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Billet Boursier

Nouveaux produits chez Apple : l’entreprise repousse encore une fois son modèle d’affaires

Nouveaux produits chez Apple : l’entreprise repousse encore une fois son modèle d’affaires

Nouveaux produits chez Apple : l’entreprise repousse encore une fois son modèle d’affaires

Lundi, Apple conviait les médias pour une nouvelle vague d’annonce. En effet, l’entreprise à la pomme révolutionne cette fois le secteur des « FinTech » ou technologies financière en annonçant, en partenariat avec Goldman Sachs et MasterCard, une carte de crédit Apple.

Ainsi, l’entreprise se lance dans un marché extrêmement concurrentiel rempli de banques et de nouvelles entreprises de technologie financière. D’ailleurs, bien que de nombreux avantages de la carte Apple soient déjà disponibles chez les concurrents, Apple s’appuie sur ses utilisateurs actuels de produits et ses nouvelles fonctionnalités de sécurité pour espérer conquérir une part de marché importante.

De ce fait, tel que mentionné plus haut, le principal élément différenciateur de la carte est sa sécurité. Ainsi, la carte comportera un code d’authentification à usage unique protégé grâce à la technologie de sécurité biométrique. Chez Apple, cela se décrit par le « Touch ID» ou le «Face ID» via l’iPhone. De plus, sur la carte, qui sera composée de titane, seul le nom du titulaire sera gravé au laser, l’entreprise renonce ainsi aux numéros de carte et autres informations sensibles.

D’un point de vue d’investisseur, cela pourra permettre à Apple de monétiser un autre service. En effet, avec l’offre d’une carte de crédit, Apple Pay deviendra de plus en plus essentiel à l’offre de service de l’entreprise. Ainsi, il s’agira d’un revenu supplémentaire pour Apple. Cela pourrait accélérer l’adoption du système de paiement d’Apple, qui selon CNBC est utilisé seulement actuellement sur 25% des appareils iPhone, car la carte peut être utilisée partout, contrairement à Apple Pay.

De plus, plusieurs acteurs du milieu, dont Kyle Lui, partenaire de la société de capital-risque DCM, pense qu’il est possible qu’Apple continue d’offrir davantage de produits financiers à sa clientèle, en particulier des comptes bancaires qui sont tout à fait complémentaires aux cartes de crédit ».

En somme, l’ajout de nouveaux services, supporté par une institution financière d’importance comme Goldman Sachs n’est pas négligeable.

La courbe des taux s’inverse : signe d’une récession imminente?

Lundi, le marché obligataire a doublé à la suite des avertissements indiquant à la fois qu’une possible récession était imminente et que la Réserve fédérale américaine pourrait devoir réduire ses taux d’intérêt cette année pour y mettre fin, ou du moins la retarder.

De ce fait, selon Andrew Brenner de National Alliance, « Les gens commencent à avoir peur, cela ne durera pas longtemps, mais ils craignent une récession. » Il a également ajouté : « Vous avez une réserve fédérale qui a fait volte-face sur ses prévisions, et cela a surpris les marchés. »

Ainsi, la déconnexion entre les actions et les obligations a été assez dramatique lundi. Cependant, tout a commencé vendredi dernier, lorsque vers 9h50, le taux d’intérêt des obligations américaines à trois mois est passé au-dessus du rendement sur celle à 10 ans, respectivement à 2,455% contre 2,447%. Traditionnellement, plus l’investissement se fait sur une durée longue, plus le rendement servi est élevé. L’inversement de la courbe est une forme d’anomalie de marché, qui a précédé de quelques trimestres la quasi-totalité des récessions américaines ces dernières décennies.

Ainsi, le fondement de cette logique est que, généralement, dans les obligations, on promet un rendement plus élevé, lorsque la période est plus longue, puisque le risque de hausse ou de baisse de taux d’intérêt est plus élevé. De ce fait, un inversement des taux démontre une perception du risque plus élevé des investisseurs à court terme, qu’à long terme. De plus, cela démontre une demande plus élevée pour les obligations court terme que celle long terme. Cela résulte également en une augmentation de la perception du risque à court terme, puisque les obligations gouvernementales sont également un instrument de refuge pour de nombreux fonds.

