes, les frais de courtages étaient partis intégrants d’un portrait financier ou encore le nerf de la guerre lorsque nous choisissions une plateforme pour nous lancer en Bourse. Alors que la nouvelle génération de milléniaux commençait à déployer leur fortune sur le marché, les types de plateformes web et mobiles ont commencer leur ascension. Avec celles-ci, une réforme-choc sur les frais d’achat et vente d’actions. La plateforme américaine Robinhood (NASDAQ:HOOD), créée en avril 2013, a pris d’assaut la nouvelle vague d’investisseurs en affichant une gratuité complète sur les transactions effectuées sur sa plateforme. Un premier jab aux grandes institutions bancaires qui aujourd’hui, tente de répliquer. Fut un temps où les frais sur transactions boursières étaient le critère #1 sur notre décision d’aller avec une plateforme plutôt qu’une autre. Ou encore, nous utilisions l’extension proposée par notre banque en ayant la simplicité en tête et faisant fi de ses frais. Des frais variants de 5$ à 10$ pour l’achat et vente d’actions ou de FNB étaient la norme pendant plusieurs années, qui étaient plus souvent détrimentaires aux petits investisseurs qu’à leurs voisins plus aguerris. Ces frais, souvent chiffrés à seulement 1¢ par action achetée/vendue, faisant également face à un minimum de 4.95$ par transaction, soit près de 500 actions. Nul besoin de dire que peu d’individus transigent 500 actions ‘’au minimum’’ à chaque transaction. Alors que ces frais sont bien présents et parfaitement affichés, nous les acceptions amèrement puisqu’aucune alternative n’existait au Canada. En 2018, Wealthsimple Trade est apparu sur le marché. Wealthsimple Trade se greffe donc aux opérations existantes de Wealthsimple, une plateforme de robot-conseiller et fonds autogérés. Cette plateforme, majoritairement détenue par le groupe financier d’importance Power Corporation (TSX:PWF), tente de révolutionner le courtage en ligne. Wealthsimple Trade offre via son application mobile l’achat et vente d’actions et FNB sans aucuns frais. Aucun minimum de transaction requis, aucun volume minimal, aucun montant minimal et aucuns frais de transaction, une vraie révolution dans cette sphère qui appréciait ces frais acceptés de tous. Les seuls frais auxquels Wealthsimple Trade se permettait de mettre la main dessus étaient un écart sur le taux de change d’une action à dénomination américaine. Malgré cette approche holistique sur les transactions boursières, Wealthsimple Trade a connu un lent départ et un manque de traction venant de la réticence de plusieurs sur cette nouvelle plateforme ‘’trop intuitive’’ versus ce qui était connu à cette époque. La Banque Nationale du Canada a annoncé le 23 août dernier sa nouvelle grille de tarification à 0$ sur sa plateforme de courtage direct (BNCD). Ce faisant, elle devient donc la première Banque canadienne à abolir les frais de courtage. Certains analystes voient cette annonce à la fois comme un tournant dans l’industrie, mais également comme une stratégie de croissance pour la banque, qui vient au 6e rang des banques canadiennes d’importance. L’institution financière n’a évidemment pas dévoilé combien ces frais représentaient sur leur état des résultats cependant, Gabriel Dechaine, un analyste du secteur bancaire de la Financière Banque Nationale estime qu’ils représentaient 1.2% des recettes. Il ne fallut pas plus de quelques jours pour que le Mouvement Desjardins ait le même son de cloche. Le 13 septembre dernier, la coopérative a annoncé à son tour l’abolition des frais de courtage sur sa plateforme Disnat. Dans un communiqué, Mme Minet, VP aux services-conseils en gestion de patrimoine, souligne que ce changement favorisera l’accessibilité aux marchés boursiers pour leur clientèle. Elle devient alors la 2e institution financière à briser la tradition sur ces frais. Cette nouvelle approche d’investisseur autonome amène évidemment la réflexion suivante : est-ce réellement la fin des frais de courtage? Une question qui reste encore aujourd’hui sans réponse précise. M. Mario Mendonca, analyste spécialisé du secteur bancaire chez Valeurs mobilières TD est d’avis qu’il est possible que les frais disparaissent assez rapidement. Si l’une des 5 banques d’importances décidait soudainement de suivre la tendance, il est probable que les autres emboîtent le pas également, afin de se garder sur un certain pied d’égalité face à leurs compétiteurs. Certains voient également cette tendance comme une menace pour les banques. Si l’on reprend les estimations de M. Dechaine, TD ferait face à une diminution potentielle de 4.2% de ses bénéfices. Toutefois, tous s’entendent sur le fait qu’un mouvement quelconque des 5 banques restantes deviendra norme pour les autres. L’industrie fait face à une nouvelle génération d’investisseur, souvent plus rapides sur la gâchette de leur portefeuille que leurs prédécesseurs. Si nous nous rappelons la saga de GameStop (NYSE:GME), où des investisseurs particuliers se trouvant sur les forums en ligne tel que Reddit, ont été en mesure d’influencer le cours de l’action. Ce volume élevé de transactions a fait progresser le titre jusqu’à près de 350$ américains et fait perdre plusieurs millions de dollars aux professionnels de certains hedge funds qui avaient vendu à découvert le titre. Cette confiance aveugle a évidemment propulsé les chiffres de plusieurs banques à la hausse, et la Banque Nationale du Canada n’en fait pas exception. Le volume de transaction aurait bondi de 50% par rapport à la même période l’an dernier. Le nombre de nouveaux clients aurait également connu une progression fulgurante, en plus de diminuer l’âge moyen de ses titulaires, renforçant l’hypothèse où les plus jeunes générations tentent tant bien que mal d’entrer sur le marché boursier. Quoi qu’il en soit, l’abolition de frais, ou leur diminution du moins, sauront amener un choix de plateforme axé davantage sur les fonctionnalités et stratégies disponibles plutôt que de se concentrer uniquement sur ce qui sort de notre poche. Il ne serait pas surprenant de voir certains clients changer de banque si certaines d’entre elles venaient qu’à traîner de la patte…   Sources : https://www.conseiller.ca/nouvelles/industrie/vers-la-gratuite-des-commissions-sur-les-actions/ https://www.ledevoir.com/economie/626913/courtage-vers-la-fin-des-commissions-a-la-bourse https://www.newswire.ca/fr/news-releases/wealthsimple-trade-la-premiere-application-d-operations-boursieres-sans-commission-est-maintenant-disponible-826080417.html https://www.lapresse.ca/affaires/2021-08-23/actions-et-fonds-negocies-en-bourse/la-gratuite-chez-banque-nationale-courtage-direct.php   L’auteur de ce billet déclare détenir des positions dans les titres de Power Corporation (TSX:PWF) et National Bank of Canada (NA.TO), mais n’a aucune intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Evergrande : Un souvenir amer de Lehman Brothers Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, B.A.A., M.Sc., Contributeur pour DayTrader Canada Difficile d’ignorer ce qui a éclaté la semaine dernière dans les marchés financiers avec le géant chinois, Evergrande (US OTC : EGRNF), manquant à ses obligations financières sur sa montagne de dettes. Alors que les livres et gurus de la finance prônent une diversification de portefeuille, le même principe n’a pas la même portée au niveau corporatif. La situation rappelle même chez certains la dégringolade de la défunte banque Lehman Brothers en 2008, une pensée plutôt effroyable en 2021. Evergrande est le second développeur immobilier d’importance en Chine, fondé en 1996. La compagnie accumule près de 1300 développements répartis dans 280 villes et a enregistré plus de 110 milliards de dollars américains en ventes l’an dernier. Le marché du développement immobilier ayant connu un franc succès avec les acheteurs asiatiques, lorsque la croissance a ralenti, les activités d’expansion se sont montrées le bout du nez. Parmi ces expansions, nous comptons les parcs d’attractions, les véhicules électriques, l’alimentation, l’embouteillage d’eau et même… le sport! En 2010, Evergrande a acheté une équipe de soccer, et fondé une école de soccer pour la modique somme de 185 millions de dollars américains. Ceci est sans compter le stade de soccer en construction au coût de 1,7 milliard, pouvant accueillir 100,000 spectateurs et en forme de lotus, un clin d’œil aux traditions chinoises.   À la lecture des activités du conglomérat, il apparaît clair que la situation dans laquelle ils se sont eux-mêmes mis les pieds était d’une ampleur beaucoup plus grande qu’anticipée. Cette ampleur peut même se chiffrer! 306 milliards de dollars américains. En juin dernier, un paiement sur leur papier commercial a été manqué, donnant suite à un gel de 20 millions de dollars dans leur compte, par la banque elle-même. En août, Evergrande informait ses investisseurs que certains développements ont été arrêtés après avoir manqué leurs paiements auprès des contracteurs. Cette accumulation de mauvaises nouvelles a suscité les questionnements et regards externes sur les livres de la compagnie, confirmant ce que plusieurs craignaient. La compagnie est techniquement en faillite. Le terme ‘’technique’’ est important ici. Après avoir manqué un paiement de 83.5 millions, un sursis de 30 jours leur a été alloué, en plus de faire face à davantage de restrictions sur leur propre compte de banque afin d’utiliser les fonds strictement pour compléter les projets en cours, et non pas pour payer les créanciers. Inutile de mentionner que les investisseurs se sont rués chez leurs courtiers afin de vendre leur titre d’Evergrande. Le titre a enregistré un recul d’environ 81% depuis le début de 2021, affichant un prix de clôture à $0.34 USD en date du 27 septembre. Cependant, les craintes ne sont pas uniquement restreintes aux investisseurs. Le groupe possède également des opérations en Suède et aux Pays-Bas dans le secteur automobile ainsi que certains partenaires en Allemagne. Le gouvernement chinois a débuté une intervention auprès du géant sous les craintes soutenues du risque de contagion sur d’autres secteurs de l’économie locale et mondiale. Il est à noter que près de 128 banques et 121 institutions non bancaires sont potentiellement affectées par cette situation. Si l’on regarde plus près de chez nous, BlueBay, un gestionnaire d’actifs sous la Banque Royale du Canada, rejoint BlackRock sous les institutions exposées au risque de crédit présenté par Evergrande. La People’s Bank of China a injecté des liquidités sur le marché en espérant calmer les esprits échauffés. L’injection de 71 milliards s’est amorcée avec une première tranche de 10.8 milliards vendredi dernier. Toutefois, le problème reste bien présent : les flux monétaires entrants dans l’entreprise sont insuffisants pour rencontrer leurs obligations financières. De son côté, Evergrande tente par tous les moyens disponibles de réduire son endettement, chose qui est définitivement plus facile à annoncer qu’à réaliser. Un règlement via négociations a récemment eu lieu avec les créanciers sur le paiement d’intérêts sur des obligations pour près de 36 millions de dollars. D’autres communiqués venant du conglomérat pointent plutôt vers la vente de certains actifs. Toutefois, personne ne se bouscule aux portes pour acheter les actifs de la firme en détresse. Des escomptes sur des unités résidentielles, émission d’actions secondaires, ventes d’immeubles, les fins justifieront les moyens. Il est évident que très peu d’acheteurs existent pour une tour à bureaux avec une étiquette de prix avoisinant les 1.6 milliard… En début de semaine, la filiale de véhicule électrique du groupe, Evergrande NEV, n’a eu d’autres choix que de reporter son introduction sur la Bourse de Shanghai. Le prometteur producteur de voitures électriques a annoncé qu’il pourrait potentiellement ne jamais atteindre sa phase de production de masse suivant un criant manque de liquidités. Bons nombres de fournisseurs n’ont pas été en mesure de recevoir leur paiement ainsi que certains employés n’ayant pas eu droit à leurs salaires. Un plan de ventes d’actifs est également en cours dans ce segment, où des négociations ont été entamées sur certains de leurs produits de soins pour personnes âgées. La filiale a accumulé une perte de 742 millions de dollars depuis le début de 2021, de quoi sonner une seconde alarme sous le giron d’Evergrande. À ce stade-ci, aucune option n’est écartée pour remettre sur pieds le promoteur immobilier. La compagnie a même annoncé récemment la mise en vente de ses parts dans une banque, chiffrées à 1,5 milliard. Certains ne voient pas comment une sortie de ce trou noir est possible, alors que d’autres pensent qu’une mission de restructuration est toujours possible. Quoi qu’il en soit, une faillite, anticipée ou non, aura de grandes répercussions autour du globe, jusque dans les portefeuilles des investisseurs.   Sources : https://www.ctvnews.ca/business/5-things-to-know-about-the-evergrande-situation-a-simple-breakdown-1.5601514 https://mobilesite.evergrande.com/en/about.aspx?tags=2 https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-09-27/evergrande-pain-spreads-to-wealthy-investors-as-more-interest-payments-missed https://www.journaldemontreal.com/2021/09/27/evergrande-renonce-a-introduire-en-bourse-sa-filiale-vehicules-electriques https://www.bnnbloomberg.ca/evergrande-s-ev-unit-plunges-after-warning-of-cash-shortage-1.1657719   L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Cannabis : Des opportunités parties en fumée? Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada   Dans quelques semaines marquera le 3e anniversaire de la légalisation du cannabis au Canada. Cette promesse électorale du Premier Ministre Trudeau dans la course de 2015 est devenue rapidement médiatisée et controversée. La légalisation avait plusieurs objectifs dans sa mire: un accès davantage contrôlé à cette drogue récréative, assurer la sécurité des utilisateurs en encadrant les producteurs et surtout, enrayer le marché illicite qui avait su devenir prolifique et pseudo-experts dans l’art de l’offre et la demande, principe 101 de l’économie.   ‘’Et en quoi cela me concerne?’’ me demanderez-vous. Cette légalisation a eu des répercussions sur l’ensemble de l’économie et a ouvert un nouveau créneau d’investissement pour les acteurs de la bourse. Aujourd’hui, qu’est-il devenu de ce secteur si rapidement construit et quel a été (ou aurait été) l’impact sur votre portefeuille d’investissements?   Alors que l’industrie touche à peine son cycle de croissance, une consolidation intense du marché s’est fait voir tout au long de 2020 et 2021. La précipitée de l’industrie a donné vie à de nombreuses entreprises productrices de cannabis. Toutefois, celles-ci n’ont pas été créées égales et ont dû se tailler une place alors qu’elles faisaient face à des Goliaths de ce monde, tels que Canopy Growth (TSX:WEED) et Aurora Cannabis (TSX:ACB). Parmi ces transactions récentes, on recense Hexo (TSX:HEXO) avec son acquisition de Redecan pour 925 millions et Zenebis Global pour 235 millions. Canopy acquiert Supreme Cannabis pour 435 millions, Sundial acquiert Inner Spirit Holdings et la liste de ne fait que continuer.   S’il y a autant de transactions dans le milieu, ce doit être un signe que l’industrie est profitable, non? Pas tout à fait. La phase de consolidation du marché actuel est un sprint. Un sprint vers l’acquisition de parts de marché, de capacité de production et de consommateurs. Si l’on regarde strictement le résultat net de Canopy Growth, l’année fiscale 2021 montre une perte de 1.67 milliard. Aurora n’est guère mieux avec une perte cumulative au 3e trimestre de 567 millions. Le secteur du cannabis apprivoise toujours le marché canadien, en gardant un œil rivé sur le marché américain, où les discussions s’intensifient sur une potentielle légalisation. La production excède grandement la demande dans le marché actuel, les grands joueurs (avec les poches plus profondes) en profitent pour acheter leurs concurrents. Valeurs Mobilières Desjardins a estimé dans un de leur rapport que Canopy contrôlait 14% du marché canadien, Hexo 17%, Tilray 15.5% et Aurora 6.5%.   Les coûts gargantuesques d’une entreprise productrice de cannabis découragent les plus petits joueurs, et font le bonheur des plus grands. Comme il s’agit d’un créneau lourdement réglementé, les normes sont strictes sur les manières d’opérer. Terrain, usine, éclairage, irrigation, système de ventilation, contrôle de température ambiante, main-d’œuvre sont tous des coûts à absorber avant même de faire sa première vente. Entre en jeu nos voisins du sud. Le marché américain devient une proie dans la mire des producteurs canadiens, déjà bien positionnés pour répondre à cette possible demande. Un rapport récent de New Frontier Data indique que les ventes potentielles surpasseraient les 50 milliards US en Amérique du Nord d’ici 2025, un chiffre qui ne passe pas inaperçu.     En prenant maintenant la perspective d’investissement, comment se sont débrouillés tous ces titres dans une industrie où chaque détour semble amener à la fois opportunités et risques. Malgré le potentiel de l’industrie, la performance des titres boursiers laisse à désirer. Cependant, le point d’entrée de la position est excessivement important dans ce cas-ci et potentiellement de sortie, si vous aviez du flair. Bon nombre de producteurs de cannabis existaient avant même la légalisation au Canada afin de répondre aux besoins du cannabis à usage médical.   L’annonce de la légalisation du cannabis en 2018 a certainement fait bouger les titres. Le titre d’Aurora est passé de 34$ en octobre 2017 à près de 162$ par action à la mi-janvier 2018. Ce rendement de 376% n’a toutefois pas été de longue haleine, puisqu’un recul de 55% sur 7 mois s’est fait sentir, avant de repartir de plus belle. Les markets timers ont eu de belles opportunités jusqu’à présent afin d’empocher gros.     La période de 2018 à la mi-2019 a su plaire et capter l’attention de nombreuses institutions. Toutefois, le manque d’historique et de stabilité n’ont pas fait l’unanimité de tout un chacun. Les titres se transigent tous sous leurs sommets historiques de fin 2018. Hexo, à 9.43$ l’action, se situe 78% sous son sommet de 42$, tandis que la dégringolade d’Aurora l’amène à 90% sous son sommet de 164.50$. Le momentum affiché par Canopy Growth en début 2021 l’amenant à seulement 22% sous son sommet historique a été rapidement corrigé par le marché après de décevants résultats. Les valeurs par action de ces compagnies offrent un regard intéressant sur l’état actuel de l’industrie, revenu à des niveaux pré-légalisation.   Une position longue en début de cycle aura pu livrer un rendement impressionnant de plus de 350% dans certains cas, se rapprochant même des rendements de certaines cryptomonnaies. Inversement, une position courte après le premier trimestre de 2019 aura également généré un rendement très intéressant avec la chute de prix substantielle.   Un élément important reste à confirmer pour le développement de ce secteur : la légalisation du cannabis aux États-Unis. Alors que les projecteurs sont braqués sur l’administration de Joe Biden, cette dite légalisation se fait attendre, sans montrer signe de progression tangible. La seconde phase de croissance de nos producteurs canadiens semble liée, une fois de plus à notre partenaire commercial #1. Ce marché représente un potentiel de plusieurs dizaines de milliards de dollars et notre industrie locale semble prête à le prendre d’assaut. Alors que ce marché demeure quelque peu incompris, certains demeurent convaincus des rendements verts prometteurs, tandis que d’autres croient plutôt que ces rendements sont partis en fumée.   Sources :  https://www.bnnbloomberg.ca/cannabis-canada-weekly-global-sales-to-top-us-50b-by-2025-analysts-weigh-in-on-retailer-results-1.1653856 https://www.forbes.com/sites/roberthoban/2021/03/22/the-year-of-cannabis-industry-consolidation/?sh=7a7abd667715 https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/756436/trudeau-entrevue-legalisation-marijuana https://www.forbes.com/sites/javierhasse/2021/04/14/canada-cannabis-sales-doubled-in-2020-hitting-26b-heres-whats-next/?sh=6ae9d6a0494f https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-06-19/acquisitions/bouffee-de-transactions-dans-l-industrie-du-cannabis.php   L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Kansas City Southern: La saga qui déraille Par Olivier Gélinas, Analyste Financier, Contributeur pour DayTrader Canada Que votre portefeuille inclût des compagnies ferroviaires ou non, il est difficile d’ignorer ce qui se déroule au sud de la frontière. Un processus d’achat qui s’étire depuis plusieurs mois déjà, impliquant géants de l’industrie, actionnaires, clientèle, Conseil d’Administration et régulateurs. Une saga qui fait écho dans le secteur ferroviaire et possiblement, dans le portefeuille des actionnaires. Kansas City Southern (NYSE:KSU), est une compagnie de transport ferroviaire américaine ayant son siège social à Kansas City, au Missouri. Kansas City Southern a une capitalisation boursière de 25.5 milliards en date du 12 septembre 2021, avec un cours à près de 284$ par action. Ses routes commerciales et industrielles entre le Canada, les États-Unis et le Mexique font d’elle un ajout stratégique pour n’importe quel joueur du transport ferroviaire. Elle est évidemment tombée dans l’œil de 2 compagnies canadiennes bien connues: Canadian National Railway (TSX:CNR) et Canadian Pacific Railway (TSX:CP). La course a débuté le 21 mars, alors que CP fait une offre à Kansas City Southern pour 25 milliards, qui inclue une partie en argent et en actions. Cette offre représentait donc une valeur de 275$ par action, soit une prime de 23% au-dessus du cours normal. La combinaison de ces 2 entités créerait la plus grande transaction d’opérateurs ferroviaires en Amérique du Nord. Dès lors, les premiers actionnaires de Kansas City Southern – les groupes agricoles – se prononcent favorables à cette combinaison, visualisant une valeur ajoutée à un réseau de rails étendus pour leurs achats de grains et de soya. Un mois suivant le dépôt de cette offre, CN sort de l’ombre et offre près de 34 milliards pour l’achat de Kansas City Southern. À ce moment, le prix d’achat par action grimpait à 325$, une prime de 45% sur le prix non-affecté de l’action de Kansas City Southern. (Le prix non-affecté réfère ici au prix de l’action avant toutes rumeurs ou annonce d’achat) Canadian National ne tarda pas à amorcer les démarches légales, informant les régulateurs américains de la Surface Transportation Board (STB) de leurs intentions de combiner avec Kansas City Southern. De son côté, CP conserve son offre à 25 milliards, citant que l’offre de son compétiteur ne tient pas la route. Il est à noter que très souvent, lors de l’annonce d’acquisition potentielle, le cours de l’action de la compagnie cible augmentera, reflétant la prime payée au-dessus du prix courant. Inversement, l’acquéreur verra le cours de son titre diminuer, reflétant cette même prime, perçu comme un excédent payé au-dessus de la valeur marchande. Idéalement, la prime payée devrait être inférieure à la valeur des synergies créées avec la combinaison des deux entités afin de voir l’acquisition comme étant à valeur ajoutée. Alors que les dédales de conformité et d’approbations commencent à fourmiller, nous avons vu la clientèle des services ferroviaires se prononcer à propos des offres sur la table. Cette clientèle, de taille et de spécialisation diverse, devient pratiquement des jetons de négociation alors que certaines entreprises supportent publiquement les deux offres. Les deux soumissionnaires présentent des lettres de supports à la STB pour l’une ou l’autre des ententes afin de faire pencher la balance en leur faveur. Malgré son offre inférieure, CP semble sortir vainqueur de cet exercice citant plus de 1,050 lettres en support à son offre plutôt que celle de CN. Du côté des régulateurs, les maux de tête s’accumulent. Les préoccupations de consolidation du secteur sont grandissantes miroitant une entente détrimentaire aux travailleurs et à l’économie. Le début du mois de mai marque les premiers vrais coups de crayon de la STB. Elle donne l’approbation à la structure de vote en fiducie de Canadian Pacific, isolant virtuellement la compagnie cible de son contrôle jusqu’à l’approbation complète de la STB. C’est à ce moment que Kansas City Southern sort de l’ombre en citant que l’offre de Canadian National demeure supérieure et donne un ultimatum de cinq jours à CP afin de présenter une offre supérieure. Un nouveau régulateur d’importance fait entendre sa voix suivant cette annonce. Le Département de la Justice (souvent référé comme le DoJ en anglais) cite que l’offre de CN apporte une menace bien plus réelle à la compétition de l’industrie que celle de CP. Canadian National quant à lui a fait face à un revers lorsque la STB refuse la structure de vote proposée. Se penchant sur la question, une nouvelle structure révisée est mise de l’avant, mais implique toutefois un coût additionnel de 2 milliards pour CN et ne garantit pas non plus son acceptation. À l’annonce de ces coûts additionnels, un actionnaire majeur de CN, TCI Fund Management, lève le ton contre le Conseil d’Administration et incite la compagnie à abandonner son offre pour Kansas City Southern. Parmi les raisons soulevées, les risques liés aux approbations requises ne pouvant être ignorés et qu’il devient excessivement irresponsable de poursuivre dans cette voie. Le Conseil d’Administration de CN ignorera cet avertissement et poursuit son processus d’achat. Entre temps, les esprits s’échauffent. TCI Fund Management se munie d’un conseiller de taille, Kingsdale Advisors, en vue d’un possible proxy fight. (Le proxy fight, ou bataille par procuration, se veut d’un regroupement d’actionnaires afin d’obtenir gain de cause sur certaines décisions, surpassant celle du Conseil d’administration.) Au début du mois d’août, Canadian Pacific présente alors une offre révisée à 27 milliards pour Kansas City Southern. Cette offre n'est toutefois pas entérinée par la cible puisqu’elle ne constitue pas une offre supérieure à celle de leur compétiteur. Kansas City Southern décide alors de retarder le vote de ses actionnaires sur l’acceptation de l’offre de CN afin d’avoir le verdict de la décision de la STB sur la nouvelle structure proposée. Comble du spectacle, la STB rejette la structure de fiducie proposée par Canadian National s’appuyant sur les modalités et agendas de paiement aux actionnaires. Kansas City Southern repousse donc la date de vote une seconde fois et se dit maintenant en discussions à la fois avec CN et CP. Le PDG de Canadian Pacific se dit toutefois moins enclin à conserver l’offre de 300$ par action si la STB ne se prononce pas avant la date limite du 12 septembre. Après avoir fait un tour de roue complet, Kansas City Southern semble bien positionné pour accepter l’offre de Canadian Pacific, après la nouvelle que la STB ait refusée une fois de plus la structure proposée par Canadian National. Malgré que ce dernier ait cinq jours afin de renégocier ses termes et possiblement changer la décision des régulateurs américains, le processus semble arriver au bout de ses rails. L’offre de 300$ par action demeure 5.6% plus élevée que le cours du titre de Kansas City Southern en date du 12 septembre, ou d’environ 34% sur le prix non-affecté du mois de mars 2021.   Sources: https://www.reuters.com/business/unfolding-kansas-city-southern-takeover-saga-2021-05-14/ https://www.reuters.com/business/canadian-pacific-reiterates-commitment-buy-kansas-city-without-raising-bid-2021-05-20/ https://www.railwayage.com/regulatory/cn-Kansas City Southern-proposal-stakeholders-speak-out/ https://www.bnnbloomberg.ca/cn-should-drop-extremely-reckless-Kansas City Southern-bid-shareholder-1.1605403 https://www.bnnbloomberg.ca/tci-fund-hires-kingsdale-ahead-of-possible-cn-rail-proxy-fight-1.1648953 https://www.bnnbloomberg.ca/kansas-city-southern-to-accept-cp-rail-offer-rebuffing-cn-1.1651146   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Un nouveau vaccin ravive Moderna Par Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada. Les contrats à terme des différents indices boursiers nord-américains étaient en baisse jeudi précédent l’annonce du taux de demande d’allocations de chômage. Le présage d’un ralentissement de la croissance économique causé par la pandémie pèse également sur les indices boursiers cette semaine. Une bonne nouvelle de Moderna apporte cependant un peu d’optimisme. Le cours du titre de la compagnie augmentait de plus de 30$, ou plus de 7%, dans la journée de jeudi au moment d’écrire ses lignes suivant l’annonce d’un vaccin à dose unique pour renforcer l’immunité contre la Covid et la grippe. La révélation du vaccin mRNA-1073 a été faite jeudi par le CEO Stephane Bancel. Ce dirigeant associe le nouveau type de vaccin au début d’une nouvelle ère de médicaments basés sur l’information.  Ce nouveau type de protection utilisant la technologie ARN messager pourrait bientôt être utilisé pour lutter aussi contre d’autres formes de maladies. Moderna est un exemple parfait pour saisir l’impact des évènements sur les titres en bourse. Je vous rappelle que le cours de MRNA se négociait sous la barre des 20$ à la mi-février 2020, tout juste avant la progression inattendue de la pandémie. Le titre se négocie actuellement autour de 455$. Son sommet historique atteint le 10 août dernier s’élève à 497.49$. Capture d"écran du graphique du cours hebdomadaire du titre de Moderna depuis le début de l'année 2020 tirée de Tradingview. Pendant ce temps, le Président Biden se prépare à l’annonce de son vaste plan visant à augmenter le taux de vaccination contre la Covid-19 aux États-Unis qu’il présentera en fin de journée. Alors qu’au Canada, nous entrons progressivement dans une quatrième vague, les cas au sud de la frontière plafonnent à un nombre très élevé. L’Université John Hopkins compile en moyenne 151,500 nouveaux cas quotidiens. Ce qui porte les infections aux niveaux inquiétants observés en à la fin janvier ce cette année. Le discours du Président américain qui sera prononcé à 17 heures portera sur un plan en six parties destinées à faire vacciner davantage de personnes, à permettre la réouverture des écoles en toute sécurité, à augmenter les tests, à améliorer les soins aux patients et à stimuler la reprise économique, selon les détails publiés par la Maison-Blanche. Si ce plan est bien accueilli, il pourrait avoir un effet positif sur les marchés, mais rien n’est moins sûr en cette période incertaine.   Sources : https://www.cnbc.com/2021/09/09/moderna-says-its-developing-a-single-vaccine-for-covid-and-flu-boosters-shares-gain.html https://www.cnbc.com/2021/09/09/biden-to-detail-new-six-pronged-plan-to-increase-us-covid-vaccination-rates-fight-virus.html https://www.tradingview.com/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.     ### TuSimple : short squeeze des camions sans conducteur Par Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada. La pénurie de main-d’œuvre touche plusieurs secteurs. L’industrie du transport n’y échappe pas. Une compagnie intéressante à surveiller : TuSimple Holdings (NASDAQ:TSP). Celle-ci a fait son entrée sur le Nasdaq en avril dernier. TuSimple veut relever les défis les plus urgents de l'industrie du fret routier en permettant une capacité de fret fiable et à faible coût en tant que service tout en établissant une nouvelle norme en matière de sécurité et d'efficacité énergétique. TuSimple a été fondée à San Diego en 2015 avec pour mission d'améliorer la sécurité et l'efficacité de l'industrie du camionnage grâce à une technologie de conduite autonome. Elle compte plus de 800 employés. Sur son site, la compagnie affirme développer le système de conduite autonome le plus avancé au monde spécialement conçu pour répondre aux exigences uniques des camions lourds et a établi le meilleur système de perception à longue portée du secteur. En juillet 2020, TuSimple a lancé le premier réseau de fret autonome (AFN) au monde, un réseau de transport national permettant de déplacer le fret dans tout le pays à l'aide de camions autonomes L4. Elle n’est évidemment pas la seule à se lancer dans la course. TuSimple a des concurrents de premier plan, tels que le « spinoff » de Google Waymo ainsi qu’Aurora soutenu par Uber. Toutefois, ces derniers travaillent sur une plus large gamme de véhicules autonomes comme les voitures de particuliers. TuSimple travaille exclusivement sur des camions sans conducteur, comme les sociétés américaines Plus et Embark. Selon Grayson Brulte, un expert en la matière de la firme Brulte & Co., la technologie de TuSimple conçue spécialement pour le camionnage lui confère un avantage concurrentiel dans son créneau.  De plus, elle a une longueur d’avance après avoir complété plus de 3 millions de kilomètres en test routier avec 70 camions prototypes aux États-Unis, en Chine et en Europe. TuSimple possède aussi des ententes avec deux des plus grands fabricants: Navistar et Volkswagon. La compagnie vise à lancer ses premiers véhicules complètement autonomes en 2024. Des tests de conduite en totale autonomie sans pilote à bord sont prévus à la fin de l’année. Le coût de la technologie s’élèverait environ à 50,000$. L’ajout de ce montant s'avère avantageux lorsqu’on tient compte de l’économie des coûts énergétiques et du conducteur humain. Ceux-ci seront toujours nécessaires pour la livraison de colis à domicile ou commercial par exemple. Le véhicule autonome sera utilisé pour les longues routes de livraison. TuSimple a vendu un peu plus de 27 millions d'actions de la société dans l'offre initiale. Le cours initial de l'action était supérieur à la fourchette attendue de 35 $ à 39 $ par action. Le prix initial donne à TuSimple une valeur marchande de plus de 8 milliards de dollars en bourse. Des partenaires de l'industrie, dont le constructeur de camions Navistar, l'unité de camionnage commercial de Volkswagen Traton SE et United Parcel Service, ont également investi dans TuSimple. La société a déclaré une perte nette de 199 millions de dollars en 2020, après avoir dépensé 132 millions de dollars en recherche et développement. Il y a 7000 réservations de ses camions autonomes Level 4. Le titre, qui avait doublé de valeur en à peine deux mois suivants son arrivée en bourse, est retombé ensuite progressivement pour atteindre son plus bas niveau le 16 août.  Un renversement de tendance s’est alors amorcé depuis le milieu du mois d’août pour atteindre les 50$. Une remontée assez importante de 85% en 2 semaines seulement, sans toutefois revenir à son sommet de 79.84$. TuSimple a été propulsé par un short squeeze mardi de la semaine dernière. Les vendeurs à découvert étaient nombreux à miser sur la baisse du titre en juillet. Pas moins de 7.4 millions d’actions étaient vendues à découvert à la fin du mois de juillet. De plus, l’annonce de l’achat de plus de 300,000 actions de TSP par le fonds négocié en bourse vedette de Cathie Wood a attiré l’attention sur le titre. La dernière transaction d’achat du fonds ARK Innovation ETF (NYSEARCA :ARKK) a été rapportée le 20 août. Dans le cadre de notre service d’accompagnement, nous partageons les trades des négociants analystes de DayTrader Canada. Voici donc deux exemples de stratégies effectuées sur TSP et partagées à nos membres sur ce titre en août. La première, l’achat simple d’actions (long stock) dans un but de position multi-séances avec gestion par arrêt sur perte. L’entrée en position a été effectuée le 9 août au prix de 34.26$. La sortie de position a eu lieu la journée du short squeeze au prix de 47.64$ pour un gain réalisé de 39%. La seconde stratégie est un Bull Put Spread.  Pour ceux et celles moins familiers avec les options, il s’agit d’une stratégie un peu plus complexe, mais très intéressante pour réaliser un gain sur un mouvement haussier comme son nom le laisse entendre. Un Bull Put Spread permet de réaliser un gain grâce au crédit de prime encaissé par la vente d’une option de vente, communément Put en anglais. Comme il s’agit d’un spread, une option est aussi achetée dans ce combo afin d’apporter une protection vis-à-vis un possible mouvement à contresens. La prime du contrat vendu étant de valeur supérieure à la prime du contrat acheté, le gain réalisé sur le crédit de prime découlant de la différence des deux primes se concrétisera à l’expiration dans le cas d’un mouvement neutre ou haussier. Le combo peut aussi être fermé à tout moment avant l’expiration. Mon spread sur TSP a été initié le 13 août et il est toujours ouvert au moment d'écrire ce billet. Étant donné la hausse du titre depuis, la valeur résiduelle actuelle des primes du combo représente un gain non réalisé de plus de 80%. Dans le cas d’un spread crédit, le gain maximum est de 100%. Cela survient lorsque le spread expire sans valeur à la date d’expiration des contrats, soit le 17 septembre dans le cas présent.   Sources : https://www.tusimple.com/ https://www.fool.com/investing/2021/08/24/why-tusimple-stock-was-flying-28-higher-today/ https://www.cnn.com/2021/07/14/world/tusimple-autonomous-truck-spc-intl/index.html https://tucson.com/business/self-driving-truck-maker-tusimple-raises-1b-as-it-goes-public-on-nasdaq/article_071aadf8-9e0c-11eb-ac30-db9298b27de7.html https://techcrunch.com/2021/07/30/tusimples-self-driving-truck-network-takes-shape-with-ryder-partnership/ https://247wallst.com/investing/2021/08/20/cathie-woods-ark-invest-buys-over-310000-shares-of-tusimple/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare détenir un Bull Put Spread sur le titre mentionné de TuSimple Holdings (NASDAQ:TSP). Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Conduite autonome: « actually not great » dit Musk Par Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada. Dans un récent gazouillis controversé sur Twitter, le CEO de la compagnie Tesla (NASDAQ:TSLA) Elon Musk, qualifie la dernière version de son logiciel d’assistance à la conduite de… « actually not great »! Le logiciel FSD Beta 9.2 est actuellement disponible seulement aux employés de Tesla et quelques conducteurs ayant déjà acheté le produit Full Self-Driving capability (FSD). Les véhicules Tesla sont équipés d'une technologie d'assistance à la conduite que la société appelle Autopilot. Les fonctionnalités exploitent les caméras et autres capteurs pour aider les conducteurs à effectuer des tâches telles que le maintien d'une distance de sécurité par rapport aux autres voitures sur l'autoroute. Tesla vend également une suite de fonctionnalités améliorées en option, le FSD, pour 10 000 $ ou 199$ par mois aux États-Unis. La technologie ne permet pas encore la conduite autonome complète. La semaine dernière, les régulateurs américains de la sécurité automobile ont ouvert une enquête sur Tesla et sa technologie d'assistance à la conduite Autopilot. La conduite entièrement autonome est destinée à fournir une plus grande fonctionnalité, comme la possibilité de se diriger automatiquement dans les rues de la ville, mais c'est une promesse qui n'a pas encore été concrétisée. La National Highway Traffic Safety Administration, qui réglemente la sécurité automobile, a déclaré la semaine dernière qu'elle enquêtait sur Autopilot à la suite de 11 accidents survenu depuis janvier 2018 impliquant des voitures Tesla. Les enquêteurs fédéraux disent que cette nouvelle enquête examinera les accidents de Tesla avec des véhicules d'urgence. Quelque 765000 voitures de Tesla, dont les modèles Y, 3, S et X, sont couvertes par cette nouvelle enquête. La prochaine version du logiciel serait plus prometteuse. "L'équipe Autopilot / AI se mobilise pour s'améliorer le plus rapidement possible", a indiqué Elon Musk via Twitter. « Je viens de conduire FSD Beta 9.3 de Pasadena à LAX. Beaucoup mieux! » a poursuivi Musk. Le titre de Tesla avait subi un revers à la fin de la semaine dernière pour clôturer à 680.26$. Il est vite remonté au-dessus de la barre des 700$ dès lundi avant midi. TSLA est ensuite demeuré assez stable les jours qui ont suivi. Selon SAE International, anciennement appelée Society of Automotive Engineers, il existe différentes étapes de capacités de conduite autonome allant du niveau 1 au niveau 5. La version bêta du FSD de Tesla n'est actuellement qu'un niveau 2, où la voiture peut faire la direction et l'accélération, mais le conducteur doit être prêt à prendre le volant. Passer au niveau 3 pourrait prendre encore quelques années, car les systèmes prennent des décisions en fonction de l'évolution des situations de conduite autour du véhicule, tandis que les personnes à l'intérieur de la voiture n'ont pas besoin de superviser la technologie. Notre prochain billet portera sur le même sujet du domaine de la conduite autonome. La pénurie de main-d’œuvre touche plusieurs secteurs. L’industrie du transport n’y échappe pas. Une compagnie sera intéressante à surveiller à ce chapitre : TuSimple Holdings (NASDAQ:TSP). Celle-ci a fait son entrée sur le Nasdaq en avril dernier. TuSimple promet de relever les défis les plus urgents de l'industrie du fret routier en permettant une capacité de fret fiable et à faible coût tout en établissant une nouvelle norme en matière de sécurité et d'efficacité énergétique. À suivre dans notre prochain billet…   Sources : https://www.wsj.com/articles/elon-musk-pans-pilot-version-of-teslas-driver-assistance-feature-11629763272 https://www.cnet.com/roadshow/news/elon-musk-tesla-fsd-software-update-not-great/ https://www.tusimple.com/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare détenir un Bull Put Spread sur le titre mentionné de TuSimple Holdings (NASDAQ:TSP). Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Walmart détrôné par Amazon Par Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada. La pandémie modifie le comportement d’achat partout dans le monde, propulsant ainsi les ventes en ligne d’Amazon (NASDAQ:AMZN). Cette dernière devance maintenant Walmart (NYSE:WMT) et devient le plus grand détaillant au monde à l’extérieur de la Chine. Le magasinage virtuel l’emporte sur le traditionnel magasin physique. Le New York Times rapporte les estimations de la firme de recherche financière FactSet à l’effet que la demande pendant la pandémie à atteint des sommets. Pour ces résultats des 12 derniers mois terminant en juin, Amazon a enregistré des ventes de 610 milliards de dollars.  Walmart a quant à elle publié mardi des ventes de 566 milliards de dollars pour la période de douze mois se terminant le 31 juillet. Tandis que les ventes de Walmart connaissaient une hausse de 24 milliards de dollars dans la dernière année, celles d’Amazon augmentaient de 200 milliards! Bien que la croissance du chiffre d’affaires de Walmart soit louable, elle n’arrive pas la cheville d’Amazon qui a fait croître son nombre d’entrepôts d’une centaine et embauchés environ un demi-million de travailleurs depuis le début de l’année dernière. Alors que Walmart a devancé et mené la vie dure à de nombreux détaillants au cours des dernières décennies, c’est à son tour de se faire détrôner. Le titre de Walmart a commencé sa journée mardi avec une montée suivant la parution de ses résultats financiers au-dessus des attentes des analystes. Le bénéfice par actions réalisé au deuxième trimestre de 1,78$ par actions a battu entre autres l’estimation de Zacks qui se situait à hauteur de 1,58$ par actions. Ce qui représente donc une surprise positive de 14,10%. Cette surprise était aussi survenue au premier trimestre alors que le bénéfice par actions avait été de 1,69$, surpassant ainsi les attentes de 1,22$ par actions, soit un dépassement de 38,52%. Les revenus quant à eux s’élevaient à 141,05 milliards versus les 137,17 milliards anticipés. Le directeur financier de Walmart Brett Biggs rapportait lors d’une entrevue avec CNBC que les clients se ruaient vers les bagages, articles de fête et vêtements alors qu’ils sortaient de leur hibernation. Les clients se montrent aussi au rendez-vous pour l’achat d’articles scolaires. Dans le cadre de l’annonce de ses résultats, le CEO Doug McMillon affirmait également que la compagnie accapare davantage de part de marché dans l’alimentation. Le cybercommerce profite aussi à Walmart qui s’attend à réaliser des ventes en ligne atteignant 75 milliards de dollars cette année. Malgré tout, le titre a reculé en après-midi lors la journée de sortie de ses résultats financiers pour clôturer sur une note légèrement négative de 0.03% à 150,70$. Target (NYSE:TGT), son principal compétiteur en sol américain,  a subi le même sort mercredi avec un recul de son cours de près de 2%, et ce, malgré la sortie de résultats au-dessus des attentes. L’incertitude entourant la quatrième vague de Covid-19 et le variant Delta vient brouiller les prévisions et sème l’inquiétude pour les prochains résultats.   Sources : https://www.nytimes.com/2021/08/17/technology/amazon-walmart.html https://www.zacks.com/stock/news/1782627/walmart-wmt-beats-q2-earnings-and-revenue-estimates https://www.cnbc.com/2021/08/17/walmart-wmt-earnings-q2-2022.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare détenir des options d'achat sur le titre mentionné de Walmart (WMT). Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Moderna : sommet historique et effets secondaires Par Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada. Grande nouvelle pour le Canada: Moderna (NASDAQ:MRNA) implantera un centre de recherche et une usine de production de vaccins d’ici 2024. Le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, M. François-Philippe Champagne, annonça fièrement mardi l’entente conclue avec la société de biotechnologie pour construire un nouvel établissement à la fine pointe de la technologie pour la fabrication de vaccins ARN messager. Avec une capacité de production annuelle estimée à 30 millions de doses et la création potentielle de 300 emplois, c’est une grande nouvelle pour le Canada en ces temps de pandémie. Notre pays devient donc le premier où Moderna décide de s’installer après son pays d’origine les États-Unis. Bien que l’emplacement ne soit pas encore confirmé, Montréal compte plusieurs attributs jouant en sa faveur comme sa main-d’œuvre compétitive et la présence sur son territoire de plusieurs autres joueurs du secteur pharmaceutique. Quel a été le comportement du titre en bourse cette semaine? Réponse: très volatil! Après avoir flirté avec son sommet historique de 500$ en début de semaine lundi et mardi, le titre est retombé abruptement mercredi de presque 20% pendant la séance en milieu d’après-midi.  Ce qui représente une diminution de 125$ par rapport à son haut de la veille! Un timide rebond est survenu jeudi matin à l’ouverture. Les titres de biotechnologie, étant particulièrement sensibles aux nouvelles, réagissent souvent fortement. C’est ce qui s’est produit mercredi au moment de l’ouverture des marchés suivant l’annonce à l’effet que le régulateur européen des médicaments investigue de nouveaux effets secondaires possibles causés par le vaccin mRNA COVID-19. Une retrace de MRNA devait inévitablement survenir. Le titre avait quintuplé depuis le début de l’année. La hausse s’était fortement accélérée depuis le début du mois de juillet comme on peut le constater sur le graphique ci-dessous : (Capture d'écran tirée de TradingView) Certains analystes sont d’ailleurs persuadés que la valeur actuelle du titre est exagérée. BofA  Securities, un des plus pessimistes, affirme que la valeur est passée de déraisonnable à complètement ridicule.  L’analyste vient de réitérer son évaluation de sous-performance cette semaine avec un cours cible de 115$. Les avis sont toutefois très partagés. Goldman Sachs redonne plutôt la mention « buy » avec un cours cible de 461$. Voici les avis publiés depuis un mois : (Capture d'écran tirée d'Interactive Brokers) La valeur de Moderna en bourse s’élève maintenant à environ 200 milliards de dollars. Cette valeur au marché vient éclipser les vétérans de l’industrie comme Merck & CO (NYSE:MRK), Bristols-Myers Squibb Company (NYSE:BBY) et Amgen (NASDAQ:AMGN). Bref, les attentes de résultats sont élevées et les perspectives de la poursuite de la vaccination pendant encore plusieurs années procurent une valeur très élevée aux compagnies gagnantes de la course aux vaccins comme Moderna. Sources : https://www.lapresse.ca/actualites/sante/2021-08-10/moderna-arrive-au-canada.php https://www.reuters.com/business/healthcare-pharmaceuticals/eu-drugs-regulator-looking-new-possible-side-effects-mrna-vaccines-2021-08-11/ https://www.benzinga.com/analyst-ratings/analyst-color/21/08/22422062/moderna-analyst-valuation-of-covid-19-stock-ridiculous Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le tourisme spatial en bourse Une nouvelle page de l’histoire s’est tournée dans la conquête de l’espace dimanche dernier le 11 juillet suivant la réussite du vol spatial de l’entrepreneur milliardaire Sir Richard Branson à bord de son propre vaisseau. Les six membres de l’équipage se sont envolés avec l’appareil Unity 22 de Virgin Galactic (NYSE : SPCE).  Avouez qu’il a vraiment de la gueule ce vaisseau conçu pour le touriste dans l’espace suborbital. L’homme d’affaires a ainsi devancé le non moins célèbre Jeff Bezos. Ce dernier prendra son envol la semaine prochaine à bord du premier vol humain de sa compagnie Blue Origin. Le décollage de la fusée est prévu la semaine prochaine le 20 juillet.  Cette date marque le 52e anniversaire de l’atterrissage lunaire d’Appolon 11. La course était donc très serrée entre le New Shepard, la fusée de Blue Origin, et le Unity 22. Qu’en est-il de l’impact du succès de ce vol sur le titre en bourse? Commençons par la journée de l’annonce de l’approbation du vol passager par la Federal Aviation Administration le 25 juin dernier. Les parts de Virgin Galactic Holdings sont alors parties en orbite de 25% pour atteindre un haut de 57,29$ pendant la journée. La couverture des vendeurs à découvert a certainement contribué à la hausse du titre lors de cette journée. Un pourcentage élevé de plus de 20% de la « float » était alors vendu à découvert. Le titre, qui était dans un creux tournant dans les 15 à 20$ à la mi-mai, n’a toutefois pas dépassé l’altitude de son sommet historique de 62.80$ atteint au début février. L’action de Virgin Galactic a amorcé sa descente dès lundi malgré le succès du vol pendant la fin de semaine. La chute de 17% de la valeur du titre est attribuable à l’annonce de la société demandant la vente de 500 millions de dollars supplémentaire d’actions ordinaires. Celles-ci s’ajouteraient aux 240 millions d’actions en circulation que compte la compagnie, dont 164.6 millions sont disponibles au public. On nomme cette portion la « float ». Comme l’émission de nouvelles actions vient diluer la valeur de chacune des actions pour les actionnaires, l’annonce de nouvelles émissions d’actions résulte toujours en une baisse momentanée de la valeur du titre coté en bourse. Le retour sur terre se poursuit au moment d’écrire ses lignes alors que le titre tombe sous la barre des 35$ en milieu de semaine. Comment se fait-il que le titre subisse un tel recule malgré le succès du dernier vol et que la compagnie se rapproche d’accomplir sa mission du tourisme spatial à plus grande échelle? En fait, la plupart des firmes croient que cette variable se reflète déjà dans le cours actuel du titre. Le prix cible moyen est de 36,90$ en ce moment et la plupart ont émis un avis de maintenir la position (Hold). La firme la plus pessimiste établit la valeur du titre à 18$ accompagné sans surprise d’un avis de sous-performance. Tandis que la plus optimiste vise un prix de 51$ avec un avis de surperformance pour les 12 prochains mois. D’autres idées de titres à surveiller dans le domaine de l’espace. Le premier, Maxar Technologies inc. (NYSE : MAXR), une entreprise axée sur les infrastructures spatiales et le renseignement terrestre qui aide les gouvernements et les entreprises à surveiller les changements mondiaux et à faire progresser l'utilisation de l'espace. La société est sur la bonne voie pour lancer ses nouveaux satellites Worldview Legion cette année. Le second, Trimble inc. (NASDAQ : TRMB). Bien qu'il ne s'agisse pas d'une action purement spatiale, elle est la plus grande participation, à 9,56 %, dans l'ETF ARK Space and Exploration de Cathie Wood (NYSE : ARKX). 20% des revenus de Trimble proviennent de sa catégorie géospatiale, qui comprend des satellites GPS et une technologie pour sonder l'espace. Le futur du tourisme spatial est captivant et très prometteur. Réservé de toute évidence pour le moment aux mieux nantis avec des billets d’embarquement se situant entre 200,000$ et 250,000$, certains experts croient que les billets pourraient aussi très bien se vendre jusqu’à 500,000$. "To Boldly Go Where No Man Has Gone Before!" comme le dit si bien Captain Kirk. Par Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada. Sources : https://www.ctvnews.ca/sci-tech/billionaire-richard-branson-reaches-space-in-his-own-ship-1.5504866 https://www.space.com/virgin-galactic-richard-branson-unity-22-launch-explained https://www.space.com/19021-spaceshiptwo.html https://www.space.com/blue-origin-jeff-bezos-launch-follows-virgin-galactic-richard-branson-flight https://www.fool.com/investing/2021/06/25/why-virgin-galactic-stock-took-off-friday/ https://www.cnbc.com/2021/07/12/virgin-galactic-shares-rise-after-successful-branson-flight-paves-wave-for-space-tourism-industry.html https://seekingalpha.com/news/3714160-virgin-galactic-opens-the-week-up-10-after-richard-bransons-successful-flight?mailingid=24425673&messageid=wall_street_bre https://www.benzinga.com/trading-ideas/long-ideas/21/07/21928709/could-virgin-galactics-successful-mission-help-these-2-stocks-soar https://www.virgingalactic.com/ https://www.trimble.com/ https://www.maxar.com/ Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Ça carbure pour les compagnies de transport maritime! Les compagnies de transport sont parmi les meilleures gagnantes du secteur industriel au premier semestre 2021. Certaines ont connu une impressionnante augmentation de plus de 200% depuis le début de l’année. Danaos Corporation (NYSE :DAC) est en tête du peloton avec une hausse de son cours atteignant les 277% en cette première moitié d’année. D’autres compagnies de transport maritime ont aussi dépassé le 200% de rendement après les six premiers mois dont Navios Maritime Partners (NYSE :NMM), Safe Bulkers (NYSE :SB) et Global Ship Lease (NYSE : GSL). Certains évènements expliquent cette incroyable performance de ces titres classés dans le secteur industriel représenté dans le fonds négocié en bourse Industrial Select Sector SPDR ETF (NYSE :XLI). Suite au ralentissement commercial majeur causé par la pandémie du coronavirus, le déconfinement actuel et la reprise économique font croître la demande de marchandise. Cette montée spectaculaire survient juste avant la haute saison dans le commerce de détail. Pendant que les bateaux transportent la marchandise du retour à l’école et de la période des fêtes, divers obstacles ont entravé les routes maritimes. L’obstruction du canal de Suez en mars dernier par un cargo plus gros que l’Empire State Building a causé tout un casse-tête. Facilitant le déplacement d’environ 12% du commerce international, ce blocage a engendré des coûts estimés à 400 millions de dollars à l’heure selon Lloyd’s List. D’ailleurs, la nouvelle vient tout juste de sortir à l’effet que le responsable, le porte-conteneurs géant Ever Given, vient tout juste de lever l’ancre après plus de 100 jours d’immobilisation. Plus récemment, la fermeture du port de Yantian en Chine en raison d’une éclosion de Covid s’ajoute à la liste. Ce port, quatrième plus grand au monde situé au sud de la ville de Shenzhen, est reconnu comme étant un pivot important pour l’exportation de plus de 90% du matériel électronique destiné à l’Europe et aux États-Unis.   Avec le chargement d’une centaine de navires par semaine, la fermeture qui perdure depuis la fin du mois de mai cause tout un défi logistique dans les chaînes d’approvisionnement. Les experts de l’industrie sonnent déjà l’alarme sur les impacts des expéditions pour la prochaine période des fêtes. Bref, ces délais d’approvisionnement inquiètent sérieusement la National Retail Federation. L’association a écrit au Président Biden en juin pour prévenir des causes et des défis entraînés par les perturbations dans le transport maritime. Le groupe avance que 97% des détaillants américains subissent les effets négatifs des délais de transport. Outre les impacts sur les prix des marchandises, il y aussi de grandes conséquences pour les compagnies de transport maritime. Ces dernières font face à un immense défi logistique. Elles ont dû modifier leur route de transport et elles doivent tenter de rattraper les retards accumulés dans les livraisons. Tout cela à évidemment une incidence importante sur les coûts de transport. Pendant que les coûts de transports s’envolent, les valeurs des titres du transport maritime sont catapultées. Par Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada.   Sources : https://seekingalpha.com/news/3712077-industrial-sector-h1-gainerslosers https://seekingalpha.com/news/3708527-global-shipping-disruptions-could-rattle-supply-chains-deep-into-2021 https://www.businessinsider.com/the-suez-canal-blocked-and-closed-several-times-since-opening-2021-3 https://lloydslist.maritimeintelligence.informa.com/LL1136229/Suez-Canal-remains-blocked-despite-efforts-to-refloat-grounded-Ever-Given https://www.bbc.com/news/world-middle-east-57746424 https://www.cnn.com/2021/06/17/business/china-ports-global-supply-chain-intl-hnk/index.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés ni avoir l’intention d’initier de positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La part du lion… électrique! Plusieurs analystes s’attendent à ce que Lion Électrique de Saint-Jérôme performe et ravisse la part du lion du marché des autobus scolaires. Raymond James s’est joint aux autres analystes optimistes cette semaine en amorçant une couverture de performance de marché du titre symbolisé par LEV. Plusieurs autres, dont BMO Capital Markets et la Banque Nationale du Canada se montrent positifs avec une évaluation de surperformance.  Les prix cibles actuels varient entre 20$ et 26$. Le cours de LEV qui se dans les 18$ à New York (23$ à Toronto) au moment d’écrire ce billet, a connu un bas de 9.60$ et un sommet de 35.25$ depuis son entrée en bourse. De nombreuses nouvelles ont été diffusées depuis le début de l’année sur cette compagnie manufacturière de véhicule lourd 100% électrique, dont la planification d’une immense usine de fabrication et d’innovation de 170 000 pieds carrés à l’Aérocité internationale de Mirabel. Le choix de la localisation permet d’être situé à proximité de son usine d’assemblage de Saint-Jérôme. De plus, le vaste terrain rend possible la construction d’une piste d’essai d’une longueur de 2 km. Les gouvernements ont chacun consenti à un prêt de 50 millions de dollars. Ces derniers totalisent donc 100 millions de dollars et sont dits prêts pardonnables, c’est-à-dire qu’il s’agit de prêt à remboursement conditionnel. La Presse rapporte que les entreprises concurrentes reprochent au gouvernement provincial d’offrir à Lion un monopole en favorisant Lion dans le virage d’électrification des autobus scolaire qui s’amorce au Québec. L’objectif est d’atteindre 65% des autobus scolaires qui devront être électriques d’ici 2030. Il n’y a pas seulement qu’au Québec et au Canada où nous avons des ambitions écologiques. Le Président Biden a également annoncé un plan pour supporter l’électrification des 500,000 autobus scolaires aux États-Unis tout comme ici pour la fin de la décennie. Cet effort pour réduire les émissions polluantes favorise la croissance des entreprises qui se positionnent dans le segment de marché de l’électrification des transports. Ce virage vert profitera certainement à la progression de l’entreprise. Le chiffre d’affaires devrait passer de 23 millions de dollars US à plus de 3.6 milliards de dollars US en 2024 selon les projections de la direction. Toujours selon l’entreprise, la taille du marché en Amérique du Nord devrait atteindre 100 milliards de dollars US pour les camions urbains et 10 milliards pour les autobus. Avec la montée constante du commerce en ligne, les besoins sont aussi grandissants envers les camions de livraison de compagnies comme FedEx, UPS et sans oublier bien sûr Amazon. Par Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada. Sources : https://www.marketbeat.com/instant-alerts/nyse-lev-a-buy-or-sell-right-now-2021-06-2-3/ https://montreal.ctvnews.ca/lion-electric-to-build-battery-plant-innovation-centre-in-mirabel-1.5454739 https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-06-03/usine-de-batteries/lion-electrique-s-installe-a-mirabel.php https://www.lapresse.ca/affaires/2021-05-12/vehicules-electriques/lion-et-la-volatilite-electrique.php https://www.forbes.com/sites/tomvanderark/2021/06/07/the-electric-future-of-education-transportation/?sh=2620e8f3bab8 https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-06-15/subvention-d-autobus-scolaires-electriques/quebec-accuse-de-favoritisme-envers-lion.php https://thelionelectric.com/fr Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare détenir des options d'achat sur le titre Lion Électrique (NYSE:LEV), mais ne pas avoir l’intention d’initier d’autres positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le marché révolutionnaire des collections digitales Les NFTs deviendront-ils l’art de collectionner de demain? C’est évidemment encore trop tôt pour l’affirmer. Néanmoins, force est de constater que plusieurs investisseurs et collectionneurs y voient assurément un avenir prometteur à voir le prix de vente aux enchères récent de certaines œuvres numériques. Pour ceux et celle qui désirent une explication détaillée, vous pouvez sauter au bas de l’article afin de mieux comprendre ce qu’est un jeton non fongible (non-fungible token en anglais, acronyme NFT) avant de poursuivre votre lecture. Pour la définition courte, un NFT est un jeton numérique crypté avec la signature de l'artiste sur la blockchain - un registre numérique comme Bitcoin et Ethereum - permettant aux vendeurs et aux acheteurs de vérifier l'authenticité de l’objet numérique. Une transaction utilisant les NFTs qui a récemment fait beaucoup de bruit, autant dans les milieux artistiques, technologique que financier, est la vente d’une collection d’œuvres digitales de la chanteuse Grimes pour la modique somme de 6.3 millions de dollars. Pour ceux qui ne le savent pas, Grimes est l’épouse du célèbre Elon Musk. Une autre transaction très médiatisée est la première œuvre virtuelle non fongible d’une vente aux enchères organisée en mars dernier par la célèbre maison Christie’s qui s’était adjugée pour la somme de 69 millions de dollars! L’œuvre baptisée "Everydays: The First 5000 Days" par l’artiste Beeple avait un prix de départ de 100$. L’artiste lui-même ne pouvait contenir son euphorie au moment de l’adjudication en réalisant l’engouement suscité par son collage de 5000 images assemblées sur une période de 13 ans. Cette transaction au prix mirobolant place maintenant Mike Winkelmann, de son vrai nom, dans le top 3 des artistes vivants les plus chers à ce jour. Il n’y a pas que Christie’s qui embarque dans cette nouvelle mode. Sotheby’s vient de conclure une enchère mettant en vedette une rare pièce de CryptoPunks lors de son évènement Nativel Digital : A Curated NFT Sale. Les connaisseurs s’attendaient à ce que cette convoitée pièce numérique portant le numéro 7523 s’envole à plusieurs millions de dollars considérant que c’est le seul alien masqué faisant partie d’une collection de neuf dont deux de cette collection se sont vendus à plus de 7 millions de dollars. CryptoPunks, reconnu comme le premier projet de jeton non fongible, fût lancé en 2017 par les fondateurs de Larva Labs, Matt Hall et John Watkinson. Il existe dix milles CryptoPunks. Ces derniers forment un avatar pixélisé qui se compose d’un assortiment de 24X24 pixels. Au départ, les CryptoPunks étaient gratuits, mais ce n’est plus le cas de toute évidence. L’enchère Sotheby’s de cette œuvre digitale vient tout juste de se solder au prix de plus de 11 millions de dollars US! Ça fait cher du pixel! Pourquoi payer si cher pour une œuvre que je peux me procurer gratuitement sur le net? C’est par principe de détenir l’original. C’est la même chose pour une toile de valeur. Tout le monde peut se procurer des reproductions, mais il n’existe qu’une seule et unique œuvre originale. Tout le monde peut y trouver son compte. Les jetons non fongibles permettent à l’artiste de monétiser son travail. Ils permettent à l’acheteur de supporter les artistes de son choix. Il permet au collectionneur de bâtir un nouveau type de collection inscrite dans un registre fiable. Finalement, il permet au spéculateur d’acquérir des œuvres ou autres items et espérer une augmentation de la valeur pour réaliser des gains pécuniers. Outre les œuvres d’arts numériques en image, les NFTs servent aussi pour d’autres objets à collectionner comme les vidéos, les cartes sportives ou de jeu, les licences de propriété intellectuelle et sans oublier les jeux vidéo. Ils offrent des perspectives particulièrement intéressantes dans ce domaine.  Il y aura certainement un impact dans le développement des prochaines générations de jeux. Cela permet par exemple de posséder des objets uniques dans des jeux en ligne. Et ce changement est déjà entamé. Par exemple, The Sandbox est un monde virtuel ouvert, semblable au populaire jeu Roblox, permettant aux utilisateurs de générer du contenu et de gagner des jetons de gouvernance SAND ou encore de précieux actifs virtuels de jeu à jeton tels que Gems et Catalysts. Binance lance son marché de NFTs Binance aussi embarque dans la partie en annonçant le lancement de son marché de jeton non fongible qui aura lieu le 24 juin. D’ailleurs, les 100 premiers créateurs qui participeront à offrir leurs œuvres ont été dévoilés cette semaine. Binance offrira donc la chance à cette centaine d’artistes d’accéder à une des plus grandes communautés dans les cryptomonnaies. La plateforme Binance est une des plus importantes dans le monde et c’est celle que nous utilisons pour la démonstration dans notre cours sur les cryptomonnaies. NFT : définition Un jeton non fongible (non-fongible token en anglais, acronyme NFT) est un type de jeton cryptographique qui représente un actif unique. Les NFT sont des versions symbolisées d'actifs numériques ou réels. Ils fonctionnent comme des preuves vérifiables d'authenticité et de propriété au sein d'un réseau blockchain. Les NFT ne sont pas interchangeables entre eux et introduisent la rareté dans le monde numérique. La fongibilité fait référence à la propriété d'un actif dont les unités individuelles sont interchangeables et essentiellement indiscernables les unes des autres. Par exemple, toutes les monnaies fiduciaires sont fongibles. Pour agir comme moyen d'échange, chaque unité individuelle doit être interchangeable avec toute autre unité individuelle équivalente. Un billet d'un dollar est interchangeable avec tout autre billet d'un dollar authentique. Contrairement à un objet unique de collection qui serait, quant à eux, non fongible. À titre d’exemple, si vous possédez une carte de hockey rare provenant d’une collection de valeur comme celle de Wayne Gretzky recrue datant de 1979 et que vous l’échangez contre une autre carte plus commune et récente, vous n’auriez plus la même valeur entre les mains. Les NFT peuvent être utilisés par des applications décentralisées (DApps) pour permettre la création et la propriété d'objets numériques et d'objets de collection uniques. Bien que les NFT puissent être négociés sur des marchés ouverts qui mettent en relation acheteurs et vendeurs, il convient de noter que la valeur de chacun est unique. La normalisation des NFT permet un degré d'interopérabilité plus élevé, ce qui signifie que des actifs uniques peuvent être transférés entre applications avec une relative facilité. Les NFT ont le potentiel d'être l'un des éléments clés d'une nouvelle économie numérique alimentée par la blockchain. Ils pourraient être utilisés dans de nombreux domaines différents, tels que les jeux vidéo, l'identité numérique, les licences, les certificats ou les beaux-arts et même permettre la propriété fractionnée d'articles. Le stockage des données de propriété et d'identification sur la blockchain augmenterait l'intégrité et la confidentialité des données, tandis que des transferts et une gestion facile et en toute confiance de ces actifs pourraient réduire les frictions dans le commerce et l'économie mondiale. N.D.A. : la définition en italique est une traduction tirée du glossaire de Binance. Par Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada. Sources: https://www.cnn.com/style/article/beeple-first-nft-artwork-at-auction-sale-result/index.html https://www.cnbc.com/2021/06/02/sothebys-to-auction-a-cryptopunk-nft-which-could-sell-for-millions.html https://www.reuters.com/technology/sothebys-sell-first-nft-online-auction-2021-06-01/ https://www.sothebys.com/en/digital-catalogues/natively-digital-a-curated-nft-sale?locale=en https://www.theverge.com/2021/3/1/22308075/grimes-nft-6-million-sales-nifty-gateway-warnymph https://www.theverge.com/22310188/nft-explainer-what-is-blockchain-crypto-art-faq https://venturebeat.com/2021/02/26/the-deanbeat-how-non-fungible-tokens-nfts-will-change-games/ https://medium.com/yield-guild-games/settling-the-digital-nation-why-we-bought-100k-of-virtual-land-a6bd10eb78da https://www.binance.com/en/blog/421499824684902149/Meet-the-Artists-and-Creators-Behind-the-Binance-NFT-Marketplace-100-Creators-Revealed https://academy.binance.com/en/glossary/non-fungible-token-nft Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare détenir une stratégie d'options Bull put spread sur le titre Roblox (RBLX), mais ne pas avoir l’intention d’initier d'autres positions dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Du maïs soufflé pour les actionnaires éclate la valeur du titre Parmi les promotions de billets pour assister aux nouveaux films et autres combos de liqueurs et sacs de bonbons sur le site de AMC Theatres, une nouvelle offre plutôt inusitée s’adresse aux actionnaires. En effet, AMC invite ses actionnaires à s’inscrire à AMC Investor Connect pour recevoir un grand maïs soufflé gratuit! Avec le déconfinement et la réouverture des cinémas, cette stratégie marketing tombe à point pour la période estivale et s’est avérée très payante pour les actionnaires. La journée de l’annonce, le titre a "éclaté" de plus de 90%! Cette annonce, partagée entre autres par le CEO Adam Aron sur Twitter, a fait grand bruit à Wall Street et les réseaux sociaux. D’ailleurs, vous avec certainement déjà entendu parler de ce titre inscrit à la bourse de New York sous le symbole AMC dans les derniers mois. Il faisant partie des titres comme Gamestop (GME) qui ont été très médiatisés en début d’année en raison du réseau de communauté en ligne WallStreetBets présent sur Reddit.  Ce dernier ayant mené à l’impressionnant short squeeze poussant certains titres à des valeurs surréalistes. GME, un titre qui se négociait à peine à 20$ avait été propulsé à plus de 400$ au mois de janvier. L’annonce du lancement de la nouvelle plateforme d’AMC pour les petits investisseurs cette semaine à catapulter le titre de la compagnie pour atteindre une augmentation de plus de 1400% pour l’année à date. Oui oui, vous avez bien lu, il n’y a pas de zéro en trop. Le titre qui se négociait sous la barre des 2$ en début d’année a franchi le cap du 70$ mercredi, la journée de l’annonce. En plus du popcorn gratuit, les membres investisseurs recevront d’autres avantages et des informations sur l’entreprise. Pas étonnant que les hauts dirigeants ont voulu remercier leur 3 millions de petits investisseurs, sachant que la compagnie a passé très proche de se placer sous la loi de la protection de la faillite pendant le pire creux causé par la crise de la Covid. Est-ce que cette façon innovante de récompenser les actionnaires sera imitée par d’autres compagnies? Ce sera intéressant à surveiller dans les prochains mois… Par Richard Dussault, gestionnaire principal chez DayTrader Canada. Source : https://www.amctheatres.com/offers https://www.cnbc.com/2021/06/02/amc-plans-to-reward-retail-investors-with-free-popcorn-and-exclusives.html https://www.marketwatch.com/story/amc-entertainment-unveils-amc-investor-connect-offering-retail-shareholders-free-popcorn-11622634109 https://www.reddit.com/r/wallstreetbets/ Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Amazon achète MGM Studios pour 8.45 milliards de dollars 3 avantages de suivre une formation en « swing trading » Tout d’abord, qu’est-ce que le « swing trading » ? Le « swing trading » est pratiqué par un négociant actif qui favorise une approche « multi séance », donc qui n’a pas nécessairement le temps de gérer ses positions en direct sur les marchés, mais qui, grâce à une gestion préalable serrer est en mesure de tout de même négocier activement. Son horizon d’investissement va de quelques jours à quelques semaines. Toutefois, pour devenir un négociant actif profitable, cela nécessite plus de connaissances que l’on pourrait le penser. En effet, un négociant actif doit être en mesure de se faire un plan de match bien établi et solide pour que ses positions se gèrent sans son intervention pendant le jour. D’une part, le premier avantage de suivre une bonne formation en « swing trading » est d’être en mesure de se créer un plan solide. Habituellement, cela est composé minimalement de 4 choses. Tout d’abord, déterminer la taille de sa position. Ensuite, un point d’entrée, avec une explication de ce point d’entrée, un arrêt sur perte et finalement, un arrêt sur profit. Ainsi, avec une formation de qualité vous serez en mesure d’apprendre à calculer la taille de position que vous pouvez vous permettre, et tous les points d’entrée et de sortie nécessaire. D’une seconde part, une formation en « swing trading » sera en mesure de vous apprendre à apprivoiser les plateformes transactionnelles qui permettent d’appliquer votre plan de match. En effet, toutes les plateformes transactionnelles ne sont pas égales, ainsi trouver la bonne plateforme et apprendre à bien s’en servir est essentiel au succès d’un négociant actif. Finalement, bien qu’apprendre à se faire un plan de match solide et appliquer son plan de match est fondamental, tout cela ne sert à rien sans le bon titre. Pour cette raison, la dernière cause pourquoi il est essentiel de suivre une formation en « swing trading » est qu’elle vous permettra de bien identifier les bons titres à transiger. De cette façon, votre plan de match et votre exécution seront optimisés. Amazon achète MGM Studios pour 8.45 milliards de dollars Amazon (NASDAQ : AMZN), le géant du commerce en ligne, a annoncé mercredi qu'elle acquerrait MGM Studios pour 8.45 milliards de dollars, marquant sa décision la plus audacieuse à ce jour dans l'industrie du divertissement et renforçant ses ambitions de devenir un joueur majeur dans l’industrie de la diffusion en continu. Cette transaction constitue la deuxième plus importante acquisition de l'histoire d'Amazon, derrière son achat de 13.7 milliards de dollars de Whole Foods en 2017. En effet, Amazon a déclaré qu'elle espérait tirer parti de la riche histoire cinématographique de MGM et du vaste catalogue de 4 000 films et 17 000 émissions de télévision pour aider à renforcer Amazon Studios, sa division cinéma et télévision. D’ailleurs, selon Mike Hopkins, vice-président senior de Prime Video et d'Amazon Studios, « La véritable valeur financière de cet accord est la propriété intellectuelle dans le catalogue complet que nous prévoyons de réinventer et de développer avec la talentueuse équipe de MGM ». De ce fait, l’entente souligne la volonté d'Amazon de dépenser beaucoup pour rester compétitif sur le marché de plus en plus saturé du streaming. Cette transaction s’inscrit également dans l’importante consolidation de l’industrie qui se déroule en ce moment. Amazon, Netflix (NASDAQ : NFLX), Disney (NYSE :DIS) et d'autres services de streaming vidéo cherchant à renforcer leurs bibliothèques de contenu pour gagner des abonnés, ils engagent des milliards de dollars pour octroyer des licences de contenu et développer une programmation originale, dans le but naturellement d’aller chercher le plus de clients possible. Il est aussi important de noter qu’Amazon est depuis longtemps à la recherche de gros investissements dans le contenu vidéo dans le but de bonifier les adhésions Prime, qui dépassent désormais les 200 millions dans le monde. Le géant technologique a dépensé 11 milliards de dollars en contenu vidéo et musical l'année dernière, contre 7.8 milliards de dollars en 2019. Enfin, d’un point de vue graphique, cette nouvelle semble avoir été bien accueillie par Amazon, le titre étant en légère hausse mercredi. En somme, il s’agit d’un autre joueur qui semble vouloir se démarquer et se hisser une place au sommet. Il sera intéressant de suivre la suite des choses, considérant que dans le passé, Amazon a rarement accepté autre chose que la première place du podium. Qu’est-ce que l’assouplissement quantitatif? À la suite du billet de la semaine dernière portant entre autres sur la possibilité de la Réserve fédérale américaine de ralentir l’assouplissement quantitatif, plusieurs lecteurs m’ont posé la question à savoir ce qu’était l’assouplissement quantitatif. De cette façon, nous allons aborder ce sujet dans le billet de cette semaine. L’assouplissement quantitatif ou « quantitative easing » en anglais, est une politique monétaire non conventionnelle dans laquelle une banque centrale achète des titres afin d’augmenter la masse monétaire et d’encourager les prêts et l’investissement. Pour ce faire, la banque centrale achète aux institutions financières privées, majoritairement des banques, des obligations ainsi que d’autres actifs financiers généralement non performants. Elle créer alors de l’argent « électroniquement », donc, en d’autres termes, à partir de rien. Ceci a pour effet d’augmenter la masse monétaire disponible, offrant ainsi aux banques commerciales une plus grande quantité de liquidité. On suppose que ces nouveaux capitaux seront utilisés afin d’augmenter et favoriser les prêts aux particuliers et aux entreprises, ce qui devrait ultimement stimuler l’économie. On comprend alors que cette mesure est souvent utilisée en dernier recours, lorsque les taux d’intérêt à court terme sont à zéro ou proches de zéro. De ce fait, les opérations normales « d’open market »[1], qui visent les taux d’intérêt ne sont plus efficaces, de sorte qu’une banque centrale peut cibler des montants spécifiques d’actifs à acheter. Ainsi, pour résumer, l’assouplissement quantitatif augmente la masse monétaire en achetant des actifs avec des réserves bancaires nouvellement créées afin de fournir aux banques plus de liquidités. En revanche, augmenter la masse monétaire de cette façon ne se fait pas sans conséquence, l’augmentation de la quantité d’une monnaie libre en circulation peut provoquer de l’inflation. De plus, dans le pire des cas, la banque centrale peut provoquer une inflation via le « QE » sans croissance économique, provoquant une période de soi-disant « stagflation »[2]. D’un autre côté, bien que la plupart des banques centrales soient créées par le gouvernement de leur pays et participent à une certaine surveillance réglementaire, les banques centrales ne peuvent pas forcer les banques à augmenter leurs prêts ou obliger les emprunteurs à rechercher des prêts et à investir. Si l’augmentation de la masse monétaire est faite sans qu’il y ait un maintien ou une augmentation de la quantité d’emprunts contractés, le « QE » tend à perdre de son efficacité. Une autre conséquence potentiellement négative est que l’assouplissement quantitatif peut dévaluer la monnaie nationale. Pour les producteurs de biens, cela peut aider à stimuler la croissance, car les produits exportés seraient moins chers sur le marché mondial. Cependant, la baisse de la valeur des devises rend les importations plus chères, ce qui peut augmenter les coûts de production et les niveaux des prix à la consommation. Finalement, si l’assouplissement quantitatif perd de son efficacité, alors, la politique budgétaire (dépenses publiques) peut être utilisée pour accroître encore davantage la masse monétaire disponible. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Source : [1] Interventions de la banque centrale sur le marché monétaire consistant à fournir ou retirer des liquidités aux établissements financiers via des achats ou des ventes de titres et ainsi influencer à la baisse ou à la hausse le taux du marché monétaire. [2] Situation économique d’un pays caractérisée par la stagnation de l’activité, de la production, et par l’inflation des prix. https://daytradercanada.com/negociateur-actif/3-avantages-de-suivre-une-formation-en-swing-trading/ https://www.cnbc.com/2021/05/26/amazon-to-buy-mgm-studios-for-8point45-billion.html https://www.cbc.ca/news/business/amazon-mgm-1.6040610 https://www.bnnbloomberg.ca/amazon-agrees-to-buy-mgm-studios-for-us-8-45b-1.1608682 https://www.lesaffaires.com/mes-finances/placement/tout-ce-que-vous-devez-savoir-sur-l-assouplissement-quantitatif-americain/565178 https://www.lafinancepourtous.com/outils/dictionnaire/operations-d-open-market/ https://www.investopedia.com/terms/q/quantitative-easing.asp Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### AT&T et Discovery combinent leurs actifs médiatiques dans une gigantesque entente AT&T et Discovery combinent leurs actifs médiatiques dans une gigantesque entente AT&T (NYSE : T) a accepté de se séparer de sa branche « Warner Media » dans le cadre d'un accord avec Discovery Inc. (NASDAQ : DISCA), ce qui, d’un point de vue plus global, remodèlerait l'industrie des médias. D’ailleurs, si l’on se rappelle, il y a moins de trois ans, AT&T a déboursé 85 milliards de dollars pour acquérir ces actifs médiatiques, dont CNN, HBO, Cartoon Network, TBS et TNT, via son achat de Time Warner. Selon les termes de l'accord, AT&T a déclaré qu'elle recevrait un montant total de 43 milliards de dollars en une combinaison d’encaisse, de dette et de rétention de certaines dettes par WarnerMedia. L'accord créerait une nouvelle entreprise, distincte d'AT&T, qui pourrait être évaluée à 150 milliards de dollars, dette comprise. David Zaslav, l'actuel PDG de Discovery, sera nommé PDG de la société fusionnée. L'idée derrière la fusion est de combiner l'empire de télé-réalité de Discovery qui comprend HGTV, Food Network et Animal Planet, avec les avoirs multimédias d'AT&T, et de bâtir un groupe assez important pour affronter Netflix (NASDAQ : NFLX) et Disney (NYSE :DIS) dans les guerres du streaming. Cela offrirait également à AT&T la possibilité de se départir de ses actifs sous-performants et de se concentrer davantage sur le déploiement de son réseau 5G, où elle est dans une bataille intense contre Verizon (NYSE: VZ). D’ailleurs, dans une interview à CNBC, le PDG d'AT&T, John Stankey, et le PDG de Discovery, David Zaslav, ont déclaré que les deux entreprises dépensaient déjà 20 milliards de dollars par an pour créer du contenu, ce qui les place dans une échelle similaire à Netflix, qui dépense environ 17 milliards de dollars en contenu par an. Zaslav a déclaré qu'il avait pour objectif dans sa nouvelle entreprise d'atteindre jusqu'à 400 millions d'abonnés en streaming à travers le monde, une importante croissance du 100 millions d'abonnés que les deux compagnies distinctes ont aujourd'hui. Enfin, du point de vue graphique, les marchés ne semblent pas percevoir cela d’un bon œil pour le moment, tel que le démontre la baisse des deux entreprises. Ainsi, il sera intéressant de suivre les développements de cette entente. En somme, si la fusion se concrétise, cela permettra de poursuivre la consolidation du secteur de la diffusion en continu. Interpréter les contrats à terme en dehors des heures de marché Si vous avez porté attention aux émissions boursières tels que CNBC ou même les séances de négociation hors marché présentés par notre président, M. Paul, il y a de fortes chances que vous ayez déjà entendu parler de la valeur des contrats à terme en dehors des heures de marché. Pour revenir à l’interprétation des contrats à terme en dehors des heures de marché, habituellement, ils donneront une indication de l’ouverture du marché boursier le lendemain matin à 9h30. Souvent, les trois indices sont présents (voir image ci-dessous), soit le Dow Jones Industrial Average, Le Nasdaq et le S&P500. Il est important de comprendre que bien que les contrats à terme et les actions se négocient séparément, le prix de l’indice (par rapport à la valeur des contrats à terme sur indice) fournit simplement une forte indication de la façon dont le comportement initial du marché boursier se manifestera. De ce fait, la valeur à laquelle les contrats à terme sont ne représente pas le prix d’ouverture du lendemain, mais uniquement une direction que les marchés pourraient prendre à l’ouverture. Ensuite, lors de la lecture des contrats à terme, on peut souvent apercevoir, sous la valeur du contrat à terme, un élément qui se nomme « juste valeur » ou en anglais « fair value ». Cet élément est basé sur la notion financière que toute détention d’actions, d’obligations, d’options et de contrats à terme a un coût. Ainsi, le panier d’actions qui sous-tend un indice (par exemple dans le cas du Dow Jones, les 30 entreprises qui le composent) a un coût et un avantage qui lui sont associés. Le coût se résume aux frais d’achat et de conservation des actions (par opposition à simplement laisser votre argent à la banque). Dans l’exemple du Dow Jones, l’avantage serait tous les dividendes que vous pourriez recevoir de ce panier de titres que vous ne recevez pas. L’effet de ces coûts et avantages n’est généralement pas immédiatement reflété dans un indice boursier. Ainsi, le niveau final d’un indice est souvent différent de celui où il se serait terminé si les effets d’intérêt et de dividende avaient été ajoutés. C’est donc de cette façon qu’on calcule la « juste valeur » de l’indice. En somme, les contrats à terme donnent donc une idée de l’orientation du marché et la « juste valeur » vous indique un barème de comparaison. Enfin, lorsque les contrats à terme sont supérieurs à la « juste valeur », les investisseurs s’attendent à une hausse du marché, tandis que s’ils sont inférieurs, le marché est susceptible de chuter à l’ouverture. La FED a laissé entendre qu'elle pourrait reconsidérer ses politiques d’assouplissement Le livre des minutes étant sorti mercredi à 14h on a pu avoir la conformation que les responsables de la Réserve fédérale américaine lors de leur réunion d'avril ont déclaré qu'une forte reprise de l'activité économique justifierait des discussions sur un possible resserrement de la politique monétaire. Le résumé de la réunion indique qu’« Un certain nombre de participants ont suggéré que si l’économie continuait de progresser rapidement vers les objectifs du Comité, il serait peut-être opportun, lors des prochaines réunions, de commencer à discuter d’un plan pour ajuster le rythme des achats d’actifs ». En d’autres termes, diminuer l’injection de liquidités dans l’économie américaine. Cependant, il est important de comprendre que le président du comité, Jerome Powell a déclaré à l'issue de la réunion que la reprise restait « inégale et loin d'être complète » et que l'économie ne rencontrait toujours pas la norme de « progrès substantiels » que le comité avait fixés avant de changer de politique. D’un point de vue graphique, le NASDAQ est venu frapper le bas de son canal haussier mercredi, puis a fortement rebondi au cours de la journée. Le S&P500, quant à lui rebondit également sur sa zone de support, tout comme le Dow Jones. Il sera alors très intéressant de voir l’évolution des différents indices dans les prochaines semaines, particulièrement si les différentes zones de supports tiendront. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : https://www.investopedia.com/at-and-t-and-discovery-to-merge-media-assets-in-mega-deal-5185046 https://www.cnbc.com/video/2021/05/18/warnermedias-deal-with-discovery-hints-at-more-media-consolidation-ahead.html https://finance.yahoo.com/news/why-at-ts-stock-is-getting-smashed-after-mega-media-deal-with-discovery-171509218.html https://www.forexfactory.com/calendar#detail=118079 https://www.cnbc.com/2021/05/19/fed-officials-said-rapid-progress-in-economy-could-lead-to-lowerng-asset-purchases.html https://www.cnbc.com/2021/05/18/stock-market-futures-open-to-close-news.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Explication de la récente hausse du prix du bois d’œuvre Explication de la récente hausse du prix du bois d’œuvre Dans un premier temps, il est important de comprendre que le bois d’œuvre est un produit important utilisé dans la construction et fait référence au bois qui a été transformé en poutres ou en planches. Ainsi, les fluctuations de son prix, généralement coté en dollars américains par 1000 pieds-planche, peuvent affecter de manière significative le secteur du logement et, à son tour, influencer l'économie américaine au sens large. De cette façon, en un an seulement, le prix du bois a augmenté de 377%, atteignant un record de 1 635 $ par 1 000 pieds planche. Si l’on remet en contexte, le bois a historiquement fluctué entre 130 $ et 500 $ du 1000 pieds-planche. Pour comprendre ce qui pousse les prix du bois vers de nouveaux sommets, retournons à la base en analysant l'offre et la demande. Baisse de l’approvisionnement Si l’on se rappelle, les approvisionnements en bois d'œuvre aux États-Unis ont été mis sous pression en avril 2017, lorsque l'administration Trump a augmenté les tarifs sur le bois canadien. Depuis, les importations de bois d'œuvre ont chuté et les prix ont connu une volatilité importante. Après un bref passage au-dessus de 600 $ en avril 2018, le bois a rapidement chuté à moins de 250 $, entraînant la fermeture d'un certain nombre de scieries. Les baisses de capacité de production (offre) qui en résultent ont été estimées à environ 3 milliards de pieds-planche. Une fois que le COVID-19 est apparu, les pénuries de main-d'œuvre ont réduit encore davantage la production, rendant le marché du bois incroyablement sensible aux chocs de la demande. Le gouvernement américain a depuis réduit ses tarifs sur le bois canadien, mais ces mesures semblent être un exemple de trop peu, trop tard. Forte demande Un autre élément considérable est naturellement la COVID-19 qui a conduit à un « boom » significatif du marché de l'habitation et de la construction, augmentant considérablement le besoin de bois d'œuvre. Le confinement au début de 2020 a retardé de nombreux achats de maisons jusqu'à plus tard dans l'année. De plus, la demande de maisons a encore été amplifiée par des taux hypothécaires à un bas record partout au pays. Les propriétaires existants avaient également besoin de bois de construction, car de nombreux Américains se sont soudainement retrouvés à avoir besoin de mises à niveau et de rénovations pour s'adapter à leur nouveau style de vie à la maison. Enfin, l’absence de possibilité de voyager a encouragé de nombreux Américains à améliorer leurs installations à leur domicile plutôt que de voyager. En somme, pour imager le phénomène, l'Association nationale des constructeurs d'habitations (NAHB) a signalé que le coût de construction d'une maison unifamiliale a augmenté de 36 000 $, à la suite de l‘importante hausse de prix du bois d’œuvre. La majeure partie de ce coût se voit répercutée sur le consommateur. De plus, la chaine d’approvisionnement étant mise à dure épreuve empêche les constructeurs d'habitations de démarrer davantage de projets. L’inflation augmente à des niveaux records en avril L'inflation en avril s'est accélérée à son rythme le plus rapide depuis plus de 12 ans alors que la reprise économique américaine se mettait en marche et que les prix de l'énergie montaient en flèche, a rapporté mercredi le département du Travail. L'Indice des prix à la consommation (IPC), qui mesure un panier de biens ainsi que les coûts de l'énergie et du logement, a augmenté de 4,2% par rapport à l'année précédente. Une enquête Dow Jones avait prévu une augmentation de 3,6%. Le gain d'un mois à l'autre était de 0,8%, contre 0,2% attendu. En excluant la volatilité des prix des produits alimentaires et de l'énergie, l'IPC de base a augmenté de 3% par rapport à la même période en 2020 et de 0,9% sur une base mensuelle. Les estimations respectives étaient de 2,3% et 0,3%. Naturellement, la peur d’inflation qui pourrait mener à une hausse de taux directeur étant présente actuellement sur les marchés, les indices de références américains n’ont pas bien réagi à la nouvelle. Tel que l’on peut le constater dans le graphique ci-dessous, le S&P500 a perdu plus de -2% mercredi et le NASDAQ plus de -2,5%. Enfin, il sera intéressant de continuer à suivre les données d’inflation pour constater si les données record du dernier mois constituent une exception ou une nouvelle tendance. Dans ce dernier cas, une augmentation de taux deviendrait pertinente, ce qui pourrait faire chuter les marchés. Qu’est ce que le vix? On entend de plus en plus parler de « volatilité ». C’est pourquoi cette semaine, nous ferons un retour sur l’indice qui suit cette volatilité, le VIX. Tout d’abord, créé par le Chicago Board Options Exchange (CBOE), l’indice de volatilité, ou VIX, est un indice de marché en temps réel qui représente les attentes du marché en matière de volatilité à venir sur une période de 30 jours. En effet, dérivé des données de prix des options sur l’indice S&P 500, il fournit une mesure du risque de marché et du sentiment des investisseurs. Les investisseurs, les analystes et les gestionnaires de portefeuille considèrent les valeurs VIX comme un moyen de mesurer le risque de marché, la peur et le stress avant de prendre des décisions d’investissement. D’un point de vue mathématique, les valeurs de l’indice VIX sont calculées à l’aide des options sur le SPX (S&P500) standard négocié par le CBOE (qui expirent le troisième vendredi de chaque mois) et à l’aide des options SPX hebdomadaires (qui expirent tous les vendredis). Les seules options considérées dans le calcul sont celles dont la période d’expiration est comprise entre 23 jours et 37 jours. D’ailleurs, bien que la formule soit mathématiquement très complexe, elle fonctionne théoriquement comme suit : elle estime la volatilité attendue de l’indice S&P 500 en agrégeant les prix pondérés de plusieurs options de vente et d’achat du SPX sur une large gamme de prix d’exercice. Toutes ces options éligibles doivent avoir des cours acheteur et vendeur valides non nuls qui représentent le sentiment du marché à propos des prix d’exercice des options. Pour ceux qui ont un intérêt pour voir la façon exacte dont l’indice se calcul, juste à cliquer ici. En ce qui concerne l’interprétation, dans la plupart des cas, un VIX élevé reflète une peur accrue des investisseurs et un VIX faible suggère une complaisance. Historiquement, cette relation entre le VIX et le comportement du marché boursier s’est répétée dans les cycles haussiers et baissiers. Pendant les périodes de turbulence sur les marchés, le VIX grimpe, reflétant en grande partie la demande pour les options de vente comme couverture contre de nouvelles baisses des portefeuilles d’actions. Pendant les périodes haussières, il y a moins de peur et, par conséquent, moins de besoins pour les gestionnaires de portefeuille d’acheter des options de vente. D’un point de vue graphique, un graphique entre le SPX et le VIX présente assez clairement la relation entre les deux : Tel que l’on peut remarquer à l’aide des ronds verts, lors de périodes fortement haussières, le VIX se négocie à ses plus bas, alors que lorsque l’indice américain baisse fortement (ronds bleus et jaune), le VIX produit de nouveaux hauts. En somme, « l’indice de la peur » peut agir comme un indicateur supplémentaire pour les traders qui souhaitent établir une opinion sur le sentiment du marché, et ajuster leur stratégie selon la structure du marché. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : https://www.visualcapitalist.com/visualizing-explosion-lumber-prices-50k/ https://seekingalpha.com/article/4426754-investing-with-inflation-150-years-data https://www.cnbc.com/2021/05/12/consumer-price-index-april-2021.html https://www.cboe.com/tradable_products/vix/ Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Enregistrement de la SLD-HM du lundi 10 mai 2021 Dû à des problèmes techniques l'enregistrement de la SLD-HM du lundi 10 mai 2021 à 19:00 n'est pas disponible, toutes nos excuses et nous vous remercions de votre compréhension ### Vendre en mai et fuir les marchés, vraiment? Vendre en mai et fuir les marchés, vraiment? Après un début de mois quelque peu volatil et un excellent mois d’avril, il est pertinent de se demander si l’expression, « sell in may and go away » est applicable. L'enthousiasme du marché des actions ne pouvait pas être plus élevé en début de semaine, alors que les investisseurs individuels détiennent plus d'actions que jamais. Un positivisme alimenté par une saison des bénéfices impressionnantes, la perspective d'une reprise économique et d’autres liquidités en voie d’être injectés dans les marchés par l’administration Biden. La valeur des actions des ménages américains a même atteint 41% de leurs actifs financiers totaux en avril, le niveau le plus élevé jamais enregistré, selon les données de JP Morgan et de la Réserve fédérale. Ce genre d'optimisme a conduit le S&P 500 à enregistrer son troisième mois consécutif de gains en avril en ajoutant plus de 5% à l'indice. Après autant de positivisme, est-ce qu’il serait le temps, statistiquement de sortir nos capitaux des marchés? Tout d’abord, il est important de comprendre que selon cette théorie, les actions auraient tendance à sous-performer au cours des six mois (mai à octobre) jusqu'en octobre, de sorte que les investisseurs devraient se convertir en liquidités au début du mois de mai, puis acheter une baisse plus tard à l'automne. D’ailleurs, UBS a écrit dans une note à ces clients : « Avec des actions à des niveaux records, certains investisseurs pourraient être tentés de suivre le vieil adage. […] Aux États-Unis, une stratégie de maintien de l'investissement a eu tendance à surperformer, en particulier ces dernières années. Le marché américain étant davantage orienté vers les valeurs de croissance, explique en partie la surperformance. » Du point de vue statistique, en utilisant plus de soixante ans de données, on peut constater qu’il est en effet véridique que les rendements sont plus bas entre mai et octobre, qu’entre novembre et avril. Comme le montre le tableau ci-dessous, le rendement annualisé des investisseurs en actions américaines pour les six mois de mai à octobre représentait un rendement annualisé de 5,2%. À l'inverse, les rendements de novembre à avril ont été étonnants de 15,9% annualisés. Par contre, bien que cette saisonnalité ait tenu, en moyenne, sur ce long horizon d'étude, « Vendre en mai» était une mauvaise stratégie en 2020, car le marché a continué de croître après le baisse historique lié à la COVID-19 plus tôt en 2020. La période entre novembre 2019 et avril 2020 (-3,2%) a nettement sous-performer la performance de la période entre mai 2020 et octobre 2020 (+ 13,3%). La surperformance pour les six mois commençant en mai 2020 a été la plus importante depuis la reprise de la crise financière mondiale en 2009. En revanche, pour un investisseur, il est important de noter qu’au cours de cette période de plus de soixante ans, les investisseurs qui n'auraient pas été investis entre mai et octobre auraient quand même sacrifié du rendement. En ce qui concerne le négociant actif, une possible stratégie pourrait être à explorer sur le long terme si vous souhaitez vous diversifier de classe d’actifs. Aussi étrange que cela puisse paraître, l'adage « Vendre en mai » semble saisir correctement une période anormale de saisonnalité sur les marchés. Comment profiter d’une hausse de volatilité ou d’une chute de marché? Sur les marchés des valeurs mobilières, la volatilité est représentée par de fortes fluctuations à la hausse et à la baisse. Ainsi, les marchés volatils sont généralement le résultat d’un déséquilibre plus important que la normale entre les acheteurs ou les vendeurs. Les autres éléments qui peuvent mener à une plus grande volatilité sont, entre autres, les évènements économiques négatifs, l’apparition de nouvelles informations sur les entreprises, le dépôt d’une recommandation par un analyste renommé, un appel public à l’épargne (IPO) ou des évènements inattendus tels que l’éclosion d’un virus, par exemple. Dans les périodes de grande volatilité, transiger peut représenter un grand défi pour les investisseurs et « traders ». La panique peut rapidement se faire sentir, et prendre une décision devient de plus en plus difficile. Or, il existe plusieurs instruments financiers qui permettent de bénéficier autant des marchés haussiers, baissiers, ou volatils, sans toutefois devoir vendre à découvert. Les fonds négociés en bourses à effet multiplicateur, ou autrement appelé à levier font partie de ces instruments. Une des façons les plus accessibles de profiter d’un rapide mouvement de marché, sur le court terme, est de faire l’achat de parts d’un fond négocié en bourse (FNB) à effet de levier. Par exemple, il existe des FNB à effet multiplicateur qui vous permettent de bénéficier d’une hausse, tel que le « Direction Daily S&P500 Bull 2x (ARCA :SPUU) », qui reproduit les performances journalières du S&P500, accompagné d’un levier double, d’où le « 2x » inscrit en son nom. Ce levier est réalisé par le fonds en plaçant ses fonds dans des produits dérivés, incluant des contrats à terme, des swaps, et des options d’achats d’actions. Une autre façon de bénéficier d’un marché volatil, mais cette fois à la baisse, est d’utiliser les FNB inverses. Ce type de FNB inverse les performances d’un indice donné. Un exemple serait le « ProShares Short S&P500 (NYSE :SH) ». Ce fonds, utilisant le S&P 500 comme référence, vise à inverser la performance de l’indice. Ainsi, lorsque le S&P 500 connaît une hausse, ce FNB connaît une baisse, et vice-versa. On comprend donc rapidement comment on peut bénéficier de ce type de FNB lors de marchés baissiers. Cet outil existe aussi sous levier, via des FNB tels que le « ProShares UltraShort S&P500(NYSE :SDS) » qui inverse en double les performances de l’indice, et le « ProShares UltraPro Short S&P500 (NYSE : SPXU) », qui inverse pour sa part en triple le mouvement du S&P 500. Finalement, il vous est aussi possible de négocier directement l’indice de volatilité boursier, appelé le VIX. Cet indicateur, aussi connu sous le nom d’« indice de la peur », fut créé en 1993 par le CBOE (Chicago Board Options Exchange). Son rôle est de mesurer la volatilité du marché financier, en s’appuyant sur le S&P 500. Cet indice est calculé sur une base quotidienne par le CBOE. Il existe plusieurs méthodes pour le transiger, la plus commune étant de passer via le FNB « iPath S&P 500 VIX Short-Term Futures ETN (ARCA : VXX) ». Comme les outils décrits plus haut, il existe également des produits à effet multiplicateur, comme le « VelocityShares Daily two-times VIX Short-TERM ETN (ARCA : TVIX) », qui double l’indicateur de base. Cependant, il est important de demeurer prudent lors de la négociation de ce type de produits, le VIX étant déjà très volatil par sa nature. Il est important de se rappeler que tous ces produits composent des outils intéressants pour bénéficiers de la volatilité des marchés sur le court terme, mais ne devrait pas faire partie de votre portefeuille d’investissements à long terme, leur nature les rendant inutilement risqués. Mademoiselle Yellen fait peur aux marchés. La secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a reconnu mardi que les taux d'intérêt pourraient devoir augmenter pour contenir la croissance en plein essor de l'économie américaine provoquée en partie par les milliards de dollars de dépenses dans le cadre du plan de relance du gouvernement Biden. Elle a d’ailleurs affirmé dans le cadre d’un forum économique présenté par The Atlantic : « il se peut que les taux d’intérêt doivent augmenter quelque peu pour s’assurer que notre économie ne surchauffe pas […] « Même si les dépenses supplémentaires sont relativement faibles par rapport à la taille de l'économie, elles pourraient entraîner des hausses très modestes des taux d'intérêt.» Naturellement, ce commentaire a fait peur aux marchés, particulièrement le secteur des technologies, très sensible aux fluctuations de taux d’intérêt. Tel que le démontre le graphique ci-dessous en 5 minutes du QQQ, le fonds négocié en Bourse représentant le Nasdaq. Plus tard dans la journée, elle a quelque peu tempéré ses commentaires sur la nécessité de taux plus élevés, affirmant qu'elle respectait l'indépendance de la Réserve fédérale et n'essayait pas d'influencer la prise de décision dans ce pays. D’ailleurs, les marchés ont semblé bien régir à cela, rebondissant les jours subséquents. En somme, une hausse des taux semble toujours autant inquiéter les marchés, c’est alors à surveiller. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.cnbc.com/2021/05/04/treasury-secretary-yellen-says-rates-may-have-to-rise-somewhat-to-keep-economy-from-overheating.html?__source=androidappshare https://seekingalpha.com/article/4423709-wall-street-breakfast-sell-in-may https://seekingalpha.com/article/4423743-sell-in-may-historical-data-on-market-adage https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=76248 http://moya.bus.miami.edu/~sandrade/andrade_chhaochharia_fuerst_FAJ2013.pdf https://daytradercanada.com/negociateur-actif/comment-profiter-dune-hausse-de-volatilite-ou-dune-chute-de-marche/ https://www.cmegroup.com/trading/interest-rates/countdown-to-fomc.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Nouvelle section vidéo Foire aux Questions Nouvelle section vidéo Foire aux Questions (FAQ) disponible dans la section membre! ### Gros résultats financiers cette semaine! Gros résultats financiers cette semaine! Plusieurs entreprises ayant un fort impact sur les marchés ont déclaré leurs résultats financiers cette semaine. En effet, les sorties de résultats se situent autant au niveau technologique avec par exemple Google (NASDAQ : GOOGL) et Apple (NASDAQ : AAPL) qu’au niveau du transport avec United Parcel Service (NYSE : UPS). En voici un résumé. Pour commencer, Alphabet (NASDAQ : GOOGL) a déclaré un bénéfice record pour un deuxième trimestre consécutif. En effet, avec un bénéfice de 26.29 $ par action, par rapport à une estimation des analystes de 15.82 $ par action, l’entreprise a surpassée de 10.47$ les attentes. De plus, les revenus ont dépassé les prévisions avec une croissance de 34% par rapport à l’an dernier. Finalement, l’entreprise a également annoncé un rachat d'actions de 50 milliards de dollars. Ces impressionnants résultats pour l’entreprise l’ont propulsé de plus de 4% à l’ouverture mercredi matin. Ensuite, une autre entreprise de technologie s’en est bien tiré : Shopify (NYSE : SHOP). En effet, le fournisseur de plate-forme de commerce électronique a déclaré un bénéfice de 2.01 $ par action par rapport à une estimation des analystes de 0.74 $ par action, surpassant de 1.27$ les attentes. De plus, les revenus ont totalisé 988.6 millions de dollars une hausse de 110% par rapport à l'an dernier et ils ont dépassé les estimations consensuelles des analystes de 859 millions de dollars. En revanche ce ne fut pas le cas de l’ensemble des titres de technologies. En effet, Pinterest (NYSE : PINS) a chuté de 11.9% avant l’ouverture des marchés mercredi. Malgré des résultats surpassant les estimations, les investisseurs semblaient s’inquiéter du ralentissement de la croissance des utilisateurs pour l'entreprise de partage d'images. D’un point de vue graphique, le titre est sur une zone de support importante, alors il sera intéressant de le suivre dans les prochains jours. Enfin, du côté de deux autres géants, soit Apple (NASDAQ : AAPL) et Facebook (NASDAQ : FB), les deux entreprises ont également sorti de bons résultats. Du côté de la première, elle a déclaré que les ventes avaient bondi de 54% au cours du trimestre, chaque catégorie de produits enregistrant une croissance à deux chiffres. Apple a également déclaré qu'elle augmenterait son dividende de 7% et a autorisé 90 milliards de dollars de rachats d'actions. Pour la seconde, le réseau social a presque doublé son bénéfice net en un an, avec 9.5 milliards US au premier trimestre, signe que le géant des réseaux sociaux a su mettre à profit la transition accélérée des consommateurs vers l’internet pendant la pandémie. D’un point de vue graphique, Apple semble être en voie de produire un mouvement intéressant autant à la hausse qu’à la baisse. Il sera donc également à surveiller. Du côté des autres gros joueurs boursiers, McDonald's (NYSE : MCD) a publié ses résultats avant l'ouverture jeudi et a déclaré aux investisseurs que ses ventes avaient finalement dépassés les niveaux d'avant la pandémie. Du côté de Caterpillar malgré de solides résultats, l’entreprise a averti les investisseurs que la pénurie de semi-conducteurs, qui a nui à la production des principaux constructeurs automobiles, pourrait également affecter la capacité de l'entreprise à suivre l'augmentation des commandes des clients. Cette nouvelle a fait chuter le titre de plus de 2%. Enfin, une grosse nouvelle économique est sortie jeudi. Le produit intérieur brut des États-Unis du premier trimestre a atteint un taux annualisé de 6.4%, selon un rapport publié par le Bureau of Economic Analysis, signe que l'économie américaine a commencé 2021 avec une accélération de l'activité commerciale. En dehors de la poussée du troisième trimestre provoquée par la réouverture l'an dernier, c'était la meilleure période pour le PIB depuis le troisième trimestre de 2003. Rencontre de la réserve fédérale cette semaine Le président du comité de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a indiqué mercredi que la banque centrale ne cherchait pas à resserrer sa politique de sitôt, signe haussier pour les actions et autres actifs à risque. En effet, la pandémie de COVID-19 a causé et cause encore d'énormes difficultés humaines et économiques autant aux États-Unis que dans le monde. Dans un contexte de progrès en matière de vaccination et de soutien politique solide, les indicateurs de l'activité économique et de l'emploi se sont renforcés. Bien que les secteurs les plus durement touchés par la pandémie restent faibles, on aperçoit une nette amélioration qui occasionne une augmentation de l’inflation. Or, M. Powell a souhaité renforcer, mercredi, que les conditions financières générales resteraient accommodantes, le comité cherchant à atteindre un taux maximal d’emploi et d’inflation au taux de 2% sur le long terme. Avec une inflation qui a souvent été inférieure à cet objectif dans les dernières années, le comité visera à atteindre une inflation modérément supérieure à 2% pendant un certain temps afin que l'inflation s'établisse en moyenne à 2% et que les anticipations d'inflation à long terme restent bien ancrées à 2%. De cette façon, le comité prévoit maintenir une orientation accommodante de la politique monétaire jusqu'à ce que les résultats soient atteints. Le comité a décidé de maintenir la fourchette cible du taux des fonds fédéraux entre 0% et 0.25%. D’ailleurs, tel que le démontre cet outil fourni par le CME, les prévisions des marchés sont toujours en majorité vers cette avenue, bien qu’une hausse de taux de 25 points de base semble être de plus en plus probable. D’ailleurs, pour le moment, cela ne semble pas effrayer les marchés boursiers, le taux de rendement des obligations 10 ans oscillant toujours entre 1.778% et 1.519%. En somme, cette rencontre ne nous a rien appris de nouveau, outre que M. Powell semble tout à fait à l’aise à dépasser la cible d’inflation de 2% dans le but de ramener la moyenne à la hausse, ce qui n’a pas semblé effrayer les marchés boursiers pour le moment. Le retour du débat sur les rachats d’actions Le débat a connu une reprise d’intensité dans les derniers mois, suivant la sortie des résultats financiers de nombreuses entreprises. Selon certains, les rachats d’actions peuvent être négatifs pour les investisseurs. Pour bien comprendre, généralement, avec ses liquidités, une entreprise possède quatre choix majeurs : acheter une autre entreprise pour croître, injecter de l’argent en recherche et développement, investir dans l’entreprise directement ou retourner de l’argent à ses actionnaires. Pour ce dernier choix, deux choix s’offrent à elle : un dividende ou un rachat d’action. Afin de bien comprendre la situation, il faut savoir qu’un rachat d’action pour une entreprise cotée en Bourse se produit lorsque l’entreprise émettrice elle-même paie aux actionnaires la valeur marchande par action et réabsorbe une partie de sa propriété qui était auparavant distribuée aux investisseurs publics et privés. La théorie derrière les rachats d’actions est qu’ils réduisent le nombre d’actions disponibles sur le marché et, toutes choses égales par ailleurs, augmentent ainsi le bénéfice par action sur les actions restantes, ce qui profite aux actionnaires. Pour les entreprises ayant des liquidités excédentaires, la perspective d’augmenter le bénéfice par action peut être tentante. Or, les entreprises le font rarement pour cette unique raison. Ces rachats peuvent également être faits dans le but de créer un niveau de support pour le titre, notamment en période de récession ou lors d’une correction de marché. De plus, un rachat augmentera le cours des actions. Cette logique s’explique par la simple notion d’offre et de demande. De ce fait, une réduction du nombre d’actions en circulation occasionne souvent une augmentation des prix. Par conséquent, une entreprise peut entraîner une augmentation de la valorisation de ses actions en créant une baisse de l’offre via un rachat d’actions. Finalement, les rachats peuvent également être un moyen pour une entreprise de se protéger d’une prise de contrôle hostile, ou signaler que l’entreprise prévoit redevenir privée. En revanche, bien que pendant des années, plusieurs ont pensé que les rachats d’actions étaient une chose entièrement positive pour les actionnaires, il y a certains bémols. Tel que mentionné plus tôt dans le texte, le rachat d’action augmente le bénéfice par action. Par conséquent, un rachat d’actions permet à une entreprise d’augmenter ce ratio important sans réellement augmenter ses bénéfices ou rien faire pour soutenir l’idée qu’elle devient financièrement plus forte. Par exemple, considérons une entreprise avec un bénéfice annuel de 1000$ et 100 actions en circulation. Le BPA de cette entreprise est donc de 10 $. S’il rachète 10 actions en circulation, son BPA augmente immédiatement à 11.11$, même si ses bénéfices n’ont pas bougé. De ce fait, les investisseurs qui utilisent le BPA pour évaluer la situation financière peuvent considérer cette entreprise comme plus forte qu’une entreprise similaire avec un BPA de 10 $ alors qu’en réalité, l’utilisation de la tactique de rachat explique la différence de 1.11 $. Aussi, une autre raison pourquoi les rachats d’actions sont controversés est que l’impact sur le bénéfice par action peut donner un coup de pouce artificiel au titre et masquer les problèmes financiers qui seraient révélés par un examen plus attentif des ratios de l’entreprise. De plus, un autre élément fortement critiqué est que les dirigeants de l’entreprise pourraient utiliser les rachats d’action pour leur permettre de profiter de leurs programmes d’options d’achat inclus dans leur rémunération sans diluer le BPA. Finalement, avec les bas taux d’intérêt, de nombreuses entreprises se sont endettées pour racheter leurs actions, ce qui pourrait mettre l’entreprise à risque dans le cas d’une correction de marché, et encore plus dans le cas d’une récession. En somme, selon une étude faite en juin 2019 par Bloomberg, plus de la moitié des bénéfices des entreprises américaines, soit 56%, sont affectés par des rachats d’actions. Ainsi, ce phénomène est loin d’être marginal et en mon humble avis, continuera de croître lors des prochaines années. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.thestreet.com/investing/shopify-shop-stock-first-quarter-earnings-sales-beat https://www.cnbc.com/2021/04/28/stocks-making-the-biggest-moves-in-the-premarket-alphabet-spotify-pinterest-shopify-more.html https://seekingalpha.com/news/3686437-alphabet-jumps-4-after-revenue-vaults-34-operating-income-doubles-in-q1 https://www.cnbc.com/2021/04/28/stock-market-futures-open-to-close-news.html https://www.cmegroup.com/trading/interest-rates/countdown-to-fomc.html https://www.marketwatch.com/story/fomc-statement-for-april-11619633855 https://daytradercanada.com/negociateur-actif/le-debat-sur-les-rachats-dactions-explique-2/ Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Qui est en lice pour gagner la guerre du « streaming »? Qui est en lice pour gagner la guerre du « streaming »? De nombreuses entreprises ont lancé un service de diffusion en continu, communément appelé streaming, au cours des dernières années, essayant de tirer parti du virage des médias numériques et de lancer les soi-disant « guerres du streaming ». Après que Netflix soit passé d'une petite entreprise de location de DVD à une des marques les plus connues, plusieurs sociétés de médias, de Disney à Apple, ont vu une possibilité d’accroître leurs revenus par ces intéressants revenus récurrents. Mais c'est en fait la pandémie inattendue de COVID-19 qui a solidifié la base du streaming numérique. En effet, les services d'abonnement ont connu une croissance impressionnante au cours de la dernière année. Même si l'on s'attendait à ce que de nombreux nouveaux services échouent en cours de route, les services d'abonnement aux différents médias ont connu une croissance et une adoption à grande échelle presque partout. De ce fait, la plateforme remportant la palme avec plus de 200 millions d'abonnés dans le monde est Netflix (NASDAQ :NFLX) qui a capitalisé sur sa position de premier et principal nom du streaming vidéo. Bien que sa base de consommateurs en Amérique du Nord ait commencé à se stabiliser, la croissance de l’entreprise (plus de 190 pays) et de son contenu (plus de 70 films originaux prévus pour 2021) lui a fait passer plus de 50 millions d'abonnés devant ses concurrents les plus proches. Ensuite, bien que n’œuvrant pas uniquement dans cette industrie, Amazon est sur la deuxième marche du podium des services de streaming vidéo le plus populaire avec 150 millions d'abonnés. Cependant, il est important de noter que les abonnements Prime Video sont inclus dans l'adhésion à Amazon Prime, qui a connu une croissance massive de son utilisation pendant la pandémie. Enfin, en ce qui concerne la croissance la plus remarquable de tous est l'ascension rapide de Disney + (NYSE : DIS) aux échelons supérieurs des géants des services de streaming. En effet, malgré le lancement de Disney + à la fin de 2019 avec une bibliothèque de contenu quelque peu limité (une seule série originale avec un épisode au lancement), il a rapidement explosé à la fois en termes de contenu et de base d'abonnés. Avec près de 95 millions d'abonnés, il a accumulé plus d'abonnés en un peu plus d'un an que Disney le prévoyait d'ici 2024. De plus, il y a également HBO Max qui devrait commencer à se lancer à l'international en juin 2021 et ViacomCBS a renommé et étendu CBS All Access en Paramount +. En somme, ce qui sera en mesure de différencier les chefs de file des autres sera la croissance internationale. D’un point de vue graphique, il sera important de surveiller les rebonds principalement ViacomCBS (NASDAQ : VIAC). Comment investir en bourse : 3 erreurs à éviter Dans un premier temps, la première erreur de l’investisseur qui débute est de ne pas avoir les connaissances suffisantes et les bons outils. Ainsi, nombreux investisseurs débutent en s’ouvrant un compte de courtage auprès de leur institution financière, ayant dans l’idée de faire de l’argent facile en Bourse. C’est à partir de ce moment même que l’investisseur fait une erreur. En effet, tout d’abord, il n’y a rien de facile avec l’investissement boursier. En effet, l’avènement de l’internet a beaucoup facilité l’accès aux marchés boursier, cependant il n’est pas devenu plus facile d’investir. La nuance est très importante. De ce fait, c’est pourquoi il est extrêmement difficile de rester profitable de façon constante pour un investisseur novice. De là l’importance de suivre une formation de qualité qui sera en mesure de fournir à l’investisseur les connaissances ainsi que les outils nécessaires à sa réussite. En ce qui concerne les formations les plus adaptées aux besoins d’un investisseur, je vous invite à consulter ce billet : Formation en bourse: quel programme suivre pour accomplir vos résolutions financières ? Dans un second temps, plusieurs investisseurs débutants cherchent le titre leur permettant de doubler, voire tripler leur capital rapidement. Puisque ce genre de titres est assez rare et que plusieurs investisseurs débutants n’ont pas les connaissances nécessaires pour les trouver, la majorité se trompe et perd beaucoup d’argent. Ainsi, lorsque l’on investit, il est important de se concentrer sur les rendements produits, avant les montants réalisés. Par exemple, dans le cas où un négociant investit 1000$ et produit 200$ de rendement à la fin de l’année, cela représente tout de même 20%, ce qui est excellent. Autrement dit, il est fondamental de se concentrer sur le rendement produit en termes de pourcentage, plutôt que le montant réalisé. En résumé, le succès en bourse est directement relié à la persévérance, ou l’addition de petits gains, qui après plusieurs années représentent des gains substantiels. Finalement, la volonté première d’un investisseur devrait être la préservation de son capital. Ainsi, l’un des éléments les plus importants en Bourse est l’allocation de capitale par position. Ainsi, l’allocation du capital dépend de l’expérience de l’investisseur ainsi que de son capital. Enfin, un négociant débutant commencera avec une ou deux positions, tandis qu’un négociant expérimenté pourra initier et gérer un plus grand nombre de positions simultanément. De plus, tel que présenté dans le tableau ci-dessous, l’allocation en capitale variera selon le capital du négociant : Capital dédié (sans marge) Min. % suggéré par position Max. % suggéré par position FNB indiciel Min. % suggéré par position FNB indiciel Max. % suggéré par position 10 000 $ 30 % 50 % 40% 60% 25 000 $ 25 % 40 % 32.5 % 50 % 50 000 $ 15 % 30 % 22.5 % 35 % 100 000 $ 10 % 20 % 15 % 25 % 250 000 $ 5 % 15 % 10 % 20 % 1 000 000 $ 5 % 10 % 10 % 15 % En somme, avec de la persévérance, les bonnes connaissances et les bons outils, investir est une activité extrêmement enrichissante et passionnante. Capsule : les triangles  La technique détaillée aujourd’hui s’applique autant au SwingTrading qu’au Daytrading. Il s’agit de transiger à l’aide de figure chartiste, plus particulièrement les triangles. Ainsi, les figures chartistes sont des configurations techniques sur le graphique reliant des chandelles entre elles, créant des figures plus ou moins géométriques. Essentiellement, une figure est validée lorsque les lignes créées par cette figure géométrique est franchi, accompagné la grande majorité du temps de volumes importants. L’utilité des figures chartiste est qu’elles permettent de prédire l’évolution du cours d’un titre, et du même coup, en tirer des signaux d’achat ou de vente et des cibles de pertes et de profit. Enfin, l’entièreté des figures est liée aux probabilités. Maintenant, pourquoi le triangle plus particulièrement? En tant que négociant actif, et par mon expérience, c’est la figure que je préfère puisqu’il s’agit de celle qui fonctionne le mieux dans mon cas. D’un point de vue purement technique, il existe 3 sortes de triangles. Le triangle symétrique, le triangle ascendant et le triangle descendant, tout trois représentés ci-dessous. Pour bien transiger les formes à l’étude aujourd’hui, il est nécessaire de respecter certaines règles. Dans un premier temps, tel que démontré ci-dessous dans le cas du triangle symétrique sur le bitcoin en jours, on doit voir une baisse de volume qui débute à la base, puis une explosion des volumes lorsque l’un des deux côtés du triangle est brisé. Enfin, le prix cible pour chacun des triangles représente l’amplitude de base du triangle appliquée à partir du moment que le triangle est percé. Par exemple, dans le cas illustré ci-dessous, l’amplitude du triangle est calculée en soustrayant le prix du bitcoin à la base du triangle (8295USD) au sommet du triangle (environ 13600USD), ce qui nous donne une amplitude d’environ 5305USD. La théorie suppose donc que, suite au bris du triangle à la baisse, on devrait s’attendre à ce que le prix chute de 5305USD. Ensuite, dans le cas ou on souhaite prendre position sur cedit triangle symétrique en jours, il est fondamental d’attendre au moins deux fermetures, pour prendre dans ce cas-ci, une position de vente à découvert. Aussi, il est très important de savoir qu’un repli sur tout type de triangle est fréquent, alors il ne faut pas être surpris si cela se produit. Malgré toutes ces considérations, son taux de succès est de 69.75%[2], faisant du triangle symétrique une figure très performante. Pour le triangle descendant, les mêmes règles que le triangle symétrique s’applique, à l’exception que, bien que non recommandé, il est plus « sécuritaire » de « prédire » la direction future, puisque la figure est directionnelle. Le taux de succès pour cette figure est de 67%[3] et est représenté par l’atteinte de son prix cible. Finalement, le triangle ascendant fonctionne également de la même façon que le triangle descendant, mais vers le haut. Le taux de succès pour cette figure est de 89%[4] et est représenté par l’atteinte de son prix cible. Bref, le triangle est une figure très puissante à exploiter dans son trading. Alors, je vous encourage fortement à vous exercer à en repérer. Un bon truc serait d’éplucher tous les titres du S&P500 un par un, pour se faire un œil. Bon trading! Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources: [1] https://www.investopedia.com/terms/t/triangle.asp [2] La plupart des statistiques proviennent d’analyses réalisées sur 500 titres, sur une période de 5 ans (1991-1996), une période généralement à tendance haussière pour le S&P500. En conséquence, certains ajustements pourraient être nécessaires par rapport aux marchés actuels. [3] Selon le manuel de formation Actions Négociateurs & Investisseurs Actifs de Daytrader Canada [4] Selon le manuel de formation Actions Négociateurs & Investisseurs Actifs de Daytrader Canada https://www.visualcapitalist.com/which-streaming-service-has-the-most-subscriptions/ Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La magie des intérêts composés expliqués La magie des intérêts composés expliqués Les intérêts composés représentent l’une des plus grandes forces de l’investissement. En effet, certains les appellent même la huitième merveille du monde. Vous en avez probablement déjà entendu parler dans les différents médias, mais ils ne sont jamais clairement expliqués. C’est pourquoi, dans le cadre de ce billet, nous clarifierons tout cela. Tout d’abord, il est important de comprendre ce que sont les fameux intérêts composés. L'intérêt composé est l'intérêt généré sur un dépôt calculé en fonction du capital initial et des intérêts accumulés des périodes précédentes. Étant originaire de l'Italie du XVIIe siècle, les intérêts composés peuvent être considérés comme des « intérêts sur intérêt » et feront croître une somme à un rythme plus rapide que l'intérêt simple, qui est calculé uniquement sur le montant principal. De ce fait, le taux auquel l'intérêt composé s'accumule dépend de la fréquence de composition, de sorte que plus le nombre de périodes de composition est élevé plus l'intérêt composé est élevé. Ainsi, le montant des intérêts composés courus sur 100 $ composés à 10% annuellement sera inférieur à celui sur 100 $ composés à 5% semestriellement au cours de la même période. Étant donné que l'effet multiplicateur intérêt sur intérêt peut générer des rendements de plus en plus importants basés sur le montant du placement initial, il a parfois été qualifié de « magie de l'intérêt composé ». Concrètement, si l’on fait l’exercice de calculer la croissance d’un placement de 1200$ par an sur 10 ans, à un taux de 10% capitalisé annuellement et un placement de 100$ par mois à un taux de 10% capitalisé mensuellement on arrive au résultat ci-dessous. 1200$ par an : Valeur totale du placement : 19124.91 $ Total des intérêts gagnés : 7124.91 $ La formule pour la valeur future FV d'une annuité ordinaire (où les paiements sont effectués à la fin de chaque période) est la suivante : FV=P×((1+r)n−1)/r​ où : P est le paiement annuel (1200 $), r est le taux d'intérêt annuel (10 % ou 0,10), n est le nombre de paiements (10). 100$ par mois : Valeur totale du placement : 20 484,60 $ Total des intérêts gagnés : 8 484,60 $ Enfin, tel que l’on peut constater dans cet exemple, investir peu et souvent est beaucoup plus payant que d’investir un plus gros montant moins régulièrement. En effet, on peut constater un écart de près de 5000$ après 10 ans pour le même montant investi. De plus, on peut également voir la différence entre la capitalisation annuelle et mensuel qui vient également avoir un gros impact. En somme, c’est pourquoi dans le cas de la négociation active, de petits pourcentages à gauche et à droite peuvent s’additionner et sur le long terme générer d’excellents rendements. L’inflation encore dans la ligne de mire des marchés Le rythme de l'inflation attribuable à la consommation devait être revenu à des niveaux pré pandémiques en mars et devrait s'accélérer encore au cours des deux prochains mois. Si l’on se rappelle bien le billet publié le 28 mars dernier, la hausse de l'inflation est l'une des plus grandes craintes du marché. De ce fait, si l’inflation augmente trop rapidement, elle pourrait corroder la valeur des actifs, limiter le pouvoir d'achat et ronger les marges des entreprises. De cette façon, il est inévitable que la réouverture de l'économie entraîne une certaine accélération de l'inflation, la demande augmentant fortement et l’offre étant limitée. On s'attend également à ce que les consommateurs nouvellement vaccinés reprennent leurs voyages et autres activités à l'extérieur de leur domicile, ce qui pourrait créer une poussée temporaire de l'inflation des services. Or, pour le moment, tel que l’on a pu le constater mardi, la hausse semble contrôler avec une hausse du CPI de 0.6% annoncée pour le mois de mars. D’ailleurs, la réaction des marchés a également été positive puisque le S&P 500 a augmenté de 0,33%, le Nasdaq Composite de +1,05% et Le Dow Jones Industrial Average a diminué de -0,2%. Enfin, cela est également venu pousser à la hausse les différents actifs anti-inflationnistes comme l’or et le Bitcoin. En effet, tel que l’on peut le constater ci-dessous, cela est venu confirmer le bas pour l’or qui faisait un double creux. Il ne reste plus qu’à passer la zone de 1760 $ et l’or pourrait retourner toucher la zone de 1800$. En ce qui concerne le Bitcoin, il a officiellement percé un triangle haussier, avec une cible autour de 70 000$ USD. En somme, pour le moment, les données actuelles d’inflation ne semblent pas inquiéter les marchés. Il sera également intéressant de suivre l’évolution du prix de l’or et du Bitcoin qui pourraient repartir à la hausse dans le cas ou leurs deux figures techniques venaient à se concrétiser. Coinbase entre en Bourse! Les actions de Coinbase (NASDAQ :COIN) ont clôturé à 328,28 $ pour terminer leur première journée sur le Nasdaq mercredi, attribuant ainsi à l’entreprise œuvrant dans l'échange de crypto-monnaie une capitalisation boursière initiale de 85,8 milliards de dollars sur une base entièrement diluée. En effet, les actions ont ouvert à 381 $ et ont rapidement grimpé jusqu'à 429,54 $, avant de redescendre en dessous du prix de départ et d'atteindre un creux d'environ 310 $. Le prix était toujours bien au-dessus du prix de référence de 250 $ fixé mardi soir, et ce, même si aucune action n'a changé de mains à ce prix sur les marchés publics. Utilisant un processus unique et ainsi contournant le processus d'introduction en bourse traditionnel, Coinbase a inscrit directement ses actions sur le NASDAQ, sans passer par un appel public à l’épargne traditionnelle. Cela permet principalement aux employés et aux actionnaires existants de vendre immédiatement des actions à un prix basé sur le marché. En passant par un offre publique directe et non par un appel public à l’épargne traditionnelle, Coinbase a suivi des entreprises technologiques telles que Spotify, Slack, Palantir et Roblox, ce qui a aidé à normaliser le processus. En ce qui concerne le modèle d’affaires de l’entreprise ayant été fondée en 2012 dans le but de simplifier l'achat de bitcoin, Coinbase est devenu la plateforme d'échange de crypto-monnaies le plus populaire aux États-Unis. Le service compte désormais 56 millions d'utilisateurs, contre 43 millions à la fin de 2020 et 32 millions l'année précédente. Lors de son dernier tour de financement privé en 2018, les investisseurs ont évalué Coinbase à 8 milliards de dollars. En somme, l’entreprise étant très dépendante au prix de bitcoin, il sera très intéressant de suivre cette dernière dans les prochaines semaines. Tel que présenté dans l’image ci-dessous, mis à part le gros mouvement subséquent à l’entrée en Bourse, le titre semble se stabiliser pour le moment. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.gerezmieuxvotreargent.ca/calculatrices/calculatrice-interets-composes/ https://www.investopedia.com/terms/c/compoundinterest.asp https://www.forexfactory.com/calendar#detail=117498 https://www.reuters.com/article/us-global-markets/global-stocks-hit-record-after-u-s-inflation-data-idUSKBN2C0057 https://www.cnbc.com/2021/04/12/market-braces-for-key-inflation-report-tuesday-that-may-test-the-feds-mettle.html https://www.cnbc.com/2021/04/14/coinbase-to-debut-on-nasdaq-in-direct-listing.html https://www.cnbc.com/2021/04/13/coinbase-is-unlike-any-market-debut-wall-street-has-ever-seen-.html https://www.cnbc.com/2021/04/13/coinbase-reference-price-250-ahead-of-direct-listing.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’histoire de « Long Term Capital Management » L’histoire de « Long Term Capital Management » Après avoir abordé l’histoire de l’appel de marge d’Archegos Capital la semaine dernière, certains lecteurs m’ont questionné sur l’appel de marge de Long Term Capital Management (LTCM). Ainsi, dans le cadre de ce billet, nous aborderons l’histoire du fonds de couverture Long Term Capital Management. Tout d’abord, LTCM a été créée en 1993 par John Meriwether, un négociant en obligations renommé de Salomon Brothers et Myron Scholes, lauréat d’un prix Nobel d’économie et cocréateur du modèle Black-Scholes largement utilisé aujourd’hui pour valoriser les options. À l’époque, les investisseurs qui payaient 10 millions de dollars pour entrer dans le fonds n'étaient pas autorisés à retirer de l'argent pendant une période de trois ans, ni même à poser des questions sur les types d'investissements que LTCM faisait. Malgré ces restrictions, les plus gros investisseurs de la planète se jetaient les yeux fermés dans ce fonds d’investissement qui avait à son bord les meilleurs négociants de titre obligataires de son époque. D’ailleurs, LTCM a affiché des rendements annuels spectaculaires de 40% en 1995 et 1996. C’est de cette façon que Long Term Capital Management a commencé avec un peu plus d'un milliard de dollars d'actifs et se concentrait sur la négociation de titres obligataires. De ce fait, la stratégie de négociation du fonds était principalement basée sur une stratégie qui se voulait théoriquement sans risque, soit une stratégie d’arbitrage entre les titres. Long Term Capital Management négociait aussi des swaps de taux d'intérêt, ce qui implique l'échange d'une série de paiements d'intérêts futurs contre une autre sur la base d'une entente entre deux contreparties. Les swaps de taux d'intérêt consistent souvent à changer un taux fixe pour un taux variable ou vice versa, afin de minimiser l'exposition aux fluctuations générales des taux d'intérêt. En raison du faible écart dans les opportunités d'arbitrage, il est difficile de faire énormément de profit avec ce genre de stratégies. De cette façon, la stratégie de LTCM pour pallier cela fut de prendre d’énormes positions financées avec un important effet de levier. Au plus fort du fonds en 1998, LTCM disposait d’environ 5 milliards de dollars d’actifs, contrôlait plus de 100 milliards de dollars et détenait des positions dont la valeur totale dépassait 1 billion de dollars (1000 milliards de dollars). Or, bien que leurs stratégies se voulaient pratiquement infaillibles, cela expliquant entre autres leur énorme levier, un événement imprévu est venu profondément ébranler le fonds d’investissement. Le 17 août 1998, la Russie a déclaré qu'elle dévaluait sa monnaie et qu’elle faisait également défaut sur ses obligations. Cet événement était au-delà de la plage normale estimée par LTCM. Ainsi, étant fortement endetté et étant en pleine crise financière en Russie, le fonds spéculatif a subi d’immenses pertes et a risqué de faire défaut sur ses propres prêts. On se rappelle, LTCM détenait d'énormes positions totalisant environ 5% du marché mondial des titres à revenu fixe et avait emprunté d'énormes sommes d'argent pour financer ses transactions à effet de levier. En conséquence, à la fin d'août 1998, le fonds spéculatif avait perdu 50% de la valeur de ses investissements en capital. Étant donné que beaucoup de banques et de fonds de pension avaient investi dans la LTCM, les problèmes de ce dernier menaçaient de pousser la plupart d'entre eux à la faillite. Enfin, lorsque les pertes approchaient les 4 milliards de dollars, le gouvernement fédéral des États-Unis, craignant que l'effondrement imminent de LTCM précipite une crise financière plus large, orchestra un sauvetage pour calmer les marchés. Un fonds de prêt de 3.65 milliards de dollars a été créé, ce qui a permis à LTCM de survivre à la volatilité du marché et de se liquider de manière ordonnée au début de l’année 2000. En somme, cette histoire est une exception, considérant que Long Term Capital Management contrôlait une partie importante du marché des titres obligataires sur la planète et avait des emprunts massifs dans plusieurs banques américaines. Ainsi, il ne faut pas déduire que chaque appel de marge pourrait mener à des effets comme ceux-là. En revanche, tel que vous avez pu le constater plus haut, cela est possible. Qu’est-ce que de l'arbitrage? L'arbitrage est l'achat et la vente simultanés du même actif sur différents marchés afin de profiter de minuscules différences dans le prix coté de l'actif. Il exploite des variations de courte durée du prix d'instruments financiers identiques ou similaires sur différents marchés ou sous différentes formes. L'arbitrage existe en raison des inefficacités du marché et il exploite ces inefficacités et les résout. L'arbitrage peut être utilisé chaque fois qu'une action, une commodité ou une devise peut être achetée sur un marché à un prix donné et vendue simultanément sur un autre marché à un prix plus élevé. La situation crée une opportunité pour un profit sans risque pour le commerçant. Par exemple, considérons ce qui suit. L'action de la société ABC se négocie à 50 $ à la Bourse de New York (NYSE) tandis qu'au même moment, elle se négocie à 50,05 $ à la Bourse de Londres (LSE). Par ailleurs, toute chose étant égale, un négociant peut acheter les actions sur le NYSE et vendre immédiatement les mêmes actions sur la LSE, réalisant un bénéfice de 5 cents par action. En somme, l'arbitrage fournit un mécanisme pour garantir que les prix ne s'écartent pas substantiellement de leur juste valeur pendant de longues périodes. En revanche, avec les progrès de la technologie, il est devenu extrêmement difficile de profiter des erreurs de prix sur le marché. De nombreux fonds d’investissement ont des systèmes de négociation informatisés ou des algorithmes pour surveiller les fluctuations d'instruments financiers similaires. Ainsi, toute opportunité d’arbitrage est généralement corrigée en quelques secondes, voire quelques fractions de seconde. Consommation en ligne impressionnante en 2020 Les consommateurs du monde entier ont dépensé 900 milliards de dollars de plus chez les détaillants en ligne en 2020 par rapport à la tendance des deux années précédentes, selon un rapport publié mardi par le Mastercard Economics Institute. En effet, bien que les acheteurs retournent aux restaurants et retournent dans les magasins pour acheter des vêtements et des chaussures en personne, la tendance à acheter en ligne est toujours présente, particulièrement du côté de l’alimentation. D’ailleurs, les ventes en ligne de presque tous les détaillants ont bondi, les acheteurs étant coincés chez eux. Cela a créé une plus grande adoption de l’achat en ligne, considérant que le commerce électronique représente maintenant environ 1 $ sur chaque 5 $ dépensé en vente au détail dans le monde. C'est une augmentation d'environ 1 USD sur 7 USD dépensé en 2019, selon le rapport du Mastercard Economics Institute. Dans une entrevue sur «Worldwide Exchange» de CNBC avec Frank Holland, l'économiste en chef de MasterCard, Bricklin Dwyer, a déclaré qu'environ 20% à 30% des 900 milliards de dollars de dépenses en lignes supplémentaires se poursuivraient en 2021 et les prochaines années. Cependant, selon ce dernier, pour certains produits comme les vêtements, les acheteurs pourraient préférer retourner dans les magasins physiques où ils peuvent essayer une tenue avant de l'acheter. D’un autre côté, dans d’autres catégories, par exemple l'électronique, les achats en ligne représentaient déjà une part plus importante des ventes globales de sorte qu'il y avait moins de marge de croissance. Enfin, selon le rapport, les épiceries et les magasins à rabais connaîtront l’adoption la plus spectaculaire et la plus durable au commerce électronique. Ainsi, il est projeté que les épiceries conserveront probablement environ 70% à 80% des gains de ventes numériques qu'ils ont acquis au sommet de la pandémie et les magasins à rabais en conserveront environ 40% à 50%, selon le rapport. En somme, ce rapport nous confirme que le changement vers les achats en ligne n’a qu’été accéléré par la pandémie et est toujours en cours. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.bauer.uh.edu/rsusmel/7386/ltcm-2.htm#:~:text=LTCM's%20main%20strategy%20was%20to,positions%20in%20the%20rich%20ones. https://www.thebalance.com/long-term-capital-crisis-3306240 https://www.investopedia.com/terms/l/longtermcapital.asp https://www.investopedia.com/terms/a/arbitrage.asp https://nbdb.ca/tips/products/merger-arbitrage-strategy.html https://financeplusinsurance.com/different-types-arbitrage-trading-strategies/ https://www.cnbc.com/2021/04/06/consumers-spent-900-billion-more-online-in-2020-mastercard-report-says.html https://www.mastercardservices.com/en/recovery-insights/commerce-e-volution Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment est-ce qu’un appel de marge peut avoir un impact sur les marchés? Qu’est-ce qu’un appel de marge? Un appel de marge se produit lorsque la valeur du compte sur marge d'un investisseur tombe en dessous du montant requis par le courtier. Ainsi, un appel de marge se réfère spécifiquement à la demande d'un courtier qu'un investisseur dépose de l'argent ou des titres supplémentaires dans le compte afin qu'il passe au-dessus de la valeur minimale, appelée marge de maintien. Un appel de marge est généralement un indicateur qu'un ou plusieurs des titres détenus dans le compte sur marge ont perdu beaucoup de valeur. Lorsqu'un appel de marge se produit, l'investisseur doit choisir de déposer plus d'argent sur le compte ou de vendre une partie des actifs détenus sur son compte. Il est important de comprendre qu’un appel de marge ne peut avoir lieu que dans le cas où un compte sur marge d'un investisseur contient des titres achetés avec de l'argent emprunté (généralement une combinaison de l'argent de l'investisseur et de l'argent emprunté au courtier de l'investisseur). En effet, lorsqu'un investisseur (et même un fonds d’investissement) paie pour acheter et vendre des titres en utilisant une combinaison de ses propres fonds et de l'argent emprunté à un courtier, cela s'appelle de l'achat sur marge. De cette façon, les capitaux de l’investisseur dans le titre sont égaux à la valeur marchande des titres moins le montant des fonds empruntés à leur courtier. Un appel de marge est déclenché lorsque les actifs (soit la liquidité et la valeur des titres) de l'investisseur, en pourcentage de la valeur marchande totale des titres, tombent en dessous d'un certain pourcentage requis (appelé marge de maintien). Enfin, si l'investisseur n'a pas les moyens de payer le montant nécessaire pour porter la valeur de son portefeuille à la marge de maintien du compte, le courtier peut être contraint de liquider les titres du compte sur le marché. Finalement, vous trouverez ci-dessous un calcul général pour calculer le prix exact auquel une action doit baisser pour déclencher un appel de marge. Fondamentalement, cela se produit lorsque la valeur du compte ou la valeur nette du compte est égale à l'exigence de marge de maintien du compte (MMC). La formule serait exprimée comme suit: Valeur du compte = (Prêt sur marge) / (1 - MMC) Pour donner un exemple concret, supposons qu'un investisseur ouvre un compte sur marge avec 5 000 $ de son propre argent et 5 000 $ empruntés à son courtier. Il achète 500 actions d'une action sur marge au prix de 20 $. Supposons que l'exigence de marge de maintien de cet investisseur soit de 30%. Le compte de l'investisseur contient 10 000 $ d'actions. Dans cet exemple, un appel de marge sera déclenché lorsque la valeur du compte tombe en dessous de 7142,86 USD, soit un prêt sur marge de 5000 USD / (1 - 0,30), ce qui équivaut à un cours de l'action de 14.28 USD par action. Comment est-ce qu’un appel de marge peut avoir un impact sur les marchés? Vendredi dernier, une quantité très importante de titres de technologies détenus par le fonds spéculatif de New York Archegos Capital se sont vu être liquidés par ce dernier. En effet, la cause de cette vente de feu était un appel de marge par les prêteurs du fonds d’Archegos Capital. De ce fait, l'ancien directeur de Tiger Asia, Bill Hwang, a été contraint à vendre 20 milliards de dollars d'actions à la suite de son incapacité à respecter les obligations de marge envers ses courtiers, principalement des banques telles que Crédit Suisse, Goldman Sachs et plusieurs autres. Cela a conduit à des chutes d'actions comme ViacomCBS (NASDAQ :VIAC) et Discovery (NASDAQ :DISCA) s'effondrant de plus de 25% au cours de la journée et les actions cotées aux États-Unis de Baidu et Tencent Music, basées en Chine, ont chuté de 33 à 48%. La clé de cette chute est l’effet de levier démesuré du fonds d’investissement. Ainsi, Bill Hwang aurait bâti d’immenses positions dans ces titres par le biais de swaps, un type de dérivé que les investisseurs négocient de gré à gré ou entre eux sans avoir à divulguer publiquement les avoirs. Ces swaps impliquent généralement un effet de levier plus élevé. Dans le cas d’Archegos, l’effet de levier plus élevé se situerait autour de 5x, ce qui signifie que selon Reuters, Archegos avait des actifs d'environ 10 milliards de dollars, mais détenait des positions d'une valeur de plus de 50 milliards de dollars. De cette façon, on comprendra que la vente aussi rapide de titre sous-jacent et de produits dérivés aura propulsé les titres concernés rapidement à la baisse. Enfin, ce genre d’événement fait ressortir les débats concernant l’effet de levier maximal obtenu par des produits dérivés par les institutions. Cela fait également ressortir de mauvais souvenirs tels que celui de Long Term Capital Management qui a forcé le gouvernement américain à intervenir pour les sauver. Il sera alors très intéressant de suivre les développements de cette histoire. Le retour de la guerre commerciale US-Chine? Mardi, les États-Unis ont signé une déclaration conjointe avec 13 autres pays critiquant le rapport tant attendu de l’Organisation mondiale de la santé sur les origines du Covid-19. Dans une déclaration conjointe, les gouvernements de l'Australie, du Canada, de la République tchèque, du Danemark, de l'Estonie, d'Israël, du Japon, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Norvège, de la Corée du Sud, de la Slovénie, du Royaume-Uni et des États-Unis ont écrit que le rapport « avait été considérablement retardé et n’avait pas accès à des données et à des échantillons originaux et complets. ». En effet, la Chine a été à plusieurs reprises accusée par les capitales occidentales (principalement le Royaume-Uni et les États-Unis) d’entraver l’enquête sur les origines de la pandémie du coronavirus à Wuhan y compris l’enquête de l’OMS. Fait intéressant, les interventions des pays ont eu lieu après que Tedros, le président de l’OMS lui-même ait décrit les problèmes de l’équipe pour avoir accès à toutes les informations qu’elle recherchait. Il a déclaré : « Lors de mes discussions avec l'équipe, ils ont exprimé les difficultés qu'ils rencontraient pour accéder aux données brutes ». Ainsi, ces derniers événements semblent commencer à attiser à nouveau les cendres encore ardentes que M. Trump a laissées en ce qui concerne ses relations avec la Chine. Pour le moment, la Chine n’a pas encore bronché. Cependant, une contre-attaque de la Chine pourrait relancer assez facilement la guerre économique préalablement lancée par l’administration Trump. Il sera alors très important de suivre cela dans les prochaines semaines et les prochains mois. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.investopedia.com/terms/m/margincall.asp https://www.cbc.ca/news/business/hedge-fund-archegos-margin-call-1.5968607 https://www.theguardian.com/world/2021/mar/30/who-criticises-chinas-data-sharing-as-it-releases-covid-origins-report https://www.cnbc.com/2021/03/30/us-joins-13-other-nations-in-criticizing-whos-china-covid-report.html https://www.reuters.com/article/us-usa-markets-blocktrades-fallout-analy-idUSKBN2BM0CG https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-04-01/leveraged-blowout-how-hwang-s-archegos-blindsided-global-banks https://www.cnbc.com/2021/03/29/the-archegos-blowup-and-its-ripple-effect-across-markets.html?__source=androidappshare https://www.investopedia.com/terms/l/longtermcapital.asp https://www.cnbc.com/2021/03/30/wall-street-reels-from-archegos-fire-sale-with-questions-on-regulation.html https://www.economist.com/finance-and-economics/2021/03/31/archegos-a-family-office-brings-nomura-and-credit-suisse-big-losses https://www.cbc.ca/news/business/hedge-fund-archegos-margin-call-1.5968607 Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’impact de l’inflation sur les marchés Qu’est-ce que l’inflation? Une définition simple de l'inflation serait une hausse générale du niveau des prix qui occasionne une baisse du pouvoir d'achat d'une monnaie donnée au fil du temps. En effet, l'inflation vise à mesurer l'impact global des variations de prix pour un ensemble diversifié de produits et services. Elle permet aussi une représentation en valeur unique de l'augmentation du niveau des prix des biens et services dans une économie sur une période donnée. De cette façon, à mesure qu'une monnaie perd de sa valeur les prix augmentent et elle permet d’acheter moins de biens et de services. Cette perte de pouvoir d'achat a un impact sur le coût de la vie général pour le grand public, ce qui conduit à terme à une décélération de la croissance économique. Pour lutter contre cela, les autorités monétaires appropriées d'un pays, telles que les banques centrales, prennent les mesures nécessaires pour gérer l'offre de monnaie et de crédit afin de maintenir l'inflation dans les limites autorisées (dans une fourchette de 1% à 3%) et de maintenir le bon fonctionnement de l'économie. Le graphique ci-dessous présente l’inflation canadienne depuis 25 ans et comme on peut le constater, la moyenne tourne toujours autour de 2% à long terme. L’inflation peut être mesurée de différente façon, mais la plus commune est l’indice des prix à la consommation. Cet indice, aussi appelé IPC, représente la moyenne pondérée des prix d'un panier de biens et services de consommation, tels que le transport, la nourriture et les soins médicaux. Il est calculé en prenant les changements de prix pour chaque article dans le panier de marchandises prédéterminé et en faisant la moyenne. D’ailleurs, le graphique ci-dessous représente le lien entre le S&P500 (en bleu) et l’indice des prix à la consommation aux USA (en orange) et on peut constater que, généralement lors des périodes de baisse de l’IPC, les marchés boursiers tendent à suivre. En somme, l’inflation peut être suivie à l’aide de sites internet, tel que trading economics, forexfactory et les médias les plus populaires. L’impact de l’inflation sur les marchés Les investisseurs, la Réserve fédérale Américaine et les entreprises surveillent en permanence le niveau d'inflation. L'inflation, qui consiste à la hausse du prix des biens et des services, réduit le pouvoir d'achat que chaque unité de monnaie peut acheter. De cette façon, une hausse importante de l'inflation a un effet insidieux sur l’économie : les prix des intrants (matière première, main d’œuvre, etc.) sont plus élevés, les consommateurs peuvent acheter moins de biens, les revenus et les bénéfices diminuent et l'économie ralentit pendant un certain temps jusqu'à ce qu'une mesure d'équilibre économique soit atteinte. Cet impact négatif de la hausse de l'inflation maintient la FED aux aguets à détecter des signes avant-coureurs afin d'anticiper toute hausse inattendue de l'inflation. Une hausse soudaine de l'inflation est généralement considérée comme la situation la plus dommageable, car il faut plusieurs trimestres aux entreprises pour s’adapter. Tel qu’exprimé dans le texte portant sur l’inflation, en temps normal, les banques centrales tentent de contrôler l’inflation de plusieurs façons. La principale étant d’augmenter ou de diminuer la fourchette de taux directeur, qui dicte la direction des taux d’intérêt à long terme. Généralement, des taux plus bas encourage l’investissement et l’expansion économique, alors que des taux plus hauts, un ralentissement de l’économie. Dans le cas qui nous intéresse, soit celui de la baisse récente des marchés, la peur qui a émergé est celle d’une augmentation de taux alors que nous sommes encore dans une économie qui est endommagée par la crise occasionnée par la COVID-19. De cette façon, cela viendrait mettre un frein sur la croissance ce qui serait nuisible pour les marchés boursiers. Enfin, une façon de surveiller cela est de surveiller le rendement des obligations du gouvernement sur 10 ans ou le yield. En ce qui concerne les attentes d’augmentation de taux directeur par les marchés, il existe le Fed Watch tool produit par le CME Group qui permet de le suivre. Tel que l’on peut le constater ci-bas, pour le moment, les marchés prévoient uniquement une hausse de la fourchette de taux directeur à la hauteur de 4.4% en décembre prochain. Alimentation Couche-Tard vend plusieurs de ses dépanneurs Alimentation Couche-Tard Inc. (TSE : ATD.B) cherche à céder près de quatre pour cent de son réseau nord-américain en débutant par une entente de vente de 49 magasins en Oklahoma à Casey's General Stores Inc. pour 39 millions de dollars américains. L'accord comprendrait 46 propriétés louées et trois commences appartenant à l’entreprise et devrait être clôturé d'ici le 31 juillet. L'entreprise de dépanneur basée à Laval a affirmé qu'elle avait également embauché une firme de conseil en immobilier pour l'aider à vendre 306 autres sites à travers l'Amérique du Nord à la suite d'un examen stratégique. D’ailleurs, selon le PDG de Couche-Tard, Brian Hannasch : « La décision de céder certains magasins s'inscrit dans la stratégie d'optimisation du réseau de l'entreprise et suit un processus de planification de réseau complet et uniforme qui a débuté à l'automne 2020 […] Grâce à ce processus, nous avons identifié des sites qui ne correspondent plus à nos objectifs stratégiques, que ce soit du point de vue de la marque ou du point de vue régional. ». Il a ajouté que le détaillant a identifié de nombreuses opportunités d'expansion en construisant de nouveaux magasins, en agrandissant d'autres magasins, en améliorant leur disposition et en augmentant les ventes de produits frais. Après avoir annoncé des résultats financiers qui ont semblé décevoir les investisseurs, le titre étant en baisse de -1.97% au lendemain de l’annonce de ces derniers, l’annonce du lancement de la réorganisation stratégique semble avoir plu aux investisseurs, le titre étant en hausse de +1.36%. En somme, il sera intéressant de continuer à suivre ce titre dans les prochains jours pour un possible point d’entrée dans le cas d’un rebond. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://tradingeconomics.com/canada/inflation-cpi https://www.bnnbloomberg.ca/couche-tard-signs-deal-to-sell-49-stores-puts-306-more-up-for-sale-1.1580503?fbclid=IwAR2SltaqVvvn0GavkTiPTHs30gYwhieu1dlnoO99FprDH9G1A7YxdGp9Kds https://www.investopedia.com/terms/i/inflation.asp Cours AFIA https://www.cmegroup.com/trading/interest-rates/countdown-to-fomc.html https://www.investopedia.com/articles/investing/052913/inflations-impact-stock-returns.asp Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La couverture : essentiel au négociant actif avancé La couverture : essentiel au négociant actif avancé Tout d’abord, il est très important de comprendre ce qu’est une couverture ou un « hedge ». De cette façon, une couverture se définit comme étant un investissement effectué dans l'intention de réduire le risque de fluctuations défavorables des prix d'un actif. Normalement, une couverture consiste à prendre une position compensatoire ou opposée dans un titre lié. Comme dans le cas d’une police d’assurance par exemple. Comment est-ce qu’une couverture fonctionne? Il y a un compromis risque-récompense inhérent à la couverture. Bien que réduisant le risque, elle réduit également les gains potentiels puisque la couverture n'est pas gratuite. Pour revenir à l’exemple de la police d'assurance, les mensualités s'additionnent et si l'inondation ne survient jamais, l’acheteur d'assurance ne reçoit aucune indemnité. Pourtant, la plupart des gens choisissent de prendre cette perte prévisible plutôt que de perdre subitement et aléatoirement des milliers de dollars. Dans le monde de l'investissement, la couverture fonctionne de la même manière. Les investisseurs et les gestionnaires de fonds utilisent le « hedging » pour réduire et contrôler leur exposition aux risques. Afin de se couvrir de manière appropriée, il faut utiliser divers instruments de manière stratégique pour compenser le risque de fluctuations défavorables des prix sur les marchés boursiers. La meilleure façon d'y parvenir est de faire un autre investissement de manière ciblée et contrôlée. Bien entendu, les parallèles avec l'exemple d'assurance ci-dessus sont limités. Par exemple, dans le cas d'une assurance auto l'assuré serait entièrement indemnisé pour sa perte, moins une franchise. Dans le domaine de l'investissement, la couverture est à la fois un brin plus complexe et une science imparfaite. Les outils les plus souvent utilisés pour la couverture sont les produits dérivés, soit des titres qui évoluent en correspondance avec un ou plusieurs actifs sous-jacents. Ils incluent principalement des options, des swaps, des contrats à terme. Les actifs sous-jacents peuvent être des actions, des obligations, des matières premières, des devises, des indices ou des taux d'intérêt. Ainsi, les dérivés peuvent être des couvertures efficaces contre leurs actifs sous-jacents, car la relation entre les deux est clairement définie. De plus, il est possible d’utiliser des dérivés pour mettre en place une stratégie de négociation dans laquelle une perte pour un investissement est atténuée ou compensée par un gain sur un dérivé comparable. Pour donner un exemple clair, dans le cas où l’on désire protéger nos 100 actions d’Apple payé 125$ (valeur de 12 500 $) pour une semaine, il est possible d’acheter une option de vente (put) pour le faire. Ainsi, comme le démontre le graphique ci-dessous, il est possible de constater que notre perte sera maximisée à 350$, soit le coût de la prime de notre option de vente dans le cas d’un put 125 ayant comme expiration le 26 mars, soit 10 jours plus tard dans ce cas. En somme, la couverture peut être très pratique dans des marchés volatils comme nous le vivons actuellement. Pour ceux qui désiraient s’exercer à se protéger en option, le simulateur utilisé dans le cadre de ce billet est celui de thinkorswim par TD Ameritrade. Hausse de taxes à prévoir aux États-Unis et résumé de la rencontre de la FED Le président Biden prévoit la première hausse importante des impôts fédéraux depuis 1993 pour aider à financer son programme économique d’aide. La prochaine initiative, qui pourrait coûter entre 2 et 4 milliards de dollars, serait financée par des augmentations à la fois du taux d'imposition des sociétés et du taux individuel pour les hauts revenus. L'objectif étant de financer des éléments clés tels que les infrastructures et le changement climatique ainsi qu'étendre l'aide directe aux Américains les plus pauvres. Cela se concrétiserait par une augmentation du taux d'imposition des particuliers qui gagnent plus de 400 000 $ par année, l’élargissement de la portée de l'impôt sur les successions et la mise en œuvre d’un taux d'imposition plus élevé sur les gains en capital pour les particuliers qui gagnent au moins 1 M$ par année. Cela pourrait également augmenter le taux d'imposition des sociétés de 21% à 28%, réduire les préférences fiscales pour certaines entreprises ainsi que réviser les lois pour empêcher les entreprises américaines de transférer des emplois et des bénéfices à l'étranger. De plus, la secrétaire au Trésor Janet Yellen travaillerait actuellement avec des pays du monde entier pour bâtir un accord sur un « impôt minimum mondial » pour les multinationales. En janvier, lors de son audition de confirmation, elle a déclaré qu'elle souhaitait travailler avec l'OCDE (soit l’Organisation de coopération et de développement économiques) pour éviter un « nivellement par le bas » de la fiscalité des entreprises. Enfin, en ce qui concerne la Réserve fédérale américaine, le mot d’ordre est au statu quo. En effet, la Réserve fédérale a réitéré sa peur d’inflation tout en essayant de rassurer les marchés qu’elle n’avait pas l’intention de monter ses taux à court terme. L’économie américaine étant encore fragile, M. Powell et son comité veulent s’assurer d’un retour fort autant au niveau de l’emploi que de l’inflation avant de monter les taux. Les différents indices semblent avoir apprécié la nouvelle, car le S&P500 et le NASDAQ-100 sont respectivement en hausse de +0.44% et +0.77%. Journée des quatre sorcières ce vendredi La journée des quatre sorcières est une journée où l’expiration simultanée des options sur actions, des contrats à termes sur actions, des contrats à terme sur indices boursiers et des contrats d’options sur indices boursiers se produisent le même jour. Cela arrive quatre fois par année, soit le troisième vendredi de mars, de juin, de septembre et de décembre. En effet, les contrats à terme et les contrats d’options, contrairement à une action, ont une date d’expiration. De ce fait, des paris importants ont été placés sur ces marchés. Le jour des quatre sorcières constitue le moment où les négociants, ayant pris ces paris, devront décider s’ils renouvelleront leurs contrats à terme et conserveront une position dans un contrat non expiré ou s’ils clôtureront leur position à terme. Ceci pourrait consister en un achat ou une vente selon la direction de leur position d’origine. Ainsi, cette journée génère une augmentation de négociation (donc du « spread »), de volume et de la volatilité, car les contrats qui se trouvent exercés à expiration peuvent nécessiter l’achat ou la vente du titre sous-jacent. D’ailleurs, en raison de l’augmentation du volume, du risque de fluctuations anormales des prix et d’un biais statistique qui peut empêcher certaines stratégies de négociations intra séances de fonctionner correctement durant ces journées, il est pertinent de faire preuve de prudence, particulièrement pour les spécialistes des transactions courts termes. En somme, il existe aussi la journée des trois sorcières et des deux sorcières qui sont des journées où il y a des expirations d’options et de contrats à terme également seulement de moins de produits. Par exemple, la journée des deux sorcières se produit normalement le troisième vendredi de chaque mois, sauf en mars, juin, septembre et décembre. Les classes d’actifs qui peuvent entrer dans la catégorie des doubles sorcières comprennent les options sur actions, les options sur indices, les contrats à terme sur indices boursiers ou les contrats à terme sur actions simples. Naturellement, plus il y a de produits qui expirent la même journée, plus il y a de possibilités de vivre une hausse de volatilité. Sources : https://seekingalpha.com/article/4413868-us-what-to-watch-march-fed-meeting https://www.cnbc.com/2021/02/18/treasury-secretary-yellen-says-biden-tax-hikes-would-likely-phase-in-slowly.html https://www.thebalance.com/triple-witching-1031135 https://www.investopedia.com/terms/t/triplewitchinghour.asp https://www.investopedia.com/terms/q/quadruplewitching.asp https://www.investopedia.com/terms/d/doublewitching.asp https://www.investopedia.com/articles/optioninvestor/07/hedging-intro.asp https://www.investopedia.com/terms/h/hedge.asp Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Qu’y a-t-il dans le nouveau plan de sauvetage américain? Qu’y a-t-il dans le nouveau plan de sauvetage américain? Le programme de secours de 1,9 billion de dollars de Joe Biden pour contrer les effets économiques de la pandémie de coronavirus devrait être autorisé d’ici vendredi. Ceci marquera une étape importante dans les 100 premiers jours de l'administration alors que le nouveau président cherche à atténuer les retombées de la pandémie de coronavirus et à redémarrer l'économie américaine. La Chambre, qui est contrôlée par les démocrates, a adopté « l'American Rescue Act », le deuxième plus grand projet de loi de relance économique de l'histoire des États-Unis, pour la première fois le mois dernier. Le projet de loi a ensuite été révisé et approuvé par le Sénat lors d'un vote en ligne le week-end dernier. Il devra être à nouveau approuvé par la Chambre avant de pouvoir être envoyé à Biden pour sa signature finale. De cette façon, le projet de loi mis à jour comprend une nouvelle série de paiements directs pouvant atteindre 1400 USD pour la plupart des adultes américains. Il s’agit d’un complément hebdomadaire pouvant atteindre 300 USD en allocations de chômage fédérales, 350 milliards USD supplémentaires d'aide aux gouvernements des États et locaux et une expansion de nombreux crédits d'impôt. Enfin, dans un discours prononcé mardi soir, Janet Yellen la secrétaire au Trésor américain, a lancé l'un de ses appels publics les plus poussés en faveur du projet de loi, affirmant qu'une expansion budgétaire à grande échelle stimulerait l'économie américaine et atténuerait les impacts de la pandémie sur les revenus des ménages. Aussi, Yellen a rejeté les inquiétudes selon lesquelles le nouveau projet de loi pourrait déclencher une spirale inflationniste malsaine. En somme, une nouvelle vague d’aide est une bonne nouvelle pour les marchés considérant que l’arrivée de nouveaux capitaux ajouterait nécessairement de la liquidité aux marchés boursiers. Qu’est-ce qu’un « ADR » et quelle est la différence entre ce dernier et une action ? Un certificat de dépôt américain (communément appelé ADR, pour American depositary receipt) est un certificat négociable émis par une banque dépositaire américaine représentant un nombre spécifié d'actions. Il s’agit souvent d’une seule action d'une société étrangère. L'ADR se négocie sur les marchés boursiers américains comme toute action « normale » le ferait. De cette façon, les ADR offrent aux investisseurs américains un moyen d'acheter des actions de sociétés étrangères qui ne seraient pas disponibles autrement. Les entreprises étrangères en bénéficient également, car les ADR leur permettent d'attirer des investisseurs et des capitaux américains sans les tracas et les frais liés à l'inscription sur les bourses américaines. D’ailleurs, plusieurs titres très connus sont listés aux États-Unis en tant qu’ADR. Par exemple, Alibaba Group Holding Ltd. (NYSE : BABA) est listé en tant qu’ADR. De plus, il est également commun de voir la nomenclature « ADS ». Il est important de comprendre que l'ADS est la part réelle disponible à la négociation, tandis que l'ADR représente un ensemble d'ADS. En revanche, les ADR diffèrent des actions par certains points. Tout d’abord, un ADR peut représenter un échange avec un ratio d’un pour un avec les actions étrangères, une fraction d'action ou plusieurs actions. C'est l'une des principales différences entre les actions américaines traditionnelles et les ADR. Par exemple, dans le cas où le pays A (le pays étranger) a un taux de change avec les États-Unis de 0,25 USD, ce qui signifie qu'une unité de devise étrangère vaut 0,25 USD en dollars américains. De ce fait, supposons que les actions de la société XYZ Corp. se négocient à la bourse du pays A contre une unité par action (ou 0,25 USD par action en dollars américains). Lorsque XYZ Corp. est transformé en ADR, 100 actions peuvent être regroupées dans l'ADR. Ensuite, cet ADR se négocierait sur une bourse américaine pour 25 $. De cette façon, si vous ne regardez pas attentivement, vous ne réaliserez peut-être pas que l'action étrangère sous-jacente « vaut » en réalité 0,25 $ par action et non 25 $. Assurez-vous de regarder le « ratio de conversion » de l'ADR, qui indique le nombre d'actions du titre étranger sous-jacent qui équivaut à une action ADR. Par exemple, si le ratio de conversion d'un ADR était de 100 pour 1, alors une seule action ADR représenterait 100 actions du titre sous-jacent. Naturellement, ces ratios peuvent avoir un impact lorsqu’on analyse les données par action telles que le bénéfice par action ou le ratio cours / bénéfice (P/E), qui possède le bénéfice par action dans le dénominateur. Enfin, une autre différence entre les ADR et les actions est que les ADR sont soumis à des frais supplémentaires. Il s'agit de frais de service périodiques ou de « frais de transmission » qui compensent la banque dépositaire pour la prestation de services de garde. Ces frais vont généralement de 0,01 USD à 0,03 USD par action, mais vous pourrez trouver les détails dans le prospectus ADR. Finalement, l’impôt applicable aux dividendes peut également différer. Capsule : l’ATR L’ « ATR » ou Average True Range est un indicateur d’analyse technique qui mesure la volatilité du marché ou d’un titre en prenant en compte le mouvement moyen de ce dernier dans une période donnée. Cet indicateur a été introduit par le technicien de marché J. Welles Wilder Jr. dans son livre « New Concepts in Technical Trading Systems ». Enfin, cet indicateur est généralement utilisé sur une période de 14 jours. La façon de le calculer est bien simple. La première étape du calcul de l’ATR consiste à trouver une série de valeurs de variation de mouvement pour un titre. Ces plages sont sélectionnées comme étant la plus grande valeur entre : le haut moins le bas de la journée, la valeur absolue de son haut moins la fermeture de la veille et la valeur absolue de son bas moins la fermeture de la veille. Cela permet d’établir le mouvement réel d’un titre sur une période de 24 heures. Ensuite, puisqu’il s’agit d’une moyenne sur une période donnée, souvent 14 jours, on fait la moyenne sur 14 jours des plages calculées plus haut. Le calcul de la moyenne se fait en additionnant l’ensemble des plages de données calculées plus haut et en les divisant par la période choisie (pour l’ATR14, il s’agit de 14 jours). Enfin, les négociants actifs peuvent utiliser des périodes plus courtes que 14 jours pour générer plus de signaux de trading. Par exemple, supposons qu’un négociant à court terme souhaite uniquement analyser la volatilité d’une action sur une période de cinq jours de bourse. En revanche, plus de signaux peuvent aussi mener à plus de faux signaux. En somme, les négociants actifs peuvent utiliser l’ATR de plusieurs façons. L’une de ces utilisations est lors de la création de stratégies d’options bidirectionnelles. En effet, il peut être intéressant de balayer les titres en fonction de leur ATR pour maximiser les chances de mouvements sur des stellages élargis (strangle) par exemple. Ensuite, l’ATR peut aussi être utilisé pour balayer des titres ayant de plus importants mouvements pour de la négociation intraséance et multiséance. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.nasdaq.com/articles/what-adr-and-how-it-different-regular-stock-2018-10-24#:~:text=An%20ADR%20can%20represent%20a,U.S.%20stocks%20differ%20from%20ADRs.&text=For%20example%2C%20if%20an%20ADR's,shares%20of%20the%20underlying%20security. https://www.investopedia.com/terms/a/adr.asp https://www.investopedia.com/ask/answers/06/adrvsads.asp https://stockmarketmba.com/listofadrs.php https://www.marketwatch.com/investing/stock/baba https://www.cnbc.com/2021/03/10/stimulus-update-house-passes-1point9-trillion-covid-relief-bill-sends-to-biden.html https://www.investopedia.com/american-rescue-plan-definition-5095694 https://www.cnbc.com/2021/03/06/how-the-senates-american-rescue-plan-differs-from-the-house.html https://www.ft.com/content/f4eee199-87c6-4291-ada0-67204a700063 Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Naviguer à travers le risque Naviguer à travers le risque Les marchés boursiers vivent plusieurs phases. En effet étant donné que la bourse reflète d’une certaine façon le comportement de ses acteurs (entre autres des humains), il est normal que les périodes de risque et de baisse du risque prennent forme à travers le temps. De cette façon, il est possible de séparer et d’identifier lorsque le marché est risquophile et averse au risque. Ainsi, lors des périodes où le risque est perçu comme faible, l'absence ou le risque plus bas indique que les investisseurs ont tendance à s'engager dans des investissements à plus haut risque. Au contraire, lorsque le risque est perçu comme élevé, les investisseurs ont tendance à se tourner vers des investissements à faible risque. Toutes les classes d'actifs ne comportent pas le même risque. Les investisseurs ont tendance à changer de classe d'actifs en fonction du risque perçu sur les marchés. Par exemple, les actions sont généralement considérées comme des actifs plus risqués que les obligations. Par conséquent, un marché où les actions surperforment les obligations est considéré comme un environnement risqué. Lorsque les actions se vendent et que les investisseurs se mettent à l'abri dans des obligations ou de l'or, on dit que l'environnement est moins risqué et tend vers le sans risque. Par exemple, la crise financière de 2008 a été considérée comme une année où les principaux acteurs de marchés étaient averse au risque, puisque les investisseurs ont tenté de réduire le risque en vendant des positions risquées existantes (des actions par exemple) et en transférant des capitaux vers des positions de trésorerie ou des positions à faible / sans risque comme les obligations du Trésor américain. Plusieurs manières existent pour identifier des périodes risquophiles et averses au risque. Dans un premier temps, les environnements à risque sont souvent portés par une combinaison d'expansion des bénéfices des entreprises, de perspectives économiques optimistes, de politiques accommodantes des banques centrales et de spéculation. Certains indicateurs sont également à surveiller pour établir si nous sommes dans une période risquophile comme le prix du cuivre, notamment en raison de la large application du métal dans la production industrielle et les équipements électriques. Du côté des périodes averses au risque, elles peuvent être causés par des révisions à la baisse généralisées des bénéfices des entreprises, une contraction ou un ralentissement des données économiques, une politique incertaine de la banque centrale (entre autres une possible hausse de taux), une ruée vers des investissements sûrs et d'autres facteurs. En somme, étant donné que les marchés boursiers montent et descendent à travers le temps, les périodes d’aversion au risque et risquophile se succèdent les unes après les autres à travers le temps. L’économie canadienne repart en force! L'économie canadienne a terminé l’année 2020 en lion avec une croissance dans les deux chiffres au quatrième trimestre en terminant sa pire année jamais enregistrée sur une note positive. Ainsi, l'économie a progressé à un taux annualisé de 9,6% au cours des trois derniers mois de 2020 selon ce qui a été rapporté mardi par Statistique Canada. En ce qui concerne janvier, Statistique Canada a déclaré que ses premières estimations concernaient une croissance de l'économie de 0,5%. D’ailleurs, selon Douglas Porter, économiste en chef de BMO : « De nombreuses petites entreprises, soit vos barbiers locaux, votre restaurant ou vos magasins locaux, ont peut-être dû fermer leurs portes en raison des restrictions, mais de nombreux autres secteurs ont réussi à continuer de se frayer un chemin ». Il a également ajouté que : « En ce qui concerne les secteurs qui ont été fermés lors de la deuxième vague, quand ils seront en mesure de s'ouvrir, nous pensons que l'économie prendra un grand pas en avant, puis nous aurons un autre, encore plus grand, quand la grande majorité de la population sera vaccinée. » De plus, l'épargne a également explosé. Selon l'économiste principal de RBC, Nathan Janzen, les ménages auraient accumulé 212 milliards de dollars en économies l'an dernier, soit environ 184 milliards de dollars au-dessus des tendances pré pandémiques. Ceci pourrait agir comme vent dans le dos à l'économie à mesure que l'année avance. En somme, la situation de l’économie canadienne sera intéressante à suivre dans le premier trimestre de 2021 pour constater si les effets de la pandémie seront derrière nous en 2021 ou non. Qu’est-ce qu’un fractionnement et un regroupement d’actions? Alors que le sujet a été abordé lors de la séance de laboratoire en direct présentée par M. Réjean Paul lundi soir dernier, il me paraissait adéquat d’aborder ce sujet dans le billet de cette semaine. Ainsi, nous répondrons à la question : qu’est-ce qu’un fractionnement et un regroupement d’actions ? Communément appelés « split » et « reverse split », le fractionnement et le regroupement d’actions sont deux manières d’augmenter ou de diminuer le nombre d’actions en circulation sur un titre ou un fonds négocié en bourse (FNB). En premier lieu, le fractionnement d’action ou « split » constitue en une opération sur titres dans laquelle une entreprise divise ses actions existantes en actions multiples pour augmenter la liquidité et le nombre de parts en circulation. Bien que le nombre d’actions en circulation augmente d’un multiple spécifique (par exemple 2 pour 1), la valeur totale en dollars des actions reste la même par rapport aux montants antérieurs à la scission, car cette dernière n’ajoute aucune valeur réelle. Les ratios de fractionnement les plus courants sont 2 pour 1 ou 3 pour 1, ce qui signifie que l’actionnaire aura respectivement deux ou trois actions pour chaque action détenue précédemment. Le nombre d’actions en circulation augmente, mais la valeur de l’équité de la firme demeure la même. De ce fait, si vous avez par exemple, 10 actions de XYZ à 10$, après un fractionnement, vous en auriez 20 à 5$. Les raisons pour faire un fractionnement d’actions sont multiples. Tout d’abord, une scission est généralement effectuée lorsque le cours d’un titre est assez élevé, ce qui rend coûteux pour les investisseurs d’acquérir plusieurs actions d’un titre. Ensuite, un nombre plus élevé d’actions en circulation peut entraîner une plus grande liquidité pour l’action, ce qui facilite la négociation et peut réduire l’écart entre l’offre et la demande. Finalement, bien qu’en théorie cela ne devrait pas avoir d’effet sur le cours d’une action, il se traduit souvent par un regain d’intérêt des investisseurs, ce qui peut avoir un impact positif sur le cours de l’action. Bien que cet effet puisse être temporaire, le fait demeure que le fractionnement des actions par les entreprises de qualité est un excellent moyen pour l’investisseur moyen d’accumuler un nombre croissant d’actions dans ces compagnies. En second lieu, un regroupement d’actions, ou « reverse split », implique qu’une entreprise ou un fonds réduise le nombre total de ses actions en circulation sur le marché libre. Dans ce cas, un regroupement est l’activité totalement opposée à un fractionnement. Encore une fois, les regroupements n’ont pas d’incidence sur la valeur totale des actions en circulation, mais ils résultent généralement de la perte de valeur substantielle des actions de l’entreprise. Par exemple, lorsqu’une entreprise fait un regroupement de 1 pour 10 par exemple, si vous avez 10 actions de XYZ à 1$, après l’exécution du regroupement, vous en auriez 1 à 10$. Les raisons de faire un regroupement d’actions sont nombreuses. Le cours de l’action peut avoir chuté à des niveaux record le rendant vulnérable à une pression accrue du marché à la baisse. Ensuite, un regroupement d’actions peut avoir lieu pour respecter les normes en matière de prix pour rester « listé » sur un échange spécifique. Par exemple, le NASDAQ peut radier une action qui se négocie constamment en dessous du prix de 1 $ par action. Une telle radiation d’un échange au niveau national relègue les actions de la société au statut de penny stock et ils sont obligés de figurer sur le tableau d’affichage OTCBB, ou les « pink sheet », qui sont des marchés alternatifs pour les actions de faible valeur. Une fois que cela se produit, les actions sont plus difficiles à acheter et à vendre. Par conséquent, les entreprises optent pour le fractionnement inverse des actions afin de maintenir un prix par action au-dessus de la zone à risque de radiation. Finalement, une autre raison possible pour laquelle une entreprise voudrait garder le prix de son titre plus haut peut être, car de nombreux investisseurs institutionnels et des fonds communs de placement ont des politiques contre la prise de position dans une action dont le prix est inférieur à une valeur minimale. En somme, ce genre de mouvement est à surveiller pour l’investisseur actif, car bien que certains titres semblent diminuer ou augmenter rapidement, cela ne signifie pas que ces mouvements proviennent de bonnes ou mauvaises nouvelles. En effet, il peut simplement s’agir tout simplement de « split » ou de « reverse split ». Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.investopedia.com/terms/s/stocksplit.asp https://www.investopedia.com/terms/r/reversesplit.asp https://www.investopedia.com/terms/d/doctor-copper.asp https://www.investopedia.com/terms/r/risk-on-risk-off.asp https://www.bnnbloomberg.ca/frankly-stunning-gdp-growth-puts-bank-of-canada-in-the-hot-seat-1.1570915 https://www.ctvnews.ca/business/after-worst-year-on-record-canadian-economy-enters-2021-with-double-digit-growth-1.5329769 Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment importer les listes de Oppscan dans TC2000 https://www.youtube.com/watch?v=VnVvDPmiMUs ### Les croisières reprennent plus vite que prévu selon le PDG de RCL Les croisières reprennent plus vite que prévu selon le PDG de RCL Le PDG de Royal Caribbean, Richard Fain, a déclaré lundi à CNBC que le croisiériste avait vu un certain nombre de signes positifs dans ses données de réservation anticipée suggérant une reprise possible des activités à la suite de la pandémie de COVID-19. En effet, il a affirmé que : « Certaines des choses dont nous pensions qui allaient se produire ne se produisent pas. Ils sont meilleurs que ce que nous pensions ». De ce fait, l'âge des clients qui s'inscrivent pour faire des voyages est un exemple où la réalité a divergé des attentes de l'entreprise, selon Fain. Selon ce dernier : « Nous pensions vraiment que les personnes âgées seraient plus prudentes. Il s'avère qu'ils veulent aussi sortir de chez eux ». Cela s’explique probablement par le fait que les personnes âgées aient reçu un accès prioritaire aux vaccins contre le coronavirus. D’ailleurs, cette entrevue accordée à CNBC prenait place dans le cadre de la sortie des résultats financiers de Royal Caribbean. Naturellement, de telles annonces, jumelées à une perte moins importante que prévu, ont propulsé le titre du croisiériste de plus de 9% lundi. De plus, les autres croisiéristes, tel que Carnival Cruise Line corp (NYSE : CCL) et Norwegian Cruise Line (NYSE : NCLH) ont bondi de respectivement + 5.61% et +6.37%. En somme, ce secteur sera à surveiller dans les prochaines semaines puisque si le retour à la vie « normale » se poursuit sur le globe, ces titres pourraient présenter de belles opportunités. Qu’est-ce que qu’une SPAC? Une « Special Purpose Acquisition Company (SPAC) » ou une société d'acquisition à vocation spéciale en français est une société sans opérations commerciales qui est formée strictement pour lever des capitaux par le biais d'un premier appel public à l’épargne (PAPE) dans le but d'acquérir une entreprise privée existante. Aussi connus sous le nom de « sociétés de chèques en blanc », les SPAC existent depuis des décennies. Ces dernières années, ils sont devenus plus populaires, attirant des souscripteurs et des investisseurs de renom et levant un montant record de fonds en bourse en 2019. Comment fonctionne une SPAC Les SPAC sont généralement constitués par des investisseurs ou des « sponsors » ayant une expertise dans une industrie ou un secteur d'activité particulier. Lors de la création d'un SPAC, les fondateurs ont parfois au moins une cible d'acquisition en tête, mais ils n'identifient pas cette cible pour éviter des divulgations approfondies au cours du processus d'introduction en bourse. (C'est pourquoi on les appelle des « sociétés à chèque en blanc ». Les investisseurs qui achètent lors de leur introduction en bourse n'ont aucune idée de l’entreprise dans laquelle ils investiront.). Naturellement, les SPAC recherchent des souscripteurs et des investisseurs institutionnels avant d'offrir des actions au public. Ensuite, l'argent recueilli par les SPAC lors d'un PAPE est placé dans un compte en fiducie portant intérêt. Ces fonds ne peuvent être déboursés que pour finaliser une acquisition ou pour restituer l'argent aux investisseurs si la SPAC est liquidée. De cette façon, un SPAC a généralement deux ans pour conclure une transaction ou faire face à une liquidation. Dans certains cas, une partie des intérêts gagnés par la fiducie peut être utilisée comme fonds de roulement de la SPAC. Après une acquisition, un SPAC est généralement coté sur l'une des principales bourses. Un exemple bien connu au Québec d’une SPAC est Lion Electric Co, un fabricant québécois d'autobus scolaires électriques, d'autobus de transport en commun et de camions moyens et lourds, qui entrera en bourse dans le cadre d'une fusion avec Northern Genesis Acquisition Corp. (NYSE : NGA), une société d'acquisition à vocation spéciale. L'entente rapportera environ 500 millions de dollars en espèces à Lion. La nouvelle société sera cotée à la Bourse de New York et négociée sous le symbole « LEV ». L’argent sera utilisé pour développer la fabrication de véhicules de Lion Electric, développer de nouveaux systèmes de batteries et construire une nouvelle usine d’assemblage de batteries. L'entreprise produit actuellement ses véhicules à Saint-Jérôme, au Québec, en banlieue de Montréal. En somme, comme on peut le constater dans le graphique plus haut, investir dans des SPAC peut être très volatile. La prudence est donc de mise. Qu’est-ce que le VIX? Après avoir discuté beaucoup de volatilité dans les dernières semaines, particulièrement de son indice, le VIX, plusieurs lecteurs nous ont questionnés sur : qu’est-ce que le VIX? Nous répondons ainsi à la question dans ce billet! Créé par le Chicago Board Options Exchange (CBOE), l’indice de volatilité ou VIX, est un indice de marché en temps réel qui représente les attentes du marché en matière de volatilité à venir sur une période de 30 jours. En effet, dérivé des données de prix des options sur l’indice S&P 500, il fournit une mesure du risque de marché et du sentiment des investisseurs. Ces derniers, les analystes et les gestionnaires de portefeuille considèrent les valeurs VIX comme un moyen de mesurer le risque du marché, la peur et le stress avant de prendre des décisions d’investissement. D’un point de vue mathématique, les valeurs de l’indice VIX sont calculées à l’aide des options sur le SPX (S&P500) standard négocié par le CBOE (qui expirent le troisième vendredi de chaque mois) et à l’aide des options SPX hebdomadaires (qui expirent tous les vendredis). Les seules options considérées dans le calcul sont celles dont la période d’expiration est comprise entre 23 jours et 37 jours. D’ailleurs, bien que la formule soit mathématiquement très complexe, elle fonctionne théoriquement comme suit : elle estime la volatilité attendue de l’indice S&P 500 en agrégeant les prix pondérés de plusieurs options de vente et d’achat du SPX sur une large gamme de prix d’exercice. Toutes ces options éligibles doivent avoir des cour s acheteur et vendeur valides non nuls qui représentent le sentiment du marché à propos des prix d’exercice des options. Pour ceux qui ont un intérêt pour voir la façon exacte dont l’indice se calcul, juste à cliquer ici. En ce qui concerne l’interprétation, dans la plupart des cas, un VIX élevé reflète une peur accrue des investisseurs et un VIX faible suggère une complaisance. Historiquement, cette relation entre le VIX et le comportement du marché boursier s’est répétée dans les cycles haussiers et baissiers. Pendant les périodes de turbulence sur les marchés, le VIX grimpe reflétant en grande partie la demande pour les options de vente comme couverture contre de nouvelles baisses des portefeuilles d’actions. Pendant les périodes haussières, il y a moins de peur et, par conséquent, moins de besoins pour les gestionnaires de portefeuille d’acheter des options de vente. D’un point de vue graphique, un graphique entre le SPX et le VIX présente assez clairement la relation entre les deux : Tel que l’on peut remarquer à l’aide des ronds verts, lors de périodes fortement haussières, le VIX se négocie à ses plus bas, alors que lorsque l’indice américain baisse fortement (ronds bleus et jaune), le VIX produit de nouveaux hauts. En somme, « l’indice de la peur » peut agir comme un indicateur supplémentaire pour les traders qui souhaitent établir une opinion sur le sentiment du marché, et ajuster leur stratégie selon la structure du marché. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.forbes.com/sites/greggardner/2020/11/30/ev-manufacturer-lion-electric-raises-500-million-through-spac-deal-with-northern-genesis/?sh=1266fe47607c https://www.investopedia.com/terms/s/spac.asp https://www.cnbc.com/2021/02/22/royal-caribbean-booking-data-suggests-positive-covid-recovery-ceo-richard-fain.html?__source=androidappshare https://www.investopedia.com/terms/v/vix.asp http://www.cboe.com/micro/vix/vixwhite.pdf https://www.investopedia.com/articles/optioninvestor/03/091003.asp https://www.thestreet.com/topic/47306/vix.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment devenir un trader profitable? Comment devenir un trader profitable? Tout d’abord, il est important de savoir que tout connaitre sur la négociation active prend du temps. En effet, bien qu’aujourd’hui le trading soit accessible à tous, maitriser et tout savoir à son sujet nécessite beaucoup de temps et d’énergie. Nul ne devient expert « trader » du jour au lendemain. Ainsi, la clé pour tout comprendre sur le trading, et ce, même après une excellente formation est le temps. De ce fait, à la suite d’une formation complète telle que le cours « Action négociateur et investisseur actif 3 jours », il est important de se pratiquer jusqu’à atteindre la profitabilité d’une façon constante en simulateur. Ces simulateurs peuvent provenir, soit de votre plateforme de négociation active, donc par exemple d’Interactive Brokers ou de thinkorswim, ou de logiciel ou site internet externes, par exemple celui d’investopedia. Ensuite, après avoir pratiqué et atteint la profitabilité en simulation, il est recommandé de débuter seulement avec une faible portion de votre compte de courtage. Vous pourrez par la suite expérimenter ce qu'est de négocier avec « du vrai capital », puisque l’émotion n’est pas la même. Dans le même ordre d’idée, il est primordial de s’imposer une solide gestion des pertes en capital. Ce que DayTrader Canada recommande est affiché dans le tableau ci-dessous : Niveau de connaissance Perte sur équité en 5 jours Perte sur équité en 20 jours* Novice 1% 2% Intermédiaire 1.5% 3% Avancé 2% 4% *Ces pourcentages incluent les pertes en % des périodes de 5 jours Alors, lorsque l’on atteint les pourcentages ci-haut, dans le cas de la colonne « perte sur équité en 5 jours », nous devons arrêter de transiger pendant 5 jours ouvrables et trouver les raisons de ces pertes. Dans le cas de la colonne « Perte sur équité en 20 jours », nous appliquons la même règle, mais pour 20 jours ouvrables. Finalement, le dernier atout essentiel pour maximiser son profit est l’analyse de ses transactions. En effet, même si vous êtes un négociant profitable, il y a toujours un moyen de maximiser ses transactions et continuer à apprendre. Ainsi, l’analyse de vos transactions vous permettra de bien comprendre où vous faites vos erreurs et devenir de plus en plus profitable avec le temps. En somme, la négociation active est un apprentissage de longue haleine qui nécessite beaucoup de persévérance. Malheureusement, il n’y a pas de raccourcis. Capsule : Stochastique RSI Qu'est-ce que le stochastique RSI ? Le stochastique RSI ou StochRSI est un indicateur utilisé par les négociants actifs qui varie entre zéro et un (ou 100 sur certaines plates-formes). Il est créé en appliquant la formule de l'oscillateur stochastique à un ensemble de valeurs d'indice de force relative (RSI) plutôt qu'aux données de prix standard. L'utilisation des valeurs RSI dans la formule stochastique indique aux traders si la valeur du RSI actuelle est surachetée ou survendue. Que vous dit le stochastique RSI? Tout d’abord, l’indicateur StochRSI a été développé par Tushar S. Chande et Stanley Kroll et présenté dans leur livre « The New Technical Trader », pour la première fois en 1994. Alors que des indicateurs techniques existaient déjà pour établir les niveaux de surachat et de survente, les deux hommes ont développé le stochastique RSI pour améliorer la sensibilité et générer un plus grand nombre de signaux. Ainsi, cet indicateur considère qu’un produit financier est survendu lorsque la valeur tombe en dessous de 0.20 ou 20, ce qui signifie que la valeur du RSI se négocie en zone de survente et qu’un rebond pourrait survenir à court terme. À l'inverse, une lecture supérieure à 0.80 ou 80 indique que le RSI a atteint des sommets et indique un possible recul du titre sous-jacent. Exemple surachat : Exemple survente : En plus d'identifier les conditions de surachat et de survente, le StochRSI peut être utilisé pour identifier les tendances à court terme en l’interprétant dans le contexte d'un oscillateur avec une ligne centrale à 0,50. Lorsque le StochRSI est supérieur à 0,50, le produit financier peut être considéré comme ayant une tendance plus élevée et vice versa lorsqu'elle est inférieure à 0,50. Exemple de tendance: Aussi, le stochastique RSI peut également être utilisée pour trouver ce que l’on appelle des divergences. En effet, lorsqu'un produit financier est dans une tendance haussière ou baissière, le stochastique RSI peut être utilisée pour indiquer qu'une tendance s'affaiblit en signalant une divergence. De cette façon, une divergence baissière se produit lorsque les prix atteignent de nouveaux hauts alors que la ligne stochastique RSI ne réussit pas à franchir ses hauts précédents. Une divergence haussière se produit dans une situation totalement inverse à celle plus haut, soit lorsque les prix atteignent de nouveaux bas alors que la ligne stochastique RSI ne réussit pas à franchir ses bas précédents. Exemple de divergence: Comment calculer la stochastique RSI? Enfin, la stochastique RSI se calcule de cette façon : Stoch RSI = (RSI - RSI le plus bas) /( RSI le plus élevé - RSI le plus bas) Où : RSI = la valeur du RSI de période n RSI le plus élevé = la valeur maximum du RSI sur la période n RSI le plus bas = la valeur minimum du RSI sur la période n En somme, le StochRSI doit également être utilisé en conjonction avec d'autres indicateurs techniques ou modèles de graphiques pour maximiser l'efficacité, en particulier compte tenu du nombre élevé de signaux qu'il génère. Hausse de la volatilité dans les marchés monétaires cette semaine! La récente hausse des rendements obligataires et les anticipations d'inflation aux États-Unis font craindre à certains investisseurs qu'une répétition du « taper tantrum »[1] de 2013 se profile à l'horizon. En effet, tel que le démontre le graphique ci-dessous, les rendements des bons du trésor américains 10 ans ont augmenté de près de 10% cette semaine, propulsant la valeur des bons de plus de -1%. Les rendements évoluant à l'inverse des prix des obligations. Les rendements ont tendance à augmenter parallèlement aux anticipations d'inflation, qui ont atteint leur plus haut niveau en une décennie aux États-Unis grâce aux perspectives accrues d'un vaste programme de relance budgétaire, aux progrès du déploiement des vaccins et à la demande de retour à la hausse des consommateurs. Les principales banques centrales du monde entier ont abaissé les taux d'intérêt à des niveaux historiquement bas et lancé des quantités sans précédent d'achats d'actifs afin de soutenir l'économie tout au long de la pandémie. La Réserve fédérale américaine et d'autres ont maintenu un ton de soutien lors de récentes réunions politiques s'engageant à maintenir des conditions financières souples, alors que l'économie mondiale semble sortir de la pandémie Covid-19. Cependant, la récente hausse des rendements suggère que certains investisseurs commencent à anticiper un resserrement de la politique plus tôt que prévu pour s'adapter à une éventuelle hausse de l'inflation. En somme, dans une note, vendredi, le responsable de la stratégie actions européenne de Barclays, Emmanuel Cau, a suggéré que la hausse des rendements obligataires constituait seulement un rattrapage de cette classe d’actif, car ils étaient en retard sur l'amélioration des perspectives macroéconomiques pour le second semestre 2021. Il a aussi déclaré qu'il s'agissait d'une « caractéristique normale » de la reprise économique. Il sera ainsi très intéressant de suivre l’évolution de cette situation sur le marché obligataire, alors que pour le moment les banques centrales confirment encore des milliards de dollars de liquidités aux marchés. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : [1] Le « taper tantrum» de 2013 a été un pic soudain des rendements des bons du Trésor en raison de la panique des marchés après que la Réserve fédérale a annoncé qu'elle commencerait à réduire son programme d'assouplissement quantitatif. https://www.babypips.com/learn/forex/divergence-cheat-sheet https://www.investopedia.com/terms/s/stochrsi.asp Manuel du cours action 3 jours https://www.cnbc.com/2021/02/19/rise-in-treasury-yields-prompts-speculation-of-a-tantrum-for-markets.html https://www.cnbc.com/2021/02/18/stock-market-open-to-close-news.html https://www.daytradercanada.com/formations-marches-boursiers/actions-negociateur-investisseur-actif-5-jours/ Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### C’est au tour de Tesla d’acheter des Bitcoin! C’est au tour de Tesla d’acheter des Bitcoin! Vous avez bien lu, deux des actifs ayant le plus fait couler d’encre en 2020 et 2021, soit Bitcoin et Tesla se joignent ensemble aujourd’hui, dans la même nouvelle! En effet, le constructeur de voitures électriques Tesla Inc. (NASDAQ : TSLA) a investi 1,5 milliard de dollars dans Bitcoin (BTC : USD) et a annoncé qu’il commencera bientôt à accepter les paiements pour ses voitures en Bitcoin « sous réserve des lois applicables et initialement sur une base limitée », selon un dépôt auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC). De cette façon, Tesla est la première entreprise du S&P 500 à investir dans Bitcoin. De plus, elle rejoint une liste croissante d'entreprises comme la société de paiement Square Inc. (NYSE : SQ) qui en a acheté 4709 en octobre dernier pour une valeur de 50 millions. L’éditeur de logiciels d'informatique décisionnelle, MicroStrategy Incorporated (NASDAQ : MSTR) a aussi investi 1,3 milliard de dollars de sa trésorerie dans Bitcoin l'année dernière. Naturellement, cette nouvelle a eu un impact important sur le prix du Bitcoin. Alimenté par l'intérêt des entreprises et des investisseurs à la recherche de rendements pendant une période de stabilité macroéconomique, le prix de la cryptomonnaie a établi de nouveaux records et a bondi de plus de 160% en 2020. De plus, l'annonce de Tesla ce matin a propulsé la cryptomonnaie à un nouveau record à plus de 48 000 USD. Enfin, M. Musk ne semble pas le seul à s’intéresser à ajouter des cryptomonnaies à son entreprise. En effet, selon certaines rumeurs, Twitter, Apple et Oracle Corporation seraient à regarder pour emboiter le pas. Cela sera donc à suivre dans les prochaines semaines et les prochains mois. Qu’est-ce que le paiement pour le flux de commande? Le paiement pour le flux d'ordres (ou payment for order flow en anglais) fait référence à la rémunération qu'un courtier reçoit, non pas de son client, mais d'un tiers (souvent les mainteneurs de marché), qui souhaite profiter de la manière dont le courtier achemine les commandes des clients pour exécution. En acquérant un flux de commandes de cette manière, les courtiers peuvent rentabiliser les ordres qu’ils reçoivent de leurs clients tandis que les clients peuvent bénéficier de coûts de négociation réduits, car les commissions facturées par les courtiers peuvent être compensées par les paiements qu'ils reçoivent du mainteneur de marché. Or, tout n’est pas rose dans cette façon de faire. En effet, les critiques de cette méthode soutiennent que cet accord créer un conflit d’intérêts du côté du courtier. En effet, ce dernier est censé garantir le meilleur prix possible d’achat et de vente à ses clients. Naturellement, les courtiers peuvent être incités à acheminer les commandes des clients vers les mainteneurs de marché le plus offrant en termes de paiement pour flux de commande plutôt qu’à celui offrant les meilleurs prix et la plus grande rapidité d’exécution. D’ailleurs, Richard Repetto, le directeur général de Piper Sandler & Co., une banque d'investissement basée à New York, a récemment publié un rapport qui creuse les rapports de la règle 606 (la règle des SEC qui obligent les courtiers à déclarer le paiement pour les flux de commande). Ainsi, pour le 2e trimestre de 2020, Repetto s'est concentré sur quatre courtiers majeurs: Charles Schwab, TD Ameritrade, E*TRADE et Robinhood. Repetto a indiqué que le paiement pour le flux de commandes était significativement plus élevé au 2e trimestre qu’au premier en raison d'une activité de négociation accrue et que le paiement était plus élevé pour les options que pour les actions. Revenues du premier et second trimestre de 2020 des flux de commandes reçu par courtiers Il est important de comprendre que de nombreux courtiers américains utilisent cette technique dans l’objectif d’aller chercher des revenus supplémentaires, qui sont non négligeables. Comment profiter d’une hausse de la volatilité ou d’une chute des marchés? Avec les périodes d’instabilité sur les marchés dernièrement, une question revient souvent dans mon entourage : comment profiter d’une hausse de la volatilité ou d’une chute des marchés? Ainsi, dans le cadre de ce billet boursier, nous répondrons à la question. Sur les marchés des valeurs mobilières, la volatilité est représentée par de fortes fluctuations à la hausse et à la baisse. Ainsi, les marchés volatils sont généralement le résultat d’un déséquilibre plus important que la normale entre les acheteurs ou les vendeurs. Les autres éléments qui peuvent mener à une plus grande volatilité sont principalement les évènements économiques négatifs, l’apparition de nouvelles informations sur les entreprises, le dépôt d’une recommandation par un analyste renommé, un appel public à l’épargne (IPO) ou des évènements inattendus tels que l’éclosion d’un virus, par exemple. Dans les périodes de grande volatilité, transiger peut représenter un grand défi pour les investisseurs et « traders ». La panique peut rapidement se faire sentir et prendre une décision devient de plus en plus difficile. Or, il existe plusieurs instruments financiers qui permettent de bénéficier autant des marchés haussiers, baissiers ou volatils sans toutefois devoir vendre à découvert. Les fonds négociés en bourses à effet multiplicateur, ou autrement appelé à levier font partie de ces instruments. Une des façons les plus accessibles de profiter d’un rapide mouvement de marché, sur le court terme, est de faire l’achat de parts d’un fond négocié en bourse (FNB) à effet de levier. Par exemple, il existe des FNB à effet multiplicateur qui vous permettent de bénéficier d’une hausse, tel que le « Direction Daily S&P500 Bull 2x (ARCA :SPUU) », qui reproduit les performances journalières du S&P500, accompagné d’un levier double, d’où le « 2x » inscrit en son nom. Ce levier est réalisé par le fonds en plaçant ses fonds dans des produits dérivés, incluant des contrats à terme, des swaps et des options d’achats d’actions. Une autre façon de bénéficier d’un marché volatil, mais cette fois à la baisse, est d’utiliser les FNB inverses. Ce type de FNB inverse les performances d’un indice donné. Un exemple serait le « ProShares Short S&P500 (NYSE :SH) ». Ce fonds utilisant le S&P 500 comme référence vise à inverser la performance de l’indice. Ainsi, lorsque le S&P 500 connaît une hausse, ce FNB connaît une baisse, et vice-versa. On comprend donc rapidement comment on peut bénéficier de ce type de FNB lors de marchés baissiers. Cet outil existe aussi sous levier, via des FNB tels que le « ProShares UltraShort S&P500(NYSE :SDS) » qui inverse en double les performances de l’indice, et le « ProShares UltraPro Short S&P500 (NYSE : SPXU) », qui inverse pour sa part en triple le mouvement du S&P 500. Finalement, il vous est aussi possible de négocier directement l’indice de volatilité boursier appelé le VIX. Cet indicateur, aussi connu sous le nom d’ « indice de la peur », fut créé en 1993 par le CBOE (Chicago Board Options Exchange). Son rôle est de mesurer la volatilité du marché financier en s’appuyant sur le S&P 500. Cet indice est calculé sur une base quotidienne par le CBOE. Il existe plusieurs méthodes pour le transiger, la plus commune étant de passer via le FNB « iPath S&P 500 VIX Short-Term Futures ETN (ARCA : VXX) ». Comme les outils décrits plus haut, il existe également des produits à effet multiplicateur, comme le « VelocityShares Daily two-times VIX Short-TERM ETN (ARCA : TVIX) », qui double l’indicateur de base. Cependant, il est important de demeurer prudent lors de la négociation de ce type de produits, le VIX étant déjà très volatil par sa nature. Il est important de se rappeler que tous ces produits composent des outils intéressants pour bénéficiers de la volatilité des marchés sur le court terme, mais ne devrait pas faire partie de votre portefeuille d’investissements à long terme, leur nature les rendant inutilement risqués. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.cnbc.com/2021/02/08/tesla-buys-1point5-billion-in-bitcoin.html https://www.investopedia.com/tesla-tsla-discloses-usd1-5b-investment-in-bitcoin-5105078 https://www.marketwatch.com/story/tesla-says-it-has-invested-1-5-billion-in-bitcoin-prices-surge-to-record-above-42-000-11612790314 https://www.cnbc.com/2021/02/08/apple-may-be-the-next-notable-company-to-buy-bitcoin-rbc-says.html https://seekingalpha.com/news/3659553-apple-should-buy-bitcoin-and-launch-crypto-exchange-says-rbc https://seekingalpha.com/news/3659644-tesla-has-de-rsked-purchase-of-bitcoin-by-public-companies-microstraegys-saylor https://fr.qaz.wiki/wiki/Payment_for_order_flow#:~:text=Sur%20les%20march%C3%A9s%20financiers%2C%20le,commandes%20des%20clients%20pour%20ex%C3%A9cution. https://daytradercanada.com/negociateur-actif/comment-profiter-dune-hausse-de-volatilite-ou-dune-chute-de-marche/ https://www.cfainstitute.org/-/media/documents/issue-brief/payment-for-order-flow.ashx https://www.datawrapper.de/_/3dHdQ/ https://www.investopedia.com/terms/p/paymentoforderflow.asp Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Pourquoi les investisseurs portent autant d’intérêt aux drogues hallucinogènes? Pourquoi les investisseurs portent autant d’intérêt aux drogues hallucinogènes? Il y a déjà cela près d’un an, nous faisions mention d’un nouveau secteur à surveiller, celui des drogues hallucinogènes. En effet, de plus en plus d’entreprises développant des traitements médicaux à partir de drogues hallucinogènes comme le LSD, la kétamine et l’ingrédient actif des « champignons magiques » sont en Bourse et sont très volatils. D’ailleurs, ces temps-ci, les actions psychédéliques se négocient comme les entreprises de biotechnologie. Ainsi, la perspective de recherches prometteuses a poussé les valorisations à la hausse. De ce fait, si l’on se souvient bien, l’an dernier nous avons abordé le titre Mind Medicine Inc. (NEO : MMED), qui était à entreprendre des essais cliniques de médicaments à base d’hallucinogènes. Depuis son entrée en Bourse en mars dernier, le titre a réalisé un rendement de plus de 615%. Cette importante popularité provient principalement de l’importante sensibilisation aux troubles de santé mentale, tout comme du nombre de personnes grandissant qui en souffre, ce qui est attribuable entre autres à la pandémie de COVID-19. De plus, selon d’importantes organisations de la santé gouvernementales, tels que Santé Canada et la U.S. Food and Drug Administration, ces produits pourraient être très prometteurs. Santé Canada Santé Canada a accordé 16 exemptions à une sélection d'infirmières, de médecins, de thérapeutes et de travailleurs sociaux. Ainsi, leur permettre de posséder et d’utiliser de la psilocybine pour un entraînement personnel sans crainte de poursuites en vertu des lois nationales sur les drogues. La FDA La FDA a déclaré que les psychédéliques étaient une thérapie révolutionnaire pour la dépression sévère. L'État de l'Oregon L'Oregon approuve un cadre juridique pour l'utilisation thérapeutique de la psilocybine. Elle devient le premier État à le faire. Enfin, voici un tableau de certains titres qui ont très bien performé en 2020. Nom des entreprises Performance en 2020 Mind Medicine 864% Numinus Wellness 555% Red Light Holland 300% Codebase Ventures 210% Revive Therapeutics 166% Hollister Biosciences 148% Lobe Sciences 133% Compass Pathways 88% Better Plant Sciences 76% En somme, certaines recherches et études antérieures sur les drogues hallucinogènes devraient être publiées d’ici mi-2021, ce qui explique l’intérêt grandissant pour ce genre de titre. Cela se voit dans les valorisations de certaines de ces entreprises, qui dans certains cas, atteignent déjà un milliard de dollars. Une donnée fondamentale pour l’investisseur actif, le « non-farm » payroll. Vendredi, comme à chaque premier vendredi du mois, sortira une donnée très importante : le « non-farm payroll » ou la masse salariale non agricole. Ainsi, qu’est-ce que ce « non-farm payroll » ? Dans un premier temps, la masse salariale non agricole est un terme utilisé aux États-Unis pour désigner le nombre total de travailleurs rémunérés moins les employés agricoles, les employés du gouvernement et les employés d’organisations à but non lucratif. Ce rapport est publié par le bureau des statistiques du travail des États-Unis le premier vendredi du mois suivant à 8h30, à quelques exceptions près. Il est énoncé en même temps que le rapport sur la situation de l’emploi, communément appelé « rapport sur l’emploi ». De plus, la masse salariale non agricole totale représente environ 80% des travailleurs qui produisent l’ensemble du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis. De ce fait, les données sont utilisées pour aider les décideurs et les économistes à déterminer la situation actuelle de l’économie et à prédire les niveaux futurs de l’activité économique. Dans un second temps, qu’est-ce que le rapport contient? Ensuite, les statistiques de la masse salariale non agricole présentent quels secteurs ont créés ou perdu le plus grand nombre d’emplois. De ce fait, la liste des secteurs figurant dans le rapport comprend les services professionnels et commerciaux, les soins de santé, le secteur financier, les industries extractives, la construction, la fabrication, le commerce de détail, le transport et l’entreposage, l’information, le secteur des loisirs et celui de l’hôtellerie. De plus, les analystes boursiers utilisent souvent cette ventilation pour prédire quels titres et quels secteurs pourraient avoir de solides résultats financiers. Enfin, le rapport contient également la semaine de travail moyenne, les gains en matière de salaire horaire moyen et la croissance des heures de travail elles-mêmes. Dans un troisième temps, comment est-ce que ce rapport a un impact sur le négociateur actif? Dans un premier temps, avant même que le « non-farm payroll » soit diffusé le vendredi, une autre donnée importante est publiée le mercredi précédent. Il s’agit de l’« ADP Non-Farm Employment Change » ou le rapport mensuel du cabinet de conseil en ressources humaines ADP. Ceci mesure de la variation mensuelle de l’emploi privé non agricole, basée sur les données de paie d’environ 400 000 clients commerciaux américains de la firme ADP. La publication, deux jours avant les données du gouvernement, est un bon prédicateur du rapport du gouvernement sur la masse salariale non agricole. Lorsque le « non-farm payroll » est rendu public chaque premier vendredi de chaque mois, ce qu’il est important de remarquer est l’écart entre le chiffre attendu et celui annoncé. En effet, le chiffre annoncé a peu d’importance, car ce que Wall Street observe est si le chiffre publié est plus bas, égal, ou plus haut que l’estimation des analystes. Ainsi, un chiffre plus bas risque de faire baisser les marchés, alors qu’un chiffre plus haut, les faire monter. De plus, il est important de regarder s’il y a eu des corrections aux données du mois précédent, puisque cela pourrait aussi jouer sur les marchés. De ce fait, le meilleur moyen de voir, sur-le-champ, comment Wall Street a interprété le mouvement est en regardant le prix des contrats à terme sur les différents indices ainsi que le prix des obligations 10 ans du gouvernement américain. Si jamais les contrats à terme des indices sont à la baisse, souvent les obligations seront à la hausse, alors que si les marchés sont à la hausse, les obligations seront à la baisse. Ce phénomène s’explique par une réaction du capital des investisseurs qui désirent le déplacer vers des valeurs plus ou moins risquées. Finalement, une petite exception se glisse à l’interprétation du « non farm payroll ». En effet, dans un contexte, où nous sommes dans l’incertitude par rapport à la direction des taux d’intérêt (coupe de taux ou non), un « non farm payroll » plus bas qu’espéré peut faire monter les marchés. Ainsi, la Réserve fédérale américaine se base sur ces chiffres pour prendre sa décision si elle augmente, gardera stable, ou diminuera ses taux. De ce fait, un « non farm payroll » plus bas que les attentes pourraient faire monter les marchés dans l’optique où, plus il est sous les attentes, plus la réserve fédérale penchera pour baisser les taux, une action favorable à Wall Street. En somme, lors de la diffusion de ce type de données par le gouvernement américain il est important d’être prudent, car le résultat du rapport a souvent un très grand impact sur la direction des marchés pour cette journée. École de trading : quels sont les débouchés? Bien souvent, les études faites dans une école de trading privée servent à apprendre à transiger ou investir une partie de son patrimoine personnel. Ainsi, pour la majorité des étudiants, cela leur permet d’atteindre une certaine liberté financière, tout en sauvant sur les frais de gestions de grandes banques. De plus, il est également possible d’en faire un métier. En effet, le trading, peut être considéré comme une entreprise à part entière. Ainsi, il est possible de générer de bons revenus de trading, sans plusieurs éléments qui peuvent être considérés comme négatifs d’une entreprise. De ce fait, il n’est pas nécessaire de posséder d’infrastructures majeures, aucun employé à gérer et le trading offre une liberté totale d’opérer son entreprise partout dans le monde. De plus, le trading est si vaste, qu’il permet à tous de trouver chaussure à son pied. D’ailleurs, si vous désirez en apprendre plus sur les avantages de travailler en Bourse, je vous invite à lire cet article écrit dans un précédent billet. Or, les débouchés pour un cours dans une école de trading ne se résument pas uniquement à apprendre à transiger pour soi. En effet, dans un premier temps, une formation dans une école de trading peut être une porte d’entrée au monde de la finance. Ainsi, avec les apprentissages reçus dans une école de trading, dont une stratégie d’investissement profitable, il est possible de poursuivre ensuite ses études pour devenir courtier et ainsi transiger pour le compte d’autres clients. Dans un second temps, étudier dans une école de trading peut être une excellente addition à un curriculum vitae. Par exemple, dans le cas d’un planificateur financier, il sera en mesure de comprendre plus en profondeur les subtilités du marché boursier ainsi que l’aspect analyse graphique. Ainsi, cela pourra lui permettre d’améliorer sa prise de décision dans le cadre de son travail. En somme, il n’y a pas qu’un seul débouché à la suite d’études dans une école de trading et c’est pourquoi tout le monde peut trouver son compte à étudier dans une école comme celle-là. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://daytradercanada.com/billet-boursier/apres-le-cannabis-les-drogues-hallucinogenes-prochain-hype-sur-wall-street/ https://www.visualcapitalist.com/investors-psyched-about-psychedelic-stocks/ https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2020.01681/full https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-02-11/move-over-pot-psychedelic-companies-are-about-to-go-public Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Bataille légendaire entre les acheteurs et les vendeurs à découvert Bataille légendaire entre les acheteurs et les vendeurs à découvert Depuis son important décollage le 13 janvier dernier, l’action de Gamestop Corporation (NYSE : GME) a fait couler beaucoup d’encre. En effet, l’ action a augmenté de près de 57% lors de cette dite journée sur la nouvelle qu’un accord avec la société de capital-risque RC Ventures, qui comprenait un remaniement du conseil d'administration, avait été conclu. À la suite de cet événement, un fonds d’investissement ainsi qu’un vendeur à découvert bien connu, soit Melvin Capital et Andrew Left de Citron Research, ont affirmé être fortement vendeurs à découvert sur le titre. D’ailleurs, ils n’étaient pas les seuls considérant que Gamestop avait plus de 102% de leurs actions qui étaient flottantes. (Le terme flottant fait référence aux actions ordinaires qu'une société a émises au public qui sont disponibles pour les investisseurs.) Or, cette importante montée et ces nombreux vendeurs à découvert cachaient quelque chose de bien plus gros : une liquidation forcée des positions courtes communément appelée un « short squeeze ». Ainsi, la montée en flèche presque verticale de GameStop au cours des dernières semaines est survenue alors que les petits négociants actifs, dont beaucoup ont documenté leurs mouvements sur le média social Reddit, ont achetés massivement. Maintenant, un mouvement semble se mettre en branle au sein des négociants peu expérimentés ayant vu une relation entre un grand nombre d’actions vendues à découvert et une hausse rapide. De ce fait, on peut noter une hausse majeure de certains titres les plus vendus à découvert tel que AMC Entertainment Holdings (NYSE : AMC) et Express Inc (NYSE : EXPR) qui sont respectivement 36.58% et 12.82% de leurs actions flottantes de vendues à découvert, selon Finviz. En somme, nous vivons des moments uniques parsemés d’évènements les plus surprenants les uns que les autres. Que des blogueurs sur les médias sociaux participent à la poussée de titres qui entraine certains fonds au bord de la faillite sort assurément de l’ordinaire. Qu’est-ce qu’un « short squeeze » ? Tout d’abord, il est important de comprendre le principe de vente à découvert. Dans le cas d’actions, les vendeurs à découvert empruntent les actions dont ils pensent que le prix diminuera afin de les acheter après leur chute. Il s’agit alors de la même logique que lorsqu’un achat est fait. Pour réaliser un profit on achète bas et l'on vend haut alors que dans une vente à découvert, on vend haut pour acheter plus bas. De ce fait, si les vendeurs à découvert ont raison, ils achètent les actions et empochent la différence entre le prix au moment où ils ont initié la vente à découvert et le prix de vente réel. S'ils se trompent, ils sont obligés d'acheter à un prix plus élevé et de payer la différence entre le prix qu'ils fixent et son prix de vente. À la base, un « short squeeze » ou une liquidation forcée des positions courtes se produit lorsqu'une action ou un autre actif grimpe brusquement. Ceci force les négociants qui avaient parié que son prix baisserait à l'acheter afin de prévenir des pertes encore plus importantes. Leur fort volume d’achat ne fait qu'ajouter à la pression à la hausse sur le prix de l'action. Comment les « short squeeze » se produisent? Comme indiqué plus haut, les vendeurs à découvert ouvrent des positions sur des actions qui, selon eux, baisseront. Aussi solide que soit leur raisonnement, il peut être mis en cause par une nouvelle positive (tel qu’une restructuration comme dans le cas de Gamestop), une annonce d’un nouveau produit ou l’annonce de bénéfices exceptionnels qui suscite l'intérêt des acheteurs. Comment suivre la quantité d’actions vendues à découvert? Une mesure très rependue pour suivre le nombre de vendeurs à découvert sur un titre est le pourcentage de vente à découvert sur les actions flottantes ou « float ». En effet, le pourcentage de vente à découvert sur les actions flottantes montre le pourcentage d'actions vendues par rapport au nombre d'actions flottantes et ce pourcentage reflète généralement le sentiment du marché à l'égard de la société sous-jacente. De cette façon, il est possible de suivre ce fameux pourcentage sur de nombreuses plateformes. Tout d’abord, sur le site bien connu Yahoo finance dans la section « statistics ». Il existe également « shortsqueeze.com » qui présente ces statistiques. Finalement, il existe également des sources telles que koyfin.com, qui permettent d’avoir un graphique historique de cette mesure. De cette façon, le négociant est en mesure d’établir la tendance des vendeurs à découvert. Les technologies reprennent du poil de la bête! En attente, ou à la suite nombreux résultats des compagnies de technologies, plusieurs élaborent des figures haussières. En effet, si l’on regarde par exemple Microsoft (NASDAQ : MSFT), il vient de confirmer un triangle ascendant. Il sera alors intéressant à surveiller. Ensuite, un autre gros joueur du domaine technologique Amazon (NASDAQ : AMZN), qui est à former un fanion qui est également une autre figure haussière. Même son de cloche au niveau de Facebook (NASADA: FB) qui forme un triangle symétrique qui pourrait également percer à la hausse. En somme, si l’on regarde le fond négocié en Bourse représentant le NASDAQ, on peut remarquer qu’il est dans un fort corridor haussier. Ceci ajoute également un biais haussier aux titres le composant, tel que les trois mentionnés plus haut. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.benzinga.com/trading-ideas/long-ideas/21/01/19162662/is-now-the-time-to-buy-stock-in-gamestop-virgin-galactic-or-alibaba https://www.cnbc.com/2021/01/15/gamestop-surge-which-stocks-could-see-short-squeeze-rallies-next.html https://finance.yahoo.com/quote/AMC/key-statistics?p=AMC https://www.investopedia.com/terms/s/shortsqueeze.asp https://app.koyfin.com/chart-template/2441f9fb-8157-41ab-9d87-4cd11b147a42/eq-uot8ig?chgPrimaryTicker=1 https://shortsqueeze.com/?symbol=&submit=Short+Quote%E2%84%A2 TradingView Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Reçus de frais de scolarité pour vos impôts Reçus de frais de scolarité pour vos impôts Pour faire votre demande afin d'obtenir vos reçus fiscaux pour frais de scolarité, il suffit de remplir le Formulaire de demande de reçus pour vos impôts que vous retrouverez dans les Liens utiles. Veuillez noter qu'un délai de dix (10) jours ouvrables sera de mise pour répondre à votre demande. Pour toutes demandes particulières ou questions, bien vouloir les adresser à l'administration en composant le 514-529-2073 ou par courriel à l'adresse comptable@daytradercanada.com Au plaisir de vous servir & merci de votre confiance. La Direction de DayTrader Canada ### Protection de vos cryptomonnaies: les façons les plus sécuritaires de le faire Après avoir atteint un sommet de prix à la fin de 2017 et ensuite perdu de leur popularité, les cryptomonnaies, comme le Bitcoin, ont connu une nouvelle augmentation significative en 2019 et en 2020 dépassant leurs précédents records. Naturellement, de telles hausses sont très médiatisées ce qui augmente significativement le nombre de personnes intéressées et du même coup le nombre de piratage. Étant donné que de nombreux investisseurs et négociants actifs pourraient ne pas être familiers avec la façon de les conserver de façon sécuritaire, voici un petit explicatif des principaux moyens. Tout d’abord, il est important de comprendre que tout comme nous gardons notre argent liquide ou nos cartes dans un portefeuille physique, les bitcoins sont également stockés dans un portefeuille, mais ce dernier est numérique. Le portefeuille numérique peut être « physique » ou « web ». Il peut également résider dans un appareil mobile, dans un ordinateur de bureau ou être conservé en lieu sûr en imprimant les clés privées et les adresses utilisées pour l'accès sur papier. Or, la question qui est souvent demandée est : à quel point un portefeuille numériques est-il sûr? La réponse à cela dépend de la manière dont l'utilisateur gère le portefeuille. En effet, chaque portefeuille contient un ensemble de clés privées sans lesquelles, le propriétaire des cryptomonnaies ne peut pas accéder à ses devises. Ainsi, le plus grand danger en matière de sécurité des portefeuilles numériques est que l'utilisateur individuel perde ou se fasse voler sa clé privée. Sans cette dernière, l'utilisateur ne pourra plus jamais accéder à ses cryptomonnaies. Outre la perte de la clé privée, un utilisateur peut également perdre sa propriété par des dysfonctionnements informatiques (par exemple un disque dur qui cesse de fonctionner), par piratage ou en perdant physiquement un ordinateur sur lequel réside le portefeuille numérique. De cette façon, les portefeuilles numériques sont classés dans deux catégories distinctes : les portefeuilles chauds (hot wallet) et les portefeuilles froids (cold wallet). Hot wallet Les portefeuilles en ligne ou portefeuille chaud (hot wallet) sont des portefeuilles qui fonctionnent sur des appareils connectés à Internet tels que des ordinateurs, des téléphones ou des tablettes. Cela peut créer une vulnérabilité, car ces portefeuilles génèrent les clés privées de vos cryptomonnaies sur ces appareils connectés à Internet. Bien qu'un portefeuille dynamique puisse être très pratique pour accéder et effectuer rapidement des transactions avec vos actifs il manque également de sécurité. Cela peut sembler exagéré, mais les personnes qui n'utilisent pas suffisamment de sécurité lors de l'utilisation de ces portefeuilles actifs peuvent se faire voler leurs fonds. Ce n'est pas rare et cela peut se produire de différentes manières. À titre d'exemple, se vanter sur un forum public comme Reddit de la quantité de Bitcoin que vous détenez alors que vous avez peu ou pas de sécurité et de les stocker dans un « portefeuille chaud » ne serait pas judicieux. Aussi, il est important de savoir que la détention de cryptomonnaie dans le portefeuille fourni par un échange n'est pas la même chose que de la conserver dans votre portefeuille personnel. Les portefeuilles d'échange sont des comptes fournis par l'échange. L'utilisateur de ce type de portefeuille n'est pas le détenteur de la clé privée de la cryptomonnaie qui est détenue dans ce portefeuille. Enfin, bien que ces portefeuilles soient connectés à Internet, ils sont toujours très utiles pour pouvoir effectuer rapidement des transactions ou échanger de la cryptomonnaie rapidement de là l’importance de leur existence. Cold wallet Le prochain type de portefeuille et l'option la plus sûre pour le stockage de cryptomonnaie est le « portefeuille froid » ou « cold wallet ». La description la plus simple d'un « portefeuille froid » est un portefeuille qui n'est pas connecté à Internet et qui présente donc un risque bien moindre d'être compromis. Ces portefeuilles peuvent également être appelés portefeuilles hors ligne ou portefeuilles physiques. Ces portefeuilles stockent l'adresse et la clé privée d'un utilisateur sur quelque chose qui n'est pas connecté à Internet. De plus, ils sont généralement fournis avec un logiciel qui fonctionne en parallèle afin que l'utilisateur puisse afficher son portefeuille sans mettre sa clé privée en danger. Un portefeuille physique est généralement une clé USB qui stocke les clés privées d'un utilisateur en toute sécurité. Cela présente de sérieux avantages par rapport aux « portefeuilles chauds », car il n’est pas affecté par les virus qui pourraient se trouver sur votre ordinateur. Enfin, les clés privées n’entrent jamais en contact avec votre ordinateur connecté au réseau ou un logiciel potentiellement vulnérable. En somme, les principaux fournisseurs de « cold wallet » sont Trezor et Ledger. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.investopedia.com/news/bitcoin-safe-storage-cold-wallet/ https://trezor.io/ https://www.ledger.com/ ### Qu'est-ce qu'un fonds de couverture? Un fond de couverture, ou « hedge fund » en anglais est un fonds d’investissement qui emploie différentes stratégies pour générer des rendements supplémentaires à leur indice de référence, appelé alpha, pour leurs investisseurs. Les hedge funds peuvent être gérés de manière agressive et/ou utiliser des dérivés et l’effet de levier sur des marchés nationaux et internationaux dans le but de générer des rendements élevés. Chaque fond de couverture est construit pour profiter de certaines opportunités de marché unique. Les hedge funds utilisent différentes stratégies d'investissement et sont donc souvent classés en fonction du style d'investissement. De plus, d’un point de vue légal, ces types de fonds sont le plus souvent constitués en société d'investissement privé qui est ouverte à un nombre limité d'investisseurs accrédités et nécessitent un investissement initial minimum important. Un hedge fund possède généralement certaines caractéristiques qui permettent de les identifier : Ils ne sont ouverts qu'aux investisseurs « accrédités » ou qualifiés Les fonds spéculatifs sont autorisés à investir l’argent d’investisseurs qualifiés uniquement. Selon la définition de l’autorité des marchés financiers, un investisseur qualifié est « un investisseur qui a des revenus nettement supérieurs à la moyenne ou des actifs importants. Certaines institutions sont aussi considérées comme étant des investisseurs qualifiés, par exemple les banques, les gouvernements, les courtiers ou conseillers inscrits, les compagnies d’assurance et les caisses de retraite. Un investisseur qualifié peut aussi revendre ses titres à un autre investisseur qualifié. » Ils offrent une plus grande latitude d'investissement que les autres fonds L'univers d'investissement d'un hedge fund n'est limité que par son mandat. Un fonds de couverture peut fondamentalement investir dans n'importe quoi, que ce soient des terres, de l’immobilier, des actions, des produits dérivés et des devises. Les fonds communs de placement, en revanche, doivent essentiellement s'en tenir aux actions ou aux obligations et sont généralement à long terme. Ils utilisent souvent un effet de levier Ce type de fonds utilisent souvent de l'argent emprunté ou l’effet de levier pour amplifier leurs rendements et leur permettent également de prendre des positions courtes (vente à découvert) agressives en fonction de la stratégie du fonds. En revanche, comme nous l'avons vu lors de la crise financière de 2008, l'effet de levier peut également être un couteau à deux tranchants et mettre les hedge funds dans une position de faillite. Structure tarifaire 2 et 20 Au lieu de facturer un ratio de frais uniquement, ce type de fond facture à la fois un ratio de frais (2%) et une commission de performance (20%). Cette structure de frais est connue sous le nom de « Deux et vingt ». Enfin, il y a des caractéristiques plus spécifiques qui définissent un fonds de couverture. Fondamentalement, comme ce sont des véhicules d'investissement privé qui ne permettent généralement qu'aux particuliers fortunés d'investir, les fonds spéculatifs peuvent faire ce qu'ils veulent à condition de divulguer leur stratégie aux investisseurs. Cette large latitude peut sembler très risquée et parfois elle peut l'être. Certaines des chutes financières les plus spectaculaires ont impliqué ce type de fonds. Cela dit, cette flexibilité accordée aux gestionnaires de fonds de couverture a conduit certains des plus talentueux à produire des rendements à long terme incroyables. En somme, il est important de noter que la définition de « couverture » consiste en fait à tenter de réduire le risque en se protégeant, souvent avec des produits dérivés. Or, l'objectif de la plupart des fonds de couverture est de maximiser le retour sur investissement. Ainsi, le nom est majoritairement historique, car les premiers hedge funds ont tenté de se couvrir contre le risque baissier d'un marché baissier en faisant de la vente à découvert. (Les fonds communs de placement n'entrent généralement pas dans des positions courtes.) De nos jours, les fonds de couverture utilisent des dizaines de stratégies différentes, il n'est donc pas exact de dire que les hedge funds se contentent de « couvrir le risque ». En fait, comme les gestionnaires font des investissements spéculatifs, ces fonds peuvent comporter plus de risques que l'ensemble du marché. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Source : https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/fonds/prospectus/dispenses-de-prospectus#:~:text=Ces%20investisseurs%20ont%20des%20revenus,et%20les%20caisses%20de%20retraite. https://www.investopedia.com/terms/h/hedgefund.asp https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/fonds/fonds-de-couverture https://www.bnc.ca/particuliers/conseils/epargne-placements/en-quoi-consiste-un-fonds-de-couverture.html ### La présidente du Trésor américain demande plus d’aide financière La présidente du Trésor américain demande plus d’aide financière Janet Yellen, la candidate du président élu américain Joe Biden pour diriger le département du Trésor américain, a affirmé mardi au Comité des finances du Sénat que le gouvernement se devait d’investir « avec envergure » lors de son prochain programme de secours économique contre la COVID-19. Biden, qui a été assermenté mercredi, a présenté une proposition de plan de relance de 1,9 billion de dollars la semaine dernière, affirmant qu'un investissement audacieux était nécessaire pour relancer l'économie et accélérer la distribution de vaccins afin de maîtriser le plus rapidement possible le virus. D’ailleurs Mme Yellen, qui est une ancienne présidente de la Réserve fédérale a affirmé : « Ni le président élu, ni moi, ne proposons ce plan sans une appréciation du fardeau de la dette du pays. Mais pour le moment, avec des taux d'intérêt à des niveaux historiquement bas, la chose la plus intelligente que nous puissions faire est d'agir en grand ». Le programme d'aide proposé comprend 415 milliards de dollars pour renforcer la réponse américaine au virus et le déploiement des vaccins contre la COVID-19. Quelque 1000 milliards de dollars d'aide directe aux ménages et environ 440 milliards de dollars pour les petites entreprises et les communautés particulièrement touchées par la pandémie. De nombreux Américains recevraient des paiements de relance de 1 400 $, ce qui s'ajouterait aux chèques de 600 $ approuvés dans un projet de loi de secours en cas de pandémie adopté par le Congrès le mois dernier. L'assurance-chômage supplémentaire passerait également de 300 $ par semaine à 400 $ par semaine et elle serait prolongée jusqu'en septembre. En somme, il sera très intéressant de suivre les développements de l’arrivée de ce plan de relance, ainsi que le processus d’entrée à la présidence de M. Biden. Quels sont les avantages de travailler en bourse ? Pour plusieurs, la Bourse est un milieu complexe où l’on place son argent dans le but, d'un jour, avoir une retraite confortable. Cependant, la Bourse est beaucoup plus que cela. D’ailleurs, il existe plusieurs alternatives et possibilités d’emploi à même les marchés boursiers. Naturellement, il existe le bien connu planificateur financier qui conseille ses clients et les guide à travers la jungle boursière. Or, un emploi méconnu est celui de négociateur intra séance ou « day trader ». En effet, il est maintenant possible, avec le développement des technologies et des plateformes de plus en plus performantes, de négocier son propre capital, et cela, de façon quotidienne. Tout d’abord, il est important de bien comprendre ce qu’est un « day trader ». Ainsi, selon le réputé dictionnaire Merriam-Webster, un « day trader » est : « un spéculateur qui cherche à tirer profit de la fluctuation intraséance du prix d'un titre, d’une commodité ou de tout autre produit financier en effectuant une double transaction d'achat et de vente ou de vente et de couverture pendant une seule session du marché »[1]. Maintenant que la définition d’un négociant intra séance est clair, voyons-y les avantages : Tout d’abord, l’un des avantages majeurs est que le day trading peut être considéré comme une entreprise à part entière. Cependant, plusieurs éléments qui peuvent être considérés comme négatifs d’une entreprise ne sont pas présents : il n’est pas nécessaire de posséder d’infrastructures majeures, aucun employé à gérer et, le trading offre une liberté totale d’opérer notre entreprise partout dans le monde. En effet, le strict minimum est un ordinateur portable et une connexion internet. De plus, le day trading permet d’avoir des heures de travail flexible et beaucoup de temps libre. De ce fait, il arrive régulièrement que les journées du day trader se termine vers midi. Ensuite, d’un point de vue négociation, le day trading permet d’éliminer le risque de perte de profit à l’ouverture occasionnée par un « gap à la baisse » ou un « gap à la hausse » dans le cas d’une vente à découvert. Ainsi, on élimine le risque de, toute catastrophe, événement politique ou toute nouvelle. D’ailleurs la négociation intra séance vous permettra même de profiter des mouvements importants occasionnés par ces événements. Dans un autre ordre d’idée, le day trading est formidable, car il force à constamment se dépasser. En effet, la discipline et la persévérance sont des aspects très importants du succès dans ce milieu. Ainsi, vous devrez travailler plus fort que jamais. Vous devrez constamment vous mettre au défi en apprenant, en révisant vos méthodes et plans de match. De cette façon, la négociation intra séance est extrême gratifiante. Finalement, d’un point de vue plus général, la négociation active permet à tous de trouver chaussure à son pied. En effet, tel que mentionné dans l’article du blogue du négociateur actif, il existe plusieurs façons de négocier activement sur les marchés.  En d’autres mots, le trading permet à quelqu’un d’en faire son métier, tandis qu’un autre peut en faire un passe-temps payant. En somme, la négociation active est beaucoup plus que seulement le gain qu'elle peut rapporter. Elle permet d'acquérir une certaine liberté financière tout en pouvant travailler de presque n'importe où dans le monde. Aussi, la négociation active procure un grand sens de l’accomplissement, autant dans le chemin pour atteindre cette liberté financière, que lorsque vous atteignez. Finalement, pour quelqu’un qui recherche un défi, devenir un « trader » profitable en est tout un. Quelqu’un ne peut pas s’improviser « trader » et avoir du succès du jour au lendemain. Le succès à la Bourse est une combinaison de connaissances, de savoir-être et de savoir-faire. Ainsi, cela demande un grand effort personnel. Finalement, aucune journée n’est pareille, donc quelqu’un qui recherche un métier qui est en constant changement pourra trouver chaussure à son pied avec le trading. Qu'est-ce qu'un fonds de couverture? Un fond de couverture, ou « hedge fund » en anglais est un fonds d’investissement qui emploie différentes stratégies pour générer des rendements supplémentaires à leur indice de référence, appelé alpha, pour leurs investisseurs. Les hedge funds peuvent être gérés de manière agressive et/ou utiliser des dérivés et l’effet de levier sur des marchés nationaux et internationaux dans le but de générer des rendements élevés. Chaque fond de couverture est construit pour profiter de certaines opportunités de marché unique. Les hedge funds utilisent différentes stratégies d'investissement et sont donc souvent classés en fonction du style d'investissement. De plus, d’un point de vue légal, ces types de fonds sont le plus souvent constitués en société d'investissement privé qui est ouverte à un nombre limité d'investisseurs accrédités et nécessitent un investissement initial minimum important. Un hedge fund possède généralement certaines caractéristiques qui permettent de les identifier : Ils ne sont ouverts qu'aux investisseurs « accrédités » ou qualifiés Les fonds spéculatifs sont autorisés à investir l’argent d’investisseurs qualifiés uniquement. Selon la définition de l’autorité des marchés financiers, un investisseur qualifié est « un investisseur qui a des revenus nettement supérieurs à la moyenne ou des actifs importants. Certaines institutions sont aussi considérées comme étant des investisseurs qualifiés, par exemple les banques, les gouvernements, les courtiers ou conseillers inscrits, les compagnies d’assurance et les caisses de retraite. Un investisseur qualifié peut aussi revendre ses titres à un autre investisseur qualifié. » Ils offrent une plus grande latitude d'investissement que les autres fonds L'univers d'investissement d'un hedge fund n'est limité que par son mandat. Un fonds de couverture peut fondamentalement investir dans n'importe quoi, que ce soient des terres, de l’immobilier, des actions, des produits dérivés et des devises. Les fonds communs de placement, en revanche, doivent essentiellement s'en tenir aux actions ou aux obligations et sont généralement à long terme. Ils utilisent souvent un effet de levier Ce type de fonds utilisent souvent de l'argent emprunté ou l’effet de levier pour amplifier leurs rendements et leur permettent également de prendre des positions courtes (vente à découvert) agressives en fonction de la stratégie du fonds. En revanche, comme nous l'avons vu lors de la crise financière de 2008, l'effet de levier peut également être un couteau à deux tranchants et mettre les hedge funds dans une position de faillite. Structure tarifaire 2 et 20 Au lieu de facturer un ratio de frais uniquement, ce type de fond facture à la fois un ratio de frais (2%) et une commission de performance (20%). Cette structure de frais est connue sous le nom de « Deux et vingt ». Enfin, il y a des caractéristiques plus spécifiques qui définissent un fonds de couverture. Fondamentalement, comme ce sont des véhicules d'investissement privé qui ne permettent généralement qu'aux particuliers fortunés d'investir, les fonds spéculatifs peuvent faire ce qu'ils veulent à condition de divulguer leur stratégie aux investisseurs. Cette large latitude peut sembler très risquée et parfois elle peut l'être. Certaines des chutes financières les plus spectaculaires ont impliqué ce type de fonds. Cela dit, cette flexibilité accordée aux gestionnaires de fonds de couverture a conduit certains des plus talentueux à produire des rendements à long terme incroyables. En somme, il est important de noter que la définition de « couverture » consiste en fait à tenter de réduire le risque en se protégeant, souvent avec des produits dérivés. Or, l'objectif de la plupart des fonds de couverture est de maximiser le retour sur investissement. Ainsi, le nom est majoritairement historique, car les premiers hedge funds ont tenté de se couvrir contre le risque baissier d'un marché baissier en faisant de la vente à découvert. (Les fonds communs de placement n'entrent généralement pas dans des positions courtes.) De nos jours, les fonds de couverture utilisent des dizaines de stratégies différentes, il n'est donc pas exact de dire que les hedge funds se contentent de « couvrir le risque ». En fait, comme les gestionnaires font des investissements spéculatifs, ces fonds peuvent comporter plus de risques que l'ensemble du marché. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, Analyste et contributeur chez DayTrader Canada Source : [1] Traduction libre https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/fonds/prospectus/dispenses-de-prospectus#:~:text=Ces%20investisseurs%20ont%20des%20revenus,et%20les%20caisses%20de%20retraite. https://www.investopedia.com/terms/h/hedgefund.asp https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/fonds/fonds-de-couverture https://www.bnc.ca/particuliers/conseils/epargne-placements/en-quoi-consiste-un-fonds-de-couverture.html https://www.cnbc.com/2021/01/18/yellen-says-us-must-act-big-on-next-coronavirus-relief-package.html https://www.reuters.com/article/usa-biden-treasury/yellen-says-us-must-act-big-on-next-coronavirus-relief-package-idUSL1N2JT1NC Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Capsule : l’ATR L’ « ATR » ou Average True Range est un indicateur d’analyse technique, qui mesure la volatilité du marché ou d’un titre, en prenant en compte le mouvement moyen de ce dernier dans une période donnée. Cet indicateur a été introduit par le technicien de marché J. Welles Wilder Jr. dans son livre « New Concepts in Technical Trading Systems ». Enfin, cet indicateur est généralement utilisé avec une période de 14 jours. La façon de le calculer est bien simple. La première étape du calcul de l’ATR consiste à trouver une série de valeurs de variation de mouvement pour un titre. Ces plages sont sélectionnées comme étant la plus grande valeur entre : le haut moins le bas de la journée, la valeur absolue de son haut moins la fermeture de la veille et la valeur absolue de son bas moins la fermeture de la veille. Cela permet d’établir le mouvement réel d’un titre sur une période de 24 heures. Ensuite, puisqu’il s’agit d’une moyenne sur une période donnée, souvent 14 jours, on fait la moyenne sur 14 jours des plages calculées plus haut. Le calcul de la moyenne se fait en additionnant l’ensemble des plages de données calculées plus haut et en les divisant par la période choisie (pour l’ATR14, il s’agit de 14 jours). Enfin, les négociants actifs peuvent utiliser des périodes plus courtes que 14 jours pour générer plus de signaux de trading. Par exemple, supposons qu’un négociant à court terme souhaite uniquement analyser la volatilité d’une action sur une période de cinq jours de bourse. En revanche, plus de signaux peuvent aussi mener à plus de faux signaux. En somme, les négociants actifs peuvent utiliser l’ATR de plusieurs façons. L’une de ces utilisations est lors de la création de stratégies d’options bidirectionnelles, il peut être intéressant de balayer les titres en fonction de leur ATR pour maximiser les chances de mouvements sur des stellages élargis (strangle), par exemple. Ensuite, l’ATR peut aussi être utilisé pour balayer des titres ayant de plus importants mouvements pour de la négociation intraséance et multiséance. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : Manuel cours Actions Négociateur & Investisseur Actif + ### Protection de vos cryptomonnaies: Les façons les plus sécuritaires de faire. Après avoir atteint un sommet de prix à la fin de 2017 et ensuite perdu de leur popularité, les cryptomonnaies, comme le Bitcoin, ont connu une nouvelle augmentation significative en 2019 et en 2020 dépassant leurs précédents records. Naturellement, de telles hausses sont très médiatisées ce qui augmente significativement le nombre de personnes intéressées et du même coup le nombre de piratage. Étant donné que de nombreux investisseurs et négociants actifs pourraient ne pas être familiers avec la façon de les conserver de façon sécuritaire, voici un petit explicatif des principaux moyens. Tout d’abord, il est important de comprendre que tout comme nous gardons notre argent liquide ou nos cartes dans un portefeuille physique, les bitcoins sont également stockés dans un portefeuille, mais ce dernier est numérique. Le portefeuille numérique peut être « physique » ou « web ». Il peut également résider dans un appareil mobile, dans un ordinateur de bureau ou être conservé en lieu sûr en imprimant les clés privées et les adresses utilisées pour l'accès sur papier. Or, la question qui est souvent demandée est : à quel point un portefeuille numériques est-il sûr? La réponse à cela dépend de la manière dont l'utilisateur gère le portefeuille. En effet, chaque portefeuille contient un ensemble de clés privées sans lesquelles, le propriétaire des cryptomonnaies ne peut pas accéder à ses devises. Ainsi, le plus grand danger en matière de sécurité des portefeuilles numériques est que l'utilisateur individuel perde ou se fasse voler sa clé privée. Sans cette dernière, l'utilisateur ne pourra plus jamais accéder à ses cryptomonnaies. Outre la perte de la clé privée, un utilisateur peut également perdre sa propriété par des dysfonctionnements informatiques (par exemple un disque dur qui cesse de fonctionner), par piratage ou en perdant physiquement un ordinateur sur lequel réside le portefeuille numérique. De cette façon, les portefeuilles numériques sont classés dans deux catégories distinctes : les portefeuilles chauds (hot wallet) et les portefeuilles froids (cold wallet). Hot wallet Les portefeuilles en ligne ou portefeuille chaud (hot wallet) sont des portefeuilles qui fonctionnent sur des appareils connectés à Internet tels que des ordinateurs, des téléphones ou des tablettes. Cela peut créer une vulnérabilité, car ces portefeuilles génèrent les clés privées de vos cryptomonnaies sur ces appareils connectés à Internet. Bien qu'un portefeuille dynamique puisse être très pratique pour accéder et effectuer rapidement des transactions avec vos actifs il manque également de sécurité. Cela peut sembler exagéré, mais les personnes qui n'utilisent pas suffisamment de sécurité lors de l'utilisation de ces portefeuilles actifs peuvent se faire voler leurs fonds. Ce n'est pas rare et cela peut se produire de différentes manières. À titre d'exemple, se vanter sur un forum public comme Reddit de la quantité de Bitcoin que vous détenez alors que vous avez peu ou pas de sécurité et de les stocker dans un « portefeuille chaud » ne serait pas judicieux. Aussi, il est important de savoir que la détention de cryptomonnaie dans le portefeuille fourni par un échange n'est pas la même chose que de la conserver dans votre portefeuille personnel. Les portefeuilles d'échange sont des comptes fournis par l'échange. L'utilisateur de ce type de portefeuille n'est pas le détenteur de la clé privée de la cryptomonnaie qui est détenue dans ce portefeuille. Enfin, bien que ces portefeuilles soient connectés à Internet, ils sont toujours très utiles pour pouvoir effectuer rapidement des transactions ou échanger de la cryptomonnaie rapidement de là l’importance de leur existence. Cold wallet Le prochain type de portefeuille et l'option la plus sûre pour le stockage de cryptomonnaie est le « portefeuille froid » ou « cold wallet ». La description la plus simple d'un « portefeuille froid » est un portefeuille qui n'est pas connecté à Internet et qui présente donc un risque bien moindre d'être compromis. Ces portefeuilles peuvent également être appelés portefeuilles hors ligne ou portefeuilles physiques. Ces portefeuilles stockent l'adresse et la clé privée d'un utilisateur sur quelque chose qui n'est pas connecté à Internet. De plus, ils sont généralement fournis avec un logiciel qui fonctionne en parallèle afin que l'utilisateur puisse afficher son portefeuille sans mettre sa clé privée en danger. Un portefeuille physique est généralement une clé USB qui stocke les clés privées d'un utilisateur en toute sécurité. Cela présente de sérieux avantages par rapport aux « portefeuilles chauds », car il n’est pas affecté par les virus qui pourraient se trouver sur votre ordinateur. Enfin, les clés privées n’entrent jamais en contact avec votre ordinateur connecté au réseau ou un logiciel potentiellement vulnérable. En somme, les principaux fournisseurs de « cold wallet » sont Trezor et Ledger. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : https://www.investopedia.com/news/bitcoin-safe-storage-cold-wallet/ https://trezor.io/ https://www.ledger.com/ ### Explosion de la consommation en ligne en 2020 ! Explosion de la consommation en ligne en 2020 ! Selon Adobe Analytics, les achats en ligne aux États-Unis, pendant le temps des fêtes en 2020, ont augmenté de 32,2% par rapport à 2019 pour un montant record de 188,2 milliards de dollars. Les acheteurs étant restés à la maison pour cette période, ceci a occasionné une hausse des achats sur internet. De plus, les ventes provenant du commerce en ligne pendant le mois de novembre, qui comprenaient le Black Friday et le Cyber Monday, ont atteint 100 milliards de dollars pour la première fois a déclaré la firme Adobe. Cette dernière suit les transactions en ligne de 80 des 100 plus grands détaillants en ligne aux États-Unis. D’ailleurs, selon Taylor Schreiner, directeur d'Adobe Digital Insights : « À la lumière de la pandémie, le numérique est devenu le principal moyen pour les gens de se connecter, de travailler, de se divertir et de faire des achats. […] Aujourd'hui, alors que les cas de Covid-19 continuent d'augmenter et que des mesures de confinement plus strictes reviennent à la grandeur du globe, les dépenses en ligne devraient rester élevées au moins pour le début de 2021. » . D’un point de vue graphique, on peut noter plusieurs formations haussières, tel qu’Amazon (NASDAQ : AMZN) qui serait en train de développer une formation fanion haussière en semaine et en jours: De plus, il y a également Walmart (NYSE : WMT) qui poursuit sa hausse sur une forte ligne de tendance haussière et s’approche de plus en plus de son haut de tous les temps. Walmart tente de plus en plus de se positionner comme un joueur important de la vente en ligne. En somme, bien qu’ayant très bien performé en 2020, le secteur du commerce en ligne sera assurément un secteur à surveiller pour 2021. Protection de vos cryptomonnaies: les façons les plus sécuritaires de le faire. Après avoir atteint un sommet de prix à la fin de 2017 et ensuite perdu de leur popularité, les cryptomonnaies, comme le Bitcoin, ont connu une nouvelle augmentation significative en 2019 et en 2020 dépassant leurs précédents records. Naturellement, de telles hausses sont très médiatisées ce qui augmente significativement le nombre de personnes intéressées et du même coup le nombre de piratage. Étant donné que de nombreux investisseurs et négociants actifs pourraient ne pas être familiers avec la façon de les conserver de façon sécuritaire, voici un petit explicatif des principaux moyens. Tout d’abord, il est important de comprendre que tout comme nous gardons notre argent liquide ou nos cartes dans un portefeuille physique, les bitcoins sont également stockés dans un portefeuille, mais ce dernier est numérique. Le portefeuille numérique peut être « physique » ou « web ». Il peut également résider dans un appareil mobile, dans un ordinateur de bureau ou être conservé en lieu sûr en imprimant les clés privées et les adresses utilisées pour l'accès sur papier. Or, la question qui est souvent demandée est : à quel point un portefeuille numériques est-il sûr? La réponse à cela dépend de la manière dont l'utilisateur gère le portefeuille. En effet, chaque portefeuille contient un ensemble de clés privées sans lesquelles, le propriétaire des cryptomonnaies ne peut pas accéder à ses devises. Ainsi, le plus grand danger en matière de sécurité des portefeuilles numériques est que l'utilisateur individuel perde ou se fasse voler sa clé privée. Sans cette dernière, l'utilisateur ne pourra plus jamais accéder à ses cryptomonnaies. Outre la perte de la clé privée, un utilisateur peut également perdre sa propriété par des dysfonctionnements informatiques (par exemple un disque dur qui cesse de fonctionner), par piratage ou en perdant physiquement un ordinateur sur lequel réside le portefeuille numérique. De cette façon, les portefeuilles numériques sont classés dans deux catégories distinctes : les portefeuilles chauds (hot wallet) et les portefeuilles froids (cold wallet). Hot wallet Les portefeuilles en ligne ou portefeuille chaud (hot wallet) sont des portefeuilles qui fonctionnent sur des appareils connectés à Internet tels que des ordinateurs, des téléphones ou des tablettes. Cela peut créer une vulnérabilité, car ces portefeuilles génèrent les clés privées de vos cryptomonnaies sur ces appareils connectés à Internet. Bien qu'un portefeuille dynamique puisse être très pratique pour accéder et effectuer rapidement des transactions avec vos actifs il manque également de sécurité. Cela peut sembler exagéré, mais les personnes qui n'utilisent pas suffisamment de sécurité lors de l'utilisation de ces portefeuilles actifs peuvent se faire voler leurs fonds. Ce n'est pas rare et cela peut se produire de différentes manières. À titre d'exemple, se vanter sur un forum public comme Reddit de la quantité de Bitcoin que vous détenez alors que vous avez peu ou pas de sécurité et de les stocker dans un « portefeuille chaud » ne serait pas judicieux. Aussi, il est important de savoir que la détention de cryptomonnaie dans le portefeuille fourni par un échange n'est pas la même chose que de la conserver dans votre portefeuille personnel. Les portefeuilles d'échange sont des comptes fournis par l'échange. L'utilisateur de ce type de portefeuille n'est pas le détenteur de la clé privée de la cryptomonnaie qui est détenue dans ce portefeuille. Enfin, bien que ces portefeuilles soient connectés à Internet, ils sont toujours très utiles pour pouvoir effectuer rapidement des transactions ou échanger de la cryptomonnaie rapidement de là l’importance de leur existence. Cold wallet Le prochain type de portefeuille et l'option la plus sûre pour le stockage de cryptomonnaie est le « portefeuille froid » ou « cold wallet ». La description la plus simple d'un « portefeuille froid » est un portefeuille qui n'est pas connecté à Internet et qui présente donc un risque bien moindre d'être compromis. Ces portefeuilles peuvent également être appelés portefeuilles hors ligne ou portefeuilles physiques. Ces portefeuilles stockent l'adresse et la clé privée d'un utilisateur sur quelque chose qui n'est pas connecté à Internet. De plus, ils sont généralement fournis avec un logiciel qui fonctionne en parallèle afin que l'utilisateur puisse afficher son portefeuille sans mettre sa clé privée en danger. Un portefeuille physique est généralement une clé USB qui stocke les clés privées d'un utilisateur en toute sécurité. Cela présente de sérieux avantages par rapport aux « portefeuilles chauds », car il n’est pas affecté par les virus qui pourraient se trouver sur votre ordinateur. Enfin, les clés privées n’entrent jamais en contact avec votre ordinateur connecté au réseau ou un logiciel potentiellement vulnérable. En somme, les principaux fournisseurs de « cold wallet » sont Trezor et Ledger. Pires ventes nettes de son histoire pour Boeing en 2020 Le constructeur basé à Chicago a déclaré mardi qu'il avait enregistré des commandes brutes pour 184 avions en 2020, dont plus de 80 de ses 737 MAX en décembre, un mois après que les régulateurs américains aient levé une interdiction de 20 mois sur les avions de ligne à la suite de deux accidents mortels. Or, les clients ont annulé des commandes de plus de 650 avions l'année dernière. Boeing a retiré plus de 1 000 avions de son carnet de commandes, en tenant compte des commandes qu'il ne pensait pas être exécuté. Cela a marqué la pire année pour les commandes nettes jamais enregistrées pour l’entreprise, selon les données de Teal Group, une société de conseil en aérospatiale. Boeing a livré 157 avions en 2020, le nombre le plus bas depuis 1984, selon Richard Aboulafia, vice-président de l'analyse chez Teal Group. L’interdiction de vol des 737 MAX et la pandémie n’ont pas été les seuls problèmes de Boeing l’année dernière. Des inspections supplémentaires des avions 787 Dreamliner ont retardé la livraison des gros porteurs. Le mois dernier, le directeur financier Greg Smith a déclaré que Boeing réduirait encore la production des Dreamliners à cinq par mois, au lieu de six. Avant la pandémie, Boeing avait prévu d'augmenter la production des avions jusqu'à 14 par mois, mais a réduit à plusieurs reprises ses objectifs de production à mesure que la demande diminuait. D’un point de vue graphique, Boeing (NYSE : BA), reste sous sa zone de gap baissier dans un mouvement de consolidation. Or, le 245$ est à surveiller, étant donné qu’un passage au-dessus du gap pourrait occasionner une accélération du titre à la hausse. En somme, rien n’a été facile pour Boeing en 2020. Il sera intéressant de voir si 2021 sera meilleure pour le géant américain. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.investopedia.com/news/bitcoin-safe-storage-cold-wallet/ https://trezor.io/ https://www.ledger.com/ https://www.cnbc.com/2021/01/12/boeings-2020-aircraft-cancellations-worst-on-record-despite-december-max-orders.html https://www.cnbc.com/2021/01/12/holiday-2020-spending-online-surges-32percent-to-188point2-billion-adobe.html https://www.adobe.com/content/dam/www/us/en/experience-cloud/digital-insights/pdfs/adobe_adi_holiday_recap_2020.pdf Cours Cryptomonnaies Investisseur Actif Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Des entreprises chinoises en voie de quitter la Bourse de New York Des entreprises chinoises en voie de quitter la Bourse de New York Plusieurs entreprises chinoises sont encore sous les projecteurs alors que la Bourse de New York, le New York Stock-Exchanges (NYSE), évalue la possibilité de retirer de son échange certaines entreprises. En effet, le 31 décembre dernier, le NYSE a initialement annoncé son intention de radier China Mobile Ltd (NYSE : CHL), China Telecom Corp Ltd (NYSE : CHA) et China Unicom Hong Kong Ltd (NYSE : CHU). En revanche, l’échange américain a fait demi-tour lundi après avoir consulté les régulateurs du Bureau du contrôle des actifs étrangers du Trésor américain et a décidé de les garder répertoriés. Or, mercredi, coup de théâtre, il a annoncé qu'il reviendrait au plan initial soit de délester ces entreprises, en ajoutant potentiellement deux géants chinois : Alibaba (NYSE : BABA) et Tencent (OTC : TCEHY). De ce fait, cibler les deux entreprises chinoises les plus importantes serait l'étape la plus dramatique du président américain, Donald Trump, dans une récente série de mesures lancées contre les entreprises chinoises alors qu'il cherche à consolider sa politique de mesure restrictive contre Pékin lors de ses derniers jours au pouvoir. Les responsables du département de la Défense, qui supervisent les désignations de la liste noire d’entreprises, n'ont pas encore finalisé les plans et discutent également d'ajouter d'autres entreprises à la liste. C’est ce qu’ont déclaré des sources proches du dossier s'exprimant sous couvert d'anonymat, car les délibérations sont privées. En ce qui concerne le gouvernement chinois, il a déclaré qu'il prendrait « les mesures nécessaires pour protéger résolument les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises ». De plus, dans un communiqué du ministère chinois du Commerce, on affirmait que : « La pratique d'abuser de la sécurité nationale et d'utiliser le pouvoir de l'État pour sévir contre les entreprises chinoises n'est pas conforme aux règles et à la logique du marché, ce qui nuit non seulement aux droits légitimes des entreprises chinoises, mais aussi aux intérêts des investisseurs dans d'autres pays, y compris les États-Unis. Nous espérons que les États-Unis et la Chine travailleront ensemble pour créer un environnement commercial juste, stable et prévisible pour les entreprises et les investisseurs, afin de remettre sur les rails les relations économiques et commerciales bilatérales. » Du point de vue des entreprises touchées, leur prix a fortement chuté depuis le 31 décembre dernier. Tout d’abord, Alibaba (NYSE : BABA), le prix de son titre est en diminution de plus de 8% depuis le 31 décembre dernier. En somme, il sera très intéressant de suivre le développement de ce dossier ayant un grand impact sur les marchés financiers internationaux. Capsule : l’ATR L’ « ATR » ou Average True Range est un indicateur d'analyse technique, qui mesure la volatilité du marché ou d’un titre, en prenant en compte le mouvement moyen de ce dernier dans une période donnée. Cet indicateur a été introduit par le technicien de marché J. Welles Wilder Jr. dans son livre « New Concepts in Technical Trading Systems ». Enfin, cet indicateur est généralement utilisé avec une période de 14 jours. La façon de le calculer est bien simple. La première étape du calcul de l'ATR consiste à trouver une série de valeurs de variation de mouvement pour un titre. Ces plages sont sélectionnées comme étant la plus grande valeur entre : le haut moins le bas de la journée, la valeur absolue de son haut moins la fermeture de la veille et la valeur absolue de son bas moins la fermeture de la veille. Cela permet d’établir le mouvement réel d’un titre sur une période de 24 heures. Ensuite, puisqu’il s’agit d’une moyenne sur une période donnée, souvent 14 jours, on fait la moyenne sur 14 jours des plages calculées plus haut. Le calcul de la moyenne se fait en additionnant l’ensemble des plages de données calculées plus haut et en les divisant par la période choisie (pour l’ATR14, il s’agit de 14 jours). Enfin, les négociants actifs peuvent utiliser des périodes plus courtes que 14 jours pour générer plus de signaux de trading. Par exemple, supposons qu'un négociant à court terme souhaite uniquement analyser la volatilité d'une action sur une période de cinq jours de bourse. En revanche, plus de signaux peuvent aussi mener à plus de faux signaux. En somme, les négociants actifs peuvent utiliser l’ATR de plusieurs façons. L’une de ces utilisations est lors de la création de stratégies d’options bidirectionnelles, il peut être intéressant de balayer les titres en fonction de leur ATR pour maximiser les chances de mouvements sur des stellages élargis (strangle), par exemple. Ensuite, l’ATR peut aussi être utilisé pour balayer des titres ayant de plus importants mouvements pour de la négociation intraséance et multiséance. 3 métiers intéressant reliés à la bourse Tout d’abord, un des métiers reliés à la Bourse le plus connue est celui de conseiller financier. En effet, un conseiller financier est un professionnel qui aide ses clients à prendre des décisions pour leurs investissements ou leurs finances. Souvent, les principaux rôles d’un conseiller financier sont de gérer un portefeuille client, analyser l’actualité économique dans le but de prendre les meilleures décisions possible pour leurs clients et trouver les meilleurs fonds ou les meilleurs titres selon le profil d’investisseur de leurs clients. De plus, il arrive souvent qu’un conseiller financier recommande ses clients par rapport à leur retraite et joue le rôle de vulgarisateur financier. De ce fait, le conseiller financier doit faire preuve non seulement d’un grand intérêt pour le monde financier et la bourse, mais aussi envers le service à la clientèle, car son travail est de jumeler le mieux possible les deux. D’ailleurs, selon l’agence de placement Randstad, l’emploi de conseiller en placement se trouve au 4e rang des emplois les plus recherchés dans le domaine de la comptabilité et finance. Ensuite, il existe également des analystes financiers. Le rôle d’un analyste financier est, comme son nom l’indique, d’analyser des titres financiers tels que des actions, des obligations et d’autres produits financiers. Cela pousse l’analyste à analyser de l’information financière comme les prévisions économiques et les résultats financiers d’entreprises. Ainsi, l’analyste financier touche autant aux données macroéconomiques que microéconomiques. Son but est de donner des conseils financiers, de placements ou de financement à son employeur qui peut être autant une institution financière qu’une entreprise privée. De plus, dans la très grande majorité des cas, l’emploi d’analyste financier demande le titre CFA, soit analyste financier agrée. Ce dernier est considéré comme l’une des plus prestigieuses désignations professionnelles en finance et dans le domaine des affaires. En somme, selon l’agence de placement Randstad, l’emploi d’analyste financier se trouve au second rang des emplois les plus recherchés dans le domaine de la comptabilité et finance. Finalement, un métier peu connu de tous, soit celui de « trader » ou négociant actif. De ce fait, pour devenir trader, une bonne formation dans une école de trading, de la détermination et du temps sont de mise. Par conséquent, devenir trader comporte de nombreux avantages. Ainsi, pour en nommer que quelques-uns, le trading permet de générer de bons revenus sans plusieurs éléments qui peuvent être considérés comme négatifs d’une entreprise. Ensuite, le trading permet également de travailler partout dans le monde et de gérer ses propres horaires. De plus, le trading est si vaste qu’il permet à tous de trouver chaussure à leur pied. D’ailleurs, si vous désirez en apprendre davantage sur les avantages de travailler en Bourse, je vous invite à lire cet article écrit dans un précédent billet. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://seekingalpha.com/news/3648197-china-will-retaliate-against-u-s-delisting-of-telecom-firms https://www.reuters.com/article/us-china-usa-alibaba-tencent-idUSKBN29C04Y https://www.wsj.com/articles/u-s-considers-adding-alibaba-tencent-to-china-stock-ban-11609961075 https://www.marketwatch.com/story/china-stocks-fall-as-nyse-flip-flops-back-to-delisting-3-chinese-telecoms-11609960731 https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-01-05/nyse-u-turn-on-china-stocks-a-short-reprieve-u-s-officials-say Manuel cours Actions Négociateur & Investisseur Actif + Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les « grecques » des options Après avoir présenté les bases des options dans le billet boursier de la semaine dernière, nous aborderons aujourd’hui les « Grecques ». « Les Grecques » est un terme utilisé sur le marché des options pour décrire les différentes dimensions du risque impliqué dans la prise de position sur options. Ces variables sont appelées « grecques », car elles sont généralement associées à des symboles de l’alphabet grec. De plus, chaque variable ou « lettre grecque » représente un paramètre qui vient avoir une influence sur le prix d’une option. De ce fait, les traders utilisent différentes valeurs grecques, telles que delta, thêta, vega, gamma et rho lorsque vient le temps d’évaluer le risque d’options et gérer les portefeuilles d’options. Listes des principales lettres grecques : Delta (Δ) : représente le taux de variation entre le prix de l’option et une variation de 1 $ du prix de l’actif sous-jacent. En d’autres termes, la sensibilité au prix de l’option par rapport au sous-jacent. Le delta d’une option d’achat a une plage comprise entre zéros et un, tandis que le delta d’une option de vente a une plage comprise entre zéros et moins un. Par exemple, supposons qu’un investisseur possède une option d’achat avec un delta de 0,50. Si l’action sous-jacente augmente de 1 $, le prix de l’option augmenterait théoriquement de 50 cents. Thêta (Θ) : représente le taux de variation entre le prix de l’option et le temps, ou la sensibilité au temps – parfois appelée décroissance temporelle d’une option. Cette variable indique le montant que le prix d’une option diminuerait à mesure que le délai d’expiration diminue, toutes choses étant égales par ailleurs. Par exemple, supposons qu’un investisseur est acheteur sur une option avec un thêta de -0,50. Le prix de l’option diminuerait de 50 cents chaque jour qui passe. Gamma (Γ) : représente le taux de variation entre le delta d’une option et le prix de l’actif sous-jacent. Il s’agit d’un indicateur de second ordre, puisqu’il n’est pas basé sur l’évolution directe du titre sous-jacent, mais bien sur l’évolution du delta. De ce fait, le gamma indique le montant que le delta changerait en cas de mouvement de 1 $ du titre sous-jacent. Par exemple, supposons qu’un investisseur possède une option d’achat sur une action hypothétique XYZ. L’option d’achat a un delta de 0,50 et un gamma de 0,10. Par conséquent, si l’action XYZ augmente ou diminue de 1 $, le delta de l’option d’achat augmenterait ou diminuerait de 0,10. Le gamma est utilisé pour déterminer la stabilité du delta d’une option: des valeurs gamma plus élevées indiquent que le delta pourrait changer radicalement en réponse à des mouvements même minimes du prix du sous-jacent. Le gamma est plus élevé pour les options à la monnaie et inférieur pour les options dans et hors de la monnaie, et s’accélère à mesure que l’expiration approche. Les valeurs gamma sont généralement plus petites plus la date d’expiration est éloignée; les options avec des expirations plus longues sont moins sensibles aux changements delta. À l’approche de l’expiration, les valeurs gamma sont généralement plus élevées, car les variations de prix ont plus d’impact sur le gamma. Vega (v) : représente le taux de variation entre la valeur d’une option et la volatilité implicite de l’actif sous-jacent. Il s’agit de la sensibilité de l’option à la volatilité. Vega indique le montant des variations de prix d’une option en cas de variation de 1% de la volatilité implicite. Par exemple, une option avec un Vega de 0,10 indique que la valeur de l’option devrait changer de 10 cents si la volatilité implicite change de 1%. Étant donné qu’une volatilité accrue implique que l’instrument sous-jacent est plus susceptible de connaître des valeurs extrêmes, une augmentation de la volatilité augmentera en conséquence la valeur d’une option. À l’inverse, une diminution de la volatilité affectera négativement la valeur de l’option. Vega est à son maximum pour les options à la monnaie qui ont des délais plus longs jusqu’à l’expiration. Rho (p) : représente le taux de variation entre la valeur d’une option et une variation de 1% des taux d’int0érêt. Cela mesure la sensibilité aux taux d’intérêt. Par exemple, supposons qu’une option d’achat a un rho de 0,05 et un prix de 1,25 $. Si les taux d’intérêt augmentent de 1%, la valeur de l’option d’achat augmenterait à 1,30 $, toutes choses étant égales par ailleurs. Le contraire est vrai pour les options de vente. En somme, ces cinq paramètres sont des paramètres essentiels à tout négociant actif qui désire s’initier aux options. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : Manuel du cours options 3 jours. https://www.investopedia.com/terms/g/greeks.asp ### Qu’est-ce qu’une option d’achat et une option de vente? Avec la volatilité en hausse depuis un certain temps, causé entre autres par la venue des élections américaines et la crise sanitaire occasionnée par la covid-19, les options deviennent un instrument de plus en plus populaire. En effet, pouvant être utile autant pour se protéger que spéculer, les options sont un outil de choix pour le négociant actif d’aujourd’hui. Tout d’abord, une option d’achat d’actions donne à un investisseur le droit, mais non l’obligation, d’acheter ou de vendre une action à un prix et à une date convenue. Il existe deux types d’options: les options de vente (put), qui est un pari qu’une action va baisser (même principe qu’une vente à découvert), ou les options d’achat (call), qui est un pari qu’une action va augmenter. D’ailleurs, chaque contrat d’option d’achat ou de vente représente 100 actions du titre sous-jacent. Il y a plusieurs éléments à bien comprendre sur les options : Prix d’exercice (ou strike) : le prix d’exercice détermine si une option doit être exercée. C’est le prix auquel un négociant s’attend à ce que le titre sous-jacent soit à la date d’expiration. Ainsi, si un négociant d’options pense que l’action d’Apple inc. (NASDAQ : AAPL), sera à 125$ dans 1 an, il peut acheter des « call » ou des options d’achat avec un prix d’exercice de 125$. Date d’expiration : les options ne permettent pas seulement aux négociants de parier sur une action à la hausse ou à la baisse, mais lui permettent également de choisir une date spécifique à laquelle il s’attend à ce que l’action augmente ou diminue, c’est ce qu’on appelle la date d’expiration. De ce fait, la date d’expiration est importante, car elle aide les traders à évaluer la valeur du temps, qui est utilisée dans divers modèles d’évaluation d’options tels que le modèle Black Scholes. Contrats : les contrats représentent le nombre d’options qu’un trader peut chercher à acheter. Un contrat équivaut à 100 actions de l’action sous-jacente. En utilisant l’exemple précédent, un négociant qui décide d’acheter cinq contrats d’options d’achat sur Apple, si le prix du titre se retrouve au-dessus de 125 $ à expiration il se retrouvera avec 500 actions à 125$. Cependant, si l’action vaut moins de 125 $, les options expireront sans valeur et le négociant perdra la totalité du montant dépensé pour acheter les contrats d’options, également appelée prime. Prime : la prime est tout simplement le prix du contrat d’option. Ainsi, si un négociant achète le 7 octobre 5 contrats d’option d’achat sur Apple pour 2 $ par contrat, il dépenserait 1000 $. De plus, il est important de comprendre qu’au moment de l’achat d’un contrat d’option d’achat ou de vente, le risque maximum du trader est le prix payé pour la prime. En somme, la semaine prochaine nous aborderons les « grecques » soit les paramètres qui ont impact sur la valeur de l’option directement. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Source: https://www.investopedia.com/options-basics-tutorial-4583012 https://www.investopedia.com/terms/s/stockoption.asp https://www.stockmarketloss.com/practice/options/#:~:text=An%20option%20is%20a%20contract,of%20the%20particular%20underlying%20asset). ### Qu’est-ce que le VIX? On entend de plus en plus parler de « volatilité ». C’est pourquoi cette semaine, nous ferons un retour sur l’indice qui suit cette volatilité, le VIX. Tout d’abord, créé par le Chicago Board Options Exchange (CBOE), l’indice de volatilité, ou VIX, est un indice de marché en temps réel qui représente les attentes du marché en matière de volatilité à venir sur une période de 30 jours. En effet, dérivé des données de prix des options sur l’indice S&P 500, il fournit une mesure du risque de marché et du sentiment des investisseurs. Les investisseurs, les analystes et les gestionnaires de portefeuille considèrent les valeurs VIX comme un moyen de mesurer le risque de marché, la peur et le stress avant de prendre des décisions d’investissement. D’un point de vue mathématique, les valeurs de l’indice VIX sont calculées à l’aide des options sur le SPX (S&P500) standard négocié par le CBOE (qui expirent le troisième vendredi de chaque mois) et à l’aide des options SPX hebdomadaires (qui expirent tous les vendredis). Les seules options considérées dans le calcul sont celles dont la période d’expiration est comprise entre 23 jours et 37 jours. D’ailleurs, bien que la formule soit mathématiquement très complexe, elle fonctionne théoriquement comme suit : elle estime la volatilité attendue de l’indice S&P 500 en agrégeant les prix pondérés de plusieurs options de vente et d’achat du SPX sur une large gamme de prix d’exercice. Toutes ces options éligibles doivent avoir des cours acheteur et vendeur valides non nuls qui représentent le sentiment du marché à propos des prix d’exercice des options. Pour ceux qui ont un intérêt pour voir la façon exacte dont l’indice se calcul, juste à cliquer ici. En ce qui concerne l’interprétation, dans la plupart des cas, un VIX élevé reflète une peur accrue des investisseurs et un VIX faible suggère une complaisance. Historiquement, cette relation entre le VIX et le comportement du marché boursier s’est répétée dans les cycles haussiers et baissiers. Pendant les périodes de turbulence sur les marchés, le VIX grimpe, reflétant en grande partie la demande pour les options de vente comme couverture contre de nouvelles baisses des portefeuilles d’actions. Pendant les périodes haussières, il y a moins de peur et, par conséquent, moins de besoins pour les gestionnaires de portefeuille d’acheter des options de vente. D’un point de vue graphique, un graphique entre le SPX et le VIX présente assez clairement la relation entre les deux : Tel que l’on peut remarquer à l’aide des ronds verts, lors de périodes fortement haussières, le VIX se négocie à ses plus bas, alors que lorsque l’indice américain baisse fortement (ronds bleus et jaune), le VIX produit de nouveaux hauts. En somme, « l’indice de la peur » peut agir comme un indicateur supplémentaire pour les traders qui souhaitent établir une opinion sur le sentiment du marché, et ajuster leur stratégie selon la structure du marché. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources: https://www.investopedia.com/terms/v/vix.asp http://www.cboe.com/micro/vix/vixwhite.pdf https://www.investopedia.com/articles/optioninvestor/03/091003.asp https://www.thestreet.com/topic/47306/vix.html ### Qu’est-ce qu’un premier appel public à l’épargne ? Un premier appel public à l’épargne (PAPE) fait référence au processus consistant à offrir des actions d’une société privée au public dans le cadre d’une nouvelle émission d’actions. Ainsi, l’émission publique d’actions permet à une entreprise de lever des capitaux auprès d’investisseurs publics. Les raisons qui amèneraient une firme à lever des capitaux de cette façon sont nombreuses. Une entreprise peut vouloir financer un projet, ce qui est positif, ou une dette, ce qui est négatif. De plus, l’entrée en Bourse peut être un moment très intéressant pour les investisseurs privés, qui étaient déjà présents avant l’entrée en Bourse, qui pourrait désirer prendre leur profit sur leur investissement. De ce fait, ce processus long et complexe se déroule en plusieurs étapes. Tout d’abord, l’entreprise désirant entrer en Bourse se doit de sélectionner son souscripteur. Ce dernier est l’intermédiaire entre l’entreprise qui cherche à émettre des actions et les investisseurs en Bourse. Le souscripteur sert principalement à déterminer le prix d’offre initial des titres, acheter les titres à l’émetteur et les vendre aux investisseurs via son réseau de distribution. Ces souscripteurs sont souvent ce qu’on appel des « banques d’investissements » , soit de plus grandes banques bien connues, par exemple Goldman Sachs, JP Morgan Chase, et Morgan Stanley. Ils sont appelés un « syndicat » lorsque plusieurs joueurs se joignent pour l’entrée en Bourse d’une entreprise. Ensuite, on passe à l’étape de vérifications diligentes et dépôts réglementaires. Cette étape est cruciale pour les investisseurs, puisque c’est à ce moment que l’on publiera le prospectus sur les valeurs mobilières fournissant des informations essentielles ,par exemple sur les finances de l’entreprise, la fiscalité, le côté juridique, commerciale, informatique, opérationnelle, environnementales et sur les ressources humaines. L’objectif de ce document est d’analyser la viabilité du modèle d’affaire de l’entreprise. Puis, on établit le prix et la date de l’émission. Naturellement, cela se décide après l’approbation de la SEC (Securities and Exchange Commission). Finalement, une fois que le titre est lancé en Bourse, on a les phases de stabilisation et de transition vers l’autonomie. Dans la première, il s’agit d’une courte fenêtre d’opportunité où le souscripteur peut influencer le cours de l’action nouvellement lancée en Bourse. Dans cette période, le souscripteur veille à ce qu’il y ait un marché et des acheteurs pour maintenir un cours d’action idéal. Enfin, lors de la transition vers l’autonomie, après la période de silence de 25 jours, le souscripteur laisse le titre « voler de ses propres ailes », alors que plus aucune manipulation n’est possible. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : Notes de cours du cours Analyse Fondamentale pour investisseur actif ### L’impact du « vendredi noir » sur la Bourse! Le « Black Friday » ou « vendredi noir » est le nom donné au premier jour après l’Action de grâce américaine. En effet, il s’agit de l’un des événements de vente au détail et de dépenses des consommateurs les plus importants aux États-Unis, voire en Amérique. C’est pourquoi il est totalement normal et pertinent de se demander si cet événement peut avoir un impact positif sur les marchés boursiers. De ce fait, si les consommateurs dépensent d’importantes sommes lors du « Black Friday », cela risque d’être annonciateur que les détaillants afficheront des chiffres de ventes solides. De plus, d’une certaine façon, la consommation faite lors des promotions du « vendredi fou » peut aussi être interprétée comme un indicateur de la confiance que les consommateurs ont envers l’économie. Tout d’abord, pour ceux qui désiraient transiger pendant la semaine de l’Action de grâce, il est important de savoir que les marchés américains sont généralement fermés la journée même de l’Action de grâce et l’après-midi le lendemain. Ainsi, cette année, les marchés boursiers américains seront fermés le jeudi 26 novembre toute la journée et vendredi le 27 novembre à partir de 13h. Ensuite, en ce qui concerne les rendements boursiers lors de cette période, de nombreux analystes et investisseurs suggèrent que l’arrivée du « black Friday » ne cause que des gains ou des pertes à très court terme. De ce fait, le meilleur secteur américain une semaine avant à une semaine après le « vendredi noir » est sans surprise le commerce de détail. D’ailleurs, de 2007 à 2017, le regroupement des titres de détail du S&P 500 a affiché un rendement de 5%, par rapport au rendement moyen de 3% du S&P 500 au cours de cette période. De plus, cela semble se concrétiser également cette année, puisque si l’on regarde le SPDR S&P Retail ETF (ARCA : XRT), on peut voir une très belle accélération de plus de 5% la semaine dernière et plus de 5% cette semaine également. En somme, il sera très intéressant de suivre l’évolution des marchés cette semaine et la semaine prochaine pour voir si les statistiques se répéteront. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : https://www.investopedia.com/ask/answers/102714/how-stock-market-affected-thanksgiving-and-black-friday.asp#:~:text=Economists%2C%20based%20on%20the%20Keynesian,off%20for%20Thanksgiving%20or%20Christmas. ### Phénomène intéressant en décembre : le rallye du père Noël Après un mois de novembre impressionnant, la magie de Noël pourrait venir continuer la magie sur Wall Street. En effet, selon «The Stock Trader’s Almanac», un fournisseur de longue date d’analyse des tendances cycliques et saisonnières, les cinq derniers jours de bourse de l’année et les deux premiers jours de bourse après le Nouvel An, produisent, la grande majorité du temps, des rendements positifs. Il s’agit du « Santa Claus rally » ou du rallye du père Noël. Ainsi, ce rallye du père Noël se définit comme une hausse des marchés les cinq derniers jours de bourse de l’année et les deux premiers jours de bourse suivants le Nouvel An. Le rendement moyen cumulatif au cours de ces journées est en moyenne de 1,4% et les rendements sont positifs durant les sept jours de ce rallye. De ce fait, selon plusieurs acteurs du milieu, cet événement pourrait prendre forme cette année grâce aux dernières bonnes nouvelles de vaccin, de la Réserve fédérale américaine qui ajoute des capitaux à investir en fin d’année et d’un sentiment général d’optimisme sur les marchés. Une autre théorie dit que de très gros investisseurs institutionnels, dont certains sont plus vendeurs à découvert et pessimistes, ont tendance à partir en vacances dans le temps des fêtes, laissant le marché aux plus petits investisseurs, qui, eux sont généralement plus acheteurs et optimistes. En revanche, historiquement, il est nécessaire d’être prudent après cette féérique période. En effet, au cours des deux dernières années, le marché a chuté de plus de 2% à la suite du temps des fêtes. De plus, il ne faut pas oublier que nous sommes toujours dans une période incertaine, donc s’il n’y a pas de reprise à la suite de ce rallye, cela peut être le signe d’un marché baissier à venir. En somme, après avoir eu une année des plus rocambolesque au niveau boursier, il sera très intéressant de savoir si elle se terminera de façon optimiste ou pessimiste. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Source: https://www.investopedia.com/terms/s/santaclauseffect.asp https://www.barrons.com/articles/get-ready-for-the-santa-claus-rally-1513396429 ### L’or : est-ce encore une valeur refuge? Depuis de nombreuses années, il est commun d’entendre de nombreux investisseurs décrire l’or comme étant la valeur refuge par excellence. Tout d’abord, il est important de comprendre ce qu’est une valeur refuge. Ainsi, cette dernière se décrit comme « Valeur permettant un investissement sécurisé en cas de crise ou de dépression » [1]. De ce fait, bien que la plupart des économistes s’accordent pour dire que l’or est une valeur refuge, il est important de se rappeler que les caractéristiques de la valeur refuge peuvent changer à mesure que l’or devient un moyen de plus en plus utilisé pour se protéger contre le marché des actions. En effet, les investisseurs qui détiennent des quantités importantes d’or dans leurs portefeuilles peuvent être obligés de vendre l’entièreté ou une partie de leurs avoirs en or en période de tension sur les marchés boursiers lorsqu’ils font face à des appels sur marge ou de manque de liquidité pour d’autres avoirs en portefeuille. D’ailleurs ce dernier point est particulièrement intéressant, puisque dans les faits, les prix de l’or ont initialement chuté après la faillite de Lehman Brothers en raison de ventes forcées d’or par les institutions financières ayant fait faillite (voir graphique ci-dessous). Ainsi, contre toute attente, bien que valeur refuge lors de la dernière crise économique, l’or a tout de même chuté en même temps que les marchés à un certain moment. Graphique: Prix de l’or (ligne jaune, échelle de droite) et S&P 500 (ligne bleue, échelle de gauche) de 2007 à 2009 Ainsi, il ne faut pas voir l’or comme une valeur infaillible, mais plutôt comme une police d’assurance. Cela s’explique par l’historique de l’or. En effet, l’or a longtemps été la monnaie d’échange par excellence. Sa place dans le système monétaire international se reporte à Babylone plus de 2000 ans avant notre ère. Ainsi, à travers le temps, l’or a gagné le nom de « valeur la plus sécuritaire existante ». De ce fait, puisque l’utilisation de la monnaie fiduciaire reste une invention du 21e siècle, lorsque la confiance en cette dernière diminue, le prix de l’or augmente. Contrairement aux monnaies fiduciaires, l’or est une véritable marchandise qui ne peut pas être imprimée et qui a une certaine valeur intrinsèque par sa rareté ce qui établit un prix plancher. Cela est d’ailleurs l’explication de base de sa demande en période de méfiance à l’égard du système monétaire. De cette façon, le prix de l’or reflète les risques extrêmes liés au système monétaire instable. En somme, la principale conclusion à retenir est que l’or est une valeur refuge qui protège les investisseurs pendant les crises, mais pas nécessairement en temps normal. Il s’agit plutôt d’une protection contre les risques systémiques, une assurance contre le système monétaire actuel basé sur le dollar américain. C’est d’ailleurs ce que l’on a pu observer en 2020, lors de la crise sanitaire occasionnée par la pandémie de COVID-19. En effet, lors des périodes d’incertitude attribuable à la hausse de cas de COVID-19 ou de mésentente politique, le prix de l’or grimpait en flèche. À l’inverse, lorsque la sécurité attribuable à un vaccin ou lorsque le plan de sauvetage tant attendu était finalement approuvé l’or chutait rapidement. Le graphique ci-dessous démontre que lors de l’annonce de Pfizer (NYSE :PFE) et BioNTech que leur vaccin était efficace à 90%, le S&P 500 a connu une accélération haussière, alors que le prix de l’or a chuté drastiquement, perdant près de 10% à son plus bas. Finalement, pour les négociateurs actifs qui souhaiteraient transiger l’or, il existe plusieurs fonds négociés en Bourse. Tout d’abord, il existe le SPDR Gold Trust (NYSE : GLD). GLD est un produit relativement simple et les actifs sous-jacents sont constitués de lingots d’or stockés dans des coffres-forts sécurisés. Ensuite, il existe un FNB à effet de levier 3x, soit le VelocityShares 3x Long Gold ETN (NYSE : UGLD). UGLD est constitué d’un indice composé de contrats à terme sur or. Finalement, il existe également des FNB pour ceux qui souhaitent transiger l’or à la baisse, soit le ProShares UltraShort Gold (NYSE : GLL) qui possède un effet de levier multiplié par deux sur le lingot d’or, ce qui en fait un outil puissant pour les investisseurs ayant des perspectives baissières à court terme. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : Manuel action 3 jours DayTrader Canada. https://etfdb.com/etf/UGLD/ https://etfdb.com/etf/GLD/ https://etfdb.com/etf/GLL/ [1] https://www.britannica.com/topic/money https://seekingalpha.com/symbol/GLD https://www.fool.com/investing/2018/04/18/is-gold-a-safe-investment.aspx ### Interpréter les contrats à terme en dehors des heures de marché Interpréter les contrats à terme en dehors des heures de marché Si vous avez porté attention aux émissions boursières tels que CNBC ou même les séances de négociation hors marché présentés par notre président, M. Paul, il y a de fortes chances que vous ayez déjà entendu parler de la valeur des contrats à terme en dehors des heures de marché. Pour revenir à l’interprétation des contrats à terme en dehors des heures de marché, habituellement, ils donneront une indication de l’ouverture du marché boursier le lendemain matin à 9h30. Souvent, les trois indices sont présents (voir image ci-dessous), soit le Dow Jones Industrial Average, Le Nasdaq et le S&P500. Il est important de comprendre que bien que les contrats à terme et les actions se négocient séparément, le prix de l’indice (par rapport à la valeur des contrats à terme sur indice) fournit simplement une forte indication de la façon dont le comportement initial du marché boursier se manifestera. De ce fait, la valeur à laquelle les contrats à terme sont ne représente pas le prix d’ouverture du lendemain, mais uniquement une direction que les marchés pourraient prendre à l’ouverture. Ensuite, lors de la lecture des contrats à terme, on peut souvent apercevoir, sous la valeur du contrat à terme, un élément qui se nomme « juste valeur » ou en anglais « fair value ». Cet élément est basé sur la notion financière que toute détention d’actions, d’obligations, d’options et de contrats à terme a un coût. Ainsi, le panier d’actions qui sous-tend un indice (par exemple dans le cas du Dow Jones, les 30 entreprises qui le composent) a un coût et un avantage qui lui sont associés. Le coût se résume aux frais d’achat et de conservation des actions (par opposition à simplement laisser votre argent à la banque). Dans l’exemple du Dow Jones, l’avantage serait tous les dividendes que vous pourriez recevoir de ce panier de titres que vous ne recevez pas. L’effet de ces coûts et avantages n’est généralement pas immédiatement reflété dans un indice boursier. Ainsi, le niveau final d’un indice est souvent différent de celui où il se serait terminé si les effets d’intérêt et de dividende avaient été ajoutés. C’est donc de cette façon qu’on calcule la « juste valeur » de l’indice. En somme, les contrats à terme donnent donc une idée de l’orientation du marché et la « juste valeur » vous indique un barème de comparaison. Enfin, lorsque les contrats à terme sont supérieurs à la « juste valeur », les investisseurs s’attendent à une hausse du marché, tandis que s’ils sont inférieurs, le marché est susceptible de chuter à l’ouverture. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.cnbc.com/ ### Qu’est-ce que la journée des quatre sorcières? Qu'est ce que la journée des quatre sorcières? La journée des quatre sorcières est une journée où l’expiration simultanée des options sur actions, des contrats à termes sur actions, des contrats à terme sur indices boursiers et des contrats d’options sur indices boursiers se produisent le même jour. Cela arrive quatre fois par année, soit le troisième vendredi de mars, de juin, de septembre et de décembre. En effet, les contrats à terme et les contrats d’options, contrairement à une action, ont une date d’expiration. De ce fait, des paris importants ont été placés sur ces marchés. Le jour des quatre sorcières constitue le moment où les négociants, ayant pris ces paris, devront décider s’ils renouvelleront leurs contrats à terme et conserveront une position dans un contrat non expiré ou s’ils clôtureront leur position à terme, ce qui pourrait consister en un achat ou une vente selon la direction de leur position d’origine. Ainsi, cette journée génère une augmentation de négociation (donc du « spread »), de volume et de la volatilité, car les contrats qui se trouvent exercés à expiration peuvent nécessiter l’achat ou la vente du titre sous-jacent. D’ailleurs, en raison de l’augmentation du volume, du risque de fluctuations anormales des prix et d’un biais statistique qui peut empêcher certaines stratégies de négociations intra séances de fonctionner correctement durant ces journées, il est pertinent de faire preuve de prudence, particulièrement pour les spécialistes des transactions courts termes. En somme, il existe aussi la journée des trois sorcières et des deux sorcières qui sont des journées où il y a des expirations d’options et de contrats à terme également seulement de moins de produits. Par exemple, la journée des deux sorcières se produit normalement le troisième vendredi de chaque mois, sauf en mars, juin, septembre et décembre. Les classes d’actifs qui peuvent entrer dans la catégorie des doubles sorcières comprennent les options sur actions, les options sur indices, les contrats à terme sur indices boursiers ou les contrats à terme sur actions simples. Naturellement, plus il y a de produits qui expirent la même journée, plus il y a de possibilités de vivre une hausse de volatilité. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.thebalance.com/triple-witching-1031135 https://www.investopedia.com/terms/t/triplewitchinghour.asp https://www.investopedia.com/terms/q/quadruplewitching.asp https://www.investopedia.com/terms/d/doublewitching.asp ### Mathématique financière 101 : calculer des rendements Comment calculer des rendements? Naturellement, l’objectif principal d’investir est de faire de l’argent. En effet, bien que personne ne soit en mesure de prédire le rendement de son portefeuille de placements, il reste qu’il est fondamental, pour tout investisseur, d’être en mesure de calculer ses rendements. L’objectif étant de suivre l’appréciation ou la dépréciation de son capital. Calculer le rendement d’une position individuelle De ce fait, différentes mesures peuvent vous aider à déterminer les performances de vos placements. Tout d’abord, il existe le bon vieux « retour sur investissement » ou « return on investment (ROI) » qui consiste simplement à mesurer directement le retour sur investissement par rapport à son coût. Ainsi, pour calculer le ROI, il suffit de diviser le coût de l’investissement par son rendement. Bien que ce ne soit pas une science parfaite, il s’agit d’une mesure brute de l’efficacité d’un investissement. Dans le cas d’un placement boursier, cela se calcul de cette façon : Imaginez que vous avez acheté des actions d’Apple (NASDAQ : AAPL) à 119.50 $ et que vous les ayez vendues à 125.95 $. Le retour sur votre investissement se calculerait en soustrayant le prix vendu au prix acheté (125.95 $ – 119.50 $ = 6.45 $). Ensuite, pour avoir la donnée en pourcentage, il suffit de diviser le 6.45 $ de gain au prix payé, soit 119.50 $, et multiplier cela par 100 pour obtenir un rendement de 5.397% que l’on peut arrondir à 5.40%. Calculer le rendement d’un portefeuille Maintenant que vous avez obtenu le rendement sur votre position individuelle, il est fondamental de l’intégrer dans votre rendement de portefeuille. En effet, le 5.40% de rendement sur votre position d’achat sur Apple n’est pas pour votre portefeuille en entier (à moins que vous ayez mis votre portefeuille complet sur cette position). De cette façon, pour obtenir votre rendement réel sur votre portefeuille, vous devrez l’intégrer. Supposons que votre investissement dans Apple équivalait à 20% de votre portefeuille de 10 000$, donc 2000 $. En dollars, cela représente 5.40 % * 2000 $ = 108 $. Alors, cela constitue 108 $ divisé par le montant total du compte soit 10 000$, multiplié par 100 ce qui est égal 1.08 %. De plus, il existe également une autre manière d’arriver à la même donnée sans avoir à la calculer avec le montant total du compte. Il suffit de multiplier le pourcentage de rendement réalisé grâce à la position, dans le cas présent 5.40%, par la proportion de la position initiale dans le portefeuille, soit 20 %. Le calcul sera alors de 0.054 * 0.20 = 0.0108 multiplié par 100 ce qui revient également à 1.08% sur le portefeuille total. Conclusion En somme, ces deux calculs sont des outils indispensables à tout investisseur ou négociant actif. Ils représentent une mesure simple et intuitive de la rentabilité d’un investissement. En revanche, il est important de savoir qu’il existe certaines limites à ces mesures. En effet, elles ne prennent pas en considération la période de détention d’un investissement et elles ne sont pas ajustées en fonction du risque. Cependant, malgré ces limites, le retour sur investissement reste une mesure clé utilisée par les plus grands négociants actifs et investisseurs. Source: https://daytradercanada.com/billet-boursier/augmentation-du-nombre-devictions-aux-etats-unis-a-venir/ ### Le président américain signe une nouvelle vague de chèque d’aide Le président américain signe une nouvelle vague de chèque d’aide Le lundi 21 décembre 2020, le Congrès a approuvé un programme de financement consistant en un projet de loi d’aide relié à la Covid-19 de 900 milliards de dollars supplémentaire. Ceci est associé à un projet de loi de dépenses de 1,4 billion de dollars pour financer le gouvernement jusqu'en septembre prochain. L’aide comprend des paiements de 600 $ pour les particuliers qui gagnent jusqu'à 75 000 $ par année. Les couples mariés qui font une déclaration commune et gagnent jusqu'à 150 000 $ par an recevront 1 200 $. De plus, les personnes à charge de 16 ans et moins ont droit à 600 $. Les virements devraient commencer dans la semaine suivant la signature de la loi. Cet événement très attendu par plusieurs acteurs de marchés a propulsé l’indice phare américain, le S&P500, de près de 1% à de nouveaux hauts de tous les temps. En somme, en signant le Consolidated Appropriations Act 2021, le président Trump a publié une déclaration qui comprenait ce qui suit: « En tant que président, j'ai dit au Congrès que je voulais beaucoup moins de dépenses inutiles et plus d'argent pour le peuple américain sous la forme de chèques de 2000 dollars par adulte et 600 $ par enfant. ». De ce fait, le Sénat entamera le processus de vote dans l’objectif d’augmenter les chèques à 2 000 $. Il sera alors intéressant de surveiller si cela se concrétisera ou non. Simulation Boursière : la meilleure manière de se familiariser en Bourse Lorsqu’on termine une formation ou après avoir fait de nombreuses heures de recherches sur la Bourse, il paraît tout à fait normal d’avoir envie de se lancer directement dans les marchés, en rêvant d’être profitable immédiatement. Or, l’atteinte de cette profitabilité instantanée est plutôt rare. Ainsi, voilà pourquoi le simulateur semble être la meilleure façon d’apprendre en Bourse. Dans un premier temps, plusieurs éléments se rapportant à l’investissement actif s’apprennent uniquement en l’appliquant. De ce fait, l’un des éléments majeurs du succès boursier demeure le contrôle de ses émotions. En réalité, comme M. Benjamin Graham l’a affirmé dans son excellent livre The Intelligent Investor, : « Investir ne consiste pas à battre les autres à leur jeu ». Il s’agit de vous contrôler à votre propre jeu et cela s’apprend uniquement par la simulation. Dans un deuxième temps, un autre élément fondamental au succès en Bourse s’avère être la discipline. Malheureusement, cela ne s’apprend pas, il devient nécessaire de la bâtir nous-mêmes. Ainsi, transiger en simulation est la base de la construction de cette discipline. De ce fait, si vous négociez négligemment avec votre compte « démo », vous ferez de même avec votre compte réel. En revanche, si vous oubliez que vous transigez en « démo » et que vous transigez avec autant de sérieux que votre compte réel, alors la discipline qui reste nécessaire au succès boursier sera déjà induite en vous et vous connaîtrez sans aucun doute du succès avec votre « vrai » compte. Dans un troisième temps, la taille de votre compte de simulation doit équivaloir à votre compte réel. Ainsi, si vous prévoyiez ouvrir un compte réel avec 1 000 dollars, entraînez-vous également avec un compte « démo » de 1 000 dollars. Ceci vous aidera énormément à vous comporter avec votre compte « démo » de la même façon qu’avec votre compte réel. Finalement, gardez à l’esprit que votre compte « démo » doit être traité exactement comme votre compte réel, et qu’un compte « démo » rendra les erreurs normales de débutant beaucoup moins onéreuses. Qu'est ce qu'un contrat à terme? Tel que mentionné dans le dernier billet boursier, pour bien comprendre l’impact des contrats à terme sur les marchés, il est important de comprendre ce qu’est un contrat à terme. Dans un premier temps, un contrat à terme, en anglais « futures », est un engagement ferme entre deux parties s’engageant à acheter (ou à vendre) une quantité précise d’un bien (blé, viande, etc.) ou d’un produit financier (indices boursiers, obligations, actions ordinaires, etc.), et ce, à un prix et à une date déterminée. De plus, il est important de noter que contrairement aux options d’achat et de vente, l’exercice n’est pas optionnel. En effet, tel que présenté sur le site internet de l’autorité des marchés financiers, contrairement aux options, ces contrats obligent chaque partie à réaliser la transaction ou à verser un montant d’argent équivalent. Si, par exemple, Jean a un contrat de gré à gré pour l’achat de 100 actions de la compagnie XYZ au prix de 20 $ chacune au 17 décembre. Il est obligé d’acheter ces actions à ce prix à la date d’échéance même si la valeur réelle de l’action est moindre et que la transaction génère pour lui une perte. Ainsi, s’il avait plutôt une option d’achat, il ne serait pas obligé d’exercer son option. De ce fait, il est important de comprendre que la transaction se concrétise par la livraison du bien ou du produit financier à l’autre partie impliquée dans la transaction. Finalement, les contrats à terme sont les instruments financiers les plus transigés au monde.[1] Historique Dans un second temps, d’où provient la négociation de contrat à terme? La plus ancienne bourse de contrats à terme reconnue est le « Dojima Rice Exchange », établie en 1710 au Japon dans le but de négocier des contrats à terme sur le riz. Ensuite, les marchés de contrat à terme de produits de base occidentaux ont commencé à être transigés en Angleterre au 16e siècle, mais le premier marché officiel d’échanges de produits de base en Angleterre, le « London Metals and Market Exchange », n’a été établi qu’en 1877. De l’autre côté de l’océan, les États-Unis ont créé en 1848, le « Chicago Board of Trade » (CBOT), soit la première bourse d’échange de produits de base de l’Ouest. Le CBOT a été créé à la suite des chemins de fer et du télégraphe reliant le centre du marché agricole de Chicago à New York et à d’autres villes dans l’Est des États-Unis. De plus, les premiers contrats à terme négociés aux États-Unis ont été sur le maïs. Ensuite, le blé et le soja ont suivi. Ces trois produits agricoles de base représentent encore l’essentiel des activités commerciales menées au CBOT. Cependant, l’ importante expansion des contrats à terme s’est produite dans les années 1970. En effet, le « Chicago Mercantile Exchange (CME) » a commencé à offrir des contrats à terme standardisés en devises. Puis, le « New York Mercantile Exchange (NYMEX) » a commencé à offrir la négociation de divers contrats à terme financiers, y compris des obligations du Trésor américain et, éventuellement, des contrats à terme sur indices boursiers. De plus, le « Commodities Exchange » a fourni des contrats à terme sur l’or, l’argent et le cuivre, puis a ajouté le platine et le palladium lorsque l’or n’a plus été indexé sur le dollar américain. Finalement, l’expansion rapide des transactions sur contrats à terme financiers a entraîné la création de contrats à terme sur les indices boursiers Dow Jones et S&P500. Enfin, il eut la création du S&P500 « e-mini » par le CME le 9 septembre 1997. Ce nouveau concept fut créé lorsque la valeur du contrat S&P500 existant est devenue trop importante pour de nombreux petits négociants. De cette façon, l’e-mini est rapidement devenu le contrat à terme sur indice boursier le plus populaire au monde. D’ailleurs, les fonds spéculatifs préfèrent souvent négocier l’e-mini au « gros » S&P500, car les contrats à terme sur le S&P500 original utilisent toujours la méthode de négociation dite « à la criée » [2] avec ses retards inhérents, par rapport au système entièrement électronique Globex pour le e-mini. En somme, le volume quotidien moyen actuel de l’e-mini est supérieur à 100 milliards de dollars, dépassant de loin le volume en dollars négociés combinés des 500 actions sous-jacentes. De plus, après le succès de ce produit, le CME a introduit le contrat e-mini NASDAQ-100 (NQ) et le CBOT le DJI mini futures (YM). Enfin, avec le temps, de nombreux autres e-minis furent créés, tels que le « CL » pour le WTI Crude oil, le « ZN » pour le 10 Years T-Note, le « ZF » pour le 5 Years T-Note et le « GC » pour l’or. Finalement, en mai 2019, un nouveau dérivé des contrats à terme a été créé : le « micro e-mini ». En somme, bien qu’il existe maintenant des bourses de contrats à terme standardisées dans le monde entier, les bourses américaines restent les plus largement négociées. Cela est causé en grande partie par le fait que deux des marchés les plus négociés sont le marché obligataire américain et le marché du blé. E-minis Dans un troisième temps, ce qui intéresse le plus les investisseurs actifs sont les contrats e-minis. Ainsi, ces contrats, comme leurs noms l’indiquent, sont des versions plus petites des contrats à terme originaux sur les indices. Tout d’abord, il existe plusieurs avantages importants à la négociation de contrats e-minis: Facilité de transiger autant à la hausse qu’à la baisse : il est aussi facile d’acheter un contrat de « emini » que de la vendre à découvert. Se transige presque 24/24 : Les trois principaux contrats à terme sur indices boursiers e-mini (ES, NQ, YM) sont négociés sur la plate-forme de négociation électronique CME Globex à partir du dimanche à 18h00, jusqu’au vendredi à 17h00 Heure de l’Est.  « Spread » très serrés: Il y a un volume si important de contrats négociés via le GLOBEX que la différence entre le prix offert et le prix vendeur est toujours égale à 1 « tick » ou à 0,25 point d’indice, soit le minimum. Volume important : Les e-minis, en particulier le ES, se négocient avec une bonne liquidité garantissant ainsi que les négociants peuvent rapidement se positionner. Volatile : Les e-minis sont actifs tous les jours, ce qui permet aux négociants intraséances de nombreuses occasions de transiger. Effet de levier : Les e-minis permettent de tirer avantage de la marge et de l’effet de levier. Par exemple, pour transiger un contrat du ES, il est seulement nécessaire d’avoir environ 4,000$ pour contrôler une valeur totale d’environ 140,000$. Instrument de couverture : Les e-minis sont très utilisés pour faire de la couverture. Par exemple, si un portefeuille se positionne long en actions et/ou en options sur les titres du FAANG +, il est possible d’ouvrir une vente à découvert sur le NQ pour se couvrir d’un retrait temporaire des marchés ou d’une figure baissière. Ensuite, maintenant que nous avons abordé les avantages, il est important de comprendre la base des e-minis : Symbole boursier : Comme pour les actions, chaque contrat e-mini comporte un symbole boursier ou un agencement de lettres représentant le contrat spécifique. Par exemple, celui du contrat à terme e-mini sur le S&P500 est le « ES ». Échange : Bien que le CME ait un emplacement physique où certains contrats sont encore négociés à la criée, tous les contrats à terme standardisés sur les indices e-mini sont négociés électroniquement sur la plateforme CME Globex. Taille du contrat La taille du contrat est la valeur du contrat basée sur le prix du contrat à terme multiplié par un multiplicateur spécifique au contrat. Ainsi, le e-mini S&P500, par exemple, a une taille de contrat de 50$ supérieure à celle de l’indice S&P500. De cette façon, si le S&P500 se négocie à 2 791.52$, la valeur du contrat serait de 139 576 $ (50 $ x 2791.52). Taille du « tick » Le « tick » est la fluctuation minimale du prix autorisée pour un contrat à terme au cours d’une session de négociation. Ainsi, chaque « tick » représente un certain montant en dollars en matière de mouvement des prix. Par exemple, la plus petite fluctuation de prix pour le ES est de 0,25 point. De cette façon, chaque « tick » représente 12,50 $. Puisque la taille des « ticks » du ES est de 0,25, un point équivaudrait à quatre « ticks » (0,25 x 4 = 1) ou à une valeur de 50 $. Mois contractuels Un mois de contrat est le mois au cours duquel un contrat à terme expire. Tous les contrats à terme sur les indices boursiers e-mini se négocient selon ce que l’on appelle le cycle d’expiration trimestriel. Ainsi, il y a une expiration de contrat à terme en mars, en juin, en septembre et en décembre. Finalement, les échanges fournissent une liste de spécifications pour chaque contrat à terme. Les spécifications des contrats pour les trois principaux contrats à terme sur l’indice boursier e-mini sont présentées ici-bas : Contrat Symbole boursier Taille du contrat Taille du «tick» E-mini S&P 500 ES $50 X indice 0.25 = $12.50 E-mini Nasdaq 100 NQ $20 X indice 0.25 = $5.00 E-mini Dow YM $5 X indice 1.00 = $5.00 En ce qui concerne les contrats à termes « micro e-minis », le principe est exactement le même. Cependant, la taille du contrat, ainsi que le montant du « tick » est réduit. Ainsi, les spécifications des contrats pour les trois principaux contrats à terme de « micro e-minis » tel qu’indiqué par le CME seront comme suit: Contrat Symbole boursier Taille du contrat Taille du «tick» Micro e-mini S&P 500 MES $5 X indice 0.25 = $1.25 Micro e-mini Nasdaq 100 MNQ $2 X indice 0.25 = $0.50 Micro e-mini Dow MYM $0.50 X indice 1.00 = $0.50 En conclusion, les contrats à terme sont un produit très versatile et intéressant pour tout investisseur et négociant actif averti. Toutefois, l’effet de levier n’est vraiment pas à négliger. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : [1] https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/investisseurs-avertis/produits-derives/ [2] La criée est un mode de cotation effectué en Bourse. Des négociateurs ou courtiers se réunissent au sein d’un même endroit, s’expriment de manière codifiée, par la voix et par des gestes, afin d’afficher les prix et réaliser des échanges, sur différents titres (actions, obligations, matières premières, etc.). Ce type de cotation se fait de plus en plus rare, informatisation des places boursières oblige. (http://financedemarche.fr/definition/criee) https://www.investopedia.com/congress-agrees-on-second-stimulus-here-s-what-s-in-it-and-what-s-not-5093226 https://www.cnbc.com/2020/12/29/covid-stimulus-update-senate-considers-vote-on-2000-stimulus-checks.html https://www.cnbc.com/2020/12/29/if-stimulus-checks-are-raised-to-2000-heres-how-that-may-work-.html https://www.cnbc.com/2020/12/29/gop-pollster-luntz-trump-2000-stimulus-check-demand-is-nightmare-for-republicans.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les déboires continuent pour Nikola Motors Les déboires continuent pour Nikola Motors Nous avons appris mercredi qu’une autre entente qui avait, à l’époque, propulsé le titre de plus de 22% avait été annulée. En effet, Nikola (NASDAQ : NKLA) et Republic Services ont mis fin à leur partenariat. Ce dernier devait servir à développer conjointement des camions-poubelles électriques faisant chuter les actions du producteur de véhicules électriques de près de 9% mercredi matin. Nikola a déclaré que la décision avait été prise à la suite de ce que les deux sociétés « aient déterminé que la combinaison des diverses nouvelles technologies et concepts de conception entraînerait un temps de développement plus long que prévu et des coûts inattendus ». D’ailleurs, selon le PDG de Nikola, Mark Russell, il a affirmé dans un communiqué : « C’était la bonne décision pour les deux sociétés étant donné les ressources et les investissements nécessaires. Nous soutenons et respectons l'engagement de Republic Services de proposer des solutions durables et respectueuses de l'environnement pour ses clients. » D’un point de vue graphique, le titre est sur une zone de support critique. Ainsi, il sera très intéressant à suivre s’il rebondit sur ce fameux support ou chutera dans la zone de 12$. En somme, encore une fois, Nikola Motors démontre qu’ils ne sont pas en mesure de livrer ce qu’ils avaient promis. Ayant un biais baissier sur le titre depuis qu’il vaut plus de 35$, cette nouvelle n’est malheureusement pas surprenante. Alors que certains parlaient du prochain Tesla il y a quelques mois, Nikola Motors n’aura été qu’une terne copie. Interpréter les contrats à terme en dehors des heures de marché Si vous avez porté attention aux émissions boursières tels que CNBC ou même les séances de négociation hors marché présentés par notre président, M. Paul, il y a de fortes chances que vous ayez déjà entendu parler de la valeur des contrats à terme en dehors des heures de marché. Pour bien comprendre ces concepts, il faut avoir une bonne idée de ce qu’est un contrat à terme. Heureusement, nous aborderons le sujet lors du prochain billet boursier (restez donc à l'affut!).  Pour revenir à l’interprétation des contrats à terme en dehors des heures de marché, habituellement, ils donneront une indication de l’ouverture du marché boursier le lendemain matin à 9h30. Souvent, les trois indices sont présents (voir image ci-dessous), soit le Dow Jones Industrial Average, Le Nasdaq et le S&P500. Il est important de comprendre que bien que les contrats à terme et les actions se négocient séparément, le prix de l’indice (par rapport à la valeur des contrats à terme sur indice) fournit simplement une forte indication de la façon dont le comportement initial du marché boursier se manifestera. De ce fait, la valeur à laquelle les contrats à terme sont ne représente pas le prix d’ouverture du lendemain, mais uniquement une direction que les marchés pourraient prendre à l’ouverture. Ensuite, lors de la lecture des contrats à terme, on peut souvent apercevoir, sous la valeur du contrat à terme, un élément qui se nomme « juste valeur » ou en anglais « fair value ». Cet élément est basé sur la notion financière que toute détention d’actions, d’obligations, d’options et de contrats à terme a un coût. Ainsi, le panier d’actions qui sous-tend un indice (par exemple dans le cas du Dow Jones, les 30 entreprises qui le composent) a un coût et un avantage qui lui sont associés. Le coût se résume aux frais d’achat et de conservation des actions (par opposition à simplement laisser votre argent à la banque). Dans l’exemple du Dow Jones, l’avantage serait tous les dividendes que vous pourriez recevoir de ce panier de titres que vous ne recevez pas. L’effet de ces coûts et avantages n’est généralement pas immédiatement reflété dans un indice boursier. Ainsi, le niveau final d’un indice est souvent différent de celui où il se serait terminé si les effets d’intérêt et de dividende avaient été ajoutés. C’est donc de cette façon qu’on calcule la « juste valeur » de l’indice. En somme, les contrats à terme donnent donc une idée de l’orientation du marché et la « juste valeur » vous indique un barème de comparaison. Enfin, lorsque les contrats à terme sont supérieurs à la « juste valeur », les investisseurs s’attendent à une hausse du marché, tandis que s’ils sont inférieurs, le marché est susceptible de chuter à l’ouverture. Comment débuter en Bourse sans se casser la tête? Débuter en Bourse peut sembler un véritable casse-tête pour plusieurs futurs investisseurs et négociants actifs. Ainsi, il existe différentes étapes pour que vos débuts à la Bourse se fassent rondement et sans tracas. Tout d’abord, pour ne pas se casser la tête, il est fondamental de se former. En effet, la formation permet d’apprendre les trois éléments qui font que 90% des investisseurs actifs perdent de l’argent : le contrôle des émotions, la discipline et le bon choix de titre. Bien sûr, tous ces éléments s’apprennent avec le temps et il est totalement possible d’apprendre ces notions par l’entremise d’internet. Cependant, il est important d’être prêt à passer de nombreuses heures, voire des mois de recherche et de pratique avant d’être prêts à transiger. De cette façon, il faut percevoir la formation comme un ticket d’entrée rapide dans le milieu de la Bourse. Dans un second temps, la formation choisie doit contenir deux volets : le volet théorique, soit la théorie derrière la négociation active profitable, ainsi que le volet pratique, soit comment appliquer cette théorie. Bien souvent, cela se présente sous deux façons : des cours en salle ou en ligne pour la théorie et des sessions d’accompagnement, du mentorat ou des sessions de négociation en direct pour le volet pratique. De cette façon, vous ne vous casserez pas la tête ni pour la théorie, ni pour la pratique, et si jamais vous avez des questions, vous aurez toujours quelqu’un pour y répondre Dans un troisième temps, lorsque l’on débute en Bourse, on peut être tenté de vouloir tout transiger en même temps. Or, cela n’est vraiment pas la bonne stratégie à adopter. Lorsque l’on débute, il est important de cibler un produit financier que l’on désire transiger, que ce soient des actions, des options, des contrats à terme, etc., et ensuite, se pratiquer le plus possible à transiger sur ce produit. Finalement, pour débuter en Bourse sans tracas, il est nécessaire de commencer à transiger sur un bon simulateur. Ainsi, aujourd’hui la majorité des plateformes d’accès direct, telles qu’Interactive Brokers ou Thinkorswim, de même que certains sites internet comme Investopedia, Barchart ou Investing.com, permettent à leurs utilisateurs de se créer un portefeuille fictif et de négocier différents produits financiers, allant de l’action, aux options en passant par les contrats à terme. De cette façon, votre apprentissage vous sera beaucoup moins coûteux et vous permettra d’attaquer le marché avec de l’expérience. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance, analyste et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.cnbc.com/ https://infoforinvestors.com/investing/stock-market/pre-market-futures/https://finance.zacks.com/difference-between-premarket-futures-fair-value-10349.html https://www.cnbc.com/2020/12/23/nikola-and-republic-services-terminate-partnership-on-garbage-trucks.html https://www.cnbc.com/2020/08/10/nikola-shares-surge-more-than-22percent-on-garbage-truck-order-for-republic-services.html https://daytradercanada.com/billet-boursier/nikola-la-terne-copie-de-tesla-accusee-de-fraude/ Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Avis a tous pour les SLD du temps des fêtes 2020-2021 Compte tenu du positionnement des congés des fêtes (Noël et Jour de l’an) qui sont des vendredis avec fermeture la veille à 13:00h pour le jeudi 24 décembre et probablement une faible activité boursière le jeudi 31 décembre (veille du jour de l’an) avec en plus, plusieurs membres de l’équipe DTC impliqués dans les SLD qui seront en congé pour la période des fêtes, il y aura donc relâche pour les SLD TR de M. Réjean Paul du 24 et 31 décembre 2020 et la SLD HM de 19 :00h du 4 janvier 2021. Nous reprendrons les horaires normaux à compter du mardi 5 janvier 2021 avec la SLD-TR de 13 :15h. Toutefois durant cette période de relâche partielle, la gestion éducative des positions de M. Réjean Paul continuera sur une base régulière de se faire au besoin et sera affichée dans notre plateforme collaborative ‘Slack/DTC’ dans le ‘Channel transaction’ comme à l’habitude. Nous profitons de l’occasion pour vous souhaiter à tous de très joyeuses fêtes et nous vous remercions pour votre fidèle clientèle. À bientôt. L’équipe de DayTrader Canada ### Augmentation du nombre d’évictions aux États-Unis à venir? Mathématique financière 101 : calculer des rendements Naturellement, l’objectif principal d’investir est de faire de l'argent. En effet, bien que personne ne soit en mesure de prédire le rendement de son portefeuille de placements, il reste qu’il est fondamental, pour tout investisseur, d’être en mesure de calculer ses rendements. L’objectif étant de suivre l’appréciation ou la dépréciation de son capital. Calculer le rendement d’une position individuelle De ce fait, différentes mesures peuvent vous aider à déterminer les performances de vos placements. Tout d’abord, il existe le bon vieux « retour sur investissement » ou « return on investment (ROI) » qui consiste simplement à mesurer directement le retour sur investissement par rapport à son coût. Ainsi, pour calculer le ROI, il suffit de diviser le coût de l'investissement par son rendement. Bien que ce ne soit pas une science parfaite, il s'agit d'une mesure brute de l'efficacité d'un investissement. Dans le cas d’un placement boursier, cela se calcul de cette façon : Imaginez que vous avez acheté des actions d’Apple (NASDAQ : AAPL) à 119.50 $ et que vous les ayez vendues à 125.95 $. Le retour sur votre investissement se calculerait en soustrayant le prix vendu au prix acheté (125.95 $ - 119.50 $ = 6.45 $). Ensuite, pour avoir la donnée en pourcentage, il suffit de diviser le 6.45 $ de gain au prix payé, soit 119.50 $, et multiplier cela par 100 pour obtenir un rendement de 5.397% que l’on peut arrondir à 5.40%. Calculer le rendement d’un portefeuille Maintenant que vous avez obtenu le rendement sur votre position individuelle, il est fondamental de l’intégrer dans votre rendement de portefeuille. En effet, le 5.40% de rendement sur votre position d’achat sur Apple n’est pas pour votre portefeuille en entier (à moins que vous ayez mis votre portefeuille complet sur cette position). De cette façon, pour obtenir votre rendement réel sur votre portefeuille, vous devrez l’intégrer. Supposons que votre investissement dans Apple équivalait à 20% de votre portefeuille de 10 000$, donc 2000 $. En dollars, cela représente 5.40 % * 2000 $ = 108 $. Alors, cela constitue 108 $ divisé par le montant total du compte soit 10 000$, multiplié par 100 ce qui est égal 1.08 %. De plus, il existe également une autre manière d’arriver à la même donnée sans avoir à la calculer avec le montant total du compte. Il suffit de multiplier le pourcentage de rendement réalisé grâce à la position, dans le cas présent 5.40%, par la proportion de la position initiale dans le portefeuille, soit 20 %. Le calcul sera alors de 0.054 * 0.20 = 0.0108 multiplié par 100 ce qui revient également à 1.08% sur le portefeuille total. Conclusion En somme, ces deux calculs sont des outils indispensables à tout investisseur ou négociant actif. Ils représentent une mesure simple et intuitive de la rentabilité d'un investissement. En revanche, il est important de savoir qu’il existe certaines limites à ces mesures. En effet, elles ne prennent pas en considération la période de détention d'un investissement et elles ne sont pas ajustées en fonction du risque. Cependant, malgré ces limites, le retour sur investissement reste une mesure clé utilisée par les plus grands négociants actifs et investisseurs. Augmentation du nombre d’évictions aux États-Unis à venir? Des données inquiétantes sont apparues sur nos radars cette semaine. En effet, à la vue de celles-ci, on peut constater que les États-Unis seront possiblement confrontés à une crise du logement, la plus grave de leur histoire. Selon la dernière analyse des données hebdomadaires recensées par le gouvernement américain, à mesure que les ressources fédérales, étatiques et locales expirent et en l'absence d'une intervention financière rapide, on estime que 30 à 40 millions de personnes aux États-Unis risquent d'être expulsées de leurs logements dans les prochains mois. De ce fait, de nombreux propriétaires qui n'ont pas le crédit ou la capacité financière de couvrir les retards de paiement de loyers auront du mal à payer leurs hypothèques, leurs impôts fonciers et à entretenir leurs propriétés. D’ailleurs, si l’on regarde la carte ci-dessous, sur les 17 millions d’Américains en retard sur leurs paiements, actuellement 33% font face à une éviction dans les deux prochains mois. De plus, tel que la carte le présente, certains sont encore plus élevés. Bien que plusieurs Américains à travers le pays soient confrontés à des risques similaires, on peut noter que le Texas se démarque avec environ 718 000 personnes menacées de saisies ou d'expulsions. En fait, plus de 7.1 millions de personnes dans cet État peuvent s'attendre à une perte de revenu d'emploi dans les quatre prochaines semaines. La Louisiane, le Nouveau-Mexique, le Mississippi, le Wyoming et le Missouri sont d'autres États qui envisagent des pourcentages élevés de perte de logement potentielle. Enfin, il va sans dire qu'avec près de 17 millions d'Américains en retard sur leurs paiements hypothécaires et de loyers, il pourrait y avoir des conséquences importantes à venir. De cette façon, à la suite d’une ordonnance émise par le gouvernement américain en vertu de la loi sur les services de santé publique, il a été déclaré qu'un moratoire sur l'expulsion pourrait contribuer à l'efficacité des mesures de prévention de la COVID-19 telles que la mise en quarantaine, la distanciation physique et l'auto-isolement. Cependant, alors que les expulsions ont été temporairement suspendues en vertu de cette ordonnance le 4 septembre dernier, la date d’échéance de cette protection arrive à grands pas alors que la fin de 2020 approche. Qu’est-ce que la journée des quatre sorcières? La journée des quatre sorcières est une journée où l’expiration simultanée des options sur actions, des contrats à termes sur actions, des contrats à terme sur indices boursiers et des contrats d’options sur indices boursiers se produisent le même jour. Cela arrive quatre fois par année, soit le troisième vendredi de mars, de juin, de septembre et de décembre. En effet, les contrats à terme et les contrats d’options, contrairement à une action, ont une date d’expiration. De ce fait, des paris importants ont été placés sur ces marchés. Le jour des quatre sorcières constitue le moment où les négociants, ayant pris ces paris, devront décider s’ils renouvelleront leurs contrats à terme et conserveront une position dans un contrat non expiré ou s’ils clôtureront leur position à terme, ce qui pourrait consister en un achat ou une vente selon la direction de leur position d’origine. Ainsi, cette journée génère une augmentation de négociation (donc du « spread »), de volume et de la volatilité, car les contrats qui se trouvent exercés à expiration peuvent nécessiter l’achat ou la vente du titre sous-jacent. D’ailleurs, en raison de l’augmentation du volume, du risque de fluctuations anormales des prix et d’un biais statistique qui peut empêcher certaines stratégies de négociations intra séances de fonctionner correctement durant ces journées, il est pertinent de faire preuve de prudence, particulièrement pour les spécialistes des transactions courts termes. En somme, il existe aussi la journée des trois sorcières et des deux sorcières qui sont des journées où il y a des expirations d’options et de contrats à terme également seulement de moins de produits. Par exemple, la journée des deux sorcières se produit normalement le troisième vendredi de chaque mois, sauf en mars, juin, septembre et décembre. Les classes d’actifs qui peuvent entrer dans la catégorie des doubles sorcières comprennent les options sur actions, les options sur indices, les contrats à terme sur indices boursiers ou les contrats à terme sur actions simples. Naturellement, plus il y a de produits qui expirent la même journée, plus il y a de possibilités de vivre une hausse de volatilité. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.aspeninstitute.org/blog-posts/the-covid-19-eviction-crisis-an-estimated-30-40-million-people-in-america-are-at-risk/ https://www.visualcapitalist.com/mapped-the-risk-of-eviction-and-foreclosure-in-u-s-states/ https://www.investopedia.com/articles/basics/10/guide-to-calculating-roi.asp https://www.investopedia.com/ask/answers/062215/how-do-i-calculate-my-portfolios-investment-returns-and-performance.asp https://www.investopedia.com/articles/08/annualized-returns.asp https://www.thebalance.com/triple-witching-1031135 https://www.investopedia.com/terms/t/triplewitchinghour.asp https://www.investopedia.com/terms/q/quadruplewitching.asp https://www.investopedia.com/terms/d/doublewitching.asp Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Ajout de suggestions de lecture dans les liens utiles Ajout de suggestions de lecture dans les liens utiles, allez y jeter un coup d'oeil! https://daytradercanada.com/suggestions-de-lectures/ ### L’or : est-ce encore une valeur refuge? L’or : est-ce encore une valeur refuge? Depuis de nombreuses années, il est commun d’entendre de nombreux investisseurs décrire l’or comme étant la valeur refuge par excellence. Tout d’abord, il est important de comprendre ce qu’est une valeur refuge. Ainsi, cette dernière se décrit comme « Valeur permettant un investissement sécurisé en cas de crise ou de dépression » [1]. De ce fait, bien que la plupart des économistes s’accordent pour dire que l’or est une valeur refuge, il est important de se rappeler que les caractéristiques de la valeur refuge peuvent changer à mesure que l’or devient un moyen de plus en plus utilisé pour se protéger contre le marché des actions. En effet, les investisseurs qui détiennent des quantités importantes d’or dans leurs portefeuilles peuvent être obligés de vendre l’entièreté ou une partie de leurs avoirs en or en période de tension sur les marchés boursiers lorsqu’ils font face à des appels sur marge ou de manque de liquidité pour d’autres avoirs en portefeuille. D’ailleurs ce dernier point est particulièrement intéressant, puisque dans les faits, les prix de l’or ont initialement chuté après la faillite de Lehman Brothers en raison de ventes forcées d’or par les institutions financières ayant fait faillite (voir graphique ci-dessous). Ainsi, contre toute attente, bien que valeur refuge lors de la dernière crise économique, l’or a tout de même chuté en même temps que les marchés à un certain moment. Graphique: Prix de l’or (ligne jaune, échelle de droite) et S&P 500 (ligne bleue, échelle de gauche) de 2007 à 2009 Ainsi, il ne faut pas voir l’or comme une valeur infaillible, mais plutôt comme une police d’assurance. Cela s’explique par l’historique de l’or. En effet, l’or a longtemps été la monnaie d’échange par excellence. Sa place dans le système monétaire international se reporte à Babylone plus de 2000 ans avant notre ère. Ainsi, à travers le temps, l’or a gagné le nom de « valeur la plus sécuritaire existante ». De ce fait, puisque l’utilisation de la monnaie fiduciaire reste une invention du 21e siècle, lorsque la confiance en cette dernière diminue, le prix de l’or augmente. Contrairement aux monnaies fiduciaires, l’or est une véritable marchandise qui ne peut pas être imprimée et qui a une certaine valeur intrinsèque par sa rareté ce qui établit un prix plancher. Cela est d’ailleurs l’explication de base de sa demande en période de méfiance à l’égard du système monétaire. De cette façon, le prix de l’or reflète les risques extrêmes liés au système monétaire instable. En somme, la principale conclusion à retenir est que l’or est une valeur refuge qui protège les investisseurs pendant les crises, mais pas nécessairement en temps normal. Il s’agit plutôt d’une protection contre les risques systémiques, une assurance contre le système monétaire actuel basé sur le dollar américain. C’est d’ailleurs ce que l’on a pu observer en 2020, lors de la crise sanitaire occasionnée par la pandémie de COVID-19. En effet, lors des périodes d’incertitude attribuable à la hausse de cas de COVID-19 ou de mésentente politique, le prix de l’or grimpait en flèche. À l’inverse, lorsque la sécurité attribuable à un vaccin ou lorsque le plan de sauvetage tant attendu était finalement approuvé l’or chutait rapidement. Le graphique ci-dessous démontre que lors de l’annonce de Pfizer (NYSE :PFE) et BioNTech que leur vaccin était efficace à 90%, le S&P 500 a connu une accélération haussière, alors que le prix de l’or a chuté drastiquement, perdant près de 10% à son plus bas. Finalement, pour les négociateurs actifs qui souhaiteraient transiger l’or, il existe plusieurs fonds négociés en Bourse. Tout d’abord, il existe le SPDR Gold Trust (NYSE : GLD). GLD est un produit relativement simple et les actifs sous-jacents sont constitués de lingots d’or stockés dans des coffres-forts sécurisés. Ensuite, il existe un FNB à effet de levier 3x, soit le VelocityShares 3x Long Gold ETN (NYSE : UGLD). UGLD est constitué d’un indice composé de contrats à terme sur or. Finalement, il existe également des FNB pour ceux qui souhaitent transiger l’or à la baisse, soit le ProShares UltraShort Gold (NYSE : GLL) qui possède un effet de levier multiplié par deux sur le lingot d’or, ce qui en fait un outil puissant pour les investisseurs ayant des perspectives baissières à court terme. Encore des annulations de 737 MAX pour Boeing Alors que l’industrie aéronautique tente tant bien que mal de se remettre de la crise occasionnée par la COVID-19, Boeing (NYSE :BA) annonçait mardi encore davantage d'annulations de son 737 Max. En effet, alors que de plus en plus de solutions sont proposées par les compagnies aériennes pour que les avions reprennent le ciel, tel que la mise en place de tests rapide, le producteur d’avions américains a enregistré plus d'annulations que de commandes pour son avion 737 MAX le mois dernier. Boeing a déclaré que des clients, dont Virgin Australia et Air Lease, avaient annulé des commandes de 88 avions MAX. Virgin Australia a toutefois modifié sa commande pour inclure 25 des 737 Max 10, un modèle plus grand qui devrait être livré à partir de la mi-2023. Cette nouvelle a fait chuter le titre de près de -1% mardi. De plus, d’un point de vue graphique, le titre a également atteint une importante zone de résistance, soit un ancien « gap » baissier. Comme démontré dans le graphique ci-dessous, il sera important que l’avionneur dépasse la zone du 240$ pour s’assurer une poursuite de sa hausse. À l’heure actuelle, un repli ou une période de consolidation pourrait se produire pour quelques jours. Sur une note plus positive, le transporteur brésilien Gol (GOLL4F) est sur le point de devenir la première compagnie aérienne à voler à nouveau commercialement un modèle MAX depuis son arrêt de vol obligatoire. À cet effet, un vol est prévu mercredi. De plus, American Airlines (NASDAQ :AAL) est en passe de devenir le premier transporteur américain à reprendre les vols commerciaux avec le MAX, pour des vols le 29 décembre avec les premières liaisons entre Miami et l'aéroport LaGuardia de New York. Enfin, American Airlines commencera à offrir aux voyageurs des tests Covid-19 à domicile à 129 $ donnant des résultats qui peuvent les aider à éviter les quarantaines une fois à destination. L'initiative, qui était prévue de commencer mercredi pour les voyages commençant samedi, est la toute dernière initiative des compagnies aériennes à essayer d'encourager les réservations de sièges En somme, avec le temps des fêtes à nos portes, il sera très intéressant d’analyser le comportement des compagnies aériennes qui profite habituellement de ce temps de l’année Comment bien allouer son capital? L’allocation de capital est un élément extrêmement important du trading. En effet, par expérience, je serais prêt à affirmer que l’allocation de capital joue un rôle aussi important, si non plus, que la sélection de titres elle-même. Une allocation de capital permet de gérer son risque de façon optimale afin de laisser courir ses gains et couper ses pertes rapidement. J’irais même jusqu’à affirmer que la volonté première d’un investisseur devrait être la préservation de son capital. Ainsi, l’allocation du capital dépend de l’expérience de l’investisseur ainsi que de son capital. De ce fait, un négociant débutant commencera avec une ou deux positions, tandis qu’un négociant expérimenté pourra initier et gérer un plus grand nombre de positions simultanément. De plus, comme présentée dans le tableau ci-dessous, l’allocation en capitale variera selon le capital du négociant : Capital dédié (sans marge) Min. % suggéré par position Max. % suggéré par position FNB indiciel Min. % suggéré par position FNB indiciel Max. % suggéré par position 10 000 $ 30 % 50 % 40% 60% 25 000 $ 25 % 40 % 32.5 % 50 % 50 000 $ 15 % 30 % 22.5 % 35 % 100 000 $ 10 % 20 % 15 % 25 % 250 000 $ 5 % 15 % 10 % 20 % 1 000 000 $ 5 % 10 % 10 % 15 % De plus, en ce qui concerne la gestion de perte, il est important d’avoir des règles strictes à cet effet. Par exemple, il est recommandé que dès que la totalité des pertes atteint le seuil du 1% à 2% du capital/équité total actuel à l’intérieur d’une période de 5 jours ouvrables, on arrête de transiger pour les 5 prochains jours ouvrables et comprendre la raison ces pertes. Ensuite, si l’on recommence et que la totalité des pertes atteint 2% à 4% sur une période de 20 jours ouvrables, on doit arrêter pour 20 jours et recommencer à faire de la simulation et analyser l’ensemble de ses transactions dans le but de recommencer sur le bon pied. Enfin, il n’est également pas recommandé de commencer à transiger avant d’avoir fait de la simulation jusqu’à ce qu’on soit profitable de manière constante. Avec ces règles, jumelé à une bonne stratégie d’entrée et de sortie, un trader devrait être en mesure d’atteindre la profitabilité constante. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : https://www.cnbc.com/2020/12/08/boeing-reports-more-737-max-cancellations-in-november.html http://news.aa.com/news/news-details/2020/American-Airlines-Offers-Preflight-COVID-19-Testing-For-All-US-Destinations-with-Travel-Requirements-OPS-DIS-12/default.aspx. Manuel action 3 jours DayTrader Canada. https://etfdb.com/etf/UGLD/ https://etfdb.com/etf/GLD/ https://etfdb.com/etf/GLL/ [1] https://www.britannica.com/topic/money https://seekingalpha.com/symbol/GLD https://www.fool.com/investing/2018/04/18/is-gold-a-safe-investment.aspx Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le Bitcoin de retour à ses hauts de tous les temps! Le Bitcoin de retour à ses hauts de tous les temps! Le Bitcoin a établi un nouveau record lundi après avoir atteint un sommet de plus de 19 900 $ dollars américains mardi après avoir fortement retracé la fin de semaine dernière. « La correction Bitcoin n'a pas duré longtemps » selon Craig Erlam, analyste principal du marché chez Oanda. Il a déclaré que la monnaie pourrait être sur le point d'atteindre encore une fois de nouveaux sommets. D’ailleurs, selon M. Erlam encore une fois , entrer dans un « territoire inconnu et le coup de pouce psychologique qui découlerait d'un mouvement comme celui-ci pourrait propulser Bitcoin plus haut ». Il vise 20 000 $ à court terme. De plus, récupérer des pertes importantes n'est pas inhabituel pour Bitcoin. En effet, la dernière fois qu'il a plongé de 10% en une journée, le 10 mai dernier, il n'a fallu que quatre jours pour récupérer. Enfin, le rallye de plus de 150% de Bitcoin cette année coïncide avec un flux constant d'investissements institutionnels dans l’actif numérique et dans l'infrastructure cryptographique. D’ailleurs, le dernier investissement en date d’aujourd’hui a été fait par Guggenheim Partners LLC, qui a déclaré vendredi dans un communiqué que le fonds pourrait investir jusqu'à 10% de ses capitaux alloués aux opportunités macro de 5,3 milliards de dollars dans une fiducie Bitcoin. En somme, l’adoption par les institutions des cryptomonnaies représente un très grand pas vers une adoption plus généralisée de ces derniers. En revanche, tout n’est pas encore gagné. La plus grande question, principalement pour les banques, ne provient pas de Bitcoin lui-même, mais de ce qui vient ensuite d'autant plus que ses défauts en tant que mode de paiement sont bien connus. Naturellement, les banques centrales et de nombreuses entreprises s'efforcent de trouver une alternative de marché de masse qui pourrait les résoudre. Ce sera ainsi à suivre dans le futur. Nikola Motors encore dans l’eau chaude Les actions de Nikola (NASDAQ : NKLA) ont chuté de près de 27% lundi à la suite de l’annonce de General Motors (NYSE :GM) qui renonçait à une participation dans le démarrage du camion électrique et que les deux aient déclaré abandonner leurs projets de construction du Badger, la camionnette qui devait s’adresser au public. De ce fait, si on se souvient en septembre dernier, les constructeurs automobiles ont annoncé un accord de deux milliards de dollars qui donnait à GM une participation de 11% dans Nikola afin de fournir la technologie de batteries et de piles à combustible ainsi que pour produire le pick-up Badger. Au lieu de cet accord préalablement négocié, les deux entreprises ont signé un nouvel accord qui appelle à l'utilisation de la technologie des piles à combustible à hydrogène GM dans les camions de moyenne et longue distance de Nikola, selon le communiqué commun. Le nouvel arrangement réduit considérablement l’importance de la relation entre les entreprises qui comprenait l'investissement direct de GM dans Nikola. D’ailleurs, Nikola a déclaré qu'il « rembourserait tous les dépôts de commande précédemment soumis pour le Badger », qui s'élevaient à 6,9 millions de dollars, selon le dernier rapport financier trimestriel de Nikola. Enfin, le titre a également chuté mardi, la journée où les investisseurs initiaux pouvaient commencer à vendre leurs actions. En effet, cet événement a libéré mardi jusqu'à 166 millions d'actions pour la première fois depuis que le producteur de voitures est en bourse. De cette façon, la baisse de plus de 16% démontre clairement un sentiment négatif des investisseurs initiaux dans l’entreprise. Il sera alors très intéressant de voir l’évolution du titre dans les prochaines semaines. Nous sommes pour le moment sur un support important, s’il venait à se briser, le prochain support se situe autour de 14.50 $. En somme, cet événement est bien malheureux pour les investisseurs qui pensaient investir dans une entreprise du futur. Il sera intéressant de voir si l’entreprise sera en mesure de se remettre de tous ces scandales. Phénomène intéressant en décembre : le rallye du père Noël Après un mois de novembre impressionnant, la magie de Noël pourrait venir continuer la magie sur Wall Street. En effet, selon «The Stock Trader’s Almanac», un fournisseur de longue date d’analyse des tendances cycliques et saisonnières, les cinq derniers jours de bourse de l'année et les deux premiers jours de bourse après le Nouvel An, produisent, la grande majorité du temps, des rendements positifs. Il s’agit du « Santa Claus rally » ou du rallye du père Noël. Ainsi, ce rallye du père Noël se définit comme une hausse des marchés les cinq derniers jours de bourse de l’année et les deux premiers jours de bourse suivants le Nouvel An. Le rendement moyen cumulatif au cours de ces journées est en moyenne de 1,4% et les rendements sont positifs durant les sept jours de ce rallye. De ce fait, selon plusieurs acteurs du milieu, cet événement pourrait prendre forme cette année grâce aux dernières bonnes nouvelles de vaccin, de la Réserve fédérale américaine qui ajoute des capitaux à investir en fin d’année et d’un sentiment général d’optimisme sur les marchés. Une autre théorie dit que de très gros investisseurs institutionnels, dont certains sont plus vendeurs à découvert et pessimistes, ont tendance à partir en vacances dans le temps des fêtes, laissant le marché aux plus petits investisseurs, qui, eux sont généralement plus acheteurs et optimistes. En revanche, historiquement, il est nécessaire d’être prudent après cette féérique période. En effet, au cours des deux dernières années, le marché a chuté de plus de 2% à la suite du temps des fêtes. De plus, il ne faut pas oublier que nous sommes toujours dans une période incertaine, donc s’il n’y a pas de reprise à la suite de ce rallye, cela peut être le signe d’un marché baissier à venir. En somme, après avoir eu une année des plus rocambolesque au niveau boursier, il sera très intéressant de savoir si elle se terminera de façon optimiste ou pessimiste. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Source : https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-11-30/bitcoin-rallies-toward-19-000-after-biggest-rout-since-pandemic https://www.cnbc.com/2020/11/30/bitcoin-rallies-back-over-the-weekend-and-breaks-above-19000-again.html https://www.bnnbloomberg.ca/what-bitcoin-s-new-record-means-for-wall-street-1.1529898 https://www.azcentral.com/story/money/business/tech/2020/11/30/general-motors-drops-funding-nikola-motors-badger-truck-paused-phoenix/6462061002/ https://www.cnbc.com/2020/11/30/gm-nikola-announce-reworked-smaller-deal-focused-on-fuel-cell-supply-deal.html https://www.investopedia.com/terms/s/santaclauseffect.asp https://www.barrons.com/articles/get-ready-for-the-santa-claus-rally-1513396429 Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’impact du « vendredi noir » sur la Bourse! L’impact du « vendredi noir » sur la Bourse! Le « Black Friday » ou « vendredi noir » est le nom donné au premier jour après l’Action de grâce américaine. En effet, il s’agit de l'un des événements de vente au détail et de dépenses des consommateurs les plus importants aux États-Unis, voire en Amérique. C’est pourquoi il est totalement normal et pertinent de se demander si cet événement peut avoir un impact positif sur les marchés boursiers. De ce fait, si les consommateurs dépensent d’importantes sommes lors du « Black Friday », cela risque d’être annonciateur que les détaillants afficheront des chiffres de ventes solides. De plus, d’une certaine façon, la consommation faite lors des promotions du « vendredi fou » peut aussi être interprétée comme un indicateur de la confiance que les consommateurs ont envers l’économie. Tout d’abord, pour ceux qui désiraient transiger pendant la semaine de l’Action de grâce, il est important de savoir que les marchés américains sont généralement fermés la journée même de l’Action de grâce et l’après-midi le lendemain. Ainsi, cette année, les marchés boursiers américains seront fermés le jeudi 26 novembre toute la journée et vendredi le 27 novembre à partir de 13h. Ensuite, en ce qui concerne les rendements boursiers lors de cette période, de nombreux analystes et investisseurs suggèrent que l’arrivée du « black Friday » ne cause que des gains ou des pertes à très court terme. De ce fait, le meilleur secteur américain une semaine avant à une semaine après le « vendredi noir » est sans surprise le commerce de détail. D’ailleurs, de 2007 à 2017, le regroupement des titres de détail du S&P 500 a affiché un rendement de 5%, par rapport au rendement moyen de 3% du S&P 500 au cours de cette période. De plus, cela semble se concrétiser également cette année, puisque si l’on regarde le SPDR S&P Retail ETF (ARCA : XRT), on peut voir une très belle accélération de plus de 5% la semaine dernière et plus de 5% cette semaine également. En somme, il sera très intéressant de suivre l’évolution des marchés cette semaine et la semaine prochaine pour voir si les statistiques se répéteront. Salesforce en voie d’acheter Slack? Le Wall Street Journal nous apprenait mercredi que Salesforce (NYSE : CRM) serait en pourparlers pour acquérir Slack (NYSE : WORK), et qu’un accord pourrait être annoncé dès la semaine prochaine, selon des individus proches du dossier. Naturellement, cette annonce a propulsé les actions de Slack qui ont clôturé en hausse de près de 38% mercredi à la suite de l'annonce du Wall Street Journal. Salesforce, dont l'action a clôturé en baisse de 5% mercredi, devrait publier ses résultats financiers du troisième trimestre la semaine prochaine. On ne sait pas encore le prix d’achat, mais cela n’a pas empêché le titre de monter de près de 38% après l’annonce. Cette annonce n’est pas surprenante venant de la firme de technologie américaine. En effet, Salesforce est en grande phase d’acquisition dans les dernières années, achetant des entreprises en croissance telles que MuleSoft pour 6,5 milliards de dollars en 2018 et Tableau pour 15,3 milliards de dollars en 2019. Si l’achat venait à se concrétiser, cette acquisition deviendrait l'une des plus grosses transactions de logiciels jamais réalisées dans le secteur. Elle se classerait parmi l'achat de Red Hat par IBM pour la somme de 34 milliards de dollars en 2019, l'achat de LinkedIn pour 27 milliards de dollars par Microsoft en 2016 et l'achat de WhatsApp pour 19 milliards de dollars par Facebook en 2014. En somme, cette transaction sera à surveiller dans les prochaines semaines. De plus, il ne faut pas oublier que Slack est uniquement en bourse depuis juin 2019, ce qui ajoute un caractère exceptionnel à la chose. Récapitulatif des dernières idées de transactions présentées dans le Billet boursier en octobre 2020. Depuis près de 3 ans, l’équipe de DayTrader Canada et moi-même nous empressons de dénicher l’information la plus pertinente possible, pour vous accompagner dans vos investissements, et cela, gratuitement. Ainsi, cette semaine, nous souhaitions faire un petit récapitulatif des dernières idées de transactions présentées dans le Billet boursier. Ainsi, comme un genre d’examen, nous allons analyser les billets du mois d’octobre. En premier lieu, celui paru le 1er octobre. Dans ce billet, nous présentions une analyse d’un nouveau marché possiblement prometteur : le marché du séquençage de génome. Cette analyse était accompagnée d’une analyse du principal fond négocié en bourse, le ARK Genomic Revolution ETF (ARCA :ARKG). Cette analyse affirmait que le FNB avait de bonnes perspectives haussières. Ainsi, depuis que celui-ci a percé la zone annoncée de 64.50, il a gagné plus de 15%. Ensuite, nous avons démystifié la question : qu’est-ce que le VIX et avons présenté une analyse de la hausse de la volatilité occasionnée par l’élection américaine à venir à ce moment-là. En second lieu, dans celui paru le 8 octobre, nous avons creusé davantage pour trouver certains titres prometteurs dans l’industrie du séquençage de génome. Ainsi, nous avons présenté 2 titres : Illumina (NASDAQ : ILMN) et Invitae Corp (NYSE : NVTA). Affirmant également que ces deux entreprises avaient possiblement une période de hausse à venir, nous avons présenté une proposition comme quoi, si le rectangle venait à être percé sur le premier, la hausse pouvait se poursuivre. La figure n’ayant toujours pas été percée, le titre est toujours sur notre liste de surveillance. Ensuite, sur le second, nous avons affirmé que la prudence était de mise, étant un titre des plus volatils, la réalisation d’une figure chartiste serait nécessaire avant d’entrer. De ce fait, après beaucoup de volatilité, le titre est pratiquement au même niveau que lors du dernier billet. De plus, dans le cadre de ce billet, nous avons également présenté les options d’achat et de vente. Ensuite, dans celui paru le 19 octobre, nous avons adopté un ton beaucoup plus informatif en analysant la situation politique américaine, en présentant les différentes lettres grecques reliées aux options et en présentant un article sur les avantages à travailler en Bourse. Puis, dans celui paru le 30 octobre, avec la hausse des chances que M. Biden soit élu, nous avons présenté un secteur et quelques titres qui étaient susceptibles de bien performer sous son régime. En effet, nous avons présenté 3 titres : GrowGeneration Corp (NASDAQ : GRWG), Trulieve Cannabis Corp. (CSE :TRUL) et Planet 13 Holdings Inc. (OTC : PLNHF). Depuis les analyses au moment d’écrire le billet à aujourd’hui, les trois titres ont respectivement réalisé : +105%, +16.77% et +40%. De plus, nous avons également présenté deux articles informatifs sur le nouveau positionnement de General Motors (NYSE : GM) et des nouvelles sur le possible retour aux airs du Boeing 737 MAX (NYSE : BA). En somme, nous trouvions l’exercice très intéressant et sommes fiers de ces résultats depuis le début du mois d’octobre, c’est la raison pour laquelle nous souhaitions vous le partager. En plus des éléments énumérés plus hauts, les billets boursiers sont parsemés de contenu éducatif qui répondent autant aux négociants actifs débutants qu’expérimentés. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : https://daytradercanada.com/billet-boursier/un-marche-prometteur-a-surveiller-le-sequencage-des-genomes/ https://daytradercanada.com/billet-boursier/des-titres-a-surveiller-dans-lindustrie-du-sequencage-des-genomes/ https://daytradercanada.com/billet-boursier/les-entreprises-de-cannabis-americaines-se-preparent-pour-les-elections/ https://daytradercanada.com/billet-boursier/toujours-en-attente-de-la-signature-dune-entente-du-cote-americain/ https://www.investopedia.com/ask/answers/102714/how-stock-market-affected-thanksgiving-and-black-friday.asp#:~:text=Economists%2C%20based%20on%20the%20Keynesian,off%20for%20Thanksgiving%20or%20Christmas. https://seekingalpha.com/news/3639475-slack-stock-spikes-on-report-salesforce-held-acquisition-talks-crm-dips-updated https://www.cnbc.com/2020/11/25/slack-shares-jump-following-report-of-possible-salesforce-acquisition.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### AirBnB prépare son entrée en Bourse AirBnB prépare son entrée en Bourse Un événement très attendu par les amateurs d’immobiliers s’approche à grands pas. En effet, la populaire entreprise de location court terme de logement, Airbnb, a prévu faire son entrée en bourse d’ici la fin de l’année 2020. Cette entrée en bourse, communément appelé « premier appel public à l’épargne » se produit au milieu de marchés très volatils, attribuables entre autres à la flambée des infections au COVID-19 autour du globe. L'action sera négociée sur le Nasdaq sous le symbole « ABNB ». Dans son prospectus publié lundi, l’entreprise affirmait souhaiter mettre l'accent sur la création d'une communauté autour de ses hôtes et invités, proposant cette communauté comme un facteur de différenciation par rapport à ses concurrents. De ce fait, la société a déclaré qu'elle créerait 9,2 millions d'actions sans droit de vote. Or, cette entrée en Bourse se fait à un drôle de moment pour l’entreprise œuvrant dans le domaine du voyage. Dans ce même prospectus, l’entreprise nous apprenait qu’elle a réalisé un bénéfice net de 219 millions de dollars sur des revenus de 1,34 milliard de dollars au dernier trimestre. Il s’agit d’une baisse de près de 19% par rapport à 1,65 milliard de dollars de revenus un an auparavant. En effet, au cours des premiers mois de la pandémie, Airbnb a vu ses réservations et ses revenus chuter, ce qui les a amenés à réduire d'un quart ses effectifs en mai. Le tourisme dans le monde se tarissant à cause du virus, les réservations d’Airbnb ont chuté de 70% par rapport à l’année précédente. Cependant, un rebond est survenu au début de juillet dernier, l'entreprise enregistrant un million de nuits réservées en une seule journée, phénomène qui ne s'était pas produit depuis début mars. Ce rebond est principalement attribuable au fait que de plus en plus de voyageurs choisissent de rester plus près de leur domicile, optant pour des voyages en voiture ou des locations de maison à plus long terme, principalement à moins de 800 km de chez eux. En somme, étant un titre qui se voudra très dépendant de l’arrivée d’un vaccin et de l’ouverture des économies sur la planète, son entrée en Bourse sera sans aucun doute très intéressante. Qu’est-ce qu’un premier appel public à l’épargne ? Un premier appel public à l’épargne (PAPE) fait référence au processus consistant à offrir des actions d'une société privée au public dans le cadre d'une nouvelle émission d'actions. Ainsi, l’émission publique d'actions permet à une entreprise de lever des capitaux auprès d'investisseurs publics. Les raisons qui amèneraient une firme à lever des capitaux de cette façon sont nombreuses. Une entreprise peut vouloir financer un projet, ce qui est positif, ou une dette, ce qui est négatif. De plus, l’entrée en Bourse peut être un moment très intéressant pour les investisseurs privés, qui étaient déjà présents avant l’entrée en Bourse, qui pourrait désirer prendre leur profit sur leur investissement. De ce fait, ce processus long et complexe se déroule en plusieurs étapes. Tout d’abord, l’entreprise désirant entrer en Bourse se doit de sélectionner son souscripteur. Ce dernier est l’intermédiaire entre l'entreprise qui cherche à émettre des actions et les investisseurs en Bourse. Le souscripteur sert principalement à déterminer le prix d'offre initial des titres, acheter les titres à l'émetteur et les vendre aux investisseurs via son réseau de distribution. Ces souscripteurs sont souvent ce qu’on appel des « banques d’investissements » , soit de plus grandes banques bien connues, par exemple Goldman Sachs, JP Morgan Chase, et Morgan Stanley. Ils sont appelés un « syndicat » lorsque plusieurs joueurs se joignent pour l’entrée en Bourse d’une entreprise. Ensuite, on passe à l’étape de vérifications diligentes et dépôts réglementaires. Cette étape est cruciale pour les investisseurs, puisque c’est à ce moment que l’on publiera le prospectus sur les valeurs mobilières fournissant des informations essentielles ,par exemple sur les finances de l’entreprise, la fiscalité, le côté juridique, commerciale, informatique, opérationnelle, environnementales et sur les ressources humaines. L'objectif de ce document est d'analyser la viabilité du modèle d’affaire de l'entreprise. Puis, on établit le prix et la date de l’émission. Naturellement, cela se décide après l’approbation de la SEC (Securities and Exchange Commission). Finalement, une fois que le titre est lancé en Bourse, on a les phases de stabilisation et de transition vers l’autonomie. Dans la première, il s’agit d’une courte fenêtre d'opportunité où le souscripteur peut influencer le cours de l'action nouvellement lancée en Bourse. Dans cette période, le souscripteur veille à ce qu’il y ait un marché et des acheteurs pour maintenir un cours d’action idéal. Enfin, lors de la transition vers l’autonomie, après la période de silence de 25 jours, le souscripteur laisse le titre « voler de ses propres ailes », alors que plus aucune manipulation n’est possible. C’est maintenant au tour de Moderna d’annoncer un nouveau vaccin! Après Pfizer (NYSE : PFE), cette semaine, c’est au tour de Moderna Inc (NASDAQ : MRNA), d’annoncer que son vaccin est, cette fois-ci, efficace à 94%! En effet, Moderna, qui a développé son vaccin en collaboration avec l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses des États-Unis, a déclaré que 90 cas de Covid-19 ont été observés dans le groupe placebo contre cinq cas observés dans le groupe qui a reçu son vaccin en deux doses. Cela a abouti à une efficacité du vaccin estimée à 94,5%. Naturellement, cela a propulsé les marchés à la hausse, cette fois de +1.25%, atteignant pratiquement un nouveau haut de tous les temps, atteint lundi dernier. D’ailleurs, mercredi matin Pfizer a renchéri, et a révisé son taux de succès du vaccin de 90% à 95%, affirmant que leur vaccin est encore plus efficace qu'anticipé. Or, cette révision n’a malheureusement pas fait monter les marchés. De plus, si l’on regarde le graphique ci-dessous, on peut constater que, depuis le début de la semaine, les marchés semblent s’essouffler. De ce fait, je pense que les marchés ont escompté la nouvelle du nouveau vaccin et que le Momentum entourant l’arrivée de celui-ci est en train de ralentir. Il sera alors très important de surveiller l’arrivée d’un nouveau plan de relance économique, particulièrement dans le contexte que nous vivons, avec une recrudescence des cas de COVID-19 et la fermeture graduelle de nombreux états aux États-Unis qui y est associée. En somme, il faudra prêter une attention particulière à cedit plan de relance, et son éventuelle arrivée, dans les prochaines semaines. Dans le cas contraire, on pourrait assister à une autre période de volatilité importante sur les indices. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : https://www.cnbc.com/2020/11/16/airbnb-s-1-ipo-filing-drops.html https://ca.finance.yahoo.com/news/airbnb-sec-filing-ipo-nasdaq-215312347.html https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1559720/000119312520294801/d81668ds1.htm https://www.cnbc.com/2020/11/16/moderna-says-its-coronavirus-vaccine-is-more-than-94percent-effective.html https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1750500/coronavirus-etude-clinique-phase-3-vaccin-pfizer-biontech https://www.worldometers.info/coronavirus/country/us/ Notes de cours du cours Analyse Fondamentale pour investisseur actif Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Une nouvelle annonce de vaccin propulse les marchés à la hausse Conseils d’un trader Pour plusieurs négociants actifs, les deux dernières semaines furent excellentes côté rendement. En effet, avec les importants mouvements causés entre autres par les élections américaines et l’annonce d’un vaccin prometteur par Pfizer (NYSE : PFE), la volatilité était au rendez-vous. Or, après de belles semaines comme ces dernières, il pourrait être intéressant pour les non-initiés de se lancer, pensant faire de l’argent rapidement. C’est pourquoi il est important de se rappeler certaines erreurs à ne pas faire lorsque l’on débute en bourse, afin d’éviter de douloureuses leçon à ceux d’entre nous qui en sont encore à leurs premiers pas. Devenir un bon « trader » nécessite beaucoup de patience et de persévérance. En effet, l’art du « trading » ne s’apprend pas du jour au lendemain. Le populaire entrepreneur Anthony « Tony » Robbins disait : « Nous surestimons ce que nous pouvons accomplir en une année. Mais nous sous-estimons ce que nous pouvons réaliser, changer, concrétiser en 10 ans, 20 ans. » Cette mentalité s’applique également à la négociation active. Tout d’abord, la première erreur à ne pas faire est de vouloir aller trop vite. Cette erreur se matérialise souvent lorsqu’on prend la décision de ne pas se pratiquer à l’aide d’un simulateur. Aujourd’hui, la majorité des plateformes d’accès direct, telles que Interactive Brokers [1] ou Thinkorswim [2], de même que certains sites internet comme Investopedia[3], Barchart[4] ou Investing.com[5], permettent à leurs utilisateurs de se créer un portefeuille fictif et de négocier différents produits financiers, allant de l’action, aux options, en passant par les contrats à terme. De cette façon, votre apprentissage vous sera beaucoup moins coûteux et vous permettra d’attaquer le marché avec de l’expérience. Ensuite, une autre erreur à ne pas faire pour devenir un bon « trader » est de penser que le « trading » est facile et qu’il est possible de se lancer sans de bonnes connaissances,et de performer par pure talent. Grâce à l’avènement des plateformes d’accès direct et du courtage en ligne, devenir un négociant actif est devenu de plus en plus facile. Ainsi, monnayant seulement quelques dollars par transactions, un néophyte peut se lancer en bourse par lui-même avec quelques connaissances de base et investir ses précieux dollars. Cette facilité d’accessibilité encourage l’individu sans expériences et connaissance à s’improviser « trader ». Bien souvent, malheureusement, cela créer une mauvaise image de l’investissement boursier, car ces supposés négociants actifs perdent davantage qu’ils gagnent. De ce fait, puisque ce ne sont pas la majorité des investisseurs boursiers qui possèdent un baccalauréat en finance, une formation de base est de mise. Plusieurs notions, telles que la gestion de risque, la sélection de bons titres et la gestion de profit et de perte sont des notions complexes qui nécessitent une maîtrise complète pour devenir un investisseur profitable. De plus, l’éducation, bien que possiblement considéré comme dispendieuse vous permettra également de devenir profitable plus rapidement. En bref, particulièrement dans les marchés volatils que nous naviguons depuis quelques mois, des connaissances de qualité sont une nécessité pour affronter les nombreux soubresauts de la Bourse. Finalement, une autre erreur à ne pas faire est être trop confiant. Parfois, avec le temps et l’expérience, nous sommes tentés de « tourner les coins ronds » et de ne pas respecter notre plan de match à la lettre. En effet, plusieurs « traders » d’expérience se font avoir en pensant ne plus avoir besoin d’être aussi assidue qu’au départ. Cette façon de penser vous ramènera assez rapidement sur terre et sera concluera par de lourdes pertes. De plus, la remise en question est un élément fondamental lorsque l’on est « trader ». Comme j’aime dire : « la Bourse est le plus grand vecteur d’humilité », puisque c’est lorsque l’on se croit invincible que nous commençons à occasionner des pertes. En effet, cela est particulièrement vrai dans une structure de marché incertaine comme celle que nous vivons actuellement. Si, en tant que négociants actifs, nous ne remettons jamais en question notre stratégie dans le but de l’optimiser, un jour, elle ne sera plus adaptée au marché qui nous entoure, et par le fait même, déficitaire. Les demandes d’assurance chômage en baisse aux États-Unis : attention Les demandes d'assurance-chômage ont, pour la première fois, baisser pour une seconde fois consécutive la semaine dernière, atteignant un autre creux de l'ère de la pandémie, signe que le marché du travail s'améliore progressivement. Tel que le démontre le graphique ci-dessous, le ministère du Travail a rapporté jeudi que les demandes de chômage ont atteint 709 000 pour la semaine terminée le 7 novembre, contre 757 000 la semaine précédente. Les économistes interrogés par Dow Jones s’attendaient à 740 000 nouvelles demandes. Naturellement, cette baisse est fondamentalement positive pour l’avenir des marchés, alors que l’incertitude attribuable aux élections américaines a beaucoup diminué. Or, ledit changement de gouvernement pourrait entrainer une hausse du chômage à nouveau. En effet, mercredi, Michael Osterholm, un conseiller influent pour la COVID-19 du président élu Joe Biden, a appelé à un confinement national de quatre à six semaines aux États-Unis pour aider à réduire les infections de coronavirus. Étant le conseil d’uniquement l’un des 13 conseillers du nouveau président américain, cet avis est actuellement marginal. En revanche, il sera très intéressant de surveiller si cette idée saura faire son chemin jusqu’à l’agenda du président Biden. En somme, ce qu’il faut noter est que pour le moment, tout se passe bien, mais que la nouvelle administration sera à surveiller, particulièrement dans le scénario où le nombre de cas de coronavirus poursuivent leur ascension aux États-Unis. Une nouvelle annonce de vaccin propulse les marchés à la hausse Pfizer et BioNTech ont annoncé lundi que leur vaccin contre la COVID-19 était efficace à plus de 90% dans la prévention du coronavirus parmi les personnes sans preuve d'infection préalable. D’ailleurs, le président-directeur général de Pfizer, le Dr Albert Bourla, a affirmé sur les ondes de CNBC : « Je pense que nous pouvons voir la lumière au bout du tunnel. Je crois que c'est probablement l'avancée médicale la plus importante des 100 dernières années, si vous comptez l'impact que cela aura sur la santé publique et l'économie mondiale. » Comme vous pouvez vous en douter, cette importante annonce a propulsé de nombreuses entreprises à la hausse. Si on jette un œil à l’indice phare des États-Unis, le S&P500, à travers son fond négocié en Bourse le SPDR S&P 500 Trust ETF (ARCA : SPY), on voit clairement la grosse chandelle rouge qui, à l’ouverture lundi était en hausse de +3.94% et qui a finalement clôturé à +1.26%. Enfin, en ce qui concerne l’entreprise concernée, soit Pfizer inc. (NYSE : PFE), le titre a clôturé en hausse de 7.69%. Or, ce qui est très intéressant, est que, la même journée, selon un document déposé auprès des autorités boursières américaines de la SEC en août dernier, M. Bourla, le président directeur général a vendu 132 508 actions au prix de 41.94 $, soit l’équivalant à près de 5,6 millions de dollars. De plus, la vice-présidente des laboratoires, Sally Susman, a aussi vendu 43 662 actions, d’une valeur de 1.8 million de dollars. En somme, ce mouvement de vente peut paraitre curieux, particulièrement à la suite de cette annonce. C’est pourquoi il sera très important de suivre les développements de ce fameux vaccin. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : [1] https://www.interactivebrokers.com/fr/home.php [2] https://www.thinkorswim.com/t/index.html [3] https://www.investopedia.com/ [4] https://www.barchart.com/ [5] https://www.investing.com/ https://www.businessinsider.com/biden-osterholm-covid-national-lockdown-economy-coronavirus-advisory-board-2020-11 https://www.koyfin.com/share/xUYxzXDz1R?view=chart https://www.cnbc.com/2020/11/12/us-jobless-claims-709000-vs-740000-estimate.html https://www.lapresse.ca/affaires/marches/2020-11-11/vaccin-contre-la-covid-19/le-pdg-de-pfizer-a-vendu-des-actions-le-jour-de-l-annonce.php https://www.cnbc.com/2020/11/09/covid-vaccine-pfizer-drug-is-more-than-90percent-effective-in-preventing-infection.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Statistiques de performance intéressante en période électorales Statistiques de performance intéressante en période électorales Après avoir vécu beaucoup de volatilité au cours de la période de décompte des votes, il est important de se ramener aux statistiques afin d’avoir une idée plus claire de ce qui se passe présentement. En effet, pour les investisseurs, particulièrement pour ceux qui investissent sur un horizon davantage long terme, il est intéressant de démystifier les performances par président. Dans le cadre de ce billet, nous procéderons à un rappel sur les performances historiques des deux parties américaines sur les marchés boursiers, en nous attardant sur les rendements réalisés par les principaux indices durant les mandats des précédents présidents, du jour de leur inauguration jusqu’à l’élection ou nomination de leurs successeurs. Pour calculer les rendements fournis, le S&P 500 (SPY) de 1927 à aujourd’hui a été utilisé. Cela comprend le mandat complet d’Herbert Hoover jusqu’aux rendements actuels du mandat de M. Donald Trump. De plus, les rendements sont les rendements totaux annualisés, qui incluent la variation de prix plus l’hypothèse que les dividendes ont été réinvestis dans l’indice. Si je vous posais la question à savoir quelle formation politique, entre les démocrates plus « socialistes » et les républicains plus « capitalistes » vous préférez avoir en charge alors que vous avez des investissements américains en jeu, vous me diriez possiblement que le choix est évident et que les « capitalistes » offrent assurément de meilleurs rendements boursiers, puisqu’ils offrent de meilleurs politiques pour les entreprises. Or, ce n’est pas le cas. Si l’on regarde les résultats ci-dessous, autant du point de vue individuel que collectifs, les démocrates offrent de meilleurs rendements. De plus, tel que présenté dans le graphique ci-dessous, les retours annualisés sont plus importants de 9.2% dans le cas d’un gouvernement démocrate. En regardant le premier tableau, on remarque que les trois seuls présidents avec des rendements négatifs lors de leur mandat : George W. Bush, Richard Nixon et Hebert Hoover, étaient tous républicains, ce qui a fait baisser les rendements globaux des républicains. Enfin, les retours de Hoover à l’époque de la Grande Dépression ont été si négatifs qu’il pourrait être pertinent de regarder les retours du parti sans celui-ci. En excluant Hoover, les rendements moyens des républicains sont de 8.8%, toujours en déca des démocrates. Naturellement, bien que ce soit un exercice intéressant, les cycles économiques importent probablement beaucoup plus aux investisseurs que les cycles électoraux. Les deux derniers présidents démocrates, Barack Obama et Bill Clinton, ont présidé deux des plus longues expansions économiques de l’histoire. Clinton a pris le relais après la récession de 1991 avec des valorisations modestes, et a vu une bonne performance des marchés boursiers pendant son mandat dans laquelle on a pu assister à la bulle technologique. Obama a pris le relais au milieu de la crise financière mondiale avec des valorisations faibles et a connu huit années de rendements totaux positifs pendant son administration. Finalement, certains pourraient argumenter que les rendements républicains ont été entraînés vers le bas par des performances négatives en fin de mandat (1991, 2008) lorsque le marché s’inquiétait d’un éventuel basculement vers la « gauche » si un démocrate gagnait l’élection. Considérant que nous tombons ici dans la spéculation et que les marchés boursiers sont un important mécanisme d’anticipation, il est raisonnable de penser que cela était déjà escompté. En somme, bien que tout ce qui a été mentionné précédemment permet de se faire une tête sur les possibles performances par partie, le graphique ci-dessous nous démontre clairement que pour l’investisseur long terme, la solution n’est pas d’essayer d’investir uniquement lorsque certains partis sont au pouvoir, mais bien d’être constamment investi. C’est ce qui permettra à tout investisseurs long terme de maximiser son rendement. Grande incertitude en période électorale Dans une tournure inattendue, les résultats de l’élection américaine, mettant en opposition les républicains de Donald Trump et les démocrates de Joseph Biden se sont soldés par une grande indécision mercredi matin. En effet, aucun des deux candidats ne pouvait être désigné comme étant le prochain président avec certitude, étant donnée le faible écart entre les deux. D’ailleurs, cette incertitude planait toujours vendredi, alors que le combat était toujours en cours entre les républicains et démocrates, le compte des votes n’étant toujours pas terminé dans certains états clés comme le Nevada et l’Arizona. Vu la très grande proximité entre les deux parties, il est obligatoire d’attendre le résultat du compte pour avoir une réponse définitive à cette course à la maison blanche. Ainsi, pour avoir un résultat concret, il faudra malheureusement attendre la semaine prochaine. En ce qui concerne le négociant actif, sur l’heure du midi vendredi, les marchés étaient fortement en hausse. Si l’on regarde l’Invesco QQQ Trust Series 1 (NASDAQ : QQQ), qui représente le NASDAQ, il est en hausse de plus de 9% pour la semaine. Ensuite, le SPDR S&P 500 Trust ETF (NYSEARCA : SPY) , est en hausse de plus de 7% depuis pour la semaine du 2 novembre. Finalement, le SPDR Dow Jones Industrial Average ETF Trust (NYSEARCA : DIA) qui représente le bon vieux Dow Jones est en hausse également de plus de 7% pour la semaine. En somme, si l’on regarde attentivement les différents graphiques, on peut apercevoir que les différents indices viennent d’atteindre une zone de résistance. Il sera alors très intéressant de regarder si on sera en mesure de dépasser ces niveaux ou non. La théorie du cycle électorale américain Comprendre la théorie du cycle électoral présidentiel L’auteur Yale Hirsch a publié la première édition de « l’Almanach des négociants en bourse » en 1967. Le guide est rapidement devenu un outil populaire pour les négociants intra séance et les gestionnaires de fonds qui l’utilisaient dans l’objectif de maximiser leurs rendements en identifiant les différentes phases du marché boursier. D’ailleurs, « L’almanach » a introduit un certain nombre de théories financières bien connu, notamment le « rallye du père Noël » en décembre, ainsi que celle qui nous intéresse aujourd’hui : la théorie du cycle électoral présidentiel. En utilisant des données remontant à plusieurs décennies (pré 1967), l’historien de Wall Street a proposé que la première ou les deux premières années d’un mandat présidentiel coïncidaient avec une performance boursière plus faible. Selon la théorie de Hirsch, après être entré dans le bureau ovale, le président en poste tend à travailler sur ses propositions politiques les plus profondes et à se livrer aux intérêts particuliers qui l’on fait élire. Or, à l’approche des prochaines élections, le modèle suggère que les présidents se concentreraient davantage sur le renforcement de l’économie afin d’être réélus. En conséquence, les principaux indices boursiers sont plus susceptibles de gagner en valeur. Selon la proposition faite, les résultats sont assez cohérents, quelles que soient les tendances politiques du président. De la théorie, à la pratique Cette théorie financière se manifeste de plusieurs manières pratiques. En 2016, Charles Schwab a analysé des données de marché remontant à 1950 et a constaté qu’en général, la troisième année de la présidence représentait des gains de marché les plus importants. Le S&P 500, l’indice boursier phare des États-Unis, a affiché les rendements moyens suivants chaque année du cycle présidentiel: Année après l’élection: + 6,5% Deuxième année: + 7,0% Troisième année: + 16,4% Quatrième année: + 6,6% De plus, depuis 1950, le taux de rendement annuel moyen du S&P 500 est de 10,82%. Ainsi, bien que les chiffres ne montrent pas de baisse notable les années un et deux, comme l’avait prédit Hirsch, il semble qu’il y ait vraiment une surperformance la troisième année. Cependant, les moyennes seules ne disent pas si une théorie a du mérite; c’est aussi une question de fiabilité d’un cycle électoral à l’autre. Entre 1950 et 2019, le marché boursier a connu des gains durant 73% des années composant l’intervalle. En revanche, au cours de la troisième année du cycle de l’élection présidentielle, le S&P 500 a connu une augmentation annuelle 88% du temps, démontrant une cohérence notable avec la théorie avancée par Hirsch. En outre, le marché a gagné 56% du temps et 64% du temps pendant les années un et deux de la présidence. Enfin, le mandat de Donald Trump a été une exception notable à la chute boursière de la première année que la théorie prédit. Le locataire de la maison blanche a activement poursuivi un programme d’allégement fiscal des particuliers et des entreprises adoptées à la fin de 2017, alimentant un rallye qui a vu le S&P 500 augmenter de 19,4%. Sa deuxième année au pouvoir a vu l’indice plonger de 6,2%. Conclusion Alors, que pouvons-nous retenir de tout cela? Si certains liens clairs entre les performances du marché et les élections présidentielles sont apparus à travers le temps, les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. De plus, d’autres facteurs peuvent avoir de l’influence sur les marchés tels que la psychologie des investisseurs, les taux d’intérêt et la performance de l’économie mondiale. Il est donc intéressant de considérer cela comme un élément dans notre analyse, sans toutefois baser l’entièreté de notre thèse d’investissement là-dessus. Avec les élections qui arrivent cet automne chez nos voisins du sud, et l’incertitude de la situation actuelle, il sera primordial de demeurer aux aguets. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les entreprises de cannabis américaines se préparent pour les élections Les entreprises de cannabis américaines se préparent pour les élections Les élections américaines de cette année façonneront l’avenir de l’industrie du cannabis aux États-Unis, à tout le moins pour les prochaines années. En effet, alors que les États se bousculent pour générer des recettes fiscales et des emplois, le cannabis semble devenir une solution possible pour un bon nombre d’entre eux. Ainsi, le New Jersey, l'Arizona, le Mississippi, le Montana et le Dakota du Sud voteront sous forme de référendum la légalisation du cannabis. Ailleurs dans le pays, l’opinion populaire tend vers la légalisation de l’utilisation par les adultes dans le New Jersey, ce qui devrait inciter New York, la Pennsylvanie, le Connecticut et le Rhode Island à faire de même. Voici la situation actuellement aux États-Unis : De plus, une nouvelle adoption par les États augmentera le marché total disponible à l’industrie et enverrait un message fort pour une réforme structurelle. D’ailleurs, selon les analystes proches du dossier, un Sénat démocrate pourrait encourager les droits des États et permettre des opérations bancaires pour les producteurs de cannabis, un financement par emprunt qui amènerait un coût du capital inférieur. Un balayage démocrate pourrait du même coup aider à accélérer la participation institutionnelle et les l’arrivée de nouvelles firmes sur les marchés américains. En ce qui concerne l’investisseur actif, de nombreux titres américains semblent être en mesure de profiter de cette éventuelle légalisation. Ainsi, trois titres semblent avoir un important momentum actuellement : GrowGeneration Corp (NASDAQ : GRWG)  : GrowGeneration est un distributeur de produits agricoles. La société exploite des points de vente au détail d’équipement de jardinage spécialisé en hydroponique et la culture biologique. Elle vend de la nutrition végétale, des sols agricoles, des cultures, une technologie d'éclairage avancée, des équipements hydroponiques et aquaponiques et autres. GrowGeneration a enregistré une croissance de son bénéfice net de 142,4% alors que les revenus ont augmenté de 123,0% pour atteindre un niveau record de 43,5 millions de dollars au T2 2020, qui s'est terminé le 30 juin 2020. D’un point de vue graphique, l’entreprise semble faire un triangle haussier en jours, qui pourrait être annonciateur d’une continuation de la hausse future. Naturellement, la ligne de tendance haussière sur laquelle le titre se tient ne doit pas être percée. Trulieve Cannabis Corp. (CSE :TRUL) : Trulieve Cannabis est une société de portefeuille basée au Canada qui, par l'intermédiaire de ses filiales, se consacre à la culture, à la possession, à la vente et à la distribution de cannabis médical. D’un point de vue graphique, l’entreprise se trouve dans une forte tendance haussière en semaine. En revanche, il sera très important de surveiller la zone de 31$, qui, si elle était percée pourrait propulser le titre dans une deuxième phase haussière Planet 13 Holdings Inc. (OTC : PLNHF) : Planet 13 est une société holding qui, à travers ses filiales, développe des produits à base de cannabis. Les produits de la société comprennent du cannabis, des extraits de cannabis, des produits infusés, des vapeurs, des produits comestibles, etc. Finalement, d’un point de vue graphique en jour, le titre est également en tendance haussière et semble bien positionné pour un rebond dans la zone du 3.20. En somme, le marché du cannabis étant un marché énormément spéculatif, la prudence est toujours de mise dans cette industrie. GM se lance à la poursuite de Tesla Alors que le Ford Bronco et le Jeep Wrangler se disputent le sommet du podium des tout-terrain, General Motors (NYSE : GM) tente de sortir du lot et vise un nouveau segment avec un concurrent différent: Tesla. Le constructeur automobile de Detroit ressuscite le nom « Hummer » cette fois en tant que camion tout électrique qui devrait être mis en vente dans environ un an, soit probablement avant le « Cybertruck » de Tesla. Ainsi, ce sera le premier vrai test de GM en tant que concurrent contre Tesla. Ce sera également le premier véhicule doté de la plate-forme et des batteries EV de nouvelle génération de la société, appelé Ultium. Il est important de noter qu’il s’agit d’une décision ciblée et stratégique de GM de ne pas ramener le Hummer avec un moteur à combustion interne pour rivaliser directement avec les futurs Broncos et Wrangler, la firme considérant que le segment est désormais surchargé. Le camion pleine grandeur GMC Hummer sera le véhicule phare du nouveau plan de l’entreprise visant à investir 20 milliards de dollars dans les véhicules autonomes et tout électriques jusqu'en 2025, plan qui propose le lancement d’au moins 20 nouveaux véhicules électriques dans le monde d'ici 2023. De plus, GM a reconfirmé ces plans d'investissement malgré la pandémie de coronavirus. En somme, il sera très intéressant de suivre les développements de ce nouveau joueur qui s’essaie également contre l’entreprise d’Elon Musk. Le titre de GM est en hausse de plus de 10% pour la semaine du 19 octobre. American Airlines tente de redorer l’image du 737 max Si l’on se rappelle, il y a plus d’un an et demi, à la suite de l’écrasement des vols Lion Air 610 en octobre 2018 et le vol 302 d'Ethiopian Airlines en mars 2019, les Boeing 737 Max ont été immobilisés dans le monde entier. Ainsi, alors que la « Federal Aviation Administration » est à la fin de son processus de recertification pour les controversés aéronefs, certains propriétaires, tel que American Airlines tente maintenant de redorer l'image des 737 max. De ce fait, American Airlines planifie des visites client du Boeing 737 Max et appelle ses pilotes dans les semaines à venir pour renforcer la confiance du public dans l'avion après ces deux accidents mortels. La compagnie aérienne basée à Fort Worth est la plus optimiste quant au calendrier du retour des 737 max. L’entreprise prévoit démarrer des vols sur 737 Max avec des employés après la Thanksgiving, estimant que la FAA lèvera l'interdiction de vol à la mi-novembre, a mentionné un porte-parole d’American Airlines. De plus, American Airlines prévoit d'offrir à certains clients l’occasion, après la Thanksgiving, de voir l'avion en personne dans les aéroports, y compris l'aéroport international de Dallas / Fort Worth, LaGuardia et Miami, avec la participation de pilotes et de mécaniciens. Les pilotes peuvent également répondre aux questions des clients par le biais d'appels et de messages vidéo, a déclaré l’entreprise. Enfin, ces efforts seront décisifs pour le futur du 737 Max, puisqu’au bout de la ligne, il s’agira d’un élément très important pour la relance des avionneurs une fois la crise sanitaire terminée. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : https://www.investopedia.com/us-cannabis-readies-for-the-elections-5082176 https://www.investopedia.com/investing/top-marijuana-stocks/ https://www.investopedia.com/investing/10-canadian-marijuana-stocks/ https://www.cnbc.com/2020/10/20/gms-official-run-for-tesla-starts-with-its-electric-hummer-debut-tuesday-night-.html https://www.cnbc.com/2020/10/24/american-airlines-plans-customer-boeing-737-max-tours-to-build-confidence.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Toujours en attente de la signature d’une entente du côté américain Toujours en attente de la signature d’une entente du côté américain Après la saga de la semaine dernière, incluant un diagnostic positif à la covid19 pour le président américain, aucune entente n’a toujours été signée pour une nouvelle vague de chèque d’aide aux États-Unis. En effet, la présidente de la Chambre des communes Nancy Pelosi et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin se sont exprimés mercredi matin, mais n'ont pas encore conclu d'accord, « l'un des principaux points de désaccord restant le fait que la Maison-Blanche ne comprend pas la nécessité d'un plan de test stratégique national » pour la Covid-19. Le Congrès n'a pas adopté de nouveaux fonds de secours depuis des mois alors que le coronavirus se propage dans tout le pays et que des millions d'Américains restent au chômage après des fermetures destinées à ralentir l'épidémie. Bien que le coût global du plan de l'administration Trump soit similaire au prix du projet de loi démocrate, les différends majeurs restent non résolus. Les démocrates ont proposé une aide de 436 milliards de dollars pour les gouvernements des États et locaux, qui pourraient devoir couper les services essentiels alors qu'ils font face à une augmentation des coûts et à une baisse des revenus pendant la pandémie. Mnuchin a offert 300 milliards de dollars aux États et aux municipalités. Trump, qui a approuvé la proposition de son administration, s'est à nouveau insurgé mercredi contre l'aide publique et locale. Il a dit qu'il voulait « voir les démocrates se détendre un peu » parce que « tout ce qu'ils veulent, c'est renflouer leurs villes et leurs États mal gérés ». Le projet de loi des démocrates rétablit également l’assurance-chômage fédérale améliorée de 600 dollars par semaine jusqu'en janvier. La proposition de la Maison-Blanche établirait une prestation hebdomadaire de 400 $ jusqu'à la troisième semaine de janvier. À la veille de l’élection américaine, il s’agit sans aucun doute d’un élément à surveiller, particulièrement dans le contexte où la popularité de M. Trump est en chute libre. (Trump en orange et Biden en bleu). Capsule : les « grecques » des options Après avoir présenté les bases des options dans le billet boursier de la semaine dernière, nous aborderons aujourd’hui les « Grecques ». « Les Grecques » est un terme utilisé sur le marché des options pour décrire les différentes dimensions du risque impliqué dans la prise de position sur options. Ces variables sont appelées « grecques », car elles sont généralement associées à des symboles de l’alphabet grec. De plus, chaque variable ou « lettre grecque » représente un paramètre qui vient avoir une influence sur le prix d’une option. De ce fait, les traders utilisent différentes valeurs grecques, telles que delta, thêta, vega, gamma et rho lorsque vient le temps d’évaluer le risque d'options et gérer les portefeuilles d'options. Listes des principales lettres grecques : Delta (Δ) : représente le taux de variation entre le prix de l'option et une variation de 1 $ du prix de l'actif sous-jacent. En d'autres termes, la sensibilité au prix de l'option par rapport au sous-jacent. Le delta d'une option d'achat a une plage comprise entre zéros et un, tandis que le delta d'une option de vente a une plage comprise entre zéros et moins un. Par exemple, supposons qu'un investisseur possède une option d'achat avec un delta de 0,50. Si l'action sous-jacente augmente de 1 $, le prix de l'option augmenterait théoriquement de 50 cents. Thêta (Θ) : représente le taux de variation entre le prix de l'option et le temps, ou la sensibilité au temps - parfois appelée décroissance temporelle d'une option. Cette variable indique le montant que le prix d'une option diminuerait à mesure que le délai d'expiration diminue, toutes choses égales par ailleurs. Par exemple, supposons qu'un investisseur est acheteur sur une option avec un thêta de -0,50. Le prix de l'option diminuerait de 50 cents chaque jour qui passe. Gamma (Γ) : représente le taux de variation entre le delta d'une option et le prix de l'actif sous-jacent. Il s’agit d’un indicateur de second ordre, puisqu’il n’est pas basé sur l’évolution directe du titre sous-jacent, mais bien sur l’évolution du delta. De ce fait, le gamma indique le montant que le delta changerait en cas de mouvement de 1 $ du titre sous-jacent. Par exemple, supposons qu'un investisseur possède une option d'achat sur une action hypothétique XYZ. L'option d'achat a un delta de 0,50 et un gamma de 0,10. Par conséquent, si l'action XYZ augmente ou diminue de 1 $, le delta de l'option d'achat augmenterait ou diminuerait de 0,10. Le gamma est utilisé pour déterminer la stabilité du delta d'une option: des valeurs gamma plus élevées indiquent que le delta pourrait changer radicalement en réponse à des mouvements même minimes du prix du sous-jacent. Le gamma est plus élevé pour les options à la monnaie et inférieur pour les options dans et hors de la monnaie, et s'accélère à mesure que l'expiration approche. Les valeurs gamma sont généralement plus petites plus la date d'expiration est éloignée; les options avec des expirations plus longues sont moins sensibles aux changements delta. À l'approche de l'expiration, les valeurs gamma sont généralement plus élevées, car les variations de prix ont plus d'impact sur le gamma. Vega (v) : représente le taux de variation entre la valeur d'une option et la volatilité implicite de l'actif sous-jacent. Il s'agit de la sensibilité de l'option à la volatilité. Vega indique le montant des variations de prix d'une option en cas de variation de 1% de la volatilité implicite. Par exemple, une option avec un Vega de 0,10 indique que la valeur de l'option devrait changer de 10 cents si la volatilité implicite change de 1%. Étant donné qu'une volatilité accrue implique que l'instrument sous-jacent est plus susceptible de connaître des valeurs extrêmes, une augmentation de la volatilité augmentera en conséquence la valeur d'une option. À l'inverse, une diminution de la volatilité affectera négativement la valeur de l'option. Vega est à son maximum pour les options à la monnaie qui ont des délais plus longs jusqu'à l'expiration. Rho (p) : représente le taux de variation entre la valeur d'une option et une variation de 1% des taux d'int0érêt. Cela mesure la sensibilité aux taux d'intérêt. Par exemple, supposons qu'une option d'achat a un rho de 0,05 et un prix de 1,25 $. Si les taux d'intérêt augmentent de 1%, la valeur de l'option d'achat augmenterait à 1,30 $, toutes choses étant égales par ailleurs. Le contraire est vrai pour les options de vente. En somme, ces cinq paramètres sont des paramètres essentiels à tout négociant actif qui désire s’initier aux options. Quels sont les avantages de travailler en bourse? Pour plusieurs, la Bourse est un milieu complexe où l’on place son argent dans le but, d’un jour, avoir une retraite confortable. Cependant, vous ne serez pas surpris d’apprendre que la bourse est un univers très vaste, ou résident plusieurs alternatives et possibilités des carrières intéressantes ! Naturellement, il existe le bien connu planificateur financier qui conseille ses clients et les guide à travers la jungle boursière. Or, un emploi méconnu est celui de négociateur intra séance ou « day trader ». En effet, il est maintenant possible, avec le développement des technologies et des plateformes de plus en plus performantes, de négocier son propre capital, et cela, de façon quotidienne. Tout d’abord, il est important de bien comprendre ce qu’est un « day trader ». Ainsi, selon le réputé dictionnaire Merriam-Webster, un « day trader » est : « un spéculateur qui cherche à tirer profit de la fluctuation intraséance du prix d’un titre, d’une commodité ou de tout autre produit financier en effectuant une double transaction d’achat et de vente ou de vente et de couverture pendant une seule session du marché »[1]. L’un des avantages majeurs est que le day trading peut être considéré comme une entreprise à part entière. Cependant, plusieurs éléments qui peuvent être considérés comme négatifs d’une entreprise ne sont pas présents : il n’est pas nécessaire de posséder d’infrastructures majeures, aucun employé à gérer et, le trading offre une liberté totale d’opérer notre entreprise partout dans le monde. En effet, le strict minimum est un ordinateur portable et une connexion internet. De plus, le day trading permet d’avoir des heures de travail flexible et beaucoup de temps libre. De ce fait, il arrive régulièrement que les journées du day trader se termine vers midi. Ensuite, d’un point de vue négociation, le day trading permet d’éliminer le risque de perte de profit à l’ouverture occasionnée par un « gap à la baisse » ou un « gap à la hausse » dans le cas d’une vente à découvert. Ainsi, on élimine le risque de, toute catastrophe, événement politique ou toute nouvelle. D’ailleurs la négociation intra séance vous permettra même de profiter des mouvements importants occasionnés par ces événements. Dans un autre ordre d’idée, le day trading est formidable, car il force à constamment se dépasser. En effet, la discipline et la persévérance sont des aspects très importants du succès dans ce milieu. Ainsi, vous devrez travailler plus fort que jamais. Vous devrez constamment vous mettre au défi en apprenant, en révisant vos méthodes et plans de match. De cette façon, la négociation intra séance est extrêmement gratifiante. Finalement, d’un point de vue plus général, la négociation active permet à tous de trouver chaussure à son pied. En effet, tel que mentionné dans l’article du blogue du négociateur actif, il existe plusieurs façons de négocier activement sur les marchés. En d’autres mots, le trading permet à quelqu’un d’en faire son métier, tandis qu’un autre peut en faire un passe-temps payant. En somme, la négociation active est beaucoup plus que seulement le gain qu’elle peut rapporter. Elle permet d’acquérir une certaine liberté financière tout en pouvant travailler de presque n’importe où dans le monde. Aussi, la négociation active procure un grand sens de l’accomplissement, autant dans le chemin pour atteindre cette liberté financière, que lorsque vous l’atteignez. Il n’est tout simplement pas possible de s’improviser « trader » et avoir du succès du jour au lendemain, mais la poursuite de cet objectif représente un défi de taille, avec un mode de vie rêvé par plusieurs à la clé. Le succès à la Bourse est une combinaison de connaissances, de savoir-être et de savoir-faire. Ainsi, cela demande un grand effort personnel. Finalement, aucune journée n’est pareille, donc quelqu’un qui recherche un métier qui est en constant changement pourra trouver chaussure à son pied avec le trading. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : Manuel du cours options 3 jours. https://www.investopedia.com/terms/g/greeks.asp https://www.cnbc.com/2020/10/14/coronavirus-stimulus-nancy-pelosi-steven-mnuchin-speak-about-relief-bill.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Des titres à surveiller dans l’industrie du séquençage des génomes Des titres à surveiller dans l’industrie du séquençage des génomes Dans le billet de la semaine dernière, nous évoquions une nouvelle industrie très prometteuse, avec un taux de rendement capitalisé prévu de près de 19% annuellement entre 2018 et 2025 : l’industrie du séquençage des génomes. En effet, étant un domaine qui offre de plus en plus d’opportunités dans la détection des maladies et le diagnostic thérapeutique, nous sommes d’avis qu’il serait pertinent pour l’investisseur actif de s’y intéresser. Naturellement, il existe toujours le fonds négocié en Bourse qui investit dans des entreprises à la pointe de l’édition génétique, le ARK Genomic Revolution ETF (ARCA :ARKG). Tel que présenté dans le graphique ci-dessous, ses performances sont très acceptables. Ayant d’ailleurs finalement percé son haut de tous les temps à la hausse, une possible position sur un repli pourrait être envisageable. De plus, tel que l’un de nos lecteurs nous a notifié la semaine dernière, il existe également le pendant canadien de ce fond négocié en bourse, qui est le NEO: EAGB, qui est cependant beaucoup moins liquide et détenant moins d’historique que sa contrepartie américaine. En revanche, pour ceux qui s’intéressent davantage aux entreprises elles-mêmes, deux d’entre elles sont apparues sur nos radars cette semaine : Illumina (NASDAQ : ILMN) et Invitae Corp (NYSE :NVTA). Dans le cas de la première entreprise, Illumina inc., elle est sur une forte tendance haussière depuis plus de 10 ans, passant d'environ 40 $ à 300 $. Cette firme vend des équipements de séquençage de gènes et est un chef de file sur le marché en pleine croissance de cette technologie, se concentrant sur les domaines des tests prénataux, des maladies rares, de l'oncologie, de la génomique des populations et de la génomique des consommateurs. La génomique des populations compare les séquences d'ADN des populations pour les gouvernements et les laboratoires de recherche, tandis que la génomique des consommateurs est la technologie derrière les entreprises s’adressant directement aux consommateurs tels que 23andMe et Ancestry.com. De plus, Illumina possède des équipements dans quelque 11 000 hôpitaux, laboratoires de recherche et établissements médicaux. Très profitable, l’entreprise génère aussi plus de 500 millions de dollars de flux de trésorerie libre chaque année depuis 2015, bien qu'il y ait eu une certaine volatilité dans ces chiffres. De plus, la société a augmenté ses revenus à un taux annuel composé d'environ 22% depuis 2007. Enfin, d’un point de vue graphique, la tendance en mois ne ment pas. La crise sanitaire ayant naturellement troublé la forte tendance haussière, tout indique qu’elle pourrait se poursuivre si jamais le titre sort de ce rectangle. En ce qui concerne la seconde entreprise, Invitae Corp elle est à la pointe de la technologie dans l'industrie des tests génétiques. En effet, l’entreprise fait partie d'un effort croissant pour pousser la génétique dans la médecine traditionnelle. Ainsi, Invitae propose des solutions de tests génétiques abordables en se concentrant sur des domaines tels que le cancer, les maladies cardiaques, la fertilité et la grossesse, entre autres. Les tests génétiques sont un domaine relativement nouveau en médecine, mais ils se sont déjà avérés avoir d'énormes avantages et nous ne voyons que la pointe de l'iceberg en termes de possibilités que cette technologie a à offrir. De ce fait, il n'est pas déraisonnable de penser qu'à long terme, la baisse des coûts des tests devrait permettre à une grande partie de la population mondiale de bénéficier d’un accès aux des tests génétiques, et Invitae devrait être à la fois l'un des principaux moteurs de cette révolution et l'un des principaux bénéficiaires. D’un point de vue évaluation, le titre est beaucoup plus volatile (tel que le démontre le graphique en semaine ci-dessous), passant de 7.42$ aux bas de mars, à plus de 46$ fin septembre, une confirmation de figure chartiste serait à attendre avant de possiblement prendre position. Cependant, il s’agit d’un titre à ajouter à sa liste de surveillance. En somme, la science n’a pas terminé de nous épater. Ainsi, nous resterons à l’affut de tout développements scientifiques durables qui pourraient performer en bourse, particulièrement dans le fascinant domaine de la génétique. Récapitulatif des dernières idées de transactions présentées dans le Billet boursier en septembre. Depuis près de 3 ans, l’équipe de Daytrader Canada et moi-même nous empressons de dénicher l’information la plus pertinente possible, pour vous accompagner dans vos investissements, et cela, gratuitement. Ainsi, cette semaine, nous souhaitions faire un petit récapitulatif des dernières idées de transactions présentées dans le Billet boursier. Ainsi, comme un genre d’examen, nous allons analyser les billets du mois de septembre. En premier lieu, celui paru le 11 septembre. Dans ce billet, nous présentions une analyse du S&P500 qui recommandait la prudence, puisque si la zone autour de 330 sur le fond négocié en bourse représentant l’indice, soit le SPY, était brisée, la descente pouvait se poursuivre, ce qui fut le cas. Ensuite, nous avons démystifié le fameux débat sur la performance par président, présentant l’idée comme quoi il n’était pas nécessaire de s’inquiéter si les démocrates entraient au pouvoir cet automne. En second lieu, dans celui paru le 15 septembre, nous avons présenté au grand jour Nikola Motors, une entreprise accusée de fraude aux techniques marketing des plus douteuses. Ce billet sur le sujet fut très à point, puisque quelques jours après la publication, le triangle baissier évoqué dans l’article s’est réalisé, propulsant à ses plus bas le titre de 35.79, le jour de la sortie du billet, à 16.15$, une baisse de près de -55% quelques jours. En troisième lieu, dans celui paru le 25 septembre, nous évoquions un possible rebond de Tesla, suite au décevant « battery day », autour de la ligne de tendance haussière à 369$. Ce fameux rebond s’est également produit, le titre étant en hausse de près de 14% depuis le rebond. De plus, nous évoquions également des développements au sein du vaccin JNJ-78436735, produit par Johnson & Johnson. Depuis le billet en question, le titre se transige également plus haut de près de 2%. En somme, nous trouvions l’exercice très intéressant et sommes fiers de ces résultats depuis le début du mois de septembre, c’est la raison pour laquelle nous souhaitions vous le partager. En plus des éléments énumérés plus hauts, les billets boursiers sont parsemés de contenu éducatif qui répondent autant aux négociants actifs débutants qu’expérimentés. Capsule : qu’est-ce qu’une option d’achat et une option de vente? Avec la volatilité en hausse depuis un certain temps, causé entre autres par la venue des élections américaines et la crise sanitaire occasionnée par la covid-19, les options deviennent un instrument de plus en plus populaire. En effet, pouvant être utile autant pour se protéger que spéculer, les options sont un outil de choix pour le négociant actif d’aujourd’hui. Tout d’abord, une option d'achat d'actions donne à un investisseur le droit, mais non l'obligation, d'acheter ou de vendre une action à un prix et à une date convenue. Il existe deux types d'options: les options de vente (put), qui est un pari qu'une action va baisser (même principe qu’une vente à découvert), ou les options d’achat (call), qui est un pari qu'une action va augmenter. D’ailleurs, chaque contrat d’option d’achat ou de vente représente 100 actions du titre sous-jacent. Il y a plusieurs éléments à bien comprendre sur les options : Prix d’exercice (ou strike) :  le prix d'exercice détermine si une option doit être exercée. C'est le prix auquel un négociant s'attend à ce que le titre sous-jacent soit à la date d'expiration. Ainsi, si un négociant d’options pense que l’action d’Apple inc. (NASDAQ : AAPL), sera à 125$ dans 1 an, il peut acheter des « call » ou des options d’achat avec un prix d’exercice de 125$. Date d'expiration : les options ne permettent pas seulement aux négociants de parier sur une action à la hausse ou à la baisse, mais lui permettent également de choisir une date spécifique à laquelle il s'attend à ce que l'action augmente ou diminue, c'est ce qu'on appelle la date d'expiration. De ce fait, la date d'expiration est importante, car elle aide les traders à évaluer la valeur du temps, qui est utilisée dans divers modèles d’évaluation d'options tels que le modèle Black Scholes. Contrats : les contrats représentent le nombre d'options qu'un trader peut chercher à acheter. Un contrat équivaut à 100 actions de l'action sous-jacente. En utilisant l'exemple précédent, un négociant qui décide d'acheter cinq contrats d’options d’achat sur Apple, si le prix du titre se retrouve au-dessus de 125 $ à expiration il se retrouvera avec 500 actions à 125$. Cependant, si l'action vaut moins de 125 $, les options expireront sans valeur et le négociant perdra la totalité du montant dépensé pour acheter les contrats d’options, également appelée prime. Prime : la prime est tout simplement le prix du contrat d’option. Ainsi, si un négociant achète le 7 octobre 5 contrats d’option d’achat sur Apple pour 2 $ par contrat, il dépenserait 1000 $. De plus, il est important de comprendre qu’au moment de l’achat d’un contrat d’option d’achat ou de vente, le risque maximum du trader est le prix payé pour la prime. En somme, la semaine prochaine nous aborderons les « grecques » soit les paramètres qui ont impact sur la valeur de l’option directement. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : https://www.forbes.com/sites/oliviergarret/2020/05/14/genomic-stocks-are-in-the-first-inning-of-a-multi-year-megatrend/#5e4469b5bd34 https://www.alliedmarketresearch.com/dna-sequencing-market https://seekingalpha.com/article/4356394-invitae-exponential-growth-in-genetic-testing https://seekingalpha.com/article/4372969-invitae-revolutionizing-genetic-testing https://daytradercanada.com/billet-boursier/la-tant-attendue-battery-day-de-tesla-decois-les-investisseurs/ https://daytradercanada.com/billet-boursier/nikola-la-terne-copie-de-tesla-accusee-de-fraude/ https://daytradercanada.com/billet-boursier/la-volatilite-sempare-des-marches/ https://www.investopedia.com/options-basics-tutorial-4583012 https://www.investopedia.com/terms/s/stockoption.asp https://www.stockmarketloss.com/practice/options/#:~:text=An%20option%20is%20a%20contract,of%20the%20particular%20underlying%20asset). Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare détenir une position d'achat dans ARK Genomic Revolution ETF et déclare ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Un marché prometteur à surveiller : le séquençage des génomes Un marché prometteur à surveiller : le séquençage des génomes Le séquençage du génome humain n’est pas aussi loin que vous ne pourriez le penser. Cette avancée technologique qui consiste à déterminer la séquence nucléotidique de l'ADN présent dans chaque cellule d'un organisme donné. En effet, les premiers pas vers la réalisation de cette avancée se sont produits en 2003, alors que le projet du « Human Genome Project » a réussi le premier séquençage de gène, après 12 ans et 2.7 milliards de dollars. Aujourd'hui, le séquençage du génome peut être fait en quelques semaines, ou moins, pour aussi peu que 1 400 $. Grâce à ces avancées, le domaine de la génomique offre de plus en plus d’opportunités dans la détection des maladies et le diagnostic thérapeutique. Ainsi, selon de nombreux experts scientifiques, le meilleur reste peut-être à venir, avec la possibilité, d’ici 3 ans d’offrir le même processus pour uniquement 100$. C’est à ce moment que le séquençage de génomes est prévu pour devenir applicable à plus grande échelle. Finalement, d'ici 2025, on prévoit que 100 millions de génomes seront séquencés. D’ailleurs, si l’on regarde un fonds négocié en Bourse qui investit dans des entreprises à la pointe de l'édition génétique, le ARK Genomic Revolution ETF (ARCA :ARKG) depuis début 2017, on peut constater un engouement important des différents acteurs de marché. Depuis 2017, ARKG a surperformé les actions biotechnologiques et de santé respectivement de 3 pour 1 et de 2 pour 1. D’un point de vue graphique, le fonds négocié forme un triangle ascendant, figure qui pourrait aider le FNB dans la continuité de sa hausse si jamais 64.50 venait à être percé et confirmé. Enfin, force est de constater qu’il y a définitivement un intérêt pour cette avancée biomédicale. Restez à l’affut, puisque la semaine prochaine nous aborderons les titres les plus intéressants œuvrant dans cette industrie. La volatilité et vous : qu’est-ce que le VIX? Avec les élections américaines qui approchent à grands pas, on entend de plus en plus parler de « volatilité ». C’est pourquoi cette semaine, nous ferons un retour sur l’indice qui suit cette volatilité, le VIX. Tout d’abord, créé par le Chicago Board Options Exchange (CBOE), l'indice de volatilité, ou VIX, est un indice de marché en temps réel qui représente les attentes du marché en matière de volatilité à venir sur une période de 30 jours. En effet, dérivé des données de prix des options sur l'indice S&P 500, il fournit une mesure du risque de marché et du sentiment des investisseurs. Les investisseurs, les analystes et les gestionnaires de portefeuille considèrent les valeurs VIX comme un moyen de mesurer le risque de marché, la peur et le stress avant de prendre des décisions d'investissement. D’un point de vue mathématique, les valeurs de l'indice VIX sont calculées à l'aide des options sur le SPX (S&P500) standard négocié par le CBOE (qui expirent le troisième vendredi de chaque mois) et à l'aide des options SPX hebdomadaires (qui expirent tous les vendredis). Les seules options considérées dans le calcul sont celles dont la période d'expiration est comprise entre 23 jours et 37 jours. D’ailleurs, bien que la formule soit mathématiquement très complexe, elle fonctionne théoriquement comme suit : elle estime la volatilité attendue de l'indice S&P 500 en agrégeant les prix pondérés de plusieurs options de vente et d'achat du SPX sur une large gamme de prix d'exercice. Toutes ces options éligibles doivent avoir des cours acheteur et vendeur valides non nuls qui représentent le sentiment du marché à propos des prix d'exercice des options. Pour ceux qui ont un intérêt pour voir la façon exacte dont l’indice se calcul, juste à cliquer ici. En ce qui concerne l’interprétation, dans la plupart des cas, un VIX élevé reflète une peur accrue des investisseurs et un VIX faible suggère une complaisance. Historiquement, cette relation entre le VIX et le comportement du marché boursier s'est répétée dans les cycles haussiers et baissiers. Pendant les périodes de turbulence sur les marchés, le VIX grimpe, reflétant en grande partie la demande pour les options de vente comme couverture contre de nouvelles baisses des portefeuilles d'actions. Pendant les périodes haussières, il y a moins de peur et, par conséquent, moins de besoins pour les gestionnaires de portefeuille d'acheter des options de vente. D’un point de vue graphique, un graphique entre le SPX et le VIX présente assez clairement la relation entre les deux : Tel que l’on peut remarquer à l’aide des ronds verts, lors de périodes fortement haussières, le VIX se négocie à ses plus bas, alors que lorsque l’indice américain baisse fortement, le VIX produit de nouveaux hauts. En somme, « l’indice de la peur » peut agir comme un indicateur supplémentaire pour les traders qui souhaitent établir une opinion sur le sentiment du marché, et ajuster leur stratégie selon la structure du marché. Le premier débat électoral entre Trump et Biden crée de la volatilité! Tel que prévu depuis quelques semaines, Wall Street surveille de près les élections américaines, occasionnant de la volatilité du même coup. De ce fait, à la suite d’un débat quelque peu chaotique entre les deux protagonistes américains, les marchés américains ne savaient plus quoi penser de tout ce brouhaha. D’ailleurs, la dernière journée du mois de septembres ayant terminé avec une légère hausse de 0.81%, cela nous donne le premier mois baissier depuis mars, le S&P500 étant en baisse de près de 4 %. Un autre catalyseur important à surveiller dans les prochaines semaines et prochains mois est la suppression/suspension d’emplois au sein des entreprises. En effet, les suppressions d'emplois dans tous les secteurs influenceront probablement également le sentiment du marché à mesure que les entreprises commencent à considérer les mesures mises en place pour la COVID-19 comme étant de plus en plus permanentes. Pour le moment, tel qu’indique ce graphique représentant les emplois du secteur privé, tout va bien. En revanche, des mises à pied trop importantes pourraient faire chuter le nombre d’emplois encore une fois. Petit point à noter ici, on peut clairement constater une reprise de l’emploi en « v ». En somme, tel que mentionné dans un précédent billet boursier, la sous-performance du mois de septembre n’est pas surprenante, considérant qu’historiquement ce mois sousperforme le reste de l’année. Au cours des 25 dernières années, pour le S&P 500, le rendement mensuel moyen pour septembre est d'environ -0,4%, tandis que le rendement mensuel médian est positif. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Sources : https://www.investopedia.com/terms/v/vix.asp http://www.cboe.com/micro/vix/vixwhite.pdf https://www.investopedia.com/articles/optioninvestor/03/091003.asp https://www.thestreet.com/topic/47306/vix.html https://www.investopedia.com/ask/answers/06/septworstmonth.asp https://seekingalpha.com/news/3618394-market-braces-for-swings-layoff-announcements-ramp-up-open https://www.alliedmarketresearch.com/dna-sequencing-market https://www.forbes.com/sites/kenberman/2019/02/21/genome-sequencing-stocks-on-the-rise/#238446e61f51 https://www.forbes.com/sites/oliviergarret/2020/05/14/genomic-stocks-are-in-the-first-inning-of-a-multi-year-megatrend/#5e4469b5bd34 Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La tant attendue « battery day » de Tesla déçois les investisseurs La tant attendue « battery day » de Tesla déçois les investisseurs Mardi soir avait lieu la très anticipée « battery day » de Tesla (NASDAQ : TSLA) qui devait convaincre les investisseurs des importantes avancées technologiques du constructeur automobile. En effet, cet événement jumelé de l’assemblée annuelle des actionnaires devait présenter des spécifications pour au moins un nouveau type de cellule de batterie que l'entreprise avait développée. Wall Street s’attendait également à ce que M. Musk donne une date de début pour la fabrication de ses propres cellules à grande échelle. Or, comme il est arrivé à de nombreuses reprises avec Elon Musk, lundi soir, soit à la veille du jour J, un « tweet » est venu calmer quelque peu les attentes des investisseurs. Le président de l’entreprise a annoncé une importante remarque sur le « battery day » : « Une note importante à propos du Tesla Battery Day qui sera dévoilée demain. Cela affecte la production à long terme, en particulier les camions remorque, le Cybertruck et la Roadster, mais ce que nous annonçons n'atteindra pas une production sérieuse à haut volume avant 2022. Nous avons l'intention d'augmenter, et non de réduire les achats de cellules de batterie de Panasonic, LG et CATL (éventuellement d'autres partenaires également). Cependant, même si nos fournisseurs de cellules nous livrent au maximum de leurs capacités, nous prévoyons toujours des pénuries importantes en 2022 et au-delà, à moins que nous ne prenions également des mesures nous-mêmes. » Naturellement, avec l’attente de l’annonce d’une batterie produite par Tesla, les investisseurs furent un peu déçus de ce tweet. De ce fait, lundi, le titre de Tesla chuta de -5.60%. Par la suite, mardi soir, au moment de la rencontre tant attendue, la nervosité des investisseurs était à son comble.En pré-marché mardi soir, le titre passa de près de + 5.7% à 17h45 à - 4.36% à l’ouverture du lendemain, pour ensuite poursuivre sa baisse dans la journée de mercredi. Cette déception des investisseurs est principalement attribuable au fait que l’ensemble des promesses faites sont encore bien loin de se réaliser, M. Musk parlant d’une batterie faite par Tesla avec une capacité de 3 TWh d'ici 2030 uniquement. En somme, d’un point de vue graphique, après avoir chuté de plus de 25% de ses derniers sommets, le titre pourrait rebondir sur sa ligne de tendance haussière autour de 369 $ ou sur son support, qui correspond aussi au retracement Fibonacci 61.8% autour de 345 $. Ainsi, il pourrait être à surveiller dans les prochains jours et semaines. Initiation à la bourse, par où commencer? D’un point de vue pratique, investir en Bourse est relativement simple. En effet, il n’est pas bien complexe d’acheter ou vendre des actions. En revanche là où l’opération devient plus complexe est lorsque l’on souhaite devenir profitable et générer un rendement positif de nos investissements. Tel que j’ai déjà expliqué dans l’un de mes billets précédents la grande majorité des investisseurs autonomes échoue. Alors, la véritable question est : par où commencer pour générer un rendement positif à partir de mes placements boursiers? Dans un premier temps, il vous faut du capital à investir. Certains penseront qu’il est nécessaire d’avoir un important capital de départ pour commencer à investir. Ceci est totalement faux, plusieurs courtiers acceptent des montants minimums assez bas. Par exemple, en ce qui concerne les courtiers en ligne tels que Disnat ou Banque Nationale Courtage directs, ils demandent en général de 0$ à 1000$ pour ouvrir un compte. D’ailleurs, ce montant minimal est comparable chez le courtier à accès direct Interactive Brokers, qui demande également un minimum de 2000 US$. Cependant, il ne s’agit pas de la norme, car la plateforme spécialisée pour les options thinkorswim demande maintenant 10 000$. En bref, il est important de s’informer auprès du courtier que vous choisirez. Cependant, le montant minimal dépasse rarement les 10 000$. Ensuite, une excellente manière de se familiariser avec la négociation active est de débuter en transigeant des fonds négociés en Bourse, communément appelés des FNB. Ces fonds sont des copies exactes d’indices, par exemple le SPY, qui représente le S&P500 sur les marchés américains. L’avantage principal de ces fonds est qu’ils sont extrêmement liquides et permettent de transiger des secteurs sans avoir à faire une recherche exhaustive de titre. De plus, leurs frais de gestions sont énormément réduits en comparaison à des fonds communs de placement. D’ailleurs de nombreux courtiers offrent de transiger les fonds négociés en bourse sans commission. Finalement, un dernier élément fondamental est l’éducation. En effet, même si l’accès aux Bourses est facile, la compréhension des Bourses est plus complexe. Ainsi, les trois plus importantes causes d’échec de l’investisseur autonome sont : les émotions, le manque de discipline et le choix de titre. Ces trois éléments, et les méthodes pour les contrer, peuvent être appris en formation. Ainsi, une formation adéquate permettra à l’investisseur de bien contrôler ses émotions en établissant un plan de match clair et précis, basé sur des éléments théoriques. De plus, la formation permettra de bien choisir son panier de titres, pour maximiser son rendement. Si vous souhaitez obtenir plus d’informations à ce sujet, nous vous invitions à contacter notre équipe d’experts. Johnson & Johnson se lance en essaies cliniques de phase trois pour son vaccin! Johnson & Johnson (NYSE: JNJ) a annoncé mercredi le lancement de son essai de phase 3 à grande échelle pour son candidat vaccin COVID-19, le JNJ-78436735. Cette nouvelle a propulsé le titre de 2% avant l’ouverture des marchés. L'étude produite par la compagnie pharmaceutique recrutera des participants âgés d'au moins 18 ans, avec un pourcentage significatif de personnes de plus de 60 ans, y compris des personnes avec et sans comorbidités associées à un risque accru de progression vers une COVID-19 sévère. Les sites d'essai sont situés aux États-Unis, en Argentine, au Brésil, au Chili, en Colombie, au Mexique, au Pérou et en Afrique du Sud. D’ailleurs, cette annonce est venue avec un rappel que Johnson & Johnson poursuit les efforts pour augmenter sa capacité de fabrication et reste en bonne voie pour atteindre son objectif de fournir un milliard de doses d'un vaccin chaque année. Si on se rappelle il y a quelques mois, la pharmaceutique s'est engagée à offrir un vaccin abordable au public et prévoit que les premiers lots d'un vaccin COVID-19 seront disponibles pour une autorisation d'utilisation d'urgence au début de 2021, s'il s'avère sûr et efficace. Dans le même ordre d’idée, deux joueurs de plus sont apparus sur nos radars en lien avec des investissements « COVID-19 ». Dans la logique où l’ensemble des doses produites devront être livrés à un moment ou un autre, on apprenait que FedEx (NYSE : FDX) et UPS (NYSE : UPS) sont à s’équiper en refroidisseurs pour être en mesure de transporter l’ensemble de ces doses. Ainsi, ces entreprises sont à surveiller dans les prochains mois, étant donné qu’ils seront une part intégrante du succès de la bataille contre la COVID-19. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance. Analyste et contributeur chez DayTrader Canada. Source : https://seekingalpha.com/news/3616344-tesla-battery-day-promises-for-battery-breakthroughs-25k-ev https://seekingalpha.com/news/3616419-teslaminus-5-wall-street-reactions-to-battery-day-start-to-pour-in https://www.cnbc.com/2020/09/20/what-to-expect-from-tesla-on-battery-day-.html https://seekingalpha.com/news/3616414-j-and-j-launches-large-scale-study-of-covidminus-19-vaccine https://daytradercanada.com/billet-boursier-apercu/pourquoi-une-formation-en-trading-a-montreal-est-essentielle/ https://www.massdevice.com/jj-launches-fourth-large-scale-covid-19-vaccine-trial/ https://www.streetinsider.com/Corporate+News/Johnson+%26+Johnson+%28JNJ%29+Initiates+Global+Phase+3+Clinical+Trial+of+Janssens+COVID-19+Vaccine+Candidate/17386412.html https://www.ttnews.com/articles/ups-fedex-gear-ship-covid-19-vaccine-when-ready https://seekingalpha.com/article/4375408-fedex-economic-recovery-play-covid-vaccine-catalyst Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Nikola: la terne copie de Tesla accusée de fraude Nikola: la terne copie de Tesla accusée de fraude Les actions de Nikola (NASDAQ : NKLA) se sont remises de leurs pertes matinales lundi alors que la start-up de véhicules électriques contestait les allégations de fraude formulées la semaine dernière par la société d’analyse spécialisée dans la vente à découvert Hindenburg Research. Dans un communiqué publié lundi, l’entreprise de véhicule électrique a déclaré qu'il y avait des « dizaines » d'allégations inexactes dans le rapport. Or, Nikola n’a pas contesté l’une des affirmations les plus importantes de Hindenburg: avoir mis en scène une vidéo montrant un camion qui semblait être fonctionnel, mais ne l’était pas. Les accusations faites par Hindenburg sont entre autres que le camion, le NikolaTwo avait été « remorqué au sommet d'une colline sur un tronçon de route éloigné et l’entreprise l'avait simplement filmé en train de descendre la colline». Il a ensuite été utilisé dans une vidéo, qui, selon Nikola, avait été créée par un tiers, dans laquelle le camion semblait se déplacer par sa propre propulsion sur des routes plates. La vidéo mensongère était l’une des nombreuses accusations faites dans le rapport de la société, intitulé « Nikola: comment parer un océan de mensonges dans un partenariat avec le plus grand constructeur automobile d’Amérique » . D’ailleurs, les accusations sont survenues quelques jours après que GM a déclaré qu'elle prenait une participation de 11% dans Nikola. Le fabricant américain a déclaré qu'il prévoyait de produire la camionnette électrique à batterie de Nikola, le Badger, d'ici la fin de 2022. Finalement, Hindenburg a accusé le fondateur de Nikola, Trevor Milton, d’avoir fait de fausses déclarations sur la technologie de la société afin de se développer et de nouer des partenariats avec des constructeurs automobiles. Naturellement, Nikola a rejeté ces affirmations, qualifiant le rapport de « travail à succès pour le profit des ventes à découvert, motivé par la cupidité ». La société a déclaré qu'elle avait contacté et informé la « Securities and Exchange Commission », les gendarmes de la bourse, de ses « préoccupations concernant le rapport Hindenburg ». Ils ont également retenu les services d'un cabinet d'avocats concernant d'éventuelles poursuites judiciaires. En somme, d’un point de vue graphique, le titre est sans aucun doute très volatil. Étant actuellement dans un genre de triangle descendant, il sera intéressant de suivre les développements de cette histoire. Enfin, pour ceux qui désiraient « investir » dans ce titre sur un horizon plus long terme, nous vous invitions à faire vos devoirs et de rester à l’affut des développements de cette histoire qui auront sans aucun doute un impact majeur sur le titre. Rebondissement dans la bataille entre Tiktok et Donald Trump! Oracle (NYSE : ORCL) est apparu dimanche soir en tant que vainqueur surprise de l’entente avec Tiktok, contre Microsoft (NASDAQ : MSFT). Cet accord avec Oracle découle principalement d’une nouvelle proposition qui aurait été faite au gouvernement américain. En effet, TikTok aurait récemment présenté une proposition au gouvernement américain qui permettrait à sa société mère chinoise, ByteDance, de conserver la propriété, mais d'externaliser la gestion des données dans un univers infonuagique. Un proche de la firme chinoise a déclaré que l’entreprise avait choisi Oracle comme son « partenaire technologique » américain dimanche après-midi et que les entreprises avaient négocié l'accord dans le but de répondre aux préoccupations des régulateurs américains. De plus, un autre élément possible de la proposition serait que ByteDance puisse déplacer son siège social en dehors de la Chine pour atténuer les craintes que la société mère soit soumise aux lois chinoises qui obligent les entreprises, si elles y sont « invitées », à partager des données dans leurs systèmes avec le gouvernement. D’ailleurs, le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin et le secrétaire au Commerce américain Wilbur Ross se sont exprimés à la fin de la semaine dernière, réitérant qu’ils sont prêts à entendre l'offre, a déclaré un haut responsable de l'administration. En somme, les dirigeants d'Oracle ayant des liens étroits avec le président américain pourraient être bien placés pour répondre aux attentes de la maison blanche après que M.Trump ait joué un rôle actif en soulevant des préoccupations concernant TikTok. L'accord impliquerait probablement Oracle, un géant des logiciels d'entreprise mieux connue pour vendre des technologies de base de données aux entreprises pour les aider à gérer leurs opérations, en prenant une participation dans l'entreprise, a déclaré l'un de proches du dossier. Enfin, d’un point de vue négociation active, Oracle semble très sensible aux péripéties telles que le démontre le graphique ci-dessous. Ainsi, il peut être un titre à ajouter sur votre liste de surveillance. Qu’est-ce que la journée des quatre sorcières? La journée des quatre sorcières est une journée ou l'expiration simultanée des options sur actions, des contrats à termes sur action, des contrats à terme sur indices boursiers et des contrats d'options sur indices boursiers se produis en simultanée, le même jour. Cela se produit quatre fois par an, soit le troisième vendredi de mars, juin, septembre et décembre. En effet, les contrats à terme et contrats d'options, contrairement à une action, ont une date d'expiration. De ce fait, des paris importants ont été placés sur ces marchés, et le jour des quatre sorcières constitue le moment où les négociants ayant pris ces paris devront décider s'ils renouvelleront leurs contrats à terme et conserveront une position dans un contrat non expiré, ou clôtureront leur position à terme, ce qui pourrait consister en un achat ou une vente, selon la direction de leur position d'origine. Ainsi, cette journée génère une augmentation de négociation ( donc du « spread » ), de volume et de la volatilité, car les contrats qui se trouvent exercés à expiration peuvent nécessiter l'achat ou la vente du titre sous-jacent. D’ailleurs, en raison de l'augmentation du volume, du risque de fluctuations anormales des prix et d'un biais statistique qui peut empêcher certaines stratégies de négociations intraséances de fonctionner correctement durant ces journées, il est pertinent de faire preuve de prudence, particulièrement pour les spécialistes des transactions courts termes, lors de ces journées. En somme, il existe également la journée des trois sorcières et des deux sorcières qui sont des journées ou il y a des expirations d’options et de contrat à terme également, seulement de moins de produits. Par exemple, la journée des deux sorcières se produit normalement le troisième vendredi de chaque mois, sauf en mars, juin, septembre et décembre. Les classes d’actif qui peuvent entrer dans la catégorie des doubles sorcières comprennent les options sur actions, les options sur indices, les contrats à terme sur indices boursiers ou les contrats à terme sur actions simples. Naturellement, plus il y a de produits qui expirent la même journée, plus il y a de possibilités de vivre une hausse de volatilité. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.cnbc.com/2020/09/14/nikola-details-false-and-misleading-information-of-short-sellers-fraud-claims.html https://seekingalpha.com/article/4373987-nikola-is-collapsing-under-pressure?lift_email_rec=false&utm_medium=email&utm_source=seeking_alpha&mail_subject=nikola-is-collapsing-under-the-pressure&utm_campaign=nl-morning-briefing&utm_content=link-0 https://hindenburgresearch.com/nikola/ https://www.washingtonpost.com/technology/2020/09/13/microsoft-tiktok-bid-rejected/ https://seekingalpha.com/news/3613506-oracle-chosen-to-acquire-tiktok-u-s-tech-partner-updated?utm_medium=email&utm_source=seeking_alpha&mail_subject=msft-oracle-chosen-to-acquire-tiktok-u-s-as-tech-partner-nbc-says&utm_campaign=rta-stock-news&utm_content=link-1 https://www.cnbc.com/2020/09/14/oracle-confirms-deal-with-tiktok-owner-bytedance-to-become-trusted-technology-provider.html https://www.thebalance.com/triple-witching-1031135 https://www.investopedia.com/terms/t/triplewitchinghour.asp https://www.investopedia.com/terms/q/quadruplewitching.asp https://www.investopedia.com/terms/d/doublewitching.asp Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La volatilité s’empare des marchés! La volatilité s’empare des marchés! Les marchés américains ont rebondi mercredi après leur première baisse de trois jours en près de trois mois. En effet, si on se rappelle, la forte baisse a commencé jeudi dernier et a son plus bas, a fait perdre plus de 7% au S&P 500. Mercredi, l'indice a rebondi de près de 2%, son meilleur jour depuis le 5 juin. Il a récupéré un peu plus d'un quart de ses pertes des trois jours précédents. Maintenant, reste à déterminer si la baisse est terminée ou si c'était le début d'une baisse plus longue et généralisée. D’un point de vue court terme, si on prête attention au graphique du SPY, le fond négocié en bourse représentant le S&P 500, on remarque un rebond clair sur un fort support et sur la ligne de tendance haussière de l’indice. Ainsi, tant et aussi longtemps que ce support et cette ligne de tendance ne sont pas brisés, nous sommes toujours en phase haussière. En revanche, cela ne signifie pas que la volatilité est terminée. En effet, les élections peuvent et pourraient très fortement devenir un vecteur de volatilité. De plus, historiquement, les mois de septembre et octobre performent moins bien que les autres mois, ce qui tend à pousser la volatilité à la hausse. En somme, en tant que négociants actifs, nous apprécions la volatilité et sommes en mesure d’en profiter. Un retour de la volatilité n’est que bienvenu ! L’Europe s’attaque à Facebook! Un régulateur de la vie privée de l'Union européenne a fait parvenir à Facebook inc. Cette semaine une ordonnance préliminaire pour suspendre les transferts de données vers les États-Unis concernant ses utilisateurs de l'UE, selon des personnes proches du dossier, un défi opérationnel et juridique pour l'entreprise qui pourrait créer un précédent pour d'autres géants de la technologie. En effet, l’ordre a été envoyé par la commission irlandaise de protection des données à Facebook (NASDAQ : FB), à la fin du mois dernier, demandant une réponse de l'entreprise. C’est la première étape importante que les régulateurs de l’UE ont franchie pour appliquer une décision de juillet sur les transferts de données de la plus haute juridiction de l’Union. Cette décision, si elle est appliquée, pourrait limiter la manière dont des entreprises comme Facebook peuvent envoyer des informations personnelles sur les Européens aux États-Unis. Cette mesure serait particulièrement mise en place puisqu’aucun moyen efficace de contester la surveillance du gouvernement américain des informations transigées par les entreprises entre les deux continents n’a encore été découvert. En effet, pour se conformer à la demande de l'Irlande, Facebook devra probablement réorganiser son service pour séparer la plupart des données qu'il collecte auprès des utilisateurs européens, ou cesser de les servir entièrement, du moins temporairement. Le deuxième choix étant naturellement le moins souhaité. En revanche, si l’entreprise californienne ne se conforme pas à l’ordonnance, la commission irlandaise des données a le pouvoir d’infliger à Facebook une amende pouvant atteindre 4% de son chiffre d’affaires annuel, soit 2.8 milliards de dollars. En somme, l’ordre préliminaire est une victoire pour les militants européens de la protection de la vie privée, qui ont fait valoir devant les régulateurs et devant les tribunaux pendant près d'une décennie que leurs données ne devraient pas être envoyées ou conservées aux États-Unis, car elles pourraient être transmises au gouvernement. De plus, il sera très intéressant d’observer si ce type d’ordonnance sera déposé chez Google (NASDAQ : GOOGL) et d’autres entreprises de technologies américaines. La performance par président démystifiée Dans les dernières semaines, l’idée comme quoi l’entrée d’un candidat démocrate à la maison blanche pourrait faire chuter les marchés gagne en popularité sur les réseaux sociaux. Or, est-ce que cette théorie désormais répandue à un fond de vérité ? Dans le cadre de ce billet, nous nous pencherons sur les performances historiques des deux parties américaines sur les marchés boursiers, en nous attardant sur les rendements réalisés par les principaux indices durant les mandats des précédents présidents, du jour de leur inauguration jusqu’à l’élection ou nomination de leurs successeurs. Pour calculer les rendements fournis, le S&P 500 (SPY) de 1927 à aujourd’hui a été utilisé. Cela comprend le mandat complet d'Herbert Hoover jusqu'aux rendements actuels du mandat de M. Donald Trump. De plus, les rendements sont les rendements totaux annualisés, qui incluent la variation de prix plus l'hypothèse que les dividendes ont été réinvestis dans l'indice. Si je vous posais la question à savoir quelle formation politique, entre les démocrates plus « socialistes » et les républicains plus « capitalistes » vous préférez avoir en charge alors que vous avez des investissements américains en jeu, vous me diriez possiblement que le choix est évident et que les « capitalistes » offrent assurément de meilleurs rendements boursiers, puisqu’ils offrent de meilleurs politiques pour les entreprises. Or, ce n’est pas le cas. Si l’on regarde les résultats ci-dessous, autant du point de vue individuel que collectifs, les démocrates offrent de meilleurs rendements. De plus, tel que présenté dans le graphique ci-dessous, les retours annualisés sont plus importants de 9.2% dans le cas d’un gouvernement démocrate. En regardant le premier tableau, on remarque que les trois seuls présidents avec des rendements négatifs lors de leur mandat : George W. Bush, Richard Nixon et Hebert Hoover, étaient tous républicains, ce qui a fait baisser les rendements globaux des républicains. Enfin, les retours de Hoover à l'époque de la Grande Dépression ont été si négatifs qu’il pourrait être pertinent de regarder les retours du parti sans celui-ci. En excluant Hoover, les rendements moyens des républicains sont de 8.8%, toujours en déca des démocrates. Naturellement, bien que ce soit un exercice intéressant, les cycles économiques importent probablement beaucoup plus aux investisseurs que les cycles électoraux. Les deux derniers présidents démocrates, Barack Obama et Bill Clinton, ont présidé deux des plus longues expansions économiques de l'histoire. Clinton a pris le relais après la récession de 1991 avec des valorisations modestes, et a vu une bonne performance des marchés boursiers pendant son mandat dans laquelle on a pu assister à la bulle technologique. Obama a pris le relais au milieu de la crise financière mondiale avec des valorisations faibles et a connu huit années de rendements totaux positifs pendant son administration. Finalement, certains pourraient argumenter que les rendements républicains ont été entraînés vers le bas par des performances négatives en fin de mandat (1991, 2008) lorsque le marché s'inquiétait d'un éventuel basculement vers la « gauche » si un démocrate gagnait l'élection. Considérant que nous tombons ici dans la spéculation et que les marchés boursiers sont un important mécanisme d’anticipation, il est raisonnable de penser que cela était déjà escompté. En somme, pour répondre à la question posée en introduction, statistiquement parlant, il est peu probable que le simple fait que ce soit un démocrate qui puisse entrer au pouvoir cet automne fasse chuter les marchés. Naturellement, si s’agit toujours d’une question de gestion des attentes en bourse! Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources: https://www.marketwatch.com/story/ireland-to-order-facebook-to-stop-sending-eu-users-data-to-us-2020-09-09 https://seekingalpha.com/news/3612615-eu-regulator-orders-facebook-to-stop-transferring-user-data-to-america-wsj?utm_medium=email&utm_source=seeking_alpha&mail_subject=fb-eu-regulator-orders-facebook-to-stop-transferring-user-data-to-america-wsj&utm_campaign=rta-stock-news&utm_content=link-1 https://seekingalpha.com/article/4369679-stock-market-performance-president. Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### SLD-HM Mobile IMPORTANT : SLD-HM (MOBILE) dans le but d’intervenir en dehors des heures régulières de marché (avant 9 :30 ou après 16 :00) pour permettre du ‘trading’ hors marché sur des positions existantes, principalement lors de dévoilement de résultats financiers (earning), occasionnellement des SLD-HM pourraient être déplacés pour des dates et d’heures convenantes pour des stratégies hors marché, donc soyez très attentifs aux dates et heures des SLD-HM annoncés ci-bas ### Pourquoi est-ce que les États-Unis ne peuvent pas se débarrasser de WeChat ? Pourquoi est-ce que les États-Unis ne peuvent pas se débarrasser de WeChat ? Dans le billet de la semaine dernière, nous faisions mention que les États-Unis désiraient s’attaquer aux médias sociaux chinois tels que WeChat et TikTok. Or, ce que nous gardions dans notre manche pour le billet de cette semaine était que, bien que cela pourrait sembler positif pour les États-Unis de l’extérieur, le point de vue interne est tout autre. En effet, l’une des entreprises phares des États-Unis, Apple inc. (NASDAQ : AAPL), est beaucoup plus dépendante à WeChat que nous pourrions le penser. Selon l’analyste spécialisé sur le marché chinois Ming-Chi Kuo, dans le pire des cas, les livraisons annuelles mondiales d'iPhone d'Apple pourraient baisser de 25 à 30% si l’entreprise était obligée de supprimer WeChat de son App Stores à travers le monde. Il ne faut pas oublier que WeChat est extrêmement populaire auprès des utilisateurs d'appareils mobiles chinois et compte plus de 1,2 milliard d'utilisateurs actifs par mois au travers le monde. En revanche, ces estimations pessimistes sont dans le cas où WeChat serait banni de l’App Store. Dans l’éventualité où elle serait uniquement bannie du marché américain, on estime que les livraisons mondiales d'iPhone seraient affectées de 3 à 6%, les autres produits Apple étant affectés par moins de 3%. Il est important de noter que bien que Apple ne ventile pas ses expéditions d'iPhone par région, mais seulement l’ensemble de ses ventes, la Chine a représenté un peu plus de 15% du chiffre d'affaires total d'Apple au cours du trimestre de juin, ce qui en fait une part importante de l'activité du géant américain. D’ailleurs, selon des rumeurs rapportées par l'analyste de Wedbush, Daniel Ives, l'administration Trump permettrait à Apple (NASDAQ: AAPL) de maintenir WeChat en Chine, rassurant les investisseurs. Naturellement, le président Trump étant connu pour ses changements d’idée rapide, cela reste à confirmer. À l’annonce de cette nouvelle, le titre a bondi de 1.9% atteignant 506.83$. En somme, considérant ces informations, la guerre technologique entre les États-Unis et la Chine prend une importance tout autre, venant toucher les entreprises phares du secteur américain. Il sera alors encore une fois très intéressant de prêter attention aux décisions du Président américain, M. Donald Trump, particulièrement dans un contexte électoral. Deux phénomènes psychologiques en bourse : le FOMO et le FOJI En tant que négociants actifs et investisseur, il y a deux phénomènes mentaux l’un aussi nuisible que l’autre que nous nous devons absolument apprendre à éviter : le FOMO et le FOJI. Le premier se définissant comme « fear of missing out » ou la peur de manquer une opportunité et le second comme « fear of joining in » la peur d’entrer dans une position par peur de perdre de l’argent. En effet, le « FOMO » peut se matérialiser par l’achat d’une position trop importante parce que vous pensez que vous manquez l'opportunité d'une vie et bien que le « FOJI » » peut réussir à vous empêcher de faire une erreur, cela peut être beaucoup plus dommageable si nous examinons les opportunités manquées à long terme. Lorsque l’on comprend bien les deux phénomènes (et que l’on s’est identifié à un des deux, voire les deux) il est important de comprendre comment les éviter ou les neutraliser. Tout d’abord, il est fondamental au succès en bourse de laisser ses émotions de côté lorsque l’on transige. Une transaction ne devrait pas être prise sur l’émotion de la peur, sur l’adrénaline ou même dans le but de sortir d’un moment d’ennui. La négociation active, particulièrement la négociation active profitable (ce que l’on souhaite), est le fruit de l’exécution d’un plan de match clair, net et précis. Ce plan de match devrait être en mesure de vous permettre d’établir un modèle ou une situation qui se répète et qui vous permet de générer du rendement. De plus, ce fameux plan de match devrait normalement être composé d’au moins 4 éléments : la taille de sa position, un point d’entrée, avec une explication de ce point d’entrée, un arrêt sur perte et finalement, un arrêt sur profit. À la suite de l’établissement de ce plan de match, vous devriez idéalement être en mesure de comprendre le cœur de la chose : pourquoi êtes-vous entré en position ? Finalement, un élément qui peut également vous aider à vous débarrasser du « FOMO » et du « FOJI » est l’analyse de vos transactions. Si vous comprenez profondément la raison pour laquelle vous êtes entré en position, prendre position ne devrait qu’être un geste simple et mécanique, qui ne génère pratiquement aucune émotion. De ce fait, à la suite d’une transaction, l’analyse de cette dernière vous permettra d’établir vos erreurs, vous perfectionner et développer la confiance en ce fameux plan de match. Remaniement au sein du Dow Jones 30 Lundi, nous apprenions que le Dow Jones Industrial Average serait en train de subir un important remaniement pour compenser la perturbation des proportions de l’indice suite à la division des actions d'Apple (NASDAQ : AAPL). Ainsi, Salesforce (NYSE : CRM), Amgen (NASDAQ : AMGN) et Honeywell international (NYSE : HON) rejoindront le Dow (INDEX : INDU), en remplacement d'Exxon Mobil (NYSE : XOM), Pfizer (NYSE : PFE) et Raytheon (NYSE : RTX). Les modifications apportées à l'indice de référence, qui représente 30 actions, ont été mises en place pour compenser la division des actions 4 en 1 d'Apple (NASDAQ : AAPL), qui entre en vigueur le 31 août. Cette division aurait réduit la pondération de l'indice du secteur technologique, c’est pourquoi l'ajout de Salesforce aidera à maintenir l'équilibre approprié. De plus, les nouveaux ajouts « aideront également à diversifier l'indice en supprimant le chevauchement entre des sociétés de même envergure et en ajoutant de nouveaux types d'entreprises qui reflètent mieux l'économie américaine » , selon S&P. Les modifications apportées à l'indice entreront en vigueur le 31 août. Quoiqu’importants, ces changements ne viendront pas changer le niveau de l’indice. En revanche, le Dow Jones devient ainsi un indice possédant plus d’entreprises de technologie et moins de firmes pétrolières, augmentant ainsi son potentiel de performance si on se fie aux récentes tendances boursières. Le Dow Jones étant conçu comme moyen de mesurer la force ou la faiblesse de l'ensemble du marché boursier américain, les changements de lundi soulignent des changements plus larges dans l'économie américaine, notamment la grande force des géants technologique. Finalement, il est important de noter que lorsque l’on ajoute une nouvelle entreprise à un indice, cela peut avoir un certain effet sur son titre. En effet, ayant 21 milliards d’investis dans le fond négocié en bourse qui suit l’indice (le DIA), tous ces fonds devront acheter des actions des compagnies qui entrent dans l’indice. Tous ces achats peuvent faire monter le cours de l'action dans une certaine mesure. À l'inverse, les actions retirées d'un indice peuvent voir leurs prix baisser. Naturellement, ces effets sont applicables à court terme uniquement. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Source : https://seekingalpha.com/article/4207106-fomo-vs-foji-greed-vs-fear-revisited https://www.macrumors.com/2020/08/10/kuo-wechat-ban-iphone-shipments/ https://seekingalpha.com/news/3603522-apples-iphone-shipments-fall-30-on-wechat-ban-analyst?fbclid=IwAR0y1x0KPiYRcymOFQB0O96wHlMZQ8pEH3ADWFqin1yzeJcCS3VEuIVaxPc https://seekingalpha.com/news/3602648-trump-signs-orders-targeting-tiktok-wechat-tencent-drops-in-hong-kong https://seekingalpha.com/news/3608275-apples-iphones-in-china-safe-from-wechat-impact-wedbush?utm_medium=email&utm_source=seeking_alpha&mail_subject=aapl-apple-s-iphones-in-china-safe-from-wechat-impact-wedbush&utm_campaign=rta-stock-news&utm_content=link-1&fbclid=IwAR195UuZBApe6jJKOV9XfcpESsbMLYg7YCUAS6-H3U0FumhV7HLk8zt9-lw https://seekingalpha.com/news/3608387-dow-jones-index-shakeup-salesforce-amgen-honeywell-in-exxon-mobil-pfizer-raytheon-out https://www.cnn.com/2020/08/24/investing/dow-jones-salesforce-amgen-honeywell/index.html https://www.cnbc.com/dow-30/ https://www.seattletimes.com/business/the-motley-fool-the-effect-when-a-stock-is-added-or-removed-from-indexes/ https://www.wealthsimple.com/en-ca/learn/dow-jones-etfs Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Apple dépasse les 2 billions de dollars de capitalisation boursière Apple dépasse les 2 billions de dollars de capitalisation boursière Le géant américain de la technologie Apple inc. (NASDAQ : AAPL) a atteint une capitalisation boursière de 2 billions de dollars américains mercredi, doublant sa valorisation en un peu plus de deux ans. Il s’agit de la première entreprise américaine cotée en bourse à atteindre le cap des 2 000 milliards de dollars, dépassant ses compétiteurs directs. Ainsi, le cours de l'action d'Apple a atteint 467,77 $, ce qui l'a poussé au-dessus d'une capitalisation boursière de 2 billions de dollars juste avant 11 h mercredi. D’ailleurs si on se rappelle, la société a enregistré un troisième trimestre historique fin juillet, avec un chiffre d'affaires de 59,7 milliards de dollars et une croissance dans les deux chiffres de ses segments de produits et services, et cela, malgré la fermeture de la majorité de ses magasins due à la covid-19. D’ailleurs, si l’on regarde sur le graphique ci-dessous, le titre est fortement haussier pour l’année, avec près de 60% de gain, malgré la petite baisse occasionnée par le coronavirus. De plus, l’entreprise a également récemment annoncé qu’elle allait séparer ses actions pour un ratio 4 pour 1. Ce qui signifie que si vous possédez une action d'Apple, le 24 août, la division des actions vous en rapportera trois de plus. C’est cependant le 31 août, soit la date à laquelle la négociation commencera sur une base ajustée en fonction de la scission d’action que vous pourrez le constater dans votre compte. De ce fait, si on se rappelle dernier billet écrit sur le sujet, généralement un « split » ou fractionnement d’action est vu d’une façon positive par les marchés. Bien qu’en théorie cela ne devrait pas avoir d’effet sur le cours d’une action, elle se traduit souvent par un regain d’intérêt des investisseurs, ce qui peut avoir un impact positif sur le cours de l’action. Naturellement, cet effet peut être temporaire, cependant le fait demeure que le fractionnement des actions par des entreprises de qualité est un excellent moyen pour l’investisseur moyen d’accumuler un nombre croissant d’actions dans ces compagnies. En somme, Apple étant une entreprise de grande qualité, il ne serait pas surprenant que cela aide à la poursuite du momentum haussier de la firme. La Chine accuse les États-Unis de nuire au commerce international! La Chine a accusé Washington cette semaine de nuire au commerce mondial avec leurs sanctions qui menacent de paralyser le géant de la technologie Huawei. Du même souffle, elle a également déclaré mardi qu'elle protégerait les entreprises chinoises. Cependant, elle n'a donné aucune indication de représailles possibles pour le moment. Les sanctions confirmées lundi par le département du Commerce des États-Unis restreignent les fournisseurs américains de Huawei de fournir des pièces à ce dernier. C’est ainsi que Huawei Technologies ltée se retrouve au centre d’une dispute qui ne va qu’en s’envenimant entre Washington et Pékin sur la technologie et la sécurité. Les responsables américains affirment que Huawei représente un risque pour la sécurité, ce que la société nie, et font pression sur les Européens et d’autres alliés pour éviter l’entreprise chinoise lors de mise à niveau vers les réseaux de nouvelle génération, entre autres la 5G. D’ailleurs, si on se souvient bien, le conflit s’est également propagé pour inclure les réseaux sociaux TikTok et le service de messagerie WeChat, dont le gouvernement américain a déclaré qu’ils comportaient des risques de sécurité susceptibles de donner des informations personnelles sur les utilisateurs américains aux autorités chinoises. Cette situation semble mettre beaucoup de pression sur les entreprises chinoises, qui depuis plusieurs semaines ont peine à continuer à s’apprécier. Si l’on regarde par exemple, la plateforme de vente en ligne Alibaba (NYSE : BABA), elle consolide en triangle symétrique, ainsi, il sera important de surveiller de quel coté il pourrait percer. Cela pourrait donner une direction plus claire au titre. Ensuite, il y a également le conglomérat Tencent (OTC : TCEHY), qui possède entre autres l’application WeChat, qui a relativement bien corrigé dans les dernières semaines, étant en baisse d’environs -10% de son sommet. Bref, l’évolution de cette situation sera à surveiller dans les prochaines semaines, avec les élections américaines qui approchent à grands pas. Pourquoi prendre une formation pour devenir « swing trader » ? Dans les derniers mois, le confinement a amené un grand nombre de personnes à s’intéresser à la négociation active. En effet, on peut voir une recrudescence importante du nombre d’ouvertures de compte chez les différents courtiers à escompte. Or, bien que pour plusieurs, le trading rime avec « rester devant ses écrans toutes la journée », il est erroné de penser que c’est le cas de tous. Ainsi, c’est pourquoi le « swing trading » ou négociation multiséance gagne également, du même coup, en popularité. La plupart d’entre vous sont déjà familiers avec le concept du « swing trading », sans nécessairement savoir qu’il porte ce nom. Un « swing trader » est un négociant qui favorise une approche « multi séance », donc qui n’a pas nécessairement le temps de gérer ses positions en direct sur les marchés, mais qui, grâce à une gestion préalable serrée, est en mesure de tout de même négocier activement. Son horizon d’investissement va de quelques jours à quelques semaines. Toutefois, pour devenir un négociant actif profitable, cela nécessite plus de connaissances que l’on pourrait le penser. En effet, un négociant actif doit être en mesure de se faire un plan de match bien établi et solide pour que ses positions se gèrent sans exiger son attention continue chaque jour. D’une part, le premier avantage de suivre une bonne formation en « swing trading » est d’être en mesure de se créer ce fameux solide plan. Habituellement, cela est composé minimalement de 4 choses. Tout d’abord, déterminer la taille de sa position. Ensuite, un point d’entrée, avec une explication de ce point d’entrée, un arrêt sur perte et finalement, un arrêt sur profit. Ainsi, avec une formation de qualité vous serez en mesure d’apprendre à calculer la taille de position que vous pouvez vous permettre, et tous les points d’entrée et de sortie nécessaire. De plus, cettedite formation devrait idéalement vous permettre d’être en mesure de comprendre le cœur de la chose, soit pourquoi vous êtes entré en position. D’une seconde part, une formation en « swing trading » sera en mesure de vous apprendre à apprivoiser les plateformes transactionnelles qui permettent d’appliquer votre plan de match. En effet, toutes les plateformes transactionnelles ne sont pas égales, ainsi trouver la bonne plateforme et apprendre à bien s’en servir est essentiel au succès d’un négociant actif. Finalement, bien qu’apprendre à se faire un plan de match solide et l’appliquer avec discipline est fondamental au succès en swing trading, tout cela ne sert à rien sans le bon titre. Pour cette raison, la dernière cause pourquoi il est essentiel de suivre une formation en « swing trading » est qu’elle vous permettra de bien identifier les bons titres à transiger. De cette façon, votre plan de match et votre exécution seront optimisés. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : Manuel action 5 jours DayTrader Canada https://www.cnbc.com/2020/08/19/apple-reaches-2-trillion-market-cap.html https://seekingalpha.com/news/3605238-apple-tops-2-trillion-in-market-cap?utm_medium=email&utm_source=seeking_alpha&mail_subject=aapl-msft-apple-tops-2-trillion-in-market-cap&utm_campaign=rta-stock-news&utm_content=link-1 https://www.forbes.com/sites/petercohan/2020/07/31/3-reasons-apple-stock-split-is-a-buying-opportunity/#68dd96237af1 https://daytradercanada.com/billet-boursier/malgre-les-mauvaises-donnees-economiques-gilead-vient-sauver-les-marches/ https://www.cbc.ca/news/business/china-trade-united-states-huawei-1.5690379?cmp=rss https://fr.wikipedia.org/wiki/Tencent_Holdings https://www.bbc.com/news/business-45899310 Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### De la théorie à la pratique : la rotation des secteurs s’amorce ! De la théorie à la pratique : la rotation des secteurs s'amorce! Cette semaine fut le théâtre d’un phénomène très intéressant en Bourse : une rotation sectorielle. En effet, tel que mentionné dans le billet d’il y a deux semaines prévoyant l’apparition de cette rotation, nous avons pu assister à une baisse du secteur technologique, des télécommunications et de la santé pour favoriser les secteurs ayant moins bien performé depuis le début de l’année, soit le secteur financier, industriel, la consommation de base et même l’énergie. À mi-semaine, soit mercredi, les secteurs ayant le plus performé étaient le secteur industriel avec + 3.35%, le secteur de l’énergie avec 3.52% et le secteur financier avec 3.02%. On peut décrire cette rotation comme étant une transition de secteur dit plus « risqués » à des secteurs dit « moins risqués ». Soit, une baisse de risque généralisée sur les marchés. Tout d’abord, cela peut être attribuable au fait que nous soyons très près d’un haut de tous les temps sur le S&P500. Les acteurs de marché désirant abaisser leur risque déplacent une partie de leur capital vers des secteurs historiquement moins risqués. Ensuite, un autre indicateur de risque sur les marchés est le cuivre. En raison des applications répandues du cuivre dans la plupart des secteurs de l'économie, ayant sa place autant dans la vie courante que les industries, la demande de cuivre est souvent considérée comme un indicateur avancé de la santé économique. D’ailleurs, une étude de la banque néerlandaise ABN AMRO publiée en 2014 a étudié la corrélation entre les prix du cuivre et un certain nombre de mesures de l'activité économique mondiale. L'analyse statistique montre une forte corrélation entre les prix du cuivre et le commerce mondial, la croissance du PIB régional en Chine, aux États-Unis et dans l'Union européenne, ainsi que les prix du pétrole et de l'or. Ainsi, vendredi dernier, on a pu voir le prix du cuivre chuter drastiquement après avoir beaucoup monté depuis le début de l’année. On peut voir ici un indicateur qu’une rotation de secteur était imminente. En somme, ce genre de phénomène est courant en Bourse, il sera alors très important de surveiller un retour du risque dans le but de profiter d’un retour à la hausse des entreprises des secteurs de la technologie, de la santé et des télécommunications. Capsule: la Stochastique RSI La stochastique RSI (StochRSI) est un indicateur utilisé pour l'analyse technique qui varie entre zéro et 100 (ou zéro et 1 sur certaines plates-formes) et est créé en appliquant la formule de l'oscillateur stochastique[1] à un ensemble de valeurs d'indice de force relative (RSI) plutôt qu'aux données de prix standard. L'utilisation des valeurs RSI dans la formule stochastique permet aux négociants de savoir si la valeur RSI actuelle est en zone surachetée ou survendue. De ce fait, la « StochRSI » considère qu’un titre est survendu lorsque la valeur tombe en dessous de 20, ce qui signifie que la valeur du RSI se négocie à l'extrémité inférieure de sa fourchette et que nous pourrions avoir atteint un bas ou une zone de consolidation. À l'inverse, une lecture supérieure à 80 suggère que le titre pourrait avoir atteint un sommet, alors une baisse ou une phase de consolidation pourrait être à prévoir. D’un point de vue interprétation, tel que démontré dans le segment inférieur du graphique ci-dessous, l’indicateur se présente généralement comme une ligne qui oscille entre deux zones : le surachat en haut de 80 et la survente en bas de 20. Les paramètres de base pour cet indicateur sont généralement K[2] : 3, D[3] : 3, longueur de RSI : 14 et longueur de stochastique : 14.  Or, de nombreux trader, lorsqu’ils prennent de l’expérience, modifient l’indicateur dans le but d’avoir de meilleurs signaux. De plus, il est très commun de voir les limites de zone de survente et surachat placées à 25 et 75, à la place de 20 et 80. Ainsi, ne vous gênez pas, avec le temps, de modifier les paramètres dans le but de mettre ces indicateurs à des niveaux qui correspondent mieux à votre style et vos interprétations. En somme, bien que la « StochRSI » soit un indicateur très pratique, se doit d’être utilisé en conjonction avec d'autres indicateurs techniques ou figures chartistes pour maximiser son efficacité, en particulier étant donné le nombre élevé de signaux qu'il génère. Une seconde vague de chèque d’aide aux États-Unis? Bien que des négociations intenses se déroulent actuellement entre les démocrates et les républicains, une chose sur laquelle ils semblent s'entendre est qu’une seconde série de chèques de 1 200 $ aux Américains, semblable aux paiements effectués ce printemps, est très probable. La question qui se pose naturellement est à savoir quel sera l’effet de ce nouveau chèque sur les marchés boursiers. Si l’on se base sur la première vague, une grande partie du chèque de ceux qui étaient admissibles au programme s’est retrouvé dans les marchés boursiers. En effet, selon la firme Yodlee qui a suivi les habitudes de dépenses des Américains à partir de début mars, il a été constaté que les comportements divergeaient vers la mi-avril, soit lorsque les chèques ont été envoyés, entre ceux qui ont reçu l’aide et ceux qui n'en ont pas reçu. Les personnes qui ont reçu un chèque ont augmenté leurs dépenses de 81% par rapport à la semaine précédente, et les données montrent qu'une partie des dépenses a été consacrée à l'achat de titres boursier. De ce fait, les personnes ayant un salaire entre 35 000 $ et 75 000 $ par an ont augmenté leurs transactions boursières de 90% de plus que la semaine précédente après avoir reçu leur chèque, selon les données. De plus, les Américains gagnant de 100 000 $ à 150 000 $ par an ont augmenté leurs achats de titre de 82% et ceux au revenu de plus de 150 000 $ ont transigé environ 50% plus qu’auparavant. En somme, cela pourrait occasionner encore une fois, une hausse de la liquidité dans les marchés, ce qui pourrait favoriser un biais haussier comme la première fois. D’ailleurs, si vous souhaitez suivre ce phénomène, il existe le site robintrack qui suit les apports de capitaux dans certains titres des utilisateurs de la populaire application Robinhood. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : [1] K=(H14−L14C−L14​)×100 [2] Valeur de la stochastique. La période à utiliser pour calculer le% K. 3 est la valeur par défaut. [3] % D = Pourcentage d'écart entre le prix et la moyenne des prix précédents (Momentum). La période à utiliser pour calculer le% D. 3 est la valeur par défaut. https://www.investopedia.com/terms/d/doctor-copper.asp https://daytradercanada.com/billet-boursier/la-grande-migration-financiere-un-mouvement-du-capital-a-venir/ https://www.investopedia.com/terms/s/stochrsi.asp Manuel action 5 jours de DayTrader Canada https://robintrack.net/popularity_changes?hoursAgo=168 https://www.cnbc.com/2020/05/21/many-americans-used-part-of-their-coronavirus-stimulus-check-to-trade-stocks.html https://www.cnbc.com/2020/08/11/heres-what-stimulus-checks-will-mean-for-your-2021-taxes.html https://www.cnbc.com/2020/08/12/are-second-1200-stimulus-checks-coming-heres-what-we-know.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’importance de la diversification L’importance de la diversification La diversification est une stratégie de gestion des risques qui consiste à combiner une grande variété d’investissements au sein du même portefeuille. Ainsi, un portefeuille diversifié contient une combinaison de types d'actifs et de véhicules d'investissement distincts dans le but de limiter l'exposition à un actif ou à un risque unique. La justification de cette technique est qu'un portefeuille constitué de différents types d'actifs produira, en moyenne, des rendements à long terme plus élevés et réduira le risque de tout placement ou titre individuel. En effet, lorsqu’il investit en Bourse, l’investisseur fait face à deux types de risques principaux. Le premier, le risque systématique ou risque du marché, est non diversifiable. Ce type de risque est général à l’ensemble des entreprises existantes. Les risques qui le composent sont entre autres les taux d'inflation, les taux de change, l'instabilité politique, la guerre, les taux d'intérêt et même, les pandémies. Ce type de risque n'est pas spécifique à une entreprise ou à un secteur en particulier, et il ne peut pas être éliminé ou réduit par la diversification. Le second type de risque auquel l’investisseur s’expose, le risque non systématique, est spécifique à une entreprise, un secteur, un marché, une économie ou un pays. Il peut donc être réduit grâce à la diversification. Les sources les plus courantes de risque non systématique sont le risque commercial et le risque financier. Ainsi, l'objectif est d'investir dans divers actifs afin qu'ils ne soient pas tous affectés de la même manière par les événements de marché. Si, par exemple, vous n’aviez que des titres du secteur de l’aviation avant la crise créée par la COVID-19, votre portefeuille a fortement souffert considérant que le fond négocié en Bourse représentant ce secteur, le « The U.S. Global Jets ETF (ARCA : JETS) », est en baisse de près de -50% pour l’année. Or, dans le cas où vous auriez diversifié vos investissements et mis une partie de ceux-ci dans un autre secteur, par exemple dans les titres de technologies, votre portefeuille se porterait déjà mieux, considérant que le secteur des technologies américaines représenté par le fonds négocié en bourse « Technology Select Sector SPDR Fund (ARCA : XLK) » a performé de près de 25% depuis le début de l’année. Naturellement, il n’y a pas que des avantages à diversifier son portefeuille. En effet, il est à noter que plus un portefeuille possède de titres, plus sa gestion prendra du temps et plus il sera coûteux de le maintenir, car l'achat et la vente de nombreux titres différents entraînent davantage de frais de transaction et de commissions de courtage. Plus fondamentalement, la stratégie de répartition de la diversification fonctionne dans les deux sens, réduisant à la fois le risque et le rendement possible. Cependant, le rendement par unité de risque est nettement meilleur. En somme, il y a différente façon de diversifier son risque. Que ce soit en souhaitant se protéger de l’inflation ou des taux d’intérêts US/CAD, la diversification permet de maximiser son portefeuille. TikTok aux mains de Microsoft Microsoft (NASDAQ : MSFT) aura six semaines pour conclure l'une des transactions les plus étranges de l'histoire de l'industrie technologique. En effet, dimanche dernier, l’entreprise technologique a annoncée publiquement qu'elle était en pourparlers avec le président Trump pour acheter une portion de TikTok à sa société mère chinoise ByteDance. Il faut se rappeler que pendant des mois, Trump a soulevé des problèmes de sécurité nationale à propos de TikTok, menaçant même d'interdire l'application, et maintenant il présente sa vente à Microsoft comme étant la dernière chance pour conserver le populaire réseau social aux États-Unis. Si l’accord est conclu, cela donnerait à Microsoft une nouvelle entrée sur le marché des réseaux sociaux et résoudrait une variété de problèmes de sécurité nationale américaine entourant la nouvelle popularité de TikTok. Or, il faut noter qu’il y a un problème au cœur de l’accord qui semble échappé au regard de tous. Personne n'a jamais divisé un réseau social géographiquement, encore moins sous la menace d'une interdiction nationale d’un président. Éloigner les États-Unis, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande du reste de TikTok serait extrêmement difficile, et même si cela réussissait, cela laisserait à Microsoft un réseau social sous-dimensionné et étrangement régional, présentant d'importants défis technique et financier. Naturellement, cela peut paraitre intéressant pour Microsoft. Comme vous pouvez vous en douter, le marché de la publicité en ligne se développe rapidement, augmentant d'environ 16% en 2019, selon eMarketer. Alors que la croissance devrait ralentir cette année, le marché pourrait rebondir fortement en 2021, avec une croissance projetée à environ 17%. De ce fait, en acquérant TikTok, Microsoft pourrait avoir une chance de devenir un acteur de premier plan dans l'espace publicitaire numérique, soutirant des parts de marchés à Facebook et Google. TikTok compterait jusqu'à 80 millions d'utilisateurs aux États-Unis, sa base s'étant développée rapidement ces derniers mois, la pandémie de COVID-19 obligeant plus de personnes à se tourner vers les applications et les réseaux sociaux pour se divertir. En somme, cette concession de la Chine représente tout de même un bon pas dans une possible réconciliation des relations Sino-Américaines. De plus, cette transaction sera très intéressante à suivre dans les prochains mois, principalement dans le but d’observer comment la séparation pourra se réaliser. Disney surpasse les attentes en termes de nouveaux abonnés Disney + Mardi soir dernier, la populaire entreprise américaine Disney révélait les résultats financiers du dernier trimestre. Contre toutes attentes, l’entreprise bien connue pour ses parcs thématiques devient maintenant un joueur important dans la diffusion de contenu télévisuel. En effet, le président directeur général de Disney, Bob Chapek, a déclaré mardi que Disney + comptait désormais plus de 60 millions d'abonnés. Disney a lancé son service de diffusion en novembre 2019, soit il y a moins d'un an. À l'époque, Disney estimait que Disney + compterait entre 60 et 90 millions d'abonnés d'ici 2024. Avec l’aide du confinement occasionné par la COVID-19, elle a atteint cet objectif quatre ans plus tôt. De plus, un élément clé de cette période est que c'est également à ce moment que Disney avait prédit que le service deviendrait rentable. Ainsi, plus d'abonnés signifie probablement que le service sera rentable plus tôt. D’ailleurs, cela signifie que Disney entre maintenant dans une nouvelle phase. La phase de rétention des abonnés. Or, il ne faut pas penser que Disney + ne pourra pas continuer de croitre, n’étant même pas encore présent dans de nombreux pays européens. Cela signifie plutôt que Disney peut commencer à se concentrer sur la création de nouveau contenu au-delà de ses films et émissions présent dans sa bibliothèque fiable actuelle. L’arrivée à cette phase est un énorme avantage par rapport à HBO Max d'AT&T, Peacock de Comcast et ViacomCBS, qui doivent encore penser à la distribution, au marketing et partenariats pour augmenter le nombre d'abonnés sur leurs chaines respectives. En somme, avec des données comme ces dernières, l’impact de la pandémie sur Disney pourrait être bien moins grave que prévu. En effet, même si le segment des parcs thématiques est incontestablement mis à rude épreuve, une profitabilité au niveau du service de télédiffusion pourrait venir calmer les inquiétudes de Wall Street sur le futur de cette entreprise. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.usglobaletfs.com/fund/jets/ https://www.investopedia.com/investing/importance-diversification/#:~:text=Diversification%20can%20help%20an%20investor,of%20an%20asset%27s%20price%20movements.&text=You%20can%20reduce%20the%20risk,diversify%20among%20different%20asset%20classes. https://www.investopedia.com/terms/d/diversification.asp https://www.etf.com/XLK https://www.forbes.com/sites/greatspeculations/2020/08/04/why-does-microsoft-want-to-buy-tiktok/#6f06ec4b2193 https://www.theverge.com/2020/8/4/21354255/microsoft-tiktok-trump-ban-bytedance-china-us-canada https://www.nbcnews.com/news/china/u-s-china-relations-are-under-unprecedented-strain-says-chinese-n1235843 https://www.cnbc.com/2020/08/05/disney-streaming-subscribers-shows-massive-growth.html https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2020-08-04/disney-heurte-par-la-pandemie-met-le-paquet-sur-la-diffusion-en-continu.php https://thewaltdisneycompany.com/disneys-q3-fy20-earnings-results-webcast/ Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La grande migration financière : un mouvement du capital à venir ? La grande migration financière : un mouvement du capital à venir ? Après l’importante hausse des titres du secteur de la technologie (le NASDAQ étant en hausse de plus de 20% en 2020) depuis la reprise de mars, il est pertinent de se demander s’il est maintenant temps pour d’autres secteurs de performer à leurs tours. En effet, le contexte de bas taux d’intérêt et d’une possible réduction du goût pour le risque pourrait favoriser des secteurs tels que les services utilitaires, la consommation de base et possiblement le secteur financier. Une stratégie qui profite de ces mouvements de capitaux porte le nom de « stratégie de rotation sectorielle ». Tel que son nom l’indique, une stratégie de rotation sectorielle consiste à déplacer ses capitaux investis dans des actions d'un secteur à un autre alors que les investisseurs et les traders anticipent une prochaine étape du cycle économique ou un événement favorisant un certain secteur. De plus, ce genre de cycle peut également se produire lorsqu’un secteur auparavant fort perd de son momentum, comme le secteur des technologies. D’ailleurs, il est bon de tenir en tête que généralement, les marchés financiers tentent de prédire l'état de l'économie de trois à six mois d’avance. Cela signifie que le cycle du marché est généralement bien en avance sur le cycle économique. Ce constat m’est apparu alors que j’ai pu apercevoir chez certains titres majeurs de ces secteurs, d’importante hausse à venir. Tout d’abord, tel que le présente le graphique ci-dessous, un titre québécois bien connu, faisant partie du secteur de la consommation de base, Alimentation Couche-Tard (TSX : ATD.B). Grâce au graphique ci-dessus, on peut clairement apercevoir qu’il semble en formation de « breakout » ou d’explosion à la hausse. Ensuite, le même genre de modèle semble se dessiner chez Procter and Gamble (NYSE : PG), une autre entreprise œuvrant dans le secteur de la consommation de base. En ce qui concerne les services utilitaires, un autre joueur très important, Nextera Energy (NYSE : NEE), semble également présenter le même modèle de « breakout ». D’ailleurs, si vous vouliez en apprendre plus sur ce titre, nous en avons fait la mention dernièrement dans le billet boursier : Comment profiter des sources d’énergie de demain?  Finalement, un autre titre que nous surveillons, Brookfield Renewable Partners (NYSE: BEP), semble vouloir exploser à la hausse, à la suite du repli sur son triangle symétrique en jours. Or, dans le cas de BEP, l’entreprise s’apprête à réaliser une « scission » d’actions, ce qui signifie que le titre « BEP » pourrait diminuer au profit de « BEPC » le nouveau titre créé. Ce sera alors à surveiller. En somme, de nombreux autres titres semblent vouloir adopter le même exemple que les titres présentés ci-haut. Ainsi, ces titres pourraient être pertinents à mettre sur votre radar pour les prochaines semaines et mois, et vous aideront à bénéficier d’une éventuelle rotation sectorielle. Qu’est-ce qu’un « spin-off »? Tel que mentionné plus haut dans l’exemple de Brookfield Renewable Partners, un « spin-off » ou une « scission » est lorsqu'une entreprise crée une nouvelle société indépendante en vendant ou en distribuant de nouvelles actions de son entreprise existante. Une entreprise crée un spin-off en espérant qu'elle vaudra plus en tant qu'entité indépendante. Cette manœuvre est également connue sous le nom de « spin-out » ou « starbust ». Tout d’abord, il faut savoir qu’une entreprise « mère » se séparera d'une partie de ses activités si elle s'attend à ce que cela soit lucratif pour elle. Ainsi, le « spin-off » aura une structure de gestion distincte et un nouveau nom, mais il conservera les mêmes actifs, propriété intellectuelle et ressources humaines. L’entreprise « mère » continuera de fournir un soutien financier et technologique à cette nouvelle entité dans la plupart des cas. Une entreprise peut réaliser une scission afin de pouvoir concentrer ses ressources et mieux gérer la division qui a un potentiel à plus long terme. Les entreprises qui souhaitent rationaliser leurs opérations vendent souvent des filiales moins productives ou non liées en tant que « spin-off ». Par exemple, une entreprise peut se séparer d'une de ses unités commerciales matures qui connaissent peu ou pas de croissance afin de pouvoir se concentrer sur un produit ou un service offrant de meilleures perspectives de croissance. Alternativement, si une partie de l'entreprise est dirigée dans une direction différente et a des priorités stratégiques qui ne concordent plus avec celles de la société mère, elle peut être scindée afin qu'elle puisse dégager de la valeur pour ses actionnaires en tant qu'opération indépendante. D’un point de vue pratique pour les actionnaires, une scission se produit en distribuant 100% de participation dans cette nouvelle entreprise sous forme de dividende en actions aux actionnaires de la firme déjà en place. L’entreprise existante peut également offrir à ses actionnaires une réduction pour échanger leurs actions de la société mère contre des actions de la scission. Par exemple, un investisseur pourrait échanger 100 $ des actions de la société mère contre 110 $ des actions de la scission. Les « spin-offs » ont tendance à augmenter les rendements pour les actionnaires sur le long terme puisque les entreprises nouvellement indépendantes peuvent mieux se concentrer sur leurs produits ou services spécifiques. Or, le jour même de la scission, il faut savoir que lorsque l’entreprise scindée (l’entreprise « mère ») ouvrira le matin de la scission, le cours de l'action de la société mère baissera de la valeur égale à celle de la nouvelle société, désormais séparée de la société mère. De plus, en temps normal, la valeur perdue sera reflétée dans le cours de l'action de la nouvelle société. En somme, si vous vivez un jour une scission, vous devrez alors décider quoi faire des deux actions. Naturellement, vous pouvez conserver les actions des deux sociétés ou décider de vendre l'une ou l'autre. En revanche, il est important de noter que les deux sociétés se doivent d’être évaluées sur le potentiel d'investissement de chacune. Les États-Unis officiellement en récession Jeudi matin, nous apprenions officiellement que l'économie américaine avait subi sa plus forte contraction depuis les années 1940 au deuxième trimestre, avec un produit intérieur brut qui a reculé de 9,5% au deuxième trimestre par rapport au premier, une baisse qui équivaut à un rythme annualisé de 32,9%. Il s’agit de la plus forte baisse annualisée des enregistrements trimestriels depuis 1947, mais celle-ci se compare favorablement aux estimations des analystes qui visaient une contraction de 34,5%. De plus, les dépenses individuelles, qui représentent environ les deux tiers du PIB, ont chuté de 34,6% en rythme annualisé, ce qui est également le plus élevé jamais enregistré. Or, il est important de noter que les données présentées ci-haut sont sorties en deçà des attentes des analystes. Ces derniers s’attendant à une baisse de -34.7%. Pour établir l’importance de la baisse que nous venons de vivre, je vous invite à jeter un coup d’œil au graphique ci-bas : En revanche, bien que ces chiffres semblent alarmants, il faut se rappeler que nous vivons actuellement une période où la Réserve fédérale américaine est prête à tout pour supporter les marchés. D’ailleurs, elle l’a encore mentionné mercredi lors de la rencontre du comité de la Réserve fédérale. Ce soulignement de leur intention de stimuler vient supporter la thèse haussière sur les marchés américains. Finalement, le revenu personnel a également grimpé en flèche, en grande partie grâce aux paiements faits par le gouvernement associé à la pandémie de coronavirus. Le revenu personnel en dollars courants a été multiplié par plus de six pour atteindre 1,39 billion de dollars, tandis que le revenu personnel disponible a grimpé de 42,1% à 1,53 billion de dollars. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.investopedia.com/articles/trading/05/020305.asp https://daytradercanada.com/billet-boursier/quelle-sera-la-future-forme-denergie/ https://www.investopedia.com/investing/alternative-energy-stocks/ https://www.barchart.com/etfs-funds/quotes/XLU/constituents https://www.investopedia.com/terms/s/spinoff.asp https://finance.zacks.com/effect-spinoff-stock-price-7729.html#:~:text=Share%20Value%20Drop,price%20of%20the%20new%20company. https://www.investopedia.com/ask/answers/032415/how-do-spinoffs-impact-investors-both-parent-and-subsidiary-companies.asp https://www.investopedia.com/articles/stocks/09/parents-and-spinoffs.asp https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-07-30/u-s-economy-shrinks-at-record-32-9-pace-in-second-quarter https://www.marketwatch.com/story/us-gdp-likely-sank-a-record-35-in-the-2nd-quarter-after-coronavirus-ravaged-the-economy-2020-07-29 https://www.cnbc.com/2020/07/30/us-gdp-q2-2020-first-reading.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le cycle électoral et la bourse : un curieux duo Le cycle électoral et la bourse : un curieux duo Comprendre la théorie du cycle électoral présidentiel L’auteur Yale Hirsch a publié la première édition de « l'Almanach des négociants en bourse » en 1967. Le guide est rapidement devenu un outil populaire pour les négociants intra séance et les gestionnaires de fonds qui l’utilisaient dans l'objectif de maximiser leurs rendements en identifiant les différentes phases du marché boursier. D’ailleurs, « L'almanach » a introduit un certain nombre de théories financières bien connu, notamment le «rallye du père Noël» en décembre,ainsi que celle qui nous intéresse aujourd’hui : la théorie du cycle électoral présidentiel. En utilisant des données remontant à plusieurs décennies (pré 1967), l'historien de Wall Street a proposé que la première ou les deux premières années d'un mandat présidentiel coïncidaient avec une performance boursière plus faible. Selon la théorie de Hirsch, après être entré dans le bureau ovale, le président en poste tend à travailler sur ses propositions politiques les plus profondes et à se livrer aux intérêts particuliers qui l’on fait élire. Or, à l'approche des prochaines élections, le modèle suggère que les présidents se concentreraient davantage sur le renforcement de l'économie afin d'être réélus. En conséquence, les principaux indices boursiers sont plus susceptibles de gagner en valeur. Selon la proposition faite, les résultats sont assez cohérents, quelles que soient les tendances politiques du président. De la théorie, à la pratique Cette théorie financière se manifeste de plusieurs manières pratiques. En 2016, Charles Schwab a analysé des données de marché remontant à 1950 et a constaté qu'en général, la troisième année de la présidence représentait des gains de marché les plus importants. Le S&P 500, l’indice boursier phare des États-Unis, a affiché les rendements moyens suivants chaque année du cycle présidentiel: Année après l'élection: + 6,5% Deuxième année: + 7,0%  Troisième année: + 16,4%  Quatrième année: + 6,6% De plus, depuis 1950, le taux de rendement annuel moyen du S&P 500 est de 10,82%. Ainsi, bien que les chiffres ne montrent pas de baisse notable les années un et deux, comme l'avait prédit Hirsch, il semble qu'il y ait vraiment une surperformance la troisième année. Cependant, les moyennes seules ne disent pas si une théorie a du mérite; c’est aussi une question de fiabilité d’un cycle électoral à l’autre. Entre 1950 et 2019, le marché boursier a connu des gains durant 73% des années composant l’intervalle. En revanche, au cours de la troisième année du cycle de l'élection présidentielle, le S&P 500 a connu une augmentation annuelle 88% du temps, démontrant une cohérence notable avec la théorie avancée par Hirsch. En outre, le marché a gagné 56% du temps et 64% du temps pendant les années un et deux de la présidence. Enfin, le mandat de Donald Trump a été une exception notable à la chute boursière de la première année que la théorie prédit. Le locataire de la maison blanche a activement poursuivi un programme d’allégement fiscal des particuliers et des entreprises adoptées à la fin de 2017, alimentant un rallye qui a vu le S&P 500 augmenter de 19,4%. Sa deuxième année au pouvoir a vu l'indice plonger de 6,2%. Conclusion Alors, que pouvons-nous retenir de tout cela? Si certains liens clairs entre les performances du marché et les élections présidentielles sont apparus à travers le temps, les performances passées ne garantissent pas les résultats fuurs. De plus, d'autres facteurs peuvent avoir de l’influence sur les marchés tels que la psychologie des investisseurs, les taux d'intérêt et la performance de l'économie mondiale. Il est donc intéressant de considérer cela comme un élément dans notre analyse, sans toutefois baser l’entièreté de notre thèse d’investissement là-dessus. Avec les élections qui arrivent cet automne chez nos voisins du sud, et l’incertitude de la situation actuelle, il sera primordial de demeurer aux aguets. Deuxième vague pour la guerre économique sino-américaine La guerre économique entre les États-Unis et la Chine vient de repartir de plus belle alors que les échanges entre les deux plus grandes économies du globe semblent s’envenimer. En effet, selon Jim O’Neill , ancien président de Goldman Sachs Asset Management, avec les élections qui s’en viennent cet automne, les deux pays semblent vouloir resserrer les négociations. D’ailleurs, cela a amplifié les inquiétudes quant à savoir si les tensions diplomatiques entre les États-Unis et la Chine pourraient bientôt déborder. Ce possible débordement s’est présenté par l’ordonnance des États-Unis à la Chine de fermer son consulat à Houston. Le porte-parole du département d'État, Morgan Ortagus, a déclaré que la directive de fermeture du consulat avait pour but de protéger la propriété intellectuelle américaine et les informations privées de ses citoyens. Pékin a naturellement condamné cette décision et mis en garde contre de fermes contre-mesures. Cette contre-mesure se matérialise aujourd’hui par la révocation par le régime chinois de la licence du consulat général américain dans la ville de Chengdu, dans le sud-ouest du pays. Ces premières mesures ont plongé l’indice Phare américain, le S&P500, de -0.48%. En ce qui concerne les possibles potentielles suites à cet échange, il est bon de savoir que les consulats de Chengdu et Houston avaient un statut comparable. D’ailleurs, Michael Hirson de Eurasia Group a déclaré à CNBC que «S'ils devaient choisir un consulat important, mais toujours secondaire comme Chengdu ou Shenyang, cela serait en accord avec le rôle que joue le consulat de Houston». Or, toujours selon M. Hirson cibler les consulats de Shanghai ou de Guangzhou « serait un cran au-dessus de Houston». De plus, il est clair que s'ils devaient fermer le consulat de Hong Kong, ce serait alors plonger ce différend dans une phase encore plus sérieuse, considérant l'avenir de Hong Kong et de l'autonomie de celle-ci par rapport au régime communiste. En somme, ces possibilités sont évoquées dans l’optique ou il ne serait pas surprenant que M. Trump prenne la décision de fermer d’autres consulats, en guise de représailles. Comme on dit, la balle est dans le camp américain. Comment débuter en Bourse sans se casser la tête? Débuter en Bourse peut sembler un véritable casse-tête pour plusieurs futurs investisseurs et négociants actifs. Ainsi, il existe différentes étapes à suivre pour que vos débuts à la Bourse se fassent sans tracas. Tout d’abord, pour ne pas se casser la tête, il est fondamental de se former. En effet, la formation permet d’apprendre les trois éléments qui font que 90% des investisseurs actifs perdent de l’argent : le contrôle des émotions, la discipline et le bon choix de titre. Bien sûr, tous ces éléments s’apprennent avec le temps et il est totalement possible d’apprendre ces notions par l’entremise d’internet. Cependant, il est important d’être prêt à passer de nombreuses semaines, voire moins, de recherches et de pratique avant d’être prêt à transiger. De cette façon, il faut percevoir la formation comme un ticket d’entrée rapide dans le milieu de la Bourse. Dans un second temps, la formation choisie doit contenir deux volets : le volet théorique, soit la théorie derrière la négociation active profitable, ainsi que le volet pratique, soit comment appliquer cette théorie. Bien souvent, cela se présente sous deux façons : des cours en salle ou en ligne pour la théorie et des sessions d’accompagnement, du mentorat ou des sessions de négociation en direct pour le volet pratique. De cette façon, vous ne vous casserez pas la tête avec la théorie, ni pour la pratique, et si jamais vous avez des questions, vous aurez toujours quelqu’un pour y répondre. Dans un troisième temps, lorsque l’on débute en Bourse, on peut être tenté de vouloir tout transiger en même temps. Or, cela n’est vraiment pas la bonne stratégie à adopter. Lorsque l’on débute, il est important de cibler un produit financier que l’on désire transiger, que ce soient des actions, des options, des contrats à terme, etc., et ensuite, se pratiquer le plus possible à transiger sur ce produit. Finalement, pour débuter en Bourse sans se casser la tête, il est nécessaire de commencer à transiger sur un bon simulateur. Aujourd’hui, la majorité des plateformes d’accès direct, telles que Interactive Brokers ou Thinkorswim, de même que certains sites internet comme Investopedia, Barchart ou Investing.com, permettent à leurs utilisateurs de se créer un portefeuille fictif et de négocier différents produits financiers, allant de l’action, aux options, en passant par les contrats à terme. De cette façon, votre apprentissage vous sera beaucoup moins coûteux et vous permettra d’attaquer le marché avec de l’expérience. Alors, qu’attendez-vous pour commencer? Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et analyste chez DayTrader Canada Sources : https://www.investopedia.com/terms/p/presidentialelectioncycle.asp https://corporatefinanceinstitute.com/resources/knowledge/trading-investing/presidential-cycle/ https://www.schwab.com/resource-center/insights/content/stock-market-performance-presidential-election-years https://www.thebalance.com/the-presidential-election-cycle-2466843 https://www.cnbc.com/2020/07/24/us-china-rhetoric-will-be-scary-through-to-election-jim-oneill-says.html https://www.cnbc.com/2020/07/24/stocks-to-fall-as-us-china-tensions-escalate-and-tech-stocks-sell-off.html https://www.cnbc.com/2020/07/24/china-orders-us-to-close-consulate-in-chengdu.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Tout ce qui brille n’est pas or, mais… Tout ce qui brille n’est pas or, mais… Le marché des métaux précieux a très bien performé depuis le début de l’année, son principal acteur, l’or, tout particulièrement. En effet, la populaire valeur refuge est en hausse de plus de 19% pour l’année, en voie de dépasser son haut de tous les temps. En revanche, un autre métal précieux est passé sous le radar dans les derniers mois : l’argent. Il est peut-être temps pour ce métal de briller à son tour. En effet, tel que l’on peut l’observer sur le graphique hebdomadaire ci-dessous, l’argent semble en voie de briser une zone de résistance datant de 2015. De plus, si l’argent ne venait qu’à fermer son immense écart par rapport à l’or, on pourrait facilement repasser au-dessus de 20$, ce qui pourrait déclencher une rapide hausse du prix de la commodité. D’ailleurs, tel que mentionné plus haut, tout comme l’or, l’argent est également une valeur refuge (c’était jadis une monnaie avant l’or). Toutefois, comme c’est également un métal utilisé dans le domaine industriel, à la hauteur d’environ 50% et que le marché est plus restreint, il a été aussi affecté par la crise de la COVID-19, étant en hausse de 8% pour l’année. D’ailleurs, cet écart se calcule comme un multiple par rapport à l’or. Historiquement, la moyenne du ratio du prix de l’or sur l’argent est de 65.20 fois. Or, actuellement, la commodité dorée se transige à plus de 93 fois le prix de son cousin. Aussi, avant la fin de l’année 2018, le ratio n’avait jamais dépassé les 80 fois le prix de l’argent. Enfin, pour faire un calcul simple, si l’on prend un retour à 80x, supposant que le prix de l’or demeurait stable à 1825$ l’oz (qui se rapproche de ses sommets historiques), on obtiendrait une juste valeur théorique de l’oz d’argent à environ 23$, soit près de 21% de potentiel de hausse. Autrement, si on prend la moyenne de 65.20 fois, avec le même prix de l’or, on obtiendrait une juste valeur théorique de l’oz d’argent à environ 28$, soit près de 50% de potentiel de hausse. En somme, il existe plusieurs façons de transiger l’argent. Tout d’abord à travers les actions et les options sur iShares Silver Trust (ARCA : SLV) ou Sprott Physical Gold Silver Trust (TSX : CEF) sur le marché canadien. Il existe également certains titres qui peuvent être intéressant tel que Pan American Silver (TSX/NASDAQ : PAAS) Fisker : le prochain Tesla ? Les performances du populaire fabricant d’automobiles électriques ont beaucoup fait parler depuis le début de l’année. Beaucoup pensant que la valorisation du titre tendait vers l’absurde, Tesla et Elon Musk ont encore une fois défié les scénarios les plus optimistes en produisant un rendement pour l’année, à ce jour, de plus de 250 %. Or, selon plusieurs, le titre étant maintenant à plus de 1400$ US, celui-ci aurait déjà beaucoup donné pour l’année (c’est encore à confirmer, on ne sait jamais avec ce genre d’entreprise!). C’est pourquoi l’annonce de l’entrée en Bourse d’une entreprise du même secteur est apparue sur nos radars cette semaine. En effet, la « start-up » productrice de véhicules électriques Fisker prévoit entrer en bourse grâce à une fusion avec une société détenue par la société de capital-investissement Apollo Global Management, à une valeur combinée de 2,9 milliards de dollars. De ce fait, l'aspirant constructeur automobile californien fusionnera avec Spartan Energy Acquisition (NYSE :SPAQ), une société d'acquisition spécialisée. L'accord devrait être conclu au quatrième trimestre, a annoncé une source interne de l’entreprise. Cette fusion devrait fournir à Fisker le financement nécessaire pour mettre en production son premier produit, le Fisker Ocean, d’ici fin 2022. Naturellement, Fisker n’a pas Elon Musk comme président. En revanche, si le momentum autour des voitures électriques est toujours présent, il pourrait s’agir d’un titre à surveiller.  Pour ceux dont le nom leur sonne une cloche, Fisker faisait partie des concepteurs de la BMW Z8 et de l'Aston Martin DB9. De plus, ils avaient lancé une entreprise du même nom qui avait mis sur le marché un véhicule hybride rechargeable appelé Karma. La société a fait faillite en 2013. Wanxiang Group, une société chinoise, a acheté les actifs de la société, mais Fisker a conservé le nom. Explication de « l’effet Robinhood » Une nouvelle clientèle au sein des investisseurs dits « investisseurs particuliers » ou « retail investors »  a fait beaucoup parler au cours des derniers mois, comme quoi pour plusieurs, la hausse des marchés serait attribuable à ces petits épargnants qui entrent à coup de quelques centaines d’actions dans des titres en difficulté, propulsant ces derniers à la hausse. En effet, en regardant le graphique ci-dessous, on constate que la question en est une des plus valides : Tout d’abord, il est bon de savoir que trois millions de nouveaux comptes au cours des quatre premiers mois de cette année ont été créés chez Robinhood. Selon l’entreprise, environ la moitié de ces nouveaux comptes étaient des nouveaux investisseurs. De plus, bien que non disponible au Canada, on peut comparer Robinhood aux plateformes de trading à faible coût telles que Questrade et Wealthsimple qui ont aussi signalé une augmentation de leur nombre de nouveaux utilisateurs. De ce fait, il est bon de noter que même si le nombre d'investisseurs « Robinhood » a grimpé en flèche, ces investisseurs ne représentent qu'un faible pourcentage du marché et des transactions globales. Selon les données de Greg Taylor de Purpose Investments, la participation des investisseurs particuliers représente actuellement environ 25% du volume du marché américain. Le véritable joueur d’importance dans les marchés actuel est plutôt les algorithmes. Ainsi, encore une fois selon M. Taylor, les algorithmes représenteraient plus de la moitié des échanges sur le marché. Les jours extrêmement volatils, il affirme même que ce nombre pourrait représenter jusqu'à 90% des transactions. Ces données ont été confirmées par le Financial Times en 2012. Tel que l’on peut voir ci-dessous, le graphique nous indique que la tendance est encore à la hausse. Il n’est pas trop audacieux d’affirmer que la tendance s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui, depuis la publication de ces tableaux. On peut donc déduire qu’actuellement, ces « algos » seraient programmées pour rechercher les futures transactions de ces négociants actifs. Ainsi, lorsqu'un certain nombre d'investisseurs « Robinhood », parfois inspirés par une déclaration sur les réseaux sociaux, se jettent dans un titre, les algos les plus sensibles se joignent à eux, ce qui du même coup propulse le titre rapidement à la hausse. Cette activité accrue dans un titre peu négocié attire alors plus d'algos, attirant parfois d'autres investisseurs de détail et créer un effet d’entrainement. L'activité engendre l'activité et, ce qui commence comme un nombre réduit d'investisseurs qui négocient des sommes de petite envergure, a soudainement un impact démesuré sur le titre concerné. Pour ceux qui seraient intéressés à suivre l’activité des investisseurs « Robinhood », il existe le site Robintrack qui permet de le faire. En somme, bien que tout semble bien se dérouler pour le moment, la Bourse a toujours été reconnue comme un mécanisme d’humilité. C’est-à-dire que ceux qui s’y pensent imbattables sont souvent ceux qui se font le plus mal. Ainsi, pour les investisseurs, la prudence est toujours de mise. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.axios.com/robinhood-effect-moving-market-0425d618-c39d-4dfc-b8d7-4c4253575ada.html https://www.bnnbloomberg.ca/this-is-why-robinhood-investors-have-an-outsized-impact-on-the-market-1.1460420 https://www.axios.com/robinhood-effect-young-investors-c4acb5e8-ecc3-4d0d-a193-d125fdf075e4.html https://www.axios.com/robinhood-effect-moving-market-0425d618-c39d-4dfc-b8d7-4c4253575ada.html https://seekingalpha.com/article/4354679-rise-of-robinhood-traders-and-implications https://www.cnbc.com/2020/07/13/ev-startup-fisker-to-go-public-through-merger-with-apollo-backed-firm-at-combined-value-of-2point9-billion.html Terminal Bloomberg. Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment profiter des sources d’énergie de demain? Comment profiter des sources d’énergie de demain? Le secteur des énergies renouvelables croît à un rythme exponentiel. En effet, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les énergies renouvelables ont atteint 25% de la capacité de production d'électricité mondiale en 2018. L'AIE voit la capacité de production d'énergie renouvelable augmenter d’un autre 50% d’ici 2024 dans son scénario de « base », avec une croissance encore plus rapide possible si les gouvernements mettent en place les bonnes politiques et incitatifs financiers. L'AIE prévoit que le segment qui connaitra la plus grande croissance sera le solaire, prévoyant que cette technologie alimentera la majorité de la croissance des énergies renouvelables, représentant 700 gigawatts (GW) des 1 200 GW de nouvelles capacités prévues d’ici 2024. L'éolien terrestre devrait être le deuxième plus grand contributeur à 300 GW, suivis de l'hydroélectricité à plus de 100 GW et de l'éolien offshore à environ 50 GW. Tel que présenté dans le graphique ci-dessous, cela s’explique par la présence déjà bien établie de l’hydroélectricité. Maintenant, ce qui intéresse les investisseurs : comment trouver une bonne compagnie au sein de ce secteur? En premier lieu, il est fondamental que l’entreprise choisie génère des flux de trésorerie disponibles positifs et ait un bilan solide, car cela lui permettra d‘avoir un meilleur accès au capital nécessaire pour financer leur croissance. Ensuite, les négociants et investisseurs devraient rechercher des entreprises qui allouent judicieusement leur capital à des projets d'énergie renouvelable qui génèrent des retours sur investissement intéressants, puisqu’une allocation intelligente du capital est essentielle pour maintenir un profil financier solide. Avec ces caractéristiques à l'esprit, voici certains titres sur notre liste de surveillance : Brookfield Renewable Partners (NYSE: BEP) est l'une des plus grandes sociétés d'énergie renouvelable cotées en bourse au monde. Elle exploite une plate-forme mondiale multitechnologies, qui comprend des installations de production d'énergie hydroélectrique, éolienne et solaire, ainsi que des actifs de stockage d'énergie. First Solar (NASDAQ: FSLR) est l'un des leaders dans le développement de panneaux solaires. Les modules que l’entreprise produit sont plus grands, ainsi produisent de l'électricité à un coût par watt inférieur à celui des panneaux traditionnels à base de silicium. Ils fonctionnent également mieux dans des conditions chaudes et humides. Ces caractéristiques les rendent idéales pour les applications à l'échelle des services publics. NextEra Energy (NYSE: NEE) exploite deux secteurs d'activité: Services publics d'électricité à tarifs réglementés qui distribuent l'électricité aux consommateurs et aux entreprises. Un segment énergétique compétitif qui produit de l'électricité et transporte du gaz naturel dans le cadre d'accords à long terme à prix fixe. Ces entités se combinent pour produire plus d'énergie éolienne et solaire que toute autre entreprise dans le monde. Ils génèrent également des flux de trésorerie stables, ce qui fournit à NextEra des capitaux pour payer des dividendes et investir dans l'expansion de ses opérations. En somme, cette transition vers une énergie propre prendra des milliards de dollars et plusieurs décennies à réaliser. Or, il s’agit incontestablement du futur, et ceux qui auront pu en profiter s’en mettront vraisemblablement plein les poches. L’impact des achats de la Réserve Fédérale américaine sur les marchés Pour faire suite au billet de la semaine dernière portant sur « Comment est-ce que la réserve fédérale créer-elle de l’argent? » . Cette semaine, le « livre des minutes » , qui est le procès-verbal de la dernière rencontre de la FED du mois dernier, a été publié mercredi et a clairement démontré que la banque centrale est toujours prête à fournir un soutien « pendant un certain temps » aux marchés. Ce soutien se présente sous la forme d’achat de bonds d’entreprises. En effet, tel que présenté dans ce billet datant du 14 mai, l’achat de titre de dette par la FED n’est pas nouveau. Or, depuis, la Réserve fédérale a annoncée qu'elle élargissait son programme pour mettre davantage de crédit entre les mains des grandes entreprises en achetant un large échantillon d'obligations « investment grade », dans le cadre de sa promesse d'injecter 4 billions de dollars dans le système financier. D’ailleurs, les conséquences de ce programme se sont reflétées dans le prix des actions. En effet, en plaçant un plancher sous le prix des obligations, la FED permet aux entreprises surendettées et privées de revenus d'emprunter encore plus pour couvrir les pertes d'exploitation ou de refinancer les prêts existants, ce qui leur permet d'éviter, ou du moins de retarder, le jour où elles ne pourront plus payer leurs factures. De plus, il est important de noter que ce ne sont pas seulement les créanciers qui bénéficient de l’achat d’obligations de la FED. En protégeant les actionnaires du risque que l’entreprise qu’ils possèdent fasse faillite, leurs actions valent également plus. Et c'est grâce à cela qu’un marché, qui peut sembler surévalué aux yeux de plusieurs a retrouvé presque tout ce qu'il avait perdu au cours des dernières semaines, malgré un taux de chômage élevé. Par exemple, c’est ce qui explique également des événements qui peuvent sembler dénués de sens. Par exemple l'action Hertz , qui aurait dû devenir sans valeur lorsque la société a déposé son bilan démontrant une faillite imminente le mois dernier, se négocie encore aujourd’hui à la hausse de 157%. La société a depuis annoncé son intention de lever 1 milliard de dollars pour payer les créanciers en émettant de nouveaux titres. Finalement, même des entreprises qui sont considérées comme des entreprises de qualités profitent de l’achat de bonds par l’organisme américain. Apple (NASDAQ : APPL), qui utilise principalement sa dette pour faire des rachats d’actions pourrait possiblement profiter de ce programme, les termes pour une entreprise étant : « des opérations importantes et une majorité de ses employés basés aux États-Unis». Il y a donc toutes les raisons de s'attendre à ce qu'Apple puisse et émette à nouveau des obligations dans un avenir rapproché, à un taux encore plus bas, pour financer les rachats d'actions et les dividendes. Cela, à son tour, soutiendrait très probablement le cours du titre. En somme, il faudra surveiller l’évolution de l’actif total de la réserve fédérale, puisque tel qu’on peut le voir dans le graphique ci-dessous, on semble vivre un léger retournement. Récapitulatif des dernières idées de transactions présentées dans le Billet boursier. Depuis un certain temps, l’équipe de Daytrader Canada et moi-même nous empressons à dénicher l’information la plus pertinente possible, pour vous accompagner dans vos investissements, et cela, gratuitement. Ainsi, cette semaine, nous souhaitions faire un petit récapitulatif des dernières idées de transactions présentées dans le Billet boursier. Ainsi, puisque le billet est hebdomadaire il serait naturellement trop long de revenir au début de l’année. Nous allons ainsi commencer avec les billets du mois de juin. En premier lieu, celui paru le 5 juin. Dans ce billet, nous discutions dans la chute du dollar américain et de la possible poursuite de la hausse des titres de technologies. Depuis le 5 juin, le dollar américain s’est maintenu en date d’aujourd’hui, mais il a atteint un bas de -1.27%. En ce qui concerne les titres de technologies, ils se sont appréciés de 8.50% depuis le billet du 5 juin. En second lieu, celui paru le 11 juin, il était question des deux Fonds négociés en bourse ESG et de l’or et l’argent qui pouvait représenter des opportunités d’achat. Du côté des FNB, Nuveen ESG Large-Cap Growth ETF (ARCA : NULG), il a enregistré un rendement de 8.87% depuis le 11 juin, tandis que le FNB iShares ESG MSCI USA (NASDAQ : ESGU), le plus important du genre avec plus de 7,1 milliards de dollars d’actifs sous gestion, a rapporté 3.84 %. Ensuite, en ce qui concerne l’or et l’argent. L’or a enregistré une performance de 4.72% et l’argent de 6.22 %. Dans un troisième temps, celui paru le 18 juin, on parlait de Chesapeake Energy (CHK) comme étant un titre dangereux à transiger. Depuis, il fut retiré du New York Stock exchange, et il se transige maintenant hors cote, soit « over the counter » à un prix de 7.67, soit une baisse de plus de 45% depuis la publication. Finalement, terminons avec le billet publié le 26 juin dernier. Nous évoquions le « stress-test » demandé aux banques américaines. Par rapport à ce fameux test, nous avons affirmé que si certaines institutions financières venaient à échouer ce test, elles pourraient créer une baisse de la confiance des investisseurs envers le secteur financier, voir occasionner une baisse des marchés. Certaines banques ayant échoué ce test, les marchés ont, à la suite de la sortie de ce fameux test, chuté de -2.42% et le secteur financier de -4.28%. En somme, nous trouvions l’exercice très intéressant et sommes fiers de ces résultats depuis le début du mois de juin, c’est la raison pour laquelle nous souhaitions vous le partager. En plus des éléments énumérés plus hauts, les billets boursiers sont parsemés de contenu éducatif qui répondent autant aux négociants actifs débutants qu’expérimentés. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources: https://www.fool.com/investing/2020/06/24/is-it-time-to-buy-brookfield-renewable-stock.aspx https://www.investopedia.com/investing/alternative-energy-stocks/ https://www.fool.com/investing/2020/05/16/x-renewable-energy-stocks-to-buy-right-now.aspx https://www.fool.com/investing/stock-market/market-sectors/energy/renewable-energy-stocks/ https://webstore.iea.org/download/direct/2995 https://ourworldindata.org/renewable-energy https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2020-07-06/covid-fed-gets-close-to-backing-apple-stock-by-buying-its-bonds?srnd=premium-canada https://seekingalpha.com/article/4357004-u-s-federal-reserve-ready-to-buy-stocks-yes-really https://www.washingtonpost.com/business/2020/06/17/fed-is-addicted-propping-up-market-whether-it-needs-help-or-not/ https://www.federalreserve.gov/monetarypolicy/bst_recenttrends_accessible.htm https://www.axios.com/federal-reserve-stimulus-equity-markets-6ab30e5c-ba5d-420f-9f03-f588eff5e7e9.html https://www.cnbc.com/2020/06/15/the-fed-says-it-is-going-to-start-buying-individual-corporate-bonds.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment est-ce que la réserve fédérale créer-elle de l’argent? Comment est-ce que la réserve fédérale créer-elle de l’argent? Comme on se rappelle, la Réserve fédérale américaine a promis de fournir jusqu'à 2,3 billions de dollars de prêts pour soutenir les ménages, les employeurs, les marchés financiers et les gouvernements des États en difficulté en raison de la crise de la COVID-19. Or, d’où provient tout cet argent? Contrairement aux mesures mises en place par le Trésor américain pour sauver l'économie en renflouant des entreprises ou en augmentant les chèques de chômage, très peu de l'argent de la FED provient en réalité des contribuables ou de la vente d'obligations d'État. En fait, la majorité de ces capitaux « apparaissent » tout simplement. Vous comprendrez que ce processus d’apparition est un brin plus complexe que je le laisse entendre ici. Est-ce que la FED imprime de l’argent? Il est courant d'entendre des gens dire que la Fed imprime de l'argent. Or, cette affirmation n'est pas techniquement correcte. En fait, le « Bureau of Engraving and Printing », une agence du Trésor américain, fait l'impression. La Fed, pour sa part, achète de l'argent au bureau au prix coûtant puis le met en circulation. De plus, bien que vous ayez peut-être entendu certains économistes parler de la réserve fédérale comme quoi elle serait en train d’étendre de l'argent à l’aide d’hélicoptères, son mode de distribution n'est pas aussi coloré. Au lieu de cela, elle donne aux banques de l'argent en échange de vieux billets usés ou de soldes numériques détenus par les banques de la Fed. De cette façon, la Fed peut aider les banques à s'adapter aux changements de la demande de capitaux, comme les importantes sorties qui ont lieu avant les grandes périodes de vacances ou après les catastrophes naturelles. Ces échanges que la FED fait avec les banques sont des échanges dits « dollar contre dollar ». Cela signifie que l’organisme dirigé par M. Powell n'augmente généralement pas la réserve monétaire, le montant total de devises en circulation et les réserves détenues par les banques à la banque centrale, lorsqu'elle distribue de nouveaux billets. Comment crée-t-on de l’argent à partir de rien? Or, dans une situation telle que l’on vit, la réserve fédérale doit injecter plus d’argent dans le système financier. Pour mettre plus d'argent en circulation, la Fed achète généralement des actifs financiers. Pour comprendre comment, il faut d’abord reconnaître que la Fed est une banque de banquiers. Autrement dit, les banques détiennent des dépôts à la Fed un peu comme vous qui détenez des dépôts dans un compte courant chez Desjardins, à la Banque Nationale, etc. Cela signifie que lorsque la Fed achète une obligation d'État auprès d'une banque ou accorde un prêt à une banque, elle n'a pas à payer, et ne le fait généralement pas, en espèces. Au lieu de cela, la Fed crédite simplement le compte de la banque vendeuse ou emprunteuse. De ce fait, la Fed n'imprime pas d'argent pour acheter des actifs, car elle n'est pas obligée de le faire, elle peut simplement créer de l'argent en appuyant simplement sur une touche. Quel est l’impact économique de ce processus? Bien que la Fed puisse créer de l'argent à partir de rien, cela ne signifie pas qu'elle le fait sans effets sur l’économie et sans coûts. En effet, il faut tenir compte de deux coûts potentiels de création d'argent : Le premier coût est l'inflation, qui créer une hausse générale des prix et, par conséquent, une baisse du pouvoir d'achat de la monnaie en question, dans ce cas-ci, le dollar américain. Le second coût résulte de conséquence de la réaffectation du crédit. Supposons que la Fed accorde un prêt à la « Banque prêts-tout-croche ». Si la banque n'était pas en mesure d'obtenir un financement alternatif, cela suggère que d'autres institutions financières privées ont jugé ses pratiques de prêt trop risquées. En accordant ce prêt, la Fed n'a créé que plus de capitaux, elle ne créer aucune valeur supplémentaire dans l’économie. Donc, en donnant à la « Banque prêts-tout-croche » une bouée de sauvetage, la Fed lui permet de retirer de rares ressources réelles aux autres entreprises productives de l'économie. De ce fait, le coût pour l’économie américaine est la différence entre la valeur de ces ressources réelles employées par la « Banque prêts-tout-croche » et la valeur de ces ressources réelles employées dans les entreprises productives abandonnées. En conclusion, ce genre de mesure ne doit vraiment pas être pris à la légère. D’ailleurs, restez à l’affut, puisque la semaine prochaine nous aborderons l’impact de ces mesures sur les marchés financiers! Près de la moitié de la population des États-Unis est sans emploi Lundi, CNBC nous annonçait que c’était maintenant près de la moitié de la population en âge de travailler des États-Unis qui se retrouvait sans emploi. Le ratio d’emploi au sein de la population, soit le nombre de personnes employées en pourcentage de la population adulte américaine, a chuté à 52,8% en mai, ce qui signifie que 47,2% des Américains sont sans emploi (lorsque l’on inclut l’ensemble de la population plutôt que simplement la population active), selon le Bureau of Labor Statistics américain. Ce ratio représente un aperçu plus large de la situation de l'emploi. Il prend en compte les adultes qui ne font pas partie de la population active et inclus ceux qui sont découragés par les perspectives de trouver un emploi, contrairement au le taux de chômage qui ne compte uniquement les personnes qui recherchent activement un emploi. Le graphique ci-dessous représente en image la situation assez alarmante de la situation de l’emploi aux États-Unis. D’ailleurs, selon le chef économiste de la Deutsche Bank, « Pour ramener le ratio emploi-population à son niveau record de 2000, nous devrions créer 30 millions d'emplois ». Enfin, pour le négociant actif, il est très important de surveiller le « non-farm payroll » ou la masse salariale des emplois non agricoles. (juste à cliquer ici pour en apprendre plus sur ce rapport). Tel que présenté la semaine dernière, la stabilisation se poursuit. Du côté de la masse salariale des emplois non agricoles, le rapport a sorti positif avec + 4.8 millions de nouveaux emplois, ce qui a propulsé les marchés à la hausse jeudi avant l’ouverture des marchés. En somme, bien que le marché du travail ait montré davantage de signes de reprise à la fin de la période d'enquête du gouvernement au début du mois de juin, il ne faut pas oublier que le décalage signifie que des développements plus récents, comme l'augmentation des cas de coronavirus et les fermetures qui en résultent dans certains États, ne sont pas inclus dans ces données. De ce fait, on pourrait avoir une surprise le mois prochain. Qu’est-ce qu’une obligation? Avec la Réserve fédérale américaine qui en achète à la pelletée, les obligations, bien qu’un produit financier souvent considéré comme moins intéressant pour de nombreux investisseurs actifs revienne sous les projecteurs. Dans ce billet boursier, nous allons démystifier ce qu’est une obligation. Tout d’abord, une obligation est un instrument à revenu fixe qui représente un prêt consenti par un investisseur à un emprunteur (généralement une entreprise ou un gouvernement). Les obligations sont utilisées par les entreprises, les municipalités, les États et les gouvernements souverains pour financer des projets et des opérations. De plus, les propriétaires d'obligations sont les détenteurs de dettes ou les créanciers de l'émetteur. Les détails des obligations comprennent la date de fin à laquelle le principal du prêt doit être payé au propriétaire de l'obligation et comprend généralement des conditions des paiements d'intérêts variables ou fixes déterminées par l'emprunteur. La plupart des obligations partagent certaines caractéristiques de base communes, notamment: La valeur nominale :  le montant d'argent que l'obligation vaudra à l'échéance; il s'agit également du montant de référence utilisé par l'émetteur d'obligations lors du calcul des intérêts. Par exemple, supposons qu'un investisseur achète une obligation à une prime de 1 090 $ et qu'un autre investisseur achète la même obligation plus tard lorsqu'elle se négocie à un escompte de 980 $. À l'échéance de l'obligation, les deux investisseurs recevront la valeur nominale de 1 000 $ de l'obligation. Le taux du coupon :  taux d'intérêt que l'émetteur de l'obligation paiera sur la valeur nominale de l'obligation, exprimée en pourcentage. Par exemple, un taux de coupon de 5% signifie que les détenteurs d'obligations recevront 5% x 1000 $ de valeur nominale = 50 $ chaque année. Les dates des coupons : les dates auxquelles l'émetteur des obligations effectuera les paiements d'intérêts. Les paiements peuvent être effectués dans n'importe quel intervalle, mais la norme est les paiements semestriels. La date d'échéance :  date à laquelle l'obligation arrivera à échéance et l'émetteur de l'obligation paiera au détenteur d'obligations la valeur nominale de celle-ci. Le prix d'émission : le prix auquel l'émetteur d'obligations vend ses obligations lors de leur première mise en vente. Ensuite, le prix d’une obligation est basé sur deux caractéristiques principales : la qualité du crédit et la durée jusqu'à l'échéance de cette dernière. Si l'émetteur a une mauvaise cote de crédit, le risque de défaut est plus élevé et ces obligations paient plus d'intérêts. Les obligations dont l'échéance est très longue paient également généralement un taux d'intérêt plus élevé. Cette rémunération plus élevée s'explique par le fait que le détenteur d'obligations est plus exposé aux risques de taux d'intérêt et d'inflation pour une période prolongée. Finalement, en ce qui concerne la façon de les nommer, les obligations qui sont de meilleure qualité, sont généralement qualifiées de « qualité investissement » ou « investment grade » et comprennent des dettes émises par le gouvernement américain et des entreprises très stables, comme de nombreux services publics. Les obligations qui ne sont pas considérées comme « investment grade », mais qui ne sont pas en défaut de paiement, sont appelées obligations «à haut rendement» ou «junk bonds». Ces obligations présentent un risque de défaut (ou de faillite) plus élevé, ainsi les investisseurs exigent un paiement de coupon plus élevé pour les compenser pour ce risque. En voici un tableau pour exprimer ces différents niveaux des différentes agences de cotation : Moody's S&P DBRS Risque Aaa AAA AAA Première qualité Aa AA AA Qualité supérieure A A A Bonne qualité Baa BBB BBB Qualité moyenne Ba, B BB, B BB, B Qualité médiocre (« junk bonds ») Caa, Ca, C CCC, CC, C CCC, CC, C Titre hautement spéculatif C D D Titre en défaut Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources: https://www.axios.com/june-jobs-report-coronavirus-5c7eff2a-400d-4a8f-9d07-06d8b8dcabd5.html https://www.cnbc.com/2020/07/02/weekly-jobless-claims.html https://theconversation.com/how-the-federal-reserve-literally-makes-money-140305 https://www.cnbc.com/2020/06/29/the-fed-is-buying-some-of-the-biggest-companies-bonds-raising-questions-over-why.html https://www.thebalance.com/how-is-the-fed-monetizing-debt-3306126 https://www.bloomberg.com/news/newsletters/2020-06-30/money-stuff-would-you-borrow-from-the-fed https://www.desjardins.com/coopmoi/plans-action-conseils/epargne-placements/caracteristiques-obligations/index.jsp https://www.investopedia.com/terms/b/bond.asp https://www.cnbc.com/2020/06/29/nearly-half-the-us-population-is-without-a-job-showing-how-far-the-labor-recovery-has-to-go.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### 5 erreurs à éviter pour les traders débutants 5 erreurs à éviter pour les traders débutants Devenir un bon « trader » ne se fait pas du jour au lendemain. En effet, lorsque l’on commence à transiger sur les marchés boursiers, on peut avoir plusieurs idées préconçues et habitudes qui nous poussent à faire des erreurs de débutant. De ce fait, dans ce billet, nous allons aborder 5 erreurs à éviter pour les « traders » débutants. 1. Vouloir aller trop vite Tout d’abord, devenir un bon « trader » nécessite beaucoup de patience et de persévérance. Ainsi, la première erreur à ne pas faire est de vouloir aller trop vite. Celle-ci se réalise lorsqu’on prend la décision de ne pas commencer par se pratiquer à l’aide d’un simulateur. Aujourd’hui, la majorité des plateformes d’accès direct, telles qu’Interactives Brokers ou thinkorswim, de même que certains sites internet comme Investopedia, Barchart ou Investing.com, permettent à leurs utilisateurs de se créer un portefeuille fictif et de négocier différents produits financiers, allant de l’action, aux options, en passant par les contrats à terme. De cette façon, votre apprentissage vous sera beaucoup moins coûteux et vous permettra d’attaquer le marché avec de l’expérience. 2. Penser que le « trading » est facile Ensuite, une autre erreur à ne pas faire pour devenir un bon « trader » est de penser que le « trading » est facile et qu’il est possible de se lancer sans de bonnes connaissances. Grâce à l’avènement des plateformes d’accès direct et du courtage en ligne, devenir un négociant actif est devenu de plus en plus facile. Ainsi, monnayant seulement quelques dollars par transactions, un néophyte peut se lancer en bourse par lui-même avec quelques connaissances de base et investir ses précieux dollars. Cette facilité d’accessibilité encourage l’individu sans expériences et connaissance à s’improviser « trader ». Bien souvent, malheureusement, cela créer une mauvaise image de l’investissement boursier, car ces supposés négociants actifs perdent davantage qu’ils gagnent. De ce fait, puisque ce ne sont pas la majorité des investisseurs boursiers qui possèdent un baccalauréat en finance, une formation de base est de mise. Plusieurs notions, telles que la gestion de risque, la sélection de bons titres et la gestion de profit et de perte sont des notions complexes qui nécessitent une maîtrise complète pour devenir un investisseur profitable. D’ailleurs, saviez-vous que toutes les chances sont contre vous lorsque vous choisissez seulement un titre au hasard ou sans réelle analyse? En effet, dans une étude produite par Longboard Asset Management, faite sur le Russell 3000, soit un indice qui mesure la performance d’environ 98 % du marché des actions américaines, ils ont démontré qu’entre 1983 et 2007 18,5% ont perdu au moins 75% de leur valeur, 64% des actions ont sous-performé le Russell 3000 et seulement 25% des actions ont été responsables de tous les gains du marché. Cela démontre alors qu’un investisseur qui ne sait pas choisir son titre de façon éclairée possède de grandes chances de sous-performer. De ce fait, l’éducation, bien que possiblement considéré comme dispendieuse vous permettra de mettre toutes les chances de votre côté pour choisir le bon titre et apprendre toute la méthodologie nécessaire. 3. Tenter de trouver le titre qui fera décupler son compte Dans un troisième temps, plusieurs investisseurs débutants cherchent le titre leur permettant de doubler, voire tripler leur capital rapidement. Puisque ce genre de titres est assez rare et que plusieurs investisseurs débutants n’ont pas les connaissances nécessaires pour les trouver, la majorité se trompe et perdent beaucoup d’argent. Ainsi, lorsque l’on investit, il est important de se concentrer sur les rendements produits, avant les montants réalisés. Par exemple, dans le cas où un négociant investit 1000$ et produit 200$ de rendement à la fin de l’année, cela représente tout de même 20%, ce qui est excellent. Autrement dit, il est fondamental de se concentrer sur le rendement produit en termes de pourcentage, plutôt que le montant réalisé. En résumé, le succès en bourse est directement relié à la persévérance, ou l’addition de petits gains, qui après plusieurs années représentent des gains substantiels. 4. Le manque de discipline Dans un quatrième temps, un autre facteur d’échec des investisseurs autonomes est leur manque de discipline. Effectivement, le manque de discipline chez les investisseurs autonomes se décline de différentes façons. Tout d’abord, dans la méthode de choix de titre pour leur portefeuille. Peu d’investisseurs autonomes ont une méthode claire, précise et organisée pour choisir un titre qu’il achètera ou vendra à découvert dans leur portefeuille. Avoir une méthode claire est un élément fondamental, car cela permet de contrôler une partie du côté émotif et impulsif de certains individus. De plus, avoir une méthode efficace réduit le risque d’échec, car une fois établie, la méthode encadre la prise de position, la prise de profit et le plus important la prise de perte. Cela permettra alors à l’investisseur de gérer sa position de façon rationnelle. 5. Être trop confiant. Finalement, cette erreur en est une qui s’applique plus aux « traders » d’expérience et il s’agit d’être trop confiant. Parfois, avec le temps et l’expérience, nous sommes tentés de « tourner les coins ronds » et de ne pas respecter notre plan de match à la lettre. En effet, plusieurs « traders » d’expérience se font avoir en pensant ne plus avoir besoin d’être aussi assidue qu’au départ. Cette façon de penser vous ramènera assez rapidement sur terre et sera couronnée de perte. De plus, la remise en question est un élément fondamental lorsque l’on est « trader ». Comme j’aime dire : « la Bourse est le plus grand vecteur d’humilité », puisque c’est lorsque l’on se croit invincible que nous commençons à occasionner des pertes. En effet, cela est vrai, particulièrement dans une structure de marché incertaine comme celle que nous vivons actuellement. Si, en tant que négociants actifs, nous ne remettons jamais en question notre stratégie dans le but de l’optimiser, un jour, elle ne sera plus adaptée à la structure de marché. En somme, un jeune trader du nom de Julien nous a mentionné dans son dernier vidéo portant sur le même sujet, nous vous invitons fortement à aller le suivre, son contenu est très intéressant! Bon trading! Prev 1 of 1 Next LES CINQ ERREURS EN DAYTRADING À ÉVITER POUR LES TRADERS DÉBUTANTS Prev 1 of 1 Next Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.interactivebrokers.com/fr/home.php https://www.thinkorswim.com/t/index.html https://www.investopedia.com/ https://www.barchart.com/ https://www.investing.com/ Manuel de cours du cours Actions 5 jours de DayTrader Canada ### Mot de passe requis pour les SLD Veuillez prendre note qu'à partir du 19 juillet un mot de passe sera requis pour entrer dans les séances virtuelles SLD.  Nous avons donc ajouté à cet effet une nouvelle colonne dans le tableau ou l'on retrouve les liens vers les séances dans les sections correspondantes. ### Chesapeake Energy (CHK) : un cas d’anthologie Chesapeake Energy (CHK) : un cas d’anthologie Cette semaine, dans le cadre de l’une de nos séances de négociation en direct, un titre est sorti sur nos « scanners » comme étant peu dispendieux et produisant d’importants mouvements : Chesapeake Energy (NYSE : CHK). Après une courte analyse du graphique du titre, l’équipe a pu remarquer certaines irrégularités, une en particulier : la hausse de près de 182% du 8 juin, qui fut accompagné de 22 « halt » ou arrêts de transactions pendant la journée. Une telle volatilité exige qu’on analyse de plus près la compagnie et sa situation. En effet, Chesapeake Energy lutte depuis un certain temps contre un lourd endettement et des prix du pétrole et ses dérivés très bas. De plus, il y a eu de nombreux signes, y compris un « reverse split » ou fractionnement inverse, que Chesapeake a beaucoup de difficulté à passer à travers la période difficile que nous vivons. Tous les évènements mentionnés plus haut poussent à croire que ce producteur de pétrole ne sera pas en mesure de passer au travers cette tempête et devrait déclarer faillite. En effet, lundi dernier, l’entreprise de l’Oklahoma a manqué un paiement de la dette de 10 millions de dollars et est maintenant à quelques jours d’une intervention de ses créanciers .Le Wall Street Journal a annoncé que la société se prépare à déposer le dossier de mise en faillite dès lundi prochain. En ce qui concerne le négociant actif, particulièrement le négociant intraséance, l’exemple de Chesapeake Energy démontre qu’il est important de connaitre au minimum les titres que l’on transige. Avoir uniquement regardé à travers les « principaux gagnants de la journée », ou les titres ayant le plus bougé, un négociant aurait pu être pris avec ses actions de Chesapeake Energy à travers les « halt » et subir une importante perte, autant à la hausse qu’à la baisse. Quicken Loans, le plus grand prêteur hypothécaire américain, prévoit une introduction en bourse! Quicken Loans, le plus grand prêteur hypothécaire aux États-Unis, prévoirait un premier appel public à l'épargne. L’entreprise, fondée et détenue par le milliardaire de Detroit Dan Gilbert, a récemment déposé un prospectus d'introduction en bourse. En effet, Quicken Loans travaille avec Morgan Stanley, Goldman Sachs, Credit Suisse et JP Morgan pour gérer l'entrée en Bourse. La valorisation ciblée est toujours sujette à discussion, mais elle est probablement de l'ordre de dizaines de milliards de dollars, a déclaré un analyste de CNBC. Cela impliquerait une introduction en bourse de plusieurs milliards de dollars, l'une des plus importantes, sinon la plus importante, de 2020. De plus, si introduction en Bourse il y a, il pourrait y avoir un fort momentum sur le titre, encouragé par la situation de prêt actuel. En effet, le PDG de Quicken Loans, Jay Farner, a déclaré à CNBC que mars avait été le « plus grand mois de demande  hypothécaire de l'histoire de notre entreprise - près de 21 milliards de dollars de prêts hypothécaires clôturés». Il a également déclaré que le préteur estimait à près de 75 milliards de dollars de demandes de prêts hypothécaires au deuxième trimestre, contre près de 53 milliards de dollars au premier trimestre. Pour le négociant actif, cette entrée en Bourse sera à surveiller puisqu’elle risque d’être énormément suivie et volatile dans les prochains mois/année avec les bas taux hypothécaires et le nombre de refinancements important. Le nombre de demandes de chômage se stabilise Cette semaine, CNBC annonçait que « les demandes de chômage s'élèvent à 1,5 million de personnes, pires que prévu alors que les difficultés économiques persistent ». Bien que cet énoncé ne soit pas faux, je pense qu’il est important de mettre un peu de nuance dans ce propos. Tel que présenté dans le graphique ci-dessous, on semble plutôt voir une stabilisation. En effet, ce qui sera important de surveiller dans les prochains rapports est si on continue de descendre, on se stabilise, ou si le nombre continue d’augmenter. Les marchés ayant poursuivi leur hausse suite à la baisse du nombre de demandes de chômage, si on venait à se stabiliser (donc rester à ces niveaux) ou recommencer à monter, les marchés pourraient retomber assez rapidement. Il faut se rappeler qu'il ne faut jamais regarder le nombre en tant que tel, mais l'évolution par rapport à l'ancienne période et la tendance. Pour illustrer mon raisonnement, nous n’avons qu’à comparer à la crise du début des années 2000 qui dura de la fin de 2000 au premier trimestre de 2003. Tel que l’on peut voir dans le graphique ci-dessous, bien que les marchés aient chuté lors de la hausse des demandes, on peut apercevoir que la stagnation des demandes qui a suivi n’a pas propulsé le S&P500 à la hausse, mais bien à la baisse. Il faudra donc rester prudent face à un scénario similaire. En somme, bien que le passé ne soit jamais garant du futur, il sera important de surveiller l’évolution de cette donnée économique très importante. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Source: https://www.marketwatch.com/story/chesapeake-energys-stock-nearly-triples-after-22-trading-halts-2020-06-08 https://www.fool.com/investing/2020/06/11/the-insanity-of-chesapeake-energy-stock.aspx https://www.fool.com/investing/2020/06/09/why-chesapeake-energy-stock-crashed-45-on-june-9.aspx https://www.fool.com/investing/2020/06/17/chesapeake-energy-was-once-the-second-biggest-natu.aspx https://www.barrons.com/articles/chesapeake-stock-missed-debt-payment-sell-rating-bankruptcy-oil-gas-51592321816 https://www.cnbc.com/2020/06/11/quicken-loans-the-largest-us-mortgage-lender-is-planning-an-ipo-sources-say.html?__source=newsletter%7Cbreakingnews https://www.cnbc.com/2020/06/18/another-1-million-jobless-claims-show-congress-may-need-to-extend-extra-benefits-set-to-expire.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La COVID-19 pourrait modifier notre façon d’investir à tout jamais La COVID-19 pourrait modifier notre façon d’investir à tout jamais La pandémie de coronavirus a modifié dans les derniers mois notre façon de vivre, tout comme nos investissements, de manière très importante. En effet, les titres s’étant le plus appréciés durant cette période sont ceux qui facilitaient et encourageaient à rester à la maison, tels que Netflix (NASDAQ : NFLX) et Zoom Video (NASDAQ : ZM), ces deux titre en particulier connaissant une croissance du prix de leurs actions phénoménale. D’un autre côté, les détaillants et les compagnies aériennes, entre autres, ont vu leurs valorisations boursières chuter drastiquement. Après ces longues semaines tumultueuses, aujourd’hui, certains de ces titres les moins performants de mars et avril sont de retour, alors que les économies commencent à rouvrir. En revanche, lors de tout ce capharnaüm boursier, une manière d’investir a pris énormément d’importances dans l’ombre : l’investissement ESG. En effet, l’investissement « ESG » (environnemental, social et gouvernance) a vu une entrée de fonds record en 2020, tel que le démontre le graphique ci-dessous. Dans une note à ses clients, la banque d’investissement JP Morgan Chase affirmait : « Le rebond de la société civile a été impressionnant, avec une augmentation du bénévolat, de la cohésion sociale, du soutien communautaire et de l'accent mis sur le bien public par rapport aux libertés privées. Nous voyons la crise de Covid-19 accélérer la tendance aux investissements ESG.»[1] Naturellement, ces fonds attirent également des niveaux record de capitaux, car ils ont prouvé à travers les années qu’ils pouvaient offrir des rendements comparables, sinon supérieurs à ceux des indices. Le FNB Nuveen ESG Large-Cap Growth ETF (ARCA : NULG) a par exemple enregistré un rendement de 10% cette année, tandis que le FNB iShares ESG MSCI USA (NASDAQ : ESGU), le plus important du genre avec plus de 7,1 milliards de dollars d'actifs sous gestion, a rapporté 1.29 % année à ce jour. Le S&P 500, en comparaison, est en baisse d'environ 0.5% sur l'année. En somme, on oublie souvent qu’ils existent, mais ces fonds négociés en bourse et ces titres représentent des options plus que valides pour votre portefeuille. D’ailleurs, tel que mentionné dans un ancien billet boursier portant sur l’investissement responsable, selon un rapport produit par Morgan Stanley à ce sujet, on peut noter que « les rendements des fonds durables sont en ligne avec ceux des fonds traditionnels, tout en offrant également un risque de baisse inférieur pour les investisseurs » et, « de plus, dans un marché incertain, les fonds durables peuvent offrir une couche de stabilité aux investisseurs qui cherchent à réduire la volatilité. ». Comment interpréter et comment percevoir les analystes? De nombreux investisseurs néophytes se fient au cours cible et aux recommandations d’analystes. En effet, les analystes en valeurs mobilières ont généralement une formation universitaire. Ils peuvent également avoir des titres professionnels comme CFA, CPA, etc. De plus, ces derniers peuvent avoir plusieurs types de formations plus spécialisés, par exemple des médecins qui travaillent comme des analystes pharmaceutiques. Donc, d’un point de vue externe, ils semblent bien outillés pour performer et offrir des recommandations de qualité. En revanche, la réalité en est tout autre. Malheureusement, bien souvent, leurs analyses sont erronées et fortement biaisées à la hausse. Ainsi, en décembre 2016, The Economist a mené une étude sur toutes les « notes » données par des analystes pour le S&P500. L'étude a révélé que : 49% des « notes » étaient des notes « acheter / surperformer», 45% des notes «maintenir / neutre» et seulement 6% des notes étaient des notes «vendre / sous-performer». En réalité, 50% des actions ont sous-performé l'indice en 2016, et environ 30% des actions ont généré des rendements négatifs. Les investisseurs moins expérimentés se demanderont probablement pourquoi les analystes ont si souvent tort. Ces erreurs sont dues aux multiples biais qui s’appliquent à ces professionnels. Tout d’abord, il est important de comprendre qu’il existe deux types d’analystes. Il existe tout d’abord ceux dits « acheteurs » ou « buy side ». Ces analystes travaillent pour un fonds d’investissement, donc leur rôle consiste à trouver de nouveaux investissements pour les fonds internes de la banque, un « hedge fund », ou autre type de fond. De plus, leur rémunération/emploi dépend beaucoup de la qualité des recommandations de l'analyste et du succès global du fonds qui découle de ses recommandations. Or, il est important de noter que les analystes « acheteurs » sont incités à émettre une recommandation d'achat sur les actions détenues et une recommandation de vente sur les actions récemment vendues. Si ces suggestions sont suffisantes pour pousser le prix dans la direction que l’analyste présentait, cela peut jouer dans la réputation de l’analyste et/ou du fonds d’investissement dans lequel il travaille et attirer des clients. Ensuite, il existe les analystes « vendeurs » ou « sell-side ». Ces analystes sont ceux que l’on voit dans les médias et à la télévision qui émettent des recommandations d’achat ou de vente de titre. Leur rémunération est principalement basée sur leur capacité a réaliser des analyses en profondeur, donc, entre autres, à créer et maintenir des relations privilégiées avec des gestionnaires d’entreprises (et/ou aux sources d'informations de haute qualité). De ce fait, ils n’ont pas intérêt à se mettre la direction de firmes cotées en bourse à dos en affichant une vente. Cela les oblige donc à jongler entre mettre la direction de leur côté pour avoir le plus d’informations possible et offrir la meilleure analyse possible. Ainsi, leurs opinions sont souvent teintées par ce conflit d’intérêts, et leurs analyses publiques présentent donc un biais des plus évident. Enfin, pour le négociant actif, comment peut-on profiter des notations des analystes ? Surveiller les tendances des analystes. Bien que les notes individuelles des analystes ne veuillent rien dire, on peut surveiller la tendance de ces dernières. Voici un exemple sur Fedex, tel qu’on peut apercevoir une tendance à la baisse de l’achat vers la conservation, alors que le titre, en noir, chute également. Rencontre de la Réserve Fédérale américaine mercredi Tel que prévu, le comité de la Réserve fédérale américaine ou « Federal Open Market Committee (FOMC) » a laissé les taux d'intérêt inchangés et a laissé entendre qu'il les maintiendrait près de 0 jusqu’en 2022, alors que l'économie tente de se remettre de la récession provoquée par la pandémie de coronavirus. D’ailleurs, le FOMC a déclaré : « L'épidémie de coronavirus cause d'énormes difficultés humaines et économiques aux États-Unis et dans le monde. Le virus et les mesures prises pour protéger la santé publique ont entraîné une forte baisse de l'activité économique et une augmentation des pertes d'emplois. Une demande plus faible et des prix du pétrole nettement inférieurs freinent l'inflation des prix à la consommation. » La Fed a également prévu que l'économie reculerait de 6,5% en 2020, les entreprises ayant licencié des dizaines de millions de travailleurs et interrompu l'activité industrielle et manufacturière. Cependant, selon leurs prédictions, 2021 devrait afficher une hausse de 5%, suivi de 3,5% en 2022. L’entité américaine s'est également engagée à poursuivre ses nombreuses procédures de politique monétaire visant à injecter des liquidités financières dans le secteur bancaire, les petites et moyennes entreprises, les titres publics et les obligations de sociétés. Du côté du négociant actif, cela peut apporter de nombreuses opportunités d’investissement du côté des métaux précieux telles que l’or et l’argent. En effet, à la suite de la rencontre mercredi à 14h, l'or est passé de 1714$ à 1739$ tandis que l'argent est passé de 17,60$ à 18,17$. De ce fait, tant et aussi longtemps que la banque centrale américaine souhaite conserver les taux d'intérêt bas et achète des obligations par ses politiques monétaires, le dollar américain aura tendance à faiblir par rapport aux autres devises, ce qui est bénéfique pour les détenteurs d'actions du secteur aurifères et des métaux précieux. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada [1] Traduction libre Source : https://daytradercanada.com/billet-boursier/linvestissement-responsable-surperforme-le-sp500/https://www.cnbc.com/2020/06/07/sustainable-investing-is-set-to-surge-in-the-wake-of-the-coronavirus-pandemic.html https://www.cbsnews.com/news/why-wall-street-analysts-get-it-wrong-so-often/ https://www.investopedia.com/articles/stocks/10/stock-analysts.asp https://www.investopedia.com/federal-reserve-tries-to-tame-yield-curve-4847275 Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le Dollar Américain en chute libre Le Dollar Américain en chute libre Entre le 9 et 23 mars dernier, les contrats à terme sur l’indice du dollar américain ont vu leur valeur exploser, de 94.53 à 103.96, soit une variation de près de 10% en seulement deux semaines. Maintenant, depuis le 27 mai, les contrats à terme sur l’indice du dollar américain ont perdu plus de 2.54%, passant de 100.663 à 97.475. Une telle volatilité n’est pas habituelle sur des devises utilisées comme une valeur refuge telle que le dollar américain. Il est donc intéressant de se questionner sur la provenance de cette dernière, la réponse à cette question pouvant être très révélatrice ; d’autant plus que ces mouvements ont une incidence directe sur la valeur de notre dollar canadien contre le dollar américain. Tout d’abord, le dollar américain étant la principale monnaie de réserve au monde, la stabilité du billet vert est dans l’intérêt de tous les pays. C’est donc ce qui explique l’importante hausse vécue par la devise américaine, due à son rôle de valeur refuge lors de la crise du COVID en mars. Un mouvement de capitaux important, sortant vraisemblablement des marchés des actions pour se réfugier en encaisse ou en dollar américain a provoqué en partie la hausse fulgurante connue il y a 2 mois. Ensuite, en ce qui concerne sa rapide baisse, cela est un peu plus complexe. En effet, pour bien comprendre cette baisse, il est important de comprendre la dynamique entre les devises. L'une des raisons de la force du dollar a été la « confiance » que les investisseurs internationaux ont eue en la capacité de la Réserve fédérale américaine de maintenir la valeur du dollar sur le marché. Or, en des temps tels que ceux vécus actuellement, lorsque la FED recule et signale que bien qu'elle soit toujours concentrée sur le maintien du dollar fort, sa priorité est de sauver l’économie à tout prix, de l’incertitude et de la nervosité au sein des investisseurs commencent à se faire sentir. Ensuite, un second élément fondamental au maintien de la valeur d’une monnaie est la confiance que les investisseurs portent envers le gouvernement du pays concerné. D’ailleurs, Rana Foroohar, écrivant pour le Financial Times a soulevé un point intéressant lors de son article du lundi 1er juin 2020. Mme Foroohar a écrit ceci: « La « confiance » est dans la Réserve fédérale et non dans le gouvernement fédéral lui-même. Mais, il peut y avoir une limite à cette déconnexion. »[1] La limite à cette déconnexion dont elle fait référence sont les événements ayant tristement menés à la mort de George Floyd, le 25 mai dernier. Les contrats à terme sur le dollar américain ayant amorcé leur chute le 26 mai. De plus, politiquement, les choses se sont considérablement détériorées depuis lors. En somme, il sera alors intéressant de suivre l’évolution de cet enjeu qui vient, naturellement, toucher bien plus que les marchés financiers. Première envolée commerciale habitée pour SpaceX Samedi dernier, SpaceX a lancé sa toute première mission avec équipage, un vol d'essai appelé Demo-2, qui a envoyé les astronautes de la NASA Bob Behnken et Doug Hurley à la Station spatiale internationale (ISS). Ce vol a été le premier lancement orbital avec équipage à quitter le sol américain depuis que la NASA a retiré sa flotte de navettes spatiales en 2011. En plus d’être une nouvelle étape cruciale dans le développement de SpaceX, cela représente la fin du monopole russe sur l’envoi d’humain dans l’espace. En effet, cet envoi n’était que le départ d’une grande aventure pour SpaceX. L’entreprise détient un contrat de 2,6 milliards de dollars pour effectuer six vols en équipage opérationnels vers la Station spatiale internationale (ISS) pour la NASA. Si Demo-2 réussit tout au long du processus, la société d'Elon Musk sera prête à commencer à mener à bien ces missions contractuelles. Naturellement, cette nouvelle n’est pas tombée sous silence sur Wall Street, alors que les rumeurs d’une possible entrée en bourse de la compagnie revenaient sur la table. D’ailleurs, il s’agit d’un esclandre qui revient hanter l’entreprise à chaque bon coup de son président, Elon Musk. Or, il est important de noter que cet objectif n’est pas partagé par ce dernier, ayant comme but avec SpaceX d’un jour aller sur Mars. Musk a souvent affirmé que SpaceX resterait privé, car les objectifs à long terme de l'entreprise entrent en conflit avec les exigences à court terme des marchés publics et des actionnaires. De ce fait, il est peu probable que SpaceX devienne une entreprise publique, sauf si le financement du gouvernement américain ou d'investisseurs institutionnels tel que Google venait à diminuer de manière inattendue. En somme, les investisseurs ne sont pas en reste. Le négociant actif ne doit pas oublier que le président de SpaceX, Elon Musk est également président d’une entreprise cotée en Bourse : Tesla (NASDAQ : TSLA). Cet évènement a naturellement augmenté la confiance des investisseurs en Musk. Donc, un trader qui aurait transigé la nouvelle aurait pu surveiller Tesla lundi matin, qui a finalement fait un bond de +7.56%. Ce sera à surveiller lors de prochains événements de ce type! Les titres de technologies : de retour à leur haut de tous les temps! Les marchés boursiers américains ont défié tous les pessimistes et ont continué à progresser, voir même flirter avec de nouveaux sommets dans le cas des titres de technologies. On connait l’histoire, après une chute du S&P500 de -8.5% en février et de -12.5% en mars, l’indice a fortement rebondi en avril (+12.68) et clôturé avec des gains en mai également (+4.53). Jusqu’à présent, en juin, les marchés continuent sur leur lancée haussière. L'indice composite Nasdaq (NASDAQ: QQQ) a été particulièrement solide, étant en hausse de plus de 10% pour l’année et à seulement quelques points de leurs hauts historiques. De plus, bien que l’échantillon ne soit pas très exhaustif, tel que le graphique publié sur Twitter par M. Ryan Detrick le présente, lorsque nous vivions une hausse rapide des marchés, elle tend à se poursuivre. En revanche, il ne faut pas oublier quelques éléments importants. Tout d’abord, l’indice représentant les technologies se transige à un multiple cours/bénéfice historiquement haut à près de 30 fois les bénéfices. Aussi, de nombreux acteurs du milieu, dont Darby, avertissent qu’un retour de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine qui peut introduire un changement radical dans le risque idiosyncrasique [2]. De ce fait, cela pourrait indiquer un rattrapage des autres secteurs comme le secteur financier, services utilitaires, etc. Ces secteurs seront alors à surveiller. Enfin, en ce qui concerne les marchés boursiers américains, les stratégies d'investissement de croissance ont surpassé l'investissement de valeur. Les investisseurs préfèrent toujours les actions de croissance, ce qui se reflète dans la flambée des actions technologiques malgré la pandémie. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada [1] Traduction libre [2] Risque attribuable aux entreprises. Sources : https://seekingalpha.com/article/4351338-dollar-index-breaks-down https://seekingalpha.com/article/4351523-future-of-u-s-dollar https://www.axios.com/spacex-launch-george-floyd-protests-cd775203-8c05-4a68-8a12-c4113df35072.html https://www.danielstrading.com/education/markets/currencies/us-dollar-index-futures https://electrek.co/2020/06/01/tesla-tsla-soars-market-spacexs-succes-credibility-boost-elon-musk/ https://www.cnbc.com/2020/06/02/nasa-astronauts-spacex-launch-was-smoother-than-space-shuttle.html https://www.usine-digitale.fr/article/le-reseau-de-communication-starlink-de-spacex-compte-desormais-480-satellites-en-orbite.N971811 https://www.space.com/nasa-spacex-astronaut-launch-viewer-record.html https://www.investopedia.com/articles/markets/121515/will-elon-musks-spacex-go-public.asp https://twitter.com/RyanDetrick/status/1268180371063164930 https://marketrealist.com/2020/06/us-stock-markets-nasdaq-all-time-highs-june/ Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Nouveau risque sur les marchés: le retour de la guerre commerciale US-Chine Nouveau risque sur les marchés: le retour de la guerre commerciale US-Chine Alors que pour Wall Street, la COVID-19 semble n’être qu’un lointain cauchemar, un vieux démon semble vouloir refaire surface : la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. En effet, de plus en plus de pays sur le globe, en commençant par les États-Unis, souhaitent que la Chine soit tenue responsable de la pandémie, la menaçant de tarifs et le président américain allant même jusqu'à suggérer de couper les liens avec le pays. En effet, ce mouvement a débuté en avril, lorsque le procureur général du Missouri a déposé une plainte contre le gouvernement chinois pour sa gestion de l'épidémie, affirmant que la réponse de la Chine a entraîné des pertes économiques dévastatrices pour l'État. De plus, ce mouvement fut accompagné de l’Allemagne qui, dans le plus grand journal du pays en circulation, le « Bild », a comptabilisé les pertes reliées au coronavirus totalisant 149 milliards d'euros (160 milliards de dollars) dans un article intitulé « Ce que la Chine nous doit déjà ». Finalement, l’Australie a également ajouté son grain de sel, alors que les législateurs australiens ont demandé des compensations à l’état chinois. Naturellement, ce mouvement a été depuis décrié par la Chine comme étant : des « calomnies malveillantes » et de « fausses allégations ». Depuis ces manifestations du mécontentement généralisé en avril, l’eau à couler sous les ponts, et nous en sommes aujourd’hui à une situation ou les relations diplomatiques entre la Chine et les États-Unis sont de plus en plus fragiles. De ce fait, le Sénat américain a récemment adopté un projet de loi, accompagné de la bourse du Nasdaq, qui prévoit une règle qui empêcherait les entreprises étrangères, s'ils n'ont pas respecté les normes d'audit du Public Company Accounting Oversight Board (PCAOB) des États-Unis pendant trois années consécutives, de se négocier aux États-Unis. Ainsi, cette loi, si elle venait à être appliquée, pourrait obliger les entreprises chinoises à quitter les Bourses américaines. Évidemment, cette nouvelle n’a pas été reçue de façon positive du côté de la Chine, qui a exprimé son opposition ferme à la politisation de la réglementation des valeurs mobilières. Cette nouvelle a fait monter en flèche la vente à découvert sur les principaux titres chinois. Tel que le présente le tableau ci-dessous : En somme, mercredi soir, on apprenait que la Chambre des représentants envoyait maintenant le projet de loi sur les sanctions contre la Chine au bureau de président Trump, alors que les tensions s’intensifiaient. Il sera très important de suivre ce nouveau combat entre la Chine et les États-Unis, puisqu’historiquement, la Chine ne s’est jamais laissée pilée sur les pieds face aux Américains. L’importance d’un journal de transaction pour le négociant actif Le journal de transactions est un outil indispensable au négociant actif profitable. En effet, le journal de « trading », comme on l’appelle, fournit des informations précieuses sur les performances d'un trader. En tenant un journal détaillé, les négociants sont en mesure d'analyser leurs résultats et d'identifier les raisons pour lesquelles certaines transactions ont bien fonctionné, tandis que d'autres non. De plus, la tenue d’un journal de « trading » peut vous aider à repérer les erreurs de trading et vous aider à affiner votre stratégie. Enfin, en effectuant régulièrement des rétrospectives à l’intérieur de ce fameux journal, vous pourrez identifier les comportements qui ont entraîné une perte. Concrètement, un journal de trading sert à noter l’ensemble de ses transactions. Il devrait au minimum, contenir, la date, l’heure de la transaction, le produit transigé (action, option, contrat à terme, etc.), la position prise (achat, vente, vente à découvert), le prix d’achat, la quantité, l’arrêt sur perte, l’objectif de profit, le retour sur le risque, le montant de la vente, le profit ou la perte réalisés, la commission, le profit ou la perte réelle et une section pour expliquer l’entrée et la sortie de la position. Avec tous ces éléments sous la main, vous serez en mesure de bien surveiller ce qui se passe dans votre trading et d’établir les systèmes gagnants et ceux à ne plus reproduire. Il existe différents outils pour votre journal de trading. Tout d’abord, il existe la bonne veille solution de la créer vous-même grâce à Excel ou google spreadsheet. Ensuite, il existe différentes plateformes payantes. Par exemple, chez Daytrader Canada, nous offrons maintenant un nouveau service d’analyse de transactions dans le cadre de notre coaching personnalisé de niveau 2. Le logiciel utilisé, baptisé Tradify© permettra de vous aider à analyser vos forces et vos faiblesses en tant que trader. Nouveaux espoirs de vaccins par Novavax et Merck Cette semaine, il s’agit de Novavax (NASDAQ : NVAX) et de Merck (NYSE : MRK) qui offrent de nouveaux espoirs de vaccin aux marchés. En effet, l’entreprise de biotechnologie de Gaithersburg, dans le Maryland, Novavax, a annoncé hier qu'elle avait commencé à inscrire ses premiers participants humains à un essai clinique de phase 1/2. L'immunogénicité préliminaire (capacité à provoquer une réponse immunitaire) et les résultats d'innocuité de la phase 1 de l'essai sont attendus en juillet 2020. Du côté de Merck, elle a acheté Themis Bioscience, basée à Vienne, qui développe un vaccin et collabore avec IAVI et Ridgeback Bio sur un vaccin et un antiviral. En ce qui concerne le négociant actif, selon l'Organisation mondiale de la Santé, au 22 mai, il y avait 10 candidats vaccins COVID-19 en évaluation clinique et 114 candidats en évaluation préclinique. En voici la liste accompagnée de leur symbole boursier, pour ceux cotés en Bourse : anSino Biological Inc./Beijing Institute of Biotechnology Moderna/NIAID (NASDAQ: MRNA) Wuhan Institute of Biological Products/Sinopharm (OTC: SHTDY) Beijing Institute of Biological Products/Sinopharm (OTC: SHTDY) Sinovac (NASADAQ: SVA) Institute of Medical Biology/Chinese Academy of Medical Sciences University of Oxford/AstraZeneca/Serum Institute of India (OTC: AZNCF/ LON: AZN) Novavax (NASDAQ : NVAX) BioNTech/Fosun Pharma/Pfizer (NASDAQ: BNTX /OTC : SFOSF/ NYSE: PFE) Inovio Pharmaceuticals (NASDAQ : INO) Pour conclure, ces titres seront à surveiller pour d’importants mouvements dans le cas où un vaccin venait à être créé ou non. De plus, si jamais des nouvelles négatives venaient à sortir de ces entreprises, elles pourraient avoir un impact négatif sur les indices de références, de la même manière que les annonces de Moderna ont eu un impact positif sur ceux-ci la semaine dernière. Sources : https://www.investopedia.com/3-reasons-investors-are-focused-on-china-today-4845834 https://www.shortsight.com/domestic-chinese-shorts-up-390mm-on-senate-bill/ http://french.xinhuanet.com/2020-05/25/c_139085572.htm https://www.cnbc.com/2020/05/01/china-will-be-held-accountable-for-coronavirus-says-white-house-economic-advisor-larry-kudlow.html https://www.cnbc.com/2020/04/24/lawsuits-outrage-over-chinas-handling-of-the-coronavirus-pandemic.html https://www.cnbc.com/2020/05/27/house-sends-china-sanctions-bill-to-trumps-desk-as-tensions-escalate.html https://www.mytradingskills.com/trading-journal-guide https://www.investopedia.com/novavax-and-merck-fuel-covid-19-vaccine-hopes-4845931 https://news.yahoo.com/stocks-etfs-beneficiaries-coronavirus-vaccine-120012206.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Moderna : entre vaccin et manipulation boursière Moderna : entre vaccin et manipulation boursière Encore une fois, lundi, une compagnie pharmaceutique nous a fait l’annonce qu’elle avait potentiellement trouvé un remède contre la COVID-19. En effet, lundi, à la suite de l’annonce de Moderna Therapeutics (NASDAQ : MRNA), qu’un vaccin expérimental contre le coronavirus a montré des résultats encourageants chez huit volontaires d'âge moyen, le S&P500 s’est emballé et a clôturé en hausse de +3.15%, alors que l’entreprise elle-même a clôturé en hausse de près de 20%. Bien évidemment, mardi, après avoir annoncé que dans le cadre d’une émission secondaire d’action, elle vendrait pour une valeur de 1,25 milliard de dollars d’actions à 76$ et que, finalement, un rapport de la publication sur la santé « Stat »[1] a souligné la nature précoce des données sur le vaccin, le titre s’est effondré de plus de 10% mardi, influençant également les marchés, le S&P500 clôturant la journée en baisse de -1.05%. Naturellement, cela n’est pas la première fois qu’une entreprise use d’un tel stratagème. Il ne suffit que de retourner au 29 avril pour constater qu’on nous avait déjà fait le coup, avec le fameux remdesivir de Gilead Sciences (NASDAQ : GILD). À cette date, on annonçait que des essais faits sur leur remède pour combattre le coronavirus avaient été concluants. Or, comme dans le cas de Moderna, on apprenait le lendemain que, finalement, dans le cadre d’un test multisites en Chine, publié dans The Lancet, il fut révélé que le médicament «n'était pas associé à des avantages cliniques statistiquement significatifs». Cependant, les 158 patients prenants du remdesivir (79 sous placebo) ont rapporté une récupération plus rapide, bien que les chercheurs aient déclaré que le point de données « nécessite une confirmation dans des études plus importantes ». À la suite de cette annonce, le S&P500 a chuté de près de 1% et le titre Gilead de plus de -4.5%. De plus, depuis cette journée, l’entreprise pharmaceutique est en baisse de près de -14%, n’ayant pas été en mesure de remonter à ces derniers sommets. En somme, je serais très surpris que ce soit la dernière entreprise pharmaceutique à nous faire le coup, donc il est et sera très important d’être prudent lors de ce genre d’annonce. Particulièrement lorsque cela implique des tests préliminaires. Prudence ! Qu’est-ce qu’une émission secondaire d’actions Une émission secondaire est la vente de nouvelles actions ou d’actions détenues par une entreprise qui a déjà fait un premier appel public à l'épargne (PAPE). Il existe deux types d'offres secondaires. Une offre secondaire non dilutive est une vente de titres dans laquelle un ou plusieurs actionnaires importants d'une entreprise vendent la totalité ou une grande partie de leurs avoirs. Le produit de cette vente est versé aux anciens propriétaires de ces parts, et n’influe donc pas sur la firme directement. Parallèlement, une offre secondaire dilutive implique la création de nouvelles actions et leur mise en vente publique. Tout d’abord, une émission secondaire non dilutive ne dilue pas les actions détenues par les actionnaires existants, car aucune nouvelle action n'est créée. La société émettrice pourrait ne pas en bénéficier du tout, car les actions sont proposées à la vente par des actionnaires privés, tels que des administrateurs ou d'autres initiés (tels que des sociétés de capital de risque) souhaitant diversifier leurs avoirs. Habituellement, l'augmentation des actions disponibles pour transiger permet à un plus grand nombre d'institutions de prendre des positions dans la compagnie émettrice, ce qui peut bénéficier à la liquidité de négociation des actions de la société émettrice. Ce type d'offre secondaire est courant dans les années suivant une introduction en bourse, après la fin de la période de « blocage » ou « lock-up period » en anglais. Généralement, ce délai imposé dans le but que les initiés ne vendent leurs actions trop rapidement, précipitant une chute du titre, est de 180 jours. Ensuite, une émission secondaire dilutive est lorsqu'une entreprise crée et met sur le marché de nouvelles actions, diluant ainsi la valeur des actions existantes. Ce type d'offre secondaire se produit lorsque le conseil d'administration d'une entreprise accepte d'augmenter les actions dites « flottantes » (float en anglais) afin d’obtenir plus de capitaux propres. Lorsque le nombre d'actions en circulation augmente, cela entraîne une dilution du bénéfice par action. L'afflux de liquidités qui en résulte est utile pour atteindre les objectifs à long terme d'une entreprise ou peut être utilisé pour rembourser la dette ou financer l'expansion. D’un point de vue court terme, les analystes et actionnaires peuvent ne pas considérer l'événement comme positif. Pour le négociant actif, ce genre d’événement peut générer une occasion d’achat ou vente à découvert. En effet, le prix d’une émission secondaire peut constituer une zone de support à court terme. Par exemple, pour évoquer un titre très populaire ces temps-ci, Shopify (NYSE : SHOP), au début du mois de mai, a approuvé une émission d'actions à 700 dollars américains. De ce fait, ce 700$US représentait un nouveau support court terme pour le titre. Donc, une position aurait pu être prise autour de 700$US, avec un stop légèrement plus bas, et comme on voit ci-dessous, la transaction aurait pu être profitable. Dans le cas contraire, si le support de 700$US n’avait pas tenu, une position de vente à découvert aurait pu être initiée. En somme, les émissions secondaires sont des événements à surveiller lors de vos prises de position ou lors de vos recherches de titres. Analyse de la semaine La semaine a débuté en force lundi avec l’espoir d’un vaccin fourni par Moderna Therapeutics et par une annonce conjointe entre le trésor américain et la Réserve fédérale américaine qui confirmait que les deux entités américaines étaient prêtes à encaisser des pertes à la suite de leur programme de prêt aux entreprises. De plus, aux côtés du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, Mnuchin a souligné que les données économiques des États qui commencent à rouvrir seront essentielles pour déterminer les prochaines étapes de la réponse fédérale. Ensuite, mercredi, le retour d’un bond du trésor que l’on n’avait pas vu depuis 1986 : le bond a échéance 20 ans. En effet, émis pour la dernière fois en 1986, le Trésor ramène l'obligation à 20 ans, qui a fait ses débuts dans une enchère de 20 milliards de dollars qui a eu lieu mercredi après-midi. Cela servira principalement de moyen de financement pour le gouvernement américain, alors que les besoins d'emprunt du gouvernement ont considérablement augmenté au cours des dernières semaines en raison de la pandémie, la dette nationale s'élevant maintenant à plus de 25 T$, en hausse de 15% depuis un an. Jeudi, la sortie du rapport de demandes de chômage nous présentait encore une fois un ajout de 2.52 millions de nouvelles demandes, alors que les États prennent de plus en plus de mesures pour remettre leurs économies en marche. Voici un graphique représentant les demandes des dernières semaines : Finalement, il sera important de surveiller deux niveaux pour la semaine prochaine. Tout d’abord, le niveau du S&P500 qui vient d’atteindre sa moyenne mobile 200 périodes en jours, tel que présenté dans le graphique ci-dessous : Le second niveau à surveiller sera celui des nouveaux cas, puisqu’il semble y avoir une recrudescence de ceux-ci, depuis le début du déconfinement (voir graphique ci-dessous). De plus, il est important de noter que jeudi, nous avons officiellement atteint la barre des 5 millions de cas sur la planète. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.smbtraining.com/blog/trading-a-secondary https://www.bnnbloomberg.ca/video/shopify-prices-offering-of-new-shares-at-us700-per-share~1955245?fbclid=IwAR3Y9PNBhAtAEkOlktsPOpMxDpNcfmUMX5bPtYsNPWdUZZ6mcCwANpZAIdc https://blog.wealthfront.com/equity-ipo-guide/selling-stock-after-ipo/ https://www.investopedia.com/terms/s/secondaryoffering.asp https://www.cnbc.com/2020/05/19/experts-say-moderna-didnt-produce-data-critical-to-assessing-vaccine.html https://www.thestreet.com/investing/dow-futures-fall-gilead-treatment-intel-outlook-disappoint https://www.marketwatch.com/story/stock-index-futures-point-higher-ahead-of-fed-decision-as-investors-track-earnings-2020-04-29 https://www.benzinga.com/analyst-ratings/analyst-color/20/05/16065122/moderna-short-sellers-take-450m-hit-following-coronavirus-vaccine-data https://ca.finance.yahoo.com/news/asia-stocks-advance-u-rally-213949635.html https://www.seattletimes.com/business/moderna-early-coronavirus-vaccine-results-are-encouraging/ https://www.bnnbloomberg.ca/moderna-falls-from-record-as-euphoria-of-vaccine-data-wears-off-1.1438478 https://www.cnbc.com/2020/05/19/we-are-fully-prepared-to-take-losses-on-coronavirus-bailouts-mnuchin-says.html?__source=sharebar%7Cfacebook&par=sharebar&fbclid=IwAR1SomOUHILWna26ZEyHP3vNCfEuZBkn8eKD1w1Od9mvmWmXp9IgZct8Sbc https://www.cnbc.com/2020/05/21/us-weekly-jobless-claims.html https://seekingalpha.com/article/4348915-wall-street-breakfast-deficit-and-give-me-twenty https://www.worldometers.info/coronavirus/ [1] https://www.statnews.com/ Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### 3 des principaux types d’investisseurs 3 des principaux types d’investisseurs Dans le monde de l’investissement, il existe autant de types d’investisseurs que de possibilité d’investissement. Étant des investisseurs actifs, il est naturel que nous souhaitions transiger notre capital de façon dynamique. Or, il existe également des alternatives pour ceux qui désirent investir leur argent sur une période un peu plus longue que quelques secondes à quelques jours. En effet, tel que mentionné dans notre cours actions 5 jours, il est généralement recommandé, lorsque la situation le permet, de ne pas transiger activement plus de 25% de son capital dédié (soit l’addition de son actif court terme et son encaisse), le reste devant être investi à plus long terme. Ainsi, en quelque sorte, voici 3 alternatives possibles pour investir ce capital restant. Tout d’abord, il existe l’investisseur appelé « momentum ». Tel que son nom l’indique, il cherche à profiter de la volatilité des marchés en prenant des positions à court terme sur les actions en hausse et en les vendant dès qu'elles montrent des signes de baisse. (Suivre des tendances). Une fois la tendance terminée, l'investisseur prend son profit et recherche la prochaine tendance haussière/baissière à court terme, ou opportunité d'achat, et répète le processus. Naturellement, ce type d’investissement peut se faire à la hausse comme à la baisse. Un excellent exemple de prise de position momentum en ces temps de COVID-19, est l’action de Netflix (NASADQ : NFLX). Un investisseur momentum, aurait, lors de l’annonce de confinement partout autour de la planète, investi dans Netflix prévoyant une hausse du nombre d’abonnées à court terme. Comme vous pouvez voir dans le graphique quotidien ci-dessous, le titre a fortement rebondi depuis, étant en hausse de 33% pour l’année. Ensuite, il existe l’investisseur appelé « croissance ». Ces derniers recherchent généralement des investissements dans des secteurs en expansion rapide (ou même des marchés entiers) où de nouvelles technologies et de nouveaux services sont développés, et recherchent des bénéfices par le biais d'une appréciation du capital, c'est-à-dire les gains qu'ils réaliseront lorsqu'ils vendront leurs actions, par opposition aux dividendes qu'ils reçoivent durant la période de détention. Les entreprises de type croissance versent très peu ou aucun dividende, préférant réinvestir ce capital dans la croissance de l’entreprise, d’où leur nom. Ces entreprises sont généralement de jeunes entreprises avec un excellent potentiel de croissance. Ainsi, l’investisseur de croissance achètera les futurs bénéfices de l’entreprise. Un excellent exemple de prise de position croissance est par exemple Paycom software (NYSE : PAYC), une entreprise de technologies de paie et de ressources humaines en ligne. Elle est dans un secteur en pleine croissance et est elle-même dans une croissance fulgurante avec une croissance des revenues de plus de 30% annuellement depuis 3 ans. Finalement, popularisé par Warren Buffet lui-même, l’investisseur « valeur ». Celui-ci cherche des actions qui semblent se négocier à un prix inférieur à leur valeur intrinsèque et/ou comptable. De ce fait, il cherche activement les actions qui semblent sous-estimées ou sous-évaluées par les marchés. Cette ligne de pensée suppose aussi que le marché réagit de manière excessive aux bonnes et aux mauvaises nouvelles, entraînant des mouvements de cours des actions qui ne correspondent pas aux changements de la valeur fondamentale de l’entreprise. La réaction excessive offre une opportunité de profit en achetant des actions à des prix réduits ou à « rabais ». Un excellent exemple de prise de position dite « valeur » pourrait être fait directement dans le fonds de M. Buffet lui-même, soit à travers l’action de catégorie B de Berkshire Hathaway (NYSE : BRK.B). Voici le titre dans le graphique mensuel ci-dessous : Bref, comme vous pouvez le constater, il existe plusieurs manières différentes de tirer son épingle du jeu dans le monde financier. Les stratégies présentées aujourd’hui, sans présenter l’ensemble du spectre des possibilités offertes par le marché, brossent un portrait intéressant de celui-ci. Une bonne leçon a tiré de ce portrait serait qu’il n’y a pas de stratégie infaillible, et que les investisseurs les plus avisés profiteront de chacune de celles-ci! La Réserve fédérale américaine achète maintenant des Fonds Négociés en Bourse! La Réserve fédérale a annoncé lundi une nouvelle série de mesures de relance destinées à calmer les marchés et à amortir les effets négatifs de la pandémie de coronavirus sur l'économie. La plus récente mesure introduite consiste à débuter l’achat de fonds négociés en bourse qui suivent le marché des obligations d’entreprises, une première pour la banque centrale américaine. D’ailleurs, selon Todd Rosenbluth, chef de la recherche sur les FNB et les fonds communs de placement au CFRA : «Cela fournira des liquidités indispensables au marché obligataire et aux FNB». Comme vous le savez, les marchés financiers se sont effondrés au cours des dernières semaines, effondrement qui a soulevé un vent de panique dans toutes les sphères du marché, poussant les acteurs à liquider leur position « en masse ». Or, cela engendre un dysfonctionnement de marché qui peut être particulièrement aigu sur le marché des obligations d'entreprises dites « investment grade » ou de bonne qualité, qui ne sont pas aussi risquée que les obligations à « haut rendement » ou à taux variable. Les investisseurs ne sont pas habitués à envisager une vague aussi massive de possibles défauts de paiement et de faillites telle que celles qui pourraient survenir dans certains secteurs, particulièrement ceux reliés au pétrole et au tourisme. L’utilisation des FNB comme outil par la FED est donc logique : les FNB offrent l’avantage d'avoir un impact sur des milliers d'obligations dans une seule et même transaction. De plus, selon de nombreux acteurs du milieu, cette mesure pourrait aider à calmer le marché des fonds négociés en bourse qui a récemment été victime d’une énorme sortie de capitaux. Par exemple, comme indiqué précédemment, le grand fonds d'obligations de sociétés de qualité « investment grade » iShares iBoxx $ Investment Grade Corporate Bond ETF (ARCA : LQD) a vécu beaucoup de volatilité, allant jusqu’à chuter environ 5% de moins que la valeur déclarée des avoirs mêmes du FNB. Cela signifie que quiconque a tenté de vendre LQD jeudi a reçu environ 95% de ce à quoi il aurait pu s'attendre, dans le cas des obligations ce n’est pas normal. Un puissant stabilisateur de marché comme la banque centrale peut aider à amortir des tensions comme celles-ci. En somme, il sera intéressant à voir jusqu’où la FED sera prête à aller pour interférer dans les marchés et essayer de prolonger la hausse. Quelle sera la prochaine étape? Acheter le fond négocié en bourse du S&P500? Seul l’avenir nous le dira. Vers une autre baisse des marchés? Un sentiment baissier s’est fait ressentir cette semaine. En effet, cela a débuté mardi, après que le célèbre expert américain des maladies infectieuses, le Dr Anthony Fauci, a averti le Congrès qu'une ouverture prématurée de l'économie du pays pourrait entraîner des épidémies supplémentaires de coronavirus mortel. Ainsi, à la suite de cette annonce, le S&P500 a chuté de -2.05%. Ensuite, mercredi, ce fut au tour du président de la Réserve fédérale américaine d’en rajouter une couche, alors qu’il annonçait que des conséquences désastreuses sont à considérer si les législateurs ne font pas assez pour protéger l'économie. Il a affirmé dans son communiqué que le ralentissement est « sans précédent moderne », alors que la banque centrale a fait des efforts pour limiter le choc économique causé par les fermetures liées aux coronavirus, Washington pourrait demander un soutien financier supplémentaire pour éviter des dommages durables. Les commentaires de M. Powell interviennent alors que les démocrates et les républicains se disputent sur le bien-fondé d’un nouveau plan d’aide. Mardi, les démocrates de la Chambre ont dévoilé une mesure de secours de 3 billions de dollars que les républicains ont rejetés comme étant à un prix exorbitant et excessif. Finalement, la journée de mercredi a clôturé en baisse de -1.75%. Jeudi, les chiffres d’emploi ont, encore une fois, sorti au-dessus des attentes des analystes. La journée était encore en baisse en milieu de journée. D’un point de vue graphique, le S&P500 présente plusieurs figures baissières. Tout d’abord, en jours, on peut y apercevoir un double sommet, figure baissière, qui, si la zone de 278 venait à être confirmée, pourrait propulser l’indice aux alentours de 264. Aussi, un « tête à épaule », figure baissière également, s’est confirmé en 4 heures plus tôt cette semaine. Tel que l’on peut clairement l’apercevoir sur le graphique des contrats à terme sur l’indice, ci-bas, une confirmation que la baisse est vraiment de retour serait une fermeture sous sa moyenne mobile simple 200 périodes (ligne orange). En somme, il sera très important de rester prudent, car comme on a pu voir dans les dernières semaines, la FED peut rapidement venir brouiller les cartes. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.investopedia.com/trading/introduction-to-momentum-trading/ How Momentum Investing is Making a Comeback https://www.fool.com/investing/2020/01/25/why-investors-paying-premium-for-paycom-software.aspx Growth Investing Definition https://investmentbank.com/investing-strategies/ Value Investing Definition https://www.berkshirehathaway.com/ https://www.marketwatch.com/story/the-fed-is-going-to-buy-etfs-what-does-it-mean-2020-03-23 The Fed is starting its program to purchase corporate bond ETFs https://www.nytimes.com/2020/05/13/business/stocks-today-coronavirus.html https://www.cbc.ca/news/world/fauci-senate-economy-1.5565644 https://www.washingtonpost.com/nation/2020/05/13/coronavirus-update-us/ Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### À l'aube d'une vague de faillite? À l'aube d'une vague de faillite? Malheureusement, les annonces de faillite d’entreprise, ou à tout le moins de risque de faillite sont à la hausse. En effet, cette semaine, deux gros joueurs de leurs industries respectives, soit la compagnie de location de voiture, Hertz (NYSE : HTZ) et le croisiériste Norwegian Cruise Line holdings (NYSE : NCLH) ont annoncés être sur le bord du gouffre, alors qu’ils tentent par tous les moyens d’éviter la faillite. Du côté de Hertz, ayant chuté de plus 80% depuis le début de l’année, la firme a déclaré mardi que leurs prêteurs avaient prolongé la date limite pour certains remboursements de prêt, ce qui leur donnait plus de temps pour trouver un plan de financement afin d'éviter une éventuelle faillite. De ce fait, le délai a maintenant été prolongé jusqu'au 22 mai, a indiqué la société dans un document. La date limite antérieure était le 4 mai, alors qu’elle était en pourparlers avec ses prêteurs après avoir omis un paiement qui était dû le 27 avril. De plus, tel que le démontre le graphique ci-dessous, même avant la COVID, cette entreprise n’était pas très forte. Cependant, comme de nombreuses entreprises, la COVID pourrait avoir raison de ce géant de la location automobile. (le graphique illustrant HTZ en mois, avec une flèche rouge démontrant le début de la crise de la COVID-19) En ce qui concerne le croisiériste Norwegian Cruise Line holdings (NYSE : NCLH), l’entreprise a averti mardi qu'elle pourrait avoir à se mettre sous la loi de la protection de la faillite, affirmant qu'il existe un doute substantiel sur sa capacité à continuer à fonctionner alors que la pandémie de coronavirus fait des ravages dans l'industrie du voyage. Cette annonce a propulsé le titre à la baisse de plus de plus de 19% en début de séance sur la nouvelle. En effet, l’entreprise a déclaré que si elle ne peut pas modifier ses contrats de crédit avec ses préteurs, elle courait un risque de défaut sur ses prêts, ce qui la met en danger de faillite. Naturellement, cette nouvelle n’a pas été reçue de façon positive par Wall Street. Tel que le démontre le graphique ci-dessous, cette annonce a relancé la descente du titre déjà en forte baisse, alors qu’on pouvait apercevoir un regain d’espoir des investisseurs le mois dernier. Le titre est en baisse de plus de -80% pour l’année (le graphique illustrant NCLH en mois, avec une flèche rouge démontrant le début de la crise de la COVID-19). En somme, selon moi, ce n’est que le début. De nombreuses entreprises, la majorité étant déjà en difficulté en période pré-COVID, verront leurs secteurs d’activités ralentis de manière prolongée, ce qui aura un impact majeur sur leurs flux de trésorerie, les poussant potentiellement à la faillite. Qu’est-ce que le niveau 2 et comment s’en servir? Il y a quelques semaines, j’ai composé un billet portant sur « Comment éviter les pièges des mainteneurs de marché? » ? Dans ce billet, j’ai mentionné que l’une des façons de voir l’impact des mainteneurs des marchés est en se servant du niveau 2. Ainsi, après avoir reçu des questions sur le niveau 2, j’ai cru pertinent d’adresser celui-ci dans ce billet. Tout d’abord, lancé pour la première fois en 1983 sous le nom de service de diffusion de cotation Nasdaq, le niveau 2 est un service par abonnement qui fournit un accès en temps réel au carnet de commandes du NASDAQ et du S&P500. Il est destiné à montrer la profondeur et l'élan du marché aux traders et aux investisseurs. Ainsi, le niveau 2 fournit aux utilisateurs des informations détaillées sur les prix, y compris tous les prix disponibles que les teneurs de marchés et les réseaux de communication électroniques (ECN) affichent. Le principal avantage de l'utilisation des cotations de niveau 2 est d'avoir accès à une multitude d'informations liées au marché. Ces informations peuvent être utilisées de diverses manières à des fins de trading. Par exemple, vous pouvez vérifier les volumes de liquidité et les tailles d'ordres pour un titre négocié. De plus, il est également possible d’identifier les tendances à l'aide d'informations sur les commandes d'offre et de demandes. Pour illustrer, généralement, un niveau 2 prend cette forme : Tel que présenté dans le graphique ci-haut, on peut établir la liquidité par l’écart (spread) entre le cours acheteur (bid) et le cours vendeur (ask). On peut voir ci-dessous un titre liquide(à droite) et un autre moins liquide (à gauche) : Finalement, parfois on peut apercevoir des ordres d’une taille dépassant la normale sous la colonne (size). Cela peut nous indiquer qu’un mainteneur de marché se positionne. Bref, quoi qu’au premier regard un peu complexe, le niveau 2 est un outil très utilisé par les négociants intraséances. Si vous en êtes un, cela pourrait être un bel ajout à votre arsenal. Beyond Meat encore une fois sous les projecteurs Beyond Meat (NASDAQ : BYND), la fameuse et bien connue entreprise productrice de « fausse viande » est encore une fois sous les projecteurs cette semaine. En effet, elle aussi profite de l’un des effets collatéraux de la COVID-19 : le manque de viande aux États-Unis. Ainsi, lundi Costco Wholesale Corp a déclaré qu'elle avait limité le nombre de produits de bœuf, de porc et de volaille que les clients pouvaient acheter, alors que les épiceries se préparent à des pénuries massives de viande à la suite de ruptures d'approvisionnement induites par le coronavirus. Cette rupture d’approvisionnement est principalement due à la fermeture des plus grands abattoirs des États-Unis au cours des dernières semaines, le COVID-19 s'étant largement répandu dans les usines de transformation de la viande où de grands groupes d'employés travaillent souvent côte à côte. Cette nouvelle portant l’attention aux produits alternatifs à la viande, tels que ceux offerts par Beyond Meat, le titre s’est emballé pour atteindre plus de 30% de hausse cette semaine. Considérant que, comme vous pouvez voir plus haut, d’un point de vue graphique, on semble atteindre une bonne résistance, et possiblement être en train de former un « M », une figure baissière, le titre pourrait être à mettre sur votre liste de surveillance pour un éventuel recul. Pour faire court, il s’agira d’un secteur à surveiller, puisque dans le cas où les usines de transformations de viande rouvriraient, cela pourrait également précipiter le titre à la baisse. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://business.financialpost.com/pmn/business-pmn/car-rental-firm-hertz-gets-more-time-from-lenders-to-avoid-bankruptcy https://daytradercanada.com/billet-boursier/comment-eviter-les-pieges-des-mainteneurs-de-marche/ Manuel du cours Action investisseur actif 5 jours. https://www.investopedia.com/terms/l/level2.asp https://www.investopedia.com/articles/trading/06/level2quotes.asp https://www.investorsunderground.com/stock-market-history/ https://business.financialpost.com/news/retail-marketing/costco-limits-meat-purchases-as-supply-shortages-loom?fbclid=IwAR3Fe16JMhZ5pg5QYIixdAQG9VYbM5X60-fG7wA6co4xhC1CxII_l50jX0U https://www.cnbc.com/2020/05/07/cramer-coronavirus-could-propel-plant-based-beyond-meat-into-a-giant-like-amazon-or-facebook.html?__source=twitter%7Cmain https://www.cnbc.com/2020/05/07/beyond-meat-surges-but-its-not-the-only-stock-in-the-alt-meat-craze.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Malgré les mauvaises données économiques, Gilead vient sauver les marchés! Malgré les mauvaises données économiques, Gilead vient sauver les marchés! Mercredi, alors que l’on annonçait que le PIB américain avait reculé de 4,8% au premier trimestre, soit la plus forte contraction depuis la crise financière (tel que l’on peut voir dans le graphique ci-dessous), Gilead (NASDAQ : GILD) est venu brouiller les cartes avec son annonce que le Remdesivir, son principal traitement contre les coronavirus, montrait des « données positives ». Or, Gilead n'a pas fourni de données supplémentaires sur le Remdesivir, mais a déclaré que l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses des États-Unis prévoyait fournir de plus amples informations lors d'une rencontre. En revanche, jeudi, malgré l’annonce que la Réserve Fédérale américaine allait élargir leur programme de prêt aux petites et moyennes entreprises, l’ajout de 3.84 millions de demandes hebdomadaires de chômage aux États-Unis, dépassant maintenant les 30 millions au cours des 6 dernières semaines, est venu pousser les marchés à la baisse. En somme, il sera important d’être prudent sur le S&P500, alors qu’on se rapproche d’importantes zone de résistances telles que la moyenne mobile simple 200 périodes et la zone de retracement Fibonnacci 61.8. Qu’est-ce qu’un fractionnement et un regroupement d’actions Communément appelés « split » et « reverse split », le fractionnement et le regroupement d’actions sont deux manières d’augmenter ou diminuer le nombre d’actions en circulation sur un titre ou un fonds négocié en bourse (FNB). En premier lieu, le fractionnement d’action, ou « split » constitue en une opération sur titres dans laquelle une entreprise divise ses actions existantes en actions multiples pour augmenter la liquidité et le nombre de parts en circulation. Bien que le nombre d'actions en circulation augmente d'un multiple spécifique (par exemple 2 pour 1), la valeur totale en dollars des actions reste la même par rapport aux montants antérieurs à la scission, car la scission n'ajoute aucune valeur réelle. Les ratios de fractionnement les plus courants sont 2 pour 1 ou 3 pour 1, ce qui signifie que l'actionnaire aura respectivement deux ou trois actions pour chaque action détenue précédemment. Le nombre d’actions en circulation augmente, mais la valeur de l’équité de la firme demeure la même. De ce fait, si vous avez par exemple, 10 actions de XYZ à 10$, après un fractionnement, vous en auriez 20 à 5$. Les raisons pour faire un fractionnement d’actions sont multiples. Tout d’abord, une scission est généralement effectuée lorsque le cours d’un titre est assez élevé, ce qui rend coûteux pour les investisseurs d'acquérir plusieurs actions d’un titre. Ensuite, un nombre plus élevé d'actions en circulation peut entraîner une plus grande liquidité pour l'action, ce qui facilite la négociation et peut réduire l'écart entre l'offre et la demande. Finalement, bien qu’en théorie cela ne devrait pas avoir d'effet sur le cours d'une action, elle se traduit souvent par un regain d'intérêt des investisseurs, ce qui peut avoir un impact positif sur le cours de l'action. Bien que cet effet puisse être temporaire, le fait demeure que le fractionnement des actions par les entreprises de qualité est un excellent moyen pour l'investisseur moyen d'accumuler un nombre croissant d'actions dans ces compagnies. En second lieu, un regroupement d’actions, ou « reverse split », implique qu’une entreprise ou un fonds réduise le nombre total de ses actions en circulation sur le marché libre. Dans ce cas, un regroupement est l’activité totalement opposée à un fractionnement. Encore une fois, les regroupements n'ont pas d'incidence sur la valeur totale des actions en circulation, mais ils résultent généralement de la perte de valeur substantielle des actions de l’entreprise. Par exemple, lorsqu’une entreprise fait un regroupement de 1 pour 10 par exemple, si vous avez 10 actions de XYZ à 1$, après l’exécution du regroupement, vous en auriez 1 à 10$. Les raisons de faire un regroupement d’actions sont nombreuses. Le cours de l’action peut avoir chuté à des niveaux record, le rendant vulnérable à une pression accrue du marché à la baisse. Ensuite, un regroupement d’actions peut avoir lieu pour respecter les normes en termes de prix pour rester « listé » sur un échange spécifique. Par exemple, le NASDAQ peut radier une action qui se négocie constamment en dessous du prix de 1 $ par action. Une telle radiation d'un échange au niveau national relègue les actions de la société au statut de penny stock, et ils sont obligés de figurer sur le tableau d'affichage OTCBB, ou les « pink sheet », qui sont des marchés alternatifs pour les actions de faible valeur. Une fois que cela se produit, les actions sont plus difficiles à acheter et à vendre. Par conséquent, les entreprises optent pour le fractionnement inverse des actions afin de maintenir un prix par action au-dessus de la zone à risque de radiation. Finalement, une autre raison possible pour laquelle une entreprise voudrait garder le prix de son titre plus haut peut être, car de nombreux investisseurs institutionnels et fonds communs de placement ont des politiques contre la prise de position dans une action dont le prix est inférieur à une valeur minimale. En somme, ce genre de mouvement est à surveiller pour l’investisseur actif, car bien que certains titres semblent diminuer ou augmenter rapidement, cela ne signifie pas que ces mouvements proviennent de bonnes ou mauvaises nouvelles, il peut simplement s’agir tout simplement de « split » ou de « reverse split ». Zoom encore une fois dans l’eau chaude Alors qu’ils joignaient le NASDAQ-100, Zoom (NASDAQ : ZM), a annoncé jeudi qu’ils retiraient leur affirmation de la semaine dernière, ceux-ci ayant alors déclaré avoir 300 millions d'utilisateurs actifs par jour. Cette nouvelle a propulsé l’entreprise de vidéoconférence à la baisse de plus de -6.5% jeudi. Les entreprises de vidéoconférence ont connu une croissance significative de leur nombre d'utilisateurs, depuis que la pandémie de Covid-19 a contraint de nombreuses personnes vers le travail en ligne. Naturellement, se plaçant initialement comme le chef de file dans ce domaine, le titre Zoom est en hausse de plus de 100% pour l’année. Cependant, Facebook et Google sont en train de se positionner pour concurrencer la société. Microsoft a également présenté une forte croissance dans Teams, son application de chat et de vidéoconférence utilisé en milieu de travail, lors de la publication de ses résultats mercredi. Microsoft a déclaré que Teams comptait désormais 75 millions d'utilisateurs actifs par jour. Ainsi, il sera toujours pertinent de suivre les titres œuvrant dans ce secteur, tout au long du confinement. Or, la possibilité demeure que Zoom se voit perdre son titre de leader en termes du nombre d’utilisateurs, ce qui signifierait un fort recul de la valeur du titre. Ce sera à surveiller. En somme, voici un graphique quotidien représentant zoom pour l’année, on peut y voir, sans aucun doute, une fulgurante hausse : Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.cnbc.com/2020/04/30/zoom-walks-back-claims-it-has-300-million-daily-active-users.html https://www.cnbc.com/2020/04/29/us-gdp-q1-2020-first-reading.html https://www.investopedia.com/terms/s/stocksplit.asp https://www.investopedia.com/terms/r/reversesplit.asp https://www.cnbc.com/2020/04/30/us-weekly-jobless-claims.html https://markets.businessinsider.com/news/stocks/gilead-stock-price-remdesivir-potential-covid19-coronavirus-treatment-trial-results-2020-4-1029145352 https://www.cnbc.com/2020/04/30/stocks-are-headed-for-their-best-month-in-decades-yet-most-of-wall-street-hates-this-rally.html https://www.reuters.com/article/us-zoom-video-commn-encryption/zoom-admits-it-does-not-have-300-mln-daily-users-the-verge-idUSKBN22C1T4 Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Communiqué spécial Covid-19 - Suspension temporaire des SLD-OSAR Important, prendre note du communiqué spécial ci-dessous. Ce communiqué sera envoyé aux clients qui avaient accès à la SLD-OSAR. Notre animateur David Lessard ne sera plus disposé pour un certain temps à animer sa SLD-OSAR. Pour ces mêmes raisons personnelles, le webinaire du 23 avril LA VENTE D'OPTIONS EN TEMPS DE CRISE vient aussi d'être retiré du calendrier. Prendre note que la formation OSAR du 22 mai aura lieu comme prévu. ### Comment transiger la volatilité dans l’industrie pétrolière? Comment transiger la volatilité dans l’industrie pétrolière? Le pétrole est actuellement au centre de l’attention de l’univers financier. Ainsi, pour le négociant actif, cela créer énormément de volatilité, ce qui est souhaitable, volatilité étant mère d’opportunités. Avant de vous indiquer ou porter votre regarde parmi ce chaos, un avis à la prudence est de mise. Certes, bien que plusieurs souhaitent transiger des fonds négociés en bourse reliés au pétrole, je me dois de vous mettre en garde contre le fonds négocié en bourse ARCA : USO. Étant le plus grand fond négocié en bourse pétrolier, le United States Oil Fund est surveillé par de nombreux investisseurs et négociant. En revanche, de nombreux investisseurs peuvent pensent à tort qu'il s'agit d'un investissement direct pour investir dans le prix « spot » ou le vrai prix du pétrole. Or, ce n'est pas le cas. Le fonds ayant pour objectif de suivre le plus fidèlement possible le contrat à terme (juste à cliquer ici pour en apprendre plus sur les contrats à terme) sur le pétrole du mois à suivre, dans la majorité des cas, il suivra le prix « spot », mais pas dans des temps exceptionnels tels que ceux vécus récemment. Pour bien comprendre le fonctionnement du USO, chaque mois, environ deux semaines avant l'expiration de ce contrat du prochain mois, USO et des fonds similaires commencent à acheter le prochain contrat à terme. Or, ces temps-ci, très volatil, le Fonds négocié en Bourse a de la difficulté à suivre, ainsi, il y a une déconnexion entre son prix et le prix du pétrole. De ce fait, de nombreux investisseurs peuvent se faire prendre avec de très importantes pertes. Au moment d’écrire ces lignes, le fonds fait tout en son possible pour ne pas tomber à 0 et ainsi éviter de nombreuses pertes aux investisseurs. D’ailleurs, ils ont annoncé un « reverse split », ou « un regroupement d'actions » un pour huit qui entrera en vigueur après la clôture du 28 avril. Cela signifie qu’ils vont consolider le nombre d’actions existantes en moins d’actions, proportionnellement plus chères. Le processus implique qu’une entreprise ou un fonds réduise le nombre total de ses actions en circulation sur le marché libre, et est souvent de mauvais augure pour un titre. En somme, si vous désirez prendre des positions sur l’industrie pétrolière il existe d’autres alternatives plus sures. Dans un premier temps, transiger des titres du secteur pétrolier tel que Chevron Corporation (NYSE : CVX), Exxon Mobile Corporation ( NYSE : XOM) et bien d’autres représente une manière moins volatile d’être exposé à la commodité. Dans un second temps, les Fonds négociés en bourse du secteur de l’énergie tel que le Energy Select Sector SPDR Fund (ARCA : XLE) sont aussi une bonne option. Finalement, à court terme, il possible de profiter de de la situation du manque d’entreposage, puisqu’on a pu remarquer que le manque d'entreposage physique faisait monter le prix des titres de compagnies de transport de pétrole qui offrent de l'entreposage à court terme sur leurs pétroliers. En voici quelques exemples : Scorpio Tankers (NYSE: STNG), DHT Holdings Inc (NYSE: DHT) et Teekay Tankers Ltd. (NYSE: TNK). Le prix du pétrole dans le négatif : qu’est-ce que cela signifie? Lundi, les contrats à terme sur le baril américain West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai, dont c'était le dernier jour de cotation, ont dégringolé a -40.32 $ US, une historique chute de plus de 300%, alors qu'il s'échangeait aux alentours de 17 $ US au début de la journée. De plus, du côté canadien, le Western Canadian Select, soit le baril de pétrole provenant des sables bitumineux canadiens, avait quant à lui plongé sous le seuil de 0 $ US dimanche soir. Tel que l’on peut voir dans le graphique ci-dessous, la situation frappe l’imaginaire : Maintenant, la question qui est sur toute les lèvres est : pourquoi est-ce que le pétrole a chuté aussi rapidement? Selon moi, il s’agit d’une multitude de facteurs. Tout d’abord, celle qui nous vient en tête en premier est la baisse importante de la demande de pétrole due à de nombreuses fermetures d’entreprises et une baisse des déplacements causée par la pandémie de COVID-19. (ce point a été couvert dans le billet de la semaine dernière.). Ensuite, un autre élément important de cette chute est la guerre des prix qui fait actuellement rage au sein de l’industrie pétrolière. En effet, depuis 2016, les Américains ont profité des coupes faites par l’OPEP et la Russie pour continuer d’augmenter leurs parts de marchés, pour finalement atteindre le rang de premier producteur mondial de pétrole, ce qui a créé un certain mécontentement au sein de plusieurs gros joueurs autour du globe. Ce mécontentement a été exacerbé en mars dernier, alors que l’Arabie saoudite a demandé à l’OPEP et à la Russie de réaliser une autre coupe pour aider à soutenir le prix du baril de pétrole, voyant la demande diminuer aux suites du COVID, et la Russie a refusé, refus qui a créé la baisse que l’on a connue avant la nouvelle de la semaine dernière. Or, tel que mentionné dans le billet de la semaine dernière, le retour de la Russie sur sa décision était : « trop peu, trop tard ». Finalement, un dernier élément à considérer est le manque de stockage qui commence à se faire ressentir. Cela pousse également le prix de la commodité vers le bas, puisque dans l’éventualité où il manquerait d’espace, les pays seraient dans l’obligation de vendre leur pétrole au plus offrant, exerçant une pression supplémentaire sur un baril de pétrole déjà à bout de souffle. En somme, tant que ces éléments ne seront pas réglés, j’ai beaucoup de difficulté à apercevoir une hausse majeure du baril dans les prochaines semaines, certains rebonds certes, mais un retour au prix de janvier, j’en doute. L'économie américaine a effacé tous les gains d'emplois depuis la Grande Récession Il n'a nécessité que cinq semaines à l'économie américaine pour faire disparaitre l’ensemble des gains d'emplois qu'elle a créés au cours des 11 dernières années. En effet, la COVID-19 et les fermetures forcées d'entreprises à travers les États-Unis ont de nouveau stimulé le nombre d'Américains qui demandent des allocations de chômage de l'État, totalisant la semaine dernière 4,427 millions, a annoncé jeudi matin le Département du Travail américain. Les économistes interrogés par Dow Jones s'attendaient à 4,3 millions de nouvelles réclamations. Ainsi, combiné avec les quatre rapports précédents sur les demandes de chômage, le nombre d'Américains qui ont déposé une demande de chômage au cours des cinq semaines précédentes est de 26,45 millions. Ce nombre dépasse les 22,442 millions d'emplois ajoutés à la masse salariale non agricole depuis novembre 2009, lorsque l'économie américaine a commencé à réintroduire des emplois dans l'économie après la Grande Récession. De plus, avec une population active d’environ 165 millions d’individus, le 26.45 million d’individus signifie qu’il y aurait, en réalité, actuellement, environ 16% de chômage aux États-Unis. Cependant, certains analystes y voient du positif. Selon Peter Boockvar, directeur des investissements chez Bleakley Advisory Group : « nous assistons probablement à un pic de demandes alors que les gens retournent au travail ». En somme, à la suite de cette nouvelle, le S&P500 était en hausse de près de 1%. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.investopedia.com/investing/worlds-top-oil-producers/ https://www.cnbc.com/2020/04/21/oil-prices-saudi-arabia-is-the-winner-from-historic-price-collapse.html https://www.cnbc.com/2020/04/21/usos-benchmark-is-the-near-month-crude-oil-futures-contract-traded-on-the-nymex-if-the-near-month-futures-contract-is-within-two-weeks-of-expiration-the-benchmark-will-be-the-next-month-contract-to-ex.html https://www.cnbc.com/2020/04/21/negative-oil-prices-can-go-even-lower-as-coronavirus-and-storage-limits-ravage-crude.html?fbclid=IwAR2DV7aLnzXgxTh8Ng_5U-m7d33vsflNM_nR4sfyZkaoEeu1Iq-CEe9eoO8 https://www.bnnbloomberg.ca/quicktake/negative-prices-for-oil-here-s-what-that-means-1.1424306?fbclid=IwAR0ULv_t3VRqeeely21D11ZObHmdiR46eZef_2jEPpn0bOGhMCY90_DFvic https://www.cnbc.com/2020/04/06/oil-prices-could-plunge-below-20-a-barrel-in-q2-as-demand-craters-cnbc-survey.html https://www.cnbc.com/2020/04/23/the-us-economy-has-now-erased-all-job-gains-since-the-great-recession.html https://daytradercanada.com/negociateur-actif/quest-ce-que-les-contrats-a-terme-et-les-e-minis/ https://www.cnbc.com/2020/04/22/the-oil-etf-trying-to-avoid-imploding-on-retail-investors-attempts-another-trick-with-reverse-split.html https://www.marketwatch.com/story/the-biggest-oil-etf-is-down-more-than-30-this-week-with-retail-investors-the-biggest-losers-2020-04-21 https://www.etf.com/XLE https://www.investopedia.com/terms/r/reversesplit.asp https://en.wikipedia.org/wiki/Labor_force_in_the_United_States Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le marché immobilier se resserre aux États-Unis Le marché immobilier se resserre aux États-Unis Lundi, JP Morgan Chase (NYSE :JPM), le plus grand prêteur du pays en termes d'actifs, a confirmé qu’il resserrait cette semaine les normes d'emprunt pour la plupart des nouveaux prêts immobiliers alors que la banque prend des mesures pour atténuer le risque de prêt résultant de la nouvelle perturbation due à la COVID-19. De ce fait, à partir de mardi, les clients qui demandent une nouvelle hypothèque devront avoir un pointage de crédit d'au moins 700 et devront verser un acompte égal à 20% de la valeur de leur maison. Ce changement met en évidence la façon dont les banques changent rapidement de perspective pour répondre à l'assombrissement des perspectives économiques américaines et au stress sur le marché du logement, après que des mesures pour contenir le virus aillent mis 16 millions d’Américains au chômage et, possiblement, plongera les États-Unis en récession. Selon Amy Bonitatibus, directrice marketing de l'activité de crédit immobilier de JP Morgan Chase : « En raison de l'incertitude économique, nous apportons des changements temporaires qui nous permettront de nous concentrer davantage sur le service à nos clients existants ». Du point de vue de la banque, ces changements devraient aider JP Morgan à réduire son exposition aux emprunteurs qui perdent leur emploi de manière inattendue, subissent une baisse de salaire ou dont les biens immobiliers perdent de la valeur. La banque a déclaré que le changement libérerait également du personnel pour gérer une augmentation des demandes de refinancement hypothécaire, qui prennent plus de temps à traiter en raison du personnel travaillant à la maison et de la fermeture des entreprises non essentielles. D’ailleurs, les demandes de refinancement ont atteint leur plus haut niveau en plus d'une décennie le mois dernier, les taux moyens des prêts hypothécaires à taux fixe sur 30 ans, le prêt immobilier le plus populaire, ayant chuté à des niveaux presque records, selon les données de la Mortgage Bankers Association (MBA). En somme, tel que l’on a pu voir lors de la sortie des résultats financiers des autres Banques américaines cette semaine, les resserrements hypothécaires et l’augmentation des réserves pour mauvaise créance semblent être la norme, ce qui indique que les banques deviennent de plus en plus frileuses en ce qui concerne les prévisions économiques des prochains mois. Coupe record de la production de pétrole: trop peu, trop tard? Dimanche dernier, le groupe des pays responsables de l’exportation du pétrole à travers le monde, connu sous le nom d'OPEP +, s’est finalement entendu pour couper la production de 9.7 millions de barils par jours. Ainsi, la coupe débutera le 1er mai et se poursuivra jusqu'à la fin juin. Les coupes se réduiront ensuite à 7,7 millions de barils par jour de juillet à fin 2020, et à 5,8 millions de barils par jour de janvier 2021 à avril 2022. Le groupe de 23 pays se réunira à nouveau le 10 juin pour déterminer si de nouvelles mesures sont nécessaires. Bien que le cours du pétrole ait explosé de 6% à l’ouverture des contrats à terme dimanche soir, la réalité est venue rattraper la commodité assez vite, alors que l’expression « trop peu, trop tard » était sur toutes les lèvres. En effet, après avoir clôturé la journée de lundi avec un maigre 0.90% de hausse, mardi, le prix du pétrole brut se négociait encore une fois en baisse de -2.41%. Tel que démontré dans le graphique ci-dessous, la commodité n’a pas été en mesure de traverser sa zone de résistance située aux alentours de 31$. La cause de cette baisse est principalement attribuable au fait que de nombreux analystes entrevoient une chute beaucoup plus brutale de la demande mondiale que la coupe qui a été livrée dimanche. Selon les estimations de Reuters datant du 31 mars dernier, la demande de pétrole pourrait chuter de plus de 30 millions de barils par jour en avril, soit environ un tiers de la consommation quotidienne mondiale de pétrole. On se rappelle, la coupe de dimanche dernier est de 9.7 millions de barils par jours, n’épongeant même pas le tiers de la chute prévue par les analystes de Reuters. On comprend bien avec des notions d’offres et de demande de base que, si l’OPEC+ ne coupe pas davantage sa production, le prix du pétrole n’est pas près de remonter. D’ailleurs, d’un point de vue graphique, il ne serait pas surprenant de voir la valeur de l’or noir retourner toucher son bas aux alentours de 20$. Malheureusement, les déboires du pétrole ont un impact direct sur notre économie nationale, la commodité et la monnaie canadienne étant très fortement corrélées. En effet, ce seul produit représente une part très importante des exports du pays. Bref, il sera intéressant d’observer la réaction de l’OPEC+ à cette absence de positivisme dans la commodité, et l’effet à long terme que cette mauvaise passe du baril de pétrole aura sur l’économie canadienne. Le « halving » du Bitcoin et ce que cela signifie Tous les quatre ans environ, la récompense accordée aux mineurs de Bitcoin pour le traitement d'un bloc de transaction est réduite de moitié, suite à un événement qu’on appelle un « halving ». De ce fait, cela réduit de moitié la vitesse à laquelle un nouveau Bitcoin est mis en circulation. C'est la façon utilisée par Bitcoin pour créer une sorte d'inflation synthétique, qui se dissipe lentement jusqu'à ce que tous les Bitcoins soient libérés et en circulation. La réduction de moitié est importante, car elle marque une autre étape dans la diminution de l'offre de Bitcoin. En effet, il ne faut pas oublier qu’il n'existe que 21 millions de Bitcoins. Au moment d’écrire ces lignes, 18 326 337,5 Bitcoins étaient en circulation, ce qui ne laissait plus que 2 673 662.5 unités à miner. De cette façon, avec des notions d’offre et de demande élémentaires, on comprend bien que si l’offre diminue drastiquement et que la demande reste la même ou augmente, le prix pourrait fortement augmenter. En termes de chiffres exacts, en 2009, la récompense pour chaque bloc de la chaîne exploitée était de 50 Bitcoins. Après le premier « halving », elle était de 25, puis de 12,5, et maintenant ce sera 6,25 Bitcoins par bloc. Pour mettre cela dans un autre contexte, imaginez si la quantité d'or extraite de la terre a été réduite de moitié tous les quatre ans. Voici un graphique illustrant cela : Dans le but de bien comprendre les effets d’un « halving », regardons dans le passé, lors des derniers « halving » l’évolution du prix du bitcoin. La première réduction de moitié, survenue en novembre 2012, a vu une augmentation du prix près de 7800%. Le prix du Bitcoin ayant passé d’environ 12$ en novembre 2012, à 950$ un an plus tard, le 25 novembre 2013. La seconde réduction de moitié, survenue en juillet 2016, a vu une augmentation du prix de près de 2977%. Le prix du Bitcoin ayant passé d’environ 650$ en juillet 2016, à 20 000$ un an plus tard, le 16 décembre 2017. Le prix a ensuite chuté au cours de l’année suivante, passant de ce pic à environ 3 200 $, un prix encore plus élevé que son prix d'avant le « halving ». En revanche, un élément négatif vient jouer contre le « halving » actuel et c’est sa popularité. En effet, certains soutiennent qu’étant donné la prévisibilité, il est peu probable que cette modification du taux de minage de bloc change le prix. Ainsi, il est possible que si suffisamment de personnes connaissent la réduction de moitié à l'avance, elles achèteront du bitcoin en prévision, faisant monter le prix avant la réduction de moitié plutôt qu'après. C'est ce que certains veulent dire lorsqu'ils soutiennent que la réduction de moitié est « escomptée » dans les marchés. Cependant, il est important de noter que cet aspect est purement spéculatif. En somme, il s’agit d’un événement qui fera beaucoup parler dans les prochaines semaines, et qui a indubitablement un important impact sur le cours de la cryptomonnaie. Du plus, bien que certains affirment que le prochain « halving » est déjà escompté dans le prix, n’est-il pas tentant de prendre une position, aussi légère soit-elle, uniquement dans un objectif de diversification en ces temps de crise? Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.buybitcoinworldwide.com/fr/combien-de-bitcoins/ https://www.coindesk.com/bitcoin-halving-explainer https://www.investopedia.com/tech/cryptocurrency-this-week/ https://www.cnbc.com/2020/04/12/opec-and-allies-finalize-record-oil-production-cut-after-days-of-discussion.html https://www.cnbc.com/2020/04/11/jpmorgan-chase-to-raise-mortgage-borrowing-standards-as-economic-outlook-darkens.html https://www.usatoday.com/story/money/2020/04/13/dow-crude-slides-opec-oil-production-cut/2981339001/ https://seekingalpha.com/news/3560005-crude-prices-pull-back-from-earlier-gains-output-deal-too-little-too-late https://markets.businessinsider.com/commodities/news/oil-price-coronavirus-demand-hit-overshadows-opec-cuts-allies-deal-2020-4-1029089634 https://www.usnews.com/news/top-news/articles/2020-04-11/exclusive-jpmorgan-chase-to-raise-mortgage-borrowing-standards-as-economic-outlook-darkens Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment éviter les pièges des mainteneurs de marché? Comment éviter les pièges des mainteneurs de marché? Dans le billet boursier de la semaine dernière, nous vous avons expliqué ce qu’était un mainteneur de marchés. Ce concept maintenant éclairci, nous aborderons comment éviter les pièges de ces acteurs méconnus du marché. Pour commencer, il est important de comprendre que les mainteneurs de marchés du Nasdaq et ceux du NYSE agissent de façon quelque peu différente. En effet, lorsqu'une transaction est envoyée sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), il est immédiatement acheminé vers un « spécialiste » du titre, qui a souvent un intérêt limité pour la transaction individuelle que vous soumettez. Ainsi, puisque le « spécialiste » est inondé par les négociants, il veut simplement trouver un acheteur ou un vendeur pour votre titre le plus rapidement possible. Essentiellement, c'est un intermédiaire qui prend parfois des positions en action, mais qui est vraiment là pour assurer de la liquidité. En revanche, dans le cas du Nasdaq, les mainteneurs de marché prennent régulièrement des positions en actions, à la fois « longues » et « courtes », puis les fermes pour faire un profit ou une perte plus tard dans la journée. Certes, ils fournissent de la liquidité, mais ils sont également attirés par votre ordre en attente, possiblement en l’achetant pour leur propre compte de trading, puis en le retournant à un autre acheteur. Dans tous les cas, les teneurs de marchés afficheront parfois des ordres factices afin de vous inciter à acheter ou vendre un titre. Ainsi, dans le cas du Nasdaq, en comparaison à la Bourse de New York, le mainteneur de marché a un intérêt à vous faire acheter et vendre à certains prix pour pouvoir tirer profit de votre transaction en l’achetant et en la revendant à profit. De plus, dans le cas du Nasdaq, il y a une moyenne de 14 teneurs de marchés pour chaque titre, alors que dans le cas de la Bourse de New York, il y a souvent qu’un seul mainteneur de marché par titre. En tant que négociateur actif, il existe quelques manières et techniques afin d’éviter ces « pièges ». Par exemple, vous envoyez un ordre d’achat pour un titre à 10$. Considérant que les mainteneurs de marchés peuvent être des deux côtés, soit du côté acheteur et vendeur, ils pourraient publier une offre d’achat de 7500 actions du même titre à 10 $ l'action et un ordre de vente de 1 000 actions à 10,25 $, donc créant une situation où la demande est forte et l’offre est faible. En publiant cet ordre, il cherche simplement à tromper les courtiers et les investisseurs en leur faisant croire qu'il y a une forte demande pour le titre, dans le but de le lancer à la hausse de 25 sous. Naturellement, selon les règles des échanges, le mainteneur de marché se doit d’honorer ses transactions. Cependant, il y a une chance que le teneur de marché détienne déjà une position dans le stock, et en affichant une offre pour 7 500 actions, il ne fait que s’assurer de se débarrasser de sa position à 10.25$, puisque le courtier ou le négociant verra les 7500 titres en attente à 10$ et voudra passer avant eux. Pour éviter de tomber dans le piège tendu, il est important de regarder les données de niveau 2 des actions avant d’acheter ou de vendre un titre, particulièrement dans le cas de négociation intra séance. Ainsi, en suivant le niveau deux, vous serez en mesure de dépister, à la longue, les ordres des mainteneurs de marché et vous éviterez de vous faire prendre au piège. Ensuite, un second piège bien connu est celui des « stops ». Un outil très utilisé par les négociants intraséance est le « stop » limite qui sert autant à prendre du profit qu’à couper rapidement une perte. Considérant que les mainteneurs de marchés voient l’ensemble des ordres disponibles, ils aiment bien aller chercher les « stop » (particulièrement ceux pour couper une perte) des négociants intra séance. Bien qu’il soit impossible de les éviter totalement, certains trucs existent peut éviter de vois ses « stops » déclenchés. Tout d’abord, éviter de mettre vos ordres à une valeur dite « rondes », soit par exemple à 10.00$ pile, mais plutôt à 9.98$. De nombreux négociants peu expérimentés les mettront à une valeur « ronde ». Ensuite, essayer le plus possible de « laisser respirer » vos transactions. Donc, de ne pas mettre des ordres « stop » trop serrés, pour ne pas tomber dans l’écart entre le cours acheteur et vendeur que les mainteneurs de marchés aiment tant faire bouger. En somme, oui les mainteneurs de marchés sont présents pour assurer de la liquidité aux marchés boursiers, mais pas bénévolement. De ce fait, il est important de bien les comprendre et de garder un œil sur ses ordres envoyés dans le but de ne pas tomber dans leurs pièges.   Résumé d’une autre semaine mouvementé La semaine avait une allure plutôt négative vendredi dernier à la fermeture, après que le Département du travail des États-Unis ait publié la pire perte mensuelle d'emplois depuis la crise financière de 2008-2009. Ainsi, en mars, la masse salariale non agricole a connu une perte dévastatrice de 701 000 emplois, sept fois la baisse attendues par les économistes. En plus d'être comparable à la crise financière de 2008-2009, la perte d'emplois en mars a été la première baisse de la masse salariale non agricole depuis 2010. Cette forte baisse de la création d'emplois s'est vue accompagnée d'un taux de chômage global pire que prévu, de 4,4%, contre 3,5% en février. D’ailleurs, cette nouvelle a fait suite à un pic record de demandes de chômage hebdomadaires publiées la veille. Or, tout cela semblait oublié alors que Wall Street a clôturé la journée de lundi 7% plus haut que la fermeture du vendredi. Cette surprenante hausse provient, selon moi, d’une diminution de l’augmentation quotidienne des cas de coronavirus aux États-Unis, selon les données de l'Université Johns Hopkins. Les augmentations quotidiennes des cas sur l’échelle mondiale ont également ralenti depuis, selon les données de Tradingview. D’ailleurs, Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses, a déclaré mercredi à Fox News que le nombre de décès aux États-Unis liés au coronavirus était désormais inférieur à ce que l'on pensait initialement, notant qu'il devrait y avoir un revirement après cette semaine. Il a cependant ajouté un important bémol : les efforts en matière de virus devraient être intensifiés pour que cette diminution se poursuive. Aussi, il est important de noter que le président des États-Unis, M. Donald Trump envisage actuellement de lever le confinement dans le but de relancer l’économie. Naturellement, cela encourage énormément Wall Street à la hausse. Ensuite, un autre catalyseur est venu encourager les marchés à la hausse mercredi. Le sénateur Bernie Sanders a abandonné la course à la présidentielle de 2020, mettant fin à une primaire démocrate sans précédent et organisant des élections générales entre le président Donald Trump et l'ancien vice-président Joe Biden. Pour couronner le tout, jeudi, les chiffres des demandes d’assurance emploi ont encore explosé. Avec des attentes de 5.25 millions de demandes, les marchés ont fortement sous-estimé la hausse qui fut en réalité de 6.6 millions.   Les sociétés financières s'apprêtent à lancer la saison des résultats Le Vendredi saint (10 avril) étant un jour férié dans plusieurs pays, cela signifie que la plupart des marchés boursiers, dont ceux américains et canadiens, seront fermés. De ce fait, cela indique que jeudi sera le dernier jour de négociation avant le début de la saison de bénéfices. Ainsi, la première des principales entreprises à devoir rapporté ses résultats sera J.P.Morgan Chase (NYSE : JPM), lundi, suivie de Wells Fargo (NYSE : WFC), Bank of America (NYSE : BAC) et Johnson and Johnson (NYSE : JNJ) mardi, entre autres. Le début de cette saison des résultats financiers sera très intéressant, car nous pourrons commencer à constater concrètement quels sont et seront les impacts de la COVID-19 sur les compagnies. De ce fait, les analystes ont du pain sur la planche pour essayer de deviner comment les bilans de ces sociétés seront affectés par le dernier trimestre. Or, ce que nous savons, c'est que de nombreuses mises à pied ont eu lieu, beaucoup cherchent à éviter ou retarder un paiement de carte de crédit ou un paiement hypothécaire, et le gouvernement américain envoie un tas de chèques à sa population. Cependant, n'oubliez pas que les résultats rapportés ne couvriront pas totalement ce qui s'est passé au cours des deux dernières semaines. Cela sortira de manière claire et visible dans les rapports seulement lors de la prochaine saison des résultats financiers. En revanche, il sera très important de surveiller les objectifs des entreprises pour les prochains trimestres et leurs visions à eux des impacts de la COVID-19. Finalement, de nombreux bonds, communément appelés, « gaps » à la hausse et à la baisse sont à prévoir pour une panoplie de titre, donc comme le dit l’expression : installez-vous confortablement et appréciez le trajet ou anglais, « sit back and enjoy the ride ». Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://www.cnbc.com/2020/04/08/five-million-more-unemployment-claims-expected-but-now-layoffs-could-be-more-permanent.html https://www.businessinsider.com/heres-the-difference-between-the-nasdaq-and-nyse-2017-7 https://www.investopedia.com/ask/answers/128.asp https://www.investopedia.com/articles/forex/06/ecnmarketmaker.asp https://www.investopedia.com/terms/m/marketmakerspread.asp https://www.imanet.org/-/media/4c6c7650a0024853a1c61963d7865649.a https://www.investopedia.com/articles/financialcareers/06/mmakertricks.asp https://www.cnbc.com/2020/04/09/federal-reserve-unveils-details-of-its-much-anticipated-main-street-lending-program.html https://www.cnbc.com/2020/04/09/coronavirus-latest-updates.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Suspension possible des tarifs d’importation par l’administration Trump! Suspension possible des tarifs d’importation par l’administration Trump! Vendredi dernier, une très importante nouvelle est passée sous le radar. En effet, selon le Wall Street Journal, l’administration du Président américain, M. Donald Trump, prévoirait suspendre la collecte des tarifs d'importation pendant trois mois pour accorder un soulagement financier aux entreprises américaines, suite aux troubles amenés par la pandémie de COVID-19. Naturellement, lorsqu’interrogé à ce sujet lors d'une conférence de presse vendredi soir, M. Trump a qualifié le rapport de « fausses nouvelles » ou « fake news ». Cette réaction est normale, considérant que M. Trump a toujours défendu l’idée comme quoi les tarifs douaniers qu’il avait instaurés étaient bons pour l’économie et allait aider les États-Unis à s’enrichir collectivement (voir ce tweet : https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1069970500535902208?s=20). Or, la suspension de ces tarifs étant faite dans le but d’aider les entreprises américaines à se sortir la tête de l’eau, on pourrait en venir à se demander si ces tarifs aident vraiment les entreprises américaines. De plus, selon les experts du Wall Street Journal, le projet de suspendre le paiement des droits de douane ne signifie pas en soi que l'administration se retire de l'utilisation des barrières commerciales pour défendre l'industrie nationale. Ils affirment que la combinaison de l'élection présidentielle de 2020 et d'une éventuelle récession suggère que l'administration ferait face à un contrecoup politique si elle supprimait les tarifs, y compris dans les États où les industries manufacturières sont très importantes, tels que le Midwest. « Toute cette crise est une justification des politiques tarifaires du président Trump, qui au cours des trois dernières années ont déjà commencé à ramener certains de nos chaînes d'approvisionnement et de nos emplois à la maison », a déclaré au journal la semaine dernière Peter Navarro, conseiller au commerce à la Maison-Blanche. En somme, cette nouvelle a été dissimulée par l’annonce de la signature du plan de sauvetage de deux billions de dollars par le président américain. Il sera très important de suivre l’avancée de cette possible suspension des tarifs, considérant l’impact que cette décision pourrait avoir sur les élections américaines à venir.   Capsule : les mainteneurs de marché Les mainteneurs de marché sont des agents méconnus du public, mais essentiels au bon fonctionnement des marchés tel que nous les connaissons aujourd’hui, étant en charge d’assurer un maximum de liquidité sur ceux-ci. Le type de mainteneur de marché, ou « market maker », le plus courant prend la forme d’une maison de courtage qui fournit des solutions d'achat et de vente aux investisseurs dans le but de maintenir la liquidité. Un mainteneur de marché peut également être un intermédiaire individuel, mais en raison de la taille des capitaux nécessaires pour faciliter le volume des achats et des ventes sur les marchés boursiers, la grande majorité des acteurs de ce milieu travaillent pour le compte de grandes institutions. Un mainteneur de marché doit aussi s'engager à proposer en continu des prix auxquels il achètera et vendra des titres, en d’autres mots, s’assurer qu’il y ait toujours un cours acheteur et un cours vendeur de disponible. Ces derniers se doivent de respecter ces paramètres à tout moment, dans toutes les perspectives de marché. Lorsque les marchés deviennent irréguliers ou volatils, il fait partie du rôle des mainteneurs de marché de rester discipliné afin de continuer à assurer une fluidité au niveau des transactions. D’un point de vue rémunération, les « market maker » sont indemnisés pour le risque de détention d'actifs par l'écart entre le cours acheteur et le cours vendeur sur chaque titre qu'ils couvrent. Par exemple, lorsqu'un investisseur cherche à acheter un titre à travers une société de courtage en ligne, il peut observer un prix acheteur de 10 $ et un prix demandé de 10,05 $. Cela signifie que le courtier achète le stock pour 10 $, puis le vend à des acheteurs potentiels pour 10,05 $. Le profit du mainteneur de marché sera alors de 0.05$. Leur mode de rémunération est basé sur un volume élevé de transaction, donc un petit écart se traduit par de gros bénéfices quotidiens. En somme, maintenant que la mécanique est claire, dans le prochain billet boursier, nous allons établir comment éviter les pièges du mainteneur de marché.   Zoom poursuivi pour divulgation illégale de données personnelles Les actions de l’entreprise de vidéoconférence Zoom (NASDAQ : ZM) ont plus que doublé cette année, les investisseurs pariant que l’entreprise serait l'une des rares gagnantes de la pandémie de coronavirus. L’augmentation de son utilisation survient alors que de plus en plus de personnes travaillent à domicile ou utilisent le logiciel de visioconférence pour rester en contact plutôt que de se rencontrer en personne, mesure de distanciation sociale l’oblige. Or, il semblerait que l’entreprise ait été prise avec, elle aussi, un problème au sein de l’exploitation des données privées de ses utilisateurs. En effet, après une analyse des dessous de l’application ios (soit celle destinée aux produits Apple) par Vice News, ils ont découverts que dans le cas l'application Zoom, elle envoie des données analytiques à Facebook, même si les utilisateurs de Zoom n'ont pas de compte Facebook. Il est important de comprendre que ce type de transfert de données n'est pas rare, surtout pour Facebook. De nombreuses applications utilisent les « kits de développement logiciel (SDK) » de Facebook comme moyen d'implémenter plus facilement des fonctionnalités dans leurs applications, ce qui a également pour effet d'envoyer des informations à Facebook. En revanche, les utilisateurs de Zoom peuvent ne pas savoir que cela se produit, et ainsi, fournir des données à Facebook sans leur consentement. Cet incident a apporté quelques soucis judiciaires à Zoom. Tout d’abord, la firme est poursuivie en Californie, sous le « California’s Consumer Privacy Act » pour avoir prétendument donné les données personnelles des utilisateurs à des sociétés extérieures, y compris Facebook, sans en informer pleinement les clients. Ensuite, le service de vidéoconférence fait face à un examen accru de la confidentialité des clients ce mois-ci alors que la procureure générale de New York, Letitia James, enquête actuellement sur les pratiques de sécurité de l'entreprise de téléconférence, après avoir demandé à Zoom de fournir des détails sur la façon dont l'entreprise protégera les données des utilisateurs. En revanche, bien que les soucis judiciaires ne soient pas encore derrière eux, la situation de fuite de données semble s’être résorbée alors que le président de Zoom a reconnu la fuite de données dans un article de blogue. De cette façon, le PDG Eric Yuan a déclaré que les responsables de l'entreprise « avaient été informés » du partage de données sur Facebook la semaine dernière, après qu'un reportage de Vice Media ait détaillé la pratique. Yuan a aussi déclaré que le partage avait commencé après que Zoom ait donné aux utilisateurs la possibilité de se connecter via un kit de développement logiciel Facebook ou SDK. Enfin, il a spécifié que « La confidentialité de nos clients est extrêmement importante pour nous, et nous avons donc décidé de supprimer le SDK Facebook de notre client [qui étaient sur un appareil Apple] et avons reconfiguré la fonctionnalité afin que les utilisateurs puissent toujours se connecter avec Facebook via leur navigateur » . Cette nouvelle étant sortie dans les principaux médias le 30 mars, le titre a depuis chuté de près de 10%. Reste à voir comment Zoom se remettra de ce premier faux pas dans les prochaines semaines. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.marketwatch.com/story/trump-administration-plans-three-month-suspension-of-import-tariff-collection-2020-03-27 https://www.investopedia.com/articles/financialcareers/06/mmakertricks.asp https://www.investopedia.com/terms/m/marketmaker.asp https://www.investopedia.com/terms/m/marketmakerspread.asp https://www.investopedia.com/articles/forex/06/ecnmarketmaker.asp https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-03-31/zoom-sued-for-allegedly-illegally-disclosing-personal-data https://adage.com/article/digital/zoom-sued-allegedly-illegally-disclosing-personal-data/2247166 https://www.cbsnews.com/news/zoom-app-personal-data-selling-facebook-lawsuit-alleges/ https://www.vice.com/en_us/article/k7e599/zoom-ios-app-sends-data-to-facebook-even-if-you-dont-have-a-facebook-account https://blog.zoom.us/wordpress/2020/03/27/zoom-use-of-facebook-sdk-in-ios-client/ https://www.investopedia.com/terms/m/marketmakerspread.asp https://www.investopedia.com/terms/m/marketmaker.asp Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Interpréter les contrats à terme en dehors des heures de marché Interpréter les contrats à terme en dehors des heures de marché Si vous avez porté attention aux émissions boursières tels que CNBC, ou même les séances de négociation hors marché présentés par notre président M.Paul, il y a de fortes chances que vous ayez déjà entendu parler de valeur des contrats à terme en dehors des heures de marché. Pour bien comprendre ces concepts, il faut avoir une bonne idée de ce qu’est un contrat à terme. Heureusement, nous avons déjà écrit un article du blogue du négociateur actif qui l’explique, vous n’avez qu’à cliquer ici. Pour revenir à l’interprétation des contrats à terme en dehors des heures de marché, habituellement, ils donneront une indication de l'ouverture du marché boursier le lendemain matin à 9h30. Souvent les trois indices sont présents (voir image ci-dessous), soit le Dow Jones Industrial Average, Le Nasdaq et le S&P500. Il est important de comprendre que bien que les contrats à terme et les actions se négocient séparément, le prix de l’indice (par rapport à la valeur des contrats à terme sur indice) fournit simplement une forte indication de la façon dont le comportement initial du marché boursier se manifestera. De ce fait, la valeur à laquelle les contrats à terme sont ne représente pas le prix d’ouverture du lendemain, mais uniquement une direction que les marchés pourraient prendre à l’ouverture. Ensuite, lors de la lecture des contrats à terme, on peut souvent apercevoir, sous la valeur du contrat à terme, un élément qui se nomme « juste valeur » ou en anglais « fair value ». Cet élément est basé sur la notion financière que toute détention d’action, d’obligations, d’options et de contrats à terme a un coût. Ainsi, le panier d'actions qui sous-tend un indice (par exemple, dans le cas du Dow Jones, les 30 entreprises qui le compose) a un coût et un avantage qui lui sont associés. Le coût se résume aux frais d'achat et de conservation des actions (par opposition à simplement laisser votre argent à la banque). Dans l’exemple du Dow Jones, l'avantage serait tous les dividendes que vous pourriez recevoir de ce panier de titres, que vous ne recevez pas. L'effet de ces coûts et avantages n'est généralement pas immédiatement reflété dans un indice boursier. Ainsi, le niveau final d'un indice est souvent différent de celui où il se serait terminé si les effets d'intérêt et de dividende avaient été ajoutés. C’est donc, de cette façon qu’on calcul la « juste valeur » de l'indice. En somme, pour résumer, les contrats à terme donnent donc une idée de l'orientation du marché et la « juste valeur » vous indique un barème de comparaison. Enfin, lorsque les contrats à terme sont supérieurs à la « juste valeur », les investisseurs s'attendent à une hausse du marché, tandis que s'ils sont inférieurs, le marché est susceptible de chuter à l'ouverture.   Les données d’assurances emploi hebdomadaires dépassent les 3 millions pour atteindre un niveau record Les Américains ayant perdu leur emploi à la suite de la crise de la COVID-19 ont déposé des demandes de chômage en nombre record la semaine dernière, le département du Travail faisant état jeudi d'une hausse à 3,28 millions. La donnée brise le sommet de la Grande Récession, soit 665 000 en mars 2009 et le record de 695 000 en octobre 1982. Tel que l’on peut voir dans le graphique ci-dessous, la hausse est impressionnante : Les estimations des économistes interrogés par Dow Jones avaient des attentes de 1,5 million de nouvelles réclamations, bien que les prévisions individuelles sur Wall Street présentaient un nombre beaucoup plus élevé. D’ailleurs, la spectaculaire hausse n’a pas semblé ébranler Wall Street, puisqu’en milieu de séance, le S&P500 était en hausse de plus de 3%, couvrant la baisse de près de 2% qu’il affichait avant l’annonce. Cette augmentation survient au milieu d'un ralentissement massif provoqué par la crise du coronavirus. En effet, des entreprises partout au pays ont fermé leurs portes dans le cadre d'une politique de distanciation sociale visant à maîtriser la croissance exponentielle de la COVID-19. Tel que mentionné la semaine dernière dans notre article portant sur la récession, le taux de chômage représente un indicateur important pour établir si nous sommes en récession ou non. En somme, les chiffres des réclamations d’assurance emploi ont été publiés une journée après que le Sénat a eu adopté un plan de 2 billions de dollars pour répondre à la pandémie, le plus grand programme de secours d'urgence de l'histoire des États-Unis.   Finalement, un plan d’urgence qui lance les marchés à la hausse Le Sénat a adopté un programme de secours historique de 2 billions de dollars pour répondre à la crise créée par la COVID-19, alors qu'il tente de diminuer les impacts négatifs que la pandémie a apportés aux vies et aux portefeuilles américains. La chambre a approuvé le gargantuesque projet de loi, le plus grand programme de sauvetage économique de l'histoire des États-Unis, lors d'un vote unanime à 96 voix contre 0 après des jours de négociations acharnées, de coup bas partisan et de colères au Sénat. Le projet de loi se dirige maintenant vers la Chambre, qui va pousser à le faire voter à distance vendredi matin considérant que la plupart des représentants sont hors de Washington. « C'est un moment de fierté pour le Sénat américain et pour le pays et nous allons gagner cette guerre contre le virus dans un avenir très proche », a déclaré à la presse le sénateur républicain Mitch McConnell. Le projet de loi de 880 pages comprend des paiements directs ponctuels aux particuliers, une assurance-chômage plus solide, des prêts et des subventions aux entreprises et davantage de ressources en soins de santé pour les hôpitaux, les États et les municipalités. Il comprend également des exigences selon lesquelles les assureurs se doivent de couvrir les services préventifs pour la COVID-19. Du côté des marchés, cela a propulsé les principaux indices très fortement à la hausse. Tel qu’on peut voir dans le graphique ci-dessous, les trois principaux indices, soit le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq ont tous fortement monté, oscillant entre 10% et 16% de hausse. De plus, fait intéressant, mardi, le Dow Jones a enregistré sa hausse la plus importante en 87 ans. Maintenant, la question qui est sur toutes les lèvres est : est-ce que la baisse est terminée? Bien qu’il soit impossible de prévoir le futur en bourse, de fortes hausses tel que l’on a vécu cette semaine sont communes dans des marchés baissiers. Ainsi, avant de trop prendre confiance sur la hausse des marchés, je pense que la prudence est toujours de mise. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://infoforinvestors.com/investing/stock-market/pre-market-futures/ https://finance.zacks.com/difference-between-premarket-futures-fair-value-10349.html https://www.investors.com/market-trend/stock-market-today/dow-jones-rises-nasdaq-slips-coronavirus-stock-market-crash/ https://www.cnbc.com/id/44978444 https://www.cnbc.com/id/23525099 https://www.cnbc.com/2020/03/26/weekly-jobless-claims.html https://www.cnbc.com/2020/03/24/coronavirus-live-updates.html https://www.cnbc.com/2020/03/23/dow-futures-up-more-than-200-points-as-senate-debates-over-virus-bill.html https://www.cnbc.com/2020/03/24/coronavirus-updates-congress-gets-closer-to-a-deal-on-massive-stimulus-bill.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Un petit historique des « limit down » Un petit historique des « limit down » Les actions américaines ont connu certaines des séances de négociations les plus volatiles de la dernière décennie dans le courant des dernières semaines alors que les investisseurs continuent de peser l'impact de la pandémie de COVID-19. Ces séances ont déclenché à plusieurs reprises des suspensions de négociation, communément appelées disjoncteur. Les disjoncteurs sont des mesures réglementaires visant à suspendre temporairement les échanges sur une bourse, qui sont en place pour freiner la vente de panique. Ils s'appliquent à la fois aux grands indices de marché, tels que le S&P 500, ainsi qu'aux titres individuels et existent aux États-Unis ainsi que dans d'autres pays. En effet, une chute de 7% pour le S&P 500 une fois les marchés ouverts déclenche un disjoncteur qui suspend la négociation des actions à l'échelle du marché pendant 15 minutes. Ensuite, si l'indice S&P 500 (SPX), devait prolonger sa chute pour atteindre -13% le jour de la séance ordinaire de bourse une fois la reprise de la négociation suite au premier arrêt, cela déclencherait un nouvel arrêt de 15 minutes. Cependant, le disjoncteur ne s'activera pas si la baisse se produit après 15 h 25. Une baisse de 20% du S&P 500 déclencherait ce qui est connu comme un disjoncteur de niveau trois, ce qui arrêterait les échanges pour le reste de la session (comprendre le reste de la journée). Or, cette mesure ne date pas d’hier. Les régulateurs ont mis en place les premiers disjoncteurs après le krach du 19 octobre 1987, lorsque le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a perdu 508 points (22,6%) en une seule journée. Un deuxième incident, le soi-disant « flash crash » du 6 mai 2010, a vu le DJIA perdre près de 1 000 points (plus de 9%) en seulement dix minutes. Les prix se sont essentiellement rétablis à la fermeture du marché, mais l'incapacité des disjoncteurs après 1987 à arrêter le « crash » a amené les régulateurs à mettre à jour le système complet. De plus, il existe également des disjoncteurs à la hausse. Ces disjoncteurs servent principalement à empêcher certains actifs d'atteindre des niveaux de volatilité trop élevés. Dans le cas haussier, ils sont limités à +5% pour les indices américains. La limite supérieure est le montant maximal par lequel le prix d'un contrat à terme sur une commodité peut progresser en un jour de bourse.   Qu’est-ce qu’une récession? Suite aux événements des dernières semaines, le mot récession revient de plus en plus. Après avoir lu de nombreuses interventions, je pense qu’il est important de faire une petite mise au point pour éclairer nos lecteurs sur ce qu’est réellement une récession. Tout d’abord, une récession est un terme macroéconomique qui fait référence à un déclin significatif de l'activité économique générale dans une région désignée. On reconnaît généralement une récession par un recul du PIB pendant deux trimestres consécutifs, accompagné d’une importante hausse du chômage. Une autre définition communément répandue au sein des économistes est : « une baisse significative de l'activité économique répartie sur l'ensemble de l'économie, qui dure plus de quelques mois, normalement visible dans le PIB réel, le revenu réel, l'emploi, la production industrielle et les ventes en gros et au détail. »[1]. La récession est une phase normale, bien que désagréable, du cycle économique. Ainsi, les récessions se caractérisent par une série de faillites d'entreprises et souvent de faillites bancaires, une croissance lente ou négative de la production et un chômage particulièrement élevé. D’ailleurs, ce dernier élément est particulièrement important considérant que la base de tout marché est basée sur l’emploi. La douleur économique causée par les récessions, bien que temporaire, peut avoir des effets majeurs qui modifient une économie. Cela peut se produire en raison de changements structurels dans l'économie, car des entreprises, des industries ou des technologies vulnérables ou obsolètes échouent et sont balayées; des réponses politiques spectaculaires du gouvernement et des autorités monétaires, qui peuvent littéralement réécrire les règles pour les entreprises; ou bouleversements sociaux et politiques résultant du chômage généralisé et de la détresse économique, et même, par un virus! En ce qui concerne les indicateurs annonciateurs de récessions, il existe l'ISM Purchasing Managers Index, le Conference Board Leading Economic Index et l'OCDE Composite Leading Indicator. Ceux-ci sont d'une importance cruciale pour les investisseurs et les décideurs commerciaux, car ils peuvent indiquer des signes avant-coureurs d'une récession. De plus, les séries de données publiées officiellement par divers organismes gouvernementaux qui représentent des secteurs clés de l'économie, telles que les mises en chantier et les nouvelles commandes de biens d'équipement publiées par le recensement américain peuvent aussi servir d’indicateurs. Les changements dans ces données sont souvent liés avec le début de la récession, en partie parce qu'ils sont utilisés pour calculer les composantes du PIB, qui seront finalement utilisées pour définir le début d'une récession. Enfin, des indicateurs « de confirmation » peuvent être utilisés pour confirmer le passage d’une économie à la récession après son début, comme une augmentation des taux de chômage. En somme, nous ne sommes techniquement pas encore en récession. Est-ce qu’elle pourrait venir? Absolument, c’est une éventualité, mais rien ne confirme encore son arrivée. [1] Traduction libre provenant de National Bureau of Economic Research (NBER)   Notre opinion sur la chute des marchés liée à COVID-19 Beaucoup d’incertitudes règnent au sein des marchés actuellement. En effet, la COVID-19, un événement qu’on peut maintenant qualifier de « cygne noir »[1], ou totalement imprévisible. Ainsi, actuellement, selon nous, tant et aussi longtemps que l’on n’aura pas de bonnes nouvelles ou une diminution des cas, nous ne pensons pas que nous sommes sortis du bois. En effet, tel que l’on peut voir dans le graphique ci-dessous, le nombre de cas « hors chine » est en explosion. Les impacts de cette crise sont encore inconnus, tout comme sa fin, ce qui pousse Wall Street et Bay Street dans des mouvements irrationnels, crée par l’inconnu. [2] D’ailleurs, si l’on revient avec ce graphique ci-haut, notre président M. Paul a fait un parallèle avec le Dow Jones 30 (DJ-30). Comme on peut voir, il y a une forte corrélation entre le nombre de cas et les performances du Dow-Jones. Il est alors très important de suivre l’évolution de cette courbe pour avoir une idée de la direction des marchés (lien ici : https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6). Maintenant, pour le négociant actif, la meilleure façon d’en profiter est par les options ou par des fonds négociés en Bourse tel que le « ProShares Short S&P500 (NYSE :SH) ». Ce fonds, utilisant le S&P 500 comme référence, vise à inverser la performance de l’indice. Ainsi, lorsque le S&P 500 connaît une hausse, ce FNB connaît une baisse, et vice-versa. On comprend donc rapidement comment on peut bénéficier de ce type de FNB lors de marchés baissiers. Cet outil existe aussi sous levier, via des FNB tels que le « ProShares UltraShort S&P500(NYSE :SDS) » qui inverse en double les performances de l’indice, et le « ProShares UltraPro Short S&P500 (NYSE : SPXU) », qui inverse pour sa part en triple le mouvement du S&P 500. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   [1] Une théorie selon laquelle on appelle cygne noir un certain événement imprévisible qui a une faible probabilité de se dérouler (appelé « événement rare » en théorie des probabilités) et qui, s'il se réalise, a des conséquences d'une portée considérable et exceptionnelle. Taleb a, dans un premier temps, appliqué cette théorie à la finance. En effet, les événements rares y sont souvent sous-évalués en termes de prix. [2] https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6   Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_cygne_noir https://www.investopedia.com/terms/r/recession.asp https://www.ig.com/uk/glossary-trading-terms/limit-up--limit-down-definition https://www.marketwatch.com/story/us-stock-index-futures-trigger-limit-down-rule-heres-how-limit-rules-and-stock-market-circuit-breakers-work-2020-03-16 https://www.cmegroup.com/trading/equity-index/faq-sp-500-price-limits.html https://www.investopedia.com/terms/c/circuitbreaker.asp https://www.investopedia.com/terms/t/tradingcurb.asp Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les croisiéristes encore contaminés par le COVID-19 Les croisiéristes encore contaminés par le COVID-19 Alors que la majorité des compagnies de croisières ont déjà fortement souffert du COVID-19 dans les dernières semaines, Carnival Corp (NYSE :CCL), étant en baisse de plus de -57% depuis le début de l’année, Royal Caribbean Cruises (NYSE : RCL), en baisse de plus de -63% et Norwegian Cruise Line HLDGS Ltd (NYSE : NCLH) en chute de plus de -66%, c’est au tour de la santé publique des États-Unis et du Canada d’ajouter leur grain de sel. En effet, dimanche dernier, le Département d'État américain a mis à jour son site Web avec des instructions recommandant aux citoyens américains de ne pas voyager en bateau de croisière. Dans un communiqué, le département affirme : « Les citoyens américains, en particulier les voyageurs ayant des problèmes de santé, ne devraient pas voyager en bateau de croisière. Le CDC note un risque accru d'infection au COVID-19 dans un environnement tel qu’un navire de croisière. Afin de freiner la propagation du COVID-19, de nombreux pays ont mis en place des procédures de contrôle strictes qui ont refusé les droits d'entrée dans les ports aux navires et empêché les passagers de débarquer. Dans certains cas, les autorités locales ont autorisé le débarquement, mais ont soumis les passagers à des procédures de quarantaine locales. Alors que le gouvernement américain a évacué certains passagers de navires de croisière au cours des dernières semaines, les vols de rapatriement ne devraient pas être considérés comme une option pour les citoyens américains sous le risque potentiel de mise en quarantaine par les autorités locales. »[1] Dans le cas du Canada, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Dre Theresa Tam, a déclaré : « l'Agence de santé publique du Canada recommande aux Canadiens d'éviter tout voyage en bateau de croisière en raison de la maladie COVID-19 ». De ce fait, en conférence de presse lundi, la Dre Tam a notamment déclaré qu'il existait des risques à voyager sur des navires pouvant se rendre dans des zones où des cas de coronavirus sont confirmés ou encore inconnus. Naturellement, les recommandations de ces deux organismes gouvernementaux sont venues s’ajouter au fardeau déjà important des titres mentionnés plus haut, les trois chutant de plus de 20% lundi. Finalement, le coup de grâce est venu se donner jeudi matin, alors que Carnival Corp annonçait qu'elle allait arrêter toutes les opérations, soit 18 navires, pour Princess Cruises pendant 60 jours en raison de l'épidémie de coronavirus. En revanche, pour le négociateur actif, ces trois titres, en particulier Carnival Corp et Royal Caribbean Cruises, seront des titres à surveiller. En effet, ces titres ayant été fortement malmenés par la crise du COVID-19, une fin à cette crise et un retour aux opérations pourrait leur être très profitable et pousser les titres fortement à la hausse. [1] Traduction libre   Le pétrole en chute libre, baisse du prix à la pompe à venir? Une intensification de la guerre des prix du pétrole entre l'Arabie saoudite et la Russie a créé des conditions de marché volatiles pour les plus grands producteurs de brut du monde, ont déclaré des analystes à CNBC, dont beaucoup se préparaient à une baisse des revenus au cours des prochains mois, principalement à cause du COVID-19. En effet, le brut de référence international Brent s'est échangé à 32,97 $ jeudi, en baisse de près de 8%, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain s'est établi à 30,40 $, soit 7,8% de moins. Les prix du pétrole ont presque diminué de moitié depuis le début de l'année. Cette baisse fait suite à l’effondrement du cours du pétrole du début de semaine, causée par l'échec des pourparlers entre l'Arabie saoudite, chef de file de l'OPEP, et la Russie, leader non-OPEP qui ont décidé de lancer la production de pétrole à plein volume, ce qui a fait chuter le prix de l’or noir. De plus, l'annonce surprise du président Donald Trump mercredi d'interdire les voyages en provenance d'Europe continentale à la suite de la déclaration de l'OMS selon laquelle le coronavirus peut maintenant être décrit comme une pandémie a également agi comme catalyseur de nouvelles pertes de prix du pétrole jeudi matin, cette baisse de demande venant ajouter au négativisme entourant la commodité. En somme, ces mesures frapperont de plein fouet les économies canadiennes et américaines. En effet, étant fortement corrélé avec le dollar canadien et l’économie canadienne, le prix du pétrole a poussé le TSX à la baisse, mouvement rapidement suivi par la devise canadienne. Du côté des États-Unis, selon plusieurs analystes, puisque l'Arabie saoudite a annoncé son intention d'inonder le marché de pétrole, dévoilant mercredi des plans pour que la société d'État Saudi Aramco augmente sa production à 13 millions de barils par jour, on pense qu'une telle décision pourrait provoquer une vague de faillites et de coupes dans les investissements aux États-Unis, ce qui, à son tour, aurait un impact notable sur la production de schiste.   Analyse de l’impressionnante chute des marchés Cette semaine en fut une des plus intenses pour de nombreux trader et investisseurs. En effet, dès lundi matin, avant même l’ouverture de la Bourse de New-York a 9h30, les contrats à termes sur le S&P500 avaient déjà vécu un premier arrêt de transactions, après une chute de plus de 5% pendant la nuit. Or, à l’ouverture, cela ne prit que 4 minutes avant que le S&P500 atteigne le niveau critique du -7% et déclenche le premier arrêt de transaction forcé pour 15 minutes, afin de laisser une petite pause aux différents acteurs de marché pour reprendre leurs esprits. Heureusement, ce petit répit aura valu la peine, puisque la journée s’est clôturée presqu’au point d’ouverture, ainsi, visiblement, aura été en mesure de stopper l’hémorragie. Mardi, rebond de 5% et regain d’espoir pour les investisseurs, alors que, suite à l’annonce que le Président prévoyait présenter un plan de relance économique qui comportait entre autres une baisse des impôts à 0%, pour contrer les effets du coronavirus, le marché s’est emballé. En revanche, la réalité nous a rapidement rattrapés mercredi, alors que finalement, des rumeurs ont fait surface comme quoi la Maison-Blanche n'était pas prête à déployer son plan en question. D’ailleurs, une responsable à l’interne a même déclaré que « C'était une nouvelle pour tout le monde à l’interne ». Naturellement, cette nouvelle a poussé les marchés à la baisse de -4.87%, retour à la case départ de lundi. Jeudi, prise deux de lundi, un premier arrêt de transactions, après une chute de plus de 5% avant l’ouverture des marchés. Or, à l’ouverture, cette fois, cela ne prit que 5 minutes (soit une minute de plus que lundi) avant que le S&P500 atteigne le niveau critique du -7% et déclenche le premier arrêt de transaction forcé pour 15 minutes, afin d’encore une fois permettre aux acteurs du marché de prendre du recul. Cette fois, il a fallu attendre 12h55 avant le tant attendu rebond, basé sur l’annonce que la réserve fédérale allait injecter 500 milliards de dollars par semaine dans le système pour aider les acteurs du marché à rester à flot. Évidemment, cela a propulsé les marchés à la hausse, avant de finalement retomber pour terminer la journée à -6.97% du côté du S&P500. Ce recul des indices représente un autre échec de la Réserve fédérale américaine, qui on se rappelle, avait tenté de sauver les marchés avec une coupure en urgence des taux mardi dernier. Jeudi soir, après la fermeture des marchés, la descente s’est poursuivie, mettant la table pour vendredi. Bref, pour les négociants actifs, nous vivons des temps uniques, riches en opportunités. Alors, profitez-en et prenez des notes, que vous soyez investi ou non dans les marchés, les meilleures opportunités se présente en temps de crise. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment Calculer les moyennes mobiles exponentielles Une moyenne mobile exponentielle, également appelée EMA pour « Exponantial Moving Average » est une moyenne mobile pondérée dans le temps. Par cette pondération, elle accorde plus de poids aux prix de clôture les plus récents, et moins aux prix de clôture les plus anciens. Le calcul de la moyenne mobile exponentielle se fait en trois étapes. Tout d’abord, on calcul la moyenne mobile simple, qui se calcul grâce à cette formule : « (P1 + P2 + …+ Pn) / n » , où P est le prix de clôture et n le nombre de jours utilisés pour calculer la moyenne mobile. On calcule d’abord une moyenne mobile simple, puisqu’elle sert de donnée de base pour le calcul de la moyenne mobile exponentielle. Par exemple, dans le cas d’une EMA 5 jours, on additionnerait les données relatives à la moyenne mobile simple des 5 derniers jours de cette façon : (21+23+19+25+17) /5 = 21.00. Ainsi, la valeur initiale de la EMA sera 21.00. Ensuite, on calcule la constante pondérant la moyenne mobile exponentielle via l’équation suivante : 2/ (période sélectionnée pour la EMA + 1). Donc, si l’on calcule une EMA de cinq jours, ce calcul devient: 2 ÷ (5 + 1) = 2/6 = 0,3333 ou, si vous l’exprimez en pourcentage, 33,33%. Enfin, pour calculer la EMA la formule est la suivante : « (prix de clôture – EMA du jour précédent) × constante pondérant la moyenne mobile exponentielle en décimale + EMA du jour précédent ». Ainsi, il est important de ne pas oublier, que dans le cas-ci, la EMA du jour précédent sera la moyenne mobile simple calculée précédemment. De ce fait, étant donné que cette SMA couvrait les cinq premiers jours de données, la première valeur EMA que vous calculez s’appliquera au jour suivant, soit le sixième jour. En utilisant les données des étapes 1 et 2 de la formule EMA, et en prenant compte que la valeur de clôture du jour 6 est de 20$ on obtient : EMA = (20 – 21) × 0,3333 + 21 EMA = 20.67 La valeur EMA pour le sixième jour est donc de 20.67. Donc, comment transiger à l’aide des moyennes mobiles? Il existe différentes techniques. La première étant de se baser sur les moyennes mobiles pour établir des zones de support et résistance pour transiger. Ainsi, tel que démontré dans le graphique ci-dessous, dans le cas de CBOE, la moyenne mobile exponentielle 50 périodes joue le rôle d’un support court terme important en jours. De plus, une autre méthode utilisée pour transiger à l’aide de moyennes mobiles est la stratégie des croisements. Essentiellement, cette méthode consiste à acheter un vendre un titre lorsque deux moyennes de périodes différentes se croisent. Par exemple, ci-dessous, dans le cas d’Expedia (NASDAQ : EXPE), il aurait été possible d’acheter et de vendre à découvert le titre lors des croisements des moyennes mobiles exponentielles 20 et 40 périodes. Naturellement, comme toute autre méthode de trading, elle n’est pas infaillible, mais elle possède un bon taux de succès. En somme, les moyennes mobiles, autant exponentielle que simple, sont d’excellents outils pour déterminer la tendance d’un titre et sont parmi les indicateurs le plus surveillés par les traders à travers la planète. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Comment Calculer les moyennes mobiles simples La moyenne mobile simple est un indicateur composé d’une moyenne mobile arithmétique calculée en ajoutant les cours de clôture précédentes d’un titre, un indice, ou tout autre produit financier, puis en la divisant par le nombre de périodes de la moyenne de calcul. Par exemple, une moyenne mobile sur 10 jours établirait la moyenne des cours de clôture des 10 derniers jours. Ainsi, une moyenne mobile simple se calcule grâce à cette formule : Moyenne mobile simple = (P1 + P2 + …+ Pn) / n où P est le prix de clôture et n le nombre de jours utilisés pour calculer la moyenne  mobile De ce fait, les moyennes à court terme réagissent rapidement aux variations du prix du sous-jacent, tandis que les moyennes à long terme sont lentes à réagir. Pour le négociateur, une moyenne mobile permet tout d’abord d’établir la tendance générale d’un titre. Ainsi, selon sa durée, la moyenne mobile permet d’établir dans quelle phase de Weinstein ( de 1 à 4), le titre se situe. Ensuite, une moyenne mobile peut également servir de support ou de résistance. Dans une tendance haussière, une moyenne mobile de 50, 100 ou 200 périodes peut servir de niveau de support (tel que le démontre la photo ci-dessous avec une 200 jours). En effet, la moyenne agit comme un support, de sorte que le prix du titre, ou même du marché a de la difficulté à aller plus bas. D’une façon inverse, dans une tendance à la baisse, une moyenne mobile peut agir comme une résistance lorsque le prix atteint la moyenne et commence à baisser à nouveau. En ce qui concerne le nombre de périodes que l’on doit choisir pour ses moyennes mobiles simples, les plus courantes sont 10, 20, 50, 100 et 200. Ces longueurs peuvent être appliquées à n’importe quelle période de temps sur un graphique (une minute, journalier, chaque semaine, etc.), en fonction de l’horizon temporel du négociant actif. La période ou la durée que vous choisissez pour une moyenne mobile jouent un rôle très important dans son efficacité. De ce fait, Une MA avec une période de temps court réagira beaucoup plus rapidement aux variations de prix qu’une MA qui a une longue période. Dans la figure ci-dessous, on peut voir que la moyenne mobile sur jours 10, en blanc, suit plus étroitement le prix du titre que celle sur 200 jours, en orange, qui agit plutôt comme zone de grosse résistance. [2] En somme, la moyenne mobile simple est un superbe outil pour le négociant actif. Lors du prochain billet, je présenterai la moyenne mobile exponentielle, et comment transiger à l’aide des moyennes mobiles. [1] Image provenant de TradingView [2] Image provenant de TradingView Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Figure Chartiste : comprendre les triangles La technique détaillée aujourd’hui s’applique autant au SwingTrading qu’au Daytrading. Il s’agit de transiger à l’aide de figure chartiste, plus particulièrement les triangles. Ainsi, les figures chartistes sont des configurations techniques sur le graphique reliant des chandelles entre elles, créant des figures plus ou moins géométriques. Essentiellement, une figure est validée lorsque les lignes créées par cette figure géométrique est franchi, accompagné la grande majorité du temps de volumes importants. L’utilité des figures chartiste est qu’elles permettent de prédire l’évolution du cours d’un titre, et du même coup, en tirer des signaux d’achat ou de vente et des cibles de pertes et de profit. Enfin, l’entièreté des figures est liée aux probabilités. Maintenant, pourquoi le triangle plus particulièrement? En tant que négociant actif, et par mon expérience, c’est la figure que je préfère puisqu’il s’agit de celle qui fonctionne le mieux dans mon cas. D’un point de vue purement technique, il existe 3 sortes de triangles. Le triangle symétrique, le triangle ascendant et le triangle descendant, tout trois représentés ci-dessous. [1] Pour bien transiger les formes à l’étude aujourd’hui, il est nécessaire de respecter certaines règles. Dans un premier temps, tel que démontré ci-dessous dans le cas du triangle symétrique sur le bitcoin en jours, on doit voir une baisse de volume qui débute à la base, puis une explosion des volumes lorsque l’un des deux côtés du triangle est brisé. Enfin, le prix cible pour chacun des triangles représente l’amplitude de base du triangle appliquée à partir du moment que le triangle est percé. Par exemple, dans le cas illustré ci-dessous, l’amplitude du triangle est calculée en soustrayant le prix du bitcoin à la base du triangle (8295USD) au sommet du triangle (environ 13600USD), ce qui nous donne une amplitude d’environ 5305USD. La théorie suppose donc que, suite au bris du triangle à la baisse, on devrait s’attendre à ce que le prix chute de 5305USD. Ensuite, dans le cas ou on souhaite prendre position sur cedit triangle symétrique en jours, il est fondamental d’attendre au moins deux fermetures, pour prendre dans ce cas-ci, une position de vente à découvert. Aussi, il est très important de savoir qu’un repli sur tout type de triangle est fréquent, alors il ne faut pas être surpris si cela se produit. Malgré toutes ces considérations, son taux de succès est de 69.75%[2], faisant du triangle symétrique une figure très performante.   Pour le triangle descendant, les mêmes règles que le triangle symétrique s’applique, à l’exception que, bien que non recommandé, il est plus « sécuritaire » de « prédire » la direction future, puisque la figure est directionnelle. Le taux de succès pour cette figure est de 67%[3] et est représenté par l’atteinte de son prix cible. Finalement, le triangle ascendant fonctionne également de la même façon que le triangle descendant, mais vers le haut. Le taux de succès pour cette figure est de 89%[4] et est représenté par l’atteinte de son prix cible. Bref, le triangle est une figure très puissante à exploiter dans son trading. Alors, je vous encourage fortement à vous exercer à en repérer. Un bon truc serait d’éplucher tous les titres du S&P500 un par un, pour se faire un œil. Bon trading! [1] https://www.investopedia.com/terms/t/triangle.asp [2] La plupart des statistiques proviennent d’analyses réalisées sur 500 titres, sur une période de 5 ans (1991-1996), une période généralement à tendance haussière pour le S&P500. En conséquence, certains ajustements pourraient être nécessaires par rapport aux marchés actuels. [3] Selon le manuel de formation Actions Négociateurs & Investisseurs Actifs de Daytrader Canada [4] Selon le manuel de formation Actions Négociateurs & Investisseurs Actifs de Daytrader Canada Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   ### Capsule: les retracements Fibonacci Les retracements Fibonacci sont un outil utilisé par plusieurs investisseurs boursiers. Cependant, pour les non-initiés, il peut sembler un peu absurde qu’une simple suite de chiffre présente dans la nature puisse servir d’indicateur lors d’une analyse technique. En revanche, comme dans plusieurs cas, cet outil tire son efficacité du phénomène de l’autoprophétie en bourse, dans le sens ou lorsqu’un élément est assumé comme étant fonctionnel et véridique par une grande quantité de personnes, il le devient. Commençons la démystification de cet indicateur par sa définition. Un retracement Fibonacci est un outil utilisé dans le domaine de l’analyse technique pour faire référence principalement à des zones de support ou de résistance. Tel que l’on peut voir ci-dessous pour le titre McDonald’s (NYSE :MCD), les niveaux de retracement de Fibonacci utilisent des lignes horizontales associées à un pourcentage pour indiquer les niveaux possibles de support et de résistance. D’un point de vue d’échelle, les niveaux de retracement de Fibonacci sont de 23,6%, 38,2%, 61,8% et 78,6%. Enfin, bien que n’étant pas officiellement un ratio appartenant à la suite de Fibonacci, 50% est également utilisé. [1] Pour les négociateurs actifs, les retracements Fibonacci peuvent servir à établir des ordres d’entrée en position, soit d’achat ou de vente à découvert, afin de déterminer les niveaux de pertes par un « stop loss » ou pour fixer des objectifs de prix. Si on prête attention à l’exemple de McDonald’s ci-haut, selon la théorie des retracements Fibonacci, une position de vente à découvert pourrait être initiée considérant qu’on peut voir que le niveau 23.6% est une forte zone de résistance. Le « stop loss » pourrait être placé juste au-dessus du niveau 23.6%, par exemple à 196.31$, avec un objectif de profit à 188.63$, soit juste au-dessus du prochain support. En somme, les niveaux de retracement de Fibonacci sont des prix statiques qui ne changent pas, contrairement aux moyennes mobiles. La nature statique de ces niveaux de prix permet une identification rapide et facile. Cela permet aux traders et aux investisseurs d’anticiper et de réagir avec prudence lorsque les niveaux de prix sont testés. Ces niveaux sont des points d’inflexion où un type d’action sur les prix est attendu, qu’il s’agisse d’un rejet ou d’une pause. D’ailleurs, les niveaux de Fibonacci sont valables sur tous types de produits, et même sur les indices boursiers. [1] Image provenant de TradingView Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Une donnée fondamentale : le « non-farm payroll » L’une des données fondamentales économiques les plus importantes pour l’investisseur actif qui transige sur les marchés américains se nomme le « non-farm payroll » ou la masse salariale des emplois non agricoles. Ainsi, tout d’abord, qu’est-ce que ce « non-farm payroll »? Dans un premier temps, la masse salariale non agricole est un terme utilisé aux États-Unis pour désigner le nombre total de travailleurs rémunérés moins les employés agricoles, les employés du gouvernement et les employés d’organisations à but non lucratif. Ainsi, ce rapport est publié par le bureau des statistiques du travail des États-Unis le premier vendredi du mois suivant, à quelques exceptions près, à 8 h 30, en même temps que le rapport sur la situation de l’emploi, communément appelé « rapport sur l’emploi ». De plus, la masse salariale non agricole totale représente environ 80% des travailleurs qui produisent l’ensemble du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis. De ce fait, les données sont utilisées pour aider les décideurs et les économistes à déterminer la situation actuelle de l’économie et à prédire les niveaux futurs de l’activité économique. Dans un second temps, qu’est-ce que le rapport contient? Ensuite, les statistiques de la masse salariale non agricole présentent quels secteurs ont créés ou perdu le plus grand nombre d’emplois. De ce fait, la liste des secteurs figurant dans le rapport comprend les services professionnels et commerciaux, les soins de santé, le secteur financier, les industries extractives, la construction, la fabrication, le commerce de détail, le transport et l’entreposage, l’information, le secteur des loisirs et celui de l’hôtellerie. De plus, les analystes boursiers utilisent souvent cette ventilation pour prédire quels titres et quels secteurs pourraient avoir de solides résultats financiers. Enfin, le rapport contient également la semaine de travail moyenne, les gains en matière de salaire horaire moyen et la croissance des heures de travail elles-mêmes. Dans un troisième temps, comment est-ce que ce rapport a un impact sur le négociateur actif? Dans un premier temps, avant même que le « non-farm payroll » soit diffusé le vendredi, une autre donnée importante est publiée le mercredi précédent. Il s’agit de l’« ADP Non-Farm Employment Change » ou le rapport mensuel du cabinet de conseil en ressources humaines ADP, une mesure de la variation mensuelle de l’emploi privé non agricole, basée sur les données de paie d’environ 400 000 clients commerciaux américains de la firme ADP. La publication, deux jours avant les données du gouvernement, est un bon prédicateur du rapport du gouvernement sur la masse salariale non agricole. Lorsque le « non-farm payroll » est rendu public chaque premier vendredi de chaque mois, ce qu’il est important de remarquer est l’écart entre le chiffre attendu et celui annoncé. En effet, le chiffre annoncé a peu d’importance, puisque ce que Wall Street observe est si le chiffre publié est plus bas, égal, ou plus haut que l’estimation des analystes. Ainsi, un chiffre plus bas risque de faire baisser les marchés, alors qu’un chiffre plus haut, les faire monter. De plus, il est important de regarder s’il y a eu des corrections aux données du mois précédent, puisque cela pourrait aussi jouer sur les marchés. De ce fait, le meilleur moyen de voir, sur-le-champ, comment Wall Street a interprété le mouvement est en regardant le prix des contrats à terme sur les différents indices, ainsi que le prix des obligations 10 ans du gouvernement américain. Si jamais les contrats à termes des indices sont à la baisse, souvent les obligations seront à la hausse, alors que si les marchés sont à la hausse, les obligations seront à la baisse. Ce phénomène s’explique par une réaction du capital des investisseurs qui désirent le déplacer vers des valeurs plus ou moins risquées. Finalement, une petite exception se glisse à l’interprétation du « non farm payroll ». En effet, dans le contexte actuel, où nous sommes dans l’incertitude par rapport à la direction des taux d’intérêt (coupe de taux ou non), un « non farm payroll » plus bas qu’espéré peut faire monter les marchés. Ainis, la Réserve fédérale américaine se base sur ces chiffres pour prendre sa décision si elle augmente, gardera stable, ou diminuera ses taux. De ce fait, un « non farm payroll » plus bas que les attentes pourraient faire monter les marchés dans l’optique où, plus il est sous les attentes, plus la réserve fédérale penchera pour baisser les taux, une action favorable à Wall Street. En somme, lors de la diffusion de ce type de données par le gouvernement américain il est important d’être prudent, car le résultat du rapport a souvent un très grand impact sur la direction des marchés pour cette journée. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Comment profiter de la volatilité ou d'une chute de marché? Sur les marchés des valeurs mobilières, la volatilité est représentée par de fortes fluctuations à la hausse et à la baisse. Ainsi, les marchés volatils sont généralement le résultat d’un déséquilibre plus important que la normale entre les acheteurs ou les vendeurs. Les autres éléments qui peuvent mener à une plus grande volatilité sont, entre autres, les évènements économiques négatifs, l’apparition de nouvelles informations sur les entreprises, le dépôt d’une recommandation par un analyste renommé, un appel public à l’épargne (IPO) ou des évènements inattendus tels que l’éclosion d’un virus, par exemple. Dans les périodes de grande volatilité, transiger peut représenter un grand défi pour les investisseurs et « traders ». La panique peut rapidement se faire sentir, et prendre une décision devient de plus en plus difficile. Or, il existe plusieurs instruments financiers qui permettent de bénéficier autant des marchés haussiers, baissiers, ou volatils, sans toutefois devoir vendre à découvert. Les fonds négociés en bourses à effet multiplicateur, ou autrement appelé à levier, font partie de ces instruments. Une des façons les plus accessibles de profiter d’un rapide mouvement de marché, sur le court terme, est de faire l’achat de parts d’un fond négocié en bourse (FNB) à effet de levier. Par exemple, il existe des FNB à effet multiplicateur qui vous permettent de bénéficier d’une hausse, tel que le « Direction Daily S&P500 Bull 2x (ARCA :SPUU) », qui reproduit les performances journalières du S&P500, accompagné d’un levier double, d’où le « 2x » inscrit en son nom. Ce levier est réalisé par le fonds en plaçant ses fonds dans des produits dérivés, incluant des contrats à terme, des swaps, et des options d’achats d’actions. Une autre façon de bénéficier d’un marché volatil, mais cette fois à la baisse, est d’utiliser les FNB inverses. Ce type de FNB inverse les performances d’un indice donné. Un exemple serait le « ProShares Short S&P500 (NYSE :SH) ». Ce fonds, utilisant le S&P 500 comme référence, vise à inverser la performance de l’indice. Ainsi, lorsque le S&P 500 connaît une hausse, ce FNB connaît une baisse, et vice-versa. On comprend donc rapidement comment on peut bénéficier de ce type de FNB lors de marchés baissiers. Cet outil existe aussi sous levier, via des FNB tels que le « ProShares UltraShort S&P500(NYSE :SDS) » qui inverse en double les performances de l’indice, et le « ProShares UltraPro Short S&P500 (NYSE : SPXU) », qui inverse pour sa part en triple le mouvement du S&P 500. Finalement, il vous est aussi possible de négocier directement l’indice de volatilité boursier, appelé le VIX. Cet indicateur, aussi connu sous le nom d’« indice de la peur », fut créé en 1993 par le CBOE (Chicago Board Options Exchange). Son rôle est de mesurer la volatilité du marché financier, en s’appuyant sur le S&P 500. Cet indice est calculé sur une base quotidienne par le CBOE. Il existe plusieurs méthodes pour le transiger, la plus commune étant de passer via le FNB « iPath S&P 500 VIX Short-Term Futures ETN (ARCA : VXX) ». Comme les outils décrits plus haut, il existe également des produits à effet multiplicateur, comme le « VelocityShares Daily two-times VIX Short-TERM ETN (ARCA : TVIX) », qui double l’indicateur de base. Cependant, il est important de demeurer prudent lors de la négociation de ce type de produits, le VIX étant déjà très volatil par sa nature. Il est important de se rappeler que tous ces produits composent des outils intéressants pour bénéficiers de la volatilité des marchés sur le court terme, mais ne devrait pas faire partie de votre portefeuille d’investissements à long terme, leur nature les rendant inutilement risqués. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Le débat sur les rachats d’actions expliqué Actuellement, un grand débat fait rage au sein de la communauté financière considérant les rachats d’action. Le débat a d’ailleurs connu une reprise d’intensité dans les derniers mois, suivant la mise en place de systèmes pour soutenir les entreprises, par exemple les coupures de taxes, ces mesures leur donnant accès à une quantité importante de liquidités. Selon certains, les rachats d’actions peuvent être négatifs pour les investisseurs. Pour bien comprendre, généralement, avec ses liquidités, une entreprise possède quatre choix majeurs : acheter une autre entreprise pour croître, injecter de l’argent en recherche et développement, investir dans l’entreprise directement ou retourner de l’argent à ses actionnaires. Pour ce dernier choix, deux choix s’offrent à elle : un dividende ou un rachat d’action. Afin de bien comprendre la situation, il faut savoir qu’un rachat d’action pour une entreprise cotée en Bourse se produit lorsque l’entreprise émettrice elle-même paie aux actionnaires la valeur marchande par action et réabsorbe une partie de sa propriété qui était auparavant distribuée aux investisseurs publics et privés. La théorie derrière les rachats d’actions est qu’ils réduisent le nombre d’actions disponibles sur le marché et, toutes choses égales par ailleurs, augmentent ainsi le bénéfice par action sur les actions restantes, ce qui profite aux actionnaires. Pour les entreprises ayant des liquidités excédentaires, la perspective d’augmenter le bénéfice par action peut être tentante. Or, les entreprises le font rarement pour cette unique raison. Ces rachats peuvent également être faits dans le but de créer un niveau de support pour le titre, notamment en période de récession ou lors d’une correction de marché. De plus, un rachat augmentera le cours des actions. Cette logique s’explique par la simple notion d’offre et de demande. De ce fait, une réduction du nombre d’actions en circulation occasionne souvent une augmentation des prix. Par conséquent, une entreprise peut entraîner une augmentation de la valorisation de ses actions en créant une baisse de l’offre via un rachat d’actions. Finalement, les rachats peuvent également être un moyen pour une entreprise de se protéger d’une prise de contrôle hostile, ou signaler que l’entreprise prévoit redevenir privée. En revanche, bien que pendant des années, plusieurs ont pensé que les rachats d’actions étaient une chose entièrement positive pour les actionnaires, il y a certains bémols. Tel que mentionné plus tôt dans le texte, le rachat d’action augmente le bénéfice par action. Par conséquent, un rachat d’actions permet à une entreprise d’augmenter ce ratio important sans réellement augmenter ses bénéfices ou rien faire pour soutenir l’idée qu’elle devient financièrement plus forte. Par exemple, considérons une entreprise avec un bénéfice annuel de 1000$ et 100 actions en circulation. Le BPA de cette entreprise est donc de 10 $. S’il rachète 10 actions en circulation, son BPA augmente immédiatement à 11.11$, même si ses bénéfices n’ont pas bougé. De ce fait, les investisseurs qui utilisent le BPA pour évaluer la situation financière peuvent considérer cette entreprise comme plus forte qu’une entreprise similaire avec un BPA de 10 $ alors qu’en réalité, l’utilisation de la tactique de rachat explique la différence de 1.11 $. Aussi, une autre raison pourquoi les rachats d’actions sont controversés est que l’impact sur le bénéfice par action peut donner un coup de pouce artificiel au titre et masquer les problèmes financiers qui seraient révélés par un examen plus attentif des ratios de l’entreprise. De plus, un autre élément fortement critiqué est que les dirigeants de l’entreprise pourraient utiliser les rachats d’action pour leur permettre de profiter de leurs programmes d’options d’achat inclus dans leur rémunération sans diluer le BPA. Finalement, avec les coupures de taxes et les bas taux d’intérêt, de nombreuses entreprises se sont endettées pour racheter leurs actions, ce qui pourrait mettre l’entreprise à risque dans le cas d’une correction de marché, et encore plus dans le cas d’une récession. En somme, selon une étude faite en juin 2019 par Bloomberg, plus de la moitié des bénéfices des entreprises américaines, soit 56%, sont affectés par des rachats d’actions. Ainsi, ce phénomène est loin d’être marginal et en mon humble avis, continuera de croître lors des prochaines années. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Qu’est-ce que le bêta en finance ? Dans le dernier billet boursier portant sur l’analyse fondamentale, nous avons fait le survol d’une variable très importante lors de l’explication du calcul du coût de l’équité par le modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF). En effet, un élément du calcul de risque de la formule pour servant à évaluer le fameux coût de l’équité se nomme le coefficient bêta (β). Pour bien comprendre le coefficient bêta, il est important de savoir que dans le calcul de risque pour une entreprise, il existe principalement deux types de risques : Le risque systématique ou risque de marché est le risque qui provient de la conjoncture économique et qui influe sur l’ensemble des titres. Le risque non systématique ou risque spécifique est le risque qui est lié spécifiquement à un secteur ou à une entreprise en particulier. Ces deux risques combinés ensemble sont égaux au risque total. De ce fait, un coefficient bêta est une mesure de la volatilité, ou risque systématique, d’une action individuelle par rapport au risque non systématique de l’ensemble du marché. Ainsi, cet indicateur représente le mouvement d’un titre versus les mouvements de son marché. Le bêta d’un titre se calcule de la façon suivante : Où : Ri : le retour sur un titre individuel Rmarché : le retour sur l’ensemble du marché Covariance : mesure la façon dont deux titres évoluent ensemble. Une covariance positive signifie que les actions ont tendance à évoluer ensemble lorsque leurs prix montent ou baissent. Une covarian ce négative signifie que les actions se déplacent de façon contraire l’une de l’autre. Variance : se réfère à la distance d’un titre ou d’un marché par rapport à sa moyenne. Par exemple, la variance est utilisée pour mesurer la volatilité du prix d’une action individuelle ou d’un marché au fil du temps. D’un point de vue pratique, le calcul du bêta est utilisé pour aider les investisseurs à comprendre si une action évolue dans la même direction que le reste du marché et à quel point elle est volatile ou risquée par rapport au marché. Pour que le bêta fournisse un aperçu le plus exact possible, le marché utilisé comme référence doit être lié à l’entreprise. Par exemple, le calcul du bêta d’une action canadienne en utilisant le S&P 500 comme référence n’est pas utile, car les deux n’ont pas une corrélation directe. Dans le cas d’une action canadienne, il faudrait logiquement utiliser le TSX. Il est important de souligner certains éléments importants par rapport au bêta. Tout d’abord, la théorie du coefficient bêta suppose que les rendements boursiers sont distribués selon une loi normale d’un point de vue statistique. Or, les marchés financiers sont sujets à de nombreux évènements imprévisibles, donc en réalité, les rendements ne sont pas toujours normalement distribués. Cette incohérence rend donc l’indicateur imparfait par moment. Par exemple, un titre avec un bêta très faible pourrait certes avoir des fluctuations de prix plus petites, ce qui signifie lorsque l’on s’appuie uniquement sur cet indicateur que le titre est peu risqué. Néanmoins, ce même titre peut être dans une tendance à la baisse sur le long terme. Dans ce cas, bien que le bêta soit faible, l’achat d’un titre à la baisse ne diminue pas le risque dans votre portefeuille puisque, bien que la volatilité soit plus basse, le risque de perte est toujours présent. Dans le cas contraire, un titre avec un bêta élevé, mais à la hausse, augmentera le risque d’un portefeuille d’un point de vue de la volatilité, mais également la probabilité de gains. Ainsi, il est important de comprendre que le bêta présente le risque sous la forme de mouvement versus son indice de référence et non en termes de prédictibilité de hausse ou de baisse. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### L’assouplissement quantitatif : nouvel outil de gestion de crise L’assouplissement quantitatif ou « quantitative easing » en anglais, est une politique monétaire non conventionnelle dans laquelle une banque centrale achète des titres afin d’augmenter la masse monétaire et d’encourager les prêts et l’investissement. Pour ce faire, la banque centrale achète aux institutions financières privées, majoritairement des banques, des obligations ainsi que d’autres actifs financiers généralement non performants. Elle créer alors de l’argent « électroniquement », donc, en d’autres termes, à partir de rien. Ceci a pour effet d’augmenter la masse monétaire disponible, offrant ainsi aux banques commerciales une plus grande quantité de liquidité. On suppose que ces nouveaux capitaux seront utilisés afin d’augmenter et favoriser les prêts aux particuliers et aux entreprises, ce qui devrait ultimement stimuler l’économie. On comprend alors que cette mesure est souvent utilisée en dernier recours, lorsque les taux d’intérêt à court terme sont à zéro ou proches de zéro.  De ce fait, les opérations normales « d’open market »[1], qui visent les taux d’intérêt ne sont plus efficaces, de sorte qu’une banque centrale peut cibler des montants spécifiques d’actifs à acheter. Ainsi, pour résumer, l’assouplissement quantitatif augmente la masse monétaire en achetant des actifs avec des réserves bancaires nouvellement créées afin de fournir aux banques plus de liquidités. En revanche, augmenter la masse monétaire de cette façon ne se fait pas sans conséquence, l’augmentation de la quantité d’une monnaie libre en circulation peut provoquer de l’inflation. De plus, dans le pire des cas, la banque centrale peut provoquer une inflation via le « QE » sans croissance économique, provoquant une période de soi-disant « stagflation »[2]. D’un autre côté, bien que la plupart des banques centrales soient créées par le gouvernement de leur pays et participent à une certaine surveillance réglementaire, les banques centrales ne peuvent pas forcer les banques à augmenter leurs prêts ou obliger les emprunteurs à rechercher des prêts et à investir. Si l’augmentation de la masse monétaire est faite sans qu’il y ait un maintien ou une augmentation de la quantité d’emprunts contractés, le « QE » tend à perdre de son efficacité. Une autre conséquence potentiellement négative est que l’assouplissement quantitatif peut dévaluer la monnaie nationale. Pour les producteurs de biens, cela peut aider à stimuler la croissance, car les produits exportés seraient moins chers sur le marché mondial. Cependant, la baisse de la valeur des devises rend les importations plus chères, ce qui peut augmenter les coûts de production et les niveaux des prix à la consommation. Finalement, si l’assouplissement quantitatif perd de son efficacité, alors, la politique budgétaire (dépenses publiques) peut être utilisée pour accroître encore davantage la masse monétaire disponible. [1] Interventions de la banque centrale sur le marché monétaire consistant à fournir ou retirer des liquidités aux établissements financiers via des achats ou des ventes de titres et ainsi influencer à la baisse ou à la hausse le taux du marché monétaire. [2] Situation économique d’un pays caractérisée par la stagnation de l’activité, de la production, et par l’inflation des prix. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### L’assouplissement quantitatif : le nouvel outil de gestion de crise? L’assouplissement quantitatif : le nouvel outil de gestion de crise? L'assouplissement quantitatif ou « quantitative easing » en anglais, est une politique monétaire non conventionnelle dans laquelle une banque centrale achète des titres afin d'augmenter la masse monétaire et d'encourager les prêts et l'investissement. Pour ce faire, la banque centrale achète aux institutions financières privées, majoritairement des banques, des obligations ainsi que d’autres actifs financiers généralement non performants. Elle créer alors de l’argent « électroniquement », donc, en d’autres termes, à partir de rien. Ceci a pour effet d’augmenter la masse monétaire disponible, offrant ainsi aux banques commerciales une plus grande quantité de liquidité. On suppose que ces nouveaux capitaux seront utilisés afin d’augmenter et favoriser les prêts aux particuliers et aux entreprises, ce qui devrait ultimement stimuler l’économie. On comprend alors que cette mesure est souvent utilisée en dernier recours, lorsque les taux d'intérêt à court terme sont à zéro ou proches de zéro.  De ce fait, les opérations normales « d'open market »[1], qui visent les taux d'intérêt ne sont plus efficaces, de sorte qu'une banque centrale peut cibler des montants spécifiques d'actifs à acheter. Ainsi, pour résumer, l'assouplissement quantitatif augmente la masse monétaire en achetant des actifs avec des réserves bancaires nouvellement créées afin de fournir aux banques plus de liquidités. En revanche, augmenter la masse monétaire de cette façon ne se fait pas sans conséquence, l’augmentation de la quantité d’une monnaie libre en circulation peut provoquer de l'inflation. De plus, dans le pire des cas, la banque centrale peut provoquer une inflation via le « QE » sans croissance économique, provoquant une période de soi-disant « stagflation »[2]. D’un autre côté, bien que la plupart des banques centrales soient créées par le gouvernement de leur pays et participent à une certaine surveillance réglementaire, les banques centrales ne peuvent pas forcer les banques à augmenter leurs prêts ou obliger les emprunteurs à rechercher des prêts et à investir. Si l'augmentation de la masse monétaire est faite sans qu’il y ait un maintien ou une augmentation de la quantité d’emprunts contractés, le « QE » tend à perdre de son efficacité. Une autre conséquence potentiellement négative est que l'assouplissement quantitatif peut dévaluer la monnaie nationale. Pour les producteurs de biens, cela peut aider à stimuler la croissance, car les produits exportés seraient moins chers sur le marché mondial. Cependant, la baisse de la valeur des devises rend les importations plus chères, ce qui peut augmenter les coûts de production et les niveaux des prix à la consommation. Finalement, si l'assouplissement quantitatif perd de son efficacité, alors, la politique budgétaire (dépenses publiques) peut être utilisée pour accroître encore davantage la masse monétaire disponible. [1] Interventions de la banque centrale sur le marché monétaire consistant à fournir ou retirer des liquidités aux établissements financiers via des achats ou des ventes de titres et ainsi influencer à la baisse ou à la hausse le taux du marché monétaire. [2] Situation économique d'un pays caractérisée par la stagnation de l'activité, de la production, et par l'inflation des prix.   Coupure en urgence de la fourchette de taux directeurs : précurseur de récession? Mardi, un évènement exceptionnel s’est produit aux États-Unis : la Réserve fédérale a annoncé une baisse des taux d'urgence d'un demi-point de pourcentage en réponse à la menace économique croissante du nouveau coronavirus. Il s'agit de la première réduction de ce type depuis décembre 2008, pendant la crise financière. Or, cette mesure ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté financière. En effet, certains économistes sont en désaccord sur la pertinence de l'assouplissement soudain de la politique monétaire. Larry Summers, un ancien secrétaire au Trésor, remet en question la base d'une telle décision dramatique et craint que la baisse des taux ne risque de «faire peur aux gens». C’est également l’avis de Eric Souza, gestionnaire de portefeuille senior chez SVB Asset Management qui affirmait : « je préférerais voir plus de choses sur le plan budgétaire, comme des prêts aux petites entreprises pour les aider à traverser la tempête, par opposition aux baisses de taux d'intérêt » Du côté de Tim Duy, vétéran de la Réserve fédérale américaine et professeur d'économie à l'Université de l'Oregon, « les baisses de taux de la Fed seront une nécessité pendant cette période, mais ne seront pas une solution miracle ». Aussi, il prédit que « la Fed va procéder à de nouvelles baisses de taux dans les semaines à venir. Ce n'est pas parce qu'elles ne sont pas suivies des gains de marché immédiats qu'elles ne sont pas nécessaires ou ne seront pas efficaces pour soutenir l'économie » En revanche, alors que la coupe de mardi peut porter à controverse, il y a consensus sur le fait que les conséquences économiques du coronavirus restent pour l'instant une source majeure d'incertitude. « Nous devons connaître l'étendue du virus aux États-Unis », note Julia Coronado, ancienne économiste de la Fed qui dirige désormais MacroPolicy Perspectives, une société de conseil. « Nous ne faisons même pas de tests à grande échelle. Nous ne savons pas où cela ne se trouve ni qui l'a. L'incertitude est si élevée en ce moment sur les choses les plus élémentaires, et cela pèse sur l'économie. ». En ce qui concerne la direction possible des marchés, elle ne semble pas encourageante, alors qu’en moyenne nous nous retrouvons souvent à la baisse pour les mois à suivre. Du point de vue du négociateur actif, cette coupe de taux ne règle pas la problématique centrale liée au coronavirus. En effet, une coupure de taux est principalement utilisée pour faciliter l’emprunt et baisser le coût de celui-ci dans l’objectif d’investir. Or, le coronavirus force les entreprises à fermer leurs usines et bureaux dans le but de stopper la propagation. Alors, bien que le coût de la dette soit faible, aucune entreprise actuellement ne cherche à investir. C’est d’ailleurs, une raison qui expliquerait la baisse des marchés de lundi, puisque ce que Wall Street cherche est plutôt une aide directe aux entreprises. De plus, il est important de noter que la Banque du Canada a également suivi la direction de la Réserve fédérale américaine en abaissant son taux directeur de 50 points de bases, pour atteindre 1,25 %. Il s’agit de la première baisse du taux directeur de la Banque du Canada depuis 2015, quand le cours du pétrole avait chuté. C’est la première baisse aussi musclée, soit 50 points de base, depuis la crise financière en 2009.   Nous atteignons finalement notre cours cible sur FedEx (NYSE : FDX) Le 29 novembre dernier, nous avons publié une analyse fondamentale de FedEx (NYSE : FDX), avec un cours cible entre 125$ et 135$ l’action (juste à cliquer ici pour lire l’analyse). Ainsi, nous avons atteint notre cible cette semaine, avec l’atteinte d’un bas de 130.50$ jeudi. Cette importante baisse de FedEx s’explique par la faiblesse de FedEx par rapport à ses compétiteurs, ses marges de profit en décroissance et la situation macroéconomique mondiale. Ce dernier élément ne s’étant pas amélioré, avec le COVID-19 entre autres, qui force le ralentissement des livraisons sur un niveau planétaire, a propulsé l’entreprise à son cours cible plus tôt que prévu. Il sera intéressant de suivre la prochaine sortie de ses résultats financiers le 17 mars prochain pour rectifier le tir sur la valeur de ce géant américain. Naturellement, nous vous tiendrons au courant de nos conclusions. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.lapresse.ca/affaires/202003/04/01-5263383-covid-19-la-banque-du-canada-se-joint-au-combat.php https://seekingalpha.com/article/4329822-fed-cuts-rates-global-coronavirus-risk-continues-to-rise https://www.cnbc.com/2020/03/05/us-markets-dow-futures-indicate-opening-drop.html https://www.cnbc.com/2020/03/03/fed-cuts-rates-by-half-a-percentage-point-to-combat-coronavirus-slowdown.html https://www.lesaffaires.com/mes-finances/placement/tout-ce-que-vous-devez-savoir-sur-l-assouplissement-quantitatif-americain/565178 https://www.lafinancepourtous.com/outils/dictionnaire/operations-d-open-market/ https://daytradercanada.com/billet-boursier/le-coronavirus-atteint-les-marches-americains/ https://www.cnbc.com/2020/03/02/dow-futures-rise-about-150-points-in-early-trading-extending-mondays-huge-comeback-rally.html https://www.investopedia.com/terms/q/quantitative-easing.asp https://daytradercanada.com/billet-boursier/analyse-de-fedex-nyse-fdx/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.   ### Le coronavirus atteint les marchés américains Le coronavirus atteint les marchés américains Lundi, les indices américains ouvraient fortement à la baisse alors que le nombre de personnes infectées du coronavirus, le COVID-19, à l'extérieur de la Chine avait augmenté, attisant du même coup les craintes d'un ralentissement économique mondial aux suites de la propagation du virus. De ce fait, le Dow Jones Industrial Average a clôturé en baisse de 1 031,61 points, soit 3,56%, à 27 960,80. Le S&P 500 a glissé de 3,35% à 3 225,89 tandis que le Nasdaq composite a clôturé en baisse de 3,71% à 9 221,28. Il s'agissait de la chute la plus importante du Dow Jones depuis février 2018. Les deux indices avaient déjà perdu l’ensemble de leurs gains pour l’année avant cette seconde chute. Naturellement, puisque ce sont les titres qui font diminuer les indices, cette importante chute est attribuable entre autres aux performances négatives des actions des compagnies aériennes, par exemple Delta (NYSE : DAL) et American Airline (NASDAQ : AAL) qui ont baissé de plus de 6%, tandis que United Airlines a clôturé en baisse de 5,4%. Ensuite, les opérateurs de casino Las Vegas Sands (NYSE : LVS) et Wynn Resorts (NASDAQ : WYNN) ont chuté d'au moins 5,2% chacune. Les fabricants de microprocesseurs ont aussi grandement souffert dans les derniers jours. Les actions de Nvidia (NASDAQ : NVDA) ont baissé de 7,1% tandis que Intel (NASDAQ : INTC), composant du Dow Jones, a terminé la journée en baisse de 4%. AMD (NASDAQ : AMD) a glissé lui aussi de 7,8%, tandis que le FNB VanEck Vectors Semiconductor (NASDAQ : SMH) était en baisse de 4,5%. Mardi, le même scénario s’est reproduit, les marchés connaissant une forte chute pour une deuxième journée consécutive, la peur du virus infectant plus de personnes que la maladie elle-même. Le Dow Jones Industrial Average a fini la journée en baisse de 879 points, soit un peu plus de 3%, à 27 081. Le Nasdaq a perdu presque autant, 255 points ou 2,7%, tandis qu'à Toronto, l'indice composé TSX /S&P a perdu 385 points, soit un peu plus de 2%, à 17177. Cette importante vague de panique s’explique principalement par la possibilité que le virus COVID-19 puisse perturber l'économie mondiale en interrompant les chaînes d'approvisionnement de grandes entreprises, tel que Apple (NASDAQ : AAPL) et en réduisant la demande des consommateurs pour une gamme de produits et services. Pour supporter ce point, Randy Frederick, vice-président. -président du trading et des dérivés pour le gestionnaire de fonds Charles Schwab, a déclaré à CNBC que « quand les gens réagissent au virus, ils ne voyagent pas, ne vont pas au restaurant et ne magasinent pas, cela a un impact immédiat sur l'économie. Ainsi, l’impact du COVID-19 dépendra de la durée et de l'ampleur de la propagation. »[1] Mercredi, la chute a ralenti son rythme, alors que le S&P500 était en baisse de seulement -0.38%. Or, l’un des titans de la Bourse, Microsoft (NASDAQ : MSFT), était en baisse de 2% après la fermeture des marchés, après que la société a déclaré qu'elle ne s'attend pas à respecter les prévisions de revenus trimestrielles qu'elle avait précédemment fournies pour le segment qui comprend Windows. Ainsi, un autre gros joueur a ajouté à la liste après Apple lundi soir. Finalement, jeudi matin, les marchés étaient également en baisse sur l’annonce des premiers cas de COVID-19 aux États-Unis. En effet, malgré l’appel à la nation du Président Trump mercredi soir, qui a tenté de rassurer ses troupes, Wall Street a semblé être plus inquiété que rassuré de la tentative de M. Trump , alors que le S&P500 a ouvert en baisse de plus de 2%. En somme, la volatilité semble bien prise au sein des marchés boursiers mondiaux, c’est pourquoi je vous invite à lire le texte intitulé : « Comment profiter de la peur occasionnée par le Coronavirus? »   pour apprendre comment tirer votre épingle du jeu en ces temps d’incertitudes. [1] Traduction libre   Les essais cliniques d’un remède pour le COVID-19 commencent! Les États-Unis prévoient un essai clinique du médicament expérimental de Gilead Sciences inc. (NASDAQ : GILD) pour le nouveau coronavirus, selon une publication sur une base de données d'essais cliniques du gouvernement. L'essai, dirigé par le University of Nebraska Medical Center en collaboration avec le National Institute of Allergy and Infectious Diseases , sera mené sur un maximum de 50 sites dans le monde et testera le médicament, appelé remdesivir, contre un placebo, selon le protocole. Au moment de la publication de vendredi, la publication ne précisait pas encore si Gilead recrutait des patients. Un médecin de l'Organisation mondiale de la santé, Bruce Aylward, a déclaré lundi après une tournée en Chine que le médicament de Gilead est le seul qui semble promettre contre le COVID-19, la maladie causée par le nouveau coronavirus. Il est testé dans deux essais à Wuhan, en Chine, l'épicentre de l'épidémie, bien qu'Aylward ait noté une lente inscription dans ces études en raison de la baisse du nombre de patients et des essais d'autres médicaments également en cours. Naturellement, cette nouvelle a propulsé le titre cette semaine de plus de 7%, surperformant le S&P500 de plus de 13%. Or, le titre sera intéressant à suivre dans les prochaines semaines, dans le cas où le médicament ne fonctionnerait pas, le titre pourrait fortement chuter, alors qu’au contraire si l’entreprise venait à trouver un remède au COVID-19, le titre pourrait repartir fortement à la hausse.   Comment profiter de la peur occasionnée par le Coronavirus? Cette semaine en fut une extrêmement volatile avec un S&P500 qui a chuté drastiquement. En effet, sur les marchés des valeurs mobilières, la volatilité est représentée par de fortes fluctuations à la hausse et à la baisse. Ainsi, les marchés volatils sont généralement le résultat d’un déséquilibre plus important que la normale entre les acheteurs ou les vendeurs. Les autres éléments qui peuvent mener à une plus grande volatilité sont, entre autres, les évènements économiques négatifs, l’apparition de nouvelles informations sur les entreprises, le dépôt d’une recommandation par un analyste renommé, un appel public à l’épargne (IPO) ou des évènements inattendus tels que l’éclosion d’un virus, par exemple. Dans les périodes de grande volatilité, transiger peut représenter un grand défi pour les investisseurs et « traders ». La panique peut rapidement se faire sentir, et prendre une décision devient de plus en plus difficile. Or, il existe plusieurs instruments financiers qui permettent de bénéficier autant des marchés haussiers, baissiers, ou volatils, sans toutefois devoir vendre à découvert. Les fonds négociés en bourses à effet multiplicateur, ou autrement appelé à levier, font partie de ces instruments. Une des façons les plus accessibles de profiter d’un rapide mouvement de marché, sur le court terme, est de faire l’achat de parts d’un fond négocié en bourse (FNB) à effet de levier. Par exemple, il existe des FNB à effet multiplicateur qui vous permettent de bénéficier d’une hausse, tel que le « Direction Daily S&P500 Bull 2x (ARCA :SPUU) », qui reproduit les performances journalières du S&P500, accompagné d’un levier double, d’où le « 2x » inscrit en son nom. Ce levier est réalisé par le fonds en plaçant ses fonds dans des produits dérivés, incluant des contrats à terme, des swaps, et des options d’achats d’actions. Une autre façon de bénéficier d’un marché volatil, mais cette fois à la baisse, est d’utiliser les FNB inverses. Ce type de FNB inverse les performances d’un indice donné. Un exemple serait le « ProShares Short S&P500 (NYSE :SH) ». Ce fonds, utilisant le S&P 500 comme référence, vise à inverser la performance de l’indice. Ainsi, lorsque le S&P 500 connaît une hausse, ce FNB connaît une baisse, et vice-versa. On comprend donc rapidement comment on peut bénéficier de ce type de FNB lors de marchés baissiers. Cet outil existe aussi sous levier, via des FNB tels que le « ProShares UltraShort S&P500(NYSE :SDS) » qui inverse en double les performances de l’indice, et le « ProShares UltraPro Short S&P500 (NYSE : SPXU) », qui inverse pour sa part en triple le mouvement du S&P 500. Finalement, il vous est aussi possible de négocier directement l’indice de volatilité boursier, appelé le VIX. Cet indicateur, aussi connu sous le nom d’« indice de la peur », fut créé en 1993 par le CBOE (Chicago Board Options Exchange). Son rôle est de mesurer la volatilité du marché financier, en s’appuyant sur le S&P 500. Cet indice est calculé sur une base quotidienne par le CBOE. Il existe plusieurs méthodes pour le transiger, la plus commune étant de passer via le FNB « iPath S&P 500 VIX Short-Term Futures ETN (ARCA : VXX) ». Comme les outils décrits plus haut, il existe également des produits à effet multiplicateur, comme le « VelocityShares Daily two-times VIX Short-TERM ETN (ARCA : TVIX) », qui double l’indicateur de base. Cependant, il est important de demeurer prudent lors de la négociation de ce type de produits, le VIX étant déjà très volatil par sa nature. Il est important de se rappeler que tous ces produits composent des outils intéressants pour bénéficiers de la volatilité des marchés sur le court terme, mais ne devrait pas faire partie de votre portefeuille d’investissements à long terme, leur nature les rendant inutilement risqués. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.investopedia.com/articles/investing/080715/etf-analysis-ipath-sp-500-vix-futures-vxx.asp https://www.investopedia.com/stock-analysis/2012/4-ways-to-trade-the-vix-vxx-vxz-tvix-xxv0504.aspx https://www.investopedia.com/articles/etfs/top-leveraged-sp-500-etfs/ https://www.gerezmieuxvotreargent.ca/investir/produits-dinvestissement/fonds-negocies-en-bourse/fonds-negocies-en-bourse-a-effet-de-levier/ https://www.cnbc.com/2020/02/25/us-plans-trial-of-gilead-coronavirus-drug-remdesivir.html https://www.cnbc.com/2020/02/26/microsoft-warns-it-will-miss-guidance-for-segment-that-includes-windows-because-of-coronavirus.html https://www.cnbc.com/2020/02/24/us-futures-coronavirus-outbreak.html https://www.cnbc.com/2020/02/24/coronavirus-fears-could-push-mortgage-rates-past-4-year-low.html https://www.cbc.ca/news/world/covid-19-what-s-happening-around-the-world-1.5476335   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.   ### L’investissement responsable en véritable explosion! L’investissement responsable en véritable explosion! L’industrie de l’investissement connaît un essor fulgurant depuis 2019. Seulement depuis le début de l’année, de nombreux fonds négociés en Bourse, tel que le Vanguard ESG U.S. Stock ETF (CBOE : ESGV) et le iShares ESG MSCI USA Leaders ETF (NASDAQ : SUSL), ainsi que des chefs de file du domaine, tel que Brookfield Renewable Partners (NYSE : BEP), connaissent des rendements largement supérieurs à ceux des marchés, alors que les FNB sont respectivement en hausse de 6.15 % et 6.64% et que BEP est en hausse de 22.13% depuis le 1er janvier 2020. En effet, les investissements ESG (Environmental, Social, and Governance (ESG)) ont augmenté énormément en 2019, alors qu'un montant record de 20,6 milliards de dollars a été injecté dans le secteur via des fonds communs de placement et des FNBs. C'est près de quatre fois le record précédent, qui avait été instauré en 2018. De plus, bien qu'il s'agisse encore d'une fraction des actifs disponibles, de plus en plus de gestionnaires de fonds, de géants bancaires mondiaux et d'investisseurs philanthropiques limitent leurs investissements dans les entreprises fortement polluantes. Par exemple, BlackRock Inc. (NYSE : BLK), le plus grand investisseur au monde avec 7 billions de dollars d'actifs, a récemment annoncé qu'il n'investirait plus dans les producteurs de charbons et réduirait son exposition aux sociétés qui émettent un excès de carbone. Ensuite, State Street Global Advisors, une division de State Street Corp. (NYSE : STT) et l'un des plus grands émetteurs de FNB produisant SPDR, avec 1,7 billion de dollars d'actifs sous gestion, a récemment également emboîté le pas. La raison de cette importante surperformance est naturellement l’important apport en capital, mais également le positionnement de ces FNB. En effet, une étude récente de RBC Marchés des Capitaux indique que les fonds qui se veulent ESG sont fortement positionnés dans les entreprises de technologies. Plus précisément, les cinq actions S&P 500 les plus couramment détenus dans ces fonds sont Microsoft Corp., Alphabet inc. (NASDAQ : GOOG) , Apple inc. (NASDAQ : AAPL), Visa inc. (NYSE :V) et Cisco Systems inc. (NASDAQ :CSCO). Visa est le 5e plus grand élément du portefeuille de FNB iShares et le 9e plus importants du FNB Vanguard. La cause de ce positionnement est principalement que les grandes entreprises technologiques reçoivent souvent des notes élevées sur plusieurs critères ESG. Microsoft, par exemple, a reçu la meilleure note, soit AAA du fournisseur d'indices MSCI pour son adhésion aux principes ESG, ce qui la place dans le top 4% des sociétés de logiciels et de services. MSCI a donné à Microsoft des notes élevées en matière de confidentialité et de sécurité des données, de gouvernance d'entreprise, de peu de corruption et d'instabilité et de capacité d'innovation en technologies propres. En somme, le secteur sera à surveiller dans les prochains mois et années. Connaissant l’effet des FNB sur les titres, certains d’entre eux pourraient fortement en profiter!   L’or atteint un niveau record! Cette semaine, l'or a dépassé les 1600 $ US pour la première fois depuis 2013. En effet, puisque les investisseurs utilisent généralement la commodité comme couverture dans un contexte de volatilité mondiale, sa popularité s’est faite de plus en plus importante depuis la sortie du COVID-19. D’ailleurs, John Petrides, gestionnaire de portefeuille chez Tocqueville Asset Management, a déclaré mercredi à CNBC que « dans un portefeuille bien diversifié, je pense que vous devez avoir de l'or pour offrir une diversification solide, malgré le fait que l'or soit difficile à évaluer. … Vous devez vous préparer à cet « événement du cygne noir». Ce que le gestionnaire de portefeuille décrit comme un événement du cygne noir est un événement imprévisible qui va au-delà de ce que l'on attend normalement d'une situation et qui a des conséquences potentiellement graves. Les événements du cygne noir se caractérisent par leur extrême rareté et leur imprévisibilité. Ainsi, on peut comprendre que les investisseurs ont tendance à se tourner vers l'or lorsque des incertitudes économiques, telles que l'épidémie actuelle de coronavirus, surviennent. Mercredi, les analystes de Citigroup sont devenus plus optimistes sur l'or, prévoyant un sommet de 2000 $ en aussi peu qu'un an. D’un point de vue graphique, tel que l’on peut voir ci-dessous, l’or (BATS : GLD), vient de percer son triangle symétrique vers le haut, tout comme de sa zone de survente. Avec les incertitudes entourant le coronavirus étant toujours présent, l’or pourrait continuer sa hausse. D’ailleurs, le dollar sera également à surveiller, puisqu’une chute du dollar pourrait également encourager l’or à la hausse.     Le Coronavirus COVID-19 vient maintenant toucher les entreprises américaines! Apple (NASDAQ : AAPL) a secoué les marchés lundi dernier, alors que l’entreprise américaine a annoncé un avertissement sur ses chiffres de revenu pour le trimestre de mars. En effet, Apple a annoncé aux investisseurs que : « Nous connaissons un retour à des conditions normales plus lent que prévu. Par conséquent, nous ne prévoyons pas respecter les prévisions de revenu que nous avons fournies pour le trimestre de mars en raison de deux facteurs. Le premier est que l'offre mondiale d'iPhone® sera temporairement limitée. Bien que nos sites partenaires de fabrication d'iPhone soient situés à l'extérieur de la province du Hubei - et bien que toutes ces installations aient rouvert –, la production augmente plus lentement que nous ne l'avions prévu. Le second est que la demande de nos produits en Chine a été affectée. Tous nos magasins en Chine et bon nombre de nos magasins partenaires ont été fermés. De plus, les magasins ouverts fonctionnent à des heures réduites et avec un trafic client très faible. Nous rouvrons progressivement nos magasins de détail et continuerons de le faire aussi régulièrement et en toute sécurité que possible. » Ainsi, nous pouvons constater ici que tel que mentionné dans notre dernier Billet boursier, les entreprises de technologies pourraient être à risque. Ensuite, il y a également eu le géant du transport maritime, Maersk, qui a averti que l'épidémie de coronavirus pèserait sur les bénéfices cette année, aggravant les malheurs d'une industrie du transport de conteneurs déjà frappée par des guerres commerciales et un ralentissement économique. La société danoise a annoncé jeudi un bénéfice au quatrième trimestre inférieur aux prévisions et prévoyait un début d'année difficile, principalement attribuable aux usines en Chine qui ont fermé plus longtemps que d'habitude après les vacances du Nouvel An lunaire. Finalement, jeudi, la province chinoise du Hubei a demandé aux entreprises de ne pas reprendre leur production avant le 11 mars en raison de l'épidémie. Naturellement, ceux impliqués dans la prévention et le contrôle des épidémies et les services publics en sont exemptés. La suspension des travaux de nombreuses entreprises devait prendre fin mercredi. Dans une déclaration sur son compte officiel sur la plateforme Weibo, la province a déclaré que les écoles ne devraient pas rouvrir jusqu'à nouvel ordre. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.investopedia.com/esg-etfs-hit-new-highs-4795807 https://www.investopedia.com/terms/e/environmental-social-and-governance-esg-criteria.asp https://www.investopedia.com/terms/b/blackswan.asp https://www.cnbc.com/2020/02/20/coronavirus-latest-updates.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.   ### Comment bien allouer son capital en bourse ? L’allocation de capital est un élément extrêmement important du trading. En effet, par expérience, je serais prêt à affirmer que l’allocation de capital joue un rôle aussi important, si non plus, que la sélection de titres elle-même. Une allocation de capital permet de gérer son risque de façon optimale, de façon à laisser courir ses gains et couper ses pertes rapidement.  J’irais même jusqu’à affirmer que la volonté première d’un investisseur devrait être la préservation de son capital. Ainsi, l’allocation du capital dépend de l’expérience de l’investisseur ainsi que de son capital. De ce fait, un négociant débutant commencera avec une ou deux positions, tandis qu’un négociant expérimenté pourra initier et gérer un plus grand nombre de positions simultanément. De plus, tel que présenté dans le tableau ci-dessous, l’allocation en capitale variera selon le capital du négociant : Capital dédié (sans marge) Min. % suggéré par position Max. % suggéré par position FNB indiciel Min. % suggéré par position FNB indiciel Max. % suggéré par position 10 000 $ 30 % 50 % 40% 60% 25 000 $ 25 % 40 % 32.5 % 50 % 50 000 $ 15 % 30 % 22.5 % 35 % 100 000 $ 10 % 20 % 15 % 25 % 250 000 $ 5 % 15 % 10 % 20 % 1 000 000 $ 5 % 10 % 10 % 15 % De plus, en ce qui concerne la gestion de perte, il est important d’avoir des règles strictes à cet effet. Par exemple, ce qui est recommandé est dès que la totalité des pertes atteint le seuil du 1% à 2% du capital/équité actuel à l’intérieur d’une période de 5 jours ouvrables, on doit arrêter de transiger pour les 5 prochains jours ouvrables et comprendre la raison se ces pertes. Ensuite, si l’on recommence et que la totalité des pertes atteint 2% à 4% sur une période de 20 jours ouvrables, on doit arrêter pour 20 jours et recommencer à faire de la simulation et analyser l’ensemble de ses transactions dans le but de recommencer et d’être profitable. Aussi, il n’est également pas recommandé de commencer à transiger avant d’avoir fait de la simulation jusqu’à ce qu’on soit profitable de manière constante. Avec ces règles, jumelé à une bonne stratégie d’entrée et de sortie, un trader devrait être en mesure d’atteindre la profitabilité constante. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Après le cannabis, les drogues hallucinogènes, prochain « hype » sur Wall Street? Après le cannabis, les drogues hallucinogènes, prochain « hype » sur Wall Street? Les premières entreprises développant des traitements médicaux à partir de drogues hallucinogènes comme le LSD, la kétamine et l'ingrédient actif des « champignons magiques » se préparent à entrer sur les bourses canadiennes. En effet, Mind Medicine Inc., qui entreprend des essais cliniques de médicaments à base d’hallucinogènes, a l'intention de s'inscrire au NEO Exchange de Toronto d'ici la première semaine de mars, a déclaré JR Rahn, cofondateur et co-directeur général de l’entreprise. Un porte-parole de l’échange a confirmé l'inscription, qui est en attente d'approbations finales. La compagnie prévoit s'inscrire sous le symbole MMED. Comme bien des entreprises en démarrage, elle ne génère pas encore de revenus et vise une valorisation d'environ 50 millions de dollars, a déclaré M. Rahn. MindMed compte l'ancien co-PDG de Canopy Growth Corp.,  Bruce Linton en tant que directeur et la vedette de Shark Tank Kevin O’Leary en tant qu'investisseur. Selon M. Rahn, « Notre ambition est d'être l'une des premières sociétés neuropharmaceutiques cotées en bourse à développer des médicaments à partir hallucinogènes ». D’ailleurs, il y aurait un intérêt croissant des investisseurs pour les médicaments à base de drogues hallucinogènes, a déclaré Ronan Levy, président exécutif de Field Trip Psychedelics Inc, un réseau de cliniques axées sur la psychothérapie améliorée par la kétamine. En somme, encore une fois, selon le JR Rahn, « l'industrie des médicaments faits à partir d’hallucinogènes pourrait être beaucoup plus grande que l'industrie du cannabis, car elle va attirer des capitaux institutionnels et commence déjà à le faire […] ce sera également un espace plus concentré, car les barrières à l'entrée sont beaucoup plus élevées. » Du point de vue des investisseurs, étant un nouveau secteur qui se créer, de nombreuses opportunités pourraient se créer pour les plus avertis. En somme, ce sera un secteur à surveiller dans les prochains mois.   L’impact du virus maintenant appelé Covid-19 sur la Chine Bloomberg a cité un nouveau rapport provenant de la « China Merchants Securities (CMSC) » selon lequel les ventes de nouveaux appartements avaient chuté de 90% au cours de la première semaine de février en comparaison à la même période l'année dernière. D’ailleurs un analyste de la société de conseil immobilier China Index Holdings ltée, Bai Yanjun a affirmé que « Le secteur se prépare à un impact pire que la pandémie de SRAS de 2003 ». La cause de cette baisse aussi importante est principalement que, bien avant l’éclosion du coronavirus, le marché chinois du logement était déjà sur un terrain fragile au milieu d'une baisse de la demande, principalement causée par une hausse des exigences hypothécaires et un exode important des acheteurs. Or, un dernier choc est venu frapper l’économie chinoise : selon Bloomberg, les deux tiers de l'économie chinoise étant au point mort, cela pourrait générer suffisamment de pessimisme pour faire éclater la bulle immobilière massive du pays. En effet, alors que de nombreuses entreprises manufacturières, financières et commerciales se sont remises au travail cette semaine, les promoteurs immobiliers restent fermés. Ainsi, bien que les gens puissent toujours acheter des appartements en ligne, les salles d'exposition dans plus de 100 villes sont fermées pour minimiser les contacts humains. De plus, mercredi soir, la Chine annonçait que la situation était loin de s’améliorer. En effet, on confirmait maintenant plus de 60 300 cas du coronavirus, maintenant appelé le Covid-19. En somme, constituant plus de 15% du produit intérieur brut planétaire, la situation de l’économie chinoise sera à surveiller dans les prochaines semaines et mois, puisque l’impact pourrait se faire ressentir à plus grande échelle si le virus venait à continuer à se répandre. Pour ceux qui désireraient se préparer, voici un tableau des secteurs les plus exposés à l’économie chinoise :   Comment bien allouer son capital? L’allocation de capital est un élément extrêmement important du trading. En effet, par expérience, je serais prêt à affirmer que l’allocation de capital joue un rôle aussi important, si non plus, que la sélection de titres elle-même. Une allocation de capital permet de gérer son risque de façon optimale, de façon à laisser courir ses gains et couper ses pertes rapidement.  J’irais même jusqu’à affirmer que la volonté première d’un investisseur devrait être la préservation de son capital. Ainsi, l’allocation du capital dépend de l’expérience de l’investisseur ainsi que de son capital. De ce fait, un négociant débutant commencera avec une ou deux positions, tandis qu’un négociant expérimenté pourra initier et gérer un plus grand nombre de positions simultanément. De plus, tel que présenté dans le tableau ci-dessous, l’allocation en capitale variera selon le capital du négociant : Capital dédié (sans marge) Min. % suggéré par position Max. % suggéré par position FNB indiciel Min. % suggéré par position FNB indiciel Max. % suggéré par position 10 000 $ 30 % 50 % 40% 60% 25 000 $ 25 % 40 % 32.5 % 50 % 50 000 $ 15 % 30 % 22.5 % 35 % 100 000 $ 10 % 20 % 15 % 25 % 250 000 $ 5 % 15 % 10 % 20 % 1 000 000 $ 5 % 10 % 10 % 15 %   De plus, en ce qui concerne la gestion de perte, il est important d’avoir des règles strictes à cet effet. Par exemple, ce qui est recommandé est dès que la totalité des pertes atteint le seuil du 1% à 2% du capital/équité actuel à l’intérieur d’une période de 5 jours ouvrables, on doit arrêter de transiger pour les 5 prochains jours ouvrables et comprendre la raison se ces pertes. Ensuite, si l’on recommence et que la totalité des pertes atteint 2% à 4% sur une période de 20 jours ouvrables, on doit arrêter pour 20 jours et recommencer à faire de la simulation et analyser l’ensemble de ses transactions dans le but de recommencer et d’être profitable. Aussi, il n’est également pas recommandé de commencer à transiger avant d’avoir fait de la simulation jusqu’à ce qu’on soit profitable de manière constante. Avec ces règles, jumelé à une bonne stratégie d’entrée et de sortie, un trader devrait être en mesure d’atteindre la profitabilité constante. Après le cannabis, les drogues hallucinogènes, prochain « hype » sur Wall Street? Les premières entreprises développant des traitements médicaux à partir de drogues hallucinogènes comme le LSD, la kétamine et l'ingrédient actif des « champignons magiques » se préparent à entrer sur les bourses canadiennes. En effet, Mind Medicine Inc., qui entreprend des essais cliniques de médicaments à base d’hallucinogènes, a l'intention de s'inscrire au NEO Exchange de Toronto d'ici la première semaine de mars, a déclaré JR Rahn, cofondateur et co-directeur général de l’entreprise. Un porte-parole de l’échange a confirmé l'inscription, qui est en attente d'approbations finales. La compagnie prévoit s'inscrire sous le symbole MMED. Comme bien des entreprises en démarrage, elle ne génère pas encore de revenus et vise une valorisation d'environ 50 millions de dollars, a déclaré M. Rahn. MindMed compte l'ancien co-PDG de Canopy Growth Corp.,  Bruce Linton en tant que directeur et la vedette de Shark Tank Kevin O’Leary en tant qu'investisseur. Selon M. Rahn, « Notre ambition est d'être l'une des premières sociétés neuropharmaceutiques cotées en bourse à développer des médicaments à partir hallucinogènes ». D’ailleurs, il y aurait un intérêt croissant des investisseurs pour les médicaments à base de drogues hallucinogènes, a déclaré Ronan Levy, président exécutif de Field Trip Psychedelics Inc, un réseau de cliniques axées sur la psychothérapie améliorée par la kétamine. En somme, encore une fois, selon le JR Rahn, « l'industrie des médicaments faits à partir d’hallucinogènes pourrait être beaucoup plus grande que l'industrie du cannabis, car elle va attirer des capitaux institutionnels et commence déjà à le faire […] ce sera également un espace plus concentré, car les barrières à l'entrée sont beaucoup plus élevées. » Du point de vue des investisseurs, étant un nouveau secteur qui se créer, de nombreuses opportunités pourraient se créer pour les plus avertis. En somme, ce sera un secteur à surveiller dans les prochains mois.   Sources : https://daytradercanada.com/negociateur-actif/comment-investir-en-bourse-3-erreurs-a-eviter/ https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-02-11/china-home-sales-plunged-90-in-first-week-of-february-on-virus https://www.cnbc.com/2020/02/13/coronavirus-latest-updates-china-hubei.html https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-02-11/move-over-pot-psychedelic-companies-are-about-to-go-public?fbclid=IwAR0CmDbnlUxdJC_8QRLSmqpjozZh7zzKo6nHLicCmNTnrn6kW-MfMhwUKXc https://www.zerohedge.com/markets/worse-impact-sars-china-home-sales-crash-first-week-february?fbclid=IwAR3x3omxLxwtDv77l9B3gsDy81SL00dWfiggULN4xiBdZFR6MpUikBr7h8s https://foreignpolicy.com/2017/02/24/infographic-heres-how-the-global-gdp-is-divvied-up/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Avis - Plateforme d'accès direct Interactive Brokers niveau 1 prévu le samedi 15 février AVIS IMPORTANT aux participants du cours Plateforme d'accès direct Interactive Brokers niveau 1 prévu le samedi 15 février: Cours Interactive Brokers niveau 1 déplacé au dimanche 16 février de 9h à 16h   ### Avis SLD-OSAR du 17 Février La bourse sera fermée lundi le 17 février en raison du férié de la fête de Washington, la SLD-OSAR est donc déplacé au mercredi 19 février de 14h à 15h.   ### Le pétrole effrayé par le Coronavirus Le pétrole effrayé par le Coronavirus Lundi, les contrats à terme sur le pétrole brut « West Texas Intermediate » (WTI) on atteint le seuil du 50 $ le baril en fin de journée, après avoir clôturé à 50,11 $, une baisse de 23,7% par rapport à son haut du 8 janvier de 65,65 $. Le WTI a d'abord chuté de plus de 20% par rapport à ce niveau le 27 janvier sur une base intrajournalière, le plaçant alors dans une situation de correction. La baisse s’est d’ailleurs accentuée mardi pour fermer sous le seuil du 50$ à 49.42, une situation qui ne s’était pas produite depuis la chute de fin d’année 2018. De ce fait, malgré les coupes de production importantes de la part de l’OPEP et de la Russie, le prix semble toujours vouloir chuter. Pour répondre à cela, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et la Russie auraient tenu des discussions préliminaires sur l'élargissement de leurs réductions de production, en place depuis 2016. Le comité technique mixte qui suit l'avancement des efforts du groupe sur le marché devait se réunir cette semaine pour discuter de l'impact du coronavirus sur la demande de pétrole et voir les actions potentielles à établir pour freiner cette baisse. La raison de cette chute s’explique principalement par un important ralentissement au sein des transports, une industrie très dépendante au pétrole. En effet, considérant que dans les derniers jours, nous avons pu constater un important ralentissement des vols d’avions, des transports automobiles et ferroviaires en Chine, les analystes de CNBC estiment que la demande pourrait chuter de 1 million de barils par jour au premier trimestre de 2020, étant donné la taille beaucoup plus grande de l'économie chinoise et de la demande de pétrole actuellement, par rapport à l'épidémie de SRAS en 2003. De surcroît, il y a également l’industrie de la croisière, très dépendante au pétrole, qui souffre également d’un ralentissement, alors que de nombreux bateaux sont retenus au port pour des raisons sanitaires. En bref, d’un point de vue graphique, naturellement, le WTI est survendu en jours, et actuellement sur un très important support, tel que le démontre le graphique ci-dessous. Pour les investisseurs avertis qui souhaiteraient transiger le pétrole, il existe naturellement les contrats à terme qui le permettent, mais également certains fonds négociés en Bourse, tels que l’« Energy Select Sector SPDR Fund » (ARCA : XLE), qui est le FNB représentant l’énergie, ainsi que l’« United States Oil Fund » (ARCO : USO), qui se trouve à être un FNB reflétant le prix du WTI Crude.   Tesla explose de plus de 40% avant de retomber! Elon Musk devait bien rire des fameux vendeurs à découvert qu’il hait tant, mardi soir, à la suite de la montée du titre de son entreprise de plus de 33% en deux jours. Ainsi, les actions de Tesla (NASDAQ : TSLA) avaient déjà plus que doublé cette année, alimentées par les analystes qui ont relevé leurs objectifs de prix et par une énorme couverture par les investisseurs, communément appelée « short squeeze ». Tel que l’on peut voir dans le graphique ci-dessous, le titre est passé de 24.5% de vente à découvert sur l’ensemble des actions en circulation à 13.8% en à peine 6 mois.   Comme une prémonition, le PDG de Tesla, Elon Musk, avait promis il y a deux ans de cela que les vendeurs à découvert allaient « se brûler » bientôt, affirmant dans un gazouillis que « les lance-flammes devraient arriver justes à temps ». En revanche, il ne faut pas oublier que Tesla ne reste qu'une entreprise extrêmement spéculative, avec aucun profit dégagé encore une fois pour l’année 2019. D’un point de vue fondamental, selon moi, l’entreprise est nettement surévaluée considérant que le bénéfice par action, comparé au même trimestre par rapport à l’année dernière, on est en baisse de 28%. Pour ma part, c’est un point négatif, même si le bénéfice net est en croissance. Aussi, du point de vue du retour sur équité, bien qu’en hausse, il est encore négatif. Ainsi, Tesla est un bon titre de croissance, mais fortement surévalué actuellement, à mes yeux. D’ailleurs, la réalité a rapidement rattrapé le producteur de voitures électriques, alors que jeudi matin l’action a ouvert à 699.92$, soit près de 28% en bas de son sommet de mardi. En somme, on peut dire que les amateurs de volatilité furent servis cette semaine; or la volatilité ne semble pas terminée avec ce titre, alors il sera important de continuer à le surveiller de près!   La phase 1 de l’Accord américano-chinois se met en branle! Jeudi, le gouvernement de la République populaire de Chine annonçait une réduction de moitié des droits de douane sur des centaines de produits américains, d'une valeur d'environ 75 milliards de dollars. Les tarifs sur certains produits américains seront réduits de 10% à 5% et de 5% à 2,5% sur d'autres, selon un communiqué du ministère chinois des Finances. Les ajustements prendront effet à 13 h 01 le 14 février, a-t-il mentionné, sans préciser à quel fuseau horaire il faisait référence. Le communiqué publié sur le site Web du ministère des Finances indique que cette décision a été prise afin de « faire avancer le développement de l’entente entre la Chine et les États-Unis. » Un article distinct sur le site Web a noté que la réduction des tarifs avait été programmée conjointement avec une décision américaine en janvier de réduire de moitié les tarifs le 14 février pour 120 milliards de dollars de produits chinois, de 15% à 7,5%. La Chine a aussi déclaré que le prochain ajustement dépendra de l'évolution des relations commerciales sino-américaines, ajoutant qu'elle espère travailler avec Washington pour éliminer complètement toutes les augmentations tarifaires. Naturellement, cette nouvelle fut très bien reçue par les marchés. Le S&P500 bondit de 0.34% à l’ouverture, propulsant le S&P500 à un haut de tous les temps. En somme, il ne serait pas surprenant de voir le S&P500 repartir pour une bonne hausse, alors que les conditions économiques restent bonnes, et que de nombreux catalyseurs de baisse, tels que les tarifs, les conflits avec l’Iran et le Coronavirus semblent ne plus inquiéter les marchés.   Sources : https://www.cnbc.com/2020/02/03/oil-bear-market-deepens-as-opec-talks-emergency-action-to-deal-with-coronavirus-crisis.html https://www.cnbc.com/2020/02/05/us-futures-point-to-lower-open-as-traders-focus-on-virus-earnings.html https://www.cnbc.com/2020/02/04/princess-cruises-quarantines-3700-after-10-passengers-test-positive-for-virus.html https://www.cnbc.com/2020/02/06/china-to-halve-tariffs-on-hundreds-of-us-goods.html https://www.bloomberg.com/quote/USO:US https://www.cnbc.com/2020/02/06/us-futures-point-to-4th-straight-day-of-gains-on-wall-street.html https://www.cnbc.com/2020/02/06/coronavirus-latest-updates-china-hubei.html https://www.koyfin.com/fa/fa.pl/TSLA   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Avis SLD-TR 4 février Prendre note du changement d’horaire ci-dessous en raison de la formation Actions animée cette semaine par M. Réjean Paul : la SLD-TR prévue le mardi 4 février à 13h15 sera déplacée au mercredi 5 février à 13h15. ### Quels titres seront les plus affectés par le Coronavirus? Quels titres seront les plus affectés par le Coronavirus? La Chine étant un énorme marché pour de nombreuses entreprises américaines, il est normal que l’éclosion du nouveau coronavirus ait un impact sur plusieurs celles-ci. Selon les données préliminaires, pour la fête du Nouvel An lunaire de cette année, il y a eu une baisse de 41,6% du trafic aérien, de 41,5% de transport ferroviaire et de 25% dans le transport routier. Il va de soi qu’il est pertinent de s’intéresser à certaines des entreprises ayant une partie importante de leurs revenus provenant de la Chine. D’ailleurs, lors de notre dernier billet, nous avions évoqué le titre Wynn Resorts Ltd (NASDAQ : WYNN), qui a un hôtel-casino à Macao, et qui était en baisse de plus de -8% jeudi. De ce fait, il a terminé la semaine dernière à -11% et est en baisse de plus de -7% cette semaine. Vous constaterez que la majorité de ces entreprises mentionnées aujourd’hui se trouvent dans les secteurs de la vente au détail, la restauration et l’hôtellerie. Cela s’explique par une forte exposition de leurs revenus à un ralentissement économique en Chine, ce qui pourrait être le cas, considérant que lorsque l’une nation combat un virus, la consommation en est réduite de façon très importante. De ce fait, commençons avec les entreprises Estée Lauder (NYSE : EL) et Nike (NYSE : NKE), qui génèrent chacune 17% de leurs revenus en Chine chaque année, selon une analyse de la banque Crédit Suisse. D’ailleurs, la banque a déclaré que si le coronavirus se poursuivait, les deux sociétés pourraient voir une baisse de 3% à 5% de leur bénéfice par action au trimestre prochain. Enfin, lundi, l’annonce de l’augmentation de cas d’infection a fait plonger les titres de respectivement -4.07% et -1.75%. De plus, la croissance rapide de contamination du coronavirus a poussé Shanghai Disneyland à fermer ses portes, Starbucks (NASDAQ: SBUX) a fermé tous ses points de vente dans la province du Hubei et Marriott (NASDAQ: MAR), Hilton Worldwide (NYSE: HLT) et Hyatt Hotels (NYSE: H) ont retiré les frais d’annulation pour l’ensemble de leurs réservations dans la région. Dans le cas des titres d’hôtellerie, leurs actions ont chuté de plus de 6% chacune au cours des cinq dernières sessions. En revanche, certaines entreprises tirent également profit de ce triste évènement. En effet, Honeywell (NYSE: HON) et 3M (NYSE: MMM) ont annoncés avoir augmenté la production de masques protecteurs pour le visage et les masques respiratoires, tandis que Dupont (NYSE: DD) travaille à augmenter l'offre de combinaisons médicales et d'autres équipements de protection. De plus, il y aura également Abbvie (ABBV) qui sera à surveiller dans les prochaines semaines et mois, alors qu’ils sont actuellement en train de développer un vaccin pour ce coronavirus. En somme, il ne faut jamais oublier que les petites baisses comme celle que nous avons vécue en début de semaine offrent de nombreuses opportunités d’achats pour des titres de qualité.   La Réserve fédérale américaine maintient le cap! C’est avec beaucoup d’appréhension que Wall Street attendait mercredi la décision de la Réserve fédérale américaine de hausser ou de maintenir sa fourchette de taux directeurs. Ainsi, selon l’outil de groupe CME, le « CME FedWatch Tool », la probabilité de maintient de taux serait de 85.1%, alors que celle de hausse de taux 14.9%. Comme prévu, leur décision fut de maintenir un taux directeur entre 1.50% et 1.75%. D’ailleurs la raison pour laquelle il y a une fourchette de taux et non un taux unique est plutôt simple : la Réserve fédérale américaine ne peut pas obliger les banques à facturer un taux exact. Alors, le FOMC fixe plutôt un taux cible. Or, bien que le FOMC ne peut pas imposer un taux de fonds fédéraux particulier, le système de la Réserve fédérale peut ajuster la masse monétaire afin que les taux d'intérêt se rapprochent du taux cible. En augmentant le montant d'argent dans le système, cela peut entraîner une baisse des taux d'intérêt; en diminuant la masse monétaire, elle peut faire augmenter les taux d'intérêt. Le  maintien de la fourchette de taux a été justifié par M. Powell en affirmant qu’il souhaitait se commettre à atteindre une inflation de 2%. Donc, tant et aussi longtemps que le fameux 2% d’inflation ne sera pas atteint, la réserve fédérale ne se lancera dans aucune politique restrictive. En somme, mis à part cet aspect, le discours de M. Powell fut très semblable à celui donné en décembre dernier.   Une courte histoire de la loi anti-monopolistique Depuis sa création en 1914 par le président Woodrow Wilson, la « Federal Trade Commission (FTC) » ou commission fédérale du commerce, protège les consommateurs, les investisseurs et les entreprises contre les pratiques anticoncurrentielles telles que les monopoles, les fusions monopolistiques, la fixation des prix, le truquage des offres et la publicité frauduleuse et/ou trompeuse. Ces fonctions importantes aident l'économie américaine à fonctionner correctement, en toute sécurité et de manière équitable pour les entreprises, les consommateurs et les investisseurs. D’ailleurs, c’est à travers cet organisme fédéral que les lois anti-monopolistiques sont régies. Ainsi, en théorie, les lois « antitrust » ou anti-monopolistique servent à légiférer et assurer une réputation équitable du pouvoir économique dans les entreprises, en veillant à ce qu'une saine concurrence puisse prospérer et que les économies puissent se développer. Les lois « antitrust » s'appliquent à presque tous les industries et secteurs, touchant tous les niveaux de l'entreprise, y compris la fabrication, le transport, la distribution et le marketing. On comprend alors que les lois antitrust interdisent un certain nombre de pratiques commerciales qui restreignent le commerce. Des exemples de pratiques illégales sont la collusion, qui implique la fixation des prix, les fusions d'entreprises, qui sont susceptibles de réduire l’environnement concurrentiel de certains marchés, et les actes d'éviction, visant à gagner ou à conserver le pouvoir de monopole. Pour donner un exemple, l’ensemble des fusions et acquisition doivent passer le test de la loi anti-monopolistique, certaines entreprises étant bien connues, comme Microsoft (NASDAQ : MSFT). En effet, le 18 mai 1998, le ministère de la Justice a déposé des accusations antitrust contre Microsoft. Des accusations ont été portées pour déterminer si le regroupement de programmes supplémentaires par Microsoft dans son système d'exploitation constituait des actions monopolistiques. La poursuite a été intentée à la suite des guerres des navigateurs, qui a conduit à l'effondrement du principal concurrent de Microsoft, Netscape, qui s'est produit lorsque Microsoft a commencé à fournir gratuitement Explorer dans son système d’exploitation. Naturellement, le jugement du 3 avril 2000 a appelé Microsoft à diviser la société en deux, créant ainsi deux sociétés.  Le système d'exploitation représenterait la moitié de l'entreprise et la branche logiciel l'autre. Or, avant que cela ne soit possible, plutôt que d'être rompu par la décision de l’antitrust, Microsoft a vu sa part de marché autrefois invincible s'éroder en raison de la concurrence qui commençait à les dépasser. Ainsi, ce jugement leur a uniquement coûté 70 milliards en capitalisation boursière, plutôt que de forcer la séparation de l’entreprise. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Source : https://seekingalpha.com/article/4319183-wall-street-breakfast-selloff-goes-viral https://daytradercanada.com/billet-boursier/un-virus-vient-faire-chuter-les-marches/ https://www.cnbc.com/2020/01/27/us-stocks-most-exposed-to-china-consumer-market-hit-by-coronavirus.html https://www.investopedia.com/terms/f/federalfundsrate.asp https://www.upcounsel.com/antitrust-laws-examples https://www.investopedia.com/ask/answers/08/microsoft-antitrust.asp https://www.investopedia.com/terms/a/antitrust.asp https://www.investopedia.com/articles/financial-theory/10/the-us-federal-trade-commission.asp https://www.cnbc.com/2020/01/29/fed-decision-interest-rates.html CME FedWatch Tool   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### SLD-OSAR pour membres Platine! C'est avec grand plaisir que nous vous annonçons la bonification des services Platine avec l'ajout des SLD-OSAR à compter du mois de février! Dans le cadre de ses séances, notre nouveau formateur, David Lessard, vous partage son expérience, ses règles d’or et tous ses secrets des stratégies de revenus sur options qu’il maîtrise et applique au quotidien. ### Un virus vient faire chuter les marchés Un virus vient faire chuter les marchés Vous en avez probablement entendu parler aux nouvelles, mais un virus de la famille des coronavirus se propage actuellement en Chine. Le virus a été identifié pour la première fois le 31 décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, dans la province du Hubei. Depuis, il s'est propagé au-delà de Wuhan dans les grandes villes comme Pékin, Shanghai, Macao et Hong Kong. À l'étranger, la Thaïlande a confirmé des cas et les États-Unis, Taïwan, la Corée du Sud, Singapour et le Japon ont chacun signalé un cas. Or, un élément très important à noter, est que l’éclosion de ce virus se fait seulement à quelques jours des vacances du Nouvel An chinois, l’une des périodes les plus lucratives pour de nombreuses entreprises chinoises. D’ailleurs, le gouvernement chinois a annulé d'importants événements publics, dont deux foires bien connues du temple du Nouvel An lunaire, a annoncé jeudi le journal Beijing News, alors que les autorités tentent de freiner la propagation du virus encore mystérieux pour les autorités sanitaires. De plus, jeudi, la Chine a mis sous quarantaine les deux villes qui ont vu naître le coronavirus. Ainsi, cette nouvelle a fait stopper la hausse faramineuse des marchés, alors que le S&P500 était en baisse hebdomadaire de -0.5% jeudi. Suite à l’annonce de mise en quarantaine, de nombreuses entreprises ayant des intérêts dans les villes mentionnées ci-haut souffrent en Bourse. Par exemple, tel que présenté ci-dessous, le titre Wynn Resorts Ltd (NASDAQ : WYNN), qui a un hôtel-casino à Macao, est en baisse de plus de -8% pour la semaine, le marché craignant de perdre les revenus apportés par les touristes du Nouvel An chinois. En somme, il sera intéressant de suivre la suite des choses, alors que dans le cas où le virus venait à attaquer d’autre pays, les marchés pourraient être encore plus touchés.   La Banque du Canada maintient son taux directeur à 1.75% La Banque du Canada a annoncé mercredi qu’elle maintenait son taux directeur à 1.75%. Cela s’explique par des signes de stabilisation de l’économie mondiale, principalement créé par une baisse des conflits commerciaux sur le globe. Cependant, il subsiste un degré élevé d'incertitude et des tensions géopolitiques, telles que le conflit avec l’Iran, donc une hausse n’est pas encore justifiée. De plus, en ce qui concerne les données pour le Canada, elles indiquent que la croissance à court terme sera plus faible et l'écart de production plus large que ce que la Banque prévoyait en octobre. De ce fait, la Banque prévoit désormais une croissance de 0,3% au quatrième trimestre 2019 et de 1,3% au premier trimestre 2020. Aussi, les exportations ont baissé fin 2019 et l'investissement des entreprises semble s'être affaibli après un solide troisième trimestre. La création d'emplois a ralenti, et les indicateurs de confiance des consommateurs et des dépenses ont été étonnamment faibles. En revanche, l'investissement résidentiel a été solide pendant une majeure partie de 2019, ralentissant à un rythme toutefois solide au quatrième trimestre. En ce qui concerne les raisons du ralentissement en fin d’année 2019, la Banque du Canada évoque des facteurs extraordinaires tels que les grèves, le mauvais temps et l'ajustement de l'inventaire des entreprises. Les données plus faibles pourraient également indiquer que la conjoncture économique mondiale a affecté l’économie du Canada dans une plus grande mesure que prévu. Aussi, au cours de la dernière année, les Canadiens ont économisé une plus grande part de leurs revenus, ce qui pourrait signaler une plus grande prudence des consommateurs. Bien que cela puisse freiner les dépenses de consommation, et ainsi accentuer un possible ralentissement économique, d’un autre côté cela pourrait atténuer les vulnérabilités financières des ménages, ce qui est positif. Puis, quant au futur, la Banque prévoit que l'économie mondiale sera en croissance d'un peu plus de 3% en 2020 et de 3.25% en 2021. Pour le Canada, la Banque prévoit maintenant une croissance du PIB réel de 1,6% cette année et de 2% en 2021, après une croissance de 1,6% en 2019. Finalement, au sujet de l’inflation, M. Poloz a annoncé que les mesures de l'inflation restaient aux alentours de 2%. Cela est cohérent avec une économie qui, jusqu'à récemment, fonctionnait à plein régime. De ce fait, la Banque s'attend à ce que l'inflation se maintienne autour de l'objectif de 2%, avec quelques fluctuations en 2020 dues à la volatilité des prix de l'énergie. En somme, la Banque du Canada prévoit de garder le cap pour 2020. Le président M. Poloz a par contre émis un avis comme quoi « Le Conseil de direction surveillera la situation de près afin de voir si le récent ralentissement de la croissance est plus persistant que prévu. Dans son évaluation des nouvelles données, la Banque prêtera une attention particulière à l’évolution des dépenses de consommation, du marché du logement et des investissements des entreprises ».   Suivi sur Boeing Boeing revient sur nos radars, après en avoir parlé il y a quelques semaines dans l’un de nos billets. En effet, Boeing a annoncé cette semaine à ses clients et à ses fournisseurs qu'elle ne s'attend pas à ce que les régulateurs américains approuvent le 737 MAX avant le milieu de 2020, plusieurs mois plus tard que le constructeur ne l'avait prévu au départ. Le retard prolongé pose un autre casse-tête pour les transporteurs qui ne peuvent toujours pas utiliser leurs avions neufs. L’entreprise a déclaré à ses clients qu'elle s'attend à une approbation réglementaire en juin ou juillet, selon CNBC. Tel que démontré dans le graphique ci-dessous, les actions de l’entreprise américaine ont chuté de plus de 3% après que CNBC ait annoncé la nouvelle juste avant 14 heures mardi. Du côté des régulateurs, soit la Federal Aviation Administration, on a déclaré dans un communiqué qu'elle n'avait pas précisé quand elle autoriserait l'avion pour le vol. « L'agence suit un processus approfondi et délibéré pour vérifier que toutes les modifications proposées au Boeing 737 MAX répondent aux normes de certification les plus élevées »[1], a déclaré la FAA. Ella a ajouté : « Nous continuons à travailler avec d'autres régulateurs de sécurité pour examiner le travail de Boeing pendant que la société procède aux évaluations de sécurité requises et résout tous les problèmes qui surviennent pendant les tests. » En somme, un élément empirant la situation est le rapport du premier cas américain connu de coronavirus. Ainsi, de nombreuses entreprises aériennes américaines craignent un ralentissement du nombre de vols et même une mise à terre de nombreux vols en Asie pour empêcher la propagation, ce qui nuirait à l’industrie. [1] Traduction libre Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://seekingalpha.com/news/3533965-stocks-turn-lower-amid-rising-china-virus-worries https://seekingalpha.com/news/3533759-china-shares-tumble-on-wuhan-lockdown https://seekingalpha.com/news/3533897-macau-casino-stocks-drop-virus-deaths-increase https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1484824/coronavirus-bilan-chine-autorite-mutation-virus https://www.cnbc.com/2020/01/23/china-coronavirus-confirmed-cases-and-where-they-are.html https://www.cnbc.com/2020/01/22/trump-boeing-a-big-disappointment-to-me-as-737-max-crisis-grows.html?fbclid=IwAR1xrjOBOYcItLj8XoNuRjk2ZPb4my9FWF7utAFygyBZt3Qd-nrMIZXI6Rs https://www.cnbc.com/2020/01/21/boeing-doesnt-expect-regulators-to-sign-off-on-737-max-until-june-or-july.html https://www.cnbc.com/2020/01/21/reuters-america-boeing-737-max-may-not-get-approved-to-return-to-service-until-mid-year-source.html https://www.cnbc.com/video/2020/01/21/boeing-shares-halted-after-new-737-max-reports.html https://daytradercanada.com/billet-boursier-apercu/va-t-on-avoir-droit-au-rallye-du-pere-noel-cette-annee/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### SLD-OSAR Veuillez prendre note que les 2 prochaines sessions de la SLD-OSAR (Options Stratégies Avancées de Revenus) se dérouleront le mercredi le 22 à 10h00 et le 29 janvier à 14h00. ### Le débat sur les rachats d’actions expliqué Le débat sur les rachats d’actions expliqué Actuellement, un grand débat fait rage au sein de la communauté financière considérant les rachats d’action. Le débat a d’ailleurs connu une reprise d’intensité dans les derniers mois, suivant la mise en place de systèmes pour soutenir les entreprises, par exemple les coupures de taxes, ces mesures leur donnant accès à une quantité importante de liquidités. Selon certains, les rachats d’actions peuvent être négatifs pour les investisseurs. Pour bien comprendre, généralement, avec ses liquidités, une entreprise possède quatre choix majeurs : acheter une autre entreprise pour croître, injecter de l’argent en recherche et développement, investir dans l’entreprise directement ou retourner de l’argent à ses actionnaires. Pour ce dernier choix, deux choix s’offrent à elle : un dividende ou un rachat d’action. Afin de bien comprendre la situation, il faut savoir qu’un rachat d’action pour une entreprise cotée en Bourse se produit lorsque l’entreprise émettrice elle-même paie aux actionnaires la valeur marchande par action et réabsorbe une partie de sa propriété qui était auparavant distribuée aux investisseurs publics et privés. La théorie derrière les rachats d'actions est qu'ils réduisent le nombre d'actions disponibles sur le marché et, toutes choses égales par ailleurs, augmentent ainsi le bénéfice par action sur les actions restantes, ce qui profite aux actionnaires. Pour les entreprises ayant des liquidités excédentaires, la perspective d’augmenter le bénéfice par action peut être tentante. Or, les entreprises le font rarement pour cette unique raison. Ces rachats peuvent également être faits dans le but de créer un niveau de support pour le titre, notamment en période de récession ou lors d'une correction de marché. De plus, un rachat augmentera le cours des actions. Cette logique s’explique par la simple notion d’offre et de demande. De ce fait, une réduction du nombre d'actions en circulation occasionne souvent une augmentation des prix. Par conséquent, une entreprise peut entraîner une augmentation de la valorisation de ses actions en créant une baisse de l’offre via un rachat d'actions. Finalement, les rachats peuvent également être un moyen pour une entreprise de se protéger d'une prise de contrôle hostile, ou signaler que l'entreprise prévoit redevenir privée. En revanche, bien que pendant des années, plusieurs ont pensé que les rachats d'actions étaient une chose entièrement positive pour les actionnaires, il y a certains bémols. Tel que mentionné plus tôt dans le texte, le rachat d’action augmente le bénéfice par action. Par conséquent, un rachat d'actions permet à une entreprise d'augmenter ce ratio important sans réellement augmenter ses bénéfices ou rien faire pour soutenir l'idée qu'elle devient financièrement plus forte. Par exemple, considérons une entreprise avec un bénéfice annuel de 1000$ et 100 actions en circulation. Le BPA de cette entreprise est donc de 10 $. S'il rachète 10 actions en circulation, son BPA augmente immédiatement à 11.11$, même si ses bénéfices n'ont pas bougé. De ce fait, les investisseurs qui utilisent le BPA pour évaluer la situation financière peuvent considérer cette entreprise comme plus forte qu'une entreprise similaire avec un BPA de 10 $ alors qu'en réalité, l'utilisation de la tactique de rachat explique la différence de 1.11 $. Aussi, une autre raison pourquoi les rachats d’actions sont controversés est que l’impact sur le bénéfice par action peut donner un coup de pouce artificiel au titre et masquer les problèmes financiers qui seraient révélés par un examen plus attentif des ratios de l’entreprise. De plus, un autre élément fortement critiqué est que les dirigeants de l'entreprise pourraient utiliser les rachats d’action pour leur permettre de profiter de leurs programmes d’options d’achat inclus dans leur rémunération sans diluer le BPA. Finalement, avec les coupures de taxes et les bas taux d’intérêt, de nombreuses entreprises se sont endettées pour racheter leurs actions, ce qui pourrait mettre l’entreprise à risque dans le cas d’une correction de marché, et encore plus dans le cas d’une récession. En somme, selon une étude faite en juin 2019 par Bloomberg, plus de la moitié des bénéfices des entreprises américaines, soit 56%, sont affectés par des rachats d'actions. Ainsi, ce phénomène est loin d’être marginal et en mon humble avis, continuera de croître lors des prochaines années.   Tesla en feu depuis le début de l’année! Les détracteurs de Tesla (NASDAQ : TSLA) se sont encore une fois fait jouer un tour, puisque cette semaine, après avoir accusé une hausse de plus de 23% depuis le 1er janvier 2020, le titre de l’entreprise du coloré Elon Musk a atteint un haut historique de 547.41$. Cette montée en flèche est principalement attribuable à son entrée en Chine et des chiffres de livraison du quatrième trimestre qui ont dépassé les attentes de Wall Street. Le titre a plus que doublé au cours des trois derniers mois, selon FactSet. Un autre fait cocasse, les gains récents portent maintenant la capitalisation boursière de Tesla à environ 94,6 milliards de dollars, ce qui est plus important que celui de General Motors et Ford réunis. De plus, Tesla a commencé la livraison de sa berline modèle 3 en Chine fin 2019 et aurait augmenté la production de la nouvelle usine de Shanghai à plus de 1000 véhicules par semaine. Plus tôt ce mois-ci, le PDG Elon Musk a déclaré que Tesla prévoyait d'ouvrir un nouveau centre de conception et d'ingénierie en Chine et qu'il utiliserait la « Shanghai Gigafactory » pour construire un programme de production pour le prochain véhicule utilitaire sport, le Modèle Y. Finalement, les chiffres de livraison du quatrième trimestre publiés plus tôt ce mois-ci ont impressionné les investisseurs, poussant le titre à son niveau actuel. Tesla a déclaré avoir livré 112 000 véhicules au cours du trimestre pour terminer l'année, ce qui a porté le total des véhicules livrés en 2019 à environ 367 500 véhicules, soit une augmentation de 50% par rapport à 2018. En revanche, jeudi, la semaine est venue s’assombrir un peu pour le géant américain, alors que pour la première fois en sept ans, la banque américaine Morgan Stanley vient ne recommander rien de moins que la vente du titre. En effet, pour une première fois depuis plus de sept ans, Morgan Stanley recommande de vendre des actions de Tesla inc. Selon Adam Jonas, un analyste, l'optimisme quant à la croissance des activités principales du constructeur de voitures électriques en Chine est désormais escompté dans le titre. Ils ont également réduit leur évaluation sur l'unité de mobilité de l'entreprise, citant un environnement juridique et réglementaire qui ne soutient pas le déploiement d'un réseau de robots taxis. En somme, après une hausse de plus de 23% depuis le 1er janvier, je le rappelle, une retrace serait saine pour le titre. Ainsi, Tesla sera à surveiller dans les prochains jours et semaines.   