Hausse des prix du pétrole

Pétrole en bourse 2026 : tensions Iran–États-Unis et impact sur les marchés

Le pétrole en bourse revient près de ses plus hauts en six mois en raison des tensions entre l’Iran et les États-Unis. Cette hausse du prix du baril soutient les actions énergétiques, particulièrement au Canada, mais pose un risque inflationniste si elle se prolonge. La question clé : assistons-nous à une hausse durable du pétrole ou à une simple prime géopolitique temporaire ?


Pourquoi le pétrole en bourse monte-t-il en 2026 ?

Le pétrole en bourse progresse principalement en raison d’un risque géopolitique accru au Moyen-Orient. Les déclarations fermes de Donald Trump envers l’Iran ont ravivé les craintes d’un conflit militaire.

Le Brent évolue autour de 71 $ US et le WTI au-dessus de 66 $ US, soit une hausse hebdomadaire d’environ 5 %. Ce mouvement n’est pas anodin. Il s’explique par un risque perçu sur l’offre mondiale.

Environ 20 % du pétrole mondial transite par le détroit d’Ormuz. Toute perturbation potentielle de ce corridor stratégique pourrait limiter l’approvisionnement global.

Le marché n’attend pas que le conflit éclate. Il anticipe.


Le détroit d’Ormuz : pourquoi est-il stratégique pour le prix du pétrole ?

Le détroit d’Ormuz relie le golfe Persique aux marchés mondiaux. Il constitue un point de passage clé pour :

  • L’Iran
  • L’Irak
  • L’Arabie saoudite
  • Les Émirats arabes unis

Un blocage, même temporaire, pourrait entraîner une réduction rapide de l’offre disponible sur les marchés internationaux.

Historiquement, les tensions dans cette région créent une prime géopolitique sur le pétrole en bourse. Cette prime peut être :

  • Forte mais brève si le conflit est limité
  • Durable si l’offre mondiale est réellement affectée

Pour l’instant, le marché reste en mode “attente et observation”.


Les fondamentaux du pétrole soutiennent-ils cette hausse ?

C’est ici que l’analyse devient plus nuancée.

D’un côté :

  • Les stocks américains ont diminué de 9 millions de barils
  • L’utilisation des raffineries augmente
  • Les exportations progressent

Ces éléments soutiennent le prix du pétrole à court terme.

De l’autre côté :

  • Les projections indiquent des surplus possibles plus tard en 2026
  • L’OPEP+ envisage une reprise graduelle des hausses de production
  • Certaines banques anticipent un excédent structurel si la demande ralentit

Autrement dit, sans escalade majeure, le marché pourrait retrouver un équilibre plus modéré.

La hausse actuelle repose davantage sur le risque que sur la pénurie réelle.


Comment la hausse du pétrole influence-t-elle les marchés boursiers ?

L’impact varie selon la composition des indices.

Aux États-Unis

Le S&P 500 et le Dow Jones Industrial Average ont légèrement reculé malgré la hausse des titres énergétiques.

Pourquoi ?

Parce que le pétrole plus élevé alimente :

  • Les craintes inflationnistes
  • Les anticipations de taux d’intérêt plus élevés
  • La pression sur les marges des entreprises non énergétiques

Un baril plus cher peut freiner la consommation et ralentir certaines industries.


Au Canada : le TSX bénéficie de la hausse du pétrole

La situation est différente pour le S&P/TSX Composite Index.

L’indice canadien a progressé de plus de 200 points, principalement grâce au secteur énergétique.

Des entreprises comme Cenovus Energy ont bénéficié à la fois :

  • De la hausse du prix du pétrole
  • De résultats financiers solides

Le marché canadien est plus sensible à l’énergie. Quand le pétrole monte, le TSX respire.

C’est un rappel important pour la gestion de portefeuille : la pondération sectorielle change tout.


Les services pétroliers : une tendance structurelle ?

Au-delà du pétrole lui-même, un segment attire l’attention : les services pétroliers.