En somme, bien que ce phénomène se soit réalisé la dernière fois en 2007, la récession ne cognera pas à nos portes la semaine prochaine. En effet, historiquement, la croissance devrait se poursuivre au moins pendant les 18 prochains mois.

Les prix des maisons en janvier enregistrent la plus faible hausse depuis près de 4 ans

Dans un premier temps, le marché immobilier ralenti aux États-Unis. En effet, les prix des logements augmentent, mais la croissance diminue, car moins d’acheteurs sont en mesure de se payer les maisons disponibles à la vente.

À l’échelle nationale, les prix ont augmenté de 4,3% par an en janvier, en baisse par rapport au gain de 4,6% enregistré en décembre, selon l’indice des prix S&P CoreLogic Case-Shiller. Le composite de 10 villes a augmenté de 3,2%, en baisse par rapport à 3,7% le mois précédent. Le composite de 20 villes a gagné 3,6% sur un an, en baisse par rapport à 4,1% en décembre.

Dans un second temps, la construction de logements aux États-Unis a reculé plus que prévu en février. Ainsi, la construction de maisons unifamiliales a atteint son niveau le plus bas depuis un an et demi. En revanche, il est important de noter que les perspectives du marché du logement s’améliorent face à la baisse des taux hypothécaires causée par une annonce de la Réserve fédérale américaine de ne plus monter les taux en 2019.

De cette façon, les mises en chantier ont diminué de 8,7%, pour atteindre un taux annuel corrigé des variations saisonnières de 1 162 millions d’unités le mois dernier, a annoncé mardi le département du Commerce. Le pourcentage de baisse a été le plus important en huit mois, et le mauvais temps aurait pu contribuer à la forte baisse de la construction de logements le mois dernier.

Or, pour les investisseurs, qu’est-ce que tout cela représente?  Dans les faits, il s’agit d’un indicateur de la santé économique, car la construction de bâtiments a un effet d’entraînement considérable. Par exemple, des emplois sont créés pour les ouvriers de la construction, des sous-traitants et des inspecteurs sont embauchés et divers services de construction sont achetés par le constructeur. Ainsi, lorsque les mises en chantier augmentent avec le prix des loyers, cela représente une économie américaine en croissance, ainsi, généralement, lorsque ces données sont bonnes, cela est bien accueilli par les marchés.

Par Nicolas Gauthier, B.A.A. profil Finance et contributeur chez DayTrader Canada

 

Sources :

https://www.cnbc.com/2019/03/26/apples-move-into-banking-raises-the-bar-for-fintech-credit-cards.html

https://www.cnbc.com/2019/03/26/apple-news-crashing-on-first-day.html

https://www.cnbc.com/2019/03/26/home-prices-in-january-see-smallest-gain-in-nearly-4-years-sp-case-shiller.html

https://www.cnbc.com/2019/03/26/housing-starts-february-2019.html

https://www.cnbc.com/2019/03/21/a-key-recession-indicator-just-did-something-that-hasnt-happened-in-12-years.html

https://www.cnbc.com/2019/03/20/fed-chair-powell-says-chinese-and-european-economies-have-slowed-substantially.html

https://www.cnbc.com/2019/03/21/a-key-recession-indicator-just-did-something-that-hasnt-happened-in-12-years.html

https://www.cnbc.com/2019/03/25/bond-market-says-a-recession-is-coming-and-the-fed-will-cut-rates.html?fbclid=IwAR1GNYwhlMJxS00XmFeugcWIK-SfBGZodDjp35WocPCFqjCK65Jwlc-vAK8

https://www.moneysense.ca/save/everything-you-need-to-know-about-inverted-yields/

https://www.reuters.com/article/us-usa-economy-housingstarts/u-s-housing-starts-fall-on-weak-single-family-homebuilding-idUSKCN1R71E4

https://www.census.gov/construction/nrc/pdf/newresconst_201902.pdf

 

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