Une première phase de l’accord commercial signée cette semaine Alors que l’entente entre la Chine et les États-Unis de « phase un », s’apprêtait à se faire signer, mardi en après-midi, Bloomberg a annoncé que mis à part la réduction déjà prévue en décembre dernier, l’administration Trump ne prévoit aucune autre réduction, et cela jusqu’au minimum à l’automne prochain, confirmant qu’aucune autre mesure, outre celle mise en place en décembre dernier ne sont prévus par l’administration. Cependant, il est important de se rappeler que 360 milliards de dollars en importation provenant de la Chine sont encore taxés. Ainsi, les deux parties ont entendu que, 10 mois après la signature de l'accord à la Maison-Blanche, les États-Unis examineront les progrès et envisageront éventuellement des réductions supplémentaires des droits de douane affectant 360 milliards de dollars d'importations en provenance de Chine, a déclaré Bloomberg mardi. De ce fait, la période de réexamen, qui ne devrait pas être précisée dans le texte de l'accord, est destinée à donner à l'administration Trump le temps de vérifier le respect de l’entente par la Chine. Il est important de noter que bien que le sort des droits restants ne soit pas clair, si la théorie de Bloomberg se révélait exacte, de nombreux économistes affirment que ces droits continueront probablement à peser sur les deux économies. Autre zone d’ombre : l’accord complet, bien qu’ayant énormément fait parler, est encore très obscur quant à ses ramifications. Ainsi, sur papier, l'accord comprend une « expansion spectaculaire des exportations américaines de produits alimentaires, agricoles et de fruits de mer» ainsi qu'un accord de la Chine pour mettre fin à sa pratique de longue date de forcer ou de faire pression sur les entreprises étrangères pour qu'elles transfèrent leurs technologies aux entreprises chinoises, selon un document du représentant américain au commerce. Cependant, aucun chiffre n’est clairement établi. La commission responsable des négociations a également déclaré que l'accord réitère l'opposition des États-Unis à la manipulation des devises et l'engagement de la Chine d'acheter au moins 200 milliards de dollars d'exportations américaines sur deux ans, y compris des produits manufacturés, des produits alimentaires, agricoles et les produits et services énergétiques. Les 200 milliards sont ventilés dans les secteurs présentés ci-bas : L’estimation de la valeur des biens par industrie que la Maison-Blanche propose que Pékin achètera environ 80 milliards de dollars en produits manufacturés, 53 milliards de dollars en énergie, 32 milliards de dollars en agriculture et 35 milliards de dollars en services. En somme, un point positif que l’on peut ressortir de cette nébuleuse entente est la pression mise sur la Chine pour qu’elle cesse le transfert de technologie obligatoire aux entreprises chinoise. Un pas de plus vers l’arrêt du continuel vol de propriété intellectuel qui a lieu dans le pays de Xi Jinping Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://finance.yahoo.com/news/sell-tesla-shares-morgan-stanley-105734841.html https://www.youtube.com/watch?v=EDyvkbwR6Uw https://www.investopedia.com/articles/financial-advisors/121415/stock-buybacks-good-thing-or-not.asp https://www.institutionalinvestor.com/article/b1dfj9g9mfnqxb/Share-Buybacks-May-Be-Bad-Just-Not-for-the-Reasons-You-Think https://seekingalpha.com/article/4259033-great-stock-buyback-debate https://www.investopedia.com/ask/answers/042015/why-would-company-buyback-its-own-shares.asp https://www.investopedia.com/etfs-and-buybacks-fuel-2019-rally-as-investors-avoid-single-stocks-4588685 https://www.investopedia.com/articles/investing/112013/impact-share-repurchases.asp https://www.cnbc.com/2019/10/02/the-bull-market-is-losing-one-of-its-most-powerful-backers.html?&qsearchterm=buyback%20market https://www.cnbc.com/2020/01/13/tesla-tsla-stock-hits-500-for-the-first-time.html https://www.cnbc.com/2020/01/13/heres-whats-in-the-phase-one-china-trade-deal-trump-is-signing-this-week.html https://www.cnbc.com/2020/01/15/heres-what-china-agreed-to-buy-from-the-us-in-the-phase-one-trade-deal.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.   ### Qu’est-ce que le bêta? Qu’est-ce que le bêta? Dans le dernier billet boursier portant sur l’analyse fondamentale, nous avons fait le survol d’une variable très importante lors de l’explication du calcul du coût de l’équité par le modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF). En effet, un élément du calcul de risque de la formule pour servant à évaluer le fameux coût de l’équité se nomme le coefficient bêta (β). Pour bien comprendre le coefficient bêta, il est important de savoir que dans le calcul de risque pour une entreprise, il existe principalement deux types de risques : Le risque systématique ou risque de marché est le risque qui provient de la conjoncture économique et qui influe sur l’ensemble des titres. Le risque non systématique ou risque spécifique est le risque qui est lié spécifiquement à un secteur ou à une entreprise en particulier. Ces deux risques combinés ensemble sont égaux au risque total. De ce fait, un coefficient bêta est une mesure de la volatilité, ou risque systématique, d'une action individuelle par rapport au risque non systématique de l'ensemble du marché. Ainsi, cet indicateur représente le mouvement d’un titre versus les mouvements de son marché. Le bêta d'un titre se calcule de la façon suivante : Où : Ri : le retour sur un titre individuel Rmarché : le retour sur l'ensemble du marché Covariance : mesure la façon dont deux titres évoluent ensemble. Une covariance positive signifie que les actions ont tendance à évoluer ensemble lorsque leurs prix montent ou baissent. Une covariance négative signifie que les actions se déplacent de façon contraire l'une de l'autre. Variance : se réfère à la distance d'un titre ou d’un marché par rapport à sa moyenne. Par exemple, la variance est utilisée pour mesurer la volatilité du prix d'une action individuelle ou d’un marché au fil du temps.   D’un point de vue pratique, le calcul du bêta est utilisé pour aider les investisseurs à comprendre si une action évolue dans la même direction que le reste du marché et à quel point elle est volatile ou risquée par rapport au marché. Pour que le bêta fournisse un aperçu le plus exact possible, le marché utilisé comme référence doit être lié à l'entreprise. Par exemple, le calcul du bêta d'une action canadienne en utilisant le S&P 500 comme référence n'est pas utile, car les deux n’ont pas une corrélation directe. Dans le cas d’une action canadienne, il faudrait logiquement utiliser le TSX. Il est important de souligner certains éléments importants par rapport au bêta. Tout d’abord, la théorie du coefficient bêta suppose que les rendements boursiers sont distribués selon une loi normale d'un point de vue statistique. Or, les marchés financiers sont sujets à de nombreux évènements imprévisibles, donc en réalité, les rendements ne sont pas toujours normalement distribués. Cette incohérence rend donc l’indicateur imparfait par moment. Par exemple, un titre avec un bêta très faible pourrait certes avoir des fluctuations de prix plus petites, ce qui signifie lorsque l’on s’appuie uniquement sur cet indicateur que le titre est peu risqué. Néanmoins, ce même titre peut être dans une tendance à la baisse sur le long terme. Dans ce cas, bien que le bêta soit faible, l'achat d'un titre à la baisse ne diminue pas le risque dans votre portefeuille puisque, bien que la volatilité soit plus basse, le risque de perte est toujours présent. Dans le cas contraire, un titre avec un bêta élevé, mais à la hausse, augmentera le risque d'un portefeuille d’un point de vue de la volatilité, mais également la probabilité de gains. Ainsi, il est important de comprendre que le bêta présente le risque sous la forme de mouvement versus son indice de référence et non en termes de prédictibilité de hausse ou de baisse.   Nouveau combat pour Donald Trump Un nouvel événement vient s’additionner aux catalyseurs de volatilités des marchés. Alors que la guerre des tarifs semble ralentir, et que le stress des annonces de taux de la Réserve fédérale commence à s’estomper, un conflit avec l’Iran se présente à l’horizon. Pour bien comprendre l’origine de ce conflit, il est important de revenir dans le passé de quelques mois. Tout a débuté dans les premières semaines du mandat du président Trump alors qu’il a commencé à faire pression sur le régime iranien, en se retirant de l’accord qui offrait un allégement des sanctions posées envers l’Iran en échange d'un retard dans le programme d'armes nucléaires de ce dernier. Depuis, le gouvernement américain a accusé l'Iran d’avoir mené les attaques contre les pétroliers et les raffineries de pétrole saoudiennes appartenant à Saudi Aramco, ainsi que de la chute d'un drone américain. Or, rien n’avait encore mis le feu aux poudres, bien que les relations aient été tendues. C’est alors que, le 27 décembre dernier, un barrage de roquettes a tué un contracteur et blessé quatre militaires américains sur une base dans le nord-est de l'Irak. Les États-Unis ont accusé une milice soutenue par l'Iran ayant des liens avec la force d'élite iranienne Quds, dirigée par le général Qasem Soleimani, pour cette attaque. Ils ont alors répondu le 29 décembre par des frappes sur cinq cibles en Irak et en Syrie qui a fait au moins deux douzaines de mots du côté de la milice. Ensuite, ces frappes ont attisé des manifestants, qui, dirigés par un groupe plus large de milices chiites, ont répondu à cette attaque en prenant d'assaut l'ambassade des États-Unis à Bagdad. Ils ont pénétré de force dans l'enceinte et incendié la réception avant d'être finalement chassés par les forces de sécurité. Du côté des États-Unis, c’était « la goutte qui a fait déborder le vase », alors qu’après que le secrétaire d'État Mike Pompeo ait qualifié l’attaque contre l’ambassade d’une « attaque terroriste soutenue par l'Iran », les Américains ont pris la décision de neutraliser le général iranien. De ce fait, tôt vendredi dernier, Soleimani a été tué lors d'une frappe de drones américains à l'aéroport de Bagdad. Les responsables de l'administration Trump ont déclaré que Soleimani complotait des attaques contre des Américains au Moyen-Orient et qu'il représentait une menace imminente. Naturellement, ces attaques n’ont pas été accueillies de façon positive par l’Iran, alors que les États-Unis venaient d’abattre l'homme derrière le renseignement et la stratégie militaire de l'Iran. Ainsi, le premier ministre irakien, Adel Abdul Mahdi, a dénoncé la frappe américaine qui a tué Soleimani et ceux qui visaient les combattants des milices comme des attaques contre la souveraineté de l'Irak et a déclaré qu'il était « temps pour les troupes américaines de partir »,  après plus de 16 ans de présence en territoire irakien. Suite à la mort du général Soleimani, l’Iran a lancé une frappe de missile sur une base américaine, qui n’a heureusement tué aucun américain. Finalement, mercredi le président Donald Trump a déclaré que l'Iran semblait se retirer, et qu’il n’avait aucune intention d’escalader le conflit à un niveau supérieur. Or, il a aussi confirmé que les États-Unis continuent d'étudier leurs options et « imposeront immédiatement des sanctions économiques punitives supplémentaires au régime iranien »[1]. Il a également averti Téhéran à plusieurs reprises d'abandonner ses ambitions nucléaires, jurant: « Tant que je serai président des États-Unis, l'Iran ne sera jamais autorisé à avoir une arme nucléaire »[2]. En revanche, il a laissé entendre que les États-Unis étaient ouverts aux négociations avec Téhéran. Il a d’ailleurs affirmé que « Nous devons tous travailler ensemble pour conclure un accord avec l'Iran qui rend le monde plus sûr et plus pacifique ».  Il en a d’ailleurs profité pour demander aux autres puissances mondiales de rompre avec l'accord nucléaire de l'ère Obama avec l'Iran et à conclure un nouvel accord. Du point de vue du négociant actif, ces évènements ont chamboulé les marchés. En effet, le S&P500 a ouvert en baisse lundi, pour ensuite finir la journée en hausse de 0.35%. Or, ce n’est pas le S&P500 qui a vécu le plus de mouvement, mais bien l’or, qui a fermé en hausse de plus de 1.05% lundi, amenant sa hausse totale à plus de 3.15% depuis le 26 décembre dernier. De plus, le prix pétrole a aussi été fortement touché alors que le brut Brent, la référence internationale, a chuté de 4% à 65,54 $ le baril, suite au discours de M.Trump. Tel que démontré dans le graphique ci-dessous présentant le prix du Brent en jour, il s’agit d’un renversement marqué après avoir d'abord grimpé de plus de 4% immédiatement après l'annonce de l'attaque. La poussée initiale en réponse à la nouvelle de l'attaque a fait grimper le Brent à 71,28 $ le baril, son plus haut niveau depuis septembre. [3] [1] Traduction libre [2] Traduction libre [3] Image provenant de TradingView   Retour sur FDX Il y a quelques semaines, soit le 29 novembre, je publiais mon analyse sur Fedex (NYSE : FDX), à ce moment-là, le titre était à 161.51 $. Depuis, le titre a chuté jusqu’à 146.29$, pour remonter en date de mercredi à 156.64, tel que présenté dans le graphique ci-dessous : D’un point de vue graphique, le titre est de retour en zone de surachat, combiné à l’atteinte de sa moyenne mobile 100 jours et de son momentum toujours baissier, l’objectif de prix est conservé entre 125$ et 135$ l’action. Du point de vue financier, tel que l’on peut voir sur le graphique par les « E » rouge, depuis l’analyse précédente, des résultats financiers ont été divulgués. Sans surprise, ils furent décevants, avec un revenu par action présenté de 2.51$, 0.27$ en deçà de ce qui était prédit par les analystes, et un revenu total de 17.3 milliards de dollars US, 390 millions sous les prévisions de l’industrie. Finalement, d’un point de vue événementiel, les nouvelles ne sont pas meilleures pour Fedex, qui est officiellement mis de côté par Amazon, celle-ci désirant intégrer la livraison de ses produits à l’entreprise. De plus, annoncé en fin d’année, les transporteurs UPS (NYSE : UPS) et Fedex (NYSE : FDX), ont pris la décision d’appliquer des frais de 24 $ sur les colis pesant plus de 50 livres, abaissant le seuil antérieur qui était de 70 livres. Cette action vise principalement à essayer d’augmenter leurs revenus respectifs, ce qui, en mon humble opinion, est presque négligeable considérant que cette action a un impact uniquement que sur 38% de leurs opérations. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://daytradercanada.com/billet-boursier/linvestissement-responsable-surperforme-le-sp500/ Gestion financière (4ème édition)Auteur(s) : Ross, Stephen A, Boyer, M. Martin, Boutet, Christian,Éditeur : Chenelière/McGraw-Hill (Montréal, 2016),ISBN : 9782765107477 https://daytradercanada.com/billet-boursier/analyse-de-fedex-nyse-fdx/ https://www.commercialappeal.com/story/money/industries/logistics/2020/01/06/fedex-amazon-up-holiday-shipping-on-time-deliveries/2804247001/?utm_source=google&utm_medium=amp&utm_campaign=speakable https://www.fool.com/investing/2020/01/03/continued-turbulence-hard-fedex-stock-deliver-2020.aspx https://seekingalpha.com/news/3526912-fedex-eps-misses-0_27-misses-on-revenue https://seekingalpha.com/news/3528774-fedex-ups-add-new-fees-for-bulky-items https://www.cnbc.com/2020/01/07/oil-prices-surge-4percent-following-attack-on-iraq-airbase.html https://www.cnbc.com/2020/01/08/trump-says-iran-appears-to-standing-down-after-attacking-iraqi-bases-housing-us-forces.html https://www.cnbc.com/2020/01/08/us-iran-markets-are-ignoring-the-idea-of-a-bigger-conflict.html https://www.usatoday.com/story/news/politics/2020/01/06/iran-tension-soleimani-explainer/2822590001/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### SLD OSAR 1 semaine supplémentaire d'accès aux séances et aux enregistrements de la SLD-OSAR sera accordée pour tous les clients qui ont acheté la promo de lancement. La période initialement de 8 semaines, sera de 9 semaines et se poursuivra donc jusqu'au 27 janvier inclusivement. ### L’investissement responsable surperforme le S&P500 L’investissement responsable surperforme le S&P500 L'investissement « ESG », pour environnemental, social et gouvernance d'une entreprise a atteint plus de 30 billions de dollars en 2018, selon la Global Sustainable Investment Alliance. Cette stratégie d’investissement est également connue sous le nom d'« investissement durable ». Il s'agit d'un terme générique désignant les investissements qui recherchent des rendements positifs et un impact à long terme sur la société, l'environnement et la performance de l'entreprise, tout en considérant les aspects sociaux, environnementaux et en appliquant une bonne gouvernance. L'une des critiques initiales à l'encontre des investissements « ESG » était qu'elle impliquait un compromis sur les rendements. En revanche, les données racontent une histoire différente. De ce fait, 48% des fonds mixtes à grande capitalisation dit « ESG » battent le S&P 500 cette année. En comparaison, seuls 26% des fonds mixtes à grande capitalisation battent le marché. (Voir graphique ci-dessous pour quelques exemples). [1] Pour poursuivre dans le même ordre d’idée, les chiffres à plus long terme démontrent une tendance similaire. Ainsi, Morgan Stanley a analysé la performance de près de 11000 fonds axés sur l'ESG de 2004 à 2018, à l'aide des données de Morningstar, et a constaté que la performance était comparable à celle de leurs pairs non axés sur l'ESG. D’ailleurs, selon un rapport produit par Morgan Stanley à ce sujet, on peut noter que « les rendements des fonds durables sont en ligne avec ceux des fonds traditionnels, tout en offrant également un risque de baisse inférieur pour les investisseurs » et, « de plus, dans un marché incertain, les fonds durables peuvent offrir une couche de stabilité aux investisseurs qui cherchent à réduire la volatilité. ». Cette baisse du risque est principalement attribuable à l’aspect événementiel des marchés actuels. En somme, l’investissement durable est à considérer pour les investisseurs qui désirent non seulement faire de bons rendements, mais également changer les choses par ses investissements. [1] Image provenant de CNBC Explication du modèle d’actualisation des flux monétaires futurs partie 3 : le CMPC Le second élément fondamental du modèle d’actualisation des flux monétaires futurs appliqué à l’évaluation de compagnies publique est l’établissement du taux d’actualisation. Dans le cas d’évaluation d’entreprise, le taux utilisé est bien souvent le coût moyen pondéré du capital (CMPC), ou weighted average cost of capital (WACC) en anglais. Ce taux est un indicateur économique, représentant le taux de rentabilité annuel moyen attendu par les actionnaires et les créanciers, en retour de leur investissement. Ainsi, tel que son nom l’indique, le coût moyen pondéré du capital est un calcul du coût du capital d'une entreprise dans lequel chaque catégorie de capital est pondérée proportionnellement au total. De ce fait, toutes les sources de capital, y compris les actions ordinaires, les actions privilégiées, les obligations et toute autre dette à long terme, sont incluses dans le calcul du WACC. Les variables de l’équation se définissent ainsi : Coût des capitaux propres (Re) : Le coût des capitaux propres peut être un peu délicat à calculer, car il n'a techniquement pas de valeur fixe. Ce coût est principalement associé au rendement attendu de l’investissement fait par les actionnaires par rapport au risque que représente l’entreprise. Plusieurs facteurs peuvent aussi influer sur le coût des capitaux propre, par exemple le rendement moyen de l’industrie dans lequel l’entreprise se trouve, la santé financière de l’entreprise (donc le risque interne), et autres. De plus, il existe une manière de calculer le coût de l’équité, soit celle du modèle d'évaluation des actifs financiers (MEDAF) ou Capital Asset Pricing Model (CAPM), en anglais. Considérant que le coût  des capitaux propre est le taux de rendement dont les actionnaires ont besoin, en théorie, pour les indemniser du risque d'investir dans l'action, on utilise le bêta, qui est une mesure de la volatilité des rendements d’une action par rapport à l’ensemble du marché (comme le S&P 500). Ainsi, la formule s’exprime comme suit : coût des capitaux propres = taux de rendement sans risque + bêta * (taux de rendement du marché - taux de rendement sans risque)  Coût de la dette (Rd) : Pour déterminer le coût de la dette, on utilise le taux effectif de la dette de l’entreprise. Dans le cas où il n’est pas disponible, on utilise le taux du marché pour le type de prêt que l’entreprise a contracté. Il est important de savoir qu’il existe des déductions fiscales sur les intérêts payés, qui profitent souvent aux entreprises. Pour cette raison, le coût net de la dette d'une entreprise est le montant des intérêts qu'elle paie, moins le montant qu'elle a économisé en impôts grâce à ses paiements d'intérêts déductibles d'impôt. C'est pourquoi le coût de la dette après impôt est Rd * (1 - taux d'imposition des sociétés). Enfin, la formule se décrit comme suit : CMPC = (E/V * Re) + (D/V * Rd * (1-Tc)) Où: Re = Coût des capitaux propres Rd = Coût de la dette E = Valeur marchande des capitaux propres de l'entreprise D = Valeur marchande de la dette de l'entreprise V = E + D = Valeur marchande totale du financement de l'entreprise E/V = ​​Pourcentage de financement constitué de capitaux propres D/V = ​​Pourcentage de financement sous forme de dette Tc = Taux d'imposition de l’entreprise Les prêteurs et les actionnaires s'attendront à recevoir certains rendements sur les fonds ou le capital qu'ils ont fourni. Étant donné que le coût du capital est le rendement que les propriétaires de capitaux propres (ou actionnaires) et les détenteurs de dette attendront, le CMPC indique le rendement que les deux types de parties prenantes (propriétaires de capitaux propres et prêteurs) peuvent s'attendre à recevoir. En d'autres termes, le CMPC est le coût d'opportunité pour un investisseur de prendre le risque d'investir de l'argent dans une entreprise. De plus, le CMPC d'une entreprise est également le rendement global requis pour une entreprise. Pour cette raison, les chefs d'entreprise utiliseront souvent le CMPC à l’interne pour prendre des décisions, comme déterminer la faisabilité économique des fusions et autres opportunités d'expansion. Aussi, le CMPC est le taux d'actualisation qui devrait être utilisé pour les flux de trésorerie avec un risque similaire à celui de l'entreprise globale. En somme, les analystes en valeurs mobilières utilisent fréquemment le CMPC pour évaluer la valeur des investissements. Il aussi important de noter que le CMPC d’une entreprise augmente à mesure que le bêta et le taux de rendement des capitaux propres augmentent, car une augmentation du CMPC dénote une diminution de la valorisation et une augmentation du risque.   Un accord de phase 1 finalement signé avec la Chine! Wall Street vivait encore une hausse en début de semaine à la suite du règlement, entre le président américain Donald Trump et des responsables chinois, d’un accord de « phase un ». En effet, c’est vendredi dernier que se confirmait le tant attendu accord qui repose sur l’augmentation des achats chinois de produits agricoles américains jusqu'à concurrence de 50 milliards de dollars par an, sur l’engagement à réprimer le vol de propriété intellectuelle, à ne pas manipuler sa monnaie et à ouvrir le secteur des services financiers chinois à davantage d'entreprises étrangères. En retour, les États-Unis n'iront pas de l'avant avec les tarifs du 15 décembre et semblent prêts à réduire les tarifs existants sur quelque 360 ​​milliards de dollars d'importations en provenance de Chine qui ont été progressivement introduits depuis l'année dernière. En revanche, le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a laissé entendre au cours du week-end et à nouveau lundi que si le gouvernement chinois revenait sur des parties de l'accord, la fameuse « première phase » serait à l’eau. Il s’agit d’un geste stratégique, puisqu’il annonce aux marchés et à la population que si l’entente ne fonctionne pas et que les marchés chutent, la Chine sera la principale responsable. De plus, tel qu’indiqué par de nombreux gestionnaires de portefeuilles américains, dont Morgan Harting, un gestionnaire de fonds pour Alliance Bernstein : « Nous ne savons pas encore ce qui se passe avec cet accord commercial ». Ainsi, bien que les marchés semblent bien prendre la nouvelle, il y a encore beaucoup d’incertitude reliée au fameux accord de phase un. Autre nouvelle importante : mercredi soir, les démocrates ont voté pour la destitution du président américain Donald Trump. Le vote historique a clôturé une enquête de trois mois des démocrates de la Chambre des représentants sur les relations du président Trump avec l'Ukraine. Or, il ne faut pas oublier que le processus de mise en accusation est loin d'être terminé: la procédure passe maintenant à un procès au Sénat, qui détient l'autorité finale sur la condamnation de Trump et sa révocation, ou son acquittement. De ce fait, bien que le vote ait passé au sein de la chambre des représentants, puisqu’elle est à majorité démocrate, son passage au sein du sénat risque de ne pas être aussi facile, considérant que le sénat est à majorité républicaine. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Source : https://corporatefinanceinstitute.com/resources/knowledge/finance/what-is-CMPC-formula/ https://www.investopedia.com/terms/c/costofequity.asp https://www.investopedia.com/terms/w/CMPC.asp https://www.investopedia.com/terms/d/dcf.asp Fundamentals of corporate finance 10th Canadian Edition, Auteur : Ross, Westerfield, Jordan, Roberts, Pandes and Holloway Éditeur : McGraw-Hill Ryerson (Toronto ,  2019) ISBN : 1259654753 https://daytradercanada.com/billet-boursier/analyse-de-fedex-nyse-fdx/ https://www.cnbc.com/2019/12/14/your-complete-guide-to-socially-responsible-investing.html?__source=newsletter%7Cweekendbrief https://www.euronews.com/2019/12/14/us-and-china-cool-trade-war-with-phase-one-deal https://www.cnbc.com/2019/12/18/trump-has-been-impeached-by-the-house-heres-what-happens-next.html https://www.cnbc.com/2019/12/16/asia-stocks-dec-16-us-china-phase-one-deal-apple-suppliers-oil-and-currencies.html https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-12-13/trade-war-latest-trump-china-phase-one-deal-tariffs-economy https://www.scmp.com/economy/china-economy/article/3042657/trade-war-chinas-trade-ministry-fails-mention-phase-one-deal   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### SLD-OSAR Du à un événement hors de notre contrôle, la session du 9 décembre 2019 n'a pu être enregistrée. Désolé pour les inconvénients. ### Explication du modèle d’actualisation des flux monétaires futurs (partie 2) Explication du modèle d’actualisation des flux monétaires futurs (partie 2) Le premier élément fondamental du modèle d’actualisation des flux monétaires futurs appliqué à l’évaluation de compagnies publique est de trouver les flux monétaires de l’entreprise en question. Ainsi, dans le cas qui nous intéresse, les flux de trésorerie disponibles pour l'entreprise (Free cash flow to the firm ou FCFF) représentent le montant des flux de trésorerie d'exploitation disponibles pour la distribution après que les amortissements, les impôts, le fonds de roulement et les investissements soient comptabilisés et payés. Les flux de trésorerie disponibles sont essentiellement une mesure de la rentabilité d'une entreprise après tous les frais et réinvestissements. Il s'agit de l'une des nombreuses références utilisées pour comparer et analyser la santé financière d'une entreprise. Cette mesure est très importante, puisqu’il s’agit d’un indicateur extrêmement surveillé par les investisseurs et les prêteurs de fonds. Cela s’explique simplement par le fait que bien que ce soit un indice de la santé financière de l'entreprise, ce montant pourra être utilisé pour être distribué aux actionnaires et aux prêteurs. Comme il intègre les flux monétaires provenant des activités d’investissements, il est possible qu'en période de démarrage d'une entreprise, les FCFF soient négatifs. Cela démontre que l’entreprise en démarrage est en période d'investissements et que tout l'argent gagné est réinvesti. Or, dans ce cas, il est important que cette situation ne soit pas définitive. D’un point de vue mathématique, les flux de trésorerie disponibles pour l'entreprise se calculent de plusieurs façons. La formule de base s’exprime de cette façon : Flux de trésorerie disponible = Bénéfice d’exploitation net après impôts : + Dépréciation & Amortissements – Variation du besoin en fonds de roulement (∆ BFR) – Investissements (souvent appelée dans le milieu CAPEX pour capital expenditure) En ce qui concerne les autres façons de calculer les flux de trésoreries disponibles, elles s’appliquent particulièrement aux entreprises privées. Dans le cas qui nous intéresse, les informations étant en majorité disponible, il ne sera pas nécessaire de se complexifier la tâche avec d’autres formules. Du point de vue des états financiers, les flux de trésoreries disponibles se calculs de cette façon : [1] En somme, d’un point de vue de l’interprétation de cette donnée, une croissance des flux de trésorerie disponibles est souvent causée par une augmentation des bénéfices.  Ainsi, les entreprises qui connaissent une augmentation des flux de trésoreries en raison de la croissance des revenus, de l’amélioration de l'efficacité de l’entreprise, des réductions de coûts, des rachats d'actions, des distributions de dividendes ou de l'élimination de la dette, peuvent récompenser les investisseurs demain, ce qui ajoute énormément de valeur à une entreprise. De ce fait, lorsque le prix de l'action d'une entreprise est bas et que les flux de trésorerie disponibles sont à la hausse, les chances sont bonnes que les bénéfices et la valeur des actions augmentent bientôt. En revanche, une réduction des flux de trésoreries pourrait indiquer que les entreprises ne sont pas en mesure de soutenir la croissance des bénéfices. Un flux insuffisant pour la croissance des bénéfices peut obliger les entreprises à augmenter leur niveau d'endettement ou à ne pas disposer des liquidités nécessaires pour poursuivre leurs activités, ce qui peut pousser les bénéfices à la baisse, ce qui entraîne également le prix du titre à la baisse. [1] https://courses.corporatefinanceinstitute.com/courses/business-valuation-fundamentals-certificate-course   Wall Street soulagé à quelques jours de Noël Mercredi après-midi avait lieu la dernière annonce de la réserve fédérale pour l’année 2019. Ainsi, il était attendu que le comité devait terminer l’année en signalant qu'il n'est pas pressé de faire quoi que ce soit pour changer sa position neutre sur les taux d'intérêt. De ce fait, les attentes de Wall Street furent exactes, puisque mercredi à 14h, le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a indiqué clairement que la banque centrale ne bougera pas sur les taux d’intérêt, concevant la fourchette des taux des fonds fédéraux entre 1,50% à 1,75%, sauf exception qu’elle ne constate un mouvement significatif haussier de l’inflation, qui est restée en dessous de l’objectif de la Fed depuis le début de l’année. Les marchés ont pris les commentaires de Powell comme étant accommodants ou « dovish », ce qui signifie que la Fed se penche vers une politique d'assouplissement et de maintien des taux d'intérêt bas plutôt que vers une politique de resserrement ou d'augmentation des taux d'intérêt. Le S&P 500 a clôturé en légère hausse de 0.29%. Or, les économistes interrogés par CNBC disent que l'issue des négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine pourraient ultimement influencer la Fed. Ces derniers affirment qu'elle reviendrait rapidement à un assouplissement si les négociations commerciales ne venaient à ne pas aboutir ou tout autre événement qui changerait les perspectives économiques et financières. D’ailleurs, il ne faut pas oublier à ce sujet que le président américain Donald Trump a fixé à dimanche 15 décembre la date limite pour de nouveaux tarifs sur les produits chinois, à moins qu'il n'y ait un accord commercial. En somme, la Fed a publié mercredi de nouvelles prévisions pour l'économie américaine. Les prévisions de la Fed ne montrent désormais aucun changement de taux d'intérêt en 2020. De plus, le comité du FOMC a maintenu leurs prévisions économiques, avec une projection pour une croissance de 2,2% en 2019, suivie au cours des années consécutives de hausses de 2%, 1,9% et 1,8%.   Saudi Aramco atteint finalement le 2 billions de valorisations boursières! Il a quelques semaines, j’abordais l’entrée sur bourse de Riyad du géant du pétrole saoudien Saudi Aramco. Si l’on se souvient bien, l’affaire avait fait un scandale auprès de la communauté financière planétaire, alors que le Prince saoudien Mohammed Ben Salman eut valorisé l’entreprise pétrolière à 2 billions de dollars, soit 2000 milliards. Et bien, le désir de Prince Salman s’est réalisé alors que les actions de Saudi Aramco ont bondi lors de leur deuxième journée de négociation publique, poussant l'introduction en bourse record du royaume à une valorisation gargantuesque de 2 billions de dollars et touchant brièvement l'objectif de longue date du prince. En effet, mercredi, Riyad a marqué l'histoire en inscrivant 1,5% de son géant pétrolier d'État sur sa bourse locale, le Saudi Tadawul, dans ce qui était la plus grande introduction en bourse jamais enregistrée. Les actions ont augmenté, augmentant de 10% le prix au début des négociations, donnant à la société une évaluation de 1,88 billion de dollars le premier jour de négociation. La capitalisation boursière atteinte jeudi, près de 1 billion de dollars de plus que les deux plus grandes sociétés publiques mondiales Microsoft et Apple, en fait maintenant officiellement, l’entreprise publique avec la plus grande capitalisation boursière de l’histoire. En somme, pour le moment, le pari du Prince Salman semble fonctionner. Il ne reste plus qu’à vendre son entreprise aux investisseurs sur le reste de la planète, puisqu’à la suite de nombreux délais retardant l’appel public à l’épargne, l’entrée en bourse de Saudi Aramco avait perdu un peu de lustre aux yeux des investisseurs. De plus, certains intervenants doutent que la vague d’achat se soit faite uniquement à l’aide d’investisseurs externe, plusieurs blâment le gouvernement saoudien d’avoir acheté en bloc pour faire monter le prix du titre. Ce sera alors une histoire à continuer à suivre. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/12/11/fed-reax-domm-191211-ec.html https://www.cnbc.com/2019/12/12/saudi-aramco-hits-2-trillion-market-cap-on-second-day-of-trading.html https://daytradercanada.com/billet-boursier-apercu/le-sp500-atteint-un-nouveau-sommet/ https://markets.businessinsider.com/news/stocks/saudi-aramco-stock-price-2-trillion-company-after-a-second-day-surge-2019-12-1028757956 https://www.investopedia.com/terms/d/dcf.asp Fundamentals of corporate finance 10th Canadian Edition  Auteur : Ross, Westerfield, Jordan, Roberts, Pandes and Holloway Éditeur : McGraw-Hill Ryerson ( Toronto ,  2019 ) ISBN : 1259654753 https://daytradercanada.com/billet-boursier/analyse-de-fedex-nyse-fdx/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.   ### Explication du modèle d’actualisation des flux monétaires futurs Explication du modèle d’actualisation des flux monétaires futurs La semaine dernière, je présentais une analyse fondamentale que j’ai faite sur FedEx (NYSE : FDX) (pour consulter l'analyse en question cliquez ici). Comme vous avez pu lire, j’utilise plusieurs méthodes d’analyse, autant quantitatives que qualitatives, pour donner une fourchette de prix future au titre. L’une des méthodes les plus importantes lors de l’analyse de produit financier réalisant un rendement, comme les entreprises, mais aussi les immeubles à revenus, est la méthode d’évaluation par actualisation des flux monétaires futurs. Ce modèle est souvent appelé par les acteurs du milieu comme une « DCF » pour « Discounted cash flow », qui est le nom anglais du modèle d’évaluation. Ce modèle d’évaluation sert à estimer la valeur d'un investissement en fonction de ses flux de trésorerie futurs. Ainsi, l’analyse « DCF » tente de déterminer la valeur d’une entreprise aujourd’hui, en se basant sur des prévisions quant aux revenus qu’elle générera dans l’avenir. L'analyse DCF a pour but d'estimer l'argent qu'un investisseur recevrait d'un investissement, ajusté pour la valeur temps de l'argent. Il est important de comprendre qu’en finance, la valeur temporelle de l'argent suppose qu'un dollar aujourd'hui vaut plus d'un dollar demain. Par exemple, en supposant un intérêt annuel de 5%, 1,00 USD sur un compte d'épargne valent 1,05 USD par an. De même, si un paiement de 1 $ est retardé d'un an, sa valeur actuelle est de 0,95 $, car il ne peut pas être placé dans votre compte d'épargne. Pour les investisseurs, l’analyse DCF peut être un outil pratique permettant de trouver la juste valeur de certains titres pour voir s’ils sont surs ou sous-évalués. De ce fait, il est nécessaire de tenir compte de nombreux facteurs qui affectent une entreprise, notamment la croissance future des ventes et les marges bénéficiaires. Il est également nécessaire de penser au taux d’actualisation, qui dépend du taux d’intérêt sans risque, du coût du capital de la société et des risques potentiels pour le cours de ses actions. Tout cela aide à mieux comprendre les facteurs qui déterminent le cours des actions et permet d’établir une étiquette de prix plus précise sur les actions de l'entreprise évaluée. En somme, dans les billets à venir, nous aborderons tous ces éléments dans le but de mieux comprendre les recommandations des analystes et pour que vous deveniez vous-même des analystes chevronnés.   Plus ça change plus c’est pareil! À l’aube de Noël, M. Trump offre un beau cadeau aux négociateurs actifs : de la volatilité! En effet, le mois de décembre débute en force avec le retour de l’incertitude concernant le conflit commercial entre la Chine et les États-Unis. De ce fait, le président Trump a fait mardi ses commentaires les plus pessimistes depuis plusieurs semaines concernant un accord commercial avec la Chine, provoquant une baisse du S&P500 -0.66%. Cette journée de baisse est la seconde depuis le début du mois, alors que lundi, le S&P500 était en baisse de -0.86% à la suite de l’intensification des tensions avec le Brésil, l’Argentine et la France et de la sortie de mauvaises données économiques dans le domaine manufacturier. S'exprimant lors du premier jour du sommet du 70e anniversaire de l'OTAN à Londres, M. Trump s'est dit prêt à attendre après les élections de 2020 pour parvenir à un accord commercial avec la Chine. Ceci constitue un retour sur ses propos tenus en octobre alors qu'il avait annoncé qu’un accord de « phase un » était presque terminé. Il a affirmé : « D'une certaine manière, j'aime l'idée d'attendre après l'élection pour l'accord avec la Chine, mais ils veulent conclure un accord maintenant et nous verrons si cet accord sera adéquat ou non »[1] Or, un autre revirement de situation s’est produit mercredi, alors qu’un rapport de Bloomberg est sorti, citant que des personnes proches des négociations ont déclaré que les deux pays étaient sur le point de s'entendre sur le montant des droits de douane qui seraient annulés dans le cadre d'un soi-disant accord commercial de première phase. Le président Donald Trump a également déclaré mercredi que les négociations commerciales avec la Chine se déroulaient bien. Comme quoi, plus ça change, plus c’est pareil! En plus de tout cela, jeudi, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a demandé aux comités de la Chambre chargés de l'enquête sur le président Donald Trump de procéder à la mise en accusation dans le dossier de la possible destitution du président Trump. En revanche, la semaine s’est terminée en beauté alors que le département du travail américain a annoncé la création de 266 000 emplois contre 187 000 attendus par les analystes en novembre. Après les faibles chiffres du marché industriel lundi, les données masse salariale non agricole viennent mettre un baume sur la nervosité des investisseurs suite à cette semaine plein de rebondissements! [1] Traduction libre   De fabricant de médicaments à trafiquant de drogue Un événement majeur dans le dossier des opioïdes est passé sous le radar la semaine dernière. En effet, les autorités gouvernementales commencent à regarder pour utiliser une loi pénale criminelle plus communément utilisée contre les trafiquants de drogue pour enquêter sur au moins six grandes entreprises pharmaceutiques, dont AmerisourceBergen (NYSE : ABC), Amneal (NYSE : AMRX) , Teva (NYSE : TEVA), Mallinckrodt (NYSE : MNK), McKesson (NYSE : MCK) et Johnson & Johnson ( NYSE : JNJ). De ce fait, les fabricants d’opioïdes, les distributeurs et les chaînes de pharmacies se sont défendus contre des milliers de poursuites judiciaires intentées par des procureurs généraux d’État, des gouvernements locaux et des recours collectifs les accusant d’alimenter une crise de dépendance jusqu’à maintenant. Or, si cette enquête en particulier débouchait sur des accusations pénales, elle pourrait devenir la plus grande poursuite à ce jour contre des entreprises pharmaceutiques soupçonnées d’avoir contribué à la crise des opioïdes, ce qui aggraverait les problèmes juridiques des entreprises qui font déjà l'objet d'un litige civil complexe de plusieurs milliards de dollars. En somme, pour le négociant actif, cela signifie que ces titres sont à surveiller de façon très étroite. En effet, pour donner un exemple, lors de la sortie de cette nouvelle, McKesson (NYSE : MCK) a chuté de -4.87%. Ainsi, le règlement de cet important litige a un rôle très important à jouer dans le prix de ces titres à court terme. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://seekingalpha.com/news/3522172-federal-prosecutors-launch-criminal-opioid-probe-wsj https://seekingalpha.com/article/4309226-mckesson-faces-challenging-environment-despite-recent-earnings-beat https://www.cnbc.com/2019/12/06/stock-market-november-jobs-report-in-focus-on-wall-street.html https://www.cnbc.com/2019/12/05/pelosi-asks-house-judiciary-committee-to-proceed-with-articles-of-impeachment-against-trump.html https://www.cnbc.com/2019/12/04/november-ism-non-manufacturing-index-comes-in-at-53point9-vs-54point5-estimate.html https://www.investopedia.com/terms/d/dcf.asp https://daytradercanada.com/billet-boursier/analyse-de-fedex-nyse-fdx/ https://www.reuters.com/article/us-usa-opioids-probe/federal-prosecutors-open-criminal-probe-of-opioid-makers-distributors-wsj-idUSKBN1Y029M https://www.cnbc.com/2019/11/26/federal-prosecutors-open-criminal-probe-of-opioid-makers-and-distributors-report-says.html https://www.washingtonpost.com/us-policy/2019/12/03/trump-says-trade-deal-with-china-could-wait-until-after-election/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare détenir une position de vente à découvert sur FDX, mais ne pas avoir l’intention d’initier une autre position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### AVIS IMPORTANT aux participants des Séances de Laboratoire en Direct La SLD-TR prévue le mardi 3 décembre à 13h15 sera déplacée au mercredi 4 Décembre à 13h15 ### Analyse de FedEx (NYSE : FDX) Analyse de FedEx (NYSE : FDX) Thèse d'investissement Direction : baissière Prix actuel : 161.51 $ Prix cible : entre 125 et 135$ Survol de l’entreprise En premier lieu, débutons par un survol de l’entreprise. FedEx est une entreprise oeuvrant dans le secteur industriel et plus particulièrement dans le sous-secteur du transport et logistique. Sa capitalisation boursière au 27 novembre 2019 était de 42.14 milliards de dollars américains. L’entreprise a été fondée en 1971 sous le nom de Federal Express, par son actuel président, M. Frederick W. Smith. Son siège social est situé à Memphis au Tennessee, et l’entreprise emploie actuellement 450 000 personnes. Finalement, l’entreprise est entrée en bourse le 12 avril 1978 pour 24$ l’action. Analyse externe Concurrence : Ainsi,  débutons par la concurrence de FedEx. Actuellement FedEx a trois importants concurrents : UPS (NYSE :UPS), Deutsche Post AG(XETR :DPW) (plus connu sous l’acronyme DHL ici) et J.B. Hunt transport services inc.(NASDAQ : JBHT). En ce qui concerne UPS, la populaire entreprise de livraison possède en 2019, 22% de l’ensemble des livraisons au monde, selon Satista. De plus, elle a déclaré pour le dernier exercice financier, des revenus de 71,9 milliards de dollars US, un bénéfice net de 4,79 milliards de dollars américains et possède une capitalisation boursière de 102,36 milliards de dollars US. Du coté de Deutsche Post AG, l’entreprise de livraison possède en 2019, 39% de l’ensemble des livraisons au monde, selon Satista. De plus, elle a déclaré pour le dernier exercice financier, des revenus de 61,6 milliards d’euros, un bénéfice net de 2,09 milliards d’euros et possède une capitalisation boursière de 41,99 milliards d’euros. Finalement, J.B. Hunt transport services inc., la croissante entreprise de livraison possède en 2019, 6.07% de l’ensemble des livraisons au monde, selon Satista. Or, il s’agit de l’entreprise la plus en croissance des trois, et est la 4e plus grande entreprise de service de livraison aux États-Unis en termes de revenus nets. De plus, elle a déclaré pour le dernier exercice financier, des revenus de 8,6 milliards de dollars US, un bénéfice net de 0,49 milliard de dollars américains et possède une capitalisation boursière de 12,40 milliards de dollars US. Industrie : En ce qui concerne l’industrie, voici deux statistiques pertinentes à l’analyse. Selon le World Economic Forum, en 2023, le secteur mondial des services de transport devrait s’élever à 2 986 872,7 millions de dollars, soit une augmentation de 22,8% par rapport à 2018. De plus, en 2018, la région Asie-Pacifique représentait la plus grande part du marché, avec 36,9%, tandis que les États-Unis étaient le pays avec la plus grande part de marché (17,5%). De ce fait, il est important de noter que bien que FedEx soit bien positionné aux États-Unis, sa place dans le marché le plus en croissance, soit celui d’Asie-Pacifique fait défaut en comparaison de ses compétiteurs. Analyse interne Équipe de direction : En ce qui concerne l’équipe de direction de FedEx, l’actuel président directeur général et fondateur de l’entreprise M. Frédérick W. Smith a 75 ans. Ainsi, ayant un style de direction des plus rigide, il a souvent été critiqué à ce sujet, particulièrement à une époque où la coopération et la collaboration sont mises de l’avant. Plusieurs analystes du milieu évoquent son passé dans la Marine comme étant une cause. Lignes d’affaires De ce point de vue, FedEx Coporation est divisé en six entités distinctes : FedEx Express, FedEx Ground, FedEx Freight, FedEx Logistics, FedEx Services et FedEx Office. Les trois premières étant des unités de livraison, alors que les trois dernières servent principalement de support à l’entreprise. FedEx Express: services de livraison offrant la livraison le lendemain aux États-Unis et un service international à heure fixe, souvent en moins de 3 jours. FedEx Express exploite l'une des plus grandes flottes d'aéronefs civils au monde et la plus grande flotte d'aéronefs civils gros porteurs; il transporte également plus de fret que toute autre compagnie aérienne. FedEx Ground : offre le service de livraison garantie à date fixe au Canada et aux États-Unis, souvent de 5 à 7 jours ouvrables. Étant donné l’utilisation plus importante de camion et les délais plus longs, le coût de la livraison est souvent plus faible auprès de cette branche. FedEx Ground utilise une vaste flotte de camions qui appartiennent à des propriétaires exploitants indépendants qui contrôlent les itinéraires de livraison et les territoires. FedEx Freight : avec une couverture étendue aux États-Unis (y compris en Alaska et à Hawaii), au Canada, au Mexique et à Porto Rico, ainsi que des services vers les Îles Vierges américaines, FedEx Freight propose des options de livraisons flexibles de petits colis. FedEx Logistics :  fournis des solutions de chaîne d'approvisionnement, des services de transport spécialisés, des services technologiques de commerce électronique transfrontalier, du courtage en douane et des outils et données de gestion commerciale. FedEx Services : fournis des services mondiaux de marketing, de planification et de technologie de l'information (TI) aux autres sociétés opérant dans FedEx. FedEx Office : la branche de vente au détail de la société propose des services de copie et d’impression numérique, de finition professionnelle, de création de documents, d’accès à Internet, de location d’ordinateurs, de panneaux et de graphiques, de publipostage, d’impression sur le Web et d’expédition FedEx. Modèle d’affaires : Assurant la livraison de 30% des colis au niveau planétaire en termes de volume de livraison, FedEx est le deuxième plus important joueur du marché. FedEx crée de la valeur en proposant un service de livraison de colis le plus rapide possible dans plus de 220 pays. Le modèle d’affaires peut être résumé à travers l’un des premiers slogans de la  compagnie: « quand il doit absolument être là du jour au lendemain ».  Avec 652 avions (la plus grande compagnie aérienne de fret au monde) transportant plus de 4 millions de colis par jour, FedEx garantit une vitesse supérieure à ses compétiteurs à 99%. Très peu d'entreprises peuvent faire une telle réclamation, et FedEx est capable de générer de la valeur en tenant constamment cette promesse à ses clients. De plus, FedEx conserve cette vision encore aujourd’hui avec la possibilité de maintenant livrer le samedi aux États-Unis et le plan de livrer le dimanche en 2020. Analyse financière Du point de vue de l’analyse financière, tel que l’on peut voir dans les deux graphiques ci-dessous, les revenus de FedEx proviennent en grande partie de FedEx Express, de FedEx Ground pour être ensuite suivi par FedEx Freight et les entités de support. Du point de vue des ratios de profitabilité, on peut voir que les marges brutes et nettes sont en tendance baissière depuis 2016, ce qui est un problème chez FedEx. Décortiquons les marges. Pour une entreprise qui œuvre principalement dans le domaine de la livraison, le nerf de la guerre se joue au niveau du revenu par paquet et du volume de livraison. Tel que l’on peut voir dans les graphiques de volume de livraison (gauche) et de marge de profit par paquet (droite) ci-dessous, les volumes de livraisons en Amérique du Nord, dans l’ensemble des segments, soit chez FedEx Express, FedEx Ground et FedEx Freight sont en augmentation. Or, un nœud vient se glisser au niveau des livraisons de FedEx Express à l’international : le volume stagne depuis 2017. Du point de vue du revenu par paquet, le scénario se répète, chez FedEx Express, FedEx Ground et FedEx Freight les revenus par paquet sont en augmentation, alors que du côté de FedEx Express International, le revenu par paquet est même en diminution. Cela est principalement causé par une acquisition faite en 2017 par l’entreprise. TNT Express, une entreprise spécialisée dans les services de livraison express de document, colis et fret palettisé, dont le siège social se situe à Hoofddorp, aux Pays-Bas. L’entreprise américaine pensait être capable de s’assurer une croissance au niveau européen, or la mauvaise intégration de TNT Express au sein de FedEx n’a pas permis la croissance tant attendue. Cet élément en plus du ralentissement de la croissance planétaire met énormément de pression sur les volumes et les revenus par paquet à l’international. Considérant que la majeure partie des revenus de FedEx provient de FedEx Express et que près de 3% de ses revenus proviennent de l’international, cela diminue la croissance des revenus ainsi que des marges de façon non négligeable. Finalement, un autre élément qui est venu plomber les revenus de l’entreprise est sa décision de ne pas renouveler le contrat de FedEx Express et FedEx Ground avec Amazon. Pensant faire une bonne affaire, puisque le contrat d’Amazon arrivait en deçà de l’objectif de marge de profit par paquet de 20%, le 7 juin dernier, FedEx a annoncé qu’elle n’allait pas renouveler son contrat avec Amazon, désirant se concentrer sur d’autres clients du commerce électronique. FedEx a déclaré que Amazon ne représentait que 1,3% de son chiffre d'affaires et qu'en août, le contrat avec le géant du e-commerce avait également été résilié. Toutefois, lors de l'appel des résultats de FedEx en septembre, l’entreprise a admis que la perte d'Amazon avait un impact plus important que prévu sur les marges. Évaluation de l’entreprise L’évaluation de l’entreprise a été réalisée à l’aide de deux méthodes : la méthode des comparables ainsi que la méthode de l’actualisation des flux monétaires future (communément appelé DCF). Tel que l’on peut voir ci-dessous, trois scénarios ont été envisagés. Le premier scénario, soit le scénario optimiste a été basé selon une continuation de la croissance planétaire au rythme actuel de 3.04% par année. Le second scénario, soit le neutre, a été basé selon les prévisons du World Economic Forum qui prévoit une baisse de la croissance mondiale de 0.4% en 2020, une stagnation en 2021 pour reprendre la croissance en 2022. Finalement, le scénario pessimiste a été formulé selon une récession en bonne et due forme. Ce scénario est basé selon les données financières disponibles des deux dernières crises économiques que FedEx a vécu, soit en 2008-2009 et en 2000-2002. Ces données ont par contre été ajustées pour les nouvelles normes de FedEx, soit une marge opérationnelle de minimum 20% et une optimisation des opérations. Cela créer un scénario beaucoup moins dommageable que les données des dernières crises économiques, ainsi on peut considérer le scénario pessimiste comme étant conservateur. On peut voir si dessous les résultats des trois scénarios : [1] En ce qui concerne la méthode des comparables, les ratios prix/bénéfice par action (P/E), prix/flux monétaire, prix/valorisation et valeur entreprise/BAIIA[2]ont été utilisés, en surpondérant le ratio valeur entreprise/BAIIA. En considérant, ces deux analyses et en surpondérant la méthode de l’actualisation des flux monétaires future on arrive à une valeur entre 125 et 135$ d’ici 2 ans. Finalement, on peut remarquer dans le graphique ci-dessus que le résultat final arrive en déca des prévisions des autres analystes. Or, comme on peut voir dans le graphique ci-dessous, la tendance est clairement à la baisse également au sein des analystes qui couvrent la firme. [3] Conclusion En somme, à la lumière de cette analyse, la thèse d’investissement se veut être une vente, principalement à cause de la faiblesse de FedEx par rapport à ses compétiteurs, ses marges de profit en décroissance et la situation macroéconomique mondiale. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada [1] Bloomberg [2] Bénéfice Avant Intérêts, Impôts et Amortissements [3] Bloomberg   Sources : Les données de cette analyse ont toutes été extraites d’un terminal bloomberg. Le modèle de l’actualisation des flux monétaires future provient de bloomberg. https://www.statista.com/statistics/236309/market-share-of-global-express-industry/ https://www.statista.com/statistics/184538/20-leading-us-logistics-companies-by-net-revenue/ https://csimarket.com/stocks/competitionSEG2.php?code=JBHT http://investors.fedex.com/investor-home/default.aspx https://finance.yahoo.com/quote/FDX?p=FDX https://digital.hbs.edu/platform-rctom/submission/fedex-the-worlds-largest-continuous-flow-process/ https://smallbiztrends.com/2016/05/fedex-acquires-tnt-express.html https://www.cnbc.com/2019/11/21/how-fedexs-combative-year-has-hurt-its-stock-performance.html https://direct.morningstar.com/research/sal/0P0000023X/ST?culture=ENU&productCode=DIRECT https://www.barrons.com/articles/the-big-worries-facing-stock-investors-in-2020-according-to-citis-top-equity-strategist-2019-11-14 https://www.multpl.com/us-real-gdp-growth-rate/table/by-year?fbclid=IwAR3iHQjNWBsnCBLx7pb05s0trdYLcVBdm-HN86lvZJT4lYDsXiX_fmZv7_Y https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-03-25/fedex-s-4-4-billion-acquisition-of-tnt-has-been-a-dud-so-far https://www.fool.com/investing/2017/06/28/i-still-cant-believe-fedex-corporation-spent-5-bil.aspx http://www.fedex.com/lu/about/company-info/history.html#1965 http://investors.fedex.com/financial-information/annual-reports/default.aspx https://www.cnbc.com/2019/04/26/fedex-downgraded-by-ubs-on-fears-about-the-global-economy.html https://www.barrons.com/articles/fedex-stock-ubs-downgrade-ups-earnings-51556293269 https://simplywall.st/stocks/us/transportation/nyse-fdx/fedex/news/is-fedex-nysefdx-using-too-much-debt/ https://www.cnbc.com/2019/09/18/wall-street-analysts-decide-to-bail-on-cratering-fedex-stock.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare détenir une position de vente à découvert sur FDX, mais ne pas avoir l’intention d’initier une autre position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### Avis aux membres des niveaux d'accompagnement Or et Platine En raison d'une nouvelle politique de Twitter ne permettant plus de faire des partages automatiques et comme nous utilisons maintenant la chaîne Transactions de la plateforme Slack pour partager les trades de nos négociants-analystes, nos fils Twitter privés ne seront plus en fonction. Merci de votre compréhension ### Va-t-on avoir droit au rallye du père Noël cette année? Va-t-on avoir droit au rallye du père Noël cette année? Tel que présenté l’an dernier, un curieux phénomène se produit, depuis 1969, 34 sur les 45 derniers temps des fêtes. Il s’agit du « Santa Claus rally » ou du Rallye du père Noël. Ainsi, ce Rallye du père Noël se définit comme une hausse des marchés les cinq derniers jours de bourse de l’année et les deux premiers jours de bourse suivants le Nouvel An. Le rendement moyen cumulatif au cours de ces journées est en moyenne de 1,4%, et les rendements sont positifs tous les sept jours du rallye. Or, cette semaine, nous avons pu vivre un retournement digne de M. Trump, alors que le S&P500 était en baisse hebdomadaire d’un peu plus de -0.50% vendredi matin principalement sur l’annonce que Reuters a rapportée. En effet, citant des experts du commerce et des personnes proches de l'administration Trump, la signature d'un accord commercial partiel pourrait être reportée à 2020, la Chine souhaitant des réductions tarifaires plus importantes. Ce rapport a été publié après que le Wall Street Journal eut déclaré, citant d'anciens responsables de l'administration Trump, que les négociations commerciales en cours pourraient aboutir à une impasse. De plus, l'incertitude entourant le commerce s'est également accrue après que le Sénat ait adopté un projet de loi soutenant les manifestants de Hong Kong. Cela a conduit la Chine à accuser les États-Unis d'interférer dans les affaires intérieures. Est-ce que cela pourrait faire annuler l’historique Rallye du père Noël cette année? Je ne serais vous dire. Or il est sûr que le retour des menaces de tarifs pourrait relancer une volatilité bien appréciée des « traders »!   Le secteur du cannabis renaît de ses cendres! Dur retour à la réalité qui s’est déroulé la semaine dernière pour les titres du secteur du cannabis. Alors que les spéculateurs quittaient le bateau, et que les investisseurs sont entrés en quête de données financières solides pour justifier la valorisation des entreprises du domaine du cannabis canadien, les valeurs boursières sont tombées comme des mouches. En effet, le secteur canadien du cannabis a été mis à sang la semaine dernière après que des entreprises eurent annoncé des résultats décevants. De ce fait, Canopy Growth (NYSE :CGC) et Aurora Cannabis (NYSE :ACB) ont tous deux chuté d'environ 30% après avoir annoncé une forte baisse de leurs revenus et des perspectives médiocres. Du côté du chef de file de l’industrie, Canopy Growth, l’entreprise a connu une année 2019 difficile, avec des pertes continues, alors que les ventes de marijuana à des fins médicales et récréatives n'ont pas répondu aux attentes des analystes. Pour le dernier trimestre, la tendance s’est poursuivie avec l’annonce d’un revenu net de 76,6 millions de dollars canadiens, en hausse de 229% par rapport à l'an dernier, mais en baisse de 15% par rapport au trimestre précédent, ce qui est un signe évident d’un ralentissement, principalement en raison du grand nombre de producteurs qui ont augmentés leur capacité de production et le manque de client pour combler cette demande. De plus, les charges d’exploitation ont continué de grimper, en hausse de 48% par rapport à l’année précédente et de 15% semestriellement. Du côté d’Aurora Cannabis, le scénario est très semblable. Au cours du dernier trimestre, Aurora a vendu 30% moins de cannabis par rapport au trimestre précédent, ce qui a entraîné une baisse des revenus de 24%. Entre-temps, la société a poursuivi ses pertes d'exploitation à la hauteur de 77 millions de dollars. En revanche, après une baisse de plus de 60% en 6 mois, un petit vent d’espoir provient de Bank of America, qui annonce mercredi qu’elle recommande l’achat de Canopy Growth, ce qui a propulsé le titre de plus de 15% à 23.49$ sur le marché canadien et à 17.64 sur le marché américain. Au moment d’écrire ces lignes, le titre était en hausse de plus de 30% pour la semaine. D’un point de vue graphique, comme on peut voir dans le graphique ci-dessous, le titre est fortement survendu et sur une résistance de 2017. Il sera intéressant de voir si la recommandation de Bank of America sera suffisante pour relancer le titre à la hausse ou non. Aussi, le mouvement s’est fait de façon assez généralisée dans le secteur. De ce fait, de nombreuses opportunités d’achats pourraient être à considérer pour de petits « swingtrade », à travers des titres tels que Canopy Growth (NYSE : CGC), Aurora Cannabis (NYSE : ACB), mais également d’autres joueurs tels que Aphria (NYSE :APHA), Cronos Group (NASDAQ : CRON), Hexo Corporation (NYSE : HEXO) et d’autres.  Or, il ne faut pas oublier la nature spéculative de ces titres et y aller pour une position plus légère.   Boeing de retour dans l’eau chaude Tout compte fait, Boeing (NYSE : BA) traverse bel et bien l’une des plus grandes crises de son histoire. Avec plus de 85 ans d’histoire, Boeing est l’une des entreprises américaines ayant le mieux réussi et étant les mieux établis : un symbole du savoir-faire américain. Or, comme nous avons discuté de façon exhaustive dans de nombreux billets précédemment et avons entendu dans les nouvelles à maintes reprises, Boeing fait actuellement face à une importante crise. En effet, comme si le scandale des 737 MAX n’était pas suffisant, le NTSB (National Transportation Safety Board), soit l’organisme indépendant du gouvernement américain responsable des enquêtes sur les accidents aéronautiques, routiers, maritimes, ferroviaires et ceux concernant les pipelines, vient de sortir un nouveau rapport sur les 737 actuel de l’avionneur américain. De ce fait, le rapport du NTSB sort après son enquête sur le vol 1380 de Southwest, en avril 2018, quand une pale de ventilateur a cassé l’un des moteurs, percé une fenêtre à trois volets et aspiré brièvement un passager hors de l’avion. Le passager, qui a été ramené à l'intérieur de l'avion par un autre passager, est décédé, devenant le premier accident mortel survenu sur un transporteur aérien américain depuis presque une décennie. Cet accident serait dû à une erreur de conception du moteur du 737, qui aux dires de Boeing sera corrigée le plus rapidement possible. En attendant, la FAA (Federal Aviation Administration), a demandé à tous les opérateurs de 737 d’inspecter les pales des moteurs de ceux-ci pour s’assurer qu’aucune autre pale ne se détache. Du point de vue de l’investisseur, cette nouvelle ne semble pas avoir atteint le titre de façon majeur. Ainsi, le jour de cette annonce, le titre a atteint au cours de la journée -3.19% pour finalement remonter et terminer la journée à -0.67%. La raison de la résilience de ce titre se décrit principalement par la confiance des investisseurs envers l’entreprise. Tel que mentionné en introduction, l’entreprise représente le savoir-faire américain. Ainsi, cela signifie qu’à travers son histoire, l’avionneur a traversé de très importantes crises et a toujours su survivre. Il ne faut pas oublier que Boeing est le survivant dans un marché très exigeant. Des dizaines d'entreprises ont cherché à concurrencer Boeing au fil des ans, et elles ont presque toutes disparu aujourd’hui. Boeing a survécu à des assauts concurrentiels constants et à un environnement réglementaire extrêmement exigeant en innovant continuellement et en faisant preuve d'une discipline extrême dans ses pratiques de gestion. En somme, c’est pourquoi, bien que presque sans précédent, cette crise n’a pas « anéantie » le prix du titre en Bourse, qui produit tout de même toujours un rendement de plus de 13% pour l’année, sous performant son indice de référence, le Dow Jones Industrial Average de 6%. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/11/20/canopy-growth-stock-now-worth-buying-after-60percent-slide-says-bofa.html?__source=iosappshare%7Ccom.apple.UIKit.activity.CopyToPasteboard&fbclid=IwAR1r75g3qU2ZmjEJiVHB1rU4xD0lUcaH-xNu0n9MCben5OZSIgk3k-cMQxU https://www.cnbc.com/2019/11/20/dow-futures-us-china-trade-and-federal-reserve-minutes.html https://m.fr.investing.com/analysis/le-secteur-du-cannabis-est-au-tapis-face-aux-pertes-colossales-des-producteurs-200431450?fbclid=IwAR3OAQeHmQ_s6lb6ohIi-EjEVeOP7plClQ4teYUPudouzMQRi7_l1Rtki1k https://seekingalpha.com/news/3519323-canopy-growth-18-percent-realism-cannabis-market-builds https://seekingalpha.com/pr/17698887-canopy-growth-reports-second-quarter-fiscal-2020-financial-results https://seekingalpha.com/article/4307581-weekly-cannabis-report-canadas-horrifically-bad-earnings https://seekingalpha.com/article/4307801-aurora-cannabis-desperate-times-call-desperate-measures https://www.prnewswire.com/news-releases/canopy-growth-reports-second-quarter-fiscal-2020-financial-results-300958036.html https://www.forbes.com/sites/lorenthompson/2019/05/20/how-boeing-got-here-its-not-the-story-you-have-been-hearing-lately/#783359661300 https://daytradercanada.com/billet-boursier-apercu/le-rallye-du-pere-noel-a-wall-street/ https://www.cnbc.com/2019/11/19/ntsb-calls-on-boeing-to-redesign-some-737s-after-deadly-2018-southwest-accident.html https://www.investopedia.com/investing/10-canadian-marijuana-stocks/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### Un marché obscur de financement inquiète les investisseurs Un marché obscur de financement inquiète les investisseurs Le marché des pensions, ou « repo market », constitue en un type d’emprunt à très court terme dont la garantie est assurée par des titres d’État, dans le cas qui nous intéresse, des obligations du trésor américain. Ainsi, dans une convention de rachat, une institution financière vend des obligations d’État pour réunir des fonds un jour donné, puis accepte de les racheter le lendemain. Or, ce rachat s’effectue à un prix plus élevé, ce qui implique un taux d’intérêt à un jour appelé « taux repo ». De ce fait, les opérations du marché de pension permettent aux gros investisseurs, tels que les fonds communs de placement, de générer des revenus en prêtant brièvement de l’argent qui pourrait autrement rester inutilisé, et permettent aux banques et aux courtiers d’obtenir le financement nécessaire en prêtant les titres qu’ils détiennent en retour. De plus, les accords de rachat peuvent avoir lieu entre diverses parties. La Réserve fédérale conclut des accords de rachat pour contrôler la masse monétaire et les réserves bancaires. Les institutions financières utilisent normalement ces accords pour financer l’achat de titres de créance ou d’autres investissements. En revanche, une problématique s’est déclarée lorsque la réserve fédérale a totalement perdu le contrôle du « taux repo » le 17 septembre, alors que ledit taux à atteint les 10 %, étant normalement autour de 2%, soit le taux d’escompte bancaire. Cette hausse phénoménale s’est créée alors que les banques ne voulaient plus se prêter l’une à l’autre. De ce fait, la Réserve fédérale a dû intervenir pour injecter des liquidités. Depuis ce moment, plusieurs acteurs du milieu se sont questionnés à savoir comment est-ce qu’un évènement de ce genre s’est produit. Actuellement, l’opinion la plus populaire au sein des analystes est que le système financier manque de réserves bancaires, soit d’argent excédentaire que les banques déposent normalement à la Réserve fédérale américaine et que la tourmente actuelle des opérations de pension est un signe que le système bancaire manque de « lousse », « lousse » dont les marchés ont besoin en temps de crise. En somme, cela pourrait signifier que les réserves des banques, bien qu’elles atteignent actuellement 1 000 milliards de dollars, ne seraient pas suffisantes. Les partisans de ce point de vue pensent que la réserve fédérale devra peut-être recommencer à acheter des obligations pour renforcer ses réserves, selon certaines estimations, pouvant atteindre 500 milliards de dollars. Cette fois, les achats ne seraient pas comme l’assouplissement quantitatif du passé, destiné à soutenir l’ensemble de l’économie, mais servirait plus tôt simplement à donner de « l’oxygène » au système, et permettre les opérations courantes de continuer.   Capsule: les retracements Fibonacci Les retracements Fibonacci sont un outil utilisé par plusieurs investisseurs boursiers. Cependant, pour les non-initiés, il peut sembler un peu absurde qu’une simple suite de chiffre présente dans la nature puisse servir d’indicateur lors d’une analyse technique. En revanche, comme dans plusieurs cas, cet outil tire son efficacité du phénomène de l’autoprophétie en bourse, dans le sens ou lorsqu’un élément est assumé comme étant fonctionnel et véridique par une grande quantité de personnes, il le devient. Commençons la démystification de cet indicateur par sa définition. Un retracement Fibonacci est un outil utilisé dans le domaine de l’analyse technique pour faire référence principalement à des zones de support ou de résistance. Tel que l’on peut voir ci-dessous pour le titre McDonald’s (NYSE :MCD), les niveaux de retracement de Fibonacci utilisent des lignes horizontales associées à un pourcentage pour indiquer les niveaux possibles de support et de résistance. D’un point de vue d’échelle, les niveaux de retracement de Fibonacci sont de 23,6%, 38,2%, 61,8% et 78,6%. Enfin, bien que n'étant pas officiellement un ratio appartenant à la suite de Fibonacci, 50% est également utilisé. [1] Pour les négociateurs actifs, les retracements Fibonacci peuvent servir à établir des ordres d’entrée en position, soit d’achat ou de vente à découvert, afin de déterminer les niveaux de pertes par un « stop loss » ou pour fixer des objectifs de prix. Si on prête attention à l’exemple de McDonald’s ci-haut, selon la théorie des retracements Fibonacci, une position de vente à découvert pourrait être initiée considérant qu’on peut voir que le niveau 23.6% est une forte zone de résistance. Le « stop loss » pourrait être placé juste au-dessus du niveau 23.6%, par exemple à 196.31$, avec un objectif de profit à 188.63$, soit juste au-dessus du prochain support. En somme, les niveaux de retracement de Fibonacci sont des prix statiques qui ne changent pas, contrairement aux moyennes mobiles. La nature statique de ces niveaux de prix permet une identification rapide et facile. Cela permet aux traders et aux investisseurs d'anticiper et de réagir avec prudence lorsque les niveaux de prix sont testés. Ces niveaux sont des points d'inflexion où un type d'action sur les prix est attendu, qu'il s'agisse d'un rejet ou d'une pause. D’ailleurs, les niveaux de Fibonacci sont valables sur tous types de produits, et même sur les indices boursiers. [1] Image provenant de TradingView   De bonnes nouvelles pour Boeing Le calvaire de l’avionneur Boeing (NYSE : BA), pourrait bientôt arriver à sa fin, alors que l’entreprise a annoncé lundi qu'elle prévoyait reprendre les livraisons de ses 737 Max immobilisés dès le mois prochain et que les compagnies aériennes pourraient être en mesure de reprendre le service commercial en janvier, ce qui ferait grimper le titre de 4.55%. Ainsi, tel que mentionné dans un ancien billet, l’entreprise américaine était dans l’eau chaude suite à la triste histoire du 737 MAX, impliquée dans 2 écrasements en mars dernier et occasionnant une interdiction de voler à ces appareils. On se rappelle que cette histoire s’était soldée par une importante perte de revenu se chiffrant à un flux de trésorerie net négatif de 2.9 milliards et une augmentation de la dette de plus de 70% entre le début du premier trimestre et la fin de ce trimestre, soit le 3e. Or, si on se souvient bien, d’un point de vue plus technique, les écrasements avaient été causés par une erreur de lecture d’un senseur qui a causé une erreur du système de stabilisation de l’appareil, le faisant plonger au sol. Pour corriger cela, Boeing aurait modifié le système pour inclure les données de deux capteurs et aurait modifié son logiciel dénommé MCAS. Du côté de la Federal Aviation Administration, on a réitéré lundi que les responsables du dossier à l’interne « n'ont pas fixé de délai pour l'achèvement des travaux » et que « la FAA suit un processus minutieux pour ramener le Boeing 737 Max en service aux passagers ». Enfin, l’élément qui a fait le plus réagir les investisseurs lundi est que la FAA a terminé le test du logiciel en simulateur, la première de cinq étapes requises pour remettre l’avion en service. En revanche, il ne faut pas oublier que Boeing doit encore tester avec des pilotes de ligne dans des simulateurs 737 Max afin d'évaluer l'incidence des alertes du poste de pilotage et d'autres facteurs sur la charge de travail du pilote. D’ailleurs, dans un rapport publié en septembre, le National Transportation Safety Board avait identifié le fait d’avoir sous-estimé l'impact de telles alertes sur les performances des pilotes comme étant une cause de l’écrasement. Ensuite, Boeing devra effectuer un vol de certification avec des pilotes responsables et les régulateurs doivent également approuver une nouvelle formation de pilote, que l'entreprise devra faire suivre en janvier. Finalement, même après que les avions seront pleinement autorisés à voler, les compagnies aériennes devront former les milliers de pilotes qui seront affectés aux 737 avant de prendre la direction du ciel, un processus qui peut prendre plus d’un mois. En somme, naturellement, les dirigeants des compagnies aériennes ont déclaré s'attendre à ce que Boeing les paye pour l'impact de l’interdiction de vol des avions. C’est pourquoi Boeing a déclaré qu'une compensation d’environ 4,9 milliards de dollars sera nécessaire pour indemniser les compagnies aériennes. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-11-08/repo-fragility-exacerbated-by-a-hot-new-corner-of-funding-market https://www.washingtonpost.com/business/the-repo-markets-a-mess-whats-the-repo-market/2019/09/28/e8fd43b2-e1d8-11e9-be7f-4cc85017c36f_story.html https://www.cnbc.com/2019/11/11/boeing-expects-to-resume-737-max-deliveries-in-december.html https://daytradercanada.com/billet-boursier-apercu/reglement-dans-le-dossier-des-opioides/ https://www.investopedia.com/terms/f/fibonacciretracement.asp https://www.investopedia.com/technical-analysis-4689657   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### Le S&P500 atteint un nouveau sommet! Le S&P500 atteint un nouveau sommet! Jeudi, le S&P500 atteignait un record de tous les temps, touchant les 3097 points en milieu de séance. Cette hausse, propulsée par les résultats financiers forts des deux dernières semaines, accompagnés de l’optimisme récent concernant un accord commercial entre les deux plus grandes économies du monde et d’un marché du travail solide, a apaisé les craintes d’un ralentissement de la croissance américaine. Ces hauts records surviennent alors que Wall Street, se rappelant toujours des événements de l’an dernier, tend à la hausse sans offrir des journées convaincantes. Tel que l’on peut voir dans le graphique du fond négocié en Bourse du S&P500, le BATS : SPY, si dessous, la semaine fut parsemée de petites chandelles, avec des volumes journaliers sous la moyenne mobile 50 périodes. Bien que le FNB n’est pas le S&P500 directement, il donne une bonne idée des transactions faites sur l’indice. Cela donne démontre une hésitation de Wall Street à continuer d’acheter massivement. De ce fait, la semaine prochaine sera décisive pour nos marchés. De plus, cette impressionnante hausse des marchés a eu d’autres impacts sur les marchés. En effet, avec la rumeur d’une entente avec la Chine, le retour des obligations 10 ans du trésor américain a bondi de 15 points de base à 1,96%, soit le plus grand bond depuis le changement de 20 points de base au lendemain de l'élection de Trump en 2016. Cette hausse a corrigé l’inversion de la courbe de rendement. L'écart entre le rendement à 10 ans et le rendement à 2 ans est maintenant de 0.25% en faveur des obligations 10 ans, ce qui est donc un retour à la normale. Il est important de noter que le retour des obligations sur 10 ans est en hausse de 50 points de base depuis le creux de 1,441% à son plus bas niveau en trois ans, qui a été atteint début septembre. La moitié de cette augmentation a eu lieu depuis le 1er octobre, début du quatrième trimestre. Du côté de l’or, une autre valeur refuge, elle chute à son plus bas niveau en trois mois, puisqu’elle est une valeur considérée comme opposée au dollar américain et aux obligations américaines, ou plus simplement dites « refuge ». En somme, ce retour à la normale des bons du trésor américain et la chute de l’or démontre que les investisseurs recommencent à avoir confiance en l’économie et replacent leurs capitaux dans le marché des actions, lentement mais sûrement.   Le bitcoin s’invite sur la Bourse de Toronto Bonne nouvelle pour les amateurs de cryptomonnaies, la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO) a autorisé 3iQ Corp, l'un des principaux gestionnaires de fonds d'investissement au Canada, à proposer le « Fonds Bitcoin » en tant qu'actif négociable à la Bourse de Toronto ainsi qu’à la Bourse de croissance TSX, plus tard au cours du trimestre. Ainsi, cette approbation des régulateurs permettra la création du premier fonds de bitcoin réglementé au monde coté sur une bourse majeure. L’arrivée de ce fond aura, dans un premier temps, un rôle important dans la démocratisation du produit, puisque cela permettra aux investisseurs individuels d’y accéder plus rapidement. Dans un second temps, bien que l’arrivée se fait sur le marché canadien, qui est plus restreint en termes d’accès et de capitaux que celui américain, cette acceptation de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO) ajoute de la pression sur la U.S. Securities and Exchange Commission, l’organisme gouvernemental américain qui régularise les valeurs mobilières, de réguler en faveur des cryptomonnaies. C’est dans cette optique que VanEck, l’entreprise à l'origine des efforts répétés visant à introduire le premier FNB Bitcoin sur le marché américain a décidé de participer également à l’élaboration du fond présenté par 3iQ.  C’est d’ailleurs Gemini Trust Company LLC, une compagnie américaine basée à New York, fournira des services de conservation pour la gestion des bitcoins du fonds. En somme, 3iQ travaillait en étroite collaboration avec la Direction des fonds d’investissement et des produits structurés de la CVMO afin de créer un fonds d’investissement permettant aux investisseurs individuels de participer à un fonds réglementé et coté en bourse. Il sera alors très intéressant de suivre l’évolution de ce projet, son accessibilité et l’impact qu’il aura sur les marchés.   Entrée en Bourse pour le plus gros producteur de pétrole au monde C’est confirmé, Saudi Aramco, le plus gros producteur de pétrole au monde, lancera sa première offre publique à l’épargne sur la Bourse de Riyad. Également connue comme la société d’État de l’Arabie Saoudite responsable des opérations pétrolières, Saudi Aramco est la première exportatrice mondiale de pétrole brut. L’an dernier, l’entreprise a dégagé un bénéfice s’élevant à 111 milliards de dollars, en faisant la compagnie la plus lucrative au monde. L'offre publique fait partie du plan du prince héritier saoudien Mohammed Bin Salman, visant à diminuer les investissements du pays dans le pétrole pour développer d'autres secteurs de l'économie. Or, le processus de l’introduction en bourse n’en a pas été un des plus faciles pour le royaume. En fait, le gouvernement saoudien avait initialement envisagé d’offrir 5% de la société sur des marchés internationaux tels que New York ou Londres, ainsi que Riyad en 2018 dans le cadre d'un plan d’action qui aurait permis de lever jusqu'à 100 milliards de dollars. Or, le projet a été mis de côté face aux inquiétudes suscitées par des complications juridiques aux États-Unis, ainsi que par des doutes quant à la valorisation de 2 000 milliards de dollars recherchée par le Prince Salman. Les analystes estiment que l’évaluation de l’entreprise ne dépasserait pas 1.5 billion de dollars. Avec une valorisation comme celle-ci, vendre seulement 1% de la société au bas de cette fourchette rapporterait 15 milliards de dollars, alors que vendre 2% au sommet pourrait générer 40 milliards de dollars, éclipsant le record de 25 milliards de dollars d'introduction en bourse d'Alibaba (BABA) en 2014. Maintenant, en tant qu’investissement, est-ce qu’il sera avantageux pour les investisseurs de confier leur capital à Aramco? Pour le moment, la réponse est oui, considérant qu’en 2018, elle était de loin la société la plus rentable au monde, enregistrant un bénéfice net de 111 milliards de dollars. Le total de cette année devrait être sensiblement inférieur en raison de la baisse des prix du pétrole et des problèmes de production (un bénéfice net prévisionnel apporté par la firme d’analyste Bernstein de 92,3 milliards de dollars pour 2019), mais la société restera certainement une machine à générer de l’argent grâce aux coûts de production extrêmement bas du secteur. De plus, dans un effort d’attirer les investisseurs, le producteur de pétrole a récemment déclaré que jusqu’en 2024, les investisseurs privés seraient payés sur la base d’un dividende de 75 milliards de dollars. Enfin, bien que vulnérable à l'environnement politique instable de la région, comme le montrent les attaques de septembre sur des installations clés à Abqaiq et à Khurais, l’entreprise resterait très intéressante du point de vue investissement. Il sera très intéressant de suivre l’évolution de cet appel public à l’épargne historique dans les prochaines semaines. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.newsbtc.com/2019/10/30/regulated-bitcoin-fund-coming-to-canada-following-battle-with-securities-commission/ https://www.fxstreet.com/cryptocurrencies/news/canada-gets-the-firs-regulated-bitcoin-fund-following-approval-201911010329 https://www.vaneck.com/row/?audience=retail&country=CA https://www.coindesk.com/canadian-fund-manager-to-list-bitcoin-fund-on-major-stock-exchange https://bitcoinist.com/bitcoin-miners-in-canada-uncover-green-energy-breakthrough/ https://www.cnbc.com/2019/11/06/market-looking-for-booster-of-good-news-on-trade-deal-even-where-and-when-the-deal-will-be-signed.html https://ca.finance.yahoo.com/news/stocks-asia-climb-aussie-gains-211930404.html https://www.cnn.com/2019/11/05/investing/dow-stock-market-record-today/index.html https://www.usatoday.com/story/money/2019/11/04/dow-jones-industrial-average-marches-toward-record-trade-optimism/4157323002/ https://www.cnbc.com/2019/11/07/us-treasury-yields-amid-focus-on-us-china-trade-developments.html https://seekingalpha.com/news/3516602-gold-slides-yields-rise-amid-trade-deal-hopes https://www.marketwatch.com/story/gold-prices-skid-lower-as-yields-climb-on-signs-of-progress-us-china-trade-talks-2019-11-07 https://seekingalpha.com/news/3516800-u-s-china-trade-progress-sparks-stocks-slams-treasurys https://www.cnbc.com/2019/11/07/bond-yields-are-surging-and-the-scary-recession-warning-everyone-was-talking-about-has-gone-away.html https://www.cnn.com/2019/11/03/investing/saudi-aramco-ipo/index.html https://www.nytimes.com/2019/11/04/business/energy-environment/saudi-aramco-ipo.html https://www.barrons.com/articles/saudi-aramco-ipo-oil-stocks-51573005119   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### Rumeur d’achat sur Fitbit : le titre explose de plus de 65% Rumeur d’achat sur Fitbit : le titre explose de plus de 65% C’est contre toute attente qu’Alphabet (NASDAQ : GOOG), la société mère de Google a annoncé avoir fait une offre d’achat à l’entreprise de montre sportive Fitbit (NYSE : FIT), propulsant le titre à la hausse de plus de 30%. Cette annonce fut une surprise pour tous, alors que plusieurs acteurs importants du milieu s’attendaient plutôt à ce que Amazon (NASDAQ : AMZN) fasse une offre, bien avant Google. Cependant, il ne faut pas penser que cette possible acquisition est saugrenue. En effet, si l’Acquisition venant a se compléter, Google deviendrait instantanément le deuxième acteur le plus important sur le marché de la montre intelligente derrière Apple (NASDAQ : AAPL), après avoir tenté pendant des années de promouvoir, sans succès, Wear OS. Ainsi, avant de s’intéresser à Fitbit, Google a travaillé avec d'autres entreprises sur des montres intelligentes fonctionnant sur son logiciel, mais le géant d’internet n'a pas encore su établir une présence marquante dans le secteur des montres intelligentes comme ses compétiteurs ont su le faire. De ce fait, après la sortie de la populaire gamme Pixel, l’ajout d’une montre intelligente à son portefeuille de produit serait totalement cohérent avec la direction que souhaite prendre l’entreprise. Enfin, du point de vue de l’acquisition en tant que telle, Google a annoncé vendredi offrir 2.1 milliards, soit 7.35$ par action pour l’entreprise. L’accord est prévu se régler en 2020, considérant que les deux entreprises devront passer à travers un long processus réglementaire et avoir l’accord des actionnaires. Il ne faut pas oublier qu’il est encore possible que d’autres offres soient déposées, ou que Google annule son offre sur Fitbit. Ainsi, il faudra rester prudent dans les prochains jours, voir semaines et mois, puisque des ententes comme celle-ci ne se concluent pas en quelques jours.   La Réserve fédérale lance les marchés vers des hauts records! Mercredi a eu lieu la très attendue rencontre de la Réserve fédérale américaine. Ainsi, à des hauts historiques, la question qui était sur toutes les lèvres était : est-ce que M.Powell sera en mesure de convaincre Wall Street et de propulser les marchés vers de nouveaux sommets? De ce fait, c’est avec beaucoup d’appréhension que Wall Street attendait mercredi la décision de la Réserve fédérale américaine de baisser ou de maintenir sa fourchette de taux directeurs, alors que l’outil de prévision de la direction des taux d’intérêt « FedWatch » annonçait une probabilité de 97.3% d’une coupe de 25 points de bases pour atteindre la fourchette de 150-175 points de bases, ou 1.5% à 1.75%. La prévision de l’outil de prévision fut exacte alors que le comité de la Réserve fédérale américaine a pris la décision d’en effet couper la fourchette de taux de 25 points de bases, ou 0.25%. De plus, il a d’ailleurs annoncé dans son discours, que malgré le fait qu'il reste peu de marge de manœuvre pour réduire encore les taux advenant une contraction soudaine de l'économie américaine, qu'il ne croyait pas que la réserve fédérale augmenterait les taux de sitôt. Il a d’ailleurs affirmé : « Nous aurions besoin de voir une hausse vraiment significative de l'inflation (...) avant d'envisager de relever les taux pour répondre aux préoccupations en matière d'inflation ». En revanche, les décideurs ont brossé un tableau plutôt positif de l’économie américaine dans leur déclaration, soulignant des « gains solides » et des dépenses des ménages à la hausse à un rythme soutenu, mais ont également noté que les investissements des entreprises et les exportations restaient faibles. M. Powell a aussi noté qu'un éventuel accord commercial entre les États-Unis et la Chine et des signes indiquant que le Royaume-Uni pourrait être en mesure d'orchestrer une sortie en douceur de l'Union européenne pourraient signifier que les risques sont moins graves et pourraient renforcer la confiance des entreprises. Alors, pour reprendre les paroles de M.Powell lors de la dernière rencontre en juillet dernier, son « ajustement de la politique monétaire à mi-cycle », basée sur des signes de ralentissement mondial, des tensions commerciales entre les États-Unis et plusieurs pays et une volonté de relancer une inflation trop basse, semblerait terminé. Du point de vue des marchés, le S&P500 ayant atteint un nouveau haut historique à 15h20, Wall Street semble avoir apprécié la décision de M. Powell ainsi que la justification de cette décision.   Scandale des e-cigarettes : les revenus nets d’Altria chutent Jeudi matin, Altria Group inc. (NYSE:MO), propriétaire de 35% du controversé cigarettier électronique JUUL, divulguait ses résultats financiers pour le troisième trimestre. Du même coup, il a dû révéler la valeur de son investissement dans JUUL. C’est sans grande surprise que le géant du tabac Altria a revu à la baisse la valeur de son investissement de 12,8 milliards de dollars dans JUUL de plus du tiers de celle-ci, enregistrant une charge avant impôts de 4,5 milliards de dollars sur ses résultats du troisième trimestre. Selon Altria, cette diminution est reliée aux plans de l’administration Trump à bannir du marcher les cigarettes électroniques aromatisées, ainsi que les interdictions de ventes de cigarettes électroniques dans certaines villes et États américains. Enfin, la révision de la valeur de l’investissement a eu pour effet de réduire le bénéfice net de la société d’environ 2,41 dollars par action. Altria a enregistré une perte de 2,6 milliards USD pour le trimestre, soit une perte de 1,39 USD par action, contre un bénéfice de 1,94 milliard USD, ou 1,03 USD par action, pour la même période l'année dernière. En revanche, il ne faut pas oublier que sur une base ajustée, ce qui signifie qu’elle élimine les charges ponctuelles telles que la dépréciation de JUUL, le bénéfice de la société pour le trimestre clos le 30 septembre est de 1,19 dollar par action, ce qui signifie qu’il a dépassé les estimations de Wall Street de 1,15 dollar par action. Or, cet ajustement ne semble pas avoir convaincu les investisseurs, alors que bien que le titre ait ouvert à la hausse, il a par la suite chuté de plus de -2.5% au cours de la journée. En somme, du point de vue de l’investisseur, on assiste ici à un cas typique de résultats financiers positifs qui lance le titre fortement à la baisse. Wall Street a estimé que la perte de 1.39$ par action occasionnée par JUUL n’est pas uniquement une perte « ponctuelle », mais représente une réelle perte pour l’entreprise qui pourrait jouer sur le futur de celle-ci. [1] Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/10/28/google-parent-alphabet-is-in-talks-to-buy-smartwatch-maker-fitbit-reuters-reports.html https://www.fool.com/investing/2019/10/28/google-has-made-an-offer-to-buy-fitbit.aspx https://www.cnbc.com/2019/10/30/fed-decision-interest-rates-cut.html https://www.cnn.com/2019/10/30/economy/federal-reserve-rate-decision-october/index.html https://www.cnbc.com/2019/10/30/powell-press-conference.html https://daytradercanada.com/billet-boursier-apercu/les-vieux-demons-de-wall-street-sont-de-retour-cette-semaine/ https://www.cnbc.com/2019/10/29/fed-expected-to-cut-rates-but-powell-discussion-could-rattle-markets.html https://www.cnbc.com/2019/10/30/general-electric-earnings-q3-2019.html https://www.cnbc.com/2019/10/30/market-outlook-thursday-apple-facebook-earnings-reaction-economic-data.html https://www.cnbc.com/2019/10/30/heres-what-every-major-wall-street-economist-thinks-the-federal-reserve-will-do-today.html https://www.cnbc.com/2019/10/31/altria-writes-down-juul-investment-by-4point5-billion.html https://www.cnn.com/2019/10/31/investing/altria-juul-writedown/index.html https://www.reuters.com/article/us-altria-group-results/altria-takes-4-5-billion-charge-as-juul-investment-sours-amid-vaping-backlash-idUSKBN1XA1NG [1] Graphique provenant de TradingView   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### Règlement dans le dossier des opioïdes Règlement dans le dossier des opioïdes Il était minuit moins une dans le dossier de la crise des opioïdes aux États-Unis. Lundi très tôt dans la nuit, quatre grandes entreprises pharmaceutiques, soit les distributeurs de médicaments AmerisourceBergen Corp (NYSE : ABC), Cardinal Health Inc (NYSE : CAH) et McKesson Corp (NYSE:MCK), ainsi que le fabricant de médicaments Teva Pharmaceutical Industries Ltd (NYSE:TEVA) ont accepté l’accord qui élimine la menace immédiate d’un procès qui devait commencer lundi à Cleveland. Pour se rafraîchir la mémoire, les pharmaceutiques ont été accusées d'avoir alimenté une crise nationale d’opioïdes aux États-Unis. Selon les données du gouvernement, occasionnant environ 400 000 décès par surdose entre 1997 et 2017. Du point de vue de l’investisseur actif, cette crise a occasionné beaucoup de mouvement au sein de ces titres. De ce fait, pour les investisseurs qui cherchent un certain « momentum », le règlement de ce genre de litige occasionne énormément de mouvement. Par exemple, dans le cas de McKesson Corp, ci-dessous, le bond vers le haut coïncide avec le 16 octobre, date où les discussions pour éviter un procès ont débuté. En somme, pour le moment, il s’agit seulement du premier procès à être évité, il reste encore beaucoup de négociation, alors ces titres seront à surveiller pour de possibles mouvements soudains dans les semaines à venir.   Boeing encore dans l’eau chaude Alors que l’avionneur Boeing (NYSE : BA) devait sortir ses résultats financiers cette semaine, un ancien squelette dans son placard est venu le hanter de nouveau. En effet, la triste histoire du 737 MAX, impliquant 2 écrasements en mars dernier a toujours un énorme impact sur l’entreprise : l’avion n’a toujours pas été approuvé à voler. Ainsi, alors que Boeing produit toujours 42 avions de la série 737 MAX par mois, ils ne peuvent pas les livrer, les privant alors d’importants revenus. D’ailleurs, selon les derniers résultats financiers sortis mercredi, cette importante perte de revenu se chiffre par un flux de trésorerie net négatif de 2.9 milliards et une augmentation de la dette de plus de 70% entre le début du premier trimestre et la fin de ce trimestre, soit le 3e. Or, pourquoi est ce que le titre qui chutait de -3.76% lundi sur l’annonce de sa rétrogradation du statut d’achat à neutre par UBS et Crédit Suisse, a-t-il monté de 1.04% mercredi à la sortie de ses résultats financiers? Tout d’abord, bien que les résultats financiers officiels aient été mauvais, avec un bénéfice par action de 1,45 USD par action contre 2,09 USD par action attendue et un chiffre d'affaires de 19,98 milliards de dollars contre 19,67 milliards de dollars attendus par les analystes interrogés par Refinitiv, Wall Street s’attendant visiblement à pire. De plus, la direction a voulu se faire rassurante en ce qui concerne l’approbation de la gamme 737 MAX. Selon le comité de direction de l’entreprise, l’avionneur s’attend à un retour du 737 MAX d’ici la fin de l’année. Or, de nombreuses compagnies aériennes se sont donné un petit coussin, alors qu’Air Canada et Southwest ont déjà annoncé publiquement qu’aucun 737 MAX ne sera à l’horaire avant février. En somme, bien que Boeing entrevoie le futur d’une façon positive, il ne faut pas sauter tout de suite aux conclusions. Tant et aussi longtemps que le 737 MAX ne sera pas opérationnel, et aura repris du service à temps complet, les revenues projetées par l’avionneur ne seront pas au rendez-vous. Aussi, l’entreprise a annoncé qu’elle allait ralentir sa production de 787 Dreamliner compte tenu de l’environnement commercial mondial actuel. Enfin, il reste encore plusieurs « mais » dans l’équation, alors, l’entreprise est toujours à considérer avec une certaine retenue.   Grosse baisse des résultats financiers cette semaine Alors que la semaine dernière, la saison des résultats financiers semblait partir du bon pied, cette semaine est venue assombrir le tableau. L’un d’entre eux, qui est souvent considéré comme le barème économique industriel américain, Caterpillar (NYSE : CAT) a présenté des résultats financiers catastrophiques à ses investisseurs. Le manufacturier de machinerie a annoncé 2,66 dollars par action, contre 2,88 dollars attendus, des revenus de 12,758 milliards de dollars contre les 13,572 milliards de dollars attendus par les analystes et a également abaissé ses prévisions de bénéfices pour l’année. Cela a lancé le titre à la baisse de -1.10%. Ainsi, le fabricant numéro un mondial de matériel d’exploitation minière et de machinerie a enregistré une première baisse de ses bénéfices trimestriels en près de trois ans. De plus, la société basée à Deerfield, dans l'Illinois, a déclaré que les ventes avaient chuté de -5,2% et que la demande resterait stable au quatrième trimestre. Naturellement, cette baisse a été attribuée à l’environnement commercial mondial actuel qui n’est pas favorable à la croissance du milieu industriel. Ensuite, il y a eu également McDonald ( NYSE : MCD), qui en a eu pour son rhume, alors que le titre est tombé de -5.04% après avoir déclaré des résultats financiers décevants, pour la première fois depuis 2 ans, avec 2,11 dollars par action contre 2,21 dollars par action attendue et des revenus de 5,4 milliards de dollars contre 5,5 milliards de dollars prévus. Alors que les ventes planétaires ont augmenté, c’est aux États-Unis que McDonald a eu du mal à développer ses activités. Les ventes nationales par magasin comparable ont augmenté de 4,8%, en baisse par rapport à la croissance de 5,7% enregistrée au dernier trimestre. Or, il y a eu une énorme surprise cette semaine. Tesla (NASDAQ : TSLA), l’entreprise du coloré Elon Musk, a déclaré des résultats spectaculaires avec un bénéfice ajusté par action de 1,86 $ contre des pertes prévues de 42 cents par action et des revenus de 6,3 milliards USD contre 6,33 milliards attendu. De plus, le président M. Musk a prévenu les actionnaires que la production est actuellement en avance sur le calendrier avec une nouvelle usine à Shanghai. Cela a occasionné une hausse de plus de 20% après les heures de marchés, créant un nouveau haut depuis février. En somme, tel que mentionné en début d’article, cette semaine n’a fait qu’assombrir le tableau. Cependant, il sera important de suivre les semaines à venir, puisqu’une continuation de mauvais résultats pourrait relancer les marchés à la baisse. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://seekingalpha.com/news/3508850-boeings-q3-worse-cost-cutting-culture-front-center https://seekingalpha.com/news/3508282-boeing-eps-misses-0_67-revenue-line https://www.cnbc.com/2019/10/23/boeing-set-to-report-earnings-before-the-bell-amid-737-max-crisis.html https://www.cnbc.com/2019/10/23/boeing-is-still-assuming-737-max-gets-regulatory-approval-and-returns-to-service-in-q4.html https://www.washingtonpost.com/business/when-will-boeing-737-max-fly-again-and-more-questions/2019/10/23/fc3ae61c-f5f8-11e9-b2d2-1f37c9d82dbb_story.html https://www.usatoday.com/story/news/nation/2019/10/23/when-will-boeing-737-max-fly-again-crashes/4069180002/ https://www.cbsnews.com/news/boeing-stock-price-up-earnings-down-ceo-says-grounded-737-max-will-return-to-flying-by-end-of-year/ https://www.cnbc.com/2019/10/23/earnings-season-has-reached-maximum-disorientation-jim-cramer-says.html https://www.cnbc.com/2019/10/21/falling-profit-margins-raise-some-alarm-it-can-be-a-precursor-to-layoffs-and-a-recession.html https://www.cnbc.com/2019/10/23/caterpillar-earnings-2point66-a-share-vs-2point88-eps-expected.html https://www.saltwire.com/business/reuters/futures-rise-as-better-earnings-ease-nerves-367471/ https://www.msn.com/en-us/money/markets/stocks-trade-mixed-on-busiest-day-of-earnings-season/ar-AAJ9A8x?li=BBnbfcN https://www.bnnbloomberg.ca/foreigners-are-so-over-canada-stocks-as-flows-dip-to-7-year-low-1.1336836 https://www.cnbc.com/2019/10/22/mcdonalds-mcd-earnings-q3-2019.html https://markets.businessinsider.com/news/stocks/mcdonalds-stock-price-slides-as-q3-earnings-sales-fall-short-2019-10-1028619973 https://www.cnbc.com/2019/10/23/caterpillar-earnings-2point66-a-share-vs-2point88-eps-expected.html https://www.cnbc.com/2019/10/23/tesla-tsla-earnings-q3-2019.html https://www.cnbc.com/2019/10/24/teslas-stock-is-surging-but-some-analysts-found-real-problems-with-its-earnings-report.html https://markets.businessinsider.com/news/stocks/mcdonalds-stock-price-slides-as-q3-earnings-sales-fall-short-2019-10-1028619973 https://www.cnbc.com/2019/10/22/mcdonalds-mcd-earnings-q3-2019.html https://seekingalpha.com/news/3507143-opioid-players-premarket-start-ohio-trial https://seekingalpha.com/news/3505955-drug-wholesalers-perk-talks-settle-opioid-suits-18b https://www.reuters.com/article/us-usa-opioids-litigation/drug-firms-avert-landmark-opioid-trial-as-talks-on-48-billion-settlement-set-to-resume-idUSKBN1X0156   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### Nouvelles plateformes transactionnelles sans commission: où est l’arnaque? Nouvelles plateformes transactionnelles sans commission: où est l’arnaque? Depuis l’annonce de la mise en place de plateformes transactionnelles libre de commissions, de nombreux clients et lecteurs m’ont demandé : où est l’arnaque? Comment les entreprises vont faire pour arriver? Puisque, comme vous le savez, il n’existe rien de réellement gratuit en ce bas monde, ces deux questions sont totalement légitimes. Tout d’abord, il ne faut pas oublier que ce ne sont que les commissions qui sont enlevées dans la majorité des cas. Ainsi, les frais pour conversion de devises, les frais administratifs de maintien de compte annuel, les frais de dépôts et retraits, les frais de marge sont conservés. Enfin, de nombreuses institutions offrent également des « fonds maison » sur lesquels ils génèrent des commissions. Or, certaines stratégies pour générer du revenu de ces services sont méconnues du grand public. En effet, les institutions financières sont maintenant plus créatives que dans le passé, alors qu’elles réussissent maintenant à générer une fortune grâce aux encaisses non utilisées des comptes de leurs clients. En effet, elles peuvent l'utiliser pour, entre autres, le prêter à quelqu’un d’autre via son compte sur marge, ce qui rapporte de bons intérêts. Aussi après avoir prêté votre encaisse, les institutions financières s’en prennent à vos titres en portefeuille en les louant aux vendeurs à découvert, dégageant d’autres frais à ces derniers, et créant une source de revenu additionnel du même coup. Finalement, une manière quelque peu controversée de générer des revenus lorsqu’aucune commission n’est dégagée de chaque transaction est appelée est français la « rémunération pour acheminer les ordres des clients à un teneur de marché donnée » ou en anglais « payment for order flow ». Ce système de rémunération consiste simplement à recueillir des redevances sur chaque ordre « vendu » à un mainteneur de marché quelconque. Or, la raison pour laquelle cette manière de faire est controversée, est qu’elle retire de la liquidité sur les marchés, donc augmente l’écart entre le cours acheteur et vendeur. Cette augmentation du cours acheteur et vendeur défavorise l’investisseur, puisqu’il se trouve à payer plus cher pour le même produit financier qu’il transige. Finalement, cette augmentation du cours acheteur et vendeur favorise énormément les mainteneurs de marchés, puisqu’ils tirent en partie leur rémunération de cet écart. En somme, cette technique n’est pas utilisée par tous les courtiers. Certains, tels que Robinhood, l’utilisent ouvertement, alors qu’Interactive Brokers se fait un honneur de ne jamais utiliser cette méthode dans le but de toujours offrir le meilleur prix à ses clients. En somme, il ne faut jamais oublier qu’à partir du moment où vous ne payez plus pour un produit, vous devenez le produit. Dans le cas ici, à travers le prêt de votre encaisse, de vos actions pour la vente à découvert et par les redevances amenées par les « payment for order flow ».   Certains supporteurs de Libra quittent le bateau C’est en juin dernier que Facebook (NASDAQ : FB) annonçait, supporté de 28 contributeurs, adhérents et supporteurs qu’elle prévoyait lancer sa propre cryptomonnaie dans les mois à suivre. Cependant, ces projections devront être revues. Ainsi, nous apprenions la semaine dernière que certains gros joueurs, tels que Visa, MasterCard, Stripe, eBay et PayPal avaient quittés l’équipe. Cela voit donc le nombre d’appuis au projet réduit à 21. Parmi ces 21 membres, nous pouvons compter sur des entreprises connues comme Uber(NYSE : UBER) , Lyft (NASDAQ : LYFT) , Spotify (NYSE : SPOT). Cependant, avec le retrait de PayPal (NASDAQ : PYPL), Visa (NYSE : V) , Stripe,  et MasterCard (NYSE : MA), le seul fournisseur de paiement maintenant impliqué est PayU, une fintech des Pays-Bas qui fournit une technologie de paiement aux marchands en ligne. D’un point de vue plus positif, lundi, les 21 membres restants se sont réunis à Genève en Suisse pour signer la charte de l'association Libra, qui régira la cryptomonnaie. Le conseil d’administration se composera de cinq personnes, dont David Marcus, responsable du projet pour Facebook, et de représentants d’Andreessen Horowitz, de PayU, de Kiva Microfunds et de Xapo Holdings. Cette réunion était d’une importance capitale, alors que le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, s’adressera aux législateurs américains la semaine prochaine pour défendre le projet lors d’une audition devant le comité des services financiers de la Chambre des représentants des États-Unis. Le ton se veut déjà restrictif, alors que plusieurs membres du comité des services financiers ont demandé à Facebook de reporter ses plans jusqu'à la mise en place de mécanismes de réglementation appropriés. Cette audition sera à suivre attentivement pour les passionnés de cryptomonnaies, particulièrement puisque le soutien américain est essentiel à la réussite du projet. En effet, certains pays, dont la France et l’Allemagne ont déjà annoncé qu’ils prévoyaient bloquer le projet. D’ailleurs, l’équipe de DTC en discutera assurément à travers sa salle de négociation en direct! L’autre côté de l’océan, en Chine, les choses vont bien du côté de la création de leur cryptomonnaie basée sur le Yuan. D’ailleurs, les choses vont tellement bien, que, selon  Messieurs Mark Mahaney et Zachary Schwartzman, deux analystes de RBC, «Si les régulateurs américains rejettent finalement le Libra et décident de ne pas créer et modifier la réglementation pour encourager l’innovation « Crypto » aux États-Unis, la [monnaie nationale de la banque centrale] en Chine pourrait occuper une position stratégique pour devenir la monnaie numérique mondiale des économies émergentes, principalement via Alipay, WeChat, UnionPay et d’autres applications de messagerie et de paiement chinoises ». En somme, il sera intéressant de suivre le déroulement de ces auditions, et, dans le cas où l’argument de la Chine serait mentionné, si le coloré Président américain pourrait s’en mêler!   Lancement des résultats financiers cette semaine Le début de la semaine s’est soldé par une importante hausse, alors que le début de la saison des résultats financiers a débuté en force. Ainsi, d’importants joueurs, tels que la banque JP Morgan Chase (NYSE : JPM), United Health (NYSE : UNH) et Johnson & Johnson (NYSE : JNJ) ont tous excédé les attentes des analystes, diminuant du même coup les inquiétudes concernant l’impact de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Or, mercredi, une donnée économique négative est venue brouiller les cartes. Ainsi, les ventes au détail américaines ont chuté pour la première fois en sept mois, faisant craindre qu’un ralentissement du secteur manufacturier américain ne commence à se répercuter sur le secteur de la consommation de l’économie. De ce fait, plutôt que d’augmenter de 0,3% sur un mois comme prévu, ils se sont en réalité contractés de 0,3%, le rapport mettant en relief une faiblesse de la consommation généralisée. Enfin, seules cinq des 13 principales catégories figurant dans le rapport ont connu une augmentation, à savoir les meubles, la santé, les vêtements, les articles divers et les boissons. Les véhicules automobiles / pièces automobiles ont chuté de 0,9%, les ventes des stations-service ont chuté de 0,7%, les matériaux de construction ont chuté de 1% et les ventes des grands magasins ont chuté de 1,4%. Cette nouvelle a créé une pause de la hausse qui s’est lancée mardi matin, le S&P500 en baisse de -0.16%. Jeudi, bien que la journée semblât bien partie, le secteur des technologies a mis fin à la fête. En effet, après un bond vers le haut de 6.36% Netflix (NASDAQ : NFLX), la compagnie a perdu plus de la moitié de son élan, terminant la journée autour de 3%. Même scénario pour la banque Morgan Stanley (NYSE : MS), qui était en hausse de 3.69% à l’ouverture, pour finir la journée avec seulement 2% de hausse. Le reste des marchés étant généralement au repos, la journée s’est conclue dans le calme, les indices au neutre. En somme, dans l’ensemble, la saison des résultats des entreprises est bien partie. Selon FactSet, plus de 76% des entreprises faisant partie du S&P 500 ayant publié des rapports ont dépassé les attentes de leurs analystes en matière de bénéfices. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/10/17/stock-market-economic-data-trade-war-fears-in-focus-on-wall-street.html https://think.ing.com/snaps/us-consumer-slowdown-fears-spread/ https://www.cnbc.com/2019/10/16/us-retail-sales-september-2019.html https://www.cnbc.com/2019/10/15/earnings-season-gets-off-to-a-great-start-with-only-two-misses.html https://www.investopedia.com/schwab-cuts-base-commissions-to-zero-4772028 https://www.investopedia.com/the-race-to-zero-speeds-up-4771447 https://www.marketwatch.com/story/fidelity-cuts-fees-to-0-as-it-jumps-on-zero-commission-bandwagon-2019-10-10 https://daytradercanada.com/billet-boursier-apercu/la-fin-des-commissions-dans-le-monde-du-courtage-en-ligne/ https://www.reuters.com/article/us-usa-banks-results-idUSKBN1WU2BI?utm_campaign=trueAnthem%3A+Trending+Content&utm_content=5da60a7d594d1700014c6967&utm_medium=trueAnthem&utm_source=facebook&fbclid=IwAR1dXm67phI4tppc_L-TnM0Jrib3p7exvJTEkqF87lEkgw7Yu8mo6zaqoe0   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### Le vapotage encore sous la loupe cette semaine Le vapotage encore sous la loupe cette semaine Lundi, une étude produite par l’université de New York, annonçait, à la surprise générale, que, basée sur des observations faites sur des souris, la cigarette électronique à la nicotine pouvait causer le cancer. Ainsi, un autre coup dur est porté aux entreprises du secteur du tabac qui sont grandement exposées dans le secteur des « e-cigarettes ». C’est le cas de British American Tobacco (NYSE : BTI), qui a confirmé en septembre qu’elle espérait générer 5 milliards de livres sterling de revenus d’ici 2024 avec les cigarettes électroniques. De cette façon, il est logique que ce titre soit grandement touché par crise qui règne dans le secteur du vapotage. Tel que démontré dans le graphique ci-dessous, le titre a fortement été malmené depuis le début du mois, il est en baisse de plus de 6%. Or, on pourrait assister à un rebond en jours, puisqu’il est fortement survendu et sur un fort support. [1] Ensuite, un autre titre fortement atteint est Altria (NYSE : MO). Or, l’entreprise s’en ai relativement bien sorti les derniers temps, alors que l’entreprise est en hausse de 5.89% ce mois-ci. En revanche, tel que présenté dans le graphique ci-dessous, le titre est fortement suracheté en jours et vient d’atteindre une importante zone de résistance. De ce fait, il pourrait s’agir d’un bon candidat à la vente à découvert, considérant que, je vous le rappelle, l’entreprise a une participation de 35% dans le controversé fabricant de cigarettes électroniques JUUL. [2]   En somme, ces deux titres sont toujours des titres à surveiller, considérant que l’instabilité règne toujours dans le secteur. [1] TradingView [2] TradingView   Dur retour à la réalité pour HEXO Corp Hexo Corp (NYSE : HEXO), la populaire entreprise productrice de cannabis québécoise vie une période difficile. Après avoir perdu son directeur financier vendredi dernier, l’entreprise annonçait jeudi matin des résultats financiers plus que décevants. Ainsi, le titre a chuté de plus de 20%. (Tel que présenté dans le graphique ci-dessous). [3] En effet, l’entreprise s’attend maintenant à un chiffre d’affaires pour le quatrième trimestre de 14,5 millions à 16,5 millions de dollars canadiens, en deçà du consensus de 24,8 millions de dollars des analystes. Cela représente une baisse de près de 50%. De plus, dans un communiqué suivant la sortie de la nouvelle, le président directeur général, Sébastien St-Louis a affirmé que « Les revenus pour le quatrième trimestre sont en dessous de nos attentes, principalement en raison du taux de vente des produits lequel s’est avéré plus faible que prévu ». Aussi, il a ajouté que, « Bien que nous soyons déçus de ces résultats, nous mettons en œuvre des changements importants à notre stratégie de ventes et d’opérations afin de générer des résultats futurs. Au cours du dernier trimestre, nous avons commencé à redéfinir nos opérations afin de nous concentrer sur les souches les plus vendues. En plus, nous avons lancé une nouvelle stratégie de ventes visant une amélioration importante du rendement. » Du point de vue du négociant actif, une chute de titre si importante est principalement due au fait que généralement, lors de situation où les entreprises revoient à la baisse leurs prévisions, après avoir affirmé de façon confiante de très bon chiffre, Wall Street n’est pas très permissive. Cette situation est valable, particulièrement dans le cas de titre dit « spéculatif » comme les titres de l’industrie du cannabis, plusieurs investisseurs s’attendent à une croissance très importante considérant le risque de détenir ce genre de titre, alors, lorsqu’une nouvelle de ce type sort, plusieurs vendent leur position alors que le risque qu’ils prennent devient non justifié. De plus, il sera très important de surveiller attentivement les autres producteurs de cannabis canadiens tels que Canopy Growth (TSX :WEED / NYSE : CGC), Aurora Cannabis (NYSE/TSX : ACB), Aphria (NYSE/TSX : APHA), puisque selon M. St-Louis, les causes principales de la révision de leur résultat sont causées par « l’ouverture plus lente que prévu de magasins, le retard de la date d’approbation gouvernementale des produits dérivés du cannabis et les signes précoces des pressions sur les prix. ». [1] TradingView   Wall Street perplexe en la résolution des tarifs cette semaine Malgré un début de hausse à l’horizon cette semaine, je ne crois pas que nous devrions nous enthousiasmer pour autant. En effet, la semaine s’est soldée par une hausse du S&P500, alors que Wall Street attendait patiemment le commencement des discussions entre la Chine et les États-Unis en ce qui a trait aux tarifs jeudi et vendredi. Or, il ne faut pas sauter aux conclusions trop vite, puisque mercredi soir, la Chine a annoncé la possibilité de quitter les États-Unis plus tôt que prévu, soit jeudi soir à la place de vendredi si jamais les discussions ne menaient à rien. Ce départ anticipé serait causé par la question des transferts de technologie forcés, que la Chine refuse de mettre sur la table. En revanche du côté de la Maison-Blanche, on annonce qu’aucun départ anticipé n’est prévu, et qu’ils ne sont même pas au fait du désir de la Chine de quitter en avance la table de négociation. Bref, comme d’habitude, la confusion règne dans ce dossier. Ainsi, il faudra être prudent ce weekend, puisqu’une annonce du locataire de la maison blanche pourrait faire basculer les marchés du tout au tout. Actuellement, les principaux enjeux sous la loupe lors de ces négociations sont non seulement les tarifs douaniers, mais également la dévaluation constante de la monnaie chinoise, par les autorités chinoise, l’interdiction mise sur Huawei à entrer aux États-Unis et finalement, la plus récente mesure punitive imposée par les États-Unis, soit la liste noire de 28 entreprises chinoises cette semaine, en raison de violations présumées des droits de l’homme contre les minorités musulmanes dans la région extrême occidentale de la Chine, le Xinjiang. En somme, il ne faut pas oublier la mise en application des tarifs douaniers contre l’Europe la semaine prochaine, qui pourrait également avoir un impact considérable sur les marchés, si jamais M. Trump en ajoutait ou les retirerait. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/10/10/cdc-says-more-than-two-dozen-dead-from-vaping-illness-as-outbreak-spreads.html https://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/le-producteur-de-cannabis-hexo-abaisse-ses-previsions-l-action-degringole/613393 https://www.bnnbloomberg.ca/hexo-warns-on-revenue-and-abandons-2020-outlook-amid-pot-market-uncertainty-1.1329534 https://www.marketwatch.com/story/hexos-stock-plunges-after-revenue-warning-2020-outlook-withdrawn-2019-10-10?siteid=rss&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A%20marketwatch%2Fmarketpulse%20(MarketWatch.com%20-%20MarketPulse)&utm_content=Google%20Feedfetcher https://seekingalpha.com/news/3504959-hexo-21-percent-premarket-soft-preliminary-revenue-withdrawal-2020-outlook https://seekingalpha.com/news/3504089-hexo-cfo-resigns https://seekingalpha.com/article/4295301-altria-debt-burden https://seekingalpha.com/news/3504812-fitch-warns-tobacco-growth https://seekingalpha.com/news/3504058-fda-strengthens-warning-vaping-thc-products https://seekingalpha.com/news/3504308-study-ties-vaping-cancer-mice https://www.cnbc.com/2019/10/09/low-expectations-for-trade-talks-if-youre-looking-for-good-news-they-didnt-cancel-the-trip.html https://www.cnbc.com/2019/10/10/its-been-a-crazy-12-hours-for-us-china-trade-news-heres-what-we-know.html https://www.cnbc.com/2019/10/09/us-futures-drop-after-chinese-media-reports-that-us-and-china-have-made-no-progress-in-trade-talks.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### La fin des commissions dans le monde du courtage en ligne? La fin des commissions dans le monde du courtage en ligne? Le futur s’annonce florissant pour les négociateurs actifs! Après avoir annoncé jeudi dernier qu’elle offrait maintenant une plateforme sans commission, sous le nom de IBKR Lite, l’entreprise de courtage, Interactive Brokers (ARCA : IBKR) a créé une commotion dans le milieu. En effet, IBKR Lite aura zéro commission sur les actions et les FNB américains, pas de minimum de compte, pas de frais d’inactivité, de frais de données de marché, et plus. Ce nouveau produit a été déployé dans le but « d'attirer un public plus large et éliminer tout obstacle à l'ouverture d'un compte IBKR » a déclaré Thomas Peterffy, président et directeur général d'Interactive Brokers, dans un communiqué. Voici un tableau explicatif entre IBKR Lite et IBKR Pro : [1] Du côté de ses compétiteurs principaux, ils ont tous répondu à l’attaque d’Interactive Brokers en annonçant qu’ils allaient offrir un produit similaire. De ce fait, cette décision d’E-Trade (NASDAQ : ETFC), Charles Schwab (NYSE : SCHW) et TD Ameritrade (NASDAQ : AMTD) était quelque peu obligatoire, considérant que depuis l’annonce d’Interactive Brokers, leurs titres ont été mis à rude épreuve en Bourse, particulièrement TD Ameritrade qui a subi une baisse de plus de 30% depuis l’annonce. Cette baisse considérable est attribuable au fait que près du tiers des revenus de TD Ameritrade provient des commissions, alors que les revenues de commissions ne représentent que 7 % du chiffre d’affaires de Schwab, selon l’analyste de Morningstar, Michael Wong. En somme, les grands gagnants seront les consommateurs, soit les négociants actifs. Pour le moment, cette offre ne s’applique uniquement qu’aux États-Unis. Néanmoins, il ne serait pas surprenant de voir ce phénomène gagner le Canada assez rapidement, alors qu’Interactive Brokers est déjà bien installé au sein du marché canadien et cherche vraisemblablement s’attaquer de façon assez agressive aux investisseurs plus passifs. [1]https://www.interactivebrokers.com/en/index.php?f=45196   De mauvaises données économiques font chuter le Dow Jones de plus de 800 points Cette semaine, le « ISM manufacturing index » a présenté des chiffres inquiétants, qui ont fait des vagues jusque dans les principaux indices. Il s’agit d’un rapport économique très surveillé, qui est publié mensuellement, le premier jour ouvrable après la fin du mois, de l’activité économique américaine. L'indice est souvent appelé indice PMI ou « Purchasing Manager's Index ». Cet indicateur est basé sur une enquête réalisée par l'Institut pour la gestion des approvisionnements (ISM) auprès de directeurs des achats de plus de 300 entreprises manufacturières. De ce fait, l'indice suit l'évolution de la production d'un mois à l'autre. L'indice est au cœur du rapport de fabrication ISM. D’un point de vue quantitatif, un indice PMI supérieur à 50 indique une expansion du secteur manufacturier par rapport au mois précédent, une lecture de 50 n'indique aucun changement, alors qu’une lecture inférieure à 50 suggère une contraction du secteur manufacturier. Tel que présenté dans le graphique ci-dessous, bien que les données du PMI ne cessaient de diminuer depuis la fin 2018 et que les derniers chiffres du ISM furent au déca de 50, il s’agit lundi de la confirmation qu’il y a un ralentissement industriel aux États-Unis. De plus, l’importante réaction des marchés est également basée sur le fait qu’il y a une importante divergence entre les attentes et les résultats annoncés. Cependant, il est important de ne pas paniquer tout de suite. Lors de la dernière crise économique, la chute drastique du PMI a commencé lorsque celui-ci a atteint 43.5 en octobre 2008. Nous n’en sommes pas encore rendus là, mais le recul continu connu dans la dernière année n’augure rien de bon. Cette nouvelle a fait chuter le S&P500 de -1.23% mardi. Par la suite, mercredi, une seconde donnée économique importante a été diffusée. En effet, l’« ADP Non-Farm Employment Change » est un rapport mensuel sur les niveaux d’emploi privé non agricole aux États-Unis, rendu public le premier mercredi de chaque mois. Cet indicateur est particulièrement important puisqu’il donne généralement le pas pour le « Non-Farm payroll » qui sort le vendredi suivant (pour en savoir plus sur le Non-Farm Payroll, simplement lire ce Billet Boursier). Ainsi, bien que les chiffres sortis aient été plus hauts que prévu (195k nouveaux emplois versus 148k attendus), ce qui retenu l’attention est le fait que les données de mercredi ont ramené la moyenne mensuelle de création d’emploi pour 2019 à 145 000 emplois, contre 214 000 il y a un an. Cette baisse a été interprétée par Wall Street comme un ralentissement de l’embauche, ce qui présente un ralentissement du marché de l’emploi, qui est un marché de base pour une économie. La sortie de cette donnée a fait reculer le S&P500 de -1.79% mercredi. Puisque jamais deux sans trois, une autre donnée économique a fait souffrir les marchés jeudi. Le « ISM Non-Manufacturing PMI », soit le PMI, mais pour l’industrie des services. Encore une fois, les données annoncées sont en déca des attentes avec 52,6, comparé aux 55,3 attendus. Selon les responsables de l'ISM, la faiblesse générale résultait des craintes concernant les tarifs commerciaux, les ressources en main-d'œuvre et l'orientation générale de l'économie. Bien que nous n’ayons pas atteint le 49.9 qui aurait annoncé une compression du secteur des services, une donnée en déca de près de 3 points des attentes est très importante. De plus, bien que cette nouvelle ne soit que très peu médiatisée, elle est d’une importance fondamentale aujourd’hui. En effet, tel que présenté dans le graphique ci-dessous, l’économie américaine en 2019, en est une de service beaucoup plus qu’une manufacturière. Ainsi, une faiblesse de l’industrie du service pourrait jouer un rôle majeur dans le cas d’une récession. En somme, une dernière donnée sera à surveiller vendredi et il s’agit du « non-farm payroll ». Un rapport de la masse salariale des emplois non agricoles en baisse, ou en dessous des attentes pourrait sceller le cas des marchés pour la semaine prochaine et nous offrir une autre semaine à la baisse.   Les tarifs arrivent maintenant en Europe! Avec la sortie de données économiques négatives cette semaine, une importante nouvelle est tombée quelque peu sous le radar. Mercredi, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a donné son accord à une demande américaine visant à imposer des droits de douane sur de la marchandise européenne d’une valeur de 7,5 milliards de dollars. Essentiellement, cela signifie un nouveau front sur lequel l’administration Trump lancera une guerre commerciale. Les mesures qui sont prévues pour être mises en place le 18 octobre sont : 10% de tarifs douaniers sur les aéronefs en provenance de France, d'Allemagne, d'Espagne ou du Royaume-Uni. Cette mesure vise directement Airbus, le compétiteur direct à Boeing, un avionneur américain. 25% de tarifs sur les whiskies irlandais et écossais, les vêtements et couvertures provenant du Royaume-Uni. 25% sur le café et certains outils et machines en provenance d'Allemagne 25% sur divers fromages, l'huile d'olive et la viande congelée originaires d'Allemagne, d'Espagne et du Royaume-Uni. 25% sur certains produits du porc, beurre et yaourt de plusieurs pays européens. En réaction à cela, Cecilia Malmström, la représentante de l’Europe au sein de l’organisation mondiale du commerce a annoncé que « Si les États-Unis décident d’imposer les contre-mesures autorisées par l’OMC, cela poussera l’UE dans une situation dans laquelle nous n’aurons pas d’autre choix que de faire de même »[1]. D’ailleurs, du point de vue du négociateur actif, si les États-Unis décidaient d’aller de l’avant avec ces tarifs, les titres des avionneurs américains et français, soit Boeing (NYSE : BA) et Airbus (EURONEXT :AIR) pourrait bouger de façon importante, soit à la hausse pour Boeing et à la baisse pour Airbus. Il pourrait alors être pertinent de surveiller Boeing en particulier, qui pourrait également avoir un rebond à partir de sa moyenne mobile simple 200 périodes. En somme, cette nouvelle guerre de tarifs à venir ne représente rien de bon sur les marchés boursiers. Il sera alors très intéressant de suivre l’évolution de ce dossier, puisque comme on sait bien, M. Trump est bien connu pour changer d’idée assez rapidement! [1] Traduction libre Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/10/02/the-end-of-commissions-for-stock-trading-is-near-as-td-ameritrade-cuts-to-zero-matching-schwab.html?__source=sharebar|twitter&par=sharebar https://www.cnbc.com/2019/10/02/e-trade-drops-commissions-on-trades-joining-schwab-td-ameritrade-in-brokerage-fee-war.html https://www.cnbc.com/video/2019/10/02/us-government-to-impose-tariffs-on-eu-aircraft-and-agricultural-products.html https://www.cnbc.com/2019/10/02/wto-rules-in-favor-of-us-in-aircraft-subsidies-dispute.html https://www.cnbc.com/2019/10/02/us-to-impose-tariffs-on-eu-products-after-wto-victory.html https://seekingalpha.com/article/4294398-u-s-economic-outlook-feel-free-panic https://www.cnbc.com/2019/09/26/interactive-brokers-unveils-service-offering-commission-free-trades.html https://www.cnbc.com/2019/10/01/charles-schwab-is-eliminating-online-commissions-for-trading-in-us-stocks-and-etfs.html https://www.cnbc.com/2019/10/01/dow-futures-us-china-trade-wto-wall-street.html https://www.cnbc.com/2019/10/01/trump-targets-pathetic-fed-after-worst-manufacturing-reading-in-a-decade.html https://www.cnbc.com/2019/10/01/us-manufacturing-economy-contracts-to-worst-level-in-a-decade.html https://www.lapresse.ca/affaires/marches/201910/02/01-5243839-zero-commission-a-la-bourse-.php https://www.instituteforsupplymanagement.org/ISMReport/MfgROB.cfm?SSO=1 https://www.cnn.com/2019/10/01/economy/ism-manufacturing/index.html https://tradingeconomics.com/united-states/business-confidence https://apps.bea.gov/iTable/iTable.cfm?reqid=147&step=2&isuri=1   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### La Guerre aux cigarettes électroniques est lancée La Guerre aux cigarettes électroniques est lancée Les fabricants de cigarettes électroniques aux États-Unis sont actuellement au centre de l’attention des médias, à la suite du décès de 8 utilisateurs de ces fameuses « vapoteuses » en territoires américains, décès accompagnés de 530 cas de maladies liés à l’utilisation de ce qui se voulait autrefois une alternative à la cigarette conventionnelle. De nombreuses entreprises américaines ne se sont pas gênées pour pointer du doigt les fabricants de ces « vapoteuses », allant même jusqu’à cesser de les vendre dans leurs commerces. Certains états, par exemple le Massachusetts, ont même décidé de bannir totalement ces produits, en attendant que la lumière soit faite sur leurs véritables effets sur la santé des utilisateurs. L’élément déclencheur de cette crise fut la découverte par une équipe de médecins américains d’une nouvelle maladie reliés aux cigarettes électroniques, qui présente un grand nombre de similitudes avec des pathologies découlant de la consommation abusive de THC liquide, la substance active contenue dans le cannabis. Suite à cette découverte, plusieurs villes et états on prit la décision de bannir la vente de cigarettes électroniques contenant des saveurs. C’est lorsque les autorités sanitaires américaines se sont mises à déclarer des cas de plus en plus nombreux de cette maladie que des entreprises, comme Walmart (NYSE : WMT), on prit la décision de complètement suspendre la vente des cigarettes électroniques dans leurs magasins, notamment les produits de la populaire marque JUUL. C’est lorsque le nombre de victimes de cette mystérieuse condition s’est mis à prendre des proportions faramineuses que l’état du Massachusetts prit la décision de bannir complètement la vente de cigarettes électroniques pour une période de quatre mois, le temps que les autorités médicales et sanitaires puissent identifier la source et comprendre l’ampleur du phénomène. D’un point de vue boursier, cette série d’évènements a eu beaucoup de répercussions pour les cigarettiers, particulièrement chez ceux ayant des projets concernant les très populaires « vapoteuses ». L’un des plus touchés parmi ces fabricants est le cigarettier Altria (NYSE : MO), qui détient 35% du populaire producteur de cigarettes électroniques JUUL. Le prix de son titre a glissé de plus de 7.60% depuis le début du mois de septembre. Du côté de Philippe Morris (NYSE : PM), un autre gros cigarettier américain, qui avait d’ailleurs amorcé des pourparlers en vue d’une fusion avec Altria, a également connu une baisse de 1.53% avant d’annoncer que les discussions entre les deux géants de la cigarette avaient pris fin, annonce qui a fait grimper le cours de Philippe Morris de 5.20% en une journée. Cependant, tout n’est pas joué pour ces deux entreprises, qui demeurent des titres à surveiller si jamais vous désirez profiter de l’instabilité et de la polémique alentour des « vapoteuses » !   Des menaces de destitution font tomber les marchés Cette semaine, le sujet chaud sur Wall Street est la possible destitution de M. Trump. En effet, à la suite d’une discussion entre le président de l’Ukraine, M. Volodymyr Zelensky et M.Trump, où le président américain a demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur son rival Joe Biden, le parti démocrate a lancé une procédure de destitution. D’un point de vue objectif, puisque ce processus en est un long et complexe, il y a peu de chance qu’il aboutisse avant les élections. Or, cela créer de l’incertitude, ce qui fait bien souvent peur aux marchés boursiers, tel qu’on a pu voir dans la dernière année. De plus, tel que démontré ci-dessous sur le graphique du S&P500, nous sommes actuellement encore supportés par la moyenne mobile exponentielle 50 périodes (ligne mauve), donc pour le moment, rien n’indique une baisse rapide imminente. Cependant, le comportement du principal indice américain sera à surveiller. En outre, il est possible de comparer la situation actuelle à des évènements du passé. Par exemple, dans le cas du Président Bill Clinton, le 8 octobre 1998, le S&P500 avait terminé la journée en baisse de 1,2% à la suite du vote de la Chambre en faveur de l'ouverture d'une procédure de destitution. En revanche, au moment de l'acquittement de Clinton par le Sénat en février 1999, l'indice était en hausse de 28% pour l’année. Ensuite, dans le cas du Président Nixon, le 6 février 1974, le S&P500 a chuté d’environ 30% entre le début du processus et sa démission. Cependant, d'autres éléments importants étaient présents, notamment une récession à la suite du choc pétrolier de la fin de 1973. En somme, on peut retenir de ces deux cas que, bien que M. Trump affirme que les marchés chuteront de façon importante s’il est démis de ses fonctions, il est en réalité impossible de l’affirmer avec certitude. Or, il est indéniable que l’incertitude n’est jamais vue de façon positive par Wall Street.   Les triangles : un outil d’analyse multidisciplinaire La technique détaillée aujourd’hui s’applique autant au SwingTrading qu’au Daytrading. Il s’agit de transiger à l’aide de figure chartiste, plus particulièrement les triangles. Ainsi, les figures chartistes sont des configurations techniques sur le graphique reliant des chandelles entre elles, créant des figures plus ou moins géométriques. Essentiellement, une figure est validée lorsque les lignes créées par cette figure géométrique est franchi, accompagné la grande majorité du temps de volumes importants. L’utilité des figures chartiste est qu’elles permettent de prédire l'évolution du cours d’un titre, et du même coup, en tirer des signaux d'achat ou de vente et des cibles de pertes et de profit. Enfin, l’entièreté des figures est liée aux probabilités. Maintenant, pourquoi le triangle plus particulièrement? En tant que négociant actif, et par mon expérience, c’est la figure que je préfère puisqu’il s’agit de celle qui fonctionne le mieux dans mon cas. D’un point de vue purement technique, il existe 3 sortes de triangles. Le triangle symétrique, le triangle ascendant et le triangle descendant, tout trois représentés ci-dessous. [1] Pour bien transiger les formes à l’étude aujourd’hui, il est nécessaire de respecter certaines règles. Dans un premier temps, tel que démontré ci-dessous dans le cas du triangle symétrique sur le bitcoin en jours, on doit voir une baisse de volume qui débute à la base, puis une explosion des volumes lorsque l’un des deux côtés du triangle est brisé. Enfin, le prix cible pour chacun des triangles représente l’amplitude de base du triangle appliquée à partir du moment que le triangle est percé. Par exemple, dans le cas illustré ci-dessous, l’amplitude du triangle est calculée en soustrayant le prix du bitcoin à la base du triangle (8295USD) au sommet du triangle (environ 13600USD), ce qui nous donne une amplitude d’environ 5305USD. La théorie suppose donc que, suite au bris du triangle à la baisse, on devrait s’attendre à ce que le prix chute de 5305USD. Ensuite, dans le cas ou on souhaite prendre position sur cedit triangle symétrique en jours, il est fondamental d’attendre au moins deux fermetures, pour prendre dans ce cas-ci, une position de vente à découvert. Aussi, il est très important de savoir qu’un repli sur tout type de triangle est fréquent, alors il ne faut pas être surpris si cela se produit. Malgré toutes ces considérations, son taux de succès est de 69.75%[2], faisant du triangle symétrique une figure très performante.   Pour le triangle descendant, les mêmes règles que le triangle symétrique s’applique, à l’exception que, bien que non recommandé, il est plus « sécuritaire » de « prédire » la direction future, puisque la figure est directionnelle. Le taux de succès pour cette figure est de 67%[3] et est représenté par l’atteinte de son prix cible. Finalement, le triangle ascendant fonctionne également de la même façon que le triangle descendant, mais vers le haut. Le taux de succès pour cette figure est de 89%[4] et est représenté par l’atteinte de son prix cible. Bref, le triangle est une figure très puissante à exploiter dans son trading. Alors, je vous encourage fortement à vous exercer à en repérer. Un bon truc serait d’éplucher tous les titres du S&P500 un par un, pour se faire un œil. Bon trading! [1] https://www.investopedia.com/terms/t/triangle.asp [2] La plupart des statistiques proviennent d’analyses réalisées sur 500 titres, sur une période de 5 ans (1991-1996), une période généralement à tendance haussière pour le S&P500. En conséquence, certains ajustements pourraient être nécessaires par rapport aux marchés actuels. [3] Selon le manuel de formation Actions Négociateurs & Investisseurs Actifs de Daytrader Canada [4] Selon le manuel de formation Actions Négociateurs & Investisseurs Actifs de Daytrader Canada Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://business.financialpost.com/news/retail-marketing/walmart-ban-shows-vapings-fall-from-smoking-fix-to-health-scare https://www.cnn.com/2019/09/21/us/vape-stockpiling-legislation-trnd/index.html https://moneymaven.io/mishtalk/economics/530-confirmed-vaping-illnesses-most-misdiagnosed-as-pneumonia-Kz0TSAtE0ES6Xm9E-3G7hA/ https://seekingalpha.com/article/4293145-altria-smoke?li_source=LI&li_medium=liftigniter-widget https://www.washingtonpost.com/health/michigan-becomes-first-state-to-ban-flavored-e-cigarettes/2019/09/03/34f234c6-ce4c-11e9-8c1c-7c8ee785b855_story.html https://www.washingtonpost.com/health/one-mans-near-death-experience-with-vaping-related-lung-failure/2019/08/24/ca8ce42c-c5b4-11e9-9986-1fb3e4397be4_story.html https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/562122/un-troisieme-deces-lie-a-la-cigarette-electronique-aux-etats-unis https://www.cnn.com/politics/live-news/trump-impeachment-inquiry-09-25-2019/index.html https://www.cbsnews.com/live-news/president-trump-formal-impeachment-inquiry-pelosi-call-live-updates-today-2019-09/ https://www.ft.com/content/e363ffbe-df16-11e9-9743-db5a370481bc   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### Champ de pétrole attaqué en Arabie Saoudite : le baril en hausse de près de 20% Champ de pétrole attaqué en Arabie Saoudite : le baril en hausse de près de 20% Samedi dernier, l’usine de traitement du pétrole à Abqaiq et le champ pétrolier de Khurais ont été attaqués par un ennemi du régime saoudien qui n’a toujours pas été identifié, affectant la production actuelle de 5,7 millions de barils de pétrole brut par jour. L’annonce de cette attaque a fait grimper le cours du pétrole « Brent » de 15,83%, à un haut de 69,64$, sa hausse la plus importante en 28 ans. Pour comprendre l’importance de cet événement, il faut savoir qu’Abqaiq est la plus grande installation de traitement et stabilisation du pétrole brut au monde, avec une capacité de traitement de plus de 7 millions de barils par jour. Ce montant représente 50% de la production de pétrole du royaume. Khurais, pour sa part, est le deuxième plus grand gisement de pétrole d’Arabie Saoudite, avec une capacité de pompage d'environ 1,5 million de barils par jour. L’attaque de samedi est la plus importante faite à des infrastructures pétrolières saoudiennes depuis l’invasion du Koweït par Saddam Hussein en 1990, lorsque l’armée irakienne a bombardé le royaume. Par la nature de ces installations, cette attaque réduit de façon importante la production de pétrole mondiale. Selon Bloomberg, pas moins de 5% de la capacité production planétaire aurait été mise hors service. Suffit de se référer à la théorie de l’offre et de la demande pour comprendre pourquoi le prix du baril de pétrole a cru aussi rapidement à l’ouverture du marché des contrats à terme, dimanche soir. La question qui est sur toute les lèvres : combien de temps sera requis pour restaurer la capacité de production effective avant les attaques? Selon Saudi Aramco, la compagnie pétrolière nationale saoudienne, l’objectif saurait de restaurer environ un tiers de sa production de brut, soit 2 millions de barils par jours, en début de semaine. En ce qui concerne le retour à la normale, selon le ministre saoudien de l'Énergie, tout serait prêt d'ici la fin septembre. D’ailleurs, cette nouvelle, diffusée mardi a fait chuter le prix du pétrole de près de 6% à 64,14$. Toute cette volatilité alentour de cette commodité rime avec opportunité dans le monde du trading. Alors, comment est-ce que le négociant actif peut profiter de ce genre d’évènements? Tout d’abord, il est possible de transiger directement les contrats à terme (ou futures) sur le pétrole brut offert par Globex à travers la plateforme transactionnelle d’accès direct de votre choix, sous le symbole boursier NYMEX : CL pour le gros contrat et NYMEX : QM pour le contrat « e-mini » (pour apprendre la différence entre un « gros » contrat à terme et un « e-mini », voir cet article du blogue du négociateur actif). Ensuite, il est également possible de transiger des fonds négociés en bourses reliés au pétrole, tel que le ARCA : XOP, qui représente plusieurs actions de petites et moyennes capitalisations du secteur de l’exploration pétrolière et gazière. D’ailleurs, ce fond négocié en Bourse a vécu une hausse de 10,80% lundi, alors que 40% de ses composants ont progressé de 10% ou plus. Finalement, pour les plus téméraires d’entre vous, qui souhaitez transiger des titres individuels, il est possible de suivre le cours des entreprises les plus volatiles du secteur, par exemple, le producteur de gaz naturel et de pétrole brut, Carrizo Oil & Gas inc. (NASDAQ : CRZO), qui s’est apprécié de 19,53% lundi. Bref, il faudra être prudent avec la suite des évènements, puisqu’un retour plus tôt ou plus tard que prévu de la production pourrait faire fluctuer le cours du pétrole de façon aussi importante que lundi.   Mouvement de capitaux en Bourse : croissance vers valeur Un mouvement de capitaux rapide s’est fait dans monde de l’investissement la semaine dernière. Effectivement, d’un point de vue hebdomadaire, le S&P500 a clôturé la semaine dernière en hausse de 0,96%. Or, le fond négocié en Bourse qui représentant les titres dit : « de valeur », soit ceux avec des ratios cours/bénéfice et cours/valeur comptable moins élevé et des fondamentaux stables, le FNB iShares Edge MSCI USA Value Factor (ARCA : VLUE) a terminé la semaine en hausse de 4,02%. Cela représente une avance de 3,06%, face au S&P500 et de 6,37% sur le fond négocié en bourse représentant les titres de croissances le iShares Edge MSCI USA Momentum Factor (ARCA : MTUM). Ici, on définit les titres de croissance comme étant ceux ayant une croissance du chiffre d’affaires et des bénéfices plus élevés que la moyenne, mais également des ratios plus élevés. Maintenant, qu’est ce qui rend cette situation unique? Tout d’abord, il est important de comprendre que la situation est généralement l’inverse de celle vécue cette semaine. Ainsi, dans les cinq dernières années, les rendements des titres de croissances ont plus que doublé ceux des titres valeur avec un rendement de près de 95% sur 5 ans en comparaison à près de 44% pour la seconde catégorie. De plus, les titres de croissance ont également nettement surperformé le S&P500 qui est en hausse de près de 50% en cinq ans. De ce fait, il est pertinent de se demander ce qu’est un évènement de ce type produit comme effet sur les marchés et comment l’interpréter, alors que les titres de croissance battent généralement les marchés. Selon Adam Crisafulli, directeur exécutif chez J.P. Morgan : « bien que cette rotation des capitaux investis soit un signal positif en termes de sentiment macro-économique des investisseurs, je pense qu’elle aura un impact négatif net pour l’ensemble du S&P500, dans la mesure où les investisseurs abandonneront les titres les plus performants historiquement, ce qui fera chuter les indices »[1]. Un fait intéressant qui ajoute à l’unicité de la situation est que, lundi dernier, selon les données recueillies par Bespoke Investment Group, le FNB iShares Edge MSCI USA Momentum Factor (ARCA : MTUM) connaissait sa pire journée depuis sa création au début de 2013. Finalement, en quoi est-ce que ce changement de capital influence le négociant actif? Dans le cas où votre portefeuille est majoritairement investi dans des titres de croissance, il pourrait être raisonnable de prendre un peu de profit. De surcroît, cela pourrait créer de nouvelles opportunités haussières dans certains titres à plus faible capitalisation, puisque le Russel 2000 (ARCA : IWM) a également surpassé le S&P500 de 3,98% la semaine dernière. [1] Traduction libre provenant de CNBC (https://www.cnbc.com/2019/09/10/a-sudden-transformation-in-the-stock-market-unnerved-investors.html)   Beaucoup d’incertitude du côté de la Réserve fédérale américaine Mercredi après-midi avait lieu une rencontre du comité de la Réserve fédérale américaine pour établir la direction de la fourchette de taux directeur. Comme prévu par plusieurs, leur décision fut de baisser l’intervalle du taux de 25 points de bases (0,25%), la plaçant ainsi entre 1,75% et 2,00%. Cette décision tombe alors que la réserve fédérale tente par tous les moyens de maintenir la croissance aux États-Unis et que les économies d'Europe et d'Asie se refroidissent tranquillement. Or, ce qui a vraiment capté l’attention de Wall Street est plutôt le discours à 14h30 de M. Powell, visant à expliquer cette coupe. Effectivement, lors de son allocution, celui-ci a annoncé que bien que la Réserve fédérale américaine n’hésiterait pas à baisser les taux à nouveau si jamais l’économie se détériorait davantage, il ne prévoyait pas d’autres réductions, qualifiant le marché de l’emploi comme étant fort et la croissance du produit intérieur brute de modéré. Un autre facteur important qui a mené au refus de la réserve fédérale à prévoir immédiatement une future coupe est l’absence de consensus au sein du comité de la Réserve fédérale. En effet, selon ce graphique à points (voir ci-dessous), on peut voir que cinq membres ont estimé que le comité aurait dû maintenir son ancien intervalle de 2% à 2,25%, cinq ont approuvé la réduction de 25 points de base tout en conservant les taux entre 1,75% et 2,00% tout au long de l'année, et sept se sont prononcés en faveur d'au moins une réduction supplémentaire cette année. Cette scission au sein du groupe est la première de cette importance depuis 2014. En somme, l'énoncé de la direction de la politique monétaire n'offrait pratiquement aucune différence par rapport à l'énoncé de juillet. Le comité a de nouveau cité « le ralentissement économique mondiale ainsi que les pressions inflationnistes modérées » comme principal motif de la réduction. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://seekingalpha.com/article/4292375-second-slice-fed-cuts-rates-next-move-uncertain-amid-divided-fomc https://seekingalpha.com/news/3500249-fed-goes-ahead-quarter-point-cut https://www.cnbc.com/2019/09/19/us-treasury-yields-lower-after-fed-cuts-rates.html https://seekingalpha.com/news/3500255-stocks-fall-dollar-index-rises-fed-rate-cut https://www.cnbc.com/2019/09/18/fed-decision-interest-rates-cut.html https://www.cnbc.com/2019/09/18/fed-insurance-cut-gets-cold-shoulder-from-markets.html https://www.cnbc.com/2019/09/18/fed-loses-control-of-its-own-interest-rate-on-day-of-big-decision-this-just-doesnt-look-good.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services ### Guerre des tarifs : on ne sait plus qui croire Guerre des tarifs : on ne sait plus qui croire Les marchés ne savaient pas où donner de la tête cette semaine, alors que vendredi dernier, le président américain s’est emporté de façon jamais vue auparavant, après que la Chine a appliqué de nouveaux tarifs sur 75 milliards de dollars de produits américains. Ainsi, le président américain a pris la décision qu’à compter du 1er octobre, la taxe d’importation sur le premier bloc, précédemment instaurée, de biens et produits originaires de la chine se verra passer de 25 à 30%, et que le second bloc de produit, d’une taille de 300 milliards de dollars, verra la taxe de 10% entrant en vigueur le 1er septembre bonifié à 15%. Ensuite, lundi, dans une tentative de rétablir un semblant de stabilité sur les marchés américains, Mr Trump a affirmé publiquement que les discussions étaient de retour avec la chine et que tout allait bien depuis dimanche. Or, gros bémol, la Chine a totalement infirmé les paroles du président américain, à la surprise générale, la Chine n’ayant auparavant jamais contredit le chef d’État. Cette confusion a lancé une phase de consolidation du S&P500, alors que Wall Street ne savait plus qui croire et comment réagir à cette scène digne d’un film! Finalement, jeudi, M. Trump a réitéré que les négociations étaient en cours, et avec une meilleure attitude des deux côtés. De ce fait, cela a propulsé le S&P500 à la hausse de 1.27% jeudi. En somme, cette semaine en fut une de confusion sur Wall Street, alors que le S&P500 clôturait jeudi au même niveau que jeudi dernier.   Capsule: explication des moyennes mobiles simples La moyenne mobile simple est un indicateur composé d’une moyenne mobile arithmétique calculée en ajoutant les cours de clôture précédentes d’un titre, un indice, ou tout autre produit financier, puis en la divisant par le nombre de périodes de la moyenne de calcul. Par exemple, une moyenne mobile sur 10 jours établirait la moyenne des cours de clôture des 10 derniers jours. Ainsi, une moyenne mobile simple se calcule grâce à cette formule : Moyenne mobile simple = (P1 + P2 + ...+ Pn) / n où P est le prix de clôture et n le nombre de jours utilisés pour calculer la moyenne  mobile De ce fait, les moyennes à court terme réagissent rapidement aux variations du prix du sous-jacent, tandis que les moyennes à long terme sont lentes à réagir. Pour le négociateur, une moyenne mobile permet tout d’abord d’établir la tendance générale d’un titre. Ainsi, selon sa durée, la moyenne mobile permet d’établir dans quelle phase de Weinstein ( de 1 à 4), le titre se situe. Ensuite, une moyenne mobile peut également servir de support ou de résistance. Dans une tendance haussière, une moyenne mobile de 50, 100 ou 200 périodes peut servir de niveau de support (tel que le démontre la photo ci-dessous avec une 200 jours). En effet, la moyenne agit comme un support, de sorte que le prix du titre, ou même du marché a de la difficulté à aller plus bas. D’une façon inverse, dans une tendance à la baisse, une moyenne mobile peut agir comme une résistance lorsque le prix atteint la moyenne et commence à baisser à nouveau. En ce qui concerne le nombre de périodes que l’on doit choisir pour ses moyennes mobiles simples, les plus courantes sont 10, 20, 50, 100 et 200. Ces longueurs peuvent être appliquées à n’importe quelle période de temps sur un graphique (une minute, journalier, chaque semaine, etc.), en fonction de l’horizon temporel du négociant actif. La période ou la durée que vous choisissez pour une moyenne mobile jouent un rôle très important dans son efficacité. De ce fait, Une MA avec une période de temps court réagira beaucoup plus rapidement aux variations de prix qu'une MA qui a une longue période. Dans la figure ci-dessous, on peut voir que la moyenne mobile sur jours 10, en blanc, suit plus étroitement le prix du titre que celle sur 200 jours, en orange, qui agit plutôt comme zone de grosse résistance. [2] En somme, la moyenne mobile simple est un superbe outil pour le négociant actif. Lors du prochain billet, je présenterai la moyenne mobile exponentielle, et comment transiger à l’aide des moyennes mobiles. [1] Image provenant de TradingView [2] Image provenant de TradingView   Faire appel à un coach en trading pour investir sans stress La façon la plus personnalisée possible de perfectionner son trading est par le coaching. En effet, après avoir suivi une formation de qualité, l’investisseur actif néophyte peut être « stressé », à l’idée de commencer à investir seul tout de suite, et avec raison. Certes, la formation vous aura appris les bases et même plus. Cependant, l’application de ces connaissances ne se fait pas en criant ciseau. C’est à ce moment-là que l’accompagnement prend tout son sens et est capital au succès en Bourse. De ce fait, l’accompagnement par coaching personnalisé permettra non seulement de bien comprendre et de bien appliquer les connaissances apprises en cours de façon pratique, mais également de cibler exactement vos besoins, pour maximiser votre précieux temps. De ce fait, le coaching ne s’adresse pas seulement à des négociants néophytes, mais également à des négociants d’expériences qui cherchent une solution rapide à leur problème. En effet, plusieurs éléments peuvent changer avec le temps. Que ce soit pour de l’aide à maximiser votre plateforme transactionnelle, analyser vos résultats pour les optimiser, ou simplement revoir vos stratégies, le coaching personnalisé peut sauver beaucoup de temps à l’investisseur d’expérience. En somme, le coaching est la méthode la plus rapide pour devenir un négociant actif performant et prêt à affronter les soubresauts du marché. D’ailleurs, nous vous invitions à visiter notre nouvelle section de coaching sur demande pour accéder à un coaching personnalisé pour vous, donné par nos coachs expérimentés! Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.zerohedge.com/news/2019-08-26/trump-says-china-wants-restart-trade-talks-china-denies-has-no-idea-what-trump https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1165005927864512512?s=20 https://www.cnbc.com/2019/08/29/trump-says-trade-talks-resume-thursday-at-a-different-level.html https://www.cnbc.com/2019/08/29/stock-market-wall-street-in-focus-amid-recession-fears.html https://www.investopedia.com/articles/active-trading/052014/how-use-moving-average-buy-stocks.asp https://www.investopedia.com/terms/s/sma.asp#targetText=A%20simple%20moving%20average%20(SMA,periods%20in%20the%20calculation%20average.&targetText=Short%2Dterm%20averages%20respond%20quickly,averages%20are%20slow%20to%20react   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les vieux démons de Wall Street sont de retour cette semaine Les vieux démons de Wall Street sont de retour cette semaine C’est avec beaucoup d’appréhension que Wall Street attendait mercredi la décision de la Réserve fédérale américaine de hausser ou de maintenir sa fourchette de taux directeurs. En effet, mercredi avait lieu une rencontre du comité de la Réserve fédérale américaine pour établir la direction de la fourchette de taux directeur. Comme prévu, leur décision fut de baisser la fourchette de taux directeur de 25 points de bases, soit de 0.25%. Or, ce qui a particulièrement retenu l’attention de Wall Street est le ton employé par Jérôme Powell lors de son discours. Ainsi, M. Powell a affirmé : « cette coupe de taux n’est pas le début d’une longue série de réductions de taux ». De plus, il a qualifié cette baisse comme étant un « ajustement de la politique à mi-cycle » évoquant des signes de ralentissement mondial, des tensions commerciales latentes aux États-Unis et une volonté de relancer une inflation trop basse. De ce fait, les marchés ont pris cela comme un signe que de nouvelles réductions importantes n'étaient pas imminentes, décevant Wall Street qui s’attendait à un discours plus modéré de la part de M.Powell. Cela a fait chuter le S&P500 de -1.09% mercredi. Ensuite, le président américain, Donald Trump, qui se faisait plus discret dans les derniers temps, a ramené un vieux démon des marchés, jeudi. En effet, ce dernier a annoncé que les États-Unis allaient imposer des droits de douane de 10% sur 300 milliards de dollars de marchandises chinoises supplémentaires à compter du 1er septembre prochain. Naturellement, cela a fait chuter les marchés américains jeudi également, le S&P500 en baisse de -0.90%. Ainsi, l'annonce surprise de tarifs supplémentaires a été faite après que les États-Unis et la Chine aient repris leurs négociations commerciales à Shanghai cette semaine, les premières négociations en personne depuis la trêve du G-20. De ce fait, la Maison-Blanche a déclaré mercredi, avant le fameux tweet de M. Trump, que les réunions étaient « constructives », ajoutant que la Chine confirmait son engagement à augmenter les achats d'exportations agricoles des États-Unis. D’ailleurs, le tweet intervient à la suite d’une réunion jeudi matin au cours de laquelle le président a reçu un rapport du secrétaire au Trésor Mnuchin et du représentant du commerce Robert Lighthizer sur leurs réunions à Shanghai cette semaine. Enfin, M. Trump a déclaré plus tard dans la journée que les nouveaux tarifs pourraient être augmentés à plus de 25%. Finalement, la Chine qui commence à être une habituée des frasques de M. Trump a annoncé vendredi matin qu’elle serait dans l’obligation de prendre des contre-mesures si les États-Unis s’engageaient à appliquer davantage de droits de douane sur les produits chinois. En somme, la volatilité semble de retour sur les marchés! Avec une grosse baisse de cettedite volatilité depuis le début de l’année, son retour est la bienvenue pour bien des « traders ». Maintenant, reste à voir la suite de la saga É.-U. vs Chine.   Un autre vol de données privées dans le domaine bancaire: cette fois-ci, Capital One Après Equifax l’an dernier, Desjardins et Facebook, il est maintenant au tour de l’institution financière bien connu ici pour son entente avec Costco, Capital One, de se faire voler les donner de ses clients. En effet, Capital One est frappé de ce qui sera probablement l'une des situations de vol de données les plus importantes de l'année. Ainsi, l’incident impliquerait le vol de données de plus de 100 millions d’enregistrements de clients, de 140 000 numéros de sécurité sociale et de 80 000 coordonnées bancaires associées de clients de Capital One. De plus, selon les informations recueillies par le tribunal de Seattle, tout cela aurait été orchestré par une seule personne, soit une ingénieure expérimentée de 33 ans du nom de Paige Thompson. Selon l'acte d'accusation, Paige Thompson aurait pu exploiter une faille dans un pare-feu d'application stocké sur un serveur infonuagique Amazon Web Services pour accéder à ces informations. En revanche, un porte-parole d'Amazon a confirmé que Thompson travaillait pour Amazon, mais qu’elle était partie en 2016. D’ailleurs, l'infraction a eu lieu entre mars et juillet de cette année. Ainsi, Capital One a confirmé lundi dans une déclaration que l'incident était lié à un pare-feu mal configuré et non à un problème d'infrastructure infonuagique. « AWS n'a été compromis d'aucune manière et a fonctionné comme prévu », a déclaré Amazon dans un communiqué, ajoutant que la raison du vol était une configuration incorrecte des paramètres de pare-feu sur une application Web gérée sur le serveur infonuagique par Capital One, et non une vulnérabilité dans le serveur infonuagique d’Amazon lui-même. Ainsi, l'incident soulèvera des problèmes majeurs pour les plus grandes entreprises de technologie, les entreprises de « cloud computing » et les banques, à savoir comment contrôler qui a accès aux données sensibles des consommateurs et détecter les employés qui pourraient s’en servir contre l’institution. En somme, cette nouvelle a fait chuter le titre de capital one (NYSE :COF) de -5.89% mardi.   Une donnée fondamentale pour l’investisseur actif : le « non-farm payroll » L’une des données fondamentales économiques les plus importantes pour l’investisseur actif qui transige sur les marchés américains se nomme le « non-farm payroll » ou la masse salariale des emplois non agricoles. Ainsi, tout d’abord, qu’est-ce que ce « non-farm payroll »? Dans un premier temps, la masse salariale non agricole est un terme utilisé aux États-Unis pour désigner le nombre total de travailleurs rémunérés moins les employés agricoles, les employés du gouvernement et les employés d’organisations à but non lucratif. Ainsi, ce rapport est publié par le bureau des statistiques du travail des États-Unis le premier vendredi du mois suivant, à quelques exceptions près, à 8 h 30, en même temps que le rapport sur la situation de l'emploi, communément appelé « rapport sur l’emploi ». De plus, la masse salariale non agricole totale représente environ 80% des travailleurs qui produisent l’ensemble du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis. De ce fait, les données sont utilisées pour aider les décideurs et les économistes à déterminer la situation actuelle de l'économie et à prédire les niveaux futurs de l'activité économique. Dans un second temps, qu’est-ce que le rapport contient? Ensuite, les statistiques de la masse salariale non agricole présentent quels secteurs ont créés ou perdu le plus grand nombre d’emplois. De ce fait, la liste des secteurs figurant dans le rapport comprend les services professionnels et commerciaux, les soins de santé, le secteur financier, les industries extractives, la construction, la fabrication, le commerce de détail, le transport et l’entreposage, l’information, le secteur des loisirs et celui de l’hôtellerie. De plus, les analystes boursiers utilisent souvent cette ventilation pour prédire quels titres et quels secteurs pourraient avoir de solides résultats financiers. Enfin, le rapport contient également la semaine de travail moyenne, les gains en matière de salaire horaire moyen et la croissance des heures de travail elles-mêmes. Dans un troisième temps, comment est-ce que ce rapport a un impact sur le négociateur actif? Du point de vue du négociateur actif, ce qui est important de porter son attention est le nombre d'emplois supplémentaires créés par rapport au mois précédent. De plus, le rapport contient également de nombreuses informations précieuses sur la main-d'œuvre qui ont une incidence directe sur le marché boursier, la valeur du dollar américain et le prix de l'or. Ainsi, le rapport sur la masse salariale non agricole est un outil important utilisé pour déterminer la santé globale de l'économie. En somme, lors des vendredis de publication de ce rapport, il est important d’être prudent, car le résultat du rapport a souvent un très grand impact sur la direction des marchés pour cette journée. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/08/02/trade-war-china-urges-us-back-down-after-trumps-300-billion-tariff-threat.html https://www.cnbc.com/2019/08/01/trump-says-us-will-impose-10percent-tariffs-on-300-billion-of-chinese-goods-starting-september-1.html?__source=iosappshare%7Ccom.apple.UIKit.activity.CopyToPasteboard&fbclid=IwAR1d7V3FGlOo73yVrhnGDHW2PoHOswpwHoS4DFlpSqCZ8_ZanECYW6DYKVA https://www.cnbc.com/2019/07/31/reuters-america-global-markets-asian-shares-falter-dollar-jumps-as-powell-dampens-hopes-for-more-rate-cuts.html?&qsearchterm=powell https://www.cnbc.com/search/?query=powell&qsearchterm=powell https://www.cnbc.com/2019/08/02/stock-market-dow-futures-slightly-lower-after-trumps-tariff-threat.html https://www.investopedia.com/terms/n/nonfarmpayroll.asp https://www.cnbc.com/2019/07/30/capital-one-hack-allegations-describe-a-rare-insider-threat-case.html https://www.cnbc.com/2019/07/30/jamie-dimons-worst-fears-for-banks-realized-with-capital-one-hack.html https://finance.yahoo.com/news/adp-report-differs-nfp-report-185002989.html https://www.cnbc.com/2019/08/01/trump-says-us-will-impose-10percent-tariffs-on-300-billion-of-chinese-goods-starting-september-1.html?__source=iosappshare%7Ccom.apple.UIKit.activity.CopyToPasteboard&fbclid=IwAR1d7V3FGlOo73yVrhnGDHW2PoHOswpwHoS4DFlpSqCZ8_ZanECYW6DYKVA https://www.fxstreet.com/macroeconomics/economic-indicator/nfp https://tradingeconomics.com/united-states/non-farm-payrolls https://www.investing.com/economic-calendar/nonfarm-payrolls-227   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Simulation boursière : la meilleure manière d'apprendre la bourse Lorsqu'on termine une formation ou après avoir fait de nombreuses heures de recherches sur la Bourse, il paraît tout à fait normal d’avoir envie de se lancer directement dans les marchés, en rêvant d'être profitable immédiatement. Or, l’atteinte de cette profitabilité instantanée est rarement le cas. Ainsi, voilà pourquoi le simulateur semble la meilleure manière d’apprendre en Bourse. Dans un premier temps, plusieurs éléments se rapportant à l’investissement actif s’apprennent uniquement qu’en l’appliquant. De ce fait, l’un des éléments majeurs du succès boursier demeure le contrôle de ses émotions. Ainsi, en réalité, tel que M. Benjamin Graham, l'a affirmé  dans son excellent livre The Intelligent Investor : « Investir ne consiste pas à battre les autres à leur jeu. Il s’agit de vous contrôler à votre propre jeu. » De ce fait, cela s’apprend uniquement par la simulation. Dans un deuxième temps, un autre élément fondamental au succès en Bourse s'avère la discipline. Malheureusement, cela ne s’apprend pas, il devient nécessaire de se la bâtir nous-mêmes. Ainsi, transiger en simulation est la base de la construction de cette discipline. De ce fait, si vous négociez négligemment avec votre compte « démo », vous ferez de même avec votre compte réel. En revanche, si vous oubliez que vous transigez en « démo » et que vous transigez avec autant de sérieux que votre compte réel, alors la discipline qui reste nécessaire au succès boursier sera déjà induite en vous, et vous connaîtrez sans aucun doute du succès avec votre « vrai » compte. Dans un troisième temps, la taille de votre compte de simulation doit équivaloir  à votre compte réel. Ainsi, si vous prévoyiez ouvrir un compte réel avec 1 000 dollars, entraînez-vous également avec un compte « démo » de 1 000 dollars. De cette façon, cela aide énormément à vous comporter avec votre compte « démo » exactement comme votre compte réel. Finalement, gardez à l'esprit que votre compte « démo » doit être traité exactement comme votre compte réel, et qu’un compte « démo » rendra les erreurs normales de débutant beaucoup moins onéreuses. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Wall Street retient son souffle avant la sortie de la FED la semaine prochaine Wall Street retient son souffle avant la sortie de la FED la semaine prochaine Les paris sont ouverts à savoir si la Réserve fédérale américaine (FED), baissera, gardera stable ou même montera sa fourchette de taux directeurs la semaine prochaine. Actuellement, trois camps s’affrontent : ceux qui croient que les taux seront diminués de 0,25 %, ceux qui pensent que les taux seront réduits de 0,50 % et ceux qui imaginent que les taux seront maintenus stables. Ainsi, pour bien comprendre cette situation, il faut retourner en arrière dans le temps. En effet, il y a moins d’un an, soit le 27 septembre dernier, la Réserve fédérale américaine annonçait que tous les éléments fondamentaux semblaient parfaits, que l’économie américaine était en pleine croissance et que pour cette raison, ils augmentaient la fourchette de taux directeur de 0,25 %, avec l’intention de la faire croître encore une fois en décembre. Une correction boursière plus tard, soit le 19 décembre, on annonçait que la hausse de 0,25 % allait se concrétiser, pour mener le taux directeur à 2,50 %. Or, un gros bémol s’ajoutait à cette annonce : M. Powell appliquait un changement dans son discours. De ce fait, il a affirmé que de nouvelles augmentations progressives du taux des fonds fédéraux pourraient être « justifiées » alors que quelques mois auparavant, il affirmait simplement que de nouvelles augmentations graduelles seraient « nécessaires ». Ainsi, ce changement dans son vocabulaire démontrait bien une possible fin de la politique monétaire restrictive qu’est la hausse des taux d’intérêt. Ce changement de discours s’est également concrétisé alors que dans la première moitié de l’année 2019, le statu quo a été de mise au niveau des taux.  Cependant, un changement de cap total s’est déroulé à la dernière rencontre du 19 juin dernier : la Réserve fédérale a ouvert la porte à des baisses de taux. Ainsi, pour bien comprendre, alors qu’il y a moins d’un an, M. Powell annonçait que l’économie demeurait en surchauffe, et qu’il fallait la ralentir… Aujourd’hui, le comité des gouverneurs de la Réserve fédérale envisage de baisser les taux, soit d’appliquer une politique monétaire expansionniste dans le but d’accroître les réserves bancaires et ainsi relancer l’économie. Maintenant, pourquoi est-ce que la rencontre de la semaine prochaine semble si critique ? Tel qu’exprimé plus haut, baisser les taux viendrait à tomber dans des politiques monétaires expansionnistes, ce qui lance un message important : l’économie américaine ralentit vraisemblablement, et la Réserve fédérale se doit de l’aider à repartir. En somme, d’un point de vue de l’investisseur actif, qu’est-ce que cela implique ? Selon plusieurs analystes, dont Maneesh Deshpande, stratège en chef pour les actions américaines chez Barclays, si la Réserve fédérale venait à baisser ses taux de 0,25 %, le marché aurait peu de réactions, puisque cette prédiction paraît déjà escomptée dans le prix. En effet, selon M. Deshpande, sur la base des prix des contrats à terme actuels, le modèle de Barclays indique que les rendements des actions atteindraient environ 0 % pour une réduction des taux de 0,25 % et d’environ 1,2 % pour une réduction des taux de 0,50 %. Finalement, dans le cas très peu probable de l’absence de réduction des taux, son analyse indique que les actions diminueraient d’environ 1 %.   Facebook punit à la hauteur de 5 milliards de dollars pour ses manquements à la vie privée Facebook inc. (NASDAQ : FB) paiera une amende record de 5 milliards de dollars en raison du dénouement d’une enquête gouvernementale sur ses pratiques en matière de confidentialité, a annoncé mercredi la US Federal Commission. En effet, l'enquête a révélé un large éventail de problèmes de confidentialité. Cela a été déclenché l'année dernière, après que des allégations selon lesquelles Facebook aurait violé un décret de 2012 en partageant de manière inappropriée des informations appartenant à 87 millions d'utilisateurs avec le cabinet britannique de conseil politique aujourd'hui disparu : Cambridge Analytica. Fait cocasse, parmi les clients du cabinet de conseil figurait la campagne électorale de 2016 du président Donald Trump. Ensuite, du côté de Facebook, on a confirmé qu'on paierait l'amende de 5 milliards de dollars et que l'accord avec la Federal Trade Commission fournirait « un nouveau cadre complet pour la protection de la vie privée des personnes ». De plus, Facebook est tenue d'établir un nouveau comité du conseil d'administration consacré uniquement à la protection de la vie privée. Ainsi, Mark Zuckerberg devra fournir à la FTC un rapport trimestriel sur la manière dont Facebook protège la confidentialité des utilisateurs. Finalement, cela n’a pas empêché Facebook de sortir d’excellents résultats financiers mercredi après la fermeture des marchés. En effet, le géant des médias sociaux a réalisé un chiffre d’affaires de 16,89 milliards de dollars au deuxième trimestre, ce qui dépasse les 16,49 milliards de dollars estimés par les analystes. De ce fait, le chiffre d’affaires a progressé de 28 % s’améliorant de 2 points de pourcentage par rapport au premier trimestre. De plus, le bénéfice par action a atteint 1,99 USD, au-dessus d’un consensus de 1,88 USD. Or, à la suite de l’amende de 5 milliards de dollars US, Facebook a plutôt un revenu par action pour ce trimestre de 0,91 $.   Simulation boursière : la meilleure manière d'apprendre la bourse Lorsqu'on termine une formation ou après avoir fait de nombreuses heures de recherches sur la Bourse, il paraît tout à fait normal d’avoir envie de se lancer directement dans les marchés, en rêvant d'être profitable immédiatement. Or, l’atteinte de cette profitabilité instantanée est rarement le cas. Ainsi, voilà pourquoi le simulateur semble la meilleure manière d’apprendre en Bourse. Dans un premier temps, plusieurs éléments se rapportant à l’investissement actif s’apprennent uniquement qu’en l’appliquant. De ce fait, l’un des éléments majeurs du succès boursier demeure le contrôle de ses émotions. Ainsi, en réalité, tel que M. Benjamin Graham, l'a affirmé  dans son excellent livre The Intelligent Investor : « investir ne consiste pas à battre les autres à leur jeu. Il s’agit de vous contrôler à votre propre jeu. »[1] De ce fait, cela s’apprend uniquement par la simulation. Dans un deuxième temps, un autre élément fondamental au succès en Bourse s'avère la discipline. Malheureusement, cela ne s’apprend pas, il devient nécessaire de se la bâtir nous-mêmes. Ainsi, transiger en simulation est la base de la construction de cette discipline. De ce fait, si vous négociez négligemment avec votre compte « démo », vous ferez de même avec votre compte réel. En revanche, si vous oubliez que vous transigez en « démo » et que vous transigez avec autant de sérieux que votre compte réel, alors la discipline qui reste nécessaire au succès boursier sera déjà induite en vous, et vous connaîtrez sans aucun doute du succès avec votre « vrai » compte. Dans un troisième temps, la taille de votre compte de simulation doit équivaloir  à votre compte réel. Ainsi, si vous prévoyiez ouvrir un compte réel avec 1 000 dollars, entraînez-vous également avec un compte « démo » de 1000 dollars. De cette façon, cela aide énormément à vous comporter avec votre compte « démo » exactement comme votre compte réel. Finalement, gardez à l'esprit que votre compte « démo » doit être traité exactement comme votre compte réel, et qu’un compte « démo » rendra les erreurs normales de débutant beaucoup moins onéreuses. [1] Traduction libre Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.federalreserve.gov/monetarypolicy/fomc.htm https://finance.yahoo.com/news/preview-feds-last-monetary-policy-announcement-2018-155802273.html https://www.wsj.com/articles/fed-raises-interest-rates-signals-one-more-increase-this-year-1537984955 https://tradingeconomics.com/united-states/interest-rate https://www.thebalance.com/fed-funds-rate-history-highs-lows-3306135 https://www.cnbc.com/2019/07/23/the-fed-has-three-options-ahead-heres-the-difference-between-them.html https://www.cnbc.com/2019/07/24/heres-how-the-stock-market-will-react-to-a-rate-cut-next-week.html https://www.cnbc.com/2019/07/24/reuters-america-update-2-facebook-to-pay-record-5-bln-u-s-fine-over-privacy-violations-critics-call-it-a-bargain.html https://www.cnbc.com/2019/07/24/facebook-to-pay-5-billion-for-privacy-lapses-ftc-announces.html https://seekingalpha.com/news/3480786-ftc-approves-5b-facebook-settlement-fb-minus-1_4-percent https://www.thestreet.com/technology/facebook-beats-estimates-and-guides-cautiously-7-key-takeaways-15032144   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Une loi pour garder les grandes technos en dehors des finances Une loi pour garder les grandes technos en dehors des finances Le Comité Sénatorial des Banques souhaite éloigner les grandes compagnies technologiques du secteur financier. Une ébauche de loi baptisée "Keep Big Tech Out Of Finance Act" propose que les compagnies technologiques ciblées offrant principalement des services de plateforme en ligne avec des revenus supérieurs à 25 milliards de dollars ne  puissent établir, maintenir et opérer de monnaies digitales servant comme unité d'échange, de réserve de valeur ou toute fonction similaire. Cette loi survient suite à l'annonce de Facebook (FB) de posséder sa propre cryptomonnaie et suggère une amende de 1 million de $ par jour pour ceux qui ne la respecteraient pas. En effet, Facebook s'est associé avec 28 partenaires pour lancer Libra en 2020. Parmi ses partenaires, il y a notamment MasterCard (MA), Visa (V), PayPal (PYPL) et Uber (UBER). D'ailleurs, le Président Donald Trump a fait couler beaucoup d'encre la semaine dernière en critiquant vertement Libra et les autres cryptomonnaies, suggérant aux compagnies technos de se soumettre aux lois si elles souhaitent devenir des banques! Le Comité Sénatorial des Banques a tenu une rencontre mardi sur les préoccupations anti-monopole des géants technologiques. Pendant cette audience, un sénateur a qualifié Facebook de "delusional" (délirant) de croire que les gens vont faire suffisamment confiance à un réseau social pour lui confier leur argent. Lors de cette rencontre, David Marcus, Vice-président des produits messagers de Facebook et Chef de la nouvelle division Calibra de Facebook, a indiqué au comité que le portefeuille de monnaie digitale sera imbriqué dans les applications Messenger et WhatsApp. Les commentaires de David Marcus ont suscité plusieurs questions et vives réactions, dont celle du Sénateur Brown qualifiant Facebook de dangereux! Une saga palpitante à suivre...   Un hamburger végé fait bondir le titre de 75% Je vous disais bien la semaine dernière que Wall Street est devenue végane! Voici un autre bel exemple qui a capté mon attention mardi. La simple annonce de l'ajout d'un "burger" végé dans l'ensemble de recettes de la compagnie américaine des boîtes prêtes à cuisiner Blue Apron (APRN) a fait bondir le titre de plus de 75% la journée de l'annonce! Le titre a toutefois effacé la quasi-totalité de ses gains dans les jours qui ont suivi. Cette nouvelle d'une entente avec Beyond Meat (BYND), le producteur de substituts de viande à base de plante, permettra d'inclure en août une recette de burger exclusivement préparée pour les clients de Blue Apron. Définitivement, toutes nouvelles relatives au végétarisme occasionnent de bons mouvements sur la bourse. Toutes nouvelles ou rumeurs à ce sujet et concernant les prochains partenariats avec Beyond Meat sont à surveiller pour ceux qui transige l'événementiel.   Pinterest: un titre à épingler sur votre liste Pinterest (PINS), comptant moins d'utilisateurs et évoluant dans l'ombre d'Instagram, connaît toutefois une croissance rapide.  Avec une augmentation de 22% de son nombre d'utilisateurs au cours du dernier trimestre, portant celui-ci à 291 millions, elle mérite d'être sur notre radar. De nouvelles caractéristiques ont par ailleurs fait leurs apparitions suivant sa récente entrée en bourse le 18 avril dernier. Un fait intéressant lui procurant un avantage sur sa rivale Instagram est son plus haut taux d'utilisateurs qui se servent de l'application pour magasiner.  Un impressionnant 48% par rapport à seulement 10% des abonnés de Instagram. L'objectif de ce réseau social basé sur les images accrochées sur un tableau est bien entendu de générer des revenus publicitaires. Pinterest vise une solide augmentation de ses revenus de plus de 40% pour dépasser le milliard de dollars cette année. Le prix cible moyen de l'action est actuellement de 28.25$ selon les 15 analystes qui suivent PINS.   Par Richard Dussault, Gestionnaire principal et négociant actif chez DayTrader Canada   Source: https://www.reuters.com/article/us-usa-cryptocurrency-bill/us-proposes-barring-big-tech-companies-from-offering-financial-services-digital-currencies-idUSKCN1U90NL https://www.reuters.com/article/us-crypto-currencies/bitcoin-falls-below-10000-after-facebook-grilled-on-crypto-plans-idUSKCN1UB24T https://www.marketwatch.com/story/facebooks-libra-cryptocurrency-project-gets-blistering-reception-from-senate-2019-07-16 https://www.bbc.com/news/business-49008298 https://www.cnn.com/2019/07/16/tech/facebook-libra-crypto/index.html https://www.benzinga.com/pressreleases/19/07/b14079822/blue-apron-introduces-beyond-meat-on-menus-beginning-in-august https://www.fool.com/investing/2019/07/12/is-pinterest-becoming-threat-to-instagram.aspx     Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Wall Street est-elle devenue végane? Wall Street est-elle devenue végane? Une vague végane semble s'être emparée de Wall Street depuis la nouvelle venue en bourse de Beyond Meat (BYND)! Avez-vous goûté au nouveau sandwich matin de Tim Hortons avec la saucisse 100% faite à base de plante? Je dois avouer que ce n'est pas mauvais. Ce n'est évidemment pas une reproduction parfaite du goût et de la texture de la viande véritable, mais je dirais que c'est pas mal du tout. Par ailleurs, la compagnie a annoncé le 26 juin dernier  le lancement de ses produits dans les épiceries. Cette nouvelle parue avant l'ouverture de la bourse a produit un gap haussier intéressant.  Après une montée fulgurante suivant son arrivée en bourse le 2 mai dernier au prix de 45$, le titre "végé" a franchit le cap d'un impressionnant sommet de 200$ en moins de 2 mois! Le titre a ensuite fait une forte retrace dans les jours qui ont suivi. Ce genre de titre peut donner de belles occasions en daytrading ou swingtrading pour le négociant actif que nous sommes. À titre d'exemple concret,  j'étais en attente d'un rebond convaincant avant d'initier une position suite au repli. D'ailleurs, pour ceux qui ne sont pas familiers avec notre Salle d'analyse et de négociation en direct via la plateforme DTC Slack, voici comment paraît la position swing trade en question publiée dans notre chaîne Transactions: Toutes les positions de notre équipe de négociants actifs sont publiées automatiquement dans notre salle de clavardage. Ainsi, on peut voir l'heure précise de la prise de position en date du 25 juin à 9h40. De même que ma sortie de position le lendemain, soit le 26 juin à 9h52. Le prix d'entrée, le prix de sortie et le profit (ou la perte s'il y a lieu) figurent dans la publication. Outre Beyond Meat, d'autres titres pourraient bénéficier de cette vague végane. Même Kellogg (K) a profité subitement de cet engouement mardi dernier à la veille du congé américain du jour de l'indépendance. Ce titre en pleine tendance baissière depuis l'été dernier, à progressé de plus de 6% le 3 juillet dernier suite à la parution d'un article d'un chroniqueur de MarketWatch stipulant que "Kellogg is sitting on a ‘fake meat’ gold mine bigger than Beyond Meat" (traduction: Kellogg repose une une fausse mine d'or plus grande que celle de Beyond Meat). Que nous soyez carnivore, végétarien ou végétalien, force est d'admettre qu'après le buzz des cryptomonnaies en 2017, de la marijuana en 2018, c'est maintenant au tour de l'alimentation de provoquer une frénésie à Wall Street. Les titres mentionnés dans ce billet figurent en ce moment dans ma liste de surveillance avec aussi Conagra Brands (CAG) et Tyson Foods (TSN).   Nouvel IPO d'un épicier bon marché Toujours dans le domaine de l'alimentation, Grocery Outlet est entrée récemment en bourse sous le symbole GO le 20 juin dernier. Une chaîne qui opère sous un modèle d'affaires de franchisé. Depuis 2015, les franchises connaissent une belle progression.  Grocery Outlet mise sur un marketing basé sur les économies. Son arrivée en bourse n'est pas passée inaperçue avec un volume supérieur à 10 millions à sa première journée. Alors que le titre à déjà augmenté de 10$ par rapport au prix de 22$ pour son premier appel public à l'épargne, ou si vous préférez IPO pour Initial Public Offering en anglais. Toutefois, plusieurs questionnent le modèle d'affaires, les faibles marges bénéficiaires et le poids de la dette de l'entreprise. Un titre intéressant à surveiller qui fait partie de ma liste de surveillance depuis le jour un. J'avais initié une position au moment de son entrée sur les marchés. Ma position swing trade publiée dans notre Salle d'analyse et de négociation en direct via la plateforme DTC Slack:   Les influenceurs de la mode à la bourse Revolve Group a offert 11.765 millons d'actions de classe A au moment de son IPO le 7 juin dernier. Cette compagnie californienne fondée en 2003 est considérée comme la prochaine génération de détaillant de mode pour les millénaux en leur offrant plus de 45000 choix de vêtements, chaussures et accessoires mode. La plateforme dynamique de la compagnie permet de brancher ensemble des millions de consommateurs avec des influenceurs de mode, leur donnant accès à plus de 500 marques, tant établies qu'émergentes. Bref leur site web https://www.revolve.com/ est ultra populaire et fréquenté en moyenne par 9.4 millions de visiteurs par mois. C'est énorme! Bref, un nouveau venu dans le commerce de la mode, loin du modèle traditionnel de la boutique physique, qui à un potentiel vraiment intéressant de faire sa marque. Sa stratégie d'utiliser les influenceurs des réseaux sociaux leur accorde une distinction attrayante et leurs marges bénéficiaires, contrairement à Grocery Outlet, sont très élevées. Ma position swing trade publiée dans notre Salle d'analyse et de négociation en direct via la plateforme DTC Slack: Par Richard Dussault, Gestionnaire principal et négociant actif chez DayTrader Canada   Source: https://www.marketwatch.com/story/kellogg-is-sitting-on-a-fake-meat-gold-mine-bigger-than-beyond-meat-2019-07-02?link=sfmw_tw https://seekingalpha.com/news/3472716-grocery-outlet-indicated-soar-ipo-open https://marketrealist.com/2019/06/grocery-outlets-ipo-extreme-value-retailer-raises-378-million/?utm_source=interactivebrokersretail&utm_medium=feed&utm_content=main_permalink https://www.fool.com/investing/2019/06/26/grocery-outlet-gets-a-post-ipo-bump-but-how-good-i.aspx https://www.benzinga.com/news/19/06/13859815/revolve-group-ipo-what-to-know-about-fashion-e-tailer   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.   ### Risques et avantages de la bourse en ligne: quels sont-ils ? Risques et avantages de la bourse en ligne: quels sont-ils ? Risques : Tout d’abord, un premier risque est la faible barrière à l’entrée. En effet, bien que cela peut être perçu comme un avantage, en réalité, la faible barrière à l’entrée représente également un risque. Ainsi, le fait que n’importe quel investisseur ou négociant actifs puisse transiger en bourse, avec rien de plus que son cellulaire peut mener plusieurs négociants actifs et investisseurs néophytes à sous-estimer les connaissances requises pour devenir un « trader » profitable. De ce fait, c’est d’ailleurs l’une des raisons pourquoi les « trader » perdent 90% du temps. Ensuite, un second risque créé par l’avènement de la bourse en ligne est l’illusion de la richesse rapide. En effet, plusieurs investisseurs débutants cherchent le titre leur permettant de doubler, voire tripler leur capital rapidement. Puisque ce genre de titres est assez rare et que plusieurs investisseurs débutants n’ont pas les connaissances nécessaires pour les trouver, la majorité se trompe et perd beaucoup d’argent. Ainsi, lorsque l’on investit, il est important de se concentrer sur les rendements produits, avant les montants réalisés. Par exemple, dans le cas où un négociant investit 1000$ et produit 200$ de rendement à la fin de l’année, cela représente tout de même 20%, ce qui est excellent. Autrement dit, il est fondamental de se concentrer sur le rendement produit en termes de pourcentage, plutôt que le montant réalisé. Avantages : Tout d’abord, l’un des avantages qu’a créés la bourse en ligne est la liberté que le trading procure. En effet, le trading offre une liberté totale de transiger partout dans le monde. De ce fait, le strict minimum est un ordinateur portable et une connexion internet. De plus, le trading permet d’avoir des heures de travail flexible et beaucoup de temps libre. Cette liberté est extrêmement difficile à obtenir avec un emploi conventionnel, et même dans le cadre d’une entreprise, considérant que la majorité des entreprises ont pignon sur rue. Ensuite, un second avantage de la bourse en ligne est qu’elle permet à tous de trouver chaussure à son pied. En effet, il existe plusieurs façons de négocier activement sur les marchés. Ainsi, que ce soit en « daytrading », en « swingtrading » ou autres, il y en a pour tous les goûts.  En d’autres mots, le trading permet à quelqu’un d’en faire son métier comme à un autre, un passe-temps payant. Ainsi, quelqu’un avec un emploi temps plein peut également trouver chaussure à son pied en pratiquant le « swingtrading » et battre les principaux indices. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : Barber, Lee, Odean (2010): Do Day Traders Rationally Learn About Their Ability? https://www.daytradercanada.com/negociateur-actif/quels-sont-les-avantages-de-travailler-en-bourse/ Manuel de cours du cours Actions 5 jours de DayTrader Canada ### L’impact du G-20 sur les marchés L’impact du G-20 sur les marchés Le weekend dernier a eu lieu le tant attendu sommet du G-20 à Osaka au Japon. Ainsi, ce sommet est d’une grande importance pour l’économie et la stabilité mondiale. Le groupe des 20 ou G20 regroupe 19 pays plus l'Union européenne dont les ministres, les chefs des banques centrales et les chefs d'État. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. De ce fait, tel que mentionné dans le billet précédent, Wall Street avait les yeux rivés sur cet important évènement. Enfin, lundi matin, le S&P500 a eu un bon à la hausse pour finir la journée en hausse de 0.77%. Il est alors pertinent d’affirmer que Wall Street a apprécié cet important sommet. Le premier facteur de ce succès, et de la hausse, est attribuable au discours de M.Trump qui a paru beaucoup plus ouvert face aux négociations avec la Chine. D’ailleurs, après avoir rencontré le président de la Chine, Xi Jinping, en marge du sommet du G20, M. Trump a déclaré samedi à la presse: « Nous avons discuté de beaucoup de choses et nous sommes de retour sur les rails »[1] en parlant des négociations commerciales. De plus, M. Trump a également déclaré que les États-Unis n'imposeraient aucun nouveau tarif douanier sur les exportations chinoises pendant que les négociations étaient en cours, et que la Chine avait accepté de recommencer à acheter les produits agricoles américains et d'autres biens. En revanche, il ne faut pas oublier que M. Trump a la fâcheuse habitude de ne pas respecter sa parole et de changer d’idée au gré du vent. Ainsi, bien que cela a propulsé les marchés cette semaine, cela ne signifie pas que les négociations sont réglées. Ensuite, un second facteur attribuable à la hausse de lundi est une baisse de l’incertitude en général. En effet, bien que cela n’a aucun impact financier en tant que tel sur les entreprises cotées en bourse, Wall Street n’aime pas l’incertitude. Ainsi, la poignée de main historique entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un, dimanche, dans la Zone démilitarisée (DMZ) entre la Corée du Nord et la Corée du Sud ne peut pas avoir nui à la situation. Tel que l’expression le stipule, je crois que l’on peut affirmer que cela est la « cerise sur le sundae » pour le président américain. En somme, le succès d’un point de vue économique du G20 a mis la table à un sommet historique du S&P500 mercredi matin, juste avant la fermeture des marchés à 13h qui a atteint 2995.80, soit à moins de 5 points du 3000. Maintenant, revenus à des sommets historiques, il sera très intéressant de suivre l’évolution des résultats financiers à venir ainsi que le déroulement des négociations avec la Chine, qu'il ne faut pas oublier, ne sont pas encore réglés. [1] Traduction libre   Tesla défie encore une fois ses détracteurs ardi soir, Tesla annonçait avoir battu ses records de production et de livraisons au deuxième trimestre, battant nettement les estimations des analystes. Ainsi, les actions de l’entreprise automobile ont bondi d’environ 4.6% dans la journée de mercredi. Tesla a également fait allusion à un troisième trimestre fort, affirmant qu’il entrait dans le trimestre avec un carnet de commandes en carnet. De ce fait, le coloré président de l’entreprise Elon Musk a annoncé que la société avait livré 95 200 voitures au cours du trimestre clos le 30 juin, une augmentation de 51,1% par rapport au premier trimestre, et battant son précédent record de 90 700 livraisons établi au quatrième trimestre de 2018. En revanche, le prochain défi de Tesla est maintenant d’atteindre la profitabilité. En effet, bien que l’entreprise produise de plus en plus de véhicules, elle n’est toujours pas profitable. Ainsi, Colin Langan, analyste d'UBS, a affirmé dans une note aux investisseurs que « Le rythme de livraison du deuxième trimestre ne change pas notre vision prudente des résultats du deuxième trimestre ». Cette vision prudente provient principalement de la présence importante de concurrence sur le marché des voitures de sport électriques haut de gamme, alors que les constructeurs automobiles, de Ford à Jaguar, investissent des milliards de dollars pour développer leurs propres véhicules. En somme, selon Gene Munster, analyste de Loup Ventures, cette hausse des achats de véhicules électriques chez Tesla ne représente pas seulement un virage vers un avenir meilleur pour l’entreprise, mais également une nouvelle réalité dans le marché automobile : la demande de véhicules électriques commence réellement à augmenter.   