Des sociétés comme :

  • Halliburton
  • SLB

affichent de bonnes performances depuis janvier.

Pourquoi ?

Parce que les marchés anticipent des investissements majeurs, notamment au Venezuela, dans un contexte de repositionnement géopolitique.

Les services pétroliers bénéficient lorsque :

  • Les compagnies investissent en exploration
  • Les infrastructures sont modernisées
  • La production augmente

Ce segment peut surperformer même si le pétrole se stabilise.


Le pétrole peut-il relancer l’inflation ?

Oui, c’est un risque réel.

Un pétrole durablement élevé pourrait :

  • Augmenter les coûts de transport
  • Pousser les prix à la consommation
  • Retarder les baisses de taux d’intérêt

La Réserve fédérale observe attentivement l’évolution des prix énergétiques.

Si l’inflation remonte, les marchés pourraient ajuster leurs anticipations monétaires. Cela affecterait :

  • Les actions de croissance
  • Les obligations
  • Les devises

Le pétrole n’est jamais isolé. Il influence tout l’écosystème financier.


Prime temporaire ou début d’un cycle haussier durable ?

C’est la question centrale.

Scénario 1 : désescalade rapide
→ Le pétrole corrige
→ Les marchés respirent
→ La prime géopolitique disparaît

Scénario 2 : conflit prolongé
→ Offre restreinte
→ Inflation sous pression
→ Volatilité accrue

Pour l’instant, les données fondamentales ne confirment pas une pénurie structurelle. Nous observons davantage un marché qui paie pour le risque.


Ce que nous surveillons dans notre processus d’investissement

Une gestion disciplinée implique de suivre :

  • Les développements concrets au Moyen-Orient
  • Les décisions de production de l’OPEP+
  • Les données hebdomadaires d’inventaires
  • Les anticipations d’inflation
  • Les niveaux techniques du Brent et du WTI

Il est tentant d’augmenter l’exposition à l’énergie après une hausse rapide. L’histoire montre toutefois que les mouvements liés aux tensions géopolitiques peuvent s’inverser rapidement.

La gestion du risque prime toujours sur la réaction émotionnelle.


Conclusion : discipline avant émotion

Le pétrole en bourse rappelle que le risque géopolitique peut resurgir à tout moment.

Oui, le secteur énergétique profite de la situation.
Oui, le TSX bénéficie de cette dynamique.
Mais rien ne garantit que cette hausse sera durable.

Notre approche demeure inchangée :
analyser froidement, gérer le risque, attendre la confirmation du marché.

En bourse, ce n’est pas la nouvelle qui fait la différence.

C’est la façon dont on la gère.


FAQ – Pétrole en bourse 2026

Pourquoi le pétrole monte-t-il rapidement lors de tensions géopolitiques ?

Parce que les marchés anticipent une perturbation de l’offre. Même une probabilité faible de réduction de production peut faire grimper les prix.

Le Canada bénéficie-t-il davantage d’une hausse du pétrole ?

Oui. L’économie et le marché boursier canadien sont fortement exposés au secteur énergétique, ce qui soutient le TSX lorsque le baril monte.

Une hausse du pétrole est-elle toujours positive pour les marchés ?

Non. Elle est favorable aux producteurs, mais négative pour les consommateurs et certaines industries sensibles aux coûts énergétiques.

Le pétrole pourrait-il dépasser ses sommets récents ?

Seulement si l’offre mondiale est réellement affectée ou si la demande mondiale accélère fortement.

Source :

https://www.streetinsider.com/Commodities/Oil+heads+for+first+weekly+gain+in+three+as+US-Iran+tensions+rise/26031865.html

https://www.bnnbloomberg.ca/markets/2026/02/19/us-futures-retreat-after-nvidia-led-rally-oil-prices-rise-on-reports-of-potential-us-iran-conflict

https://www.nsnews.com/national-business/sptsx-composite-rises-more-than-200-points-helped-by-oil-prices-us-markets-slide-11898551

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