Risques et avantages de la bourse en ligne: quels sont-ils ? Risques : Tout d’abord, un premier risque est la faible barrière à l’entrée. En effet, bien que cela peut être perçu comme un avantage, en réalité, la faible barrière à l’entrée représente également un risque. Ainsi, le fait que n’importe quel investisseur ou négociant actifs puisse transiger en bourse, avec rien de plus que son cellulaire peut mener plusieurs négociants actifs et investisseurs néophytes à sous-estimer les connaissances requises pour devenir un « trader » profitable. De ce fait, c’est d’ailleurs l’une des raisons pourquoi les « trader » perdent 90% du temps. Ensuite, un second risque créé par l’avènement de la bourse en ligne est l’illusion de la richesse rapide. En effet, plusieurs investisseurs débutants cherchent le titre leur permettant de doubler, voire tripler leur capital rapidement. Puisque ce genre de titres est assez rare et que plusieurs investisseurs débutants n’ont pas les connaissances nécessaires pour les trouver, la majorité se trompe et perd beaucoup d’argent. Ainsi, lorsque l’on investit, il est important de se concentrer sur les rendements produits, avant les montants réalisés. Par exemple, dans le cas où un négociant investit 1000$ et produit 200$ de rendement à la fin de l’année, cela représente tout de même 20%, ce qui est excellent. Autrement dit, il est fondamental de se concentrer sur le rendement produit en termes de pourcentage, plutôt que le montant réalisé. Avantages : Tout d’abord, l’un des avantages qu’a créés la bourse en ligne est la liberté que le trading procure. En effet, le trading offre une liberté totale de transiger partout dans le monde. De ce fait, le strict minimum est un ordinateur portable et une connexion internet. De plus, le trading permet d’avoir des heures de travail flexible et beaucoup de temps libre. Cette liberté est extrêmement difficile à obtenir avec un emploi conventionnel, et même dans le cadre d’une entreprise, considérant que la majorité des entreprises ont pignon sur rue. Ensuite, un second avantage de la bourse en ligne est qu’elle permet à tous de trouver chaussure à son pied. En effet, il existe plusieurs façons de négocier activement sur les marchés. Ainsi, que ce soit en « daytrading », en « swingtrading » ou autres, il y en a pour tous les goûts.  En d’autres mots, le trading permet à quelqu’un d’en faire son métier comme à un autre, un passe-temps payant. Ainsi, quelqu’un avec un emploi temps plein peut également trouver chaussure à son pied en pratiquant le « swingtrading » et battre les principaux indices. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : Barber, Lee, Odean (2010): Do Day Traders Rationally Learn About Their Ability? https://www.cnbc.com/2019/07/03/tesla-proved-it-can-hit-production-targets-now-investors-want-profits.html https://www.businessinsider.com/tesla-model-3-best-selling-ev-us-this-year-2019-7 https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-06-26/tesla-has-enough-orders-to-set-delivery-record-elon-musk-says https://www.cnbc.com/2019/06/29/g-20-leaders-sidestep-trade-protectionism-in-communique.html https://www.cnbc.com/2019/07/03/china-appears-to-be-the-winner-of-trump-xi-meeting-at-g-20-experts.html https://www.nytimes.com/2019/06/29/world/asia/g20-summit-takeaways.html https://www.985fm.ca/nouvelles/international/230332/poignee-de-main-historique-entre-donald-trump-et-kim-jong-un https://www.daytradercanada.com/negociateur-actif/quels-sont-les-avantages-de-travailler-en-bourse/ Manuel de cours du cours Actions 5 jours de DayTrader Canada   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.     ### Est-ce que les consommateurs américains seraient en train de perdre confiance en leur économie? Est-ce que les consommateurs américains seraient en train de perdre confiance en leur économie? Mardi, l’une des données américaines les plus importantes du mois est sortie. En effet, les chiffres concernant la confiance des habitants américains envers leur économie ont été mis publics pour le mois de juin 2019. Ainsi, le « Conference Board » soit l’organisme responsable de cet indice, a déclaré que son indice de confiance des consommateurs avait chuté de 9,8 points à 121,5 ce mois-ci, son niveau le plus bas depuis septembre 2017, après une révision à la baisse de 131,3 en mai. De plus, la baisse de ce mois-ci est la plus importante depuis juillet 2015. Enfin, cet indice est calculé d'après une enquête réalisée auprès d'environ 5 000 ménages américains, auxquels on demande d'évaluer le niveau de la situation économique actuelle et future, y compris la disponibilité de la main-d'œuvre, les conditions du marché américain et la situation économique en générale. Selon le « Conference Board » cette baisse de confiance est attribuable aux tensions commerciales et met en garde sur le fait que l'incertitude persistante entre autres avec la Chine, pourrait même commencer à diminuer la confiance des consommateurs de façon plus importante. De ce fait, cette nouvelle a fait chuter les marchés. En effet, le vénérable Dow Jones Industrial Average a clôturé en baisse de 179,32 points, enregistrant sa plus grosse perte en une journée depuis le 31 mai. Ensuite, le S&P500 a perdu 0,95% pour terminer la journée à 2 917,38. Finalement, le Nasdaq a chuté de 1,5% atteignant 7 884,72. En somme, un autre événement à suivre de près cette semaine est le G-20 qui aura lieu ce weekend, alors que le sujet des guerres commerciales dans le monde sera abordé. Il est alors certain que Wall Street aura le regard braqué sur cet événement. Cela pourrait dicter le mouvement des marchés pour les prochaines semaines.  Aussi, il est important de ne pas oublier que les marchés boursiers canadiens seront fermés lundi à l’occasion de la fête du Canada et les marchés américains mercredi à partir de 13h et jeudi toute la journée à l’occasion du jour de l’indépendance.   Le bitcoin atteint près de 13 500$, est-ce qu'on se dirige vers un nouveau haut de tous les temps? Mercredi, le Bitcoin a atteint un nouveau sommet. En effet, la première et plus importante cryptomonnaie du monde a atteint 13 485,85 USD mercredi après-midi, selon CoinDesk. Ainsi, bien que les mouvements de prix de Bitcoin puissent souvent être difficilement justifiables, les analystes ont largement attribué le rebond de 2019 à l’intérêt croissant suscité par l’annonce du projet de cryptomonnaie Libra par Facebook et l’atteinte de niveaux techniques clés. De ce fait, la perspective du lancement de la cryptomonnaie de Facebook, Libra devrait éduquer le grand public aux avantages des cryptomonnaies en général. De plus, avec approximativement 2.7 milliards d’utilisateurs, la monnaie Libra de Facebook est l’une des premières monnaies à déjà avoir une base solide d’utilisateurs potentiels. Ensuite, la perspective du « halving »[1] du Bitcoin en mai 2020 soutient également le BTC. Cet événement consiste en la réduction de moitié de la récompense versée aux mineurs de Bitcoin qui résolvent les équations de confirmation des transactions. Sachant que les mineurs sont rémunérés avec des Bitcoins nouvellement créés, cela revient à réduire le rythme de création de nouveaux Bitcoins, et donc à en augmenter la rareté. En somme, le prix a chuté de 17% en date de jeudi après midi pour atteindre les alentours de 10 500$ USD. De ce fait, la volatilité bien connue du Bitcoin est de retour, ce qui apporte plusieurs opportunités pour les traders. Ainsi, il sera important de le surveiller dans les jours à venir. [1] Division de la prime de minage   3 avantages de suivre un cours de trading pour débutant D’un point de vue empirique, lorsque l’on débute, investir en Bourse est facile. En effet, il n’est pas bien complexe d’acheter ou vendre des actions. En revanche là où tout se gâte est lorsque l’on souhaite devenir profitable et générer un rendement positif de nos investissements. Tel que j’ai déjà expliqué dans l’un de mes billets précédents la grande majorité des investisseurs autonomes échoue. Alors, la véritable question est : par où commencer pour générer un rendement positif à partir de mes placements boursiers? De ce fait, lorsque l’on débute en Bourse, il est normal de se retrouver un peu perdu dans ce vaste univers. Ainsi, dans le cas où l’on débute, un cours de trading permettra d’établir ses bases tel que la compréhension des différentes façons de transiger, soit « swingtrade », « daytrade » et plusieurs autres. Alors, vous serez en mesure de savoir par où commencer selon vos besoins, votre temps disponible, ainsi que vos ambitions. Ensuite, suivre un cours de trading pour débutant permettra de comprendre comment bien transiger dans le but d’être profitable. En effet, l’une des principales causes d’échec de l’investisseur autonome est le manque de discipline. De cette façon, une formation de trading pour débutant permettra à l’investisseur d’établir un plan de match clair et précis, basé sur des éléments théoriques. En outre, ce plan de match contiendra tous les éléments nécessaires au succès, soit comment sélectionner un titre, pourquoi sélectionner ce titre, et un élément qui est souvent sous-estimé, soit la taille de la position en fonction du risque. Finalement, un cours de trading pour débutant permettra d’établir la plateforme transactionnelle idéale pour vos besoins. En effet, une formation adéquate vous permettra de bien choisir entre le courtier plein exercice, le courtier à escompte, ainsi que le courtier d’accès direct. En somme, une formation peut sauver plusieurs heures de recherches et de désespoir pour un nouveau trader, ce qui, en tant que tel, est un avantage majeur de suivre une formation pour débutant en trading!   Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.reuters.com/article/us-usa-economy/us-consumer-confidence-falls-in-june-home-sales-weak-idUSKCN1TQ1WM https://www.forexfactory.com/news/927536-the-conference-board-consumer-confidence-index-declined-in https://www.forexfactory.com/calendar.php#detail=101979 https://www.washingtonpost.com/business/economy/us-consumer-confidence-down-amid-trade-worries-hackers-hit-global-telecoms-in-7-year-spying-campaign-report-says/2019/06/25/0324da98-9742-11e9-916d-9c61607d8190_story.html?noredirect=on&utm_term=.b60636236ad2 https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-06-25/pain-from-trump-s-china-tariffs-spreads-reshaping-global-trade Quantitative Analysis of Investor Behavior, site internet de dalbar,[en ligne]http://kyestates.com/wp-content/uploads/2015/02/DALBAR-QAIB-2014.pdf https://www.daytradercanada.com/ressources/blogue-du-negociateur-actif-2/ https://www.cnbc.com/2019/06/26/bitcoin-rallies-15percent-topping-13000.html https://www.coindesk.com/bitcoin-hits-17-month-high-above-12-9k https://www.wsj.com/articles/bitcoin-is-back-above-10-000-and-investors-say-this-rally-is-different-11561201454   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### 3 avantages de suivre un cours de trading pour débutant D’un point de vue empirique, lorsque l’on débute, investir en Bourse est facile. En effet, il n’est pas bien complexe d’acheter ou vendre des actions. En revanche là où tout se gâte est lorsque l’on souhaite devenir profitable et générer un rendement positif de nos investissements. Tel que j’ai déjà expliqué dans l’un de mes billets précédents la grande majorité des investisseurs autonomes échoue. Alors, la véritable question est : par où commencer pour générer un rendement positif à partir de mes placements boursiers? De ce fait, lorsque l’on débute en Bourse, il est normal de se retrouver un peu perdu dans ce vaste univers. Ainsi, dans le cas où l’on débute, un cours de trading permettra d’établir ses bases tel que la compréhension des différentes façons de transiger, soit « swingtrade », « daytrade » et plusieurs autres. Alors, vous serez en mesure de savoir par où commencer selon vos besoins, votre temps disponible, ainsi que vos ambitions. Ensuite, suivre un cours de trading pour débutant permettra de comprendre comment bien transiger dans le but d’être profitable. En effet, l’une des principales causes d’échec de l’investisseur autonome est le manque de discipline. De cette façon, une formation de trading pour débutant permettra à l’investisseur d’établir un plan de match clair et précis, basé sur des éléments théoriques. En outre, ce plan de match contiendra tous les éléments nécessaires au succès, soit comment sélectionner un titre, pourquoi sélectionner ce titre, et un élément qui est souvent sous-estimé, soit la taille de la position en fonction du risque. Finalement, un cours de trading pour débutant permettra d’établir la plateforme transactionnelle idéale pour vos besoins. En effet, une formation adéquate vous permettra de bien choisir entre le courtier plein exercice, le courtier à escompte, ainsi que le courtier d’accès direct. En somme, une formation peut sauver plusieurs heures de recherches et de désespoir pour un nouveau trader, ce qui, en tant que tel, est un avantage majeur de suivre une formation pour débutant en trading!   Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Une entreprise sous la loupe : StoneCo Ltd Une entreprise sous la loupe : StoneCo Ltd Le marché des « fintech » est constamment en croissance. Ainsi, en date de la fin de l’année 2018, les investissements dans les sociétés technologiques financières représentaient, selon S&P Global Intelligence, 7,65 milliards de dollars. Sur ce total, 1,90 milliard, soit près de 25 % sont attribués aux entreprises œuvrant dans le secteur des « paiements ». De ce fait, une jeune entreprise œuvrant dans ce secteur est sortie dans nos radars cette semaine. Il s’agit de StoneCo Ltd (NASDAQ : STNE). Dans un premier temps, StoneCo Ltd est une entreprise qui œuvre dans le domaine du service de paiements numériques. En résumé, StoneCo est le deuxième maillon de la chaîne de paiement entre le commerçant, StoneCo, le système de paiement (visa, MasterCard) et l’émetteur de cartes (grande banque qui fournit le crédit). De ce fait, les revenus de l’entreprise proviennent principalement d’un pourcentage de la transaction faite par le marchand et ainsi, l'entreprise ne supporte aucun risque de crédit. L’un des éléments les plus intéressants par rapport à cette entreprise est qu’en 2018, à la suite de son entrée en bourse, M. Warren Buffet, lui-même, a acheté 11% de l’entreprise. La raison pour laquelle le populaire investisseur a pris cette position est qu’à l’époque, l’entreprise avait une valorisation de 6,1 milliards USD, soit environ 22 fois les revenus de la société pour les 12 mois précédents sont entrée en Bourse. StoneCo a également affirmé avoir gagné plus de 5,5% des parts du marché brésilien au deuxième trimestre de 2018, ce qui représente plus de 230 000 clients. En matière de volume, StoneCo est actuellement le quatrième processeur de paiement électronique du Brésil. En date des derniers résultats financiers, la clientèle active de StoneCo, la croissance de son chiffre d’affaires total, la croissance de son bénéfice net ajusté et sa marge nette ajustée au premier trimestre démontrent que la société enregistre une forte croissance. En effet, grâce à des taux de financement moins élevés et à l’utilisation de ses propres liquidités pour financer les opérations de prépaiement, le revenu ajusté a été multiplié par six pour atteindre 186,3 millions de Réal brésiliens (46,3 millions d’USD). De plus, la marge bénéficiaire s'est améliorée, passant de 9,2% en 2018 à 34,6% en 2019. En somme, StoneCo Ltd est une entreprise qui peut être très prometteuse dans l’avenir. Elle sera alors à surveiller d’un point de vue du très long terme. Cependant, il sera important de suivre une amélioration de la valeur intrinsèque du titre, puisque bien que la croissance soit au rendez-vous actuellement, il faudra s’assurer de sa poursuite.   Slack : l’explication d’une entrée en Bourse non conventionnelle Jeudi avait lieu un évènement assez unique en bourse : une entrée directe en Bourse, sans appel public à l’épargne. En effet, l’entreprise Slack Technologies inc. (NYSE : WORK), qui est à l'origine d’une plate-forme de discussion et de collaboration appliquée pour le milieu du travail, est désormais cotée à la Bourse de New York sous le symbole WORK. Or, contrairement à d’autres appels publics à l’épargne telle que Lyft, Uber, Zoom et Pinterest, Slack n’émet pas de nouvelles actions et ne fait pas appel à une banque d’investissement pour se faire connaître. Il s’agit d’une cotation directe sur le marché, également appelée offre publique directe, ou DPO[1]. Cela signifie que si vous achetiez des actions de Slack, vous achèteriez des actions existantes de l’entreprise directement auprès de membres de la société et des premiers investisseurs. De ce fait, aucun acteur financier ne sera en mesure de déterminer le prix initial du titre, seulement la bonne vieille offre et demande. D’ailleurs, l’une des raisons principales pour laquelle l’entreprise a pris la décision de choisir cette méthode d’entrée en Bourse est qu’elle souhaitait une baisse de la volatilité du titre plus rapide à la suite de son entrée sur les marchés. De plus, un autre avantage d’une cotation direct en Bourse est une réduction spectaculaire des coûts. Les souscripteurs d'introductions en bourse facturent généralement une commission de 13% du produit de la vente de titres, alors que les coûts associés à une entrée directe sont plus proches de 3%. En somme, petit fait cocasse sur l’entreprise, Slack est le parfait exemple d’entreprise qui a changé de direction stratégique au fur et à mesure de sa croissance. Ainsi, fondée en tant que société de jeux vidéo appelée Tiny Speck en 2009, Slack a finalement changé de direction après que la direction ait réalisé que le logiciel de messagerie qui avait été initialement développé pour une utilisation strictement interne, pouvait devenir une alternative au courrier électronique traditionnel, et qu’il fallait la commercialiser. [1] Direct Public Offering   La Réserve fédérale américaine ouvre la porte à une baisse de taux : Wall Street en extase Mercredi avait lieu la classique rencontre des membres de la Réserve fédérale américaine dans le but de déterminer le futur des taux d’intérêt aux États-Unis. Ainsi, M.Powell a annoncé que le comité avait laissé la fourchette cible de taux directeurs entre 2,25% à 2,50%. Or, il a modifié certains termes dans son communiqué pour suggérer qu’il voyait davantage de risques pour l’économie. De ce fait, il a également supprimé l’expression « patience », qu’il avait mentionnée plus tôt cette année, pour la remplacer par une indication que les responsables de la réserve fédérale étaient prêts à surveiller la situation économique avant de procéder à un mouvement de taux. Cela représente un changement de ton majeur depuis décembre, alors que l’on envisageait même une hausse des taux à l'époque. De plus, les analystes se sont particulièrement concentrés sur le fait que huit membres sur 17 s’attendent maintenant à ce que la Réserve fédérale américaine doive réduire ses taux au moins une fois cette année. Cela a créé beaucoup de mouvement sur les marchés. En effet, le S&P500 a enregistré une hausse de 0.30% mercredi et a clôturé en hausse de 1% jeudi, à 2 954,18, dépassant ainsi le record précédent de l'indice de référence des actions américaines atteint le 30 avril dernier. Le marché est actuellement en hausse de plus de 7% ce mois-ci, une hausse occasionnée principalement par les actions d’entreprises du secteur des matériaux, de la technologie et de la consommation discrétionnaire. En somme, alors que M.Powell annonçait une stagnation des taux pour le moment, la question de sa démission par M. Trump a été posée par l’un des journalistes. La réponse de M. Powell fut sans équivoque : « Je pense que la loi indique clairement que j'ai un mandat de quatre ans et j'ai bien l'intention de le servir », a-t-il déclaré.   Sources : https://www.nytimes.com/2019/06/20/business/stock-market-record.html https://www.cnbc.com/2019/06/19/heres-what-the-stock-market-liked-from-the-fed.html https://www.cnbc.com/2019/06/19/fed-decision-fed-leaves-rates-unchanged.html https://www.cnbc.com/2019/06/20/stock-market-dow-futures-higher-after-fed-raises-rate-cut-hopes.html https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-06-20/powell-opens-door-to-july-rate-cut-amid-trumpian-uncertainty https://seekingalpha.com/article/4267993-follow-buffett-buy-stoneco-never-sell https://seekingalpha.com/article/4264666-stoneco-rally https://www.investopedia.com/tech/what-stoneco-ltd-and-why-berkshire-hathaway-invested-it/ https://www.spglobal.com/marketintelligence/en/documents/2018-us-fintech-market-report.pdf https://seekingalpha.com/article/4214595-stoneco-ipo-fast-growing-brazilian-company-berkshire-potential-investor https://www.referenceforbusiness.com/small/Co-Di/Direct-Public-Offerings.html https://www.investopedia.com/terms/d/directpublicoffering.asp https://www.marketwatch.com/story/slack-non-ipo-5-things-to-know-about-the-direct-listing-2019-04-26 https://techcrunch.com/2019/06/19/slack-reportedly-prices-ipo-at-26-per-share/ https://www.investopedia.com/slack-ipo-need-to-know-4685622 https://www.nerdwallet.com/blog/investing/slack-ipo-what-you-need-to-know/ https://www.theguardian.com/technology/2019/jun/20/slack-ipo-stocks-app-public-latest-share-prices-beat-expectations   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Volte-face de M.Trump: il retire les tarifs au Mexique et menace la chine! Volte-face de M.Trump: il retire les tarifs au Mexique et menace la chine! Vendredi soir dernier, après la fermeture des marchés, le président américain annonçait la suspension de l’imposition des tarifs de 5% qu’il avait menacé d’appliquer si le Gouvernement mexicain refusait de faire quoi que ce soit concernant l’immigration illégale en sol américain. Ainsi, il s’agissait de la première fois où le locataire de la maison blanche attaquait un pays avec une menace de tarif dans un enjeu qui n’est pas considéré comme « économique ». De ce fait, cette annonce a lancé les contrats à terme à la hausse dimanche soir, tout comme les marchés, lundi matin alors que tous les principaux indices affichaient un saut à la hausse. Or, naturellement, à l’habitude de M. Trump, un gros bémol s’est glissé à la suite de cette annonce. Tout d’abord, certains détracteurs de M. Trump ont affirmé qu’il avait réglé la situation avec le Mexique pour camoufler les mauvais chiffres d’emplois annoncés vendredi matin dernier. En effet, les créations d'emploi dans le secteur non agricole ont atteint 75 000 le mois dernier, contre 175.000 attendu en moyenne par les économistes interrogés par Bloomberg. En revanche, malgré ces données bien en bas des attentes, le S&P500 a monté de 1.05%. Cela peut être attribuable au fait que de mauvaises données économiques signifient une possible baisse des taux d’intérêt plus tard cette année. Essentiellement, bien qu’une baisse de taux ne représente rien de bon pour l’économie américaine, Wall Street a semblé apprécier le changement de ton de la Réserve fédérale américaine la semaine dernière, et ces mauvais chiffres pourraient être considérés comme une confirmation de ces baisses à venir. Actuellement, selon l’outil FedWatch du CME, la probabilité d’une baisse des taux en septembre s’établit autour de 89% alors que la possibilité d’une deuxième réduction du taux directeur pour décembre s’établit à environ 83%. Ensuite, alors que M.Trump venait de régler un conflit, il s’assura de réitérer à la Chine que rien n’était terminé pour eux. En effet, le président américain a déclaré lundi que la Chine allait conclure un accord avec les États-Unis « car ils n’auront simplement pas d’autres choix »[1]. La Chine a perdu des milliards de dollars depuis son élection à la présidence, a ajouté Trump. De plus, dans une entrevue téléphonique diffusée sur CNBC, Trump a déclaré que des droits de douane supplémentaires sur les produits chinois entreraient en vigueur immédiatement si le président chinois Xi Jinping n’assistait pas à la prochaine réunion du G20. En somme, ces menaces n’ont pas réellement fait broncher les marchés alors que le S&P500 finissait en hausse lundi et a été de côté jusqu’à la fermeture jeudi. [1] Traduction libre   Beyond Meat : l’absurdité d’un IPO volatile Dans les derniers mois, nous avons eu droit à plusieurs introductions en bourse de grandes entreprises. Ainsi, nous avons pu observer des introductions en bourse qui ont eu beaucoup de succès, ainsi que des introductions en bourse qui en ont eu moins, tel que Lyft (NASDAQ: LYFT) ou Uber (NYSE: UBER). En revanche, une entreprise est réellement sortie du lot : Beyond Meat (NASDAQ : BYND) De ce fait, il semble que chaque jour, Beyond Meat (BYND) atteint une valorisation qui repousse de plus en plus les limites du possible. En effet, sa capitalisation boursière a maintenant atteint une valeur exceptionnelle de 8.24 milliards de dollars, alors que l’entreprise déclare seulement 40 millions de dollars de revenus trimestriels. Ainsi, Beyond Meat est l’exemple même d’une entrée en Bourse des plus volatiles. En un peu plus d’un mois, soit en date du 13 juin, le titre a gagné 211%, une hausse qui aurait même rendu jaloux le Bitcoin (BTC-USD). Or, une question qui reste sur toutes les lèvres est :  qu’est-ce qui justifie une hausse si importante? Selon moi, Beyond Meat bénéficie d’une tendance très importante dans le secteur de l'alimentation et de la restauration: les aliments végétariens. Ainsi, il y avait un grand vide dans ce domaine en ce qui concerne les produits végétariens « de grand public » et Beyond Meat a sauté à pieds joints dans cette industrie, aidé par un marketing exceptionnel, pour répondre à la demande. Maintenant, la question qu’il faut se poser est : est-ce que cette tendance justifie une hausse si importante ? Bien que cette tendance alimentaire soit très puissante, d’un point de vue fondamental, rien n’indique une hausse aussi fulgurante. En effet, jeudi dernier, l’entreprise déclarait ses résultats financiers. Principalement, ce qui en est ressorti est dans le spectre de l’absurde. Ainsi, l’entreprise se négocie à 43 fois ses ventes annualisées. Ce genre de multiple est absolument énorme, particulièrement dans une industrie aussi concurrentielle que celui de la viande. De plus, en regardant leurs résultats du premier trimestre, rien ne semble justifier une augmentation du prix de l’action de près de 40%, tel qu’il s’est produit à la suite de la sortie de ses résultats. Ainsi, ils ont battu de 1 sous les revenus par actions et les revenus de 1,2 million de dollars. En somme, pour l’instant, bien que Beyond Meat vogue sur une vague qui pousse le prix de l’action de plus en plus haut, je ne pense pas que cela peut durer. En effet, je considère l’entreprise largement surévaluée, et, selon moi, les investisseurs n’auront d’autres choix que de bientôt revenir à la réalité.   3 Avantages de suivre un cours de trading pour débutant Tout d’abord, lorsque l’on débute, on peut simplement ne pas savoir par où commencer. En effet, il existe tellement de façon de transiger, de produits financiers à transiger et de place boursière à transiger, que de prendre un cours de trading lors que l’on débute permet d’avoir une image globale de toutes nos possibilités. De ce fait, un cours permettra de bien nous aiguiller selon nos besoins. Par exemple, dans le milieu de la négociation active, il existe plusieurs façons de transiger. En ce qui concerne les « daytrader » ou négociants intraséances, il existe les « scalper » qui transigent dans un horizon temporel de quelques minutes, les « momentum scalper » qui transigent dans un horizon temporel de 5 à 30 minutes, les « momentum daytrader » qui transigent dans un horizon temporel de 30 à 180 minutes et finalement, les « positions daytrader » qui prennent une position pour la journée. Dans un second temps, il existe les « swingtrader » ou négociants multiséances. Ces « trader » transigent dans un horizon temporel de quelques jours, cependant, ils entrent en position et sortent de position avec des notions de négociation intraséance. Ainsi, une bonne formation vous permettra de bien identifier quelle façon de transiger vous convient le mieux, et du même coup, augmenter votre taux de succès. Ensuite, après avoir identifié le meilleur horizon de temps pour vous, suivre au cours de trading pour débutant vous permettra d’identifier le produit financier le plus d’adapté pour vous. En effet, lorsque l’on débute, il est important de cibler un produit financier que l’on désire transiger, que ce soient des actions, des options, des contrats à terme, etc., et ensuite, se pratiquer le plus possible à transiger sur ce produit. De cette façon, il sera plus facile de devenir un « as » à transiger votre produit. Finalement, dans un contexte où les marchés boursiers sont de plus en plus volatils à la suite d’évènements tels que des « tweets » du président américain M. Trump, l’investisseur actif se doit d’avoir un minimum de connaissance. En effet, les trois plus importantes causes d’échec de l’investisseur autonome sont : les émotions, le manque de discipline et le choix de titre. Ces trois éléments peuvent être appris en formation.   Sources : https://www.cnbc.com/2019/06/04/the-market-is-demanding-the-fed-cuts-interest-rates-soon.html https://finance.yahoo.com/news/jobs-report-bls-may-2019-212001939.html https://www.foxbusiness.com/politics/trump-china-tariffs-300-billion-goods https://www.washingtonpost.com/politics/tariffs-are-the-answer-trump-appears-emboldened-after-economic-brinkmanship-with-mexico/2019/06/10/a701b63c-8b93-11e9-b08e-cfd89bd36d4e_story.html?noredirect=on&utm_term=.4e83dba750cb https://www.usatoday.com/story/opinion/2019/06/11/donald-trump-mexico-deal-mixed-signals-migrants-trade-editorials-debates/1424350001/ https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1137155056044826626 https://investors.beyondmeat.com/ https://business.financialpost.com/investing/beyond-meat-tilray https://seekingalpha.com/article/4269954-beyond-meat-beyond-believable?page=3 https://seekingalpha.com/article/4269595-beyond-meat-like-beyond-overrated?page=2 https://seekingalpha.com/article/4269663-beyond-meat-lot-hype?page=2   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.     ### Des menaces réglementaires du gouvernement américain poussent le NASDAQ en zone de correction Des menaces réglementaires du gouvernement américain poussent le NASDAQ en zone de correction Depuis les nombreux scandales d’atteinte à la vie privée de Facebook (NASDAQ : FB) et les craintes de création de monopoles avec Amazon (NASDAQ : AMZN), Google (NASDAQ : GOOG) et Apple (NASDAQ : AAPL), les politiciens ainsi que les régulateurs technologiques américains ont passé plus d’un an à débattre et à réfléchir au rôle qu’ils devaient jouer dans tout cela. Ainsi, lundi, les réfections ont cessé, et les premières mesures furent mises en place. En effet, on apprenait lundi que le comité judiciaire de la Chambre ouvrait une enquête « antitrust »[1] sur les géants de la technologie, craignant que leur immense pouvoir sur leurs marchés respectifs ne brime la concurrence. De ce fait, le comité envisage d'évaluer l'efficacité et la pertinence des lois antitrust actuelles en matière de réglementation des entreprises de technologie. En d’autres mots, si les législateurs jugent les réglementations en vigueur inadéquates, ils pourraient les ajuster, au grand dépit des géants technologiques. Bien que rien ne soit encore décidé, les régulateurs laissent entendre que les jours de croissance sans entraves de l’industrie technologique pourraient être comptés. Cette nouvelle a propulsé les FAANG ainsi que le NASDAQ à la baisse. En effet, Wall Street était particulièrement préoccupé par Facebook et Google lundi, puisque leurs titres ont chuté respectivement de -7.51% et -6.11%. Or, Amazon a chuté de -4.64% et Apple, de -1.01%. Au total, cette chute a créé une perte d’environ 130 milliards de dollars en capitalisation boursière et a entraîné une chute de 1,6% du Nasdaq composite, faisant basculer l’indice en territoire de correction, soit en baisse de plus de 10% par rapport à son haut de tous les temps atteint en avril. En somme, il est important de noter que ces mesures en sont à leurs balbutiements et qu’il ne faut pas s’attendre à voir des mesures concrètes d’ici peu, cependant, l’ouverture de cette enquête pourrait dicter la direction du gouvernement américain avec les grandes entreprises technologiques pour le futur. [1] « Une loi anti trust est une loi visant à limiter ou réduire la concentration économique, On peut aussi la définir comme une loi qui « s'oppose à l'entrave de la libre concurrence pratiquée par des groupements de producteurs visant à bénéficier d'un monopole » »   Jérôme Powell a sauvé les marchés mardi Mardi, alors le que le président de la Réserve fédérale américaine était à Chicago pour discuter de la stratégie future de la Réserve fédérale américaine, il a annoncé que la banque centrale suivait l'évolution de la situation économique actuelle et fera le nécessaire pour maintenir la croissance de cette dernière. Ainsi, cela représente un changement de cap de M. Powell qui affirmait de façon ferme, pas plus tard qu’en mars dernier qu’il n’allait pas hausser ni baisser les taux cette année. Or, mardi, le ton a beaucoup baissé. En effet, dans son discours de mardi, M. Powell a adopté une vision à plus long terme, détaillant les défis auxquels la réserve fédérale devra faire face lors de la prochaine crise. De ce fait, la situation actuelle de taux bas laisse peu de marge à la FED avant d’atteindre zéro, ce qui pourrait forcer l’institution à considérer l’option de taux négatifs. De plus, en ce qui concerne le futur, M. Powell a soulevé que dans le cas d’une crise, sa stratégie serait très similaire ce qui a été fait dans le passé, soit des taux très près de zéro et des achats d'actifs pour ramener le bilan de la Réserve fédérale américaine à plus de 4,5 billions de dollars. En somme, cette nouvelle a fait tourner le vent des marchés qui ont ensuite enregistré 3 journées haussières consécutives, soit mardi, mercredi et jeudi.   Bombardier envisage de se débarrasser d’une autre de ses branches en aviation : le titre bondit Mercredi, le titre de l’avionneur québécois Bombardier (BBD.B.TO) gagnait près de 10% à la Bourse de Toronto alors que l’entreprise annonçait une possible vente de sa branche d’avion pour vols régionaux, soit la branche « CRJ » à Mitsubishi Heavy Industries Ltd. (TSE : 7011). Ainsi, les deux parties ont confirmé être en pourparlers après que le site spécialisé « The Air Current » eut annoncé la nouvelle. En effet, Mitsubishi a déclaré « Il est vrai que nous sommes en discussions à propos d'une possible transaction impliquant le programme d'avions régionaux de Bombardier, tout en respectant de façon stricte les règles de concurrence. Toutefois, aucune décision n'a été prise et il n'y a pas de garantie quant au contenu d'une éventuelle transaction ». Du côté de Bombardier, l’entreprise a déclaré que tout accord serait soumis à une analyse plus approfondie par sa propre direction et au contrôle diligent du fabricant japonais. Vraisemblablement, un accord compléterait la refonte stratégique de la société montréalaise Bombardier, qui souhaiterait se concentrer sur la fabrication d’avions privés et d'équipements ferroviaires, qui sont beaucoup plus rentables pour l’entreprise. Du côté de Mitsubishi, basé à Tokyo, cela lui permettrait de se lancer dans la fabrication d'avions plus petits et de compétitionner Embraer SA. De plus, du côté de Mitsubishi, cela pourrait être très avantageux, considérant qu’ils ont actuellement de la difficulté à faire approuver un nouveau prototype d’avion qu’ils ont développé. D’un point de vue financier, le CRJ représentait autrefois le plus gros producteur de revenus pour Bombardier. Or, les trains et les avions d’affaires ont depuis dépassé le programme CRJ. En effet, à eux seuls, les branches ferroviaires et les jets privés ont généré 81% des ventes au premier trimestre. Finalement, dans le cas d’une vente, cela pourrait générer un produit brut de 680 millions de dollars, selon les estimations de la banque américaine Citigroup Inc. En somme, cela pourrait permettre à Bombardier de se remettre sur les rails. Bien que la vente ne soit pas encore conclut, selon le site spécialisé « The Air Current », cela pourrait se confirmer dans un peu moins de deux semaines, à Paris, à l'occasion de l'important Salon aéronautique du Bourget.   Sources : https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-06-05/mitsubishi-in-talks-to-buy-bombardier-s-crj-air-current-says?srnd=premium-canada https://www.cnbc.com/2019/06/04/powell-says-the-fed-will-act-as-appropriate-to-sustain-the-expansion.html https://www.federalreserve.gov/monetarypolicy/bst_recenttrends.htm https://www.cnbc.com/2019/06/03/apple-google-facebook-amazon-facing-potential-regulatory-scrutiny.html https://www.cnbc.com/2019/06/03/house-judiciary-committee-investigating-tech-antitrust.html https://www.cnbc.com/2019/06/04/stock-market-wall-street-monitors-trade-and-growth-concerns.html https://www.marketwatch.com/story/in-press-conference-powell-to-emphasize-economy-strong-enough-not-to-need-a-rate-cut-2019-03-19   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### AVIS de déplacement de la séance SLD-TR du mardi 4 juin 2019 Avis aux participants de la SLD-TR spécial du mercredi 5 juin 2019,exceptionnellement durant à une formation de 5 jours en cours nous utilisons la même session que celle du cours Due à une formation ‘Action’ 5 jours donné par M. Réjean Paul du samedi 1 juin au mercredi 5 juin 2019, nous devons modifier les horaires des ‘Séances de Laboratoires en Direct’ pour cette période comme suit : La ‘Séance de Laboratoire en Temps Réel (SLD-TR) prévue le mardi 4 juin 2019 à 13 h 15 sera diffusé le mercredi 5 juin 2019 à 13 h 15 Merci de votre compréhension L’équipe de DayTrader Canada ### L’importance de comprendre le trading avant d’investir en bourse L’importance de comprendre le trading avant d’investir en bourse Aujourd’hui, grâce à l’universalité de l’information, l’accès facile aux plateformes transactionnelles d’accès direct, ainsi que la volatilité des marchés, plusieurs hommes et femmes se lancent dans l’investissement autonome. Ainsi, ils investissent de leurs précieuses économies dans les marchés boursiers, espérant aller chercher un revenu d’appoint. De ce fait, ce désir est très noble. Cependant, il est prouvé statistiquement qu’alors que le S&P500, soit le principal indice américain, produit un rendement de 11.11% sur 30 ans, les investisseurs autonomes, eux, ne produisent que 3.69%[1]. En effet, il est alors pertinent de se demander pour quelles raisons l’investisseur est-il autant désavantagé par rapport à un simple indice ? Une autre étude, cette fois produite par la firme de gestion de patrimoine Innovative wealth management, démontre que le réel problème de l’investisseur autonome est sa manière d’investir. En effet, l’investisseur autonome moyen investit avec ses émotions. Ainsi, il prend des décisions qui ne sont basées sur rien de concret, ou presque. Cela mène à une mauvaise prise de décisions, car l’investisseur se laisse influencer par ses sentiments et prend des décisions reliées à une émotion. Que ce soit la panique due à la baisse importante d’un titre, l’euphorie d’une hausse importante ou la peur de tout perdre, le monde de la bourse et de l’investissement actif n’est pas un monde émotif. C’est plutôt un monde réaliste et ordonné où il n’y a pas de place pour les émotions. C’est pourquoi l’une des plus importantes causes d’échec en investissement boursier est l’importance octroyée aux émotions dans la prise de décision. Ensuite, un autre facteur d’échec des investisseurs autonomes est leur manque de discipline. Effectivement, le manque de discipline chez les investisseurs autonomes se décline de différentes façons. Tout d’abord, dans la méthode de choix de titre pour leur portefeuille. Peu d’investisseurs autonomes ont une méthode claire, précise et organisée pour choisir un titre qu’il achètera ou vendra à découvert dans leur portefeuille. Avoir une méthode claire est un élément fondamental, car cela permet de contrôler une partie du côté émotif et impulsif de certains individus. De plus, avoir une méthode efficace réduit le risque d’échec, car une fois établie, la méthode encadre la prise de position, la prise de profit et le plus important la prise de perte. Cela permettra alors à l’investisseur de gérer sa position de façon rationnelle. Finalement, un aspect qui semble plutôt basique, mais qui est fondamental à l’investissement boursier est le bon choix de titre. Nombre d’investisseurs boursiers choisissent des titres qu’ils connaissent ou simplement des titres au hasard. Saviez-vous que toutes les chances sont contre vous lorsque vous choisissez seulement un titre au hasard ou sans réelle analyse? En effet, dans une étude produite par Longboard Asset Management, faite sur le Russell 3000, soit un indice qui mesure la performance des 3 000 plus grandes sociétés américaines représentant environ 98 % du marché des actions américaines, ils ont démontré qu’entre 1983 et 2007 18,5% ont perdu au moins 75% de leur valeur, 64% des actions ont sous-performé le Russell 3000 et seulement 25% des actions ont été responsables de tous les gains du marché. Cela démontre alors qu’un investisseur qui ne sait pas choisir son titre de façon éclairée possède de grandes chances de sous-performer. Il s’agit donc d’une autre raison pourquoi l’investisseur autonome ne performe pas en moyenne. En somme, nous avons ci-haut, 3 raisons qui démontrent l’importance de comprendre le trading avant de commencer en Bourse. Ainsi, il existe des solutions à tout cela pour que vous soyez outillés à battre les marchés et atteindre éventuellement la liberté financière.  En effet, il est possible d’apprendre à contrôler ses émotions, il est possible d’apprendre une méthode claire, précise et organisée et il est possible d’apprendre à choisir les bons titres. C’est d’ailleurs un chemin inévitable si vous désirez être prospère en bourse. De ce fait, la solution à la majorité des erreurs des investisseurs se résume par l’éducation. Il est évidemment plus facile de se lancer sans aucune éducation, mais cela se résumerait à jouer au casino. Voilà pourquoi, même si elle peut paraître onéreuse la formation est indispensable au succès boursier. [1]   Quantitative Analysis of Investor Behavior 2014, site internet de dalbar,[en ligne] Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : The Capitalism Distribution, site internet de Longboard Asset Management ,[en ligne], http://gallery.mailchimp.com/6750faf5c6091bc898da154ff/files/The_Capitalism_Distribution_12.12.12_1_.pdf Quantitative Analysis of Investor Behavior 2014, site internet de dalbar,[en ligne] http://kyestates.com/wp-content/uploads/2015/02/DALBAR-QAIB-2014.pdf Why are Individual Investors so Bad at Investing? , site internet d’innovative wealth,[en ligne] http://www.innovativewealth.com/wall-street-wisdom/individual-investors-bad-investing/ Quantitative Analysis of Investor Behavior 2016, site internet de dalbar,[en ligne] https://www.qidllc.com/wp-content/uploads/2016/02/2016-Dalbar-QAIB-Report.pdf Is self-directed investing right for you?, site internet du Globe and Mail, ,[en ligne] https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/is-self-directed-investing-right-for-you/article20555144/ ### Un indicateur annonciateur de récession propulse les marchés à la baisse Un indicateur annonciateur de récession propulse les marchés à la baisse La fameuse courbe des taux d’intérêt vient hanter Wall Street de nouveau. En effet, tel qu’expliqué en détail dans un précédent billet, cela consiste à une inversion des courbes de taux d’intérêt des obligations gouvernementales longs termes, soit 10 ans et court terme, soit trois mois. Ainsi, cela démontre une perception du risque plus élevé des investisseurs à court terme, qu’à long terme. De ce fait, mercredi, l'inversion de la courbe des taux s'est élargie à son niveau le plus important depuis la crise financière de 2008. Le rendement des obligations 3 mois a atteint 2,362%, tandis que celui des obligations 10 ans est tombé à 2,26%, son niveau le plus bas depuis septembre 2017. (voir graphique ci-dessous). [1] Cette inversion a créé beaucoup de volatilité sur les marchés. En effet, en date de jeudi après-midi, le S&P500 était en baisse de -1.53% pour la semaine. De plus, la baisse de cette semaine est également attribuable à la poursuite de la guerre commerciale opposant la Chine et les États-Unis, alors que la Chine annonçait que la guerre commerciale pourrait s’empirer en déclarant dans le Quotidien du Peuple : « nous conseillons à la partie américaine de ne pas sous-estimer la capacité de la partie chinoise à protéger ses droits et ses intérêts en matière de commerce. Vous ne pourrez pas dire que nous ne vous avions pas prévenu! »[2] .  Il est important de noter que cette phrase n’avait été utilisée qu’à deux reprises auparavant par le gouvernement chinois, soit, en 1962, avant la guerre frontalière entre la Chine et l’Inde et avant la guerre Chine-Vietnam de 1979. De cette façon, depuis le début de la semaine, la Chine a restreint l’importation de terre rare, notamment utilisée en électronique, aux États-Unis, ainsi que l’achat de soja américain. En somme, cela n’augure rien de bon pour les marchés à court terme, alors que le conflit commercial entre les deux plus grandes économies mondiales s’est rapidement intensifié ce mois-ci. [1] Source : CNBC [2] Traduction libre   Huawei invoque la constitution américaine pour se sortir de l’impasse En quête de sauver sa croissance, ainsi que son image, Huawei tente le tout pour le tout en poursuivant les États-Unis, alléguant qu’une loi interdisant aux agences gouvernementales d’acheter les équipements du géant chinois de la technologie était inconstitutionnelle. Ainsi, nous apprenions mardi qu’en mars dernier, l’entreprise chinoise avait déposé une requête en cour pour contester la constitutionnalité de l’interdiction imposée par M. Trump de commercer avec des entreprises technologies chinoises, expliquant cette mesure par un danger à la sécurité nationale. Or, une motion a été déposée par Huawei pour accélérer le processus. En effet, Huawei présente ce qu’on appelle en droit une « requête en jugement sommaire ». C’est une demande faite par l’un des partis, qui demande à la cour de se prononcer sur une disposition interdisant au gouvernement et à ses sous-traitants d’utiliser le matériel de Huawei. Ainsi, l’objectif de Huawei est d’accélérer le processus. Si la cour se prononce en faveur du géant chinois de la technologie, un procès à part entière ne sera pas nécessaire. Cependant, les avocats du gouvernement américain pourraient toutefois demander au tribunal de rejeter la requête. D’ailleurs, le tribunal du Texas a déjà organisé une audience pour le 19 septembre. Or, plusieurs mois pourraient être nécessaires pour obtenir une décision sur la requête de Huawei. En somme, si Huawei venait à gagner ce procès, cela retirerait beaucoup de légitimité aux États-Unis en ce qui concerne la guerre commerciale avec Pékin. De plus, considérant que les États-Unis sont en campagne de salissage mondiale envers les Chinois et particulièrement Huawei, plusieurs alliés américains pourraient devenir réticents à emboîter le pas des États-Unis et ainsi, accueillir Huawei au dépit de M. Trump. En revanche, si les États-Unis gagnent ce procès, cela pourrait renforcer de beaucoup leur légitimité, et ainsi encourager la chute d’Huawei. De ce fait, de demander un recours de la sorte démontre bien le désespoir de l’entreprise chinoise, qui voit la possibilité que ses idées de grandeurs soient réduites à néant.   L'importance de comprendre le trading avant d'investir en bourse Aujourd’hui, grâce à l’universalité de l’information, l’accès facile aux plateformes transactionnelles d’accès direct, ainsi que la volatilité des marchés, plusieurs hommes et femmes se lancent dans l’investissement autonome. Ainsi, ils investissent de leurs précieuses économies dans les marchés boursiers, espérant aller chercher un revenu d’appoint. De ce fait, ce désir est très noble. Cependant, il est prouvé statistiquement qu’alors que le S&P500, soit le principal indice américain, produit un rendement de 11.11% sur 30 ans, les investisseurs autonomes, eux, ne produisent que 3.69%[1]. En effet, il est alors pertinent de se demander pour quelles raisons l’investisseur est-il autant désavantagé par rapport à un simple indice ? Une autre étude, cette fois produite par la firme de gestion de patrimoine Innovative wealth management, démontre que le réel problème de l’investisseur autonome est sa manière d’investir. En effet, l’investisseur autonome moyen investit avec ses émotions. Ainsi, il prend des décisions qui ne sont basées sur rien de concret, ou presque. Cela mène à une mauvaise prise de décisions, car l’investisseur se laisse influencer par ses sentiments et prend des décisions reliées à une émotion. Que ce soit la panique due à la baisse importante d’un titre, l’euphorie d’une hausse importante ou la peur de tout perdre, le monde de la bourse et de l’investissement actif n’est pas un monde émotif. C’est plutôt un monde réaliste et ordonné où il n’y a pas de place pour les émotions. C’est pourquoi l’une des plus importantes causes d’échec en investissement boursier est l’importance octroyée aux émotions dans la prise de décision. Ensuite, un autre facteur d’échec des investisseurs autonomes est leur manque de discipline. Effectivement, le manque de discipline chez les investisseurs autonomes se décline de différentes façons. Tout d’abord, dans la méthode de choix de titre pour leur portefeuille. Peu d’investisseurs autonomes ont une méthode claire, précise et organisée pour choisir un titre qu’il achètera ou vendra à découvert dans leur portefeuille. Avoir une méthode claire est un élément fondamental, car cela permet de contrôler une partie du côté émotif et impulsif de certains individus. De plus, avoir une méthode efficace réduit le risque d’échec, car une fois établie, la méthode encadre la prise de position, la prise de profit et le plus important la prise de perte. Cela permettra alors à l’investisseur de gérer sa position de façon rationnelle. Finalement, un aspect qui semble plutôt basique, mais qui est fondamental à l’investissement boursier est le bon choix de titre. Nombre d’investisseurs boursiers choisissent des titres qu’ils connaissent ou simplement des titres au hasard. Saviez-vous que toutes les chances sont contre vous lorsque vous choisissez seulement un titre au hasard ou sans réelle analyse? En effet, dans une étude produite par Longboard Asset Management, faite sur le Russell 3000, soit un indice qui mesure la performance des 3 000 plus grandes sociétés américaines représentant environ 98 % du marché des actions américaines, ils ont démontré qu’entre 1983 et 2007 18,5% ont perdu au moins 75% de leur valeur, 64% des actions ont sous-performé le Russell 3000 et seulement 25% des actions ont été responsables de tous les gains du marché. Cela démontre alors qu’un investisseur qui ne sait pas choisir son titre de façon éclairée possède de grandes chances de sous-performer. Il s’agit donc d’une autre raison pourquoi l’investisseur autonome ne performe pas en moyenne. En somme, nous avons ci-haut, 3 raisons qui démontrent l’importance de comprendre le trading avant de commencer en Bourse. Ainsi, il existe des solutions à tout cela pour que vous soyez outillés à battre les marchés et atteindre éventuellement la liberté financière.  En effet, il est possible d’apprendre à contrôler ses émotions, il est possible d’apprendre une méthode claire, précise et organisée et il est possible d’apprendre à choisir les bons titres. C’est d’ailleurs un chemin inévitable si vous désirez être prospère en bourse. De ce fait, la solution à la majorité des erreurs des investisseurs se résume par l’éducation. Il est évidemment plus facile de se lancer sans aucune éducation, mais cela se résumerait à jouer au casino. Voilà pourquoi, même si elle peut paraître onéreuse la formation est indispensable au succès boursier. [1]   Quantitative Analysis of Investor Behavior 2014, site internet de dalbar,[en ligne] Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : The Capitalism Distribution, site internet de Longboard Asset Management ,[en ligne], http://gallery.mailchimp.com/6750faf5c6091bc898da154ff/files/The_Capitalism_Distribution_12.12.12_1_.pdf Quantitative Analysis of Investor Behavior 2014, site internet de dalbar,[en ligne] http://kyestates.com/wp-content/uploads/2015/02/DALBAR-QAIB-2014.pdf Why are Individual Investors so Bad at Investing? , site internet d’innovative wealth,[en ligne] http://www.innovativewealth.com/wall-street-wisdom/individual-investors-bad-investing/ Quantitative Analysis of Investor Behavior 2016, site internet de dalbar,[en ligne] https://www.qidllc.com/wp-content/uploads/2016/02/2016-Dalbar-QAIB-Report.pdf Is self-directed investing right for you?, site internet du Globe and Mail, ,[en ligne] https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/is-self-directed-investing-right-for-you/article20555144/ https://www.cnbc.com/2019/05/30/china-makes-next-move-in-trade-war-reportedly-halting-us-soy-purchases.html https://www.cnbc.com/2019/05/29/dont-say-we-didnt-warn-you---a-phrase-from-china-signals-the-trade-war-could-get-even-worse.html?fbclid=IwAR3L-UsTbc46oTeBwgIatIKRfI7jzevNOS2QUu-XZrX6SSqwr1tYctQwRsE https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-05-29/morgan-stanley-says-u-s-yield-curve-now-clearly-spells-downturn https://www.cnbc.com/2019/05/30/china-makes-next-move-in-trade-war-reportedly-halting-us-soy-purchases.html https://www.cnbc.com/2019/05/29/us-bonds-wall-street-monitors-fresh-batch-of-economic-data-auctions.html https://www.cnbc.com/2019/05/29/stock-markets-wall-street-monitors-intensifying-global-growth-fears.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Finalement, aucun tarif sur l’acier et l’aluminium pour le Canada! Finalement, aucun tarif sur l’acier et l’aluminium pour le Canada! Alors que M. Trump annonce une augmentation des tarifs du côté de la Chine, le Canada et le Mexique, eux, s’en sortent bien. En effet, vendredi dernier, les gouvernements américains et canadiens ont annoncé que les tarifs douaniers imposés par les États-Unis aux importations d'acier et d'aluminium en provenance du Canada, et ceux imposés par le Canada en représailles seront levés d'ici 48 heures en date de vendredi. De plus, l’entente stipule que les deux pays abandonnent tous les litiges en cours devant l'Organisation mondiale du commerce liés à l’application de tarifs douaniers. L’entente stipule également la mise en place de mesures pour empêcher l'importation d'aluminium ou d'acier injustement subventionné et/ou vendu à des prix faisant l'objet d'un « dumping ». Également, elle stipule que le Canada et Les États-Unis doivent tout faire en leurs pouvoirs pour empêcher aux marchés canadiens et américains l’aluminium et d'acier fabriqué à l'extérieur du Canada ou des États-Unis, voir ici la Chine. Puis, finalement, la création d’un organisme de surveillance du commerce et de l’acier pour s’assurer que toutes ces mesures seront mises en place convenablement des deux côtés de la frontière. Du côté du Mexique, dans une déclaration séparée, le gouvernement mexicain a également annoncé qu’il supprimerait les droits de douane qu’il imposait aux États-Unis et mettrait fin aux litiges en cours. Ainsi, le Mexique a également annoncé qu'il prendrait des mesures pour mettre fin aux pratiques commerciales déloyales sur les marchés de l'aluminium et de l'acier et participerait à la surveillance du commerce des métaux en Amérique du Nord. Finalement, les grands gagnants de cette entente sont les travailleurs du secteur de l’acier et de l’aluminium, ainsi que les consommateurs, qui n’auront plus à absorber une taxe sur les produits contenant de l’acier et de l’aluminium. Du côté du Canada, il s’agit également d’une excellente nouvelle du point de vue économique, puisqu’environ 84 % des exportations canadiennes d’aluminium prennent la direction des États-Unis. Huawei abandonné par ses plus importants fournisseurs Mercredi dernier, coup de théâtre dans le milieu des télécommunications. En effet, le président américain M. Donald Trump, demandait aux groupes américains œuvrant dans les télécommunications de cesser tout commerce avec des sociétés étrangères jugées à risque pour la sécurité nationale. Ainsi, lundi, Google annonçait qu’elle cessait tout échange commercial avec l’entreprise chinoise Huawei. Cela signifie que le géant chinois ne pourra non seulement plus avoir accès à Android, le système d’exploitation qui équipait tous ses téléphones, mais également à toutes les applications google, soit entre autres google maps et le google play store. De plus, d'autres fournisseurs de Huawei, notamment Qualcomm et Intel, fournisseurs de puces électroniques, auraient dit à leurs employés qu'ils ne vendraient pas à la société chinoise jusqu'à nouvel ordre. Naturellement, ces mesures auront un impact important sur le futur de l’entreprise chinoise. En effet, il s’agit d’un coup dur pour Huawei, qui compte beaucoup sur Android pour leurs téléphones vendus en dehors de la Chine, puisque les téléphones de Huawei fonctionnent sous Android avec les applications Google. Ensuite, selon CNBC, un peu plus de 49% des livraisons de téléphones intelligents de Huawei au premier trimestre de 2019 étaient destinées aux marchés internationaux hors de la Chine continentale. Ainsi, cela faisait de Huawei le deuxième fabricant de téléphones intelligents en matière de part de marché mondial au premier trimestre. Or, puisque Huawei s'appuie sur plus de 30 fournisseurs américains, son désir de devenir premier producteur de téléphones intelligents sur la planète pourrait s’y voir ralenti, voire même anéanti. En somme, le futur de Huawei dépend fortement de la continuation de ce mouvement, ainsi que du déroulement des négociations avec la Chine. De ce fait, si d’autres pays suivent le même chemin que les États-Unis, cela pourrait être la fin pour l’entreprise chinoise qui n’aurait plus de possibilité de croissance mondiale. Bientôt la fin pour Tesla? Cette semaine ne fut pas une semaine très agréable pour Tesla et Elon Musk. En effet, vendredi dernier, Elon Musk envoyait un mémo aux employés de Tesla, leur annonçant que l’entreprise était sur le bord du gouffre, alors que lui et le directeur financier, Zachary Kirkhorn, examineraient personnellement toutes les dépenses de l’entreprise à la suite d’une perte pire que prévu au premier trimestre. D’ailleurs, à la suite de cette annonce, selon plusieurs analystes, si Tesla est incapable de réaliser des bénéfices au cours du second semestre de l’année, l’entreprise pourrait avoir besoin de mobiliser un capital supplémentaire de 1 à 2 milliards de dollars, ce qui pourrait compromettre le futur même de Tesla. Ainsi, après la sortie de ce mémo, Morgan Stanley, annonçait une révision de son analyse de Tesla avec une possible baisse de l’entreprise jusqu’à 10$. De plus, on apprenait également que l’un des plus importants investisseurs de Tesla, le fond de T. Rowe Price a vendu 92% de sa position dans la société au cours du premier trimestre de 2019, selon les données de Refinitiv. En somme, les actions de Tesla ont chuté de 16% au cours du premier trimestre. Il s’agit d’une période difficile pour l’entreprise principale causée par une forte baisse des livraisons de son modèle 3, et la bataille publique du chef de la direction Elon Musk devant les tribunaux avec la US Securities and Exchange Commission. Ainsi, bien que de se retrouver près du gouffre n’est pas une situation nouvelle pour Tesla, plusieurs acteurs importants et investisseurs dans l’entreprise commencent à avoir de plus en plus peur pour leur capital. De ce fait, M. Musk se doit de trouver une solution à long terme pour redresser Tesla, puisque si la situation perdure, il perdra de plus en plus d’alliés. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/05/20/google-stops-some-business-with-huawei-could-hit-its-global-smartphone-ambitions.html https://www.theverge.com/2019/5/19/18632075/intel-qualcomm-huawei-ban-us-chipmakers-report https://www.lapresse.ca/affaires/techno/201905/20/01-5226793-fin-dandroid-sur-huawei-un-bouleversement-majeur-pour-les-utilisateurs.php?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=algofb&fbclid=IwAR2sTcV3FEOk0-7DP5k0NUq9BLd6MVLExskTCI2JqlwgNTmPQNIxWtN6ZqI https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-05-19/google-to-end-some-huawei-business-ties-after-trump-crackdown?fbclid=IwAR2rSpPKkLxz2DRPV_QQLvdpssN4-1_GTMHxH7PrnI7LkqyUBI0Jo4LZswM https://www.businessinsider.com/huawei-matebook-laptops-removed-from-microsoft-store-2019-5?utm_content=buffer0780c&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer-ti&fbclid=IwAR1IiB9DQOhBVtNcmDaubvLY6uDnBNST-silKuOCdKZ9kO4PV61pSxt8fvw https://www.lapresse.ca/affaires/marches/201905/17/01-5226488-les-bourses-reculent-malgre-lentente-sur-lacier.php https://www.cnbc.com/video/2019/05/17/former-us-ambassador-to-canada-on-lifting-of-steel-tariffs.html?&qsearchterm=steel https://www.cnbc.com/2019/05/17/reuters-america-mexico-says-deal-reached-with-u-s-on-steel-aluminum-does-not-impose-quotas.html?&qsearchterm=steel https://www.cnbc.com/2019/05/17/us-to-announce-deal-to-lift-steel-and-aluminum-tariffs-on-canada-and-mexico-as-soon-as-today-sources.html?&qsearchterm=steel https://www.cnbc.com/2019/05/17/reuters-america-brief-u-s-agrees-to-lift-steel-and-aluminum-tariffs-against-canada--joint-statement.html?&qsearchterm=steel https://www.cnbc.com/2019/05/17/elon-musk-calls-for-cost-control-in-memo-to-employees.html https://www.zerohedge.com/news/2019-05-23/tesla-tumbles-below-185-falls-7th-day-gene-munster-capitulates?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+zerohedge%2Ffeed+%28zero+hedge+-+on+a+long+enough+timeline%2C+the+survival+rate+for+everyone+drops+to+zero%29&fbclid=IwAR22c3XWWoz1XLNWgrkW4cRDY498WPG_hRtWTCzIGbkyEPHIZ-CpxzqFoBU https://www.cnbc.com/2019/04/18/tesla-holdings-are-slashed-by-t-rowe-price-funds-in-the-latest-cuts-by-the-investor.html https://www.cnbc.com/2019/05/21/morgan-stanley-tesla-shares-could-drop-to-10-in-worst-case-scenario.html https://www.ccn.com/elon-musk-apples-buyout-bid-code-red?fbclid=IwAR2mjsKPk0tlDrRbYamIKfxz9VCxqQ6UJXbwc0EUsra9K82k3lhGw3anM2Y   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### AVIS de déplacement de la séance SLD-TR du jeudi 23 mai 2019 Du à de la maintenance de système et de réseaux informatique la SLD-TR du jeudi 23 mai 2019 sera déplacé aux vendredi 24 mai 2019 de 15 :00 à 16 :00. ### Comment débuter en Bourse sans se casser la tête? Comment débuter en Bourse sans se casser la tête? Débuter en Bourse peut sembler un véritable casse-tête pour plusieurs futurs investisseurs et négociants actifs. Ainsi, il existe différentes étapes pour que vos débuts à la Bourse se fassent rondement et sans tracas. Tout d’abord, pour ne pas se casser la tête, il est fondamental de se former. En effet, la formation permet d’apprendre les trois éléments qui font que 90% des investisseurs actifs perdent de l’argent : le contrôle des émotions, la discipline et le bon choix de titre. Bien sûr, tous ces éléments s’apprennent avec le temps et il est totalement possible d’apprendre ces notions par l’entremise d’internet. Cependant, il est important d’être prêt à passer de nombreuses heures, voire de mois, de recherches et de pratique avant d’être prêt à transiger. De cette façon, il faut percevoir la formation comme un ticket d’entrée rapide dans le milieu de la Bourse. Dans un second temps, la formation choisie doit contenir deux volets : le volet théorique, soit la théorie derrière la négociation active profitable, ainsi que le volet pratique, soit comment appliquer cette théorie. Bien souvent, cela se présente sous deux façons : des cours en salle ou en ligne pour la théorie et des sessions d’accompagnement, du mentorat ou des sessions de négociation en direct pour le volet pratique. De cette façon, vous ne vous casserez pas la tête avec la théorie, ni pour la pratique, et si jamais vous avez des questions, vous aurez toujours quelqu’un pour y répondre. Dans un troisième temps, lorsque l’on débute en Bourse, on peut être tenté de vouloir tout transiger en même temps. Or, cela n’est vraiment pas la bonne stratégie à adopter. Lorsque l’on débute, il est important de cibler un produit financier que l’on désire transiger, que ce soient des actions, des options, des contrats à terme, etc., et ensuite, se pratiquer le plus possible à transiger sur ce produit. Finalement, pour débuter en Bourse sans se casser la tête, il est nécessaire de commencer à transiger sur un bon simulateur. Ainsi, aujourd’hui, la majorité des plateformes d’accès direct, telles que Interactive Brokers ou Thinkorswim, de même que certains sites internet comme Investopedia, Barchart ou Investing.com, permettent à leurs utilisateurs de se créer un portefeuille fictif et de négocier différents produits financiers, allant de l’action, aux options, en passant par les contrats à terme. De cette façon, votre apprentissage vous sera beaucoup moins coûteux et vous permettra d’attaquer le marché avec de l’expérience. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Retour sur l’entrée en Bourse de Uber Retour sur l’entrée en Bourse de Uber Vendredi dernier, Uber (NYSE : UBER), la populaire plateforme de transport faisait son entrée en Bourse. Dans un premier temps, après une courte hausse, les vendeurs ont pris le contrôle, forçant le titre à la baisse pour la journée. La situation s’est poursuivie lundi, alors que Uber fermait la journée à 37.10$, soit en baisse de 10.75% pour la journée et en baisse de 11.67% depuis son entrée en Bourse. En revanche, mardi, le cours de l’action a connu une certaine reprise après la publication de la nouvelle que la Commission nationale des relations de travail des États-Unis a déclaré que les conducteurs d’Uber étaient classés en tant qu’entrepreneurs individuels et non en tant qu’employés et n’avaient donc pas droit au salaire minimum et à une augmentation de salaire lors des heures supplémentaires. Ce qui représente une baisse de fardeau fiscal pour l’entreprise cotée en Bourse. Dans un second temps, d’un point de vue financier, est-ce que Uber est une entreprise prometteuse? Sur papier, en 2018 Uber fut profitable. Cependant, il faut creuser un peu plus loin pour se rendre compte que la profitabilité de l’entreprise est causée par la vente de ses activités russes à Yandex (NASDAQ : YNDX) et ses activités en Asie du Sud-Est à Grab, rapportant près de 5 milliards de dollars. De ce point de vue, Uber devra livrer la marchandise pour continuer sa hausse en Bourse. Puisqu’en effet, depuis mardi le titre est en hausse telle une fusée. L’entreprise enregistre une hausse de 7.71% mardi, 3.33% mercredi et jeudi midi, le titre se transigeait à plus de 43.68, ce qui représente encore une fois une hausse de 5.84%. Ces trois jours de hausse importante effacent la baisse post entrée en bourse et enregistre un gain de 4.38% depuis son entrée en bourse. En somme, les mois d’avril et de mai furent parsemés d’entrée en Bourse très intéressante, telle que Uber (NYSE : UBER), Beyond Meat (NASDAQ : BYND) et Zoom vidéo communication (NASDAQ : ZM). D’ailleurs, ces trois entreprises enregistrent d’intéressants gains depuis leur entrée en bourse, ainsi elles pourraient être très intéressantes à surveiller.   Avec la nouvelle vague de tarifs, quels secteurs sont impactés par les tarifs? Vendredi dernier, à la suite de l’échec des négociations entre la Chine et les États-Unis, le gouvernement américain a imposé une taxe de 25% sur 200 milliards de dollars de valeur de produits chinois. Or, qu’est-ce qui a été impacté exactement? En voici une liste du top 10[1] : Équipements de télécommunication Circuits électroniques informatiques Unités de calcul Mobilier métallique (sauf sièges) Pièces d'ordinateurs Mobilier en bois Convertisseurs statiques Couvertures de sol en vinyle Sièges avec cadre en bois Pièces d'automobiles Dans un second temps, du point de vue de la Chine, cette hausse de tarif ne reste pas impunie. En effet, la Chine a annoncé qu'elle augmenterait les droits de douane sur les produits américains à hauteur de 60 milliards de dollars US à compter du 1er juin. D’ailleurs, cette hausse de la part de la Chine a eu comme effet de faire chuter les marchés américains lundi. Ainsi, lundi, le S&P500 chutait de -2.41%, clôturant à 2811,90$. En somme, nous pouvons affirmer que la guerre des tarifs a repris de plus belle entre les deux puissances mondiales. Enfin, pour mieux s’y retrouver, la BBC a produit un graphique très intéressant : Dans un troisième temps, une question se retrouve sur toutes les lèvres : qui paiera pour cette hausse de tarifs? Selon plusieurs analystes, malheureusement, ce seront les consommateurs américains qui paieront pour cela. En effet, les hausses tarifaires pourraient peser sur la croissance des deux économies et freiner la croissance mondiale. De plus, selon Jacob Parker, vice-président du US-China Business Council, groupe commercial qui représente les intérêts des entreprises américaines en Chine, « L'augmentation des droits de douane fait beaucoup de tort à l'industrie, aux agriculteurs et aux consommateurs américains, cela diminuera la compétitivité des entreprises américaines, réduira l'efficacité de leurs chaînes d'approvisionnement mondiales et aura des répercussions sur l'économie américaine. Pur et simple, il s'agit d'une taxe sur le consommateur américain ». En somme, cette guerre de tarifs annonce le retour de la volatilité dans les marchés. Ainsi, le VIX, l’indicateur de volatilité du CBOE a atteint un haut de 23.38 le 9 mai, bien au-delà de sa moyenne mobile des 200 derniers jours qui se situe à 16.79. [1] https://www.usitc.gov/tariff_affairs.htm   Comment débuter en Bourse sans se casser la tête? Débuter en Bourse peut sembler un véritable casse-tête pour plusieurs futurs investisseurs et négociants actifs. Ainsi, il existe différentes étapes pour que vos débuts à la Bourse se fassent rondement et sans tracas. Tout d’abord, pour ne pas se casser la tête, il est fondamental de se former. En effet, la formation permet d’apprendre les trois éléments qui font que 90% des investisseurs actifs perdent de l’argent : le contrôle des émotions, la discipline et le bon choix de titre. Bien sûr, tous ces éléments s’apprennent avec le temps et il est totalement possible d’apprendre ces notions par l’entremise d’internet. Cependant, il est important d’être prêt à passer de nombreuses heures, voire de mois, de recherches et de pratique avant d’être prêt à transiger. De cette façon, il faut percevoir la formation comme un ticket d’entrée rapide dans le milieu de la Bourse. Dans un second temps, la formation choisie doit contenir deux volets : le volet théorique, soit la théorie derrière la négociation active profitable, ainsi que le volet pratique, soit comment appliquer cette théorie. Bien souvent, cela se présente sous deux façons : des cours en salle ou en ligne pour la théorie et des sessions d’accompagnement, du mentorat ou des sessions de négociation en direct pour le volet pratique. De cette façon, vous ne vous casserez pas la tête avec la théorie, ni pour la pratique, et si jamais vous avez des questions, vous aurez toujours quelqu’un pour y répondre. Dans un troisième temps, lorsque l’on débute en Bourse, on peut être tenté de vouloir tout transiger en même temps. Or, cela n’est vraiment pas la bonne stratégie à adopter. Lorsque l’on débute, il est important de cibler un produit financier que l’on désire transiger, que ce soient des actions, des options, des contrats à terme, etc., et ensuite, se pratiquer le plus possible à transiger sur ce produit. Finalement, pour débuter en Bourse sans se casser la tête, il est nécessaire de commencer à transiger sur un bon simulateur. Ainsi, aujourd’hui, la majorité des plateformes d’accès direct, telles que Interactive Brokers ou Thinkorswim, de même que certains sites internet comme Investopedia, Barchart ou Investing.com, permettent à leurs utilisateurs de se créer un portefeuille fictif et de négocier différents produits financiers, allant de l’action, aux options, en passant par les contrats à terme. De cette façon, votre apprentissage vous sera beaucoup moins coûteux et vous permettra d’attaquer le marché avec de l’expérience. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.bbc.com/news/business-48253002 https://www.cnn.com/2019/05/10/business/china-us-tariffs-trade/index.html https://www.npr.org/2019/05/15/723653269/tariff-waivers-let-u-s-government-pick-winners-and-losers https://www.wsj.com/articles/who-pays-the-trump-tariffs-we-do-these-americans-say-11557937827 https://www.usatoday.com/story/money/2019/05/13/tariffs-china-imports-trade-war-threatens-farmers-manufacturers/1191088001/ https://www.cnbc.com/2019/05/14/chinas-new-tariffs-are-hitting-us-farmers-at-every-single-angle.html https://seekingalpha.com/article/4264480-transportation-ipo-review-lyft-uber-hit-brakes https://markets.businessinsider.com/news/stocks/uber-technologies-publicly-listed-company-initial-public-offering-2019-5-1028189839 https://www.wsj.com/articles/uber-and-lyft-get-creative-with-numbers-but-investors-arent-blind-to-the-losses-11557826202 https://www.latimes.com/business/hiltzik/la-fi-hiltzik-uber-lyft-ipos-20190514-story.html https://www.nytimes.com/2019/05/15/technology/uber-ipo-price.html Quantitative Analysis of Investor Behavior 2014, site internet de dalbar,[en ligne]   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.   ### Les tweets de M. Trump sont de retour et font tomber les marchés Les tweets de M. Trump sont de retour et font tomber les marchés Dimanche dernier, le président des États-Unis publiait sur Twitter : « Depuis 10 mois, la Chine verse aux États-Unis des droits de douane de 25% sur 50 milliards de dollars de produits de haute technologie et de 10% sur 200 milliards de dollars d'autres biens. Ces tarifs sont en partie responsables de nos excellents résultats économiques. Les 10% iront grimperont à 25% ce vendredi. 325 milliards de dollars de marchandises supplémentaires que la Chine nous envoie restent non taxés, mais le seront bientôt, à un taux de 25%. Les tarifs payés aux États-Unis ont eu peu d'impact sur le coût du produit, principalement supporté par la Chine. L'accord commercial avec la Chine se poursuit, mais trop lentement, alors qu'ils tentent de renégocier. Non! »[1]. Ainsi, ce message signifiant que le locataire de la maison blanche n’était pas satisfait du cours des négociations a fait ouvrir le S&P500 à 2908.9$, ce qui représente une baisse de 1.25%. Or, bien que les marchés boursiers américains ont d'abord plongé lundi après la menace de M. Trump, ils se sont redressés tout au long de la journée. En effet, les Bourses américaines ont retrouvé une partie de leurs pertes à la suite de l’annonce que la délégation chinoise envisageait toujours de se rendre à Washington. Enfin, cela n’a pas duré, puisque mardi matin, le S&P500 poursuivait sa chute pour clôturer à 2884.1, en baisse de 1.65%.  Puis, mercredi, M.Trump en a rajouté une couche. Annonçant que la Chine avait « rompu l’accord » dans les négociations commerciales en cours entre les États-Unis et la Chine. Cela a fait chuter le S&P500 de 0.16%, alors qu’il a clôturé à 2879.40. Finalement, jeudi matin, alors que le S&P500 ouvrait à 2859.80, soit en baisse de 0.68%, Wall Street attendait toujours un tweet du président américain, pour renverser ce mouvement de panique. Or, la journée s’est succédé de tweet contradictoire de M. Trump, une fois affirmant que les tarifs étaient une très bonne alternative et une autre affirmant que les discussions avec la chine allaient de bon train. En somme, aucun règlement n’avait eu lieu en date de vendredi matin, alors que les contrats à terme se dirigeaient vers une ouverture des marchés à la baisse. [1] Traduction libre provenant de Twitter : https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1125069836088950784   Beyond Meat double de valeur à la suite de son entrée en bourse : Wall Street est-il devenu végétalien? Jeudi dernier, le producteur de substituts de viande à partir de plantes basées à Los Angeles, Beyond Meat (NASDAQ : BYND) faisait son entrée en Bourse.  Ainsi, l’entreprise a annoncé mardi dans un communiqué réglementaire qu'elle envisageait d'offrir 9,5 millions d'actions d'un prix compris entre 23 et 25 dollars. Finalement, l’entreprise a vendu 9,63 millions d'actions, les souscripteurs ayant l'option de vendre 1,44 million d'actions supplémentaires en cas de surallocation. De ce fait, la première transaction du titre fut de 46 $ à midi dix-huit, heure de New-York, soit 84% de plus que le prix d'introduction en bourse prévu. De plus, le titre a prolongé sa hausse pour clôturer, à la fin de son premier jour, à 65,75 USD, soit 163% de plus que son prix d'introduction en bourse. En somme, cette impressionnante hausse a fait de l’entrée en Bourse de Beyond Meat la plus performante des introductions en bourse depuis près de deux décennies. Or, pourquoi est-ce que cette entreprise a augmenté autant lors de sa première journée en Bourse? Tout d’abord, il est important de comprendre ce qu’est Beyond Meat. Beyond Meat est une fascinante entreprise qui a développé un portefeuille de produit qui ressemble à de la viande, mais qui est à base de plantes. Ainsi, la viande est intégrée dans les plantes grâce à une méthode innovatrice qui confère aux consommateurs le même goût, la même texture et pratiquement les mêmes caractéristiques des produits à base d’animaux, tout en bénéficiant des avantages nutritionnels des produits à base de plantes. De cette façon, les consommateurs ne sont pas dans l’obligation de faire des sacrifices pour manger « végé ». En fait, ils peuvent manger plus, sans impact négatif sur leur santé, le climat et le bien-être des animaux. Ainsi, l’entreprise de Los Angeles vise le marché de la viande qui représente 1,4 billion de dollars. L’entreprise se concentre sur les viandes les plus consommées, soit le bœuf, le porc et la volaille. Finalement, du point de vue des ventes, le produit le plus connu, le Beyond Burger, soit le hamburger 100% végétal se retrouve déjà dans plus de 30 000 points de distribution actuellement aux États-Unis et dans certains pays internationaux. De plus, la société envisage de copier la stratégie utilisée par l'industrie de produit laitier à base de plantes, tel que le lait de soya, qui représente actuellement environ 13% de l'industrie du lait traditionnel provenant de la vache, soit environ 2 milliards de dollars en 2017. Ainsi, en usant de cette stratégie, le marché de la viande d'origine végétale pourrait atteindre la même proportion que celle de l’industrie des produits laitiers à base de plantes, soit un marché d’environ 35 milliards de dollars aux États-Unis dans le cas de la viande.   Le départ en trombe des « micros e-minis » cette semaine Lundi sonnait le départ d’un nouveau produit financier sur les marchés boursiers. En effet, le « micro e-mini », soit la version plus petite du e-mini, fut lancé lundi par le CME. Ce contrat à terme, ou « futures » est maintenant disponible pour le S&P500, le Dow Jones industriel, le NASDAQ 100 ainsi que le Russell 2000. D’ailleurs, avant de poursuivre, pour en apprendre davantage sur les contrats à terme, comment est-ce qu’ils fonctionnent et leur historique, je vous invite à lire ce billet du blogue du négociateur actif. Ainsi, d’un point de vue technique, il y a quelques caractéristiques et différences par rapport aux e-minis traditionnels. En voici la liste : Symbole boursier : Comme pour les e-minis classiques, chaque contrat mini e-mini comporte un symbole boursier ou un agencement de lettres représentant le contrat spécifique. Ainsi, ce qui fut convenu par le CME était d’ajouter « M » avant les contrats actuels. Ainsi, cela se résume comme ci : S&P500 : MES, Nasdaq 100 : MNQ, Dow Jones : MYM et Russel 2000 : M2K. Échange : Tout comme les e-minis classiques, tous les contrats à terme standardisés sur les indices e-mini et micro e-mini sont négociés électroniquement sur la plateforme CME Globex. Taille du contrat La taille du contrat est diminuée en comparaison au e-mini classique. En effet, la taille des micros e-minis est établie à 1/10e d’un contrat de e-mini classique. Taille du « tick » Puisque la taille du contrat est diminuée, la taille du « tick » l’est également. En résumé, les échanges fournissent une liste de spécifications pour chaque contrat à terme. Les spécifications des contrats pour les quatre contrats à terme sur l'indice boursier micro e-mini sont présentées ici : Contrat Symbole boursier Taille du contrat Taille du «tick» Micro e-mini S&P 500 MES $5 X indice 0.25 = $1.25 Micro e-mini Nasdaq 100 MNQ $2 X indice 0.25 = $0.50 Micro e-mini Dow MYM $0.50 X indice 1.00 = $0.50 Micro e-mini Russel 2000 M2K $5 X indice 0.10 = $0.50 En somme, bien que cette entrée en Bourse puisse sembler anodine, cela représente une grosse avancée pour ceux qui transigent les contrats à terme et ceux qui désirent les transiger. Dans un premier temps, puisque les contrats sont plus petits, cela permet à une plus grande partie de négociants actifs de transiger ce produit. De plus, l’avènement des micro e-minis permet également un meilleur contrôle de la taille de sa position, et ainsi mieux contrôler son risque. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/05/09/traders-hold-out-hope-for-a-late-day-market-rescue-one-trump-tweet-can-change-everything.html https://www.cnbc.com/2019/05/06/chinas-liu-he-will-join-us-china-trade-talks-after-trump-tariff-threat.html https://www.cnbc.com/2019/05/09/chinas-liu-he-will-dine-with-lighthizer-ahead-of-trump-tariff-deadline.html https://www.cnbc.com/2019/05/06/chinese-team-will-come-to-us-for-trade-talks-after-trump-tariff-threat.html https://www.cnbc.com/2019/05/09/trump-on-new-trade-war-tariff-threat-china-broke-the-deal-in-talks.html?recirc=taboolainternal https://www.marketwatch.com/story/beyond-meat-soars-163-in-biggest-popping-us-ipo-since-2000-2019-05-02 https://www.marketwatch.com/story/beyond-meat-is-going-public-5-things-to-know-about-the-plant-based-meat-maker-2018-11-23 https://seekingalpha.com/article/4260568-beyond-meat-sees-insane-momentum https://www.cmegroup.com/cme-group-futures-exchange/micro-futures.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.   ### 3 métiers en bourse qui pourraient vous plaire Tout d’abord, l’un des métiers reliés à la Bourse les plus connus est celui de conseiller financier. En effet, un conseiller financier est un professionnel qui aide ses clients à prendre des décisions pour leurs investissements ou leurs finances. Ainsi, souvent les principaux rôles d’un conseiller financier sont de gérer un portefeuille client, analyser l’actualité économique dans le but de prendre les meilleures décisions possible pour leurs clients et trouver les meilleurs fonds ou les meilleurs titres selon le profil d’investisseur de leurs clients. De plus, souvent un conseiller financier conseille également ses clients sur leur retraite et joue le rôle de vulgarisateur financier. De ce fait, le conseiller financier doit faire preuve non seulement d’un grand intérêt pour le monde financier et la bourse, mais aussi le service à la clientèle, puisque son travail est de jumeler le mieux possible les deux. D’ailleurs, selon l’agence de placement Randstad, l’emploi de conseiller en placement se trouve au 4e rang des emplois les plus recherchés dans le domaine de la comptabilité et finance. Ensuite, il existe également des analystes financiers. Ainsi, le rôle d’un analyste financier est de, comme son nom l’indique, d’analyser des titres financiers tels que des actions, des obligations et d’autres produits financiers. De cette façon, cela pousse l’analyste à analyser de l'information financière comme les prévisions économiques et les résultats financiers d’entreprises. Ainsi, l’analyste financier touche autant aux données macroéconomiques que microéconomiques, dans le but de donner des conseils financiers et de placements ou de financement à leur employeur qui peuvent être autant une institution financière qu’une entreprise privée. De plus, dans la très grande majorité des cas, l’emploi d’analyste financier demande le titre CFA, soit analyste financier agrée, qui est considéré comme l’une des plus prestigieuses désignations professionnelles en finance et dans le domaine des affaires. En somme, selon l’agence de placement Randstad, l’emploi d’analyste financier se trouve au second rang des emplois les plus recherchés dans le domaine de la comptabilité et finance. Finalement, un métier peu connu de tous, soit celui de « trader » ou négociant actif. De ce fait, pour devenir trader, une bonne formation dans une école de trading, de la détermination et du temps sont de mise. Cependant, à la suite de cela, devenir trader offre de nombreux avantages. Ainsi, pour en nommer que quelques-uns, le trading permet de générer de bons revenus, sans plusieurs éléments qui peuvent être considérés comme négatifs d’une entreprise. Ensuite, le trading permet également de travailler partout dans le monde et de gérer ses propres horaires. De plus, le trading est si vaste, qu’il permet à tous de trouver chaussure à son pied. D’ailleurs, si vous désirez en apprendre davantage sur les avantages de travailler en Bourse, je vous invite à lire cet article écrit dans un précédent billet. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Uber en Bourse: un Lyft 2.0? Uber en Bourse : un Lyft 2.0? L’entrée en Bourse d’Uber ne cesse de faire jaser. En effet, à la suite de l’entrée en Bourse de son compétiteur direct Lyft (NASDAQ : LYFT), qui s’est succédé d’une chute de près de 22% à l’heure actuelle, nombreux sont les sceptiques qui croient que le même sort attend Uber. Ainsi, Uber offre 180 millions d’actions entre 44 et 50 dollars pour son appel public à l’épargne. Sur une base pleinement diluée, son évaluation pourrait dépasser 91,5 milliards de dollars, ce qui en ferait la plus importante offre publique depuis Alibaba (NYSE : BABA). Or, la rentabilité d’Uber, le ralentissement de la croissance et les informations limitées fournies par les indicateurs financiers clés soulèvent des doutes sur le prix futur du titre. En revanche, le Fonds d’investissement public saoudien (PIF), qui est l’un des principaux actionnaires d’Uber, avec une participation d’environ 4%, estime que Uber est totalement différent de Lyft. En effet, Yasir Othman Al-Rumayyan, directeur général de PIF a affirmé : « Bien sûr, c’est une compagnie de covoiturage, mais c’est une compagnie de covoiturage, non seulement aux États-Unis, mais dans le monde entier. » De ce fait, M. Al-Rumayyan n’a pas tort. Bien que Lyft ait acquis une part de marché importante dans l’espace de mobilité nord-américaine, la stratégie d’Uber a consisté à développer sa plate-forme à l’international. Autrement dit, l’entreprise est actuellement présente dans 63 pays et dans plus de 700 villes, tandis que Lyft n’exerce ses activités qu’aux États-Unis et au Canada. En somme, bien que cet évènement de grande envergure soulève les passions dans le milieu boursier, les deux camps retiendront leur souffle le 9 mai lors de la mise en marché de Uber.   La Réserve fédérale américaine garde le cap malgré une baisse de l’inflation Mercredi, Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine annonçait que les membres de la Réserve fédérale avaient décidé de maintenir les taux d’intérêt à un niveau stable, dû à l’absence de pression inflationniste, bien que l’économie américaine soit toujours en forte croissance. Ainsi, la banque centrale a maintenu sa fourchette de taux entre 2,25% et 2,5%, ce qui reste dans la cohérence de son annonce de ne pas augmenter les taux en 2019. Or, considérant que l’inflation était plutôt faible, de nombreux acteurs des marchés avaient spéculé que la réserve fédérale abaisserait sa fourchette de taux directeur. Ainsi, même si M. Powell a annoncé que la Réserve fédérale américaine allait suivre cela de très près et considérait cette baisse d’inflation comme « transitoire », les marchés ont tout de même chuté suite à son annonce. En effet, l'indice Dow Jones Industrial Average a clôturé en baisse de 162,77 points à 26 430,14, tandis que l'indice S&P 500 a reculé de 0,8% à 2 923,73. Finalement, l'indice composé Nasdaq a fléchi de 0,6% à 8 049,64. De plus, les marchés boursiers ne semblaient pas être les seuls à être mécontent de cette décision. En effet, le coloré président des États-Unis, Donald Trump avait demandé plus tôt cette semaine à M. Powell de réduire les taux, ce qu’il n’a pas fait. En somme, les marchés ont ouvert légèrement en baisse jeudi, alors que les investisseurs se questionnaient toujours sur l’état de l’économie américaine. Ainsi, le Dow Jones Industrial Average a chuté de 48 points, entraîné principalement par les pertes de 3M et de Disney. Le S&P 500 a reculé de 0,1%, les secteurs de l’énergie et des matériaux étant les grands perdants. Le Nasdaq composite a également plongé de 0,1%.   3 métiers en bourse qui pourraient vous plaire Tout d’abord, l’un des métiers reliés à la Bourse les plus connus est celui de conseiller financier. En effet, un conseiller financier est un professionnel qui aide ses clients à prendre des décisions pour leurs investissements ou leurs finances. Ainsi, souvent les principaux rôles d’un conseiller financier sont de gérer un portefeuille client, analyser l’actualité économique dans le but de prendre les meilleures décisions possible pour leurs clients et trouver les meilleurs fonds ou les meilleurs titres selon le profil d’investisseur de leurs clients. De plus, souvent un conseiller financier conseille également ses clients sur leur retraite et joue le rôle de vulgarisateur financier. De ce fait, le conseiller financier doit faire preuve non seulement d’un grand intérêt pour le monde financier et la bourse, mais aussi le service à la clientèle, puisque son travail est de jumeler le mieux possible les deux. D’ailleurs, selon l’agence de placement Randstad, l’emploi de conseiller en placement se trouve au 4e rang des emplois les plus recherchés dans le domaine de la comptabilité et finance. Ensuite, il existe également des analystes financiers. Ainsi, le rôle d’un analyste financier est de, comme son nom l’indique, d’analyser des titres financiers tels que des actions, des obligations et d’autres produits financiers. De cette façon, cela pousse l’analyste à analyser de l'information financière comme les prévisions économiques et les résultats financiers d’entreprises. Ainsi, l’analyste financier touche autant aux données macroéconomiques que microéconomiques, dans le but de donner des conseils financiers et de placements ou de financement à leur employeur qui peuvent être autant une institution financière qu’une entreprise privée. De plus, dans la très grande majorité des cas, l’emploi d’analyste financier demande le titre CFA, soit analyste financier agrée, qui est considéré comme l’une des plus prestigieuses désignations professionnelles en finance et dans le domaine des affaires. En somme, selon l’agence de placement Randstad, l’emploi d’analyste financier se trouve au second rang des emplois les plus recherchés dans le domaine de la comptabilité et finance. Finalement, un métier peu connu de tous, soit celui de « trader » ou négociant actif. De ce fait, pour devenir trader, une bonne formation dans une école de trading, de la détermination et du temps sont de mise. Cependant, à la suite de cela, devenir trader offre de nombreux avantages. Ainsi, pour en nommer que quelques-uns, le trading permet de générer de bons revenus, sans plusieurs éléments qui peuvent être considérés comme négatifs d’une entreprise. Ensuite, le trading permet également de travailler partout dans le monde et de gérer ses propres horaires. De plus, le trading est si vaste, qu’il permet à tous de trouver chaussure à son pied. D’ailleurs, si vous désirez en apprendre davantage sur les avantages de travailler en Bourse, je vous invite à lire cet article écrit dans un précédent billet. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.usherbrooke.ca/ecole-gestion/departements/finance/informations/titre-cfa/https://www.randstad.ca/fr/emplois-en-demande/emplois-en-demande-finance-et-comptabilite/http://imt.emploiquebec.gouv.qc.ca/mtg/inter/noncache/contenu/asp/mtg122_descrprofession_01.asp?pro=1112&PT2=17&lang=FRAN&Porte=1&cregn=52&PT1=0&PT3=9&PT4=53https://www.cnbc.com/2019/05/02/stock-market-traders-digest-fed-comments-earnings-and-jobless-data.htmlhttps://www.cnbc.com/2019/05/01/heres-the-one-word-from-jerome-powell-that-has-people-raising-their-eyebrows.htmlhttps://www.cnbc.com/2019/05/01/fed-leaves-rates-unchanged.htmlhttps://www.cnbc.com/2019/05/01/stock-market-federal-reserve-meeting-outcome-in-focus.htmlhttps://www.ccn.com/lyft-stock-success-head-stuck-in-sandhttps://www.cnbc.com/2019/05/01/uber-is-different-to-lyft-saudi-arabias-pif-says-ahead-of-ipo.html?&qsearchterm=uberhttps://www.cnbc.com/2019/05/01/uber-shares-will-be-overvalued-the-day-they-go-public-growing-number-of-skeptics-say.html?&qsearchterm=uberhttps://www.cnbc.com/2019/05/02/ubers-ride-hailing-profitability-will-be-an-everest-uphill-battle.html?&qsearchterm=uber   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Mise à jour des conditions d'utilisation des salles de clavardage Veuillez noter que les conditions d'utilisation des salles de clavardage ont été mise à jour. https://www.daytradercanada.com/conditions-dutilisation/ ### SLD-HM Lundi 22 avril annulé Avis d’annulation: La séance de laboratoire en direct hors-marché le lundi 22 avril 2019 (En raison du congé de Pâques) ### Comment maîtriser rapidement les bases du trading? Comment maîtriser rapidement les bases du trading? Dans un premier temps, pour maîtriser rapidement les bases du trading, il vous faut une formation de qualité avec programme d’accompagnement. En effet, sans formation, il y a deux possibilités de chemin pour apprendre : les recherches sur internet par soi-même et l’essai-erreur. Ainsi, ces deux méthodes sont des méthodes qui nécessitent beaucoup de temps, d’effort et de persévérance à long terme, avant d’arriver à des résultats concrets. De cette façon, si vous désirez apprendre rapidement les bases du trading une formation de qualité est de mise. Ensuite, le programme d’accompagnement est également essentiel. Certes, la formation vous aura appris les bases et même plus, cependant, l’application de ces connaissances ne se fait pas en criant ciseau. C’est alors à ce moment-là que l’accompagnement prend tout son sens et est capital au succès en Bourse. L’accompagnement permettra de bien comprendre et de bien appliquer les connaissances apprises en cours de façon pratique. Dans un second temps, pour maîtriser rapidement les bases du trading, cela demande beaucoup de disponibilités au négociant. En effet, à la suite de la formation de qualité et en même temps que l’accompagnement, il sera nécessaire d'appliquer les notions apprises en cours à travers un simulateur. Cette étape demande particulièrement plus de temps, puisqu’il est recommandé de transiger en simulateur jusqu’à profitabilité constante. De ce fait, pour accélérer cette étape, naturellement, l’accompagnement permet de poser les questions nécessaires à la compréhension de ses erreurs pour avancer plus vite. Or, pour être en mesure de trouver ses erreurs, le négociant devra analyser chacune de ses transactions, généralement en fin de journée, pour comprendre et voir comment s’améliorer. Cette introspection quotidienne est également un élément clé du succès en Bourse, puisqu’elle permet non seulement de trouver les erreurs réalisées dans les transactions perdantes, mais également de maximiser les gagnantes. En somme, bien que transiger en Bourse semble facile pour certains, ce ne l’est pas. Ainsi, pour maîtriser le plus rapidement possible les bases du trading, il est nécessaire de prendre les mesures en conséquence, soit, suivre un cours de qualité, être accompagné par un professionnel, analyser ses transactions, poser ses questions à travers un programme d’accompagnement et transiger à travers un simulateur. D’ailleurs, si vous désirez en savoir plus sur les simulateurs disponibles, je vous suggère d’aller lire ce billet du blogue du négociateur actif! Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### La chicane Apple-Qualcomm se règle La chicane Apple-Qualcomm se règle Apple (NASDAQ : AAPL) et Qualcomm (NASDAQ : QCOM) ont finalement « fait la paix » en réglant tous leurs différends en matière de brevets après deux ans de batailles juridiques acharnées. En effet, la nouvelle annonçant que Apple acceptait de verser à Qualcomm un montant non divulgué et avait conclu un contrat d’achat de puces électroniques Qualcomm pour les futurs Iphones est tombée mardi aux environs de 15 heures. Ainsi, cela a propulsé Qualcomm en flèche instantanément. De ce fait, les actions du producteur de puces électroniques ont terminé la journée en hausse de plus de 23% et ont poursuivi leur hausse de 12% mercredi. Or, un léger bémol se glisse dans ce conflit. De nombreux analystes pensent qu’Apple n’avait pas le choix de régler avec Qualcomm. En effet, dans le but de présenter un iPhone ayant le 5G, le plus rapidement possible, Apple n’avait pas le choix de régler son litige. En réalité, l’entreprise avait quatre options, et, en réalité, elle a choisi la « moins pire ». Tout d’abord, régler avec Qualcomm, le chef de file des puces 5G. En effet, les puces 5G de Qualcomm sont déjà offertes sur plusieurs appareils en date d’aujourd'hui, et d’autres sont attendues au cours de l’année. Ensuite, la seconde option aurait été d’attendre Intel pour une puce 5G. Cette option était envisageable dans l’optique où les puces 4G d’Apple proviennent actuellement d’Intel. Cependant, mardi soir, Intel a annoncé son intention de ne pas fabriquer de puces 5G à court terme. Ainsi, un iPhone 5G n'aurait peut-être pas été possible avant 2020, voire 2021. Apple a donc rejeté cette option. Puis, une troisième option aurait été de choisir Huawei. En effet, lors d’une entrevue avec CNBC cette semaine, le PDG de Huawei a déclaré que l’entreprise était « ouverte » à des discussions avec Apple sur l’utilisation de ses puces 5G sur l’iPhone. Or, un partenariat avec Huawei aurait été une mauvaise idée pour Apple, compte tenu des allégations d’espionnage qui rodent autour de l’entreprise chinoise. De ce fait, choisir Huawei aurait été un désastre du point de vue de l’image pour Apple. Finalement, la quatrième option aurait été qu’Apple fabrique ses propres puces 5G. En revanche, il faudrait probablement plusieurs années à Apple pour développer sa propre puce 5G, ce qui la mettrait plusieurs années derrière ses rivales. En somme, aucune de ces options n'était idéale pour Apple. Puisque chacune d’elle empêchait Apple de rester compétitif contre Samsung, par exemple, qui ne cesse d’innover. Finalement, d’un point de vue statistique, grâce à cette hausse, Qualcomm passe à l’histoire. En effet, selon la base de données FactSet, dans les deux dernières années, seulement 18 titres ont gagné plus de 20% en moins d’une journée. Cependant, il est important de noter que quatre des dix-huit ont été provoqués par des annonces de fusions et acquisitions et la majorité des augmentations sont survenues après l’annonce de résultats financiers exceptionnels.  Ainsi, une hausse si importante à la suite d’un règlement légal est assez unique.   Résultats financiers mitigés au sein des grandes banques américaines Vendredi dernier, les Banques JPMorgan Chase & Co et Bank Of America, les deux plus grandes banques américaines ont chacune enregistré un bénéfice record au premier trimestre. En effet, la première a dégagé un bénéfice net de 9,2 milliards de dollars, en hausse de 5,4% sur un an, pour un chiffre d'affaires de 29,85 milliards, en hausse de 4,7%. Dans le cas de Bank Of America, elle a dégagé un bénéfice net de 6,87 milliards de dollars, en hausse de 5,8 % sur un an, mais le chiffre d'affaires a diminué de 0,3 % à 23 milliards de dollars. Or, ces chiffres ne sont pas la normale dans toute l’industrie. Ainsi, plusieurs banques, dont, Citigroup inc., Goldman Sachs Group inc. et Morgan Stanley ont dû procéder à d’importantes réductions des coûts pour augmenter la croissance des bénéfices dans le but d’atteindre les objectifs dictés par les analystes. De ce fait, à l’exception de JPMorgan Chase & Co, les principaux prêteurs américains ont enregistré une baisse de leurs revenus. Cela est principalement attribuable à la volatilité des marchés qui a fait diminuer les rendements de courtages des banques, ainsi que les craintes de récession ayant terni l’appétit des clients pour l’emprunt. De plus, certaines banques ont averti que la croissance de leurs revenus nets d'intérêts, la différence entre ce qu'elles gagnent sur les prêts et sur les dépôts, ralentiront en 2019 grâce à une courbe de taux d’intérêt plus plate et à une économie plus modérée. En somme, l’année 2019 risque d’être assez tranquille pour les banques américaines. En effet, selon plusieurs analystes de CNBC, avec plusieurs sources de revenus importantes sous pression et avec les perspectives économiques qui restent incertaines, le contrôle des dépenses pourrait être le seul moyen fiable pour les banques d'accroître leurs bénéfices.   Comment maîtriser rapidement les bases du trading? Dans un premier temps, pour maîtriser rapidement les bases du trading, il vous faut une formation de qualité avec programme d’accompagnement. En effet, sans formation, il y a deux possibilités de chemin pour apprendre : les recherches sur internet par soi-même et l’essai-erreur. Ainsi, ces deux méthodes sont des méthodes qui nécessitent beaucoup de temps, d’effort et de persévérance à long terme, avant d’arriver à des résultats concrets. De cette façon, si vous désirez apprendre rapidement les bases du trading une formation de qualité est de mise. Ensuite, le programme d’accompagnement est également essentiel. Certes, la formation vous aura appris les bases et même plus, cependant, l’application de ces connaissances ne se fait pas en criant ciseau. C’est alors à ce moment-là que l’accompagnement prend tout son sens et est capital au succès en Bourse. L’accompagnement permettra de bien comprendre et de bien appliquer les connaissances apprises en cours de façon pratique. Dans un second temps, pour maîtriser rapidement les bases du trading, cela demande beaucoup de disponibilités au négociant. En effet, à la suite de la formation de qualité et en même temps que l’accompagnement, il sera nécessaire d'appliquer les notions apprises en cours à travers un simulateur. Cette étape demande particulièrement plus de temps, puisqu’il est recommandé de transiger en simulateur jusqu’à profitabilité constante. De ce fait, pour accélérer cette étape, naturellement, l’accompagnement permet de poser les questions nécessaires à la compréhension de ses erreurs pour avancer plus vite. Or, pour être en mesure de trouver ses erreurs, le négociant devra analyser chacune de ses transactions, généralement en fin de journée, pour comprendre et voir comment s’améliorer. Cette introspection quotidienne est également un élément clé du succès en Bourse, puisqu’elle permet non seulement de trouver les erreurs réalisées dans les transactions perdantes, mais également de maximiser les gagnantes. En somme, bien que transiger en Bourse semble facile pour certains, ce ne l’est pas. Ainsi, pour maîtriser le plus rapidement possible les bases du trading, il est nécessaire de prendre les mesures en conséquence, soit, suivre un cours de qualité, être accompagné par un professionnel, analyser ses transactions, poser ses questions à travers un programme d’accompagnement et transiger à travers un simulateur. D’ailleurs, si vous désirez en savoir plus sur les simulateurs disponibles, je vous suggère d’aller lire ce billet du blogue du négociateur actif! Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/04/17/apple-qualcomm-settled-their-legal-battle-heres-what-wall-street-thinks.html https://www.cnbc.com/2019/04/17/after-megabanks-post-record-profit-industry-has-nowhere-to-go-but-down.html https://www.cnbc.com/video/2019/04/16/cramer-boeing-apple-other-stocks-show-resiliency-in-the-market.html https://www.cnbc.com/2019/04/17/qualcomm-just-added-26-billion-to-market-capcramer-experts-weigh-in.html?&qsearchterm=aaple https://www.cnbc.com/2019/04/17/5g-why-apple-had-to-settle-its-dispute-with-qualcomm.html?__source=newsletter%7Ctheexchange https://www.cnbc.com/2019/04/17/these-companies-have-seen-similar-stock-price-surges-like-qualcomm.html?__source=newsletter%7Ctheexchange https://www.cnbc.com/2019/04/17/after-megabanks-post-record-profit-industry-has-nowhere-to-go-but-down.html https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/201904/16/01-5222375-bank-of-america-depasse-les-attentes.php https://www.economist.com/podcasts/2019/04/16/a-big-week-for-american-banks   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### SLD-TR ce jeudi 18 avril annulé Un courriel qui devait être envoyé hier (17 avril) avisant notre clientèle que la SLD-TR du jeudi était devancé au mercredi 18 avril n'a pas été envoyé. Toutes nos excuses. Veuillez donc prendre note qu'il n'y a pas de SLD-TR ce jeudi 18 avril. La vidéo de la session SLD-TR de hier (mercredi) est disponible dans la section vidéo. Bon weekend de Pâques. ### Cannabis : les acteurs du milieu du cannabis auront maintenant accès aux banques Cannabis : les acteurs du milieu du cannabis auront maintenant accès aux banques Le 28 mars dernier, le très attendu projet de loi portant sur l’autorisation des banques à financer et à accepter les entreprises reliées au secteur du cannabis a finalement été adopté par le Comité des services financiers de la Chambre des représentants américaine. Ainsi, ce projet de loi ouvre la voie à un financement légal et efficace des sociétés de marijuana aux États-Unis. D’ailleurs, l’approbation de ce projet de loi attire de nombreux gros joueurs et fonds d’investissement qui désirent profiter de l’acceptation graduelle du cannabis aux États-Unis. Par exemple, c’est le cas de l’entreprise Plus Products Inc. (OTC: PLSPF) (CSE: PLUS). Ainsi, l’entreprise a déjà obtenu le soutien de Tiger Global Management, un hedge fund, connu pour avoir transformé des petites entreprises de secteurs en croissance rapide, en des entreprises valant plusieurs milliards de dollars. Ainsi, Tiger était notamment responsable de l’évolution de la cigarette électronique JUUL. Sous la tutelle de Tiger, JUUL a connu une croissance exponentielle pendant plus de 3 ans au point où le géant du tabac Altria (NYSE : MO) a versé 12,8 milliards de dollars pour une participation de 35% dans l’entreprise, évaluant ainsi l’entreprise à 38 milliards de dollars. Maintenant, Tiger espère pouvoir répéter le même succès avec l'histoire de la marque PLUS. De plus, une autre grosse entreprise désire maintenant tirer son épingle du jeu. En effet, Walgreens (NASDAQ :WBA) a annoncé son intention de vendre des produits à base de cannabis dans ses magasins de vente au détail de médicaments. En somme, il s’agit d’une étape de plus vers la légalisation américaine, et ainsi vers une croissance fulgurante de l’industrie du cannabis.   Les titres pharmaceutiques : les producteurs se remplissent les poches, alors que les assureurs mangent leurs bas Aux États-Unis, le prix des médicaments ne cesse d’augmenter. En effet, selon les derniers chiffres publiés par l'Organisation de coopération et de développement économiques, les Américains dépensent environ 1 200 dollars par an en médicaments sur ordonnance. Ainsi, dans le passé, les sociétés pharmaceutiques attribuaient ces prix élevés à la recherche et au développement en affirmant que les nouveaux médicaments étaient naturellement plus chers. Or, une nouvelle étude publiée dans le journal « Health Affairs » vient contredire cette idée. En effet, cette étude suggère que l’augmentation des coûts est attribuable aux médicaments déjà existants, et non à ceux en développement. De ce fait, elle démontre que des médicaments bien établis tels que les versions génériques de l'antidépresseur Prozac et de l'analgésique Vicodin figuraient parmi les médicaments avec une augmentation en pourcentage à trois chiffres. Bien que cela ait un impact important sur les familles américaines, de nombreuses entreprises, dont les assureurs souffrent de ces hausses démesurées. En effet, le coût des médicaments continue d'augmenter quatre fois plus vite que l'inflation, suscitant l'inquiétude des employeurs, des assureurs et des consommateurs, a déclaré Michael Rea, directeur général de RX Savings Solutions. De ce fait, la situation se fait même sentir en Bourse, alors que le plus gros assureur médicament américain, UnitedHealth Group (NYSE : UNH) est en baisse de -5.5% depuis le début de l’année 2019, alors que le S&P500 est en hausse de 15.22% depuis le 1er janvier 2019. D’ailleurs, comme présenté dans le graphique ci-dessous, le titre est en configuration baissière en semaine. De plus, il est important de noter que le cas de UnitedHealth n’est pas isolé.  Outre, d’autres très gros joueurs du milieu, tel que l’assureur santé Cigna Corp (NYSE : CI) et Humana Inc (NYSE : HUM) sont en baisse de respectivement -13.64% et -8.98% pour l’année 2019. En somme, bien que le gouvernent Américain semble mettre de la pression, cela ne semble pas suffisant pour ralentir les compagnies pharmaceutiques d’augmenter le prix de leurs médicaments. Ce dossier complexe demandera d’importantes négociations dans le futur. Ainsi, il sera très intéressant de suivre ce dossier.   Quoi surveiller en ce début de saison des résultats financiers? Pour la première fois depuis le second trimestre de 2016, les bénéfices qui sortiront lors de cette saison de résultats financiers devraient reculer. En effet, selon les estimations du consensus Refinitiv, les bénéfices du S&P500 devraient diminuer de 2,5% au premier trimestre. Ainsi, selon les experts engagés par CNBC, cette situation pourrait rendre les marchés plus nerveux aux facteurs macroéconomiques, soit un possible ralentissement de la croissance mondiale et la guerre des tarifs qui fait, pour l’instant, toujours rage entre les États-Unis et le reste du monde. En revanche, alors que le S&P500 se situe à tout juste 2% de son plus haut historique, est-ce que cela signifie que les marchés boursiers sont à risque de retomber? Pas nécessairement, puisque souvent, Wall Street réagit aux résultats financiers en regardant ce qui s’en vient plutôt que ce qui s’est passé. Ainsi, un bénéfice nul ou en baisse ne signifie pas nécessairement que le marché boursier est à risque de tomber. Premièrement, il y a de bonnes chances que les bénéfices du premier trimestre deviennent positifs. Comme les prévisions sont généralement prudentes, la plupart des entreprises finissent par dépasser les estimations des analystes. En moyenne, les bénéfices des entreprises du S&P500 surpassent les analystes d’environ 3%. Ainsi, des bénéfices qui devraient baisser de 2,5% pourraient finalement être en hausse de 0,5%. Deuxièmement, la baisse des bénéfices ne correspond pas nécessairement à une baisse du marché boursier. Il y a eu de nombreuses fois où les bénéfices ont été stables ou ont diminué et même lorsque les marchés ont reculé, ils ont rapidement rebondi. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé en 2016. La cause de cela est simple : aucune récession n’a justifié cette baisse. En somme, bien que personne ne puisse prédire le futur, il est très probable que les résultats financiers ne soient pas aussi dévastateurs que certains pourraient le laisser croire. Comme l’adage le dit : qui vivra verra. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.baystreet.ca/stockstowatch/5547/Innovation-and-New-Banking-Bill-Could-Surge-US-Cannabis-Companies-Permanently-Ahead-of-Canadian-Counterparts https://www.forbes.com/sites/tomangell/2019/03/28/marijuana-banking-bill-approved-by-congressional-committee/#4d8b08182ce1 https://techcrunch.com/2019/04/04/cannabis-banking-reform-is-smart-necessary-and-politically-viable/ https://www.ft.com/content/177f5df4-558b-11e9-a3db-1fe89bedc16e https://www.ctpost.com/technology/businessinsider/article/It-looks-as-though-there-s-only-one-thing-big-9982054.php https://www.forbes.com/sites/robinseatonjefferson/2019/03/13/stop-rx-greed-campaign-calls-on-washington-to-cut-drug-prices/#161012df40ad https://www.cnbc.com/2019/01/10/why-prescription-drugs-in-the-us-cost-so-much.html https://seekingalpha.com/news/3447953-u-s-drug-prices-continue-soar https://www.cnbc.com/2019/04/10/earnings-season-is-upon-us-heres-what-to-expect.html https://www.zacks.com/stock/news/372416/q1-earnings-season-is-here-global-week-ahead   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Nouvelle plateforme vidéo Veuillez prendre note que nous n'utiliserons plus la plateforme GoToMeeting pour le service SLD. Nous utiliserons le service Zoom. Par conséquent, les hyperliens seront différents. Veuillez donc vous connecter à la section membre https://membre.daytradercanada.com/ pour vous connecter à votre prochaine SLD. Nous vous conseillons de vous connecter au moins 15 minutes avant la session afin de vous familiariser avec la nouvelle plateforme en question. ### Le pétrole atteint un haut de 2019 : qu’est-ce que cela annonce? Le pétrole atteint un  haut de 2019 : qu’est-ce que cela annonce? Mardi, le prix du pétrole a atteint son plus haut niveau en 2019. En effet, les contrats à terme du pétrole « Brent » ont atteint le 69,50 $ US le baril, son plus haut niveau depuis le 13 novembre. L'indice de référence mondial était de 41 cents, soit 0,6%, à 69,42 $ US le baril. De plus, le brut « WTI (West Texas Intermediate) » américain a gagné 99 cents, ou 1,6%, pour s'établir à 62,58 dollars le baril, après avoir atteint 62,52 dollars, lui aussi, son plus haut niveau depuis le 7 novembre. Cette hausse du pétrole se produit alors que davantage de sanctions contre l'Iran et de nouvelles perturbations au Venezuela pourraient accentuer la réduction de l'offre imposée par l'OPEP. Ainsi, Les États-Unis envisagent de nouvelles sanctions à l'encontre de l'Iran, le quatrième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). En outre, un terminal pétrolier au Venezuela, également soumis à des sanctions américaines, a de nouveau cessé ses activités en raison de problèmes d’alimentation. De cette façon, de nouvelles pertes d’approvisionnement de l’Iran et du Venezuela pourraient entraîner une réduction de la production. Selon une enquête de Reuters, l'offre de l'OPEP a atteint son plus bas niveau en quatre ans en mars, en raison de la baisse involontaire de ses activités et, en tant que principal exportateur, l'Arabie saoudite a procédé à des réductions plus importantes que prévu. En somme, le pétrole a un excellent premier trimestre, produisant une hausse 34.88% depuis le 2 janvier. Pour répondre à la question de départ : qu’est ce que cela annonce? Pour le moment, la hausse semble être basée non pas sur une hausse de la demande, mais bien sur une baisse de l’offre, ainsi nous pouvons considérer cette hausse comme artificielle, puisqu’elle n’est pas causée par une forte hausse de la demande, mais bien des coupures de l’OPEP. Le bitcoin en hausse de plus de 20% : fin de la baisse ou simple remontée pour mieux retomber? Dans la nuit de lundi à mardi, un fascinant événement s’est déroulé. En effet, en moins d’une heure, le Bitcoin, cryptomonnaie phare, s’est apprécié de plus de 20%, passant la barre de 5000$. Or, même les plus ardents défenseurs du bitcoin seraient d’accord pour dire que les 12 derniers mois furent très difficiles pour la monnaie numérique la plus connue au monde. Dans les faits, après avoir été vendu près de 20 000 dollars à la fin de 2017, le Bitcoin a chuté de 80%, démolissant des portefeuilles et mettant fin aux rêves de retraite anticipée. Ainsi, l’évènement de lundi suscite des questionnements chez plusieurs. La question se pose alors : fin de la baisse ou simple remontée pour mieux retomber? Plusieurs experts ont débattu depuis l’événement. Ainsi, de nombreuses théories sont sorties de ses analyses, certaines plutôt farfelues. En effet, certains attribuent la hausse aux algorithmes programmés sur les nouvelles. Cela aurait eu lieu à la suite de la sortie d’une blague lors du poisson d’avril de lundi produit par la firme « Finance Magnates » qui annonçait une réunion d’urgence organisée par les autorités de réglementation pour approuver un fonds négocié en bourse bitcoin. Ensuite, d’un point de vue plus sérieux, la hausse pourrait être attribuable à deux événements. Tout d’abord, une commande d’environ 100 millions de dollars répartit sur les bourses américaines Coinbase et Kraken et la société luxembourgeoise Bitstamp. D’ailleurs, Oliver von Landsberg-Sadie, directeur général de la société de cryptomonnaie BCB Group a vérifié l’événement en affirmant : « Il y a eu un ordre unique d'environ 20 000 BTC géré par algorithme sur ces trois sites », « si vous regardez les volumes sur chacun de ces trois échanges - il y avait des unités de volume en concert, synchronisées, d'environ 7 000 BTC en une heure ». Ensuite, selon George McDonaugh, PDG de KR1, une société de placement d'actifs numériques basée à Londres, le second évènement pourrait être attribuable au fait qu’il y ait eu des positions de vente à découvert valant 415 millions de dollars sur la bourse Bitmex a peut-être été une cible trop succulente pour que le marché ne puisse pas agir contre. Ainsi, lorsque des paris aussi importants sont pris sur un actif comme le bitcoin, cela peut servir d'indicateur à contre-courant et tout mouvement contre le troupeau peut voir les traders couvrir leurs positions, exagérant le mouvement. En somme, plusieurs explications sont possibles, mais est-ce que cela signifie que le Bitcoin retournera à 20 000$? Il est un peu tôt pour sauter aux conclusions. Pour le moment, d’un point de vue graphique, le Bitcoin a franchi sa moyenne mobile 200 jours, ce qui est un indicateur haussier d’une hausse court terme important. De plus, d’un point de vue chartiste, tel que démontré dans le graphique ci-dessous, le bitcoin vient de briser à la hausse son triangle symétrique, ce qui est également un signe de hausse à court terme.   École de trading : quels sont les débouchés ? Bien souvent, les études faites dans une école de trading privée servent à apprendre à transiger ou investir une partie de son patrimoine personnel. Ainsi, pour la majorité des étudiants, cela leur permet d’atteindre une certaine liberté financière, tout en sauvant sur les frais de gestions des grandes banques. De plus, il est également possible d’en faire un métier. En effet, le trading, peut être considéré comme une entreprise à part entière. Ainsi, il est possible de générer de bons revenus de trading, sans plusieurs éléments qui peuvent être considérés comme négatifs d’une entreprise. De ce fait, il n’est pas nécessaire de posséder d’infrastructures majeures, aucun employé à gérer et, le trading offre une liberté totale d’opérer notre entreprise partout dans le monde. De plus, le trading est si vaste, qu’il permet à tous de trouver chaussure à son pied. D’ailleurs, si vous désirez en apprendre davantage sur les avantages de travailler en Bourse, je vous invite à lire cet article écrit dans un précédent billet. Or, les débouchés pour un cours dans une école de trading ne se résument pas uniquement à apprendre à transiger pour soi. En effet, dans un premier temps, une formation dans une école de trading peut être une porte d’entrée au monde de la finance. Ainsi, avec les apprentissages reçus dans une école de trading, dont une stratégie d’investissement profitable, il est possible de poursuivre ensuite ses études pour devenir courtier et ainsi, transiger pour le compte d’autres clients. Dans un second temps, étudier dans une école de trading peut être une excellente addition à un curriculum vitae.  En effet, par exemple, dans le cas d’un planificateur financier, il sera en mesure de comprendre plus en profondeur les subtilités du marché boursier ainsi que l’aspect analyse graphique. Ainsi, cela pourra lui permettre d’améliorer sa prise de décision dans le cadre de son travail. En somme, il n’y a pas un seul débouché à la suite d’études dans une école de trading. Ainsi, tout le monde peut trouver son compte à étudier dans une école de trading. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.reuters.com/article/us-crypto-currencies/bitcoin-soars-past-5000-mystery-buyer-seen-as-catalyst-idUSKCN1RE0JY https://www.marketwatch.com/story/bitcoin-jumped-as-much-as-20-heres-what-experts-are-saying-about-the-move-2019-04-02?link=sfmw_tw https://www.cnbc.com/2019/04/02/bitcoin-spike-blamed-on-an-april-fools-joke-but-thats-not-why-it-rallied.html?&qsearchterm=bitcoin https://www.cnbc.com/2019/04/02/oil-market-opec-supply-cuts-us-sanctions-in-focus.html https://seekingalpha.com/news/3447891-crude-oil-keeps-climbing-adding-five-month-highs https://www.investopedia.com/articles/investing/072515/top-factors-reports-affect-price-oil.asp   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### École de trading : quels sont les débouchés? Bien souvent, les études faites dans une école de trading privée servent à apprendre à transiger ou investir une partie de son patrimoine personnel. Ainsi, pour la majorité des étudiants, cela leur permet d’atteindre une certaine liberté financière, tout en sauvant sur les frais de gestions des grandes banques. De plus, il est également possible d’en faire un métier. En effet, le trading, peut être considéré comme une entreprise à part entière. Ainsi, il est possible de générer de bons revenus de trading, sans plusieurs éléments qui peuvent être considérés comme négatifs d’une entreprise. De ce fait, il n’est pas nécessaire de posséder d’infrastructures majeures, aucun employé à gérer et, le trading offre une liberté totale d’opérer notre entreprise partout dans le monde. De plus, le trading est si vaste, qu’il permet à tous de trouver chaussure à son pied. D’ailleurs, si vous désirez en apprendre davantage sur les avantages de travailler en Bourse, je vous invite à lire cet article écrit dans un précédent billet. Or, les débouchés pour un cours dans une école de trading ne se résument pas uniquement à apprendre à transiger pour soi. En effet, dans un premier temps, une formation dans une école de trading peut être une porte d’entrée au monde de la finance. Ainsi, avec les apprentissages reçus dans une école de trading, dont une stratégie d’investissement profitable, il est possible de poursuivre ensuite ses études pour devenir courtier et ainsi, transiger pour le compte d’autres clients. Dans un second temps, étudier dans une école de trading peut être une excellente addition à un curriculum vitae.  En effet, par exemple, dans le cas d’un planificateur financier, il sera en mesure de comprendre plus en profondeur les subtilités du marché boursier ainsi que l’aspect analyse graphique. Ainsi, cela pourra lui permettre d’améliorer sa prise de décision dans le cadre de son travail. En somme, il n’y a pas un seul débouché à la suite d’études dans une école de trading. Ainsi, tout le monde peut trouver son compte à étudier dans une école de trading. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Nouveaux produits chez Apple : l’entreprise repousse encore une fois son modèle d’affaires Nouveaux produits chez Apple : l’entreprise repousse encore une fois son modèle d’affaires Lundi, Apple conviait les médias pour une nouvelle vague d’annonce. En effet, l’entreprise à la pomme révolutionne cette fois le secteur des « FinTech » ou technologies financière en annonçant, en partenariat avec Goldman Sachs et MasterCard, une carte de crédit Apple. Ainsi, l’entreprise se lance dans un marché extrêmement concurrentiel rempli de banques et de nouvelles entreprises de technologie financière. D’ailleurs, bien que de nombreux avantages de la carte Apple soient déjà disponibles chez les concurrents, Apple s’appuie sur ses utilisateurs actuels de produits et ses nouvelles fonctionnalités de sécurité pour espérer conquérir une part de marché importante. De ce fait, tel que mentionné plus haut, le principal élément différenciateur de la carte est sa sécurité. Ainsi, la carte comportera un code d’authentification à usage unique protégé grâce à la technologie de sécurité biométrique. Chez Apple, cela se décrit par le « Touch ID» ou le «Face ID» via l’iPhone. De plus, sur la carte, qui sera composée de titane, seul le nom du titulaire sera gravé au laser, l’entreprise renonce ainsi aux numéros de carte et autres informations sensibles. D’un point de vue d’investisseur, cela pourra permettre à Apple de monétiser un autre service. En effet, avec l’offre d’une carte de crédit, Apple Pay deviendra de plus en plus essentiel à l’offre de service de l’entreprise. Ainsi, il s’agira d’un revenu supplémentaire pour Apple. Cela pourrait accélérer l’adoption du système de paiement d’Apple, qui selon CNBC est utilisé seulement actuellement sur 25% des appareils iPhone, car la carte peut être utilisée partout, contrairement à Apple Pay. De plus, plusieurs acteurs du milieu, dont Kyle Lui, partenaire de la société de capital-risque DCM, pense qu’il est possible qu'Apple continue d'offrir davantage de produits financiers à sa clientèle, en particulier des comptes bancaires qui sont tout à fait complémentaires aux cartes de crédit ». En somme, l’ajout de nouveaux services, supporté par une institution financière d’importance comme Goldman Sachs n’est pas négligeable. La courbe des taux s’inverse : signe d’une récession imminente? Lundi, le marché obligataire a doublé à la suite des avertissements indiquant à la fois qu’une possible récession était imminente et que la Réserve fédérale américaine pourrait devoir réduire ses taux d'intérêt cette année pour y mettre fin, ou du moins la retarder. De ce fait, selon Andrew Brenner de National Alliance, « Les gens commencent à avoir peur, cela ne durera pas longtemps, mais ils craignent une récession. » Il a également ajouté : « Vous avez une réserve fédérale qui a fait volte-face sur ses prévisions, et cela a surpris les marchés. » Ainsi, la déconnexion entre les actions et les obligations a été assez dramatique lundi. Cependant, tout a commencé vendredi dernier, lorsque vers 9h50, le taux d'intérêt des obligations américaines à trois mois est passé au-dessus du rendement sur celle à 10 ans, respectivement à 2,455% contre 2,447%. Traditionnellement, plus l'investissement se fait sur une durée longue, plus le rendement servi est élevé. L'inversement de la courbe est une forme d'anomalie de marché, qui a précédé de quelques trimestres la quasi-totalité des récessions américaines ces dernières décennies. Ainsi, le fondement de cette logique est que, généralement, dans les obligations, on promet un rendement plus élevé, lorsque la période est plus longue, puisque le risque de hausse ou de baisse de taux d’intérêt est plus élevé. De ce fait, un inversement des taux démontre une perception du risque plus élevé des investisseurs à court terme, qu’à long terme. De plus, cela démontre une demande plus élevée pour les obligations court terme que celle long terme. Cela résulte également en une augmentation de la perception du risque à court terme, puisque les obligations gouvernementales sont également un instrument de refuge pour de nombreux fonds. En somme, bien que ce phénomène se soit réalisé la dernière fois en 2007, la récession ne cognera pas à nos portes la semaine prochaine. En effet, historiquement, la croissance devrait se poursuivre au moins pendant les 18 prochains mois. Les prix des maisons en janvier enregistrent la plus faible hausse depuis près de 4 ans Dans un premier temps, le marché immobilier ralenti aux États-Unis. En effet, les prix des logements augmentent, mais la croissance diminue, car moins d'acheteurs sont en mesure de se payer les maisons disponibles à la vente. À l'échelle nationale, les prix ont augmenté de 4,3% par an en janvier, en baisse par rapport au gain de 4,6% enregistré en décembre, selon l'indice des prix S&P CoreLogic Case-Shiller. Le composite de 10 villes a augmenté de 3,2%, en baisse par rapport à 3,7% le mois précédent. Le composite de 20 villes a gagné 3,6% sur un an, en baisse par rapport à 4,1% en décembre. Dans un second temps, la construction de logements aux États-Unis a reculé plus que prévu en février. Ainsi, la construction de maisons unifamiliales a atteint son niveau le plus bas depuis un an et demi. En revanche, il est important de noter que les perspectives du marché du logement s’améliorent face à la baisse des taux hypothécaires causée par une annonce de la Réserve fédérale américaine de ne plus monter les taux en 2019. De cette façon, les mises en chantier ont diminué de 8,7%, pour atteindre un taux annuel corrigé des variations saisonnières de 1 162 millions d'unités le mois dernier, a annoncé mardi le département du Commerce. Le pourcentage de baisse a été le plus important en huit mois, et le mauvais temps aurait pu contribuer à la forte baisse de la construction de logements le mois dernier. Or, pour les investisseurs, qu’est-ce que tout cela représente?  Dans les faits, il s’agit d’un indicateur de la santé économique, car la construction de bâtiments a un effet d'entraînement considérable. Par exemple, des emplois sont créés pour les ouvriers de la construction, des sous-traitants et des inspecteurs sont embauchés et divers services de construction sont achetés par le constructeur. Ainsi, lorsque les mises en chantier augmentent avec le prix des loyers, cela représente une économie américaine en croissance, ainsi, généralement, lorsque ces données sont bonnes, cela est bien accueilli par les marchés. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/03/26/apples-move-into-banking-raises-the-bar-for-fintech-credit-cards.html https://www.cnbc.com/2019/03/26/apple-news-crashing-on-first-day.html https://www.cnbc.com/2019/03/26/home-prices-in-january-see-smallest-gain-in-nearly-4-years-sp-case-shiller.html https://www.cnbc.com/2019/03/26/housing-starts-february-2019.html https://www.cnbc.com/2019/03/21/a-key-recession-indicator-just-did-something-that-hasnt-happened-in-12-years.html https://www.cnbc.com/2019/03/20/fed-chair-powell-says-chinese-and-european-economies-have-slowed-substantially.html https://www.cnbc.com/2019/03/21/a-key-recession-indicator-just-did-something-that-hasnt-happened-in-12-years.html https://www.cnbc.com/2019/03/25/bond-market-says-a-recession-is-coming-and-the-fed-will-cut-rates.html?fbclid=IwAR1GNYwhlMJxS00XmFeugcWIK-SfBGZodDjp35WocPCFqjCK65Jwlc-vAK8 https://www.moneysense.ca/save/everything-you-need-to-know-about-inverted-yields/ https://www.reuters.com/article/us-usa-economy-housingstarts/u-s-housing-starts-fall-on-weak-single-family-homebuilding-idUSKCN1R71E4 https://www.census.gov/construction/nrc/pdf/newresconst_201902.pdf   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Ajout des formulaire AEP et PPO Les liens vers les documents d'agrégat d’évaluation pondéré (AEP) et de planificateur de position d’option (PPO) ont été ajouté à la section membre.   ### En quoi les résultats financiers de FedEx pourraient annoncer un ralentissement mondial? En quoi les résultats financiers de FedEx pourraient annoncer un ralentissement mondial? Mardi, FedEx a publié un bénéfice et un chiffre d’affaires plus faibles que prévu au troisième trimestre après la cloche de clôture, et réduit ses prévisions pour l’année. En effet, FedEx a annoncé un bénéfice ajusté pour le troisième trimestre de 3,03$ par action pour un chiffre d'affaires de 17 milliards de dollars. Cela représente des résultats financiers bien en dessous des attentes d'un bénéfice ajusté par action de 3,11$ et d'un chiffre d'affaires de 17,67 milliards de dollars. De plus, la société a déclaré qu’elle espérait désormais gagner entre 15,10 et 15,90 dollars par action pour l’ensemble de l’exercice, en baisse par rapport aux estimations précédentes de 15,50 à 16,50 dollars par action et en dessous du consensus de 15,97 dollars. Cependant, bien que l’entreprise ait annoncé des résultats bien en dessous des attentes des analystes, ce qui est le plus ressorti de l’appel conférence est la cause de ces mauvais résultats. En effet, le vice-président exécutif et directeur financier de FedEx, Alan B. Graf, Jr., a déclaré: « Les conditions macroéconomiques internationales et les tendances de croissance du commerce mondial se ralentissent, comme en témoigne la baisse annuelle de nos recettes internationales de FedEx Express. ». Ainsi, malgré une économie américaine forte, FedEx a déclaré que ses activités internationales se sont affaiblies au deuxième trimestre, notamment en Europe. FedEx Express international est en baisse principalement en raison d’une augmentation de la demande des services qui rapportent peu pour l’entreprise et de la réduction du poids par envoi, a déclaré M. Graf. Or, pour compenser cette baisse des revenus, M. Graf a déclaré que FedEx avait restreint l’embauche, lancé un programme pour limiter les dépenses discrétionnaires et examine des actions supplémentaires. En somme, il sera intéressant de suivre ce mouvement, puisqu’à ce jour, des dirigeants de BMW, UBS et FedEx ont déjà annoncé que les conditions macroéconomiques de plus en plus défavorables occupent déjà un poids important sur leurs affaires. Ainsi, cela pourrait être le début d’un mouvement bien plus important. La direction de Facebook quitte le bateau Facebook est encore une fois dans l’embarras. En effet, lundi, l’entreprise fut rétrogradée par la banque Needham & Co de « achat » à « conserver ». Cela est principalement attribuable au départ de plusieurs membres de l’exécutif de Facebook. Ainsi, Needham suggère aux investisseurs d’examiner ce qui se passe dans les bureaux de Facebook, où leurs analystes voient un « effet d’entraînement » emporter tranquillement son équipe de cadres supérieurs. De ce fait, selon Needham, ces derniers mois, des cofondateurs des sociétés WhatsApp, Instagram et Oculus, acquises par Facebook, ont quitté le navire. De plus, les responsables des produits et des politiques, ses responsables des communications et des politiques publiques, son responsable des communications, son responsable de la sécurité, son responsable des affaires juridiques, leur vice-président aux partenariats et leur chef des produits d'information, ont également pris la décision de quitter l’entreprise. En outre, constatant l’ampleur des départs, Needham s’inquiète du fait que ces nombreux dirigeants ne croient plus en Facebook. De plus, la firme voit un important effet d’entraînement au sein de la direction, et croit que la vague de départ n’est pas terminée. En effet, elle voit d’autres membres de l'organisation quitter également. Cette vague de départ survient alors que Facebook est dans est déjà fortement impliquée dans une refonte de son modèle d'entreprise, qui se concentre sur la confidentialité des communications, s'oppose à une réglementation plus stricte au Congrès et doit encadrer et réglementer tout ce qui à trait à la diffusion d’images violentes. En somme, qu’est ce que cela signifie pour les investisseurs? Bien que Facebook ne soit vraiment pas en situation de faillite ou de chute imminente, la situation actuelle reste à surveiller. En effet, l’annonce de cette rétrogradation a occasionné une baisse de 3.32% lundi à New York, ainsi, cela démontre que Wall Street se préoccupe de la situation. 3 conseils pour apprendre à jouer en bourse avant d'investir Il est commun d’entendre auprès de plusieurs néophytes l’expression « jouer en bourse ». En effet, selon le dictionnaire Larousse, jouer signifie : « Se divertir en pratiquant un jeu, s'amuser avec un jeu, un jouet »[1]. Ainsi, en s’appuyant sur cette définition, on peut affirmer, que « jouer » n’a rien à voir avec investir qui se défini selon le dictionnaire Larousse comme : « placer des fonds dans quelque chose en vue d'en tirer un bénéfice : Investir son argent dans des actions. »[2]. De ce fait, on peut affirmer qu’avant d’investir, nous jouons en Bourse. D’entrée de jeu, pour apprendre à jouer en Bourse, il est important de le faire à l’aide d’un simulateur, puisque le simulateur vous permettra d’expérimenter de nouvelles stratégies et vous familiariser avec les marchés, sans que cela mette en danger votre précieux capital. De plus, il existe plusieurs excellents simulateurs. En effet, par exemple, Interactive Brokers, l’une des plus importantes plateformes de courtage au monde offre, monnayant seulement les frais de données de marchés, un simulateur identique à sa plateforme de temps réel. Aussi, thinkorswim, la plateforme transactionnelle de la Banque TD offre également de la simulation gratuitement pour 90 jours. Cette plateforme est particulièrement efficace pour négocier les options. Finalement, plusieurs sites internet, dont Investopedia[3] et MarketWatch[4] offrent des simulateurs d’action pour jouer en Bourse.  En somme, de nos jours, les simulateurs reproduisent presque avec exactitude la réalité, donc il serait fou de s’en priver. Ensuite, établir vos besoins et vos désirs sera très important pour jouer en Bourse. Par exemple, d’établir le temps et les efforts que vous êtes prêt à déployer. Cela aura un impact direct sur votre méthode de négociation active. Ainsi, vous aurez à choisir entre l’investissement long terme, la négociation multiséance, ou swing trading, qui va de plusieurs jours à quelques semaines au maximum et finalement, la négociation intraséance, ou le day trading. Finalement, il est fondamental d’apprendre à gérer votre stress et d’être maître de vos émotions. Ainsi, jouer à la Bourse vous permettra d’apprendre à davantage gérer vos émotions dans un contexte monétaire. Vous pourrez vivre des hausses fulgurantes, comme des baisses importantes. De ce fait, vous serez outillé et prêt à vivre les fluctuations de votre portefeuille. D’ailleurs, cet aspect de la négociation active et de l’investissement est souvent sous-estimé. Le savoir-être est bien souvent un aspect très important entre un négociant profitable et un négociant qui ne l’est pas. Enfin, jouer en Bourse vous permettra d’être un négociant actif prêt à affronter toute éventualité lorsque vous prendrez la décision d’investir. [1] https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/jouer/45008 [2] https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/investir/44109?q=investir#44037 [3] https://www.investopedia.com/simulator/ [4] https://www.marketwatch.com/game Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/03/18/facebook-downgraded-as-analyst-says-its-executive-exodus-is-contagious.html https://www.cnbc.com/2019/03/19/fedex-just-warned-the-whole-globe-is-slowing.html https://www.smarteranalyst.com/analyst-insights/technology-stocks/how-will-top-exec-exits-impact-facebook-fb-stock/ https://articles.marketrealist.com/2019/03/why-did-fedex-cut-its-fiscal-2019-earnings-outlook/?utm_source=interactivebrokersretail&utm_medium=feed&utm_content=main_permalink http://fortune.com/2019/03/18/facebook-stock-today/ https://www.fool.com/investing/2019/03/20/heres-why-fedex-dropped-wednesday-morning.aspx https://articles.marketrealist.com/2019/03/why-did-fedex-cut-its-fiscal-2019-earnings-outlook/?utm_source=interactivebrokersretail&utm_medium=feed&utm_content=main_permalink https://www.cnbc.com/2019/03/20/worried-about-the-global-economy-so-are-top-executives.html Manuel du cours Action Négociateur & Investisseur Actif de DayTrader Canada   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### 3 conseils pour apprendre à jouer en bourse avant d'investir 3 conseils pour apprendre à jouer en bourse avant d'investir Il est commun d’entendre auprès de plusieurs néophytes l’expression « jouer en bourse ». En effet, selon le dictionnaire Larousse, jouer signifie : « Se divertir en pratiquant un jeu, s'amuser avec un jeu, un jouet »[1]. Ainsi, en s’appuyant sur cette définition, on peut affirmer, que « jouer » n’a rien à voir avec investir qui se défini selon le dictionnaire Larousse comme : « placer des fonds dans quelque chose en vue d'en tirer un bénéfice : Investir son argent dans des actions. »[2]. De ce fait, on peut affirmer qu’avant d’investir, nous jouons en Bourse. D’entrée de jeu, pour apprendre à jouer en Bourse, il est important de le faire à l’aide d’un simulateur, puisque le simulateur vous permettra d’expérimenter de nouvelles stratégies et vous familiariser avec les marchés, sans que cela mette en danger votre précieux capital. De plus, il existe plusieurs excellents simulateurs. En effet, par exemple, Interactive Brokers, l’une des plus importantes plateformes de courtage au monde offre, monnayant seulement les frais de données de marchés, un simulateur identique à sa plateforme de temps réel. Aussi, thinkorswim, la plateforme transactionnelle de la Banque TD offre également de la simulation gratuitement pour 90 jours. Cette plateforme est particulièrement efficace pour négocier les options. Finalement, plusieurs sites internet, dont Investopedia[3] et MarketWatch[4] offrent des simulateurs d’action pour jouer en Bourse.  En somme, de nos jours, les simulateurs reproduisent presque avec exactitude la réalité, donc il serait fou de s’en priver. Ensuite, établir vos besoins et vos désirs sera très important pour jouer en Bourse. Par exemple, d’établir le temps et les efforts que vous êtes prêt à déployer. Cela aura un impact direct sur votre méthode de négociation active. Ainsi, vous aurez à choisir entre l’investissement long terme, la négociation multiséance, ou swing trading, qui va de plusieurs jours à quelques semaines au maximum et finalement, la négociation intraséance, ou le day trading. Finalement, il est fondamental d’apprendre à gérer votre stress et d’être maître de vos émotions. Ainsi, jouer à la Bourse vous permettra d’apprendre à davantage gérer vos émotions dans un contexte monétaire. Vous pourrez vivre des hausses fulgurantes, comme des baisses importantes. De ce fait, vous serez outillé et prêt à vivre les fluctuations de votre portefeuille. D’ailleurs, cet aspect de la négociation active et de l’investissement est souvent sous-estimé. Le savoir-être est bien souvent un aspect très important entre un négociant profitable et un négociant qui ne l’est pas. Enfin, jouer en Bourse vous permettra d’être un négociant actif prêt à affronter toute éventualité lorsque vous prendrez la décision d’investir. [1] https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/jouer/45008 [2] https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/investir/44109?q=investir#44037 [3] https://www.investopedia.com/simulator/ [4] https://www.marketwatch.com/game ### Boeing en zone de turbulences Dimanche dernier, un Boeing 737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines, s’écrasait, faisant 157 morts, dont 18 Canadiens.  L'appareil venait de décoller de la capitale éthiopienne Addis-Abeba, à destination de Nairobi, au Kenya. Depuis l’accident, qui est le deuxième à survenir en moins de six mois concernant le nouveau modèle de Boeing, le 737 MAX, la panique règne dans le monde de l’aviation. En effet, de nombreux pays, dont tous ceux de l’Union européenne, le Canada et Les États-Unis, ont décidé d’interdire leur espace aérien à tous ces appareils jusqu’à ce que la conclusion des enquêtes garantisse la sécurité de ce type d’avion. Dans un premier temps, cet évènement, et tout ce qui en a découlé ont fait chuter de façon importante le titre de Boeing (NYSE : BA). Lundi matin, le titre de l’entreprise ouvrait à 371.27$, soit 12.33% plus bas que sa fermeture du 8 mars à 422.54$.  De plus, l’annonce des différents pays d’interdire leurs espaces aériens au 737 MAX 8 et 9 a maintenu le titre aux mêmes niveaux que lundi matin, soit entre -11.00% et -12.00%. En effet, jeudi matin, à l’ouverture, le titre se négociait à 374.99$, soit seulement 3.72$ de plus qu’à l’ouverture lundi. Dans un second temps, la question qui est sur toute les lèvres est : quand est-ce que Boeing sera en mesure de remonter la pente? Pour l’instant, puisque l’enquête est en cours, il s’agit seulement de spéculation. En effet, puisque la cause de la problématique est encore vague, nous ne pouvons pas juger de l’impact, tant sur les ventes de Boeing que sur l’image et la réputation de l’entreprise. Cependant, il est important de noter qu’en ce qui a trait aux commandes livrées en 2018 par l’entreprise, les commandes de 737 représentent 580 avions sur le total de 806 produits en 2018[1], soit 71.96%. De plus, le modèle 737 MAX représente 64 % de la production totale de Boeing jusqu'en 2032[2]. Finalement, près de 75 % des livraisons et 55 % de la valeur du carnet de commandes portent sur des appareils de la grande famille des 737[3]. De cette façon, si jamais la confiance envers Boeing venait à diminuer au point que l’une des entreprises ayant fait une commande de 737 MAX annule sa commande, cela pourrait avoir un effet dévastateur sur l’entreprise. Ainsi, Boeing n’a d’autre choix que de se montrer très prudente. En somme, la suite des choses pourra davantage nous guider, en tant, qu’investisseurs sur le futur du producteur d’avions américains. [1] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1157935/boeing-737-max-confiance-securite-reputation-gerald-fillion?fbclid=IwAR3Hvjaf6sO8yrje5Re2SgprorX5iw4uF0IryuzwZ-KabeRVS-9ZN8SGaF4 [2] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1157935/boeing-737-max-confiance-securite-reputation-gerald-fillion?fbclid=IwAR3Hvjaf6sO8yrje5Re2SgprorX5iw4uF0IryuzwZ-KabeRVS-9ZN8SGaF4 [3] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1157935/boeing-737-max-confiance-securite-reputation-gerald-fillion?fbclid=IwAR3Hvjaf6sO8yrje5Re2SgprorX5iw4uF0IryuzwZ-KabeRVS-9ZN8SGaF4   Les contrats à terme, les e-minis ... et maintenant les « micros e-minis » Définition  Dans un premier temps, un contrat à terme, en anglais « futures », est un engagement ferme entre deux parties s’engageant à acheter (ou à vendre) une quantité précise d’un bien (blé, viande, etc.) ou d’un produit financier (indices boursiers, obligations, actions ordinaires, etc.), et ce, à un prix et à une date déterminée. De plus, il est important de noter que contrairement aux options d’achat et de vente, l’exercice n’est pas optionnel. En effet, tel que présenté sur le site internet de l’autorité des marchés financiers, contrairement aux options, ces contrats obligent chaque partie à réaliser la transaction ou à verser un montant d’argent équivalent. Si, par exemple, Jean a un contrat de gré à gré pour l’achat de 100 actions de la compagnie XYZ au prix de 20 $ chacune au 17 décembre, il est obligé d’acheter ces actions à ce prix à la date d’échéance, même si la valeur réelle de l’action est moindre et que la transaction génère pour lui une perte. Ainsi, s’il avait plutôt une option d’achat, il ne serait pas obligé d’exercer son option. De ce fait, il est important de comprendre que la transaction se concrétise par la livraison du bien ou du produit financier à l’autre partie impliquée dans la transaction. Finalement, les contrats à terme sont les instruments financiers les plus transigés au monde.[1] Historique  Dans un second temps, d’où provient la négociation de contrat à terme? Pour tout dire, la plus ancienne bourse de contrats à terme reconnue est le « Dojima Rice Exchange », établie en 1710 au Japon dans le but de négocier des contrats à terme sur le riz. Ensuite, les marchés de contrat à terme de produits de base occidentaux ont commencé à être transigés en Angleterre au 16e siècle, mais le premier marché officiel d’échanges de produits de base en Angleterre, le « London Metals and Market Exchange », n’a été établi qu’en 1877. De l’autre côté de l’océan, les États-Unis ont créé en 1848, le « Chicago Board of Trade » (CBOT), soit, la première bourse d’échange de produits de base de l’ouest. Le CBOT a été créé à la suite des chemins de fer et du télégraphe reliant le centre du marché agricole de Chicago à New York et à d’autres villes dans l’est des États-Unis. De plus, les premiers contrats à terme négociés aux États-Unis ont été sur le maïs. Ensuite, le blé et le soja ont suivi, et ces trois produits agricoles de base représentent encore l’essentiel des activités commerciales menées au CBOT. Cependant, l’expansion importante des contrats à terme s’est produite dans les années 1970. En effet, le « Chicago Mercantile Exchange (CME) » a ​​commencé à offrir des contrats à terme standardisés en devises. Puis, le « New York Mercantile Exchange (NYMEX) » a commencé à offrir la négociation de divers contrats à terme financiers, y compris des obligations du Trésor américain et, éventuellement, des contrats à terme sur indices boursiers. De plus, le « Commodities Exchange » a fourni des contrats à terme sur l’or, l’argent et le cuivre, puis a ajouté le platine et le palladium lorsque l’or n’a plus été indexé sur le dollar américain. Finalement, l’expansion rapide des transactions sur contrats à terme financiers a entraîné la création de contrats à terme sur les indices boursiers Dow Jones et S&P500. Enfin, il eut la création du S&P500 « e-mini » par le CME le 9 septembre 1997. Ce nouveau concept fut créé suite à ce que la valeur du contrat S&P500 existant, soit devenue trop importante pour de nombreux petits négociants. De cette façon, l’e-mini est rapidement devenu le contrat à terme sur indice boursier le plus populaire au monde. D’ailleurs, les fonds spéculatifs préfèrent souvent négocier l’e-mini au « gros » S&P500, car les contrats à terme sur le S&P500 original utilisent toujours la méthode de négociation dite « à la criée »[2], avec ses retards inhérents, par rapport au système entièrement électronique Globex pour le e-mini. En somme, le volume quotidien moyen actuel de l’e-mini est supérieur à 100 milliards de dollars, dépassant de loin le volume en dollars négociés combinés des 500 actions sous-jacentes. De plus, après le succès de ce produit, le CME a introduit le contrat e-mini NASDAQ-100 (NQ) et le CBOT le DJI mini futures (YM). Enfin, avec le temps, de nombreux autres e-minis furent créés, tels que le « CL » pour le WTI Crude oil, le « ZN » pour le 10 Years T-Note, le « ZF » pour le 5 Years T-Note et le « GC » pour l’or. Finalement, en mai 2019, un nouveau dérivé des contrats à terme sera créé : le « micro e-mini ». En somme, bien qu’il existe maintenant des bourses de contrats à terme standardisées dans le monde entier, les bourses américaines restent les plus largement négociées. Cela est causé en grande partie par le fait que deux des marchés les plus négociés sont le marché obligataire américain et le marché du blé. E-minis Dans un troisième temps, ce qui intéresse le plus les investisseurs actifs sont les contrats e-minis. Ainsi, ces contrats, comme leurs noms l’indiquent, sont des versions plus petites des contrats à terme originaux sur les indices. Tout d’abord, il existe plusieurs avantages importants à la négociation de contrats e-minis: Facilité de transiger autant à la hausse qu’à la baisse : il est aussi facile d’acheter un contrat de « emini » que de la vendre à découvert. Se transige presque 24/24 : Les trois principaux contrats à terme sur indices boursiers e-mini (ES, NQ, YM) sont négociés sur la plate-forme de négociation électronique CME Globex à partir de dimanche à 18h00, jusqu’au vendredi à 17h00 Heure de l’Est, les transactions quotidiennes s’interrompant à 16h15. – 16h30. « spread » très serrés: Il y a un volume si important de contrat négocié via le GLOBEX, que la différence entre le prix offert et le prix vendeur est toujours égale à 1 « tick » ou à 0,25 point d’indice, soit le minimum. Volume important : Les e-minis, en particulier le ES, se négocient avec une bonne liquidité, garantissant ainsi que les négociants puissent rapidement se positionner. Volatile : Les e-minis sont actifs tous les jours, ce qui permet aux négociants intraséance de nombreuses occasions de transiger Effet de levier : Les e-minis permettent de prendre avantage de la marge et l’effet de levier. Par exemple, pour transiger 1 contrat du ES, il est seulement nécessaire d’avoir environ 4,000$ pour contrôler une valeur totale d’environ 140,000$. Instrument de couverture : Les e-minis sont très utilisés pour faire de la couverture. Par exemple, si un portefeuille se positionne long en actions et/ou options sur les titres du FAANG +, il est possible d’ouvrir une vente à découvert sur le NQ pour se couvrir d’un retrait temporaire des marchés, ou d’une figure baissière. Ensuite, maintenant que nous avons abordé les avantages, il est important de comprendre la base des e-minis : Symbole boursier : Comme pour les actions, chaque contrat e-mini comporte un symbole boursier ou un agencement de lettres représentant le contrat spécifique. Par exemple, celui du contrat à terme e-mini sur le S&P500 est le « ES ». Échange : Bien que le CME ait un emplacement physique où certains contrats sont encore négociés à la criée, tous les contrats à terme standardisés sur les indices e-mini sont négociés électroniquement sur la plateforme CME Globex. Taille du contrat La taille du contrat est la valeur du contrat basée sur le prix du contrat à terme multiplié par un multiplicateur spécifique au contrat. Ainsi, le e-mini S&P500, par exemple, a une taille de contrat de 50$ supérieure à celle de l’indice S&P500. De cette façon, si le S&P500 se négocie à 2 791.52$, la valeur du contrat serait de 139 576 $ (50 $ x 2791.52). Taille du « tick » Le « tick » est la fluctuation minimale du prix autorisée pour un contrat à terme au cours d’une session de négociation. Ainsi, chaque « tick » représente un certain montant en dollars en termes de mouvement des prix. Par exemple, la plus petite fluctuation de prix pour le ES est de 0,25 point. De cette façon, chaque « tick » représente 12,50 $. Puisque la taille des « ticks » du ES est de 0,25, un point équivaudrait à quatre « ticks » (0,25 x 4 = 1), ou une valeur de 50 $. Mois contractuels Un mois de contrat est le mois au cours duquel un contrat à terme expire. Tous les contrats à terme sur les indices boursiers e-mini se négocient selon ce que l’on appelle le cycle d’expiration trimestriel. Ainsi, il y a une expiration de contrat à terme en mars, juin, septembre et décembre. Finalement, les échanges fournissent une liste de spécifications pour chaque contrat à terme. Les spécifications des contrats pour les trois principaux contrats à terme sur l’indice boursier e-mini sont présentées ici : Contrat Symbole boursier Taille du contrat Taille du «tick» E-mini S&P 500 ES $50 X indice 0.25 = $12.50 E-mini Nasdaq 100 NQ $20 X indice 0.25 = $5.00 E-mini Dow YM $5 X indice 1.00 = $5.00 En ce qui concerne les contrats à termes « micro e-minis », le principe est exactement le même. Cependant, la taille du contrat, ainsi que le montant du « tick » est réduit. Ainsi, les spécifications des contrats pour les trois principaux contrats à terme de « micro e-minis » tel qu’indiqué par le CME seront comme suit: Contrat Symbole boursier Taille du contrat Taille du «tick» Micro e-mini S&P 500 MES $5 X indice 0.25 = $1.25 Micro e-mini Nasdaq 100 MNQ $2 X indice 0.25 = $0.50 Micro e-mini Dow MYM $0.50 X indice 1.00 = $0.50 En conclusion, les contrats à terme sont un produit très versatile et intéressant pour tout investisseur et négociant actif averti. Cependant, l’effet de levier n’est vraiment pas à négliger. [1] https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/investisseurs-avertis/produits-derives/ [2] La criée est un mode de cotation effectué en Bourse. Des négociateurs ou courtiers se réunissent au sein d’un même endroit, s’expriment de manière codifiée, par la voix et par des gestes, afin d’afficher les prix et réaliser des échanges, sur différents titres (actions, obligations, matières premières, etc.). Ce type de cotation se fait de plus en plus rare, informatisation des places boursières oblige. (http://financedemarche.fr/definition/criee) Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/investisseurs-avertis/produits-derives/ http://financedemarche.fr/definition/criee https://www.investopedia.com/ask/answers/031015/what-history-futures.asp https://m-x.ca/produits_indices_sxm_fr.php https://www.cmegroup.com/trading/why-futures/welcome-to-e-mini-s-and-p-500-futures.html https://www.cmegroup.com/trading/why-futures/welcome-to-e-mini-nasdaq-100-futures.html https://www.investopedia.com/terms/s/sp_500_mini.asp https://www.investopedia.com/university/how-to-trade-e-mini-futures-contracts/ https://www.cmegroup.com/trading/equity-index/us-index/sp-index-futures-and-options.html https://www.theguardian.com/technology/2019/mar/13/facebook-data-sharing-investigation https://www.cnbc.com/2019/03/14/stock-market-dow-futures-in-focus-after-mixed-china-data.html https://www.cnbc.com/2019/03/13/boeing-shares-fall-after-report-says-us-expected-to-ground-737-max-fleet.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.               ### Qu'est-ce que les contrats à terme et les e-minis Définition  Dans un premier temps, un contrat à terme, en Anglais « futures », est un engagement ferme entre deux parties s’engageant à acheter (ou à vendre) une quantité précise d’un bien (blé, viande, etc.) ou d’un produit financier (indices boursiers, obligations, actions ordinaires, etc.), et ce, à un prix et à une date déterminée. De plus, il est important de noter que contrairement aux options d’achat et de vente, l’exercice n’est pas optionnel. En effet, tel que présenté sur le site internet de l’autorité des marchés financiers, contrairement aux options, ces contrats obligent chaque partie à réaliser la transaction ou à verser un montant d’argent équivalent. Si, par exemple, Jean a un contrat de gré à gré pour l’achat de 100 actions de la compagnie XYZ au prix de 20 $ chacune au 17 décembre, il est obligé d’acheter ces actions à ce prix à la date d’échéance, même si la valeur réelle de l’action est moindre et que la transaction génère pour lui une perte. Ainsi, s’il avait plutôt une option d’achat, il ne serait pas obligé d’exercer son option. De ce fait, il est important de comprendre que la transaction se concrétise par la livraison du bien ou du produit financier à l’autre partie impliquée dans la transaction. Finalement, les contrats à terme sont les instruments financiers les plus transigés au monde.[1] Historique  Dans un second temps, d’où provient la négociation de contrat à terme? Pour tout dire, la plus ancienne bourse de contrats à terme reconnue est le « Dojima Rice Exchange », établie en 1710 au Japon dans le but de négocier des contrats à terme sur le riz. Ensuite, les marchés de contrat à terme de produits de base occidentaux ont commencé à être transigés en Angleterre au 16e siècle, mais le premier marché officiel d’échanges de produits de base en Angleterre, le « London Metals and Market Exchange », n’a été établi qu’en 1877. De l’autre côté de l’océan, les États-Unis ont créé en 1848, le « Chicago Board of Trade » (CBOT), soit, la première bourse d'échange de produits de base de l'ouest. Le CBOT a été créé à la suite des chemins de fer et du télégraphe reliant le centre du marché agricole de Chicago à New York et à d'autres villes dans l'est des États-Unis. De plus, les premiers contrats à terme négociés aux États-Unis ont été sur le maïs. Ensuite, le blé et le soja ont suivi, et ces trois produits agricoles de base représentent encore l'essentiel des activités commerciales menées au CBOT. Cependant, l’expansion importante des contrats à terme s’est produite dans les années 1970. En effet, le « Chicago Mercantile Exchange (CME) » a ​​commencé à offrir des contrats à terme standardisés en devises. Puis, le « New York Mercantile Exchange (NYMEX) » a commencé à offrir la négociation de divers contrats à terme financiers, y compris des obligations du Trésor américain et, éventuellement, des contrats à terme sur indices boursiers. De plus, le « Commodities Exchange » a fourni des contrats à terme sur l’or, l’argent et le cuivre, puis a ajouté le platine et le palladium lorsque l’or n’a plus été indexé sur le dollar américain. Finalement, l’expansion rapide des transactions sur contrats à terme financiers a entraîné la création de contrats à terme sur les indices boursiers Dow Jones et S&P500. Enfin, il eut la création du S&P500 « e-mini » par le CME le 9 septembre 1997. Ce nouveau concept fut créé suite à ce que la valeur du contrat S&P500 existant, soit devenue trop importante pour de nombreux petits négociants. De cette façon, l'e-mini est rapidement devenu le contrat à terme sur indice boursier le plus populaire au monde. D’ailleurs, les fonds spéculatifs préfèrent souvent négocier l'e-mini au « gros » S&P500, car les contrats à terme sur le S&P500 original utilisent toujours la méthode de négociation dite « à la criée »[2], avec ses retards inhérents, par rapport au système entièrement électronique Globex pour le e-mini. En somme, le volume quotidien moyen actuel de l'e-mini est supérieur à 100 milliards de dollars, dépassant de loin le volume en dollars négociés combinés des 500 actions sous-jacentes. De plus, après le succès de ce produit, le CME a introduit le contrat e-mini NASDAQ-100 (NQ) et le CBOT le DJI mini futures (YM). Enfin, avec le temps, de nombreux autres e-minis furent créés, tels que le « CL » pour le WTI Crude oil, le « ZN » pour le 10 Years T-Note, le « ZF » pour le 5 Years T-Note et le « GC » pour l’or. Finalement, en mai 2019, un nouveau dérivé des contrats à terme sera créé : le « micro e-mini ». En somme, bien qu’il existe maintenant des bourses de contrats à terme standardisées dans le monde entier, les bourses américaines restent les plus largement négociées. Cela est causé en grande partie par le fait que deux des marchés les plus négociés sont le marché obligataire américain et le marché du blé. E-minis Dans un troisième temps, ce qui intéresse le plus les investisseurs actifs sont les contrats e-minis. Ainsi, ces contrats, comme leurs noms l’indiquent, sont des versions plus petites des contrats à terme originaux sur les indices. Tout d’abord, il existe plusieurs avantages importants à la négociation de contrats e-minis: Facilité de transiger autant à la hausse qu’à la baisse : il est aussi facile d’acheter un contrat de « emini » que de la vendre à découvert. Se transige presque 24/24 : Les trois principaux contrats à terme sur indices boursiers e-mini (ES, NQ, YM) sont négociés sur la plate-forme de négociation électronique CME Globex à partir de dimanche à 18h00, jusqu'au vendredi à 17h00 Heure de l'Est, les transactions quotidiennes s'interrompant à 16h15. - 16h30. « spread » très serrés: Il y a un volume si important de contrat négocié via le GLOBEX, que la différence entre le prix offert et le prix vendeur est toujours égale à 1 « tick » ou à 0,25 point d'indice, soit le minimum. Volume important : Les e-minis, en particulier le ES, se négocient avec une bonne liquidité, garantissant ainsi que les négociants puissent rapidement se positionner. Volatile : Les e-minis sont actifs tous les jours, ce qui permet aux négociants intraséance de nombreuses occasions de transiger Effet de levier : Les e-minis permettent de prendre avantage de la marge et l’effet de levier. Par exemple, pour transiger 1 contrat du ES, il est seulement nécessaire d’avoir environ 4,000$ pour contrôler une valeur totale d’environ 140,000$. Instrument de couverture : Les e-minis sont très utilisés pour faire de la couverture. Par exemple, si un portefeuille se positionne long en actions et/ou options sur les titres du FAANG +, il est possible d’ouvrir une vente à découvert sur le NQ pour se couvrir d’un retrait temporaire des marchés, ou d’une figure baissière. Ensuite, maintenant que nous avons abordé les avantages, il est important de comprendre la base des e-minis : Symbole boursier : Comme pour les actions, chaque contrat e-mini comporte un symbole boursier ou un agencement de lettres représentant le contrat spécifique. Par exemple, celui du contrat à terme e-mini sur le S&P500 est le « ES ». Échange : Bien que le CME ait un emplacement physique où certains contrats sont encore négociés à la criée, tous les contrats à terme standardisés sur les indices e-mini sont négociés électroniquement sur la plateforme CME Globex. Taille du contrat La taille du contrat est la valeur du contrat basée sur le prix du contrat à terme multiplié par un multiplicateur spécifique au contrat. Ainsi, le e-mini S&P500, par exemple, a une taille de contrat de 50$ supérieure à celle de l’indice S&P500. De cette façon, si le S&P500 se négocie à 2 791.52$, la valeur du contrat serait de 139 576 $ (50 $ x 2791.52). Taille du « tick » Le « tick » est la fluctuation minimale du prix autorisée pour un contrat à terme au cours d'une session de négociation. Ainsi, chaque « tick » représente un certain montant en dollars en termes de mouvement des prix. Par exemple, la plus petite fluctuation de prix pour le ES est de 0,25 point. De cette façon, chaque « tick » représente 12,50 $. Puisque la taille des « ticks » du ES est de 0,25, un point équivaudrait à quatre « ticks » (0,25 x 4 = 1), ou une valeur de 50 $. Mois contractuels Un mois de contrat est le mois au cours duquel un contrat à terme expire. Tous les contrats à terme sur les indices boursiers e-mini se négocient selon ce que l’on appelle le cycle d’expiration trimestriel. Ainsi, il y a une expiration de contrat à terme en mars, juin, septembre et décembre. Finalement, les échanges fournissent une liste de spécifications pour chaque contrat à terme. Les spécifications des contrats pour les trois principaux contrats à terme sur l'indice boursier e-mini sont présentées ici : Contrat Symbole boursier Taille du contrat Taille du «tick» E-mini S&P 500 ES $50 X indice 0.25 = $12.50 E-mini Nasdaq 100 NQ $20 X indice 0.25 = $5.00 E-mini Dow YM $5 X indice 1.00 = $5.00 En ce qui concerne les contrats à termes « micro e-minis », le principe est exactement le même. Cependant, la taille du contrat, ainsi que le montant du « tick » est réduit. Ainsi, les spécifications des contrats pour les trois principaux contrats à terme de « micro e-minis » tel qu’indiqué par le CME seront comme suit: Contrat Symbole boursier Taille du contrat Taille du «tick» Micro e-mini S&P 500 MES $5 X indice 0.25 = $1.25 Micro e-mini Nasdaq 100 MNQ $2 X indice 0.25 = $0.50 Micro e-mini Dow MYM $0.50 X indice 1.00 = $0.50 En conclusion, les contrats à terme sont un produit très versatile et intéressant pour tout investisseur et négociant actif averti. Cependant, l’effet de levier n’est vraiment pas à négliger. [1] https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/investisseurs-avertis/produits-derives/ [2] La criée est un mode de cotation effectué en Bourse. Des négociateurs ou courtiers se réunissent au sein d’un même endroit, s’expriment de manière codifiée, par la voix et par des gestes, afin d’afficher les prix et réaliser des échanges, sur différents titres (actions, obligations, matières premières, etc.). Ce type de cotation se fait de plus en plus rare, informatisation des places boursières oblige. (http://financedemarche.fr/definition/criee) Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/investisseurs-avertis/produits-derives/ http://financedemarche.fr/definition/criee https://www.investopedia.com/ask/answers/031015/what-history-futures.asp https://m-x.ca/produits_indices_sxm_fr.php https://www.cmegroup.com/trading/why-futures/welcome-to-e-mini-s-and-p-500-futures.html https://www.cmegroup.com/trading/why-futures/welcome-to-e-mini-nasdaq-100-futures.html https://www.investopedia.com/terms/s/sp_500_mini.asp https://www.investopedia.com/university/how-to-trade-e-mini-futures-contracts/ https://www.cmegroup.com/trading/equity-index/us-index/sp-index-futures-and-options.html ### Quels sont les avantages de travailler en bourse ? Pour plusieurs, la Bourse est un milieu complexe où l’on place son argent dans le but, d'un jour, avoir une retraite confortable. Cependant, la Bourse est beaucoup plus que cela. D’ailleurs, il existe plusieurs alternatives et possibilités d’emploi à même les marchés boursiers. Naturellement, il existe le bien connu planificateur financier qui conseille ses clients et les guide à travers la jungle boursière. Or, un emploi méconnu est celui de négociateur intra séance ou « day trader ». En effet, il est maintenant possible, avec le développement des technologies et des plateformes de plus en plus performantes, de négocier son propre capital, et cela, de façon quotidienne. Tout d’abord, il est important de bien comprendre ce qu’est un « day trader ». Ainsi, selon le réputé dictionnaire Merriam-Webster, un « day trader » est : « un spéculateur qui cherche à tirer profit de la fluctuation intraséance du prix d'un titre, d’une commodité ou de tout autre produit financier en effectuant une double transaction d'achat et de vente ou de vente et de couverture pendant une seule session du marché »[1]. Maintenant que la définition d’un négociant intra séance est clair, voyons-y les avantages : Tout d’abord, l’un des avantages majeurs est que le day trading peut être considéré comme une entreprise à part entière. Cependant, plusieurs éléments qui peuvent être considérés comme négatifs d’une entreprise ne sont pas présents : il n’est pas nécessaire de posséder d’infrastructures majeures, aucun employé à gérer et, le trading offre une liberté totale d’opérer notre entreprise partout dans le monde. En effet, le strict minimum est un ordinateur portable et une connexion internet. De plus, le day trading permet d’avoir des heures de travail flexible et beaucoup de temps libre. De ce fait, il arrive régulièrement que les journées du day trader se termine vers midi. Ensuite, d’un point de vue négociation, le day trading permet d’éliminer le risque de perte de profit à l’ouverture occasionnée par un « gap à la baisse » ou un « gap à la hausse » dans le cas d’une vente à découvert. Ainsi, on élimine le risque de, toute catastrophe, événement politique ou toute nouvelle. D’ailleurs la négociation intra séance vous permettra même de profiter des mouvements importants occasionnés par ces événements. Dans un autre ordre d’idée, le day trading est formidable, car il force à constamment se dépasser. En effet, la discipline et la persévérance sont des aspects très importants du succès dans ce milieu. Ainsi, vous devrez travailler plus fort que jamais. Vous devrez constamment vous mettre au défi en apprenant, en révisant vos méthodes et plans de match. De cette façon, la négociation intra séance est extrême gratifiante. Finalement, d’un point de vue plus général, la négociation active permet à tous de trouver chaussure à son pied. En effet, tel que mentionné dans l’article du blogue du négociateur actif, il existe plusieurs façons de négocier activement sur les marchés.  En d’autres mots, le trading permet à quelqu’un d’en faire son métier, tandis qu’un autre peut en faire un passe-temps payant. En somme, la négociation active est beaucoup plus que seulement le gain qu'elle peut rapporter. Elle permet d'acquérir une certaine liberté financière tout en pouvant travailler de presque n'importe où dans le monde. Aussi, la négociation active procure un grand sens de l’accomplissement, autant dans le chemin pour atteindre cette liberté financière, que lorsque vous atteignez. Finalement, pour quelqu’un qui recherche un défi, devenir un « trader » profitable en est tout un. Quelqu’un ne peut pas s’improviser « trader » et avoir du succès du jour au lendemain. Le succès à la Bourse est une combinaison de connaissances, de savoir-être et de savoir-faire. Ainsi, cela demande un grand effort personnel. Finalement, aucune journée n’est pareille, donc quelqu’un qui recherche un métier qui est en constant changement pourra trouver chaussure à son pied avec le trading. [1] Traduction libre Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Il y a 10 ans : nous atteignons le plus creux de la dernière crise cette semaine Il y a 10 ans : nous atteignons le plus creux de la dernière crise cette semaine Cela fait 10 ans que le S&P500 est tombé brièvement à 666 le 6 mars 2009 et a atteint son plus bas niveau de clôture, 676, trois jours plus tard. Depuis cette date, l'indice a généré un rendement total annualisé sur 10 ans de 17,8%. D’ailleurs, cela correspond parfaitement aux gains annuels (dividendes compris) affichés par le S&P 500 exactement 10 ans après le krach boursier d'octobre 1987 (17,2%) et après le creux d'août 1982 (17,6%), lorsque le plus grand marché haussier moderne a commencé. Est-ce que cela annonce la fin du marché haussier?  Absolument pas. Historiquement, lorsque les rendements des dix dernières années atteignaient cette zone, cela signifiait généralement que le cycle haussier était mature, mais pas terminé. Ainsi, si vous aviez acheté le S&P500 alors que les rendements produits étaient proches de leur niveau actuel en 1984, 1992 ou 1997, vous auriez eu jusqu’à 3 ans de rendements positifs avant de vivre un crash. De plus, bien que les rendements à terme sur 10 ans à ces points d’entrée aient été inférieurs, ils étaient positifs. En effet ils produisaient en moyenne entre 7 à 14% par an. En somme, il ne faut pas paniquer, mais se rappeler et être bien conscient qu’un crash peut survenir. Retour à la baisse à l’horizon? Alors que les marchés américains ouvraient à la hausse lundi, la journée s’est assombrie, alors que le S&P 500 a chuté de 0,4% à 2792,62 après avoir grimpé de près de 0,5%, revenant sous sa résistance clé de 2 800. De plus, l'indice Dow Jones Industrial Average a chuté de 206,67 points à 25 819,65, et le Nasdaq a clôturé en baisse de 0,2% à 7 577,57. Ce retournement de situation est dû à l’annonce du département du Commerce américain, qui a annoncé que les dépenses de construction avaient chuté de 0,6% en décembre, alors que les économistes avaient prévu un gain de 0,2%. En revanche, il est important de noter que les marchées ont amorcé la séance sur une note positive, les actions ayant augmenté après la cloche d'ouverture annonçant qu'un accord commercial entre les États-Unis et la Chine était sur le point d'être achevé. Cependant, de nombreux investisseurs ont décidé de vendre à la une des journaux et ont fait valoir que les indices avaient déjà pris en compte un accord entre les deux puissances économiques. D’ailleurs selon Tom Essaye, fondateur de The Sevens Report, « Les marchés s'attendent à un accord d'ici la fin du mois de mars, mais la clé ici sera de savoir si l'accord aboutira à la suppression de tous les tarifs. Ainsi, le rapport de ce matin laisse entendre que cela pourrait arriver, mais il faudra que le commerce américano-chinois devienne une réalité afin de fournir un catalyseur positif durable aux marchés »[1]. En somme, selon plusieurs analystes, les marchés auraient déjà pris en compte un accord. Ainsi, il pourrait être possible de voir une baisse des marchés, même si un accord est conclut dans le cas ou l’accord ne respecte pas les attentes de Wall Street. [1] Traduction libre Quels sont les avantages de travailler en bourse ? Pour plusieurs, la Bourse est un milieu complexe où l’on place son argent dans le but, d'un jour, avoir une retraite confortable. Cependant, la Bourse est beaucoup plus que cela. D’ailleurs, il existe plusieurs alternatives et possibilités d’emploi à même les marchés boursiers. Naturellement, il existe le bien connu planificateur financier qui conseille ses clients et les guide à travers la jungle boursière. Or, un emploi méconnu est celui de négociateur intra séance ou « day trader ». En effet, il est maintenant possible, avec le développement des technologies et des plateformes de plus en plus performantes, de négocier son propre capital, et cela, de façon quotidienne. Tout d’abord, il est important de bien comprendre ce qu’est un « day trader ». Ainsi, selon le réputé dictionnaire Merriam-Webster, un « day trader » est : « un spéculateur qui cherche à tirer profit de la fluctuation intraséance du prix d'un titre, d’une commodité ou de tout autre produit financier en effectuant une double transaction d'achat et de vente ou de vente et de couverture pendant une seule session du marché »[1]. Maintenant que la définition d’un négociant intra séance est clair, voyons-y les avantages : Tout d’abord, l’un des avantages majeurs est que le day trading peut être considéré comme une entreprise à part entière. Cependant, plusieurs éléments qui peuvent être considérés comme négatifs d’une entreprise ne sont pas présents : il n’est pas nécessaire de posséder d’infrastructures majeures, aucun employé à gérer et, le trading offre une liberté totale d’opérer notre entreprise partout dans le monde. En effet, le strict minimum est un ordinateur portable et une connexion internet. De plus, le day trading permet d’avoir des heures de travail flexible et beaucoup de temps libre. De ce fait, il arrive régulièrement que les journées du day trader se termine vers midi. Ensuite, d’un point de vue négociation, le day trading permet d’éliminer le risque de perte de profit à l’ouverture occasionnée par un « gap à la baisse » ou un « gap à la hausse » dans le cas d’une vente à découvert. Ainsi, on élimine le risque de, toute catastrophe, événement politique ou toute nouvelle. D’ailleurs la négociation intra séance vous permettra même de profiter des mouvements importants occasionnés par ces événements. Dans un autre ordre d’idée, le day trading est formidable, car il force à constamment se dépasser. En effet, la discipline et la persévérance sont des aspects très importants du succès dans ce milieu. Ainsi, vous devrez travailler plus fort que jamais. Vous devrez constamment vous mettre au défi en apprenant, en révisant vos méthodes et plans de match. De cette façon, la négociation intra séance est extrême gratifiante. Finalement, d’un point de vue plus général, la négociation active permet à tous de trouver chaussure à son pied. En effet, tel que mentionné dans l’article du blogue du négociateur actif, il existe plusieurs façons de négocier activement sur les marchés.  En d’autres mots, le trading permet à quelqu’un d’en faire son métier, tandis qu’un autre peut en faire un passe-temps payant. En somme, la négociation active est beaucoup plus que seulement le gain qu'elle peut rapporter. Elle permet d'acquérir une certaine liberté financière tout en pouvant travailler de presque n'importe où dans le monde. Aussi, la négociation active procure un grand sens de l’accomplissement, autant dans le chemin pour atteindre cette liberté financière, que lorsque vous atteignez. Finalement, pour quelqu’un qui recherche un défi, devenir un « trader » profitable en est tout un. Quelqu’un ne peut pas s’improviser « trader » et avoir du succès du jour au lendemain. Le succès à la Bourse est une combinaison de connaissances, de savoir-être et de savoir-faire. Ainsi, cela demande un grand effort personnel. Finalement, aucune journée n’est pareille, donc quelqu’un qui recherche un métier qui est en constant changement pourra trouver chaussure à son pied avec le trading. [1] Traduction libre Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : Manuel de cours de DayTrader Canada du cours actions 5 jours 10 years ago this week, the market hit the climactic bottom of the Great Recession, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/03/04/the-10th-anniversary-of-the-climactic-march-2009-market-bottom-arrives-this-week.html https://www.merriam-webster.com/dictionary/day%20trader Dow slides 206 points, S&P 500 closes back below key 2,800 level, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2019/03/04/stock-market.html US and China in ‘final stages’ of trade deal talks that could end this month, sources say, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2019/03/04/us-china-in-final-stages-of-trade-talks-that-could-end-this-month.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’or: est-ce encore une valeur refuge? L’or : est-ce encore une valeur refuge? Depuis de nombreuses années, il est commun d’entendre de nombreux investisseurs décrire l’or comme étant la valeur refuge par excellence. Tout d’abord, il est important de comprendre ce qu’est une valeur refuge. Ainsi, une valeur refuge se décrit comme « Valeur permettant un investissement sécurisé en cas de crise ou de dépression »[1]. De ce fait, bien que la plupart des économistes s'accordent pour dire que l'or est une valeur refuge, il est important de se rappeler que les caractéristiques de la valeur refuge peuvent changer avec le temps, à mesure que l'or devient un moyen de plus en plus utilisé pour se protéger contre le marché des actions. En effet, les investisseurs qui détiennent des quantités importantes d'or dans leurs portefeuilles peuvent être obligés de vendre l’entièreté ou une partie de leurs avoirs en or en période de tension sur les marchés boursiers, lorsqu'ils font face à des appels sur marge ou de manque de liquidité pour d'autres avoirs en portefeuille. D’ailleurs ce dernier point est particulièrement intéressant, puisque, dans les faits les prix de l'or ont initialement chuté après la faillite de Lehman Brothers en raison de ventes forcées d’or par les institutions financières ayant faite faillite (voir graphique ci-dessous). Ainsi, contre tout attente, bien que valeur refuge, lors de la dernière crise économique, l'or a tout de même chuté en même temps que les marchés à un certain moment. Graphique: Prix de l’or (ligne jaune, échelle de droite) et S&P 500 (ligne bleue, échelle de gauche) de 2007 à 2009 Ainsi, il ne faut pas voir l’or comme une valeur infaillible, mais plutôt comme une police d’assurance. Cela s’explique par l’historique de l’or. En effet, l’or a longtemps été la monnaie d’échange par excellence. Sa place dans le système monétaire international se reporte à Babylone plus de 2000 ans avant notre ère. Ainsi, l’or a gagné, à travers le temps le nom de « valeur la plus sécuritaire existante ». De ce fait, puisque l’utilisation de la monnaie fiduciaire reste une invention du 21e siècle, lorsque la confiance en cette dernière diminue, le prix de l’or augmente. Contrairement aux monnaies fiduciaires, l’or est une véritable marchandise qui ne peut pas être imprimée et qui a une certaine valeur intrinsèque par sa rareté, ce qui établit un prix plancher. Cela est d’ailleurs l’explication de base de sa demande en période de méfiance à l’égard du système monétaire. De cette façon, le prix de l'or reflète les risques extrêmes liés au système monétaire instable. En somme, la principale conclusion à retenir est que l'or est une valeur refuge qui protège les investisseurs pendant les crises, mais pas nécessairement en temps normal. Il s’agit plutôt d’une protection contre les risques systémiques, une assurance contre le système monétaire actuel basé sur le dollar américain. Finalement, pour les négociateurs actifs qui souhaiteraient transiger l’or, il existe plusieurs fonds négociés en Bourse. Tour d’abord, il existe le SPDR Gold Trust (NYSE : GLD). GLD est un produit relativement simple, les actifs sous-jacents sont constitués de lingots d'or stockés dans des coffres-forts sécurisés. Ensuite, il existe un FNB à effet de levier 3x, soit le VelocityShares 3x Long Gold ETN (NYSE : UGLD). UGLD est constitué d’un indice composé de contrats à terme sur or. Finalement, il existe également des FNB pour ceux qui souhaitent transiger l’or à la baisse, soit le ProShares UltraShort Gold (NYSE : GLL) qui possède un effet de levier multiplié par deux sur le lingot d’or, ce qui en fait un outil puissant pour les investisseurs ayant des perspectives baissières à court terme. [1] https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/valeur-refuge/ SNC-Lavalin : le scandale qui pousse l’entreprise dans ses derniers retranchements L’un des éléments ayant fait le plus les manchettes les dernières semaines est le scandale de corruption chez SNC-Lavalin. Bien que cette nouvelle ait mis le premier ministre dans l’embarras, il n’est pas le seul à subir les contrecoups de cette nouvelle. En effet, les actionnaires de l’entreprise sont également victimes de ce scandale. Pour résumer les faits, le 28 janvier dernier, SNC-Lavalin (TSX : SNC) chutait de 27.81% entre la fermeture du 25 et la fermeture du 28 janvier. Cette chute est le résultat d’un communiqué sorti le 28 au matin ou l’entreprise exprimait : « les relations intergouvernementales entre le Canada et l'Arabie saoudite, jumelées aux prix imprévisibles des marchandises et aux plans d'investissement incertains des clients, se sont traduites par une dégradation de nos perspectives à court terme que nous ne pouvons ignorer ». Ainsi, cela place l’entreprise montréalaise dans une bien mauvaise posture, puisque cette annonce diminuera de façon importante son bénéfice par action. Dans les faits, selon les dernières analyses, on prévoit qu’il se situera entre 2,15 et 2,30 $, alors qu’il était prévu d’osciller entre 3,60 à 3,85 $. De plus, l’histoire ne se finit pas ici. Le lundi 11 février, le titre de l’entreprise de génie-conseil chutait encore de 7.38% entre la fermeture du 8 et la fermeture du 11 février sur l’incertitude du sort de l’entreprise en justice. En effet, le gouvernement fédéral de Justin Trudeau hésite encore à poursuivre ou non l’entreprise sur des dossiers de fraude et de corruption, ce qui occasionne beaucoup d’incertitude au sein de l’entreprise. En somme, il sera très intéressant de suivre les développements de ce dossier, considérant qu’une condamnation de l’entreprise lui ferait perdre tout contrat canadien et ayant un lien avec la banque mondiale pour les 10 prochaines années. Cela pourrait coûter des milliards de dollars en contrats à la firme de génie-conseil. Comment investir en bourse : 3 erreurs à éviter Dans un premier temps, la première erreur de l’investisseur qui débute est de ne pas avoir les connaissances suffisantes et les bons outils. Ainsi, nombreux investisseurs débutent en s’ouvrant un compte de courtage auprès de leur institution financière, ayant dans l’idée de faire de l’argent facile en Bourse. C’est à partir de ce moment même que l’investisseur fait une erreur. En effet, tout d’abord, il n’y a rien de facile avec l’investissement boursier. En effet, l’avènement de l’internet a beaucoup facilité l’accès aux marchés boursier, cependant il n’est pas devenu plus facile d’investir. La nuance est très importante. De ce fait, c’est pourquoi il est extrêmement difficile de rester profitable de façon constante pour un investisseur novice. De là l’importance de suivre une formation de qualité qui sera en mesure de fournir à l’investisseur les connaissances ainsi que les outils nécessaires à sa réussite. En ce qui concerne les formations les plus adaptées aux besoins d’un investisseur, je vous invite à consulter ce billet : Formation en bourse: quel programme suivre pour accomplir vos résolutions financières ? Dans un second temps, plusieurs investisseurs débutants cherchent le titre leur permettant de doubler, voire tripler leur capital rapidement. Puisque ce genre de titres est assez rare et que plusieurs investisseurs débutants n’ont pas les connaissances nécessaires pour les trouver, la majorité se trompe et perd beaucoup d’argent. Ainsi, lorsque l’on investit, il est important de se concentrer sur les rendements produits, avant les montants réalisés. Par exemple, dans le cas où un négociant investit 1000$ et produit 200$ de rendement à la fin de l’année, cela représente tout de même 20%, ce qui est excellent. Autrement dit, il est fondamental de se concentrer sur le rendement produit en termes de pourcentage, plutôt que le montant réalisé. En résumé, le succès en bourse est directement relié à la persévérance, ou l’addition de petits gains, qui après plusieurs années représentent des gains substantiels. Finalement, la volonté première d’un investisseur devrait être la préservation de son capital. Ainsi, l’un des éléments les plus importants en Bourse est l’allocation de capitale par position. Ainsi, l’allocation du capital dépend de l’expérience de l’investisseur ainsi que de son capital. Enfin, un négociant débutant commencera avec une ou deux positions, tandis qu’un négociant expérimenté pourra initier et gérer un plus grand nombre de positions simultanément. De plus, tel que présenté dans le tableau ci-dessous, l’allocation en capitale variera selon le capital du négociant : Capital dédié (sans marge) Min. % suggéré par position Max. % suggéré par position FNB indiciel Min. % suggéré par position FNB indiciel Max. % suggéré par position 10 000 $ 30 % 50 % 40% 60% 25 000 $ 25 % 40 % 32.5 % 50 % 50 000 $ 15 % 30 % 22.5 % 35 % 100 000 $ 10 % 20 % 15 % 25 % 250 000 $ 5 % 15 % 10 % 20 % 1 000 000 $ 5 % 10 % 10 % 15 % En somme, avec de la persévérance, les bonnes connaissances et les bons outils, investir est une activité extrêmement enrichissante et passionnante. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : Manuel de cours du cours Actions 5 jours de DayTrader Canada https://www.theglobeandmail.com/canada/article-timeline-a-chronicle-of-snc-lavalin-trudeau-the-pmo-and-jody-wilson/ https://www.thestar.com/news/canada/2019/02/20/quebec-says-former-snc-lavalin-exec-owes-11-million-in-back-taxes.html https://etfdb.com/etf/UGLD/ https://etfdb.com/etf/GLD/ https://etfdb.com/etf/GLL/ https://www.britannica.com/topic/money https://seekingalpha.com/symbol/GLD https://www.theglobeandmail.com/opinion/article-snc-lavalin-affair-shows-some-companies-are-more-equal-than-others/ https://www.bnnbloomberg.ca/snc-lavalin-seen-speeding-asset-sales-amid-deepening-crisis-1.1214239 https://www.cbc.ca/radio/thehouse/the-house-the-damage-done-by-the-snc-lavalin-scandal-1.5021056 https://www.cnbc.com/2019/02/18/gold-markets-us-china-trade-dollar-in-focus.html https://www.fool.com/investing/2018/04/18/is-gold-a-safe-investment.aspx Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment investir en bourse : 3 erreurs à éviter Comment investir en bourse : 3 erreurs à éviter Dans un premier temps, la première erreur de l’investisseur qui débute est de ne pas avoir les connaissances suffisantes et les bons outils. Ainsi, nombreux investisseurs débutent en s’ouvrant un compte de courtage auprès de leur institution financière, ayant dans l’idée de faire de l’argent facile en Bourse. C’est à partir de ce moment même que l’investisseur fait une erreur. En effet, tout d’abord, il n’y a rien de facile avec l’investissement boursier. En effet, l’avènement de l’internet a beaucoup facilité l’accès aux marchés boursier, cependant il n’est pas devenu plus facile d’investir. La nuance est très importante. De ce fait, c’est pourquoi il est extrêmement difficile de rester profitable de façon constante pour un investisseur novice. De là l’importance de suivre une formation de qualité qui sera en mesure de fournir à l’investisseur les connaissances ainsi que les outils nécessaires à sa réussite. En ce qui concerne les formations les plus adaptées aux besoins d’un investisseur, je vous invite à consulter ce billet : Formation en bourse: quel programme suivre pour accomplir vos résolutions financières ? Dans un second temps, plusieurs investisseurs débutants cherchent le titre leur permettant de doubler, voire tripler leur capital rapidement. Puisque ce genre de titres est assez rare et que plusieurs investisseurs débutants n’ont pas les connaissances nécessaires pour les trouver, la majorité se trompe et perd beaucoup d’argent. Ainsi, lorsque l’on investit, il est important de se concentrer sur les rendements produits, avant les montants réalisés. Par exemple, dans le cas où un négociant investit 1000$ et produit 200$ de rendement à la fin de l’année, cela représente tout de même 20%, ce qui est excellent. Autrement dit, il est fondamental de se concentrer sur le rendement produit en termes de pourcentage, plutôt que le montant réalisé. En résumé, le succès en bourse est directement relié à la persévérance, ou l’addition de petits gains, qui après plusieurs années représentent des gains substantiels. Finalement, la volonté première d’un investisseur devrait être la préservation de son capital. Ainsi, l’un des éléments les plus importants en Bourse est l’allocation de capitale par position. Ainsi, l’allocation du capital dépend de l’expérience de l’investisseur ainsi que de son capital. Enfin, un négociant débutant commencera avec une ou deux positions, tandis qu’un négociant expérimenté pourra initier et gérer un plus grand nombre de positions simultanément. De plus, tel que présenté dans le tableau ci-dessous, l’allocation en capitale variera selon le capital du négociant : Capital dédié (sans marge) Min. % suggéré par position Max. % suggéré par position FNB indiciel Min. % suggéré par position FNB indiciel Max. % suggéré par position 10 000 $ 30 % 50 % 40% 60% 25 000 $ 25 % 40 % 32.5 % 50 % 50 000 $ 15 % 30 % 22.5 % 35 % 100 000 $ 10 % 20 % 15 % 25 % 250 000 $ 5 % 15 % 10 % 20 % 1 000 000 $ 5 % 10 % 10 % 15 % En somme, avec de la persévérance, les bonnes connaissances et les bons outils, investir est une activité extrêmement enrichissante et passionnante. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : Manuel de cours du cours Actions 5 jours de DayTrader Canada ### Trump fait preuve de clémence: les marchés s’emballent Trump fait preuve de clémence: les marchés s’emballent Mardi matin, c’est un président calme, pragmatique et ouvert à la négociation qui annonçait que, malgré certains désaccords avec le congrès, la continuation de la fermeture du gouvernement n’était pas souhaitable. De plus, dans la même journée, M. Trump affirmait également que, considérant les avancées dans le dossier des tarifs avec la chine, il était prêt à reporter la date butoir du 1er Mars. Naturellement, cette clémence de la part du président américain a encouragé une forte hausse des marchés. Ainsi, mardi, le S&P 500 a grimpé de 1,3% à 2 744,73. L’indice a également clôturé au-dessus de sa moyenne mobile de 200 jours, un niveau très suivi par les traders, pour la première fois depuis le 3 décembre. D’ailleurs, cette fermeture au-dessus de sa moyenne mobile 200 jours s’est confirmée mercredi, alors que le S&P500 faisait un saut de 0.34% à l’ouverture. De ce fait, mercredi, le South China Morning Post a annoncé que le président chinois Xi Jinping rencontrerait des délégués américains vendredi, alors que les deux parties tentaient de parvenir à un accord, notamment avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, et le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer. En revanche, jeudi, malgré l’annonce positive de M.Trump, affirmant la possibilité de reportée à 60 jours l'échéance pour les négociations avec la chine, et cela, sans pénalité, la publication de  données de ventes du commerce au détail beaucoup plus faibles que prévu a lancé les marchés à la baisse. De ce fait, le S&P 500 a reculé de 0,4% à l’ouverture, causé par une chute de 1,2% en décembre des ventes de commerce de détail, enregistrant leur plus forte baisse mensuelle depuis septembre 2009, selon le département du Commerce. Cette forte baisse des ventes de ce secteur démontre une diminution du pouvoir d’achat des américains, ce qu’il n’est jamais de bon présage pour le futur. En somme, jeudi midi, le S&P500 avait rattrapé le saut à la baisse de l’ouverture. Ainsi, Wall Street ne semble pas trop inquiet, pour le moment de ces données. Finalement, coup de théâtre de la part de M. Trump vendredi. En effet, il a pris la décision de déclarer l’état d’urgence pour finalement obtenir le financement de son mur directement à même le budget de la défense. Ainsi, ce geste symbolique pourrait avoir un impact entre autres sur plusieurs titres reliés au secteur de la défense. De ce fait, il existe le fond négocié en bourse « S&P Aerospace & Defense ETF » (NYSE : XAR), pour négocier les événements en lien avec la défense américaine. Grosse semaine pour les titres de marijuana : divulgation de résultats financiers Grosse semaine pour les entreprises de cannabis. En effet, le tout a commencé par la sortie des résultats financiers de Aurora Cannabis (TSX :ABC) alors que l’entreprise a affirmé que ses revenus nets ont atteint 54,2 millions de dollars au cours du deuxième trimestre de son exercice fiscal, les ventes du producteur représentant 20% de toutes les ventes de marijuana au Canada depuis la légalisation de la drogue en octobre. Cependant, l’entreprise présente également des pertes importantes et une marge en diminution. Ainsi, ils ont déclaré des pertes de 237,8 millions de dollars canadiens sur un chiffre d'affaires net de 54,2 millions de dollars canadiens, après avoir enregistré un bénéfice de 7,7 millions de dollars canadiens pour des ventes de 11,7 millions de dollars canadiens il y a un an. Des pertes importantes étaient attendues en raison d'une baisse des actions liées à la marijuana au dernier trimestre, car Aurora a fortement investi dans d'autres sociétés du secteur et doit suivre leur performance dans le cadre de ses résultats. De ce fait, Aurora a déclaré que ces pertes avaient représenté environ 190 millions de dollars canadiens. Ensuite, une grosse nouvelle du côté des États-Unis est venue impacter le marché du cannabis récréatif jeudi. En effet, l’un des plus gros défis de l’industrie se trouve au niveau du financement et des banques. Ainsi, jusqu’à présent, les sociétés productrices de cannabis ne sont pas en mesure de posséder des comptes dans des banques financées par la Réserve fédérale américaine, car le cannabis fait toujours l'objet d'une interdiction fédérale. Concrètement, cela signifie qu’une grande partie des entreprises du secteur vont auprès de prêteurs privés pour se financer, ce qui leur coûte plus cher. De plus, ils sont dans l’obligation d’embaucher des agents de sécurité pour transporter leur argent et payer les taxes locales et nationales, également des comptables supplémentaires pour comprendre comment se conformer aux règles en vigueur et consacrer des heures à organiser l'argent pour la paie et les dépenses professionnelles. Naturellement, cela finit par augmenter le coût du produit. En somme, ce changement dans la loi pourrait être névralgique pour le secteur, et encourager une augmentation de la marge de profit du secteur, qui est en ce moment en diminution. Finalement, la sortie de résultats financiers la plus attendue, celle de Canopy Growth (TSX : WEED), se fit jeudi soir après les marchés. Malgré des résultats mitigés, Canopy a enregistré un chiffre d’affaires net de 83 millions de dollars canadiens, en hausse de 282% par rapport à l’année précédente et par rapport à l’estimation des analystes de 78,7 millions de dollars canadiens. Cependant, les pertes ajustées avant intérêts, impôts et amortissements se sont établies à 75,1 millions de dollars canadiens, ce qui est supérieur à la perte attendue de 45 millions de dollars canadiens par les analystes. Malgré ses résultats mitigés, plusieurs analystes estiment que l’entreprise possède entre 30-40% du marché canadien, ce qui est énorme. Ainsi, Canopy Growth conserve sa place de chef de file dans le marché canadien. Finalement, à la suite de ces résultats, le titre ouvert vendredi en hausse de 5.7%. En somme, le futur semble toujours prometteur pour les titres du cannabis, plusieurs pertes sont attribuables aux pertes engendrées par des placements, et les ventes sont toujours en hausse. Une fois la structure de vente bien ajustée, il serait très probable d'assister à une croissance stable dans l'industrie. Colorado : exemple de légalisation du cannabis profitable Mardi, le département du revenu du Colorado a publié les données de vente de 2018. Ainsi, selon leurs données, en 2018, les ventes de marijuana s'élevaient à près de 1,55 milliard de dollars, soit une hausse d'environ 3% par rapport à un peu plus de 1,5 milliard de dollars en 2017. Cependant, ce qui est des plus surprenant est que les ventes de l'industrie de la marijuana ont plus que doublé depuis 2014, année où l’industrie avait généré 683,5 millions de dollars. En matière de revenues pour l’état, l'agence a déclaré que les taxes sur la marijuana au Colorado, y compris les permis et les frais des dispensaires, dépassaient les 266,5 millions de dollars en 2018, soit une augmentation de 8% par rapport à 247 millions de dollars en 2017. À ce jour, les taxes sur la marijuana de l'État depuis le début des ventes de loisirs ont généré plus de 927 millions de dollars revenus pour le Colorado. De ce fait, fonctionnant sous un modèle de boutiques privées encadrées par l’état, le succès de la légalisation repose sur les marchands qui ont su bien se préparer, être flexibles, se baser sur les besoins du client et finalement, se concentrer sur la qualité du produit. Ainsi, malgré plusieurs bois dans les roues, tels que plusieurs difficultés de financement, les dispensaires de cannabis ont su s’adapter et survivre en tant que pionnier œuvrant dans une industrie où la législation est en constante évolution. Bien sûr, certains détaillants, n’ayant pas été en mesure de s’adapter, n’ont pas survécu. En revanche, ceux ayant toujours pignon sur rue sont maintenant des chefs de file, possédant beaucoup d’outils et étant préparés aux défis de l’avenir. De plus, il est important de noter que ceux ayant survécu ne sont pas ceux qui ont tenté de déjouer les lois, mais plutôt le contraire. Il s’agit d’ailleurs de l’un des éléments les plus importants de la survie de leur entreprise, puisque l’état du Colorado est intransigeant face aux entreprises délinquantes. En somme, bien que l’avenir comporte plusieurs défis pour ces entreprises, elle présente également de belles opportunités. Ainsi, plusieurs assouplissements de réglementation, voire une légalisation complète sont possibles dans les prochaines années aux États-Unis. De plus, comme mentionnée dans le premier article, l’acceptation des banques représente également une avancée très importante pour l’industrie. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : https://www.cnbc.com/2019/02/12/trump-says-he-is-open-to-letting-march-1-deadline-for-china-tariffs-slide.html https://www.cnbc.com/2019/02/12/stock-market-dow-in-focus-after-deal-to-avoid-government-shutdown.html https://www.cnbc.com/2019/02/13/trump-wont-commit-to-signing-border-security-deal-ahead-of-shutdown.html https://www.cnbc.com/2019/02/13/stocks-dow-followingn-us-china-trade-optimism-earnings.html https://www.cnbc.com/2019/02/12/colorado-pot-industry-sales-top-6-billion-since-adult-use-began.html https://mjbizdaily.com/business-lessons-5-years-of-legal-recreational-cannabis-sales-colorado/ https://www.marketwatch.com/story/cannabis-stocks-climb-ahead-of-congressional-hearing-on-banking-2019-02-13 https://www.cnbc.com/2019/02/14/stock-market.html https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-02-14/asian-stocks-point-to-decline-treasuries-advance-markets-wrap https://www.marketwatch.com/story/canopy-growth-shows-surging-pot-sales-in-late-arriving-earnings-report-2019-02-14?mod=europe-middle-east-markets https://www.marketwatch.com/story/aurora-cannabis-earnings-show-big-growth-in-pot-sales-but-worrisome-profit-trend-2019-02-11?mod=robert-powells-retirement-portfolio https://www.marketwatch.com/story/cannabis-stocks-climb-ahead-of-congressional-hearing-on-banking-2019-02-13 https://www.cbc.ca/news/business/aurora-cannabis-earnings-1.5015117   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Annulation SLD-HM lundi 18 février En raison de la journée férié US du 18 février 2019 (Président Day) et de la fermeture des bourses américaine pour cette journée, il n’y aura pas de SLD-HM le lundi soir 18 février 2019. ### Nouveau formulaire de demande de reçus pour frais de scolarité Veuillez remplir ce formulaire pour demander vos reçus provinciaux et fédéraux pour frais de scolarité pour votre programme de formation admissible auprès de l'établissement d'enseignement DayTrader Canada. Le lien pour ce formulaire est également disponible dans la section membre. ### Qu'est-ce que le trading ? Décryptage d'une activité à suivre La négociation active, communément appelée le trading dans le milieu boursier, est tout d’abord l’action de négocier des produits financiers sur les marchés boursiers à travers le monde. Un négociant actif ou « trader » est un individu qui négocie ces produits. Ensuite, il existe différentes façons de pratiquer le trading. Ainsi, il existe les négociants actifs individuels, qui pratiquent le trading à leur propre compte, mais il existe également des négociants actifs institutionnels qui pratiquent cette activité pour des institutions financières, telles que des banques et des fonds d’investissement, et finalement, une activité plus spécifique, mais fondamentale au bon fonctionnement des marchés, il existe les mainteneurs de marchés[1] qui sont également des traders. De plus, il existe également différentes forment de trading. Dans un premier temps, en ce qui concerne les « daytrader » ou négociants intraséances, il existe les « scalper » qui transigent dans un horizon temporel de quelques minutes, les « momentum scalper » qui transigent dans un horizon temporel de 5 à 30 minutes, les « momentum daytrader » qui transigent dans un horizon temporel de 30 à 180 minutes et finalement, les « position daytrader » qui prennent une position pour la journée. Dans un second temps, il existe les « swingtrader » ou négociants multiséances. Ces « trader » transigent dans un horizon temporel de quelques jours, cependant, ils entrent en position et sortent de position avec des notions de négociation intraséance. De plus, le négociant actif transige principalement sur une base graphique et sur une base événementielle. Ainsi, pour devenir trader, il est important de bien maîtriser l’analyse graphique, ainsi que quelques indicateurs techniques clés, tels que la stochastique RSI. Aussi, il est fondamental d’apprendre et comprendre l’impact des nouvelles sur les titres que l’on transige. Cet aspect de la négociation active ne peut qu’être apprise soit en passant de longues heures sur le net, accompagné d’essai/erreur ou dans un cours. Ce dernier peut être considéré comme un raccourci vers la profitabilité, puisque, bien souvent, en comptant le temps et l’argent perdu par les erreurs, l’apprentissage de façon autodidacte est beaucoup plus dispendieux. Finalement, l’une des caractéristiques les plus importantes du trading est qu’il y en a vraiment pour tous les goûts. En d’autres mots, le trading permet à quelqu’un d’en faire son métier comme à un autre, un passe-temps payant. Ainsi, quelqu’un avec un emploi temps plein peut également trouver chaussure à son pied en pratiquant le « swingtrading » et battre les principaux indices. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   [1] Opérateur ou établissement qui intervient sur les marchés de capitaux pour son propre compte de manière continue en affichant en permanence les prix d'achat et de vente qu'il propose pour des quantités données d'un titre, contribuant ainsi à la liquidité du marché pour un ou plusieurs titres désignés et à la continuité des cotations. ### La guerre des tarifs revient hanter Wall Street La guerre des tarifs revient hanter Wall Street Bien que nous soyons en période de trêve jusqu’au 2 mars, jeudi matin, CNBC annonçait qu’une réunion entre le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping était « fortement improbable » avant le 2 mars, date limite fixée par les deux pays pour parvenir à un accord commercial. Ainsi, dans le cas d’un échec de la trêve, les sanctions prévues par les États-Unis seraient encore plus importantes que celle prévue au départ. Bien que les dirigeants des États-Unis et de la Chine devraient toujours se rencontrer et pourraient le faire peu de temps après la date butoir, il reste actuellement trop de travail à faire et trop peu de temps restant pour conclure un accord avec la Chine. En outre, Trump doit se préparer pour une réunion à gros enjeux avec Kim Jong Un de la Corée du Nord, fin février. De plus, une autre cause de la baisse de jeudi est attribuable à un ralentissement de la croissance mondiale. De ce fait, la Commission européenne a annulé ses perspectives de croissance pour la zone euro cette année en prévoyant que les plus grandes économies du groupe seraient ralenties par les tensions commerciales mondiales. Ainsi, la Commission a déclaré que la croissance de la zone euro ralentirait à 1,3% cette année, contre 1,9% en 2018, avant de rebondir en 2020 à 1,6%. Aussi, la Banque d'Angleterre a également réduit ses perspectives pour 2019 et voit l'économie britannique croître à son rythme le plus lent depuis 2009. En somme, il ne faut pas oublier que la chute de décembre dernier avait été provoquée par de pareilles circonstances, ainsi, il sera intéressant de suivre le cours du S&P500 dans les prochains jours. Les secteurs et titres qui seraient les plus affectés en cas de récession: opportunités en vue pour les vendeurs à découvert Lors de récessions, certains secteurs s’en tirent mieux que d’autres. Cependant, l’inverse est également vrai. D’ailleurs, bien qu’il soit possible de choisir des titres qui performent bien lors de récessions, tel que présenté dans le dernier billet, il peut être encore plus avantageux de vendre à découvert et ainsi profiter de cette baisse. De cette façon, lors de ce billet, nous aborderons les secteurs et titres qui seraient les plus affectés en cas de récession. Dans un premier temps, en ce qui concerne les secteurs, le secteur industriel est l’un des plus touchés lors d’une récession. En effet, cela s’explique par une baisse des dépenses des ménages, qui n’ont pas les moyens de dépenser pour des biens non essentiels. Ainsi, les détaillants vont souvent baisser les prix pour tenter de limiter les pertes et encourager les achats, venant à vendre en dessous du coût de production.  De plus, cette baisse généralisée des dépenses engendre un cercle vicieux, puisque lorsque la population diminue ses achats, cela engendre une baisse de la demande, et ainsi, une baisse de production, ce qui a souvent comme finalité une vague de mise à pied de la part de l’entreprise manufacturière. Aussi, cette réduction de la production affecte également d’autres acteurs tels que le fournisseur du fabricant, qui sera à son tour dans l’obligation de faire des mises à pied également. Pour bien comprendre la sous-performance du secteur lors de récession, au début de la dernière récession, soit le 3 décembre 2007, le S&P500 était à 1472,42 points et à la fin, soit le 30 juin 2009, il se trouvait à 919,32 points, occasionnant une baisse d’environ 37%. Maintenant, en ce qui concerne seulement les titres du secteur industriel faisant partie du S&P500, ils baissèrent en moyenne de 46%. Cela représente une chute de 9% supérieur à l’indice. D’un point de vue investissement actif, il existe le fond négocié en bourse NYSE : XLI, qui existe pour négocier le secteur industriel, ainsi que le FNB inversé à effet double basé sur le « Dow Jones Industrial », NYSE : SIJ. Dans un second temps, en ce qui concerne de possibles titres à vendre à découvert, dans le cadre d’une récession, il est nécessaire d’identifier des titres très endettés. Ainsi, pour revenir au principe évoqué plus haut, la récession ralentit l’emploi, ce qui limite les dépenses des gens, ce qui signifie que les gens diminueront leurs achats de produits et que la demande de ces derniers diminuera. De ce fait, cela affecte l'entreprise, car leurs ventes diminuent, et ils sont dans l’obligation de licencier leurs employés. Pour résoudre cela, les banques centrales interviennent indirectement en abaissant les taux d’intérêt afin que les gens et surtout les entreprises puissent emprunter plus d’argent auprès des banques. Ensuite, puisqu’emprunter de l’argent devient plus facile, les gens commencent à dépenser, l’entreprise se remet à embaucher des employés et ainsi, tout cela relance l’économie. Jusque-là tout va bien. Cependant, il y a des exceptions : les entreprises surendettées. Dans tout ce processus, alors que les entreprises en bonne santé financières sont en mesure d’emprunter davantage pour relancer la croissance de leur entreprise, celles qui sont surendettées font défaut sur leurs prêts et commencent à supporter un taux d’intérêt plus élevé sur les remboursements en souffrance. Cela conduit à une augmentation rapide de la dette; pour le rembourser, la société vend une partie de ses actifs, ce qui occasionne une chute du titre. En bref, tel que vu dans le dernier billet et celui-ci, il existe de nombreuse façon de profiter d’une récession, et cela même si les marchés chutent de façon importante. Que ce soit par la vente à découvert, ou le choix de titres adapté à ce type de cycle économique, l’important est de rester dans la profitabilité. Qu'est-ce que le trading ? Décryptage d'une activité à suivre La négociation active, communément appelée le trading dans le milieu boursier, est tout d’abord l’action de négocier des produits financiers sur les marchés boursiers à travers le monde. Un négociant actif ou « trader » est un individu qui négocie ces produits. Ensuite, il existe différentes façons de pratiquer le trading. Ainsi, il existe les négociants actifs individuels, qui pratiquent le trading à leur propre compte, mais il existe également des négociants actifs institutionnels qui pratiquent cette activité pour des institutions financières, telles que des banques et des fonds d’investissement, et finalement, une activité plus spécifique, mais fondamentale au bon fonctionnement des marchés, il existe les mainteneurs de marchés[1] qui sont également des traders. De plus, il existe également différentes forment de trading. Dans un premier temps, en ce qui concerne les « daytrader » ou négociants intraséances, il existe les « scalper » qui transigent dans un horizon temporel de quelques minutes, les « momentum scalper » qui transigent dans un horizon temporel de 5 à 30 minutes, les « momentum daytrader » qui transigent dans un horizon temporel de 30 à 180 minutes et finalement, les « position daytrader » qui prennent une position pour la journée. Dans un second temps, il existe les « swingtrader » ou négociants multiséances. Ces « trader » transigent dans un horizon temporel de quelques jours, cependant, ils entrent en position et sortent de position avec des notions de négociation intraséance. De plus, le négociant actif transige principalement sur une base graphique et sur une base événementielle. Ainsi, pour devenir trader, il est important de bien maîtriser l’analyse graphique, ainsi que quelques indicateurs techniques clés, tels que la stochastique RSI. Aussi, il est fondamental d’apprendre et comprendre l’impact des nouvelles sur les titres que l’on transige. Cet aspect de la négociation active ne peut qu’être apprise soit en passant de longues heures sur le net, accompagné d’essai/erreur ou dans un cours. Ce dernier peut être considéré comme un raccourci vers la profitabilité, puisque, bien souvent, en comptant le temps et l’argent perdu par les erreurs, l’apprentissage de façon autodidacte est beaucoup plus dispendieux. Finalement, l’une des caractéristiques les plus importantes du trading est qu’il y en a vraiment pour tous les goûts. En d’autres mots, le trading permet à quelqu’un d’en faire son métier comme à un autre, un passe-temps payant. Ainsi, quelqu’un avec un emploi temps plein peut également trouver chaussure à son pied en pratiquant le « swingtrading » et battre les principaux indices. [1] Opérateur ou établissement qui intervient sur les marchés de capitaux pour son propre compte de manière continue en affichant en permanence les prix d'achat et de vente qu'il propose pour des quantités données d'un titre, contribuant ainsi à la liquidité du marché pour un ou plusieurs titres désignés et à la continuité des cotations. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : Notes de cours du cours Actions 5 jours produit par DayTrader Canada Portail Québec - Services Québec, Site internet du Gouverement du Québec, [en ligne], http://www.thesaurus.gouv.qc.ca/tag/terme.do?id=7576 Industries Hit Hardest by the Recession, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2012/06/01/Industries-Hit-Hardest-by-the-Recession.html If Recession Comes, Which 2 Sectors Will Be Hit Hardest, Site internet de Netcials, [en ligne], https://www.netcials.com/finance/if-recession-comes-which-sectors-will-be-hit-hardest-based-on-past/ Falling Knives: Do Stocks Really Drop 3 Times Faster Than They Rise?, Site internet de Seeking Alpha, [en ligne], https://seekingalpha.com/article/3183016-falling-knives-do-stocks-really-drop-3-times-faster-than-they-rise?page=2   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Changement d'horaire à la SLD-HM Prendre note du changement d'horaire stratégique suivant de la Séance de laboratoire en Direct - Hors-marché. L'ancienne plage horaire du mardi soir sera déplacée au LUNDI 19H00, et ce, à compter de lundi soir prochain le 11 février. Cette modification a pour but de permettre une meilleure planification de recherches et analyses aussitôt le début de la semaine et en optimiser le suivi lors de la SLD – TR (Séance de laboratoire enTemps Réel) des mardi 13h15. Merci de votre compréhension et n'hésitez de communiquer avec votre Conseiller en formation pour toutes questions. ### Mise hors-service de DTC Hub Effectif maintenant, DTC Hub est mis hors-service et Oppscan, le dernier service accessible à partir de l'application, est maintenant disponible via la section membre. ### Les Technos propulsent les marchés! Les Technos propulsent les marchés! C’est avec des résultats financiers mitigés que Apple (NASDAQ : AAPL) lance à la hausse les marchés mardi matin. En effet, Apple a déclaré un bénéfice par action de 4,18$ contre 4,17$ attendu, tandis que le chiffre d’affaires s’est établi à 84,3 milliards de dollars, au-dessus d’un consensus de 83,97 milliards. Cependant, il ne faut pas oublier que les prévisions initiales du titre avaient été revues à la baisse le 2 janvier dernier, journée où laquelle Apple avait révisé ses revenus à 84 milliards de dollars, soit environ 7 milliards de moins que prévu, en raison de ventes décevantes en Chine. En revanche, ce qui a propulsé le titre à la hausse est que Apple a réussi à convaincre les investisseurs que l’entreprise avait d'autres sources de croissance que l’iPhone. En effet, l’entreprise à la pomme a su démontrer qu’elle misait sur une croissance des ventes de leurs autres appareils (iPad, Mac, iWatch) mais surtout de leurs services (streaming, « cloud », paiement), qu'elle tente de présenter comme le futur d’Apple. Ensuite, en ce qui a trait à Facebook (NASDAQ : FB), le titre a vécu une hausse fulgurante de 10.06% entre sa fermeture de mercredi et l’ouverture de jeudi. Cette hausse est due à d’excellents résultats financiers. Ainsi, malgré certains problèmes de culture organisationnelle Facebook a déclaré un bénéfice par action de 2.38$ contre 2.17$ attendu, tandis qu’un chiffre d’affaires de 16.9 milliards de dollars, soit au-dessus d’un consensus de 16.4 milliards. En somme, ces résultats financiers positifs ont propulsé jeudi, à l’ouverture, le QQQ, soit le fond négocié en bourse représentant le NASDAQ de 0.59%. Analyse de la réaction de la Réserve fédérale américaine Mercredi à 14h, Jerome Powell s’est exprimé sur sa vision des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine. Ainsi, un consensus majoritaire s’attendait à un ralentissement du rythme de hausse, avec une pause ce mercredi. Les attentes étaient justifiées, la réserve fédérale a pris la décision de conserver son objectif de taux entre 2.25% et 2.50%. Considérant l’importante volatilité crée l’an dernier par les hausses successives de taux, cette nouvelle en est une bonne pour les marchés. D’ailleurs, elle a propulsé le SPY, le fond négocié en bourse représentant le S&P500 de 265.45 à 267.48, soit une hausse de 0.76% en quelques heures. De plus, accompagnée de nombreux résultats financiers positifs, cette nouvelle pourrait encourager la hausse récente des marchés à se poursuivre. En somme, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a assuré que la banque centrale n’avait pas tenu en compte de « considérations politiques » lorsqu'elle a décidé mercredi de devenir beaucoup plus patiente avec une hausse des taux d'intérêt. En effet, M.Powell a affirmé en conférence de presse : « Ce qui nous importe, et ce qui compte vraiment pour la Fed, c'est de faire notre travail pour le peuple américain et d'utiliser nos outils ». Comment bien performer dans un contexte d’incertitude économique Depuis le 1er janvier 2019, les marchés boursiers ont produit une hausse d’environ 6%. Cependant, cette hausse n’a pas été nécessaire pour faire voir un futur meilleur des marchés au stratège en chef des actions américaines de Morgan Stanley, Mike Wilson. Ainsi, M. Wilson a averti lundi a CNBC les investisseurs de vendre leurs positions et de prendre leur profit, puisque, selon lui les marchés américains sont loin d’en avoir fini avec le marché baissier et la volatilité. En revanche, bien qu’une prise de profit soit possible, qu’est-ce qu’un investisseur pourrait faire pour continuer de bien performer dans un contexte d’incertitude économique? La clé du succès se trouve dans le choix du secteur d’investissement. Ainsi, l’un des meilleurs secteurs lors de crise économique est celui des biens de consommation de base et plus particulièrement les détaillants à rabais. En effet, il est logique que, face à la crise économique, les gens se tournent vers les magasins qui leur en offrent le plus pour leur argent. Ainsi, les détaillants à prix réduits comme Wal-Mart inc. (NYSE :WMT) s'en tirent bien puisqu’ils excellent à offrir des produits essentiels et utilisent l’économie d’échelle pour offrir des produits bon marché aux consommateurs. Les concepteurs et les producteurs de produits bas de gamme constatent également une hausse, car de plus en plus de gens passent à des marques génériques pour que leurs chèques de paie aillent plus loin. Tel que présenté dans le graphique ci-dessous, on peut voir la performance de Wal-Mart en comparaison à celle du S&P500, entre 2008 et 2010, soit la dernière crise économique, Wal-Mart a nettement surperformé. Ensuite, pour continuer sur la même lignée, dans le cas où vous préféreriez répartir le risque grâce à un fond négocié en bourse, il existe le FNB XLP qui suit le secteur des biens de consommation de base et regroupe entre autres les entreprises Procter & Gamble Co. (NYSE: PG) à la hauteur de 12.43%, Coca-Cola Co. (NYSE: KO) à la hauteur de 8.76% et Wal-Mart inc. (NYSE: WMT) à la hauteur de 6.97%. Finalement, une autre façon totalement différente de négocier une récession, encore une fois avec des fonds négociés en bourse, est de faire appel aux FNB inverses. Ainsi, ce type de fonds négociés en bourse recopie inversement les performances de nombreux indices. Par exemple, le fond ProShares Short S&P 500 (NYSE : SH). Ce FNB utilise le S&P 500 comme référence. Ainsi, il vise à égaler la performance inverse du S&P500. Pour ce faire, il investit dans des produits dérivés. Cela peut inclure des contrats à terme, des swaps et des options d'achat d'actions. Un point important à ne pas oublier est qu'un investissement dans ce fonds perdra de la valeur si le cours du S&P500 augmente. De plus, ce genre de fond existe également avec un multiplicateur. Ainsi, il existe le ProShares UltraShort S&P 500 (NYSE : SDS), qui reproduit 2x les performances inverses du S&P500 et le ProShares UltraPro Short S&P 500 (NYSE :SPXU) qui reproduit 3x les performances inverses du S&P500. Pour conclure, il existe de nombreuses façons de se protéger, et même de profiter d’une récession, particulièrement pour l’investisseur actif. Ainsi, avec ces outils vous devriez être en mesure d’être prêt à affronter n’importe quelle conjoncture économique. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : Morgan Stanley says sell this January comeback: ‘Hop off now and rest up for the next rodeo’, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2019/01/28/morgan-stanley-says-sell-this-january-comeback--hop-off-now-and-rest-up-for-the-next-rodeo.html What are some examples of industries that thrive during a recession?, Site internet de Quora, [en ligne], https://www.quora.com/What-are-some-examples-of-industries-that-thrive-during-a-recession Wal-Mart Stock History: How the World’s Biggest Retailer Created So Much Wealth for Investors, Site internet de Motley Fool, [en ligne], https://www.fool.com/investing/2017/01/01/wal-mart-stock-history-how-the-worlds-biggest-reta.aspx The 5 Top Retail ETFs, Site internet de Motley Fool, [en ligne], https://www.fool.com/investing/etf/2017/07/07/the-5-top-retail-etfs.aspx 6 ETFs that are Recession-Proof, Site internet de Investopedia, [en ligne], https://www.investopedia.com/articles/investing/041615/6-etfs-are-recessionproof.asp Top 4 Inverse ETFs for a Bear Market, Site internet de Investopedia, [en ligne], https://www.investopedia.com/investing/bear-market-etfs/ These are the three things markets are expecting to hear from the Fed and Jerome Powell, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2019/01/29/three-things-markets-are-expecting-to-hear-from-the-fed-and-powell.html Facebook soars after it crushes earnings, posts record profit, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2019/01/30/facebook-earnings-q4-2018.html Jerome Powell says the Fed did not change course on interest rates in response to Trump, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2019/01/30/powell-says-the-fed-did-not-change-course-on-interest-rates-in-response-to-trump.html ‘Bad news is over’ — here’s what every major analyst says about Apple’s earnings, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2019/01/30/apple-beats.html Apple Shares Pop on Slight Earnings and Revenue Beat, Site internet de The Street, [en ligne], https://www.thestreet.com/technology/apple-shares-rise-earnings-revenue-beat-14849464?puc=CNBC&cm_ven=CNBC   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Comment bien performer dans un contexte d’incertitude économique Depuis le 1er janvier 2019, les marchés boursiers ont produit une hausse d’environ 6%. Cependant, cette hausse n’a pas été nécessaire pour faire voir un futur meilleur des marchés au stratège en chef des actions américaines de Morgan Stanley, Mike Wilson. Ainsi, M. Wilson a averti lundi a CNBC les investisseurs de vendre leurs positions et de prendre leur profit, puisque, selon lui les marchés américains sont loin d’en avoir fini avec le marché baissier et la volatilité. En revanche, bien qu’une prise de profit soit possible, qu’est-ce qu’un investisseur pourrait faire pour continuer de bien performer dans un contexte d’incertitude économique? La clé du succès se trouve dans le choix du secteur d’investissement. Ainsi, l’un des meilleurs secteurs lors de crise économique est celui des biens de consommation de base et plus particulièrement les détaillants à rabais. En effet, il est logique que, face à la crise économique, les gens se tournent vers les magasins qui leur en offrent le plus pour leur argent. Ainsi, les détaillants à prix réduits comme Wal-Mart inc. (NYSE :WMT) s'en tirent bien puisqu’ils excellent à offrir des produits essentiels et utilisent l’économie d’échelle pour offrir des produits bon marché aux consommateurs. Les concepteurs et les producteurs de produits bas de gamme constatent également une hausse, car de plus en plus de gens passent à des marques génériques pour que leurs chèques de paie aillent plus loin. Tel que présenté dans le graphique ci-dessous, on peut voir la performance de Wal-Mart en comparaison à celle du S&P500, entre 2008 et 2010, soit la dernière crise économique, Wal-Mart a nettement surperformé. Ensuite, pour continuer sur la même lignée, dans le cas où vous préféreriez répartir le risque grâce à un fond négocié en bourse, il existe le FNB XLP qui suit le secteur des biens de consommation de base et regroupe entre autres les entreprises Procter & Gamble Co. (NYSE: PG) à la hauteur de 12.43%, Coca-Cola Co. (NYSE: KO) à la hauteur de 8.76% et Wal-Mart inc. (NYSE: WMT) à la hauteur de 6.97%. Finalement, une autre façon totalement différente de négocier une récession, encore une fois avec des fonds négociés en bourse, est de faire appel aux FNB inverses. Ainsi, ce type de fonds négociés en bourse recopie inversement les performances de nombreux indices. Par exemple, le fond ProShares Short S&P 500 (NYSE : SH). Ce FNB utilise le S&P 500 comme référence. Ainsi, il vise à égaler la performance inverse du S&P500. Pour ce faire, il investit dans des produits dérivés. Cela peut inclure des contrats à terme, des swaps et des options d'achat d'actions. Un point important à ne pas oublier est qu'un investissement dans ce fonds perdra de la valeur si le cours du S&P500 augmente. De plus, ce genre de fond existe également avec un multiplicateur. Ainsi, il existe le ProShares UltraShort S&P 500 (NYSE : SDS), qui reproduit 2x les performances inverses du S&P500 et le ProShares UltraPro Short S&P 500 (NYSE :SPXU) qui reproduit 3x les performances inverses du S&P500. Pour conclure, il existe de nombreuses façons de se protéger, et même de profiter d’une récession, particulièrement pour l’investisseur actif. Ainsi, avec ces outils vous devriez être en mesure d’être prêt à affronter n’importe quelle conjoncture économique. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Sources : Morgan Stanley says sell this January comeback: ‘Hop off now and rest up for the next rodeo’, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2019/01/28/morgan-stanley-says-sell-this-january-comeback--hop-off-now-and-rest-up-for-the-next-rodeo.html What are some examples of industries that thrive during a recession?, Site internet de Quora, [en ligne], https://www.quora.com/What-are-some-examples-of-industries-that-thrive-during-a-recession Wal-Mart Stock History: How the World’s Biggest Retailer Created So Much Wealth for Investors, Site internet de Motley Fool, [en ligne], https://www.fool.com/investing/2017/01/01/wal-mart-stock-history-how-the-worlds-biggest-reta.aspx The 5 Top Retail ETFs, Site internet de Motley Fool, [en ligne], https://www.fool.com/investing/etf/2017/07/07/the-5-top-retail-etfs.aspx 6 ETFs that are Recession-Proof, Site internet de Investopedia, [en ligne], https://www.investopedia.com/articles/investing/041615/6-etfs-are-recessionproof.asp Top 4 Inverse ETFs for a Bear Market, Site internet de Investopedia, [en ligne], https://www.investopedia.com/investing/bear-market-etfs/ Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Changements aux fils de nouvelles Twitter Nous allons fusionner les canaux @DTCMultiSéance et @DTCIntraSéance sur Twitter dans un seul et même canal. Le changement sera effectif dans environ 1-2 semaines. ### Les résultats financiers : la possible bouée de sauvetage de Wall Street Les résultats financiers : la possible bouée de sauvetage de Wall Street En date de mercredi, plus de 14% des sociétés du S&P 500 avaient publié leurs résultats financiers du quatrième trimestre de l’année. Selon les données de FactSet, 72,9% de ces entreprises ont dépassé leurs estimations de bénéfices. Cependant, seulement 58,7% de ces entreprises ont dépassé leurs prévisions de ventes. Dans l’ensemble, les bénéfices des entreprises qui ont déclaré des résultats ont augmenté de 13,2%, un taux légèrement supérieur aux attentes. En revanche, ce serait le rythme de croissance des bénéfices le plus lent depuis le quatrième trimestre de 2017, lorsque les bénéfices du S&P500 avaient augmenté de 15,5%. Pour le moment, Wall Street ne semble pas accueillir ces chiffres avec positivisme, puisque la semaine fut généralement baissière. Cependant, le meilleur reste à venir, puisque, bien que les conflits entre les États-Unis et la Chine inquiètent Wall Street, si cette saison de résultats financiers est couronnée par une majorité d’entreprises qui ont dépassé les attentes, nous pourrions assister à un regain important de la confiance des investisseurs. Ainsi, cela pourrait occasionner un retour marqué de la hausse. En revanche, si la majorité des résultats financiers se trouvaient décevants, cela accentuerait l’incertitude et pourrait mener les marchés à atteindre des bas records, et même relancer le marché baissier de la fin de l’année 2018. Ainsi, je considérerais cette période de résultats financiers comme charnière pour le futur des marchés. Le FMI et la Chine font trembler Wall Street Lundi, le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse ses estimations concernant la croissance mondiale, avertissant que la croissance observée ces dernières années est en perte de vitesse. Ainsi, le Fonds prévoit maintenant un taux de croissance mondial de 3,5% pour 2019 et de 3,6% pour 2020. Ce taux est respectivement inférieur de 0,2% et 0,1% à ses dernières prévisions d'octobre, ce qui en fait la deuxième révision de ralentissement en trois mois. Cette nouvelle a propulsé les contrats à terme du S&P500 à la baisse mardi matin. En ce qui concerne la Chine, deux événements sont venus influencer les marchés. Tout d’abord, de nouvelles données annoncées lundi indiquent que la croissance économique chinoise était de 6,6% en 2018, ce qui représente le rythme le plus lent depuis 1990. Ensuite, les vieux démons de Wall Street sont revenus mardi. En effet, la Maison-Blanche a rejeté une séance de négociation avec ses homologues chinois cette semaine en raison de désaccords en suspens entre les deux parties sur l'application des règles de propriété intellectuelle. Ainsi, si Pékin et Washington ne parviennent pas à s’entendre sur une solution permanente, le président Donald Trump a déclaré qu’il augmenterait et bonifierait les droits de douane sur environ la moitié des exportations chinoises à destination des États-Unis. En somme, la guerre commerciale est l’un des irritants principaux de Wall Street. En effet, la seule mention que les négociations stagnent a eu pour effet de faire chuter les marchés. Ainsi, mardi, le S&P500 a reculé de 1.35%. Cela est causé en premier lieu par l’incertitude créée par une telle nouvelle, mais également puisque Wall Street a maintenant la confirmation que les guerres commerciales de M.Trump ont de réels effets sur l’économie. Que ce soit par un ralentissement économique, autant du côté chinois qu’Américain ou par une baisse des ventes et une hausse des coûts pour plusieurs entreprises cotées en Bourse, la guerre commerciale avec la Chine a un réel impact sur l’économie américaine. De ce fait, la suite des négociations aura un impact important sur la direction future des marchés américains. Une baisse inhabituellement importante des ventes de maisons en décembre De nombreux courtiers immobiliers américains essaient de comprendre pourquoi les ventes de maisons existantes ont chuté en décembre. En effet, la baisse mensuelle de 4,6% est considérée comme inhabituellement importante. En fait, le mouvement est l’un des plus importants jamais observé, d’autant plus qu’il n’a aucun lien avec des changements dans la politique gouvernementale. Certains, dont Lawrence Yun, économiste en chef du NAT[1], affirme que cette baisse est attribuable à une baisse de la confiance des consommateurs qui a eu lieu au cours du second semestre de 2018. De plus, la cause de la hausse des taux d’intérêt serait à mettre de côté, puisque selon M.Yun, les taux sont toujours historiquement bas. En revanche, une cause sérieuse qui est considérée par les analystes de l’immobilier américaines serait que la baisse est peut-être due au fait que les prix des maisons baissent de façon importante dans certaines régions, en particulier dans l'Ouest, et que l’augmentation est en diminution dans le reste du pays. Ainsi, cela est considéré comme un couteau à deux tranchants, puisque certes, cela facilite l’achat d’une maison, mais est moins souhaitable si les acheteurs potentiels craignent que la valeur de leur nouvelle maison se déprécie immédiatement. Comme quoi, l’adage boursier qui dit : « ne jamais attraper un couteau qui tombe » est également applicable à l’immobilier! Finalement, de point de vue de l’investisseur, plusieurs fonds négociés en bourse sont offerts pour transiger le marché immobilier. Tout d’abord, le plus important en termes de valeur est le fond ultra diversifié de Vanguard[2] (NYSE : VNQ) qui représente plus du deux tiers de la valeur de l’ensemble du marché américain. Ensuite, si vous désirez vous concentrer seulement sur le marché immobilier résidentiel, il existe le fond de iShare[3] (NYSE : RZE), qui se concentre en grande majorité sur le marché résidentiel. Finalement, dans le cas où vous croyez que le marché immobilier se dirigera à la baisse, il existe le fond de Proshares[4] (NYSE :REK) qui reproduit inversement les performances du marché immobilier américain. Ainsi, plusieurs choix s’offrent à l’investisseur qui désire se positionner dans le marché immobilier américain. [1] National Association of Realtors. [2] https://etfdb.com/etf/VNQ/ [3] https://www.ishares.com/us/products/239545/ishares-residential-real-estate-capped-etf [4] https://www.investopedia.com/markets/etfs/rek/   Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Sources : IMF says the global economic expansion is losing momentum as it cuts growth forecasts, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/21/imf--cuts-global-growth-outlook-2019-2020.html US cancels trade planning meeting with China, source says, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/22/us-cancels-trade-planning-meeting-with-china-source-says.html Dow snaps 4-day winning streak as fears of an economic slowdown intensify, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/22/us-markets-global-economy-us-china-trade-in-focus-.html Stocks Tumble on Growth, Trade-Tension Pessimism: Markets Wrap,Site internet de Bloomberg, [en ligne],  https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-01-21/asia-stocks-set-for-muted-start-on-growth-picture-markets-wrap Chip stocks are having one of their best days in a decade, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/24/texas-instruments-xilinx-earnings-boost-chip-stocks.html IBM, P&G and United Technologies are all saying something very important about the stock market, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/23/ibm-pg-and-united-tech-are-saying-something-important-about-the-market.html Dow rises more than 150 points on strong earnings from IBM, P&G and United Technologies, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/23/stock-market-investors-turn-their-attention-to-trade-and-earnings.html Existing home sales drop sharply, down 6.4 percent, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/video/2019/01/22/existing-home-sales-drop-6-point-4-percent-real-estate-houses.html The unusually large drop in home sales has real estate agents baffled, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/22/the-unusually-large-drop-in-home-sales-has-real-estate-agents-baffled.html US cancels trade planning meeting with China, source says, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/22/us-cancels-trade-planning-meeting-with-china-source-says.html Wilbur Ross Says U.S., China ‘Miles and Miles’ From Resolving Trade War,Site internet de Bloomberg, [en ligne],  https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-01-24/ross-says-u-s-china-miles-and-miles-from-resolving-trade-war?srnd=economics-vp   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.   ### Comment devenir un bon « trader »? 3 erreurs à ne pas faire Comment devenir un bon « trader »? 3 erreurs à ne pas faire Tout d’abord, devenir un bon « trader » nécessite beaucoup de patience et de persévérance. En effet, l’art du « trading » ne s’apprend pas du jour au lendemain. Le populaire entrepreneur Anthony « Tony » Robbins disait : « Nous surestimons ce que nous pouvons accomplir en une année. Mais nous sous-estimons ce que nous pouvons réaliser, changer, concrétiser en 10 ans, 20 ans. » Cette mentalité s’applique également à la négociation active. Ainsi, la première erreur à ne pas faire est de vouloir aller trop vite. Celle-ci se réalise lorsqu’on prend la décision de ne pas se pratiquer à l’aide d’un simulateur. Aujourd’hui, la majorité des plateformes d’accès direct, telles que Interactive Brokers[1] ou Thinkorswim[2], de même que certains sites internet comme Investopedia[3], Barchart[4] ou Investing.com[5], permettent à leurs utilisateurs de se créer un portefeuille fictif et de négocier différents produits financiers, allant de l’action, aux options, en passant par les contrats à terme. De cette façon, votre apprentissage vous sera beaucoup moins coûteux et vous permettra d’attaquer le marché avec de l’expérience. Ensuite, une autre erreur à ne pas faire pour devenir un bon « trader » est de penser que le « trading » est facile et qu’il est possible de se lancer sans de bonnes connaissances. Grâce à l’avènement des plateformes d’accès direct et du courtage en ligne, devenir un négociant actif est devenu de plus en plus facile. Ainsi, monnayant seulement quelques dollars par transactions, un néophyte peut se lancer en bourse par lui-même avec quelques connaissances de base et investir ses précieux dollars. Ainsi, cette facilité d’accessibilité encourage l’individu sans expériences et connaissance à s’improviser « trader ». Bien souvent, malheureusement, cela créer une mauvaise image de l’investissement boursier, car ces supposés négociants actifs perdent davantage qu’ils gagnent. De ce fait, puisque ce ne sont pas la majorité des investisseurs boursiers qui possèdent un baccalauréat en finance, une formation de base est de mise. Plusieurs notions, telles que la gestion de risque, la sélection de bons titres et la gestion de profit et de perte sont des notions complexes qui nécessitent une maîtrise complète pour devenir un investisseur profitable. De plus, l’éducation, bien que possiblement considéré comme dispendieuse vous permettra également de devenir profitable plus rapidement. En bref, particulièrement dans les marchés volatils où nous vivons, des connaissances de qualité sont une nécessité pour affronter les nombreux soubresauts de la Bourse. Finalement, une autre erreur à ne pas faire est être trop confiant. Parfois, avec le temps et l’expérience, nous sommes tentés de « tourner les coins ronds » et de ne pas respecter notre plan de match à la lettre. En effet, plusieurs « traders » d’expérience se font avoir en pensant ne plus avoir besoin d’être aussi assidue qu’au départ. Cette façon de penser vous ramènera assez rapidement sur terre et sera couronnée de perte. De plus, la remise en question est un élément fondamental lorsque l’on est « trader ». Comme j’aime dire : « la Bourse est le plus grand vecteur d’humilité », puisque c’est lorsque l’on se croit invincible que nous commençons à occasionner des pertes. En effet, cela est vrai, particulièrement dans une structure de marché incertaine comme celle que nous vivons actuellement. Si, en tant que négociants actifs, nous ne remettons jamais en question notre stratégie dans le but de l’optimiser, un jour, elle ne sera plus adaptée à la structure de marché. Sources: [1] https://www.interactivebrokers.com/fr/home.php [2] https://www.thinkorswim.com/t/index.html [3] https://www.investopedia.com/ [4] https://www.barchart.com/ [5] https://www.investing.com/ Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Le lancement de la saison des résultats financiers avec les grandes banques Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Le lancement de la saison des résultats financiers avec les grandes banques Cette semaine débutait la saison des résultats financiers sur Wall Street. Ainsi, comme chaque trimestre, les banques ont lancé le bal. Tout d’abord, la plus grande surprise négative du lot fut la banque JP Morgan Chase (NYSE : JPM) qui a manqué ses résultats pour la première fois en 15 trimestres. La banque a généré un bénéfice de 1,98 $ par action pour le quatrième trimestre de 2018, un chiffre inférieur à l'estimation moyenne de 2,20 $ par action des analystes. Le plus gros déficit semble provenir de la division de négociation de la banque basée à New York, où les opérations sur les titres à revenu fixe ont généré des revenus de 1,86 milliard de dollars, contre une estimation de 2,2 milliards de dollars. Cependant, la chute des marchés a également eu un impact sur la division de la gestion d’actifs de la banque et a entraîné une réduction de 150 millions de dollars des avoirs en capital-investissement. Cet événement est considéré comme important, car J.P. Morgan, la plus grande banque américaine, est surveillée de près par le secteur financier. Ainsi, un élément notable après analyse est que J.P. Morgan a mis en réserve 1,55 milliard de dollars pour couvrir les pertes sur créances, une augmentation de 18% par rapport à l’année précédente et de 250 millions de dollars de plus que l'estimation de 1,3 milliard de dollars des analystes. La banque a déclaré qu'elle se préparait à faire face à des pertes croissantes occasionnées par des défauts de paiement de ses clients, autant particulier que corporatif causé par la hausse des taux d’intérêt. Ensuite, la plus grosse surprise positive du lot fut la banque new-yorkaise Goldman Sachs qui a déclaré un bénéfice de 6,04 $ par action pour le quatrième trimestre de 2018, par rapport à l'estimation de 4,45 $ par action des analystes. De plus, les recettes de 8,08 milliards de dollars ont également dépassé l'estimation de 7,55 milliards de dollars. Cette importante hausse provient entre autres d’un profit de 2,04 milliards de dollars réalisé par la division « banque d’investissement » qui fut supérieur à l'estimation de 1,88 milliard de dollars des analystes. De plus, un autre morceau important provient de la division d’investissement et de prêt de la banque, qui regroupe une foule d’affaires allant des services bancaires aux particuliers, aux investissements en actions de sociétés fermées et aux projets de logement à faible revenu. La division a généré des revenus de 1,91 milliard de dollars, soit environ 550 millions de dollars de plus que l'estimation des analystes de 1,35 milliard de dollars. En somme, cette saison des résultats financiers sera décisive pour les marchés, car elle pourrait bien dicter la direction future de ces derniers. Les titres de jeux vidéo, un secteur à surveiller en 2019 Le domaine du jeu vidéo est un milieu en constante évolution technique et technologie, mais qu’en est-il des titres de ce milieu? Tout d’abord, les jeux vidéo offrent aux utilisateurs une expérience interactive et sociale. Les jeux occupent plus de 40% de l'utilisation des applications mobiles et près de 70% de l'utilisation totale des tablettes. Ainsi, l'industrie du jeu est en plein essor avec un potentiel de croissance impressionnant. Cependant, plusieurs titres d’entreprises reliés à l’industrie du jeu vidéo ont eu la vie dure l’année dernière. Par exemple, le titre Activision Blizzard (NASDAQ : ATVI) a vécu une baisse de 26.71%. Cette baisse est majoritairement due à trois mois consécutifs de baisse du nombre d’utilisateurs actifs mensuels, en partie à cause de la concurrence de jeux gratuits comme Fortnite Battle Royale. De plus, Activision Blizzard n’est pas la seule entreprise à avoir vécu une période difficile l’an dernier. En effet, Electronic Art (NASDAQ : EA), a vécu une baisse de 25.45%. Cela démontre que le milieu du jeu vidéo est en cours de changement drastique. Dans les faits, Epic Games, l’entreprise derrière le populaire jeu Fortnite Battle Royal, révolutionne le milieu du jeu vidéo en offrant des jeux de qualité gratuitement disponible sur toutes les consoles. Ainsi, plusieurs consommateurs sont en migration vers des jeux de ce genre. En somme, avec la transformation actuelle du marché du jeu vidéo, il sera très intéressant de suivre l’évolution et la façon à laquelle les grandes entreprises, tel que Activision Blizzard et EA sauront s’adapter, et s’ils seront en mesure de le faire. Comment devenir un bon « trader »? 3 erreurs à ne pas faire. Tout d’abord, devenir un bon « trader » nécessite beaucoup de patience et de persévérance. En effet, l’art du « trading » ne s’apprend pas du jour au lendemain. Le populaire entrepreneur Anthony « Tony » Robbins disait : « Nous surestimons ce que nous pouvons accomplir en une année. Mais nous sous-estimons ce que nous pouvons réaliser, changer, concrétiser en 10 ans, 20 ans. » Cette mentalité s’applique également à la négociation active. Ainsi, la première erreur à ne pas faire est de vouloir aller trop vite. Celle-ci se réalise lorsqu’on prend la décision de ne pas se pratiquer à l’aide d’un simulateur. Aujourd’hui, la majorité des plateformes d’accès direct, telles que Interactive Brokers[1] ou Thinkorswim[2], de même que certains sites internet comme Investopedia[3], Barchart[4] ou Investing.com[5], permettent à leurs utilisateurs de se créer un portefeuille fictif et de négocier différents produits financiers, allant de l’action, aux options, en passant par les contrats à terme. De cette façon, votre apprentissage vous sera beaucoup moins coûteux et vous permettra d’attaquer le marché avec de l’expérience. Ensuite, une autre erreur à ne pas faire pour devenir un bon « trader » est de penser que le « trading » est facile et qu’il est possible de se lancer sans de bonnes connaissances. Grâce à l’avènement des plateformes d’accès direct et du courtage en ligne, devenir un négociant actif est devenu de plus en plus facile. Ainsi, monnayant seulement quelques dollars par transactions, un néophyte peut se lancer en bourse par lui-même avec quelques connaissances de base et investir ses précieux dollars. Ainsi, cette facilité d’accessibilité encourage l’individu sans expériences et connaissance à s’improviser « trader ». Bien souvent, malheureusement, cela créer une mauvaise image de l’investissement boursier, car ces supposés négociants actifs perdent davantage qu’ils gagnent. De ce fait, puisque ce ne sont pas la majorité des investisseurs boursiers qui possèdent un baccalauréat en finance, une formation de base est de mise. Plusieurs notions, telles que la gestion de risque, la sélection de bons titres et la gestion de profit et de perte sont des notions complexes qui nécessitent une maîtrise complète pour devenir un investisseur profitable. De plus, l’éducation, bien que possiblement considéré comme dispendieuse vous permettra également de devenir profitable plus rapidement. En bref, particulièrement dans les marchés volatils où nous vivons, des connaissances de qualité sont une nécessité pour affronter les nombreux soubresauts de la Bourse. Finalement, une autre erreur à ne pas faire est être trop confiant. Parfois, avec le temps et l’expérience, nous sommes tentés de « tourner les coins ronds » et de ne pas respecter notre plan de match à la lettre. En effet, plusieurs « traders » d’expérience se font avoir en pensant ne plus avoir besoin d’être aussi assidue qu’au départ. Cette façon de penser vous ramènera assez rapidement sur terre et sera couronnée de perte. De plus, la remise en question est un élément fondamental lorsque l’on est « trader ». Comme j’aime dire : « la Bourse est le plus grand vecteur d’humilité », puisque c’est lorsque l’on se croit invincible que nous commençons à occasionner des pertes. En effet, cela est vrai, particulièrement dans une structure de marché incertaine comme celle que nous vivons actuellement. Si, en tant que négociants actifs, nous ne remettons jamais en question notre stratégie dans le but de l’optimiser, un jour, elle ne sera plus adaptée à la structure de marché. [1] https://www.interactivebrokers.com/fr/home.php [2] https://www.thinkorswim.com/t/index.html [3] https://www.investopedia.com/ [4] https://www.barchart.com/ [5] https://www.investing.com/ Source : J.P. Morgan misses profit expectations for the first time in 15 quarters, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/14/jp-morgan-is-set-to-report-fourth-quarter-earnings--heres-what-the-street-expects.html GAMING STOCKS,Site internet de Wall Street Survivor, [en ligne],  https://www.wallstreetsurvivor.com/find-stocks/interest/games-stocks 2 Stocks That Could Double Your Money, Site internet de The Motley Fool, [en ligne],  https://www.fool.com/investing/2019/01/13/2-stocks-that-could-double-your-money.aspx Dimon says JP Morgan ‘won’t be stupid’ with loans as end of business cycle nears, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/15/dimon-says-jpmorgan-wont-be-stupid-with-loans-as-end-of-cycle-nears.html Goldman Sachs shares surge after fourth-quarter profit tops expectations, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/15/goldman-sachs-earnings-q4-2018.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Prévision pour 2019 Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Prévision pour 2019 Lors du dernier billet, j’évoquais que l’année 2018 en avait été une mouvementée. Cependant, qu’en sera-t-il de 2019? Est-ce que le futur est garant du passé? C’est ce que nous allons découvrir dans ce présent Billet Boursier DTC. Tout d’abord, l’année 2018 fut parsemée de guerres de tarifs de M. Donald Trump, de ralentissements économiques mondiaux, de difficultés des entreprises à atteindre les objectifs des analystes, d’entreprises qui révisent leurs résultats financiers à venir à la baisse, de scandales liés à la vie privée et la hausse des taux d’intérêt. Ainsi, pour obtenir une année positive, elle devrait être constituée de stabilité, de croissance et d’aucunes ou peu d’incertitude. De ce fait, débutons avec la guerre des tarifs de M. Trump. Tout d’abord, en date du 9 janvier, les discussions avec la Chine semblent bien se dérouler. D’ailleurs, certains acteurs du milieu, dont CNBC, parlent d’un imminent règlement. Cela pourrait propulser les marchés américains vers le haut pour une courte période. En revanche, M. Trump étant ce qu’il est, un retour d’autres guerres économiques pourrait bien survenir, particulièrement dans un contexte où il a perdu du pouvoir au sein de son gouvernement. De plus, il est important de garder à l’esprit que de nombreux tarifs, entre autres avec l’Europe sont encore en place et ont un impact direct sur les entreprises américaines. Un exemple marquant de l’impact des tarifs sur des entreprises américaines est Apple (NASDAQ : AAPL). L’entreprise œuvrant dans le domaine des technologies à récemment du réduire les prévisions de l’entreprise en matière de ventes, accusant la baisse des ventes en Chine et la guerre commerciale qui a fait monter les droits de douane au cours des derniers mois sur des centaines de produits vendus aux États-Unis et en Asie. Cette nouvelle avait d’ailleurs fait chuter le titre de près de 10%. Ensuite, un autre élément fondamental de 2019 est à savoir si oui ou non la Réserve fédérale américaine augmentera son taux directeur ou non, et cela, à combien de reprises. En effet, tel que vu en 2018, une hausse du taux directeur pourrait avoir un effet dévastateur sur les marchés. Ainsi, si la réserve fédérale conserve ses trois hausses prévues, cela pourrait engendrer beaucoup de volatilité. Puis, il ne faut pas oublier les incertitudes mondiales qui n’ont pas encore été résolues tel que le fameux « Brexit », qui d’ailleurs, prend place dans un contexte où, selon Bloomberg, la productivité du Royaume-Uni progresse au rythme le plus lent enregistré depuis deux ans entre juillet et septembre. Pour mettre en contexte, il faut cinq jours à un ouvrier britannique pour produire ce qu’un ouvrier français fabrique en moins de quatre. Ainsi, il est à craindre qu'en quittant l'Union européenne, la Grande-Bretagne ne prenne davantage de retard en privant l'économie d'innovations et d'investissements étrangers propres à accroître la productivité. Ensuite, en ce qui concerne l’économie chinoise, le président, Xi Jinping, tente de relancer son économie en annonçant une réduction d'impôt annuelle de 29 milliards de dollars pour les petites entreprises. Considérant un règlement avec les États-Unis, cela pourrait redonner un second souffle à l’économie chinoise qui en a bien besoin. En effet, l’Académie chinoise des sciences sociales, un groupe de réflexion dirigé par le gouvernement, a récemment réduit ses prévisions de croissance de l’économie chinoise de 6,5% à 6.3% cette année. Bien que cela semble représenter une mince baisse, cela signifie une baisse importante des dépenses de consommation lorsque réparti sur les 1,4 milliard d’habitants que compte le pays. En somme, considérant tout ce qu’il reste à faire pour ramener l’harmonie au sein de Wall Street, il serait bien surprenant que l’année 2019 en soi une couronné de stabilité. Que ce soit par les fresques de M. Trump, une autre guerre commerciale, la hausse des taux d’intérêt ou l’incertitude mondiale, je suis convaincu que la volatilité sera encore au rendez-vous en 2019. L’impact du discours de Trump sur les marchés Mardi soir, M. Trump a donné un discours sur la sécurité nationale. Ainsi, plusieurs acteurs de Wall Street visionnaient cela avec intérêt, en attente d’une mention sur les négociations avec la Chine ou d’un commentaire sur la fermeture du gouvernement américain. Cependant, M. Trump s’en ai tenu à une courte allocution portant sur la défense nationale. De plus, même si, à la suite du discours, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi et le chef de la minorité du Sénat, Charles Schumer, ont présenté une allocution demandant plus amples renseignements sur la fermeture du gouvernement, M.Trump a ignoré leur requête. Ainsi, puisque le discours de M.Trump n’a porté sur aucun enjeu préoccupant Wall Street, la hausse de mercredi est plutôt attribuable à de la positivité du côté des négociations entre la Chine et les États-Unis. Sears pourrait avoir une seconde chance Selon CNBC, le président de Sears, Eddie Lampert, a soumis une offre d'environ 5 milliards de dollars dans le cadre d'une dernière tentative de sauvetage de l’entreprise œuvrant dans la vente au détail. Cette dernière tentative intervient une journée à la suite de la première offre de 4,4 milliards de dollars qui a été rejetée par les actionnaires de l’entreprise. Ainsi, le principal objectif est de couvrir les dépenses administratives de Sears, puisque le cas contraire la rendrait « insolvable sur le plan administratif ». De cette manière, dans le cadre de cette nouvelle offre, Lampert assumerait les factures fiscales et les factures des fournisseurs engagées depuis la faillite de Sears en octobre. De plus, l’offre, de ESL investissement, le fond de M.Lampert, ne se fera pas sans frais. L’avocat chargé de la faillite de Sears, Ray Schrock, a révélé mardi lors d’une audience que le fond serait tenu de déposer un acompte de 120 millions de dollars avec son offre révisée, dont près de 18 millions de dollars non remboursables. En somme, toute offre devra être approuvée par le tribunal de la faillite lors d'une audience prévue pour le 31 janvier. Il ne faut pas oublier que dans le cas d’un règlement, cela permettrait de sauver 50 000 emplois actuellement à la charge de Sears.   Sources : Companies from Apple to Ford are flashing warning signs about the Chinese economy, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/03/us-companies-are-flashing-warning-signs-about-the-chinese-economy.html Euro-Area Unemployment Falls Below 8% for First Time in a Decade, Site internet de Bloomberg, [en ligne],  https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-01-09/euro-area-unemployment-falls-below-8-for-first-time-in-a-decade?srnd=economics-vp U.K. Productivity Puzzle Continues With Smallest Rise Since 2016, Site internet de Bloomberg, [en ligne],  https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-01-09/u-k-productivity-puzzle-continues-with-smallest-rise-since-2016?srnd=economics-vp China Announces $29 Billion Annual Tax Cut for Small Companies, Site internet de Bloomberg, [en ligne],  https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-01-09/china-announces-29-billion-annual-tax-cut-for-small-companies?srnd=economics-vp Dow posts 4-day winning streak as Fed meeting minutes confirm patience on rate hikes, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/09/stock-market-futures-higher-as-us-and-china-conclude-trade-talks.html Fed decision could be game changer for markets, Wells Fargo’s rate expert predicts, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/12/18/fed-decision-could-be-game-changer-for-markets-wells-fargo.html Donald Trump gives speech on border security, Democrats issue rebuttal, Site internet de Global News, [en ligne],  https://globalnews.ca/news/4827517/trump-speech-border-wall-shutdown/ Donald Trump's speech will make the shutdown worse, Site internet de CNN, [en ligne],  https://www.cnn.com/2019/01/07/politics/donald-trump-shutdown-address/index.html Trump’s Big Speech Won’t Matter, Site internet de Bloomberg, [en ligne],  https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2019-01-08/trump-s-big-speech-won-t-matter Trump, in first-ever prime time Oval Office address, laments 'crisis of the heart and a crisis of the soul' at border, Site internet de Fox News, [en ligne],  https://www.foxnews.com/politics/trump-in-first-ever-prime-time-oval-office-address-laments-human-cost-of-illegal-immigration-amid-border-wall-showdown Court gives Sears new life, allows Chairman Eddie Lampert another chance to save retailer, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2019/01/08/chairman-eddie-lampert-to-get-another-chance-to-save-sears-sources-say.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Pourquoi une formation en trading à Montréal est essentielle Dans un contexte où les marchés boursiers sont de plus en plus volatils, l’investisseur actif se doit d’avoir un minimum de connaissance. En effet, les trois plus importantes causes d’échec de l’investisseur autonome sont : les émotions, le manque de discipline et le choix de titre. Ces trois éléments peuvent être appris en formation. Ainsi, une formation adéquate permettra à l’investisseur de bien contrôler ses émotions en établissant un plan de match clair et précis, basé sur des éléments théoriques. De plus, la formation permettra de bien choisir son panier de titres, pour ainsi maximiser son rendement. De cette façon, votre « trading » ne pourra qu’être rentable à long terme. En ce qui a trait à l’emplacement, étant dans le même fuseau horaire que les bourses américaines et le centre financier francophone le plus près de New York, Montréal est un endroit de choix. De plus, selon le QS Best Student Cities 2016, Montréal est considérée comme la meilleure ville où étudier dans l’ensemble des Amériques. Finalement, Montréal compte plusieurs excellentes firmes d’enseignement sur le trading, dont en autre la référence en formation à Montréal, DayTrader Canada.   Si vous souhaitez plus d'informations à ce sujet, contactez notre équipe d'experts.   Sources: Is self-directed investing right for you?, site internet du Globe and Mail,[en ligne] https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/is-self-directed-investing-right-for-you/article20555144/ Why are Individual Investors so Bad at Investing? site internet d’innovative wealth,[en ligne] http://www.innovativewealth.com/wall-street-wisdom/individual-investors-bad-investing/   Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Comment acheter des actions : 3 conseils d’expert En premier lieu, pour acheter des actions, il vous faut un courtier. Il existe plusieurs types de courtiers. Tout d’abord, il existe le courtier appelé le courtier plein exercice. Ce type de courtier est un courtier qui offre des conseils financiers directement pas téléphone ou en personne. Cependant, ce type de courtier est le plus dispendieux, car il offre des conseils d’investissements. Ensuite, il y a le courtier à escompte. Ce type de courtier permet de transiger des actions, des obligations, des options, des parts de fonds communs ou autres valeurs mobilières directement en ligne. Ce courtier offre un bon compromis pour ceux qui débutent, car dans la majorité des cas, il est relativement facile d’utilisation et est relié directement à votre banque. En matière de frais, ce type de courtier offre en général des frais moyens, soit environ 10$ de la transaction. Des courtiers à escompte bien connu sont entre autres la plateforme Banque National Courtage en ligne et Disnat. Finalement, il existe les courtiers à accès direct. Ce type de courtier est, la plupart du temps, sous forme de logiciel. Il s’agit du type de courtage le plus performant, car il permet d’accéder directement aux marchés, sans passer par un intermédiaire. De plus, leurs frais sont minimes, certains offrent même des frais à partir de 1$ de la transaction. Des exemples de courtier à accès direct sont Interactive Brokers et Think or Swim.[1] En second lieu, il est important de connaître à quels endroits se transigent les actions. Il existe plusieurs bourses en Amérique du Nord. Aux États-Unis, les principales bourses sont le « New York Stock Exchange » (la bourse de New York) et la « National Association of Securities Dealers Automated Quotation System (NASDAQ) ». Ensuite, en ce qui concerne le Canada, il existe également plusieurs bourses. Les principales sont le « Toronto Stock Exchange » (Bourse de Toronto) , le « Canadian Securities Exchange » (Bourse des valeurs canadienne), le TSX Venture Exchange (Bourse de croissance TSX) et finalement, le Montréal Exchange(Bourse de Montréal).[2] En troisième lieu, il est très important de s’informer et de s’éduquer avant de se mettre à négocier en Bourse. En effet, selon une étude produite en 2013, par Dalbar[3], en comparaison au S&P 500, un indice boursier basé sur 500 grandes sociétés cotées sur les bourses américaines, ce dernier a produit un rendement de 11,11% sur 30 ans. L’investisseur autonome, lui, a produit un rendement de seulement 3,69%[4].  Une étude, cette fois produite par la firme de gestion de patrimoine Innovative wealth management[5], démontre que le réel problème de l’investisseur autonome est sa manière d’investir. En effet, l’investisseur moyen manque de connaissance : il investit avec ses émotions, ne sait pas choisir les bons titres et finalement, il manque de discipline. Ainsi, ce sont trois éléments qui pourraient être corrigés grâce à l’éducation.   Si vous souhaitez plus d'informations à ce sujet, contactez notre équipe d'experts.   Sources: [1] Manuel de cours du cours Action Investisseur Actif de DayTrader Canada [2] List of stock exchanges in the Americas, Site internet de Wikipedia , [En ligne],https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_stock_exchanges_in_the_Americas [3] ]Quantitative Analysis of Investor Behavior, site internet de dalbar,[en ligne] http://kyestates.com/wp-content/uploads/2015/02/DALBAR-QAIB-2014.pdf [4] Why are Individual Investors so Bad at Investing? site internet d’innovative wealth,[en ligne] http://www.innovativewealth.com/wall-street-wisdom/individual-investors-bad-investing/ [5] Why are Individual Investors so Bad at Investing? site internet d’innovative wealth,[en ligne] http://www.innovativewealth.com/wall-street-wisdom/individual-investors-bad-investing/   Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### 3 astuces pour mieux comprendre la Bourse Pour plusieurs, les marchés boursiers sont un environnement hostile où règnent requins de la finance et incompréhension. Pourtant, les marchés boursiers ne sont pas seulement pour les professionnels. En effet, pour bien comprendre la Bourse, il est nécessaire de savoir à quoi elle sert en premier lieu. Ainsi, la Bourse a comme utilité d’aider les entreprises et les états à se financer. De cette façon, la bourse joue un rôle primordial dans l’économie moderne. D’une part, par l’émission d’actions, les entreprises y trouvent une partie des capitaux nécessaires pour financer leur expansion. D’une autre part, par l’émission d’obligations, les États et les entreprises y financent leur dette. Enfin, pour les investisseurs, la bourse sert d’instrument de placement en leur permettant de devenir les associés des plus grandes entreprises de la planète par l’achat d’actions. De plus, elle permet aussi de devenir les créanciers de ces sociétés ainsi que de l’état en achetant des obligations. Cela, bien sûr, en leur offrant un rendement sur leur capital. En second lieu, maintenant qu’il est clair à quoi sert la Bourse, pourquoi une entreprise émettrait des actions pour se financer alors qu’elle peut emprunter ce capital à une banque? En fait, en matière de financement, pour une entreprise de grande taille, il existe trois principales solutions. Tout d’abord, l’autofinancement, soit puiser dans ses liquidités pour se financer. Cette solution peut être très avantageuse, car les propriétaires conservent la totalité de leur pouvoir et ne s’endettent pas. Cependant, cela demande beaucoup de capital de côté, ce que plusieurs entreprises n’ont pas. Ensuite, il existe l’emprunt auprès d’une banque. En revanche, cela demande de payer des intérêts et oblige l’entreprise à rembourser le prêt après un certain temps. Finalement, l’émission d’actions en bourse. Cette méthode consiste en la mise en vente d’une partie de l’entreprise. Elle peut être très avantageuse, car l’entreprise ne se doit pas de rembourser à quiconque son achat d’action. Cependant, l’inconvénient est que le contrôle des propriétaires sur l’entreprise est affaibli. En troisième lieu, pour bien comprendre la bourse, il est important de savoir que le cours de chaque action sur les marchés est basé sur le principe de l’offre et de la demande. Ainsi, aucun individu ne décide du prix de l’action de façon arbitraire. Le prix est décidé par les acheteurs et les vendeurs. De cette façon, lorsque le nombre d’acheteurs est plus important que le nombre de vendeurs, le titre monte et lorsque le nombre de vendeurs est plus important que le nombre d’acheteurs, le titre chute. Si vous souhaitez plus d'informations à ce sujet, contactez notre équipe d'experts. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Initiation à la bourse, par où commencer? D’un point de vue rationnel, investir en Bourse est facile. En effet, il n’est pas bien complexe d’acheter ou vendre des actions. En revanche là où tout se gâte est lorsque l’on souhaite devenir profitable et générer un rendement positif de nos investissements. Tel que j’ai déjà expliqué dans l’un de mes billets précédents la grande majorité des investisseurs autonomes échoue. Alors, la véritable question est : par où commencer pour générer un rendement positif à partir de mes placements boursiers? Dans un premier temps, il vous faut du capital à investir. De ce fait, plusieurs pensent qu’il est nécessaire d’avoir un important capital de départ pour commencer à investir. Ceci est totalement faux, plusieurs courtiers acceptent des montants minimums assez bas. Par exemple, en ce qui concerne les courtiers en ligne tels que Disnat ou Banque Nationale Courtage directs, ils demandent en général de 0$ à 1000$ pour ouvrir un compte. D’ailleurs, ce montant minimal est comparable chez le courtier à accès direct Interactive Brokers, il demande également un minimum de 1000$. Cependant, il ne s’agit pas de la norme, car la plateforme spécialisée pour les options thinkorswim demande 2000$. En bref, il est important de s’informer auprès du courtier que vous choisirez. Cependant, le montant minimal dépasse rarement les 10 000$. Ensuite une excellente manière de se familiariser avec la négociation active est de débuter en transigeant des fonds négociés en Bourse, communément appelés des FNB. Ces fonds sont des copies exactes d’indices, par exemple le SPY qui représente le S&P500 sur les marchés américains. L’avantage de ces fonds est qu’ils sont extrêmement liquides et permettent de transiger des secteurs sans avoir à faire une recherche exhaustive de titre. De plus, leurs frais de gestions sont énormément réduits en comparaison à des fonds communs de placement. D’ailleurs de nombreux courtiers offrent de transiger les fonds négociés en bourse sans commission. Finalement, un dernier élément fondamental est l’éducation. En effet, même si l’accès aux Bourses est facile, la compréhension des Bourses est plus complexe. Ainsi, les trois plus importantes causes d’échec de l’investisseur autonome sont : les émotions, le manque de discipline et le choix de titre. Ces trois éléments peuvent être appris en formation. Ainsi, une formation adéquate permettra à l’investisseur de bien contrôler ses émotions en établissant un plan de match clair et précis, basé sur des éléments théoriques. De plus, la formation permettra de bien choisir son panier de titres, pour ainsi maximiser son rendement.[1] Si vous souhaitez plus d'informations à ce sujet, contactez notre équipe d'experts. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Tout savoir sur le trading pour maximiser ses profits Tout d’abord, il est important de savoir que tout savoir sur la négociation active prend du temps. En effet, bien qu’aujourd’hui le trading soit accessible à tous, maitriser et tout savoir à son sujet nécessite beaucoup de temps et d’énergie. Nul ne devient expert « trader » du jour au lendemain. Ainsi, la clé pour tout savoir sur le trading, même après une excellente formation est le temps. De ce fait, à la suite d’une formation complète telle que le cours « Action négociateur et investisseur actif 5 jours »[1], il est important de se pratiquer, et cela jusqu’à atteindre la profitabilité d’une façon constante en simulateur. Ces simulateurs peuvent provenir, soit de votre plateforme de négociation active, donc par exemple d’Interactive Brokers ou de thinkorswim, ou de logiciel ou site internet externes, par exemple celui d’investopedia. Ensuite, après avoir pratiqué et atteint la profitabilité en simulation, il est recommandé de débuter seulement avec une faible portion de votre compte de courtage. Ainsi, vous pourrez expérimenter ce qu’est de négocier avec « du vrai capital », puisque l’émotion n’est pas la même. De plus, dans le même ordre d’idée il est primordial de s’imposer une solide gestion des pertes en capital. Ce que DayTrader Canada recommande est affiché dans le tableau ci-dessous : Niveau de connaissance Perte sur équité en 5 jours Perte sur équité en 20 jours* Novice 1% 2% Intermédiaire 1.5% 3% Avancé 2% 4% *Ces pourcentages incluent les pertes en % des périodes de 5 jours Alors, lorsque l’on atteint les pourcentages ci-haut, dans le cas de la colonne « perte sur équité en 5 jours », nous devons arrêter de transiger pendant 5 jours ouvrables et trouver les raisons de ces pertes. Dans le cas de la colonne « Perte sur équité en 20 jours », nous appliquons la même règle, mais pour 20 jours ouvrables. Finalement, le dernier atout essentiel pour maximiser son profit est l’analyse de ses transactions. En effet, même si vous êtes un négociant profitable, il y a toujours un moyen de maximiser ses transactions et continuer à apprendre. Ainsi, l’analyse de vos transactions vous permettra de bien comprendre où vous faites vos erreurs et devenir de plus en plus profitable avec le temps. En somme, la négociation active est un apprentissage de longue haleine qui nécessite beaucoup de persévérance. Malheureusement, il n’y a pas de raccourcis. Si vous souhaitez plus d'informations à ce sujet, contactez notre équipe d'experts. Sources: [1] https://www.daytradercanada.com/formations-marches-boursiers/actions-negociateur-investisseur-actif-5-jours/ Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### 3 avantages de suivre une formation en « swing trading » Tout d’abord, qu’est-ce que le « swing trading » ? Ainsi, le négociant actif est un type d’investisseur qui favorise une approche « multi séance », donc qui n’a pas nécessairement le temps de gérer ses positions en direct sur les marchés, mais qui, grâce à une gestion préalable serrer est en mesure de tout de même négocier activement. Son horizon d’investissement va de quelques jours à quelques semaines. Toutefois, pour devenir un négociant actif profitable, cela nécessite plus de connaissances que l’on pourrait le penser. En effet, un négociant actif doit être en mesure de se faire un plan de match bien établi et solide pour que ses positions se gèrent sans son intervention pendant le jour. D’une part, le premier avantage de suivre une bonne formation en « swing trading » est d’être en mesure de se créer un plan solide. Habituellement, cela est composé minimalement de 4 choses. Tout d’abord, déterminer la taille de sa position. Ensuite, un point d’entrée, avec une explication de ce point d’entrée, un arrêt sur perte et finalement, un arrêt sur profit. Ainsi, une formation de qualité vous serez en mesure d’apprendre à calculer la taille de position que vous pouvez vous permettre, et tous les points d’entrée et de sorti nécessaire. D’une seconde part, une formation en « swing trading » sera en mesure de vous apprendre à apprivoiser les plateformes transactionnelles qui permettent d’appliquer votre plan de match. En effet, toutes les plateformes transactionnelles ne sont pas égales, ainsi trouver la bonne plateforme et apprendre à bien s’en servir est essentiel au succès d’un négociant actif. Finalement, bien qu’apprendre à se faire un plan de match solide et appliquer son plan de match est fondamental, tout cela ne sert à rien sans le bon titre. Pour cette raison, la dernière cause pourquoi il est essentiel de suivre une formation en « swing trading » est qu’elle vous permettra de bien identifier les bons titres à transiger. De cette façon, votre plan de match et votre exécution seront optimisés. Si vous souhaitez plus d'informations à ce sujet, contactez notre équipe d'experts. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### Formation en bourse: quel programme suivre pour réussir ? Vous souhaitez atteindre la liberté financière? Cela est tout à fait possible! Mais par où commencer? Une bonne formation est selon moi une bonne base sur laquelle croître. Elle vous permettra d’assimiler des notions qui, par vous-même, vous auraient pris plusieurs années à comprendre et apprendre. Ainsi, plusieurs programmes existent pour réaliser cela. Que vous soyez néophyte ou un « trader » expérimenté, DayTrader Canada offre trois programmes de cours pour répondre à vos besoins. Le programme action offre le cours de base action investisseur actif d’une journée, le cours Formation avancée Action Négociateur & Investisseur actif (5 jours) ainsi qu’un cours sur l’utilisation de la plateforme Interactive Brokers. Ce programme est destiné à tout investisseur qui désire devenir investisseur actif ou investissement autonome. Ce programme enseigne l’art de négocier activement les titres boursiers (actions et fonds négociés en bourse). De plus, il contient autant d’analyse graphique, que d’analyse fondamentale, et cela autant pour de la négociation intra séance que multi séance. Aussi, le cours portant sur la plateforme d’accès direct Interactive Brokers vous permettra d’apprendre à économiser sur les frais de transactions. Bref, il s’agit d’un programme essentiel pour tout investisseur désirant s’aventurer dans la jungle boursière avec des actions. Ensuite, pour pousser vos connaissances un peu plus loin, DayTrader Canada offre un programme de formation portant sur les options sur titres. Ce programme comprend en premier lieu les cours Actions Investisseur actif 1 jour ainsi que le cours sur l’utilisation de la plateforme Interactive Brokers et en second lieu le cours Options Négociateur & Investisseur actif + (3 jours) qui est un programme accrédité de formation avancé sur l’analyse et la négociation d’options sur titres. Ainsi, ce programme est idéal pour l’investisseur expérimenté avec les actions, mais qui désire se doter d’outils supplémentaires, autant pour protéger ses investissements, que maximiser son rendement. D’ailleurs en période de turbulence boursière telle que nous vivons actuellement, les options vous permettent de protéger vos gains, sans avoir à vendre, et de produire n’énormes rendements. Aussi, elles permettent de réaliser un profit dans un marché baissier, et ce, même dans un compte enregistré. De plus, nous offrons également un programme complet qui comporte tous les cours énumérés ci-haut, donc action et option. Ce programme s’adresse à tout investisseur désirant passer au second niveau en termes de connaissance. Il s’agit du programme ultime pour l’investisseur actif. De plus, il est important de noter que nous nos cours sont modulables. Finalement, bien que la théorie soit fondamentale, il est important d’apprendre à l’appliquer. Ainsi, DayTrader Canada offre différents programmes d’accompagnement qui comprennent notamment des séances d’analyse de soir hors marché et des séances de négociation en direct, pour vous permettre non seulement de répondre à vos questions, mais aussi de voir ce que nos négociants font en direct. L’accompagnement à la suite des cours est primordial à la bonne compréhension de la matière et à l’application des connaissances apprises en cours. De plus, cela vous permettra d’être profitable encore plus rapidement! Si vous souhaitez plus d'informations à ce sujet, contactez notre équipe d'experts. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada ### L’année 2018 en aura été une négative Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada L’année 2018 en aura été une négative 2018 aura été une année pleine de rebondissements pour les marchés boursiers. En effet, que ce soit la montagne russe du début d’année qui a surpris tout le monde, la hausse du milieu d’année et la chute qui a mené le S&P500 en territoire de marché baissier en fin d’année, les amateurs de volatilités ont été servis en 2018. En termes de chiffre, le S&P500 avait fini l’année 2017 à 2673.61 et termine l’année 2018 à 2506.85 ce qui représente une chute de 6.24% en comparaison à 2017 et une chute de 14.76% de son sommet de 2940.91. Cette grande volatilité est principalement attribuable à l’incertitude crée par les guerres de tarifs de M. Donald Trump, le ralentissement économique mondiale, la difficulté des entreprises à atteindre les objectifs des analystes, les entreprises qui révisent leurs résultats financiers à venir à la baisse, les scandales liés à la vie privée et la hausse des taux d’intérêt. De plus, il ne faut pas oublier que la majorité des pertes se sont faites en fin d’année. Les indices ont tous chuté d'au moins 8,7% pour le mois. Le Dow et le S&P 500 ont également enregistré leur pire performance en décembre depuis 1931 et leur plus forte perte mensuelle depuis février 2009. En somme, l’année 2019 sera prometteuse, car plusieurs éléments causant la volatilité de 2018 ne sont non seulement pas réglés, mais se sont aggravés. Ainsi, nous pourrions assister à une continuation de cette conjoncture. Formation en bourse: quel programme suivre pour accomplir vos résolutions financières ? 2019 est l’année où vous souhaitez atteindre la liberté financière? Cela est tout à fait possible! Mais par où commencer? Une bonne formation est selon moi une bonne base sur laquelle croître. Elle vous permettra d’assimiler des notions qui, par vous-même, vous auraient pris plusieurs années à comprendre et apprendre. Ainsi, plusieurs programmes existent pour réaliser cela. Que vous soyez néophyte ou un « trader » expérimenté, DayTrader Canada offre trois programmes de cours pour répondre à vos besoins. Le programme action offre le cours de base action investisseur actif d’une journée, le cours Formation avancée Action Négociateur & Investisseur actif (5 jours) ainsi qu’un cours sur l’utilisation de la plateforme Interactive Brokers. Ce programme est destiné à tout investisseur qui désire devenir investisseur actif ou investissement autonome. Ce programme enseigne l’art de négocier activement les titres boursiers (actions et fonds négociés en bourse). De plus, il contient autant d’analyse graphique, que d’analyse fondamentale, et cela autant pour de la négociation intra séance que multi séance. Aussi, le cours portant sur la plateforme d’accès direct Interactive Brokers vous permettra d’apprendre à économiser sur les frais de transactions. Bref, il s’agit d’un programme essentiel pour tout investisseur désirant s’aventurer dans la jungle boursière avec des actions. Ensuite, pour pousser vos connaissances un peu plus loin, DayTrader Canada offre un programme de formation portant sur les options sur titres. Ce programme comprend en premier lieu les cours Actions Investisseur actif 1 jour ainsi que le cours sur l’utilisation de la plateforme Interactive Brokers et en second lieu le cours Options Négociateur & Investisseur actif + (3 jours) qui est un programme accrédité de formation avancé sur l’analyse et la négociation d’options sur titres. Ainsi, ce programme est idéal pour l’investisseur expérimenté avec les actions, mais qui désire se doter d’outils supplémentaires, autant pour protéger ses investissements, que maximiser son rendement. D’ailleurs en période de turbulence boursière telle que nous vivons actuellement, les options vous permettent de protéger vos gains, sans avoir à vendre, et de produire n’énormes rendements. Aussi, elles permettent de réaliser un profit dans un marché baissier, et ce, même dans un compte enregistré. De plus, nous offrons également un programme complet qui comporte tous les cours énumérés ci-haut, donc action et option. Ce programme s’adresse à tout investisseur désirant passer au second niveau en termes de connaissance. Il s’agit du programme ultime pour l’investisseur actif. De plus, il est important de noter que nous nos cours sont modulables. Finalement, bien que la théorie soit fondamentale, il est important d’apprendre à l’appliquer. Ainsi, DayTrader Canada offre différents programmes d’accompagnement qui comprennent notamment des séances d’analyse de soir hors marché et des séances de négociation en direct, pour vous permettre non seulement de répondre à vos questions, mais aussi de voir ce que nos négociants font en direct. L’accompagnement à la suite des cours est primordial à la bonne compréhension de la matière et à l’application des connaissances apprises en cours. De plus, cela vous permettra d’être profitable encore plus rapidement! Remerciement à tous nos membres En cette nouvelle année, je souhaitais en mon nom personnel et au nom de DayTrader Canada, remercier toutes les lectrices et tous les lecteurs de ce billet. Ma motivation première est vous offrir du contenu de qualité pour vous informer et vous offrir un point de vue externe sur de nombreux enjeux en lien avec les marchés boursiers. Chaque semaine, nous suivons l’actualité boursière pour vous, dans le but de vous offrir notre point de vue et d’analyser de nombreux phénomènes. Que ce soit les frasques de M.Trump et M.Musk, l’entrée en bourse des entreprises du secteur du cannabis, l’historique des géants de notre époque ou encore des faits insolites, l’année 2018 en fut une très mouvementée. Finalement, en ce qui concerne le futur, soit l’année 2019, je suis convaincu que M.Trump saura encore nous divertir et nous offrir de nombreuses opportunités. De plus, avec l’incertitude mondiale croissante, autant d’un point de vue politique qu’économique, l’année 2019, sera, selon moi, également rempli de rebondissement. Bien sûr, je serai toujours là pour commenter ces événements avec autant de passion. En somme, nous désirons vous souhaiter une excellente année 2019, que cette nouvelle année vous apporte la réussite, la santé et la prospérité que vous méritez.   Sources : https://www.daytradercanada.com/programmes-de-formation/ US stocks post worst year in a decade as the S&P 500 falls more than 6% in 2018, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/12/31/stock-market-wall-street-stocks-eye-us-china-trade-talks.html An End-Of-The Year Review For Stocks I've Written About In 2018, Site internet de Seeking Alpha, [en ligne],https://seekingalpha.com/article/4230764-end-year-review-stocks-written-2018 Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La confiance des investisseurs de plus en plus en baisse Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada La confiance des investisseurs de plus en plus en baisse Mercredi, la populaire chaîne d’information CNBC sortait, avant la divulgation du taux directeur de la Réserve fédérale américaine, un sondage sur la confiance des marchés américains. Les résultats furent sans équivoque, la confiance envers la solidité des marchés américaine s’effrite. Ainsi, selon les experts de CNBC, les chances de récession au cours des 12 prochains mois ont grimpé à 23%! En effet, les répondants, qui sont constitués en majorité d’économistes, de gestionnaires de portefeuilles et de stratèges, ont fortement accru les chances de récession l'année prochaine, entre autres, en raison de la gestion de l’économie par le président, M. Donald Trump. De plus, ils ont réduit leurs perspectives de croissance économique. Maintenant, qu’en est-il de l’opinion de la Réserve fédérale américaine? Jerome Powell a réitéré son désir de continuer à augmenter de façon progressive la fourchette cible du taux directeur. Selon M. Powell, ces futures hausses seront justifiées par une expansion soutenue de l'activité économique, des conditions favorables du marché du travail et une inflation proche de l'objectif qui est de 2%. La seule différence par rapport aux intentions de la réserve fédérale entre la déclaration post-réunion de novembre et celle d’aujourd’hui consistait à ajouter « certains » pour décrire la trajectoire des futurs mouvements de taux et à déclarer que les augmentations de taux « jugées » étaient appropriées alors que celles de novembre étaient « prévues ». Ainsi, on peut percevoir l’ajout d’une certaine nuance dans les propos de M. Powell, malgré son désir clair de continuer à augmenter le taux directeur américain. Le pétrole en prend encore pour son rhume! Le prix du pétrole a plongé mardi de 7% à son plus bas niveau depuis plus de 15 mois, alors que les États-Unis et la Russie continuent de produire à des niveaux records. En effet, certains observateurs du marché estiment que les signes d’un ralentissement de la croissance mondiale font maintenant baisser le prix du pétrole. Ainsi, Paul Sankey, analyste principal du secteur pétrolier pour la firme Mizuho, a déclaré que les prévisions de l’OPEP selon lesquelles la demande de pétrole augmenterait de 1,3 million de barils par jour l’année prochaine pourraient être trop élevées. Il a d’ailleurs affirmé : « Le pétrole est faible parce que de nombreux signaux de demande clignotent en rouge, et la réduction de l’offre n’aura pas d’importance si le creux de la demande tombe hors de la demande »[1]. Ainsi, toujours selon M. Sankey, alors que les révisions à la baisse du PIB mondial continuent, le risque de récession augmente et cela risque d’entraîner une baisse du pétrole basée sur les inquiétudes relatives à la demande. En somme, le prix du pétrole pourrait également être influencé par des circonstances politiques comme certains « tweets » du président américain, donc beaucoup de volatilité s’annonce dans ce produit. [1] Traduction libre 3 avantages de suivre une formation en « swing trading » Tout d’abord, qu’est-ce que le « swing trading » ? Ainsi, le négociant actif est un type d’investisseur qui favorise une approche « multi séance », donc qui n’a pas nécessairement le temps de gérer ses positions en direct sur les marchés, mais qui, grâce à une gestion préalable serrer est en mesure de tout de même négocier activement. Son horizon d’investissement va de quelques jours à quelques semaines. Toutefois, pour devenir un négociant actif profitable, cela nécessite plus de connaissances que l’on pourrait le penser. En effet, un négociant actif doit être en mesure de se faire un plan de match bien établi et solide pour que ses positions se gèrent sans son intervention pendant le jour. D’une part, le premier avantage de suivre une bonne formation en « swing trading » est d’être en mesure de se créer un plan solide. Habituellement, cela est composé minimalement de 4 choses. Tout d’abord, déterminer la taille de sa position. Ensuite, un point d’entrée, avec une explication de ce point d’entrée, un arrêt sur perte et finalement, un arrêt sur profit. Ainsi, une formation de qualité vous serez en mesure d’apprendre à calculer la taille de position que vous pouvez vous permettre, et tous les points d’entrée et de sorti nécessaire. D’une seconde part, une formation en « swing trading » sera en mesure de vous apprendre à apprivoiser les plateformes transactionnelles qui permettent d’appliquer votre plan de match. En effet, toutes les plateformes transactionnelles ne sont pas égales, ainsi trouver la bonne plateforme et apprendre à bien s’en servir est essentiel au succès d’un négociant actif. Finalement, bien qu’apprendre à se faire un plan de match solide et appliquer son plan de match est fondamental, tout cela ne sert à rien sans le bon titre. Pour cette raison, la dernière cause pourquoi il est essentiel de suivre une formation en « swing trading » est qu’elle vous permettra de bien identifier les bons titres à transiger. De cette façon, votre plan de match et votre exécution seront optimisés.   Sources : US crude plunges 7.3% to $46.24, lowest settle since August 2017, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/12/18/oil-markets-us-crude-in-focus.html Chance of recession rises to the highest level of the Trump presidency: CNBC Fed Survey, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/12/18/cnbc-fed-survey-chance-of-recession-rises-to-23percent.html Swing Trading, Site Internet de Investopedia, [en ligne], https://www.investopedia.com/terms/s/swingtrading.asp Manuel de cours du cours Action Négociateur & Investisseur Actif + de DayTrader Canada 30-year Treasury yield falls under 3% after Fed decision, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/12/19/bond-market-treasury-yields-lower-ahead-of-fed-interest-rate-decision.html Fed hikes rate, lowers 2019 projection to 2 increases, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/12/19/fed-hikes-rates-by-a-quarter-point-.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le rallye du Père Noël à Wall Street Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Le rallye du Père Noël à Wall Street À la veille d’un possible marché baissier, la magie de Noël pourrait venir sauver Wall Street. En effet, un curieux phénomène s’est produit, depuis 1969, 34 sur les 45 derniers temps des fêtes. Il s’agit du « Santa Claus rally » ou du rallye du Père Noël. Ainsi, ce rallye du Père Noël se définit comme une hausse des marchés les cinq derniers jours de bourse de l'année et les deux premiers jours de bourse suivants le Nouvel An. Le rendement moyen cumulatif au cours de ces journées est en moyenne de 1,4%, et les rendements sont positifs tous les sept jours du rallye. Selon plusieurs acteurs du milieu, cet événement pourrait prendre forme cette année grâce aux réductions de taxes de M. Trump qui ajoutent des capitaux à investir en fin d’année, un sentiment général d’optimisme et de bonheur à Wall Street à la veille de Noël et l’investissement des primes de vacances en Bourse. Une autre théorie dit que de très gros investisseurs institutionnels, dont certains sont plus vendeurs à découvert et pessimistes, ont tendance à partir en vacances dans le temps des fêtes, laissant le marché aux plus petits investisseurs, qui, eux sont généralement plus acheteurs et optimistes. En revanche, historiquement, il est nécessaire d’être prudent après cette féérique période. En effet, au cours des deux dernières années, le marché a chuté de plus de 2% à la suite du temps des fêtes. De plus, il ne faut pas oublier que nous sommes toujours dans une période incertaine, donc s’il n’y a pas de reprise à la suite de ce rallye, cela peut être le signe d’un marché baissier à venir. Apple en guerre contre Qualcomm Dans le cadre de la guerre entre Apple (NASADAQ : AAPL) et Qualcomm (NASDAQ : QCOM) qui dure depuis des années concernant des copies de brevet, un tribunal de Chine a interdit l'importation et la vente de presque tous les modèles d'iPhone en Chine. Naturellement, Apple conteste déjà la portée de l'interdiction, affirmant que cela ne s'applique qu'aux iPhone fonctionnant sous un système d'exploitation plus ancien. Cette décision a fait perdre 2% aux actions de Apple lundi matin, pour revenir en territoire positif au courant de la journée, tandis que les actions de Qualcomm ont progressé de 3%. En somme, ce jugement radical du tribunal chinois pourrait ainsi forcer les deux parties à se rasseoir à la table des négociations, car ce verdict très défavorable pour Apple ne pourra pas durer. Ainsi, arriver à une solution mutuellement bénéfique permettrait aux deux sociétés de travailler ensemble sur une future technologie 5G, ce qui impliquerait un potentiel considérable pour Qualcomm. Wall Street sourit face aux négociations avec la Chine Cette semaine, les marchés américains ont vécu de beaux espoirs que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine cesse pour de bon. En effet, d’une part, plusieurs médias américains, dont le populaire Wall Street Journal ont affirmé que la Chine s’efforce d’accroître l’accès aux entreprises étrangères, dans le but d’apaiser les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine. Selon le rapport, ce nouveau plan remplacerait le plan national « Made in China 2025 », qui visait à faire de la Chine un chef de file dans des secteurs tels que les voitures à énergie propre et la robotique. D’une autre part, le président Donald Trump a déclaré mardi à Reuters qu'il interviendrait, si nécessaire, dans le dossier du ministère de la Justice contre la directrice des finances de Huawei Meng Wanzhou, dans le but de servir les intérêts de la sécurité nationale ou d'aider les pourparlers commerciaux entre les États-Unis et la Chine. Finalement, Trump a également déclaré mardi que les pourparlers entre Washington et Beijing étaient en cours et confirmé qu'il ne hausserait pas les droits de douane sur les importations en provenance de Chine tant qu'il ne serait pas sûr d'un accord commercial « compréhensif ». Cependant, malgré la présentation de ces avancées, Wall Street ne semble pas être convaincu de la fin de la guerre. Ainsi, malgré un « gap » haussier du S&P500 de 1.01% mardi matin sur le SPY (voir graphique ci-dessous), la journée fit un 180 degrés à 10h50, pour finir fortement baissière. De ce fait, la journée de mardi a terminé 1.04% plus basse que son ouverture. De plus, le même scénario se produit mercredi, le S&P500 vécut également un « gap » haussier de 0.8%, mais fini également plus bas de 0.27% de son ouverture. En somme, de cette façon, nous pouvons percevoir beaucoup d’incertitude de la part de Wall Street.   Sources : Get Ready for the Santa Claus Rally, Site internet de Barrons, [en ligne], https://www.barrons.com/articles/get-ready-for-the-santa-claus-rally-1513396429 Santa Claus Rally, Site internet d’investopedia, [en ligne] https://www.investopedia.com/terms/s/santaclauseffect.asp Santa Claus rally: updated stats and expectations, Site internet de Adam H Grimes, [en ligne],  https://adamhgrimes.com/santa-claus-rally-updated-stats-and-expectations/?fbclid=IwAR3vp8lCMHSnDCEHznwO6GE8xi_1fFP0m1gy5NZOhLfd7vnBOFSH3WBhaOw 2018: Bear Market or Santa Claus Rally?Site internet de Motley Fools, [en ligne],       https://www.fool.ca/2017/12/27/2018-bear-market-or-santa-claus-rally/ Huawei executive Meng Wanzhou released on bail in Canada, Site internet de BBC, [en ligne],https://www.bbc.com/news/amp/world-us-canada-46533406 Dow rises more than 150 points on trade-deal hopes, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/12/12/stock-markets-dow-cheered-by-trumps-upbeat-trade-war-comments.html Trade war hasn’t stopped Chinese companies from listing in the US: Nasdaq,Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/12/12/trade-war-chinese-companies-still-seeking-ipos-in-the-us-nasdaq-says.html What China's iPhone Ruling Means For Qualcomm And Apple, Site internet de Benzinga, [en ligne], https://www.benzinga.com/analyst-ratings/analyst-color/18/12/12832036/what-chinas-iphone-ruling-means-for-qualcomm-and-apple Apple recovers losses after Chinese court bans sale of most iPhones, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/12/10/apple-falls-after-qualcomm-injunction-in-china-bans-most-iphone-sales.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.   ### L’incertitude des relations USA-Chine crée une montagne russe boursière! Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada L’incertitude des relations USA-Chine crée une montagne russe boursière! Lors du dernier G-20, qui regroupe 20 des plus grandes puissances mondiales, tous les yeux étaient rivés sur la rencontre entre M. Donald Trump et M. Xi Jinping. En effet, les deux hommes devaient se rencontrer pour arriver à une entente sur la guerre commerciale qui fait rage entre les États-Unis et la Chine depuis déjà plusieurs mois. Ainsi, à la surprise générale, une trêve fut conclue à l’issue de cette rencontre. De cette façon, lundi, cette trêve propulsa l’indice du S&P500, le SPY, à la hausse de 1.32%. Cependant, Wall Street n’a pas cru longtemps en la viabilité de cette trêve. Ainsi, mardi matin, la dure réalité frappa et le SPY chuta de 3.24% entre la fermeture de lundi et celle de mardi. Il s’agissait de la cinquième fois cette année que le S&P500 avait des baisses de plus de 3%. Cette perte de crédibilité est entre autres due à l’intervention de M. Trump sur twitter, alors qu’il a réitéré son intention de conclure une entente, tout en rappelant qu’il était toujours « l’homme aux tarifs » et que rien ne l’empêchait de conserver ses tarifs. Aussi, l’incertitude été alimentée par l'arrestation de la directrice des finances de Huawei Meng Wanzhou, ainsi que par les présages d'une récession sur le marché obligataire et d'une chute abrupte du cours du pétrole. Finalement, jeudi, après un bas à 2621.53$, le S&P500 a fermé à 2695.95, une baisse de seulement 0.15% en comparaison à la fermeture de la veille. Microsoft dépasse Apple et devient l’entreprise avec la plus grande valeur en Bourse Cet été, nous avions écrit une série de billets boursiers intitulés : « le réveil du géant endormi » qui portait sur l’ascension de Microsoft (NASDAQ : MFST) comme plus grande capitalisation boursière aux États-Unis. Finalement, nos prévisions s’avérèrent fondées, car vendredi dernier, Microsoft Corporation a atteint la première place en matière de capitalisation boursière, dépassant maintenant Apple (NASDAQ : AAPL) qui a été malmené dans les dernières semaines. Cette ascension lente, mais constante de Microsoft s'explique par plusieurs raisons. Ainsi, plusieurs éléments remontent au début de 2014, lorsque la société a remplacé Steve Ballmer par Satya Nadella en tant que PDG. En effet, pendant le règne de Ballmer, les actions Microsoft furent majoritairement en phase de consolidation. En revanche, sous Nadella, qui a pris le pouvoir au début de 2014, l'action Microsoft surperforme toujours le S&P500. Ainsi, lundi, l'action de Microsoft était échangée au-dessus de 113 USD par action. Alors que le jour où M. Nadella est devenu PDG, elle clôturait à 36,35 $. L’évolution de l’action, telle que présentée dans le graphique ci-dessous, est marquante.   Tout savoir sur le trading pour maximiser ses profits  Tout d’abord, il est important de savoir que tout savoir sur la négociation active prend du temps. En effet, bien qu’aujourd’hui le trading soit accessible à tous, maitriser et tout savoir à son sujet nécessite beaucoup de temps et d’énergie. Nul ne devient expert « trader » du jour au lendemain. Ainsi, la clé pour tout savoir sur le trading, même après une excellente formation est le temps. De ce fait, à la suite d’une formation complète telle que le cours « Action négociateur et investisseur actif 5 jours »[1], il est important de se pratiquer, et cela jusqu’à atteindre la profitabilité d’une façon constante en simulateur. Ces simulateurs peuvent provenir, soit de votre plateforme de négociation active, donc par exemple d’Interactive Brokers ou de thinkorswim, ou de logiciel ou site internet externes, par exemple celui d’investopedia. Ensuite, après avoir pratiqué et atteint la profitabilité en simulation, il est recommandé de débuter seulement avec une faible portion de votre compte de courtage. Ainsi, vous pourrez expérimenter ce qu’est de négocier avec « du vrai capital », puisque l’émotion n’est pas la même. De plus, dans le même ordre d’idée il est primordial de s’imposer une solide gestion des pertes en capital. Ce que DayTrader Canada recommande est affiché dans le tableau ci-dessous : Niveau de connaissance Perte sur équité en 5 jours Perte sur équité en 20 jours* Novice 1% 2% Intermédiaire 1.5% 3% Avancé 2% 4% *Ces pourcentages incluent les pertes en % des périodes de 5 jours Alors, lorsque l’on atteint les pourcentages ci-haut, dans le cas de la colonne « perte sur équité en 5 jours », nous devons arrêter de transiger pendant 5 jours ouvrables et trouver les raisons de ces pertes. Dans le cas de la colonne « Perte sur équité en 20 jours », nous appliquons la même règle, mais pour 20 jours ouvrables. Finalement, le dernier atout essentiel pour maximiser son profit est l’analyse de ses transactions. En effet, même si vous êtes un négociant profitable, il y a toujours un moyen de maximiser ses transactions et continuer à apprendre. Ainsi, l’analyse de vos transactions vous permettra de bien comprendre où vous faites vos erreurs et devenir de plus en plus profitable avec le temps. En somme, la négociation active est un apprentissage de longue haleine qui nécessite beaucoup de persévérance. Malheureusement, il n’y a pas de raccourcis. [1] https://www.daytradercanada.com/formations-marches-boursiers/actions-negociateur-investisseur-actif-5-jours/    Sources : https://www.investopedia.com/simulator/ https://www.cnn.com/2018/12/06/investing/stock-market-today-dow-jones-huawei/index.html https://www.cnn.com/2018/12/05/tech/huawei-cfo-arrested-canada/index.html Yahoo Finance https://www.daytradercanada.com/billet-boursier/leveil-du-geant-endormi-parti-4-poursuite-expansion-et-changement-de-direction/ https://www.washingtonpost.com/business/economy/dow-extends-deep-losses-triggered-by-uncertainty-on-us-china-trade-deal/2018/12/06/4b946f8e-f95c-11e8-8c9a-860ce2a8148f_story.html?noredirect=on&utm_term=.2165632ffbfc https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-12-03/asian-stocks-set-for-muted-open-curve-flattens-markets-wrap https://www.cnbc.com/2018/12/03/microsoft-recovery-how-satya-nadella-did-it.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.   ### La fiscalité et le BTC Par Patric Saint-Onge, CPA, CA, LL.M.fisc., TEP, Conseiller en fiscalité La fiscalité des cryptomonnaies Malgré toute la couverture médiatique reçue par les cryptomonnaies au cours de la dernière année, nous constatons qu’il existe encore beaucoup de confusion quant à l’impact fiscal inhérent à l’achat et à la vente de tels biens. Par conséquent, ce texte abordera 3 questions à l’égard de telles transactions de manière à répondre aux mythes qui se sont répandus : À quel moment dois-je déclarer une transaction? S’agit-il d’un gain en capital lorsque je dispose d’une cryptomonnaie? Dois-je considérer d’autres éléments dans ma déclaration de revenus? À quel moment dois-je déclarer une transaction? Pour de nombreux contribuables, un impôt n’est payable sur les transactions de cryptomonnaies que lorsque celles-ci sont converties en argent. Cette impression est malheureusement erronée. Pour les autorités fiscales, toutes les transactions constituent une disposition de bien. Par exemple, si vous disposez le 2 octobre 2018 des Bitcoins pour acheter des Litecoin, le gain ou la perte sur cette transaction doit être ajouté à votre déclaration de revenus de 2018. À titre de parallèle, une transaction sur les titres boursiers donne un résultat similaire, à savoir si vous disposez d’actions de Microsoft pour acheter des titres d’Alphabets, vous ne pourrez reporter l’incidence fiscale au moment d’un retrait de votre compte de courtage, et c’est la raison pour laquelle vous recevez un feuillet T5008 en fin d’année. Qu’il s’agisse de cryptomonnaies ou d’autres types d’actifs, une disposition demeure imposable dans l’année où elle est réalisée, et ce même si vous n’avez pas reçu d’argent en contrepartie et que le titre est demeuré dans votre portefeuille. Gain en capital ou revenu d’entreprise? Au cours des formations que nous offrons à l’égard de cette question, nous faisons la liste des facteurs à considérer pour y répondre. Plus particulièrement, deux d’entre eux retiennent notre attention pour les transactions mettant en cause les cryptomonnaies, à savoir : Quelle était votre intention au moment d’acquérir les cryptomonnaies? Pouvez-vous générer un revenu sur ces biens (dividendes, intérêts, etc.)? Lorsqu’on discute de l’intention d’un contribuable au moment de l’acquisition d’un bien, les autorités fiscales tentent de cerner ses motivations : Avaient-ils l’intention de vendre le bien à la première occasion? Quel était l’horizon de temps pour cet investissement et le bien générera-t-il des revenus? Lorsqu’un contribuable a déjà des intentions de revendre un bien au moment de son acquisition sans considération pour d’autres facteurs, une telle transaction constitue une transaction de spéculation et le profit en résultant ne peut bénéficier du généreux traitement du gain en capital; le profit doit être ajouté en totalité sur la déclaration de revenus en tant que revenu d’entreprise. Selon la jurisprudence, lorsqu’aucun revenu ne peut être généré sur un actif, il est difficile d’invoquer qu’un gain en capital est en cause. En effet, pour qu’un gain en capital soit en cause, l’arbre doit donner des fruits. Les cryptomonnaies ne générant aucun revenu, le traitement fiscal est plus difficile à cerner. À notre avis, de nombreux contribuables auront acquis une cryptomonnaie avec une intention de spéculation sans expectative de générer un « fruit ». Dans ce cas, le profit réalisé sur de telles transactions est imposable en tant que revenu d’entreprise, faisant perdre le traitement fiscal du gain en capital de 50%. Pour les autres, il s’agira d’une question de fait. Autres éléments à considérer? L’anonymat que procurent les cryptomonnaies ne s’applique pas pour certains contribuables. En effet, si votre portefeuille n’est pas situé sur un serveur canadien ou auprès d’une société canadienne, vous êtes alors en présence d’un bien étranger. Lorsqu’un contribuable détient des biens étrangers, il doit produire le formulaire T1135. Sur celui-ci, vous devrez alors donner le détail des biens détenus à l’étranger et les revenus que vous avez inclus sur votre déclaration. Omettre de produire ce formulaire vous vaudra une pénalité de 2 500 $ par année. Dans certains cas, la pénalité sera plus élevée lorsque des actifs importants sont détenus à l’étranger. Il est par conséquent recommandé d’être prudent à cet égard, car l’encaissement d’une somme importante pourrait susciter l’intérêt des autorités fiscales pour votre dossier et des pénalités pourraient être calculées dans le cas d’omission. Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Amazon annonce des ventes record pour le vendredi fou et le « cyber lundi » Pour une nouvelle fois en 2018, le week-end qui débute par le vendredi fou et termine par le cyber lundi a encore produit des records de vente chez Amazon (NASDAQ : AMZN). En effet, le géant du web a annoncé que les clients d'Amazon dans le monde entier ont commandé pour plus de 18 millions de jouets et plus de 13 millions d'articles de mode lors du vendredi noir et du cyber lundi combiné. De plus, selon Jeff Wilke, président directeur général de Worldwide Consumer, « Le vendredi noir et le cyber lundi continu de battre des records sur Amazon, année après année, ce qui nous indique que les clients aiment acheter au rabais pour lancer la saison des achats des fêtes»[1]. En effet, toujours selon M.Wilke, de plus en plus d’individus achètent leurs cadeaux de Noël lors de ce weekend. De plus, une autre tendance se développe au sein du commerce en ligne. En effet, selon Adobe Analytics qui analyse les ventes de 80 des 100 plus grands détaillants en ligne, les achats faits sur appareils mobiles ont augmenté de 29.1% en 2017 à 33.5% en 2018, ce qui représente une hausse de 4.4% en seulement un an. Ainsi, l’une des causes du succès d’Amazon lors du dernier vendredi noir est la qualité de son application mobile. Finalement, en quelques chiffres : Le nouvel appareil Alexa Écho Dot fut le produit le plus vendu sur Amazon dans le monde, toutes catégories confondues, pendant le weekend de la Thanksgiving américaine. Whole Foods Market, propriété d’Amazon, a battu son record absolu de vente de dinde pendant la saison de la Thanksgiving. [1] Traduction libre Grosse restructuration chez GM Une grosse restructuration est en branle chez General Motors (NYSE :GM). En effet, autant du côté américain que canadien, l’entreprise prévoit fermer ses usines pour possiblement se délocaliser au Mexique, ou la main-d’œuvre y est moins cher. Ainsi, en ce qui concerne le Canada, l’usine de GM qui se situe à Oshawa fermera et 2500 travailleurs et travailleuses se retrouveront au chômage. En ce qui a trait aux États-Unis, le fabricant automobile prévoit fermer 4 usines totalisant 3800 travailleurs. Du côté de l’entreprise américaine, on explique cela par un désir d’optimiser ses opérations. La société a déclaré que la restructuration la rendrait plus efficace et permettrait d'économiser 6 milliards de dollars par an d'ici fin la fin de 2020. De cette façon, son plan de réduction de la production lui permettrait de reprendre la technologie sur tous ses véhicules et de réduire le temps et les employés nécessaires pour construire les voitures. Cette nouvelle fut bien mal prise par les gouvernements fédéraux des deux côtés de la frontière. Il ne faut pas oublier qu’il y a moins de 10 ans, l’entreprise était sur le bord de la faillite et les gouvernements américains et canadiens ont injecté respectivement 49.5[1] et environ 8.9[2] milliards de l’argent des contribuables pour la sauver. Du côté américain, M. Trump a affirmé par l’entremise de Twitter que si GM ferme toutes ses usines américaines, elle devrait rembourser aux contribuables américains les 11.3 milliards qu’ils ont perdus pour sortir de la faillite. Alors que du côté canadien, M. Trudeau a affirmé être déçu de GM et qu’il allait tout faire en son pouvoir pour aider les familles victimes de ce licenciement de masse. En somme, la décision semble est définitive du côté de General Motors.   Sources : Amazon (AMZN) Announces Record Holiday Shopping Weekend; Cyber Monday was Single Biggest Shopping Day in Company History, Site internet de Street Insider, [en ligne], https://www.streetinsider.com/Corporate+News/Amazon+%28AMZN%29+Announces+Record+Holiday+Shopping+Weekend%3B+Cyber+Monday+was+Single+Biggest+Shopping+Day+in+Company+History/14863335.html Amazon had its biggest day ever on Cyber Monday, Site internet de MarketWatch, [en ligne], https://www.marketwatch.com/story/amazon-had-its-biggest-day-ever-on-cyber-monday-2018-11-27 Amazon Says Cyber Monday Was the Biggest Shopping Day in Company History, Site internet de Bloomberg, [en ligne],https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-11-27/amazon-says-cyber-monday-biggest-shopping-day-in-company-history Black Friday pulled in a record $6.22 billion in online sales: Adobe Analytics, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/11/24/black-friday-pulled-in-a-record-6point22-billion-in-online-sales-adobe.html GM breaks from tradition with new, untested path under CEO Mary Barra, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/11/27/gm-breaks-from-tradition-with-new-untested-path-under-ceo-mary-barra.html Trump threatens to cut GM subsidies. Here's the real story, Site internet de CNN’ [en ligne], https://www.cnn.com/2018/11/27/business/gm-trump-subsidies/index.html GM: Trudeau doit s'allier à Trump, selon Unifor, Site internet de La Presse, [en ligne], https://www.lapresse.ca/affaires/economie/automobile/201811/27/01-5205797-gm-trudeau-doit-sallier-a-trump-selon-unifor.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_economie_4244253_section_POS1 [1] https://www.cnn.com/2018/11/27/business/gm-trump-subsidies/index.html [2] https://www.lapresse.ca/affaires/economie/201811/26/01-5205601-gm-ottawa-promet-daider-les-travailleurs-doshawa.php Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’effondrement des technos se poursuit Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada L’effondrement des technos se poursuit Le début de semaine a été dur pour les marchés boursiers. En effet, lundi et mardi, menés par les titres du domaine de la technologie tel que Apple (NASDAQ : AAPL) et Amazon (NASDAQ : AMZN) et par Target (NYSE : TGT), le S&P500 est maintenant en territoire négatif pour l’année. La baisse des entreprises du secteur technologique fut majeure : Facebook (NASDAQ : FB), Amazon (NASADAQ : AMZN), Apple (NASDAQ : AAPL), Netflix (NASADAQ : NFLX) et Alphabet (NASDAQ : GOOG) ont tous fermé mardi dernier en marché baissier, à la suite d’une baisse de plus de de 20% par rapport à leur sommet de 52 semaines. Cependant, il est important de noter que la journée de mercredi fut beaucoup plus clémente pour le NASDAQ et son FNB le QQQ, qui a rebondi de 0.76%. Ces importantes baisses sont dues à plusieurs éléments. Tout d’abord, en ce qui concerne Facebook, l’entreprise vit une période difficile depuis le premier scandale sur la vie privée. En effet, l’entreprise qui œuvre dans les médias sociaux se fait reprocher de ne pas respecter la vie privée de ses utilisateurs et de publier certains renseignements privés de ceux-ci. De plus, récemment Facebook vie des dysfonctionnements tant au niveau de sa plateforme destinée à ses utilisateurs, qu’au niveau des comptes publicitaires des entreprises faisant affaire avec cette dernière. Ensuite, en ce qui concerne Apple, les inquiétudes concernant la vente d’iPhone se poursuivent. L’entreprise continue de diminuer ses commandes à ses fournisseurs, ce qui inquiète les investisseurs du futur d’Apple. D’un point de vue court terme, les trois autres entreprises sont menées vers le bas par Facebook et Apple.  Or, d’un point de vue long terme, les récentes turbulences sur les marchés provoquées par les tensions commerciales mondiales, le ralentissement de la croissance économique en Chine et sur les marchés émergents et la hausse des taux d’intérêt ont entraînés certains des titres technologiques les plus performants de l’année vers le bas. Finalement, mardi, le vénérable Dow Jones a perdu 551,80 points pour descendre à 24 465,64$ US et le S&P 500 a plongé de 1,8% pour clôturer à 2 641,89$ US.   Initiation à la bourse, par où commencer? D’un point de vue rationnel, investir en Bourse est facile. En effet, il n’est pas bien complexe d’acheter ou vendre des actions. En revanche là où tout se gâte est lorsque l’on souhaite devenir profitable et générer un rendement positif de nos investissements. Tel que j’ai déjà expliqué dans l’un de mes billets précédents la grande majorité des investisseurs autonomes échoue. Alors, la véritable question est : par où commencer pour générer un rendement positif à partir de mes placements boursiers? Dans un premier temps, il vous faut du capital à investir. De ce fait, plusieurs pensent qu’il est nécessaire d’avoir un important capital de départ pour commencer à investir. Ceci est totalement faux, plusieurs courtiers acceptent des montants minimums assez bas. Par exemple, en ce qui concerne les courtiers en ligne tels que Disnat ou Banque Nationale Courtage directs, ils demandent en général de 0$ à 1000$ pour ouvrir un compte. D’ailleurs, ce montant minimal est comparable chez le courtier à accès direct Interactive Brokers, il demande également un minimum de 1000$. Cependant, il ne s’agit pas de la norme, car la plateforme spécialisée pour les options thinkorswim demande 2000$. En bref, il est important de s’informer auprès du courtier que vous choisirez. Cependant, le montant minimal dépasse rarement les 10 000$. Ensuite une excellente manière de se familiariser avec la négociation active est de débuter en transigeant des fonds négociés en Bourse, communément appelés des FNB. Ces fonds sont des copies exactes d’indices, par exemple le SPY qui représente le S&P500 sur les marchés américains. L’avantage de ces fonds est qu’ils sont extrêmement liquides et permettent de transiger des secteurs sans avoir à faire une recherche exhaustive de titre. De plus, leurs frais de gestions sont énormément réduits en comparaison à des fonds communs de placement. D’ailleurs de nombreux courtiers offrent de transiger les fonds négociés en bourse sans commission. Finalement, un dernier élément fondamental est l’éducation. En effet, même si l’accès aux Bourses est facile, la compréhension des Bourses est plus complexe. Ainsi, les trois plus importantes causes d’échec de l’investisseur autonome sont : les émotions, le manque de discipline et le choix de titre. Ces trois éléments peuvent être appris en formation. Ainsi, une formation adéquate permettra à l’investisseur de bien contrôler ses émotions en établissant un plan de match clair et précis, basé sur des éléments théoriques. De plus, la formation permettra de bien choisir son panier de titres, pour ainsi maximiser son rendement.[1]   Bitcoin : simple correction ou s’agit-il de la fin de celui-ci? En une semaine, soit du 14 novembre au 21 novembre, le Bitcoin a perdu un peu plus de 30% de sa valeur. Pour tout dire, cette fulgurante baisse de la cryptomonnaie a beaucoup fait parler et deux camps se sont formés. Dans un premier temps, certains considèrent cela comme normal. En effet, cette baisse peut être considérée comme normale dans l’optique où le Bitcoin a augmenté de plus de 514% en deux ans, atteignant une valeur de 4545$ US mercredi dernier alors qu’en novembre 2016, il clôturait à 739$ US. Ainsi, cette importante hausse se devait d’être accompagnée d’une correction. D’ailleurs, il est important de mettre les choses en perspective : même si la cryptomonnaie clôturait l’année 2018 à 2000$, soit plus de la moitié de ce qu’elle vaut en ce moment, cela représenterait tout de même une hausse du cours de plus de 106% en seulement deux ans. Ensuite, d’une perspective plus court terme, le Bitcoin formait un triangle descendant en jours, qui pour le moment se veut concluants. Tel que vu dans l’image ci-dessous, depuis que la barre des 6126$ US a été dépassée, la cryptomonnaie chute. De cette façon, la cible à court terme serait de la base du triangle, soit l’atteinte d’environ 3756,10. [2] Dans un second temps, le camp pro-Bitcoin se base sur une approche beaucoup plus idéologique. En effet, depuis les dernières années, le Bitcoin et la technologie des chaînes de blocs se sont développés à vitesse grand V. Ainsi, d’un point de vue intrinsèque, la cryptomonnaie possède une plus grande valeur que lorsqu’elle valait 20 000$ US, car la technologie ne cesse de se développer. De cette façon, le Bitcoin serait fortement sous-évalué.   Sources : Why bitcoin prices are staging a fresh collapse, Site internet de Market Watch, [en ligne], https://www.marketwatch.com/story/why-bitcoin-prices-are-staging-a-fresh-collapse-2018-11-15 Bitcoin drops 12% to below $5,000, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/11/19/bitcoin-skids-to-a-13-month-low-nearing-5000.html. Blockchain-Bitcoin-RealEstate-TechSeries-Part2.pdf Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/11/21/apples-stock-rout-starts-and-ends-with-the-iphone.html Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/11/20/stock-market-dow-futures-negative-as-tech-stocks-sink.html Invesco QQQ Trust Series I, Site internet de Market Watch, [en ligne],  https://www.marketwatch.com/investing/fund/qqq/profile What is the minimum amount required to open an account?, Site internet de TD Ameritrade, [en ligne],https://www.tdameritrade.com/account-types/faqs-opening.page Plateforme et frais, Site internet de Disnat, [en ligne], https://www.disnat.com/plateformes-et-frais Minimum requis pour les comptes clients, Site internet d’Interactive Brokers, [en ligne], https://www.interactivebrokers.com/fr/index.php?f=6655 Tarification, Site internet de la Banque National du Canada courtage direct, [en ligne], https://bncd.ca/tarification.html Alphabet Class C (GOOG:NASDAQ), Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/quotes/?symbol=GOOG&qsearchterm=goog&tab=news Amazon.com Inc (AMZN:NASDAQ), Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/quotes/?symbol=AMZN&qsearchterm=amazon Facebook's ad platform goes down at a horrible time for Black Friday retailers, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/11/20/facebooks-ad-platform-goes-down.html [1] https://www.daytradercanada.com/billet-boursier/pourquoi-une-formation-en-trading-a-montreal-est-essentielle/ [2] Image provenant de Trading View Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le géant aux pieds d’argile Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Le géant aux pieds d’argile La panique est prise au sein de General Electric (NYSE : GE). En effet, le géant industriel, membre du vénérable Dow Jones pendant 111 ans est en chute libre.  Après des coupes de dividendes, son retrait du Dow Jones, un changement de président directeur général, l’ancien placement de référence aux États-Unis n’a plus son lustre d’antan. Cela s’explique de nombreuses manières. Tout d’abord, selon M. David Blitzer, directeur général et président du comité des indices de S & P Dow Jones, l'économie américaine a beaucoup changé depuis 100 ans. Ainsi, les entreprises des secteurs de la consommation, des services financiers, des soins de santé et des technologies occupent une place plus importante aujourd'hui. Or, cela doit se faire aux dépens d’autres secteurs tel que le secteur industriel industriel. De cette façon, General Electric est influencé d’une certaine façon par les changements dans l’économie américaine. Cependant, le cas particulier qu’est GE est beaucoup plus complexe qu’une simple baisse reliée à son secteur. En réalité, une ancienne acquisition, faite en 2015 vient aujourd’hui hanter l’entreprise. De ce fait, la plus grande acquisition de l’histoire du groupe, Alstom Power, acquise pour la somme de 10.6 milliards dollars américains ne performe pas comme elle le devrait. L’entreprise française productrice de turbines à gaz est maintenant un gouffre financier, qui pour le dernier trimestre de 2018 a mené le groupe crée par Thomas Edison en 1892 a produit une perte de 22,8 milliards. En somme, malgré plusieurs tentatives de restructuration, l’entreprise est aujourd’hui dans l’obligation de se départir de plusieurs actifs pour augmenter sa liquidité, ce qui n’augure rien de bon. D’ailleurs, le titre boursier est passé sous la barre des 8$, ce qui n’avait jamais été vu depuis la dernière crise économique, soit en mars 2009. La grosse pomme fait tomber les marchés Apple (NASDAQ : AAPL), l’entreprise qui a récemment atteint le cap du billion, dégringole en Bourse. En effet, l’entreprise bien connue pour ses produits au design avant-gardiste commence à être abandonnée par de nombreux analystes. Ainsi, pour en nommer quelques-uns, Guggenheim (NYSE : GOF) a rétrogradé Apple à un niveau neutre d'achat et a supprimé son objectif de prix antérieur de 245 $. UBS (NYSE : UBS) a abaissé son objectif de prix sur 12 mois pour Apple, le faisant passer de 240 à 225 dollars américains et a également abaissé son estimation de vente d’iPhone de 75 millions à 73.5 millions d’unités vendues. Finalement, la banque Goldman Sachs (NYSE :GS) a abaissé ses estimations pour l'iPhone et abaissé son objectif de prix sur le titre, de 222 $ à 209 $. Ces baisses des objectifs sont dues à de nombreux éléments. En effet, son produit phare, le iPhone, n’est plus autant en demande qu’auparavant. D’ailleurs, l’un des fournisseurs de Apple, Lumentum (NASDAQ : LITE), qui produit des senseurs 3D pour l’entreprise a annoncé que l’un de ses plus gros clients diminuait ses commandes. De plus, de nombreux analystes jugent que les iPhone qui se vendent de plus en plus cher ne seront plus assez abordables pour des marchés comme l’Inde ou encore la Chine. Aussi, avec le dollar américain qui ne cesse d’augmenter, cela crée également une augmentation des prix à l’exportation, ce qui nuit à Apple. Cependant, il est important de mettre les choses en perspective. Apple n’est pas une entreprise qui est près de la faillite. En revanche, les ventes d’iPhone semblent être en diminution, et cela de façon importante, car l’entreprise a annoncé qu’elle ne divulguerait plus publiquement les ventes de l’iPhone. Le combat Trump vs l’OPEP se poursuit! Lundi, Donald Trump tweetait : « Espérons que l’Arabie saoudite et l’OPEP ne réduiront pas leur production de pétrole. Les prix du pétrole devraient être beaucoup plus bas en fonction de l'offre! »[1]. Ce tweet tombe au même moment qu’une chute soudaine des prix du pétrole qui a contraint l’OPEP et un groupe d’exportateurs, dont la Russie, à repenser leur gestion du marché. Ainsi, dimanche, un comité représentant le groupe a déclaré que l'offre augmentait beaucoup plus vite que la demande. À la suite de cette déclaration, le groupe suggérait de lancer de nouvelles coupes de production. Le même jour, le ministre saoudien de l'Énergie, Khalid al Falih, a déclaré que les expéditions de pétrole du royaume diminueraient de 500 000 barils par jours en décembre. Enfin, bien que le récent rebond du pétrole peut sembler rassurant, le futur est encore rempli d’incertitudes.   Sources : General Electric plombé par Alstom ?, Site internet de RTL, [en ligne] https://www.rtl.fr/actu/conso/general-electric-plombe-par-alstom-7795387407 GE Completes Acquisition of Alstom Power and Grid Businesses, Site internet de GE, [en ligne], https://www.genewsroom.com/press-releases/ge-completes-acquisition-alstom-power-and-grid-businesses-282204 General Electric rate la cible, coupe son dividende à 1 cent, Site internet de Les Affaires, [en ligne], https://www.lesaffaires.com/bourse/analyses-de-titres/general-electric-rate-la-cible-coupe-son-dividende-a-1-cent/606020 General Electric compte lever 4 milliards de dollars en vendant une part de Baker Hughes, Site internet de Usine Nouvelle, [en ligne], https://www.usinenouvelle.com/article/general-electric-compte-lever-4-milliards-de-dollars-en-vendant-une-part-de-baker-hughes.N768854 GE’s 111-year run in the Dow comes to an end, Site internet de Market Watch, [en ligne], https://www.marketwatch.com/story/ges-111-year-run-in-the-dow-comes-to-an-end-2018-06-19 GE: What Is It This Time?, Site internet de Seeking Alpha, [en ligne], https://seekingalpha.com/article/4221141-ge-time Site internet de CNBC, [en ligne],https://www.cnbc.com/2018/11/12/ge-ceo-culp-says-he-will-use-asset-sales-to-raise-cash-and-bring-leverage-down-feels-the-urgency.html GE drops below $8 after CEO Culp says he feels the 'urgency' and will sell assets to raise cash, Site internet de CNBC, [en ligne],https://www.cnbc.com/2018/11/14/apple-gets-downgraded-more-iphone-estimates-cut.html Lumentum Holdings Inc (LITE:NASDAQ),Site internet de CNBC, [en ligne],https://www.cnbc.com/quotes/?symbol=LITE Trump warns OPEC against cutting oil production: Prices should be much lower based on supply,Site internet de CNBC, [en ligne],https://www.cnbc.com/2018/11/12/trump-warns-opec-against-cutting-production-prices-should-be-much-lower-based-on-supply.html US crude falls for 11th straight session, its longest losing streak on record, Site internet de CNBC, [en ligne],https://www.cnbc.com/2018/11/12/oil-markets-saudi-arabia-and-opec-in-focus.html [1] Traduction libre de Twitter Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Wall Street célèbre l’élection de mi-mandat Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Wall Street célèbre l’élection de mi-mandat Le mardi 6 novembre 2018 avaient lieu les élections de mi-mandat aux États-Unis. Ainsi, les démocrates et les républicains se livraient bataille pour gagner un maximum des 435 sièges de la Chambre des représentants et certains des 100 sièges du Sénat. Le résultat de cette élection : les démocrates prennent le contrôle de la Chambre des représentants, alors que le Sénat reste entre les mains des républicains. Néanmoins, qu’est ce que cela signifie pour les marchés américains? Avec l’importante baisse des dernières semaines, Wall Street surveillait attentivement le résultat de l’élection qui pouvait être décisif pour la direction des marchés. Le verdict est tombé mercredi matin à 9h30. Le S&P500 bondissait de 2,11% entre la fermeture de mardi et la fermeture de mercredi. Nous pouvons ainsi affirmer que le résultat des élections a satisfait Wall Street. D’ailleurs, plusieurs importants joueurs sont satisfaits du résultat. Marko Kolanovic, un analyste très suivi de J.P Morgan affirmait « Nous pensons (par consensus) qu'une division du Congrès est le meilleur résultat pour les marchés boursiers américains et mondiaux »[1]. La raison de cela est qu’à partir de maintenant, M. Trump n’aura pas le choix de négocier avec la chambre lorsqu’il désirera faire passer une loi. De plus, avec une perte du pouvoir, autant au niveau de la chambre des représentants qu’au niveau de la réserve fédérale, il devra faire tout ce qui est en son pouvoir pour démontrer son réel talent à garder l’économie américaine à plein régime. En ce qui concerne les marchés boursiers en tant que tels, la négociation apporte souvent consensus, et cela crée de la stabilité. Cette même stabilité au sein de la gouvernance crée ainsi une stabilité au sein des marchés. Alors, selon moi, dans le cas d’une baisse continue des marchés à moyen terme, l’aspect politique sera beaucoup moins aggravant qu’il pouvait l’être auparavant. En revanche, à savoir si les marchés sont repartis à la hausse de façon définitive, j’en doute encore. Seul l’avenir nous le dira. 3 astuces pour mieux comprendre la Bourse Pour plusieurs, les marchés boursiers sont un environnement hostile où règnent requins de la finance et incompréhension. Pourtant, les marchés boursiers ne sont pas seulement pour les professionnels. En effet, pour bien comprendre la Bourse, il est nécessaire de savoir à quoi elle sert en premier lieu. Ainsi, la Bourse a comme utilité d’aider les entreprises et les états à se financer. De cette façon, la bourse joue un rôle primordial dans l'économie moderne. D’une part, par l’émission d’actions, les entreprises y trouvent une partie des capitaux nécessaires pour financer leur expansion. D’une autre part, par l’émission d’obligations, les États et les entreprises y financent leur dette. Enfin, pour les investisseurs, la bourse sert d’instrument de placement en leur permettant de devenir les associés des plus grandes entreprises de la planète par l’achat d’actions. De plus, elle permet aussi de devenir les créanciers de ces sociétés ainsi que de l’état en achetant des obligations. Cela, bien sûr, en leur offrant un rendement sur leur capital. En second lieu, maintenant qu’il est clair à quoi sert la Bourse, pourquoi une entreprise émettrait des actions pour se financer alors qu’elle peut emprunter ce capital à une banque? En fait, en matière de financement, pour une entreprise de grande taille, il existe trois principales solutions. Tout d’abord, l’autofinancement, soit puiser dans ses liquidités pour se financer. Cette solution peut être très avantageuse, car les propriétaires conservent la totalité de leur pouvoir et ne s’endettent pas. Cependant, cela demande beaucoup de capital de côté, ce que plusieurs entreprises n’ont pas. Ensuite, il existe l’emprunt auprès d’une banque. En revanche, cela demande de payer des intérêts et oblige l’entreprise à rembourser le prêt après un certain temps. Finalement, l’émission d’actions en bourse. Cette méthode consiste en la mise en vente d’une partie de l’entreprise. Elle peut être très avantageuse, car l’entreprise ne se doit pas de rembourser à quiconque son achat d’action. Cependant, l’inconvénient est que le contrôle des propriétaires sur l’entreprise est affaibli. En troisième lieu, pour bien comprendre la bourse, il est important de savoir que le cours de chaque action sur les marchés est basé sur le principe de l’offre et de la demande. Ainsi, aucun individu ne décide du prix de l’action de façon arbitraire. Le prix est décidé par les acheteurs et les vendeurs. De cette façon, lorsque le nombre d’acheteurs est plus important que le nombre de vendeurs, le titre monte et lorsque le nombre de vendeurs est plus important que le nombre d’acheteurs, le titre chute. La légalisation de la marijuana se poursuit! Cette fois, au Michigan! Mardi dernier, les habitants du Michigan ont voté en faveur de la légalisation de la marijuana à des fins récréatives. Cela mettait ainsi fin à des décennies de prohibition et ajoute cet état aux côtés entre autres de la Californie et du Colorado. D’un point de vue boursier, les titres de cannabis ont reçu une première poussée grâce aux résultats des élections de mi-mandat qui ont propulsé à la hausse les marchés. Ensuite, l’annonce de la légalisation pour usage récréatif au Michigan a fait le reste. Les actions des principales sociétés productrices de cannabis ont augmenté de façon importante. De mardi à la fermeture des marchés à mercredi à la fermeture, Canopy Growth (TSX : WEED.TO) a gagné 7.16%, Aurora Cannabis (TSX : ACB.TO) a augmenté de 9.19% et Aphria (APHA.TO) était en hausse de 3.71%. Comme quoi, l’âge d’or des titres du cannabis n’est peut-être pas terminé. Sources US State Laws, Site internet de Legalization Marijuana, [en ligne], https://legalizationofmarijuana.com/us-state-laws Marijuana industry gets a boost after Michigan voters just say yes to recreational cannabis, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/11/06/michigan-voterssay-yes-to-legalizing-recreational-marijuana.html Suburban revolt led to Democrats' House majority win, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/11/07/suburban-revolt-led-to-democrats-house-majority-win.html S&P 500 and Dow surge in best rally after midterm elections since 1982, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/11/06/stock-futures-open-flat-as-investors-await-midterm-elections-results.html Embattled Attorney General Jeff Sessions resigns under pressure from Trump, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/11/07/trump-says-attorney-general-jeff-sessions-resigns.html Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les "Bulls" font peur aux "Bears"! Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Les « bulls » font peur aux « bears » Mardi et mercredi, les « bulls » ont fait peur aux « bears ». En effet, le S&P500 a respectivement augmenté de 1,53% pendant la journée et a ouvert, le jour de l’Halloween, 1,1% plus haut que la veille. Cependant, l’indice a fermé 1 cent, sous son ouverture, démontrant une réaction mitigée des marchés. Cette hausse est attribuable aux résultats financiers de plusieurs entreprises, dont, entre autres, Facebook (NASDAQ : FB) et General Motors (NYSE : GM). En revanche, le soleil ne brille toujours pas pour les marchés américains. En fait, le S&P 500 a perdu 1,91 milliard de dollars en octobre, selon Howard Silverblatt, analyste de S&P Dow Jones Indices. Ainsi, cela met octobre comme le pire mois pour le S&P 500 depuis septembre 2011. De plus, les prochains jours et semaines seront intéressants à suivre, car, d’un point de vue graphique, si le S&P 500 brise son support de 2532.69, atteint en février dernier, nous pourrions assister à une chute en règle des marchés. Néanmoins, il ne faut pas paniquer, cette semaine nous a prouvé que plusieurs résultats financiers acceptables étaient en mesure de garder les marchés à flot. Pour donner un exemple, Facebook (NASDAQ : FB) a déclaré des résultats positifs, mais avec un important bémol : une importante diminution de la croissance des revenus, de 42% à 33% et une augmentation des dépenses de 53% en comparaison à l’année dernière. M.Buffet rompt avec la tradition et investit dans des « fintech » Cette semaine, M. Warren Buffet, investisseur émérite et fondateur de Berkshire Hathaway (NYSE : BRKA) sort de ses habitudes et investit dans deux entreprises du secteur technologique. En effet, selon le Wall Street Journal, M. Buffet a investi environ 600 millions de dollars dans deux sociétés de technologie financière axées sur les marchés émergents :  Paytm et StoneCo (NASDAQ : STNE). Ces deux investissements ont été dirigés par l'un des deux meilleurs gestionnaires financiers de Berkshire, Todd Combs. Ainsi, toujours selon le journal, Berkshire a pris une participation de 300 millions de dollars en août dans Paytm, le plus grand service de paiement mobile en Inde, qui prétend d’ailleurs avoir plus d'utilisateurs que PayPal (NASDAQ : PYPL). De plus, Berkshire a acheté des actions du processeur de paiement brésilien StoneCo lors de son introduction en bourse la semaine dernière. Grosse transaction dans le domaine des technologies! Lundi dernier, IBM (NYSE : IBM) a réalisé une importante transaction. En effet, le géant de la technologie a acheté un autre géant de la technologie, Red-Hat (NYSE : RHT) pour 34 milliards de dollars ou 190$ par action. Tout d’abord, selon plusieurs analystes, cette transaction a été conclut dans le but d’aider IBM à se propulser dans l’ère de l’infonuagique. Ayant un modèle d’affaires qui se fait désuet, IBM accuse un retard important dans le domaine de l’infonuagique et chercherait à rattraper son retard en achetant Red-Hat. D’ailleurs, cela expliquerait également le prix payé par IBM. Le cours boursier étant à 116.68 vendredi dernier avant l’annonce, l’achat à 190$ l’action représente une prime de 62.83%. Cette prime payée serait reliée au fait qu’en premier lieu, Red-Hat ne souhaitait pas vendre et en deuxième lieu qu’IBM souhaitait absolument acheter. Quoi qu’il en soit, Wall Street ne serait pas entièrement satisfait de la transaction, car l’action d’IBM fut en baisse toute la journée. De plus, malgré l’annonce de l’achat à 190$ l’action, Red-Hat a ouvert à 174$ lundi matin, soit 8.42% sous le prix de l’entente. Cela démontre que Wall Street n’est pas encore convaincu que la transaction se concrétisera. Cependant, compte tenu de la prime offerte par IBM, il est difficile de croire que les actionnaires de Red-Hat refuseraient l’offre. En somme, la transaction étant censée se concrétiser dans la deuxième moitié de 2019, il sera intéressant de surveiller le dénouement de cette importante transaction. Dans un autre ordre d’idée, Red-Hat était l’un des titres négociés par DayTrader Canada. Grâce à une stratégie d’options « strangle », soit l’achat d’un « call » et d’un « put », à la suite de l’annonce de l’achat, M. Réjean Paul a frappé un coup de circuit. Grâce à l’effet de levier des options, il a dégagé un profit de près de 2000%! Comme démontré dans le graphique ci-bas, sa situation lui permettait de dégager un profit d’environ 4000$ par « call ». Il est important de noter que ce type de transaction n’est pas une transaction unique, le même genre de transaction s’est déjà fait sur Facebook (NASDAQ : FB), plus tôt dans l’année suite à l’importante baisse. D’ailleurs, plusieurs de nos clients en ont profité :)   Sources : Facebook Earnings: Growth Continues to Decelerate, Site internet de The Motley Fool, [en ligne], https://www.fool.com/amp/investing/2018/10/30/facebook-earnings-growth-continues-to-decelerate.aspx The stock market lost nearly $2 trillion in October. Here's what happened, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/10/31/the-stock-market-lost-more-than-2-trillion-in-october.html Dow rises 200 points after Trump says trade talk with China's Xi went well, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/11/01/stock-market-dow-futures-slighly-higher-amid-earnings-data.html Stocks surge to cap off wild October, but S&P 500 posts biggest monthly loss since 2011, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/10/31/stock-markets-dow-set-for-triple-digit-gains-amid-earnings-results.html Buffett's Berkshire Hathaway breaks from tradition with two fintech investments, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/10/29/buffetts-berkshire-hathaway-breaks-from-tradition-with-two-fintech-investments.html Berkshire Hathaway Confirms Investment in India's Paytm, Site internet d’Investopedia, [en ligne], https://www.investopedia.com/news/buffett-may-buy-stake-indias-paytm/ IBM TO ACQUIRE RED HAT, COMPLETELY CHANGING THE CLOUD LANDSCAPE AND BECOMING WORLD’S #1 HYBRID CLOUD PROVIDER, Site internet de Red Hat, [en ligne],  https://www.redhat.com/en/about/press-releases/ibm-acquire-red-hat-completely-changing-cloud-landscape-and-becoming-worlds-1-hybrid-cloud-provider?intcmp=701f2000000RWK2AAO Assessing IBM’s $34 billion Red Hat acquisition, Site internet de TechCrunch, [en ligne],  https://techcrunch.com/2018/10/29/assessing-ibms-34-billion-red-hat-acquisition/amp/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.     ### La Bourse commémore le jeudi noir! Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada La Bourse commémore le jeudi noir! Les journées de mardi et mercredi furent assez mouvementées pour les marchés. En effet, mardi, à la suite des résultats financiers décevant des entreprises Caterpillar (NYSE: CAT) et 3M (NYSE: MMM), le S&P500 a ouvert 1.5% plus bas que la fermeture de la veille. D’ailleurs, dans le cas de Caterpillar (NYSE: CAT), ces mauvais résultats financiers proviendraient de l’augmentation de ses coûts de fabrication en raison de la hausse des coûts de matériel et de livraison. Les coûts des matériaux ont été entraînés par la hausse des prix menée par les tarifs sur l'acier.  Cependant, contre toutes attentes, la journée a fini dans le positif, avec une hausse impressionnante de 1.01% du S&P500. En revanche, mercredi, date de l’anniversaire du jeudi noir de 1929, le S&P500 a ouvert en baisse par rapport à mardi et est tombé de 2.93%. Cette importante baisse peut être attribuable à plusieurs choses. Tout d’abord, la baisse de mercredi fut menée particulièrement par le secteur technologique qui a perdu 4.4%. En effet, le Nasdaq Composite a chuté de 4,4% à 7 108,40, le faisant entrer en territoire de correction. Cette baisse fut menée par Facebook, Amazon, Netflix et Alphabet qui ont tous eu une journée à la baisse. De plus, la baisse de mercredi a entraîné le S&P500 et le DOW en zone négative pour l’année. Cependant, il est important de noter qu’historiquement, l’automne est presque toujours une période trouble pour les marchés boursiers nord-américains. En effet, autant en 1929, qu’en 2008, les périodes de baisses ont débuté à l’automne. Ainsi, avec l’importante baisse du 24 octobre, il sera important de surveiller le 29 octobre, soit lundi prochain puisque ce sera l’anniversaire du « mardi noir ». Les titres de marijuana mis à feu et à flammes La semaine a été dure pour le secteur de la marijuana. Suite, à l’importante baisse de lundi et l’espoir de rebond mardi, les titres reliés au secteur de la marijuana ont continué de chuter de façon importante mercredi.  Cependant, à la suite de la récente hausse prélégalisation du marché du cannabis, il est normal que le marché revienne un peu à ses précédents niveaux puisqu'il s'agissait d'une grosse bulle spéculative. D’ailleurs, il ne faut pas oublier que certains titres ont produit des rendements dans les trois chiffres depuis le début de l’année. Ainsi, cette baisse, qui peut sembler violente, est normale à la suite de l’explosion d’une bulle spéculative. Comment acheter des actions : 3 conseils d'expert En premier lieu, pour acheter des actions, il vous faut un courtier. Il existe plusieurs types de courtiers. Tout d’abord, il existe le courtier appelé le courtier plein exercice. Ce type de courtier est un courtier qui offre des conseils financiers directement pas téléphone ou en personne. Cependant, ce type de courtier est le plus dispendieux, car il offre des conseils d’investissements. Ensuite, il y a le courtier à escompte. Ce type de courtier permet de transiger des actions, des obligations, des options, des parts de fonds communs ou autres valeurs mobilières directement en ligne. Ce courtier offre un bon compromis pour ceux qui débutent, car dans la majorité des cas, il est relativement facile d’utilisation et est relié directement à votre banque. En matière de frais, ce type de courtier offre en général des frais moyens, soit environ 10$ de la transaction. Des courtiers à escompte bien connu sont entre autres la plateforme Banque National Courtage en ligne et Disnat. Finalement, il existe les courtiers à accès direct. Ce type de courtier est, la plupart du temps, sous forme de logiciel. Il s’agit du type de courtage le plus performant, car il permet d’accéder directement aux marchés, sans passer par un intermédiaire. De plus, leurs frais sont minimes, certains offrent même des frais à partir de 1$ de la transaction. Des exemples de courtier à accès direct sont Interactive Brokers et Think or Swim.[1] En second lieu, il est important de connaître à quels endroits se transigent les actions. Il existe plusieurs bourses en Amérique du Nord. Aux États-Unis, les principales bourses sont le « New York Stock Exchange » (la bourse de New York) et la « National Association of Securities Dealers Automated Quotation System (NASDAQ) ». Ensuite, en ce qui concerne le Canada, il existe également plusieurs bourses. Les principales sont le « Toronto Stock Exchange » (Bourse de Toronto) , le « Canadian Securities Exchange » (Bourse des valeurs canadienne), le TSX Venture Exchange (Bourse de croissance TSX) et finalement, le Montréal Exchange(Bourse de Montréal).[2] En troisième lieu, il est très important de s’informer et de s’éduquer avant de se mettre à négocier en Bourse. En effet, selon une étude produite en 2013, par Dalbar[3], en comparaison au S&P 500, un indice boursier basé sur 500 grandes sociétés cotées sur les bourses américaines, ce dernier a produit un rendement de 11,11% sur 30 ans. L’investisseur autonome, lui, a produit un rendement de seulement 3,69%[4].  Une étude, cette fois produite par la firme de gestion de patrimoine Innovative wealth management[5], démontre que le réel problème de l’investisseur autonome est sa manière d’investir. En effet, l’investisseur moyen manque de connaissance : il investit avec ses émotions, ne sait pas choisir les bons titres et finalement, il manque de discipline. Ainsi, ce sont trois éléments qui pourraient être corrigés grâce à l’éducation. [1] Manuel de cours du cours Action Investisseur Actif de DayTrader Canada [2] List of stock exchanges in the Americas, Site internet de Wikipedia , [En ligne],https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_stock_exchanges_in_the_Americas [3] ]Quantitative Analysis of Investor Behavior, site internet de dalbar,[en ligne] http://kyestates.com/wp-content/uploads/2015/02/DALBAR-QAIB-2014.pdf [4] Why are Individual Investors so Bad at Investing? site internet d’innovative wealth,[en ligne] http://www.innovativewealth.com/wall-street-wisdom/individual-investors-bad-investing/ [5] Why are Individual Investors so Bad at Investing? site internet d’innovative wealth,[en ligne] http://www.innovativewealth.com/wall-street-wisdom/individual-investors-bad-investing/   Sources  Then and Now: The Stock Market Crashes of 1929 and 2008, Site internet de Federal Navigators,[en ligne], https://federalnavigators.com/then-and-now-the-stock-market-crashes-of-1929-and-2008/ Stock Market Crash of 2008, Site internet de The Balance, [en ligne], https://www.thebalance.com/stock-market-crash-of-2008-3305535 Quantitative Analysis of Investor Behavior, site internet de dalbar,[en ligne]http://kyestates.com/wp-content/uploads/2015/02/DALBAR-QAIB-2014.pdf Why are Individual Investors so Bad at Investing? site internet d’innovative wealth,[en ligne] http://www.innovativewealth.com/wall-street-wisdom/individual-investors-bad-investing/ Dow erases gains for the year, tumbles more than 600 points as stocks extend October swoon, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/10/24/dow-poised-for-triple-digit-losses-at-the-open-after-tuesdays-500-point-recovery.html List of stock exchanges in the Americas, Site internet de Wikipedia , [En ligne],https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_stock_exchanges_in_the_Americas Stocks roar back from 500-point loss in the Dow, but still end the day lower,Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/10/23/dow-set-for-triple-digit-losses-at-the-open-amid-rising-global-tensions.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Pourquoi les titres de cannabis reculent le jour J de la légalisation? Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Pourquoi les titres de cannabis reculent le jour J de la légalisation? Un drôle de phénomène s’est produit cette semaine. En effet, mercredi dernier, lors de la légalisation de la marijuana au Canada, la grande majorité des titres reliés à la marijuana ont ouvert à la baisse de façon importante. Ainsi, le fond négocié en bourse qui représente le secteur canadien de la marijuana HMMJ.TO, a ouvert en baisse de 4,67% en comparaison à la fermeture de la veille. Cependant, ce qui rajoute au caractère spectaculaire de la chose, est que suite à cette ouverture fortement baissière, les titres sont repartis à la hausse, et le même fond négocié en bourse HMMJ.TO a rebondi de 2,7%. Qu’est-ce qui a créé cela? En fait, ce phénomène peut être dû à plusieurs éléments. Tout d’abord, en bourse, il existe un adage qui dit : « achète la rumeur et vends la nouvelle ». Dans ce cas-ci, c’est exactement ce qui s’est produit. Plusieurs investisseurs ont acheté la rumeur de légalisation, mais lorsque la journée fatidique est arrivée ils ont revendu, dans le but d’encaisser un profit basé sur de la spéculation. Ensuite, le cannabis a été un sujet très médiatisé dans les derniers mois. Ainsi, nous avons vécu une phase ou l’euphorie faisait préséance à toute logique. En revanche, après l’euphorie vient la réalité, donc une certaine consolidation du secteur. C’est ce s’est passé, en quelque sorte, mercredi. Le rêve devenait réalité. En somme, il sera très intéressant de voir l’évolution de ces entreprises qui ont vécu sur un engouement incroyable pendant ces derniers mois. En ce qui concerne la Société québécoise du Cannabis, elle a reçu au total 42 500 commandes de cannabis lors de la journée de la légalisation. Soit, 12 500 transactions en magasin et 30 000 commandes en ligne. Selon la SQDC, cet important engouement pourra créer une difficulté de fournir à la demande, puisque pour le moment, elle est plus élevée que les prévisions de la société d’État. D’ailleurs, certains clients ont dû patienter jusqu'à quatre heures en file avant de pouvoir se procurer leur cannabis légal. D’ailleurs, cette forte demande devra être absorbée par de nombreuses entreprises canadiennes. En effet, La SQDC fait affaire avec plusieurs entreprises cotées en Bourse telles que Aurora Cannabis Inc (TSE : ACB.TO) et l’entreprise québécoise Hydropothecary Corporation (TSE : HEXO.TO).   Le règlement entre Tesla et les SEC[1] est approuvé par un juge ; l’action de Tesla part à la hausse. Mardi dernier, les résultats de la plainte des U.S Securities and Exchange commission envers Tesla et son président directeur général, Elon Musk, était officialisée par un juge. Ainsi, en vertu de l’accord, M. Musk devra officiellement payer une amende de 20 millions de dollars et se retirer de la présidence de Tesla pendant trois ans. De plus, l’entreprise paiera également une amende de 20 millions de dollars, bien qu’elle ne soit pas accusée de fraude. Ce règlement à l’amiable était le choix le plus intelligent à faire, autant pour Tesla que pour M. Musk, car la justice américaine avait bien indiqué que dans le cas où il n’y avait pas de règlement, elle était prête à aller en cour et le résultat aurait pu être bien pire. Finalement, cette nouvelle a été bien prise par les marchés, les actions de Tesla ont grimpé de 4.57%. Cependant, malgré les gains, le titre est toujours en baisse de plus de 20% depuis le 6 août, la veille du jour où Musk avait annoncé sur Twitter qu'il prendrait la société à huis clos en affirmant avoir obtenu les fonds nécessaires.   Le ciel semblait s’éclaircir La chute des marchés de mercredi et jeudi dernier fut incontestablement violente. Cependant, comme l’expression le dit : « après la pluie vient le beau temps! ». Ainsi, le ciel semblait s’éclaircir cette semaine. Malgré la mitigée journée de lundi, le S&P 500 est reparti à la hausse de 1,39% mardi et fut légèrement haussier mercredi également. Cependant, le mauvais temps était de retour jeudi, ou les marchés sont repartis rapidement à la baisse. Enfin, des rebonds de ce type sont assez fréquents lors de début de configurations baissières. Ils sont souvent dus à plusieurs éléments. Tout d’abord, il peut s’agir d’un rebond dû à une prise de profit des vendeurs à découvert. Ce type de rebond est fréquent suite à une rapide baisse des marchés. Il s’agit simplement d’une hausse créée par un rachat massif d’actions vendues à découvert. Ensuite, ce rebond peut-être par un simple revirement des marchés mené entre par le secteur banquier qui a déclaré d’excellents résultats financiers. En effet, JP Morgan Chase & Co (NYSE : JPM), la plus grande banque américaine, a annoncé vendredi que ses bénéfices du troisième trimestre avaient bondi de près de 25%. Aussi, Citigroup Inc (NYSE : C), troisième banque américaine en termes d’actifs, a également annoncé une hausse de ses bénéfices de 12%, principalement en raison de la réduction des impôts et des économies de coûts, tandis que Wells Fargo & Co (NYSE : WFC) a enregistré une forte hausse des bénéfices. En somme, l’important dans ce type de configuration est la force et la durée de celle-ci. Dans le cas où elle perdure, nous pouvons assister à un rebond des marchés tel que vu en début d’année 2018. En revanche, cette configuration est accompagnée d’une figure graphique baissière : le drapeau. Cette figure graphique est fortement baissière lorsqu’elle atteint et brise la ligne du bas. Tel que vu ci-bas, ce drapeau sera à surveiller, car s’il passe la ligne du bas, le S&P500 pourrait engager un fort mouvement baissier. [2]   Sources : U.S. judge approves SEC settlement with Tesla, Musk; shares jump, Site internet de Reuter, [en ligne], https://www.reuters.com/article/uk-tesla-musk-sec/u-s-judge-approves-sec-settlement-with-tesla-musk-shares-jump-idUSKCN1MQ20R Dow mounts 548-point rebound after earnings reports come in strong, Site internet du USA Today, [en ligne],https://www.usatoday.com/story/money/2018/10/16/strong-earnings-dow-stock-market-up/1657345002/ S&P 500 retakes 2,800 mark intraday amid broad stock-market surge, Site internet de MarketWatch, [en ligne],https://www.marketwatch.com/story/sp-500-retakes-2800-mark-intraday-amid-broad-stock-market-surge-2018-10-16?siteid=rss Big U.S. banks end third quarter on high note, Site internet de Reuter, [en ligne], https://www.reuters.com/article/us-bank-results/big-u-s-banks-end-third-quarter-on-high-note-idUSKCN1MQ2H5?feedType=RSS&feedName=businessNews Marijuana stocks to watch: Canopy Growth is the cannabis business’s $4 billion gorilla,Site internet de MarketWatch, [en ligne],https://www.marketwatch.com/story/marijuana-stocks-to-watch-canopy-growth-is-the-cannabis-businesss-4-billion-gorilla-2018-10-15?siteid=yhoof2&yptr=yahoo La légalisation du cannabis ne plaît plus aux investisseurs, Site internet de Les Affaires [en ligne],https://www.lesaffaires.com/dossier/cannabis-surmonter-les-obstacles/la-legalisation-du-cannabis-ne-plait-plus-aux-investisseurs/605786 SQDC: 42 500 clients la première journée, des pénuries à anticiper, Site internet de la Presse, [En ligne]. https://www.lapresse.ca/affaires/economie/commerce-de-detail/201810/18/01-5200782-sqdc-42-500-clients-la-premiere-journee-des-penuries-a-anticiper.php [1] U.S. Securities and Exchange Commission [2] Image provenant de TC2000   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les technos mangent une raclée! Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Les technos mangent une raclée! Mercredi dernier, les marchés boursiers ont vécu une importante baisse. Cette baisse fut menée, étonnamment par le secteur technologique, qui avait pourtant surperformé depuis le début de l’année.  Cette raclée est attribuable à plusieurs éléments. Tout d’abord, pour mettre les choses en perspective, le S&P500 a perdu 3,3%, ce qui constitue une baisse assez appréciable. Cependant, quant à eux, les titres de technologies faisant partie de l’indice ont chuté de 4,8%, leur pire journée baissière en sept ans. De plus, 80% des titres du secteur technologique, parmi lesquels Facebook et Alphabet font partie, sont déjà entrés en zone de correction de 10% ou plus. Ensuite, les multiples hausses des taux d’intérêt font finalement effet sur les marchés. En effet, la semaine dernière, à la suite de l’intervention du président de la réserve fédérale, Jerome Powell, affirmant que la Réserve fédérale avait encore l’intention de relever ses taux d’intérêt, les bons du Trésor ont haussé rapidement. Ainsi, le taux des bons du trésor 10 ans, qui a un impact sur les prêts hypothécaires et autres, a brièvement atteint un sommet de 3,26% cette semaine. Cette importante montée a pris de cours certains investisseurs, qui percevaient des taux d’intérêt plus élevés comme une menace pour les bénéfices des sociétés et comme une opportunité pour les investisseurs à transférer de l’argent des marchés boursiers vers des placements à revenu fixe. Finalement, alors que l’économie mondiale est en baisse, celle des États-Unis ne cesse d’augmenter. Cela, malgré les nombreux conflits commerciaux déclarés par M.Trump. Tout cela mis ensemble se doit de rattraper les marchés américains. Est-ce le début d’un d’un « crash », personne ne peut le prédire, cependant, je crois que cela ne prédit rien de bon pour les prochains mois. L’emploi atteint un sommet et le taux de chômage un creux. La création d’emploi en septembre a considérablement ralenti. En effet, pour le mois de septembre, 134 000 emplois se sont créés, alors que les analystes en prévoyaient 185 000. Selon le gouvernement américain, ce ralentissement peut être dû à l’ouragan Florence qui a frappé les États-Unis, puisque la majorité du ralentissement est attribuable au secteur touristique et de la restauration. Cependant, le taux de chômage atteint son plus bas niveau depuis 1969, soit 3.7%. Cela démontre, malgré la baisse de création d’emploi, que l’économie américaine roule à plein régime. D’ailleurs, le taux de chômage se situe exactement ou la « FED »[1] le prévoyait. La publication des données survient alors que l’économie américaine connaît une période de forte croissance. Elle enregistre une croissance moyenne de 3,2% au premier semestre de l’année en prévision d’une augmentation à 4% pour le dernier trimestre. L’économie mondiale chute, alors que l’économie américaine croît. Dans les derniers mois, l’économie mondiale à commencer à ralentir, voir même chuter dans certains cas, alors que les États-Unis, eux, ont continué de croitre. Tel que vu dans le graphique ci-dessous, la divergence est assez impressionnante.   [2] Cette divergence peut être attribuée à plusieurs phénomènes. Tout d’abord, les coupes d’impôt corporatives que Donald Trump a ordonnées en fin d’année 2017 ont beaucoup aidé les marchés américains. En effet, grâce à ces coupes d’impôt, les entreprises ont racheté en masse leurs propres actions, encourageant ainsi les marchés à la hausse. Ensuite, une autre cause de cette importante dissonance boursière est les conflits commerciaux que les États-Unis déclarent à plusieurs pays. Pour prendre l’exemple de la Chine, elle vit un important marché baissier, qui provient en autre des tarifs imposés par M. Trump ainsi que de la peur qui est véhiculée par ces tarifs. Cependant, il est important de noter que les États-Unis ne seront pas épargnés pour toujours. En effet, selon la banque d’investissement Morgan Stanley, le pourcentage d’entreprises cotées en bourse performant mieux que l’indice mondial, soit l’indice qui représente le marché boursier mondial dans son ensemble, est presque au plus bas. Dans le passé, ces extrêmes étaient corrigés soit avec une baisse des États-Unis pour correspondre à la performance plus faible des marchés étrangers, soit avec un rattrapage des marchés internationaux. De plus, historiquement, soit en janvier 1991 et en septembre 2008, nous nous étions retrouvés dans la même situation et les marchés américains avaient rattrapé les marchés mondiaux. Ainsi, rien ne prouve que les États-Unis soient en mesure de continuer sur cette voie bien longtemps.   Sources : Stock investors ask, can the U.S. stay afloat while the rest of the world sinks?, Site internet de MarketWatch, [en ligne], https://www.marketwatch.com/story/stock-investors-ask-can-the-us-stay-afloat-while-the-rest-of-the-world-sinks-2018-09-29 Job growth slumps in September, but the unemployment rate hits the lowest level since 1969,Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/10/05/us-nonfarm-payrolls-september-2018.html Low unemployment is a good thing, but many still don’t have ‘enough…Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/video/2018/10/05/low-unemployment-is-a-good-thing-says-ceo-of-national-urban-league.html Why a bearish Wall Street ‘weatherman’ still sees clouds ahead for stocks, Site internet de MarketWatch, [en ligne], https://www.marketwatch.com/story/why-a-bearish-wall-street-weatherman-still-sees-clouds-ahead-for-stocks-2018-09-04 In this higher-growth market, investors are looking beyond FAANG, Site internet de CNBC, [en ligne], https://www.cnbc.com/2018/10/11/in-this-higher-growth-market-investors-are-looking-beyond-faang.html https://www.cnbc.com/2018/10/10/there-were-warning-signs-a-big-market-sell-off-was-coming-and-investors-believe-theres-more-to-go.html https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-10-09/asia-stocks-point-to-mixed-start-treasuries-rise-markets-wrap [1] Federal Reserve Board [2] Courtesy INTL FCStone   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’or en chute libre? Serait-ce signe d’une hausse à venir? Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada L’or en chute libre? Serait-ce signe d’une hausse à venir? Dans les dernières semaines, particulièrement à la suite de la hausse de taux de la réserve américaine, l’or en a pris pour son rhume. En effet, l’or a vécu sa plus importante période de baisse depuis 1989, soit six mois. Cependant, cette baisse est totalement justifiée, que ce soit par un dollar américain fort, par une hausse constante des taux d’intérêt, ou par des marchés boursiers solides encouragés par des rachats d’actions, l’or, qui est une valeur refuge, n’avait pas de raison de battre des records haussiers. Cependant, le soleil pourrait revenir bientôt. D’un point de vue graphique, le fond négocié en bourse (FNB) nommé « SPDR Gold Trust » (NYSE : GLD), qui représente l’or sur les marchés, a atteint une zone de support. Ainsi, tel qu’observé dans le graphique ci-bas, le FNB est en période de consolidation et, dans le cas où il percerait sa résistance de 144.88, l’or pourrait rebondir. Aussi, dans une période d’incertitude comme nous vivons, sa réputation de valeur refuge pourrait ressurgir et ainsi, l’or pourrait se remettre à briller pour les investisseurs.   Est-ce la fin d’Elon Musk chez Tesla? Dans les derniers jours, M. Musk a encore su parler de lui. Les US Securities and Exchange Commission (SEC), sont revenus à la charge à la suite de ses fameux tweets où il affirmait qu’il avait l’intention de privatiser Tesla. Ainsi, l’organisme américain a pris la décision de poursuivre M. Musk et a demandé le retrait de ce dernier de la direction de l’entreprise. De plus, l’entreprise ainsi que M. Musk devront payer 20 millions de dollars en amende. Dans un autre ordre d’idée, le futur de Tesla pourrait être florissant. En effet, la semaine dernière, M. Musk a envoyé un courriel à tous ses employés pour les prévenir que des jours heureux étaient à prévoir pour Tesla. L’homme d’affaires affirmait que l’entreprise automobile était aux portes de la profitabilité et serait en mesure d’atteindre ses objectifs. Avec un nouveau président à la tête de l’entreprise, et une possibilité d’atteindre ses objectifs, l’entreprise californienne pourrait redevenir sérieuse. Bien que M. Musk fût un excellent visionnaire et un inventeur hors pair, ses capacités à gérer une entreprise de cette taille sont mises en doute par plusieurs. Ainsi, avec un nouveau président, Tesla pourrait continuer de croître et devenir le futur de l’automobile électrique. Seul l’avenir pourra nous le dire.   Règlement de l’ALÉNA : qu’est ce que cela signifie pour les investisseurs boursiers? Dimanche soir dernier, le nouvel accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique se concluait. Au grand soulagement de l’industrie automobile de l’Ontario, l'Accord États-Unis–Mexique-Canada (AEUMC) fut conclu à leur avantage. Cependant, qu’est ce que cela signifie pour les marchés boursiers? Tout d’abord, l’incertitude et la croissance ne font jamais bon ménage, alors le simple fait d’avoir une entente est un point positif pour les marchés boursiers. Ensuite, plusieurs entreprises du domaine de l’automobile américaine, tel que Ford (NYSE: F) et GM (NYSE: GM) ont vécu un « gap » haussier lundi matin, tout comme le fond négocié en bourse du S&P500, soit le SPY. Finalement, bien que l’accord ne fasse pas l’unanimité du côté des agriculteurs québécois, l’action de Saputo (TSX : SAP.TO) a grimpé d’un peu plus de 4% lundi. En somme, nous pouvons affirmer que les marchés ont perçu d’une façon favorable ce nouvel accord.   Sources : So, You Were Early On Gold? Is It Time To Buy Yet?, Site internet de Seeking Alpha, [en ligne],https://seekingalpha.com/article/4209241-early-gold-time-buy-yet Gold's Bottom Could Be Investors' Lost Treasure, Site internet de Seeking Alpha, [en ligne],https://seekingalpha.com/article/4209284-golds-bottom-investors-lost-treasure Frank Talk, , Site internet de US Funds, [en ligne], http://www.usfunds.com/investor-library/frank-talk/its-time-for-contrarians-to-get-bullish-on-gold/#.W7YH8GhKhPY Gold prices fall following Fed rate hike, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/09/26/gold-markets-dollar-federal-reserve-in-focus.html Gold's Bottom Could Be Investors' Lost Treasure, Site internet de Forbes, [en ligne],https://www.forbes.com/sites/greatspeculations/2018/10/01/golds-bottom-could-be-investors-lost-treasure/amp/ Musk Sees "Victory" Tuesday, SEC Deal: Tesla Jumps, Site internet d’Investopedia, [en ligne],  https://www.investopedia.com/news/musk-sees-victory-tuesday-sec-deal-tesla-jumps/ Elon Musk can help pick his replacement as chairman of Tesla — despite complaints he already has too much sway over its board, Site internet de Business Insiders, [en ligne],   https://www.businessinsider.com/elon-musk-tesla-chairman-replacement-2018-10 Elon Musk sous le coup d'une grave accusation de fraude, Site internet de La Presse, [en ligne],   https://auto.lapresse.ca/actualites/tesla/201809/27/01-5198262-elon-musk-sous-le-coup-dune-grave-accusation-de-fraude.php ALENA: accord conclu entre le Canada et les États-Unis, Site internet de La Presse, [en ligne],    https://www.lapresse.ca/affaires/economie/canada/201809/30/01-5198531-alena-accord-conclu-entre-le-canada-et-les-etats-unis.php   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Pourquoi une formation en trading à Montréal est essentielle + Ça brasse dans le milieu du pétrole Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Pourquoi une formation en trading à Montréal est essentielle Dans un contexte où les marchés boursiers sont de plus en plus volatils, l’investisseur actif se doit d’avoir un minimum de connaissance. En effet, les trois plus importantes causes d’échec de l’investisseur autonome sont : les émotions, le manque de discipline et le choix de titre. Ces trois éléments peuvent être appris en formation. Ainsi, une formation adéquate permettra à l’investisseur de bien contrôler ses émotions en établissant un plan de match clair et précis, basé sur des éléments théoriques. De plus, la formation permettra de bien choisir son panier de titres, pour ainsi maximiser son rendement. De cette façon, votre « trading » ne pourra qu’être rentable à long terme. En ce qui a trait à l’emplacement, étant dans le même fuseau horaire que les bourses américaines et le centre financier francophone le plus près de New York, Montréal est un endroit de choix. De plus, selon le QS Best Student Cities 2016, Montréal est considérée comme la meilleure ville où étudier dans l’ensemble des Amériques. Finalement, Montréal compte plusieurs excellentes firmes d’enseignement sur le trading, dont en autre la référence en formation à Montréal, DayTrader Canada. Ça brasse dans le milieu du pétrole En début de semaine, M.Trump a encore fait parler de lui à la suite d'un violent tweet concernant la production de pétrole. Le 20 septembre dernier, M.Trump a affirmé : «Nous protégeons les pays du Moyen-Orient, ils ne seraient pas en sécurité pour très longtemps sans nous, et pourtant ils continuent à pousser pour des prix du pétrole toujours plus haut! On s'en souviendra. Le monopole OPEP doit baisser ses prix maintenant! », a-t-il conclu. En réponse à ce tweet, l’organisation des pays exportateurs de pétrole, représenté par le ministre saoudien de l'Énergie, Khalid al-Falih a répondu : « Mes informations sont que les marchés sont correctement approvisionnés. Je ne connais pas de raffineur dans le monde qui cherche du pétrole et ne peut pas l’obtenir ». Cependant, il a indiqué que l’Arabie saoudite était prête à augmenter l’offre si la production de l’Iran diminuait: « Tout ce qui se passera d’ici à la fin de l’année en matière de changement d’approvisionnement sera pris en compte ». Ainsi, pour le moment, selon l’OPEP, le marché se trouve totalement équilibré et ne voit pas l’intérêt d’augmenter la production. Cette affirmation de l’OPEP a fait bondir les titres reliés au pétrole. En effet, le fond négocié en bourse relié au secteur de l’énergie, le XLE a bondi lundi et a poursuivi sa hausse mardi également. Mise à jour sur Micron Technology Dans les dernières semaines, l’action de Micron Technology inc. (NASDAQ : MU) vie des moments difficiles. En effet, les tarifs appliqués par l'administration Trump et la diminution de la demande font souffrir l’action de Micron Technology et inquiètent Wall Street. Cependant, selon le chroniqueur boursier américain Jim Cramer, le ciel pourrait s’éclaircir à la suite d’un rachat d’action de 10 milliards de dollars de la société. Ainsi, il sera intéressant de suivre l’évolution de Micron, qui a bien besoin d’un petit coup de pouce.   La réserve américaine hausse son taux directeur Mercredi, la Réserve fédérale américaine haussait son taux directeur de 25 points de base, soit de 2% à 2.25%. Pour la troisième fois cette année, malgré le mécontentement que M. Trump avait manifesté il y a quelques semaines, la réserve fédérale hausse les taux basés sur une économie forte et une inflation stable.  M. Powell a annoncé qu’une de plus serait à attendre cette année, probablement en décembre.   Sources : Is self-directed investing right for you?, site internet du Globe and Mail,[en ligne] https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/is-self-directed-investing-right-for-you/article20555144/ Why are Individual Investors so Bad at Investing? site internet d’innovative wealth,[en ligne] http://www.innovativewealth.com/wall-street-wisdom/individual-investors-bad-investing/ The Capitalism Distribution, site internet de Longboard Asset Management ,[en ligne], http://gallery.mailchimp.com/6750faf5c6091bc898da154ff/files/The_Capitalism_Distribution_12.12.12_1_.pdf Russia says it has 'significant potential' to hike oil production after Iran sanctions, Site internet de CNBC, ,[en ligne]  https://www.cnbc.com/2018/09/23/novak-says-russia-could-hike-oil-production-after-iran-sanctions.html OPEC, Russia rebuff Trump’s call for immediate boost to oil output?, site internet du Globe and Mail,[en ligne], https://www.theglobeandmail.com/business/article-opec-russia-rebuff-trumps-call-for-immediate-boost-to-oil-output-2/ Saudi oil minister: Trump's claim that OPEC is pushing oil prices up is 'not true', Site internet de CNBC, [en ligne] , https://www.cnbc.com/2018/09/23/saudi-oil-minister-rejects-trump-claim-that-opec-is-raising-oil-prices.html Trump exige de l'OPEP une réduction immédiate des prix du pétrole, Site internet de La Presse,[en ligne] , http://www.lapresse.ca/affaires/economie/energie-et-ressources/201809/20/01-5197284-trump-exige-de-lopep-une-reduction-immediate-des-prix-du-petrole.php Cramer Remix: These two factors could be enormous for Micron, Site internet de CNBC, ,[en ligne] , https://www.cnbc.com/2018/09/21/cramer-remix-these-two-factors-could-be-enormous-for-micron.html Avantages des études à Montréal au Québec, Site internet de Montréal Studies,[en ligne] , http://www.montrealstudies.com/page7/page2/ Fed raises interest rates and signals its 'accommodative' era is over, Site internet de Yahoo News, [en ligne] ,https://www.yahoo.com/news/comes-fed-173455329.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Donald se chicane encore avec la Chine Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Donald se chicane encore avec la Chine. En début de semaine, le coloré Donald Trump a pris la décision d’imposer une autre vague majeure de tarifs sur la Chine. En effet, un taux de taxes de 10% sera ajouté sur des produits chinois d'une valeur de 200 milliards de dollars américains le 24 septembre avec possibilité d’augmenter jusqu’à 25% le 1er janvier 2019. En retour, la Chine a répondu par une imposition de tarifs à la hauteur de 60 milliards américain supplémentaire également applicable dès le 24 septembre. Cependant, si la Chine met ses menaces à exécution, Trump a menacé d'ajouter 267 milliards de dollars supplémentaires en importations chinoises à la liste cible. Cela porterait le total à 517 milliards de dollars. Ainsi, couvrant presque tout ce que la Chine vend aux États-Unis. En revanche, pour le moment, certains produits ont été sauvés de cette vague de tarifs. Ainsi, le géant technologique américain Apple a été sauvé de cette guerre commerciale. Selon des sources de Bloomberg, les nouveaux tarifs n’affecteraient pas une catégorie de nombreux produits Apple, notamment les Apple Watch, AirPods, HomePod et Beats. Dans le même ordre d’idée, ceci est également susceptible d'exempter des produits comparables d'autres sociétés, telles que les montres sportives de Fitbit et les haut-parleurs de Sonos. Cependant, la source ne mentionnait que le nom d'Apple. Néanmoins, les marchés ne semblaient pas ébranlés par cette nouvelle vague de tarifs. En effet, bien que les contrats à terme semblaient être partis pour une baisse importante, la journée de mardi en fut une très haussière. Cela démontre le désintérêt que les marchés portent envers les frasques de M. Trump. Toutefois, cela n’augure rien de bon pour l’économie américaine, car au bout du compte ces taxes seront absorbées par les consommateurs américains, abaissant ainsi leur pouvoir d’achat.   De nouveaux gros joueurs dans l’industrie du cannabis : Coca-Cola et Marlboro. Dans un premier temps, le groupe Atria, l’un des plus gros producteurs de tabac en Amérique du Nord, qui est entre autres propriétaire des cigarettes Philippe Morris (NYSE: PM) et Marlboro souhaiterait entrer dans le marché du cannabis cette année. En effet, le cigarettier miserait sur la légalisation prochaine à une grande échelle, donc pas seulement au Canada, mais également aux États-Unis et à plusieurs autres endroits dans le monde. Ensuite, le bien connu géant de la boisson gazeuse Coca-Cola (NYSE: KO) envisage lui aussi de s’introduire dans le marché du cannabis avec des boissons contenant du CBD, un élément aux vertus thérapeutiques du cannabis. Selon un article de BNN Bloomberg Television, le fabricant de boissons gazeuses d’Atlanta est en pourparlers avec le producteur canadien de marijuana Aurora Cannabis (TSE : ACB). Finalement, coup d’éclat pour le producteur de cannabis médical Tilray (NASDAQ : TLRY). Tout a commencé mardi après avoir annoncé les plans de la Drug Enforcement Administration (Service de police fédérale américain chargé de la mise en application de la loi sur les stupéfiants[1]) de permettre l’importation de marijuana à des fins médicales afin de fournir un essai clinique en Californie. À la suite de cette annonce, l’action de Tilray a gagné 42% et a atteint plus de 1 100% depuis ses débuts en juillet. Ensuite, mercredi, le titre a encore explosé. Il a atteint 300$ l’action à son plus haut. Cela représente une hausse de 1300% depuis son entrée en bourse le 19 juillet dernier. Pour ajouter au caractère impressionnant du mouvement, seulement pour la journée de mercredi, si l’on prend la distance entre la fermeture de mardi et le haut de mercredi, le titre a eu une hausse de 93.57%. Pour conclure, le titre a fermé à 214.06, qui représente une hausse de 38.19% en une seule journée. Ceci constitue un exemple parfait de la volatilité des titres reliés au Cannabis et à l’énorme bulle que représente ce marché.   L’endettement encore en hausse au Canada. La situation peut sembler urgente pour le Canada. En effet, les Canadiens sont maintenant endettés au niveau de la crise économique de 2008. Le service de la dette, qui représente le paiement des intérêts et du capital sur l'hypothèque, la carte de crédit et d'autres types de dettes vient d’atteindre 14.2% du budget des ménages.  Cela représente 1,69 $ de dette pour chaque dollar canadien de revenu. Cette hausse du service de la dette est fortement attribuable aux quatre hausses de taux d’intérêt de la banque du Canada au cours des 14 derniers mois. En somme, cette évolution de la dette des ménages canadiens sera intéressante à suivre dans les prochains moins, considérant d’autres hausses des taux à venir.   Sources: Trump will reportedly spare Apple products from latest China tariffs (updated), Site internet de Engadget, [En ligne], https://www.engadget.com/2018/09/17/trump-to-spare-apple-from-latest-china-tariffs/ Trump will slap 10% tariffs on $200 billion in Chinese goods — and they will go to 25% at year-end, Site internet de CNBC, [En ligne], https://www.cnbc.com/2018/09/17/trump-puts-new-tariffs-on-china-as-trade-war-escalates.html Donald Trump exempts Apple products from tariffs on Chinese imports, Site internet de Mashable, [En ligne], https://mashable.com/article/trump-trade-war-apple-watch-airpods/#7mlEd7aOUgq4 China hits back at Trump, announces $60B tariff hike on U.S. goods, Site internet de Global News, [En ligne ], https://globalnews.ca/news/4460610/china-retaliate-donald-trump-u-s-tariffs/ US TRADE WAR: Donald Trump announces further tariffs on $200 BILLION of Chinese goods, Site internet de Express, [En ligne ],  https://www.express.co.uk/news/world/1018961/Donald-Trump-China-tariffs-200-billion-Chinese-goods-trade-war-Beijing-Washington Tilray shares in harrowing ride — up 94%, four halts, and half the gain lost, Site internet de Financial Post, [En ligne ],   https://business.financialpost.com/cannabis/cannabis-business/tilray-tops-200-per-share-as-ceo-touts-growth-prospects Coca-Cola Is Eyeing the Cannabis Market,Site internet de Bloomberg, [En ligne ],   https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-09-17/coca-cola-eyes-cannabis-market-in-push-beyond-sluggish-sodas Marlboro maker ‘evaluating opportunities’ in cannabis industry,Site internet de Marijuana Business Daily, [En ligne ], https://mjbizdaily.com/marlboro-maker-evaluating-opportunities-in-cannabis-industry/ Debt Burdens Are Eating Up a Growing Share of Canadian Incomes, Site internet de Bloomberg, [En ligne ],https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-09-14/debt-burdens-are-eating-up-a-growing-share-of-canadian-incomes?srnd=premium-canada Drug Enforcement Administration, Site internet de Wikipedia, [En ligne], https://fr.wikipedia.org/wiki/Drug_Enforcement_Administration [1] Drug Enforcement Administration, Site internet de Wikipedia, [En ligne], https://fr.wikipedia.org/wiki/Drug_Enforcement_Administration   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Tesla parti en fumée? Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Tesla parti en fumée? La semaine dernière, le président directeur général du controversé producteur automobile Tesla, Elon Musk a encore fait parler de lui. Dans un premier temps, le flamboyant homme d’affaires a donné une entrevue dans le cadre du « podcast » de Joe Rogan, un comédien américain. Lors de ce podcast, il a consommé de la marijuana devant une caméra. Naturellement, cet acte de rébellion de la part de M.Musk fit beaucoup parler! D’ailleurs, certaines rumeurs affirment que M.Musk serait en études pour se faire retirer son autorisation de sécurité gouvernementale. Dans un second temps, ce qui fit réellement bouger le titre, qui a perdu 9% le 7 septembre dernier est le départ hâtif de M. Dave Morton, le directeur financier exécutif de l’entreprise. Ainsi, M. Morton a quitté son poste moins d’un mois après avoir commencé chez Tesla. Pour expliquer son départ, M. Morton a affirmé : « Depuis que j'ai rejoint Tesla le 6 août dernier, le niveau d'attention du public sur la société, ainsi que le rythme au sein de la société, ont dépassé mes attentes. Cela m'a amené à reconsidérer mon avenir. Je tiens à préciser que je crois fermement en Tesla, à sa mission et à ses perspectives d'avenir, et je ne suis pas en désaccord avec le leadership de Tesla et ses rapports financiers. » Sur un ton plus positif, lundi le 10 septembre dernier, M. Musk a promu un nouveau président de la division automobile du constructeur californien. En effet, l’ingénieur M. Jérôme Guillen prend les rênes de l’énorme défi qu’est la production chez Tesla. Ainsi, l'ingénieur français qui travaille chez Tesla depuis 2013 a occupé plusieurs rôles au sein de l’entreprise. Il a d'abord été vice-président responsable des ventes, puis il a dirigé le programme de développement du camion électrique « Tesla Semi ». Cette nomination démontre que M. Musk perçoit que les investisseurs demandent un peu de stabilité dans l’entreprise. La banque du Canada garde son taux directeur à 1.5% Le 5 septembre dernier, M. Stephen Poloz, annonçait qu’il conservait la cible du taux directeur à 1.50%. Cependant, cette stagnation des taux ne pourrait être qu’une pause vers une autre hausse plus tard cette année. La date la plus probable pour cette hausse serait le 24 octobre. La raison pour laquelle M.Poloz et son comité ont pris la décision de ne pas monter les taux le 5 septembre dernier provient d’un désir de hausser graduellement les taux. En effet, M.Poloz a affirmé : « Procéder pas à pas en faisant reposer la politique monétaire sur les données disponibles est bien évidemment un moyen de gérer les risques dans un contexte d'incertitude accrue». En somme, il sera intéressant de suivre cette hausse et comment la Banque du Canada sera en mesure de gérer les incertitudes commerciales mondiales, en autre avec M. Trump. Vent de dos pour les cryptos Dans les dernières semaines, nombre de cryptomonnaies ont vécu d’importantes baisses. Que ce soit le Bitcoin ou l’Ethereum la baisse des dernières semaines vient porter ombrage au monde des cryptomonnaies. D’une part, tel que l’on peut voir dans le graphique ci-dessous, dans le cas du Bitcoin nous pouvons dessiner une figure chartiste fortement baissière, soit le un triangle descendant. Cette figure n’augure rien de bon pour la plus importante cryptomonnaie du monde. D’une autre part, selon le populaire site internet CoinMarketCap, la capitalisation boursière de toutes les cryptomonnaies est passée de 830 milliards de dollars lors du haut record du 7 janvier 2018, à seulement 195 milliards de dollars aujourd’hui. Il s’agit donc de 635 milliards de dollars qui sont partis en fumée, soit 80% du maximum jamais atteint. En ce qui a trait aux dernières nouvelles du monde des cryptomonnaies, le 10 septembre, le premier fond mutuel impliquant des cryptomonnaies a été créé et approuvé au Canada. Ainsi, cela permettra aux investisseurs de choisir le « FBC Bitcoin Trust » comme fonds pouvant aller dans leurs comptes épargnes enregistrés tels des « REER » ou des « CELI ». De plus, le fonds est maintenant disponible sur NEO Connect, une plateforme de distribution de fonds, sous le symbole FBCBT, et est disponible uniquement pour les investisseurs accrédités. Autre fait intéressant, les conseillers peuvent négocier le fonds avec la même efficacité et la même facilité que des Fonds Négociés en Bourse (FNB, ou ETF en anglais). Enfin, une autre bonne nouvelle vient redorer un peu le blason des cryptos. En effet, deux figures importantes du milieu des cryptomonnaies, les frères Winkelvoss, viennent de lancer le premier « Stablecoin » à travers leur entreprise, Gemini Trust Co. Ce qui rend cette nouvelle si importante est qu’il s’agit d’une cryptomonnaie réglementée soutenue par l'USD. Ainsi, le « stablecoin » sera relié directement à la valeur du dollar américain avec un ratio de 1 :1. Ensuite, cette cryptomonnaie permettra aux individus d’envoyer et de recevoir des USD sur le réseau Ethereum. Cela démontre ainsi, du même coup, l’utilité de ce réseau. Finalement, la sortie de cette monnaie démontre que les frères Winkelvoss n’ont pas abdiqué sur les cryptomonnaies et continuent d’y croire. Ce dernier élément représente à lui seul un vent d’espoir pour les cryptomonnaies. Jack Ma, fondateur d’Alibaba prend sa retraite Finalement, Jack Ma, fondateur du géant chinois Alibaba prend sa retraite pour se dédier à la philanthropie, particulièrement dans le milieu de l’éducation. Cependant, il conservera sa place sur le conseil d’administration. Son départ se fait alors que les temps ne sont pas roses pour l’entreprise. En effet, les autorités cherchent de plus en plus à réglementer le secteur d’Alibaba. Aussi, les tensions commerciales mondiales particulièrement avec les États-Unis pourraient à court terme faire chuter drastiquement le prix de l’action.   Mot de la semaine: Taux directeur Le taux directeur ou taux de cible de financement à un jour est le taux d’intérêt auquel les principales institutions financières se prêtent des fonds pour une durée d’un jour. La Banque fixe une valeur cible pour ce taux. Cette cible est communément appelée le taux directeur de la Banque. Ce taux est d’une importance capitale, car il a une influence sur plusieurs taux, dont les taux des prêts à la consommation et des prêts hypothécaires. Elles peuvent également avoir une incidence sur le taux de change du dollar canadien. Ce taux est analysé et discuté 8 fois par année.   Source : Taux directeur, Site internet de la Banque du Canada, [en ligne], https://www.banqueducanada.ca/grandes-fonctions/politique-monetaire/taux-directeur/#schedule Elon Musk’s unfiltered behaviour makes Wall Street uncomfortable, Site internet de The Stars, [en ligne], https://www.thestar.com/business/opinion/2018/09/09/elon-musks-unfiltered-behaviour-makes-wall-street-uncomfortable.html Tesla shares fall after Elon Musk smokes weed on Joe Rogan’s podcast, Site internet de Global News, [en ligne], https://globalnews.ca/news/4435710/elon-musk-weed-tesla-shares-drop/ Tesla CEO Elon Musk Smokes Cannabis, Drinks Whiskey on Joe Rogan's Live Web Show, Site internet de News 18, [en ligne], https://www.news18.com/news/buzz/tesla-ceo-elon-musk-smokes-cannabis-drinks-whiskey-on-joe-rogans-live-web-show-1871079.html Tesla Erupts in Chaos After Senior Execs Leave, Musk Tokes Up, Site internet de Bloomberg, [en ligne],    https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-09-07/tesla-chief-accounting-officer-leaves-citing-level-of-scrutiny Elon Musk choisit un Français pour devenir son bras droit chez Tesla, Site internet du Figaro, [en ligne],     http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/09/09/32001-20180909ARTFIG00040-elon-musk-choisit-un-francais-pour-devenir-son-bras-droit-chez-tesla.php La Banque du Canada maintient son taux directeur à 1,50%, Site internet de la Presse, [en ligne],      http://www.lapresse.ca/affaires/economie/canada/201809/05/01-5195307-la-banque-du-canada-maintient-son-taux-directeur-a-150.php Taux directeur, Site internet de la Banque du Canada, [en ligne],                                    https://www.banqueducanada.ca/grandes-fonctions/politique-monetaire/taux-directeur/#schedule Bitcoin Mutual Fund Launches in Canada, Site internet de CCN, [en ligne],                                        https://www.ccn.com/bitcoin-mutual-fund-launches-in-canada/ Winklevoss Twins Launch World’s First Regulated Stablecoin, Site internet de Cryptocurrency News, [en ligne],                                        https://cryptocurrencynews.com/gemini-stablecoin-winklevoss-twins/ Bitcoin Price Watch: BTC/USD Trend Overwhelmingly Bearish, Site internet de NewsBTC, [en ligne],                                        https://www.newsbtc.com/2018/07/12/bitcoin-price-watch-btc-usd-trend-overwhelmingly-bearish/ China’s Richest & Alibaba Co-Founder Jack Ma retires at 54, Site internet de Helios 7,[en ligne],                                         http://www.helios7.com/alibaba-jackma-retires-54/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Amazon: revente de livre à domination mondiale Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada En début de semaine, un deuxième joueur a franchi la ligne du billion. L’entreprise qui a débuté comme un simple revendeur de livres sur internet a, le 4 septembre, dépassé la barre du billion de capitalisation boursière, seulement quelques semaines après le géant de la technologie Apple. Avec ce second joueur, Amazon entre dans une ligue select au sommet des plus grandes capitalisations boursières. Ainsi, pour atteindre cette valeur, le géant du commerce en ligne a franchi la valeur de  2,050.50$ US à la bourse de New York. Dans un premier temps, en termes de chiffres, Amazon représente plus de 550 000 employés, génère des revenus annuels de 178 milliards de dollars et domine son marché en possédant 49 cents de chaque dollar de commerce électronique dépensé aux États-Unis. Par contre, ce qui en fait sa force est que ce géant du web n’est pas qu’une simple plateforme transactionnelle comme il en existe déjà. Dans les faits, Amazon domine chaque marché dans laquelle elle entre. Que ce soit dans diffusion de films et séries à travers Amazon Prime Vidéo, son projet de se lancer dans la vente de médicament en ligne, l’épicerie suite à l’achat de Whole Foods, tous les projets laquelle se lancent semblent être couronnés de succès tout en faisant trembler la concurrence. Dans un second temps, le populaire animateur américain Jim Cramer commentait l’atteinte du premier billion en affirmant: « Quand vous jugez Amazon par son marché total, cette évaluation de mille milliards de dollars semble trop faible, tant que l'entreprise peut continuer à livrer la marchandise. Et regardez, je ne parle même pas des opportunités d'Amazon dans le divertissement ou la distribution »[1]. Aussi, il ajoutait:  « Amazon est une société de croissance séculaire qui dépense une fortune pour développer ses activités; elle pourrait diminuer ses dépenses demain et afficher des chiffres de bénéfices par action beaucoup plus élevés. Mais ce serait une mauvaise utilisation du capital d'Amazon. Nous voulons que l’entreprise continue de chercher des sources de revenus un peu partout »[2]. Ainsi, tel que M.Cramer l’a affirmé, les principales forces de l’entreprise de commerce électronique sont sa capacité de croissance sans limites et sa capacité à concrétiser cette croissance. Maintenant, la plus grande force d’Amazon est aussi sa plus grande faiblesse. De nombreux analystes doutent de son pouvoir à rentabiliser tout ce développement. Avec un ratio cours-bénéfice de plus de 248,29,[3] plusieurs considèrent Amazon comme étant surévalués. De plus, voyant la domination constante de l’entreprise, plusieurs analystes considèrent que cette domination ne peut pas continuer indéfiniment. Finalement, un dernier défi qui pourrait attendre Amazon pourrait provenir d’une attention particulière provenant des régulateurs du commerce américain.  Il est évident qu’à la vitesse que grandit l’entreprise, la question se pose. Alors, selon les interprétations actuelles des lois fédérales américaines, il y a peu de risque pour le moment. En effet, les régulateurs anti-monopolistes examinent généralement si une société a utilisé sa position dominante sur un marché donné pour augmenter ses prix pour les consommateurs. Jusqu'à présent, puis qu'Amazon n'a fait que baisser les prix, il ne semble pas y avoir d'intérêt à les surveiller. En conclusion, il est important de souligner la montée impressionnante de cette entreprise. Tel que vu dans le graphique ci-dessous, Amazon est un de ces titres qui n’a cessé de croître depuis plus de 10 ans. Il sera très intéressant de suivre la suite de cette surprenante entreprise. Il est d’ailleurs opportun de se demander : après Apple et Amazon, qui sera le prochain? Peut-être Alphabet, peut être Microsoft? Qui sait?[4]   Sources : Amazon is now worth $1,000,000,000,000, Site internet de CNN, [en ligne], https://money.cnn.com/2018/09/04/technology/amazon-1-trillion/index.html Amazon Hits $1,000,000,000,000 in Value, Following Apple, Site internet du New-York Times, [en ligne], https://www.nytimes.com/2018/09/04/technology/amazon-stock-price-1-trillion-value.html How Amazon Reached $1T - Cramer's Mad Money (9/4/18), Site internet de Seeking Alpha, [en ligne], https://seekingalpha.com/article/4204120-amazon-reached-1t-cramers-mad-money-9-4-18 Amazon Prime Day shopping topped $4 billion, analyst estimates, Site internet de The Star,[en ligne], https://www.thestar.com/business/technology/2018/07/19/amazon-prime-day-shopping-topped-4-billion-analyst-estimates.html Bezos Unbound: Exclusive Interview With The Amazon Founder On What He Plans To Conquer Next, Site internet de Forbes,[en ligne],  https://www.forbes.com/sites/randalllane/2018/08/30/bezos-unbound-exclusive-interview-with-the-amazon-founder-on-what-he-plans-to-conquer-next/ [1] Traduction libre [2] Traduction libre [3] Donnée provenant de l’Oppscan DTC [4] Image provenant de TC2000   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le Klondike du Cannabis Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada L’or vert, comme plusieurs l’appellent, est en hausse de façon importante depuis plusieurs semaines. En effet, il s’agit du « sprint » pré légalisation. Ainsi, plusieurs grosses entreprises souhaitent s’assurer une place dans le futur marché du Cannabis. Ce fut le cas de Constellation Brands (STZ :US), qui possède entre autres la bière Corona. L’entreprise américaine augmente sa participation dans Canopy Growth (WEED.TO) & (CGC :US), la plus grande société de cannabis cotée au monde, à 38% en acquérant 104,5 millions d'actions. Dans un premier temps, cette importante prise de position dans le plus gros producteur de marijuana au monde démontre que plusieurs grosses entreprises voient l’énorme potentiel du marché du cannabis. D’ailleurs, le président directeur général de Constellation Brands, M. Rob Sands, a affirmé à la suite de la transaction : « Depuis l'an dernier, nous comprenons un peu mieux le marché du cannabis, l'énorme opportunité de croissance qu'il présente ». Dans un second temps, la ruée vers l’or vert ne se limite pas au leader Canopy Growth. En effet, le producteur de marijuana médicale Tilray (TLRY :US) est la nouvelle saveur du jour. Ainsi, les actions de la compagnie canadienne de marijuana médicale ont grimpé de plus de 21% lundi, après que Tilray ait annoncé avoir été choisie par la Nova Scotia Liquor Corporation pour recevoir un premier ordre d'achat de cannabis destiné aux adultes, qui sera légalisé le 17 octobre.  Pour ajouter à cela, le PDG de la société Brendan Kennedy a déclaré qu'il s'attend à ce que davantage d'investissements stratégiques parviennent dans l'industrie florissante de la marijuana. Ainsi, peut-être cette entreprise sera la prochaine à recevoir un coup de pouce financier d’une grande multinationale. Seul le futur nous le dira. En somme, le marché du cannabis, particulièrement le marché canadien est en plein essor. Dans le cas du chef de file, Canopy Growth, il se dirige vers les 50 plus importantes valorisations boursières canadiennes. En effet, le producteur de marijuana a une capitalisation boursière de 12,9 milliards de dollars. Cependant, si l’on compare la capitalisation boursière du producteur de marijuana à celle de grandes entreprises canadiennes on peut comprendre l’importance de celle-ci. Ainsi, Bombardier possède une capitalisation boursière de 11,5 milliards de dollars, Metro de 10,6 milliards et Air Canada 7,3 milliards.   Revirement de situation pour M. Musk! Lors de la dernière édition du billet boursier DTC, nous avons abordé le retrait possible de Tesla de la Bourse de New York. Malgré l’image de détermination que M. Musk projetait dans les dernières semaines, le projet de privatisation de Tesla tombe à l’eau. En effet, dans un autre courriel envoyé aux employés de l’entreprise de technologies, M.Musk affirmait : « Après avoir mûrement réfléchi à cette possibilité, j’en ai conclu que la meilleure décision possible à court terme est de garder le statut d’entreprise publique pour Tesla » . Ainsi, contre toute attente, Tesla ne se retirera pas de la bourse, tout du moins pas dans l’immédiat. Cela dit, malgré ce que les détracteurs de Tesla peuvent penser, M. Musk a confirmé que la raison de son changement de direction n’est pas une question financière, mais plutôt un désir des actionnaires de rester en bourse.  En revanche, nous ne sommes pas encore à l’abri d’un revirement de situation à la Elon Musk. Ainsi, il sera de mise de rester vigilant!   Sources : Constellation Brands investit 5G$ dans Canopy Growth, Site internet de Les Affaires, [en ligne], https://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/constellation-brands-investit-5g-dans-canopy-growth/604317 Canopy Growth is ‘at the top of the food chain’ as Canada gears up for legal weed, Site internet de MarletWatch, [en ligne], https://www.marketwatch.com/story/canopy-growth-is-at-the-top-of-the-food-chain-as-canada-gears-up-for-legal-weed-2018-08-29 Top cannabis exec: Expect to see more strategic investment coming to cannabis, Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/08/28/tilray-ceo-expect-more-strategic-investment-in-marijuana-.html Titres en action: Tilray, Theratechnologies, Starbucks, Thomson..., Site internet de Les Affaires, [en ligne], https://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/bourse-titres-en-action-du-mardi-28-aout-2018/604569 Canopy Growth Corporation, Site internet du TMX, [en ligne], https://web.tmxmoney.com/quote.php?qm_symbol=WEED&locale=EN Bombardier Inc., Site internet du TMX, [en ligne], https://web.tmxmoney.com/quote.php?qm_symbol=bbd.b Metro inc., Site internet du TMX, [en ligne], https://web.tmxmoney.com/quote.php?qm_symbol=MRU Air Canada., Site internet du TMX, [en ligne], https://web.tmxmoney.com/quote.php?qm_symbol=AC Finalement, Tesla ne se retirera pas de la bourse, Site internet de Numerama, [en ligne], https://www.numerama.com/tech/411009-finalement-tesla-ne-se-retirera-pas-de-la-bourse.html Tesla sinks after Elon Musk says the company will stay public (TSLA), Site internet de Market Business Insider, [en ligne],  https://markets.businessinsider.com/news/stocks/tesla-stock-price-elon-musk-says-company-will-stay-public-2018-8-1027486669   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### L’avenir, c’est maintenant : l’acceptation du Bitcoin est en plein essor Par Mary Ann Callahan, journaliste et Directrice marketing à CEX.IO S’il y a bien une cryptomonnaie qui ne cesse de monter en puissance, c’est bel et bien le Bitcoin. Le succès de cette monnaie virtuelle s’explique généralement par la formation d’un véritable réseau d’acteurs ou encore par la présence d’un réservoir de richesses presque intarissable. En tout état de cause, la cryptomonnaie a connu jusqu’à présent une flambée spectaculaire depuis sa création le 3 janvier 2009. Cette devise virtuelle a suscité une frénésie constante malgré les risques potentiels. Et c’est à juste titre que plusieurs boutiques et plateformes web l’acceptent déjà lors des transactions financières. La question qui se pose alors est de savoir si le BTC n’est pas la monnaie du futur. Quel est l’état des lieux du Bitcoin dans le monde ? Pour dire vrai, la popularité du Bitcoin ne fait plus l’ombre d’un doute. Si son utilisation n’est pas encore officielle dans certains pays, d’autres en ont fait un credo en matière de transactions financières. L’acceptation du Bitcoin à travers le monde Très récemment, le Bitcoin a atteint un coût record de 15000 dollars. Si le BTC/USD fait le buzz à cause de son cours qui n’a cessé de monter ces derniers temps, il reste et demeure un moyen de paiement efficace. Le constat qui s’en dégage est que des centaines de milliers de sites web l’utilisent. La plupart des plateformes commerciales aux États-Unis l’ont déjà adopté, à l’instar de Dell, Expedia ou encore Overstock. Bien plus encore, il faut noter qu’il existe déjà plus de 2000 distributeurs de Bitcoin dans le monde entier. Une acceptation mitigée dans l’Hexagone En fait, beaucoup de sociétés françaises n’acceptent pas encore le paiement en Bitcoin. Cependant, quelques boutiques en ligne admettent déjà les règlements en BTC. Cette adoption de plus en plus généralisée se remarque surtout dans la capitale française. Cela revient à dire que l’utilisation du Bitcoin reste encore une quête permanente. Quelle est la valeur économique du Bitcoin ? La valeur du Bitcoin est déterminée au sein d’un système monétaire bien précis. Elle se justifie non seulement par l’acceptation de la devise virtuelle, mais surtout  par l’équilibre sur le marché financier. La question de l’offre de Bitcoins En réalité, les bitcoins sont créés grâce au minage. Il s’agit d’un processus qui permet de générer des bitcoins sur chaque block miné. En tant que règle monétaire, la création de bitcoins est gérée par un protocole qui permet d’éviter un embranchement majeur (hard fork). Très souvent, les investisseurs achètent et vendent le BTC sur des plateformes d’échanges. De ce fait, la valeur du bitcoin s’apparente à un investissement financier. De toutes les façons, il est important de relever que l’offre de bitcoins a un lien direct avec le coût de l’électricité. Il faut également tenir compte des règles de gouvernance en ce qui concerne le coût de bitcoin conçu lors du processus de minage. La question de la demande de Bitcoins Les utilisateurs du Bitcoin ne manquent pas de raisons pour justifier la demande de cette cryptomonnaie. Voici quelques préoccupations importantes : Lutte contre le blanchiment d’argent Au vu de la valeur augmentée des bitcoins, les investisseurs s’engagent à risquer de l’argent. Seulement, ils peuvent faire face à une bulle d’opacité. De ce fait, les gouvernements restreignent l’utilisation des espèces pour lutter contre la prolifération des marchés noirs. Le bitcoin semble donc être une solution fiable pour les paiements anonymes, d’autant plus que l’identité des transactionnaires est souvent dissimulée. Sécurité des transactions financières Le réseau bitcoin à lui seul favorise la sécurité des transactions financières. En tant que monnaie alternative, le BTC permet d’ailleurs de discipliner les gouvernements à travers une pression déflationniste. C’est à juste titre que le protocole bitcoin utilise le système de pseudonymat pour cacher l’identité des utilisateurs de cette devise virtuelle. De plus, le bitcoin se présente comme un moyen de paiement fiable, au même titre que les cartes bancaires. En plus, la transparence semble être un pilier indéniable e matière de sécurité du bitcoin. Cela revient à dire que les transactions financières sont publiques dans tout le réseau. Ce système autonome permet sans doute de connaitre si l’émetteur est solvable. Autrement dit, la traçabilité du bitcoin réduit considérablement la contrefaçon de la devise. Le Bitcoin en tant que valeur refuge  En effet, le Bitcoin est souvent appréhendé comme l’or à cause des variations fortes de la devise virtuelle. Et c’est à partir de 2013 que l’on a vraiment noté une envolée fulgurante de l’e-devise. La crise économique chypriote avait alors suscité une bulle incroyable allant de 47 à 230 dollars. Les investisseurs devront donc faire un rapprochement entre le bitcoin et l’or. Et c’est à juste titre que le BTC est de nos jours connu sous l’appellation de « l’or numérique ». Par ailleurs, le Bitcoin se présente déjà comme la monnaie du futur. Cette devise électronique a provoqué un énorme bouleversement technologique. Son succès provient du fait qu’elle ne dépend nullement des gouvernements et politiques ou encore aux institutions financières. Toutefois, la cryptomonnaie est disponible dans une proportion limitée. Pourtant, c’est le contraire de tout se qui se passe avec les monnaies fiduciaires. Il est question ici d’établir la confiance au sein de la communauté des utilisateurs de la devise virtuelle. En définitive, le succès du Bitcoin se résume en la sécurité de cette devise virtuelle. Il n’est d’ailleurs pas facile de contrefaire cette monnaie numérique. En ce qui concerne les avantages, force est de constater que  le nombre de bitcoins se multiplie au fur et à mesure que le nombre de transactions financières augmente dans le monde. Néanmoins, le Bitcoin présente quelques bémols qu’il convient de relever.  De nos jours, il n’est plus aisé de miner les bitcoins de manière individuelle. C’est la raison pour laquelle les investisseurs s’inscrivent dans les coopératives des mineurs. Aussi, il est à noter que le BTC est souvent instable surtout lorsqu’il s’agit du commerce. Cela s’explique par le fait qu’il est en constante déflation. Pour tout dire, la volatilité de cette monnaie affecte les investisseurs mal formés pour utiliser un porte-monnaie virtuel. Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare détenir des Bitcoins. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La déchéance du géant de la voiture électrique Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Dans les dernières semaines, la vie du président directeur général de Tesla, Elon Musk, fut énormément mouvementée.  En effet, le 7 août dernier, M. Musk a « tweeté » qu’il envisageait un retrait en bourse de Tesla, donc de se retirer du NASDAQ de New York. De plus, il souhaitait racheter les actions actuelles de Tesla à un prix de 420$. Pour l’entreprise, cela signifierait qu’elle devrait racheter toutes les actions présentement sur le marché à un prix de 420$ l’action. Pour ajouter au caractère impressionnant de cette annonce, l’homme d’affaires a également annoncé que les fonds étaient déjà réunis pour effectuer cette importante transaction. [1]Cette décision serait basée sur le désir de M. Musk de créer un environnement favorable au développement de l’entreprise. En effet, dans un courriel envoyé aux employés, il a déclaré que les fluctuations du cours des actions constituent une « distraction majeure » pour les travailleurs et que le fait d'être public « exerce une pression énorme sur Tesla pour prendre des décisions qui pourraient convenir pour un trimestre donné, mais pas nécessairement à long terme ». D’ailleurs, tel que vu dans ce graphique ci-dessous, cette annonce avait propulsé Tesla de 13% dans la même journée. Cependant, là où il y a anguille sous roche, est que plusieurs gros acteurs des marchés ne semblent pas croire M. Musk. En effet, depuis cette annonce des plus controversés, l’action de Tesla a déjà perdu près de 20 % (voir graphique ci-dessous). Ainsi, l’une des principales banques américaines, la banque JP Morgan Chase, avait, suite au tweet de M. Musk, estimé que l'opération avait 50 % de chance de réussir et relevé son objectif de prix sur l'action, de 195 $ à 308 $. Cependant, depuis ce moment, des doutes ont émergé sur la faisabilité de la transaction, en particulier sur les financements. Le doute s’est installé alors que M. Musk avait dans son tweet assuré avoir sécurisé les sommes nécessaires, alors qu’il a par la suite précisé n'avoir engagé que des discussions préliminaires. [2]   Ainsi, la banque américaine a affirmé que dans la mesure où le financement ne semble pas avoir été sécurisé, les analystes ont décidé de revenir sur leur décision et de ramener leur objectif de prix à 195 $, une estimation basée selon eux sur la performance intrinsèque de l'entreprise. De plus, plusieurs doutent de la capacité à diriger de M.Musk. En effet, M.Bob Lutz, ancien vice-président chez BMW, Chrysler et Ford, a affirmé dans une entrevue donnée à CNBC « Elon est fatigué, il est épuisé. Il a manifestement des problèmes émotionnels. Je pense que la bonne solution pour Tesla à ce stade est de le mettre à l'écart des opérations quotidiennes. »[3] M.Lutz a également ajouté : « A mon avis personnel, le conseil d'administration devrait agir et trouver un nouveau PDG. Par contre, il n’est pas nécessaire de se débarrasser d'Elon. Gardez-le comme un visionnaire, gardez-le comme le chef de la société et honorez et respectez le fondateur de l'entreprise. En revanche, cette entreprise a besoin d'une gestion professionnelle, et elle en a besoin maintenant. »[4] Provenant d’un homme ayant autant d’expérience dans le domaine de l’automobile, il est pertinent de se questionner sur la capacité de M. Musk à diriger son entreprise, car il ne semble pas avoir été en mesure de convaincre les importants acteurs du milieu. Finalement, un autre acteur est sur le dos de Tesla, et cette fois, c’est un acteur des plus importants. En effets, une autre répercussion de son fameux tweet est une enquête des SEC, ou la Securities and Exchange Commission. Ainsi, selon le Wall Street Journal, une investigation a été ouverte pour déterminer dans quelle mesure les annonces faites sur Twitter par le président directeur général de Tesla sont de nature à modifier artificiellement le cours boursier de l'entreprise. Cependant, cette enquête sera à suivre, car aucune annonce des SEC n’a encore été faite. En conclusion, le controversé homme d’affaires Elon Musk n’en est qu’à ses tout débuts dans le processus pour redevenir une entreprise privée. En effet, ayant déjà sorti de la bourse en 2013, le manufacturier d’ordinateur Dell a mis environ 1 an pour finaliser le processus. Ainsi, de nombreux rebondissements sont encore possibles dans les prochains mois. Il sera très intéressant de suivre le processus de l’une des entreprises les plus médiatisées de la Bourse de New York.   Sources : Musk's dream of taking Tesla private, Site internet de CNBC, [en ligne],   https://www.cnbc.com/2018/08/16/for-tesla-going-dark-might-not-be-so-easy-.html Tesla : Elon Musk annonce préparer un retrait de la Bourse,Site internet de Les Numériques, [en ligne], https://www.lesnumeriques.com/mobilite/tesla-elon-musk-annonce-preparer-retrait-bourse-n76967.html Musk Mulls Taking Tesla Private, Valuing Company at $82 Billion, Site internet de Bloomberg, [en ligne], https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-08-07/tesla-jumps-on-report-of-saudis-building-about-2-billion-stake No 'sound investor' would want Elon Musk to remain CEO of Tesla, says former GM exec Bob Lutz, Site internet de CNBC, [en ligne],https://www.cnbc.com/2018/08/17/former-gm-exec-no-sound-investor-would-want-elon-musk-as-tesla-ceo.html Elon Musk, Site internet de Live Science, [en ligne], https://www.livescience.com/62239-elon-musk-immortal-artificial-intelligence-dictator.html   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services.   [1] Image de TC2000 [2] Image de TC2000 [3] Traduction libre [4] Traduction libre ### De Newton à Apple Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Introduction Dans les dernières semaines, le géant technologique Apple a atteint le symbolique nombre d’un billion de dollars de capitalisation boursière. Cette incroyable montée tintée par des rachats d’actions importants, d’excellents résultats financiers et un flamboyant futur n’est pas un coup du hasard. En effet, depuis ses tout débuts la multinationale américaine sait se démarquer de ses compétiteurs par une variété de moyens. Ainsi, dans cette édition du Billet Boursier DTC, nous aborderons ce qui a mené Apple au billion de capitalisation boursière, et cela, de Newton à Apple. Cela fait référence à l’évolution du logo d’Apple. En effet, lors de la première ébauche produite par Ronald Wayne en 1976, nous pouvons voir Isaac Newton assis sous un pommier. Cette représentation d’Isaac Newton a été inspirée par une citation de Wordsworth qui était également inscrite dans le logo: « Newton… Un esprit voyageant pour toujours à travers les eaux troubles de la pensée… Seul. »[1] (En anglais : « Newton… A Mind Forever Voyaging Through Strange Seas of Thought … Alone. » avec « Apple Computer Co. » sur une bannière ornant le cadre. 1976 : Les bases d’Apple Dans un premier temps, l’histoire d’Apple débute dans le garage de la maison où Steve Jobs a grandi en 1976. C’est ainsi, à Los Altos, en Californie, que Steve Wozniak, Steve Jobs et Ronald Wayne ont testé les premiers ordinateurs Apple I. Ils ont ensuite présenté leur produit fini au Homebrew Computer Club. À ce moment, The Byte Shop, l’un des premiers détaillants d'ordinateurs personnels, a passé une commande de 50 unités. L'ordinateur se vend plus tard pour 666,66 $. Ce prix a été choisi, car M. Wozniak aimait simplement les chiffres qui se répètent. D’ailleurs, cela représente aujourd’hui 2 863,85 $ canadiens. Aussi, c’est cette même année que M. Wayne a vendu sa part dans Apple pour 800$. Aujourd’hui, le 10% qu’il possédait vaudrait plus de 95 milliards de dollars américains. Plus tard, soit en janvier 1977, Steve Jobs et Steve Wozniak incorporent Apple. 1977-1979 : Partenariats importants et croissance fulgurante Par la suite, c’est en juin 1977 qu’Apple sortit leur deuxième produit appelé : Apple II. La sortie de ce second ordinateur permettra la création de nombreux partenariats au sein de l’entreprise de technologie. En effet, même s'il était un novice des affaires, M. Jobs a compris que pour assurer la croissance de son entreprise, il faudrait une gestion professionnelle et un important financement. Ainsi, il a convaincu Regis McKenna, un spécialiste renommé des relations publiques pour l’industrie des semi-conducteurs, de représenter la société. Ensuite, il a également obtenu un investissement de Michael Markkula. Cet homme était un riche vétéran d'Intel Corporation qui est devenu le principal actionnaire d'Apple et un membre influent du conseil d'administration. Grâce à un bon marketing, un financement adéquat et un produit révolutionnaire, la société informatique a connu un succès instantané. Ainsi, avec de la place pour stocker et manipuler des données, l'Apple II est devenu l'ordinateur de choix pour des légions de programmeurs amateurs. La croissance importante d’Apple fut également encouragée en 1979, lors de la sortie de VisiCalc, le premier tableur disponible sur les ordinateurs personnels. Ainsi, puisque VisiCalc était compatible sur l’Apple II, il a ouvert le marché des petites entreprises et des consommateurs à Apple II. De plus, pour l’entreprise, les établissements d’enseignement primaire constituaient un autre marché important. En combinant des remises, des dons agressifs et une faible concurrence, Apple a établi une présence dominante parmi les établissements d’enseignement, contribuant ainsi à la domination de sa plate-forme de logiciels dans les écoles primaires jusque dans les années 1990. 1980 : premier appel public à l’épargne et féroce concurrence. Les bénéfices et la taille d'Apple ont augmenté à un rythme historique. En effet, en 1980, la société avait rapporté plus de 100 millions de dollars et comptait plus de 1 000 employés. Son offre publique à l’épargne en décembre a été la plus importante depuis 1956, date à laquelle la Ford Motor Company est devenue publique. Fait impressionnant, à la fin de 1980, la valeur de près de 2 milliards de dollars d’Apple était supérieure à celle de Ford. Cependant, voyant un marché en pleine émergence, International Business Machines Corporation, communément appelée IBM, tentera également de tirer sa part du gâteau. En fait, IBM avait attendu que le marché des ordinateurs personnels se développe avant de lancer sa propre ligne d’ordinateurs personnels, l’IBM PC, en 1981. Ainsi, IBM a rompu avec sa tradition d’utilisation exclusive de composants matériels et de logiciels propriétaires et construit une machine à partir de composants Microprocesseur Intel, et DOS utilisés par Microsoft Corporation. Comme les autres fabricants pouvaient utiliser les mêmes composants matériels qu'IBM, ainsi que la licence DOS de Microsoft, les nouveaux développeurs de logiciels pouvaient compter sur un vaste marché compatible avec les PC IBM. Bientôt, le nouveau système possédait sa propre application: la feuille de calcul Lotus 1-2-3, qui a rapidement conquis le monde des affaires, un marché sur lequel Apple II n’avait pas encore réussi à pénétrer. Conclusion Ainsi, c’est ce qui conclut la première édition de « De Newton à Apple», où nous avons abordé une première partie de l’histoire de la plus grosse entreprise en termes de capitalisation boursière listée sur une bourse américaine. Ainsi, Apple est considéré comme l’une des entreprises les plus innovantes sur la planète, et cela depuis sa création. Comme cette première édition a pu démontrer, l’innovation est au cœur de la mission de l’entreprise à la pomme. C’est pourquoi, lors de la prochaine édition, nous aborderons entre autres l’arrivée du Macintosh chez Apple.   Sources : ISAACSON, Walter. Steve Jobs. Paris, Lattes, 2011, 667 pages. Apple History Timeline, Site internet de Apple Museum, [en ligne],  http://applemuseum.bott.org/sections/history.html. Apple History Timeline, Site internet de Soft Schools, [en ligne],  http://www.softschools.com/timelines/apple_history_timeline/252/ Apple Inc. , Site internet de Britannica, [en ligne],   https://www.britannica.com/topic/Apple-Inc L'histoire d'Apple, Site internet de Supinfo, [en ligne],    https://www.supinfo.com/articles/single/4718-histoire-apple Regis McKenna’s 1976 Notebook And The Invention Of Apple Computer, Inc., Site internet de Fast Company, [en ligne],  https://www.fastcompany.com/3058227/regis-mckennas-1976-notebook-and-the-invention-of-apple-computer-inc   [1] Traduction libre   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Apple, bat les analystes, atteint le billion de capitalisations ... et puis après. Voilà c’est fait … Mercredi dernier, Apple, devenait la première entreprise cotée en bourse aux États-Unis à atteindre le « trillion » ou billion en français de capitalisations boursières. Maintenant, il est pertinent de se demander : comment est-ce que AAPL s’est rendu à 1 billion, et qu’est-ce qui attend l’entreprise dirigée par Tim Cook dans les prochains mois? Premièrement merci à de bons résultats financiers Ce moment historique a été atteint à la suite de la sortie des résultats financiers de l’entreprise californienne. En effet, Apple a sorti des résultats financiers supérieurs à ce que les analystes avaient prédit et a assuré que ceux qui allaient suivre allaient être aussi resplendissants. En termes de chiffres, l’entreprise de technologies à un bénéfice par action réel de 2,34 $ en comparaison à 2,18 $ annoncé, selon les estimations du consensus Thomson Reuters et un chiffre d'affaires réel de 53,3 milliards de dollars contre 52,34 milliards de dollars annoncés, selon les estimations du consensus Thomson Reuters également. De plus, il est important de noter que le bénéfice par action a progressé de 40% et le chiffre d'affaires a progressé de 17% en seulement un an. Aussi, selon Street Account, Apple a indiqué que le chiffre d’affaires du quatrième trimestre se situerait entre 60 et 62 milliards de dollars, dépassant ainsi les prévisions de Wall Street qui étaient de 59,47 milliards de dollars. Rachat d’action À ces bons résultats, il faut ajouter un énorme programme de rachat d’actions qui représente à ce jour 210 milliards de dollars. D’ailleurs, il devait être achevé en mars 2019. Au lieu de cela, Apple a accéléré ce programme pour la fin juin de cette année, soit trois trimestres plus tôt. Ainsi, cela a assurément joué sur l’accélération de la valeur du titre. Autres explications et futur de l’entreprise L’opinion de nombreux analyste est que le succès d’Apple est, de manière générale, celui du secteur technologique américain. Ainsi, plusieurs titres de technologies frôlent également le milliard : Amazon a atteint 871 milliards de dollars, Google un peu de plus de 843 milliards et Microsoft environ 814 milliards. De plus, bien que plusieurs analystes puissent parfois s’inquiéter de voir la marque à la pomme ne pas sortir de nouveaux appareils aussi marquants que l'iPhone, les ventes de cet appareil continuent d’augmenter. En effet, Apple génère des milliards de dollars en ventes de matériel: les ventes de l’iPhone s’élevaient à 29,9 milliards de dollars, en hausse de 20% par rapport au 30 juin. En plus de cela, il a développé une activité importante et en forte croissance avec l'App Store, iTunes, Apple Music et d'autres services, qui ont enregistré un chiffre d'affaires de 9,55 milliards de dollars au dernier trimestre. Dans une perspective de croissance, Apple rajoute une branche à son offre de divertissement. En effet, l’entreprise dirigée par Tim Cook prévoit lancer une plateforme permettant de regarder des films et séries, dans le but de compétitionner avec Netflix et Amazon. Ainsi, l'année dernière, l’entreprise a embauché les ex-dirigeants de Sony Pictures Télévision, Jamie Erlicht et Zack Van Amburg. D’ailleurs, ces deux hommes gèrent une vingtaine de séries en développement ou en production avec Steven Spielberg, M. Night Shyamalan et Damien Chazelle. De plus, Apple a également signé un contrat de plusieurs années avec Oprah Winfrey en juin. Jusqu'à présent, Apple est resté muet sur la manière dont il diffusera la programmation originale, mais les experts du secteur s'attendent à ce qu'il s'agisse d'un modèle basé sur les abonnements. L’impact de Tim Cook Enfin, il est important de noter la saine gestion de Tim Cook en tant que gestionnaire. Son impact sur le prix de l’action en bourse depuis son arrivée en tant que président directeur général en 2011 est directement lié, tel que vu dans le graphique ci-dessous. En effet, M. Cook a toujours basé ses décisions dans une optique de croissance. Ainsi, il a concentré ses efforts sur l’augmentation des ventes de l’entreprise, sur les acquisitions favorisant sa croissance et sur le développement de la gamme de produits. Cela se concrétise par l’acquisition de Beats by Dr.Dre en mai 2014, par l’annonce de nombreux nouveaux produits telle que l’ Apple Watch ainsi que par l’avènement de nouveaux modèles du populaire iPhone. [1]   Conclusion En somme, bien que le billion semble impressionnant, selon le stratégiste de la salle des marchés de LBBW de New York, « Que l'entreprise vaille 990 milliards ou 1000 milliards de dollars en Bourse, cela ne change pas grand chose pour les investisseurs ». De plus, cela ne signifie pas que l’entreprise de technologies est maintenant intouchable. En effet, en 2007, l’entreprise listée sur la bourse de Shanghai, Petro China avait atteint l’impressionnant chiffre de 1 billion de capitalisations boursières avant de s’effondrer. Sa tombée vers les abysses financiers est, pour plusieurs analystes, le résultat de la baisse du pétrole et de la crise économique de 2008. Finalement, la valeur de PetroChina a chuté à moins de 260 milliards de dollars à la fin de 2008, ce qui représente la plus grande destruction de la richesse des actionnaires dans l’histoire mondiale, selon Bloomberg.   Sources : The first company to ever reach $1 trillion in market value was in China and got crushed, Site internet de CNBC,  [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/08/02/petrochina-did-not-fare-well-after-reaching-1-trillion-in-market-cap.html Apple dépasse 1000 milliards $ de capitalisation boursière, Site internet du Journal Les Affaires, [en ligne],  https://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/apple-depasse-1000-milliards--de-capitalisation-boursiere/604136 Apple’s $100 Billion Share Buyback Program Explained, Site internet de MacObserver, [en ligne], https://www.macobserver.com/analysis/apples-100-billion-share-buyback-program-explained/ Apple delivers a strong earnings report and its shares pop, Site internet de CNBC,[en ligne],https://www.cnbc.com/2018/07/31/apple-earnings-q3-2018.html Apple reaches $1,000,000,000,000 value, Site internet de CNN,[en ligne], https://money.cnn.com/2018/08/02/investing/apple-one-trillion-market-value/index.html Tim Cook Biography, Site internet de Biography,[en ligne],  https://www.biography.com/people/tim-cook-20967297 Apple’s Tim Cook Hints At Forthcoming Entertainment Offering, Site internet de deadline, [en ligne],  https://deadline.com/2018/07/apples-tim-cook-hints-at-forthcoming-entertainment-offering-1202437718/ Apple Hits $1 Trillion Market Cap, First U.S. Company to Reach Milestone, Site internet de Variety, [en ligne], https://variety.com/2018/digital/news/apple-1-trillion-market-cap-1202892070/ Apple, première entreprise à valoir 1000 milliards en Bourse, Site internet de La Presse,[en ligne],  http://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/201808/02/01-5191699-apple-premiere-entreprise-a-valoir-1000-milliards-en-bourse.php Apple (AAPL): $1 Trillion Is Just the Beginning, Site internet de Kiplinger,[en ligne], https://www.kiplinger.com/article/investing/T052-C008-S001-apple-aapl-1-trillion-is-just-the-beginning.html [1] Image provenant de TC2000 ### Dernière édition du Géant endormi : analyse des derniers résultats financiers et défis à venir Pour cette dernière édition de la série « le géant endormi » portant sur la croissance fulgurante de Microsoft depuis sa création, nous allons aborder où l’entreprise est rendue aujourd’hui. Ensuite, nous aborderons les défis futurs que l’entreprise de technologie devra affronter dans les prochaines années. 2018 : Résultats financiers Dans un premier temps, à la suite de la divulgation des derniers résultats financiers, l’entreprise a dépassé toutes les attentes. En effet, misant énormément sur l’infonuagique commerciale, Microsoft produit une croissance impressionnante. Ces impressionnants résultats financiers démontrent que le pari pris par l’actuel président de Microsoft fonctionne. En effet, lors de son arrivée, l’un des chevaux de bataille de Satya Nadella était le développement massif de l’infonuagique chez Microsoft. On peut maintenant dire que cela fonctionne avec brio, car Microsoft compte aujourd’hui trois divisions, dans lesquelles sont séparées les activités d’infonuagique. Ainsi, sa division « Cloud intelligent » a vu ses revenus trimestriels croître de 23 %, à 9,6 milliards, mieux que les anticipations des marchés. Ensuite, sa plateforme infonuagique dédiée aux entreprises Azure a notamment vu son chiffre d’affaires augmenter de 89 %, encore une fois des résultats mieux qu’attendus. Finalement la division appelée « Productivité et entreprises », qui comprend notamment Office 365 et LinkedIn a vu son chiffre d’affaires progresser de 13 %, à 9,7 milliards. En ce qui a trait à l’exercice 2017-2018, le résultat net est en baisse de 35 %, à 16,57 milliards, en raison de réforme fiscale américaine qui a eu lieu fin 2017. Cependant, il est important de noter que l’entreprise aurait atteint quasiment le double sans cet élément. Ces impressionnants résultats sont la preuve que le virage tenté par M. Nadella en 2014 a porté fruit. Tel que présenté ci-dessous dans le graphique, si Microsoft continue sa lancée, l’année 2018 pourrait être une année record. D’ailleurs, si l’on compare la performance du S&P500 par son fond négocié en bourse le SPY et l’action de Microsoft, on peut observer que, cette année, soit la dernière chandelle, l’entreprise de technologie bat les marchés à plate couture. [1] [2]   Le futur : Les défis à venir pour Microsoft Dans un second temps, quels sont les défis qui attendent Microsoft dans les prochaines années? Selon le président-directeur général Satya Nadella, l’intelligence artificielle est le prochain cheval de bataille de Microsoft. En effet, M. Nadella a déclaré « L'IA est le processus qui va façonner tout ce que nous allons faire en termes d'applications, mais c'est également la plateforme. » C’est d’ailleurs de cette façon que Microsoft repense ses produits de base en utilisant l'IA pour les connecter entre eux, illustre-t-il. Il ajoute également que : « L'idée que vous pouvez désormais utiliser toute la puissance informatique qui vous entoure - cette notion du monde comme un ordinateur - change complètement la façon dont vous menez une réunion et fondamentalement ce que la présence signifie pour une réunion ».  Aussi, M. Nadella pense que l'IA est la clé de nouveaux services, mis à disposition via Azure, comme la vision par ordinateur, le traitement dans l'infonuagique du langage et le traitement de la voix. Parmi ses récentes annonces, le projet « Brainwave » vise à permettre aux clients Azure d'exécuter plus rapidement des modèles complexes d'apprentissage. D’ailleurs, cela à mener, en mai, Microsoft a acheté Semantic Machines, une entreprise en démarrage en IA, pour accélérer encore ses efforts d'IA en langage naturel. De plus, de nombreux autres défis attendent Microsoft à l’avenir. En effet, la plateforme d’infrastructure infonuagique Azure reste à la deuxième place, relativement loin derrière Amazon. Microsoft a encore des croutes à manger, car selon la firme d’analyse Synergy Research, l’entreprise dirigée par M. Nadella détient 14% des parts du marché, alors que l’entreprise dirigée par Jeff Bezos possède à elle seule 34% des parts du marché de l’infrastructure infonuagique. Ainsi, puisque la majeure partie de la croissance annoncée dans l'infonuagique commerciale provient d'Azure, Microsoft devra faire face à un énorme concurrent. Conclusion En conclusion, Microsoft est une entreprise qui, depuis sa création en 1975, ne cesse d’innover. Elle repousse les limites du possible usant d’audace et d’intelligence pour créer notre futur. Lors d’une entrevue accordée au journal Les Échos, un journaliste a posé la question : « Dans ce monde-là, quel est le rôle de Microsoft ? » et M. Nadella a brillamment répondu : « Je me pose souvent la question : pourquoi Microsoft existe ? Notre mission, c'est d'offrir la capacité aux personnes et aux entreprises de faire plus, de faire mieux. C'est notre raison d'exister, et ça l'a toujours été. Microsoft a toujours fourni les produits, les services et les plates-formes pour aider les autres à concevoir leurs propres produits et leurs propres services. C'est notre ADN, et l'essence des premiers projets de Bill Gates lorsqu'il a quitté l'université ! »  Ainsi, nous pouvons affirmer que la mission de Microsoft, le fil conducteur est toujours présent.   Sources : Microsoft shares jump on strong revenue forecast,Site internet de CNBC, [en ligne],  https://www.cnbc.com/2018/07/18/microsoft-earnings-q4-2018.html Microsoft décolle en Bourse, Site internet de la Presse, [en ligne], http://plus.lapresse.ca/screens/71735a2a-7432-4af3-9ec3-25ff57bda1e1__7C___0.html?utm_medium=Gmail&utm_campaign=Internal%2BShare&utm_content=Screen Satya Nadella, Microsoft : le monde entier est un ordinateur, Site internet de ZDnet, [en ligne], https://www.zdnet.fr/actualites/satya-nadella-microsoft-le-monde-entier-est-un-ordinateur-39868755.htm Microsoft reconfigure sa stratégie autour de l'intelligence artificielle, Site internet du Journal Du Net, [en ligne], https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1210299-microsoft-reconfigure-sa-strategie-autour-de-l-intelligence-artificielle/ Amazon pèse plus dans le cloud d’infrastructure que Microsoft, IBM, Google et Alibaba réunis, Site internet de L’Usine Digitale, [en ligne], https://www.usine-digitale.fr/article/amazon-pese-toujours-plus-dans-le-cloud-d-infrastructure-que-microsoft-ibm-google-et-alibaba-reunis.N725454 Satya Nadella (Microsoft) : « Le défi de l’homme est de reprendre le pouvoir sur les données », Site internet de Les Échos, [en ligne], https://www.lesechos.fr/07/10/2016/lesechos.fr/0211366836372_satya-nadella--microsoft------le-defi-de-l-homme-est-de-reprendre-le-pouvoir-sur-les-donnees--.htm# [1] Photo provenant de TC2000 [2] Photo provenant de TC2000 ### L’éveil du géant endormi parti 4 : poursuite, expansion et changement de direction L’éveil du géant endormi parti 4 : poursuite, expansion et changement de direction  En cette dernière édition du géant endormi portant sur Microsoft, nous allons aborder la période post l’an 2000. Ainsi, cette entreprise s’apprêtait à traverser le fameux « bug de l’an 2000 ». L’histoire de Microsoft reprend alors qu’elle subit une poursuite antimonopolistique par la Justice américaine. Toutefois, cela ne l’empêche pas de poursuivre sa fulgurante croissance. 2000 : expansion Dans un premier temps, malgré les poursuites planantes au-dessus d’elle, l’entreprise multimilliardaire n’arrête pas sa croissance, loin de là. Effectivement, en 2000, elle accomplit sa plus grande acquisition à vie en achetant, pour la coquette somme de 1.3 milliard de dollars, le meilleur producteur de diagrammes commerciaux et de logiciels de dessin technique, l’entreprise Visio.  Dans un second temps, ces importants investissements créèrent une augmentation des dépenses totales et pesèrent sur le profit net de Microsoft. Ainsi, ce dernier chuta de 22%, à 7,35 milliards de dollars en 2001. En revanche, les revenus nets continuèrent d'augmenter, en hausse de 10% par rapport à 2000. 2002 : règlement de la poursuite antimonopolistique américaine Pendant ce temps, une décision du ministère de la Justice américaine fut prise concernant sa poursuite contre Microsoft : l’entreprise ne serait pas scindée en plusieurs entités. Cela représentait une grande victoire pour Microsoft, car toutes les entreprises ayant été poursuivies auparavant pour les mêmes raisons avec dû se scinder en plusieurs petites entreprises distinctes. Ainsi, à la fin de 2002, le tribunal de district des États-Unis approuva le règlement que Microsoft conclut avec le ministère de la Justice. En outre, le règlement empêcha notamment Microsoft de bénéficier de contrats exclusifs et inconnus de la concurrence susceptible d'éliminer cette dernière. Il engendra l’établissement de conditions contractuelles uniformes pour les fabricants d'ordinateurs, il donna la capacité requise aux clients de supprimer certaines fonctionnalités de Microsoft et, finalement, il exigea que l’entreprise publie des informations techniques à ses rivaux, afin de renforcer la concurrence. À la suite de ce règlement, plusieurs ont vu une victoire pour Microsoft puisque les exigences de ces derniers ont été rédigées de façon assez floue, ce qui donnait beaucoup de latitude à la compagnie. Malgré ce jugement modérément restrictif, le prix de l’action baissa (voir graphique), comme quoi les réactions exagérées des investisseurs pour un événement qui ne date pas d’hier ! 2004 : chef de file dans l’industrie et poursuite par l’Union européenne En 2004, avec plus de 56 000 employés et un chiffre d'affaires anticipé pouvant atteindre 38 milliards de dollars en fin d'année, Microsoft conserva une forte avance dans l'industrie du logiciel. En mettant l'accent sur l'innovation continue - y compris les produits d'entreprise tels que BizTalk Server 2004 - un nouveau succès semblait assuré. Pourtant, le ressentiment envers Microsoft était omniprésent. En avril 2004, ce fut au tour de l’Union européenne de punir Microsoft en la condamnant à une amende pour avoir abusé de son monopole sur les systèmes d'exploitation informatiques. L'amende, estimée à 497 millions d'euros (596 millions de dollars), ne serait pas être la dernière pour Microsoft. En juillet de la même année, les plaintes antimonopolistiques s’empilèrent sur le bureau de Microsoft. L’entreprise fut ainsi poussée à accepter de payer 775 millions de dollars en espèces et 75 millions de dollars de logiciels supplémentaires en règlement d'une plainte. Plus tard dans la même année, un règlement supplémentaire de 761 millions de dollars fut versé à Real Networks pour une réclamation supplémentaire. 2006 : Changement d’administration mitigé Après avoir vécu la tempête, en juin 2006, Bill Gates, propriétaire et fondateur, annonça qu'il mettrait en œuvre une transition de deux ans qui l'éloignerait des activités quotidiennes tout en continuant son rôle de président, de directeur et de conseiller sur leurs projets clés. Lors de l'annonce, il veilla à ce que ce ne soit pas sa retraite, mais l'opportunité de réorganiser ses priorités ce qui lui permettrait de disposer du temps nécessaire pour travailler sur sa fondation caritative. Ainsi, ce fut son ami de longue date Steve Ballmer, qui occupait déjà le poste de directeur général depuis 2000, qui prit totalement les rênes de l’entreprise. Son règne à la tête de Microsoft fut très mitigé. En effet, il y a deux façons de voir le mandat de Ballmer. D'une part, les défenseurs de Ballmer soutiennent qu'il a apporté beaucoup de succès. Ce qui peut être effectivement compris pusiqu’il a triplé les recettes annuelles depuis sa prise de contrôle en 2000, passant de 23 milliards à près de 78 milliards de dollars. Toutefois, les erreurs de Ballmer sont impossibles à ignorer. La liste des flops de produits pendant son mandat furent nombreux: Zune, Vista, Kin, pour n'en nommer que quelques-uns. Il a investi des milliards de dollars dans Bing, ce qui n'a pas réussi à entamer la part de marché de recherche de Google. Et surtout, Ballmer a complètement raté le virage du mobile, perdant sur Amazon, Apple et Google sur les marchés des lecteurs de musique, des e-readers, des smartphones et des tablettes. En somme, la période dirigée par M.Ballmer fut peu productive au niveau des innovations dans l’entreprise, telle que le démontre le graphique ci-dessous. [1]   De plus, après l'annonce de la démission de M. Ballmer, le cours de l'action, qui stagnait depuis longtemps, grimpa d’environ 7%. En somme, les rapports indiquent que le conseil d’administration de Microsoft, y compris Gates, convinrent qu'il serait préférable pour Ballmer de partir plus tôt que la société avait initialement prévu. 2014 : Changement d’administration Ainsi, à la suite de la démission de M. Ballmer, l’actuel président de Microsoft prit place. En effet, il s’agit de Satya Nadella, un homme au parcours assez impressionnant. Son histoire chez Microsoft débute en 1992 alors qu’il fut engagé comme ingénieur technique. Il occupa notamment les postes de vice-président senior du département « Recherche et Développements de la division Services connectés » et le poste de vice-président de la division Business de Microsoft. Puis, il fut également nommé président de la division Business Serveurs et outils avant de diriger l’entreprise. En somme, sa philosophie était axée sur l’universalité des produits Microsoft plutôt que l’exclusivité de ces derniers. Ainsi, son arrivée sera marquante pour le prix du titre en bourse, car c’est vraiment grâce à lui que le prix du titre repartira de façon importante à la hausse. [2]   Conclusion C’est ainsi que se conclut la dernière édition du billet boursier « le réveil du géant endormi » où nous avons abordé l’histoire détaillée du géant Microsoft. En somme, la croissance de Microsoft n’est plus seulement éphémère. La société est en quête d’atteindre la plus grosse capitalisation boursière jamais atteinte par une entreprise. L’atteindra-t-elle? En considérant son histoire, elle prouve que la société est en mesure de passer au travers de grands défis, et quant à elle, son administration actuelle de propulser l’entreprise. Ainsi, rien n’est impossible, seul le temps nous le dira.    Sources: Bill Gates - Before He Was Famous, Site internet de I-Programmer, [en ligne], https://www.i-programmer.info/history/people/606-bill-gates.html Microsoft Corporation History, Site internet de Funding Universe, [en ligne],  http://www.fundinguniverse.com/company-histories/microsoft-corporation-history/ Microsoft Corporation, Site internet de Encyclopedia Britannica, [en ligne],   https://www.britannica.com/topic/Microsoft-Corporation This Day in History, Site internet de History,[en ligne], https://www.history.com/this-day-in-history/microsoft-founded A Short History of Microsoft, Site internet de Thoughtco, [en ligne],    https://www.thoughtco.com/microsoft-history-of-a-computing-giant-1991140 10 Amazing Moments in Microsoft's History, Site internet de Entrepreneur, [en ligne],    https://www.entrepreneur.com/article/311468 When Microsoft saved Apple, Site internet de CNBC, [en ligne],      https://www.cnbc.com/2017/08/29/steve-jobs-and-bill-gates-what-happened-when-microsoft-saved-apple.html What ever became of Microsoft's $150 million investment in Apple?, Site internet de Engadget, [en ligne], https://www.engadget.com/2014/05/20/what-ever-became-of-microsofts-150-million-investment-in-apple/   [1] Photo provenant de TC2000 [2] Photo provenant de TC2000 ### LE RÉVEIL DU GÉANT ENDORMI PARTIE 3 Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Introduction Pour cette troisième édition du billet boursier portant sur le géant Microsoft, nous allons aborder la période post 1990. En effet, lors de cette période Microsoft a renforcé son lien de proximité avec Apple, a encore sorti d’innovants produits, et a solidifié sa position sur le marché, jusqu’à être considéré comme un monopole trop important par les autorités américaines. Première moitié des années 1990: Microsoft marche sur des œufs Déjà au début des années 1990, le gouvernement américain commençait à surveiller l'entreprise de technologie. En effet, cela débute en 1994 lorsque Microsoft annonce un accord pour l'achat d'Intuit, le producteur du logiciel de gestion financière personnel appelé Quicken.  Pour donner suite à cet accord, le ministère de la Justice des États-Unis intente une poursuite pour empêcher la prise de contrôle en raison de préoccupations en matière antimonopoliste. Cela pousse ainsi Microsoft à retirer son offre. En ce qui a trait aux revenus, pour 1994, ils ont dépassé 4 milliards de dollars.   Seconde moitié des années 1990: Croissance, sauvetage et poursuite Dans la seconde moitié des années 1990, la croissance de Microsoft est fulgurante. Dans un premier temps, que ce soit par l'avènement de Windows 1995, qui sera vendu à plus d’un million de copies dans les quatre premiers jours ou dans un second temps, par son expansion fulgurante dans d’autres domaines, ces cinq années furent très profitables pour l’entreprise. En effet, l’entreprise de technologie prit la décision de diversifier ses champs de compétences. Ainsi, Microsoft forma deux coentreprises avec la National Broadcasting Company sous le nom de MSNBC: un service de nouvelles en ligne interactif et une chaîne câblée diffusant des nouvelles et des informations 24 heures sur 24. Ensuite, elle lança ses services Web comprenant le service en ligne Microsoft Network, une agence de voyages, des listes d'événements locaux, des renseignements sur l'achat de voitures et un site de gestion financière personnelle. Puis, Microsoft établi une seconde coentreprise avec First Data permettant aux consommateurs de payer leurs factures en ligne. De plus, Microsoft a acheté 11 pour cent de la société de télévision par câble Comcast pour 1 milliard de dollars et a conclu un accord de licence avec le plus grand câblo-opérateur américain, TCI Communications, pour mettre Windows dans au moins cinq millions de décodeurs. La société a également acheté WebTV, dont la technologie de base permettait aux utilisateurs de surfer sur Internet sans PC. Finalement, dans la même période, Microsoft a sorti une nouvelle version de Windows, soit Windows CE. En effet, cette dernière génération de Windows a été conçue pour étendre la franchise à des appareils informatiques tels que téléphones mobiles, terminaux de paiement, organisateurs de poche, téléviseurs numériques, appareils photo numériques, ordinateurs de poche, systèmes multimédias automobiles et téléavertisseurs. Ainsi, au début de 1999, l'entreprise avait conclu plus de 100 accords de licence avec des fabricants de ces « appareils intelligents». Avec de tels accords, on peut dire que Microsoft avait su s’étendre dans bien des domaines.   1997 : Sauvetage d’Apple En revanche, en 1997, alors que Microsoft a le vent dans les voiles, Apple coule tranquillement. Cependant, son principal compétiteur ne laissera pas les choses ainsi. En effet, en août 1997, Apple et Microsoft ont décidé de mettre le passé derrière eux et de se concentrer sur l'avenir. Ainsi, lors de l'événement Macworld de l’année, Steve Jobs et Bill Gates ont annoncé que les deux sociétés avaient conclu un accord historique. De ce fait, en plus de promettre de soutenir Microsoft Office pour Mac pendant 5 ans, l’entreprise de Bill Gates a acheté pour une valeur de 150 millions d’actions non privilégiées d’Apple. Bien que les fidèles d’Apple se méfiaient de Microsoft, Steve Jobs à l'époque a expliqué que « nous devons abandonner cette idée que pour gagner, Microsoft doit perdre ». En outre, l'accord entre les deux sociétés était mutuellement bénéfique sous tous les angles. Apple a obtenu des liquidités dont il avait tant besoin, tandis que Microsoft était capable de maintenir à flot un concurrent affaibli, soulageant ainsi les inquiétudes concernant le pouvoir monopolistique de l'entreprise. En somme, Microsoft a vendu la totalité de ses actions dans Apple en 2003.   1998 : Poursuite en vertu du « Sherman Act » Malheureusement, malgré ses efforts avec Apple, l’importante croissance de Microsoft à mener le gouvernement américain à sévir. Ainsi, après une enquête intensive sur les pratiques concurrentielles de Microsoft, le ministère de la Justice des États-Unis et un groupe de 20 procureurs généraux ont déposé en 1998 deux procès antimonopoles contre l’entreprise de technologies pour violation du « Sherman act ». En effet, le ministère de la Justice américaine a réussi à démontrer que Microsoft avait le monopole du marché des systèmes d'exploitation et qu’elle a utilisé ce même monopole pour empêcher d'autres entreprises de vendre leurs produits. Un exemple connu est notamment le navigateur Internet de Netscape. Ce stratagème était monté de façon à ce que Microsoft empêche les navigateurs de ses concurrents en permettant seulement son propre navigateur dans le système d'exploitation Windows 98. Par la suite, l’affaire a été menée sous les projecteurs des médias. Toutes les parties s'accordaient à dire que les enjeux étaient extrêmement élevés: si Microsoft gagnait, sa marque de capitalisme extrêmement agressif lui procurerait une bénédiction légale, alors qu’en cas de perte, l'entreprise pourrait être contrainte de concéder sous licence le code source de Windows à ses concurrents, détruisant ainsi son monopole. En somme, en 1999, les revenus nets ont grimpé à 7,79 milliards de dollars, soit une augmentation spectaculaire de 73% par rapport à 1998. Il est important de noter qu’alors que le procès antimonopole contre Microsoft a montré des menaces d'éclatement forcé de Microsoft, les innovations dans la société ont continué.   Conclusion Cela conclut donc la troisième édition du billet boursier “le réveil du géant endormi” où nous abordons l’histoire détaillée du géant Microsoft. Lors de la prochaine édition, qui prendra place en plein « bug de l’an 2000 », nous aborderons la suite de la péripétie judiciaire antimonopole ainsi que la finalité de cette dernière et l’arrivée de Microsoft dans le 21e siècle.   Sources: Bill Gates - Before He Was Famous, Site internet de I-Programmer, [en ligne], https://www.i-programmer.info/history/people/606-bill-gates.html Microsoft Corporation History, Site internet de Funding Universe, [en ligne],  http://www.fundinguniverse.com/company-histories/microsoft-corporation-history/ Microsoft Corporation, Site internet de Encyclopedia Britannica, [en ligne],   https://www.britannica.com/topic/Microsoft-Corporation This Day in History, Site internet de History,[en ligne], https://www.history.com/this-day-in-history/microsoft-founded A Short History of Microsoft, Site internet de Thoughtco, [en ligne],    https://www.thoughtco.com/microsoft-history-of-a-computing-giant-1991140 10 Amazing Moments in Microsoft's History, Site internet de Entrepreneur, [en ligne],    https://www.entrepreneur.com/article/311468 When Microsoft saved Apple, Site internet de CNBC, [en ligne],      https://www.cnbc.com/2017/08/29/steve-jobs-and-bill-gates-what-happened-when-microsoft-saved-apple.html What ever became of Microsoft's $150 million investment in Apple?, Site internet de Engadget, [en ligne], https://www.engadget.com/2014/05/20/what-ever-became-of-microsofts-150-million-investment-in-apple/   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le réveil du géant endormi partie 2 Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Première moitié de 1980 ; la révolution Apple Pour donner suite à la première édition du billet boursier « le géant endormi » portant sur la création de Microsoft, cette seconde édition de la série portera sur la croissance fulgurante de l’entreprise informatique. Ainsi, l’histoire recommence en 1984, lors de la création de l'ordinateur Macintosh par Apple. Cela peut sembler surprenant, mais Microsoft a travaillé en étroite collaboration avec Apple lors du développement de l'ordinateur Macintosh, introduit en 1984. Ce dernier, révolutionnaire dans sa conception, présentait une interface utilisateur graphique basée sur des icônes plutôt que sur les commandes écrites, tel qu’utilisé par le PC IBM. Cela rendait donc le Mac beaucoup plus facile à utiliser, même par les novices en informatique. Le rôle de Microsoft fut de créer une version Mac de BASIC, Word et du tableur Multiplan. Suite à cette collaboration, l’entreprise de Bill Gates est rapidement devenue le principal fournisseur d'applications pour Mac. Ainsi, les revenus de l’entreprise sont passés de 50 millions de dollars en 1983 à près de 100 millions de dollars en 1984. À cette époque, personne ne se serait douté qu’ils allaient un jour devenir de grands compétiteurs. Les premières armes de Windows À la suite de cet apport dans la création d’un système d’exploitation et de logiciels pour Apple, Bill Gates devint convaincu que le futur de l’informatique était dans la simplification de l’interface. Ainsi, il chercha à développer un gestionnaire d'interface capable de travailler sur MS-DOS. Celui-ci convertirait le système d'exploitation en un modèle graphique qui serait convivial, à l’image de l’interface d’Apple. Cependant, puisque d'autres entreprises, y compris IBM, travaillaient à développer des gestionnaires d'interface similaires pour MS-DOS, Gates sollicita le soutien des fabricants de matériel et d’éditeurs de logiciels qui étaient intéressés à dominer IBM sur le marché des PC. Ainsi, il fit appel à Compaq, Hewlett-Packard, Texas Instruments et Digital Equipment Corporation. Ce programme se fit appeler Microsoft Windows. Face à cette opposition, IBM travailla sur VisiOn. C'est un produit similaire déjà commercialisé par VisiCalc. Il travail simultanément au développement de son propre programme, appelé TopView. Finalement, en novembre 1985, Window sera officiellement sorti après quelque 110 000 heures de travail effréné par les programmeurs. Malheureusement pour le groupe, Windows a fait face à une réception décevante. En réalité, le système était lent et avait peu d'applications disponibles. Cela poussa les clients à retarder leur achat et d’attendre l'introduction de TopView. 1985 ; la naissance de PowerPoint Pour poursuivre, en 1985, Microsoft présenta également Excel 1.0 comme un tableur Mac. Ainsi, ce logiciel, maintenant bien connu, était basé sur le précédent et moins populaire Multiplan. Grâce à la qualité de son nouveau logiciel, Excel prit progressivement le dessus sur son principal concurrent, Lotus 1-2-3, et finit par représenter plus d'un milliard de dollars de revenus annuels pour Microsoft. La même année, Microsoft renoua avec IBM pour travailler sur un nouveau système d’exploitation: OS/2. Seconde moitié de 1980; Appel public à l’épargne et croissance Par contre, de plus gros changements dans l’histoire de Microsoft se concrétisèrent dans la seconde moitié de 1980. En effet, en 1986, Microsoft déménagea l’entreprise à Redmond, Washington, près de Seattle. Ce déménagement concrétisa le campus Microsoft conçu pour offrir un refuge sans distractions aux personnes dont le travail consistait, selon les mots de Gates, à « s’asseoir et réfléchir ». Ainsi, le campus se situaut dans un environnement boisé paisible. Quant à ses employés, prévoyant une entrée en bourse prochaine, Microsoft paya des salaires plus bas qu'ailleurs dans l'industrie, même à leurs cadres supérieurs. En revanche, l’entreprise compensa par des options d'achat d'actions généreuses qui ont d’ailleurs fait des milliers d'employés de Microsoft millionnaires. De ce fait, en mars 1986, Microsoft organisa un premier appel public à l'épargne (IPO) de 2,5 millions d'actions qui permit de lever 61 millions de dollars. En l'espace d'un an, tel que vu dans le graphique ci-dessous, le titre était passé de 28$ à 82,75$ dollars, faisant de Bill Gates un milliardaire à l'âge de 31 ans. Suite à cette introduction en bourse, l’évolution de Microsoft se poursuivit à vitesse grand V. En effet, l'année suivante, Microsoft mit en vente son premier produit sur CD-ROM, Microsoft Bookshelf. C'était une collection de dix ouvrages de référence. En même temps il rend disponible Excel pour Windows, sa première application pour le nouveau système d'exploitation. De plus, d’une part, le capital levé par l’introduction en bourse de l’entreprise permit à Microsoft d’acheter Forethought, inc. La transaction de 12 millions de dollars acquit ainsi un programme graphique de présentation qui allait devenir PowerPoint. D’une autre part, Microsoft publia également OS/2 en collaboration avec IBM. D’ailleurs, un peu plus de 1 an après l’appel public à l’épargne de Microsoft, l’entreprise présenta Windows 2.0. Windows 2.0, lancé en novembre 1987, est une version grandement améliorée du système d'exploitation. Cette version fit fureur, l’entreprise en vendit plus d’en million de copies en 1 an. Fin des années 1980; Premier conflit entre Apple et Microsoft En somme, à travers les années Microsoft ne cessa de prendre de l’expansion. D’ailleurs, en 1988, Microsoft dépassa Lotus Development Corporation en tant que premier éditeur de logiciels. Il dépassa alors les 500 millions de dollars de chiffre d'affaires. Cependant, avec le succès viennent parfois des poursuites. La société fut accusée de violation du droit d'auteur par Apple, qui allégua que Microsoft avait copié l’interface du Macintosh. Par contre, le premier litige entourant Microsoft et Apple se régla 5 ans plus tard par un rejet de la poursuite. Conclusion En conclusion, avant 1990, Microsoft peut être considérée avant tout comme un fournisseur de matériel informatique. Par contre, après 1990, l'essentiel des revenus de la société provint des ventes aux consommateurs. Ainsi, le début des années 1990 représenta des années charnières pour l’entreprise informatique. D’ailleurs ce sera abordé dans la troisième édition du billet boursier « Le réveil du géant endormi ». Il abordera les points marquants de géants tels Microsoft qui ont non seulement grandement influencés les marchés boursiers, mais aussi la vie qui nous entoure. Sources : Bill Gates - Before He Was Famous, Site internet de I-Programmer, [en ligne], https://www.i-programmer.info/history/people/606-bill-gates.html Microsoft Corporation History, Site internet de Funding Universe, [en ligne],  http://www.fundinguniverse.com/company-histories/microsoft-corporation-history/ Microsoft Corporation, Site internet de Encyclopedia Britannica, [en ligne],   https://www.britannica.com/topic/Microsoft-Corporation This Day in History, Site internet de History,[en ligne], https://www.history.com/this-day-in-history/microsoft-founded A Short History of Microsoft, Site internet de Thoughtco, [en ligne],    https://www.thoughtco.com/microsoft-history-of-a-computing-giant-1991140 10 Amazing Moments in Microsoft's History, Site internet de Entrepreneur, [en ligne],    https://www.entrepreneur.com/article/311468   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le réveil du géant endormi Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada   Introduction L’histoire des bourses américaines, que ce soit le NASDAQ ou le U.S stock-exchange, est accompagnée de nombreuses entreprises. Parmi les légendes de la bourse, plusieurs noms nous viennent rapidement en tête. Que ce soit Google, McDonald, Facebook ou Coca-Cola, ces entreprises ont forgé les marchés d’aujourd’hui. D’ailleurs, certaines de ces plus grandes entreprises ont vécu nombre d'embûches pour se rendre où elles en sont rendues à ce jour. C’est le cas de l’entreprise que tout le monde connaît : Microsoft. Dans cette série de billets boursiers, je présenterai la montée fulgurante de l’entreprise qui est en voie de dépasser le géant mondial de l’internet, Alphabet, en termes de capitalisation boursière.   En effet, Microsoft a, à ce jour, une capitalisation boursière évaluée à 750,6 milliards de dollars, soit moins de 16 milliards de dollars de différence avec l’entreprise ayant la troisième plus grosse capitalisation boursière, Alphabet[1].  Il est évident que l’entreprise, fondée en 1975 par Bill Gates et Paul Allen, n’a pas débuté comme cela. Comme le démontre le graphique de l’entreprise présentée ci-dessous, Microsoft a vécu une montée fulgurante, une période de baisse, une autre de stagnation et finalement, dans les dernières années, une période de forte hausse. Ainsi, pour bien comprendre toutes les variations de prix du titre, il est important de comprendre l’histoire même de ce géant.   [2]   Petit géant deviendra grand D’entrée de jeux, les balbutiements de Bill Gates en informatique commencèrent à la fin des années 1960, moment où il fut exposé aux ordinateurs à l'école avec son ami Paul Allen. À l’aube de leurs quatorze ans, les deux amis écrivaient et testaient des programmes informatiques pour le plaisir et dans le but d’en récolter un profit. C’est alors, dans une jeunesse constamment entourée d’ordinateurs, que les premières fondations de Microsoft se bâtirent. En 1972, les deux hommes créèrent leur première entreprise, Traf-O-Data, qui vendait un ordinateur rudimentaire permettant l’enregistrement et l’analyse les données de circulation automobile[3]. Parallèlement, Paul Allen continua ses études d’informatique à l'Université de Washington puis la quitta pour travailler chez Honeywell, tandis que Bill Gates s’inscrivit à Harvard.  L’histoire de Microsoft débuta ainsi réellement en 1975, alors qu’inspirés par un numéro de Popular Electronics qui présentait le nouvel ensemble de micro-ordinateurs Altair sorti par MITS Computer, Gates et Allen prirent l’initiative d’écrire une version de BASIC[4] pour la machine. Au cours de cette même année, Gates quitta l'université pour travailler à temps plein sur des langages de programmation pour l'Altair. Allen et lui déménagèrent par la suite à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, pour se rapprocher de MITS Computer, où Allen prit le poste de directeur du développement logiciel. Les deux hommes nommèrent alors leur partenariat Micro-soft. Fait cocasse, leurs revenus pour 1975 totalisèrent 16 000 $. Finalement, c’est en novembre 1976 que tout se concrétisa et les deux hommes prirent la décision de s’investir corps et âme dans l’entité commerciale qu’ils enregistrèrent sous le nom de Microsoft.   En 1977, Microsoft commençait déjà à développer des relations avec son futur compétiteur Apple. En effet, à cette époque, Apple acheta sous licence Microsoft BASIC pour ses ordinateurs Apple II. Étant une entreprise en pleine évolution et ne sachant pas quel montant faire payer à Apple pour leur produit, Allen et Gates factureront a Apple un montant forfaitaire de 21 000 $.  Comme Apple a vendu un million d’ordinateurs Apple II avec BASIC, les revenus unitaires de Microsoft revenaient à seulement deux sous de la copie. Ce serait une erreur qu'ils ne commettraient plus jamais. Cette même année, Microsoft publia son deuxième langage de programmation, Microsoft FORTRAN, qui fut suivi, en 1978, par une version de COBOL. Ainsi, à la fin de 1978, Microsoft comptait déjà 13 employés, une filiale de vente au Japon et un chiffre d'affaires de 1 million de dollars. C’est d’ailleurs pourquoi, l'année suivante, Gates et Allen déménagèrent l'entreprise à Bellevue, Washington.   L’éclosion du géant Pour poursuivre, nous nous retrouvons au début des années 1980. En effet, c’est en 1980, lorsque IBM commença à développer son ordinateur personnel ou PC, que l’entreprise Microsoft émergea réellement, comme l’un des chefs de file dans son domaine. Ainsi, l’histoire débuta quand IBM demanda à Digital Research, le chef de file dans son domaine à cette époque, de fournir un système d'exploitation a ses nouveaux ordinateurs. Cependant, IBM et Digital Research ne furent pas en mesure de s'entendre sur les conditions, de sorte que le contrat pour le système d'exploitation fut attribué à Microsoft. Ainsi, comme cette dernière entreprise était dans un délai serré et n'avait pas son propre système d'exploitation, elle acheta les droits de la « Seattle Computer Products » pour 75 000 $. Initialement appelé Q-DOS[5], le produit fut renommé MS-DOS[6] et modifié pour les besoins d'IBM. Enfin, selon les termes de l'accord, Microsoft conserva le droit de vendre le système d'exploitation à d'autres entreprises et aux consommateurs, tandis qu'IBM ne pouvait pas. Finalement, comme les autres fabricants développèrent du matériel compatible avec IBM PC et que l'informatique personnelle devint un marché de plusieurs milliards de dollars, le MS-DOS, rapide et puissant, devint le premier système d'exploitation de l'industrie. À la suite de cela, les revenus de Microsoft ont grimpé en flèche. De plus, l’année 1980 ne fut pas seulement le moment du décollage de Microsoft, mais aussi l’arrivée d’un acteur important dans l’entreprise : Steve Ballmer. Il était un ami proche de Bill Gates rencontré à Harvard, qui fut embauché dans le but de gérer le côté non-technique de l'entreprise.   Pour conclure le début des années 1980, en 1981, la société informatique fut incorporée sous le nom de Microsoft, inc., avec Bill Gates comme président de l’entreprise et du conseil d’administration, tandis que Paul Allen comme vice-président exécutif. L'entreprise termina l'année avec 128 employés et des revenus de 16 millions de dollars. Malheureusement, deux ans plus tard, Allen se trouva dans l’obligation de quitter Microsoft après avoir été diagnostiqué avec la maladie de Hodgkin. Il resta cependant au conseil d'administration et continua de détenir plus de 10% des actions de la société.   Pour conclure, ce billet constitue le premier billet de la série « le réveil du géant endormi » qui racontera les points marquants de géants tel Microsoft qui ont non seulement grandement influencés les marchés boursiers, mais aussi la vie qui nous entoure. Ainsi, lors de la prochaine édition, nous aborderons l’entrée en bourse de la société, tout comme ses proches liens avec Apple.     Sources : Bill Gates - Before He Was Famous, Site internet de I-Programmer, [en ligne], https://www.i-programmer.info/history/people/606-bill-gates.html Microsoft Corporation History, Site internet de Funding Universe, [en ligne],  http://www.fundinguniverse.com/company-histories/microsoft-corporation-history/ Microsoft Corporation, Site internet de Encyclopedia Britannica, [en ligne],   https://www.britannica.com/topic/Microsoft-Corporation This Day in History, Site internet de History,[en ligne], https://www.history.com/this-day-in-history/microsoft-founded A Short History of Microsoft, Site internet de Thoughtco, [en ligne],    https://www.thoughtco.com/microsoft-history-of-a-computing-giant-1991140 10 Amazing Moments in Microsoft's History, Site internet de Entrepreneur, [en ligne],    https://www.entrepreneur.com/article/311468 [1] https://www.statista.com/statistics/263264/top-companies-in-the-world-by-market-value/ [2] Photo provenant de TC2000 [3] Bill Gates - Before He Was Famous, Site internet de I-Programmer, [en ligne], https://www.i-programmer.info/history/people/606-bill-gates.htmll [4]Microsoft BASIC est le premier produit de la société Microsoft. Il est apparu en 1975 sous le nom Altair BASIC, premier BASIC de Microsoft et premier langage de programmation de haut niveau disponible pour le micro-ordinateur Altair 8800. [5] « Quick-and-dirty Operating System » [6] « Microsoft Disk Operating System »   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le sénat se « roule un joint » et vote en faveur de la légalisation Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Jeudi dernier, après 6 mois d’analyse, le Sénat canadien votait en faveur de la loi C-45 à la hauteur de 56 en faveur, 30 en défaveur et une abstinence de vote du projet de loi[1]. Ce dernier prévoit légaliser la marijuana récréative et doit maintenant être renvoyé à la Chambre des communes, où le gouvernement décidera d'approuver, de rejeter ou de modifier les amendements avant de les renvoyer au Sénat pour un autre vote. Cette première adoption du projet de loi par le Sénat est une étape importante dans le processus de légalisation du cannabis récréatif. Cependant, en quoi cette avancée dans le processus législatif pourrait avoir un lien avec l’investissement actif?  Tout d’abord, la légalisation de la marijuana récréative au Canada pourrait faire éclore une industrie d'une valeur de plus de 4 milliards de dollars. Ainsi, selon une nouvelle étude produite par la firme Deloitte, elle estime qu'une industrie légale du cannabis au Canada générerait des ventes récréatives pouvant atteindre 4,34 milliards de dollars dès la première année[2]. De plus, les Canadiens devraient dépenser jusqu'à 7,17 milliards de dollars en produits de cannabis en 2019 et augmenter leur consommation globale jusqu'à 35% une fois le cannabis légal. Ainsi, les ventes légales de cannabis récréatif pourraient générer jusqu'à 4,34 milliards de dollars de ventes, soit plus de la moitié des ventes totales de cannabis.[3] Par contre, la réaction des marchés à l’annonce de l’acceptation avec amendements du projet de loi C-45 peut paraître surprenante. En effet, peu de temps après l'ouverture des marchés, bon nombre des principaux producteurs de cannabis répertoriés au Canada ont vu la valeur de leurs actions diminuer légèrement.[4] Cette baisse peut être expliquée par l’adage qui dit « "buy the rumor sell the news » ou en français « achète la rumeur et vends la nouvelle ». Ceci est un phénomène assez fréquent lorsque le marché éprouve une grande confiance envers un événement ou une nouvelle. Cela était le cas avec le processus de légalisation du cannabis, ainsi les investisseurs ayant anticipés la nouvelle, le marché étaient déjà évalués en fonction de cette nouvelle. De plus, puisque le marché n'aime pas les choses qui traînent en longueur avec les risques inhérents de dérapages, plusieurs acteurs ont cru sage de prendre des profits alors que la légalisation fait des allers-retours entre le sénat et la Chambre des communes. C’est pourquoi, à la suite de l’annonce, plusieurs investisseurs ont vendu leurs positions. Ainsi, cela sera à surveiller lors des prochaines étapes du processus législatif canadien. De plus, il est aussi important de noter que plusieurs entreprises du secteur du cannabis canadien, dont l’entreprise Aphria (APH.TO) importe également leurs produits dans d’autres pays et oeuvre déjà dans le secteur du cannabis médical[5]. C’est pourquoi ils ne sont pas uniquement dépendants de la légalisation du cannabis récréatif au Canada. Alliances stratégiques à surveiller Aussi, l'officialisation de la légalisation à des fins récréatives entraînera sûrement d'autres annonces d'alliances stratégiques dans cette même industrie la rendant le secteur particulièrement intéressant à surveiller pour un investisseur actif. Par exemple, dans le cas de produits dérivés du cannabis comme les boissons, l’entreprise « The Green Organic Dutchman Holdings Ltd. » (TGOD.TO) viens d’annoncer le lancement d'une division mondiale axée sur l'industrie des boissons liées au cannabis. La création de cette division vient avec un investissement de 55 millions dans un centre de recherche et développement. Ainsi, l’entreprise souhaite consolider ses acquis dans la vente de boissons gazeuses en se lançant dans les boissons avec produits dérivés du cannabis[6]. Ensuite, les entreprises MedReleaf (LEAF.TO) et BioPharma Services inc. (entreprise privée) annoncent une alliance stratégique dans le but de mener des recherches cliniques afin de faire progresser le développement des produits de santé et des médicaments cannabinoïdes de MedReleaf. Cela permettra à MedReleaf d’accroître ses parts de marchés et de poursuivre sa croissance.[7] Finalement, l’entreprise québécoise Hydropothecary (THCX.V) vient d’annoncer qu’elle choisit Shopify pour les services de commerce électronique destinés aux marchés du cannabis médical et récréatif. Ainsi, elle souhaite se tailler une place sur le commerce en ligne de cannabis et de ses produits dérivés[8]. Ces trois entreprises ne sont seulement que quelques exemples d’entreprises se développant à vitesse fulgurante. Ainsi, il est toujours d’actualité de surveiller ce secteur en pleine ébullition. Ensuite, l'intérêt n’est pas seulement ressenti du côté canadien. En effet, étant le premier pays du G7 à être en voie de légaliser le cannabis, le Canada a inspiré le locataire de la maison blanche, M.Donald J. Trump a donné son opinion sur l’acceptation par le Sénat canadien du projet de loi C-45. Ainsi, M.Trump a affirmé vouloir donner son soutien en faveur d'une législation, présentée par le sénateur Cory Gardner du Colorado, qui assouplirait l'interdiction du cannabis aux États-Unis. Le président a affirmé: « J'appuie le sénateur Gardner, je sais exactement ce qu'il fait […] Nous le regardons, mais je finirai probablement par le soutenir, oui. »[9] Dans un communiqué publié jeudi, M. Gardner a déclaré que la proposition garantirait que Washington respecte la volonté des électeurs de chaque État. Cela reste donc à suivre également[10].   En somme, le marché du cannabis semble encore avoir beaucoup de potentiel. Que ce soit du côté américain ou canadien, les deux situations seront à surveiller dans les prochains mois et prochaines semaines. [1]Senate approves marijuana legalization bill with dozens of amendments, Site internet de Global News, [en ligne],https://globalnews.ca/news/4261054/bill-c45-approved-marijuana-legalization [2] Cannabis report, Site internet de Deloitte, [en ligne], https://www2.deloitte.com/ca/en/pages/press-releases/articles/cannabis-report.html [3]Cannabis report, Site internet de Deloitte, [en ligne], https://www2.deloitte.com/ca/en/pages/press-releases/articles/cannabis-report.html [4] Cannabis stocks drop following Bill C-45 passing senate, Site internet de Yahoo Finance, [en ligne], https://ca.finance.yahoo.com/news/cannabis-stocks-drop-following-bill-c-45-passing-senate-165417619.html [5] Canada Is Set to Legalize Recreational Weed Today. Here's Why Marijuana Stock Investors Aren't Cheering, Site internet de Fortune, [en ligne], http://fortune.com/2018/06/07/canada-legalize-marijuana-stocks/ [6]TGOD ANNOUNCES GLOBAL STRATEGIC LAUNCH INTO THE BEVERAGE INDUSTRY, Site internet de The Green Organic Dutchman Holdings Ltd., [en ligne], https://tgod.ca/tgod-announces-global-strategic-launch-into-the-beverage-industry/ [7]MedReleaf and BioPharma Services Inc. announce Strategic Alliance, Site internet de MedReleaf, [en ligne], https://investors.medreleaf.com/press-releases/press-release-details/2018/MedReleaf-and-BioPharma-Services-Inc-announce-Strategic-Alliance/default.aspx [8]Hydropothecary selects Shopify to power ecommerce services for medical and recreational cannabis markets, Site internet de Globe News Wire, [en ligne], https://globenewswire.com/news-release/2018/03/20/1442542/0/en/Hydropothecary-selects-Shopify-to-power-ecommerce-services-for-medical-and-recreational-cannabis-markets.html [9] Traduction libre [10] Trump signals support for legislation easing U.S. pot ban, Site internet de Bloomberg, [en ligne],  https://www.bnnbloomberg.ca/trump-signals-support-for-legislation-easing-u-s-pot-ban-1.1090240   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Vent froid sur le secteur le plus « hot » de l’été Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Il y a quelques semaines, mon collègue Richard Dussault avait écrit un article concernant le secteur de l’énergie solaire en Californie[1]. Ce billet sera donc une mise à jour sur ce secteur qui fut très mouvementé lors du dernier mois. Pour revenir en arrière, soit le 9 mai, la commission de l’énergie de la Californie resserrait ses règlements en termes de constructions neuves qui étaient construites à partir du 1er janvier 2020. Ainsi, l’état de l’ouest des États-Unis, devenait le premier état américain à obliger les nouveaux constructeurs à munir leurs constructions de panneaux solaires. Également, cette annonce était accompagnée d’une hausse des normes en termes de qualité de l’air des bâtiments. En somme, cette annonce avait pour but de réduire de façon importante l’empreinte de carbone de l’état de la Californie sur la planète[2]. Pour une analyse plus en détail, je vous invite à aller lire l’excellent billet boursier publié par mon collègue Richard Dussault qui qualifiait ce secteur comme étant le plus “hot” de l’été[3]. Suite à cette annonce, les titres liés aux panneaux solaires tels que First Solar inc. ($FSLR), sont partis drastiquement à la hausse (voir graphique). Ainsi, de nombreux investisseurs voyaient une grande vague haussière à l’horizon. [4] Comme quoi les marchés boursiers peuvent être imprévisibles, quelques jours plus tard, un événement beaucoup plus gros allait assombrir les attentes de plusieurs. En effet, le chef de file mondial en termes d’installation et d'utilisation de panneaux solaires, soit la Chine, venait d’annoncer qu’elle allait ralentir ses investissements dans le domaine de l’énergie photovoltaïque[5]. Ainsi, dans un communiqué du South China Morning Post, le gouvernement chinois annonçait : dans une déclaration commune publiée vendredi par la Commission nationale pour le développement et la réforme, le ministère des Finances et celui de l'Administration nationale de l'énergie indiquent que l'attribution de quotas pour de nouveaux projets avait été suspendue jusqu'à nouvel ordre et les tarifs sur l'électricité produite seront diminués de 0,05 yuan par kilowatt-heure, une réduction de 6,7 à 9 % selon les régions, à compter du 1er juin [6]. De ce fait, cela signifie que, la Chine allait arrêter pour une période indéterminée sa croissance au niveau de l’énergie provenant de panneaux solaires. Aussi, elle réduit le prix de l’électricité produite par l'énergie du soleil de 6,7 à 9 %. Pour bien comprendre la portée de cette nouvelle, il est important de comprendre que la Chine est la première en termes des investissements mondiaux dans la production d’énergie solaire photovoltaïque. En 2017, 98 gigawatts de capacité solaire additionnelle ont été ajoutés à l’échelle mondiale. En ce qui concerne la Chine, elle a participé pour 53 gigawatts, soit plus de la moitié du total. Ensuite, seulement dans le premier trimestre de 2018, près de 10 gigawatts d’énergie solaire photovoltaïque ont été ajoutés en Chine. Finalement, ces dernières années, l’investissement dans les services publics a diminué de 64% en Chine et l’investissement dans l’énergie solaire a augmenté de 217%[7]. En d’autres mots, il s’agit d’un énorme joueur mondial qui vient de ralentir la cadence. D’ailleurs, l’impact de cette annonce s’est fait ressentir de façon importante. Le fond négocié en bourse TAN qui représente l’index des compagnies rattachées au secteur de l’énergie solaire a subi une importante baisse comme on peut voir ci-dessous : [8] De plus, pour revenir sur l’exemple de FSLR, ce titre en a également pris pour son rhume. Le titre a subi une baisse important depuis lundi, une perte d’environ 15$ en trois jours : [9]   En somme, ceci est un excellent exemple que les marchés d'aujourd'hui sont des plus imprévisibles. Il est donc nécessaire de se protéger de façon adéquate contre un mouvement de ce type qui peut survenir à n’importe quel moment.   [1] [1] Le secteur le plus « hot » de l’été, Site internet de Day Trader Canada, [en ligne], https://www.daytradercanada.com/billet-boursier/le-secteur-le-plus-hot-de-lete/ [2] Chine : des investissements solaires tout feu tout flamme, Site internet du journal Libération, [en ligne], http://www.liberation.fr/planete/2018/04/26/chine-des-investissements-solaires-tout-feu-tout-flamme_1646125 [3] Le secteur le plus « hot » de l’été, Site internet de Day Trader Canada, [en ligne], https://www.daytradercanada.com/billet-boursier/le-secteur-le-plus-hot-de-lete/ [4] TC2000 Brokerage, Inc. and Worden Brothers, Inc. [5] Chinese solar power stocks plunge as government moves to contain industry size, Site internet du South China Morning Post, , [en ligne], http://www.scmp.com/business/companies/article/2149131/chinese-solar-power-stocks-plunge-government-moves-contain [6] Chinese solar power stocks plunge as government moves to contain industry size, Site internet du South China Morning Post, , [en ligne], http://www.scmp.com/business/companies/article/2149131/chinese-solar-power-stocks-plunge-government-moves-contain [7] Chine : des investissements solaires tout feu tout flamme, Site internet du journal Libération, [en ligne], http://www.liberation.fr/planete/2018/04/26/chine-des-investissements-solaires-tout-feu-tout-flamme_1646125 [8] TC2000 Brokerage, Inc. and Worden Brothers, Inc. [9] TC2000 Brokerage, Inc. and Worden Brothers, Inc.   Avis et déclaration: L’auteur déclare, au moment d’écrire ce billet, détenir des positions bidirectionnelles en options (strangle) sur le titre First Solar (FSLR), mais ne pas avoir l’intention d’initier d’autres positions dans les 72 prochaines heures. L’entreprise DayTrader Canada déclare, au moment d’écrire ce billet, détenir des positions bidirectionnelles en options (strangle) sur le titre First Solar (FSLR). Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### 3 titres pour la fête des Pères! Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada Avec la fête des Pères qui arrive à grands pas, il est opportun de dédier ce billet boursier à tous nos papas lecteurs avec une analyse de titres spécialement pour eux. Tout d’abord, allons-y avec le classique: Canadian Tire. Le titre Canadian Tire, qui porte le symbole « CTC.A.TO », est un commerce bien connu de tout papa qui se respecte. Ainsi, dans les derniers mois, Canadian Tire a fait de nombreuses acquisitions. Tout d’abord, l'entreprise canadienne a fait l’acquisition des marques de commerce mondiales d'articles de hockey Sher-Wood. Ainsi, la transaction réalisée par l'entremise d'INA International, une division de Canadian Tire, a permis d’augmenter le pouvoir de l’entreprise dans le marché du sport. En effet, étant déjà le plus gros détaillant d’article de sport au Canada avec la propriété d’entreprises comme Sports Experts, Intersport, Atmosphère, Hockey Experts et Sports Rousseau/L'Entrepôt du Hockey, l'acquisition de la marque de commerce Sher-Wood permet à Canadian Tire de toucher près de 10% du marché des bâtons de hockey[1]. Toutefois, la division de Sher-Wood, fabriquant des rondelles de hockey et des articles promotionnels, est exclue de la transaction. D’ailleurs, le montant de cette dernière reste inconnu. Ensuite, la stratégie de Canadian Tire d'acquisition de marques maison exclusives se poursuit avec l’acquisition de l’entreprise de vêtements de sport et de travail Helly Hansen. Ainsi, « l’entreprise canadienne a accepté d'acheter l'entreprise qui détient et exploite les marques d'Helly Hansen et ses entreprises connexes pour la somme de 985 millions de dollars, et prend en charge une dette d'environ 50 millions de dollars, déduction faite des liquidités »[2]. L'acquisition devrait être conclue au troisième trimestre de 2018. Pour continuer, quel papa ne rêve pas d'acquérir un jour, une voiture de sport ? Ainsi, la représentation ultime de la voiture de sport peut être représentée par une rouge et rutilante Ferrari. D’ailleurs le titre Ferrari qui porte le symbole « RACE » est présent sur le « New York Stock Exchange ». Ferrari est toujours la seule marque de performance de luxe qui n’appartient pas à une plus grosse bannière de l’automobile. La stratégie d’entreprise du manufacturier automobile est de miser sur la petite production (l'entreprise prévoit de livrer 8 400 voitures cette année, tandis que Ford devrait en produire environ 2,5 millions[3]) et les prix très élevés. De plus, ce mode d’opération permet au constructeur italien de dégager l’une des plus grandes marges de profit du milieu automobile. En effet, la marge brute de RACE est énorme, soit plus du double de la plupart des marges des sociétés automobiles. Par exemple, alors que Tesla inc. (NASDAQ: TSLA) dégage une marge d’environ 23%, RACE maintient une marge brute de 49%[4]. Cela a permis à RACE de traverser toutes les grandes récessions sans encombre. Finalement, il était impossible, dans le cadre d’un billet boursier édition spéciale fête des Pères de passer à côté d’un titre relié aux quincailleries. C’est pour cette raison que Lowe’s qui a comme symbole “LOW” est le candidat parfait. Étant propriétaire de Rona au Québec, l’entreprise Lowe’s est un chef de file dans les quincailleries aux États-Unis. Ayant eu un début d’année difficile, l’entreprise américaine semble reprendre du poil de la bête depuis quelques semaines. En effet, Lowe’s a déclaré un chiffre d'affaires de 17,4 milliards de dollars au premier trimestre, en hausse de 3% en comparaison à l’année dernière, mais environ 290 millions de dollars en dessous de l'estimation des analystes [5]. De plus, le bénéfice par action a été de 1,19 $, en hausse par rapport à 0,70 $ l’année dernière, mais 0,08 $ de moins que prévu par les analystes[6]. Cependant, en ce qui concerne la hausse récente, elle peut être attribuée, malgré les derniers résultats financiers qui n’ont pas été à la hauteur des analystes, à la nouvelle que l’entreprise avait recruté le PDG de J.C. Penney, Marvin Ellison, pour le poste de président directeur général de l’entreprise. De plus, un autre facteur de hausse pourrait être relié à la prise de position du fonds d’investissement Pershing Square de Bill Ackman qui a acquis une participation de 1 milliard de dollars dans le détaillant[7]. En somme, le titre sera à surveiller dans les prochaines semaines. De la part de toute l’équipe de Day Trader Canada, nous souhaitons une bonne fête des Pères à tous nos papas lecteurs !   [1] Équipement sportif: Canadian Tire achète Sher-Wood, Site internet de La Presse, [en ligne], http://www.lapresse.ca/affaires/economie/quebec/201802/13/01-5153774-equipement-sportif-canadian-tire-achete-sher-wood.php [2]La Société Canadian Tire annonce l'acquisition d'Helly Hansen, Site internet de Newswire, [en ligne],  https://www.newswire.ca/fr/news-releases/la-societe-canadian-tire-annonce-lacquisition-dhelly-hansen-682258922.html [3]Ferrari N.V. (RACE) Stock Is Off to the Races, Site internet de Yahoo Fianance, [en ligne],  https://finance.yahoo.com/news/ferrari-n-v-race-stock-163636577.html [4]Ferrari N.V. (RACE) Stock Is Off to the Races, Site internet de Yahoo Fianance, [en ligne],  https://finance.yahoo.com/news/ferrari-n-v-race-stock-163636577.html [5]Why Shares of Lowe’s jumped today, Site internet de The Motley Fool, [en ligne], https://www.fool.com/investing/2018/05/23/why-shares-of-lowes-jumped-today.aspx [6]Why Shares of Lowe’s jumped today, Site internet de The Motley Fool, [en ligne], https://www.fool.com/investing/2018/05/23/why-shares-of-lowes-jumped-today.aspx [7] Does Lowe's Deserve A Second Chance?, Site internet de Seeking Alpha, [en ligne],  https://seekingalpha.com/article/4176958-lowes-deserve-second-chance   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Le secteur le plus « hot » de l’été! Par Richard Dussault, B.A.A., Pl. Fin., CIM Gestionnaire de projets spéciaux à DayTrader Canada Avec l’adoption de sa nouvelle loi en matière de nouveau standard d’efficacité énergétique la semaine dernière, la Californie devient le premier État américain à exiger l’installation de panneaux solaires sur les nouvelles maisons construites à partir du 1er janvier 2020. Les bienfaits de cette annonce sont évidemment bénéfiques sur le plan environnemental, mais aussi pour les négociateurs boursiers qui ont su profiter du « momentum » en misant sur le secteur de l’industrie solaire. Plus de 16% de l’énergie provient du solaire dans cet État des plus avant-gardiste à ce chapitre. D’ailleurs, plus de 86 000 travailleurs œuvrent dans ce secteur aux États-Unis. Au même moment que l’industrie applaudit cette décision, certains critiquent toutefois le fait que cette mesure gonflera le prix d’une nouvelle construction jusqu’à 30000$ dans l’état californien selon certains entrepreneurs. Cela dit, fort à parier que d’autres États emboîteront le pas en misant de plus en plus sur les énergies vertes. Stimulés par cette annonce, les titres boursiers reliés à l’énergie solaire ont été électrisants en bourse depuis le 9 mai dernier. Plusieurs analystes prédisent les gagnants du secteur comme Sunrun (RUN), SunPower (SPWR) et First Solar (FSLR). Évidemment, tous ces titres ont bondi de façon très appréciable la journée de l’annonce. Une autre entreprise bien connue dirigée par le célèbre et visionnaire Elon Musk avait déjà annoncé un produit novateur en octobre 2016. En effet, Tesla (TSLA) prépare la commercialisation de son toit solaire. Et vous pouvez réserver le vôtre sur le site de Tesla Canada moyennant un dépôt de 1330$. Sans compter que M. Musk a fait l'acquisition de Solar City en novembre 2016 via sa société Tesla pour la rondelette somme de 2.6 milliards US$. En tant qu’investisseur actif, transiger l’événementielle est une approche intéressante et passionnante pour profiter d’un mouvement occasionné pas les différentes nouvelles. Vous pouvez bien entendu gérer activement votre position par la suite selon différents indicateurs techniques. Sinon, si vous préférez opter pour un placement à plus long terme sans devoir choisir un ou des titres en particulier, le fonds négocié en bourse offert par Guggenheim sous le symbole TAN est une possibilité. Ce dernier trace l’index des compagnies rattachées au secteur de l’énergie solaire. Si l’énergie verte vous interpelle comme investisseur et que vous souhaitez diversifier votre placement sans vous limiter uniquement à l’énergie solaire, QLCN et ICLN pourraient être considérés. Le premier, First Trust NASDAQ Clean Edge Green Energy Index Fund (QCLN), est composé en quasi-totalité de titres américains, tandis que le second, iShares Global Clean Energy (ICLN), contient une répartition de trente (30) compagnies mondiales associées aux énergies propres parmi les plus liquides.   SOURCES: https://seekingalpha.com/article/4173085-energy-recap-solar-panels-now-required-new-homes-california https://seekingalpha.com/news/3354676-california-approves-plan-require-rooftop-solar-power-new-homes https://seekingalpha.com/news/3356362-analyst-selects-three-stocks-play-californias-new-solar-panel-mandate https://www.npr.org/sections/thetwo-way/2018/05/09/609779542/california-moves-forward-with-plan-to-require-solar-panels-on-new-homes https://www.tesla.com/en_CA/solarroof https://news.energysage.com/tesla-solar-panel-roof-the-next-solar-shingles/ http://www.etf.com/TAN http://www.etf.com/ICLN http://www.etf.com/QCLN   AVIS ET DÉCLARATION: L’auteur déclare, au moment d'écrire ce billet, détenir des positions dans Guggenheim Solar ETF (TAN), mais ne pas avoir l’intention d’initier d'autres positions dans les 72 prochaines heures. L'entreprise DayTrader Canada déclare, au moment d'écrire ce billet, détenir des positions bidirectionnelles en options (strangle) sur le titre First Solar (FSLR). Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### À la suite du fameux 4/20, sommes-nous à la veille d'un "badtrip"? Par Nicolas Gauthier, étudiant au baccalauréat international et contributeur chez DayTrader Canada Il y a plus d’un an, mon collègue Richard Dussault avait écrit un billet boursier sur les titres liés à l’industrie de la marijuana. Où en sommes-nous aujourd’hui ? C’est ce que nous allons aborder dans ce prochain billet boursier. Effectivement, la marijuana fait encore couler beaucoup d’encre et attire énormément d'intérêt de la part des investisseurs. Je tiens à préciser qu’il ne s’agit aucunement d’une opinion de l’auteur en faveur de la légalisation du produit en question, mais bel et bien d’une analyse des faits boursiers survenus dans la dernière année à ce sujet. En effet, il y a plus d’un an, Richard Dussault avait prédit l'avènement d’un fond négocié en bourse comportant seulement des titres reliés à l’industrie de la marijuana. Ce qui devait arriver arriva, le gestionnaire canadien de fonds négociés en bourse Horizon a lancé, le 5 avril 2017, le fond « Horizons Medical Marijuana Life Sciences ETF »[1] qui porte le symbole HMMJ.TO. Suite à l’entrée en bourse de ce premier FNB,[2] quatre autres fonds reliés à la Marijuana furent créés au Canada[3]. Cet engouement pour les fonds négociés en bourse provient d’un intérêt grandissant de la part des investisseurs pour les industries en croissance. En effet, Raj Lala, président et chef de la direction d'Evolve Funds Group, inc., a déclaré : « Nous croyons que l'industrie internationale du cannabis devrait dépasser 30 milliards de dollars d'ici 2021, ce qui représenterait un taux de croissance annuel composé de 60%. »[4]. L’homme d’affaires a également déclaré : « La prochaine vague de croissance pourrait être entraînée par la mondialisation de l'industrie » [5]. Cependant, selon l’agence Barron’s, il est important de rester prudent, car les ventes et les flux de trésorerie actuels ne correspondent pas à la valeur astronomique des entreprises canadiennes de cannabis. En effet, certaines sociétés se négocient à plus de 100 fois leurs ventes totales de 2017 et de façon exponentiellement plus élevée que les flux de trésorerie de l'an dernier. Certaines ont même des valeurs marchandes supérieures aux ventes estimées pour l'ensemble du marché de la marijuana récréative au Canada[6]. Il est donc de mise de rester vigilant puisqu’il s’agit encore d’une activité hautement spéculative. Par exemple, parmi les plus importantes sociétés dans le domaine du cannabis, Canopy Growth a une valeur marchande de 6,7 milliards de dollars canadiens, avec des recettes de 69 millions de dollars au cours des 12 derniers mois, et Aurora Cannabis Inc a une valeur de 4,5 milliards de dollars canadiens avec des revenus de 31,1 millions de dollars canadiens en 2017.[7] À titre de comparaison avec des sociétés du domaine de la technologie aux États-Unis, Yelp Inc. a une capitalisation boursière d'environ 3,4 milliards de dollars et a produit des revenus d’environ 847 millions de dollars en 2017, et Ubiquiti Network a une capitalisation boursière d'environ 5,3 milliards de dollars et un chiffre d'affaires de 865 millions de dollars en 2017.[8] Comme mentionné précédemment, il est donc de mise de rester prudent puisqu’il s’agit encore d’une activité hautement spéculative. Pour finir sur une note plus positive, il est important de noter que pour 2017, trois des plus importantes entreprises canadiennes dans le secteur de la marijuana soient Canopy Growth (TSX: WEED), Aphria inc. (TSX: APH) et Aurora Cannabis Inc. (TSX:ACB) ont respectivement augmentés en 2017 de 155.72%, 251.50% et 310%. Il s’agit somme toute de rendements assez impressionnants. En conclusion, avec la légalisation prochaine du cannabis au Canada, l'intérêt porté à ce sujet ne fera qu’augmenter. Ainsi, il sera intéressant de surveiller comment l’industrie du cannabis se développera et si jamais, la bulle du cannabis, s’il y en a une, sera en mesure de désillusionner certains.   [1]HORIZON ETF, Press release: Horizons ETFs to Launch First-Marijuana-focused ETF, Site internet de Horizon ETF, [en ligne], https://www.horizonsetfs.com/news/Press-Release/Horizons-ETFs-to-Launch-First-Marijuana-focused-ET [2] Fond négocié en Bourse [3]The GLOBE AND MAIL, Site internet du Globe and mail, [en ligne],   https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/funds-and-etfs/etfs/fourth-canadian-marijuana-etf-to-begin-trading-next-week/article37927503/ [4]MMJ Stocks, Site internet de MMJ Stocks, [en ligne],  https://www.mmjstocks.com/marijuana-stock-news/options-canadian-marijuana-stocks-another-etf-opens/ [5]MMJ Stocks, Site internet de MMJ Stocks, [en ligne],  https://www.mmjstocks.com/marijuana-stock-news/options-canadian-marijuana-stocks-another-etf-opens [6] MARKET WATCH, Site internet de Market Watch, [en ligne],    https://www.marketwatch.com/story/getting-too-high-canadian-marijuana-stocks-skyrocket-raising-bubble-fears-2018-04-02 [7] MARKET WATCH, Site internet de Market Watch, [en ligne],    https://www.marketwatch.com/story/getting-too-high-canadian-marijuana-stocks-skyrocket-raising-bubble-fears-2018-04-02 [8] MARKET WATCH, Site internet de Market Watch, [en ligne],    https://www.marketwatch.com/story/getting-too-high-canadian-marijuana-stocks-skyrocket-raising-bubble-fears-2018-04-02   Avis et déclaration: L’auteur de ce billet déclare ne détenir aucune position dans les titres mentionnés et de ne pas avoir l’intention d’initier une position dans les 72 prochaines heures. Cet article est une opinion et ne doit en aucun temps être considéré comme un conseil en investissement. Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Les milléniaux boudent-ils la bourse? + INFO CRYPTO Par Nicolas Gauthier, étudiant au baccalauréat international et contributeur chez DayTrader Canada Le « mystère » milléniaux est un phénomène que plusieurs entreprises et organisations ont de la difficulté à comprendre. En effet, plusieurs de leurs comportements diffèrent de leurs prédécesseurs de la génération X[1]. Effectivement, leurs visions sur plusieurs aspects de la vie telles que leur relation avec le travail, avec les technologies, leur façon de magasiner et même d’investir sont totalement différentes. Parlant de leur manière d’investir, les milléniaux sont d’excellents épargnants. En effet, selon la commission des valeurs mobilières de l’Ontario, 8 milléniaux sur 10 ont des économies[2]. Ce qui est excellent en comparaison à la moyenne canadienne qui est de 6.5 individus sur 10[3]. Toutefois, leurs habitudes en ce qui a trait à l’investissement sont toutes autres. Par conséquent, seulement la moitié de ses milléniaux épargnants investissent leur épargne, ils favorisent davantage le compte épargne que toute forme d'investissement. Il est alors pertinent de se demander pourquoi en est-il ainsi.  Particulièrement lorsque l'on considère que la génération X favorise l’investissement pour son épargne à la hauteur de 71%[4]. Tout d’abord, les milléniaux ne désirent pas investir, car ils ne comprennent pas ou très peu les marchés boursiers. Ainsi, 59% des milléniaux ayant affirmés ne pas investir le faisait par manque de connaissance en matière de placement[5]. Par conséquent, cette incompréhension des marchés boursiers mène à une peur de perdre de l’argent. C’est pourquoi, 57% des milléniaux ayant affirmés ne pas investir ont affirmés qu’ils craignaient de perdre de l’argent sur les marchés boursiers, et cela même si les investisseurs plus jeunes sont généralement les mieux placés pour patienter et tirer d’importants gains à long terme sur les marchés.  Puis, 30 % ont déclaré qu’ils « ne font pas confiance aux grandes banques ou aux sociétés de placement » pour gérer leur argent[6]. Cette tendance est peut-être dû à des souvenirs de la crise financière, au cours de laquelle de nombreux milléniaux ont obtenu leur diplôme d’études ou ont commencés à travailler. Une étude produite par la banque UBS a suggéré que les milléniaux ont réagi à la crise financière en devenant « la génération la plus conservatrice sur le plan fiscal depuis la  grande dépression »[7] en détenant un pourcentage plus important de leurs économies en espèces et en adoptant un point de vue plus pessimiste à l’égard de l’investissement que les générations précédentes[8]. Finalement, soixante-huit pour cent des milléniaux qui n’effectuent pas de placement ont indiqué qu’ils ont « d’autres priorités financières »[9], telles que l’achat d’une propriété mentionnée comme première priorité et 53 % ont mentionné l’endettement comme facteur limitant l’épargne[10].   Pourquoi les milléniaux font-ils une erreur en n'investissant pas en bourse? Tout d’abord, les milléniaux ayant entre 19 et 38 ans possèdent un atout que leurs prédécesseurs n’ont plus : le temps. En effet, dans le monde de l’investissement boursier le temps est un atout de taille. Ainsi, grâce au principe des intérêts composés, un investissement seul de 10 000$ à l'âge de 20 ans, avec un rendement de 8% par année, soit un peu moins que le rendement annuel moyen de l’indice S&P 500[11], produit après 30 ans 100 626$[12]. Ensuite, l'âge de l'investisseur influence la quantité de risque qu'il peut supporter. Ainsi, les jeunes, avec des années d'avance devant eux, peuvent se permettre de prendre plus de risques dans leurs activités d'investissement. Cela leur donne un avantage par rapport aux individus se rapprochant de l'âge de la retraite, car pour protéger leur capital, ils devront se tourner vers des placements à faible risque ou sans risque, tels que les obligations et les certificats de dépôt, les jeunes adultes peuvent construire des portefeuilles plus agressifs et plus volatils. Finalement, les jeunes investisseurs ont la flexibilité et le temps d'étudier et d'apprendre des réussites et des échecs. Étant donné que l'investissement a une courbe d'apprentissage assez longue, les jeunes adultes ont un avantage parce qu'ils ont des années pour étudier les marchés et affiner leurs stratégies d'investissement. Comme avec le risque accru qui peut être absorbé par les investisseurs plus jeunes, ils peuvent aussi surmonter les erreurs d'investissement, car ils ont le temps nécessaire pour récupérer. En conclusion,  il est surprenant de constater que les milléniaux, l’une des générations les plus entreprenantes à peur d’investir. Un manque d’éducation financière est notable dans leur génération tout comme une incompréhension des marchés boursiers. De plus, il est important de noter qu’épargner pour la retraite n'est pas la seule raison de faire des investissements bien planifiés. De nombreux investissements, tels que ceux effectués dans les actions, peuvent fournir des revenus tout au long d’une vie et assurer l’indépendance financière.   Info crypto En date du 27 mars 2018, Twitter devient le troisième géant des médias sociaux à interdire la publicité de monnaies numérique et d’ICO. Ce mouvement fait suite à des rumeurs la semaine dernière selon lesquelles Twitter suivrait Facebook et Google dans une interdiction visant à protéger les utilisateurs contre les entreprises de devises numériques hautement spéculatives et potentiellement frauduleuses. « Nous nous engageons à assurer la sécurité de la communauté Twitter. Concrètement, nous avons ajouté une nouvelle politique pour les annonces Twitter relatives à la cryptomonnaie » , a déclaré un porte-parole Twitter. « En vertu de cette nouvelle politique, la publicité des offres initiales de pièces de monnaie (ICO) et des ventes de jetons sera interdite globalement. »[13] Des associations de cryptomonnaie et de blockchain de Russie, de Chine et de Corée du Sud envisagent de déposer un recours collectif contre les sociétés Facebook, Google et Twitter, suite à leur mesure interdisant les annonces crypto. Un accord pour porter l'affaire devant les tribunaux aux États-Unis a été conclu lors d'une conférence portant sur les cryptomonnaies à Moscou. En effet, la plainte sera déposée en mai par la nouvelle association Eurasian Blockchain (EBA). Des représentants de l'Association russe des cryptomonnaies et des Blockchains (RACIB), de la Korea Venture Business Association (KOVA) et de l'Association chinoise des Investisseurs Cryptomonnaie (LBTC) ont signé l'accord de création de l'ABE lors du congrès BlockchainRF-2018 à Moscou. Un « cryptofund »  spécial sera créé pour financer l'action en justice, qui peut être soutenue par des dons.[14] Les Américains pourraient bientôt faire des transactions de cryptomonnaie de leurs véhicules et arriver à leurs destinations plus rapidement. Une filiale de Ford Motors, basée à Dearborn, dans le Michigan, a obtenu un brevet de l'Office des brevets et des marques des États-Unis pour une technologie alimentée par cryptomonnaie pour alimenter ses voitures. C'est ce que l'on appelle le « Cooperative Managed Merge and Pass» (CMMP). Il a été déposé en 2016 et vient d'être accordé à Ford Global Technologies. CMMP est un système basé sur des jetons qui fonctionne dans son propre écosystème, mais aussi sur la route ouverte. C'est une plate-forme de communication de véhicule à véhicule ou de voiture à voiture sur laquelle, à la demande des conducteurs participants et grâce à la technologie GPS, les voitures peuvent se parler de la circulation. Le système permettrait également de surveiller et de collecter des données sur les conducteurs, ce qui à un moment où Facebook est embroché pour le partage de données pourrait soulever des préoccupations. « Le système CMMP fonctionne avec des transactions individuelles basées sur des jetons, où les véhicules marchands et les véhicules des consommateurs acceptent de négocier des unités de cryptomonnaie », selon le brevet. Il donne au véhicule grand public un « accès préférentiel aux voies » pendant les périodes de forte congestion, ce qui lui permet de se faufiler hors de la circulation pour un prix. Le brevet explique en outre que «les véhicules marchands occupent volontairement des voies de circulation plus lentes pour permettre au véhicule de consommation de se fondre dans leurs voies et de passer au besoin»[15]. L'Office national allemand du tourisme a annoncé qu'il acceptait les cryptomonnaies telles que Bitcoin pour ses services. L'organisation promet des destinations de voyage allemandes avec des bureaux dans 32 pays à travers le monde. La GNTB a également l'intention de mettre en place des technologies de blockchain dans ses finances. « Nous voulons être un moteur d'innovation mondial dans l'industrie du tourisme », a récemment déclaré son président. En effet, les services offerts par l'Office national allemand du tourisme (GNTB) peuvent désormais être payés en cryptomonnaie. L'organisation qui promeut l'Allemagne en tant que destination de voyage accepte les paiements bitcoin à partir de mars de cette année, selon un communiqué de presse. Il a également annoncé des plans « à moyen terme» pour tester les technologies blockchain dans le traitement de ses transactions financières internationales. La technologie blockchain offre des «perspectives intéressantes» en termes de rapidité, de transparence et de sécurité des transferts financiers, note également le Conseil. L'annonce reconnaît le «potentiel d'améliorations et d'économies considérables» dans les transactions internationales[16]. SOURCES [1] The six living generation in America, Site internet de Marketing Teacher, [ en ligne] http://www.marketingteacher.com/the-six-living-generations-in-america/ [2] MANQUER LE BATEAU : Les milléniaux et les marchés, Site internet de Gérez Mieux Votre Argent,  [en ligne], https://www.gerezmieuxvotreargent.ca/ressources/publications/recherche/manquer-le-bateau-les-milleniaux-et-les-marches/ [3] CBC, Site internet de CBC, [en ligne], http://www.cbc.ca/news/business/census-canadian-saving-1.4287219 [4] Wealthy millennials aren’t investing their money, Site internet de Quartz, [en ligne], https://qz.com/1168292/wealthy-millennials-arent-investing-their-money/ [5]MANQUER LE BATEAU : Les milléniaux et les marchés, Site internet de Gérez Mieux Votre Argent,  [en ligne], https://www.gerezmieuxvotreargent.ca/ressources/publications/recherche/manquer-le-bateau-les-milleniaux-et-les-marches/ [6] MANQUER LE BATEAU : Les milléniaux et les marchés, Site internet de Gérez Mieux Votre Argent,  [en ligne], https://www.gerezmieuxvotreargent.ca/ressources/publications/recherche/manquer-le-bateau-les-milleniaux-et-les-marches/ [7]  UBS Wealth Management Americas, Press Release, “UBS Investor Watch Reports Millennials Are As Financially Conservative as Generation Born During Great Depression” (27 January 2014),https://www.ubs.com/us/en/wealth/news/wealth-management-americas-news.html/en/2014/01/27/ubs-investor-watch-report-reveals-millennials.html [8] UBS Wealth Management Americas, Press Release, “UBS Investor Watch Reports Millennials Are As Financially Conservative as Generation Born During Great Depression” (27 January 2014),https://www.ubs.com/us/en/wealth/news/wealth-management-americas-news.html/en/2014/01/27/ubs-investor-watch-report-reveals-millennials.html [9] MANQUER LE BATEAU : Les milléniaux et les marchés, Site internet de Gérez Mieux Votre Argent,  [en ligne], https://www.gerezmieuxvotreargent.ca/ressources/publications/recherche/manquer-le-bateau-les-milleniaux-et-les-marches/ [10] MANQUER LE BATEAU : Les milléniaux et les marchés, Site internet de Gérez Mieux Votre Argent,  [en ligne], https://www.gerezmieuxvotreargent.ca/ressources/publications/recherche/manquer-le-bateau-les-milleniaux-et-les-marches/ [11] S&P 500 returns, Site internet de Business Insiders, [en ligne],  http://www.businessinsider.com/30-year-sp-500-returns-impressive-2016-5 [12] Calculateur d’intérêts composés, Site internet de la Banque Royale Du Canada, [en ligne], http://www.rbcbanqueroyale.com/cgi-bin/centrederetraite/compoundinterest/start.cgi/start [13]Coinsquare, Site internet de Coinsquare,[en ligne], https://discover.coinsquare.io/business/twitter-facebook-google-ban-digital-currency-advertising/ [14]Bitcoin News, Site internet de Bitcoin News,[en ligne], https://news.bitcoin.com/russian-chinese-korean-associations-to-sue-internet-giants-over-banned-crypto-ads/ [15]CCN, Site internet de CCN, [ en ligne ], https://www.ccn.com/ford-wins-patent-for-cryptocurrency-fueled-vehicle-technology/ [16] Bitcoin News, Site internet de Bitcoin News,[en ligne], https://news.bitcoin.com/germanys-tourism-board-accepts-bitcoin-payments/   Avis: Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérés comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital . Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### La clé pour dormir sur ses deux oreilles Par Nicolas Gauthier, étudiant au baccalauréat international et contributeur chez DayTrader Canada L'année 2017 fut une année folle en termes de rendement des marchés. En effet, l'indice Dow Jones a gagné environ 25%, le S&P500 près de 20%, le NASDAQ 28% et finalement, en ce qui concerne le marché canadien, l'indice composé S&P/TSX à 9,1%. En tant qu’investisseurs actifs avez-vous su profiter de cet important mouvement à la hausse et souhaitez maintenant protéger vos gains ?  Dans un marché incertain comme celui dans lequel nous vivons en ce moment, il est fondamental d'être en mesure de protéger ses gains et de contrôler son risque. Heureusement, il existe un outil qui permet de contrôler son risque et de se protéger. Cela se nomme les options. Tout d’abord, qu’est-ce qu’une option ? Selon l’autorité des marchés financiers, une option est décrite comme permettant à son porteur d'acheter (option d'achat) ou de vendre (option de vente) un produit à un prix fixé d’avance. Par exemple, une option permet d'acheter 100 actions de la compagnie XYZ à un prix de 20 $ chacune, ce prix se nomme le prix de levée. Ainsi, l’action XYZ est appelée le « sous-jacent ». L'option est valide pour une période déterminée. Ainsi, cet achat de 100 actions de XYZ à un prix de levée de 20 $ doit être réalisé avant le 17 décembre. Après l'échéance, l'option expire et cesse d’exister. Le porteur de l'option est toujours libre d'exercer ou non son option pour acheter (option d'achat) ou vendre le produit (option de vente). Par exemple, Marie paie 70 $ pour un option d'achat de 100 actions de la compagnie XYZ au prix de levée de 20 $, avant le 17 décembre. Le 7 décembre, le prix de l'action est à 21 $. Marie décide donc de « lever son option » (elle exerce son droit d'acheter les actions à 20$). Avec son option, elle achète 100 actions à 20 $, qu'elle revend 21 $. Son profit est donc de 30 $ (100 actions * 1 $, moins 70 $ pour l'achat de l'option). Si au contraire le prix ne dépasse pas 20 $ avant le 17 décembre, Marie ne lève pas son option (elle n'achète aucune action). Sa perte est alors de 70 $ (soit le prix qu'elle a payé pour l'option).[1] [1] Produits dérivées, Site de l’autorité des marchés financiers,[en ligne],https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/investisseurs-avertis/produits-derives/ Maintenant, en quoi une option peut-elle permettre à quelqu’un qui possède des actions de se protéger d’une baisse importante du titre qu’il possède ? Dans un cas comme celui-là, l’option jouera le rôle de police d’assurance pour minimiser les pertes. En effet, dans le cas où un individu est haussier, donc acheteur d’une position d’action et désirerait se protéger d’une baisse, il pourrait avoir recourt à une option de vente communément appelée en anglais un « put ». Dans ce cas, l’option, qui coûte une fraction du prix du titre, permet de se protéger d’une baisse importante du titre. Cette stratégie qui se nomme « synthetic call », « protective put » ou option de vente de protection en français, consiste à acheter une option qui sera effective dans la direction inverse du titre acheté. Ainsi, dans le cas d’une baisse importante due à de mauvais résultats financiers, ou d’autres facteurs pouvant influencer négativement la valeur du titre, la position haussière sera protégée, car la perte engendrée par la baisse du titre sera absorbée en partie par l’option de vente. Par contre, dans le cas où le titre poursuit sa montée, le profit reste illimité, seule la perte est limitée. L’avantage de cette stratégie est que la perte se limite au prix de la prime de l’option additionnée au prix de levée de l’option, alors que le profit est illimité. De plus, un autre avantage lié à cette stratégie est que l’acheteur d’un « synthetic call » diminue le pouvoir du temps sur sa position, car étant haussier sur la position, l’option joue seulement le rôle de police d’assurance. Ainsi, si le titre poursuit sa montée et que l’option expire, l’acheteur possède toujours sa position haussière en action. Voyons par un graphique l’effet réel du synthetic call et la façon de le construire graphiquement. Nous obtenons le « synthetic call » (ou « protective put ») par l’achat d’une action (à gauche) et d’une option de vente (à droite), ce qui crée les graphiques comme ceux-ci: [2][3] En combinant les deux graphiques, nous obtenons le graphique ci-dessous: [4] Pour donner un exemple concret, dans le cas où un investisseur achète 100 actions XYZ à 20 $ par action, et que le prix augmente à 30 $, mais qu'il ne les a pas vendues, il possède un gain non réalisé de 10$. S'il ne veut pas encore vendre les titres, peut-être parce qu'il pense qu'ils apprécieront davantage, mais qu'il veut s'assurer qu'il ne perde pas les 10 $ de gains non réalisés, il peut acheter une option de vente pour ce même titre qui le protégera, tant que le contrat d'option est en vigueur. Si le cours continue d'augmenter, disons jusqu'à 40 $, l'investisseur peut bénéficier de cette augmentation. Si le titre baisse de 30 $ à 20 $ ou même à 1 $, l'investisseur est en mesure de limiter ses pertes en raison de la protection offerte par l’option de vente. Ainsi, supposons que l'investisseur a acheté une option de vente sur l'action XYZ à un prix de levée de 25 $ pour 75 cents, la perte maximale de l'investisseur est limitée à 575$ (((30$ - 25 $) * 100) + (0,75 $*100)), plutôt que 1000$ dans le cas ou le titre baisserait à 20$ ou 2900$ si le titre atteint 1$. La perte est donc limitée à 575$, peu importe le prix qu’atteint le titre. D’un autre côté, dans le cas où le titre atteint 40$, le gain total sera de 20$ par action, soit 2000$ (20*100) et la protection apportée par le « synthetic call » aura couté 75$ (0,75*100), soit 3,75% du profit total. Pour conclure, suite à cette montée fulgurante en 2017 et à une possible augmentation de la volatilité en 2018, le « synthetic call » est une bonne solution pour conserver son profit dans une optique d’incertitude des marchés. Cette stratégie peut permettre de dormir sur ces deux oreilles, même si les marchés décidaient de partir en vrille et cela, ça n’a pas de prix! Sources: The Balance, site internet de the Balance ,[en ligne],  https://www.thebalance.com/dow-jones-closing-history-top-highs-and-lows-since-1929-3306174 Synthetic Option Positions: Why and How They Are Used, site internet de Fidelity,[en ligne],  https://www.fidelity.com/bin-public/060_www_fidelity_com/documents/SyntheticOption_Webinar.pdf Protective Put, Site internet de the option guide,[en ligne], http://www.theoptionsguide.com/protective-put.aspx Experts Forecast Long-Term Stock and Bond Returns: 2018 Edition, Site internet de Morningstar,[en ligne], http://news.morningstar.com/articlenet/article.aspx?id=842900 10 faits saillant de 2017 pour l’investisseur, site internet de les affaires,[en ligne], https://www.lesaffaires.com/blogues/philippe-leblanc/10-faits-saillants-de-2017-pour-l-investisseur/599696 Produits dérivées, Site de l’autorité des marchés financiers,[en ligne],https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/investisseurs-avertis/produits-derives/ [1] Produits dérivées, Site de l’autorité des marchés financiers,[en ligne],https://lautorite.qc.ca/grand-public/investissements/investisseurs-avertis/produits-derives/ [2] Long Stock, Site internet de the option guide,[en ligne],http://www.theoptionsguide.com/synthetic-long-stock.aspx [3] Call Option, Site internet de the option guide,[en ligne], http://www.theoptionsguide.com/call-option.aspx [4] Protective Put, Site internet de the option guide,[en ligne], http://www.theoptionsguide.com/protective-put.aspx Avis: Le contenu de ce billet, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérés comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque. L’investissement autonome actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui de par cette nature peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital . Un investisseur autonome actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome actif comme activité. DayTrader Canada et les membres de son équipe ainsi que les collaborateurs externes ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses lecteurs ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada, ses formateurs et les collaborateurs externes, ne donneront, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et/ou de l’utilisation de ses services. ### Investissement autonome et succès, illusion ou certitude? Par Nicolas Gauthier, étudiant au baccalauréat international et contributeur chez DayTrader Canada Accroître son capital est le rêve de la grande majorité des individus. Nombreux sont les jeunes et moins jeunes en quête des moyens pour devenir plus riches rapidement. De nos jours, grâce à l’avènement des plateformes d’accès direct à peu de coûts, à l’information qui nous inonde constamment et aux différents outils technologiques mis à la disposition de l’investisseur moyen, il peut sembler intéressant pour un individu désirant un revenu supplémentaire de se lancer en bourse. Il s’agit, dans les faits, d’une alternative très intéressante, par contre, nombre de ceux qui se lancent dans cette aventure en ressortent malencontreusement perdants. En effet, beaucoup perdent en investissant de façon autonome à la bourse, c’est un fait. Mais, est-ce de la faute de la bourse ou est-ce la faute de l’investisseur?  Selon une étude produite en 2013, par Dalbar [1], en comparaison au S&P 500, un indice boursier basé sur 500 grandes sociétés cotées sur les bourses américaines, ce dernier a produit un rendement de 11,11% sur 30 ans. L’investisseur autonome, lui, a produit un rendement de seulement 3,69% [2].  Il est alors pertinent de se demander pour quelles raisons est-ce que l’investisseur est si désavantagé par rapport à un simple indice ? Une autre étude, cette fois produite par la firme de gestion de patrimoine Innovative wealth management [3], démontre que le réel problème de l’investisseur autonome est sa manière d’investir. En effet, l’investisseur autonome moyen investit avec ses émotions. Ainsi, il prend des décisions qui ne sont basées sur rien de concret, ou presque. Cela mène à une mauvaise prise de décisions, car l’investisseur se laisse influencer par ses sentiments et prend des décisions reliées à une émotion. Que ce soit la panique due à la baisse importante d’un titre, l’euphorie d’une hausse importante ou la peur de tout perdre, le monde de la bourse et de l’investissement actif n’est pas un monde émotif. C’est plutôt un monde réaliste et ordonné où il n’y a pas de place pour les émotions. C’est pourquoi l’une des plus importantes causes d'échec en investissement boursier est l’importance octroyée aux émotions dans la prise de décision. Ensuite, un autre facteur d’échec des investisseurs autonomes est leur manque de discipline. Effectivement, le manque de discipline chez les investisseurs autonomes se décline de différentes façons. Tout d’abord, dans la méthode de choix de titre pour leur portefeuille. Peu d’investisseurs autonomes ont une méthode claire, précise et organisée pour choisir un titre qu’il achètera ou vendra à découvert dans leur portefeuille. Avoir une méthode claire est un élément fondamental, car cela permet de contrôler une partie du côté émotif et impulsif de certains individus. De plus, avoir une méthode efficace réduit le risque d’échec, car une fois établie, la méthode encadre la prise de position, la prise de profit et le plus important la prise de perte. Cela permettra alors à l’investisseur de gérer sa position de façon rationnelle. Finalement, un aspect qui semble plutôt basique, mais qui est fondamental à l’investissement boursier est le bon choix de titre. Nombre d’investisseurs boursiers choisissent des titres qu’ils connaissent ou simplement des titres au hasard. Saviez-vous que toutes les chances sont contre vous lorsque vous choisissez seulement un titre au hasard ou sans réelle analyse? En effet, dans une étude produite par Longboard Asset Management, faite sur le Russell 3000, soit un indice qui mesure la performance des 3 000 plus grandes sociétés américaines représentant environ 98 % du marché des actions américaines, ils ont démontré qu’entre 1983 et 2007 18,5% ont perdu au moins 75% de leur valeur [4], 64% des actions ont sous-performé le Russell 3000[5] et seulement 25% des actions ont été responsables de tous les gains du marché [6]. Cela démontre alors qu’un investisseur qui ne sait pas choisir son titre de façon éclairée possède de grandes chances de sous-performer. Il s’agit donc d’une autre raison pourquoi l’investisseur autonome ne performe pas en moyenne. Maintenant, après tous ces constats négatifs nous pourrions être tentés de tout remettre ses avoirs entre les mains d’un gestionnaire de portefeuille et d’abandonner. Mais, il existe des solutions à tout cela pour que vous soyez outillés à battre les marchés et atteindre éventuellement la liberté financière.  En effet, il est possible d’apprendre à contrôler ses émotions, il est possible d’apprendre une méthode claire, précise et organisée et il est possible d’apprendre à choisir les bons titres. C’est d’ailleurs un chemin inévitable si vous désirez être prospère en bourse. Dans les faits, la solution à la majorité des erreurs des investisseurs se résume par l’éducation. Il est évidemment plus facile de se lancer sans aucune éducation, mais cela se résumerait à jouer au casino. Voilà pourquoi, même si elle peut paraître onéreuse la formation est indispensable au succès. D’ailleurs, un grand sage m’a déjà dit : « Vous croyez que la formation coûte cher, attendez de voir combien l’ignorance vous coûtera. » Alors, qu’attendez-vous pour vous lancer dans cette merveilleuse aventure qu’est l’investissement boursier?   Sources : The Capitalism Distribution, site internet de Longboard Asset Management ,[en ligne], http://gallery.mailchimp.com/6750faf5c6091bc898da154ff/files/The_Capitalism_Distribution_12.12.12_1_.pdf Quantitative Analysis of Investor Behavior 2014, site internet de dalbar,[en ligne] http://kyestates.com/wp-content/uploads/2015/02/DALBAR-QAIB-2014.pdf Why are Individual Investors so Bad at Investing? , site internet d’innovative wealth,[en ligne] http://www.innovativewealth.com/wall-street-wisdom/individual-investors-bad-investing/ Quantitative Analysis of Investor Behavior 2016, site internet de dalbar,[en ligne] https://www.qidllc.com/wp-content/uploads/2016/02/2016-Dalbar-QAIB-Report.pdf Is self-directed investing right for you?, site internet du Globe and Mail, ,[en ligne] https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/is-self-directed-investing-right-for-you/article20555144/ [1]Quantitative Analysis of Investor Behavior, site internet de dalbar,[en ligne] http://kyestates.com/wp-content/uploads/2015/02/DALBAR-QAIB-2014.pdf [2]Why are Individual Investors so Bad at Investing? site internet d’innovative wealth,[en ligne] http://www.innovativewealth.com/wall-street-wisdom/individual-investors-bad-investing/ [3] [3]Why are Individual Investors so Bad at Investing? site internet d’innovative wealth,[en ligne] http://www.innovativewealth.com/wall-street-wisdom/individual-investors-bad-investing/ [4] The Capitalism Distribution, site internet de Longboard Asset Management ,[en ligne], http://gallery.mailchimp.com/6750faf5c6091bc898da154ff/files/The_Capitalism_Distribution_12.12.12_1_.pdf [5] The Capitalism Distribution, site internet de Longboard Asset Management ,[en ligne], http://gallery.mailchimp.com/6750faf5c6091bc898da154ff/files/The_Capitalism_Distribution_12.12.12_1_.pdf [6] The Capitalism Distribution, site internet de Longboard Asset Management ,[en ligne], http://gallery.mailchimp.com/6750faf5c6091bc898da154ff/files/The_Capitalism_Distribution_12.12.12_1_.pdf ### L’image de marque et son impact sur les cours de la bourse Par Richard Dussault, Gestionnaire de projets spéciaux Changer l’image de marque d’une compagnie va bien au-delà de simplement revamper un logo. Une image de marque doit parvenir à transmettre une vision et inspirer autant les clients que les investisseurs. Plusieurs sont parvenus à le faire avec brio tandis que d’autres ont échoué lamentablement. Du point de vue de l’investisseur, être à l’affût des changements d’image de compagnie peut révéler de bonnes occasions. En effet, un « rebranding » réussi peut influencer grandement la direction d’un titre. Plusieurs grandes corporations ont travaillé leur image au fil des années. À titre d’exemple, McDonald’s a lancé une campagne majeure au début des années 2000 pour redéfinir son image. « Mcdo » ne souhaitait plus être perçu comme un resto de malbouffe. L’entreprise en était devenue malgré elle la figure incontestable et des films documentaires comme « Super Size Me », paru en 2004, contribuait à ternir davantage la réputation de cette chaîne de restauration rapide. Avec la popularité grandissante des saines habitudes alimentaires à cette même période et souhaitant contrer l’image négative de la croissance endémique de l’obésité en Amérique du Nord, ces restaurants des plus connues voulaient se débarrasser de cette vilaine image.  Elle aspirait à donner l’impression d’offrir des choix santé en introduisant entre autres dans son menu, de la salade! Encore impensable à une certaine époque pas si lointaine. Et bien, on peut dire mission accomplie pour McDonald’s. Sa nouvelle orientation stratégique et ses campagnes publicitaires sont parvenues à séduire les analystes.  De nouvelles décisions commerciales comme la création des populaires « McCafé », ou bien l’apparition récente de ses fameuses sauces sur les tablettes en épiceries, sont autant de facteurs qui influencent les analystes à rehausser leur cible, dont plusieurs évaluent maintenant le titre à 175$. Pas si mal pour un titre qui se négociait pour aussi peu que 12$ en 2003. Apple. Ce nom est devenu l’emblème du design innovateur et minimaliste. Même le nom a été simplifié pour refléter cette quête de l’image moderne en délaissant le mot « computer », passant de « Apple Computer » à simplement Apple en 2007. Après ces débuts laborieux combinant de faibles ventes et la difficulté de se tailler une place parmi la compétition, cette compagnie au légendaire logo de la pomme croquée, est parvenue, sous la gouverne d’un homme déterminé, à devenir un leader technologique mondial.  L’histoire d’Apple est possiblement un des succès marketing les plus retentissants des temps modernes. L’action qui se transigeait dans les 2$ au début des années 2000 se négocie maintenant près de 150$ et atteint une capitalisation boursière monstrueuse atteignant les 800 milliards de dollars US! Jeudi le 2 novembre est la date de divulgation des prochains résultats financiers. Nous verrons si ces derniers favoriseront la poursuite haussière du titre. Toutes les entreprises n’ont toutefois pas réussi à redéfinir leur image. Research In Motion à subit une déconfiture boursière, voyant son titre à 200$ en 2007  dégringoler sous les 10$ cinq ans plus tard. Le changement de nom et de logo pour BlackBerry en 2013 n’a pas vraiment contré les déboires de ce titre, négocié sous le symbole BB, qui continue de souffrir de résultat mitigé. Dans le secteur technologique toujours, certains noms apparaissant inusités au départ, sont parvenus à se tailler une place mémorable dans notre langage au quotidien. Comme vous l’avez sûrement deviné, je fais référence ici à Google. L’engin de recherche web numéro 1 au monde avait été créé sous le nom de BackRub avant son changement de nom en 1998. Le titre flirte en ce moment avec les 1000$ l’unité! Bref, au fil du temps, nombreuses compagnies ont changé de nom.  Brad’s Drink est devenu Pepsi-Cola. Sound of Music a changé pour Best Buy. eBay s’appelait au départ AuctionWeb. Nike, dont le titre en bourse a connu une année plus difficile en 2016, voit son titre s’apprécier à nouveau depuis la divulgation de ses derniers résultats en juin dernier, avait été fondé sous le nom de Blue Ribbon Sport en 1964. Cela dit, la redéfinition de l’image et la prise de décision concernant un changement de nom marquent bien souvent un tournant important dans l’histoire d’une entreprise. Une transformation couronnée de succès peut conduire à une croissance spectaculaire de la valeur de l’entreprise. DayTrader Canada est à l’étape de redéfinir son image et le nom de son entreprise en vue de l’exportation de ses services à l’international. En tant que lecteur du billet boursier, vous avez la possibilité de partager votre opinion et aider au succès de l’entreprise en votant pour le nom de votre choix en vous rendant sur le lien suivant : Je veux répondre au sondage et courir la chance de gagner 1000$ en certificat cadeau DTC Le tirage aura lieu dans le cadre du webinaire Actions le 7 décembre 2017 de midi à 13h. ### Entrevue de Richard Dussault à la radio CPAM Écoutez en primeur l'entrevue accordée à la radio CPAM par Richard Dussault, gestionnaire de projets spéciaux chez DayTrader Canada. Richard y décrit les différences entre les bourses et différentes stratégies de placement. Cliquez ici pour écouter l'enregistementFACE A FACE 4 juil 2017 ### Comment gérer une position sur option de vente, l'exemple de CAB CLIQUEZ SUR L'IMAGE CI-DESSOUS POUR VISIONNER LA VIDÉO: Réjean Paul nous explique sa prise de position sur option de vente (long put) pour Cabela (CAB) entre novembre et décembre 2016 qui aura récolté un rendement de 32,56% ### Comment gérer une position sur option de vente, l'exemple de HTZ M. Réjean Paul nous explique sa prise de position sur option de vente (long put) pour Hertz (HTZ) entre novembre et décembre 2016 qui aura récolté un rendement de 48%   ### Investisseurs actifs: vos gains seraient-ils imposables même dans un REER? Par Patric Saint-Onge, CA, LL.M.Fisc., TEP M. Patric Saint-Onge compte quinze (15) années d’expérience en fiscalité acquises auprès de grandes firmes comptables dans le cadre de mandat de réorganisation d’entreprise, de planifications fiscales et de révision de dossiers de conformité.         Les autorités fiscales ont énoncé dans de nombreux documents que le revenu tiré de la spéculation boursière ne pourrait pas bénéficier de l’exonération d’impôt pour les comptes enregistrés, qu’il s’agisse de REER, de FERR ou du CELI. Exemption En effet, le paragraphe 146(4) de la Loi de l’impôt sur le revenu édicte que le revenu d’entreprise réalisé dans un compte REER sera assujetti à un impôt sur le revenu (« LIR ») (146.3(3) LIR pour les FERR). Ce paragraphe de la loi est nécessaire pour assurer l’équité entre les contribuables. La législation fiscale n’a pas pour but d’empêcher les contribuables de réaliser des profits sur les transactions, le revenu d’entreprise devant être réalisé à l’extérieur d’un compte enregistré. Exploiter une entreprise Les spéculateurs boursiers peinent à comprendre que leurs transactions pourraient générer un revenu d’entreprise. En effet, ils n’ont ni pignon sur rue ni employés et ils ne sont pas inscrits auprès autorités gouvernementales. Les précédentes considérations ne sont toutefois pas nécessaires pour qu’un revenu d’entreprise soit en cause, car la jurisprudence à énoncé à de nombreuses reprises que des opérations de spéculation provoquent un revenu d’entreprise aux fins fiscales. En effet, un spéculateur agit comme un courtier en valeur et, par conséquent, les opérations réalisées génèrent un revenu d’entreprise. Facteurs Nous convenons que tous les contribuables acquièrent des titres boursiers dans l’esprit de réaliser un profit. L’intention du contribuable au moment d’acheter un titre déterminera si un revenu d’entreprise ou une transaction de nature capitale est en cause. Si le contribuable avait l’intention de revendre rapidement un titre sans considération pour l’encaissement d’un dividende, les probabilités sont élevées qu’un revenu d’entreprise ait été réalisé. De nombreux facteurs sont analysés pour déterminer si un gain en capital ou un revenu d’entreprise est en cause, soit : La répétition des transactions et l’historique des transactions; La période de détention des titres; Le temps consacré aux opérations; L’achat sur marge des titres L’achat de titres à découvert; et les connaissances du contribuable. Le bulletin d’interprétation IT-479R [1] discute de précédents facteurs et de l’interprétation des autorités fiscales quant aux revenus générés sur des valeurs mobilières. Ce bulletin est en cours de réécriture et il a été archivé dernièrement. Toutefois, il est de notre compréhension que les éléments discutés sont toujours applicables. L’affaire Prochuk [2] Il y a quelques mois, le jugement Prochuk a été publié. Celui-ci a eu pour effet de contredire la position des autorités fiscales et de donner un nouvel éclairage sur les transactions pouvant être réalisées au sein d’un REER ou d’un FERR. Pour permettre la déduction d’une perte réalisée par un contribuable en raison stratagème frauduleux, M. Prochuk devait déterminer qu’il était un spéculateur sur titre. Dans l’année où la perte fut réalisée, il n’avait transigé qu’à l’intérieur de son REER ; un nombre total de 507 transactions avaient été réalisés et le REER de M. Prochuk avait détenu les titres pour des périodes allant de quelques heures à plusieurs mois. M. Prochuk invoquait que les transactions réalisées dans son REER devaient être considérées dans l’analyse de son statut de spéculateur. Dans sa décision, la juge en vient à la conclusion que les transactions de spéculation boursières réalisées dans un REER ou dans un FERR ne mettent pas en cause un revenu d’entreprise. Pour parvenir à cette conclusion, la juge conclut que le REER et le FERR bénéficient d’un régime d’imposition particulier, car les sommes d’argent versé au rentier du REER ou du FERR seront ajoutées à son revenu dans le futur. La politique fiscale inhérente au REER et au FERR serait ainsi différente de celle assujettissant un propriétaire d’entreprise ; les profits réalisés sur les transactions de spéculations seront imposés dans le futur lors du retrait du REER ou du FERR alors que celui qui réalise ses transactions dans un compte n’étant pas enregistré est imposé annuellement. La juge s’en remet alors aux arguments de l’Agence du revenu du Canada et elle détermine que les transactions de M. Prochuk dans son REER ne peuvent être utilisées pour permettre la déduction de la perte sur ses investissements. Commentaires De nombreux épargnants se réjouiront de cette décision, car certains craignaient que le fisc s’intéresse à leurs opérations dans leur compte enregistré. La décision de la juge repose sur le report de l’impôt qu’offrent le REER et le FERR et que les sommes d’argent seront imposées au moment du retrait. Nous constatons qu’il est difficile d’appliquer les motifs de ce jugement au CELI, car, contrairement au REER et au FERR, les sommes extraites du CELI ne seront pas imposables. À notre avis, les transactions de spéculation dans un compte CELI sont toujours imposables dans l’année où elles ont été réalisées, et ce malgré le jugement Prochuk. À cet égard, les dispositions qui édictent l’exemption du revenu d’entreprise dans un REER, dans un FERR et dans un CÉLI ne sont pas rédigées d’une manière identique. Par conséquent, la précédente conclusion serait confirmée voulant que la politique fiscale soit différente pour les transactions réalisées dans un CÉLI et que des transactions de spéculations dans un CÉLI pourraient être assujetties à un impôt à payer. [1]        ARC, IT-479R - Transactions de valeurs mobilières, 1984 (http://www.cra-arc.gc.ca/F/pub/tp/it479r/it479r-f.html) [2]        Prochuk v. La Reine, 2014 TCC 17 (Cour canadienne de l’impôt) http://www.canlii.org/en/ca/tcc/doc/2014/2014tcc17/2014tcc17.html   ### L'or vert Par Richard Dussault, B.A.A., Pl. Fin., CIM Certains investisseurs la qualifient d’or vert. CNBC affichait le jeu de mot pot-conomy lors d’un récent topo sur le sujet en novembre. À l’approche du temps des fêtes, allons-y sur une note plus « festive» pour ce Billet. Je tiens à préciser qu’il ne s’agit aucunement d’une opinion de l’auteur en faveur de la légalisation du produit en question, mais bel et bien d’une analyse des faits boursiers survenus dans la dernière année sur le sujet. Depuis la victoire du Parti Libéral du Canada en faveur de la légalisation de la marijuana, la plupart des compagnies canadiennes faisant la culture du cannabis ont vu leur valeur boursière augmenter en flèche pendant la dernière année. Aux États-Unis, vingt-cinq états ainsi que le District  de Columbia ont légalisé la possession et la distribution de marijuana pour usage médical. Huit (8) états et le D.C. l’ont maintenant légalisée pour usage récréatif en comptabilisant les états américains qui viennent de se prononcer en novembre concernant la légalisation du cannabis. Selon ArcView Market Research, le marché du cannabis devrait engendrer des ventes de l’ordre de 10.8 milliards de $ aux États-Unis  d’ici 2019. Avis aux intéressés, il existe même un indice nord-américain composé des titres reliés à la marijuana. D’ailleurs, cet indice a décollé en fusée depuis septembre dernier procurant assurément un  « buzz » à plusieurs détenteurs d’actions. Il n’y a cependant pas encore de FNB constitué des titres de ce récent secteur. Je prédis que cela ne saurait tarder. Le symbole "POT" aurait était approprié, mais il est déjà utilisé par Potash Corporation of Saskatchewan inc. :) Des analystes recommandent aussi des compagnies inter reliées telle que Scotts Miracle-Gro, fournisseur de produits de serres hydroponiques en hausse de plus de 30% depuis le début de l’année. Pour ceux, à la recherche de recommandation, vous pouvez jeter un œil sur la « Focus List » de marijuanastocks.com. Il y a évidemment une bonne dose de spéculation dans ces titres. En même temps, il y a un réel potentiel de profit. Certainement à surveiller en 2017. ### Le marché dispensé, vous connaissez? Par Richard Dussault, B.A.A., Pl. Fin., CIM Populaire dans l’Ouest canadien et au sud de la frontière, mais encore très méconnu au Québec, le marché dispensé, aussi appelé marché privé, mérite notre attention. En effet, ces produits peuvent s’avérer des placements très intéressants pour augmenter le rendement et ajouter un élément de diversification à l’intérieur de votre portefeuille. Plusieurs histoires à succès au Canada attirent même les investisseurs américains à reluquer les occasions d’investissement chez nous. Radian6, Top Hat Monocle, Desire2Learn, ça vous dit quelque chose? Ce sont tous des exemples d’histoires à succès d’entreprises canadiennes qui ont levé des fonds sur le marché privé. À titre d’exemple, Radian6 a été acheté par Salesforce, le leader mondial des CRM (customer relationship management) ou gestion de la relation client (GRC) en français, pour la rondelette somme de 300 millions de $. Ceux qui ont investi 9 millions de $ au départ se sont partagés un juteux profit excédant 195 millions de dollars!  Avec de tels faramineux rendements, pas étonnant que ce type de produits attire de plus en plus l’attention des firmes d’investissements américaines tel que mentionné dans l’article de Jacob Serebrin du Globe and Mail. Ce dernier relate que les investisseurs américains sont de plus en plus attirés par la culture des entreprises en démarrage (startup) au Canada. Un autre exemple, sans doute plus connu, est celui de AIRBNB, cette plateforme communautaire de location et de réservation de logements fondée en 2008. Ce « startup » qui avait levé un des plus importants montants de l’histoire sur le marché privé, soit 1.5 milliard de $ US, vaut à présent, tenez-vous bien, 25.5 milliards de $ US! Ce dernier chiffre a été confirmé par la US Securities and Exchange Commission le 7 décembre dernier tel que publié par Wired. Qui sait, DayTrader Canada sera-t-elle la prochaine entreprise à connaître un tel succès et faire parler d’elle. Seul l’avenir nous le dira. Mais une chose est sûre, les premiers actionnaires sont toujours les mieux placés pour encaisser de mirobolants profits et obtenir des retours sur investissement qui sont rarement atteints dans les autres catégories de placements plus conventionnelles. Avis aux intéressés, DayTrader Canada a justement ouvert son capital action :) Voyons maintenant plus en détail si ce type de placement n’est strictement réservé qu’aux grandes firmes ou fonds de couverture (hedge fund) de ce monde.   Qu’est-ce qu’un produit du marché dispensé? Il s’agit de produits d’investissements pour lesquels les émetteurs ne sont pas tenus de soumettre un prospectus approuvé par les autorités canadiennes en valeurs mobilières. Le choix des produits offerts gagne en popularité et pourrait s’intégrer parfaitement dans une stratégie de placement en fonction de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque. Les retours sur investissements attrayants et leur faible corrélation en comparaison avec les catégories d’actifs traditionnelles font de ces produits alternatifs un excellent moyen de diversifier le portefeuille de l’investisseur. C’est d’ailleurs en grande partie grâce à ces deux dernières raisons combinées à la grande volatilité des marchés boursiers que de plus en plus d’investisseurs avisés regardent les occasions d’achat du côté du marché dispensé. Cet engouement croissant a même encouragé le TSX à lancer Marchés privés TSX afin de favoriser la revente et augmenter la liquidité des produits du marché dispensé.   Ce type de placement s’adresse-t-il à tous les investisseurs? Les produits dispensés ne sont pas à la portée de tous. Un investisseur doit être qualifié ou admissible en vertu du règlement 45-106 sur les dispenses de prospectus. En conclusion, nombreux autres exemples pourraient être cités : Uber, Snapchat, Instagram, etc. Ces derniers sont décrits comme trois immenses succès sur le blog de Pivot International. Bref, ayez l'oeil ouvert et peut-être serez-vous investisseur dans le prochain "success story"! ### Les plateformes de «trading» : web ou accès direct? Par Richard Dussault, B.A.A., Pl. Fin., CIM Les investisseurs autonomes recherchent la meilleure plateforme de négociation. Plusieurs choix s’offrent à eux. Quelle est votre plateforme idéale? Tout dépend de vos besoins et de vos priorités. Qu’est-ce qui compte le plus pour vous? Les frais de commissions, la qualité du service à la clientèle, les outils transactionnels comme des scanneurs, l’accès aux firmes de recherches, la rapidité d’exécution des ordres, l’accessibilité à divers marchés boursiers incluant l'accès en dehors des heures régulières, ou encore la possibilité de transiger des stratégies d’options? Bref, il y a une multitude de critères à considérer et selon ceux-ci, ma plateforme idéale ne sera pas nécessairement la vôtre. Quelques chiffres sur les investisseurs autonomes Les avancées technologiques combinées à la croissance du nombre d’investisseurs autonomes ont favorisé la recrudescence du nombre de plateformes. Cet engouement ce fait sentir partout autour du globe et le Québec n’échappe pas à cette forte tendance. Un article intéressant paru sur le renommé site Finance et Investissement partage le résultat d’un sondage évoquant des résultats confirmant cet enthousiasme. Finance et Investissement titrait : Le nombre d’investisseurs autonomes québécois susceptible de doubler d’ici dix ans. Selon les résultats du sondage, 21% des Québécois possèdent des placements autogérés tandis que 32% des Québécois qui n’en possèdent pas envisagent l’ouverture d’un compte autogéré. Qui dit investisseur autonome ne dit pas nécessairement investisseur actif, mais il s’agit tout de même de personnes qui possèdent un compte autogéré, ont un intérêt pour la bourse et prennent eux-mêmes leurs décisions financières. Les avantages et les inconvénients à considérer dans notre choix du type de plateforme Le premier dilemme réside entre la plateforme web et la plateforme d’accès direct. La plateforme web est généralement plus simple d’utilisation, ne nécessite pas l’installation d’un logiciel et est facilement accessible sur mobile. Si vous êtes un fervent utilisateur du MAC, vous évitez aussi les problèmes de compatibilités de certains logiciels qui sont, pour la vaste majorité conçue pour PC. La plateforme d’accès direct, quant à elle, vous permet de transiger directement sur les marchés boursiers, et ce, même à l'extérieur des heures normales de marché, sans devoir passer par un intermédiaire. Elle nécessite l’installation d’un logiciel vous procurera un accès aux routes électroniques menant aux marchés boursiers. La grande différence ici réside dans la rapidité à laquelle une transaction envoyée aux marchés sera exécutée. Un ordre au marché passé sur une plateforme d’accès direct sera exécuté quasi instantanément, en une fraction de seconde. Tandis qu’un ordre envoyé via une plateforme web conventionnelle prendra souvent davantage de temps avant d’être exécuté. Donc, vous avez compris que si vous faites partie de la catégorie des investisseurs actifs, ces délais peuvent vous faire perdre des sommes relativement importantes en raison de la volatilité des marchés entraînant une vitesse dans la variation des cours parfois étourdissante. Que vous soyez un investisseur occasionnel ou semi-actif, vous visez la meilleure exécution au prix le plus bas possible. La vitesse est souvent un facteur clé au niveau de la profitabilité, encore plus particulièrement pour les négociateurs intra séance. Sans compter l’accès au niveau II permettant de voir le détail de tous les cours vendeurs et acheteurs et la configuration des touches rapides (« hot keys »). Ceci dit, si vous ne faites que quelques transactions par année, une plateforme web conventionnelle pourra certainement très bien répondre à vos besoins. Alors que si vous suivez de près votre portefeuille et le gérer plus activement, empressez-vous de vous renseigner sur les plateformes d’accès direct si vous n’y êtes pas déjà. Outre le facteur rapidité, les frais de transactions y sont d’ailleurs nettement plus bas. Les pros utilisent les plateformes d’accès direct qui comportent beaucoup plus d’outils, permettant de bâtir des transactions plus avancées et offrant un très vaste choix d’options payantes. Si vous voulez faire le saut entre la plateforme web conventionnelle et la plateforme d’accès direct, il vous faudra prévoir un peu plus de temps pour apprivoiser votre nouvelle plateforme. Cette dernière étant plus évoluée, la courbe d’apprentissage en sera par conséquent prolongée. À elle seule, la maîtrise de la configuration de votre plateforme pourrait s’avérer ardue au départ, mais soyez assuré que vous en serez récompensé. En résumé, une fois la complexité de certaines plateformes maîtrisées, vous serez en mesure de tirer pleinement avantage des nombreux atouts de votre plateforme. Principalement la rapidité d’exécution, la réduction des frais de commissions et l’exécution des ordres à meilleurs prix. En contrepartie, il s’avère plus difficile de se familiariser avec plusieurs d’entre elles et il faut bien se renseigner sur les frais avant d’arrêter sa décision. Le moment de vérité La meilleure méthode d’évaluation demeure sans contredit l’ouverture d’un compte démo afin d’expérimenter les différentes plateformes. Nos voisins au sud de la frontière sont très gâtés à ce chapitre car ils ont un choix très étendu. De notre côté, nous avons la chance de compter un joueur majeur, Interactive Brokers, reconnu comme le leader mondial dans le domaine, dont la plateforme Trader Workstation (TWS) a été mainte fois primée. Je pourrais aussi vous nommer thinkorswim, RealTick ou Nexa, achetée par Desjardins et commercialisée par eux sous DDXTRA et DDPLUS. Amusez-vous à tester les plateformes et bienvenue dans le monde trépidant de l’accès direct! ## Pages ### Mon compte [woocommerce_my_account] ### Validation de la commande ### Panier Vous serez peut-être intéressé par… Votre panier est actuellement vide ! Nouveau dans la boutique ### Boutique ### Confirmation de rendez-vous Nous avons bel et bien reçu votre confirmation de rendez-vous! ### New header ### New accueil ### Formation trading ### Obtenez un support avec nos agents virtuels... humains ;) ### Test This is a test. ### Salon du Trading de Paris 2024 🎉 Tirage Exclusif au Salon du Trading! 🎉 Nous tenons à remercier chaleureusement tous les participants du Salon du Trading pour leur accueil et leur intérêt envers DayTrader Canada. Pour vous montrer notre appréciation, nous avons décidé de vous récompenser avec un concours.    🎁 Prix Incroyables à Gagner : 1️⃣ Formation en ligne e-Actions Négociateur et Investisseur Actif ++ (valeur de 2685 euros); 2️⃣ Formation en ligne e-Options Négociateur et Investisseur Actif ++ (valeur de 745 euros); 3️⃣ 10 X Formations Forex en continu (valeur de 454 euros). 🍀 Remplissez votre coupon de tirage ci-dessous et tentez votre chance! 🍀 🕒 Tirage en direct à 19h00 Oui, vous avez bien lu! Le tirage des prix aura lieu en direct pendant le salon. Assurez-vous d'être présent pour vivre ce moment palpitant en personne! Merci de votre présence et bonne chance à tous les passionnés de trading! L'équipe DayTrader Canada ### Confirmation ### Landing webinaire ### Gateway e-learning ### Landing ### Envois de courriels DayTrader Canada ### Conditions d’utilisation des services de DayTrader Canada Conditions d’utilisation des services de DayTrader Canada Il est strictement interdit de partager et rediffuser les contenus des salles de clavardage et des autres services de DayTrader Canada. Il est strictement interdit de transiger pour autrui à partir des informations partagées dans les salles de clavardage et les autres services de DayTrader Canada. Un langage respectueux doit en tout temps être employé dans les salles de clavardage. Toute publicité, promotion ou sollicitation est interdite dans les salles de clavardage. Nos services sont offerts à titre éducatif seulement. Les contenus, les données financières et économiques incluant les cotes boursières ainsi que toutes analyses et interprétations de celles-ci sont fournies à titre d’information seulement et en aucun cas ne doivent être considérées comme étant une recommandation ou un conseil d’acheter, de vendre, de vendre à découvert ou poser tout autre acte envers toute valeur mobilière, tout instrument dérivé ou tout actif ou classe d’actif quelconque incluant les cryptoactifs. Les informations contenues dans nos services ne doivent pas être interprétées comme étant un avis de nature juridique, comptable, financière ou fiscale. DayTrader Canada insiste pour que vous consultiez vos propres experts en fonction de vos besoins. L’investissement autonome et actif devrait être considéré comme une activité de nature spéculative qui, de par cette nature, peut comporter des risques importants pouvant entraîner des pertes significatives en capital. Un investisseur autonome et actif se doit d’avoir une compréhension de sa tolérance au risque et de ses objectifs d’investissement avant de considérer l’investissement autonome et actif comme activité. Les formations et services offerts par DayTrader Canada ne sont pas, de façon directe ou indirecte, des formations professionnelles en courtage de valeurs mobilières. Les formateurs et membres de l’équipe DayTrader Canada ne sont pas des courtiers en valeurs mobilières au sens des lois et des règlements édictés par tout organisme ayant autorité en la matière. DayTrader Canada et les membres de son équipe ne peuvent donner aucune garantie ni assurance que les transactions boursières effectuées par ses élèves et participants ou clients seront profitables. De plus, les membres de l’équipe de DayTrader Canada et ses formateurs, en aucun cas durant des formations ou toutes autres activités, donneront des recommandations d’achat ou de vente sur des instruments financiers en particulier. DayTrader Canada, ses administrateurs, dirigeants, employés et mandataires ne seront aucunement responsables des dommages, pertes ou frais encourus à la suite de la mise en application des notions apprises dans ses formations et de l’utilisation de ses services. Les stratégies avancées de revenus sur options comportent des risques élevés. Il est du devoir des participants de bien comprendre ce type de stratégies et de suivre la formation spécialisée Options Stratégies Avancées de Revenus (OSAR) avant d'appliquer de telles stratégies dans leur compte de courtage. DayTrader Canada insiste de nouveau pour que vous consultiez vos propres experts en fonction de vos besoins. Je comprends que si je ne respecte pas les conditions ci-dessus, mes accès aux salles de clavardage et aux autres services seront suspendus. ### Avis légaux sur nos services Avis légaux sur nos services Nos services sont offerts à titre éducatif seulement. 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Options: les incontournables des marchés d’aujourd’hui Ce webinaire vous informera sur les multiples facettes de l’utilisation de l’option, autant en tant qu’instrument financier de rendement qu’outil de gestion de risques et de profits parfaitement adapté aux marchés volatils contemporains. La fiscalité et l’investissement actif Le fiscaliste conférencier expliquera les différents concepts fiscaux inhérents aux transactions d’investissement actif. Il s’attardera à établir les principes fiscaux assujettissant les activités d’investisseur actif pour, par la suite, aborder les défis et les opportunités qui s’offrent aux investisseurs actifs afin de réduire leur fardeau fiscal. De plus, chacun des participants recevra un certificat cadeau! Apprenez et économisez en groupe! *Limite de un (1) certificat par client. Le certificat cadeau est applicable sur les programmes et formations offerts par DayTrader Canada. 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Excepteur sint occaecat cupidatat non proident, sunt in culpa qui officia deserunt mollit anim id est laborum. ### Accompagnement ### Politique de confidentialité Politique sur la protection de la vie privée Introduction La protection de la vie privée et le maintien de la confidentialité des Renseignements personnels ont toujours été une priorité pour DayTrader Canada (ou « nous »).La présente Politique sur la protection de la vie privée (la « Politique sur la protection de la vie privée ») a pour objectif, d’une part, de démontrer l’engagement de DayTrader Canada envers le respect de la protection de la vie privée et, d’autre part, de vous informer des types de Renseignements personnels que DayTrader Canada recueille, utilise et divulgue de son site Web (le « Site Web »), et les visées de cette cueillette, de cette utilisation et de cette divulgation de Renseignements personnels. Elle explique également la façon dont nous utilisons des témoins et des technologies similaires.Nous pouvons modifier à l’occasion la présente Politique sur la protection de la vie privée. Nous traiterons les Renseignements personnels conformément à la Politique sur la protection de la vie privée qui était en vigueur au moment où ces Renseignements personnels ont été recueillis, à moins que vous ne consentiez à ce qu’ils soient traités différemment. Portée de la Politique sur la protection de la vie privée La présente Politique sur la protection de la vie privée s’applique à tous les Renseignements personnels qui vous concernent que nous recueillons ou recevons de quelque source que ce soit. Les « Renseignements personnels » sont des renseignements sur une personne identifiable. Ces renseignements peuvent comprendre, notamment, votre nom, votre adresse postale, votre numéro de téléphone, votre adresse électronique, les demandes d’information que vous avez soumises et les achats que vous avez effectués, des renseignements financiers et des renseignements sur la facturation, y compris le numéro de votre carte de crédit. Cueillette de Renseignements personnels Dans la plupart des cas, nous recueillerons des Renseignements personnels directement auprès de vous lorsque vous achetez un produit ou un service que nous offrons ou lorsque vous communiquez avec nous au sujet d’un tel produit ou service. À l’occasion, nous pouvons recueillir des Renseignements personnels auprès d’un tiers, avec votre consentement ou de toute autre manière autorisée par la loi. En général, nous recueillons des Renseignements personnels lorsque vous : achetez, commandez, retournez ou échangez un produit ou un service; nous demandez de l’information relative à un produit ou un service; participez à un concours ou répondez à un sondage; communiquez avec nous ou nous faites part de commentaires ou de suggestions; créez un compte membre sur notre site Web; utilisez notre Site Web. Témoins et technologies similaires Lorsque vous visitez notre Site Web, nous pouvons recueillir des renseignements techniques par des moyens électroniques comme les témoins. Nous utilisons ces renseignements afin de mesurer et d’améliorer l’efficacité de notre Site Web ou de rehausser l’expérience client.Les témoins, ou Cookies en anglais, sont simplement une technologie qui permet à un site internet de se souvenir de vous. Cela permet par exemple de vous identifier pour que vous puissiez vous connecter à votre compte ou de se souvenir des articles que vous avez ajoutés à votre panier.Vous avez la possibilité de bloquer totalement les témoins, mais plusieurs fonctions de nombreux sites internet risquent de ne plus vous être accessibles (gestion de compte, e-commerce, prise de rendez-vous, etc.).Vous avez aussi la possibilité de laisser les témoins fonctionnels, mais de désactiver le partage d’information entre les différents sites internet (Cookies tiers), ce qui augmente la protection de votre vie privée tout en vous permettant d’utiliser les différents sites internet avec leur plein potentiel.Si vous désirez changer la façon de gérer les témoins, voici les la liste des pages d’aide en ligne des principaux navigateurs qui peuvent vous aider : Mozilla Firefox Chrome Safari Internet Explorer Microsoft Edge Nous traitons les informations des témoins à titre de Renseignements personnels lorsqu’ils sont associés à votre compte ou à vos coordonnées. Par exemple, nous pouvons recueillir et utiliser les types de renseignements suivants lorsque vous visitez notre Site Web: Google Analytics : Nous utilisons Google Analytics, qui nous permet de voir des renseignements sur les activités de l’utilisateur, y compris les pages consultées, la source et le temps passé sur notre Site Web. Ces renseignements sont dépersonnalisés et affichés sous forme de chiffres, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas être utilisés pour identifier l’utilisateur. Vous pouvez désactiver l’utilisation de Google Analytics en visitant la page de désactivation de Google Analytics. Remarketing Nous pouvons utiliser Google AdWords Remarketing, ou tout autre outil similaire, pour faire la publicité de DayTrader Canada sur Internet et afficher des annonces sur les sites Web de tiers (y compris Google) à l’intention des personnes qui ont déjà visité notre Site Web. AdWords Remarketing, ou tout autre outil similaire, affiche des annonces à votre intention en fonction des parties du Site Web que vous avez consultées, en plaçant un témoin sur votre navigateur Web. Cela pourrait signifier que nous affichons des annonces à l’intention de visiteurs même s’ils n’ont pas terminé une tâche sur notre site ou que nous plaçons des annonces sur la page des résultats de recherche de Google, d’un site qui fait partie du réseau Google Display Network ou d’un autre moteur de recherche. Le témoin en question ne vous identifie aucunement et ne donne pas accès à votre ordinateur ou à votre appareil mobile. Il ne sert qu’à indiquer à d’autres sites Web que vous avez visité une page donnée de notre Site Web, de façon à ce qu’ils puissent vous présenter des annonces qui ont un rapport avec la page en question. Vous pouvez désactiver l’utilisation de Google AdWords Remarketing, si vous ne souhaitez pas y participer, en visitant les pages d’aide en ligne des principaux navigateurs mentionnés au haut de cette section. Objectifs visés par la cueillette et l’utilisation de Renseignements personnels Sauf en conformité avec la présente Politique sur la protection de la vie privée et à moins que la loi le permette ou le requiert, DayTrader Canada ne recueille pas ni n’utilise ni ne partage des Renseignements personnels sans consentement préalable, lequel peut être «exprès» s’il est exprimé au moyen de mots ou de gestes précis ou «implicite» s’il peut être inféré de la conduite de la personne dont les Renseignements personnels sont recueillis, utilisés ou partagés. Nous utilisons en règle générale vos Renseignements personnels aux fins suivantes : traiter votre achat, votre demande de rendez-vous, votre commande en ligne, votre réservation d’une participation d’un évènement comme un webinaire ou une formation ou un service d’accompagnement; assurer le service à la clientèle et répondre à vos demandes et questions; gérer votre compte membre sur notre Site Web; vous communiquer des renseignements et des offres concernant nos produits; comprendre et analyser vos réponses, vos besoins et vos préférences; assurer la gestion de nos promotions et de nos concours; élaborer, améliorer, commercialiser et offrir des produits et des services qui répondent à vos besoins. Divulgation et transfert des Renseignements personnels À moins que vous y consentiez ou que la loi le permette ou le requiert, DayTrader Canada ne donne, ne vend, ni ne loue les Renseignements personnels à aucune entreprise ou personne autre qu’aux sociétés ou personnes liées à DayTrader Canada et/ou à des sociétés mandatées par celui-ci pour des fins liées à la gestion des Renseignements personnels et de notre Site Web. Par exemple, nous pouvons transférer vos Renseignements personnels aux tiers fournisseurs de services avec lesquels nous avons conclu une entente contractuelle stipulant des normes de protection de la vie privée appropriées, lorsque de tels tiers nous aident pour les fins pour lesquelles des Renseignements personnels ont été recueillis. Il peut s’agir, par exemple, de fournisseurs de services pour le stockage ou le traitement de données.Nous pouvons également divulguer des Renseignements personnels à un acquéreur éventuel dans le cadre d’une opération comportant la vente d’une partie ou de la totalité de l’entreprise ou des activités de DayTrader Canada (auquel cas l’utilisation de vos Renseignements personnels par la nouvelle entité continuerait d’être assujettie aux lois applicables) ou lorsque cela est autrement permis ou exigé par la loi. Protection des Renseignements personnels Nous avons mis en place des mesures de sécurité physiques, organisationnelles, contractuelles et technologiques pour protéger vos Renseignements personnels à l’égard de leur perte ou de leur vol, et de l’accès, la divulgation, la copie, l’utilisation ou la modification non autorisés. L’accès à vos Renseignements personnels n’est accordé qu’aux employés qui doivent raisonnablement les connaître à des fins professionnelles ou dans le cadre de leurs fonctions. De manière générale, seuls les employés et contractuels de DayTrader Canada travaillant au service des achats, de la publicité, du marchandisage, du service à la clientèle Internet ainsi que des technologies de l’information ont accès aux Renseignements personnels et ce, seulement dans la mesure nécessaire pour exécuter leurs tâches. Conservation et emplacement des dossiers contenant des Renseignements personnels Nous utiliserons, divulguerons ou conserverons vos Renseignements personnels aussi longtemps que nécessaire aux fins pour lesquelles ils ont été recueillis et tel que la loi nous y autorise ou nous y oblige. Les Renseignements personnels que nous recueillons à votre sujet sont traités et conservés dans des banques de données confidentielles et sécurisées. Accès aux Renseignements personnels et correction des données Nous ferons en sorte que vos Renseignements personnels soient exacts, complets et aussi à jour que possible, mais nous ne les mettrons pas à jour régulièrement, sauf si cela se révèle nécessaire. Il vous revient donc de nous fournir des mises à jour écrites de vos Renseignements personnels de temps à autre, s’il y a lieu.Vous pouvez modifier les Renseignements personnels de votre compte sur notre Site Web. Vous pouvez également soumettre une demande écrite à DayTrader Canada en vue d’examiner et de corriger le cas échéant, les Renseignements personnels que nous avons recueillis, utilisés ou divulgués à votre sujet. Cette demande écrite peut être soumise en remplissant le formulaire « CONTACTEZ-NOUS » disponible en ligne. Vous pouvez décider de cesser de recevoir des communications de marketing ou promotionnelles sous forme électronique de la part de DayTrader Canada en vous désabonnant au moyen du mécanisme indiqué dans ces communications, le cas échéant, ou en transmettant une demande écrite à cet égard en remplissant le formulaire « CONTACTEZ-NOUS » disponible en ligne. Avant de vous permettre d’accéder aux Renseignements personnels dont nous disposons à votre sujet, de les utiliser ou de les divulguer, nous pouvons vous demander de vous identifier de manière satisfaisante. Dans ce cas, toute information fournie pour vous identifier sera utilisée uniquement à cette fin.Nous tenterons de répondre à chacune de vos demandes écrites dans les trente (30) jours suivant leur réception et, si cela nous est impossible dans ce délai, nous vous en aviserons par écrit. Pour nous joindre Tous les commentaires et toutes les questions, préoccupations ou plaintes concernant vos Renseignements personnels, la présente Politique sur la protection de la vie privée ou nos pratiques en matière de protection de la vie privée devraient nous être transmis par courriel, par téléphone ou par la poste aux coordonnées énoncées ci-dessous :par courriel : reception@daytradercanada.com-ou-par la poste :DayTrader Canada6000 boulevard de Rome, Suite 410Brossard (Québec) J4Y 0B6-ou-par téléphone : 888-520-2094 Consentement En fournissant des Renseignements personnels à DayTrader Canada, vous reconnaissez avoir consenti de façon manifeste, libre et éclairée à la présente Politique sur la protection de la vie privée.Vous pouvez décider que vous préféreriez que DayTrader Canada n’utilise pas vos Renseignements personnels pour faire auprès de vous la promotion de nouveaux produits ou services ou de produits et services supplémentaires qui pourraient vous intéresser et refuser qu’elle communique avec vous par la poste, par courrier électronique ou par téléphone, à des fins de marketing ou à des fins de contrôle de la qualité. 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Il s’attardera à établir les principes fiscaux assujettissant les activités d’investisseur actif pour, par la suite, aborder les défis et les opportunités qui s’offrent aux investisseurs actifs afin de réduire leur fardeau fiscal. Inscription ### Webinaire : Maîtrisez le Forex - 16 décembre Plongez au cœur du marché des devises avec notre webinaire GRATUIT sur le Forex ! Que vous soyez débutant ou trader expérimenté, découvrez les clés du succès dans le trading Forex. Ce que vous apprendrez : Introduction au Forex : Comprenez les bases du marché des changes, son fonctionnement et son potentiel. Analyse en Direct : Brahim Methemem, notre spécialiste Forex, décortiquera le marché des devises en temps réel, vous montrant comment identifier les opportunités. Stratégies de Trading : Apprenez des stratégies éprouvées pour optimiser vos trades et minimiser les risques. Gestion des Risques : Maîtrisez les techniques essentielles pour protéger votre capital et trader en toute sérénité. 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Cette formation est disponible en mode bimodal, soit synchrone en ligne et en présentiel à l'Université de Sherbrooke, campus de Longueuil. Pour vous inscrire à la participation en direct et réserver votre date: Inscription Pour acheter cette formation: Acheter ### Cours FOREX et Investissement Actif Bienvenue dans le monde palpitant du Forex, où l’art de transiger les marchés des devises rencontre l’expertise de l’investissement actif de DayTrader Canada. Découvrez comment combiner l’analyse technique et l’analyse fondamentale pour prendre des décisions éclairées et stratégiques. Soyez à l’avant-garde des connaissances en identifiant les événements économiques majeurs qui font vibrer les marchés mondiaux des devises. Apprenez à interpréter l’actualité qui façonne les mouvements financiers et apprenez comment anticiper leurs répercussions. 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